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PLANÈTE

ROBOTS

couverture 47.qxp_Mise en page 1 07/08/2017 22:57 Page1

LE ROBOT CHAUVE-SOURIS ULTRALÉGER DE CALTECH

SEPTEMBRE - OCTOBRE 2017 - NUMÉRO 47

N O U V E L L E S

T E C H N O L O G I E S

D U

F U T U R

CINÉMA

BLADE RUNNER 2049 LA ROBOTIQUE FACE À LA DÉPENDANCE

FUTUR

2040 DES ROBOTS

planeterobots.com

L 11849 - 47 - F: 5,90 € - RD

L'APPLICATIF, CŒUR DU ROBOT

DANS CHAQUE FOYER CASSIE un robot de livraison bipède

NORVÈGE les tunnels aquatiques

AIRBUS veut des taxis volants autonomes


1p edito47.qxp_Mise en page 1 07/08/2017 14:02 Page1

« Rien ne se passe comme prévu, c'est la seule chose que nous apprend le futur en devenant du passé. »

Daniel Pennac – Chagrin d'école - 2007

édito Il n'y a pas de bonne façon d'imaginer le futur, nous n'en avons toujours qu'une approximation. Lorsque l'on essaye de se projeter dans un futur proche, notre esprit a tendance à réduire le temps et planifier des avancées technologiques qui finalement n'arrivent que plus tard. Au contraire, plus nous imaginons un futur éloigné, plus l’actualité de celui-ci est finalement proche. Depuis quelques numéros déjà, nous tentons une approche de la vie quotidienne en 2040 à travers une série d’articles de prospective. Mais 23 ans, c'est une vue à court ou à moyen terme ? Sommes-nous optimistes ou pessimistes face à la vitesse des technologies mises en place ? Il est fort possible que certaines technologies que nous décrivons ici ne soient encore qu'à leurs balbutiements, ou au contraire déjà totalement dépassées en 2040. À côté de cette difficulté d'analyse du temps, de mise au point des technologies, il y a tout simplement une ignorance de nos besoins, des découvertes des prochaines décennies et de l'actualité. À l'heure où nous écrivons ces lignes, personne ne sait quelle découverte majeure ou quel fait historique vont apparaître dans nos livres d'histoire à propos des prochaines décennies. Ceuxci, parce qu'il y en aura probablement, bouleverseront les choses. Des besoins disparaîtront parce que l'on aura bien mieux et il sera inutile de poursuivre dans une voie bouchée. Un conflit ou une catastrophe écologique pourraient bouleverser nos mentalités et d'autres choix technologiques seront ainsi faits. Personne ne le sait. Notre étude du futur repose sur notre compréhension du présent, il ne prend pas en compte ce que nous ne savons pas encore mais il sera intéressant de revenir sur nos prédictions en 2040 afin de comparer nos écrits et la réalité de notre quotidien. Peut-être que nous serons présents pour analyser nos marges d'erreur à travers de nouveaux articles comparatifs ! C'est ce que nous nous souhaitons. ■Frédéric

Boisdron

Le site des nouvelles technologies

www.planeterobots.com PLANÈTE ROBOTS N°47

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1p sommaire47.qxp_Mise en page 1 07/08/2017 14:06 Page1

S o mmaire

Septembre / octobre 2017 - N° 47

08 Robots News

ÇA VIENT DE SORTIR Tout ce qu'il faut retenir de ces deux derniers mois dans le monde étrange de la robotique.

14 Le droit des robots

Les robots coursiers : des objets roulants non identifiés.

16 Bordeaux candidate ÉVÉNEMENTS

pour accueillir la RoboCup 2020

La Fédération Française de Robotique prépare la candidature française.

DOSSIER : LE LOGICIEL AU SERVICE DU ROBOT

18 Les applications, le nerf de la guerre

Ce sont les applications qui feront vendre des robots.

26 NAO et Pepper, une communauté de développeurs qui s'est professionnalisée

Création d’applications, développement de l’automatisation, nouvelles demandes et nouveaux besoins.

30 Leenby chez Hocaro, la robotique au service de l’humain

Chacun peut posséder son propre bras robotisé et le programmer selon ses désirs.

32 Robotique et dépendance ROBOTS DE SERVICE

L’homme s’est-il fait un croche-pied en créant sa plus belle béquille : la robotique.

40 Le robot Spoon, une conception issue de l’expérience NAO

En cours d’expérimentation dans un centre commercial.

Planète Robots Édité par Les Éditions d'Acamar, 161, bd Henri-Sellier, 92150 Suresnes. Directeur de la publication Philippe Seban seban@planeterobots.com Rédacteur en chef Frédéric Boisdron boisdron@planeterobots.com

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PLANÈTE ROBOTS N°47

42 Teleport, un robot de téléprésence

76 La Norvège surfe sur les tunnels

44 Vie quotidienne en 2040 :

80 Friend, un ami venu du Nord

52 Un futur robot livreur de colis

82 Vie quotidienne en 2040 : dans votre futur

ROBOTS AU TRAVAIL

88 News spatiales

immersive

L’IRT B-Com et Orange ont dévoilé un démonstrateur très concluant.

l'odyssée des robots

La robotique de service de 2040 sous forme de fiction.

dénommé Cassie

Un robot livreur non pas volant ou roulant, mais marchant.

54 Des drones bien encadrés

Respect des normes de sécurité en vol.

58 Le robot chauve-souris ultraléger RECHERCHE ROBOTIQUE de Caltech

Un robot autonome imitant le vol de la chauve-souris avec un biomimétisme étonnant.

60 Les lanceurs du futur

INNOVATIONS DU FUTUR Nos cargos et paquebots de l’espace.

68 À la découverte des fonds marins

Un concours XPRIZE afin de cartographier le plancher océanique.

72 Sunna Design a maintenant son usine du futur

Cette jeune PME travaille au quotidien dans une usine qui intègre les dernières technologies de réalité augmentée.

aquatiques

Ces tunnels flottants pourraient apparaître dès 2023. Un tout nouveau système d’exploitation ouvert à tous, dans le Cloud.

dressing, des vêtements communicants

Nos vêtements vont proposer des services au-delà de leurs propriétés textiles. L’espace est un nid pour les nouvelles technologies robotiques.

90 News gadgets

Notre sélection de gadgets qui ont retenu notre attention.

92 News concepts

Pas encore des produits, mais des designs dignes d’intérêt.

94 News médias

ROBOTS & MÉDIAS Quelques idées de lecture ou de cinéma.

96 Cinéma : Blade Runner 2049 En quête d’humanité.

98 News jeux vidéo

Les robots sont les nouveaux héros des jeux vidéo.

74 Un taxi volant autonome dès fin 2017 ?

Airbus cherche à concevoir un taxi volant monoplace, électrique, multirotor et autonome.

Rédacteurs Lionel Alvergnas, François Amos, Odile Haumonté, Me Alain Bensoussan, Fleur Brosseau, Alain Clapaud, Jérôme Damelincourt, Emmanuelle Dormond, Josèphe Ghenzer, Screetch, Richard Seltrecht et Arthur Vernassière.

© 2017 Les Éditions d'Acamar Dépôt légal à parution Diffusion MLP ISSN : 2106-3133 N° de commission paritaire : 0418K90181 Imprimé en Italie

Secrétaire de rédaction Louise Santonnax

La rédaction n’est pas responsable de la perte ou la détérioration des textes, fichiers ou photos qui lui sont adressés pour appréciation. La reproduction, même partielle, de tout matériel publié dans ce magazine est interdite. Une remarque, une idée, une question pour notre rubrique courrier : courrier@planeterobots.com

Direction artistique Patrick Lusinchi Responsable publicité Cédric CÉLESTIN c.celestin@planeterobots.com +33 (0)146 250 525

Vous êtes une société, une association, un particulier, vous désirez nous soumettre un communiqué ou nous proposer un article de votre cru. Nous sommes à l'écoute de vos propositions et de vos candidatures pour intégrer notre équipe. contact@planeterobots.com

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6p news47.qxp_Mise en page 1 07/08/2017 17:26 Page3

ROBOTS

actualités

Des chercheurs contrôlent des robots mous en utilisant des champs magnétiques

Le drone Internet Aquila de Facebook a démontré ses capacités Facebook a constaté que 4 milliards d’humains n’avaient pas accès à Internet dans le monde et donc ne se connectaient pas à Facebook. Facebook a donc mis au point Aquila, un drone, pouvant résorber le manque à gagner du géant américain, le pauvre… Aquila pourrait à l’avenir voler à un peu moins de 1000 mètres au-dessus des zones habitées afin d’y diffuser Internet. Il pourrait voler sur de longues périodes grâce à ses panneaux solaires. Un premier vol d’1h46 au-dessus de l’Arizona aura permis d’engranger les premiers résultats pour améliorer le concept des futurs drones Aquila. ◗

© HEFEI POLICE/WEIBO.

© North Carolina State University.

Des chercheurs de l'université de Caroline du Nord ont fait une avancée dans le contrôle des robots mous en utilisant des champs magnétiques pour manipuler à distance des chaînes de microparticules intégrées dans des dispositifs robotiques mous. Pour cela, ils ont introduit des microparticules de fer dans un mélange de polymères liquides et y ont appliqué un champ magnétique pour pousser les microparticules à former des chaînes parallèles. Le mélange a ensuite été séché pour former un mince film polymère élastique intégré aux chaînes alignées de particules magnétiques. Ces chaînes leur permettent de manipuler le polymère à distance en contrôlant la direction et la force du champ magnétique. Les chaînes de microparticules de fer répondent en s'alignant avec le polymère environnant dans la même direction que le champ magnétique appliqué. En utilisant cette technique, les chercheurs ont créé trois types de robots mous : un dispositif de levage capable de soulever jusqu'à 50 fois son poids, une structure en forme d’accordéon qui se dilate et se contracte en imitant le comportement du muscle ainsi qu’un tube conçu pour fonctionner comme une pompe péristaltique. Ils travaillent maintenant à améliorer le contrôle et la puissance de leur dispositif afin d'améliorer le potentiel de la robotique molle. ◗

Un bateau autonome en prévention des noyades en Chine

L’année précédente, ce sont 15 personnes qui se sont noyées dans le lac Tian'e, à Hefei, dans l'est de la Chine. Pour prévenir ce type d’incident, depuis le 3 juillet, un petit bateau autonome muni d’un sonar et d’un détecteur de présence sous-marine parcourt le lac et agit dès que l’un des 20 capteurs optiques et infrarouges disséminés autour du lac entre en alerte. Le véhicule vient prévenir les nageurs imprudents qui s’approchent de zones dangereuses et peut faire localiser très rapidement un incident en cours aux sauveteurs. Le bateau peut également faire décoller un drone qui apportera rapidement une bouée à la personne en danger. ◗

Un drone d'exploration sous-marine capable de descendre jusqu’à 150 m

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distance, depuis le rivage ou le pont d’un bateau, via une manette ou une application dédiée contrôlée depuis un ordinateur, une tablette, un smartphone ou un masque de plongée digital. Il se déplace sous l’eau à environ 9 km/h et sa batterie dispose d’une autonomie de 2 heures Il a été testé dans les eaux de l'Arctique dans des conditions difficiles et conçu pour résister à des courants forts et une mer agitée. Sa centrale inertielle lui assure de conserver une position verticale. Il sera commercialisé début 2018 au prix de 3550 dollars et ceux qui le précommandent dès maintenant bénéficient d’une ristourne de 15 %. ◗

© Blueye Robotics.

La société norvégienne Blueye Robotics a développé un drone sous-marin destiné au grand public (plongeurs passionnés, propriétaires de navires ou pêcheurs) pour faire de l’exploration sous-marine. Baptisé Blueye Pioneer, il pèse moins de 8 kg et est capable de descendre jusqu’à 150 m de profondeur. Il est équipé de 3 propulseurs, d’une caméra grand angle full HD (1080p - 30fps) et de puissants LED, situés à l’avant, lui permettant de filmer malgré l’obscurité qui règne sous l’eau. Par ailleurs, la distorsion chromatique liée à la profondeur est corrigée par un algorithme de traitement d'images Il se pilote à


Événements

2p robocup2017.qxp_Mise en page 1 05/08/2017 16:12 Page1

Bordeaux candidate

L

Entraînement des robots de l’équipe Rhoban à la RoboCup 2016 – Leipzig – Allemagne.

pour accueillir la RoboCup 2020 La Fédération Française de Robotique prépare la candidature française : les Bordelais répondent présents !

ors du Robot Makers’ Day du 12 mai 2017, les premières personnalités annonçaient leur soutien enthousiaste à Bordeaux RoboCup 2020 : - Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine, - Alain Turby, vice-président numérique de Bordeaux Métropole, - Manuel Tunon de Lara, président de l’université de Bordeaux, - François Cansell, directeur général de Bordeaux INP, représenté par Denis Lapoire, - Catherine Simon, présidente et fondatrice d’Innorobo, - Marco Calcamuggi, président du cluster Aquitaine Robotics et de la récente Fédération française des clusters de la robotique.

Ces mêmes acteurs se retrouvaient cinq jours après lors d’une conférence de presse à Innorobo pour confirmer leur engagement.

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PLANÈTE ROBOTS N°47

QU’EST-CE QUE LA ROBOCUP ? La RoboCup est la compétition mondiale annuelle de robotique la plus complexe et complète. Son objectif historique est de mettre au point une équipe de robots capable de battre l’équipe humaine championne du monde de football d’ici 2050. Elle regroupe aujourd’hui 45 pays, 500 équipes, 3 500 participants et 40 000 visiteurs. Cette compétition s’élargit à tous les thèmes de la robotique et regroupe 15 ligues liées au football, au sauvetage, à l’assistance et à l’industrie. Elle est ouverte aux adultes (Major) et aux enfants (Junior).

POURQUOI UNE CANDIDATURE À BORDEAUX ? Depuis 2011, Rhoban, une équipe du LABRI de l’université de Bordeaux participe à cette compétition en ligue Soccer Humanoïde Kid Size. Ses entraînements se passent au LABRI (Laboratoire bordelais de recherche en informatique), puis au

département informatique de l’IUT de Bordeaux, et maintenant à EirLab, le FabLab high-tech de ENSEIRB-MATMECA / Bordeaux INP. D’abord au fond du classement, Rhoban progresse et devient championne du monde en 2016 à Leipzig - Allemagne ! UNE FÉDÉRATION POUR ACCÉLÉRER : LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DE ROBOTIQUE ! La victoire de Rhoban à la RoboCup Leipzig 2016 a créé ou réveillé des envies dans la communauté robotique. Ainsi, Pierre Blazevic, compétiteur de la RoboCup Paris 1998 et champion du monde de la RoboCup Stockholm en 1999 a été particulièrement dynamique pour créer la Fédération Française de Robotique. Le développement économique et le développement technologique français nécessitent la participation à des compétitions de haut niveau telle que la RoboCup. Ceci est une évidence commune dans le reste du monde. Ainsi, le premier ob-


Dossier Le logiciel au service du robot

5p aplications robotique.qxp_Mise en page 1 05/08/2017 19:50 Page1

Les applications

Le réseau des partenaires de Softbank autour du robot Pepper était mis en avant lors d’Innorobo 2016.

le nerf de la guerre Des robots sans aucune application, ce sont de simples objets coûteux qui resteront sur les étalages des revendeurs. Comme pour la micro-informatique, ce sont les logiciels, les applications, les comportements qui promulgueront les plateformes robotiques sur le devant de la scène. DE LA PREMIÈRE À LA SECONDE POMME Quand Steve Wozniak développe l’Apple I en 1976, le premier micro-ordinateur individuel muni d’un clavier et d’un écran, son succès ne fut que d’estime. Il ne fut fabriqué et vendu qu’à moins de 200 exemplaires, pour quelques fans de nouvelles technologies voulant s’approprier l’objet qui symbolisait plus le futur à ce moment-là. Certes, cette mise en bouche a permis à son ami Steve Jobs d’y voir un potentiel pour commencer l’aventure Apple, mais ce premier modèle était livré sans aucune application, tout était à développer. Son interpréteur Basic (langage de programmation) devait être codé à la main à chaque utilisation, car

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il n’existait pas encore de moyen de sauvegarder la mémoire. Lorsque l’Apple II sorti en 1977, il commença à connaître plus de succès. Il possédait des outils de sauvegarde, permettant de ne plus perdre de temps à retaper tous les programmes développés. De plus gros projets sont ainsi arrivés et les premiers acquéreurs ont fini par développer toute une ribambelle d’applications couvrant un vaste champ de domaines : de la gestion du budget à la gestion de circuits de trains miniatures jusqu’aux jeux vidéo. En 1979, le tout premier logiciel tableur, VisiCalc, est apparu. Cette application, que l’on qualifierait de killer app aujourd’hui, a bouleversé le tout petit monde de la micro-informatique en le

faisant passer de gadget pour hobbyistes à véritable outil aux capacités professionnelles. En grande partie grâce à VisiCalc, l’Apple II fut un succès planétaire, ce sont près de 12 millions d’ordinateurs de cette gamme qui se sont écoulés à travers le monde. Apple avait découvert que ce qui faisait vendre un ordinateur, c’était le logiciel, pas l’ordinateur.

MÊME PROBLÉMATIQUE, MÊME SOLUTION Aujourd’hui, le robot commence tout juste à se montrer sous un aspect commercial. Pepper, Leenby sont désormais disponibles à la vente, Buddy arrive incessamment sous peu sur les étalages. Afin de fa-


Dossier Le logiciel au service du robot

2p Leenby.qxp_Mise en page 1 05/08/2017 19:28 Page1

Leenby chez Hocaro

Une partie de l’équipe Hocaro sur le stand d’Aquitaine Robotics lors du dernier salon Innorobo.

la robotique au service de l’humain

C

La société Hocaro développe des applications auprès du robot semi-humanoïde Leenby. Ces technologies visent à transformer le monde de l’aide à la personne dans lequel Leenby se tourne. Le tout, afin de permettre au secteur de supporter les fortes charges de travail et de renouer avec le contact humain auprès des patients.

réation d’applications, développement de l’automatisation, nouvelles demandes et nouveaux besoins. Ce sont les prémices d’un renouveau pour le monde de l’aide à la personne. Le secteur tend à se tourner vers la robotisation pour faire face aux profonds changements qu’il connaît actuellement. La surcharge de travail engendre un déficit du contact humain et du dialogue entre le personnel soignant et les patients. Pour répondre à ce problème délicat, la société française Hocaro développe quatre applications pour le robot Leenby. La première application consiste à permettre au robot de raccompagner la personne dans sa chambre. Hocaro cherche aussi à lui apprendre à apporter un verre d’eau, à stimuler l’esprit et la mémoire du patient, par le contact physique notamment, ainsi que de détecter une chute. Dans ce cas, le robot alerte

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les personnes lorsqu’un patient a chuté. « On soigne des patients atteints de la maladie d’Alzheimer, donc c’est un élément très important », indique pour Planète Robots, Lucile Peuch, directrice générale chez Hocaro. « On est intégrateur, on crée des applications pour les besoins des handicapés et ainsi venir en aide aux résidents et au personnel autour. Ils ont des missions difficiles, alors on essaye de développer ces applications pour faciliter leurs tâches. Leenby est notre plateforme pour tout ça. » LE PROJET ZELI SOUHAITE « SOULAGER » LE PERSONNEL SOIGNANT Le projet Zeli, soit l’appellation du développement des applications pour Leenby, a été lancé en novembre 2016. Il consiste à tester sur le terrain le robot Leenby et les nouvelles applications qu’il détient, qui

sont donc en cours de création chez Hocaro. Ce programme a pour objectif de venir en aide à la fois aux patients, en leur apportant un compagnon capable de les soutenir moralement et de les aider quotidiennement, mais également d’assister le personnel médical dans les hôpitaux. « Le personnel soignant n’a plus de contact avec les patients. Ils n’ont plus le temps pour cela malheureusement, et c’est vraiment une souffrance pour eux et pour les patients bien sûr. Donc on essaye de les soulager de cette tâche et de relancer le dialogue avec les malades », argumente Lucile Peuch. Actuellement, les hôpitaux connaissent de grandes difficultés pour faire face à toutes leurs missions. Les infirmières et infirmiers n’ont parfois même pas le temps et la possibilité de poser leur RTT… Il s’agit ici d’apporter ce soutien. « C’était vraiment important et intéressant de se lancer dans ce projet de robotique. Il y a une demande mais aussi une nécessité de travailler là-dessus. »


Robots de service

1p teleport.qxp_Mise en page 1 05/08/2017 18:19 Page1

Teleport

L

un robot de téléprésence immersive

La réalité virtuelle immersive est-elle la meilleure alliée des robots de téléprésence ? L’IRT B-Com et Orange ont dévoilé sur le salon Laval Virtual un démonstrateur très concluant.

e robot de téléprésence Teleport n’en est encore qu’au stade de la « preuve de concept ». Projet mené par Orange et le centre de recherche IRT B-Com de Rennes, sa vocation est de démontrer que l’on peut contrôler un robot de téléprésence depuis des lunettes de réalité virtuelle HTC Vive. Pour ce démonstrateur, les chercheurs ont équipé un petit robot de téléprésence PadBot d’une caméra à 360° Ricoh Theta ainsi qu’un micro ambisonique qui permet de capter le son à 360°. Enfin, le robot est doté d’un détecteur Vive de HTC qui permet de positionner le robot dans la pièce. L’idée, c’est que la personne puisse véritablement incarner le robot via son casque de réalité virtuelle HTC Vive grâce à cette vue panoramique. Il suffit de tourner la tête pour visualiser la pièce où se trouve le robot. Mais outre cette visualisation immersive, l’interface offre des fonctions de réalité augmentée. En effet, équipé de son casque, l’opérateur voit ses mains dans la scène et va interagir

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avec les commandes de pilotage du robot. Avec ses mains virtuelles il peut activer les flèches de direction pour déplacer le robot mais aussi entrer en interaction avec des objets connectés dans la pièce. Dans l’interface de réalité augmentée, un cercle apparaît autour des objets connectés qu’il est possible de commander. L’opérateur peut ainsi éclairer/éteindre une ampoule connectée en cliquant du doigt dans la zone virtuelle affichée autour de la lampe. LE MODE IMMERSIF QUI FAIT TOUTE LA DIFFÉRENCE « L’objectif était de savoir si un tel robot était faisable avec les technologies actuelles, ainsi qu’avoir les retours des premiers utilisateurs afin de connaître le niveau d’acceptabilité de ce type de robot, estimer quels pourraient être les usages d’un tel dispositif » explique David Pesce, ingénieur de recherche de l’IRT B-Com. Contrairement aux robots classiques de téléprésence, le mode immersif permet de réellement s’incarner dans le robot. On peut tourner la

tête librement puis se déplacer dans la scène. « Certains utilisateurs essayaient d’attraper des objets alors qu’aucune interaction physique n’était possible avec ce robot dépourvu de bras. C’est incontestablement une piste à suivre avec un robot de type Pepper, par exemple, avec des bras qui permettraient des interactions physiques à distance. » Il reste encore plusieurs verrous technologiques à faire sauter avant de pouvoir disposer d’un robot de téléprésence aussi avancé. « Il faut d’une part pouvoir faire un tracking très précis des mouvements de l’utilisateur. En outre, il reste encore un problème de profondeur de l’image car même si l’image est à 360°, il lui manque la profondeur de champ. Nous pensons utiliser la vision stéréoscopique pour le résoudre. » Enfin, le robot va demander beaucoup plus de bande passante réseau car l’affichage HD actuel est notoirement insuffisant. Il faudra sans doute attendre l’arrivée de la 5G pour qu’une telle application robotique puisse décoller. ■AC


2p cassie.qxp_Mise en page 1 05/08/2017 18:24 Page1

© Oregon University.

Robots de service

Beaucoup de chemin parcouru depuis ATRIAS.

Un futur robot livreur de colis dénommé Cassie

U

Quand certains misent tout sur la livraison par drone volant, ou encore roulant, d’autres, notamment la start-up Agility Robotics, voient le problème sous un autre angle : utiliser un robot bipède ! Ce nouveau robot, Cassie, a bénéficié de l’expérience acquise au cours de la mise au point du prototype ATRIAS par l’université d’État de l’Oregon. Le résultat donne un robot faisant penser à des pattes d’autruche (ou de vélociraptor, c’est selon…) d’une extrême stabilité et tout-terrain !

n des défis les plus complexes des robots bipèdes, c’est de rester stables en toutes circonstances. Il y a encore quelques années, tout le monde tentait de réaliser cette prouesse avec une multitude de servomoteurs asservis à l’aide d’algorithmes compliqués à mettre en œuvre, avec des résultats bons sur terrain plat et dégagé, mais laborieux et même impossibles dès que le terrain devenait plus aléatoire… Certains ont donc étudié de plus près comment les actions/réactions se répercutaient au niveau musculaire pour de la marche bipédique, que ceuxci soient des animaux ou des humains. Des résultats impressionnants ne se sont pas fait attendre, on ne cite plus les différents prototypes de chez Boston Dynamics, Atlas en tête, qui utilisent ces

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nouveaux systèmes permettant un équilibre à toute épreuve ! C’est également cette voie qu’a suivie l’université d’État de l’Oregon pour son prototype bipède ATRIAS, vu il y a maintenant deux ans, avec au final un robot encombrant mais gardant sa stabilité, même en cas de choc. CASSIE : RÉSULTAT DE L’OPTIMISATION RÉUSSIE D’ATRIAS Ils ont commencé par réétudier les jambes, afin de les optimiser pour les simplifier au mieux, sans sacrifier l’excellente stabilité du système. Au final, les articulations les plus hautes ont maintenant trois degrés de liberté, exactement comme les hanches humaines. Cassie peut ainsi avancer et reculer sans problème, mais il peut aussi se déplacer latéralement tout en effectuant des rotations en même temps si nécessaire!

C’est déjà beaucoup plus que ce que faisait ATRIAS, car il n’avait qu’un seul degré de liberté. Autre amélioration, ils ont motorisé les chevilles, ce qui permet à Cassie de rester debout à la même place sans bouger en permanence ses pieds. Ceci économise donc de l’énergie car tous les moteurs ne sont pas obligés de fonctionner en permanence pour maintenir la stabilité de l’ensemble, ce qui fait gagner de l’autonomie supplémentaire pour les batteries. Dernier point qu’ils ont tenu à améliorer, c’est le niveau sonore du robot, ils ont travaillé leur système pour que celui-là soit le plus bas possible. Il en résulte un robot à la stabilité parfaite et qui surtout peut évoluer sur tout type de terrain, qu’il marche ou qu’il court, les gravillons ou l’herbe ne lui font pas peur, les montées, descentes et autres escaliers non plus !


Innovations du futur

8p lanceur.qxp_Mise en page 1 05/08/2017 17:45 Page1

Les lanceurs du futur nos cargos et paquebots de l’espace Imaginée dès 1898 par le russe Constantin Tsiolkovski, la fusée a fait son premier décollage en 1926 grâce à l’américain Robert Goddard. Mais ce sont des versions non létales du missile allemand V2 de Wernher von Braun qui serviront de base à l’ensemble des lanceurs spatiaux du monde entier après la Seconde Guerre mondiale. Même Saturn V, la plus puissante fusée de l’histoire, qui a emmené les premiers humains sur la Lune, est non seulement dérivée de la V2 mais également construite par Wernher von Braun lui-même. SATURN V, LE DERNIER DES GÉANTS Le dernier vol de Saturn V remonte à 1973 pour envoyer la première station spatiale américaine en orbite, Skylab 1. Saturn V culminait à 110,6 m pour un diamètre de 10,1 m. Elle était capable de transporter jusqu’à 140 tonnes en orbite basse ou 48,6 tonnes en direction de la Lune. Depuis son abandon, faute de budget, plus aucune agence spatiale n’a fait décoller une seule fusée de même ampleur. Pourtant, Saturn V n’avait pas terminé toutes les missions qui lui avait été assignées. Dans le pro-

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gramme initial, la fusée devait encore envoyer au moins trois autres missions habitées sur la Lune (Apollo 18, 19 et 20) mais comme les États-Unis avaient gagné la course à la Lune et que la Russie, perdante, avait abandonné ses projets, le Congrès américain n’avait plus aucune raison de continuer. À côté de cela, lors de la conception initiale du projet de navette spatiale américaine (Shuttle), il était prévu que celle-ci soit adossée à une fusée Saturn V modifiée. Enfin, la puissance de Saturn V dépassait les capacités nécessaires d’envoi de capsules habitées sur la Lune, elle était déjà taillée pour

aller plus loin. L’ambition des concepteurs du lanceur était d’avoir la fusée ultime pour atteindre Mars et au-delà. Mais les crédits alloués à la NASA ont baissé drastiquement à partir de la moitié des années 60, et encore plus après la fin du programme Apollo. Cette baisse mit fin prématurément à la carrière de Saturn V, qui reste encore aujourd’hui, la fusée la plus puissante envoyée dans l’espace. Entre les années 50 et jusqu’au début des années 80, la NASA avait étudié plus de 30 projets de futur lanceur afin de remplacer Saturn V. Ces projets ont


2p taxi-volant.qxp_Mise en page 1 05/08/2017 09:58 Page1

Innovations du futur

Concept de ville du futur.

Un taxi volant autonome dès fin 2017 ?

P

Le projet Vahana, de l’avionneur européen Airbus, est réellement en gestation depuis début 2016 environ dans sa filiale californienne A3. Il cherche à concevoir un taxi volant monoplace, électrique, multirotor et autonome, rien que ça ! Mais ce n’est pas pour dans vingt ans, ni même dix ou cinq ans, car un prototype opérationnel doit être présenté au public fin 2017…

ourquoi construire un taxi volant? En dehors de vouloir ressembler aux villes géantes du film Le Cinquième Élément, il y a plusieurs raisons valables à cette idée. Tout d’abord, la plupart des études démographiques montrent que nous sommes de plus en plus nombreux à vivre en ville, d’ici à 2030 le pourcentage de la population mondiale urbanisée devrait atteindre 60 %! Ensuite, les mégapoles que nous connaissons déjà (New York, Mexico, Pékin, Paris, Delhi, etc.) n’en finissent plus de s’étendre avec deux conséquences majeures: les trajets augmentent en distance, et les embouteillages s’intensifient. Le temps perdu à cause de ces derniers coûte des dizaines de milliards d’euros à chaque grand pays! Quelques exemples? Une étude a chiffré qu’en 2014 les bouchons de Sao Paulo ont coûté au moins 28 milliards d’euros à l’économie brésilienne, une autre

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étude a calculé que les Londoniens perdent l’équivalent de 35 jours de travail par an à cause du trafic saturé… Ce n’est donc pas si fou d’envisager des taxis volants!

UNE SORTE DE DRONE XXXL Rappelons tout d’abord que ce projet Vahana est porté par Airbus, qui possède à son catalogue des avions de toutes tailles, sans oublier non plus les hélicoptères. Ils ont donc de bonnes bases pour ce projet. Le responsable de la filiale californienne Rodin Lyasoff explique d’ailleurs : « La plupart des technologies telles que les batteries, les moteurs, l’avionique sont déjà là », mais reconnaît que « l’un des plus grands défis qu’ils doivent résoudre le plus tôt possible est la mise au point du système de détection et d’évitement de leur futur engin. » Issu de ce projet Vahana, la firme a annoncé l’initiative Ci-

tyAirbus pour gérer leurs futurs taxis volants. Peu de détails techniques ont été dévoilés pour le moment, mais l’appareil monoplace devrait avoir huit rotors, quatre à l’avant et quatre à l’arrière. Ils seront articulés afin de permettre des décollages et atterrissages verticaux sans avoir besoin d’une piste, tout en pouvant manœuvrer une fois en vol. Les moteurs seront électriques et alimentés par des batteries Lithium-ion, et bien sûr ce taxi sera autonome et autopiloté, Rodin Lyasoff l’a clairement écrit : « Conçu pour transporter un seul passager ou du fret, nous visons à construire le premier avion de ligne certifié sans pilote ». UN SCÉNARIO DE TRAJET DIGNE D’UN FILM DE SCIENCE-FICTION Vassilis Agouridas et Benjamin Struss de Airbus Helicopters travaillent déjà sur le concept complet de


Innovations du futur

5p 2040-vêtement.qxp_Mise en page 1 05/08/2017 10:22 Page1

Vie quotidienne en 2040 Dans votre futur dressing : des vêtements communicants

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Il y a presque 30 ans, Robert Zemeckis imaginait qu'en 2015 nous porterions des chaussures qui se lacent toutes seules, des vêtements qui s'adaptent automatiquement à notre morphologie… Sa vision de la mode ne s'est finalement pas concrétisée. Juste un peu en avance peut-être? Même si les vêtements intelligents ne font pas encore partie intégrante de notre dressing, de nombreux industriels et designers se penchent sérieusement sur le sujet depuis plusieurs années déjà.

reuve que le textile n'est pas ignoré de l'innovation, le secteur de la mode a depuis peu sa place au célèbre salon mondial du hightech, le Consumer Electronics Show, qui se tient chaque année à Las Vegas. Les textiles techniques et intelligents ont en outre fait l'objet d'un appel à projets, au premier semestre 2015, dans le cadre des « Projets industriels d'avenir » du gouvernement français. Des vêtements qui protègent, des vêtements qui soignent, des vêtements qui s'adaptent, voilà ce qui devrait se trouver dans toutes les armoires dans 25 ans.

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PLANÈTE ROBOTS N°47

DES VÊTEMENTS « INTELLIGENTS »? Cette nouvelle génération de vêtements combine fibres naturelles, fibres synthétiques, céramique, quartz, parfois des composants organiques… Ils intègrent des micro-capteurs reliés à un logiciel pilotable sur un smartphone, capables de retourner une analyse instantanée de votre condition physique. Ces textiles peuvent également changer de forme ou d'apparence en réponse à un stimulus (un changement de température, de champ magnétique, de courant électrique…). Oui, le vêtement de demain sera encore plus proche de vous.Telle une seconde peau, il sera le reflet de vos émotions.

DES TEXTILES QUI VEILLENT SUR VOUS… Le secteur de la santé est déjà très impliqué dans la R&D des vêtements dits « connectés ». Ces vêtements intelligents comportent divers capteurs mêlés aux fibres textiles, chargés de collecter et de relayer des informations d'ordre médical (fréquence cardiaque, taux d'oxygène ou de glucose dans le sang, température corporelle, taux de sudation, activité cérébrale…). Une information inhabituelle ou anormale, déclenche ainsi une alerte à destination du corps médical ou d'un proche. Ce type d'application est très intéressant pour les per-


1p abonnement 1an-47.qxp_Mise en page 1 07/08/2017 13:59 Page1

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2p cinéma47.qxp_Mise en page 1 05/08/2017 12:16 Page1

NEWS cinéma

[ BLADE RUNNER 2049 EN QUÊTE D’HUMANITÉ ]

Il aura fallu attendre 35 ans avant de voir une suite de Blade Runner arriver sur nos écrans.

Crédits photos : Alcon Entertainment - Sony Pictures Releasing International

RETOUR VERS LE FUTUR L’action de Blade Runner 2049 se déroule, comme son titre l’indique en l’an 2049, soit 30 ans après les événements du film d’origine. L’officier K de la police de Los Angeles est un jeune Blade Runner, qui va déterrer un secret longtemps dissimulé, ayant la capacité de plonger ce qui reste de la société dans un chaos encore plus profond. Sa découverte va l’entraîner dans une quête pour retrouver Rick Deckard, un ancien Blade Runner qui a mystérieusement disparu depuis 30 ans.

VARIATIONS SUR UN MÊME THÈME Si Denis Villeneuve a pris le relais de Ridley Scott en tant que réalisateur de cette suite, ce dernier n’en reste pas moins le producteur exécutif du nouveau film ainsi que le développeur de l'histoire. Hampton Fancher, l’un des coscénaristes de l’original, est lui aussi de retour au même poste. Quant à Harrison Ford et Edward James Olmos, ils reprennent leurs rôles respectifs de Rick Deckard et de Gaff. Accepter de reprendre le flambeau s’avérait être pour Denis Villeneuve un sacré challenge car il lui fallait respecter l’esprit du film original tout en y apportant sa touche personnelle. Pour cela, il a été nécessaire de lui trouver une nouvelle esthétique même si on retrouve ici bon nombre d’éléments qui, à l’époque de la sortie du film original, nous apparaissaient encore futuristes mais ne le sont plus vraiment aujourd’hui (spinners, hologrammes, réalité augmentée…). Si de nos jours les réplicants ne sont pas encore d’actualité, la robotique et l’I.A. ont fait d’énormes progrès et la plupart des pays travaillent dès maintenant à l’élaboration de législations destinées à régir la responsabilité des robots suite à un hypothétique dysfonctionnement de leur part ou à des malversations extérieures. Où en serons-nous en 2049 ?

Affiche du film Blade Runner 2049.

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PLANÈTE ROBOTS N°47

ÊTRE OU NE PAS ÊTRE UN RÉPLICANT Lors de sa sortie en salles en 1982, Blade


pub47.qxp_Mise en page 1 05/08/2017 23:26 Page1

Planete robots n°47 - Extrait de 15 pages  

Extrait de 15 pages du magazine Planète Robots en kiosque le 25 août 2017