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On aplanit d'abord le sol ; on le garnit d'une couche de sable fin, en lui donnant une légère pente vers lamur; puis on place deux lattes à une distance convenable l'une de l'autre, de manière que le goulot des bouteilles pose dessus bien d'aplomb, sans que le fond touche au mur. Le premier rang de bouteilles posé sert de base à tout le reste : on met une latte sur le fond; on place un nouveau rang de bouteilles, dont le fond porte sur la latte qui passe sous les goulots au rang inférieur, et le goulot sur la latte posée sur le food : ainsi de suite, Il faut mettre un soin extrême à conserver l'aplomb et la pose horizontale, et empêcher que les bouteilles ne se touchent par le ventre. Elles doivent tenir comme un mur, on peut les compter très facilement, et l'air circule entre elles, ce qui conserve les bouchons. Les bouteilles vides ne doivent j amais être descendues à la cave sans être bien rincées. On les range comme les bouteilles pleines, quand on n'a pas une planche percée de trous dans laquelle on les pose le goulot en bas. * Entretien des verres de lampe : Il faut toujours nettoyer les verres à sec, les frotter intérieurement avec un linge souple et fin ou de gros tortillons de papier de soie ; si les verres sont tachés par des éclaboussures# les frotter avec de la poudre de charbon. * Si vous avez des insomnies, un moyen très simple de bien dormir consiste à vous frotter fortement avec un gant à frictions ou morceau de laine. • Pour rendre aux vieilles noix leur saveur primitive, mettez-les dans un baquet et versez dessus de l'eau bouillante et ealée. Retirez après refroidissement. Elles seront alors aussi bonnes qu'étant fraiches. * Nous allons entrer dans )a c saison des rhumes •, Il ne faut jamais considérer un rhume trop légèremAnt t car les affections simples au début peuvent prendre un caractère de gravité. Le rhume de cerveau ou coryza est très souvent négligé , on n'y attache aucune importance; c' est un tort; car l'inflammation des moqueuses du nez peut se propager. On entend dire que le rhume de cerveau est descendu sur la poitrine. Cela signifie, en réalité, que la congestion a gagné les bronches, d'où peut survenir une bronchite sérieuse.
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re11rser .~ SION
ter Décembre 1898
l'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES A.USPICES DE LA.
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRDIAlRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à Mai Il inclusivement, en livraisons de 16 pages. ~
Pris. d'abonnement pour l a 8o1He, 2 Cr. 30. IJnion po•tale 3 Cr. Annonce•, prfa 2.0 cent. la ligne ou son espace.
Tout ouvrage dont l' Ecole primaire recevra deux exemplaires aura droit à une annonce ou à un compte-rendu, s'il y a lieu.
SOMMAIRE:
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Attention. - La rentrée des classes. (Suite et fin./ De l'éducation du cœur. (Suite) - De l'économie domestique. / Causerz'es pour les ù~stüutrices.) (Suite} - Educat ion des enfants peu doués. (Suüe.) - Qualités de l'instituteur. - De la civilité dans l'école. ( A suivre). - Partie pratique. (Dictées. Calcul oral, suùe.) Anecdotes s colaires. - Un Supplément de r6 pages.
Il ~
Tout ce qui concerne la publication doit être adressé
à l'éditeur : M. P. PIGNAT, 1•• secrétaire au Département
de l'instruction publique, à Sion.
Il ~
Jhronique et avis scolaires ~vre& seolalre. -
Le Conseil d'Etat, 'art. 42 de la loi sur l'instruction publique . juin 1873 et l'art. ~8 du règlement du 10v. sur les écoles primaires vient de ,r sur la proposition du Département resf 'un arrêté dont voici les dispositions: t, 1••, - L<3s Commissions scolaires ont lgation de tenir un registre dans lequel inscrivent les nom, prénoms, àge des ats astreints à fréquenter l'école, les abes légitimes et Don légitimas, ainal que 1otes obteoues pendant chacun des cours aires et de répétition. t. 2. - L'iascription des élèves se fera année de naissance à commencer par . de 1884. sera laissé entre chaque année une série rois à dix places ou numéros en blanc, ~nt l'importance de la commune, pour y ·ire ultétieuremeot, d'après leur âge, les as qui viendront habiter la commune. t, 3. - A l'ouverture des classes, les missions scolaires transmettent aa perel enseignant la liste des élèves men1és à l'article précédent, et pour chaque a du sexe masculin, elles lui remetient lus un livret dit ~ Livret scolaire ,, lt. 4. - Le personnel enseignant inscrit r ce livret les nom, prénoms et âge des as, la date de leur entrée ainsi que la enne des notes obtenues pendant l'année lire. s notes du Livret seront aussi transcrites le registre de la Commission scolaire.et le registre matricule de l'école. . rt. o. - A la clôture des classes, la Comion donne connaissance aux élèves des s qu'ils ont méritées et retire, pour les erver jusqu'à la rentrée, les livrets de un d'eux. 6. - Au cas où un élève quitterait ilivement la commune, la Commission mettra, dans la huitaine, à l'autorité scodu nouveau domicile de l'élève, le livret celui-ci, et mentionnera au registre la de son départ et le lieu de soi: nouveau icile. le déplacement n'est que provisoire, la mission se bornera à en iuformer l'aué du nouveau domicile de l'élève, et, lors son départ, cette dernière en donnera
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également avis à l l le bordereau des no Art. 7. - A l'ar résidence définitive Commission scolail'I gi~tre, à la place Pl de l'article 1, avec 1 l!..n regard de ce nui selon Je cas, les que le nom de la Art. 8, - Lorsqu' maison d'éducation, à la Direction de 111 qu'il quitte définitivt sera renvoyé à la CQ ART. 9. - A la eli paratoire au recrutea livre définitivement taire. ART. 10. - · Le d~ scolaire fournira au1 revient, les registl'tj dessus. Art. 1t. - Les arrêté sont applicati privés. (Arré~
lléparsne
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faire naître, ou l'enaj rait déjà, le Déparler, truction publique acJn des collèges, directea inspecteurs et comn qn'à MM. les iostlk oulaire ci-après : Le règlement de Il tonale, du 27 nov. 181 suivante: , ll sera pris des encourager l'éparg~ A cet eiftit, l'ad hypothécaire a créé, des carnets proviso crivent les plua mi Votre enfant veut-1 Il n'a qu'à présem applique une estai montant par lui reml Et lorsque toute• cnmulées atteignent tcarnet provisoire s'61 bon c Livret d'épa Impossible d'im compliqué.
SION, l'r Décembre
1898/99
L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA
SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION .A.TTE~TJ:O~ Toutes les pe1·sonnes qui recevront les N°s 1 et 2 de l'ECOLE PRIMAIRE sans les avoir refusés dans le délai de 10 j ours après leur r éception, seront censées abonnées. La signature de celles qui refusent est nécessaire pour constater dûment le renvoi de la publication. Nous appelons l'attention toute spéciale de nos lecteurs sur le fait que des suppléments sont joints à chaque No de l'ECOLE PRIMAIRE. Ces annexes doublent pour ainsi dire a11 bout de l'année le volume de la publication, sans en augmenter le prix qui reste fixé à 2 fr. 50 par an pour la Suisse et 3 fr. pour l'étranger.
L a rent rée des classes (Suite et fin)
Je voudrais encore, sur ce tte question, m'en prendre à un autre préj ugé, quoiq ue sachant bien que je n'ai guèr e chance d'avoir gain de cause. Il y a, de par l' usage, rlans nos écoles à plusieurs maitres, une certaine grada tion de fonc tions . Le maître de la première classe, je veux dire de la classe des plus gra nds, est ce nsé être supérieur au maître de la classe moyenne, et de même celui-ci est censé être supérieur au maître de la classe élémen taire. Quelq uefois même, à ces différences d'emplois, qui ne supposent pas toujours des différences de services, corresponden t des différences de traitements. Cette hiérarchisation, au point de vue pédagogique, est parfaitement absurde. Une bonne leçon n'est pas plus facile à faire dans le cours moyen que dans
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deur Dieu l'avait rendu susceptible de certains sentiments vifs ~ppelés passions, qui, dans les vues de la Providence, devaient servir à. le détourner plus promptement et plus efficacement du mal, et à. le guider avec plus d'entraînement vers la vertu. Le péché est venu déranger une économie si admirable. Toutefois il n'a pu détruire ~ntièremen! l'œu~re du. Créateur. Quoiqu'il se fût volontairement detourne de Dieu, et par un acte d'autant plus coupable q.u'il était ~arfaitement libre le cœur n'en continua pas morns à sentir le de~o,_r et l;. besoin d'aimer le bien qu'il avait quitté; mais 11 sentit aussi naître et grandir en lui l'amour du mal dont les attraits l'avaient une première fois séduit. De là. ceLt.~ _ double pente du cœur de l'homme: par le senti.ment ~nmitif il tend à. Dieu et à la vertu ; par la deprava t1on origi~elle il incline an mal. De ces deux tendances, la rnconde prédomine malheureusement. dan~ le grand ~ombre; non pas qu'on aime le mal en sm, mais parce qu il favorise davantage des penchants contre lesquels il s~mble dur de lutter; parce qu'il est d'ailleurs d'une pra.tiq~e bien plus facile et q~'il se pr!se_n_te. avec l'appâ.t de la JOU~ssance, du plaisir et meme de l ut1hte. (A suivre.)
De l'économie domestique (;1.iuseries pour les institutrices (Suite) Nous verrons qu'il est f~cile de donner un peu d'élégan_ce à l'intérieur (et toujours sans dépenses inutiles) par de petits arranaements industrieux auxquels on peut consacrer quelquefois les loisirs d ~ dimanche et u, jeu?i. Un intérieur gentiment arrangé dispose ceux qm l habitent à la bonne humeur et à. la bon ne entente. Celles dont la vie s'écoule dans la solitude jouiront encore bien plus de cet intérieur gai et bien r~ngé. Les humbles institutrices de hameau, si 1leules et s1 perdues dans les pays de montagnes, ont auprès d'ell~s un~ sour~e toujours renaissante de jouissances et de d1strac.t1ons: Je
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veux parler des petits jardins, qu'il est si facile de faire entretenir. Là elles peuvent avoir, à côté des légumes nécessaires à leur nourriture, des fruits, des fleurs, des plantes, etc. Je voudrais que le goût de cette culture en miniature pût se propager; c'est une distraction fortifiante pour le corps et saine pour l'esprit. Quant à l'intérieur de la maison, une des questions les pl us importantes est le c:hauffage. Avec de l'attention, on peut, sans perte de temps, obtenir une assez forte économie sur le bois ou le charbon. Je vous donnerai quelques indications sur les divers modes de chauffage. Après le chauffage, l'éclairage : ses divers systèmes, les avantages et les inconvénients de - chacun, les économies que l'on peut réaliser, les précautions à prendre pour les yeux. Nous aurons ensuite à examiner le vêtement, en commençant par la matière première, c'est-à-dire les étoffes · il faudrait un volume pour décrire toutes les matières textiles et les tissus qui en dérivent. Je serai plus modeste, et je me bornerai à vous indiquer comment on distingue les étoffes solides, celles dont la teinture résiste à l'action de l'air et du soleil, celles qui supportent les nettoyages, les raccommodages; comment on reconnaît les falsifications auxquelles toutes les étoffes sont sujettes aujourd'hui. Je voudrais vous prouver que plus le budget est restreint, plus on doit se défier des étoffes trop bon marché. Le bon marché est toujours cher, dit le proverbe. Ce proverbe ne ment pas. Nous étudierons les diverses formes de vêtement surtout les_ form~s classiques, qui varient peu, malgré la ~ode, et qui conviennent aux femmes dont les ressources sont limitées._ Et j'espère prouver que, tout en restant simple et clasinq ue, une femme peut donner à son costume un caractère de bon goût et de distinction. Nous Yerrons quels son t les vêtements que vous pouvez confectionner à la maison, quels sont les raccommodages que vous pouvez faire vous-mêmes dans les rares moments dont vous disposez.
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Après l'étude du vêtement viendra la questio.n du ~lanchissage bien difficile à résoudre dans un sens econom1que, car les' institutrices n'ont pas le temps de s'occuper du blanchissage ; et cependant, quand il est fait au deh_ors, c'est la destruction rapide du linge. Il faut donc examiner quelles sont les pièces de linge qui devro,nt être blanch1~s à la maison, et quelles sont celles que 1on fera ~lanch1r dehors. (A suivre.)
Education des enfants peu doués (Suite)
A. - Comment tes enfants dont les facultés intellectuelles sont peu développées doivent-ils être traités ? En premier lieu, étudions l'enf~nt,_ so~ caractèr~, ~es dispositions et ses penchants, afin d a_mv.er _a un choix J~dicieux des moyens les plus propres a reveiller ses facuHes endormies. Dès qu'un élève nous paraît dépourvu d'esprit, ne nous empressons pas trop de le juger. comme tel, c~r l'apparence est souvent trompeuse. Certarn enfant_ aurait peut-être fait de grands progrès avec le temps s1 on ne l'eùt pas jugé, trop à la légère, privé de moyens. En général c'est sur de bien faibles indices que nous octroyons à un' enfant un certificat d'incapacité. Que Je fois nous prenons pour de. l'inintelligence une s~mple insuffisance de mémoire qu'on peut suppléer au besoin et que remplacent, dans bien des cas, d'autres qualités plus hautes. Souvent aussi nous attribuons à l'esprit ce qui vient du caractère; nous prenons encore pour de l'inintelligence ce qui n'est que timidité, réserve extr~me, méfiance mê~e, .méfiance peut-être trop explicable, helas ! Voyez ct-i petit etre pàle et chétif; le pauvre enfant a tant souffert de bonne heure dans son corps et dans son âme; il a été mal nourri, mal vêtu, maltraité et c'est pour cela que sous des habits en lambeaux, il vous présente un corps débile, qui recèle une âme languissante, avec des facultés engourdies, une volonté sans énergie, incapable d'efforts et de persévérance. Sans affection et rll(loyé à la maison, il craint Je l'être encore
a l'école :
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sa bouche se ferme, son œil est mort; et nous disons ·- cruelle méprise 1 - « il est inintelligent » quand il n'est que malheureux. Sans doute, ce qu'il faudrait ici n'est pas en notre pouvoir: ce sont des aliments sains, abondants pour raffermir cet estomac délabré; ce sont de meilleurs· vêtements pour réchauffer ces membres grelottan ts, et à mesure que la vie animale renaîtrait dans le corps, la vigueur reviendrait à l'âme. D'autres enfants ont un dévelrppement tardif et lourd; ce sont des tortues à qui tous nos élèves font du tort, mais qui sauront néanmoins, sûrement et lentement, aller au but si nous savons leur donner cette confiance en euxmêmes qui fait que les tortues devancent souvent les lièvres. Qui de nous n'a pu voir des enfants à l'aspect borné, dépasser au bout d'un certain temps les prévisions les plus optimistes? Stationnaires au début, leur intelli gence s'est soudain épanouie, et ils ont gravi tous les degrés de l'école. Sans doute, si la dure écorce qui eutoure certains esprits peut se briser et disparaître entièrement sons des efforts combinés, sages et persévérants, le triomphe sera loin d'être aussi complet avec tous les déshéri tés de la nature; mais si minime le résultat fût-il, ce sera t oujours une conquête qui portera des fruits pendant toute la durée de l'existence et qui ne fera pas regretter les efforts dépensés. Quelle q ne soit. la nature des élèves que nous sommes convenus d'appeler les pauvres d'esprit, efforçons-nous de gagner leur volonté au triomphe de leur propre cause. Ne leur dissimulons pas les efforts qu'ils devront faire afin d'atteindre au même but que leurs condisciples mieux doués, mais animons-les d'une généreuse confianee, ;irmons-les pour la lutte et remplissons-les d'une noble ardeur. Car il faut que l'enfant se prêle à l'œuvre que nous voulons accomplir en lui; il faut qu'il le veuille, non pas seulement qn'il se laisse faire, mais que ses efforts s'ajoutent à nos efforts, sinon le résultat sera nul. L'instituteur a tout gagné quand il s'est assuré cette collaboration volontaire, mais il n'a rien fait, tant qu'il n'est pas arrivé à ce but. Mais, comment nous emparerons-nous de la volonté de
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enfant ? Si nous le prenons par le cœur la chose nous ira facile, car les enfants peu fa\'orisés sous le rapport de intelligence sont parfois ceux qui aiment le mieux, qui attachent le plus sincèrement et dont l'affection est le lus durable. Qu'on les aime donc ces pauvres déshérités: s ne se montreront pas ingrats. Cette affection réciproque u maître et des enfants fait que l'instituteur comprend lieux ses élèves, sait mieux abaisser son esprit au niveau e leur intelligence, découvrir les difficultés qui les arrêtent t les causes qui les produisent, inventer et appliquer les 1eilleurs moyens pour aboutir. Elle engendrera infaillible1ent leur confiance, la crainte de faire de la peine à leur naître, le désir de lui plaire, l'obéissance spontanée à ses ,rdres... et n'est-ce pas là. la meilleure garantie de leur ,rogrès dans l'étude comme dans la voie de leur amélioraion morale? La douceur et la patience, si nécessaires à un éducateur, leviennent, dans le cas qui nous occupe, la condition sine 1uanondetoutsuccès.Etcependant c'est ce qui nous manque e plus souvent. Que de fois nous brusquons ces pauues infants, parce qu'ils ne comprennent pas des choses que 1ous ne leur avons peut-être pas expliquées d'une manière tssez claire, leur imputant ainsi un tort qui est le nôtre ;eul I Que de fois aussi nous nous irritons de leur lenteur, flous les pressons, nous les harcelons sans nous apflrcevoir 1ue nos impatifmces et nos brusqueries ne font que jeter plus de trouble eL de confusion dans leur esprit I Peut-être ira-t-on plus loin encore et jusqu'à. perdre de vue le rnspect que l'on doit à. l'enfant: alors ce seront des parnles dures, des interpellations acerbes, des allusions blessantes, qui feront des blessures incurables. On comprend quels peuvent être les résultats de ces procédés : les facultés déjà si bornées ne font que se fermer davantage; l'enfant, à. force de s'entendre dire qu'il n'est propre à rien, finit par y croire; le découragement s'empare de lui et peut-être pour toute sa vie. Combien plus puissants sont les fruits qu'obtient le maître patient et doux I Tandis que la mauvaise humeur, comme la brise glaciale, resserre les in telli-
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gences et les cœurs, la douceur donne un soleil vivifiant, les ouvre et les féconde . Notons cependant qu'il n'est pas toujours facile de conserver la douceur et la patience, car ces vertus subissent ici de telles épreuves, qu'il faudrait les posséder à un degré éminemment supérieur pour qu'elles ne faiblissent pas. Voulons-nous, dans ces cas difficiles, triompher de nousmêmes et conserver notre calmP. et notre sana-froid ? Ne <'> cherchons pas • en nos propres forces le couraae de nous <'> surmonter, mais tournons-nous vers le parfait Educateur des peuples, vers Celui dont tous les enseignements ont été empreints de la plus inaltérable bonté et, puisqu'il promet à la douceur la conquête des cœurs, prions-Le de nous accorder celte précieuse vertu, Il nous l'accordera et d'autant plus sûrement que c'est pour en faire bénéficier les petits et les faibles, ces privilégiés de son cœur. (A suivre.)
Qualités de l'instituteur Un instituteur peut n'être pas un savant dans le sens le plus étendu de ce mot; mais il faut que son esprit voie de haut la science qu'il professe, et qu'il en saisisse les rappor ts généraux et en distingue les points dominants. A une moindre élévation, l'instituteur ne saura.it donner à son enseignement ni la clarté, ni l'intérêt, ni surtout la simplicité nécessaires pour attirer et fixer les esprits jeunes et vifs. J'insiste sur la simplicité, car c'est lorsqu'on est savant qu'on est le plus capable d'être simple; d'abord parce que plus on est sûr de sa richesse, plus on est de longue date familiarisé avec elle, moins on est impatient de l'étaler ; ensuite et surto ut parce qu'une demi-science n'élève qu'à des idées secondaires, qui sont complexes et chargées d'idées accessoires, au lieu que la vraie science élève jusqu'aux principes les plus han ts, qui so nt des id ées simples. La connaissance de ces principes est seule capable de faire voir les détails sous leurs vrais points de vue, et de faire exprimer les idées dans leurs véritables termes. On
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entend dire souvent de tel instituteur qu'il est trop profond, qu'il est abstrait, et l'on en conclut qu'il est trop savant, Croyez plutôt qu'il est encore jeune, qu'il est peu instruit ; quand il aura plus d'années et de connaissances, il s'élèvera jusqu'à la simplicité. De cette supériorité de culture résultera, pour l'instituteur, l'esprit de système et de méthode. Donner à chaque partie de l'instruction son étendue et son plan; combiner les différentes branches de l'enseignement de manière qu'elles se prêtent un mutuel appui ; ne se permettre ni sauts, ni lacunes, ni écarts; suivre avec une at.tention pénétrante le développement des facultés de l'enfant; marier à la sévérité de l'ordt·e l'abandon qui le déguise: voilà une partie considérable de la science difficile de l'instituteur. Que cette science soit pour quelques-uns le frui t d' un in stinct heureux, c'est ce que nous ne voulons pas nier : il est des hommes qui naissent instituteurs. Mais sans nous arrêter à montrer que, même dans ses chefa-d'œuHe, la nature laisse ~\ l'art des lacunes à remplir, il nons suffit de dire qu'on ne peut fonder des règles sur des exceptions. En général, il n' y a qu' une culture supérieure qui puisse procurer à l'instituteut· les précieuses qualités que nous venons d'indiquer.
De la civilité dans l'école On nous a demandé, à propos de notre article sur la rentrée des classes, de continuer à << donner aux instituteurs des conseils que nous croirons leur être le plus utiles pour cette époque spéciale , , qui est, en effet, comme nous l'avons dit, une époque de renouvellement. Voici, dans cette pensée, quelques réflexions que nous suggérait une récente lecture. Nous avons en vue ce qu'on appelait autrefoi~ « la civilité puérile et honnête ))' la place que cette civilité doit avoir dans l'école, les moyens qn'il faudrait prendre, suivant nous, et dès les premiers jours - pour l'y introduire, si elle n'y est pas; pour l'y maintenir, si on a eu, ce qui n'est peut-être pas trèSi commun, le bon esprit de l'y mettre.
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. Il y a,, sur. ce sujet, un passage bien connu du deuxième hvre de l Emile, passage juste en soi et dans le fond mais do~t il _est facile d'abuser et dont on a abusé, com~e il arrive s1 souvent avec Jean-Jacques. • Gardez-vous surtout. dit-il, de donner à l'enfant de vaines formules de politesse qui lui servent au besoin de ~aroles magiques p~ur .sou~ettre à ses volontés tout ce qui l,~ntour~, et obt~?1r a l 1_nstant ce qu'il lui plaît. Dans l educat10n faç_onmer~ de.s. riches, on ne manque jamais de les re~dre P?hment 1mperieux en leur prescrivant les termes d?~t Ils doivent se servir pour que personne n'ose leurres1ster; ~eurs enfants n'ont ni ton ni tours suppliants, ils ~ont aussi arrogants, même plus, quand ils prient que quand Ils_ co1!1mandent, comme étant bien sûrs d'être obéis. On ~01t d abo:d que s'il_vous plaît signifie dans leur bouche zl m~ plait, et que Je vous prie signifie je vous ordonne. Admirable politesse, qui n'aboutit pour eux qu'à changer le ,sens des ~ot.s et à ne pouvoir jamais parler autrement qu av~c emp1~e I Quant à moi, qui crains moins qu 'Emile n_e s01t gr?ss10r 9u'arrogant, /aime beaucoup mieux qu'il dise ~n priant (tJites cela, qu en commandant ;e vous prie. C~ n est pas_ le terme dont il se sert qui m'importe, mais bien l'acceptwn qu'il y joint. , A_ notre hum,ble avis, le terme i~porte autant que l'accept10n, et 11 n y a pas plus de raison pour qu'Emile, ou tout autre enfant, ou tout autre élève d'une école soit grossier, qu'il n'y en a ,pour_qu'il soit arrogant, qu'il n'y en a non plus pour qu 11 soit rampant ou hypocrite. Arrogan_t, po_urquoi le serait-il? Ce ne pourrait être que par u~e. smg~hère déformation des choses que ce petit être s1 _1m pmssant, si i_gao~·ant, si dépendant, s'arrogerait un empire p_our lequ~l 11 n est nullement fait, et que ne co1,1:1porte pomt sa faiblesse naturelle. Il est vrai cependant q1~ 11 y tend comme spontanément, en vertu même de ces~a1sons 9ui semblent devoir l'en écarter, et qu'il Je saisira, a_~os depens, ponr peu que vous y prêtiez la main. Pré~Œement par~e qu~il a peu de notions et peu de jugement,. 1 enfant se fait facilement le centre de son petit monde. IL
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·vous appartiendrait de lui montrer ce qu'il est par rapport au monde réel, et de le ramener à son vrai point, ne fût-ce . qu'en ne lui cédant pas, en ne l'admirant pas, en ne l'adulant pas toujours, en le prenant pour ce qu'il est, c'està dire pour un être en puissance, dont l'évolution normale ne peut se faire que par vous et sous votre responsabilité . .Emile ne sera arrogant que par votre faute; il ne le sera .donc point, si, ricbe ou pauvre, vous savez le laisser ce ,que la nature l'a fait, et si, de votre côté, vous savez reste1· vous-même. Et c'est à vous de commander, parce que vous -êtes ou que vous êtes censé être pour lui le représentant de la pleine raison; à lui d'obéir, parce qu'il est faible; à vous d'être juste avant tout et ensuite bienveillant pour lui ; à lui d'être pour vous déférent et docile. L'hypocrisie et la bassesse ne pourraient naître que d'un excès malentendu de ces relations naturelles. Si vous commandez mal, si vouti exigez trop, vous révolterez ou vous briserez. Et, comme d'ordinaire les natures fortes et énergiques sont les moins nombreuses, vous briserez le plus souvent. L'enfant, une fois convaincu que votre puissance n'est ni la justice ni la bonté, se soumettra en apparence . et s'humiliera; il acceptera devant vous une autorité qu'il sait. capricieuse, soit pour en éviter les conséquences fà-cheuses pour lui, soit pour la tourner à son bénéfice. Et vous serez la première dupe de ce manège et de cette perversion, La grossièreté, - si elle n'est pas de pure ignorance, ignorance facile à éclairer, - ne peut être, de la part de l'enfant, que la méconnaissance de ce qui vous est dû. C'est à ce titre que Claude Fleury, plus judicieux sur ce point que J.-J. Rousseau, a dit, très justement et très profondément, que « la civilité fait partie de la morale i . « La rudesse et l'incivilité, ajoute-t-il, ne se trouveront point dans un homme vertueux, parce qu'elles viennent on -d'orgueil ou de mépris des autres, ou de paresse à s'instruire de ce qu'on leur doit et à se tenir proprement, ou ,de facilité à se mettre en colère. De telle sorte qu'il est
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impossible qu'un homme ne soit honnête et civil, s'il est. humble, patient, charitable, modes_te et soigneux. »
(A suivre)
PARTIE PRATIQUE Dictées LA PATRIE L'amour de la patrie est aussi énergique et aussi vivace · dans le cœur de l'homme que l'amour de la famille, dont ii paraît être une conséquence et comme une extension naturelle. Nous aimons la terre qui nous a vu naître, à laquelle se · rattachent nos premières affections et nos premiers souvenirs, comme nous airpons notre mère. Ce n'est pas seulement à cause de nous que nous l'aimons, mais aussi à cause de nos ancêtres, parce que le nom de la patrie se confond avec leurs noms, parce que la patrie, c'est la terre où ils sont nés, où ils ont souffert comme nous, qu'ils ont arrosée de leurs sueurs, dé· fendue au prix de leur sang et dans le sein de laquelle reposent leurs cendres. Héritiers de leurs idées, de leurs traditions, de leurs mœurs, de leurs lois, nous le sommes aussi des biens qu'ils nous ont légués, de la puissance matériellequ'ils ont créée par un labeur continuel. LA FAMILLE Si la famille est cause de joies infinies, elle est aussi cause de beaucoup de douleurs. Il y a des larmes bien amères, mais je n'en connais pas de plus amères que celle que fait verser la perte des siens. On perd les jeunes, on perd les vieux, et l'unique inclémence de la nature intervertit souvent les dates de la mort. Mais, même quand l'ordre de l'âge est suivi, cen'est pas sans déchirement qu'on se sépare de ceux qui ont présidé au foyer domestique, qu'on se sépare d'une vieille mère qui nous a élevés. Après une maladie que nous ne pûmes arrêter, ma mère sesépara de moi, disant: q: Il faut aller retrouver les siens ! > Elle avait été fille ardente et dévouée; qu'on juge ce qu'elle fut pour son fils! Aussi, même à présent que j'ai dépassé les années qu'il lui fut donné d'atteindre, le deuil me ressaisit ; je pense à la dernière nuit, à la nuit de mort, et l'amerLITTRÉ. tume me pénètre le cœur.
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H . 4, Une marchandise me coûte 78 et. le kilo. Je la revends à 1 fr. le kilo. Quel est mon gain ? . . 3. J'expédie 5 kilogrammes d'une marchandise au prix de 14 fr. Quelle est la valeur d'un kilogramme ? . , 2. Jusqu'ici le q. tl'une marchandis_e coûtai~ 35 fr. Par suite cl un& abondante récolte, il s'est produit une baisse de 20 °/0 • Quel est le . prix futur de cette marchandise par q. ? .. 1. Un négocia.nt offre une marchandise aux prix su~vants:. 10 . kg. à 6 fr., 100 kg. à 45 fr. Combien pour °lo de ra.bais est-il fait par la dernière offre? 15. 4. Combien coûtent ensemble 10 timbres de 5 et. et 10 timbres de 25 et. ? • 405 f C r. om3. Un paysan vend 90 quintaux de pommes de terre a bien coûte un quintal ? 2. Un marchand mélange 6 q. de café, à 250 fr. le q. avec 4 q. à. 225 fr. le q. Quelle sera. la valeur de 1 q. du m~la.n~e ? 1. Une maison, au taux de 61/2 %, rapporte un mté~et annue~ de 3900 fr, comme produit des locations. Pour quel pn x la maison a-t-elle été achetée? 16. 4. Pierre gagne 14 fr. 40 par semaine: combien gagne-t-il en deux semaines? · · 1 3. Un employé d'hôtel a un salaire de 75 fr. par m01s. Que retire-t-1 au bout de 6 mois? . 2. Quelqu'un place 350 fr. à la caisse d'épargne, ce qui re.présente les 2/ de son salaire de la saison d'ét é. Quel a été le salaire total 3 • ? pendant cett e saison . . , f ~ 1. Quel capital placé au 4 0/ 0 produit un mtéret annuel de 350 r. ·
ère, en y joignant bsences de l'année. •un nouvel élève à la commune, la ira l'élève au reau dernier alinéa éro de son livret.. 1pourra être ajouté, • bis ou ter • ainsi ission d'origine. Jève entre dans une 1vret sera transmis blissement, et, dès celui-ci, le livret ssion. de l'examen préla Commission déve son livret scoaotonal du matériel munes, au prix de livrets prévus ciilions du présent aux établissAmAots 1 octobre 1898.)
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ANECDOTES SCOLAIRES
* Un père à sa fille : - E h bien Adèle, comment se sont pa;sés les examens? - Oh l t rès bien, papa. J'en sais plus que la maitresse. - - Comment cela? - Oui, je monte d' une classe et elle reste toujours dans la même. . * Au régiment on interroge un consent . - Savez-vous Non, j e n'ai jamais été qu' à l'.éc?le ~e répétition. Eh bien, alors? - Mais on n'y allumait Jamais la lampe par économie. . A l'école: Le régent : Les choses par lesquelles on voit au t ravers se nomment transparentes. Emilie, donne un exemple. - Une vitre. - Bien, et to~, ~arguer!te. -:- Un . .. . un . .. un trou de serrure. - Et t01 Pierre, a quoi emploie-t-on la plume de canard? - Pierr: - ... ~ais, je l'ai . expliqué hier . . . Voyons, qu'avez -vous dans vos lits a la ,maison? Pierre: Des punaises, M. le régent, - Allons, c est_ du nouveau. Pouvez-vous me citer maintenant un mot en ail dont le pluriel soit en aux. - Oui, m'sieu: marmaille, marmots.
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antonal de l'InsMM. les préfets écoles normales, s scolaires, ainsi primaires, la cirse d'épargne cantient la disposition
es splciales pour les écoles •. ation de la Caisse e vous le savez, os lesquels s'insdépôts. gner quelques sols! D carnet, et on y correspondant au etites sommes acre de 10 fr., son contre un bel et D
système moins
Mais comment se fait-il que, dans notre canton, les populations prennent si rarement le chemin des caisses d'épargne, et que, contrairement à ce qui se fait ailleurs, elles se préoccupent si peu de leur confier leurs deniers t C'est là une question d'éducation, On ne va pas à la Caisse d'épargne, parce qu'à la maison paternelle, parce qu'à l'école, on ne parle, pour ainsi dire iamais, de ces utiles établissements; on ne se rend pas à la Caisse d'épargne parce que nos mattres n'ont rien fait pour nous apprendre l'amour de l'épargne. Et, cependant, nul ne contestera que l'êconomie n'ait une haute valeur morale. Epargner, en eft'ut, c'est retrancher toutes les dépenses qui dépassent nos besoins réels, qui ne sont pas en harmonie avec notre situation sociale. , Toute écooomie que nous faisons, disait naguère on économiste doublé d'un pédagogue, est une victoire remportée sur quelque mauvaise passion •. Enseignons donc l'économie à nos enfants ; montrons-leur, sans doute, le chemin de l'église et de l'école, mais n'oublions pas de leur indiquer celui de la caisse d'épargne. Et pour traduire cette pensée en action, le Département compte sur le concours de MM. les préfets des collèges, des directeure de nos écoles normales, sur le dévouement de MM. les inspecteurs et du personnel enseignant. Voici comment il y aura lieu de procéder: 1~ Dès la rentrée des classes, il sera mis à la disposition du personnel enseignant on certain nombre de livrets et d'estampilles. 2" Les instituteurs et institutrices s'appliqueront à encourager les élèves à l'épargne, et, one fois par semaine, le lundi par exemple, ils recevront lents dépôts. 3° Lors de leurs inspections, MM. les inspecteurs se feront exhiber le compte du maitre ou de la maitresse de la classe. 4.0 La Caisse hypothécaire et d'épargne supportera tous les frais d'envoi et de port, et transmettra ao personnel enseignant des instructions spéciales. A l'œ uvre donc, et permettez-nous de faire à cette occasion on nouvel et vibrant appel c\ nl'\fro ft.Df-pi_otiamo.
Avis à nos abonnés Le léger retard survenu dans l'expédition du présent No provient is nombreux et pressants travaux que doit livrer notre imprimerie mdant la session du. Grand Conseil. Pour la, même cause, le tableau du personnel enseignant promis ur ce N° ne pourra être joint qu'au prochain. Quelques collections complètes de la dernière année scolaire sont 1 vente au prix de 2 fr. au lieu de 2 fr. 50. La livraison 8 de 1897-98 est épuisée; elle ne peut ainsi plus re livrée à qui elle pourrait manquer. Il reste, par conti·e, à disosition, plusieurs exemplaires des autres N°s. Que ceux à qui ils anquent, les demandent sans retard, car on ne peut les conserver définiment et les fournir une année ultérieure.
Publications romandes. - L' Educateur, organe de la Société t ~agogiq!ie de let: Suisse romande, se. .pu?liera pour la nouvelle enode tnennale a Lausanne, sous les auspices d'un comité de réaction qui aura à sa tête M. Fr. Guex, directeur de l'école normale e Lausanne. Il paraîtra chaque semaine au lieu de chaque quinzaine, 'nsi que cela se pratiquait auparavant. Par contre, l'Ecole de Lautnne cesse de paraître et fusionne avec l' Educateur. 1 Livres
d'école. - MM. les Instituteurs peuvent se procurer au épôt des livres d'école, à Sion, certains ouvrages pour leur usage ersonnel. Le Cours d'études de Rapet (livre du maître) coûte· r. 3 fr. 50, le Cours de dictées françaises d'Heinrich, 2 fr. 20,. ~ouvelle méthode de calcul oral, par le même, 1 fr. 30. - Les olutions raisonnées de l'arithmétique en usage dans nos écoles. fr. 20.
l!lebwytz. - On ne badine pas dans ce canton avec les. ecrues qui n'ont pas obtenu aux examens pédagogiqaes des notes. uffisantes. Cette année une douzaine de jeunea gens de 19 ans, qui• nt paesé des examens déplorables, seront obligés de suivre un, ours de punition du 1•• au 25 décembre.
Oalendrlers Payo& · pour J 899. - Comme les hiron-elles an printemps et les almanachs en automne, les calendrier8' e M. Payot arrivent, nous annonçant que la fin de l'année est roche et qu'il faudra bientôt changer l'éphémère indicateur des 365. ~urs de r an; · A recommander en particulier le joli calendrier poétique. M Payot édite aussi, chaque année, un gracieux petit album Bonne année 11, qui forme un élégant souvenir à offrir en souailant la bonne année t
Supplément à l'ECOLE PRHUIRE Oonférence de11 Inspecteurs scolaires de la 8oisse romande, le 26 oc&obre, à Illon ( Suite et 'fin) L'enseignement des travaux à l'aiguille Mme M. RoEGG, inspectrice des travaux manuels, à Geoève, moote ensuite à la tribune. Le public masculin, un peu rébarbatif lorsque le ,discours se perd dans les bas, les coutures, les mailles et les ourlets, écoute cependant d'une oreille très attentive le rapport de Mme Ruegg. Elle appuie sur l'importance des travaux à l'aiguille, qui forment le cœur, le gotlt, le jugement. Voici quelques phrases dignes d'être écoutées, dignes d'être lues et encore plus d'être appliquées 1 , Le foyer, dit Mme .Ruegg, est le véritable domaine de la femme ; il faut donc la former en vue de la direction qu'elle doit en prendre, du rôle qu'elle est appelée à y jouer, Riche ou pauvre, la femme a, dans sa maison, une action prépondérante. Il dépend souvent d'elle d'y apporter la misère ou la prospérité, le malheur ou le bonheur : tout provient de ses défauts ou de ses qualités. Il faut, par conséquent, lui inculquer, dès l'enfance, des habitudes d' activité, de propreté, d'ordre, d'économie, de simplicité, d'amour du travail. La leçon de iravaux à l'aiguille, mieux qu'une autre, se prète à l'acquisition de ces principes fondamentaux. L a plupart des cantons romands, reconnaissant la justesse de ces idées, ont introduit dans leur programme les travaux à l'aiguille, dès l'âge ~e 7 ans; à B erne, dès 6 ans. Le nombre des lt çons varie de 4 à 6 b. par semaine, chaque séance étant, en général, de 2 heures. On commence par les mailles, les mitaines, puis les bas, la couture, le racommodage, la ooupe. Les programmes de Genève et de Fribourg sont, pour ainsi dire, identiques; ils commencent par la layette pour ftoir par la chemise, le tablier, le jupon, etc. . Q ~a.nt aux moy_ens d'instruction, on a adopté les moyens intuitifs : collections d'échantillons de matière brute, cadres, caneva@, tableaux.
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Il serait à désirer que l'enseignement p'O.t avoir lieu dans des chambres spéciales, où de grandes tables serviraient à la coupe des patrons, qui demandent souvent beaucoup de place. Des maîtres spéciaux sont désirables à tous les points de vue, mais il faut tenir compte des ressources do pays. Comment doit-on enseigner f La méthode doit être ratioanelle et progressive, en même temps que collective, Les démonstrations s'adressflront d'abord à tous les élèves, puis la maitresse s'occupera individuellement de chaque élève. Pour être pratique, l'étude des divers travaux devra se faire, au préalable, sur des morceaux ~,éparés, peu après, sur un mouchoir, sur une chemise à racommoder. On montrera à l'élève, des objets très grossis pour mieux leur faire comprendre le croisement des fils, et des modèles terminés de l'ouvrage à faire. Un puissant moyen d'émulation, est de donner des notes pour les travaux des élèves. En donnant les premières leçons de tricotage, la maîtresse se servira de préférence de grosse laine claire, d'aiguilles en bois, et elle fera quelques mailles, en laissant, après explication, finir l'enfant. Quant an racommodage, cette partie si importante du ménage, on lui vouera une attention spéciale; c'est, avec la coupe, la branche la plus importante. Indiquer les cas possibles d'usure, insister sur la nécessité de racommoder à temps, tirer parti des vêtements usés, faire du neuf avec du vieux, c'est une grande économie ! Il résulte du rapport de Mme Ruegg et des comparaisons que nous avons faites, qu'en Valais il y a encore beaucoup à faire sous ce rapport. Voici quelques-unes des conclusions de l'honorable inspectrice de Genève : 1) Les travaux à l'aiguille sont indispensables à toute éducation féminine. 2) Ces travaux inculquent à l'élève de bonnes habitudes et des qualités de cœur. 3) Ils affermissent la volonté, la persévérance, forment le goftt, habituent au travail. i) L'enseignement doit comprendre : le tricotage, la couture, la coupe - on tiendra ici compte des costumes locaux - et le racommodage.
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Les conclusions de Mme Ruegg ont été adoptées à l'unanimité. M. Gaillard-Pouzaz a lu ensuite son trop bref rapport, qui mériterait une discussion approfondie et dont nous parlerons, en détail, en temps et lieu. Comme il était ! h, 1l4 et que l'estomac réclamait impérieusemflnt ses droits, l'assemblée se retrouve à l'H6tel de la Poste, où, dans un banquet très bien servi, arrosé de bon vin et d'excellente humeur, MM. les pédagogues ont montré qu'à côté de qualités multiples, ils sont d'une belle gaité. Au revoir I I.
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Disons, pour terminer, qu'après le banquet les congressistes se sont rendus à Valère pour en visiter l'église et le musée archéologique. An retour, la municipalité de Sion - qui fait toujours bien et largement les choses, lorsqu'il s'agit de réceptions - oflrit aux participants, dans la grande salle du Casino, une collation arrosée des meilleurs crus parmi lesquels fiiurait du Glacier de 183~. Comme à l'occasion du banquet, d'excellentes paroles ont été échangées dans cette agape familière, qui se serait prolongée sans doute, si l'heure inexorable du départ n'avait pas sonné. Tout le monde se rend à la gare, de chaudes poignées de main se donnent de part et d'autre, et nos confédérés nous quittent parais11ant emporter une agréable impression, et de leur visite au pittoresque chef-lieu du Valais, et de la réception cordiale mais simple qui leur a été ménagée par leurs collégues valaisans et les autorités cantonales et communales. IMI
Education des filles à la campagne (Suite) Venons à la géographie. Il ne suffit pas de posséder quelques notions sur l'histoire de la patrie ; il faut bien aussi connaitre un peu cette patrie elle-même : sa physionomie, ses riches~es, son sol. Si la jeune fille est destinée à ne jamais quitter le foyer domestique, c'est une raison pour ne point y enfermer son esprit, mais le faire voyager vers les autres régions dont les habitants sont nos frères, parlent notre langue et sont protégés par les mêmes lois auxquelles nous obéissons. A cette connais-
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sance de notre pays il n'est point superflu d'ajouter quelques notions de géographie générale. Aujourd'hui mille relations unissent tous les peuples du monde. Nos chemins de fer, nos bateaux à vapeur, en rendant les communications si promptes et si faciles, ont invité tous les hom.mes à l'accomplissement du précepte évangélique : q_ Aimez-vous les uns les autres! > Ne convient-il pas de conn~ître au mo~ns le ~om et la position de ces peuplesr les divers produits qu'ils échangent. N' est-il pas honteux d'ignorer d'où viennent le sucre, le café, les épices et les autres denrées exotiques dont nous usons chaque jour?' 3° Enfin il est nécessaire d'étouffer chez la jeune villageoise les germes du mal qui se manifeste chez tout être raisonnable, d'arracher de son cœur la mauvaise herbe des inclinations vicieuses et d'y cultiver les sentiments généreux et les vertus qui devront en faire une femme selon l'expression de l'Ecriture. C'est précisément parce que cette fille vivant dans un milieu obscur est occupée de soins vulgaires, qu'il faut la relever ~t lui montrer, au-dessus des grossiers intérêts, les nobles jouissances que procure une bonne éducation. Dans les campagnes et par la force même des choses, les individus sont trop attachés à la terre. Ils ne connaissent que lebonheur d'entasser leurs graines, d'ajouter un champ à. un autre. Dieu me garde de critiquer l'économie, source de la richesse publique, et de trouver mauvais qu'un ménage rural tire le meilleur parti du coin de terre qu'il exploite. Ce que je crains, c'est que cette économie ne dégénère en avarice, c'est que l'amour de l'argent ne r~mplisse ces cœurs et n'y laisse plus de place a\X sentiments généreux. Hélas ! on a pu voir quelquefo~ tout patriotisme expirer en face d'une pièce d'or ! Si comme on l'a très bien dit, l'instruction n' est qu'une méthode d'éducation, si l'on ne peut orner l'intelligence et la mémoire sans développer en même temps le sens moral c'est à l'école encore que la fille des champs viendrI puiser cette instruction si propre à l'élever au niveau des femmes intelligentes qui sont la joie, en même temps que l'honneur des familles et de la société toute entière. C'est l'école aussi qui éveillera dans l'esprit de la jeune fille l'esprit rle société, si naturel à l'homme qu'un philosophe l'a défini: q_ un être créé pour vivre en société>.
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La réunion d'enfants · du même âge et du même sexe forme les caractères excite les bons sentiments d'amitié, de charité de bienfaisance, car l'école, c'est la société en miniat~re avec ses bons et ses mauvais côtés. Comme les fragments de rocher qu entraine l e cours d' eau s ' arrondissent à la longue en se frottant les uns contre les autres ainsi à l'école, les manières se polissent par le ' <:ontact' permanent des élève~ : c,es~ enco;e un . avant age de l'éducation publique. ~a Jeune villageoise qui en. pro-fi.te sera au sortir de 1 école, non pas une demoiselle ~légante' capable de figurer avec succès ~ans .le mo~de, mais une fille bien élevée dans toute la smcénté de l exp ression' une personne aimant à rendre service, suppor. tant avec patience les défauts des autres, tout en s 'appliquant à ne point les incommoder par ses propres travers. Elle ne connaîtra point sans doute les formules d'une politesse étudiée, mais elle observera cette bienséance naturelle dictée par le cœur ; elle sera parée de cet~e grâce naïve qui plaît à tout le. monde, aux ~ens ordinaires comme à ceux de la meilleure compagme. '
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(A suivre./
Le père 'bO:l:t ! ... J'étais incliné, pensif, auprès du berceau de la fille~te endormie, et je contemplais tristeme?t - _oh! co~b1en tristement ! . . . cette petite figure pale qui reposait sur l'oreiller de toile grossière . . . Et je me demandais à moi-même dans une anxiété douloureuse : - Que sera la vie de 'cette enfant ? - si elle vit, si elle échappe, la chétive petite créature, à toutes l~s misères qui me· nacent déjà son berceau . . . Le père boit, la mère bavarde à droite et à gauche . . . Quelle sera la vie de cette enfant? * • < Je vais te le dire! > Telles furent, en réponse à ma question silencieuse, les paroles prononcées près de moi, de l'autre côté du berceau rustique. - Je vais te le dire, - et tu pleureras en m'écoutant, ô homme, si tu n'as pas un cœur de pierre dans ta poitrine ... f;.
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- Je vais te le dire, écoute! A. ces m?ts, je levai la tête, et je vis un ange, mais un ange tnste et tout vêtu de noir : noire était sa chevelure encadrant un visage pâle et diaphane ; noire était sa. longue. robe flot.tante et semée de _larmes d'argent; n01res étaient ses ailes, ses grandes atles frémissantes " - plus noires que la nuit. Il regardait - oh ! combien tristement - la fillette endormie en son triste berceau, et combien fut mélancolique et profond le soupir qui s'échappa de ses lèvres crispées par toutes les amertumes de la destinée ! . . . ' Puis, me regardant avec un pénétrant regard qui me fit frissonner, il reprit : - Tu demandes quelle sera la vie de cette enfant ? Je vais te le dire . .. Ecoute.
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Le sombre messager, porteur d'un menaçant et mystérieux message, se tourna de nouveau du côté du berceau, et, d'une voix émue où l'on sentait des larmes et. des sanglots : - Pauvre enfant ! dit-il ... Et après un instant de silence morne : - Pauvre enfant ! reprit-il plus bas, comme une plainte écho d'une autre plainte . . . Oui, tu l'as dit, ô homme : le père boit, la mère bavarde. L'ivrognerie la paresse, le désordre, la négligence, les querelles l'~pathie, l'indifférence religieuse, désolent ce foyer 'comme autant de démons vomis par l'enfer. Et tu me demandes ce que sera la vie de cette enfant ? Que veux-tn donc qu'elle soit? Que crois-tu qu'elle puisse être dans un pareil milieu! ... Que sera-t-elle inévitablement? . . . Je vais te le dire . . . Ecoute. - Enfant, qu'une nuit d'ivresse engendra, tu porteras dans ton sang les germes de mainte faiblesse dangereuse de mainte convoitise funeste. . . Fille de l'ivrogne c'est un sang impur qui fera battre ton cœur et couler~ dans tes vei;11es. C'est une intelligence engourdie, une conscience atrophiée, une âme captive et voilée, - et en revanche un tempérament sensuel, un caractère morose et irritable, que tu recevras de ton père, le buveur - c'est une volonté faible, chancelante, misérable, qu~ tu recevras
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de ta mère, la bavarde. Enfant, pauvre enfant, com~ent pourrais-tu trouver le bonheur dans un berceau somllé,. avec un corps prédisposé à tous les maux, avec un cœur i~cliné vers toute espèce de mal !
"' Pauvre enfant fille de buveur, tu connaitras de bonne heure les afflictions ! . . . Tes cris, la nuit, s'ils viennent à troubler le lourd sommeil de ton père à .son retour du cabaret, provoqueront chez lui des colères terrible_s : il jurera il criera, il te frappera peut-être, la brute msensée ~ et ta mère n'aura pour t'endormir que des larmes' stériles; elle ne saura t'offrir, pour te consoler, que la morne stupeur d'une résignation passive, presque bestiale! Pauvre enfant fille de buveur, tu connaitras de bonne heure les privations, les mauvais propos, les m_auvais traitements! tu recevras plus de coups que de pam. Tu grandiras dans l'enfer, - car c'est l'enfer chez vous, votre demeure est hantée par le démon de l' Alcool, le démon aux yeux rouges, au teint sanglant, aux traits bouffis et hagards, à la voix rauque, à la démarche chancelante! ... Le père rentre-t-il en colère,. -:- pour un rifn, te voilà rudoyée et battue ! La mère, a1gne par tant d mfortunes, te surprend-elle en faute, te voilà grondée et secouée dix fois, vingt fois par jour ! Pauvre enfant, pauvr~ petite nacelle ballottée entre deux courants contraires ; pauvre petite fleur brutalement broyée entre l'enclume et le marteau! - Pauvre enfant, fille de buveur, tu connaîtras de bonne heure aussi les tentations, et tu succomberas au premier choc, dans une i~conscience qui fera _Pleurer ton ange gardien. - L'alcoolisme de ton père smntera chez toi, pauvre enfant, en sensualisme ; et, comme ta mère se montre passive sous les coups, tu te ~~ntrer~s ~assive sous les assauts du tentateur. A l age ou d autres, plus heureuses et mieux gardée~,, sont encore des enfantrs naïves et pures, tu seras déJa une pécheresse, une pauvre petite pécheresse qui fait le mal par ignorance par entraînement, puis par habitude ! ... on' ne se gênera pas de toi, pauvre petit chiffon jeté
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dans la rne ! . . . Pensez donc : la fille d'un tel le buveur! mais c'est lui faire trop d'honneur que d: la déshonorer par le caprice d'un instant ! Est-ce que cela compte ? Allons donc ! ... Ainsi tu grandiras, ou plutôt tu végéteras, fleur flétrie déjà femme avant d'être jeune fille; et le plus beau sort qui _t'atte~de, c'es~ d'être petite servante, à la campagne ou a la ville, petite servante ou petite ouvrière, - et plus d'une fois peut-être, dans ta vie monotone et misérable, tu maudiras ta famille, tu maudiras la vie et tu t'écrieras en te tordant les bras : « Oh! je v'oudrais n'être jamais née! ... Oh! .. . » ... Mourir! et peut-être, à vingt ans, devançant ton heure! . . .
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A ces mots, j'interrompis en pleurant les oracles sinistres du simple messager, et je m'écriais : - Arrête, oh ! arrête ! prophète fatal ! Qui donc es-tu pour oser parler avec tant d'assurance et si peu de pitié! ... - De la pitié! Ami, mon cœur est plein, et je souffre de tout le mal que je suis obligé de prédire, de ~ous maux que je suis obligé de produire ! . . . Qui Je suis ? 1:{élas ! Ami,. je suis un sombre archange, envoyé de Dieu pour faire sentir aux hommes la profondeur de leur misère. - Je suis l'ange de l'Hérédité. C'est moi qui transmets aux enfants un sang vicié un cœur vicieux . .. Et crois-tu que mon menaçant mes~age me rende heureux, que ma mission vengeresse me procure un instant de bonheur?. . . Je suis l'exécuteur de la justice divine; c'est moi qui dois faire toucher du doigt cette solidarité en vertu de laquelle une seule faute engendre de graves misères, qui se multiplient et se perpétuent d'âge en âge. - C'est ainsi que cet enfant souffrira. . . qu'elle souffre dès le berceau : entends-tu ces gémissements qui troublent son sommeil? Le lait de sa mère ne vaut guère mieux que le sang de son père. - Elle souffrira, - elle souffre. - Que veux-tu : le père boit ! Le père boit, et, comme le dit un proverbe populaire empreint <l'une sombre fatalité : Quand le père aime le boire, la famille en a le déboire!
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. . . Et de nouveau s'éleva ma voix suppliante : - Oh! sombre archange ! n'y a-t-il aucune espérance? ne doit-il venir après toi aucun ange de consolation ? La justice de Dieu fera-t-elle tort à sa clémence ? ... A ces mots, l'ange noir parut s'attendrir. Il garda le silence, et se tourna, pensif, ému, recueilli, du côté de l'Orient. Je suivis son regard, et je vis paraître une étoile. D'abord lointaine, petite et incertaine, elle grandit, s'approcha, resplendit, toujours plus belle et plus sereine, et vint se placer au-dessus du pauvre berceau, au-dessus du front pâle de la fillette endormie. Devant la brillante étoile, l'ange noir se prosterna, les mains jointes, heureux de voir venir la fin de sa mission terrible. Le rayonnement de l' étoile éclairait le front de la fillette, et transfigurait son pâle et triste visage en un visage rose, heureux et souriant . . . Elle ne se plaignait plus dans son sommeil, la pauvrette ; elle tendait ses petites mains vers le beau rêve de bonheur, que la présence de !'Etoile du matin transformait en réalité . .. Rêvais-je moi-même ? II me semblait que l'étoile avait la forme d'une croix, et que dans l'éclair d'un rayon rouge se lisait un mot tout nouveau : R édemption ! . .. Et l'ange noir, à genoux, priait à voix basse, et disait : 4. II s'est chargé de toutes nos langueurs. Et sur sa croix Il a porté nos douleurs ! > TABANus PuNGENs.
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LE FLEUVE (Suite et fin.) Le fleuve est, à présent, dans toute sa force et dans toute sa majesté. Mais qu'est devenue l' eau claire et pure de sa source ? « Depuis le premier lavoir dont il a entraîné la mousse salie, chacun de ses contacts avec l'homme lui fait une souillure. Combien d'égouts se sont dégorgés dans ses flots de leurs fanges ? Les usines des faubourgs, qui dressent au bord de l'eau leurs hautes cheminées de >
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briques, ont lentement et constamment dirigé vers lui des ruisseaux de poison. A d'anciennes pièces d'or, à. de vieux bijoux, à. des armes rouillées qu'il a remués, en passant, dans sa vase, il a reconnu les traces de meurtres vieux de plusieurs siècles. La nuit, du haut des ponts solitaires, des malheureux ont plongé pour toujours dans ses profondeurs noires ; et, sur le bas-port, des assassins lui ont jeté le corps ensanglanté de leurs victimes. Quelquefois, comme pris d'une nausée, il vomit sur les herbes de son rivage des débris hideux et putréfiés. Mais il est infecté pour toujours et, pareil à la conscience d'un scélérat, il emporte dans ses eaux, avec quelques trésors ignorés et perdus, des impuretés, des hontes, des désespoirs et des crimes l « Enfin, le fleuve est au terme de sa course. Voici l'estuaire ; et il est si vaste que là-bas, tout là-bas, à l'ancre de la rive vague et lointaine, les navires qui ont fait le tour du monde, ceux qui ont sillonné des mers d'indigo sous des cieux de flamme, et ceux dont la dure étrave a brisé des glaçons au milieu d'affreuses ténèbres, les sveltes trois-mâts, les puissants steamers, paraissent de fragiles coquilles gréées de toiles d'araignées. La dernière balise est dépassée maintenant, et, sur la côte grise, les tourelles blanches des phares, toutes petites, sont à peine visibles. L'énorme masse liquide, que le mouvement des marées repousse et attire tour à tour, tantôt se hérisse de petites vagues irritées par la lutte, et tantôt se glisse en avant avec le glissement d'un rapide. Au large, dont le vent apporte une confuse clameur, les lames de fond, secouant leur chevelure d' écume, accourent en barrant l'horizon brumeux; et ùe grandes mouettes au vol d'ange planent sur le fleuve avec d'aigres cris et semblent les sinistres messagers de l'abime qui va l'engloutir. . . . . . . . . . . .. « Je sais une âme comparable à ce fleuve. De même qu'il va se perdre dans la mer, elle disparaîtra dans la mort. Ainsi que lui, en approchant du gouffre, elle se sent grosse de tout son passé, et elle est profonde et amère, - profonde comme la mémoire, amère comme l'expérience. Elle se rappelle sa vie, qui fut, en somme, paisible et plutôt bienfaisante. Pourtant, que de souillures
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n'a-t-elle pas reçues dans son chemin, cette pauvre âme,.. et emportées à jamais avec elle l Pour l'eau qui court et l'homme qui passe, il n'y a qu'un moment de pureté absolue, la source de l'enfance. Comme le fleuve roule et cache, dans les fanges de son lit, des immondices et des cadavres, l'âme - même chez les moins coupables·, - est pleine de honteux secrets. « Rester pur en ce monde, c'est l'impossible et désespérant effort ; le redevenir dans une vie nouvelle, quel idéal, quelle sublime espérance l Ce fleuve, que la merqui descend aspire avec de profonds râles, se purifiera dans le sel de l'immense océan. Pauvre âme, flétrie par l'existence et profondément troublée au seuil du grand mystère, tu oses rêver, toi aussi, d'innocence immor-· telle l C'est pourquoi tu songes, aujourd'hui, à tous ces vieux clochers d'églises et de cathédrales que le fleuves a réfléchis dans ses ondes et que tu as si souvent rencontrés sur ta route, sans obéir à leur geste solennel. C'est pourquoi tu réponds enfin au signal de ces antiques flêches cle pierre, qui te montrent le ciel avec confiance et t'ordonnent la prière et la foi . > François COPPÉE. 0
Recettes et conseils utiles !Je "bauffage del apparte1nent&
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Le chauffage ralionoel et hygiénique des apparte-· mente est certainement une des questions les plus com-pliquées qui existent, et on peut affirmer qu'aucun système n'y satisfait pleinement. En général, on se trouve dans de mauvaises conditions d'hygiène ; on a la tête chaude et les pieds froids, tout le contraire de ce qu'il faudrait. En effet, l'air ehaud monte à la partie supé-· rieure des pièces d'habitation, tandis que l'air froid,, d'une densité plus grande, pénètre par le dessous des. portes, les fenêtres mal jointes, et arrive nous glacer les pieds. D'un autre côté, si on calfeutre bien tous les. joints, le daoger est peut-être encore pis, car on arrête la ventilation. D'après une étude faite récemment, il faudrait faireentrer environ 40 mètres cubes d'air nouveau par personne et par heure pour que le dosage de l'acide car-
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bonique reste dans des proportions normales. Il n'est pas facile de concilier ces deux choses : ventilation et chauffage. Pour le faire il faudrait ventiler avec de l'air chaud. -C'est ce qu'on fait a,;rec le calorifère, qui chauffe l'air en le prenant à l'extérieur et le distribue dans les différentes pièces de la maison; mais il faudrait que cet air, avant sa distribution, puisse être filtré, car il ee souille de toutes sortes d'impuretés qui ne manquent ,pas de s'accumuler rapidement dans les conduites de distribution; il faudrait aussi qu'on lui doone un certain degré d'humidité, car l'atr trop sec est nuisible à 1a santé. Ces deux conditions ne sont pas remplies dans les calorifères à air. Aussi se sert-on de préférence de ,ceux à vapeur ou à eau chaude. Une conduite est ménagée dans toutes les pièces à chauffer, et on y fait circuler un courant d'eau chaude. -L'air de la pièce s'éehau1fo au contact de la conduite, s'élève et est remplacé par l'air froid; il s'établit ainsi une sorte de circulation cool ioue. Humidité des murs. - Pour arrêter l'humidité des -murs crêpis au plâ.tre, oo les enduit de la composition -suivante : cire jaune, 100 grammes ; essence de térébentine, 4 grammes. On tient la composition sur des cendres chaudes, on chauffe d'abord avec une coquille pleine de charbons ardents une certaine surface du mur ; quand on juge que ce pan de mur est assez sec, on y étend la composition avec un gros pinceau : elle pénétrera jusqu'à 1 centimètre dans le mur; on recommence ainsi à la place suivante, en ayant soin d'observer que 1a cire rne s'arrête pas à la surface. Quand tout est fini, on peut peindre ou tapisser le mur eaos craindre l'humidité ; ce moyen est infaillible. Polissage du noyer. - On peut donner au noyer un poli mat d'une façon très ~imple, par le procédé suivant, qui doit être renouvelé de temps en temps. Mélangez intimement part ies égales da \erre d'ombre br'O.lée et de pierre ponce en poudre impalpable, appliquez sur votre bois au moyen d'un chiffon de laine humecté d'huile de lin, puis polissez ensuite avec un vieux morceau de coton. Plus vous frotterez, plus le résultat -sera brillant. Pour rendre les cuves étanches. - Pour rendre ,étanches les cuves en bois, il suffit d'appliquer ao pin-
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ceao métallique la composition suivante: gutta percha une partie en poids; parafine, 1 partie. Fondre le mé_: Jaoge sur un feu doux. Le revêtement obtenu par cette composition résiste aux alcalis et aux acides concentrée. En faisant intervenir le fer chaud après le badigeonnage on obtient le poli nécessaire. .. La boisson aux chevaux. - Il est dangereux de laisser boire le cheval échauffé par une forte traite et de le laisser ensuite au repos. On peut craindre dans ce cas les effets d'un refroidissement subit. Il se produit des friss~ns, des coliques et même des pleurésies. Ces effetR sont beaucoup moins à craindre si, après avoir bu de l'eau froide, le cheval reprend un mouvement rapide. L'eau absorbée ne tarde pas à se réchauffer et à prendre la température du corps. Le meilleur moyen d'abreuver les chevaux échauffés par une forte course ou un travail violent serait de leur donner à boire de l'eall! chaude. On sait - pour établir une comparaison qui a bien sa valeur - que les cyclistes, après une rude étape ont l'habitude d'absorber une boisson chaude, thé, café: etc., et s'en trouvent très bien. L'eau chaude est saine et provoque l'activité des organes digestifs. Des propriétaires de chevaux affirment avoir préservé· leurs animaux de beaur.oup de maladies et d'indispositions en leur faisant boire de l'eau chaude, surtout après des exercices échauffants. Pour fail'0 des caramels à, la crême, mettez dans un poêlon bien propre: Une livre et demie de sucre en morceaux, avec quatre décilitres de crême. Mélangez. bien avec une spatule et placez le tout sur le feu. Au premier bouillon, retirez votre poëlon et regardez si votre sucre est bien fondu. Si non, écrasez ce qui reste contre les bords de votre poêlon. R eplacez alors sur le feu et cuisez, jusqu'à ce que votre masse devienne bien. brune, sans toutefois la laisser briller. Paur cela, remuez constamment votre spatule, en ayant soin de ne frotter avec cette dernière que le fond du poêlon; il nefaut pas toucher aux bords. Quand vous voyez que c'est cuit, vous retirez vivement du feu et versez le tout sur uo marbre, bien huilé ou beurré au préalable. Laissez un peu refroidir, pas trop; vous vous en rendez compte en posant Je doigt sur votre caramel; si l'empreinte de votre doigt se referme, c'est trop tôt; si, au contraire,. elle reste, c'est le moment.. Vous prenez alors votre dé-
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coupoir à caramels, et si vous n'en n'avez pas, un cou·teau de cuisine ; mais, avec ce dernier, il faut aller très ·vite. L'odeur du pétrole, - Un moyen simple d'enlever -au pétrole son odeur désaqréable, c' est de mélanger à -4 1 t2 litres de pétrole 100 grammes de chlorure de chaux, et agiter vivement le tout: verser le liquide dans ou vase contenant de la chaux vive, et agiter de nouveau : la chaux a la propriété d'absorber le chlore. Il ne reste plus qu'à laisser déposer le mélange et à décanter. •On est certain, paraît-il, d'obtenir un pétrole inodore et dont le pouvoir éclairant n'est pas diminué. De la ventilation des étables - Ce n'est pas seulement. la santé des animaux qui profite de l'air pur introduit dans les écuries, wais encore la lactation, car la ·.bonne ventilation des écuries augmente la quantité de lait fournie par les vaches. D'après les essais faits en Allemagne, des vaches placées dans une écurie non .ventilée donnèrent 3700 litres chacune par an. Or les mêmes vaches, nourries de la même manière, mais qu'on -avait transférées dans une étable pourvue de ventilateurs arrivèrent la première année à une production moyenne de 4050 litres, la seconde année à 4152, et la troisième à 4300. Cette augmentation de 4 à 600 litres de lait par ·vache est uniquement due à la ventilation,
VARIETES Les trois amis. - Un homme avait trois amis: deux lui étaient surtout très chers ; le troisième lui était in• différent, quoique celui-ci lui portât un attachement sincère. Un jour il fut appelé en justice, accusé, bien qu'innocent, d'un grand crime. - Qui d'entre vous, dit-il, veut aller avec moi et témoigner en ma faveur, car une grande accusation pèse sur moi, et le roi est en colère! Le premier de ses amis s' excusa à l'instant de ne pouvoir l'accompagner, retenu par d'autres affairea. Le second le suivit jusqu'aux portes du palais de justice : là il s'arrêta et retourna sur ses pas, redoutant la colère du juge. Le troisième sur lequel il avait compté le moins, entra, parla en sa faveur, et témoigna de son innocence avec tant de conviction, que le juge le renvoya absous et le récompensa.
15 L'homme a trois amis en ce monde : comment se comportent-ils à l'heure de la mort, lorsque Dieu l'appell~ deva~t son tribunal 't L'argent, son ami chéri, le délaisse d abord et ne va pas avec lui. Ses parents et amis le suivent jusqu'aux portes du tombeau et retournent dans leurs demeures. Le troisième, d~nt il s'est souvent le moins inquiété dans la vie, sont ses bonnes œuvres: elles l'accompagnent jusqu'au trône du juge; elles le précèdent, parlent en sa faveur et obtiennent miséricorde et grâee. HERDER ---""o.a~.,..cc-----
Pensées * Des hommes se réunissent et habitent en commun. - En vertu de quel droit 't En vertu du droit d'associat.ion. - Ils s'enfermen_t chez eux. En ,vertu da quel droit 'P - En vertu du d,·oit qu'a tout homme d'ouvrir et de fermer sa porte. - Ils ne sortent pas. En vertu de ~uel. droit 't En . vertu du droit d'aller et de venir, qui 1mphque le droit de rester !chez soi. - Là chez eux, que fout-ils 'P Ils prient. Qui 't Dieu. Les esprits irréfléchis, rapides, disent : A quoi bon ces figures immobiles du côté du mystère 'l A quoi servent-elles 't Qu'est-ce qu'elles font 't Il n'y a pas d'œuvre plus sublime que celle que font ces âmes. Il n'y a peut-être pas de travail plus ulile. Ils font bien ceux qui prient toujours pour ceux qui ne prient jamais. Victor HUGO, • Je mourrai donc un jour I Comment 't Je mourrai 'P Moi qui parle, moi qui me sens, moi qui me touclll:l, je pourrais mourir 't J'ai quelque peine à le croire : car enfin, que les autres meurent, rien n'est plus naturel : o~ le voit _tous lee _jours.; on les voit passer; on s'y habitue ; mais mourir soi-même I Mourir en person:oe 1 C'est on peu fort . •. - Et vous, messieurs , qui prenez ces réflexions pour du galimatias, apprenez que telle est la manière de penser de tout le monde et la vôtre à vous-même. Personne ne songe qu'il doit mourir. Xavier de MAISTRE. * Une vie languissante, inoccupée ou remplie seulement de choses futiles, une telle vie, encore que correcte et, pour ainsi dire, innocente, est très certainem~nt mauvaise. C'est une vie manquée. Il faut donc faire quelque chose, selon sa condition, selon les cir-
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constances, selon ce qu'il faut nommer sa vocation. Cela est vrai dans tous les temps. En celui-ci, l'obligation n'est-elle pas plus pressante , . . . Quand tout est en question et en péril; quand tout est à faire, ne p'ls le voir, ou, le voyant, ne rien faire, c'est une impardonnable faute. ÛLLÉ-LAPRUNE , * L'homme riche Rans religion, ayant remarqué qu'il était volé par des gens sans religion, a trouvé qu'il fallait en avoir une. , Prince de LIGNE. • Loin que je veuille proscrire l'enseignement religieux, il est selon moi plus nécessaire qu'il n'a jamais été; plus l'homme grandit, plus il doit croire. Il y a un malheur dans notre temps; c'est une tendance à tout mettre dans cette vie. En donnant à l'homme, pour fin et pour but, la vie terrestre, la vie matérielle, on aggrave toutes lec misères par la négation qui est au bout ; on ajoute à l'accablement des malheureux le poids insurmontable du néant, et, de ce qui n'est que la souffrance, c'est-à-dire la loi de Dieu, on fait le désespoir 1 De là de profondes convulsions sociales. Victor HuGo. 1
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XVIII"'· ANNEE
SION
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15 D écembre 1 tHS
l'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à Mai inclusivement, en livraisons de 16 pages.
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BIBLIOGRAPHIE Le jeune citoyen. - Cette intéressante
publication, qui en est à sa 15• année, est destinée aux jeunes gens de la Suisse romande, en vue de leur préparation pour les examens de recrues. Elle a jusqu'ici bien atteint son but; aussi les départements de l'instruction publique des divers cantons de la Snisse romande l'ont-ils admise, recommandée tout spécialement, rendue obligatoire même, pour les cours complémentaires, écoles de perfectionnement, écoles du soir. Le programme complet des examens de recrues y est passé en revue et la présente année ronfera,e, en plus que les précédentes, une partie spéciale affectée à chaque canton romaii.d. Ajoutons encore que toute la géographie et l'histoire suisse, ainsi que l'instruction civique nécessaire, ont trouvé place dans ce dernier volume, qui compte 144 pages formant une lecture tout à la fois variée, intéressante et surtout instructive. Pour le Valais, on se procure le Jeune Citoyen PXclusivement auprès du dépôt des livres d'école à Sion. - Prix 1 fr. seulement.
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P rix d 'abonnement pour la Soisl'lle, 2 fr, 50. IJnion postale 3 f'r. Annonces, pria, 20 cent. la ligne ou son espace. Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura droit à un e annonce ou à un compte-rendu, s'il y a lieu.
SOMMAIRE:
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Attention. - De la civilité dans l'école. ( Suite et fin./ - De l'éducation du cœur. (Suite} - De l'économie domestique. / Causeries pour les institutrices.) ( Suite.} - Educ ation des enfants peu doués. (Suite.) - Une heureuse innovation. - Partie pratique. / Calcul ecrz"t, examens de recrues. Dictees.} - Variétés. (La dz'stribution des prix, par L Rat z'sbonne.) - Un Supplément de 16 pages.
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Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, 1·· secrétaire au Département
de l'instruction publique, à Sion.
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