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No 10 l'Ecole primaire, 1er Avril 1893

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modéré de ces boissons après le traitement. Dans le d iscours que M. Rollin avait été chargé de prononcer aux Marches, l'honorable praticien développa la thèse suivante: Buvez toujours peu, mais mieuœ vaut ne rien boire du tout. Ce n'est pas sans r aison dit l'orateur, que l'on s'élève énergiquement contre l'a~ bus des boissons alcooliques, qui existe un peu partout. Les buveurs, qui consomment, dans le jour, deux décilitres par ci, deux décilitres par là, passant d'un établissement à un autre, sans être poUl' cela pris de vio tout compte fait, boivent cependant plus d'un litre d~ vin par jour. Si vous leur dites: • Mais, mon ami, voua buvez trop ,, ils vous répondent : c Il me faut cela, c'est ma vie ; cela me donne des forces . » Grande erreur 1 Savez-vous combien donne d'alcool un litre de vin f Un déc ilitre d'alcool. Et ce n'est rieo, ou plutôt c'est votre vie, cela vous donne des forces? Comptez cependant. Avec votre système, en dix jou rs, vous avez absorbé un li tre et, dans une année, 36 litres d'alcool . Or, la sCience Je pr oclame, l'alcool, pris en fortes doses, est très nuisible à la santé, peu importe qu'il soi t absorbé, par le vin, la bière, etc. En effe~, l'alcool échauffe le sang et, par conséquen t, les organes, Combien d'individus, appartenan t à toutes les classes de la société, sont morts, grâce à l'abus a lcoolique, par suite de maladies comme l'apoplexie et la congestion cérébrale, de maladies de foie, de cœur, d'estomac, d' intestins, etc., etc. 1 Et si l'abus de l'alcool est la ruine du corps, il est aussi la ruine de l'âme, la somce d'une infinité de miRères. La Ligue de la Croix est une société capable de seconder efficacement dans la mise en pratique de ses incessantfls recommandations. A ce seul point de vue, cette association mérite la bienveillance, l'appui, les encouragements de tous ceux qui aiment la devise: • Une âme saine dans un cor ps sain. , Les mères de famille peuvent être aussi de pt·écieux auxiliaires dans la lutte contre l'alcoolisme, fln rendant eo particulier la vie de famille agréab le par leur bonté, leur amabilité, leurs affectueuses prévenances; elles re· tiendront ainsi au foyer les époux et les jeunes gensj que les récréations à l'intérieur et à l'extérieur so1eot prises autant que possible en famille; alors on péchera moins contre la sobriété si nécessaire à l'homme. Un autre conseil, qui a bien son importance, con· cerne la préparati on des aliments; ne salez pas trop, parce que trop de sel introduit dans le corps est trèa. nuisible et demande à boire. ,L'honorable praticien termine en recommandant 'chaudement la sobriété, la tem• pérance.

XII'"• ANNEE 11° 10

SION 1er &vril 1893

L'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, ~~s de 16 pages. P rix d'abonnement pour la 8oist~e, 2 .fr. 50, Union postale 3 .fr. &nnonees, pf'itt 20 cent, la ligne ou son espace. ~out ouvrage dont l'Ecole primaù·e recevra deux exemplaires aura dr01t à une annone<' ou à un compte-rendu, s'il y a lieu.

SOMMAIRE: , La .montre psychologique. - Amour de notre vocation d Instituteur (sm te.) - Déboires de l'Instituteur. - Les rapporteurs à nos , réunions générales de la SOCIÉTÉ VALAISANNE D 'EDUCATION. - La visite d'un Insp ecteur. - ~es bibliothèques pédagogiques. - Partie pratique. - .s~pplement. A propos de mouches. - Elève des abeilles. Le cerzszer: - Nichoirs artificiels. - Les bonnes pondeuses. - Protectzon des animaux (suite). Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.


fllntèrêts de la 8oclété -valaisaane d'Educ:ation.

N·lO

La réunion générale de la Soczété valaisanne d'éducaau ra lieu le jeudi 4 mai prochain, à Martigny. MM. PiArre Maîtrr, d'Evolèoe, et Victorien Darbellay, Martigny-Bourg, sont les mpporteurs désignés pour deux questions à l'ordre du jour, qui sont les suites: J• Nécessité d'un bon réglement horaire.

2· installation de l'école. ses abords,

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* Les amis de l'instruction sont:1< toujours instamment p riés d'as~ister aux conférences annoncées. Con t hey. - Le 9 mars, les instituteurs de ce district se trouvaient réunis e n conférence à Vélroz sous la présidence de M. l'inspecteur Gauye. M~L Hopfner, directeur de l'école no rmale, Allet, préfet du collége, MM. Evéquoz préfet, et Evéquoz député, ainsi que les Rd curés des paroisses du d istrict et les autorités civiles t scolaires de Vétroz, honoraient ta réunion de leur nee. La séance s'ouvre vers les 9 b. 1/s par le chant national; l'inspecteur souhaite la bienvenue aux membres actifs honoraires et lit une lettre de Mgr P àccola t qui, invité notre conférence, mais ne pouvant y assister pour des majeures, exprime à l'assemblée tous ses r egrets.

1892-93

ORGANE DE LA

SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION

•JIC.

Nous publierons ces rllpports, ou au moins leurs conclusions a va nt la réunion général~. s'ils nous parviennent ~ssez à temps pour dormer suite au vœu exprimé lors ~e l'assemb lée de Vel'Dayaz, tendant à obtenir les rapp orts imprimés au moins quelques jours au para van t. ~our cela, ces travaux devront se trouver ent.re nos mains jusqu'au Hi avril au plus tard. .& nos abonnés . - Par suite de la réunion géét·ale de Martigny, les liv raisons 11 et 12 de l'Ecole rprimaire, les dernières de ce cours scolaire, paraîtt·ont ~robablement avec quelque retard, soit le n• 11 vers la fin d'avril et le n• 12 dans le courant de mai. Elles ts eront d'ailleurs accompagnées de suppléments qui cornpenseroot amplement le retar d prévu. Entremont. - Les instituteurs de ce district aur ont leur conférence à Bagnes, 19 mercredi 12 avr il prochain, à 9 h. du matin . 8&-Jtlauri~e-!Yiontbey. La conférence des i nstituteurs de cet arrondissement se tiendra à Val 'd' llliez, le mat·di 11 avril prochain, dès 9 h. du matin. H érenN. - La conférence de ce district aura lieu à Mase, le jeudi 27 avril à 9 h . du matin.

SION. 1·· Avril

,. LA MONTRE PSYCHOLOGIQUE

. L ~me hu~aJ.ne, et en par ticulier celle de i'enfant, peut etre comparee a une montre. La caisse de ce chronomètre ~omprend. un ressort en forme de spirale, dont la compres:>IOn 1mpnme un mouvement contin u et unifon;ne à tout u~ systeme de rouages. Extérieurement on y voit 'Ur ~~v~t, de:1x aigui!les mobiles d.ont la m;rche dirigé~ ~t r:e~ :s'uhree. par le mecamsme mter·ieur, marque co-ustamment l eure aux ch1ffres du cadran. . Ainsi l'âme humaine a pour principe d'action le ressort ~e l~ vol?nlé, qm f;ut fonctiOnner les facultés intellectuelles Ile ap_Phque. J'~tt,ention à l'objet du travail de l'esprit ; 1~ perceptiOn lt e~ a 1att.entwn, acquiert les idées exprimées p les m?ts ; le .Jugement saisit leurs rapports, le raison neme~~ encha1ne les Jll~~ments et les,pens~es. Cette sorte d'engre nag~. des facullel> .con~tltue lu1telhgence, qui dépose dans le ttesor de la me.mo1re les acquisitions qu'elle a faites. ,. De cette actmte b1en réglée, résulte la connaissance ou ~ t~structwn, laquelle se manifeste, selon Je cas, par les atr~;~les de la langue et de la plume quand arrive, pour eve, Je mo~ent de. r~ndre comp te à son maitre, soit ~e~b_aleme~t, sOit par ecnt, du travail intelletuel qui lui a ete ~mpose. Chez les uns, les aiguilles marquent l'heure du ~av_o1r ; c~~z d'aut_res, celles de l'erreur ou de l'ignorance, t ~.ults .de l etude b1en ou mal faite, et de Ja paresse ou de Inertie de la volonté. l " C'est que cet~e faculté, elle aussi, a besoin d'êt.re remonee plus ou moms .souvent, comme le ressort détendu de ~~- montr~, sous peme de voir le mécanisme et les aiauilles 6 ~Immobiliser complètement. La sensibilité affective ou le cœur, siège de J'amom, est

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le mot.eur de la volonté; c'e:;t comme la clef, ou plutôt, grâce à la multiplicité des amonrs légitime:>, il y a une collection de clef:> dont J'une, à défaut de l'autre, peut servir à remonter la montre psychologique. Les principales sont l'amour de Dieu ou la piété, la piét~ filiale et l'amour bien entendu de soi-même et de ses propres intérêts. Tels sont les motifs dont l'instiluteur peut se servir pour remontet·, p;tr des considérations tirées de ces différents ordres de sentiments, les volontés souvent défaillantes de ses jeunes élèves. Ces clefs, il les emploiera tour a tout· et parfois simultanément. (Ecote catholique belge.)

Amour de notre vocation d'Instituteur (suite) Ce qui nous plaît en second lieu dans l'enfant, c'est sa candeur. Son cœur est un livre ouvert: il suffit d'y lire. Tu connaîtras sa pensée, ses joie:> et ses peines, par la naïveté de sa conversation ; (jhez lui point de secrets, point de réticence. Il suffit d'être prévenant â. son égard pour gagner sa confiance. Il n'en est pas de même chez des personnes âgées; elles sont pins concentrées, parfois hypocrites; c'est pourquoi on leur préfère la société dojs enfants. Un autre charme distingue la jeunesae, c'est la paix céleste qui semble s'être égarée dans notre vallée de la.rmes. Nous rencontrons ici-bas les sollicitudes, les peines, les misères, les privations, les sacrifil}es, les croix. Un tel est accablé de peines et de chagrins ; un autre porte en lui-même la source de son trouble, le remords poignant qui le ronge. Il u'en est pas ainsi de l'enfant qui n'a encore nul pressentiment des combats, des nécessités de la vie. Cette voix qui plus tard fera entendre des plaintes et des rept·oches du fond de l'âme, ne trouble pas encore la paix. donl il jouit. Oh ! que sa vie est pleine de charmes 1 avec quel bonheut· il boit à la coupe du présent sans la moindre préoccupation de l'avenir. De quoi se soucierait-il ? que craindrait-il? D'autres se pt·éoccupent des besoius de son existence et préparent sa table. On voit à quelques paa d'ici, sous un chaume ou dans une mansarde. une pauvre

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veuve, prolon crer son tra l!J bien nm t' a fi n d'assurer Je painVaid Jusque . . avant dans la 1 d enf:.mts _qui dorment paisiblem~n~n. em_ain ~ ses trois petil's les soucis du ménage et d' a coté delle. Plus loin des sillons précoces sur l u~e nombreuse famille creusent . du père e t bi an0bissen . préma t urement sa forte cb e tront t 1 ses côtés d'une manière cr~:e ure. Ses enfan_ts s'amusent à sent pas encore les jour: so~~rt~o~:nte: lis ne connaissans sommeil; leurs cris d . . pentbles, les nuits rire viennent jusqu'à nous ~ JOie ~t !~urs _gais éclats de leurs yeux limpides et se . fl:r soleil prmlanter brille dans visages. Quand même u 1 re _e sur la ft·aîcheur de leurs la pluie tombe dru et q ~ q~efois la tempête approche que joues roses, combien vi~e e 1 e gt:os pleurs perlent sur'leut·s que les larmes humecte~t a peme est_ oubliée 1 Pendant de J'ire se font entendre etncore !eurs cils, les joyeux éclats semblent à la /nature raf·e· b~ussitôt ~es petits chéris resété témoin de ce méJan Ial~ Ie par l orage. Qui n'a pas enfants? Assurément lage . e ~leurs et de rires ~hez les aussi l'affiigé se sent-il soriJaix.. ul cœur est leut· partage; fra?t prend un nouveau :!~ra eur appr?che, et le traire, que Je péché et 1 . age. Le mechant, au condu bonheur de l'innocen e VIce ont depu~s longtemps privé ment d'un enfant avec u~e, ~~garde le joyeux épanouissereux qui ressemble aux e ç œtl sombre ~t envieux. 0 beu. s par son l nnocence! Aimons parmi eux et . ntan .· a. nvre 1 Voilà à peu près le croa u~: h,ver les fleu_rs de leur jardin. heureux et aimable M _q t dun enfant Innocent, candide bons et naïfs, font-Ùs t~~s faus les enf~nts sont-Ils également leurs parents? L'expe· . consolatiOn et le bonheur de au ta bi eau. Cependantnence d. nous montre . ausst· des omb:-es coup d'enfants innoce~ts, t!~:b!Iiblll y a he~re?sement beautes du firmament Mais 1•. . es aux etoiles étincelandes fleurs dan s .le~ ï~vrate .ne pousse-t-elle pas à côté ainsi daus le cœur lîd mei ;urs ]ardtns : n'en serait-il pas les funestes oenchant:s leen ,anbt~ ? dCes ~~uvaises herbes sout . l' JOUrna 1ères •gt·andes et, s t'Ia ttu es VICieuses Pl 1es fautes D'une part, ce sont les ~e Jtes câmmises par les en fants. ousses e notre nature dégradée

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par Ja chute dn premier bom~e; d'autre ~art, c.e sont les orties et les chardons provoques par une education fausse ou par l'influence d'exemples pernicieux.. qui s'i,nstal~ent et se multiplient dans Je jeune cœur, au nsque d en et~uffer les fleurs. C'est le cas de se .mettre d'UI_Je ~anière séneuse à l'œuvre et de s'opposer resolument a 1 ennem1 qm envahit la place. Mais le regard p~rté sur des enfants qui nous occasionnent souveut des pemes, des cbagrms, des sujets d'ennui, n'est-il pas capable d'amo~ndrir l'amour de notre vocation et peut-être de nous la fa1re perdre?. Non, tout. au con traire, le zèle cl u bon heur terrestre et eternel des élèves qu'on nous confie, est prop,re à. nous encourager, à nous stimuler, pour arrache1· ltvrate du cœur des ~nfants et la remplacer par la bonne semence. Ce zele, ce dévoûment., cet amour de la vocation donneut au maître chrétien lés vrais moyens d'arriver à son but. L'amour n'est-il pas le meilleur ressort du pénible mais n?ble t1·avail de l'éducation chrétienne? N'est-ce pas llll qm combat 1 ~,;i le péché avec douceur, persévérance, énergie et qui ailleurs emploie la force, la sévéri~é pou; punir l'élève s~ns permett1·e qu'il devienne la _YICtlme ~ une av~ugle coler~. ma1s un medecm charl· Que Je maitre soit médecin ' juae; <!' table un J·uae impartial et miséricordieux. Si alors 1'1 remar, èl l' f ' que comment sous sa main. habile, en ant prospere, ava?ce, clevien t rn P-illeur, quelle JOie pour sor.1 cœur de .ma1tre, quelle compensation pour toutes se~ pemes, quel. s~tmulan\ pour travailler volon tiers, avec patl8nce et perseverance t l'éducation des enfants, même de ceux qm ont le plus d& tléfauts. Heureux l'instituteur· fidèle qui aime à. vivre aa milieu des enfants et à s'occuper volontiers d'eux . Des _enfan ts purs et innocents te sont confiés; tra.vaillP-r et vnre pour eux, doit êlre ta joie, ton bonheur. . Si la peine te paraît grande et que Je courage parfoll t'abandonne reaarde sur ces charmantes créatures, que la joie qui briite d~ns leurs yeux, ranime. ton énergie et a~1· mente ton dévoûment et dans un t>amt transport tu técrieras toi-même : « Il fait bon être avec les enfants, l eux appartient mon cœur, ma vie toute entière. » • (A suwreJ

DÉBOIRES DE L'INSTITUTEUR Ne vous est-il jamais an·h·é, am1s lecteurs, avant de vous i!nga.ger dan.s la carriè1·e pédagogique, d'entendre dit·e que la vie du ~egent est belle et agréable; que l'instituteu 1· est u~ ~mploy~ grassement ~ayé, etc. Peut-être avez-vons ajouté fo1 a ces dJres trop souriants pour vous laisser indifférents· p~ut-être encore, a~ti~é~ par l'appât du gain de grasses jour~ nees, avez-vous cede a la tentation et vous vous êtes immédiatement présentés à l'Ecole not·male! Deux années d'études pénibles, parsemées de difficultés d.ont on ne soupçonn.ait pas même l'existence, pour acquénr les con naissances md1spensables à la carrière de l'enseignement vous atte.~d~ient. C?mbieu de fois n'était-on pas sur le pomt de s ec;ner· : Mats la mission de l'instituteur d~it être. rud~ : elle n'est pas faite pour moi r Combien de fms .auss1, decouragés et a~attus, ne voudrait-on pas être restes tranqmlles sous le tott paternel où réellement la vie est plus agréable 1 Mais l'espérance ti'un brevet et l'illusion d'un avenir brillant de succès raniment Je couraae et ex" citent l'ardeur juvénile. Et ... en avant 1 Enfin, voici le brevet tant désiré et qui doit vous rend~e he~reux 1. Dans quelques mois donc, on sera à la tête d une ecole ou le progrès brillera de son plus vif éclat. Que ne se promet-on pas pour le moment où l'on n'aura qu'à dil·e un mot pour que 50 élèves, pareils à une machine automatique qu'u n ressort fait mouvoir, exécutent vos ordres avec ponctualité et précision ? Mai~ hélas !. q~e. ces il~usiou::; se dissipent vite pour faire place a une roahte parfo1s cruelle 1 que ceux qui trouvent f~c1le la ~âche du, maitre sont dans l'erreur 1 C'est l'expé· nence qm nous 1apprend. Que de peines et de fatiaues que de s~ucis et d'inquiétudes pour inculquer aux enfant~ les connats.sances dont ils ont besoin r pout· faire entrer dans ces tete:; rebelles les notions indispensables de Janaue et d~. calcul! Et, la Commission visite l'école, interroge~nt les ele~es sm· .une br~nch~ peut-être guelque peu négligée, ceux.-c1 sont red lllts a quza ; alors, 1on vous dit amicale-


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men~.= « ~e~ élè~es sont restés stationnaires depuis notre dermere VISite : 1ls on.t besoin d'être stimulés, etc. » C'est peu encourageant, mais que faire, sinon s'approvisionner de courage. pour une nouvelJe campagne encore plus. rude que. la premiere. Pour atte!ndr~ son b~t.. on double les devoirs et les leço~s. on etabh~ une ~~~c1pline rigoureuse par des moyens sens1bles . .. • Mais auss1tot les parents murmurent; ils parJe~t de la loi ... ~e n'est pas trop rassu1·ant. Il faut se ~enag~r }eur appm, et, pour ne pas les irriter . . . on reVt~nt a 1ancien régime. Enfin on. ~ttend l'Inspecteur qui. mi.e?x que to~t autre~ saura apprecier les méthodes et les ment~s; assurement, 1l constatera un grand progrès parmi !es . éleves. Les premières notes pleuvront sm· la tête comme Jadts la manne dev.ant les Israélites r A la visite, les élèves ~épandent assez b1en ~u~ questions les plus épineuses; l Ins~ecteur et la Commission sont satisfaits. Tout va pour le mieux cette fois-ci 1 Mais, ô déception 1 • • • le rapport présente des notes 2 et 3. Pour les branches où l'on avait cru réussir le mieux on a constat~ le moins de progrt>s. Outre cela. on ajou~ u~.e observatiOn : ~~ogrès ,entravés par ceci, progrès entrav?s par cela; les eleves n ont pas été suffisamment stimules ; le nombre cl~s vacances esL trop considérable, ete. Non assuréme?t, 1Inspecteur n'a pas. su apprécier les méthodes du mattre et les progrès des élèves. Et, de décour~gement et de dépit, on s'est écrié : La tâche du maitre d école est trop ingrate, je l'abandonnerai sans retour V~il à la vie si belle. si agréable et si facile, au di;e de cert~me~. gens. peu raisonnables. Que serait-ce si l'on essayait d ~nu?Ier~r les ennuis et les chagrins que l'ignorance et par~ois,. 1e~v1e et les animosités distillent avec abondance a l1nst1tuteur zélé pour le récompenser de son dévoûment. Heureux. ~ncore si on ne lui garde pas rancune pour quelques pumhons infligées à tel ou tel enfant. si on ne se sert de l'instruction qu'il a donnée pour l'in~ul­ ter. Souve~t, ce sont les individus auxquels on a voué le plus de soins parce qu'ils avaient moins de moyens qui,.

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comme le serpent que l'on a réchauffé sur son sein, blessent de leur venin celui qui a pris soin d'eux. La plus noire ingratitude, voilà parfois notre récompense. Oui, c'est une mission pénible et mal rétribuée chez nous que celle de maître d'école, quoi qu'en disent nos contradicteurs. Et s'il ne pouvait élever les yeux vers le ciel, s'il n'était soutenu par la joie de faire du bien et d'être utile à la société, l'instituteur ne pourrait résister aux peines et aux fatigues de son apo.stolat. Aussi, les jeunes gens qui se sont laissé tr0mper aux apparences, ceux que les parents, pour des motifs d'intérêts ou de vanité, ont engagés à embrasser la carrière pédagogique, renoncent-ils promptement à un état qui n'eilt pas fait pour eux. Semblables au mercenaire dont nous parle l'Evangile, qui abandonne ses brebis au moment du danger, ces maîtres ne peuvent supporter les fatigues de l'enseignement. Découragês de voir leurs ambitieux projets déçus, ils abandonnent lâchement le champ du combat, qui sera pour d'autres celui de la victoire. pour embrasser, si l'occasion se présente, une car-rière plus lucrative et moins pénible. C'est. sans doute le meilleur parti qu'ils puissent prendre, n'ayant pas les aptitudes nécessaires à l'enseignement : il aurait mieux valu réfléchir avant de s'y engager. S., inst. ~~

Les l'apporteurs à nos réunions générales de la SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION Il peut arriver que, malgré l'embarras du choix, on ne soit pas toujours très heureux dans la désignation des rapporteurs. De plus on ne leur accorde, pour cette ardue besogne, qu'un temps relativement insuffisant pour traiter à fond les sujets mis à l'étude. En sorte que parfois les t1·avaux qui nous sont alors lus ne valent pas ceux de l'un ou l'autre rapporteur des conférences d'arrondissement, ni pour le fond. ni pour la forme. Pour remédier à cela, il nous semble qu'il serait beaucoup plus pratique, et surtout plus simple, de choisir le~ meilleures compositions des conférences de district parm1


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cellP.s qui sont adressées au Comité central. Celui-ci ferait le choix de celles qui devraient être lues aux assemblées générales et leurs auteurs seraient nécessairement, à moins d'inconvénients, désignés pom· en donner lecture. Voilà, pensons-nous, un moyen efficace et pratique pour arriver à avoir toujours de bons travaux lors des t•éunions générales ; cela pour l'honneur de la Société et en même temps du corps enseignant. R., instituteur. Réd. - Nous avons cru devoir accueillir les lignes qui précèdent, l'idée qui y est émise nous semblant mériter d'être mise à l'étudE'.

Le compte-rendu de la lecture Partisan d'abord du compte-rendu de la lecturE', je me suis depuis longtemps demandé, en face des résultats obtenus, si vraiment le temps consacré à cet exercice, dans les écoles primaires, n'est pas dépensé en pure perte, ou .du moins au détriment de la lecture elle-même. .A:près de fréquentes et mûres réflexions, j'ai été amené à donner ,·aison à la t·outioe qui a toujours profAssé une suprême horreur pour cet axercice; mais c'est la seule concession que je me trouve disposé à lui faire, amoindrie encore par les mot1fs qui me portent à condamner le compte-rendu. La routinE', qui n'a jamais raisonné, n'a jamais compris le perfectionnement, les améliorations, le progrès; elle a suivi l'ornière creusée par ses prédécesseurs; elle n'a jamais tenté <i'An sortir, elld s'y prélassait, et si vous lui en demandez la raison, elle vous répondra que nos devanciers s'en ~:~ont contentés, et que nous ne devons pas nous montrer plus exigeants qu'eux. CA n'est pas parce que nos devanciers SA passaient du com~te-rendu, que même jamais ils n'en ont eu la pensée, que Je répudie cet exercice, mais c'est parce que je le crois parfaitement inutile d' abord, et qu'ensuite, il entrave les progrès d'une bonne lecture. Le compte-r~ndu we semble inutile, parce que toute personne, sans exception, qut?ls que soient le ton et l'expression de sa leclure, comprend ce qu'elle lit, si le sujet l' intéresse, bien qu'elle n'ait jamais fait ce compte-rendu ni à l'école primaire ni ailleurs. Quelle que soit l'instruction d'une personne, si elle sait lire une lettre qu'elle vient de recevoir, elle sera suffisamment éclairée par sa propre lecture, si toulefois elle n'a pas sous les yeux du style académique. Si donc le compterendu a été introduit dans nos écoles pour amener les élèves

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à comprendre ce qu'ils lisent, ce· passe-temps est superflu • si. c'est. pour l'étude des mots peu familiers, nous pourron; fatre fan·e en dehors de la lecture des AXercices plus fructueux. à l'aide du vocabulaire; si c'est sous le rapport de la connats~ance des mots e_t de leurs ra~ports réciproques, nous avons 1analyse orale et mtell1gente qm doit constamment accpm~agner la. lecture; s'il s'àgit de former la mémoire, de l b~bttuflr à s appt·oprier rapidement, d'un seul coup-d'œil, ce qm peut nous tntéresser, le champ est plus vaste, plus aisé p_lus ava~tageu~, ~ans le~ leçons de récitation et la r~produc~ lton de 1 expose dun s uJet de compos1t1on · si c'est enfin comme exercice d'élocution et de style, ndus avons 'tes le~ çous de chost>s, la conversation et les compositions orales Il existe plus d'un t•égent, plus d'un professeur de langu~ même, qui n'ont jamais fait de compte-rend u à l'école primaire, et. I.e sou~signé es~ de ce nombre, et cependant tous ce~ désherltés n ont, certatnement pas besoin de lira plusieurs fots un passage suffisamment clair pour en saisir le sens. Le compte-rendu est nuisible aux progrès de la lecture proprement dtte. Quelle que soit la volonté de s'efforcet· à comprendre ce qu'ou l1t E'n p1·ésence de personnes q~i vous écoutent, vous ne pouvez vous empêchM de surveiller votre lecture; un~ _partie de votre , attention est absorbée par les ~auses, les hatsons, le ton et 1 expression, et, n'étant pas entl~rement. fi~ée sur le sens, votre compte-t·endu sera imparfatt. (C?ct dtt1 sans doute, pour des élèves, même de vingt ans.) L attenl10n élan t partagée, la lec tut·e elle-même laissera à ?ésirer, surtout si, le passag~ est peu intéressant, ou si prealablement vou~ n en avflz prts connaissance. Sachant d'avancfl que vous n'avez pas d~ compte-rendu à faire un souci de moins pèsera sur le ~ceur et vot1·e lecture y gagnera, non swlem~nt en pureté, mals encore en expression. , Lisez donc, vous d1ra-t-on,_ co~me si vous ne dussiez pas fairA de compterendu. • Cette Jlluston ne pouvant êtt·e entière elle sera avec 1~ volonté, incapable de lutter contre le senti~ent de 1~ réalité eL sa toute-puissante influence. C'est comme si vous dis~e~ à_.un poltron: • AllE-z au feu 1 flt, pour ne pas manquer d her01sme, figurez-vous que l'ennemi tire à blanc. , Cette assurance n'ob_tieudra pas tout le résultat désiré, tl ) manqu~ra !a san?tton de la réalité. 1~ n'y a que les personnes qu_t on~ ac<JUts, par . un long exerCice, une lecture facile, qui so1ent en etat de fatre un compte-rendu satisfaisan t. Apprenons donc d'abord aux élèves à bien tir~:~, c'est-à-dire correctement et avec expression, eL alo.-s seulement ils auront assez d'assurance pour résumer leu1· lec ture d'une manière satisfaisante : le compte-rendu ne pet·dra rien d'attendre. Est-il


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nécessaire d'ailleurs d'exiger un compte-rendu pour s'assurer qu'une personne comprend ce qu'elle lit 'P Je ne le crois pas. L'expression de la lec~ur~ me paraît ~u~san.te pour acquérir cette certitude. Donc, JUsqu'à ce que l éleve lise correctement, avec expression et assurance, le compte-rendu est, . à mon avis, nuisible plutôt qu'utile. (A suwre.l

La visite d'un Inspecteur C'était dans le courant de novembre, alors quA la plupart des Inspecteurs scolaires visitent les classes pour la première fois. Les élèves du cours de répétition étaient réunis pour subir l'inspection, ainsi que la loi l'exige. Ils formaie~t trois groupes : les recr~es qui avaient subi l'exa~en, celles, qu1 se pré· paraient au procbamrecrutement et les plus jeunes. M.l Inspecteur après avoir examiné les futures recl'ues, lut les notes qu'avaient obtenues celles qui venaient de passer leurs examens. En générar, ces notes étaient médiocres : il y ~n avait de bonnes, mais beaucoup de bien faibles. ~a concl.~s1on fll:t qu~ si l'on a fait du chemin dans le domame de lmstructwn, 11 en reste beaucoup à faire. M. l'Inspecteur leur adressa ensuite la parole en ces termes : , J'ai constaté avec plaisir que les notes que vous avez obtenues sans ê tre très bonnes sont néanmoins meilleures que celle~ des années précédente~. Ce n'e3t pas à dire qu'avec ces notes vous n'avez plus besoin d'étudier et de vous perfectionner: Ecoutez le conseil que je vou~ d~nne, jete~ de temps en temps un coup d'œil sur votre b1stoue et écr1vez au moins une ou deux pages par mois. Vous ne savez pas que celui qui n'avance pas recule; eh bien 1 le meilleur moyen de ne pas oublie1· ce que l'on a appris, c'est de le rep3sser souvent. Ensuite chers amis, ne croyez pas qu'une fois bors de l'école, dev~nus peut-être soldats, vous n'ayez plus besoin de religion. C'est alors, au contraire, qu'elle vo~s est le. plus n.écessaire pour vous guider à travers les m1lle et m11le pér1ls et dangers que présente 1& monde. Soyez donc toujours pieux comme vous l'avez été jusqu'ici ; approchez souvent des sacrements de la Pénitence et de l'Eucharistie, et le bon Dieu vous aidera dans toutes les difficu l tés que vous rencontrerez. Il est une grande plaie qui afflige notre commune et .contre laquelle il faudra vous tenir en gar.de : c'est d~ la bo1s~on que je veux parler. On croit quelquefois q.ue. depms q.ue J o n porte moustache, il n'y a plus de mal à s emvrer. V 01 1~ certes une erreur grossièrP.. Il ne vous est pas plus perm1s de vo~s livrer à des excès depuis vingt ans qu'avant cet âge.

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V~yez, du reste, ce qu'est un homme ivre 1 11 n'a plus consciencE~ de ses .actes et de~cend au rang de la bêle et même plus b~s. On d1t q~elquefo1s : • Un ivrogne de plus, un homme de m01ns ~· et c.e n est pas à tort: Ceux qui se livrent souvent ~ ces exces, fimssent quelquefois .Par la folie. C'en est assez, Je P?nse, pour vous engager à fun ces occasions dangf>reuses où 1 <?n perd son argenf:, ~'<?D honneur et souvent., son âme 1... ~a10tenant, chers am1s, Je ne vous verrai p lus comme jusqu à présent sur les bancs de l'école; vous allez vous livrer aux. ~ravaux des chan ps et tâcher de vous créer une petite pos1ho~. Nous nous rencontrerons quelquefois sur Je chemin de la VIe, et alors nous serons beul'eux de nous redire nos succès et notre bonheur. Oui, espérons-lA du moins, nous no~s rencontrerons souvent sur ~ette tflrre, mais que ce aoit !OUJ~urs dans le sent1er du dev01r et de l'honneur! N'oublions Jamais ce que nous avons appris et ne rougissons jamais de la vertu. • J'assis~ai comm~ auditeur à cette inspection, et j'avoue que cette peille alloc~ti?D, ces .paroles !oucbantes, dont je n'ai fait que Citer le~ priDCJpale~ 1dées, m émotionna vivement. Les s~ges conReJis que M. 1 Inspecteur a donnés avec une solliCitude !oute paternell~, pouvaient convenir aussi bien à d'aut~es qu a~x élèves qUJ les entendaient. Et les mauvaises habitudes Signalées en. c~tte circonstance ne font malheureusement 9u~ trop de v1ct1mes parmi nous. Après avoir réfléchi à ces Jnterrs.sante.s p~roles, j'en ai tiré les conclusions suiv.antes (que Je. pnera1 le. lecteur de notre rE~vue de rectifier ~~ elles ne lu1 c?nvena1.ent pas): depuis l'émancipation du J?Une ~omme de l école •. 11 rencontre !ro1s ennemis principaux: l alcool.Jsme, les mauvaises compagmes et la négligence à se perfectionner. En .Premier lieu, il doit se prémunir contre l'alcoolisme. Com~1en d'oraleurs célèbres et d'illustres écrivains se sont él.eves con l r~ ce,tte épidémie .qu'on appe lait un jour la mala~'e du JflX s~ecle. Les exces ~~> boisson!!, a- t-o[J dit, abruhsaent 1 homme, tuent son espnt et son intelligence, et perdent so~ âme. Combien d'exemples frappants de ces malheureux . qu1, par s~1te de. leur~ mauvaises habitudes ont perdu la ra iEOn 1 co~b1en qm, quo1que parfaitement doués sont devenus, par ~u1te de leurs .excès, des nullités complètes, incapablP.s de gerer leurs affaires 'l' ~éla~ 1 ces tristes exemples ne sont que. trop fré,que.o!s, . et c éta1t avec raison qu'un excellent prédicateur s écr1a1t, 11 y a deux ans à peine, en constatant ces ca.s pa~ trop nombreux : c ll faut un remède énergique d une stt~atwn désespérée 1 • Ne trouverait-on pas ce remède énerg1que dans ta fréquentation des sacrements, dans


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une ins truction plus solide et une éducation parfaiterpent parfaitement chrétienne f Et si, un jour, comme nous_ en avons la ferme conviction, ce funeste penchant à la botsson est du moins atténué, sinon exterminti (ce qui est impos@ible, humainement partant), ce jour-là, nos recrues obtiendl'Ont de meilleures notes, nos jeun ~s gens devi~ndront plus respectueux et plu'> polis à l'égard des autorités. 1A suivre.; C. ~

Des bibliothèques pédagogiques Nous avons lu avec un vif intérêt i'arttcle intitulé: Nos bibliothèques d'instituteurs qui a paru dans le N° 7 de l'Ecole pnmalre. L'importance de cette q•testion n'échappe à personne, et cependant on ne paraît pas y prêter U 'l gt·and intérêt : c'est regrettable 1 Comme l'auteur de la correspondance l'a fort bien dit, il y a des b ib liothèques passablement bien orgaoisées et fournies et les instituteurs peuvent s'y procurer, presque sans dérangement, les ouvrages à lire; mais il y en a d'autres dont l'organisation laiss~ beaucoup à désirer et où, par suite de l'absence absolue de catalogue, on ne p13ut fairfl un choix de sujets de lecture qu'~n se transportant au local même de la bibliolhèquA, ce qui n'est paa toujours très pratique. Et l'on se plaint que cas bibliothèques sont peu fréquentées, qu'on laisse la poussière s'accumuler sur les livres f Franchement, il ne pounait an êtt·e antrement, tant qu'on ne remédie pas à un pa!·eil état de choses 1 Ces considérations nous font souhaiter l'institution d'une grande bibliothèque centrale, dont une organisation solide et une plus grande variété d'ouvrages. seraient les conséquences immédiates. De nombreux résultats pratiques couronneraient promptement cette heureuse innovatiolJ. Quant au siège et au mode d'exploitation - si nous pouvons nous servir de ce terme - de celte bibliothèque, l'idée ~mise par le premier correspondant nous paraît pratique et nous y adhérons : la di!'cussion pourrait d'ailleurd être ouverte là-dessus. Pour le momànt, nous nous bornerons donc à appuyer la proposition de notre collègue, en priant les hommes compétents de vouloir bien examiner de près cette quAstion : elle ~st digne d'intérêt. Quelques instituteurs.

PARTIE PRATIQUE Sujets de style donnés aux examens de recrues. LE LAIT Le lait est un liquide blanchâtt·e fourni par les femelles

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rles mammifères, enlr'aulres la vacbf', la cbèv1·e, e:c. C'Ast une nourriturP saine st substantielle dont ou use beaucoup chez les paysans. Le lait fournit la. crême dont on eo extrait le beurre. En faisant caillai' le la1t au moyAD de l:t prés urP, on obtient lA fromage Le01 plus e"timés sonl ceux dP la Gruyèrtl et de l'Emmeo th;d très recher.~hé s d.ms les hôtels. La Suisse possède plusieur.;; f;lbriques de lait condensé, créées dans le but de conserver le !ail le plus louglflmps poss1ble. MON VILLAGE Mon village est situé au piell d'un magoi_fiqu e coteau couvert de supNbes prairiPs et. de ~bamps ferltles; un charma~t cours d'eau ayant sa source pres de 1 ho~ptce le plus célebre de l'Eu'rooe 1 e t son embouchure non loin dfl l'endroit où ServiuR Galba' d étit l f18 Véragr•·s, p3sse à cinq minutes de là. Les rues d (\ mon village sont étroites, mégales, .tortuAus~s ; les maisons, construites pre~q u e tou_les en ?ots, n offre_n~ nen de bien régulier; la mam d'un arc_httecte ~ en a P.~s d1n~é la construction. Le luxe, noe des pla1es du d1x-neuv1eme st~ele, y est pen connu, aussi les ~~b.itaot ~, he.ureux et tr~nqUJIJes, s'occupent paisiblemAnt d.e 1 el~ve _du betail et de la. cult~J.re des terres. L'bHbitude d uoe v1e s1mple et frugale fatt qu tla se contentent de peu et cootint.:e à leu r donner cet air de gaieté et de santé qui les distiDgne.

Inviter un ami à faire une excursion dans les montagnes. ChtW Ami, . . . Tu m'as toujours t~moigoé le ~é.str ~e fatre . une ,~x~ur~~on sur oos montagnes, c est pourquoi Je v1ens, aGJOUrd hu1, tInviter à entreprendre avec moi une ~romenade au. Grand-SIBernard. Nous aurons l'occasion df' VISiter le m agmfique_ mausolée élevé dans la chapelle de J'hospic~, à la mémOire du héros de Marengo, et l'emplacement de t'a~cietl temple de Jupitet· situé à l'extrémité suct du lac . Le ·1end~roa1~ nous nous rendrons dès l'aube sur cette belle somm1té &!tuée à l'ouest du cou'vent d'où ~ous pourrons jouir à notre aise du beau spectacle qu~ présentent les montagnes ru . soleil levant, et voir se dérouler à nos yeux la splend1de cha10e du MontBlanc. Nous franchirons ensuite le col Ferret pour nous en retourner à Orsièt•es. Si tu te rends à mon invitation, prends tes mesures pour te trouvf'r à S ... le jour . ....• Ton dévoué ami, X. R.

Lettre à un ami pour vous fourmr un cautionnement dont vous avez besoin pour occuper la place de facteur postal. Bien cher camarade, .• L'amitié qui nous unit depuis de si longues années, me fah


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prendre la liberté de te demaodar un service; j'ose espérer que tu ne ~.a le refuseras pas, et que tu m'airleras à améliorer m11 postlloo. Une place assez bien rétribuée celle de fac~eur pos_tal à N ..., . vient de m'être offerte, à 'condition que _Je fo~rmsse un cautiOnnement de 2000 fr . Je suis pauvre, tu le ~~~•s, où prendre l'argent~ Ne voudrais-tu pas m'avancer pareille .somme pour _deux ans'; je compte pour l'obtenir sur ta bonte ordma~re, b1en connue de tous ceux qui ont été as8~7. beur~ux pour se trouver en rapport avec toi et sur les VIfs sentiments d'amitié qui nous unissent depuis notre enfance. Tu_ ne doutes pas de ma fidélité à te servir régulièremeoL l e~ mtérêts pendant la durée du prêt.· c'est pourauoi dans l'attente d'une réponse favomble je L'offr~ cher ami rues salutations empressées. ' 'X. • Sème. dans la jeunesse, tu récolteras dans la vieillesse .•

~dées. a dé~elopptH : 1) signification de cet âge; - 2) sobriété, economie; - 3) bonnes habitudes· - 4) entrée dans le monde, premiers pas ; - 5) boos fils, :.espect dû à ses frères. et sœur~; - 6) ~·est aiusi que n.ous ferona ; - 7) soyons pol1_s et obhge~n~s s1 nous voulons etre estimés- 8) bonnes

habitudes, probite, etc.; - 9) avenir, vertus, défauts; - 10) devoir ; - H) patrie, Eglise, vieilleEse; - 12) génération fllture. c_et adage veut dire que celui qui passe bien le temps de sa Jeuness~, en, retrouvera le protit dans ses vieux jours. F.n général, l'Jeo n est plus v1·ai que cela. Ne voyons-nous pas tous ~es jours que les jeunes gens sobres et économes dans l~ur Je~nesse, ~e c~éent un _avenir passable, et mettent leurs v1e~x JOurs à l a_bn du beso10. Celui qui prend de bonnes ~ab1tudes étant Jeu~e, los conserve ordinairement jusque dans 1âge le plus avance pour son bonbeu•· l'édification des siens et de la société. ' C'est dans la jeunesse qu'on entre sur la scène du monde· 3t J?Olre sort, heureux ou malheureux, dépend pour ainsi dire: tOUJOurs de nos premiers pas dans l'adolescence. Commençons donc par être bons fils de famille, obéissants et respectueux mvers. nos parents; pleins d'indulgence et d'amabilité envers lOS freres et ::;œurs, si nous voulons qu'un jour on nous res?ecte; car, tels nous nous montrerons, tel on agira à notre lgard. Soyons polis, aflables et obligeants envers tout le monde ~lors on nous estimera e.t l'on n?us chérira. Dès le jeune âge: .a~hons pren_dre des habitudes d ordre, de p1·obité, d' écono~Ie, ~e savoll'-fa•re. Ayons devant nous la perspective de avemr; et pour cela, travaillons d'un côté à acquérir des

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t de l'autre anLons-oou'l pour combatlre et extirper .auts. Soyons dès l'aurore àe la vie, des jeunes gens dVOir, de!! jeunes gens dévoués à !:lieu et à l'Eglise. Alors .(a pat-rie s'applaudira de ses citoyens, la religion s'eu gloririfiera et la vieillesse bénie verra arriver sans crainte l'heure du suprême appel. Après quoi la génération future inscrira sur sâ tombe: • c~·gît un homme de bien . • Faire autant de phrases que de groupes de mots en ayant soin de faire entrer dans la première phrase le premier groupe, etc., etc. 1) temps - jeunesse - vieillesse; - 2) bonnes habitudes - mauvaises; - sobriété - tempérance - longue ViA ; 4) bonheur - malheur - ve1·tu; - 6) obligeanc1 - affabilité ; - 7) économie - travail - aisance ; - 8) devoir écolie•·s - Dieu; - 9) citoyens - patrie; - tO) mort jugement - éternité. R. M. - Quel est J'animal domestique qufl vous préférez. Donnez les raisons de votre préférence. Développement. Vu les grands et utiles servwes que nous rendent les animaux domestiques en général, ils ont lous droit à notre affection. Cependant, moi, je suis tentée d'accorder ma préfé1·ence à un animal inférieur et souvent dédaigné de l'homme à cause de son extérieur bizarre. C'est la chèvre. Durant mes premières années, j'étais faible et débile; pour augmentet• mes forces, ou plutôt pour me sortir de cet état langoureux, maman eut recours au lait de la chèvre, car, dit-on, ce lait est très nourrissant et produit les meilleurs effets sur lAs tempéraments délicats. Chaque jour, à mon réveil et le soir avant de me rendormir, ma bonne maman ne manquait pas de mfl faire boire l'excellent breuvage que lui donnait Blanchette. Blancbette était le nom de ma favorite. Pendant trois ans, je fus nourrie ainsi. Devenue à même de courir un peu et de jouer en quelque sorte, cet animal devint l'objet de mes divertissementP. Instinctivement, je lui témoignais ma reconnaissance par maintes caresses prodiguées en sa faveur, et ma charmante Blanchette y répondait par des remuements de tête, puis des gambades joyeuses autour de moi. P lus tard, tout mon plaisir était de la conduire dans la prairie y brouter l'herbe t~odre ; mais, Blanchette, vive et capricieuse, se dérobait souvent à mes regards. Elle escaladait les murs, sautait les baies comme si les plantes voisines eussent dû lui procurer un meilleur confortable. Je l'appelais alors par son nom : un clair bêlement qui se faisait entendre presque aussitôt, m'instruisait du lien qu'occupait ma fautive aimée. J'al-


160 lais la rejoindre, et cerier<, je l'aurais grondée, ba tl ue, sans doute, si je ne m'étais souvenue de ses services . Que de fois en effet, j'ai entendu dire que je devais la vie à Blanchette: Sur cbtte pensée, je lui pardonnais tou~ et je J'aimais quand même. Jusqu'à son aspect qui mfl semblait beau, je la considérais comme d'un genre supérieur à son espèce. Ainsi : j'adm irais son beau poil blanc, sa longue barbiche blanche et ses deux cornes bien lisses. Aujourd'hui, bien que grandelettE>, car j'ai 11 ans, la chèvre n'a rien perdu dans mon attachement. Je ne bois plus le doux lait de Blanchette, mais je mange avec appétit les excellentR fromages que sa remplaçante procure à toute la maison, et, ces fromages sont, selon moi, supérieurs à tous ceux que nous donnenL les autres animaux mammifères.

Y.&Biii'!llÎUJ L'ORPHELIN Pourquoi, veux-Lu me le dire, En tes yeux ces pleurs brùlants ? LAs visages de s1x ans, Dieu les a faits pour sourire. Suis-moi : je te mènerai Dans un jardin plein de roses Ouvertes et demi-closPs ; Pour toi je les cueillerai. Enfant, j'ai dans ma volière Un oi~eau rar~> et charmant; Son col est étmcelant Comme un bouquet de lumière; Viens 1 c'est à qui le verra : S1 b veux que je te le donne 1 Bient6t sa patte mignonne Sur ton doigt se posera. Tout près, sur une onde vive, Se berce un petit bateau, Et nous glisserons sur l'eau Comme une algue de la rive. Quatre cygnes sur l'étang Lèvent leur tête superbe; Tu verras brouter danll l'herbe Un petit agneau tout blanc. Hélas 1 rien ne sait lui plaire Son front reste soucieux. Pauvre enfant, pour être heureux, Que veux-tu? - Je veux ma mère 1 Marie

La lectut·e du protocole faite, on procède à la nomination du bureau qui se compo~e de Mariethod Jean inst. vice-président et Gaist Jules inst . à Chamoson, secrétaire. M. J . Marietbod donne ensuite lecture du résumé des travaux présentés à la conférence d'Ardon, travail qui a été justement app laudi de to ute l'assemblée. Les 23 i nstituteurs du district sont tous présents; 7 d'entre eux son t appel~s par le sort à lire leurs travaux sur le sujet mis à Fétude . Les compositions ont témoigné d'un travail consciencieux de la part de leurs auteu rs. La lecture des compositions est suivie d' une d iscussion intéreesante à laquelle prennent pa rt MM. Delaloye, curé, Blanc, Naville, Evéquoz, Ali et, Hopfnet• et Bocbatey, inst. à Ardon. M. Hopfoer clôt ladiscussion en dtsant que, si nos recrues sont faibles en matière de style, leur mauvaise lecture y est pour beaucoup; car dit-i l : lecture et composition marchent de pair. Il nous a démontt·é. preuves à l'appui, que la lecturG est notre partie faible, et que, malgré tous les pro grés que nous avons faits jusqu'à ce jour, il nous fau t redoubler d'efforts pour la mettre au niveau des autres branches. La discussion fin ifl, M. l'inspecteur tet· mine la séance par une cout·te prière . Quelques instants après, une autre séance presque aussi attrayautA que la pt·emière s'ouvrait dans la grande salle de M. Cottagnoud où un plantureux t•epas, anosé d'un vin excellent, attendait les amis de l'instruction. M. le préfet est nommé major de table par acclamation et dirige avec son tact particulie•· la série des toasts et dédamations qui, interrompus par de joyeux chants habilement dirigés par M. Raphael Evéquoz, Kapellmeister, donne à la réunion une gaîté et un entrain qu'1l serait diffici le d'exprimer. Disons que les dé licieux vins d'honneurs offerts par M. le Prieur et M. Penon, président, ont contribué pour une large part à cette vive et frauche gaîté. Comme le temps passe vite quand on est dans la joie! Quels vœux n'aurions-nous pas faits pour voir se prolonger encore noh·e agréable réunion 1 Mais l'arrivée de la nuit nous indique que c'est l'heure de nous séparer, et nous le faisons en nous écriant: Vive notre conférence! Vive la commune hospitalière de Vétroz 1

G. J.

(Jours de répétition . -

J ENNA.

Lundi t•• mai, s'ouvrira à S ion, un cours de répétition de deux mois pour les instituteurs des deux langues qui désirent régulat·iser leur position. Les inscriptions pour suivre le cours sont


reçues dès maintenant jusqu'au 25 avril prochain. Les participants recevront un subside de l'Etat. Betflstre matl'lcule.- Le personnel enseignant qui aurait été prétérilé dans le récent envoi effectué par le Département du registrA matricule eL du nouveau plan d'étude8, est prié d'en aviser le Secrétariat, lequel fera aussi lôt la nécessair~.

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Sous ce titre, la dermère Mouche, la Ltberté vieot de publier une ch11rmante variété littéraire. Nous la publions ci-après en la fais ant suivre, en guise de contre-partie. d'une communication de M. H. de Parville sur le danger des mouche8, car si ces pauvre~ petites bestioles ont leurs amis elles ont aussi leurs détracteurs: On avait entr'ouve1·t la fenêtre, car un fugitif rayon de soleil éclairait, en ce jout· de novembre, la salle à manger d'un pâle, bien pâle sourin", et, malgré la lassitude de ses froides caresses, on se sen tait, à le voir, tout ragaillardi . Pendant vingt jour8, du ciel uniformément gais, la pl nie était tombée, serrée et sereinE>, noyant tout, trans perçant tout. La mélancolie d'automne deven:tit crue!le, non plus doucement estompé!', eous IFs voilf>s vaporeux des brouillards léger8, mais accompagnée toujours des grosses rafalE-s des nuages tHnes . Une grande lristesEe me VPnait des êtres et poignait en mon âme. Ausf!i était-il le bienvenu, ce d'lux rayon de soleil blafard ; c' était comme un renouveau. .Le repas touchait à sa fi.o. Il s'était écoulé banal dans sa monotonie coutumière; nous étions au dessert et la conversation, trois fois reprise par d'intat·issables bonnes volontés, languissait. Soudain, me frôlant la joue, une petite mouche noire vint toœber dans mon assiette et, devant elle, je restai, le couteau levé, presque surpr i ~, la cont sidérant. J'aime les moucbet1, malgré leurs insolentes et déplacées familiarités; je trouve en ces bestioles remuantes et alertes, un charme câlin, soit qu'elles s'é-


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battent joyeusement contre le:> vitt·ag(\s ensolr3illés,_ soi~ qn'elles s'avancent gloutonnes vers le plat sucre qu1 tente lAur convoitise, ou bien que, en troupe nombreuse, dans les hauteurs des plafonds lambris5és. elfe,s se ponrsuiveot et s'entrecrois3ot en d'aéi·iennRS parties. Je ne comp :·endrais pas l'été sans elles ; je ~eux deR papillons pour aimer les roses; de:~ abetllos pour sucet· au sein fleuri dt~s pommiors .l es polle?s suCl'é<!; des oiseaux pour charmer leg frondaisons et egaY:er dans leurs soliludos, au fond des bos1uets, les sapms sévères ; je veux des éphémè1·es autour dAs vieux. troncs, le soir, car ils sont, à côté des at·bre'> centenaires, la juste image de no;; vies. L'homme n'est il pas, dans le soleil des i!lusiOns, un insecte voltigeant autour de l'arbre de la Mort~ Que de choses sérieuses t'Iles m'ont apprise~, les pet1tes mouches volages, dans leur converaation que j'épiais 1 Celle qui était tombée dans mon assiette était touL engourdie encore et bien jeunette; née trop tard, elle a dû connuitre tout juste les chaudes effluves des belles soirées de septembre pour les regretter. D.ans quelle fente capitonnée avait-elle passé les mauvatses semaines pour revivr.1 une fois encore? Ses sœu,·s, mortes depuis de longs JOurs, gisaient partout. La petiote enfin éveillée,· se lissait les ailes d'un geste coquet de ~es minuscules pattes, puis .fureteuse, ell.e explorait un à un, sur la blanche porcAla1ne 1 les débris de mon repas. Je la laissais, craintif du mowdre mou· vement, se régaler à son aise, ma pauvt·e petite mouche de l'année 1 Repue, elle voltigea encot·e, de ci, de là, sur la napp~, parmi les cristaux qui reflétaient to?t joyeux, ~ux aussi, le doux rayon de soleil pâle; pms, plus VIve tout à coup, plus enjouée, plus torte, par la fe~être entr'.ouverte, elle prit d'un élan son vol vers le Ciel blann, 1vre de jeunesse, de joie et de liberté. Hélas 1 pauvre mouche, il gèlera ce soh· 1 Ne sommes-nous pas tous aussi comme cette mouche inconsciente : la vie passe, le soleil devient plus froid, la pluie des douleur>l food sur nous; mais, vienne le

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mirage inattendu f1·appet· nog yeux, nous ne nous souvenons plus ni des chaleurs aff:1iblios, ni des neiges prochaines, ni des soleils trompeui'3 ; et un matio, nous partons sur Je ch~·min fleuri qui s'ouvr~, tout énamourés de joyeux espoirfl, sans penser qu'il gèl13ra le soir. Pauvre dernière mouche 1

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Et maintenant voici !'autre cloche : Le danger des mouches. - Je r:'a imP. paq les mouches; cbacun a ses préférences , j'ai toujours estimé qu'elles devaient consliluElr deA agoots acttf3 de contamination pour toutes les maladies mic1·obiennes. M. le Dr Simmoods a, l'automne demier, pt·is les mouches qui veuaieDt s'abattre sur l'intestin d'uo cholérique au cou1·s d'un!:\ aatopsie; il les enferma pendant 3[4 d'h. dans uo la1·ge Jhcon où l'air et fe mouvement pouvatent dessécher les parcelles du virus aùhérant à leurs ailes et à leurs pattes, puis il les, i rJiroduisit dans un tube contenant de la gélatine liquéfiée. Au bout de 48 b. toute la gélatine était couverte de colonies de bacilles virgules. Donc il ne faut pas laisser les pièces d'autopsie de cholérique exposées au contact des mouches; cellesci peuvent porter le virus sur l ~>s soupeq, les saut:es, sur Je lait, etc, qui sont d'excellents milieux .d e culture pour les bacill11s. Nous dirons mieux: il n'y a pas que les p ièces d'autopsie qui soient dangereuses ; tout ce qui sort d'un malade de maladie coot?.gieuse est dan- · ge reux. Les mouches qui vont se poser partout propagent de tous côtés l'infection. Guerre aux mouches l Elles vont appa1·aître incessamment. Oa ne saurait trop R'en défier et s'en débarrasser le plus possible en las noyant dans les appartements avec ces petits appareils où elles pénètrent librement et. où, ne pouvant plus sortir, elles finissent par se noyer.

H.

DE PARVILLE.


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El ève des a bailles Premiers soins du printemps au rucher. Un correspondant de l'Echo de la Brme écrit ce qui suit à propos des soins assidus à donner en printemps au rucher : faut en premieJ' lieu évitf!J' de faire une visite 1rop bât1ye au ~ucher, mais pl_ulôt at~enrlre que quelques sort~es géner.ales, où 11 a eté possJb}e aux abeilles de s?rtu pour VIder leurs intestins aient été faites, Une ·Visite fa1te Je j?ur ~·une p1·emière sorlie, précédée d'une long~e réclusiOn, Jette la confusion dans la ruche même ; ?O r1~~ue e~ outre que des élrangèt·es s'intl'Oduisent JUSqu a la. re10e, . et ne la reco nnaissant pas lui fassent un mauva1s par!J dans un moment où ses nourrices sont trop effrayées pour la protéger. Par les journées eu soleillées on découvre les ruches et les couvertures sont exposées à l'air afin de permettre au soleil de pomper l'bumi~ité ; s'il reste ~acore de la neige devant le rucher on ~emera de la paille afin quE> les abeilles lrouv~nt de quoi se poser sans risquer d'être saisies par 1~ fr01d pour. ne plus pouvoir se relever, cette précaution sera moms nécessaire s'il se trouve des arbustes à pr?ximJté . On veillera à ce qu' il y ait de l'eau dans Je voismage ~u ru cher. En attendant qu'elles récohent du polle.n, qu1 est cette poussière, jaune généralement, J.ttache~ à, leurs patte!', on. forme de petites boules ser~aut a 1 élevage du couvam après a\"oir été mélangé à l ~au , on peut leur offrir de la farine sur un bout de VJ~ux rayon amorcé de quelques gouttes de miel. Au pr10temps les abeilles charrieot surtout de l'eau et du pollen daus ,leurs sorlies , si l'on dispose des ab1·euvoils 11 est bon dy jett~ r un p eu de sel. On an~ve ainsi jusqu'au miliEU ou fin mar~, puis par un beau Jour on procède à la première visite. On aura

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soin do toujours faire précéder la visite d'une ruche par l'envoi d~ fumée à l'intérieur (se faire une règle de ne jamais visiter une ruche sans envoi de fu~ée au p~éa­ Jable). La moindre fumée effrayant les abeilles, qUJ au moindre danger se gorgent de miel, il est alors possible de les manier sans être piqué, elle sera sans eft\~t sur les rucbe5 à court de provisions. La visite doit se faire très calmement, manipuler doucement ruches et abeill9s, ne pas faire de grands gestes brusques, si une abeille se pose sur les mains ou la figurd, l'enlever douc~ment, éviter de la presser, lorsqu'on entend un vol aigu et rapide qui annonce une piqûre rt~ster immobile, l'abeille finira par s'éloigner. On s'nabitue aux piqîires, au bout de quelrJue temps la douleur est moins vive et l'enflure n'apparaît plus i on prétend même qu'elles préserv~nt du rhumatisme. D'ailleurs une goutte d'ammomaque Infiltrée dans la plaie après avoir ral.iré le dard neutralise les effets du venin. Une visite ne doit pas se prolonger, car l~s pillardes habiles, surtout en temps de disette de miel dans les fleurs, à trouver une issue pour pénétrer jusqu'aux provisions, il ~e devie.ndra ~lors .Plus _fa~ile de continuer car la colome sera Impossible a maltnser et la fumée ~ans effet pour se garantir des piqûres La première chose à constater est, la présence de la. rei~e, non en la cherchant, mais en s assurant du couvam b1en compact sur un ou plusieurs rayons, se méfiAr de celui qui est dispersé, il peut être le fait d'ouvrières pondeuses; il en est de même de celui pondu dans les grandes cellules qui indique une reine bourdonneu~e trop vieille, dans ces deux cas la ruche est à surveiller et lorsque le fait est certain les traiter comme une orpheline. Ensuite on fait la revue des provisions, car la consommation ira en augmentant, de 600 grammes par mois dans la période de repos elle sera bientôt de 3, 4 et 6 k1los à ines ure que se dévelop;>e l'élevage du couvain. Une ruche qui se trouve pendant quelques jours . sans provisions, affamée, ~e servir~ des œuf~ et du Jeune couvain comme noumture. Pu1s on termme par un.nettoyage à food de la rucbq et du plateau, enlever les rayons que les abeilles ne couvrent pas, en tant que le dystème de rucbe le rend possible, ainsi que ceux abîmés par a moisissure . La visite terminée on aura


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soin de bien fermer tous les interstices, car en même temps que la reprise d'activité des abeilles a lieu celui de la fausse teigne. Les abeilles n'ont rie~ à craindre de cette dernière lorsque la rucr.e est forte et populeusE~, mais gare pour l<>s faibles poflulations qui ne couvrent pas tous les rayons et qui sont rual défendues par des défectuosités de leur ruche. Il faut éviter aussi de laisser traioer de vieux rayons, car ce sera bientôt un nid à teignes, le mieux est si l'on doit conserver les rayons de surplus de les tenir dans une caisse ou armoire bien close, où l'on brûlera du soufre de temps en temps. L'élevage du couvain commence quelquefois en janvier, mais plus généralement en février, de quelques œufs pondus journell ement par la reine, ce nombre va en augmentant à mesure que nous avançons vers le printemps: en général l'élevage se règle suivant la force. la température et les conditions d'existence de chaque colonie, ce qui varie beaucoup d'une ruche à l'autre. C'est à ce moment qu'il importe de tf\nir ses ruches chau1ement et de ne pas ptovoquer par des visites trop fréquentes un éleva ga de couvains trop bât if; surtout ne pas taire de visites les jours où les abeillf's ne sortent pas, c'est l'indice d'une tf'mpérature trop basse, au Pl'~ntemps. Par des retoum de froid subits, habituels au prmtemps, les abeilles ~ont alors obligées d'abandonner du couvain. Les abei lles qui ..:omposent une colonie à ce moment, nées l'automnE~, sont vieilles et faibles, on doit leur éviter tout surmenage ayant pour effet d'abréger leur existence , mais at tendre qu'une nouvelle génération soit éclose pour stimuler leur développement. On ne lai~sf>l'a pas non pluR de matières sucrées à proximité du mcher, car bientôt des abeilles venut>s de toutes les colonies les mettront au pillage qui se généralisera au àétriment des faibl e~? populations dont l'avenir sera bien compromis. En peu d'heures dans une scène de pillag~. des kilos de miel sont emportés, les rayons dévastés ~t des centaines d'abeilles ont sucuombé dans la mèlée. Souvent aussi une colonie morte pendant l'hiver lais~e une provision de miel, au _printemps cette ruche semble présenter autant d'animation

que les vo 1smel", mais les abeilles qui sortent et entrent sont celles qui pillent le contenu . Une personne Ut:! peu exercée aura vite reconnu cet état anormal, car en so.ulevant la ruche, les abeilles s'envolent s~ns cherche• .à i uer comme surpriRes. Cette ruche qm peut deven_1r ~u~si ~ne cause de pillagE>, sera immédiatement enlevee et Je miAl mis à l'abri de leur attem te.

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Le Cerisier La cuise est. avec )a pêche et le r:~isin, un d~s fruits les Jus sains que nous possédiom>. Abondance de certses pfait pleurer les médecins, dit-on à la campagne. Aussi voyfz quelles pe1nes ne se Jon!le-t-:on pas pour 1 cueillir une à une et avec quelle ~eménté, tous, de;~is l'enfant. timide au vieillard dé~IIe, se suspende-nt aux branches longues et flexibles. C est que chacun de ces fruit", r:oirs, rnug~l?, r~aes ou dorés, est comme un gage de santé, de satisfaction. , 1 Une grandA partie des cerises sont consommees .ou~es fraicbfs et c'est alors qu'e'leR jouissent à plus haut pomt de leur~ propriétés salutaires. Dans ~eauc,oup de ~o~a­ lité!' on les étend sur des planches lusqu à. ce qu e Ile~ st~ie~t sèches, et dans les longs moi~ des fr]mas, e ~s font les délices des enfants. Confi,es à 1 eau-de- vie, el les auvent être conservées très longt.emps et sont tou·o!r~:~ bien accueillies aux jours des réJOUissanc~s de la famille. Distillées, nous en tiro.ns l'eau.-dA-VIe SI ~é: licieuse si renommée, le kirsch véntab~e, bJen p.us ·~g~~a ble et , hygiénique que toutes les. _hqueu rs sJml au ~s. Cette dernière manière de !Ps utJllser est conuu~ e tem R immémorial dans notre Valais et elle ~onn~ d assez pbeaux bénéfices à qui s'en occupe avec wtelllge~ce. Le Créateur, qui a bien fait toutes choses, a plac~ 1!1 rn aturité des cerises dans les gra odes chaleurs de .1 :~e. au plus fort des travaux de la campagne; ratralc IS-

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santes, co.mme elles le sont, elles préservent de bien des maladtes. Dan~ les .belles après-midi des dimanches d'été, toute la famtlle, Jeunes et vieux, accourt autour du cerisier et ~·entoure avec des cris de joie. Qui se sent la tête sohde et un peu d'agilité, grimpe et choisit la meilleure place. Au bas,. sont les enfants, les vieillards, les peureux, ~ens tOUJOUrs trop no.nbreux, dévorant du reg:trd les ft·utts sucrés pendus sur leur tête et attendant des cœurs c.ompatiusants, leu.r .Part de fête. Dans ces régal~des, n ~valez pas les peptns, car outre les indispo!litt?.n s qu tls occasionnf:\nt ile ptlUvent, comme à plus d'un deJà, causer la mort. Les cerisiers assez clair-semés dans la plaine sont très nombreux sur les deux versants de nos mont~gnes où l'on en rencontre mesurant plus de 2 m. de tour: Cepen~a~t, à une hauteur de 1100 mètres, leur épaisseur dtmJD~~ peu à peu pour gagner, à ce qrl'il sem~le, ~n forl1l1té et en fruits succutents. Ils prospèrent Jusqu à. une altitude de 1400 mètres et c'est pour quelqu~s. vtlla~As reculés au pied des glaciers, le seul arbre frultter qu1 puisse résister à nos hivers longs et rigoureux. I ls veulent un sol profond et frais mais non humtde. Ils !!emblent préférer l'exposition du nord. Le cerisier est très fructifère, bten que l'on en rencontre assez sonvent qui donnent peu de fruits. Examinez danR quelles conditions ils se trouvent et vous n'en s.erez poin~ é.tonnés, car .la plupart croiss~nt., sans que 1 homme alt.J.amats songe à eux que pour ae plaindre de leur stértlrté, dans des tel'rains incultes où les racinAs trouvent à peine une nourriture pour produire des arbres rabougris. Ne. vous ~ontentez plus d'en jouir là où la nature les eov01e; mats traosportez-l~>s dans un terrain et une expo~ilion qui leur conviennent. entourez-les d'un peu de som et vous pourrez comparer leur crois11ance rapide et leur grande fertilité. La transplantatio~ doit se faire autant que possibla en, automne; au prmtemps, ce travail ne peut être fait qu après le .dégel du sol; la sève monte déjà avec force et la .réusstte est souvent cofupromise. Les cerisiers,

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dès qu'ils sont couronnés, croissent naturellement en forme de pyramide. QuelqueR espèces, semblables au pêcher, tendent extrêmement à s'allonger. Il eAt bon d'en tailler chaque année les bout.s ~es bran~he~, car celles-ci trop longues, rendent la cuetllette drffictle et se cassent souvent. La sève arrêtée à une époque intempestive, engendre, outre -du désordre dans la charpente, la gomme, grand ennemi des .arbres à noyau. Il est étonnant, parmi les nombreux cerisier.~ qui b?rdent nos propriétés d'en voir si peu de greffés: à peme trouve-t-on quelque~ représentants dans. chaque vil~age. Ce n'est pourtant pas que nous manqu10ns .• de val'lét~s et des meilleut·es encore. Pour ma part, J en connats, dans ma commune cinq ou six espèces ~ariant pou~ la maturité de la première quinzaine de mat à la ~fdm~ère quinzaine d'août, mais il n'y a que deux ou trots SIIJPts de chacune. Cependant quelle différence entre leurs fruits et ceux des sauvageons, tant pour la quanttté que pour la qualité 1 Les rapide~ moyE~ns actuels de tr~ns­ port ont ouvert à nos produits des débouchés fac tles ; Je commercE~ de nos belles cerises prend chaque jour plus d'extension et garantit à l'arboricuiLeur intelltgent un gain très t·émunérateur. Le peuple roi, vainqueur de l'uni~e.rs , rapporta . de l'Asie quelques-uns de nos arbres fru1t1ers et combten de nos ancêtres ont passé leur vie à multiplier les variétés à en augmenter les produits 1 Resterons-nous sourd~ aux reproches amers qu'ils semblent nous adresser d'au-delà de la tombe, en nous voyant si indifférents pour conserver les trésors dont ils nous ont dotés t Non, nous ne laisserons pas tomber ces arbres vénérables aux fruits si parfumés, si sucrés, sans leur de~ander quelques greffes destinées à être lAur~ dignes ~e)eton.s. Que d'arbras jeunes et vigoureux, mats aux frutts pettts et aigt·es devraient être gt·effés. Dan~ quelques années, nous aurons des arbres magnifiques, nous récompen.sant libéralement de nos peines et augm~nlant nos fatbles ressources Le cerisier est difficile pour la greffe, dit-on; je .n'en disconviens pas. Quand il n'a qu'un ou deu.x centimètres de diamètre, ta greffe en écusson réusstt générale-


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ment bien. Il est préférable d'employer la greffe en fente, pom les arbres plm; développes, ou mieux encore la greffe à l'écorce Pour ces deux dernières. il na faut

caisses des tuyaux de fontai n~ et toutes S?rte~ de bois de reb~t construire très aisément de .cas m,?hoH·s. et les faire habiter par dd norob.-euses fam11les d JOSACttvores, moyennant certaines précautions à prendre. Les mchoirs à étourneaux so~t na~urell~m~nt plus grands; le fond doit mesurer envtron lo centtm~tr~s. de côté et le diamètre du trou de vol 41/ll cenltmetres. Pvur les ross1gnols de muraille, sitelles, etc., le food des nichoirs aura 12 cent. de côté et le trou de v~l 3 1h cent. de diamètrt>. Ces nichoirs seront placés aux ptgno?s des maisons, Eons les avant-toits d~s ~ranges ?u d autres bâtiments. Les dimensions des mchotrs à mesanges seront plus restreiotes encore; un fond de 10 cent. et un trou de vol de 3 cent. suffi:>ent. . . . . Les mésanges sont ordinairt~ment tr~s avtsees et Circonspectes dans le choix de leurs habttatJOns. Oo conseille dès lors de ne pas mettre de juchoir dev~ot. le trou de vol mais d'y placer quelques branches d éptne 00 de groseiller pour en dissimuler l'entrée. Il ne faudrait pas non pl us plus d'un nichoir à mésanges sur le même arbre. • d ·· Nous avons du reste déjà donné 1 a.nnée .erm~re quelques indications à se sujet. La premtère precautiOn à prenare c'est de placer.!~:> nichoirs à. temps pour que les oiseaux puissent les VISiter et eu pl endre possessiOn avant la saison des nichées. , On ne saurait t1·op les mull i plier pour supplée~ à l ab~ sance des arbres creux et des grandes ha1es vt vas qut disparaissent de plus en plus devant l~a cul.tnres. Du moment qu'on enlève à nos chantPurs mse~llvorfs d~s abris naturels il importe de leur en offnr d autrAs arttficiels. . Me sager. Les agences agricoles procurent des mcho1rs.

pas al tendre trop tard ; on peut les pratiquer dès la fin de févriet· et tout le mois •le mars suiv:J ot le temps at l'exposi tioo. La greffe à l'écorce est pl us facile, plus expéditive et plus assurée que celle en fente. La parlie supérieure da la branche à greffer eol~vée, la plaie nettoyéE>, coupfz l'écorce Eur une lor.gueur d'environ 4 centimètres, enlevez-en les de•JX lèvres et introduisez la greffe eolre le Lois et l'écorco; pui!l, recouvrt>Z l'incision de l'écorce et la plaie du tronc de mastic à greffer, entourez Je tout d'une bande d'étoffe attachée solidl'\ment. Il n'y a là rien de bien d1fficile, je pense; et c'est le moment da l'essayer. Que chacun se mette à l'œuvt·e et vous verrez que le ~uccès se plaira à couronoet· vos efforts. Aide.toi, le Ciel t'aidet·a. M. S., inst.

Nichoirs artificiels. Le printEmps s'avance à grands pas et nos oiseaux insectivores nous font déjà connaître par leur langage, par leurs a ll ées et venues, que la saison des nichées s'approche. Les chanteurs de nos vergers se mettent en quête de gUes convenable:~ peur y placer le b<' rceau da leur progéniture. Le momenL est donc venu de placer dans les arbres, sous les avant-toits CilS utiles petites boîtes où viendront se réfugier étourneaux, mésanges, rouges queues et le reste. La société ornitholo~ique de Fribourg, comme beaucoup de ses sœurs fourni•, à toute pPrdonne qui n'a pas le temps ou la facilité de les confectiouuer elle-même, des nichoirs artificiels à un prix très abordab le. Mais celles qui on t quelques loisirs, surtout à la campagne, pourront avec quelques bouts de planches, do vieil les

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Les bonnes pondeuses Manière de les reconnaître. D'après un journal, il y auraH un moyen, à premi ~re vue de reconnaître uDfl bonne pondeuse d'une mauvatsa

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et ce moyen ne serait autre que l'examen de la tète et des yeux de l'animal Avec un peu d'habitude on arrive à faire cette distinction et à découvrir les caractè· \'es extérieurs d'une poule de rapport. Une bonne pondeuse doit avcir la tête a~sez large et cependant d'aspect élancé et surtout les yeux vifs, ce qui n'est pas le cas pour la mauvaise pondeuse, qui manque absolument de vivacité dans l'expression des yeux et la ten•1e de la tète. C'est donc la tète qui trahit l'aptitude à la ponte mieux que toutes les autres parties du corps. Cette ap\itude s'annonce aussi par l'ampleur du corps. Il parait qoe ces indications ont déjà rendu de bons services aux propt·iétaires de poules et leur ont fait souvent éliminer des sujets peu recommandablPs pour ne conserver que des volailles de rapport. On a souvent agité la question de savoir si la provenance était une garantie d'aptitude à la ponte ou, en d'aulres termes, si les poulettes provenant d'une poule bonne pondeuse seraient aussi bonnes pondeuses à leur tour. Il paraît qu'il n'en est rien et que ces qualités productrices ne sont pas toujout·s héréditaires. Est-ce à dire maintenant qu'il soit ait~é de découvrir ces r.aractères tant désirés dans la physionomie de nos volailles' Nous ne voudrions point le prétendre et Il est probablement bien des caR où il Rera difficile d'émettre une opinion. Mais avec un peu d'habitude et d'expérience, ces indications peuvent cependant mettre sur la voie. Il arrive souvent aussi que des poules sont taxées à tort de mauvaises pondeuses parce qu'elles vont perdant leurs œufs de-ci de-là. C'est le cas surtout pour les poule~ qui n'ont pas de coq. Elles s'en vont souvent se mêler au troupeau du voisin, troupeau conduit par un coq. Il y a donc utilité à garder un coq nonseulement pour féconder les œufs, mais encore pour ne pas les perdre et pour tenir ses poules ensemble.

De la protection des animaux L'abondance des matières nous a obligé à suspendre momentanément l'intéressante étude que nous possédons d'un de nos collaborateurs sous le litre ci-dessus. Nous la reprenons au cbap~lre con_sac~é au bœuf dans le supplément N• 8 de l'Ecole pnma~re.

LE BŒIJF rSuite.}

L'effort musculaire que peut fair(> un_ bœuf est supérieur à celui du cheval. Ce fait s'Pxpiique pat· la ,différen ce (>Dire les deux aoim<JOX. Le bœuf travaille dune manière coustammenl égale; la résis l ~nce ne rebu:.e J~~ ses efforts; ~;a patience est. à toute ~preuve, Sl e o devient plus considérable, il ralentit sa marche s~os im atie:~ce sans décourageruent. Le cheval, au contran·e, a ~ne viv;cité qui le rend capable d'.~n. v1go~yeu:_ coup de collier; mais aussi la résistance lunt~. 1 epuke, et finit par le r ~buler. . . Dans les montagnes, sur les chemins les plus dtfficiles les bœufs attelés au timon d'un lourd cban~l lmarch~nt à pas <Omptés, s'arrê tent pour repre~dre a ~~nf, mais ne roulent jamais, quand bleD le bouvier aural . a négligence de ne pas caler les rones. A la .d~scentE:>, _I ls nt à la poussée du véhicule une reslsla~ce In~it;:~le et ne se laissent jamais empurter par lm. Sout mis à la même épreuve, des chevaux n~ pourralen vaincre ces difficultés, se laisseraient entralDer et tomberaient dans les précipices. La nourriture des bœufs à l'étable doit èlre trè~ variée. La paille, le foin , l'avoine, les féverolltls dOivent


15 êtro de bonne qualité. Pour mieux utiliser r.es snbstaocr.s et Jes mêler ensAmble, o n les bache et on les concasse de manièr·e à eu rendre la digestion fa ci le. Il faut que la nourriture sèche n'en tre que pour moitié, o u tout au pl us pour les deux titws, q11'ou mélange, l'été avec de l'herbA, l' hivet· avec des carottes, des navets, des be tt · t·aves, des topinambours, etc., qu'on hacbl'l en petits morceaux ou qu'o n fait cui1·e LPS pu lpes de betteraves mélangées avec du foin ou de la paille hachée, et aussi les to urLPaux de lin, sout une AXcelleote nourriture . Le son un peu farineux et de bonne qualité, et la graine de lin gonflée dans l'eau, IBur sont aus , i nécess aires qu'aux ch t' vaux pour leur tenir l•>s i ntesti ns librPs, et les présflrVPI' de la constipation, cause de la plupart des m~ladies, Un bon bouvier doit êtra trè3 doux et très patiAn t. Il ne doit j ama is bmralis~1· sr~s animaux, car les bœufs se ~roublent très Promptemen t; il les comblera, au contraire, de caress11B, leur parlant souvent et le11 appelant pat· leur nom. Il se g 1rdera bien de les fra pper sur la tête et sur le nez. I l ne se set·vira, pour lea stimulet· que de l'a iguillo o, do nt Je clou sera peu pointu eL d'une longueur ne dép assant pas trois millimètres. Uu aiguillon plus &igu ou p lus long blessarait Jes animaux et serait contraire aux règles de l'humanité. Les bœufs sont., en somme, très ücile.._ à conduire. P0ur les diriger à droite ou à g~uche, il suffit de leur faire SE~ntir l'aiguillon du côté op posé où l'on veut aller. On les pique à l'épaule gauche si l'on veut les faire appuyer ou tourner à dt·o1 te, ot à l'épaule •iroite si on veut les faire marcher vers la gauche, Le plus souvenl, la voix seule ou le simple contact du manche de l'aiguillon leur font comprendre e t exécuter les mouvemacta èt les effor ts qu'on exige d'eux. Quelquefois, oour une raison inconnue, Je plus souvent une souffrance intérieure, les bœufs résistent et se couchent. Dans ce cas, on ne doit pas les maltraiter, mais plutôt leut· causer, les flatter. Le meilleur moyen d'en venir à bout est de les laisser seuls, La faim et l'ennui lea excitent bientôt à se lever. Dans certainea contrées, on fait tt·availler les vaches

mme les bœuf~ sauf à les ménager. pendant leur gesDan s d'au'tres au contraire, les vaehes ne . . . . . ou ~e leur demande que de nournr vaillent Jamllls' leurs petJts Les vaches, pen dan t et après le•u gesta. tion doiver;t être tra itées avec la plus grande douceur, o'o ne doit point les eff,· ayer, les rudoyer e t encol'e moins les frapper. Outre les aceidents que peuvent ame!ler les brutalités exel·cées envers elles, ~~~, ~ê~~s am si malmflnées ne donneut , plu~ 9:u'one qnau t e 10 erieu re de lait et d'u ne qualrte mediOcre. . La vache qui travaille modérément ou qu'ou mene pail.re, PSt plus roi:Jusfte ~! v~t plu~élt~~f~eml: ~~'~te de; qui est touj ours reo ermee a ns · l' é L · première est tr ès sain et d'excell.e nte. qu~ tl . ,· a se-:con~e, au cout rait·e, qui ~:t P~~ft ~~~t~~: ;~~~~~eue~ qeu~ respire nu atr constamm . ' ' 1 't Itéré daoaereux peu de temp~ et ne fournit qu un ai a . ' ., pour la sante. . f e~t our l'homme un auxiliail·e précieux. vie, laboure nos terres et engraJ.sse. Conduit à J'a.battoir, sa chair d~~e.nt ~~!!'~:~~af:'~:! réparateur. Avec sa peau, on ct r?~·ouruit de la ~our­ courroies, des chaussures ; s.on p~l on et des boure; le suif sert à. la fabricatiOn vas~ss~;rmés produisent gies ; ses os .calct~és ~ans! des. t à raffiner le sucre le charbon, dit noir aOima' qui .ser en rais et que l''lgriculture ut~Jise ensUit~ 1co~~~onusn cha~ffés

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Médecine vétérinaire·

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indiquer en même terop~, d'un~ manière sommaire les précautions à prendre et les remèdes à appliquer.

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SIO~

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Règles générales. Lorsqu'un animal devient malade il faut, premièrement, le séparer des autres animaux, puis lui donner à boire de l'eau b lanche. et le tenir chaudement en aLtendant l'arrivée du vé térinaire. Tout possesseur d'animaux de tr:tit doit toujours avoir choz lui du sel de G!auber ou sulfate dfl soude, du sel de nitre, de la racine de gentiane, des fleurs de camomille, de l'es:;:ence de térébenline, de l'ammoniaque ou alcali volatil, uno flamme avec lame de trois dimensions pour saigner, un bistouri , des ciseaux courbes, une sonde éla8ttqua et un trocart pour la météorisation du bétail. Une saignée pratiquée à tPmps préserv9 souvent un ammal de la mort. Il est donc nécessaire que celui qui poseède des animaux sache faire lui-même celLe opératiOn.

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L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à AVI'il \\ inclusivement, en livraisons de 16 pages.

Maladies du cheval, de l'âne et du, mulet. Blessures des barres. Les barres peuvent être éco1·cbées par un mors trop rude. et surtout par les secousses violentes imprimées à la bride par des conducteurs ignorants et brutanx. Il faut avo1r pour IPI'l che vaux la main très légère . Une mixture, composée de figues sèches pilées at de miel, étendue plusieurs fois sur les blfSSUrfS1 les calme et les guérit E>O peu de temps. Il va sans dire qu'on doit tenir l'animal au repos absolu, parce que l' application du mors empêcherait les blessures de se refermer.

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1 SOMMAI RE: Société valaisanne d'Education (APPEL.) - - Un vieux maître aux débutants. - Amour de notre vocation d'Insti., ) Examen des recrues valaisannes. - La tuteur ( sm c. _ Le compte-rendu de la lecture . réforme orthograp h tque. (jin .} _

Partie pratique. -

Variétés.

Tout ce qui concerne la publication doit

êt~e

adressé

à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Departement de l'Instruction publique, à Sion.


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No 10 l'Ecole primaire, 1er Avril 1893 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu