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No 05 l'Ecole primaire, 25 Janvier 1891

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Le montant peut également ne joint à l'abonnement de l'Ecole primaire. S'adresser à l'éditeur de l'Ecole prirnaire, Sion,

ANNEE

Le Foyer domestique, journal pour la famille,

paraissant tous les samedis. - AbonnemenLs: un an 6 fr., Union postale 8 fr. 50. Attinger, frères, éditeurs, Neuchâtel. - Numéros gratuits, sur demande. • Le perfectionnement du Foyer domestique est un· des caractères les plus évidents de la civilisation. , Le journal qui a choisi cette pensée de Souvestre pour devise et qui lui est consciencieusement fidèle, ne devrait pas avoir besoin de recommandation pour entrer dans les familles et devenir un ami qui console et distrait, encourage et conseille. Le Foyer domestique, élégamment édité, et placé sous une direction très distinguée, est un journal charmant qui, revêtu de bleu, pOi."le chaqu~ samedi un coin de ciel d'azur dans la famille et de saines At pures lectures pour les loisirs du dimanche. Il entre courageusement dans sa quatt·ième année. S'il prospère et si les sympathies viennent à lui, c'est qu'il remplit une mission et répand des idées qui germeront un jour, moisson d'or féconde dans les sillons de la terre suisse. Tous les amis qu'il s'est déjà acquis lui demeurent fidèles, parce qu'ils ont appris à aimer celte voix grave qui parle d'éducation, de morale, d'hygiène et de littérature ; celte voix qui se fait très tendre et palpitante d"har·monie pour chanter de fraiches poésies; cette voix qui chevrotte délkieusement comme celle d'une aïeule à son rouet quand elle égrène le chapelet d'un merveilleux conte de fée; cette voix qui tour à tour, joyeu&e comme un sourire, émue comme une larmE~, déroule devant les esprits charmés l'horizon des belles histoires, des romans honnêtes et des nouvelles originales, et se fait très pratique et plaina de raison pour conseiller la ménagère, enrichir son trésor de t•ecettes et résoudre pour elle mille petites questions difficiles qui four·millent dans la vie, comme les épines dans un sentier de broussailles ; ce senLiet· où une clarté printanière p6ut faire éclore des églantines.

L'.Eeole primaire publiera successivement divers articles qu'elle a encore en réserve, et dont elle accuse ainsi réception à leurs auteurs tout en les en remerciant. Ces travaux sont intitulés: De l'enseignement de l'écriture. - La réfot'me de l'orthographe ( rcmçaise. - Prudence de l'Instituteur. - l rne réception de ;·égent en ISHL au pays du prOfJTè::;.

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SION 25 .Janvier 11!191

l'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SUCIETE VALAISANNE D'EDUCATION

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L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Pris d'abonnement ponr la 8nl••e, 2 f'r. 50. Union po•tale 3 f'r, "'nnonees, pri:x, 20 cent.. la ligne o" son espace. Tout ouvrage dont l'Ecole pn'mail·e recevra d~ux exe~?plaires ama droit à une annonce ou à un compte· rendu, s Il y a heu.

SOMMAIRE: De l'enseignement de l'Ecriture.. - Prudence de l'Instituteur.. - Joies et peines de l'Institutrice. - Réformes orthographiques de la langue française. Notes sur l'Histoire de l'Enseignement. - (Depuis les Guerres d 'ltalù jusqu'à Riclœlieu.} - Questionnaire d'histoire de la Suisse .. Partie pratique .. (Calcul ecrit. - Cours de dictees.)- Composition. - Variétés. (L'ang e gardien.} Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion .

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Cont"érencelll d'inllltltot!!ors. Martigny. - Le!\ instituteurs de ~e d~strict.

s~nt

convoqués en conféren.cA ordin:tir~ le ,1eudt,. 5 fevrter prochain, à l'hôt~l-de-vtlle dA Marttgny RVA~ 1 ordre .du jour, Aoit sujet indiqué dans lfl N • 2 de l'Ecole pr~ma~re.

Personnel en.-elgnant. - Il y a .lieu d'ajo~:

ter à la liste du personn"l ensAignant valatsa? pu~he avec notre dPrnier lAs noms dA M. Etienne Clatvaz, t.nstitnteur au Borgeaud (Marti~~:ny-CombAs), ~t Mathilde W olf, à l'école élémentaire ~ixte de Cballa1s.

Le jeune cUoyen,

jour~al destiné aux jeun e~ gA~s

de la Suisse romande, paratssant à Lausanne, t2 f01s par an. - Payot, éditeur. - 1 fr . 50 par an. Cette utile publication vient d'entrer dans 1~ XIII• année de son existence . :::.;administration de ce JOUrnal offre à ses abonnés comme prim(l lA charmant album de la Fête des Vignerons, dont le prix est inférieur à l'abonnement même. Tous nos jeunes gens devraient avoir à l~ur. fnyer cette publication si instructive. Les branches mdtspensables à une bonne instruction moyenne y sont tom· à tour traitées avec compétence et sagacité . . Celui qui pt·endra un abonnement fera une depense des plus iusigniftantes et du mè:ne coup une œuvre utile, à lui et à ses semblables.

Livres d'école. - L'expédition, comme don ~u Département de l'Instruction publique, d'un exemp~atre d e l'Abrégé de l'Histoire de ù:i Sulsse et dn Recueû de Chants pour l'école et la famille (nouvelles éditions). a commencé. Elle continuera dans le courant de ce mots, de manière qu'à la fin de janvier. ~ous l~s mem~res ,du corps enseignant seront en possesswn d au mo1ns l un de ces deux ouvrages. A propos de livres d'école, nous priero.ns le personne~ enseignant qui s'en pourvoit au Secrétartat d'.être ausst précis qiJe possible dans ses demandes. Il ~rrtve encore en eff9t, qu'on fait venir des cla~siqu~s qm •. ~'étaut pas ce que l'on voulait, sont renvoyes à 1 expéditton,. Il en résnlte pour celle-ci une augmentation Je travatl dans un moment toujours très chargé de besogne, sans parler de la détérioration que peuvent subir les ouvrages du fait des allées et venues auxquelles ils sont condamnés.

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SION. 25 Janvier

1890-91

L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA

SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION Nos abonnés sont priés de réserver bon accueil aux cartes de remboursement qui vont être lancées pour la. perception du montant de leur abonnement pour 1890-91. De l'enseignement de l'Ecriture Il faut faire écrire l'enfant dès le premier jour qu'il vient à l'école, et lui donner les premières notions relatives à la tenue du corps et de la plume. D,ws ~et enst3ignement, on doit envisager un double but: 1) écrire, 2) écrire bien; on veillera aussi que les cahiers soient propres et nets. IL faut tout de suite employer la plume et proscrire l'ardoise qui, on ne le sait que trop, rend la(main lourde et contribue à la mauvaise tenue des doigts. Ou emploie aujourd'hui les cahiers réglés et à modèles gravés de Victorin, Godchaux, Taiclet, Gedalge, Flamant, Clerget, etc., ou les méthodes de Régnier, de Taupier, de Rousset, de Verdet, etc. Quelle que soit la méthode adoptée, on doit toujours chercher à fo1·mer une bonne écriture courante, lisible et correcte en même temps que gracieuse, et se conformer aux principes suivants. La pente de l'écriture se rapproche de la diagonale du carré ; les lettres à boucle sont deux fois et demie plus longues que le corps d'écriture, le d, le p, et q deux fois, le t, une fois; l's, le p dépassent un peu, à leur partie supérieure, le corps d'écriture. Telles sont les proportions de l'écriture anglaise et de la cursive, à pleins et déliés. L'écriture américaine est anguleuse, les liaisons se font en haut et en bas du corps d'écnture. L'écriture française, préconisée par M. Flamant, remet en .honneut· la vieille bâtarde de uos pères, et exige l'emploi de plumes ad hoc; elle est moins expéditive que l'anglaise, mai~ plus lisible. D'ailleurs, Jans les méthodes d'écriture comme dans les méthodes de lecture, il faut aller du connu à l'inconnu,


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du simple au composé, et, pour compléter l '~toalogie, on doit en~eigoer ces deux facultés simultanément. On commence d'abord par le~ principes, on co u ti nue par des mot& et de~ phra<:>es. Le maître ne doit pas cesser de donner 3es conseils au tableau noir. Les élèves les plus avancés peuvent apprendre la ronde, la bàtarde at la gothique ; ils d•·esseront des tableaux, des comptes; on pourra même leur donner quelques principes de tenue de livres. Les phrases qui servent de modèles d'écriture doivent être courtes, renfermer un sens complet, facile à retenir. Ce seront le plus souvent des notions utiles, des précepte~ de conduite, de~ ma:;imes, des sentences morales concernant les devoirs des enfants. A. CifARRON.

Prudence de l'Instituteur La prudence est d'une haute nécessité pour la réussite d'un instituteur dans une commune, tant au point de vue du bien qu'il y est appelé à faire qn'à celui de son propre intérêt. Et les populations sont, avec raison, très exigeantes à l'égard de la conduite et des moindres actes de leur instituteur; tel défaut, telle faute passerait inaperçue ou serait sans conséquence pour un homme ordinaire. mais Il n'en est pas de même pour l'instituteu·r. Qu'il n'oublie pas qu'il doit servir d'exemple et que tout le monde a les yeux fixés snr sa pet·sonne. Il est donc nécessaire qu'il évite les fautes les plus légères et qu'il soit à l'abri dP. tout soupçon. Il ne saurait prendre trop de précautions pour atteindre à r.e but : je me propose d'indiquer quelques moyens propres à l'y conduire; un seus droit, beaucoup d~ donne volonté et la pratique de la vie, lui indiqueront le reste. Et d'abord, qu'il s'interdise les lieux publics et en général les réunions bruyantes, non que je suppose ~u'il s'y li"re à des excès ; mais enfin, perdre son temps et son argent, entraîner les autres à le faire par l'exemple, compromettre aux yeux de toute une population son honneur et sa réputation, s'exposer à des plaintes fondées, mépri-

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ser les conseils de ses supérieurs, n'est-ce donc rien? Que l'instituteur y réfléchisse, et ,il verra que bien des chagrin~ qu1 le tourmentent et qlll 1affl•gent sont la .> uite des fréquentatwns de ces heux dangereux. Il pourra facilement s'en éloigner s'il a à cœur de remplir exactement ses fon•;tions. car il n'aura pas de temps à pm·dre. Difficilement l'instttuteur peut se passer de toute relation. Mais. ~es relati~ns doivent en général se boruer aux nécessttes la v1e et ,de la bienséance. La prudence demande que lmst1tuteur s abstienne devant le public de ~oute cotwe•. de toute discussion politique, et surtout qu'li evlte avec so1n le commérage. 1.1 arrive dans maintes circonstances de la vie que l'iutelhgence la m1eux éclairé~ peut faillir; cela se pwduit surtout dans les afJa1res ou nous sommes dit·ectemeot intéressés. On est _mauvais juge dans sa propre cause, dit-on souvent avec ratson. C'est alors qu'on a bes0in d'un homme de bons conseils. L'institute~r, plus que tout autre, peut se trouver dans pareilles conJonctures. Qu'il s'attache dè 8 lo~s. à trouver, parmi ceux qui l'entourent, un homme qui mente sa confiance. Or, est-il quelqu'un plus digne de son estime et de son attachement, qui mérite plus sa confian 0 e que le curé ? Son instruction, son exrénence, son caractère. tout doit .contJ·ibuer à le. rapprocher de lui. Que l'instituteur ne craigne pas de lm confier ses peines et de lui demander d~s conseils : il sera assuré de re;;ter dans la voie du bien et de l'honnêteté. . L'inst~tuteur doit montrer nne grande prudence dans sa VIe pubhque, je veux dire dans sa classe. Que d'éducateurs mauquent de prudence dans les punitions et les ré?ompe~ses ! La p~e"?ière chose à observer ici, c'est d "être Impartial; car, s1 lon ne tra1te pas tous les élèves de ia même manière, l'on s'expose à des plaintes, à des mécontentements fâcheux. Que le maitre réfléchisse avant d'aoir a~n d'écarter de lui tout soupçon. Que surtout il oe pu~ msse pas dans un moment de colère et de surexcitation pou~ ~te .pas dépa~~er les limites _de la pr11rlence. Qu'il évit~ les epithetes grossteres et ne traita pas les enfants de sots,

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de crétins, ni de tant d'autres qualificatifs qui révèlent un mauvais cœur et un faible caractère! Mais la prudence n'est pas la partie la plus indispensable de l'œuvre de l't~ducation; il en existe une autre, de laquelle dépendent pour ainsi dire et le progt·ès et le .succès: c'est de l'éducation morale, c'est de la piété que je veux parler. Former le cœur des enfants, favoriser en eux le développement des bons penchants, leur donner l'habitude du bien, et en obtenir une conduite irréprochable, telle est la belle et noble lâche de l'instituteur. Mais comment s'en acquitterait-il s'il n'était pas honnête lui-même, si sa conduite et ses mœurs n'étaient pas à l'abri de tout rept;oche et de tout soupçon? comment trouverait-il au fond de son cœur l'onction de langage capable d'attirer les enfants, le$ paroles ardentes et persuasives qui eommandent la vertu ou la font admirer et chérir? Et l'exemple du maître, quel triste effet ne produirait-il pas s'il était mauvais? L'instituteur ne peut inculquer le véritable amour de la religion, si lui-même n'en est pas pour ainsi dire imprégné et convaincu. Il y a certains esprits forts qui prétendent enseigner la religion sans la pratiquer. J'admets très volontiers que l'on pmsse cacher pour quelque temps certaines convictions, mais n'y aura-t-il pas des moments où des combats se livreront en nous et nous troubleront? Et à qui recourir alors, si l'on ne veut él!wer les yeux pour implorer le secours de Celui qui sontient le faible et le relève quand il est tombé? Non, on ne peut jouer longtemps l'hypocrite : on se démasquera en enseignant des croyances qui ne sont pas les siennes. Et cependant, la loi veut que l'on enseigne· la religion ; que faire alors? Uu moyen de ne scandaliser· personne, c'est de se retirer de l'enseignement. J'ai voulu attirer l'attention sur la piété et la prudence de l'institu teur, pour faire roir combien ces vertus lui sont indispensables pour contenter les parents. En effet, ils confieront volontiers leurs enfaflts à un maitre qui fait son devoir, qui est pieux et sérieux, parce qu'il se rend digne de leur confiance, et élève chrétienuemen t ceux qui sont leur espoir et peut-être un jour leur soutien. S***

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Joies et peines de l'Institutrice La vocation d'institutrice réserve des peines bien amères, de cruelles déceptions à la jeune fille qui a. le cou~age de l'embrasser. Parfois malgré toutes les pemes .quelle se donne tous les sac;ifices qn'elle s'impose pour b1en élever les enfants qui lui sont confiés, on la critique, ses mtentions so nt méconnues, ses efforts ne sont pa8 secondés, l'autorité est indifférente, les parents so utiennent les _enfants et partant, ceux-ci sont rèfractaire~ à tous ses soms. L'institutrice sacrifie son temps, sa sante, son argent. pe~t­ être pour obtenir quelques succès, mais to.ut est mut1le, autour :d'elle on est indifférent. Chaq~e so~r, .elle se demande : Quels SUCCè~ ai-je obtenus aUJOUrd hm? et trop ·souvent la réponse est : Aur.uns. . . Quelquefois, sur des prétextes assez futiles, on lm li.ec!at·e nue guerre injuste; on l'épie jusque dans ~es m~mdr~s mouvements on s'i ngénie en quelque sorte a la deconsldérer. Parl~-t-elle avec tout le monde, on dit qu'elle .est légère, étourdie ; évite-t-elle la société, .on la trouve _fiere, grossière, pédante. En u~ ~ot, ses. actwns les plus mno~ centes sont en butte a d lllJUStes cntJques. Cherche-t·ell.e a se justifier, on se plaint ouvertement; reste-t-elle tran~mlle, se confie-t-elle en la justice du Président o~ du _Cure, ,on en conclut qu'elle est coupable. Enfin, il n est nen qu on n'invente pour la noircir aux. yeux de tout le mo~de. . Pauvre jeune fille! est-ce bien là le bonheur qu_ elle revait en quittant l'Ecole normale? Tout lui sou~1a1t alors, elle se voyait entourée d'enfants tous_ plus gentils_ les. uns que les autres, son imagination de Je,une .fille l~1 decou: vrait un avenir heureux; mamtenant lJlluswn. fa1t place a la sombre réalité, elle voit qu'elle s'est trompee. Que fera alors l'iustitutrice livrée à ell.e-l?eme, ~ans appui, sans protecteur? Si au .moins el.le etait ~upres d?. sa bonne mère, elle lui confiera1t ses pemes ; mats non, lmstitutrice est ordinairement éloignée de ses parents et ~ans le villaae elle ne doit pas avoir de relations, smon ·elle fait parler d'elle. Certes, ce n'est püurtant pas ,l.e m~­ ment de se décrmrager, cat· elle perdrait toute l energ1e


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dont elle a besoin, et avec le chagrin de se vo1r mécon:pue, elle aurait le remord3 de n'avoir pas fait son devoir. Qu'elle joigne donc la prière à une volonté ferme et tou~ jours elle triomphera ; c'est à la persévérance qu'est due la palme. A force de persévérance et de courage, elle disgi pera les préventions cbez les parents et vamcra la paresse chez les enfants. Plus la lutte est violente, plus la victoire sera glorieuse. Si la vocation d'institutrice renferme tant de déboir·es elle a aussi se& joies. Dans beaucoup de localités, mais particulièrement dans la montagne, les autorités, ainsi que les parents, font tout leur possible pour adoucir les peines inhérentes à l'enseignement. Tous lui font l'accueil le plus bienveillant, c'est à qui lui témoignera le plus de sympathie. Les enfants de leur côr.é sont obéissants,/ prévenants et cherchent par· tous les moyens à contenter leur chére Maitresse (c'est ainsi qu'ils l'appellent) : rien ne leur coûte qnand il s'agit de lui faire plaisir. L'institutrice s'attache à ses élèves, elle éprouve des joies st:mblables à celles d' une bonne mère; quelque soit le nombre de ses élèves. chacune d'elles lui est aussi chère que si elle était seule. Ayant en vue le bonheur de ~a petite famille, sa tendresse lui inspire toujours de nouveanx moyens de la rendre heureuse. Elle sait que, pour parvenir à ce but, elle doit d'abord les instruire de tous les devoirs qu'elles auront à remplir dans la fami lle et dans la société, et puis les WITiger de tous les défau ts qu'elle remarque ~hez elles. Les travaux les plus péni bles lui sont agréables. La légèreté de l'enfance, loin de la rebuter, de' vient enLre ses mains un élément de succès. Il ne faut pas cependant que ce guccès la rende orgueilleuse, elle ne doit pas attribuer à ses propres mérites ce qui n'est dû, peut-être, qu'à un heureux concours de circonstances. Lorsque tout semble sourire autour d'elle, qu'elle remercie la divine Providence et qu'elle cherche toujours de nouveaux moyens de se perfection 11er. Qui n'avance pas recule, dit Je proverbe. E lle s'instruira surtout par la lee-· ture de bons livres, et pal' la pr·éparation de toutes les leçons qu'elle doit donner. A. M.

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Réformes orthographiques de la langue française . . Qu'y a-t-il de plus bizarre, de plus disparate, drrat~je, que l'orthographe actuelle de la langue fr.ançatse : Ce n, est qu'u n fouillis, qu'un ramassr~ de. subtthtes, dans leque1. le plus fin écrivain, fût-tl academ t~ren, a souvent de la.peme à se reconnaître. M. Loms Havet, professeur .au col\ege, de France, écrivait l'an pas~é au Jour~al des Deb.ats: « Lorthographè gêne tout Je monde ; tl n y a pas un etre humam, iût-vce un correcteur d'imprimerie~ qm. en sa~ he toutes. les minuties de façon à. n'hdsiter jama1s. St les Deb~ts lança1ent , tre elle un monitoire et enregistraient les denonCiatiOns ~_;On ' . 1 d' t des Français de toute classe, quel matene accusa JOn formidable! . . . , . . On peut aller rechercher les causes de ces btzarrene~ dans les origines de notre langue, et dans les. vana.tton::. qu'a subies la prononciation des mots en pays lrançat~ . Au commencement de .:;on existence (IX-.Xlll ste~le) l'ort.hot'r:Lphe fran çaise était. principalement ph?netlque. ~est surtout du XIV• sie~le jusqu'à celui de Loms XIV qu elle subit Je plus de transformations malheureuses. Vuici ce que disait à ce sujet nn c·orrespondan.t du Démocrate: « Dès le XlV• siècle tout changea. Ebloms par le soleil de la Renaissar,ce q ni se lev at t sur l~ nmt de la scolastique, les littératenr3 et les érudtts .ouvnreot, sur la malheureuse langue française, toutes les .~cluses des Iangues mortes. Joinville et Froissart, au XIV• srecle; Phthppe de Commines et ses d is~i pies au XV· ; Despériers. Cléme~t, Marot, Rabelais Mootaiaue etc. etc., au XVI• siècle, noye~ent peu à peu i'ancienn~ écriture phonétique .dans un deluge de lettre' parasttes et de signes surérogatoire:>. . . Puis arnva le grand siècle, qm apposa sur cet tmbrogho géograpbique le sceau de la glorre et du génie, et t~ut fut accompli. Le siècle de Lo~is. XIV mlt .les scell~~ su~ l'ortbograpbe savante, l'Academie de R1cbel.reu en. p11t le~ clefs et la. Frauce s'inclina. Cette ortbodoxte grap ~rq ue fu t enfoncée si profondément dans la tête de la natwn, que les quatre révolutions de '1789, de i830, de t~48 . et de '1870 (Tlissèrent sur elle sans l'entamer. On demolit des

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autels, on brûla des trônes, on décapita des prinees, mais personne n'osa porter la main sur l'arche sainte de l'alphabet. >> . Cependant des écrivains et des hommes de ménte Iuttarent contre cette orthographe gréco-latine. Citons b Ramée Robert et. Henri Estienne, Bossuet et l'abbé Dangeau. Ce tt~ lutte ..contl?~a Jurant le XVIII• et XIX• siècle. Dans cette dermere perwde, nous remarquons Ambroise Firmin- Didot et Edouard Raoux, ancien professeur à Lausanne. r..:académie française finit aussi par comprendre l'absurdité de l orthographe et, en t 7 40, elle simplifia plus de 4000 mots. Quand recommen,:era-t-elle une aussi utile besogne? Esp~rons quP. ce sera bientôt, car nous perdGn s une bonne partie de notre existence à étudier des choses contraires au bo~ sens. Dans la septième édition du dictionuaire qu'elle p~epara et .qUL a paru en 1878, elle accomplit très pèu de reformes. St le3 quarante Immortels voyaient les peines que ~e donne.n~ les membre:3 du c?rps ~nsei~nant pour apprendre a le~Ir~ eleves _nos .c~lllotsenes d orthographe, je crois qu'ils remedteratent Immediatement à cet état de chose. Pourquoi éct·it-on .verrou avec un s, au pluriel, et genou a.vec un x? Ne sera1t-1l pas plus logique et surtout plus Simple de former le plunel de tous les noms terminés au singulier par ou en ous? Ex: un genou, des genous; un verrou, des verrous? Autrefois, l'on écrivait des lois et des clous avec un x. Puisqu' o~ a changé cet x . en s, pourquoi ne pourrai t-on pa~ le fatre pou1· le plunel des noms suivants: bijoux, callloux,. choux, genoux, hiboux, joujoux et poux. (A suzvre) M. MARCHAND, Instituteur.

Notes ~ur l'Histoire de l'Enseignement (Suite) Deputs les Guerres d'Italie jusqu'à Richelieu

Les guerres d'Italie répandirent en Europe le goû t deR arts. Aussi a-t- on appelé cette époque la Renaillsa nce. Elle coïncide avec la Réforrn~ re ligieusP, prêchée en A l lernagn~ par Martin Luthei·, (1483-1546) savant moine augustin né à Eisleben en Sax~, pro.f esseur de philosophie à Wittepbe•·g. En mêm~ tempt< nvait En France F rançois Rabe laiR, (t48:J-1.')53), mérlecin,

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né à Chiuon, célèbre romancier satirique, un des plus vifs, des plus originaux, des plus spirituels écrivain<> français, au style pittoresque et énergique, aux jugements souvent plein.s de haute raison, mais au langage licencieux, qui a écrit Gargantua et Pantagruel. Rabelais fut le contemporain de Michel de Montaigne, (1533-15921, célèbre phi losophe et moraliste françaiR, qui fut élevé avec un soin extrême par son père, qui lui apprit le latin, en le lui faisant parler dès l'enfance, comme on appreud le français aux autres enfauts, de sorte qu'il le parlait aisément à t'âge de six ans. Son père le fa isait. éveiller le matin au son des instruments de musique, étant dans cette persuasion que c'est gâtM le jugement aux enfants de les faire éveiller en sursaut. On lui apprit aussi le gt·ec par form e de d ivertissement. Il fut envoyé, à l'âge de six ans, au collège de BordPaux, où il eut pour maîtres N icolas G rouchy, Guillaume Guerente, Georges Buchanan et MarcAntoine Muret, quatre savants de pre mier or?re. Il a ~crit les Essais où se révèlent un graud talent d observatiOn, un esprit, ingénieux et profond, mais enclin au sc~ptici"me. L'année même de la mort de Montaigne, en 1592, naiss ait à Niwnitz en Moravie, le célèbre pédagogue Jean Amos Coméoius. '11 perdit tont jeu ne ses parents, qui étaient de la secte des frères de Bohême. Devenu r flct!'l ur de l'école de Prérau, il reçu1 , en 16l6, la consécration e0clésiastique, ~t fut nommé en 1618, pasteur de Fulneck. Il ne se borna pomt à ses fon~tions religieuses, il se fit instituteur et publia des liVl'es scolaires. En 1621, les Espagnols s'emparèrent de Fu lneck et furent la cause de la pe r te des manuscrits de Comén ius. En 1624, l'empereur d' âllemagne chassa de ses Etats tous les prédicateurs évangélique:;. Comé~ius dut alors se réfugie r en Bohême, ch!>Z le barou Sadowskt de Slaupna, où il s'occupa d'éducation. Trois ans plus tard, les prot~stants , d P nouvea u persécutés, furent obligés de qu itter les E tats autrichiens. Coménius alors se retira à Lissa, en Pologne, où il enseigna le latin et publia, en 1631, l'ouvrage intitulé Janua linguarum reseraf:a. Les Et~ts-Génér~ux de ~uède de~andèrent à Coménius de bien voulo11· vemr reorgamser les ecoles de cH pays; il préféra aller en Angleterre, d'où il avait. reçu Je même appel; mais des troubles y survinrent et ), dectdèrent à se rendre en Suède, où il du t rédige r plusieurs livres d'éducation. C est pourquoi il vint se fixer à E lbiag, en Prusse, où il r~sla pendant quatre ans, au bout d esqu~ls ses ouvrages furent approuvés et livrés à l' impression. En 1648, il retourna ~ Lissa rlont les habitants le nommèrent évêquA. Deux ans .après, sur l'invitatiOn du prince Ragazki, il vint en Hongrie


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et eo Tr_ans~lvanie, où il dirigea l'école de Paska et publia son Orbts ptctus (le Monde en figu~es), onvrage pédagogique encore aime des enfants de no~ jours. R9venu à Lissa en 1654:, il y vit, encore unt~ fois, deux ans plus tard, sa biblio· thèque eL se~ maou~crits brûlés par les Polonais . Il mourut à Amsterdam, en 1671. ALFRED CHARRON. (A suivre.} aucieo Professeu!'.

passait-il? 2) Quelle était l~ situation du pays? 3) Q?i _ét~it . alors che~ nous le seigneur le plus p~ssant? 4;) C?mment se fatsait-il_I emarquer · 5) Un jour, qui rencontra-t-il, et que fit~il? 6) De quel choix Rodolphe de Habsbourg fut-il l'objet? 7) Q?-e fit-il lor~ de son couronne~ent? 8) Que fit-il ensuite avec l'aide de plusieUl's chevaliers ? 9) Q?-e fit un electeur, et comment Rodolphe agit-il à son égard? _10) Que devmt Rodolphe par cette victoire? 11) Envers qui se montra-t-il ~e plus fav_orable? 12) ~u.e fit-il en faveiD· des villes ? 13) Que purent fau·e les trois cantons .PI'lllllti.fs? 14) Mais quel changement s:opér~ ~ans s_on c~ractère, et de.s lor~ à quoi travailla-t-il? 15) Que devrnt ~rnsi l.a situatiOn <les ~ aldstatt?n t 16) Vers la fin de ses joUl·s, qu' aura1t désrré Rodolphe, mais que filent

Questionnaire d'histoire de la Suisse § 11.

1) Que firent des missionnaires sous la domination romaine? 2) ~uels fUl·ent ces missionnaires, et quelles contrées évangélisèrent-ils. 3) Quel missionnaire parut vers l'an 500, et que construisit-il ? 4) La Suisse, tm siècle plus tard, qui vit-elle encore arriver? 5) Quel autre missionnaire parut en 835 ~' 6) Qu' arriva-t-il encore dans les dernières années du X• siècle? 7) Quelle fut l'utilité de ces fon<lations? 8) A quoi servirent les cloîtres? 9) Qu' était autrefois le couvent de St-Gall? 10) Sous le régime féodal, quel exemple donnèrent les abbés des monastères ? 11) Que vit-on s'élever autoUl' des couvents, et de quels avantages jouissait-on? 12) Quelles localités prirent ainsi naissance? § 12. - 1) L'an 800, qui rég'Ilait SUl' les Francs ? 2) Que fut Charlemagne? 3) Où s'étendait sa domination. 4) Quels peuples soUlnit-il, et où porta-t-il ensuite ses armes ? 5) Que durent faire nos ancêtres dans ces circonstances ? 6) Que fit le Pape à l'égard de Charlemagne? 7) Comme souverain et administrateur, que fit Charlemagne? 8) Que faisait-il deux fois par an? 9) Qui surveillait les provinces? 10) Que fit Charlemagne pour l'agrictùture ( 11) Mais à quoi veilla-t-il surtout, et que dut-on faire dans les paroisses, les évêchés et les monastères? § 13.- 1) Quand mourut Charles le Gros, et qu' arriva-t-il à sa mort? 2) ~ue devi.ment l'Helvétie orientale et l'Helvétie occidentale ? 3) Qui fut son premier roi, et où celui-ci se fit-il couronner~ 4) Quelle cession fitil? 5) Son fils, qui épousa-t-il, et quels furent leM avantages de cette alliance ? 6) Après la mort de son époux, que fit la reine Berthe ? 7) Quelles qualités éminentes possédait cette princesse ? Que faisait-elle encore ? 9) A. quel travail même s'occupait-elle, et quel adage naquit de là? 10) Quels ennemis son fils Com ad eut -il à combat tre ? 11) Comment s'en débarrassa-t-il ? 12) Quand il les vit épuisés, que fit-il? 13) Que fit alors Berthe? 14) De quoi couvrit-elle en~uite la Bourgogne t 15) Où et quand mourut-elle ? 16) Qui fut le dernier roi de Bourgogne ? 17) Quel était le caractère de ce prince, et que fit-il ? 18) Ensuite de ce morcellement, que firent les seigneurs? 19) Que fit alors Rodolphe? 20) Que devint ainsi la BoiD·gogne, et en quelle année? 21) Vers ce temps, que deviment plusieurs villes ? § 14. - 1) Par qui les empereurs allemands firent-ils administrer la Bourgogne ? 2) Que reçut de l'em]>ereur, le chef de la famille de Zahringen, et en quelle année? 3) Trente ans apr ès, que fit Frédéric Barberousse ? 4) Que fu·ent les évêques et les Haut -Valaisans? 5) Que dut faire Berthold? 6) Qu' obtinrent les Valaisans et à. la suite des quel évènement? 7) Quelle fut l'administration des Zahringen ? 8) Quelle mémoire laissèrent-ils? 9) Quelles villes fondèrent-ils? 10) Que devilll'ent la maison des Zahringen et ses possessions ? § 15. - 1) Apr ès les Zahringen, qui dominait chez nous, et que se -

les électeurs ?

DEUXIÈ1t1E p A.RTIE

La Confédération suisse d epuis sa fondation jusqu'aux guerres de Bourgogne (1291-1474) . ~ 16. - 1) En quelle année moUl·~t Rodolphe de . Habsbourg? 2) Quelle impression produisit, sur les trois cantons forestlers, la mort de Rodolphe ? 3) Que firent-ils peu après cet évènement? 4) Quel. no~ leur valut cette alliance? 5) Qui les princes électeurs appelè~·ent-ils a l'empire et quelles furent les conséquences de cette électiOn? 6) Quand A.lb~rt devint-il empereUl·, et en cette qualit_é que fit-il d'abord? 7) A quoi visait son ambition? 8) 1\!ais dans les villes . et lea _caml?a~nes que voulait-on? 9) L'arnoUl· de l'indépendance et de la liberté. ou était-il le plus vif? 10) Que fu·ent-ils lorsqu'ils connm·ent l~ dess~rn d'Albert? 1_1) Quelle fut la réponse de l'emperem·, et que fit-il en_smte ? 12~ Que plomit-il et que répondiJ·ent les montagnards ? 13) A.pres cette repo_nse, que fu·ent' les cantons forestiers? (A stnvt·e.)

PARTIE PRATIQU E CALCU L ÉCRIT 38. 4. Le chiffre des habitants d'.une com~u~e _est ~escendu de 2906 à 2542. De combien ce chiffre a-t-il dmnnué ? . . 3. A. et B ont acheté en commun 42 qui.J?.taux métriques de forn à fr. 7 le quintal. A en r etient 2845 _kllogra~es, B prend le reste. Combien chacun d'eux aura-t-Il à payer ? 2. Un terrain à bâtir de 45 m de long et.24mde larges'estve~du fr. 13,500. Combien coùterait - le pnx du m2 étant le meme - un terrain de 32 m de long et 23 m de large t 1. J'avais contracté auprès de la Caisse hypothécaire un emprunt de fr. 2160 au taux de 41/ 20fo. Lors du remboUl'sement ~a somme à p~yer se montait capital et intérêts, à fr. 2207. 2:>. ' lle e. té pre•t.ee.? Pendant combien de joUl's 'cette somme ma-t-e (L'année à 360 jours.) M 4 Un particulierlaisse à sa mort une fortune de fr. 9135. ll légue · · par testament fr. 850 au fonds des pauvres et au fonds d'éeole fr. 750. Que reste-t-il a.u~ h~ritiers ~ , . 3. Dans un hospice, l'entret1en Journalier dune personne re~ent à. 85 cts. Quelle somme aUl·a donc à payer lm malade qUl Y a . passé une année et 298 jours? 2. Une propriét é de 3 hectares 22 ares est vendue au pnx de


76 fr. 95 l'are. L'acheteur s 'engage à payer l'intérêt au taux de 40f0. Quelle somme aura-t-il à payer annuellement? 1. Un ferblantier "l"eut faire un réservoir à huile d'une contenance de 210 litres, long de 871/ 2 cm et large de 50 cm. Quelle hauteur devra-t-il donner à ce réservoir ? 85. 4. Sur une créance de fr. 426. 50 je ne reçois que fr. 268. A combien se monte ma perte? 3. Deux tonneaux de vin, d'tme contenance totale de 9 hectolitres me coûtent, tous fi·ais compris, fr. 508. 50. A combien me revient l'hectolitre? 2. Un berger a du foin en suffisance pour nom·rir pendant 31/ 2 mois ses 270 moutons. Combien peut-il garder cle ses moutons pom· que la même quantité de foin suffise pendant 41/2 mois ? 1. J 'ai à payer l'intérêt de fr. 25,258 à 33/ 4 % du 5 mars au 17 septembre de la même année. Est-il égal pour moi de compter le mois à 30 jom·s, ou de compter exactement le nombre des jom-s de chaque mois? Si non, quelle est la différence? 86. 4. Une ménagère a payé à la fiu d'un mois: fr. 21. 90 au laitier, fr. 18. 65 au boulanger, fi·. 31. 70 au boucher. Combien en tout? 3. Un marchand de chevaux a acheté pom· fr. 246 de paille, le kilogramme à 8 cts.; donc combien de kilogrammes 1 2. Un fromager aurait pu vendre 141/ 2 q de fi·omage à fi•. 130 le q. Le printemps suivant, quand le fromage a déjà perdu 20% de son poids, ille cède à raison de fi·. 150 le q. Quelle perte le fromager subit-il ainsi ? 1. Sur le plan d'un quartier de notre ville, le côté d'une place carrée mesure 171/2 cm. Quelle est la grandeur réelle de cette place, sachant que sur le plan toutes les lignes sont t•éduites au 1/, 00 de lem· longuem· réelle? 87. 4. Le Faulhorn a une hauteur de 2683 m, le Finsteraarhorn de 4275 m; de combien celui-ci dêpasse-t-il celui-là? 3. Un paysan apporte chaque jour à la fromagerie 48 litres de lait, le litre à 12 cts. Quelle somme am·a-t-on à lui payer pour le lait qu'il a livré pendant une année? 2. Quel est l'intérêt de fr. 18,745.80 pendant 8 mois à 33j4 •J0 ? 1. Un artisan a emprunté au taux de 5 OJ0 une certaine somme pour laquelle il doit payer au bout de 3 mois un intérêt de fr. 10. 80. Quelle est cette somme? (Extrait des Eléments d'At·ithmétiqtœ, 2m• édition.)

Cours de dictées Nos lecteurs verront sans doute av~;~c plaisir la publication dans l'Ecole primaire d'un cours graduel de dictées, que nous nous pt•oposoos de donner ensu ite en volume : I Les élèves recopieront la dictée, en mettant, à part, daus une première colonne, les noms masculins, et dana uue seconde les noms féminins. Ils répondront ensuite aux questions qui suivent la dictée, et que le maltre leur dictera.

Dieu a fait de rien le ciel et la terre. C'est lui qui a fait

77 le soleil et 1~ lune, la terre et l'eau, la lumière et l'air. Cet écolier a perdu son livre, son cahier, sa plume, son crayon et Ra règle. Sa négligence a déplu à son père et à sa mère. Le vent souffle, la pluie tombe, le poisson nage et l'oiseau vole. Le soleil est lumineux, mais la lune es t opaque. La terre est solide, l'eau est liquide et l'air est fluide. L'angb est un pur asprit. L'hom me est composé d'un corps et d'une âme. Le temps passe, mais l'éternité est sans fin. La lumière éclaire, le feu réchauff~, l'eau désaltère et le pain nourrit. QUESTIONS. - De quelle utilité est le soleil? Le soleil éclaire et réchauffe la nature et fait la principale beauté de l'univers. 2 .... la lune ? La lun e tempère l'obscurité de la nuit et embellit le ciel. - 3 . ... l'eau? L'eau désaltère, rafralchit, conserve la propreté, humecte la terre et la rend fertile, et sert de force pour mettre en mouvement lts usines et pour transporter les vaisseaux, les bateaux, les radeaux, etc.

II

Les élèves recopieront la dictée, en mettant, à part, dans une première colonne les noms au singulier, et dans une seconde, ces mêmes noms a~ plur~el. Ils répondront aux questions. Joseph dira la vérité. Adam a été le premier ho~me. Noé

a été sauvé du délugfl. La neige tombe en ht'9'er, ma1s le vent doux du printemps la fait foudre. L'arbre est le pl~s bel ornement de nos jardins. La nature déroule ses merveilles à nos regards. C'est Dit'lu qui nous donne les fleurs et les frmts, les herbes et les arbres. En classe, on apprend les prières, la lecture, l'écriture et le calcul. Dans un livre, il y des feuillets, des pages, des lignes, des mots et des lettres. QUESTIONS. - 1. Par quel moyen Noé fut-il sauvé du dél?ge 1 C'est par le moyen de l'arche. - Qu'était-ce que l'arche? C'était un grand vaisseau ayant la forme d'un coffre. - 2. Que~lea sont .les parties de l'arbre? Les parties de l'arbre sont lea racmes, la bge, les branches, les rameaux, les feuilles, les fleurs, les fruits. - Où croissent les racines? Les racines croiaseut dans la tE:rre. - 3. Quelle est la règle générale de la formation du pluriel dans les noms? Pourquoi donc faut-il un s à Jm·dins?

III Recopier la dictée et faire comme au n• 2.

C'est par la fenêtre que la lumière péoè!re dans les chambres. Dans les salles de classes, il y a des tables et des bancs. Sur les tables, il y a des livres, des cahiers, des plumes, des crayons, des règles et des encriers pour le service des élèves. Noé avait trois fils: Sem, Cham et Japhet. Le boo fils respecte ses parents . On doit vénérer le corps des martrrs. C'est .sur la croix que Jésus-Christ est mort. Le souveram mal, c est le péché. Cet enfant a des maux de tê te. Le général commande


79 J'armée. L'am;ral commande la flot te. Avez-vous vu les généraux et les amiraux ae J'armée. Ce noyer est chargé de noix. La noix est un fruit à coque. · QUESTIONS. - 1. Qu'entend-on par h0monymes? On Entend par homonymes des mots qui ont à peu près la même prononciation, mais différent de sens et d'orthographe. - Quel est l'homonymE> de martyr? L 'homonyme dl' martyr, c'est martyre. - Qu'est-ce qu'un martyr? Un martyr c'est celui qm verse !lon sang pour confesser sa fo i en J .-C. - Qu'eat-ce que le martyre? Lf' martyre, c'est la mort endurée pour J.-C. - 2. Comment forme-t-on le pluriel des noms terminés au singulier par s, x ou z ? et de ceux terminés en al7

et ses talents. Après la b atai lle, il faut. agrandir les bôpitaux. QUES~IONS . - 1. Qu'est-ce que le travail? Le travail est l'exerctce de ses tacultés. - 2 Comment fait au pluriel le mot travail? Pourquoi? - Quelles sont les quatre saisons de l'annt'le? LH printemps, l'été l'automne et l'hiver. - 3. Qu'est-ce que le renne? Le renne est ~n animal des régions du nord et qui tient lieu aux habitants de ces pays du cheval, du bœuf, de la vache, ~tc. - Quels sont les homonymes du mot renne? Les homonymes du mot ?'enne sont rm:ne, rezne, ?'êne, Rennes. - Donnez la définition de ces mots.

(A suivre.)

Sujets donnés aux derniers examens de recrues

IV Même exereice qu'au n• 2.

Co:n1posi"tio:n..

L'agneau est l'emblême de la douceur. Qu'il est agréable de voir les agneaux bondir sut· l'het>bette! Craignez la passion du jeu. L'enfance aime les jeux. En consifiérant la terre à sa surface, j 'y vois des villes, de~ boargs, des villages et des hameaux, des montagnes et des collines, des plaines et des vallées, des r outes et des canaux, des fleuves, des rivières et des ruisseaux. On fa1t ordinairemeut trois repas par jom·: le déjeûner est le repas le plus léger. Le repos de la nuit est de sept heures ordinairement. I l y a souvent drs nids sur les arbrisseaux de'! jardins. Ce marchand vend des ciseaux et des couteaux. C'est avec des gluaux que ces enfants ont pris des oiseaux. QUESTIONS. - 1. Quelle différence y a-t-il ent re un bourg, un village et u n hameau? Le hameau est plus petit que Je village et n'a point de marché, tand is qu e le bourg- en a un. - 2. Qu'est-ca qu'une montagne? Une montagne est u ne grande élévation de terre de p lus de 300 mètres de h autem. - 3. Qu'est-ce qu' une colline? Une colline est une élévation de terre de moins dEl 300 mètres de hauteu r. - 4. ComUlent s'écnt le nom arbris;,eau au smgulier? Pourquoi y ajout e- t-on un x au pluriel et non une s? Qu'e!!t-ce qu'un gluau? C'est u ne petite branche enduite de glu, qu'on emploie pour prendre d~s oiseaux.

v

Même exercice qu'au n• 2.

Le travail est le gardien de la vertu. Cet homme se livre aux travaux de la campagne. Le printemps nous ramène les fauvettes, les pinsous, les mel'lea, les geais fit les grives. Le renard mange des œufs, des fruits et surtout des raisins, il se rabat sur tes rats, les mulots, les serpen ts, les lézards, les crapauds. C'est pour le service de l'homme que Dieu a fait les chevaux, les bœufs, les mulets, les anes, les chats, les vaches, les chameaux. les rennes. C'est au service de la vérité et de la vertu que l'homme doit mettre ses lumières

1 . Un accident.

2. 3. 4. 5. 6.

Quel combustible employons-Ilou"? Le factt>ur. Le tabac. Un enterrement (d~scription). Annoncez aux parents d'un camarade d'atelier que celui-ci est tombé malade. . 7. Agréments de l'hiver. 8. Le lait, son utilité, produits qu'on en tlfe. 9. Mesures de précaution à prendre pendant un orage. . 10. Demande de secours à un oncle riche afin de pouvou· achevPr u n apprentissage. . 11. La vie à !a ville (à la campagne) et ses agrements. 12. Les avantages du travail . . 13. L ett re de remercimént à une personne qm vous a rendu servtce. -14. La pluie. 15. Les avantages d'une bonne instruction. 16. Les routes l'l les chemins de fer. 17. Un domestique demande à son maitre une prolongation de congé. 18. Un JOur de foin~. 19. Une- promenade scolaire (Rouvenir). 20. La neige, est-elle . utile ou nuisibltJ? 21. Travaux· du campagnard pendant l'hiver. 22. Mes dernières années d'école. 23. Le sel, comment l'obtient-on et à qu oi sert-il? 24. Décrivez à nn de vos amis la localit é que vous habitez et la contrée qui l'enviro nne. 25. Demandez à un maitre d 'état, à u n patron de vous permettre d'entrtlr à son service. 26. Quell~>s sont les occupations principales de votre contrée ? Donnez qu elques détailR à C" sujet.

Y.&Bli~~ÉS L'ANGE GARDIEN Pour veiller su r moi, Dieu vous a chotsi. Penché sur mon


80 berceau, et me couvrant de vos ailes, déjà vous m'avez souri Et. vous sachant si près, je dormais sans frayeur car tcut petit or. m'apprE~nait à dire: ' Veillez sur moi, veillez toujours ' Mon ange gardien. ~t depuis, jour. et nuit, sans cesse à mon côté, invisible mals pre::~ent, tOUJOurs .~ous av~z. marché. Vous guidiez mes pas. Sous votre re6ard J avançaiS.Joyeux. car vers vous élevant mes pensées, soir et matin je vous disais: Veillez sur moi, veillez toujour~, Mon ange gardien. J'ai grandi en stature, et pensant être devenu homme en insensé que j'étais, il m'est arrivé pins d'uoR fois de lâ~her votre main. Mais prêt à t.ombe1· et voyant ma faiblesse saisi de rdpentir tout bas je murmurais: ' Veillez sur moi, veillez toujours, Mon ange gardien. Et l or~~ue plus tard, dans la fougue de la jeunesse, enivré par les JOI:;s. troublantes des plaisirs pa~sagers. confiant dans ma force, J a1., v.oult~ ~arch Ar seul .... Oh 1 alors qu'il était loin le temps où J a1ma1s a vous dire: Veillez sur moi, vei liez toujours. Mon ange gardien. Mais pendant que je vous oubliais, vous étiez encore près de moi, et votre œil attristé me suivait pas à pas, dans l'attente du jour où trompé et désabusé revenant à vous, je devais me reprendre à dire : ' Veillez sur moi, veillez toujours, Mon ange gardien. Ma jeunesse et la vigueur de mon âge mlir se sont enfuies comme un songe au matin, pour ne plus revenir. Autour de moi j'ai vu disparaître, emportés par le même courant, cheveux blancs et têtes blondes..... Et je suis seul. V aillez sur moi, veillez toujours, Mon ange gardien. ~t maintenant,que, près de quitter la terre, je vois la route déJà parcourue s effacer dans un lointain brumeux - là-bas s'ouvre la sombre vallée que tout mortel doit fra~chir. Oh, soutenez ma foi dans ce lugubre passage.... Veillez sur moi, veillez encore, Mon ange gardien. Dédié à l'Ecole primaire par MARio***

Les débiteurs de fournitures classiques, qui ne pourraient eff~? ctuer le paiemect de celles-ci jusqu'à la mifévrieJ· avec l'abonnemo>ot de l'Ecole primaire, sont priés d'en prévenir le Secrétariat, en indiquant l'époque à laquelle ils comptent s'acquitter .:~t le mode de paiement. Au sujet des frais de poste, nous croyon!! à propos de conseiller aux personnAs qni ne doiv11nt pas plus de frs 20, d'attendre quA réclamation leur soit adressée par voie de rambours. C'est aussi économique que l'envoi de la valeur par mandat postal. Il n'y a que pour les sommes supérieures à 20 fr. q•1e ce dernier mode d'expédition est plus économique.

L'homme d'affaires. - Nous recevons la Table des matières de ce journal , année 1890. Telle qu'elle est. d1·essée, cette Labie nous parait suffisamment instructive et de nature à attirer l'attention de tous nos hommes de loi sur cette feuille. Outre la première partie, relevant les articles de fonds sur les sujets de discussion à l'ordre du jour dans notre pays, sujets généralement exposés d'une façon claire f.'t précise, la deuxième partie est 1·éservée aux Résumés d'Arrêts appelés à préciser tel point de jurisprudence, à expliquer tel texte de nos lois soit fédérales soit cantonales. Nous remarquons tout parliculièrflment, sous la rubrique: Etranger, une série de résumés d'arrêts des diverses Cours françaises qui intéressent la jurisprudence de bon nombre de nos cantons suisses. Nous notons ce fait, car l'Homme d'affaires est, à notre connaiPsance, le seul journal suisse qui complète ses renseignements par des informations cherchées hors de chez nous. Chez Attinger f1·ères à Neuchâtel, un an : 6 francs. Numéros spécimens à disposition. ENCRE noire excellente. ENCRE violette. POUDRE pour encre violette. HECTOGRAPHE complet, avec encre, 5 fr. MASSE bectographique, à 2 fr. 50 le kg.

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