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No 02 l'Ecole primaire, 15 novembre 1886

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simplicité et la clarté. Tout y est dit en termes clairs et précis, et rien d'essentiel n'est omis. M. Victor Boreau rait constan.mant marcher de front ia géographie avec l'histoire : avant de commeoct!r le récit d' un drame historique, il en fait d'abord connaître le théâtre, puis il amène les acteurs sur la scène. Et parmi ces raits eux-mêmt>!l, il choisit les plus saillants pour les mettre en relief et leur donner tous les développements nécessaires, les présentant sous une forme dramatique et saisissante, et évitant ainsi une sèche nomenclature de uoms et de dates, qui rebute le lecteur, le laisse froid et ne lui apprend rien. Mais la principale innovation, ce qui donne à ce nouveau Coure son cachet et comme sa physionomie sp •ciale, ce qui le rendra surtout utile à la jeunesse des écoles, ce sont les Tabvaux synoptiques et Synchronismes placés à la fin de chaque époque, et qui permettent de les embrasser d'un seul coup d'œil. Ces tableaux sont de deux sortes: tableau histot·ique et tableau moral. Tel est le plan à la rois simple, uniforme et méthodiqne, que M. Victor Boreau a suivi dans tous les volumes de son Cours d'histoire. Les élèves qui l'étudieront, auront donc l'inappréciable avantage de pouvoir suivre, sans changer de mithode,la chaine des événements chez tous les peuples, depuis le eommeoeenaent du monde jus·

Sion, 26 Novembre.

1886-88.

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ORGANE DE LA

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• SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION •

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qu'àEnfin. nos jours. pour inspirer toute confiance aux maisons d'éducation religieuse et aux ramilles rhrétitnne~. nous ajouterons que ce nouveau Cours a eu la bonne fortune de recevoir la haute approbation de l'autorité ecclésiastique par les attestations de plusieurs évêque:;, en même temps qu'il est suiVI pour le,;_examens de la Sorbonne et de l'hôtel de vtlle de Paris. Histoire sainte, suivie d'un abrégé de l' Histoire ecclésiastique jusqu'à la conver· sion de Clovis. ~S·· édition, revue, corrigée et augmentée de nombreux détails géogra· pbiques, indispensables pour l'intelligenc~ de l'Histoil·e sainte, et de~ cartes coloriées. t gros volume in-n de Ta,26 pages . . . . . . . . . . . . . . 2 rr. 25 Histoire ancienne, comprenant l'Histoire générale de tous les peuples, et en particulier des Grecs et des Romams, depuis la création jusqu'à la chute de l'empire . . . . 2 fr. romain d'Occident (l'an IJ.76 après J.-C.), l vol. iu-t~ de 388 pages Histoire grecque, divisée en six époques, depuis les temps les plus reculés jusqu'à la réduction de toute la Grèce en province romaine (l'an 86 avant J.-C.), l vol. io-n de 37! pages . . . . . . . . . . . . . • . . . . . . . 2 fr. Histoire romaine, depuis la fondation de Rome (l'an 753 avant J.-C.) jusqu'à la fin de l'empit·e ro-main d'Occident {l'an ta,76 après J.-C.), t vol. i~·l2 de 360 p. . 2 rr. Histoire générale dea temps du moyen âge, depuis les premières invasions des Barbares jusqu'à la prise de Constantinople par les Turcs en 1453, l gros vol. in·i~ de 5W pages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 fr. 50 Histoire générale des temps modernes, de 1453 jusqu'à nos jour s, 6me édition. continuée jusqu'en 1862. t gros vol. in· li dll 566 pages . . . . . • • 2 fr. 50 Histoire de France, précédée d' un abrégé de l' Histoire des Gaulois, etc.• 2 vol. in-li. de 356 et 39l pages . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 rr. TOME 1. Depuis Pharamond (l'an ft~) jusqu'à Philippe de Valois (lS~S). TOME Il. Depuis Philippe de Valois (i328) jusqu'en i877. Histoire d'Angleterre, depuis les temps les plus rewlés (l'an 55 avant J.-C.) jusq.,'à nos jours, l vol. in 12 de 376 pages . . . . . . . . . . . . 2 fr. Histoire de Pologne, depuis les temps les plus rewlés jusqu'à nos jours, par M. Jean Czinski. revue et publiée par M. Victor Boreau, l vol. in-12 de 332 pages . 2 fr. Histoire de Russie, drpuis Burick jusqu'à nos jours, par M\1. V. Boreau et J. Duchiron. t vol. in·l~ de 267 pages . . . . . . . . . . . . . . . 2 fr. Géographie moderne. des maîtres et des élèvPB. précédée d'éléments de cosmographie et suivie de la géoqt·ap••ie Cl)tntnerciale de la France, par M.. L.-D. Fer lus et M. E. Talbot. t gros vol. ird2 de 396 pages . . . . . . . . . ·. . 2 fr. 50 Cours méthodique d'histoire naturelle, d'après les plus célèbrt s 11aturalistes modernes, avec des notions générales sur toutes les branches des sciences naturell.es et des tableaux synoptiques. par MM. Victor Boreau et Lartigue, l gros volume in-l2. de ta,66 pages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 fr. 50 On peut s~ procurer ces ouvrages à la li!Jrairie Trembley, Corraterie. &., Genève.

.&TTENTION Toutes lesconsidéréesq personnes ni oitivement co reçoivent ce ouméro étant défiréserver bon accueil aux ~aam: aboonées, sont priées de commenceront A être mise r es de rembourse~nent qnf miers jours de décembre s en circulation dans les pre• dan• la seconde qulnzain~ ~~DI'm~ne partie des abonnés, et c_eux qui ne sont pas intentlo é m; mols p~ur les autres. tion voudront donc bien ne ann s e recevotr la pnblicaannoueé, les cartes en p s attendre le remboursement. poste inutiles. retoUI' oecaslonoant des :frais de L'éditeur.

JÉSUS-CHRIST MODÈLE DE L'ÉDUCATEUR (Suite et fin.) •

• Faite& selon le modèle qui voua a été proposé. »

Mats quelle que fO.t la comp 'li d , . . évangélique brille toujours d'un~'l~b~n . e 1 audltOir~, le langage ~ou te à_Ia vertu surnaturelle dont· ilo~~~~:nt: ~la rte, &:râce s~ns 1 emploi du procédé naturel appelé . t 1 n tré,_mais aussJ à m ~~ ' ~xvérliDental ou inductif par nos pédagogues mode d'inven tion récente. Est-il poss·~t;esd qu~ le declarent gravement expérimentale d'une manière ~ e e ormuler,l~ méthode dite p~roles sorties de la bouche ~ès n~tte, pl_us preCise que par ces f8.lt la vérité parvient à la lumièr~e d~VIn Maîtr.e : • ~elui qui ~e pour bien connaitre il faut d' ·b• es -c.e pas dire ~latrement, ~ ~end .intuitive l'expo~ition de s~ C:d ~~ahque~? To~Jou,rs aussi oc me, toujours tl s adresse a 1 esprit et au cœur par le mo de la vue, révélant et utilisant r-m~ 1des sen~ et particulièrement P?Ssède de la nature humaine ::ndsl ?onna_Issa~ce parfaite qu'il neuse union de l'âme et d . esC OIS gm régtssent la mystépantes, f~milières, gracieuse~ ~rfs. gm~Ien, e~ effet,. sont frapcomparatsons et les paraboles au econ es ~ la fOis, les tmages, les métaphysique si relevée rendue xquell~s Il r~ttach~ une doctrine les plus incultes ! Qu'il suffise ~ccessJble ne~~~Ol~B aux esprits .d e rappeler JClte hs des champs paré par les soins de la p Dieu figurée par la toucha ~OVl en~el: la D,liséricordieuse bonté de n e para o e del enfant prodigue, l'union

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18 merveilleuse de râme chrétienne avec Dieu, et l'action surnaturelle de la grâce qui opère en elle, comme la sève dans la vigne. En un mot, tout l'enseignement éyangéliquc, ainsi qu'on l'a judicieusement fait remarquer, est assez clair pour que tous le comprennent, assez élevé et assez profond pour que le génie el la science dans toutes leurs méditations n'en puissent jamais atteindre la limite. L'amour du Sauveur pour la discipline, et la nécessité de ce quatrième moyeu d'éducation, ressortent admirablement de ses exemples et de ses paroles. Après avoir obéi pendant trente ans à Marie et à Joseph, Il disait dans une de ses instructions: • Je ne suis pas venu pour abolir la loi: mais pour l'accomplir. » Au jeune homme qui l'interrogeait sur le moyen de parvenir à la vie éternelle, il répondit : • Gardez les commandements • ; il lui fait encore comprendre que s'il veut être parfait, il doit suivre et observer les conseils évangéliques. Tout en exposant avec une éloquente simplicité les prescriptions de la morale évangélique, Il ne négligeait aucun moyen d'en assurer l'exécution. Rempli de mansuétude envers les hommes de bonne volonté et les pécheurs repentants, Il savait employer des paroles sévères pour châtier l'hypocrisie et pour démasquer l'astuce des pharisiens qu'il prenait dans leurs propres pièges, témoin le fait de la femme pécheresse et la question relative au tribut que les Juifs devaient payer. Un jour même, il chassa du Temple avec indignation de mercantiles profanateurs. Tels sont les moyens d'éducation employés par notre divin Modèle. L'enseignement est une lumière qui nous éclaire dans la voie du vrai et du bien: l'exemple, une force qui nous y entraîne~ la prière supplée par la grâce divine qu'elle obtient à J'impuissance de notre intelligence et aux défaillances de notre volonté. Enfin, la discipline ou rexercice spontané et bien réglé de notre activité personnelle rend efficace Je bon usage des trois premiers moyens. ll est à remarquer que ces quatre moyens généraux doivent toujours se trouver réunis, soit qu'il s'agisse de l'éducation physique, intellectuelle ou morale, de la culture d'une faculté, de la pratique d'une vertu, de l'enseignement d' une spécialité ou d'uue leçon particulière quelconque. Partout l'exemple doit venir en première ligne pour proposer un modèle à l'élève; la parole du maître pour exposer la théorie et faire connaître les moyens à employer pour bien imiter le modèle, la discipline, pour exercer les facultés intellectuelle!! et moeales: et enfin la religion, surtout en fait d'éducation morale, pour éclairer de sa lumière surnatu-

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relle l'intelligence de l'enfant et fj tifi lutaire de la grâce fruit de la p .~r er sa volonté parl'action sa. ' nere. e te rap1de étude nous per ct veur ou le livre du Saint Ëva:~ t de conclure que la vie du Saula religion et de la morale chréTi~~nest non. seulement le code de même, un excellent traité d'éd r es, ma~s encore, et par cela trésor de vérités tou ·ours an · uca Ion prat~que, qui renferme un 1 tituteur catholique ~e saur~ :~nes et touJours nouvelles. L'mstrouvera en abondance la lumièr~op 1~n a~profondir l'étude. Il y qui donnera du charme et de l' d{u ~~a~e, une onction céleste u~ ~èle ar~ent pour la formati~n c;cl a ses ensei~n~ments et di~aJt : • Laissez venir à moi les petite ce~x don t le dtvm Maitre pomt. • (E en ants. et ne les empêchez . co e catholtque de Bruges.)

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LES PREMIÈRES LECTURES L'enfant - c'est la nature . . . ment avide de plaisir Le lai ~m le veut mns1 - est essentielleélément propre. Hors. de ~ ·t\les am~sements sont comme son il est triste, maussade tacit 1 cs . un c~~é sur la terre étrangère. iutell captif ne chante ni ne babille; tele l'abeille et cessent l'm~e de butiner, l'aut~e Pde ~nh~urp~s par un gros temps, 0 plus arrosee cesse de s'é anouir Jger .' ~elle la fle~r qui n 'est comme le soleil pour la natp . : Le plaiSir pour l enfant est et bientôt atteint dans SOn UJ~ rmlez ce soleil, il est malheureux e~ mor~l. Le-plaisir est aussi ~~es~~feme~t physique, intellectuel Slons d abord impressionner sa vol fPP t par leq~el nous puisnous nous proposons. Voulons-nou~n e ~~ la condmre au but que von~ des mets agréables. Voulon _ qu Il ,.m~nge ~ nous lui serenclin naturellement à le ! . ~nous qu. Il JOUe plus qu'il n 'est appropriés à son âge et à s:Ire nous Jm procurons des jouets frons-Jui des lectures attra a~t~~u.ts. Voul~ns-nous qu'illise? ofsous, ~es yeux lui parle de ~hoscs ' q~e le liv~e que nous ouvrons ou l.egayent, qu'au moins il ch qm le captivent, qui le touchent et ~tve imagination et ne pè arme ses yeux, so.urie à sa fraîche le bvre del'iendra pour lui u:e pas trop ~ ses pehtes mains. Ainsi dn Mentor accepté sans peinec:~ar~de aimé, un conseiller écouté be ses premières lectures se tro me".'e f"'berché, et le souven;; eureux. souvenirs d'enfance ~vera tout Jamms mêlé b. ces mélancolie sans doute . qm,. plus tard, sont évoqués avec ~~mp\~' nous réveillent ;~a~fe~ue~s~ rec ~onhe~ ; qui, en fin de l'o~~/vre nous réjouit et que noh~e vpe~e~· 9ID font ~ue la vue .Ir. . \ 1ere pensee est de

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Mais Il faut aussi que, dans les premières lectures, l'ulilc se


!0 joigne à l'agréable. Car enfin, il y a des approvisionnements à faire pour la vie qui s'annonce et qui ne tardera pas à arriver avec ses devoirs et ses exigences. TI faut que l'enfant se fasse ....Un tréaor de Tertu, de laKesae, Qui ne •'amalie bien qu'au temps de la jeunesse ;

un trésor de connaissances, de vérités, d'impressions heureuses, de sentiments honnêtes, de saines habitudes d'esprit qu'on ne saurait trop tôt acquérir, que les bonnes lectures contribuent tant à donner et que souvent elles peuvent seules donner. A quelle pénurie de vie intellectuelle et morale l'enfant ne serait-il pas réduit, s'il ne devait puiser qu'aux leçons officielles qu'il reçoit de ses maUres; si les premières lectures n'entraient comme coefficients dans son instruction et dans son éducation 1 Si elles ne devaient préparer, corroborer et compléter les enseignements donnés du haut de la chaire. Nous avons besoin que les premières lectures nous viennent en aide dans l'œuvre si complexe de l'éducation de l'enfant. Pour cela, il faut qu'elles contiennent autre chose que des futilités, que de vains amusements pour l'esprit et pour l'imagination, qu'elles aient un côté sérieux et productif. Pourquoi d'un livre ou simplement de quelques pages de lecture ne se dégagerait-il pas une connaissance, un progrès dans un sens ou dans un autre ? Si peu que ce soit, c'est, comme on dit, autant de pris sur l'ennemi et, dans l'espèce, l'ennemi el5t cette négation qu'on appelle l'ignorance. Et qu'on ne prétende pas que l'enfant a bien le temps d'apprendre. Non, il ne l'a pas. La carrière est longue, mais la vie est courte, la vie écolière surtout, et, dans cette période d'approvisionnement, il n'y a point de quantité n6gligeable. C'était J'avis de Quintilien qui voulait que l'on mtt à profit les premières années de l'enfant, jusqu'à ses jeux et ses plaisirs, pour le pousser en avant et lui faire acquérir quelque chose. Ce sera le nôtre aussi, surtout à l'école primaire. Nos pauvres enfants n'ont, quoi qu'on fasse, que bien peu de temps pour s'instruire. D'ailleurs, quand ils nous arrivent, ils sont dans un âge où l'on peut bien plutôt se préparer aux études sérieuses que s'y livrer réellement et avec succès. Et pourtant, pendant cette période si courte par elle-même, rendue plus courte encore par les mille incidents de la croissance, où le corps, les organes, ont tant besoin d'être ménagés, où la volonté est faible et les forces toujours défaillantes, combien de choses nous avons a leur enseigner. Si nous voulons qu'ils emportent de l'école cette instruction intégrale que l'on rêve aujourd'hui pour eux et que l'on met à notre charge à nous autres instituteurs; il faut qu'ils payent de leur personne et qu'ils collaborent largement à notre œuvre. C'est par

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. les lectures qu'ils le pourront faire Mais ces lectures qui, au fond sont ou~ eu ' pour ce1a_., JI faut .que utiles, c'e~~-à-dire instrudtives el moral~ :e~ preCmier~s, sme':lt cette condition qu'elles nous fer t JSa nees. e n est qu·à r:ombler d'inévitables lacunes. L~n c~~~fe~ du tfmps et viendront hères exceptés, iJ n'est peut-être pas un \ quehqu~s autres mapour laquelle les premières lectures ne :ou~anpcête tu programme des plus efficaces. r en un concours (A

suivre.)

PLUS FAIT DOUCEUR OUE VIOLENCE .• Plus fait douceur que violence. • C'est notre b L . qm a formulé ainsi cette sentence et l'o •t on a ~ontame • en crédit • : n sai comme Il la met Un voyageur est en route d . , fort nécessaire .. . Aussi s'est-ïfn;o:S m~Js &u le manteau est Au · . • fin manteau bien doublé, bonne étoffe bien forte "là 1 · • -:- qm 1e orcera d'en , dégarnir ses épa 1 Phébus. Borée u es •, VOI e pan qui s'engage entre Borée et • Se gorge d~ vapeurs, s'enfle comme un ballon Fait un vacarme de d~mon ' uue, Bouffie, tempête. • . . . . ' . • · · : · · · Le vent perdit son tempe . Plus il ae tourmentait, plue l'autre tenait f~rme. S"Q

. .... . . . ..

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Le soien' di;sipe Îa ~ue. e;rée et puis pénètre enfin le cavalier ' oua son balandrae fait qu'il sue ' Le contraint de s'en dépouiller . ' Encor n'usa-t-il pas de toute sa p:Useance. ,

Ams1 vont les choses en ce rn

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tnste enveloppe. Pour cela il y d se pomller ~e cette qu 'on croit : la violence et la da eux moyens, du moms à ce mieux ? Telle est la question à t~~i:~~· Lequel nous réussira le • La force ne fonde rien • a dï Jé . 1 N la cruelle expérience. Nous po'uvo .ap~ on, ap~es en avoir fait dans les choses physiques si eÛs abo~ er que, SI elle est efficace toit qui n'en peut mais fait e pse en son passage maint bien rarement dans l~s cho~es r maTt btt.eau.... •, ell~ réussit mora es. a, elle comprime, elle engendre la soumission apparente, la sournoiserie, l'hypocrisie, etc. Mais dès qu' u' r.lination 'ou le déf:u~ r~p e pe~e pltus' le ressort se détend ; l'inaraissen et souvent avee toute l'énergiè

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22 d'une réaction. Voyez ces enfants : pour le moment, l~urs ~éfB:_uts les plus saillants sont l'~tourderie, la . ~aresse, la colere, l entetement et je ne sais quoi encore. Orbllms frappe dr u et fort, .au point d' y gagner pour jamais un, vilain .surno~ : M. de Monta~s1er donne com;ciencieusement des ferules a Mons1em· le Dauphm et, au besoin, • se jette sur lui à coups de poing de toute sa for~e •. Dans certaines écoles, il y a la baguette et la patoche ; l.e s ore1lles sont tirées les mains sont endolor ies, etc. , etc. A quOI tout cela aboutit-il { . La volonté humaine résiste à ces assauts et ~ ces tempêtes ; elle se r eplie su~ elle-même, se réfugie je ne sais où comme dans une citadelle Imprenable ; elle y attend des tem.ps meilleurs pour se révéler et, avec elle. le v_ice que. vo?s vo_uhez atteir dre : le manteau tient bou ; • le cavalier a som d empec~er que l'orage ne puisse s'engouffrer dedans. • Ou bien, peut-on d1re avec un journal américain , • l'herbe que le rouleau a pressée, écrasée ne s'en relève que plus tenace, plus rebelle ; de même les àm~s de ces enfants, que vous aurez, pour ainsi dire, courbées, trara:Uées par la violence, n'attendant que le m~~ent de se relever pour se venger sur la société de vos rigueurs mJustes et mal ca~­ culées .• Et, s'il arrivait que la violence ne créât pas cet esprit de révolte, si l'herhe a été assez foulée pou~ ne pl~s se rel~v~r, ce sera encore pis :au lieu de régler la volonte, vo~s laure~ br1see, atrophiée, anéantie ; vous aurez donné à la société u~ e~re a~a­ thique et inerte, impuissan t peut-être pour le mal , ma1s lm pms. sant aussi pour le bien. Et il n'y a point que la volonté qui. ne s.~ fore~ pas. ~l y a aussi les autres facultés qui ne souffrent pomt d etre violentees. ~evant la colèr e ou les emportements, ~'.intel~ige~ce s~. tr?uble et n~n.~'y pénètre; le jugemen t se faus~e, l1magmat10n s et~m,t , la sens1b1h~é s'émousse ou se déprave. Ce sont là des laits qm n ont pas be~om d'être établis parce que chacun les trouve dans ses sou~emrs: il y a si pe~ d'entre nous qui n'ait été, à quelque degre, maltraité de gestes ou de paroles dans son enfance et dans sa jeunesse 1 Comment les pédagogues ont-ils été . si longtemps sans s'en émouvoir ? Comment tant de maîtres, qm sont pourtant en communications quotidiennes avec les enfan~s, qui . sont par conséquent bien placés pour les connaitre, se. la1ssent-lls encore ~lie~ à vouloir gouverner par de dangereuses n gueurs ? Eh, m~n Die~. c'est que, pendant des siècles, le règne a ét~ à la fore~;, Il falla1l bien que l'éducation s'en ressentît; il y avait des tradltwns, une sortP. d'atayjsme dont le temps et l'expérience, une longue expérience, devaient seuls triompher. . . , Non l'âme humaine n'est point faite rour être pn se d assaut ou pou~ ètre conduite en esclave. Pourquoi en est-il ainsi ? Je uc

suis point entré au conseil de celui que prêche mon curé. Mais toujours est-il que la force et la violence nous sont odieuses et ne font que nous irriter et quE', la plupart du temps, nous ne nous laissons vaincre à fond que par la douceur. ( A suivre.) L A COR ltE CTION DES DEVOl U S É CRITS

(Suite.) Mais, voici comment je vais m'y prendre pour concilier ma vie et ma sante avec mes devoirs d'instit utrice, de professeur pour le moment. Je viens de recueillir mes cinquante rédactions. Je les parcours toutes ct je ne tarde pas à être fixée sur les mauvaises, les médiocres et les bonnes, comme a ussi sur le soin et le degre d'application qui y ont été apportés. J'en choisis une ou deux dans chaque catégorie. Ce sont celles-là que j e corrigerai en détail , mais en classe seulement. L'opération a lieu dès le lendemain à l'heure pr escrite par l'emploi du temps. Chemin faisant, se dessinent la manière dont il convenait de poser la question ct de la diviser , les idées pr incipales qu'il fallait trouYer e.t rassembler, les idées accessoires qui devaient uatnrellement se grouper autour ; les fautes de français, voire les fau tes d'ortograpbe, sont signalées, les mots et expressions impr opres sont r èformés, les phrases boite uses sont remises sur leurs pieds ... Le corrigé émerge peu à peu des critiques et des observations. Tout le monde y a travaillé, y a apporté son contingent. Tout le monde aussi sen t en quoi piJche sa propre composition, voit en quoi ell<' est défectueuse ct comment il fa udrait s'y prendre si le (levoir était à recommencer. Voilà une correction qui portera d'autres fruits que la correction sol itaire que j'aurais pu faire a la lueur de ma lampe. Cela, qu'on -yenillc bien le remar(ruer, ne m' a pas empêch6e de prendre un e idee a pen près jnste du trantil rie chacun et rl'ètrt' en mesure d'en apprécier, s'il y avait lieu, la Yaleu r approximatiYe par un chiffr e. Seulement, les choses se sont faites vite ct, je le crois du moins, aussi bien qu'il était possible, eu égard au temps et aux forces dont je disposais. Je me r ésume. Ma respectable directrice aYait raison : t ous les devoir s donnés doivent ôt re corriges, mais on ne saurait exiger qu'ils le soient individuellement et par le menu, i • par ce qne ce labeur est peu utile, 2° parce que les forces humaines ont des bornes, même celles des j eun es maîtres ct maîtresses; que, pour t ous tant que nous sommes, les jours ne sont quo de vingt-quatre heures, que la nature veut que l'on prélève à peu près les deux t iers de cette somme pour le sommeil, pour la vie matér ielle et pour la vie morale, et que, clans tous les cas, il n'est pas possible d'en distraire plus de la moit ié pour ses obligations professionnelles. Je m'aperçois que j'ai passé sous silence une partie de mon texte: «Importance de la correcti on des devoirs ecrits. » C'est que, à meR yenx, c'est là une Yérité de bon sens et qui n'a IJaS besoin d'être demon trée. Donn<'r des tlevoirs sa ni'l lei' cmTiger serail inviter i1 lW les po inl


24 faire ou à les négliger : comment faisions-nous autrefois ~os devoirs de vacances, que nous savions bien êtr e purement et sn;nplement jetés ou panier dès que nous les avions ~épos?s dans. le cab~net de la directrice~ La perspective de la correctwn, d une m1se en JUgement d'où sortira un verdict motivé d'éloge ou de blàme, soutient l'enfant ct l'arme contre son indolence naturelle. Ce serait, en outre, faire manquer le but de l'école, qui est d'instruire, en provoquant l'effor t et en prévenant les défaillances, de mettre sans cesse l'~nfant en présence de lui-même et de ses camarades pour le pousser a son perfectionnement et l'y faire collaborer. Enfin, c'est au cours d'une correction bien faite que l'esprit travaille, que le jugement s'exerce, que les facultés se développent, en un mot, que l'éducatio~ intel~ectuelle et morale progresse. Nous corrigerons donc no~ d_evOJrs écrits. Seulement, nous ne pouvons le faire que dans _la hm~te. de n~s fo:c.es : c'était surtout le point que, pour ma part, Je tena1s a étabhr. VIsiter tous les cahiers contrôler tout travail qui a été prescrit, mais ne faire que les co;rections possibles, utiles et praticables, voilà la seule . t âche que je m'impose. Je termine en disant que je donne cette doctrme non co~me parfaiten;cnt orthodoxe, non comme absolument bonne, ma1~ co~m.e mienne et en outre comme celle qui demeure après le rap1de epUIsement de~ premièr~s forces et de la première ferveur. (Man. gen.J

LA COPIE AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS QUE P EUT PRÉSBNTER CET EXERCICE DANS LES ÉCOLES.

(Composition d'un abonné du Manuel general de l'Instruction primaire sur un sujet mis à l'étude par ce journal.) « Si l'on visitait mon école, on y trouverait ordinairement un groupe d'élèves occupé à repro~uire,_ sur l'ardoise o~ sur le cahier, soit un texte écrit au tableau no1r, s01t une page du hvre de lecture ou d'un livre quelconque. A qui nous demanderait ce que font ces enfants, nous répondrions qu'il se livrent à un ~xercice de copie, et si l'on s'enquérait dans quel but, je dirais que Je me propose de les former ainsi à l'orthographe usuelle. « Oui, la copie a pour but d'apprendre l:orthograp~e d'usage .. Ce but est-il atteint ~ Je le pense, si les exerciCes sont bJCn condmts : c'est là un fait fondé à la fois sur la raison et sur l'expérience. «L'orthographe des r ègles s'apprend par l'étude et par l'application des règles par la grammaire. Mais l'orthographe d'usage s'apprend par les ye~x et l'on peut dire que, elle aussi, _est une sci~nce d'asp~ct. L 'enfant, en lisant un mot, remarque, ne fut-ce que dune mamère inconsciente, comment il est écrit et s'en fait une première image. Quelquefois, avec d'heureuses mémoires, avec des natures i~pres­ sionnables, cette première image suffit à en fixer le souvemr _dans l'esprit. C'est ainsi que l'on voit des bambins retenir pour touJours

25 l'orthographe des mots qu'ils ont lus, sur une affiche ou sur une boîte de bonbons. Mais, pour le plus grand nombre, ce résultat exige une attention plus soutenue, des retours réitérés, la décomposition des mots en leurs éléments au moyen de l'ancienne épellation. Or, qu'estce que copier un mot, sinon le bien voir, l'épeler attentivement, l'é'peler deux fois, la première pour le lire, la seconde pour le r eproduire lettre par lettre '1 Si l'attention est la condition du souvenir, l'on peut dir e que la copie la s11rt merveilleusement, qu'elle la provoque, qu'elle la soutient et qu'après avoir copié un mot, plusieurs fois au besoin, l'enfant en retiendra ou jamais l'ensemble et les éléments. D'instinct, nous sommes si bien convaincus de l'impor tance de la copie, du résultat que nous pouvons en attendre, qu'en présence d'une mémoire rebelle, d'une faute d'orthographe usuelle renouvelée comme de parti pris, nous disons au coupable: «Allez m'écrire ce mot au tableau noir ! » et si nous sommes en colère : <Vous me copier ez ce mot dix fois, vingt fois, cent fois ! » «D'ailleurs, dit le proverbe, «les paroles volent, les ecrits restent» . Ici, les paroles, c'est la simple épellation du mot; les écrits, c'est la r eproduction du mot par la copie. Et, du reste, en copiant, on n'apprend pas que l'orthographie des mots, on apprend les mots euxmêmes, puis des expressions, des tours, des phrases. Je ne sais quel ancien, pour se faire du style et, notamment, ce que Quintilien appela depuis copia verborum, un approvisionnement de mots et sans doute aussi d'idées, s'enferma chez lui des années et transcrivit plusieurs fois les ouvrages de Xénophon. Il ne r egardait donc pas la copie comme une chose inutile ; pourquoi nos écoliers seraient-ils les seuls à n'en poi nt tirer profit~ «Mais, dira quelque pédagogue de cabinet, la copie est un exercice routinier, machinal, ennuyeux au premier chef. La routine ... je voudrais bien savoir où il n'y en a pas, où l'on n'est pas obligé d'en mettre un peu et même beaucoup. Le langage ... une r outine; la lecture courante ... une routine ; la table de multiplication, l'exécuti on rapide des quatre règles ... une routine ; la vertu ... une heureuse routine; l'orthographe usuelle, disent avec dédain, pour s'excuser, ceux qui ne la savent pas ... une routine. Eh oui, l'orthographe usuelle est une routine, et une routine qui ne s'acquiert que par la lecture, par l'épellation, surtout par l'écriture des mots, surtout par la copie. Comment suppléerez- vous à cette dernière '1 P ar la dictée sans doute : vous ferez de nombreuses dictées, vous en ferez épeler chaque mot d 'a~ord, puis, plus tard, seulement les mots que vous soupçonnerez av01r été mal écrits. Fort bien ; mais ces exercices seront- ils beaucoup plus attrayants que la copie '1 D'ailleurs, au début, si vous ne voulez avoir plus de fautes que de mots, vous serez obligé d'épeler tous les mots par avance. Faites les donc copier, cela vous coûtera moins de temps et moins de peine, tout en étant plus fructueux. Gardez la dictée pour le moment où vos élèves auront été assez exercés sur la conjugaison, auront lu et copie assez de mots pour ne pas laisser tomber de leur plume inexpérimentée des monstruosités telles que celle-ci : « Pierre nait pas sage ; il nécoute jamez en cl ace ; il ne s6


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jamé ces lesso; osi, on le punirat, il nora pouent de recqu.erasion, et 'menjerat du pin seque .... » . (Extrait textuellement .elu .cah1 er de.l un des meilleurs élèves de la classe qui m'a été c.on~ec a ~a s?rt1e de l'école normale cahier déjà tout couvert de dictees, ma1s ou ne se trouvait pas un' seul exercice de copie.) . « La copie est un exercice ennuyeux; l'enfant cop1~ le, plus souven~ des mots qu'il ne comprend pas. » Et dans vos dictees, dans :vo~ lectures épelées l'enfant comprend-il tous les mots que vous faites passer sous ses' yeux~ - Je les lui explique. - Oh! pas tous: D'ailleurs, qui vous empêche d'ex~li~uer le, texte. que vous ùon~ez ~ copier7 Pourquoi ce texte ne seratt-1_1 ~as l e,~ercJce que vous venez de faire au tableau noir~ la page qUI VIent d etre lue~ le morceau de mêmoire qui vient d'être appris par cœur un ch?ix de mots usu~ls te~s que ceux qu'ont choisis et rét!nis d'.at~tres et b.Ien d'autres~ L ennui, l'asservissement à un travail fastldJeux.. . Helas ! vous aur~z be~u faire, vous ne les éviterez pas aux petits enfants d:~da~ ; ton.Jonr~ Il.s se montreront, et de bonne beure, par quelque cot~ ; 1l est, parait-tl nécessaire qu'il en soit ainsi. Du reste, pour la cop1e comme pour les autres exercices de l'école, il y a des rooye_ns d'encou:agement i l'émulation, l'éloge, la récompense, la satisfactiOn dn ~evotr ~rcomph peuvent, là comme ailleurs, adoucir le Jabcut' et meme hu .donllcr de l'attrait. (A swvre.)

pas qu'il en fût heureux 1Alors il ne fallait pas le lui dire. Est-ce que vous ne vouliez pas qu'il le répétât aux autres 1 Alors il ne fallait pas le lui dire devant les autres. Car, enfin, de deux choses l'une: ou ce sentiment d'orgueil, chez l'enfant, était bon en soi: et alors, en saine morale, sa franche manifestation ne pouvait pas être mauvaise : vous avez eu tort de la réprimer; ou bien, si la manifestation était blâmable, c'est que le sentiment l'était aussi ; et, dans ce cas, vous avez eu tort de le faire naître. Ma logique vous étourdit; et pourtant, je le vois bien, elle ne vous satisfait pas. Je vous ai dérouté, non persuadé; votre sentiment n'est pas avec moi. Mais c'est à votre jugement que j'en appelle. Et voilà que vous cherchez des arguments pour vous justifier à vousmême, tout d'abord votre manière de sentir et d'apprécier. Je sais bien quelle distinction vous entendez établir : nous la discuterons tout à l'heure. Mais tout d'abord touchons le fond des choses ; car ce n'est pas seulement le procédé, c'est l'intention elle-même que j e veux mettre en cause devant votre propre conscience. Votre intention : mais était-elle bien claire pour vous-même 1 Que vouliez-vous~ Vous l'êtes-vous demandé, vous l'êtes-vous répondu 1 Eh bien, j e vais vous le dire, moi. Vous vouliez bien que l'enfant eût la satisfaction intérieure, mais vous ne vouliez pas «qu'il se vantât »; n'est-ce pas cela~ - Qu'il ne se vantât pas , - c'est-à-dire qu'il ne fit pas voir sa joie; c'est-à-dire qu'il cachât le sentiment vrai qu'il éprouvait ; c'est-à-dire que le dehors ne fût pas la fidèle expression du dedans. C'est une leçon de dissimulation que vous vouliez lui donner. En somme, elle se résume ainsi : « Il est bon de penser cela ; mais il ne faut pas le dire. :. Au fond de tout ceci, il y a, voyez-vous, un malentendu, qui ne vient pas de vous, mais, hélas 1 du milieu où vous, moi, nous tous, nous vivons. Inconsciemment, notre jugement, notre sentiment est influencé par les habitudes d'esprit que nous prenons malgré nous au contact d'une société nourrie de préjugés. Voyez, pourtant, vous avez jugé un petit être simple, droit, naïf, au point de vue de notre fausse morale vulgaire, toute d'enveloppe et d'extérieur, de forme et de convention; de r:otre vaine morale d'opinion, qui ne nous corrige point de nos vrais vices et nous fait de fausses vertus. - Combien cette habitude imposée de r éserve excessive en toute chose et de défiance, de dissimulation, cette constante préoccupation de paraître autre qu'on est, qui, par ce qu'elle est dans les intérêts de quelques-uns, devient presque une nécessité pour tous, nuit à la dignité du caractèr e, à la droiture des passions, à la sécurité des r apports sociaux 1 Comme elle r apetisse, éteint la vie, énerve l'âme! Tout ce qu'elle coûto au bonheur, ce n'est pas ici le lieu de l'approfondir. Restons, si vous voulez bien, dans la question particulière, la question de l'orgueil et de la vanité. Avez-vous jamais vu, par exemple, que ces form es obligées d'humilité, ces affect ations d'effacement aient jama is diminué en quoi quo cc xoit la bon ne opiniou,

J'AI BIEN DIT ! CAUSBRlE DE MORALE PÉDAGOGIQUE

« .J'ai bien dit! j'ai bien dit 1. » -:- C'étai.t un j eune enfant _qui venait de r épondre à la classe et a qUI on avaü donné un bon P?mt. Il s'en allait chantant et frappant ses mains ; et, s'adressant a ses ,. . camarades, il répétait : « J 'ai bien dit! » Le maître, intelligent et zélé, for~ soucieux de. l educ~t10n morale de ses élèves, mais jeune enc~re et .mexpé:1mente d~~s 1 anal;rse des idées et des passions enfantmes, JUgea a propos d m.ter vemr et de réprimer, disait-il, cet accès de vanterie, par un pet1t sermol?- qu e vous devinez bien : « Ce n'est pas beau de se vanter; la vant.erie e~t une chose ridicule ... , etc. » - L'enf~nt se .tut ; s~ phy~wnomte devint un peu triste, puis il alla s'asseoir .Pen~~f, ~ernere l~s a~tres. Eh bien 1 cher maître, entre nous, et pUJsqu tl _n. est plus la, laissezmoi vous le dire, je crains que vous n'ayez fait fausse route. Voy~ n'avez pas bien lu dans cette petite âme. V~u~ avez vu ct.e la -yamte à r épr imer : j'ai vu autrement, je l'avoue. J at vu la sat1 sfactw~ d ~ la conscience du devoir rempli, simplement, n~Ivement expanstye , c'est aussi sa~s doute la joie d' avoir trouvè,,.devmé, - ou tout ~Im­ plement d'être tombé juste: l'eur~ka de lmyeD:teur. « Or~uei~ , .» direz-vous. Peut-être: mais en tous cas, orgueil s1m~le et dr01t, legJt imc après tout. Qui le lui a donné~ Vous-même. ~est-ce pas v?us qui iui avez dit : « C'est bien ; j e su~s content de. to~ · » .E~ alors tl ." été content de Jui-mème. Comme il est franc, tll a dit , com m~ Il était heureux, il l'a chanté aux l'chas. Est-ce que vo us ne voulu•z

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28 fondée ou non fondée, que chacun pout avoir de soi~ On la cache, voilà tout. Et cette susceptibilité pointilleuse que la 11ociété met à corriger par le ridicule ce qui est vanterie et ce qui parait tel, que peut-elle atteindre, en réalité 1 La vanité 1 non pas ; mais seulement la m~ladresse d'une vanité qui se laisse voir. Refoulée, comprimée, rédutte aux ombres, aux moyens obliques, la vanité aigrie malade ' n 'en meurt pas pour cela ; elle se déguise en fausse modestie. La' fausse modestie, c'est de la vanité gênée . Et qu'est-ce donc que la vraie 1 Ah! toute autre chose; simplement une forme de la justice. C'est la justice qu'on se fait à soi, comme on doit la faire à autrui. C'est le jugement porté sur soi d'après les mêmes principes d'équité qui doivent présider à nos jugements sur nos semblables et qui peut et doit s'exprimer avec la même mesure et la m_ême discrétion que nous devons aussi apporter à l'expression de nos JUgements sur autrui. Justice, franchise, discrétion, c'est la vraie modestie et c'est en même temps le vrai et bon orgueil. Le reste, voyez-vous, est pure comédie ; inutile en outre, et qui ne tromp~ pers~nne. L'humblesse, passez-moi le mot, est de tout point mauva1se ; s1 elle est vraie, elle abaisse, si elle est fausse, elle corrompt. (A suivre.)

IL NB FAUT PAS QUE LE MAITRE PARLE SEUL Au début de notre enseignement primaire, le maître se contentait d'indiq~er les leçons et de les faire réciter : c'était le règne «de la sience livresque:. dans tout son épanouissement. Plus tard, on obtint que les leçons fussent au moins expliquées, soit avant, soit après la récitation, avant s'il était possible. Ce fut un progrès considérable et qui ne s'obtint pas sans peine. Plus tard encore, on 1l.t un nouveau pas dans l'art d'enseigner à l'école primaire: nos maîtres se laissèrent persuader non seulement d'expliquer les leçons, mais de les faire ; d'être eux-mêmes le livre d'histoire, de géographie, de grammaire, d'arithmétique, etc. En un mot, ils consentirent, au moins un certain nombre, à être non plus seulement des répétiteurs plus ou moins intelligents, mais des professeurs, des professeurs se présentant devan~ leu_rs ~lèves assez formés, assez préparés sur la leçon qu'ils ava1ent a fatre, pour l'exposer avec sûreté et compétence. Mais il arriva que les nouveaux maîtres, encore inexpérimentés, donnèrent dans un excès qui n'avait point été prévu ; ils se prirent trop au sérieux ; les jeunes surtout crurent être des orateurs et voulurent imiter les maîtres du haut enseignement. Ils parlèrent et parlèrent encore. Ils furent écoutés avec plus ou moins d'intérêt d'abord, avec plus ou moins d'ennui ensuite. Dans tous les cas, leurs paroles s'envolèrent, et rien ne resta chez leurs élèves que des impressions fugitives, des souvenirs vagues qui ne tardaient pas à s'effacer. Or, ce qu'il faut à nos enfants, ce sont des connaissances nettes et précises, surtout durables. Ce qu'il nous faut aussi, c'est l'éducation de l'intelligence et du cœur,la culture de toutes les facultés, la fol'mation de l'homme et du citoyen. Mais tout cell\ exige l'effort personnel,

la coopération effective de l'élève au labeur de son maitre une collaboration soutenue à son ~uvre,_ suivant cet adage d'un 'pédagogue moderne : « Ce que le maitre fatt est peu de chose; ce qu'il fait faire est tout. » «Il ~omble, dit de son côt~ ~e Necker de Saussure, qu'en exigeant l avanceme.nt dans la theorie et dans la pratique, on pourvoit par cela seul au developpement des facultés. Les connaissances théoriques excluent, j'en conviens, l'aveugle routine, et pourtant on peut les acquérir sans que l'intelligence ait tout son essor. La faculté d'investigation n'~st pa~ exer~é quand l'élève ne fait autre chose que comprendre ce. qu on 1~1 exphque. Les efforts d'attention peuvent être grands ~hez lm, excesstfs même, sans que tout son esprit soit exercé. Pour lut donner une v~ritabl~ a~tivité, il faut avoir à lui proposer une recherche. » Il faut.l assoc1er a la leçon de son maître, faire qu'il . y pre_nne un~ part ach~e au lieu d'être un auditeur passif, attentü peut-etre, mats, vu son age et sa nature, le plus souvent distrait et ennuyé. Il ~aut _voir ~-n out~e ce qui ce passe chez lui, ce qui trotte ?ans sa ~~ttt~ tete, s tl est emu et c~mment il l'est, s'il pense et sent JUSte et s tl n y a pas quelque chose a réformer dans ses idées et dans ses sentiments. C'est pour cela, croyons-nous que Montaigne «ne veut pas que le maître invente et parle seul ». ' Donc, Montaigne,.sourirait en entendant des jeunes maîtres et maît~es~es parler sans s mterrompre et sans se laisser interrompre. Il leur dtra1t : « N~ voyez-vous pas que vos élèves ne vous comprennent pas to~s et t~UJOurs ~.qu'en a?mettant qu'ils vous comprennent et vous sut vent, 1ls se fat1guent vtte; que leur esprit recoit sans rien rendre s'ensemence sans rien produire, que rien n'en révèle les erreurs o~ les tendances regrettables ; qu'ils ne se découvrent pas et qu'ils restent pour vous comme un livre fermé ; que, dans tous les cas 1 leurs facultés de~eurent comme engourdies et stagnantes~ pour Dieu, faites-les ag1r et mettez en œuvre toute leur énergie · faites-les trotter un peu devant vous, ne fût-ce que pour juger de le~rs allures. » Donc, d'une part, sans délaisser le livre, tenons le à sa place. Mais, d'autre part, gardons-nous de la méthode d'exposition non interrompue.: ~Ile ~e convient ~i à notre mo_deste enseignement,. ni, à notre audttotre d enfants de 7 a i5 ans. Mamtenant, un souvemr a l'appui de ma thèse. J'étais jeune encore d'âge et d'expérience. Je venais de faire une leçon sur la composition française. Je m'étais mis de mon mieux à la portée de :fiCS élèves. Directions, conseils, exemples, rien n'avait manqué. Mats, quand je voulus mettre mon petit monde à l'œuvre ' quelle dé.ception 1 pe~sonn~ ~e .trouva rien à dire ni à répondre. Mon dœecteur avait asstste a ma locon. Après la classe il me prit à part et ~e tint à peu près ce langag·e : ' . ~ Mon JOU~e ami, vous avez fait tantôt une leçon sur la composthon française ; elle m'a intéressé.- Hélas 1 répondis-je, j'y ai mis toute mon âme, mais le succès n'a point r épondu à mes efforts : comme vous avez pu le voir, mes élèves se sont montrés aussi inhabiles après qu'avant; peut-être ne m'ont-ils pas compris. - Peut-être,


so en effet. Pourtant ils étaient attentifs ou paraissaient l'être ; ils ont été sages, dans tous les cas; il est vrai q~e j'éta.is là ; san~ c~la, peut-être se seraient-:-ils ~mancipés : v~>Us parhez, ma1s e.ux ne ~sa1ent rien .... Venez demam, Je reprendrai votre leçon. Ma1s, au heu de dire à vos élèves comment il faut faire, je travaillerai. avec eux ; a~ lieu de leur dire comment et où l'on trouve des idées, .J'en chercherai avec eux en suivant le conseil d'un nommé Montaigne que vous ne connaiss~z pas encore: «Je ne veux pas que le maî~re invente et parle seul· je veux qu'il écoute son disciple parler a son tour. » ' (A suivre.)

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Si II.

Un héritage se compose de fr. 8745 en créances. et » 4965 en dettes. 1-R. 3780 fr. Quelle est la fortune nette (A suivre.)

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V AlLI:ÉIT:ÉJS

ANECDOTES SCOLAIRES BOUQUET PÉDAGOGIQUE

l'rière du maître avant l'école.

11%4.1\IIBKB DBS 1LII01LVB8 Sujets de composition et problèmes donnés aux ?·ecrues de 1885. COMPOSITION 1. Les principales industries de la Suisse et leurs principaux centres d'activité. 2. a) Lettre d'un créancier à un débiteur pour lui demander le remboursement d'une somme d'argent. b) Réponse du débiteur. 3. Relation d'un voyage. 4. Un agriculteur habitant une localité frappée par la grêle ou quelque autre fléau , envoie un récit du fait à la rédaction d'un journal. 5. Quel est le but de l'épargne. 6. Lettre d'un jeu ne homme qui est à l' étr~nger. I~ ~crit, à ses parents pour leur exprimer le désir de revemr au milieu d eux. 7. Développer par un récit le proverbe : Il ne faut pas payer sur l'apparence. 8. Lettre d'un jeune homme à sa mère ou à l'un de ses parents pour le jour de son anniversaire. 9. Raconter un trait de courage. 10. Enumerer les avantages d'une bonne instruction. PROBLÈMES Composer ceux mentionnés dans les cartes ci-jointes et suivant le numéro d'ordre. I. 4. Un paysan prend 2000 fr. pour aller au marché ; ~l achète ~n cheval pour 1625 fr. et dépense 8 fr. Combien lut reste-t-Il~ R. 367 fr. 3. Un terrain a 87 m de long et 65 rn de large. Que coûte-t-il, si 1 m' est vendu 42 centimes 1 - R. 2375.10 2. Calculer l'intérêt de 17550 fr. au 4 '/, 0 / 0 l'an pendant trois mois 7 R. 186.46. . 1. Une coupe d'argent pesant 215 g contient 0,8 ~·argen~ p~r qUl coûte 210 fr. le kilog. Que coûte cette coupe, s1 pour l alhage et le travail, on doit ajouter les 125 °/0 de sa valeur en argent Y R. 81.27.

C'est vous, Seigneur, qui êtes ma force et ma patience, ma lumière et mon conseil ; c'est vous qui me soumettez les enfants que vous avez confiés à mes soins. N~ m'abandonnez pas à moi-même un seul moment. Donnez-moi, pour la c.ondu1te ~es a~tres et po~r mon propre salut, l'esprit de sagesse et d'intelhgence, 1 espnt de conseil et de force, l'esprit de science et de piété et sur~out l:es~rit de votre saint,e crainte et ~n zèle ardent pour procurer vdtre gl?Jre. ~ ums mes travaux a ceux de JESUS-CHRIST ; et je prie la très samte VIerge, les .A.nges et les Saints, de me protéger dans l'exercice de mon emploi. Ainsi soit-il. (Vén. J.-Bto de la Salle.)

"oorrier des bonnes pensée•. • '. Dieu s'étant fait petit dans une crèche, l'homme tout d. coup se trouva grand. • • • Oh 1 oui, la croix 1 la croix 1 Courage, vous qui la portez, du Calvaire on s'en va au ciel. , • • •.Les. chré~iens sont des, ho~es d'espérance, parce qu'ils se confient a Celm qm a fait le temps et a qm le dernier mot appartient toujours. • ' • .A.vec la simplicité, on est à. la hauteur de toutes les situations de la vie. • '. N~ montrez,~ux enfants rien que de simple, de peur de leur gAter le goftt, et r1en que d tnnocent! de peur de ~eur gâter le cœur. Eloignez d'eux cette morale qm ressemble a une eau qm n'a pas de source et ne leur faites boire que des eaux vives. • •• Un beau petit paquet, une simple gerbe de petites vertus vaut un bloc d'hé1·oïsme, un bouquet de ces petites fieurs-là. vaut tous les jardins tous les parcs royaux. La petite vertu dans son unité, c'est la goutte de rosée qui sort de terre pour passer aux brins d'herbe ; il faut que chacun d'eux ait sa fraicheur, il l'aura. Ce n'eat qu'après son humble petite tâche accomplie qu'elle consent à remonter au ciel. • • • Le chrétien étudie toute sa vie le mystère de la douleur qui est aussi celui de l'espérance. ' • ' • En reprenant les autres, on n'est pas toujours stlr de les rendre meilleurs : en les supportant, on se rend meilleur soi-même. O~cialité.- Noua croyons utile de rappeler que, dans leurs rapports offi01els avec le Département de l'Instruction publique ·son secrétariat ou .MM.. les insp~cteurs des écoles, les commissions scolaires et le perso~nel enseignant d?Ivent observer ponctuellement les formalités postales requises, le.squelles engent non-seulement le mot « officiel, • mais le nom et la qualité


s~

• . ' l' utre de ces formalités, l'expéditeur de l'envoyeur. En neg~lgeant 1 une .ou fu~é par le destinataire, s'il arrive à s'expose à voir son pli ou son e;nvo: {e ême que celle d'envois particuliers ce dernier grevé de la taxe, qm es a m ë nee sur l'ecriture, par non affranchis. AVIS. - Le compte-rendu de lll: Confire tre numero du 10 couM. Taiclet, que nous av?~s. re~ro~mta~a::r:~r comme étant tiré de rant (voir page 6), J: a ete mdique, prendu a été extrait d'une autre l'Education cathol1que .. Ce. c~~P{r l'Ecole et la Famille, journal excellente revue fran~atse m 1 u. e . araissant le 1•r et le 15 d'éducation, d'~nstruc~t?n et de ~cr~~~~~t p à Fontaines-sur-Saône de chaque mots et dirigé par , . . 6 f <'avec supplément : 7 fr.). (Rhône). Prix d'abonnemetnt étr~~ter.publication la petite leçon Nous extrayons de cet e m eres de morale qui suit: RESPECT ENVERS LES VIEILLARDS . nf t d e montrer respectueux à l'égard ~es Insister sur le d~v01! ~es e atnls e ~uite de eeux qui se moquent des m. ill d Flétnr severemen a con t ne ar s. â é t ui leur manquent de respec · firmités des personnes g es e q HISTORIETTE ,. . d' ublic À un mouvement qu 1l fit, Un vieillard était assis d~ne un ~ar .m ~ 'ble~ent un enfant de eix à sept eon journal tomba. Com~e 1~ st ~aJSsaJ;tpr:~asser le' journal et le lui rendit. ans, qui jouait près d~ 1.., nn nvem~ . Le vieillard le remerma avecl un sou;rr.~.ance du petit garçon. Quelques msL'idée lui vint d'éprouver a comp al uis un gant Chaque fois, l'en· tants plus tard, il fit exprès to~b~l· s~:~~éfssant à une habitude, ramassa fant, par un mouvemen~ ~ature e co l'objet et ~e .ren?-ït an v~e~ar~. nf nt. « Yous êtes, dit-il, un bon p~tit garçon. Et celm·Cl p~lt la maJD e .e a tes si com laisant pour mol, que vous Mais, dites-mOl donc pOourhqluol v~us ê 'est que J·~ vois bien que vous êtes un . pas?mons1eur,c . b eaucoup? ne conna1ssez d rand papa que vons a~mez grand:papa. -:- Vous aEvhezb. one~!s~ui d~ ma part qu'il a un bon et char- Om, mons1eur. Jen, mant petit-file. , . . d f mille à respecter ses grands-parents, à Cet enfant avait appriS a;sl s~ a blait tout naturel d'être aimable et emles entourer de préve~ance.. t ~ se~me âge que eon grand-père. Cet enfant pressé pour ceux qm ava~e~ ~::doit à tous les vieillards, il y a comme avait r&;ison. Dans.éleé rfilie~plec (reosouvenir des grands-pareu.ts q~'on aime. un sentiment de p1 t aee CARRE et MOT.

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Examens des recrues. ·tre auréable à Messieurs les instituteurs .e!l puNous pensons e · t.s de composttwn et bliant comme ces années det·meres,d1es suJe s A propos d'arithde calcul donnés lors des examens e recrueo~r la note 4 il suft)

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~ét-\qd:,1:os~~u~~t~:~:~~~us~~~::~~i;:lfme écrit ou oral,1ta~Ï d~:~~e, po.urbl:obternétsioolnu dl~sn~pt~~a~ro;;;::r:~t! r:rs~rl~mciu~' e~ fallait avmr ten comprend quatre.

{ 20 Méthode analytique de style (tr cours, élève) ) (2•• J J ) 1 20 Nouveau cours de comptabilité pratig:ue a l' usage des écoles, G. M. des commerçants et des agriculteurs, broché - 50 MARIO. Souvenirs de Terre-Saint.:, brochure de 56 pages, texte serré -~ RAPBT. Cours d'études (livre du maitre) 380 Nouveau rt.ccrteil de sujetl des compositions écrites et oralt's (partie de l'éleve) - 30 Lf- même (partie du maitre) ~ On peut aussi se procurer à la susdite adresse et au prix de librairie des ouvrag s qui ne seraient pas mentionnés dans la liste ci· haut. Il s' y trouve omeore des tableaux de lecture (cartonnés et sur feuilles}, des cartes géugraphiqut's de la Suisse et des cinq parties du monde. des moyens d'émulation, tels que journal d'école. cahiers de notes, témoignages de satisfaction (hebdomadaires) et tableaux d'honneur (mensuels). Suivant la nature et l'importance des commandes. il est fait une remise aux dépositaires, autorit~s ou instituteurs. Les envois sont effectués. le plus éeonomiqueme~t por.sible contre envoi d'argent ou par remboursement Les timbres-poste sont acceptes ponr des envois d'noe minime valeur. FailRE P.

«)OIV FÉBENCE!!I D'IN8TITlJTEIJ.K8

On nous charge de porter a la connaissance des intéressés que la premièœ conférence annuelle, pour laquelle devra être traité par écrit le sujet indiqué dans I'Erole primaire (no 1), aura lieu aux jours et localilés ci-après fixés pour les districts de Sierre, Hérens et Martigny. Sierra. - A Challais, le 8 décembre prochain. Martigny. - A Saillon, le f5 • Hérens. - A St-Martin le f 7 • Les commissions scolaires sont cordialement engagées à se faire représenter aux conférences.

BIBLIOGRAP:HIE I.e trésor de l'écolier, un volume cartonné, de 500 pages environ. Prix 1 fr. 75 chez F. Payot, libraire-éditeur, à Lausanne. Ce nouveau livre de lecture, dont nous venons de recevoir deux exemplaires, est adopté comme moyen d'enseignement pour le degré supérieur, et a été introduit récemment. d'une manière obligatoire, dans toutes les écoles françaises du canton de Berne. L'Ecole, de Lausanne, lui consacre un article bibliographique, dont nous relevons l'extrait suivant: • Tout en laissant au mattre le soin de donner à ses élèves les explications et lf's développements nécessaires, l'ouvrage contient l'ensemble des notions littéraires et scientifiques, dont la connaissance peut être raisonnablement exigée de la moyenne des enfants auxquels il est destiné... Quatre cents sujets environ sont panés en revue. Les morceaux sont généralement de peu d'étendue, instructifs, attrayantl, ils seront facilement compris des élèves, qui y trouveront des leçons propres à former leur cœur, développer leur imagination, cultiver leur intelligence et charmer leur espnt. A. notre point de vue, c'est l'un des meilleun livres de lecture qui jusqu'à aujourd'hui, ont été composés pour les écoliers des classes primaires. Aussi lui souhaitons-nous tout le succès qu'il mérite. • .


Note de l'E cole p rimaire. - En reproduisant ce compte-rendu élogieux, nous avons cependant le regret de ne pouvoir recommander à des Instituteurs catholiques l'emploi de l'ouvrage annoncé ci-haut, cela surtout à cause tles lignes t:onsacrées à la Réformat ion. Les journaux cathJiiques jurassiens partagent le même sentiment. En vue de la réouverture des classe~. la librairie H. TREMBLE\', à Genève, vient de publier untJ collection de Couverturl's pour cahiers d'écoliers à l'usage des écoles primaires, secondaires, industrielles et supérieures de chaque canton de la Suisse romande. Comme l'on pourra immédiatement s'en convaincre, ces couvertures, - d' un genre tout nouveau, - présentent le double avantage de joindra l' utile à l'agréable. Ainsi, chaque canton est étudié au point de vue historique et géographique. Or, C('S résumés que l'omfant aura constammen: sous les yeux , ne seront-ils pas pour lui un ~oye n des plus faciles et des plus économiques d'apprendre l'histoire et la géographie de ~on pays'! Quant aux résumés sur la géométrie pr atique et le deasin linéaire à l' usage des écoles primaires t t des formules géométriques surtout destinées aux écoles primaires !>upérieures, ainsi qu'aux classes ser.ondaires et industrielles, nous sommes heureux d'attirer aussi sur ce point l'atlenlion de MM. les instituteurs, qui s'empresseront, nous P.o sommes sllrs, de reconnaître le cachet original et le côté pratique de cette innovation mise à la portée des maîtres et des élèves de nos écoles urbaines et rurales. D'autres publirations du rr·ême genre et qui rentrent également dans le ~rogramm o tles étudi'S primaires et secondaires, sont en ce moment sous presse, nous Signalerons : l'abrégé d'arithmétique, les exercices de calc1d, les biographies des li01nmes célèbres de chaque cMdon, les 1·ésumés chronologiq!tes d'histoire suisse, les notions élémentaires d'instruction civique, etc. On peut se procurer de ces cahiers an x prix de 9 fr. le cent, ou~ fr. 50 le demi-cem, au Secrétariat \le l'instruction publique, à Sion.

A VIS A NOS ABONNÉS

IVm• ANNÉE

SION 10 Déeembre

188~.

l'ÉIIlE PIIIAIIE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIMAIRE parait le 10 et le 25 de chaque mois, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages.

Ceux de nos anciens abonnE's a uxquels il manquer ait, ponr a-voir une collection complèt e, l'un ou l'autre numéro de l'Ecole primaù·e (année 1884-1885), peuw nt le réclamer à l'éditeur qui se fera un plaisir de le l eur fa ire parvenir, pour aut ant que le nombre des exempla ires disponibles le permettra . Ce ux de nos ancien s abonnés vala isans, en particulier, qui n'aura ient pm; reru awc le n" 12l'Ea:trait du compte- rendit du Département de l'Instruct ion p ublique .m1· sa gestion de 1884, pourront ligalernent le demander et ils Il' recevront aussitôt , ainsi que tous les documents qui se r apportent à l'in,..trnction publique, comme loi, r èglement, plan d'étude.

Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura droit à une annonce ou à compte-rendu, s'il y a lieu.

Pharmacie MULLER à SION

Le d evoûment de l'instituteur. - Un nouveau syllabair e. - Les premières lectures (suite). - Plus fait douceur que violence (suite). -La copie (suite). - n ne f&.ut pas que le maitre parle s eul (suite). - E.z:amena dea recrues (suite).- Dea digres sions dana la leçon orale.-J'ai bien dit! (suite). - Varietes : Le St-Berna rd passe par Bonaparte.

Encre excellente à 50 c. le litre. Hectographes, avec encre et instructions, prix 5 fr. On peut se procurer de la pâte heclographique à raison de fr. 2.50 le kilo.

Prix d 'abonnement pour la Suis8e, 2 Cr. - (]uiou posfale, 2 cr. ~O. Auuouee•, prix 20 cent. la ligne ou son espace.

SOMMAIRE

Tout ce qui concerne la pubUoaUon doit être adressé à l'éditeur : DL P. PIGNAT, seorét. au départ. de l'lnstruotlon pubUque, à Sion.


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No 02 l'Ecole primaire, 15 novembre 1886 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu