9 petits tableaux juxtaposés, t·o rmant un gran« tao1eau d'un bel effet, avec de petits textes simples et précis.
Variétés - Le Jura vaudois pllblie l'appel suivant qui ef'lt le travail d'une jeune fille de 14 ans et peut 1'\el:vir de d iclée.. METTEZ DU PAIN SUR VOS FENETRES 1 Mettez du pain sur vos fenêtres, par reconnaissance envers les petits oiseaux qui, pendant l' été, détmisent beaucoup de vermine. Mettez du pain su r vos fenêtres, par charité, car ceux qui viennent asséner des coups de bec su r les carreaux des fenêtres, vous demandent seulement quelques miettes de pain. Alors, pou1· remerciement, vous entendrez les oiseaux chanter votre inépuisable charité. Mettez du pain sur vos fenêtres. par hospitalité pour ces p~>lits êtres qui par leurf'l chants ~gaient la nature en été, mais qui, l'hiver, viennen t d'un air tris te, vous demander un abri sur vos fenêtres. Rappelez-vous ces paroles : « La confiance fait naître la bienveillance et la bienveillance appelle l'amitié • · Mettez du pain sur vos fenêtres, par pitié, car que feriAz-vous ~que deviendriez-vous~ si, corume ces oiseaux vous éti~>z obligés d'aller de porte en porte demander la charité et que l'on vous repousRât •· Faites aux autres ce que voûs voudriPZ qu i vous füt fait •. Mettez du pain sur vos feoêtrel'., parce que Dieu l'ordonne. Vous ne ferf'z pas seu!ement du b ien à votre prochain mais à toutes les créatures, sans oublie r les oiseaux •. ALICE M.
IX"'" ANNEE
1 0 Janvier 1 ~
l'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît chaque quinzaine de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de' 16 pages. Prix d'abonnement pour la Suisse, 2 Cr. 50. Union postale 3 Cr. ~nnonees, p1"Ï:L 20 cent, la ligne ou son espace. T_out ouvrage dont l'Ecol e primai r e recevra deux exemplaires aura droll à une annonce ou à un compte -rendu, s'il y a lieu.
SOMMAIRE :
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- - - - - -- Uictionuaire~ LnroutiiMe illuMtrélli.
Nous appelons l'attention spéciale de nos lecteurs sur les prospectus y relatifs joints à notre N•• d'aujourd'hui. Comme ils le verront, nous accordons sur le prix indiqué le 10 °)o et 13'"" pour ceux qui demanderaient la douzaine. Le port reste à la charge des destinataires.
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Avis. enfants. -
Education chrétienne. -
Le luxe chez les
Les écoles maternelles. -
Les bibliothèques
et les musées scolaires. - De l'application de la méthode intuitive aux diverses matières de l'instruction primaire. -
Partie pratique (Calcul oral et Calcul écrit, suite.) -
Va-
riétés (La Péquignotte).
-C'a.p pzo&e de Ca. '110Wl.)e-CCe CI-1'H~ée 110H.> ZCC011'tffi.CI-11d011-.)
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Cartes de visite .>1 ~-z-
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en typographie soignée f,z.i.,tvC o 1~ ·fa.nra. i.> ic e • ~ ,l; oîtc.> é-Céqcwtc_, aux pvit.x:.
Kleindienst & Schmid, ;mprimerie à Sion.
Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.
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Avis au personnel enseignant. E• attendant le médecin. La rédaction de ce Tableau, faite sous les auspices d' un membre de la Commission médicale suisse, est très claire et précise. Il a donc sa place marquée dans toutes le.:> familles auxquelles il évitera souvent des fr·ais de docteur, et permettra de prévenir des malheurs irréparables dns au manque de soins appropriés. Son prix minime 1~ met du reste à la portée de tou tes les bourses. Ajoutons que le tableau est soigneusement imprimé en rouge et noir sur beau carton bristol, et muni de ~ baguettes et d'un anneau pour suspentire. Le Département de l'Instruction publique du Valais a décidé que ce tableau ~era envoyé gratuitement, aux frais de l'Etat, à toutes les école.s du t.:anton, pour lesquelles il sera tout à la fois un o:-nement et un objet utile. Nou:; engageons vivement le personnel enseignant à permettre ou plutôt à conseiller aux parents de voir ce tableau, à un moment pat· lui déterminé. Ceux qui désireraient se le procurer, pourraient le recevoir par son intermédiaire avec rabais du 25°/0 , soit à 75 c. port compris (t fr. en librairie). Le moyen le plus pratique et le plus économique pour chacun de posséder ee tableau serait donc d'y sou 3ct·ire par la même voie. Il en serait ensuite envoyé le nombre voulu. Quant au personnel en:;eignant, qui aurait la peine de recueillir les souscriptions, de distribuer les tableaux, qui devront être payés en souscrivant, de nous envoyer ensui te la valeur due, l'éditeur leur accorderait, pour leur peine 5 cent. par ex. de manière qu'il nous en tiendrait compte à raison de 70 c. par exemplaire. Les souscriptions au tableau seront reçues jusqu'à fin janvier courant aux conditions ci-dessus. P.-S. Le tableau dont il est. fai t mention ci-haut , doit se trouver à cette beure dans les écoles auxquelles il a été expédié ces jours deroiers. Il n'a toutefois pas été envoyé pour les écolea élémentaires. Le personnel enseignant l'aura saos doute déjà suspendu :lans les sallet~, et ne manquera paR de faire profiter la jeunesse des excellents conseils que donne le tableau.
Personnel e n seign ant - Le tableau du per~onnel enseignant valaisan joint au dernier N• contient l'une ou l'autrA erreur légère ou omi!'lsion. A Vex, il y a li~u de lire Adr. Pitteloud At non Gauthier, à Martigny-Bourg manque la m('ntion de l'école particulière de M11• Jos. Cretton, qui est toujours si bien dirigée et
N 5
SION. 10 Janvier
1889-90
L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA
SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION Nous prions nos souscripteurs, dont l'abonnement pour 1889/90 n'est pas encore réglé, de vouloir bien réserver un accueil favorable à la carte de remboursement qui leur sera adressée dans le courant de ce mois. Pot!r ceux qui devraient en outre des fournitures scolaires, on profitera de la même occasion pour s'en couvrir.
. No.~s. a~~ons à ~roi~e que les personnes qui ont reçu JUsqu 1c1 1Ecole pnmazre, sans en refuser les livraisons antérieures, ont par le fait même pris un abonnement car il ~st admis aujourd'hui dans la presse qua l'on ac~epte tacttement une publication que l'on ne renvoie point. 11 n'est donc pas convenable, par ex, d'attendre la carte de rembours avant de se décider à refuser, car, outre que le procédé lui-même est d'une honnêteté discutable, il a encore cet inconvénient d'avoir occasionné jusqu'à ce moment des frais absolument inutiles. Nous profiterons de cette occasion pour exprimer tout à la fois un sentiment de reconnaissance et un regret. Notre gratitude s'adresse en particulier à uos collaborateurs étrangers, jurassiens et Yalaisans, qui envoient avec tant d'assid~ité des lravaux à l'Ecole primaire. En les remerciant .P~ ur leur dé_voûmeut et le~rs sympathies, nous sommes pemes de devo1r constater d autre part qu'il se trouve encore une dizaine d'institutem·s et d'institutrices du Valais, qui envisagent comme un luxe la réception de l'E~ole . Pr~m~ire. . S~ns doute, ce nombre n'est pas élevé, mais, s1 redmt SOlt-Il, Il est encore trop considérable. Car qu'on ne l'oublie point, t.:ette publication a été fondèe dan~ l'intérêt et pour l'usage tout spécial du personnel enseignant valaisan_. C'est ~one à celui-ci en premier lieu qu'inc~mbe .le devoir de lm prêter au moins l'appui mlltériel necessaire pour en assurer l'existence. Déjà, nous devons le faire remarquer ici, si cette revue peut marehet·
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dans les conditions actuelles, c'est grâce au chiffre des abonnés qu'elle a recrutés hors du Valais et qu'elle a pu conserver. En voyant que l'organe de la Société -valaisanne d'Education est ooutenu à divers titres par ~des hommes d'école étt·angers à notre Canton, le persounel enseignant du Valais tout entier devrait avoit· à cœur de faire preuve d'un désintéressement et d'un patriotisme au moins égal. Nous pensons qu'il aura suffi de constater une fois ce qui précède et de le regretter, pout· que nous n'ayons pas à y revenir de nouveau ~ P. P.
ÉDUCATION CHRÉTIENNE. La semence et le fruit se touchent de si près, qu'on n'en a jamais vu une mauvaise porter de bons fruits ; tandis qu'une bonne semence peut encore dégénérer, même se gâter, ne donner qu'une mauvaise récolte, si différentes circonstances l'empêchent de germer, de se développer et d'arriver à maturité. L'enfance et la jeunesse sont pour l'homme le temps des semailles. C'est à cet âge, que les parents et les maîtres chrétiens jettent la précieuse semence dans le cœur des enfants. Il est vrai, de mauvais penchants, de pernicieux exemples, des passions perverses peuvent étouffer la meilleure semence, anéantit· les plus légitimes espérances et conduire le jeune homme à un triste naufrage moral. Mais quel espoir peut-on fonder sur l'avenir d'un jeune homme qui, soit dans sa famille, soit à l'école qu'il fréquente, a malheureusement déjà sous les yeux, le mauvais exemple, enteud les principes les pl11s subversifs propres à l'ébranler dans sa foi et dans ses mœurs? Si déjà la semence jetée dans le cœur est mauvaise, quel fruit peut-on s'en promettre dans la suite ? De là, la lourde responsabilité assumée par la famille et l'école chargées toutes cieux de l'éducation des enfants. Voulez-vous un peuple croyant, foncièrement chrétien, profondément catholique dans ses croyances et ses mœurs? Constituez des familles dont pères et mères vivent dans la même foi, obéissent à la même loi, pratiquent la même religion ; établissez de plus des écoles dont les maîtres, soient, eux aussi, catholiques dans leurs croyances, dans
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leur en.seignement comme dans leurs pratiques journalières ; des maltres dont les efforts aboutissent au même but que ceux des parents, c'est-à-dire, à l'éducation chrétienne et t'eligieuse. C'est pourquoi le grand pape Léon XIII dit da_ns une ~~ ses célèbt·es encycliques au'x évêques a:néri· cams : « L ecole est le champ de bataille sur lequel se dé· cid era le sort de la société, savoir, si elle conservera ou non son caractère catholique ». Il suffit, en effet, qu'un Etat néglige ses écoles et les abandonne à des maîtres impies, et la triste conséquence pour le pe~ple set·a bientôt l'abandon du christianisme. De sorte qu on ,peut affirmer que l'éducation de la jeunesse, selon qu elle sera bonne ou mauvaise entraînera apr~s elle la vi~ ou la mort. Voilà la situation~ C'est pour· quot les ennemis secrets et_ déclarés de l'Eglise catholique, et après eux des hommes Ignorants, à courte vue, mettent t?ut en jeu, ,rour établir de préférence dans les pay~ catholiques, des ecoles ouvertes à toutes les confessions d'où ~out ense!gne~ent religieux est banni, afin que les ~nfants Ignorent Jusqu aux premiers éléments du christianisme. _Si u~ pareil enseignement dure quelques années, il arrive ne1~essatrement ce que N. S. Père, Léon XIII, a dit plus haut, l~ peuple devient_ indifférent, in·éligieux et impie. Aussi, dans le dessem de conserver le christianisme au peuple, .de fe~·vents catholiques ont uni leurs efforts, et pour ~ssu~er a !a Jeuness~ une éducation chrétienne et religieuse, Ils VIse~t a mettre a la tête des écoles des mattres croyants et pratiquants. Ecoutons_ à ce su)et _le~ pensées de quelques protestants contemp?~ams aussi distingués par leurs talents que par leur positiOn et leur influence. Le célèbre ministre d'Angleterre, Disraëli, s'exprime ainsi: ,a Je suis persuadP qu'une éducation nationale qui ne repose pas sut· la connaissance de la religion nous amènera un malheur national plus danaereux à l'Et;t qu'à l'Ealise 0 elle-même. » ô L'infatigable Gladstone, grand homme d'Etat, dit : « Chaque système d'éducation qui met la religion en seconde hgne, est un sy-stème des plus dangel'eux . » Le r.élèbre Guizot, premiel' ministre du gouvernement de 1
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Juillet en France, s'exprime ainsi : ~ L:éducation na~ionale, pour être bonne, doit être commumquee et propagee dans une atmosphère religieuse. • . Et le premier ministre actuel d' Anglete~~e, lo~d Sah~ bury, acrit dans un manifeste électoral : « L education chretienne e:~t un de nod droits les plus chers .. Je deman,de que toutes les confessions pui;sent élever l~ jeun~ss?, dapr·ès leur religion, et non cl après un _sys_teme genera~ ne convenant à personne. C'est pourquor, Je ,vous conJ~re, usez du droit le plus cher dont les citoyen~ dun pays hbre puissent disposer, c'est-à-dire, élevez les enfants dans la religion chrétienne. » . . Un autre ht,mme d'Etat anglais, lord Northcote, d1sa.Il : « Je préférerais mourir plutôt .q ue d'aband?nner mes enfants aux caprices de quelques mallres, .sans f01. • 11 faut bien qu'un système d educatwn s?r I~q_uel tant d'hommes distingués sont d'accord, e_t que l expen~~ce de bien des siècles nous recommande sort bou, et qu 11 ~on duise à d'excellents résultats. C'est pour4uoi, il est à désirer que su~tout dans un pays catholique comme l'est notre cher Valais, to1~tes les autorités veill~nt scrupuleusement _à _ce que nos, ecoles ~on_ser vent toujours leur cache~ reh~teux, et qu on_ en el01~~e sans pitié tout maître qm, solt par sa ?ondmte peu e~l fiante ou équivoque, soit par son enseig?e~ent trop 10complet, ou même trop profane, se rendrait mdigne de la confiance des parents. ~
Le luxe chez les enfants
De no.s jours, les mères .babille~~ leurs enfan.ts de telle manière qu'ils ressemblent ~ de v~n~ables ~.oupees. Quan.d je vois ces costumes - c est aw:n que J appelle les vetements qu'elles leur composent - q~i les ser~ent et les empêchent de se mouvoir librement, Je ne pms que les plaindre. . . Sont-elles en promenade avec eux, au heu _de l~s l~1sser marcher à leur guise, ils sont obligés de se_ temr p1·es d elles de peur de se salir· et de gâter leurs habits. Et pourtant., leur âge réclame impérieusement des bonds, des sauts et des mouvements brusques pour f01·tifier leurs membres et les faire grandir.
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La mère de famille, en général, préfère les promenades fréquentées du public à celles des champs où l'air est pur, ,,ù les prés sont émaillés de jolis tapis de fleurs, où les oiseaux font retentir les airs de leurs joyeuses chansons. A ta campagne, on trouve peu de personnes pour admirer la fraîcheur, la beauté et le joli costume de son enfant. Dans les promenades publiques, au contraire, elle recevra des éloges sur la bonne tenue et sur la magnifique parure de sa progéniture. On louera son bon goût et sa vanité sera satisfaite. Queiques per~onnes diront peut-être aussi en passant : « Quel joli enfant » et lui de se croire un personnage important, s'il entend ces paroles impl'udentes. Ne dite:~ jamais à un enfant qu'il est beau et que ses vêtements sont jolis. Si vou:; le faites, vous déposez dans son cœur les germes de la vanité et de l'orgueil, vous empoisonnez son âme pour toujours. Chaque fois que j'entends des mères louer un de ces petits sur sa beauté, je ne puis m'empêcher de me dire : « Les sottes. » Si les enfants deviennent orgueilleux, à qni la taute? S'ils sont vaniteux et moqueurs, mères, n'êtes-vous pas les auteurs de ces défauts? Autrefoi3, l'enfant pour jouets ne possèdait qne quelques morceaux de bois et c'était tout. Sa petite imagination les transformait en maison, en cheval, en fusil, en poupée, que sais-je encore? Il était hemeux et s'amusait des journées entières. Aujourd'hui on lni achète des ho0hets de grand prix. S'amuse-t-il davrtntage? Au contraire, car chaque fois qu'on les lui conti~:!, sa mère le surveille de peur qu'il ne les brise. Au lieu de dépenser cet argent inutilement, ne ferait-on pas mieux de le déposer à la caisse d'épargne ou de soulager quelques misères "l Le soir, on n'envoie plus les enfants se coucher de bonne beure, comme le demande leur constitution. Leur·s parents les emmènent dans des soirée~ où ils voient. t?utes sortes de gestes et entendent certames paroles qm Jettent le trouble dans leur âme. Et, c'est bien pour ces circonstances qu~on les costume. Si plusieurs enfants assistent à cette soirée, les mères rivalisent de zèle pour leur procurer les parures les plus brillantes, les habits les plus coûteux, Avant de partir, on leur fait force recommandations
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et, arrives a destination, tous ees enfants sont de graves petits personnages remplis d'orgueil et de vanité. Si nos fils sont vains, si nos filles sont coquettes, ne sommes-nous pas les auteurs de ces défauts ? L'exemple est tout puissant, surtout chez les enfants. Habillons-nous donc simplement, surveillons nos actes et nos paroles et évitons de ternir la pureté de leur cœur par nos mauvaises habitudes. Tavannes, le t2 décembre 1889. M. MARCHAND, inst.
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intellectuelles et l'éducation des sens. Les enfants y sont admis de deux à six. ans. Elles sont dirigées exclusivement par des femmes. Il peut être établi dans la commune où il existe une école maternelle un comité de dames patronesses qui veille exclusivement à l'observation des prescriptions de l'hygiène, à la bonne tenue de l'établissement. ~t au bon emploi des fonds ou dons en nature recueillis en en faveur des enfants. A. C LES BIBLIOTHÈQUES ET LES MUSÉES SCOLAIRES
LES ÉCOLES MATERNELLES.
Dans les écoles maternelles on enseigne la lecture par la méthode phonominique de Grosselin, les appareils Chollois, et autres; l'écriture à l'aide de J'ardoise quadrillée ou des cahiers à modèles gravés et gradués; l'ort hograpbe par l'épellation et la copie de mots usuels; le calcul, par le boulier compteur et numérateur et par les bûr.hettes; l' histoire, à l'aide des images, des tableaux , des récits; la géographie, par les cartes planes et en relief ; l'instruction morale, par les récits. C'est l'enseignement intuitif, par l'aspeet et la forme, selon les méthodes de Pestalozzi et de Frœbel, et les ounages de Mme Pape-Carpentier et de MM. R(lusselot, Grosselin, Bauguin, etc. Pour le chant, on peut employer les tableaux de Wilbem. L'école maternelle ne sera complètement organisée que si elle possède un jardin d'enfants et les collections de Deyrolles. A l'école maternelle, on enseigne seulement les premiers principes de la lecture, du calcul oral et du dessin linéaire, ainsi que des connaissances usuelles à la portèe des enfants ; il faut y joindre cependant la confection de petits ouvrages manuels, et des exet·ciees moraux et eorporels. Le premier essai d'école maternelle a été tenté avec succès par le pasteur Oberlin, au Ban de la Roche, dans les Vosges. Leur but est de préparer les jeunes enfants à l'école primaire. Le mobilier des écoles maternelles se compose de bancs en gradins, d'une méthode de lecture pbonominique, des cubes de Frœbel, d'un tdbleau du système métrique, etc. Le caractère particulier de l'enseignement dans les écoles maternelles est le développement des facultés morales et
Aujourd'hui que le bulletin du plus simple ouvri~r a dans l'urne électorale la même importance que celm du plus opulent patron, du plus riche propriétair~ et .du pl_us puissant administrateur, il est plus .que Jama~s necessai~e de propager J'instruction. Partout Il fant proJe_te~ au lom ses saintes lumières afin qu'elles chassent et dtssipent les ·épaisses ténèbres de l'ignorance. Partout il ~~ut . répandre les connaissances utiles, combattre les prepges et les superstitions qu'enfante l'ignorance, travailler au développement de nos populations labiJrieuses; c'est là un but .auquel il est noble de consacrer toutes s~s ~orees. In~trmsez l'homme et ses chaînes tomberont, a dit Je ne sa1s plus quel écrivain moraliste. . . Les bibliothèques et les musées scola1res sont certamement de précieux auxiliaires pour faire l'éducation intellectuelle et morale du jeune homme. Malheureusement, l~s paroles ne sont rien si l'action ne les acc~mpa.gne; ma1s les meilleures choses, dit-on, sont celles qm, tres souvent, sont les plus lentes à s'accomplir. Parlons d~~~ des bibl~o thèques et des musée~ scolaires, de lenr utihte au pc~1~t de vue intellectuel et moral, au point de vue de la cmlisation et du progrès. L'enfant qui quitte l'école à l'âge de t3 ou t4 ans ne doit pas oublier ce qu'il y a appri3. Il faut don~ mettre à sa disposition les moyens d'augmeu ter le tresor des connaissances qu'il ;~, acquises. Si, pendant son jeune âge, il a contracté le goût de la lecture, il ne le perdra pa.s. Comme il n'y a rien de plus facile à se pro?u.rer qu'un numéro de journal, il en fera sa lecture quotidienne, habituelle. Quels fruits retirera+il de cette lecture surtout
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dans les moments de fièvre électorale? Chacun sait que les journaux sont tous plus ou moins exagérés, exclusifs, poussant tout à l'extrême dans l'intérêt du moment. Quoi de plus mauvais qu'une lecture pareille pour une jeune imagination, pour nn jeune esprit, pour un jeune cœur qui ne demande qu'à aimer et à être aimé? Rien ne lui faussera plus l'esprit et ne le rétrécit·a davantage que cette lecture. D'autres jeune:; gens se procurent, moyennant un abonnement minime, des ouvrages frivoles, la plupart nuisibles, qui ont déjà précipité et précipiteront toujours beaucoup d'intelligencl3s dans les sombres repaires du matérialisme. Le~ romans obscènes fourmillent dans nos campagnes. Quel torrent démoralisateur 1 Et c'e:;t avec de tels ouvrages que les jeunes gens complètent leurs études Il Hideuse et précoce débauche du cœ•1r 1 Quels heureux effets produiraient les saines institutions qui font l'objet de r.ette étude 1 Les. connais::;ances que l'on acquiert à l'école primaire sont à la fois théoriques et pratiques. De bons livres et la création d'un musée scolaire fourniraient aux jeunes gens le moyen de les compléter dans les deux sens. L'éducation primaire leur a donné les connais:;ances nécessaires, indispensables; elle les a formés pour la vie. Les bibliothèques et les mus€es scolaires élargiront considérablement le cercle de leurs connaissances en lenr offrant à parcourir un champ d'étude à la fois plus vaste et plus varié. Du reste, il n'est pas absolument nécessaire que nos jeunes campagnards ne possèdent que les connaissances véri tablement indispensables à la vie matérielle. Loin de là. Quand le goût de la lecture sera inné au sein des campagnes et que le goût des sciences naturelles y trouvera des amis, nous aul'Ons prouvé à nos cultivateurs que la joie, le plaisir, le bonheur enfin, habitent ailleurs encore que dans les régions sensuelles et matérielles. C'est alors qu'ils complèteront leurs études en se mettant au courant de la science actuelle. En étudiant la littératu1'e et en faisant connaissance avec les récentes découvertes scientifiques, ils puiseront de nouveaux principes de morale et jouiront enfin des plaisirs de l'homme civilisé. Nous avons dit plus haut que les utiles établissements
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dont nous parlons contribueront puissamment au progrès de la civilisation. Cotte affirmation est juste et n'e~t que trop facile à démontrer. A la campagne comme à la ville, il existe encore nne fou le de coutumes bizarres qui, bien qu 'ancienne8, n'en sont pas moins funestes et démoralü•antes. Lorsqu'un enfant a quitté les bancs de J'école, il se lan~e dans la , société des garçl)ns » dont les trophées et les prouesses ne sont que trop célèbres, et dont les actes confinent sou vent au dérèglement, à la licen ce, à l'impudence et trop souvent, hélas 1 au cynisme ie plus repoussant. On va passer ses soirées à l'auberge en compagnie des cartes et du cc schuaps•; on discute sur des objets ridicules; on parle de choses dégoûtantes ...., on s'enivre, et rarement ùn se quitte sa ns échanger des paroles injurieuses, prélude d'une querelle générale, d'une lutte corps à corps à laquelle le couteau ne Jemeure pas toujours étranger. D'autres jeunes gens, comme nous l'avons dit plus haut, passent leurs soirées à lire des romans pornographiques, abrutissants, qui con trihuent largement à fausser leur imagination, à pervertir leur cœur au lieu de parler à l'âme et d'élever la pensée. Tel est J'avenir préparé à la jeunesse de nos écoles. Qu'attendre des génét·ations futures .. 1 ? Eh bien, il est un remède salutaire et efficace à ce tri~te et fâcheux. état de choses, et ce remède n'est autre ~ue l'établissement dans chaque commune d'une biblio thèque communale et "scolaire. Il nous serait facile de citer des locali tés où cette institution a ex.ercé J'heureuse intluen ce dont nous parlons. . Combien la vie de famille ne gagnerait-elle pas à cette heureuse innovation? Quelle joie, quel bonheur même les parHnts n'éprouveraient-ils pas quand, le soir, réunis au tour du foyer, ils entendraient la lecture insti'U(jtive lit a musante que leur ferait à voix. haute un de leurs chers enfants 1 Quel bonheur de les sen tir auprès d'eux. au lieu de les s~voir dans une aubet·ge se chicanant avr.c certains gars du vtllage, ou passant leurs soirées dans une société d'hommes licencieux,. corrompus et débauchés 1 Ob 1 oui, - espérons-le du moms, car il serait triste d'en douter - un jour viendra où le cultivateur, assis le soir devant sa porte1 1
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entouré de ses enfants, de ses amis, de ses voisins, pourra s'entretenir avec eux de toutes les grandes conquêtes ~e J'esprit humain. Ce jour-là, ce ne sera pas sans reconnais· sance que l'on prononcera dans les communes. ~e .nos. po· pulations J'urales, I.e n.om . du fondateu.r de la lnbhoth~qu? scolaire, car cette mst1tut1on aura pmssamment _contr1~.ue au développement de la civilisation et au~. P.rogres de lm· struction dans toutes les classes de la soc1et.e. . E. VAUCLAIR, à Epiquerez (Jura). (A suw1·e.) ~
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De l'application de la méthode intuitive aux diverses matières de l'instruction primaire. Quiconque voit beaucoup reti'3ut bAauroup, voilà une vérité proverbiale. C'est, en effet, par nos sens et par la vue e_n particulier que nous viennent d'abord le plus grand nomore de nos connaissances. L'enfant, dès qu'il ouvre les yeux à la lumière, commeucq à s'instt·uire e~ regarda~t, sans y .pense.r et et sans en avoir conscience. Il voit chaque JOUr certams obJe.ts, peu à peu il s'en forme une idée, il les connaît, .c'est-à:-dire il devient capable de les distinguer des autres obJet~ qm les entourent, Il s'instruit sans doute en écoutant, mais on retient toujours mieux ce que l'on voit que ce que l'on entend. Dans le premier cas l'impression produite sur nous ~st plus directe et 8e grave plu~ profondément dans notre esprit. Tout raisonnement est superflu, nous voyons, Cf:'la nous suffit ; ce n'est pas seulement une idée vague de l'objet que nous av?ns, c'est l'imagd même de cet objet qui est en nous. De là v1ent l'imp01·tance de l'ensei~nement intuiti~. , . Peut-on l'appliquer a toute'! les mat1èrelf da l ense1gne~ent primaire? As~urément. Toutefois, si pout· quelques-unes 11 ~st d'une application facile et courante, pour d'a~tres au contratre il ne saurait être appliqué que dans une certame mesure. Pa~ sons en revue le~ principales matières, celles qu'on appelatt jadis obligatOires. . Voulez-vous apprendre aux enfants ce qu'on entend ~ar minéraux, plantes, animaux, etc., leur donner une c.onn,aJssance exacte des objets matériels qui nous entourent, tl n Y a pa~ d'explication, audsi claire et aussi savante qu'on la supp~se, qm vaille la simple exposition de l'objet sous les yeux de l enfant. Appelez ses regards sur telle ou telle partie, faites-lui remarquer ce qu'il néglige, et quand vous ne pouvez pr~sen.ter l'objet lui-même, du moins montrez-en une image a.uss1 fidele que possible, .. . Ce que nous disons là des malteras qm entrent dans ce que l'on est convenu d'appelf'r les leçons de. c~ses, peut se dire aussi bien des sciences physiques et chtmtques et de la
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géométrie. Comprendra-t-on jamais biao, par exemple, ce qu'on appelle un baromètre, une machine !"neumat~que, un triangle, etc., si l'on n'a jamais vu ces objets 1 Pour toutes ces matières, il n'y a pas d'autre méthode efficace que l' enseignement intuitif. De même dans les mathématiques, l'enseignement par la vue doit accompagner chaque démonstration, et cette méthode y est d'une application si simple qu'il est inutile d'insister sur ce point. Mais si l'on passe à la géographie, il y a déjà plus de difficulté. Ici nous ne pouvons plus mettre les objets euxmêmes sous les yeux des élèves, nous ne pouvons en général que leur en présenter la figure imparfaite et dans des proportions bien réduites. Comment remédier à ce désavantage? Tout d'abord en expliquant aux enfants les cartes : tel signe représente une route, tel autre un chemin de fer, tel autre une montagne ; ou mieux eocore en leur faisant remarquer la coofigUI'ation de la commune où ils habitent, en leur rdprésentant ensuite cette configuration au tableau, puis en diminuant successivement les proportions de la carte à mesure qu'on veut y représenter une plus grande étendue de pays, faire en sorte qu'ils s'habituent à voir dans une carta quelconque tout un pays avec ce qu'il re.nferme. En histoire, il y a hier. àes choses qui échappent à la méthode d'enseignement intuitif; il est inutile de les énumérer, elles se devinent; mais il y en a au'lsi beaucoup qui peuvent être offertes aux regardR. Ainsi il n'existe pas de meilleur moyen d'apprendre 1\UX enfants quelleR étaient les armes des chevaliers, au moyen âge, que de leur montre•· ces armes ou des images qui les représentent. Même procédé pour les châ· teaux, pour les remparts de~ villes, pour tous les monuments en général. On peut même aller plus loin ; ou peut ausEli pré· senter le portrait de tel ou tel personnage, le tableau de telle ou telle bataille, etc. ; mais nous ct·oyons qu'il faut mettre dans le choix des figures une certaine circon9pection, et ne pas les prendre au hasard de peur de donner aux enfants des idées fausses. Il ne nous reste plus qu'à parler de J'enseignement de la lan· gue, et par suite, de la lecture d'apt·ès la méthode intuitive. Puisque c'est par les yeux que nous apprenons à lire, pour • quoi n'apprendrions-nous pas l'orthographe par le même moyEm. On a imaginé des lettres mobiles qu'on donne aux enfants pour former des mots. C'est un procédé excellAnt. L'enfant qui sait former, par exemple, le mot chien avec des lettt·es mobiles, saura également l'écrire, aussitôt qu'on lui aura enseigné le moyen de le rept·oduire sur le papier. De l'orthographe des mots on le fera passer peu à peu à l'application des règles de la grammaire, soit en lui donnant de petites ph1·ases à composer avec ses lettres mobiles, soit eu lui fai!;ant écrire ces phrases au tableau ou sur son cahier. Ici, évi·
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demment, la méthode intuitive ne suffit pas, non plus qu'en mathématiques; il faut que le raisonnement vienne à son aide; mais le meilleur moyen d'apprendre les règles de la syntaxe française aux enfants, à quelque cours qu'ils appartienne!lt, sera toujours d'appuyer les explications par des ex€1mples écrits au tableau et mis sous les yeux. Les exemples frappent beaucoup plus l'esprit que la formule des règles. On a même appliqué la méthode de l'enseignement intuitif à la lecture à haute voix. Il existe des traités de lecture où la prononciation des syllabes et les différents tons que l'on doit prendt•e suivant le caractère des morceaux qu'on lit, sont! mat·qués par des signes. Tout en reconnaissant qu'un pareil traité peut rendre des services, nous ne pensons pas qu'ie suffise à former de bons lecteurs . La méthode intui live, corn ms nous l'avons dit, peut être employée dans toutes les matiêret de l'enseignement ; mais pour C€11'taines matières elle n'es· pas suffisante; elle ne laisse pas non plus d'avoir des incon vénients. Excellente et d'une application constante avec les petits, elle ne doit pas être flmployée seule avec le~;~ élèves du cours supérieur. Quand l'enfant est devenu capable de réflexion, il faut lui apprendre à réfléchil·. Il ne doit plus alors se contenter des connaissances qu'il acquiert par l'intuition, il doit encore de ces r.onnaissances premières tirer d'autres connaissances au moyen du raisonnement. L'habileté du maître conl'liste à combiner }As diverses méthodes et à les appliquer à propos. (l!."ducation.} T. de C.
PARTIE PRATIQUE. CALCUL ORAL. IX. 4. Combien faut-11 ajouter à 67 pour avoir 1%? 3. Quel est le prix de 12 1. de vin, ili 4 J. coûtent 1 fr. 60? 2. Un ménage dépense 3 fr. 60 par jour. Combien dépenserat-11 en 4 mois de 30 j<)urs? 1. Combien peut-on acheter de métres d'étoffe pour 176 fr. si le m. coûte 23/4 fr.? X. 4. Combien de jours font 12 semaines? 3. Combien paiera-t-on 18 kgs de viande à 1 fr. 20 le kg.? 2. Un hl. de vin coûtant 48 fr., que coûteront 5 1.? 1. J'ai dépensé la V2 et te t;3 d'une somme et il me reste 45 fr. Combien avais-je? XI. 4. Dans quatre années combien y a-t-il de mois? 8. Un kg. d6 café c01Ue 1 fr. 80. Combien coll.teront 7 kgs. 2. Pour 8 112 journées de travail on a reçu 17 frs. Combien par jour? 1. Une fontaine donne 5 1. d'eau à la minute. En combien d'heures remplira-t-elle un bassm de 8 hl. XII. ~. Un tisserand fait 15 m. de toile par jour. Combien en fera-t-il en 6 jours?
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3. Vous achetez 8 kg. de sucre à 60 cent. le kg. Vous donnez en paiement une pièce de 10 fr. Combien doit-on vous rendre? 2. Intérêt de 500 fr. au 4 % pendant 9 mois? 1. Un négociant achète du tabac pour 90 fr. le dehli-quintal. Combien doit-il revendre le kg. pour gagner le 25 Ofo. XIII. 4. 6 litres de lait à 18 c. le litre? 3. Combien de douzainef:' font 144? 2. 5 kgs de savon coûtent 6 fr. Que coCltent 26 kgs ? 1. Bernard achète un champ de 40 ares à 3600 fr. l'ha. Il en paie Je 1/4 comptant. Que redoit-il encore? XIV. 4. Combien 3 jours font-ils d'heures? 3. Deux femmes achètent 8 kgs de beurre pour 16 fr. Si l'une en prend 5 kgs combien aura-t-elle à payer? 2. Un marchand achète 18 m de drap pour 54 fr. Que gagnera-t-il s'il vend le m. 3 fr. 50. 1. A combien revient un mur de 17 m de long, 2 m de haut el 0 m 50 d'épaisseur, à 15 fr. Je ml 7 X V. 4. Combien y a-t-il de minutes dans 9 hemes ? 3. Un bataillon de 4 compagnie& comptant 484 hommes combien y a-t-il d'hommes par compagnie? . ' . 2. Un é picier a acheté du café à 1 fr. 40 le kg. Combien doit-il Nvendre ce café pour gagner 50 fr. par quintal? 1. Une somme de 500 fr. rapporte 12 fr. 50 en 6 mois. Quel est Je taux de l'inti>rêt? X VI. 4. 12 cigares à 5 c. le cigare? 3. 1 m de drap valant 18 fr 50, que vaudront 4 m? 2. % de kg de savon cuûtent 40 c. Que co'Cltent 8V2 kgs.? 1. Si l'on vend 80 fr. une montre qui vaut 60 fr., combien gagne-t-on %? X VII. 4. 12 1 de lait à 19 c. Je litre? 3. Le kg de fromage valant 80 c., combien pourra-t-on en acheter avec 5 fr. 2. 400 cigares ont coûté 28 fr. Que coûte 1 cigare ? 1. Une personne qui gagne 2800 fr. économise 25% de son revenu. Quel est l'intérêt annuel au 4 'h%? XVIII. 4. 1 kg. de pain coûte 32 c. Combien coûtent 7 kgs. ? 3. 56 sacs de blés ont été vendus 26 fr. Je sac. Combien at-on reçu pour la moitié? 2. Intérêt annuel ùe 800 fr. à 4%? i. En revendant 4 fr. 80 un mètre d'étoffe, je gagne Je 25% sur le prix d'achat. Combien ai-je payé le mètre de cette étoffe? XIX. 4. 1. kg. de fromage coûte 1 fr. 80. Combien coû.tent 3 kgs . ? 3. Il ne me manque plus que 86 fr. 25 pour avo1r 400 fr. Combien ai-je déjà? 2. Intérêt annuel de 1200 fr. au 5% pendant 6 mois 'f 1. La COllstruction d'un bâtiment a été devisée 24,000 fr., mais il a coûté 25% en sus. A combien est-il reveuu? XX. 4. 5 kgs. de raisin à 90 c. Je kg. ? 3. Combien doit-on ajouter à 375 pour avoir 790? 2. Intérêt de 3600 fr. au 5 % pendant 3 mois ?
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1 Dans une faiiiite l'actif est de 16000 fr. et le passif de 8)000 fr. Combi~n pour% reçoivent les créanciers ?
CALCUL ÉCRIT. 1. 4.. Un paysan a porté à la laiterie pendant 5 se'?aines . 207, 208, 2PO, 304. litres de lait. Combier. en a-t-Il porte en tout? 3. Un hectare de vigne coûte fr. 7850. Combien coû.tent 27 hllctares? 2. On partage fr. 23902 entre 506 soldats. Quelle sera la part de chacun? 1. Une somme de fr. 84,70 est prêtée à 4'/2% par an. Quel ~ intérêt paiera l'emprunteur au bout de 34,5 JOUr~? II. 4. Un paysan a porté à la laiterie pendan_t 3 semames: 197, 208, 215 litres de lait. Combien en a-t-li porté en tout"/ 3. Quel est le produit des 1180 hectares de vtgnlls du canton de Schaffhouse si un hectare rapporte annuellement 68 hl? 2. Mon teneur d; livres a un traitement de 3500 fr.; si l'on compte 300 jours de travail par année, que gagne-t-11 par jour? 1 Intérêt de fr. 67ti0 au 3 %o/o pendant 345 jours? III. Des ouvr.1ers creusent un fossé. Le premier jour ~ls font 79 m., le 2• jour 205 m., le 3• jour 129 m. Comb1en ontils creusé de mètrP-s en tout ? 3. Une route a 38 km. de longlleur, sa construction a coû.té fr. 34,85 fr. par km. Quel a été son c01lt total ? 2. 218 contribuables paient l'impôt sur une fortuue totale de fr. 1090000. Quelle est la fortune moyenne de chacun d'eux t ~ 1. Intérêt de fr. 9375 à 4 1/z o/o pendant 1 an et 8 mois 't IV. 4. Quelqu'un vend au marché une vache pour ft·. 315, un jeune bœuf pour fr. 372, . :m porc pour fr. ?8 et une chèvre pour fr. 37. Comb1en aura-t-11 r~çu d argent en tout? 3. Un hectolitre de blé pèse 78 kg. Combien 1874 hl ?. 2. 11 a été distribué à 3 bataillons, comprenant ensemble 1450 hommes, une provision de 62000 cartouches. Quelle a été la part de cha1ue soldat ? 1. Intérêt de 21953 50 à 4% pendant 270 jours? (Un an à 360 jours). V. 4. Un aubergiste reçoit plusieurs tonneau~ de vin _conten~nt : 202, 197, 85, 129 et 398 litres. Comb1en a-t-11 de litres en tout? 3. A. boit chaque jour une b:mteille de vin à 85 cent. Que dépense-t-il par an pour son vm? 2. En 1888 le canton de Thurgovie comptait 36400 habitants du sexe' masculin, âgés de plus de 15 ans. Le nombre des aubergistes et des cabarets étant de 1890, pour combien d'habitants y avait-il une auberge? 1. Quel est l'intérêt de fr. 6347.75 à 3 3/4% pour 8,5 mois ?
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V.&BIIÏœÉlS LA PÉQUIGNOTTE . C'est ainsi qu'on avait coutume de l'appeler. Pourquoi 'l -
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Pas plus que moi, personne n'aurait pu le dire, tant il était d'usage dans le vieux temps, de se donnl3r des surnoms entre gens du même village. La Péquignotte. Un type qui eût été bien à étudier... Mais alot·s nul n'y songeait, l'habi tude n'étant point encore venue de se creuser la cervelle en études psychologiques et autres. On se bornait à constater les faits, et c'était tout. C'était la messagère du village. DB Lucens son lieu natal, elle ae rendait chaque semaine au marché de Moudon, la hotte sur le dos, un panier au bras, quelquefois deux. Pendant tren te quatre ans de sa vie, sans y manquer p lus de deux à trois fois, elle fit tous les samedis le même trajet. C'était son principal gagne-paiu, le moyen de gagner quelques batz, - à cette époque on ne parlait pas encore de sous ; - car à elle seule incombait le soin de pourvoir à l'entretien des si~ns, un mari perclus, et un fils idiot. Le premier, qui avait toujours été malingre, terrassé dans son âge mûr par une attaque de paralysie, gisait raccorni, atrophié au fond de son lit ... le fils à sa naissance, aussi bien doué que quelque enfant que ce fût, avait été dans sa troisième année, atteint d'une de ces maladies qui laissent peu d'espoir . Il en avait réchappé, mais son intelligence y avait sombré. Tel était l'intérieur. Pas gai, on peut le croire, mais tant d'ordre, tant d'honnêteté y régnait, que dénué comme il était, c~ pauvre logis illspirait du respect. Et c'était pour soutenir ces deux pauvres êtres, que tout du long de l'année, la Péquignotte travaillait ferme et dur. Au sut·plus, par ses courses régulières à la ville, elle rendait de si bons services à la localité qu'il semblait qu'on n'aurait pu se passer d'elle, c'est pout·quoi chacun l'estimait et lui faisait bon visage, sans compter que tous ceux qui le pouvaient, glisHaient de temps en temps dans son panier soit une bouteille de vin, soit du sucre ou du café, ou quelqne autre petit cadeau, tant pour la réconforter que pour réjouir le cœur de ses deux infirmes. Dire que parfois J'exis tence ne lui pesât pas lourd, serait mentir. Au dehors toutefois elle n'en Jaisssait rien paraître, tant elle avait à honneur de ne pas faiblir. Une femme forte, tête saine dans un corps sain, l'énergie même. Tout ouvrage lui était bon dès qu'il y avait quelque chose à gagner: filer, teiller Je chanvre, sarcler, bêcher, aider aux fenaisons, aux moissons, glaner en sa saison, - rien ne la rebutait, N'avait-elle pas trois bouches à nourrir f De taill~ moyenne, osseuse, tannée, les tnits durs, l'œil noir et franc, je crois la voir encore Je front trempé de sueur sous le mouchoir qui l'abritait du soleil, arpenter la grande route d'un pas robuste e t pressé. De peu de discours, avec
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le parler un peu brusque de ceux qui n'ont pas ~e loisir de se perdre en sornettes, elle allait droit son che.mm. . La tête pleine de commissions, - chacun lm en dounalt, _ elle n'en oublia jamais une. - Achats, commande~, consultations, messages de toutes ~ortes, tou,t cela logeait dans. sa mémoire !lomme dans un castor. Que dallées et de venues · Du teinturier il lui fallait aller chez le n;tarchand de sabots, du docteur chez !'apothicail·e, de la ~~dtste au confiseur, ,de l'épicier chez le tailleur... que sats-Je encore 'P cela n en finissait pas. ·11 L 1 ç l Toute autre qu'elle en fftt revenue bredom e. ~ P us 10r était que jamais dans ses comptes elle ne commtt la plus petite erreur ni ne se trompa d'un kreutzer. • . C'était un 'cerveau mathématique. Bien qu'elle ne ~ut Dl lire ni écrire poUl' ce qui était du calcul, elle en eut r.emo~tré à un 'professeur d'arithmétique, au.s~i s'en .r~pporLatt on à son dire, sachant bien que ses addttlons é.atent toujours justes. . , . Lui arrivait-il de traverser le marche 'P .on 1 acc.ostatt: Dis-me voir un peu, la PéquignoLte, combt~n ça ~all qumz~ mesures de froment à di~·nout batz et dem1 L.lm demanda~t en la tirant à l'écart, quelque campagnard que cette multiplication embarrassait. Elle s'arrêtait une minute: - Ça fait tant. - Grand merci. Un autre s'approchait : . . . _ Dis-me voir, co:nbien foot v10gt-quatre fo1s qumze 'P Et ainsi de suite. . . - Elle a la chiffre écrite dans la tête, dtsat.l-on. . C'était vrai. Le calcul lui était un jeu. ~us~J tous ~eux qu1 dans l'arithmétique ne voyaient que du grtmOJre avateut recours à elle. d' · tt t _ Faut aller chez la:Péquignotte, -:- s? '.sat.t en se gra an le front, l'écolier à tête dure, q,uand.tl n amva1t pas à tr~uver la solution d'un problème. Et 1ard01se sous _s~ V\lste, tl. se glissait fur~ivement pendant la veillée chez la v!etlle mes~agere. Combien de gamins, grâce à ell~, ont éte préserves des oreilles d'âne et de la gaule du ma1~re ·' , _ Ab ... si j'en avais au tant, soupuatt plus dun. La belle chose que de savoir calcule~... . _ Une sorcière, - p~'~nsatent les mo10s respectueux .. _ Qui t'a mis tout cela dans la tête 'P lut demanda1t-on souvent. . .• r époo d a1't -a11 e s1mp · le _ Personne autre que le Bon D.teu ment. Fant croire qu'il l'a voulu .ams1. . Pauvre PéquignotLe.... La pen:ee n_e lm vint jamais que dans son genre elle élatt un phenomene. MARio***
rend de précieux servicE>s. A Finshauts, l'école des garçons est tenue par M. Alesti Lugon, t>t celle du Chatelard par M. Honoré (et non Henri) Wouilloz. contrairement à ce qu, indique le tableau.
Bibliographie. (Jbants du soldat. Armée suisse. -
Recueil publié avec l'approbation et le conco!lrs du dépArtement militaire fédéral et sous le patronRge des !'lociétés d'officiers de Fribourg, Vaud, Valais~ Neuchâtel et et Genève. - Prix pour les soldats, 25 ct., en librairie 1 fr. Il y a quelques jours, nous est parvenu, sous le titre qui précède, un charmant petit recueil dont la place est toute marquée dans le sac militaire ou dans la pochA du soldat suisse, tant par sa forme élégante que pat· son prix incroyablement minime . Il compte 53 morceaux, d'une impression serrée et pourtant parfaitement lisible, et set·a pour le milicien une source de jouissances fort appréctées en même temps qn'uoe forte el saine nourriture pour son patriotisme. Les éléments anciens, les chants connus et généralement aimés s'y rencontt·ent et devaient s'y rencontrAr en gt·and nombre avec quelques éléments nouveaux. On s'aperçoit qu'une bourse généreuse s'est ouverte pour facili!er celle publication patriotique. Une excellente reproduction du monument de Wiokelrind à Stanz sert de frontispice à ce petit volume et exprime b:en la pensée qui l'inspirA, dans ces paroles du héros mourant sur le champ de bataille de Sempach : A Dieu, je remets mon âme, A vous j'en laisse h flamme : Pour Je devoir, respect sacré Et noble amour de liberté 1
Deux morceaux concernant spécialement le Valais terminent le volume. Ils sont empruntés à la nouvelleédition AD réimpres sion de l'excellent Recueil de Chants pottr l'école et la famille, œuvre de M. Kœhl, professeur à l'école normale de Sion . L 'un de ces morceaux est intitulé Le Valais, et a pour auteur M. Armin Sidler, un ami de notre canton, anciennement professeur au collége de St-Maurice. actuellement à Fribourg. L'autre est de M. F. O. Wolf, avec paroles de M. Léon Roten. Nos miliciens, qui savent que M. le chef du Départem~nt ruilitair~ et de l'Instruction publique du Valais est poète à ses heures, goûteront d'autant plus ce chant qu'il célèbre notre beau Valais dans des vers que M. le professeur Durand a rendus ainsi : Qu'est-il ce pays merveillPux, Que je chéris, où je suiR né ? Où l'Alpe blanche jusqu'aux cieux Elève son front couronné. Pays si souvent arrosé Par le sang des preux, des héros, Qui pour leurs neveux ont posé Le fondement des jours nouveax.,
Pays qu1 voit sur les grands monts Bondir le timide chamois, Lorqu'en bas brillent les moissons, Le doux raisin, les fruits de choix Pay s charmant et radieux, Où le rosage au loin rougit, Où le glacier de nouvea ux feux Le soir, s'empourpre et resplendit. Pays qu'habite un peuple h eureux, Ami de la simplicité, Intrépide et laborieux Gardant sa foi, sa liberté.
li li li Ir
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Vallée où le Rhône a son cours, Noble p ays de mes amours, C'est toi, c'est toi, mon beau Valais, R este à jamais, reste à jamais, Reste mes amours 1
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Zurich Berne Lucerne Url . . S chwy tz Obwald
Nidwald G laris . Zoug . Fribourg Soleme Bâ le-Ville Bâle-Camp. Schaffhouse . Appenzell-Ext. Appenzell·lnt . S t-Gall Grisons Argovie Thurgovie Tessin V aud
Valai s . Neuchâ tel Genève Suisse en
Population totale
339,056 539,405 t :l5,722 17 285 50,378 15,030 12,520 33,794 23,123 119,5'!9 85.709 74.'245 62,154 37,876 54,192 12,904 2~\f,367
fl6,235 193,834 105,121 126,946 251,296 101,837 109,037 106,738
Citoyens suisses d'autre contons
5:{.5 10
40,270 13.684 1,763 5,534 2,027 t ,804 6,192 8 297 16,390 20.551 26,9:')6 13,233 4,942 U,971 1.08l 48,755 6,546 15,661 19,316 1.966 46,636 2,028 50.085 25,753 444,901'
Jan~..er
1810 1
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PUBLIÉE SOU S LES AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'E DUCATION
- - -
Vo1ci les résultats rectifiés du dernier recensement (1•• décrmbre 1888) : Can tons
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REVUE PÉDAGOGIQUE
En terminant, nous ne pouvons que désirer de voir ce joli _petit recueil aux mains lie tous nos soldats. Il ent retiend ra et av1vera en eux la flamme patriotique.
- Population- de-la tsulsse. -
SION
L'ECOLE PRIMAIRE
R efrain.
1.:
1
IX.. • ANNEE
Etran~ers
34.607 15.552 3,180 576 1,677 457 618 1,305 886 2,421 2 619 25,601 4,842 5,074 2,195 318 18,539 8932 5,500 10,339 t9,128 {9,867
2,993 10.120 40,467
: 1
1
Il
L'ÉCOLE PRIIAIRE paratt chaque quinzaine, de Novembre à AYl'il inclusivement, en livraisons de 16 pages.
Il
Prb. d'abonnement ponr la 8nl811e, 2 fr. 50. Union po8tale 3 f'r.
Il
~nnonee8,
pri:L 20 cent. la ligne on son espace.
Tout ouvrage dont l'Ecole pr imaù·e recevra deux exl'mplaires aura dr oit à une annonce ou à un compte·rendu, s 'il y a lieu. -~----~===========================
SOMMAIRE: Encore un mot sur la lecture. les musé e s scolaires. -
Les bibliothèques et
Faut-il, suivant Rousseau, em-
ployer la force avec les enfants et la raison avec les hommes? -
Les promenades scolaires. -
(Calcul écrit, suite.) -
Partie pratique
Variétés (L e Noël du guet).
Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.
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