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Le foyer et les champs aout 1912

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Supplément gratuit à l'Ecole primaire LE FOYER ET LES CHAMPS

Aoùt 1912

LE

PetÏts mensonges.

L'enfant qui, ayant à compter jusqu'à cent pour donner aux autres le temps de se cacher, avale la moitié des nombres pour aller plus vite; l'écolier qui, avant de remettre son devoir, jette un coup d'œil furtif sur celui de son voisin; l'adolescent qui dissimule une légère désobéissance, une escapade peu grave en elle-même; le père de famille qui, revenant de l'étranger avec du tabac sous son gilet, répond au douanier qu'il n'a rien à déclarer; la maman qui, pour faire l'économie d'une demi-place, attribue sept ans moins un jour à son garçon ou à sa fillette dont les sept ans ont sonné hier; tous ceuxlà ne commettent pas des actions criminelles, mais il~ manquent tout de même à la probité. Les petits mensonges, les petites improbités, émoussent peu à peu la délicatesse morale et amènent par degrés à commettre des actes beaucoup moins inoffensifs.

Faites une couture tout du làrge, pour fixer ce pli, puis une ' seconde couture en dedans du pli, à un peu plus d'un centiniètre de la première; ceci pour y passer un cordon coulant. A 19 centimètres au-dessous de la première couture, repliez de nou~eau l'étoffe; c'est là le bas du tablier-réticule, puis remontez-la au niveau du premier pli, et formez-en un semblable, avec le reste de l'étoffe, en faisant deux coutures correspondantes à celles du pli précédent, et laissant ouverts les deux bouts, pour y passér le cordon coulant. Vous avez ainsi un tablier, terminé dans le bas par un réticule, pour 'Y mettre votre ouvrage. On serre les cordons coulants à volonté, pour assurer la sécurité de ce que l'on place dans ce petit sac. Les cordons seront ornés de deux pompons. Peignez ou brodez sur la soie, à l'un des coins du réticule, en bas, une fleur bouquet, ou un papillon. Ce tablier-réticule est fort commode pour les personnes qui tricotent en se promenant ou qui emportent leur ouvrage au jardin.

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ÉCONOMIE DOMESTIQUE

L'élevage des rats

Tablier-réticule.

Il y a en Autriche une ferme modèle où l'on n'élève ni des poules, ni porcs, mais des souris, des rats, et cobayes. C'est une femme qui tout ce petit monde, et elle se promène au milieu de ces légions de rongeurs, sans le moindre effroi. Ceux-ci sc promènent en liberté, exception fajte pour quelques ràts p "~·'VUJ.J.VAV fLlr.nt dangereux. Cette fel'lnière originale fait d'excel}PJltes affaires; elle fournit à tous les laI 'oratoires d'Allemagne, d'Autriche i~t de Russie des sujets servant auX eXpérrences scientifiques. Elle vend iusau'à mille rats par mois.

Soie légère, noire ou de couleur, 40 centimètres de , largeur, en comptant les ourlets de chaque côté, d'un centimètre de ' profondeur. Longueur:, 1 mètre ft: centimètres. Faites quelques plis au haut 'd u tablier, obtenant ainsi ·une largeur de 20 centimètres, à adapter à la ceinture de même étoffe, qui est formée par une bande repliée en deux; cette ceinture a deux centimètres et demi de largeur; longueur: celle du tour de taille. A la longueur de 40 centimètres du tablier, repliez votre étoffe et formez .

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Histoire, ~ ouvelIes, Mœurs, Sdences~ Inventions, Découvertes Voy,::,ges, Education1 PoHtesse, Économie domestique H " ' M 'cl' C' , ' yg:rene, e 'ecme, U1sme, Recettes, Procédés, Travaux fém~nins, Variétés, etc. Publication, recommandée " LE SILLON ROMAND ii L ausanne.

En Not''\Iège Quand vous jetez les yeux sur une carte des Pays scandinaves ne vous sembl:-t-il pas voir une ép~nge bien gonflee qu'il suffirait de serrer entre les doigts pour en faire sortir de l'eau? C'est qu'en effet la côte nor-

donc à pied, ou plus souvent en car~iole, sorte ' de tilbury sans prétentIons, attelé d'un petit cheval très doux et pas plus haut qu'un âne. Si le cocher a un fouet, c'est pour la bonne façon; quelquefois même il le reJ?1place par une sim pIe bagu~tte de bOlS dont il touche sa, bête plutôt en

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vegIenne est littéralement criblée de fjord's, tandis qu'à l'rntérieur les lacs sont innombrables par sui·'" te de la nature irritée du fond des vallées. Ces vallées, d'une longueur d·e plusieurs centaines de kilumètres, ne sont guère encore parcourues par le chemin de fer, car le pays est pauvre et peu peuplé. On voyage

guise de caresse qu'autrement. Car entre eux deux, il existe une intimité qui se manifeste par un certain cla~ quement de langue du conducteur auquel la bête répond en secouant sa belle crinière. L'p.omme qui nous conduis~~t, et qui occupait le siège de ~err]ere, avait pour toutes rênes deux fIcelles qu'il tenait même de côté pour


LE FOYER ET LES CHAMPS

ne pas gêner ses deux voyageurs. Il arrivaient sur le 'Continent à l'époque n'y a pas de relais proprement dits. des récoltes, remontaient les fleuves, Au bout de quelques heures, l'attelage ravag~'lie:p.t les contrées cultivées ,et jes'arrête dans un village pour restau- taient partout la déSolation sur leur rer gens et bête, car celle-ci ne sera passage. Ces hommes ' du Nord n'épas remplacée, et fera seule toute la taient autres que les premiers habicourse, l'homme n'Bn ayap.t pas d'au- tants de la Norvège, q~i s'appelaient tres à sa disposition. Quant aux gens, eux-mêmeS les Vikings ~ Or, en 1880, ils seraient Inal venu de les plaindre, on découvrit, non loin de la ville de Les tables norvégiennes sont plantu- Gokstadt, au sud de la ~ orvège, un reuses .. Si c'est le matin, un délicieux ancien tombeau aménagé dans' une café au lait vous attend. A midi, sou- barque en bois · de chêne parfaitem'ent pe, viandes et légumes, fruits crus ou conservée. Cette barque, que les saen compôte,. sont là, jetés pêle-mêle, vants déclarèrent avoir appartenu aux parmi les piles d'assiettes et de ser- fameux Vikings, ,est représentée dans vices; il y en a à bouche que veux- . la planche ci-contre d'après une photu, et pour le nlême prix; vous vous tographie prise au musée de Chrisservez d'ailleurs vous-même et per- tiania. Sa longueur totale est de 3 m.80 sonne ne s'inquiète de savoir si vous et sa plus grande largeur de 5 m. 10. mangez peu ou beaucoup... Ainsi Elle était pourvue de 26 paires de rava-t-on pendant des heures, parfois mes, et pouvait aussi recevoir une voides journées entières, jusqu'à ce qu'on le, comme en témoigne, sur la figure, arrive dans une autre vallée ou au le mât couché vers l'avant. Les quatre boucliers suspendus à l'extérieur, le bord d'un fjord. Qu'est-ce donc qu'un fjord? Pour le seul qui reste" laissent bien voir que dire en un mot, c'est un golfe ramifié. ëes pirates n'étaient pas sans livrer On n'a aucune idée de la façon dont de nombreux combats' au cours de ces bras de ·mer s'insinuent dans les leurs lointaines expéditions. Quant à terres, devant eux, à droite, à gauche, la construction qui forme conlme une partout. C'est un phénomène unique tente à l'arrière, c'est le tombeau proau monde, du moins à ce degré. Ces pr81nent dit. A peine un chef Viking fjords fourmillent d'îles, dont quel- était-il nlort qu'on tirait sa barque sur ques-unes sont de simples récifs, tan- le rivage juqu'à l'endroit choisi pour dis que d'autres forment de véritables la sépulture, puis on y élevait une districts. Les bateaux côtiers qui font chambre sépulcrale, dans laquelle était le service intérieur s'e glissent entre déposé le corps du défunt, revêtu de ces obstacles par des chenaux où par- ses r>1n8 beaux habits, avec ses armes fois il semble qu'une barque pourrait et les plus précieux de ses trésors. Ses à peine passer. Alors que la côte, ba- chevaux et ses chiens étaient tués et layée par les grands coups de vent du placés à côté de la chambre, tandis que 'large, est d'une aridité désespérap.te, le paon, preuve irréfutable de ses les fjords ont leurs rives cOllvertes voyages à long cours, trouvait place d'une superbe végétation de pins, sa- dan;., le tombeau même. Le tout était pins et ·autres essences arborescentes enduit d'une couche de terre glaise, qu'on est étonné de rencontrer à une recouvert de mousse et de branches, et enterré à une profondeur d'un mèaussi haute latitude. De tout temps, les Norvégiens ont tre et deini environ. Le spécimen, acété de grands navigateurs. Les ' chro- tuellement visible à Christiania, date, niques ' du moyen-âge nous parlent d'après les nombreux objets qU'üll Y d'hommes du Nord (Normands) qui li trouvés, d~ neuvième siècle après

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J. C. Le squelette du défunt montre qu'il s'agissait d'un homme de très haute taille.

• Le millionna,re désintéressé

Quelque temps plus ta.rd, un mar. chanel d,e terrain qui guignait depuis des annges un terrain resté libre eon:" t~gu à la mais~n du millionnaire~ « sen­ tlllH.mtah, vint le trouver et lui offrit eo:ntf'8 ce lot, la jolie somme de deu~ mdbons cent mille francs! . Le yieillard laissa son homme parler Jllsquau bout, puis lui répondit:

Le vieillard, coiffé d'une dénlocratique cm.;quette qui ressemble à un vieux do~estique ou à un jockey suranné, ~ ~on monsieur .... je refuse. Ce termalS 11 on enrichi, est un des million- raIn, Je l'ai réservé à mon chien' chanajres los plus millionnaires de N ew- ~ue jour il ~ va prendre ses éb~ts, et York: M. John G. "Vendel. Je ne me \?OlS pas le droit de le priver C'est probablement le seul homme de la Jomssance de ce petit domaine. au ,monde qui puisse dire tout en res- Cro~ez-vo~s ·que vos deux millions et tapt sincère: «Je possèd~ assez d'ar- demI me donneraient un pla.isir comgent», et qui n'e fasse rien pour aug- parahle, à celui qu'éprouve nlon fidèle menter sa fortune. . t?utou u gambader? Non! Alors, n'in.~es~é cé~ibataire, celui qu'on a apslstez pas. pele «l ermIte de la cinquième avenue» Sa~isfait de sa réponse et du visage vit' d'ailleurs le plus chichenlent d~ ahun de son visiteur, M. John G. monde, seul avec son chien dans une Wendel voulut marquer ce jour en s'ofvaste maison, d'aspect .lugu'bre, élevée frant un petit extra - et il s'alla comdans ]e quartier le plus chic de la mander une nouvelle paire de bottines cité. en cuir bien souple!, .. ne 'pren~ jamais aucun plaisir, ne -------tir-GH________ JamaIS aucune fantaisie et son luxe est d'entasser dans ses ard'innombrables paires de chaus- Letourdu monde d'une petite Parisienne l'es. Propriétaire de presque tout Broady .(c'est, approximativement l'ave, Dé.ci~ém~nt, les Françaises d'aujour~~e de T'Opéra à Paris), M. John G. d hu~ n~ahsent d'audace, d'endurance \\~lldel. a ses petites idées regardant e~ ~ ~ablleté dans les sports les plus locat~~n de ~es imméubles; réproudIffI~Il~S, ~vec leurs amies d'Angleterre t theat.re, Cinémas, cercles, bars, il · et d Amenque! Une jeune Parisienne p~sse Jamais de baux avec les teMlle ~adelei:r:18 Cauchet, vient d'ac~ de ces asiles maudits; les of- comphlle tour du monde sans un sou les ylu.s follement tentatrices qu'on dans sa pO?he! Pour se tirer d'affaire, lUI faIre le laissent indifférent. elle d~nnaIt, partout, des leçons de -- Je n'a~ que f~ire de posséder plus françaIs. t, repondaIt-il dernièrement à Son vo,yage a · duré quatre ans. Elle reneur d~ spectacle qui pré- a t;~verse !a Belgique, l'Angleterre, l'Ale fléchir, et la preuve c'est que menque, l Afrique du 'Sud l'Australie décidé de donner pendant trois la Nouve.n~-~élande, la Chine, le Ja~ pour r~en,. à un jeune homme qui pon, la Sibene, la Russie, l'Allemagne la JOUIssance du local pour le':' etc. Chez les Parisiens . du siècle nou~ vous me proposez une fortune. veau, ~out comme chez le RodrigliB de le plu~ beau, c'est que John G. CorneIlle: La valeur n'attend pas le eodel le flt comme il l'avait dit. nombre des années.


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LE FOYER ET LES CHAMPS

LE FOYER ET LES CHAMPS

courant continu; de plus, elle augmente le débit du sang. L'élasticité des artères soulage donc l'action du cœur; Pure et douce jeunesse, heureux moments aussi, lorsque les artères perdent de (d'enfance, leur élasticité, le cœur s'hypertrophie J ours où l'âme se plaît à vivre d'innocence, par un travail plus énergique; cette diPourquoi sitôt fuites-vous si loin? nlinution de l'élasticité v des a.rtères Et pourquoi dans mon cœur qui souffre et constitue la terrible maladie connue te (qui sanglot sous le nOln d'artério.-sclérose. Ne m'y laissâtes-vous qu'un souvenir qui "," (flotte,

Et qui faiblit malgré tout mon soin?

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On dit généralmnent que cette affection devient de plus en plus commuo purs moments, ô doux matins, chères ne; c'est peut-être vrai; en tout cas, la (journées mortalité est élevée à 20 ou 22 Dont chaque aube sonnait de joyeuses touralors que la tuberculose ne dépasse (nées 7 0/0. Cela tient surtout à l'a UJ::.J.J.H';li-1 Dans les préa, dans les bois, dans les champs, tation de la population urbaine et Vous passâtes aussi comme ici-bas tout mode de vie urbain; à l'excès d'u,u·.l.J.J.,vli" (passe tation avec un déficit d'exercice Et maintenant vieilli je regarde l'espace, sique; le mode de vie «luxuriœs», L'œil a~one et la voix morte e~ chanta. me l'a dit un Allemand: l'artério-s rose serait surtout une maladie de N on plus, plua et jamais de ces courses vilisation. (folâtres;

ro,

De ces rires le soir à la clarté de l'âtre, De ces récits, de ces cris joyeux; Plus sur le front ridé de ces baisers de (mère ... a beaux jours, ô printemps, ô jeunesse [éphémère, Pourquoi sitôt fermez-vous vos yeux?

HARRY WYSS.

Vevey, 31 mars 1912.

LES PRQGRÈS DE LA SCIENCE Ce qu'est l'artél'Ïo·scléros~. - - Cette maladie est-elle plus commune qu'autrefois?

On sait que les artères sont des vaisseaux sanguins partant du cœur pour se rendre aux différents organes, tandis que les veines ramènent au cœur le sang qui a circulé dans ces organes. Au point de vue physiologique, les artères ont deux propriétés: la cOD:tractilité .et surtout l'élasticité.

*

* · de transformer CBlle-ci a pour*effet le courant intermittent du sang lancé 1oc "'Ton +1"; r>ll l OQ rlll ('.rPll r _ Rn un ">" '" ....

* * .*

Cependant, il ne faut rien l'artério-sclérose est une maladie ancienne: connue des Egyptiens; est prouvé par l'inspection minu . que certains savants ont faite des mies, 'et ils ont trouvé que sur 24 mies, 13 avaient d'linportantes l consistant surtout en une calcifica plus ou moins diffuse. Et cela chez -monlies qui ne sont pas toujours de sujets très âgés. Chez une thébaine qui semble être celle de nephtah, le Pharaon de l'Exode Juifs, les lésions d'ossification sont Lypiques, on trou vIe les artères tuyau de pjpe. Les plaques d'a sont reconnaissables, de même sclérose se manifestant à , l'ép ment des vaisseaux, tant à l'œil doigt.

* * * Autrement dit, les vaisseaux riels présentaient il y a trois mille les mêmes maladies que .L.lJ.':;{'J..L1.~""'~-

I...,.es débu.. tE> d''U:n. a r t i s t e . ------~------------------


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LE FOYER ET LES CH AM PS

Echec au roi Strœbeck est 'le nom d'un petit village de Prusse, qui bénéficia longtemps d'un curieux privilège. Chaque année un de ses délégués jouait aux échecs le 1110ntant des imp'ôts de la COmlTIUne. Strœbeck devait ce privilège à un évêque, retraite dans ses murs, nous révèlé' la Gazette de l'Alle?nagne du Nord, et qui, passionné des échecs, nlais ne trouvant pas de 'partenaires dans le village, avait imaginé cette façon de s'en procurer. L'évêque mourut, mais l'usage survécut. Chaque année, un envoyé du fisc venait , jouer une partie avec le délégué choi~'ipar les Strœbeckois. S'il gagnait, la commuIie payait l'impôt; s'il perdait, elle ne le payait pas, et le malheureux perdait toujours, parce que les habitants de Strœbeck étaient devenus de première force, awprenant le jeu de père en fils - avec une tenacité de paYJ3ans stimulés non par la gloire, mais l'intérêt. Frédéric le Grand, qui aimait les échecs et s'y croyait imbattable, voulut jouer une année et prit la place de l'envoyé ordinaire du fisc. Il fut battu et ne put terminer la partie. Il n'eut, comme fiche de consolation, que le droit d'emporter le jeu, tandis que 'les bons Strœbeckois criaient joyeusement: - Dieu- l'a voulu! Sire, vous êtes vaincu! Frédéric en rit de bon cœur et n'en garda nulle rancune, car, en souvenir ' de sa défaite, il envbya aux paysans un échiquier d'ivoire avec figures d'argent. La commune de Strœbeck l'a, conservé pieusement et le montre avec orgueil aùx , touristes ' qui, témoignant le désir de le voir, se rendent à l'Hôtel de Ville où il figure sous ' une vitrine. Ajout0l?-s que là-bas l'unpôt, ne' se règle pIus avec une :partie d'échecs comme jadis au bon vieux temps.

~uestions

LE FOYER ET L'ES CHAMPS

de 91"'a m mai1"'e

v~t,re intention est de m'écorcher, vous

ID e.cor~hez

beaucoup trop doucement' malS SI ,votre intention est de me ra~ La n:'oblesse s'honorait, jadis, de hiissel', vous n:,e . rasez bea ucoup trop du~ sel' le savoir aux clercs et aux gens rement. .r aI horreur des situations de robe, et de demeurer, la plupart fausses. du tenlps, fort ignorante. On sait, d'autre part, que ses ' épiC'est ainsi que le maréchal de' Saxe, sous le règne ~e 'Louis XV, éori- gr~~mes et, ses boutades lui avaient vait, en parlant de sa pr,o pre élection attlre beaucoup d'ennemis. à l'Académie: ! .Un jour, un grand seigneur, voulant - Cela nl'ira comme une bage' à, lm rappeler sa modeste origine _ un chas (une bague à>un chat). : Bea\lillc:rchais était fils d'un horloger Un marquis de la cour de Mme Du- de Gbe~etved' - lui apporta sa montre, barry écrivait «obstacle» au moyen ': de Ull 0 Je art de prix, et lui dit: vingt-trois- h~ttres: H auts-beussent-tha- O~ m'a dit, Monsieur de Beauquelent! ; marc~aIS,. que vous étiez très fort sur Il est vrai qu'un tel mépris de l'or- la me?anlque; ma montre ne va pas, thographe avait parfois ses inconvé- voudrIez-vous la regarder? nients, ainsi qu'en témoigne l'anecdote ----:- VQlontiers, répondit Beaunlarsuivante: à la même époque, une châ(:hms: mais je dois vous prévenir que telaine, demeurant à cent cinquante Je ,sms .devenu très maladroit. lieues de Paris, d manda à l'un de ses Ce dIsant, il tenqit la , main pour parents, qui habi~ait la capitale, de lui ~rendre l~ montre qu'il laissa tomberadresser deux douzaines de bonnets a terre ou elle se brisa en mille 11101'piqués; mais le Parisien envoya, par ceaux. un fourgon, deux douzaines de bonnes piques, parce que c'est ainsi qu'avait , - Qu'es~-c.e que je vous avais .dit, s ~xclama l auteur du Barbier de S 'été orthographiée la demande! Jeunes gens, apprenez soigneusement mlle, que. j 'a,tais tout à fait désappr~s mon anCIen métier? l'oiothographe! ••

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L'esprit de Beaumarchais

D'où vient le mot "Boycotter"

Un ?B:pitaine irland~is, James BoyOil a raconté sur Beaumarchais, l'illustre auteur du Barbier de -Séville, ~ott, r~glsS'eur de lord Irne, s'était ioenInaintes anecdotes. En voici deux assez li ~dleux par ses exactions. Pour se peu connues et racontées par Bachàu- venge!, le~ paysans le mirent en q~a­ Dl0nt dans certaines pages de ses Mé- ran~alne; Ils refusèrent de soigner se~ aux, d~ labourer ses champs et moires 'secrets, qui n'ont jamais été publiées. , à d.e ~u~ vendr~ des aliI11ents. Rémounr de falID, le capitaine dut Certain jour que l'éminent écriva~n~ le pays. se trouvant daris un petit village aux A .q?-elque temps de là, les chefs du environs de Versailles, était entré chez ];!a:p.dais, Parnell èt Michel Daun barbier pour se 'faire raser, le fideJeun,aient chez un curé du voigaro se mit à la besogne avec si peu de ménag81TIents que ,Beaumarchais l'ar~t s. entretenaient de cette curêta : ' ' vlndl~t~ publiqu:e, cherchant un Pour desIgner ce procédé de dé- Mon ami, lui dit-il, peut-être serait-il nécessaire de nous entendre. Si ~

- L.e mot est trouvé~ dit le curé; on peut dIre boycoUing. ' - P!irfait! Adopté! s'écrièrent Parnell et Davett. Le mot fut mis en circulation et il fit fortune.

• CONSEILS

P~ATI~UES

Nettoyng'e des objets roniU.~s

Voici différents procédés que l'on

peu~ e,mployer pour nettoyer les objets

rouIlles. 1. On les plonge dans une solution de chlorure d'étajn presque saturée dans laque]~e on les laisse de 12 à 24 heu~oes" SUIvant l'épaisseur de la rouIlle a enlever. La solution ne doit pas l'enfermer un fort excès d'acid au~remen~, le métal m~ême serait att:~ que. La ~Ie~e, ,retirée du barn, est d'abord lavee ] eau . ,a. ' puis a' l'amm onlaque et sechee l'avidement. Elle a al presque l'aspect de l'arg'ent m" o~sl fft d ' , aIS l su l e la frotter pour lui rendre son aspect normal. t 2. l\tfélanger les substances suivaneAs avec de l'eau pour en former une pa~: , Cyanure de potassIum 1 Savon blanc '. 1 Blanc d'Espagne 2 .on s'en sert pour frotter les objets. 3. çette fO,r~lule ressemblant beau, c,oup ,a la precedente, donne des résult.ats egalement satisfaisants: Cyanure de potassium 25 Savon blanc 20 Carbon~te de chaux précipité 25 4 .. L'e petrole (et ses dérivés) peut serVIr PoU! ne~toyer les ob'j ets ~ltérés ' f~r la rOUIlle; Il suffit pour cela de les l olter avec un chiffon imbib' d ' t,role, 0!l prévient la formati~n ~ePf~ ~ Ull ~~/e e~ !ecouvrant ,les objets d'une ..,,()UCile legere de vaseline' on l f't . l , e al P"ar e,.x(I)np e, pour les armes d h ' ~(' c'l]' b' t d e c as~ -, ~ 0 Je ne oit pas être exposé <lU l.rot18Jnent, on enduit sa sur f ace


Supplén1ent gra tuit à l'Ecole pr i.m aire LE

LE FOYER ET LES CHAMPS

d'une e!mche de la solution suivante: EtÎléI' üe pétrole 1000 Parafine [) 5. Mélanger parties égales de soufre et de tripoli fin; ajouter un peu d'huile d'olive et former une pâte du tout. Avec une peau graissée de cette ' pâte, ou avec une baguette de bois, on frotte le fer qui deviendra brillant et poli sans être rayé, comme cela arriverait par l'emploi du papier émeri ou autre. 6. On peut nettoyer les objets rouillés avec de l'acide chlorhydrique d' abord, puis avec de l'huile contenant

de la soude et enfin avec un peu de pier re ponce en poudre. . 7. On emploie encore le mélange suivant:Stéarine Huile de téTébenth~e R ouge à polir N OiT anim al

25 5 25 25

A vrü '1912

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H'1stoire, r;TouvelIes, Mœurs, 000000 Sciences, Inventions D' . t VOY0ges, Education, Politesse. Économ1'e dom t; eCHouv~~ es, M'd ' C' , ' es 1que, ygœne e ecme, U1sme, Recettes " Procédés T f 'emmms , , ' ravaux

V_a~r=i~ét~é::s:.,

On jette dans l'alcool et on agite jus- _ - -- ___________ -=etc:. t qu'à ce qu'on ait obtenu un tout ho'p b m~ène. On appUque au ~nœ~. on_~~~~~u-li-m-t~fu-n-r-e-ro-m-m-a-n-d~~~JJ:L~ E S:I~L:L:O:N~R:O~M~A~N~D~((~L~a~u~s~a~n~m~.___~~~ aUend que l'alcool soit évaporé et l'on fr otte alors avec un mélange de 20 p. de rouge à polir et 15 p. de noir animal.

Co rbeille à o u-vra g e P e t it carJ'é e n g'uiplU'e d~art sur filet.

Le dessin de ce petit carré est composé de plusieurs points: celui de toile, de relief, d'esprit et de reprise, sur un larré ayant 18 mailles, avec du fil de lin numéro 60.


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