Numero 12

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Tatiana Cardeal / Dona Fusion / Rija Solo / Brett Manning / Marco Simola / C Koi ton rêve / Bernardita Morello / Alexandra de Lapierre / JeanChristophe Cros / Xavier Penichot / Tina Kazakhishvili / Sébastien Canaud / Sébastien Bartoli / Éva Davier / Antoine Chainas / Cécile Braut

ISSUE 121209


S O M M A I R E


BRAZIL

ESQUISSES

OUR DREAMS

EXTRAITS DE VIES

PRECIOUS

SÉRIE NOIRE

BE ZEN

« AMAZON WITH HEALTH AND HAPINESS » Tatiana Cardeal INTERVIEW de l’association DONA FUSION « MIVERINA » Rija Solo INTERVIEW de l’illustrateur Brett Manning « BOLA ROJA » Marco Simola INTERVIEW du créateur de « C Koi ton rêve » « La famille Gorgan » Bernardita Morello INTERVIEW de l’artiste Alexandra de Lapierre « PAPER BOAT» Jean-Christophe Cros INTERVIEW de Xavier Penichot, créateur des cosmétiques « BeO » « PSYCHIATRIC HOSPITAL » Tina Kazakhishvili et Sébastien Canaud INTERVIEW du romancier Antoine Chainas/Sébastien Bartoli « JAPON 2007 » Éva Davier INTERVIEW de Cécile Braut, sophrologue et Maître Reiki




BRAZIL


&

« AMAZON WITH HEALTH AND HAPPINESS » Tatiana Cardeal INTERVIEW de l’Association DONA FUSION


T A T I A N A C A R D E A L

AMAZON WITH HEALTH AND HAPPINESS PARLEZ-NOUS DE CETTE SÉRIE… Projeto Saúde e Alegria, le PSA (projet Santé et Bonheur) est une organisation à but non lucratif de la province de Pará, au Brésil, où les docteurs, les dentistes, les enseignants et les acteurs visitent les communautés des rives des fleuves Tapajós et Arapiuns afin d’amener le développement social durable à ces lieux dépourvus de services publics et sociaux. En 2006, j’ai été invitée à visiter le PSA pour quelques jours en compagnie d’un groupe d’hommes d’affaires qui faisaient des recherches sur la responsabilité sociale en Amazonie. C’est là qu’est née cette série qui représente quelques fragments de vie que les communautés Tapajós ont partagés avec le PSA.


LE CONTACT AVEC LA POPULATION DE LÀ-BAS… La population vivant sur ces rives est composée majoritairement de descendants d’indigènes. Ils vivent dans de petits villages, ont une forte connexion avec les forces de la nature, de la forêt et du fleuve. L’Amazonie est une contrée large et ses fleuves font majoritairement office de routes. Le bateau du PSA était toujours accueilli avec bonheur. Puisque je venais avec le PSA, il m’était plus facile de gagner la confiance de ces gens. Là-bas, j’ai assisté à des merveilles, comme par exemple le changement d’humeur des enfants quand les clowns et les docteurs du PSA commençaient leur visite. « La santé pour le corps, le bonheur pour l’âme », comme ils disaient. C’était également merveilleux de vivre un peu sans électricité ou de devoir explorer d’autres champs de communication avec les personnes atteintes du syndrome de Down. Je me souviens aussi de la fête the Piracaia, une soirée où l’on sert des grillades de poissons sur les rives du fleuve ; c’était un excellent moyen de se joindre à la communauté locale et de partager de la nourriture, des histoires et un ciel étoilé autour du feu... Personnellement, cela a renforcé mes propres convictions selon lesquelles la vie rêvée est simple et composée de choses basiques en contact avec la nature. Mais j’ai également pu voir combien la monoculture de soja pouvait être destructrice dans cette région. L’agriculture de masse et le bétail se développent de plus en plus, ce qui entraîne une importante déforestation sans plan de développement durable ni recherches sur les conséquences de ce phénomène sur l’environnement. VOUS ÊTES TRÈS ENGAGÉE EN CE QUI CONCERNE LA LUTTE DES DROITS DE L’HOMME… J’ai longtemps cherché des réponses que j’avais en moi, et cette question-là est certainement liée à ma culture, mon époque et le pays où je suis née. Au Brésil, j’ai été témoin des inégalités sociales et des injustices tout au long de ma vie. Le présent nous pousse à chercher des solutions à ces problèmes pour le bien de l’humanité et un environnement sain. La plupart de mes projets ont donc un rapport avec le futur de l’Homme, mon envie de construire une vie qui a plus de sens. C’est un voyage à la recherche d’histoires visuelles afin d’inspirer des interrogations simples mais essentielles sur notre existence collective. www.saudeealegria.org.br http://tatianacardeal.blogspot.com/ www.tatianacardeal.com
















D O N A F U S I O N


INTERVIEW COMMENT EST NÉE CETTE INITIATIVE ? Suite au défilé organisé pour Carla Bruni Sarkozy, le 23 décembre 2008, ModaFusion a été invitée à Maison & Objet pour la session de septembre 2009. Comme ModaFusion est une association de mode, nous avons décidé de nous mettre en partenariat avec Dona Rosa, qui créait, à ce moment-là, la ligne Dona Rosa Édition en faisant signer ses stickers et papiers peints par des designers français et brésiliens. L’idée était de créer une collection pour Maison & Objet qui unissait la mode et la maison. D’où la collection de paréos décoratifs. Dona Rosa a apporté ses designers (10 FR et 10 BR) et ModaFusion le développement éthique (matière/PET et main d’œuvre/prisonnières). ModaFusion travaillait déjà avec du PET, d’ailleurs nous avions organisé avec Ciclo Ambiental une exposition pour Carla Bruni sur la transformation de ce plastique recyclé, et la Funap (institution de réinsertion professionnelle des prisonnières) nous avait appelés pour faire des workshops. TON ASSOCIATION… ModaFusion (association de mode éthique depuis 2006) et L’Agence (notre société de consulting en mode éthique depuis 2009) se partagent les 3 axes suivants : • Social Art Workshop (mise en place d’ateliers entre étudiants, couturières de milieux défavorisés et jeunes diplômés de l’IFM (Institut français de la mode) • Social Art Collection (collection en partenariat avec des designers français et brésiliens : Andrea Fusion avec Andrea Crews (mini-collection de sweat-shirts en coton bio brodés main), Tudo Fusion avec Tudo BOm (mini-collection de polos en coton bio brodés main, collection de lingerie avec Daspu (prostituées), une collection de layette avec Raphaela Monteiro, styliste brésilienne, etc. • Social Art Event (organisation de défilés avec mannequins de communautés défavorisées/Agence Lente dos sonhos de la Cité des Dieux, consulting pour des designers FR ou BR à la recherche de coopératives (aspect social) ou de producteurs (aspect environnemental), développement de produits ou de collections éthiques, organisation d’événements/expositions en mode éthique et durable. DES PROJETS DE … • Partenariat avec le Fashion Rio pour créer une Sustainable Fashion week au sein de la Fashion week de Rio. Prévu en juin 2010. • Réhabilitation de Quilombo (anciennes communautés d’esclaves) et organisation d’ateliers de couture pour les femmes. • Création de la marque Bastille avec les prisonnières de la Funap à São Paulo. Ce sont des projets pour 2010 où ModaFusion et L’Agence ont été invités, sans confirmation encore. www.modafusion.org donafusion@donarosa.f














Depuis son lancement en 1998, Actuphoto a su s’imposer parmi les media culturels consacrés à l’actualité photographique ce qui lui a permis d’acquérir la confiance des plus grands organisateurs d’événements photographiques tels que l’agence VU, Magnum photo, la Maison Européenne de la Photographie, le Jeu de Paume, Paris Photo...

LES SERVICES Aux lecteurs • Les annonces des expositions dans toutes les villes où la photographie a joué et joue encore un rôle historique • Les actualités récentes du monde de la photographie • Une sélection d’ouvrages et de parutions • La couverture des principales manifestations, festivals, colloques, rencontres, salons ou signatures… • Un accès gratuit aux alertes par email Aux photographes • L’annonce des concours, prix, bourses, appels à candidature • L’annuaire des professionnels de la photographie • Une rubrique CARTE BLANCHE mettant en avant des photographes originaux et marginaux à découvrir • Un espace membre permettant aux professionnels, amateurs et photographes d’échanger des informations et de soumettre leurs communiqués de presse ou événements



ESQUISSES


&

« MIVERINA» Rija Solo INTERVIEW de l’illustrateur Brett Manning


R I J A S O L O

MIVERINA COMMENT EST NÉE CETTE SÉRIE ? « Miverina » (revenir, en langue malgache) est née d’un mal-être que j’ai ressenti en 2004 lorsque je suis revenu à Madagascar, mon pays d’origine. Cela faisait plus de vingt années que je n’y étais plus retourné. J’avais en tête quelques souvenirs d’enfance, des lumières, des odeurs, des sons mais je ne les ai pas retrouvés lorsque j’ai reposé le pied sur le sol de la Grande Île. Tout avait disparu. Je me suis rendu compte que tout l’imaginaire que j’avais construit sur ce pays durant ma vie occidentale était balayé par une réalité à laquelle j’ai dû, et je dois encore, faire face : je ne serai jamais plus Malgache, je ne serai plus assimilé à eux. Ma vie de diasporiste, en France, m’avait façonné dans une identité que j’ai cru pouvoir facilement abandonner en arrivant à Madagascar. Mais non... là-bas je suis finalement un vazaha (étranger) comme les autres. « Étranger dans son pays d’accueil, étranger dans son pays d’origine », ai-je pu entendre un jour... La série « Miverina » est la traduction d’une identité que j’essaie de reconstruire. La photographie me permet d’approcher une certaine compréhension de ce je fais, de ce que je vis à Madagascar. Je propose ce travail comme une représentation, une interprétation de ces quelques moments où je me sens presque en connivence avec ce pays.


UN REGARD POSÉ SUR… Madagascar, les Malgaches, leur société, leur rythme. Ma formation de photographe est liée au reportage et à l’instantané, mais le regard est subjectif. Je ne sais pas trop comment définir ce travail, commencé il y a cinq ans : ce n’est pas un reportage, ni un documentaire. Je définirais plutôt cette succession d’images comme faisant partie d’un carnet de route… un recueil de photographies sur ce que je fais là-bas, qui je rencontre, ce qui m’émeut, ce qui me révolte. Il n’y a pas d’histoire, pas de narration, pas de début, ni de fin. Ce sont juste des photographies faites à Madagascar et choisies non pas parce qu’elles pourraient correspondre à l’idée que l’on se fait – que l’on espère aussi – d’un pays comme celui-là : le bout du monde, l’exotisme, le soleil... mais parce qu’elles me semblent se rapprocher de l’état d’esprit où je pressens qu’il y a une légitimité dans l’acte photographique, cette nécessité de fixer le temps. Une lumière, un regard, une attitude, une tension, un simple réflexe parfois… souvent, en fait. Comme la peur d’un vide si l’image n’est pas saisie. « Miverina » raconte mes rencontres, mes déambulations, mes hésitations au sein de Madagascar. C’est l’histoire d’un photographe rentrant au pays qui tente de rattraper le temps perdu, qui ne voudrait être ni reporter, ni touriste, qui voudrait juste donner du sens à sa présence. VOS PROJETS… Dans l’immédiat, continuer à revenir à Madagascar, le plus souvent possible. M’y installer un jour, peut-être... Continuer à accumuler des images mais aussi récolter du son pour pouvoir réfléchir à un montage image/son de ce travail. L’édition m’attire beaucoup aussi, je travaille actuellement sur une maquette que j’aimerais proposer dès que je me sentirai prêt. www.rijasolo.com www.riva-press.com
















B R E T T M A N N I N G


INTERVIEW D’OÙ TIRES-TU TON INSPIRATION ? Les émotions, l’activité cérébrale, les couleurs et les odeurs et les textures, l’amour, les rêves, la chaleur, l’équilibre. TON PROCESSUS DE CRÉATION ? Je suis très spontané. J’ai une idée et je la couche immédiatement sur le papier... C’est pour cette raison que mon travail est très autobiographique, parce qu’il est intimement relié à mes expériences personnelles, des pensées et des émotions vécues à des moments très précis dans le temps. TES PROJETS Je ne sais jamais et je ne prémédite rien, je fais simplement ce que je pense être juste. Je crois en mon intuition. Mais j’espère pouvoir créer à plus large échelle dans le futur et je suis toujours ouvert à des collaborations avec des dames et des gentlemen intéressants et créatifs. www.brettisagirl.com brettmanningdesign@gmail.com














OUR DREAMS


&

« BOLA ROJA » Marco Simola INTERVIEW du fondateur de « C koi ton rêve »


M A R C O S I M O L A


BOLA ROJA Iquitos (population 325 000), près de la source de l’Amazone au Pérou, est la plus grande ville du monde, accessible seulement par air ou par eau. Son district le plus pauvre, Belen (population 65 000 habitants), sert de port de rivière pour le bois, le charbon de bois, les poissons, les légumes, les fruits, et les produits de la jungle amazonienne environnante. Le quartier de Belen le plus proche de la rivière, Pueblo Libre (15 000 habitants), est le quartier le plus pauvre à Iquitos et a été décrit par des représentants du gouvernement péruvien comme « l’horreur du Pérou ». La forte densité démographique, le chômage, le manque d’eau potable et d’assainissement, des logements inadéquats, des structures insuffisantes pour la santé et l’éducation ont créé un environnement où la violence familiale et communautaire, l’alcoolisme, la malnutrition, le VIH, les grossesses précoces, la prostitution, l’exploitation sexuelle et de nombreuses autres séquelles de la pauvreté sont monnaie courante. Le projet de Belen, commencé en 2006 par Gesundheit! Institute (G! I) et les Médecins Bolaroja Clowns du Pérou (BR), a été élaboré après une visite de clowns à Belen en 2005. Travaillant en collaboration avec les citoyens de Pueblo Libre, G! I et BR, le projet vit le jour en avril 2006 avec pour objectif de s’attaquer aux nombreux problèmes de Pueblo Libre à travers des interventions simples et à faible coût. Les clowns, tous volontaires, sont allés sur place, pour y peindre les maisons et organiser des activités artistiques et éducatives pour les enfants. Ces premières étapes ont redonné de la visibilité à ce quartier et, en 2007, le projet a été rejoint par l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et l’Université péruvienne Cayetano Heredia Medical School (UPCH). Chaque année, le nombre des organisations gouvernementales et associatives qui s’investissent dans le projet grandit. De même que l’engagement des habitants qui s’approprient de plus en plus les solutions mises en place par eux-mêmes. Le projet, avec le temps, est devenu le festival annuel de Belen, au mois d’août, un moment crucial et attendu par les habitants qui en sont très fiers ! De plus en plus d’initiatives ont lieu pendant toute l’année, même lorsque les clowns sont repartis et que le festival est fini ! Cette année, plus d’une centaine de clowns sont venus de 12 pays. Depuis 2005 et chaque année, les Clowns de Bola Rojas et du Gesundheit! Institute épousent la cause de Belen pour le meilleur, car le rire est une arme contre le pire ! http://www.doctoresbolaroja.com www.marcosimola.jimdo.com


















C

Dessins réalisés par une classe de maternelle moyenne section de Levallois Perret sur le thème

K O I

« c’est quoi ton rêve ? »

T O N

INTERVIEW

R Ê V E ?

COMMENT EST NÉ CE PROJET ? En fait, c’est à la suite d’un concours de circonstances malheureux ou plutôt d’échecs successifs que l’idée a germé. Et lorsque je dis germer, je devrais plutôt dire sortie de mon crâne de manière fulgurante. En tout et pour tout, je crois qu’en 2 jours j’avais le nom du site, l’idée et surtout le concept. Journaliste de métier et donc curieux de nature, j’ai toujours essayer d’allier service et proximité. En d’autres termes, être au service des téléspectateurs, des auditeurs, des lecteurs et aussi des internautes, tout en étant le plus proche possible de leurs attentes. En faisant donc la synthèse de ces paramètres, j’en ai déduit que le plus gros service que l’on pouvait rendre à quelqu’un, c’était de réaliser son rêve et que le plus simple pour faire en sorte qu’il se réalise, c’était de diffuser cette requête à une très large audience... et donc d’utiliser Internet. Ensuite, j’ai proposé l’idée sous forme de défis à deux potes, Seb et Fred, qui, huit mois après le lancement du site sont plus que jamais présents dans cette belle aventure. Ce projet donc, qui n’en est plus un, n’a fait ensuite que grandir pour être aujourd’hui ce qu’il est devenu : un espace dans l’océan du web dans lequel n’importe quel internaute peut venir déposer sa petite annonce vidéo de rêve. Avec un espoir : qu’un autre internaute, de passage sur cette île, clique en disant « je peux faire en sorte que ce rêve devienne réalité parce que j’ai le réseau de connaissances utile pour, parce que mon métier me permet de le faire, etc. »


CONCRÊTISER LES RÊVES DES AUTRES, C’EST… Magnifique ! Le simple fait de voir une personne sourire, partager, discuter, c’est génial ! J’ai la sensation d’être à ma place : l’interface entre deux mondes. En fait, être médium, au sens d’intermédiaire, me convient bien. Et puis, ce n’est pas si éloigné que cela de mon métier. Sauf que là, ce n’est que du positif. Et ça, le positif, c’est aussi mon moteur. Motivant ! À chaque rêve qui se réalise, cela donne envie de continuer pour faire mieux et pour apporter encore plus. Et lorsque des partenaires se joignent à l’aventure en vous disant : « À première vue, c’est de la pure utopie, mais lorsque l’on voit que ça marche, on a envie d’y croire et de participer ! » , on se dit que le pari est gagné et que tout est possible... ou presque ! ET APRÈS… Pour le moment, nous sommes trois potes qui tentons de faire du mieux que nous pouvons pour aider à la réalisation d’un maximum de rêves. L’objectif est de se faire plaisir en faisant plaisir aux autres. Nous avons tous notre propre métier et nous voulons garder les pieds sur terre même si notre tête est parfois dans les étoiles. « C Koi Ton Rêve » a 9 mois et déjà 9 rêves réalisés, et de beaux projets pour l’automne comme trois websoap (feuilletons web), qui permettront aux internautes de suivre l’évolution, sous forme d’épisodes, de trois rêves hors normes : celui de Ned, monter au sommet de l’Everest, celui d’Anthony, construire une école dans un village du Burkina Faso, et celui de Tony, rencontrer Barack Obama. Des aventures que les internautes pourront commenter, encourager, conseiller, voire soutenir, c’est le but premier du site. Et puis quelques petites choses plus décalées comme les annonces de l’équipe : des sortes de petites pastilles humoristiques qui nous permettent de montrer que l’important, c’est de ne pas se prendre au sérieux. Et comme disait Oscar Wilde : «Il faut toujours viser la Lune, parce qu’en cas d’échec, on tombe dans les étoiles !» Et toi, C Koi Ton Rêve ? www.ckoitonreve.fr
















EXTRAITS DE VIE


&

« LA FAMILLE GORGAN » Bernardita Morello INTERVIEW de l’artiste Alexandra de Lapierre


B E R N A R D I T A M O R E L L O


LA FAMILLE GORGAN Je regarde. Je les regarde et je sens que le temps n’existe plus. Est-ce que tout continue normalement? J’ai la certitude que la vie continue, mais moi je suis dans un autre endroit ; un endroit où le temps s’est arrêté, où personne ne s’intéresse, à part moi, au tic-tac de l’horloge. Les journées passent entre lumière et obscurité. Ils sont là et je suis avec eux. Jour après jour les activités se répètent. Le temps, personne ne s’en inquiète, personne ne se presse. Je regarde. Je les regarde et je sens que le temps n’existe plus. Avec mes photos j’ai l’intention de montrer « leur vies ». Je les connais depuis octobre et j’ai fait des photos pendant six mois. Je m’intéresse à leur utilisation du temps. Quand je suis avec eux, j’ai l’impression d’être le spectateur d’un film ; un film où la scène se répète plusieurs fois. Les jours passent entre cafés, tabac, télé, Playstation et les visites des fils qui ne vivent plus là. Toute notion du temps a disparu. À chaque fois que je pars de chez eux les questions se multiplient : comment devons-nous vivre? ,Y a-t-il un mode de vie exemplaire ? Quelles sont leurs motivations pour se lever chaque matin ? Je suis en train de le comprendre. www.bernarditamorello.com










A L E X A N D R A D E L A P I E R R E


INTERVIEW À PROPOS DE VOUS… Photographe et graphiste freelance, j’ai fait mes gammes dans les maisons de disques, la presse et l’édition pendant plus de treize ans. Depuis toujours, avant que je prenne un appareil photo, le collage a fait partie de mon quotidien… L’archivage, les collections, les livres, les magazines, les images sont mon univers. Aujourd’hui, mes images me servent aussi de support pour les collages. Les utiliser prolonge ou détourne leur histoire initiale. UN MINUTIEUX ASSEMBLAGE Non, pas minutieux ! pas plus de vingt minutes sur un collage, pas de réflexion sur ce que je vais coller… c’est frénétique, incontrôlé, irrationnel… et jamais aucune retouche, je ne reviens jamais sur un collage. VOS PROJETS, SOUHAITS POUR DEMAIN… Sortir un livre de photographies «Enfants de Sally» couplé avec une exposition. Continuer à faire ce que je fais avec passion : flâner, découvrir chaque jour des gens, des lieux, des expos, des ateliers d’artistes et les photographier… continuer à m’émerveiller de tout cela jour après jour sur http://flanepourvous.blogspot.com/ et d’autres supports ! Raconter des histoires photographiques. Faire des cahiers de style… travailler, travailler, travailler… avec passion ! http://flanepourvous.blogspot.com/ http://adelapphoto.blogspot.com/
















PRECIOUS


&

« PAPER BOAT » Jean-Christophe Cros INTERVIEW de Xavier Penichot, créateur des cosmétiques « BeO »


J E A N C H R I S T O P H E C R O S

PAPER BOAT PARLEZ-NOUS DE CE VOYAGE… La photographie est arrivée par l’écriture.Le bateau est le lien entre l’image et le mot. C’est en faisant un peu de tri dans mes affaires et dans ma vie que je suis retombé sur des poésies de jeunesse. Je décidai après relecture de m’en débarrasser en en faisant des bateaux en papier. Près de 300 feuillets prirent ainsi le large et sombrèrent. UN UNIVERS TOUT EN DOUCEUR, DRÔLE, POÉTIQUE… Chaque photo est une mise en scène, un théâtre tragi-comique ou le bateau en papier devient le principal protagoniste. Cette série adopte différents tons, tour à tour ironique, comme « loupé » ou plus poétique comme « voile-nervure ». Dans tout les cas l’absurde n’est jamais loin. Certaines photos se rapprochent un peu des dialogues de l’écrivain Eugène Ionesco, comme par exemple ceux de La Cantatrice chauve, ou deux personnes se parlent et se répondent avec une certaine logique sans queue ni tête


• M. Smith : un médecin consciencieux doit mourir avec le malade s’ils ne peuvent pas guérir ensemble. Le commandant d’un bateau périt avec le bateau, dans les vagues. Il ne lui survit pas. • Mme Smith : On ne peut comparer un malade à un bateau. • M. Smith : Pourquoi pas ? Le bateau a aussi des maladies ; d’ailleurs ton docteur est aussi sain qu’un vaisseau ; voilà pourquoi encore il devait périr en même temps que le malade comme le commandant sur le bateau. « Après un naufrage » montre un bateau déplié en train de sécher. Mais pour rendre l’embarcation plus solide, moins sujette à la noyade, la carlingue est recouverte d’une couche de mercurochrome, en prévention et en prévision d’un prochain désastre : soigner le bateau est très important… Certaines pièces de cette série empruntent un ton plus triste, voire mélancolique, comme « au confluent de l’œil » ou « chant du cygne ». Il me vient à l’esprit ces vers d’Edgar Allan Poe : les morts dorment tous, au moins aussi longtemps que pleure l’Amour [...] aussi longtemps que les larmes dans les yeux du souvenir ET DEMAIN ? Le bateau en papier à un rêve : celui de voler… Changer de milieu, passer de l’eau à l’air, explorer de nouveaux horizons, de nouvelles expérience plastiques, graphiques et littéraires… risquer et tenter de nouvelles choses… se mettre en danger… un peu à la manière de ce petit bateau en papier…. http://www.jeanchristophecros.fr


















X A V I E R P E N I C H O T


INTERVIEW UNE GAMME DE COSMÉTIQUES NÉE D’UN JOAILLIER… Formé à la joaillerie, je suis passionné par les pierres précieuses et leurs vertus ; ces merveilleux cadeaux de la nature – avant tout des minéraux remplis des bienfaits de la terre. J’ai eu l’idée de les mettre à disposition à travers la cosmétique, de créer un parallèle entre les bijoux et la cosmétique... Parer les femmes de diamants au sens propre comme au sens figuré. Ces propriétés sont inédites dans ce domaine. J’ai travaillé avec des chercheurs et un laboratoire afin de créer le PRÉCIEUX COMPLEXE. À la base de mes produits : améthyste, topaze et eau de l’île de Molène, afin de combler naturellement les besoins de l’épiderme. LE CHOIX DU BIO : Crée dans une démarche du respect de la peau, de la nature et de l’environnement, TOUTE LA GAMME de mes produits BeO sont certifiés sans paraben et bio par ECOCERT et le label COSMEBIO. Plus encore aujourd’hui, nous prenons conscience de l’importance du respect de la nature et de l’environnement. C’est pourquoi j’ai voulu l’appliquer aussi à la cosmétique. Nos produits sont sans silicone ni paraben, sans matière première animale et non testés sur les animaux. LES PROJETS… Notre gamme comporte aujourd’hui 8 produits et je travaille au développement de nouveaux items. Développer de nouveaux points de vente en France et à l’international. www.be-o.fr www.naturalglam.com www.xp-joaillier.fr

Xavier Penichot - XP Joaillier 9 rue du Marché Saint Honoré 75001 Paris Tél: 01 40 51 96 96 - Fax: 01 40 51 75 30










SÉRIE NOIRE


&

« PSYCHIATRIC HOSPITAL» Tina Kazakhishvili et Sébastien Canaud INTERVIEW du romancier Antoine Chainas


T I N A K A Z A K H I S H V I L I &

S É B A S T I E N C A N A U D

PSYCHIATRIC HOSTIPAL POURQUOI CE PROJET ? • Tina : cela fait longtemps que j’avais envie de découvrir des personnes qui vivent parmi leurs fantômes, et l’hôpital psychiatrique m’a paru être le bon moyen pour tenter de les approcher. Comment pouvait être leur univers ? Était-ce conforme à ce que j’avais lu ? Est-ce que mon imaginaire concordait avec la réalité ? Quelles étaient les différences entre la sagesse et la folie ? La folie peut revêtir tellement de formes, elle n’est pas seulement cette image de la camisole et de la chambre capitonnée ou le «fou» ne vit que dans la violence faite à son corps et envers les autres. • Sébastien : d’abord je voudrais dire un grand merci à Tina (Zalian Didi Madloba), elle a réalisé toutes les démarches et les premières approches sur le terrain. Après m’avoir montré ces premières photos, qui m’ont profondément touché, elle m’a proposé d’y participer.... L’ACCUEIL QUI VOUS A ÉTÉ RÉSERVÉ (PERSONNEL SOIGNANT, PATIENTS...) L’équipe des médecins, soignants, surveillants a été très amicale malgré leurs interrogations sur notre projet. Dans un premier temps, nous étions toujours accompagnés par un surveillant pour éviter, si besoin, les problèmes avec les malades, d’ailleurs nous en avons eu aucun. Puis, au fil des visites, ils nous ont laissé aller au gré de nos envies. Les quartiers où sont les malades les plus dangereux nous ont été interdits, mais nous ne désespérons pas de pouvoir nous y rendre. En ce qui concerne les malades, l’accueil dans son ensemble a été très chaleureux, tant chez les hommes que chez les femmes. Nombreux sont ceux qui nous ont pris sous leur aile pour nous promener dans les couloirs et les chambres et nous montrer des petites choses qu’il gardent sous leur matelas, ou nous parler en privé de choses incompréhensibles. Certains ne nous lâchaient pas d’une semelle et voulaient qu’on les photographie partout. Ils étaient très heureux que nous nous intéressions à eux. Nous gardons en mémoire, en dehors des moments les plus difficiles, leur immense sourire se gravant sur leur visage juste en nous regardant.


UNE EXPÉRIENCE Une grande expérience humaine, forte en émotions, qui va se poursuivre à l’asile, car le travail est loin d’être abouti et peutêtre dans d’autres lieux d’enfermement tels que la prison, si cela est possible. Nous aimerions aussi, à terme, réaliser une exposition au sein de l’asile, afin de continuer le partage avec eux. http://www.sebastiencanaud.com http://www.flickr.com/photos/tinatink






















A N T O I N E C H A I N A S

Photos par Sébastien BARTOLI ©

INTERVIEW COMMENT VOUS ÊTES-VOUS APPROPRIÉ LE PERSONNAGE, MONA CABRIOLE ? Le plus naturellement du monde. En fait, il y a eu une adaptation réciproque, si j’ose dire, puisque Mona, telle qu’elle était présente dans la bible, était assez proche d’un personnage créé à l’origine pour un texte beaucoup plus volumineux et tentaculaire. En adapter une infime partie pour La Tengo m’a permis – avec la bienveillance éclairée et éclairante des éditeurs (Thomas Hédouin dans un premier temps, puis Alexandre Chabert, loués soient-ils) de rendre mon propos plus concis et d’obtenir, je pense, un corpus cohérent vis-à-vis de la collection et de ma propre production. On pourrait dire que nous nous sommes apprivoisés mutuellement, la jeune journaliste et moi. Aujourd’hui, la grande fille est redevenue autonome et elle est appelée à continuer à vivre sa vie. C’est sans doute très bien ainsi. LE 12e ARRONDISSEMENT… Je ne suis pas un grand fan de la ville Lumière, ô blasphème. Sans doute ai-je depuis trop longtemps adopté un mode de vie en décalage avec les aspirations du citadin moderne. Cependant, certains arrondissements gardent pour moi un charme indéniable. Le 13e, le 16e, le 19e et le 12e. Il se trouve que les trois premiers étaient déjà pris par d’autres écrivains de la collection. Et il se trouve que le fragment que je comptais adapter pour Mona correspondait parfaitement au 12e (la morgue et les carrières). Le hasard faisant définitivement bien les choses, tout cela a donné «Six Pieds sous les Vivants».


LE ROMAN NOIR… Me suis-je approprié le roman noir ? Rien n’est moins sûr. Je ne sais pas, en réalité, si ce que j’écris correspond à tel ou tel mouvement. Certains auteurs de «blanche» (Céline, Martinet, Houellebecq) appartiennent indéniablement à ce qu’on pourrait appeler un contingent d’obédience noire ; idem pour certains auteurs SF (Di Rollo) ou documentaires (Lotringer, Bourseiller, Hennig...). D’où vient le fait que, dans la disparité, on distingue «comme un air de famille» ? Sans doute cela tient-il à une inclination profonde, un état d’esprit, mais aussi aux thèmes qui intéressent ces auteurs : tenter de porter un regard sur la société par l’intermédiaire de son «écume inversée», sa marge endogène. En prenant le risque de mettre à l’épreuve la capacité de résistance du lectorat, et d’être frappé d’une relative confidentialité. Je ne sais pas si on choisit le type de littérature où l’on officie. Le genre est un classement établi a posteriori, et par les lecteurs et par les critiques. Il est un facteur d’identification nécessaire dans une société de production/consommation de masse mais il est nécessairement inexact. L’auteur se contente d’écrire ce qui lui tient à cœur et surtout ce qui lui semble important (par sa singularité, par son traitement potentiel ou pour des raisons intimes qu’il appartiendrait à un psychiatre chevronné de décortiquer). Dans le cas qui nous intéresse, les thèmes correspondent peu ou prou à ce qui lui semble, dans la société actuelle, trop peu ou mal évoqué, voire éludé. Sexe, déviance, haine, contestation, assuétude, dérèglement, phénomènes compensatoires, contagion sociale, aliénation physique ou mentale, systèmes curatifs et normatifs, marginalité, contre-culture... Tout ce qui concernerait une «voie oblique» pour reprendre une expression populaire d’Arnaud que j’affectionne particulièrement. Alors roman noir, oui, pourquoi pas, mais si c’est le cas, c’est l’écrivain qui est annexé par cette appellation et non l’inverse. www.la-tengo.com
















Digital Photo Professional, plus communément appelé «DPP», est le logiciel de traitement d’images édité par Canon et fourni gratuitement avec tous les reflex numériques de la marque. Spécialisé dans le développement des fichiers RAW «Canon», il permet aussi de travailler au post-traitement des images JPEG et TIFF via une interface simple et des outils judicieusement choisis, faciles à appréhender et à maîtriser. Ainsi, en plus d’être le seul logiciel capable de donner accès à toute l’information contenue dans les fichiers CR2 issus des boîtiers Canon, ce «dématriceur» qui a sa place parmi les meilleurs du marché est un formidable outil d’apprentissage du traitement des fichiers RAW pour les photographes qui travailleraient pour la première fois avec un logiciel de développement. Cet e-book est le tout premier titre en langue française entièrement dédié à DPP. Après une présentation des principales fonctionnalités du logiciel et un rappel des notions essentielles à un traitement d’images maîtrisé (exposition, luminosité, histogramme…), il propose une découverte par la pratique des points forts du logiciel à travers une vingtaine d’exemples concrets détaillés pas à pas.



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« JAPON 2007» Eva Davier INTERVIEW de Cécile Braut, sophrologue et Maître Reiki


JAPON 2007 E V A D A V I E R

COMMENT EST NÉE CETTE SÉRIE ? Lors de mon voyage au Japon en novembre 2007, j’ai pris environ 3 000 photos, sans aucune idée précise de où ces errances géographiques et photographiques allaient me mener. Avant mon départ, j’avais commencé à faire quelques recherches mais je me suis délibérément arrêtée au bout de 2-3 semaines : je voulais être surprise, je voulais désapprendre ce que je connaissais de ce pays, de cette culture, oublier les clichés – au sens propre comme au figuré – que nous avons tous en tête. À mon retour, j’ai laissé « reposer » toutes ces photos pendant quelques mois, pour créer à nouveau un effet de surprise, ou du moins d’innocence, lors du visionnage et du tri. Et là, avec du recul, un thème a fini par émerger. En fait, plus qu’un thème au sens traditionnel, des motifs. Des motifs de couleurs, des motifs géométriques, des ambiances qui se font écho. Cette série de deux photographies qui se répondent en est le résultat. LE JAPON EST POUR TOI… Je trouve qu’il est difficile de parler du Japon de manière générale, tellement les différences sont criantes entre l’extrême urbanisation, l’extrême modernité de certaines régions et d’autres où le temps semble s’être arrêté. Peu de choses en apparence relient la surconsommation tokyoïte et les ruelles désertes et laissées à l’abandon de Beppu (ville thermale du Sud, sur l’île de Kyushu). En revanche, et c’est sûrement lié, il m’est resté de tous les endroits que j’ai visités une très forte impression de mélancolie, que ce soit au cœur de Shibuya (quartier très animé de Tokyo), à Hiroshima ou encore sur l’île de Miyajima (île sacrée où les biches/cerfs se promènent en liberté). Une mélancolie liée, à mon avis, au grand écart permanent de cette société entre un passé fantasmé, vénéré, où les valeurs d’harmonie avec la nature et d’esprit de clan sont extrêmement prégnantes, et l’ultra-modernité, la sur-industrialisation, avec les écueils de solitude, d’individualisme, et de destruction de la nature qui les accompagnent.


D’AUTRES VOYAGES ? J’aimerais énormément repartir au Japon et aux États-Unis, deux pays qui justement présentent des similitudes qui me parlent beaucoup : cette propension à faire émerger des mégalopoles monstrueuses sur un terreau d’extrême ruralité. La tension qui en résulte me fascine. Mais j’ai également sur ma liste la Russie. Au cours de mes études, j’ai étudié la langue et l’Histoire de ce pays et depuis, je n’ai qu’une envie : aller voir les palais des tsars, les monuments communistes, les rivières gelées, le métro de Moscou et l’Hermitage de Saint-Petersbourg, la jeunesse dorée moscovite et les terres désolées de Sibérie. Dans l’idéal, je rêve de Transsibérien. Eva E. Davier Photographer +33 (0)6 03 47 43 33 www.flickr.com/photos/evaedavier www.myspace.com/evaedavier


























C É C I L E B R A U T


INTERVIEW UNE DISCIPLINE... Un pratique énergétique japonaise qui prend en charge l’être humain dans sa globalité et permet de se ressourcer d’une façon entièrement naturelle. Elle permet à la personne de se recentrer par des impositions de mains en produisant un bienêtre immédiat et un confort moral. UN BÉNÉFICE… Cette technique permet de stimuler les mécanismes naturels des potentiels humains et le système immunitaire. Elle peut aussi agir sur les nœuds et les souffrances corporelles. Cette pratique permet aussi de modifier progressivement les perceptions de la vie qui peuvent apparaître conflictuelles, stressantes ou difficiles et amène peu à peu à lâcher prise afin de trouver ses propres solutions. Elle permet en outre de réharmoniser les énergies et de se relaxer. Bien entendu, le Reiki n’est en aucun cas un substitut à la médecine conventionnelle. UNE FORMATION… Le diplôme de praticien s’obtient en deux ou trois années par séminaires de deux à quatre jours répartis tout au long de l’année. Un examen et une rédaction de mémoire sont nécessaires à l’obtention du diplôme. Une pratique en tant que bénévoles dans les instituts médico-sociaux de la mairie de Paris est un atout supplémentaire et un enrichissement à la formation. Informations : cecile.braut@gmail.com











Ont participé à ce numéro : laurence guenoun - Directrice de publication / DA carine lautier - Rédactrice en chef candice nguyen - Communication & Publicité +33 689 921 043 JÖRG FISCHER - DA / Graphiste mathieu drouet - Webmaster eric battistelli - Journaliste christophe dillinger - Traduction vanessa coquelle - Traduction ERIN KIM - Traduction VERONIQUE DE LAUNAY - correctrice français PETER FLAHERTY - Photo couverture

Remerciements pour leur aide et soutien à : BENOÎT MARTINEZ www.ensp-arles.com FRÉDÉRIC HIARD www.virusphoto.com ANTONY BARROUX www.pixfan.com CÉDRIC DUMENIL www.unjourunsite.be

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