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Le foyer et les champs mars 1912

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Supplément gratuit à l'Ecole pri'm aiTe

LE FOYER ET LES CHAMPS

Mars 1912

LE

CONSEILS

PRATIÇ?UES

Habitude de rord i"('

Efforcez-vous de bonne heure d'acquérir des habitudes d'ordre . Réglez vos heures de travail et vos heures de récréation, afin que, sauf circonstances lTI,ajeures et inlprévues, tout se fasse en temps voulu. Autant que. vos occupations vous le pernlettent, levezvous et couchez-vous à des heures détenninées. Prenez un soin minutieux des objets qui vous sont confiés et rendez-les à leur propriétaire dès que vous ne vous en servez plus. Ne tolérez pas que les chaises et autres mi3ubles de votre chmnbre soient encombrés par vos ' vêtements, vos livres ou vos bi~le­ lots; soyez inflexibles sous ce rappo r t, car l'habitude devient bientôt une S8conde nature: Ayez soin de fermer les portes en entran:t et en sortant. Il y a mille petits détails qui, au point de vue de ' l'ordre, ont leur importance. N égligey ' de mettre le couve.rcle sur un encrÎler dont on s'est servi, laisser son mouchoir tantôt ici, tantôt là, entrer dans la. maison sans s'essuyer les pieds, laisser, au repas, des restes de pain ou d'aliments sur son assiette, mc., e.tc., sont autant de petits faits contrai- ' res à l'ordre et qui suffisent pour faire mal juger ceux qui s'en rendent coupables. Quand on a de l'ordre, on allège sa besogne de beaucoup, on économise ,le temps qui est si précieux; dans les maisons où il règne, l'entretien et le nettoyage sont faciles; tout y est réglé pour le plaisir dès yeux et chacun s'y plaît. Là où règne, au contraire, le désordre, on nettoie, on range toujours, sans en venir à bout, ou si l'on y parvient quelque peu, ce n'est pas pour longtemps. Le lendemain déjà, on ne s'y retrouve plus; l'un demande ceci, l'autre demande cela; on perd son temps en recherches et tout se fait en retard; chacun ré.crimine; chacun est mécontent.

Ne vaut-il lJaS la peine vous efforciez d'éviter tous ces gréments, pour contribuer en mesure à votre bonheur et à celui autres? ----~~~8~

eUX S I NE. \{)~nnment

laver la vai§seUe

IvIunissez-vous de oes accessoires dispensables: 1. Une grande bassine fer battu, allant sur le feu , dans l quelle se fait chauffer l'eau et fan le carbonate de soude'; 2. Une te.rrine terre vernissée contenant de l'eau fI' che pour rincer la ,vaisselle; 3. Un b quet en bois pour l'argenterie; 4. U lavette, sorte de pinceau en fibres les; certaines personnes ~a remp par de vieux chiffons renouvelés vent; dans le Midi, on se sert de tadou, tiges de chiendent, tassées et rondies en éponge; 5. Une b ceau plate pour le récurage des l'ales ; un égouttoir, soit râtelier pendu au mur, soit planche à cr sur plan incliné, s'égouttant dans 1 vier Inême. Aujourd'hui, mes petites nl ' nous ne laverons 'que les plats et assiettes. On ne peut faire tout la fois . Ayant mis une poignée de carb et un peu de savon noir dans la b ne de fer, garnie d'eau très chau nous agiterons, af moyen d'une 1er en bois, cette eau pour que taux et savon se fondent bien et y plongerons plats et assiettes, en avoir soigneusement enlevé détrittls. Avec la lavette, nous fro chaque pièce dessus et dessous et déposons dans l'eau claire de la rine. Cette eau peut être froide; j'a la préférer tiède, car elle achève d lever le contact graisseux. Toute la porcelaine étant ainsi vée et rafraîchie, retirez-la pièce pièce de l'eau et alignez-la sur l' " toir.

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Histoire, NouveUes, Mœurs, Sciences, Inventions, Découvertes, Voy;~ges, Éducation, Politesse, Économie domestique, Hygiène, Médecine, Cuisine, Recettes, Procédés, Travaux féminins t Variétés, etc. Publication s recomma,ndées:

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Les cerises étaient appétissantes et les quatre sous bien tentants.

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LE POYER ET LES CHAMPS

LE FOYER ET LES CHAMPS

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LE COIN OU POETE 1 '1

:Ecolier:

Petit garçon ' qui te rends à rEcole, Cueillant les fleurs et battant les buissons, Le temps qu'on perd est du bien qu'on se [vole; Peti,t garçon, songe à la parabole: Sans le bon grain, pas de bonnes moissons, Cet alphabet sur lequel tu sommeilles, Ce crayon noir qui te semble odieux, C'est la clef d'or du pays des merveilles, Petit garçon, l'erreur vient des oreilles, La vérité suit le chemin des yeux. Pour vivre, il faut produire, acheter', vendre; Nul aujourd'hui ne compte sur ses doigts. Que sauras-tu, ne voulant rien apprendre? Petit garçon, ] 'homme doit se défendre, Il est des loups ailleurs que dans les bois. Des gens viendront qui te voyant t'instruire Se récrieront: «On en sait trop toujours; »Bien labourer vaut autant que bien lire.» Petit garçon, à ces gens tu peux dire: «Un bon écrit vaut mieux qu'un sot clis[cours.» D'autres voudront,' dans leur orgueil facile, Effacer Dieu de ton cœur obscurci; . lis railleront ta prière docile, Petit garçon, cite leur l'Evangile, La Vieille Eglise est une Ecole aussi. Paul DEROULEDE.

• Excepté le lord-Maire! L'Angleterre est, comme on le sait, un pays éminemment traditionnaliste' le voyageur est tout surpris d'y retrou~ ver parfois de curieuses coutumes des siècles passés. Un Françél:is, voyageant dernièrement dans le pays de Galles, s'arrêta dans un village des environs de PembroIea.

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Pénétrant dans une auberge, il fit s'e rvir à dîner. Son repas t il régla son compte, et satisfait des tuailles que l'on' venait de lui f s'écria, tout enthousiasmé: _ Patron, j'ai dî é, ce soir, que personne!

Origine des cheminées

Vhiver ramène invariablement avec lui tout un cortège de calamités. Pen1 1 clant qué la bise fait rage et que ia vluie et la grêle battent la chamade sur les vitres de la fenêtre, et que vous l - Excepté, toutefois, le lord l répartit vivement l'aubergiste. confortablement assis devant le feu - Pourquoi? dit le Français, qui pétille dans l'âtre, vous êtes-vous I1 peu blagueur. pas plus le lord quelquefois demandé si nos aïeux conqu'un autre ... Personne, vous dis-je! Ilaissaient le plaisir ineffable que doni - Vous devez excepter le lord nent les différents systèmes de chauf!, re, insista l'autre, vexé. C'est un us fage des ,habitations modernes? La cheminée - la vieille et antique ch81ninée monsieur, et par ,déférence.:. l - Je m'en fiche! - paraît bien être l'ancêtre de tous Furieux, l'aubergiste invectiva ces systèmes; nlais son origine est-elle une âpre éloquence et ,i ancienne que cela? client avec I vant ,entêtement du Frenchman ' Il est permis d'en douter, malgré les l 1 par le traîner devant le maire ,'de inteI'lJrétations ingénieuses qui ont été localité qui, flegmatiquement, faites de certain/? passages d'auteurs au' voyageur, fort étonné d'être tr latins. Ce qu'il y a de certain, c'est que devant le magistrat nlunicipal pour les fouilles opérées à Herculanum et peu de chose: à Pompeï n'en ont point fait découvrir -Monsieur(c'est une habitude la moindre trace. La nremière nlention qui ait été faite ' tant de plusieurs centaines d'an de faire ici exception pour le lord des cheminées se trouve dans une insre. En votre qualité d'étranger, je cription vénitienne où il est dit qu'en bien ne pas vo'us condamner aux l347 un grand nombre de cheminées quatre heure3 dJemprisonnement furent renversées par un tremblement (le terre. On en conjecture que ces sorquelles le délit que vous venez de mettre vous donne droit, mais les de constructions intérieures ont nul ne doit être censé ignorer la leur origine en Italie, d'autant plus je vous inflige un shelling d'am 1'01ontièrs qu'on sait que c'est dans ce pour vous amprendre à respecter pays que le ramonage fut d'abord élevé vieilles coutumes locales. à la hauteur d'une industrie. Stupéfait' et furieux, le Fr n'::ulf.re nart Sénèque, qui vivait quitta la salle d'audience en S'A""" "' ''''''' rers le milieu du premier siècle de no_ Je n'ai jamais rencontré dans Ire ère, raconte que, de son temps, on monde quelqu'un de plus extrav mventa une espèce de tuyau qu'on fique cet aubergiste, non, personne lait le long du mur et dans lequel vérité! passait la chaleur tirée de fourneaux Mais, se reprenant aussitôt, il souterrains, connus sous le nom d'hyclina respectueusement devant son jn- pocaustes, et dont on a trouvé, du reste, ge, en ajoutant: de nombreux spécilnens dans les maisons des villes ensevelies du golfe de Excepté, toutefois, le lord-maire! ~aples. Mais on ne saurait voir là l'origine des cheminées, ce serait plutôt • celle des poêles ou des calorifères.

Avant l'invention des chemin~es, on faisait du feu dans un trou creusé dans le sol, au centre de l'habitatioi1 (comme font encore les Esquimaux), sous une ouverture pratiquée dans le toit pour donner passage à la fumée, et qu'on pouvait fermer, au besoin, au llloyen d'un couvercle mobile. Chez ' les Romains, le foyer ou ât't'e était placé dans l'atrium; autour étaient rangés les dieux lares, protee teurs du foyer. On y brûlait du boi,bien sec trempé dans de la lie d'huile. Pour chauffer les autres pièces de la maison, on faisait usage de fourneaux portatifs qu'on remplissait de charbons ardents. Les premiers si'ècles du moyen-âge ne virent aucun perfectionnement nouveau à ce système élémentaire de chauffage, car on ne tTouve nulle pa:r;-t, avant le 'XVIIe siècle, de traces de canaux servant à l'évacuation des' gaz de la combustion. Ce n'est guère qu'au XVIIe siècle que l'usage des cheminées devient général et plus spécialement, ce aui 'est assez curieux, dans le midi de l'Europe. Ain'si. un écrivain anglais du temps d'Elisabeth s'exprime ainsi sur l'état des arts domestiques à l'époque de sa jeunesse: ~<ll y avait fort peu de cheminées, même dans les villes capitales, le foyer était installé le long du mur, et la fumée s'échappait, 'comme elle pouvait, par une ouyerture du toit, par la porte 1 ou par 'la fenêtre. Les maisons étaient construites en branchages ou en lattes enduites de boue... Les gens d'ormaÎent sur une mince litière de paille, ' avec un bloc de bois en guise d'oreiller .» Et il y a à peine trois cent cinquante ans de cela! N'en q.éplaise aux «fâcheux», il y a tout de même quelque chose de changé dans le monde! t


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LE FOYER ET LES CHAMPS

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LE FOYER ET LES CHAMPS

Une facture originale On a découvert dans les antiques pa;piers d'un monastère ce curieux mémoire d'un peintre qui fut chargé par ]e supérieur du couvent de restaurer les peintures religieuses de l'église de la communauté: ~.. Corrigé 2 fautes dans ' les 10 commandements, 1 florin. 2. Embelli p 'once':'Pilate et mis un !lOU vea u ruban à son bonnet, 4 florins; 3. Remis une queue au coq de StPierre et rougi plus fort la crête, 2 florins; 4. Rattqché le bon brigand sur sa aoix et remis un doigt neuf, 1 florin; 5. Remplacé et doré l'aile gauche de l'ange Gabriel, 15 florins; 6. Lavé la servante du grand CaÏphe, 6 florins; 7. Remis deux dents à Hérode, 3 florins; 8. Tondu l'âne de Balaam et netloyé ses oreilles, 4 florins; 9. Réargenté les pendants d'oreilles à Sara et pincé sa taille, 3 florins ; 10. Mis un caillou neuf à la froride de DaVId et grossi la tête de Goliath, 4 florins; 11. Replacé 4 dents à la nlâchoire d'âne de Samson, 6 florins; 12. Goudronné l'arche de Noë, 7 florins; , 13. Rapiécé la chemise de l'enfant prodigue et lavé les porcs, 3 florins ; 14. Restauré plusieurs âmes en Purgatoire, 6 florins ; 15. Ranimé le .feu de l'enfer, 2 florins; 16. Remis une queue neuve au diable, raccomillodé Sa griffe gauche et fourni une fourche neuve, 4 florins; Comme on peut le constater, on remettait dans ce temps-là, les dents Pour florin 1,50 la pièce, sans se préoccuper qu'elles soient d'âne, ou de grand de la terre. Ce prix diffère quelque peu du tarif de nos modernes ar~~--'-""""'.o...L-~_ _ _ _~_ _ _ _ _~~_ _ ~e-u.x.

s-u.rprises

r acheurs de dents. Il était aisé de se faire remplacer un doüd ... pour 1 florin ça y ,était. Hé! Messieurs les chirurgiens ? qu'en dites-vous? Les bains étaümt, par contre, fort chers, témoin celui que prit la s-ervante de Caïphe ... Probablement qu'à ce p'r ixlà on en prenait. fort peu. Quant aux Ùllportants services rendus à Lucifer par le peintre moù.acal, c'est vraim'e nt pour rien et il est à croire que le dit peintre fit à son brûlant personnage un prix d'ami! Enfin, pour ce qui est de la taille de Sara, réduite pour la bagatelle de 3 florins , il y a sûrement de par le monde bon nombre de dames qui seraient beureuses de se débarrasser d'un int~mpestif embonpoint pour un aussi modique prix. L. Q. et

Un prodige d'équilibre Fair'e tenir deux fourchettes, horizontalement, dans l'espace, sans soutien matériel qu'une minuscule pointe d'aiguill~, peut sembler paradoxal, et pourtant rien n'est plus aisé. Passez les fourcbetons dans une piè-

ce de lllonnaie, une pièce de 5 francs , de telle façon que les fourchettes soient opposées l'une à l'autre; comme le montre notre figure. Vous aurez au préalable enfoncé une aiguille vertic?-lemerit dans un bouchon de liège. Vous poserez alors la pièce de monnaie sur la pointe de l'aiguille et tâtonnerez un peu pour la m'ettre en équili-


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bre, mais ce n 'est pas une grande difficulté. Vous poserez ensuite le bouchon SUT deux ou trois ' verres, de façon à présenter l'expérience d'une manière élégante. Le tout étant bien en place, vous pourrez donner un léger balancement aux fourchettes ou même une rotation et le toùt se comportera correctement, si vos précautions ont été bien prises. Cettè expérience d'équilibre s'explique par le fait que le centre de gravité est déplacé à l'aide du contre-poids formé par les fourchettes; car une pièce seule ne pourrait pas ter;l Ïr sur la PQin te de l'aiguille. CD

L ' heure fatal e lUonologne bre:f.

- Ah! Mesdames! .Ah! Messieurs! ayez pitié de moi. Je sors d'un horrible cauchemar ... Je rêvais ... - au fond, était-ce bien un rêve? - je rêvais que je me trouvais au milieu d'une foule innombrable ... et tout le monde nle guettait. On épiait mes mou vements, on interprêtait mes gestes, on suivait mes pensées, on me dévorait des yeux. Mille regards, tous plus hostiles~ me transperçaient. Je voyais des lèvres dédaigneuses, des bouches plissées au coin ironiquement et nléchamment, des nez se gonfler pour le sarcasme. On se poussait du coude pour me montrer, on se ... enfin, on témoignait d'une hostilité telle que je n'avais plus qu'une pensée: fuir, fuir très loin, au désert avec Alceste. Je ne savais plus que dire, ma tête tournait, ma mémoire se brouillait, ma langue fourchait horriblement. Une sueur froide . perlait sur mon front brûlant. Un frisson d'angoisse me parcourait tout entier. J'avais littéralement la chair de poule. Et pas moyen de fuir, car on m'entourait de toute part. Je me crus perdu! Mais pourquoi riez-vous, Madame?

Il n 'y a, je crois, rien de l'isible là de~ dans ... oh! oui, je vous comprends! Vous vous figurez peut-être que j'étais tombé sur une horde de ces bons pe~ tits Turcs, qui ne sont féroces que pOUl' les Arméniens, ou même de ces pau ~ vres petits Apaches au~ visages pâles tout à fait inoffensifs!... E h bien 'nonr C'était ntieux ! C'é~ tait pire! J 'étais ... là ... devant vous", et je disais un . mQnologue. J . Ger1nain.

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les antiques pochards Cinq siècles avant Jé~us..!Christ. H ippocrate s'oqeupa de la questio~ des alcoooliques. Aristote et PlutaI'que avaient remar qué déjà que les fils d'alcooliques étaient des dégénérés. Mais ce qui dé~ontre surtout la gravité du mal, c'est la rigueur des lois de ces temps-là. Dracon punissait l'ivrognerie habituelle par la mor t. Plus indulgent, Solon ré.s ervait cette peine pour les fonctionnaires qui s'adonnaümt à la boisson. Une loi de ce sage, qui ferait la joiB des ligues antialcooliques et peut-être aussi des cabaretiers, prohibait de vendre ou de recevoir du vin san l'avoir au préalable additionné d'eau. Au lieu d'admettre l'irresponsabilité de l'ivrogne criminel, Aristote le déclar ait doubl~ment coupable. Quant à Lycur gue, chacun sait qu'il employ le procédé d'enivrer des esclaves de montrer aux jeunes gens le lamentabl e spectacle qu'offrait l'ivrognerie,

• :E:n. t r e Sports:r.n.e:n.

Entre sportsmen: - 1.126 kildmètres en aéroplane en quatorze heures, c'est un vol tout à fait remarquable! - Assurément, avec celui de la Joconde, ce seront l'es deux plus beaux vols de l'année ...

I NVENTIO·NS

Habituez l'enfant à soigner ses dents Habituez-le de bonne heure à savoir bien laver ses dents et apprenez-lui l'hygiène de la bouche. Montrez-lui comment il faut se brosser les dents en sens longitudinal et vertical et passer un fil de soie dans leurs interstices pour les débarrasser de~ débris d'aliments qui se putréfieraIent et comnluniqueraient une mauvaise odeur à l'haleine. La face interne des dents doit également être soigneu·sement brossée. Faites faire à vos enfants cette toilette de la bouche au minimum deux fois par jour; le matin et le soir, avec de l'eau bouillie, froide en été tiède en hiver, aromatisée par un pe~ d'alcool a~ :uenthol. Mais, quiconque a le souci ventable de l'hygiène de la bouche doit se laver en plus des dents la gorg~ e~ le nez avant et après les deux prinCIpaux repas. On assure ainsi dans l~s conditions les m'e illeures l'antisepüe de la bouche, si essentielle non seulem~nt pour les dents, mais pour toutes les m fections micr obiennes. . La brosse doit être de bonne qualité, III trop dure, ni trop grosse et tenue e~ .parfait état de propreté; ~n la stérilIse en l'immergeant souvent dans de l'eau bouillante. Employez la poudre' de carbonate de ' magnésie, la crare précipitée ou le talc de ~enise. Les poudres de charbon et .de pI~rre ponce sont déconseillées paree qu elles attaquent l'émail. Le savon blanc est excellent, si l'enfant peut en .supporter l'odeur et le goût; il s'y ac.coutumera facilement. Une bouche soignée, avec de belles d~mts blanches, régulières et bien plan~~s , est. un indice de bonne santé et d educatIon intelligente. l' . Mlle M atthey-Doret, Clururgwn-dentiste de la Faculté de Médecine de Paris.

On . f'~brique d .u gaz d'éclafrag'e e n dI"tIllant de la b o ue desséchée des eaux d'égouts.

Une usine a été construite à Brünn pour la fabrication du gaz d eclauage par ce procédé. C'est ' au professeur allemand Honig, que nous devons cette invention, ce dernie.r ayant découvert qu'un mètre cube d'eau d'égout contenait 1.666 grammes d'une substance solide se rapprochant de la tourbe, distilla cette boue séchée et s ' aperçut que le gaz ainsi obtenu' avait un pouvoir calorique beaucoup ph~s fort que le gaz de coke. On obtenaIt, en outre, trois ou quatre fois plus d'ammoniaque qu'avec le coke. . L:usine qui a été construite à Brünn ~IstIlle 37 ~onnes de boue séchée par Jour, prodUIsant 8.191 mètres cubes de gaz et 277 kilogrammes d'ammoniaque. Si qe, système était appliqué en France, a t.outes les villes de plus de 15:0~0 habItants, on obtiendrait un In~hon . de mètres cubes de gaz et 45 ~uI11e kllo g~amme:') d'ammoniaque par Jour: ~e qUI representerait un bénéfice ~otIdI~n, de 21..0.000 francs; seraient economlses: 3.bOO tonnes de coke et une somme de 70.000 francs. '. Ensuite,. l'eau des égouts, qui vient Infecter bIen souvent nos rivières et fleuve~, serait débarrassée de toute imp~lr~te . .N ous y gagnerions un état sanItaIre plus satisfaisant. . (~utr~che)

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l a c o r r e c t i o :n.:n.e l le

L~ pré~ident. Accusé, lorsque, ,apres aVOIr percé le volet et brisé la v~!re: vo~s passiez le bras par le trou, c etaI~,. n est-ce pas vrai, pour r etirer les bIJOUX et les montres renfermés dans la vitrine? L'acc~sé, <:vec un petit air narquois: - BIen sur, mon président, c'était pas pour en m-ettre.


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les fours électriques à ·Vienne

'verse dessus un petit pot d'eau bouillan, te (une gran'de tasse), on couvre et on La direction de la· distribution mu- làisse infuser. Pendant ce temps; on nicipale d'électricité de Vienne vient fait cuire du sucre candi dans de l'eau de prendre une initiative intéressante et quand l'eau est claire, on y ajout~ en offrant aux boulangers de la ville l'infusion de pommes qu'on a passée au d'installer à ses frais des fours élec- travers d'une passoire. Le sirop et la triques chez eux et en leur garantis- gelée se font exactement comme le sisant que le prix de revien't de la cuis- rop et la gelée de coings. Il ne faut son électrique ne sera pas supérieur pas cuire les pommes trop longtemps, à celui des procédés ordinaires. La pour que le jus rest.e clair. Si c'est proproté et la régularité de la cuisson. pour un cas de .maladie: coqueluche, électrique sont des avantages trop évi- catarrhe, maladie de poitrine, on emdents Dour qu'il soit nécessaire d'in- ploie moitié sucre candi. _________ sister sur l'intérêt hygiénique de ce procédé. ----------~~~aD O ~~WE

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la nouveUe découverte des Wright Il n'est question, dans le monde de l'aviation, que de la nouvelle découverte des frères vVilburg et O~ville Wright, qui seraient parvenus, dit-on, à tenir l'air sans aucun aide mécanique, c'est-à-dire, à réaliser le vol des oiseaux. C'est évidemment par l'étude approfondie du vol des oiseaux que les célèbres aviateurs-constructeurs ' américains auraient réussi à résoudre 'le problème. Aussi peut-on être assuré qu'un très grand succès sera réservé par le public à la classe spéciale du vol de ces oiseaux, organisée par le Muséum, au Grand Palais, durant la troisième exposition de la LOCOlllotion aérienne en décembre prochain. ' • e

CUISINE l~on1.lnes

Le thé- dè pommes, la gelée ou le sirop de pomnles sont excellents dans les cas de coqueluche. La tisane est facile à préparer; on coupe en tranches une pomme aigre avec sa pelure, on

Pou]" faire cr.o itre les cheveux.

Là où les racines lllêmes des cheveux ont disparu, il n'y a plus de J'enlède; mais s'il s'agit de fortifier le cuir chevelu et de favoriser la croissan· ce des' cheveux on conseille l'utilisation du pétrole. On ne l'emploie pas pur. On compose un , mélange qui consiste en GO grammes d'alcool, 10 grammes d'huile de ricin; 2 1/ 2 grammes de baunle du Pérou, 10 grammes de pétrole, 1 gramnle d'huile de hergammote, 10 gramllles d'eau ~e roses. Bien mélan· ger et frictionn"er la tête une fois par jour. Ce remède a donné de bons résultats. ~tl."Op

Mai 1912

de violettes.

Faire sécher à l'ombre des violettes sjmples très parfumées, . débarrassées de leurs queues. Mettez au fond d'un bocal quatre ou cinq poignées de ces vj olettes; versez dessus une li vre de sucre 'e n poudre, fermez soigneusement le bocal et mettez-le au soleil. Une semaine après, mettez le tout dans une casserole, ajoutez troIS décilitres d'eau t faites bouillir pendant un bon quartd'b,eure. ' Remettez' . ensuite sur le feu avec un peu de fleur d'oranger. Concentrez votre sirop, laissez refroidir et mettez en 1!outeilles.

ver et les Champs 000000

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Histoire, Nouvelles, Mœurs, Sciences, Inventions, Découvertes, Voy~ges, Éducation, Politesse, Économie domestique, Hygiène, Médecine, Cuisine, Recettes, Procédés, Travaux fém:ini~st Var:iétés, etc. Publication recommandée "LE SILLON ROMAND II Lausanne,

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