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Édition 2012

Magazine CASQUES AUDIOPHILES

Magazine

39 modèles à l’essai

AKG, Atomic-Floyd, Audio-technica, Beats by Dr. Dre, Beyerdynamic, Bose, Denon, Bowers & Wilkins, Focal, Jays, Klipsch, Marshall, Mix-Style, Philips O’Neill, Pioneer, Phonak Audéo, RHA, Shure, Sony, Yamaha

Magazine

Magazine www.on-mag.fr


La maîtrise du son, de la création de l’instrument à la restitution jusqu’aux creux de vos oreilles.


Yamaha EPH-100

Avec plus de 120 ans d’expérience dans la manufacture d’instruments de musique, Yamaha combine l’expertise et la passion en matière de création de sons magnifiques. Cette même obsession de transmettre la pureté du son se manifeste dans le développement de nos écouteurs et casques HiFi. C’est ce qui vous permet de ressentir l’émotion dans chaque note, de la première à la dernière.

http://fr.yamaha.com

Yamaha EPH-20

Yamaha EPH-30

Yamaha EPH-50


SOMMAIRE

AKG

ATOMIC FLOYD

AUDIO-TECHNICA

BEATS BY DR. DRE

BEYERDYNAMIC

BOSE

BOWERS & WILKINS

DENON

JAYS

FOCAL

KLIPSCH

8-9

10

Guide casques audiophiles ON Magazine 2012 12-13-14

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Concert pour soi-même Que représente le casque Hi-Fi P5? 1) Les transports aux heures de pointe? une salle d’attente encombrée? La queue au supermarché?

Ou

2) La salle de contrôle des Studios Abbey Road, un siège à l’opéra, le premier rang dans une grande salle ce concert?

L’isolation phonique du P5...Ce n’est pas un jeu d’écouteurs, il s’agit du savoir faire Bowers & Wilkins : le son originel transportable. Le P5 c’est le 2) qui fait oublier le 1).


MARSHALL

MIX-STYLE

PHILIPS FIDELIO

PHILIPS O’NEIL

PIONEER

PHONAK AUDÉO

SHURE

RHA

SENNHEISER

SONY

YAMAHA

Rédaction

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Guide édité par ON Magazine / Pierre Stemmelin pierre.stemmelin@me.com

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Régie CATSET / Manuel Courbo mcourbo@gmail.com


Casques série lambda : Amplificateurs série lambda :

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La nouvelle série Stax Lambda est le fruit de nombreuses années de recherche. Elle représente l’aboutissement de 50 années de savoir et de maitrise dans la fabrication de système de reproduction sonore électrostatique. D’une fabrication extrêmement soignée et luxueuse, entièrement réalisée à la main au Japon depuis 1960 selon les règles de l’artisanat d’art avec les matériaux les plus nobles : cuir, métaux et alliages précieux. La nouvelle série Stax Lambda s’adresse aux mélomanes et aux esthètes les plus exigeant en quête de perfection.

Importateur et distributeur exclusif

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8 ON Magazine - Guide casques 2012

AKG Depuis la rentrée 2011, le constructeur autrichien AKG a décidé de réinvestir le segment des modèles ultra haut de gamme. En septembre, à l’occasion de l’IFA de Berlin, il a tout d’abord dévoilé le K 3003, la première paire d’écouteurs intra-auriculaires au monde de type hybride 3 voies, commercialisée à 1 000 €. Maintenant, il lance le K 550, un casque très luxueux soi-disant conçu pour un usage mixte. http://fr.akg.com

130 € AKG K 540 - Hi-Fi moderne Bien que sa référence soit très proche, le K 540 n’a pas grand-chose à voir avec la K 550. Il est d’un gabarit certes similaire, mais il s’agit d’un casque d’une réalisation beaucoup plus basique. Encore plus que le K 550, il se destine à un usage sédentaire dans un lieu calme puisque ses grosses oreillettes semi-ouvertes n’isolent pas beaucoup des bruits ambiants. Si la finition a une allure un peu cheap, la construction, bien que faisant principalement appel à du plastique, semble globalement de qualité et d’une bonne robustesse sauf, peut-être, au niveau des raccords des câbles entre les oreillettes et l’arceau qui semblent un peu légers. L’appui-tête est fait d’un simple filet en textile. Cependant l’AKG K 540 offre un bon niveau de confort. Ses coussinets habillés de feutrine sont bien rembourrés et la double articulation des oreillettes permet de replier le casque à plat ainsi que d’épouser harmonieusement la tête

de l’utilisateur. À l’intérieur, les transducteurs sont des modèles dynamiques de 40 mm équipés de petits moteurs à aimant néodyme. Ainsi armé, le K 540 délivre une restitution sonore particulièrement dynamique et puissante, un gros son, avec un grave franc et massif. L’équilibre tonal prend une courbure physiologique favorisant des basses amples et des aigus brillants, incisifs. Le registre médium est un peu sec, les instruments acoustiques et certaines voix en pâtissent, mais cela passe très bien sur de la musique électronique ou R’nB. Le K 540 nous a fait très grosse impression sur la chanson You Da One de Rihanna (dernier album : Talk That Talk) avec des basses d’une puissance physique presque jamais rencontrée sur un autre casque.

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Spécifications

• Type : semi-ouvert, circum- auriculaire • Réponse : 18 Hz à 24 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 110 dB SPL/V • Impédance : 32 Ω • Puissance max. : 35 mW • Cordon : 3 m • Poids : 230 g • Accessoire : jack 6,35 mm

Ègalement testés : AKG Q 460 : 130 €

AKG Q 701 : 500 €

AKG K 520 : 100 €


9

AKG K 550 - Audiophile de luxe Le tout nouveau casque AKG K 550 est sensé venir combler un trou dans la gamme AKG, et concurrencer des modèles audiophiles portables comme les Bowers & Wilkins P5 (250 €), AudioTechnica ATH-ES10 (450 €), Focal Spirit One (bientôt prévu pour environ 200 €), ou le Beyerdynamic T 50p. Si l’on s’en tient à ce point de vue, le pari est plutôt raté. Car, à notre avis, l’AKG K 550 n’a rien d’un produit nomade. Il est d’une part relativement volumineux (ses oreillettes closes, circum auriculaires, mesurent presque 11 cm de diamètre !) et d’un poids non négligeable (plus de 300 g). D’autre part, il n’est pas spécialement facile à alimenter. Pour bien fonctionner, il a besoin d’une source de qualité et assez puissante. Un iPod ou iPhone nous semblent un peu trop limités. Pour autant l’AKG K 550 ne démérite pas totalement et peut être un excellent modèle pour un usage Hi-Fi sédentaire. Sa réalisation est particulièrement sérieuse et luxueuse tandis que le design est superbe. Les oreillettes ainsi que l’arceau font appel à des matériaux de haute qualité : du métal et des plastiques alternant finition métallisée et velours. Le niveau de confort est excellent. Les coussinets, revêtus d’une peau toute douce, semblant faite de vrai cuir, sont très larges et épais. L’arceau offre une grande surface d’appui et le système d’articulation 2D permet au casque K 550 de s’adapter parfaitement à la morphologie du crâne de son utilisateur. Sur le plan technique, le K 550 est également d’une conception très soignée. Ses transducteurs mesurent 50 mm de diamètre et le câble de raccordement de 3 m de long utilise des conducteurs en cuivre très pur (sans oxygène à 99,99 %) avec connecteur plaqué or durci. Lors de nos essais nous avons constaté (comme souligné précédemment) que

l’AKG K 550 est un peu difficile à alimenter. Avec certaines sources, la restitution sonore peut sembler raide, voire froide. Après différents essais d’association, nous avons obtenu de bons résultats avec le convertisseur et ampli casque DacMagic Plus de Cambridge Audio et un modèle à tube Trends. Le K 550 bénéficie d’une large bande passante, mais son grave reste toujours relativement discret. Il offre énormément de détails et de nuances sans pour autant manifester de surbrillance dans le haut du spectre. Cela est particulièrement appréciable sur de la musique classique ou du jazz jouée sur instruments acoustiques. Le registre médium est très beau, d’une définition rare et la scène sonore est particulièrement ample avec une excellente localisation des éléments pour un casque clos. Le K 550 est assurément un produit de grande classe, capable de performances d’un très haut niveau. Il pourra aussi bien intéresser les audiophiles exigeants que certains professionnels du son.

300 € Spécifications • • • • • • • • •

Type : clos, circum auriculaire Réponse : 12 Hz à 28 kHz HP : 50 mm (dynamiques) Sensibilité : 114 dB SPL/V Impédance : 32 Ω Puissance max. : 200 mW Cordon : 3 m Poids : 305 g Accessoire : jack 6,35 mm

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt


10 ON Magazine - Guide casques 2012

Spécifications

• Type : intra-auriculaire, semiouvert • Réponse : 5 Hz à 25 kHz • HP : 13,5 mm (dynamiques) • Sensibilité : 100 dB SPL/mW • Impédance : 16 Ω • Puissance max. : n.c. • Cordon : 1,2 m • Poids : n.c. • Accessoire : adaptateur jack 6,35 mm, adaptateur «avion», pochette de rangement

130 €

ATOMIC FLOYD

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Atomic Floyd est une jeune marque anglaise se consacrant aux écouteurs intra-auriculaires haut de gamme. Son «book» de photos ressemble plus à un catalogue de mode qu’à celui d’un vrai spécialiste de l’audio. Pourtant, en y regardant de plus près, ses produits semblent beaucoup plus sérieux qu’on ne pourrait le penser. www.atomicfloyd.com

Atomic Floyd HiDef Jax - Intra-auriculaires métal fashion Jeune marque britannique, Atomic Floyd propose une collection de produits se limitant pour l’instant à 5 références. Il s’agit d’écouteurs intra-auriculaires haut de gamme dont plusieurs équipés de commandes et microphones filaires compatibles avec les iPhone ou Blackberry. Le modèle HiDef Jax est le plus abordable de la marque et pourtant il est déjà vendu à 130 € (une sacrée somme pour une entrée de gamme). De prime abord, on peut penser que la démarche d’Atomic Floyd est plus «fashion» que basée sur la recherche de l’excellence sonore. C’est en effet l’impression que donne l’esthétique de son site internet, ou encore son catalogue et ses fonds d’écran présentant de sémillants mannequins. On n’est plus dans l’univers de la mode que du son. Pourtant, les écouteurs HiDef Jax, que nous avons reçus pour test, nous ont très favorablement surpris. Pour commencer, leur esthétique est superbe avec une qualité de finition et d’assemblage impeccable, des coques finement polies des oreillettes jusqu’à la prise de raccordement tout en métal, en passant par les câbles habillés d’élégantes gaines textiles. Ensuite, le packaging est lui aussi très beau et contient une petite pochette en cuir de rangement, un adaptateur jack 6,35 mm, un adaptateur pour prise «avion» ainsi que deux paires d’embouts de rechange de tailles différentes. Mais surtout, en creusant un peu, nous nous sommes rendus

compte que la conception de ces écouteurs Atomic Floyd repose sur de sérieux fondements techniques. Les écouteurs sont notamment munis de transducteurs de grand diamètre (13,5 mm) et leurs coques sont réalisées dans un acier moulé par injection puis durci pendant 10 heures par une cuisson à 1 300 °C ! Du point vu fonctionnel, les écouteurs HiDef Jax sont également bien étudiés. Ils sont peut-être un peu trop gros pour convenir à toutes les oreilles, mais leurs bagues en caoutchouc antidérapant permettent un bon maintien, tandis qu’un anneau coulissant, sur le cordon d’alimentation, donne la possibilité de le serrer sous le cou pour qu’il ne ballotte pas. Le niveau d’isolation phonique et de confort est de plus fort correct. Enfin à l’écoute, les écouteurs HiDef Jax sont totalement convaincants. Ils délivrent une large bande-passante, avec un très bon équilibre tonal, et une bonne sensation d’espace, d’aération. Le grave est profond, bien présent et percutant sans être artificiellement chaleureux ou trop lourd. L’aigu est précis et incisif, mais pas agressif, tandis que le médium est très bien défini. Beethoven, les Pixies, Taylor Swift en live, Green Day, Amy Winehouse, Nicki Minaj ou Bach nous ont tous faits excellente impression avec ces écouteurs. Une très bonne surprise. Atomic Floyd gagne à être connu.


12 ON Magazine - Guide casques 2012

AUDIO-TECHNICA Fêtant en 2012 son cinquantenaire, la marque japonaise Audio-technica est fort appréciée des audiophiles pour quelques-unes de ses excellentes cellules phonolectrices. Elle est également bien connue des professionnels du son pour ses microphones. C’est enfin une des meilleures marques de casques et écouteurs avec près de 50 références à son catalogue couvrant presque tous les besoins. http://eu.audio-technica.com/fr/

Audio-technica ATH-ES10 - Audiophile portable L’ATH-ES10 est le modèle audiophile de référence pour utilisation nomade de la gamme Audio-technica. Il s’agit donc d’un casque léger et compact, muni d’oreillettes closes afin d’offrir un certain degré d’isolation phonique pour pouvoir écouter de la musique dans un lieu bruyant. Si la forme de l’ATH-ES10 n’est en elle-même pas très recherchée, la construction l’est en revanche beaucoup plus. L’arceau est un simple boudin, mais son système de réglage de hauteur est constitué d’éléments en métal qui semblent particulièrement robustes et fiables. Les coques des oreillettes font appel à une structure multicouche avec, à l’extérieur, une première coque en titane présentant une étonnante finition brossée vernie et, à l’intérieur, une armature en ABS amortie par un gros tampon de fibres compressées. Les transducteurs sont des unités de haut niveau, de 53 mm de diamètre capables d’une très large bande passante (5 Hz à 40 kHz) et d’une excellente tenue en puissance (2 000 mW). Ces transducteurs sont fixés sur des baffles renforcés par fibre de verre. L’Audio-technica ATH-ES10 est

également fonctionnel et confortable. Il peut se replier à plat afin de prendre un minimum de place. Ses oreillettes semi-supra auriculaires n’ont pas des coussinets très épais, mais exercent une pression bien dosée sur les tempes et les pavillons auditifs de l’utilisateur. Il ne manque finalement qu’un câble interchangeable avec commande et microphone pour téléphone mobile pour parvenir au sans-faute. A l’écoute, l’ATH-ES10 délivre une restitution sonore très différente de celle de l’ATH-ADD1000 (en test cicontre). L’esthétique est beaucoup plus chaleureuse avec des timbres plus charnus et un équilibre un peu descendant favorisant la douceur. Mais, même si la sensation d’aération n’est pas aussi poussée qu’avec l’ATHAD1000, l’ATH-ES10 procure un bel espace avec beaucoup de nuance et des timbres d’une grande définition. Il est dynamique, sonne juste et surtout fait preuve d’une grande musicalité. En matière de casque audiophile réellement portable et nomade, l’ATHES10 est un des meilleurs compromis que nous connaissons.

470 € Spécifications

• Type : clos, semi-supra auriculaire • Réponse : 5 Hz à 40 kHz • HP : 53 mm (dynamiques) • Sensibilité : 102 dB/mW • Impédance : 42 Ω • Puissance max. : 2 000 mW • Cordon : 1,2 m • Poids : 200 g • Accessoire : adaptateur jack 6,35 mm, housse de transport, chiffon de nettoyage

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt


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Audio-technica ATH-AD1000 Music in the air L’Audio-technica ATH-AD1000 est résolument conçu pour une utilisation Hi-Fi à la maison. Ses oreillettes circum auriculaires sont totalement ouvertes et procurent donc une isolation phonique par rapport aux bruits ambiants quasiment nulle. Cette caractéristique apporte cependant à l’écoute des qualités musicales fort intéressantes. Le design de l’ATH-AD1000 est sobre et sa réalisation est extrêmement soignée. Une partie de l’armature est constituée de magnésium et les grilles qui protègent l’arrière des transducteurs ne sont pas de simples bouts de tôle emboutie mais des plaques d’aluminium perforées très fines. À l’arrière de ces grilles, on peut facilement admirer les très sérieux moteurs ventilés à aimant néodyme. Ces moteurs utilisent des bobines en cuivre désoxygéné de type OFC-7N, c’est-à-dire pur à 99,99999 % (!), et ils sont couplés à des diaphragmes de 53 mm de diamètre. l’ATH-AD1000 est doté du système de maintien 3D Wing, propre à Audiotechnica, consistant en deux ailettes articulées se posant sur les côtés du crâne en lieu et place de l’habituel arceau. La hauteur se règle automatiquement tandis que les confortables coussinets sont habillés d’Ecsaine (un velours suédé de luxe) et adoptent un profil ergonomique. Bien que pesant 270 g, l’ATH-AD1000 se fait presque oublier lorsqu’on le porte.

A l’écoute, inutile de faire de longs essais pour se rendre compte que l’ATH-AD1000 est un casque d’exception. Naturellement, une source de qualité est nécessaire pour l’alimenter, mais il n’est pas pour autant intransigeant et sait mettre en valeur le talent de celle-ci sans en souligner exagérément les défauts. En dehors d’une légère pointe de brillance dans le haut du spectre, la restitution sonore de l’ATH-AD1000 propose un merveilleux équilibre entre un registre grave aérien, un aigu clair et cristallin et un médium de toute splendeur d’une richesse de timbre exquise. Dynamique, aération, transparence et subtilité sont au rendez-vous, quelque soit le style de musique que l’on écoute, du moment que l’enregistrement est correctement réalisé. L’Audio-technica ATH-D1000 donne certes rapidement envie de passer du MP3 à la Haute Définition. Mais avec lui nous avons ressenti le grand frisson acoustique aussi bien sur la chanson folk langoureuse The Preacher d’Emily Jane White, la cantate pour piano BWV 147 et le Magnificat BWV 243 de Bach, que sur l’album de remixes du morceau The One That Got Away de Katy Perry ou encore Our Day Will Come interprété par Amy Winehouse.

460 € Spécifications

• Type : ouvert, circum auriculaire • Réponse : 5 Hz à 40 kHz • HP : 53 mm (dynamiques) • Sensibilité : 100 dB/mW • Impédance : 40 Ω • Puissance max. : 1 000 mW • Cordon : 3 m • Poids : 270 g • Accessoire : adaptateur jack 6,35 mm

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14 ON Magazine - Guide casques 2012

Audio-technica ATH-ANC7b - Antibruit vorace L’ATH-ANC7b est le seul casque circum auriculaire de la gamme antibruit d’Audiotechnica (les autres modèles sont des casques intra-auriculaires). Équipé de transducteurs de 40 mm de diamètre, il utilise un système actif de réduction du bruit propre à la marque japonaise appelé QuietPoint. Celui-ci s’appuie sur des capteurs qui mesurent les sons à la fois à l’intérieur et à l’extérieur des oreillettes. En regardant l’aménagement interne des coques, on constate que l’isolation phonique passive est également très soignée. Les oreillettes comportent plusieurs compartiments internes indépendants, amortis par de nombreux boudins et tampons de mousse. Du coup, elles sont assez imposantes et, bien que l’ATH-NC7b puisse se replier à plat, il occupe encore un volume important. La mallette de transport fourni avec ce casque n’est donc pas des plus discrètes. Pour autant, l’ATH-NC7b reste suffisamment léger et compact pour correspondre à la définition d’un casque nomade. Mais surtout c’est un des modèles antibruit parmi les plus efficaces que nous connaissions. Il filtre extrêmement bien les bruits extérieurs aussi bien en mode passif qu’avec le système antibruit activé et tient facilement la comparaison avec un Bose QC15, une des références dans ce domaine,

commercialisé à 350 €. Lors de nos essais, dans des lieux très bruyants (bus, métro), nous avons noté juste quelques minimes effets de pompage mais aucuns autres bruits ou souffles parasites avec le système antibruit activé. Les performances à l’écoute, que ce soit en mode passif ou actif, sont excellentes, compte tenu du prix de ce casque. On atteint presque la musicalité d’un Denon AH-NC800 (voir page 19). La restitution bénéficie d’une large bandepassante, d’un registre grave ample et généreux ainsi que d’une sensation d’espace satisfaisante et d’une bonne dynamique. On n’obtient pas autant de détail et de précision, ou de richesse des timbres qu’avec un très bon casque Hi-Fi passif, cependant, pour un modèle à système de réduction de bruit actif, les résultats sont proches de l’exceptionnel. Il faut ajouter que, bien qu’il serre un peu fort les oreilles (c’est une condition nécessaire à l’isolation phonique), l’AudioTechnica ATH-NC7b n’en demeure pas moins d’un grand confort et se laisse porter pendant plusieurs heures sans trop de fatigue. Enfin, l’Audiotechnica ATH-NC7b, à défaut d’être d’une esthétique très recherchée (beaucoup de plastiques), est d’une construction robuste et sérieuse.

Ègalement testés : Audio-technica ATH-W5000 : 750 €

Audio-technica ATH-EW9 : 200 € Audio-technica ATH-RE70 : 95 €

Spécifications

• Type : clos, circum auriculaire, antibruit • Réponse : 5 Hz à 40 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 109 dB/mW • Impédance : 300 Ω (mode «actif») • Puissance max. : n.c. • Cordon : 1 + 1,6 m • Poids : 200 g • Accessoires : mallette de transport, adaptateurs «avion» et jack 6,35 mm, rallonge

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230 €


Tous les deux mois en kiosque


16 ON Magazine - Guide casques 2012

BEATS BY DR. DRE Fruit de la collaboration entre Monster Cable et le rappeur/producteur américain Dr. Dre, la marque de casque Beats a été lancée, voici à peine 4 ans, et a connue une ascension fulgurante. Si bien que 51 % de ses parts ont été récemment revendues à prix d’or au géant de la téléphonie taïwanaise, HTC. En raison de sa communication axée principalement sur le côté «People» plutôt que sur les performances sonores, beaucoup d’audiophiles considèrent que les casques et écouteurs Beats ne sont que de purs produits marketing. Qu’en est-il réellement ? Ont-ils leur place parmi les modèles audiophiles ? www.beatsbydre.com

Beats by Dr. Dre iBeats Écouteurs stylés Moins voyante que la gamme de gros casques audio de Beats, la gamme d’écouteurs de la marque du Dr. Dre n’en est pas moins bien fournie. Elle compte une demi-douzaine de références dont les prix s’étendent de 80 à 140 €. La plupart d’entre elles sont réalisées avec la caution de stars planétaires de la chanson Pop et R’nB comme Lady Gaga, Justin Bieber ou P. Diddy, alias Sean John Combs. Cependant, l’iBeats que nous vous présentons ici est l’orphelin de la bande, le seul à ne pas avoir de parrain attitré. Comme pour tous les autres modèles Beats, la réalisation est ici particulièrement luxueuse. Ainsi les coques des écouteurs iBeats sont en métal verni du plus bel effet «Bling Bling» et sont naturellement frappées du gros «B» rouge vermillon, logo de la marque. Le câble de raccordement, rouge lui aussi, porte un microphone et une commande filaire enfermés dans un boîtier en forme de petit cercueil. Il possède une prise à quatre contacts compatible ave les iPod, iPhone et iPad ainsi qu’avec certains autres smartphones. L’iBeats est fourni avec une jolie mini-

100 €

mallette de rangement ainsi que cinq paires d’embouts classiques en silicone de tailles différentes, assurant une isolation phonique moyenne, plus deux paires d’embouts à triple couronne filtrant mieux les bruits extérieurs. Ces derniers permettent aux écouteurs de mieux tenir dans les oreilles et de ne pas glisser, mais ils sont nettement moins agréables à porter que les embouts classiques. A l’écoute, contrairement à beaucoup d’autres produits de la marque, les écouteurs iBeats délivrent un son assez clair et précis, avec une esthétique sonore un peu sèche et un gros grave, un peu lourd et caverneux, qui redonne un équilibre tonal satisfaisant. Ce n’est pas désagréable, mais on a entendu mieux dans cette catégorie de prix.

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Spécifications • • • • • • • • •

Type : intra-auriculaire Réponse : n.c. HP : n.c. Sensibilité : n.c. Impédance : n.c. Puissance max. : n.c. Cordon : 1,2 m Poids : n.c. Accessoire : 7 paires d’embouts, mini-mallette


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Beats Studio by Dr. Dre Le Monstre antibruit originel Le modèle Studio est le premier casque Beats à avoir vu le jour en 2008. Avec son large bandeau, d’un dessin très simple et pur, sa finition brillante et son logo rouge un peu (beaucoup) «Bling Bling», il a imposé un style inédit que de nombreux concurrents se sont ensuite efforcés d’imiter ou carrément de copier. Le Studio Beats a également été à l’origine de la mode pour les casques portant la signature d’artistes connus. Là encore, une idée qui a été reprise en chœur par bon nombre de concurrents. Le Beats Studio a donc le mérite d’être à l’origine d’un courant qui a complètement chamboulé le marché des casques audio. Mais sa réussite tient aussi dans une conception particulièrement intelligente et sérieuse (bravo à Monster Cable), ainsi que dans des performances qui n’ont pas à rougir en comparaison avec celles de modèles provenant de marques respectées du monde audiophile. Cela explique d’ailleurs peut-être la longévité de ce modèle Studio. La qualité de fabrication est de très bon niveau et la finition superbe. Le Beats Studio est équipé d’un système antibruit actif afin de filtrer les sons extérieurs et a donc besoin de deux piles (type AAA, LR03) pour fonctionner. Il est disponible en deux finitions de base, noir ou blanc, mais il existe de nombreuses versions colorées : grise, bleue, violette, orange, rose ou verte. Son arceau est repliable afin de faciliter le rangement dans la belle mallette de transport fournie. Il est particulièrement solide, possède de magnifiques charnières en métal brossé et un large molleton appui-tête. Avec ses grosses oreillettes circumauriculaires, équipées de coussinets moelleux, le Beats Studio offre un bon confort et tient assez bien en place. Même s’il n’est pas très léger, il est bien adapté pour la balade... Les groupies qui le portent toute la journée dans la rue, les transports, à l’école ou au bureau ne nous

300 €

contrediront pas. Sur le terrain, l’action du système actif antibruit du Beats Studio est relativement modérée, mais comme l’isolation phonique «passive» offerte par ses oreillettes circum-auriculaires est plutôt bonne, on parvient à un bon compromis convenant tout autant à des écoutes dans des environnements calmes ou bruyants. On note juste que le système antibruit produit un léger souffle. La restitution sonore n’est pas exceptionnelle, mais néanmoins agréable et sympa. Le Studio Beats présente des performances tout à fait correctes. La réponse en fréquence est large et bien équilibrée. Le grave est souple et chaleureux. Il a un peu d’emphase, mais pas de lourdeur excessive. Le médium bénéficie d’une belle définition et l’aigu a de la douceur. Le Beats Studio ne favorise pas l’hyper précision ou la transparence, ni une dynamique exacerbée. Il préfère offrir un son moelleux, ample, suave et très charmeur qui à l’avantage de convenir à tous les styles de musique.

Spécifications

• Type : clos, circum-auriculaire, antibruit • Réponse : n.c. • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : n.c. • Impédance : n.c. • Puissance max. : n.c. • Cordon : 1,3 + 1,3 m • Poids : 370 g • Accessoire : mallette de transport, adaptateurs «avion» et jack 6,35 mm, câble iSoniTalk avec microphone pour iPhone et Blackberry

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18 ON Magazine - Guide casques 2012

BEYERDYNAMIC Beyerdynamic, marque presque séculaire, incarne parfaitement la rigueur et le sérieux allemands. Elle est très présente dans certains secteurs professionnels ayant des exigences pointues et bien particulières : aviation, traduction en simultané, broadcast, intercommunications, audiométrie… Sa gamme de casque destinée au marché grand public profite de cette expertise et notamment la série Tesla dont le T5p est le nouveau représentant.

890 €

http://europe.beyerdynamic.com/

Beyerdynamic T 5 p - Tesla transportable ? Le T5p est le dernier-né de la série Tesla de Beyerdynamic. Cela signifie qu’il est équipé de transducteurs particulièrement haut de gamme, exclusifs à Beyerdynamic et similaires à ceux du T1, le modèle phare de la marque. Ces transducteurs sont dotés de membranes de type sandwich triple couche et de circuits magnétiques à aimant néodyme de très haute précision développant une puissance jusqu’à deux fois supérieure à celle des moteurs que l’on rencontre sur les autres casques. L’appellation «Tesla» fait d’ailleurs référence à Nikola Tesla (1856-1943), un des plus grands inventeurs dans le domaine de l’électricité, dont le nom est aujourd’hui utilisé comme unité de mesure pour indiquer la force d’un champ magnétique. Avec ses oreillettes closes, le T5p prétend être un casque audiophile nomade. C’est du moins de cette façon que le présente Beyerdynamic. Mais d’après nous, même s’il peut fonctionner à partir d’un iPod, avec 350 g à la pesée et des oreillettes de 10 cm de diamètre, le T5p n’est pas fait pour

la balade. Tout au plus, peut-il être adapté pour des écoutes en position statique dans un lieu bruyant, car ses oreillettes closes, décompressées par un petit évent latéral, offre un niveau d’isolation phonique correct. Heureusement, cela n’enlève rien aux autres qualités de ce casque. La réalisation «Handmade in Germany» (fabriqué à la main en Allemagne) est extrêmement soignée : branches de l’arceau en aluminium finement ciselé, doubles coques des oreillettes en matériaux de synthèse amortissant avec habillage métallique, peau des coussinets de haute qualité, implantation des transducteurs de façon légèrement inclinée... Grâce à tous ces soins, et ses transducteurs d’exception, le T5p concilie à l’écoute une image stéréophonique très vaste, une très grande précision et transparence, beaucoup de rapidité, sans pour autant dénoter la moindre once d’agressivité. Sa restitution n’est pas artificiellement claire et fait au contraire preuve d’une rigueur et d’un équilibre implacable. Ceux qui aiment exclusivement la

musique électronique, resteront peutêtre sur leur faim avec le T5p car celuici restitue scrupuleusement le contenu d’un enregistrement sans aucunement l’enjoliver. En contrepartie, sur des voix et instruments acoustiques, il donne la possibilité d’entendre une foule de détails et d’ambiances insoupçonnés.

Spécifications • • • • • • • • •

Type : clos, circum-auriculaire Réponse : 5 Hz à 50 kHz HP : 45 mm (dynamiques) Sensibilité : 102 dB Impédance : 32 Ω Puissance max. : 300 mW Cordon : 1,2 + 3 m Poids : 350 g Accessoires : mallette de rangement, rallonge, adaptateurs «avion» et jack 6,35 mm

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Beyerdynamic DTX300p - Casque de poche Tout comme un Koss PortaPro ou encore un v-Jays, qui figurent parmi les meilleures références en matière de casques ultra nomades et légers, le Beyerdynamic DTX300p est d’une construction qui semble aller à l’essentiel et ne s’alourdir d’aucune fioriture inutile. L’arceau de ce casque est composé d’une basique lame métallique avec des oreillettes montées sur des glissières en plastique assez rudimentaires. Malgré cette apparente simplicité, le DTX300p se révèle, lorsqu’on l’étudie avec un peu plus de minutie, d’une conception fort intelligente. D’une part ses oreillettes sont montées sur des articulations permettant à l’utilisateur de bien les positionner sur les pavillons auditifs. D’autre part, les charnières de ces oreillettes permettent de les retourner à 180° tandis que l’arceau du DTX300p peut se replier sur lui-même. De cette façon, lorsqu’on ne l’utilise pas, le DTX300p ne tient pas plus de place qu’une paire de lunettes et se range facilement dans une poche de veste ou de chemise. Disponible en version blanche et grise, ou noir et rouge, le DTX300p est muni de petits transducteurs de 30 mm de diamètre apparaissant de bonne facture et il est livré avec sa pochette souple de transport. Les coussinets des oreillettes ou de l’arceau du DTX300p sont très peu rembourrés. Mais sur le terrain, ce casque

50 €

se fait apprécier pour son extrême légèreté, si bien qu’on oublie facilement qu’on le porte sur la tête. Le DTX300p serre en outre assez fermement les oreilles, ce qui procure un semblant d’isolation phonique et un bon maintien. À l’écoute, le DTX300p est très différent de ce que l’on a l’habitude d’entendre avec des casques ultra-portables comme le PortaPro de Koss ou le v-Jays. Ici, aucune chaleur artificielle ni rondeur exagérée. L’esthétique sonore fait plutôt dans la minceur. Le registre grave est très discret, voir presque effacé. En contrepartie, les autres registres et notamment le médium sont très beaux. Ils sont pleins de subtilité, de douceur et de transparence tandis que la restitution, dans son ensemble, est d’une propreté et d’une précision inhabituelle dans cette classe de prix. Le DTX300p offre certes un «petit» son, mais celui-ci est de grande qualité.

Spécifications • • • • • • • • •

Type : clos supra-auriculaire Réponse : 25 Hz à 18 kHz HP : 30 mm (dynamiques) Sensibilité : 104 dB Impédance : 32 Ω Puissance max. : n.c. Cordon : 1,2 m Poids : 65 g Accessoire : pochette de rangement

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Ègalement testés :

Beyerdynamic DTX100 : 100 € Beyerdynamic DT440 : 140 €

Beyerdynamic T 50 p : 250 €


20 ON Magazine - Guide casques 2012

BOSE Bien que sa gamme soit relativement restreinte, Bose est un acteur important dans le domaine des casques où il est à l’origine de nombreuses innovations. Ses modèles, plutôt haut de gamme, couvrent à peu près tous les besoins, des écouteurs intra-auriculaires aux casques antibruit (dont certains pour l’aviation), en passant par les oreillettes Bluetooth. www.bose.fr

Bose AE2 - Audiophile portable Le Bose AE2 est un casque que l’on peut classer dans la catégorie des modèles audiophiles portables. Il existe en deux versions : l’une avec câble standard et l’autre (AE2i) avec cordon intégrant des commandes et un microphone compatibles avec les iPod, iPhone et iPad. La seconde version ne fonctionne pas avec toutes les sources traditionnelles puisque la prise de son cordon est un modèle à 4 contacts et non 3. Mais si, vous vous trompez de modèle, ce n’est pas trop grave, puisque le câble est interchangeable et qu’il sera possible de le remplacer par le bon (7 € pour le cordon standard, 30 € pour celui avec microphone en option). D’une présentation assez banale, mais d’une construction très propre, avec des plastiques gris argenté et noir en finition matte, le Bose AE2 est plus original sur le plan technique qu’esthétique. Ses transducteurs d’environ 40 mm de diamètre bénéficient d’une double charge assez particulière. Les coques des oreillettes circum auriculaires du AE2, sont chacune doublées et scindées en deux compartiments distincts, reliés par des ouvertures à grilles microperforées. Par conséquent,

ce casque Bose isole très bien des bruits ambiants et il est donc parfait pour une utilisation dans les transports. Il offre en outre, grâce entre autres à sa légèreté, un confort appréciable. Son arceau n’est pas large et peu rembourré, mais ce sont principalement les oreillettes, avec leurs coussinets fort moelleux, qui, en exerçant une bonne force de serrage, assurent le maintien. Celui-ci est d’ailleurs excellent puisque l’on peut bouger et même courir avec le AE2 sur les oreilles. La restitution sonore du Bose AE2 est agréable est sympathique. Elle n’est pas spécialement démonstrative, dynamique et percutante, mas très bien équilibrée. Les extrémités du spectre, grave et aigu, sont un peu écourtées, l’esthétique sonore est assez douce et chaleureuse. Le grave est bien présent, sans boursouflure ou lourdeur. Le Bose AE2 est un casque que l’on peut prendre plaisir à écouter pendant des heures, sans fatigues auditives. Il ne favorise pas une écoute spécialement analytique, ne cultive pas l’hyper transparence, mais au contraire privilégie l’harmonie

150 € Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Spécifications • • • • • • • • •

Type : clos, circum auriculaire Réponse : n.c. HP : 40 mm (dynamiques) Sensibilité : n.c. Impédance : n.c. Puissance max. : n.c. Cordon : 1,6 m Poids : 140 g Accessoire : housse de rangement


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Bose IE2 - Intra-auriculaires semi-ouverts Évolution de l’Intra, modèle présent au catalogue Bose depuis plusieurs années, l’IE2 existe aussi en versions spécialement adaptées aux téléphones mobiles, MIE2 et MIE2i, chacune équipée d’un microphone pour prendre les appels et commercialisée à 130 €. Comme sur son prédécesseur, la charge acoustique des oreillettes de l’IE2 est ouverte et accordée par de larges évents. Le niveau d’isolation phonique que procurent ces écouteurs n’est donc pas très élevé et laisse entendre presque tout ce qui se passe à l’extérieur. Une nouveauté par rapport à l’Intra, tient dans les embouts «StayHear» livré avec l’IE2. Ces embouts portent une sorte de crochet en silicone venant prendre appui sur le bord intérieur du creux de l’oreille de l’utilisateur. Grâce à eux, le confort est excellent et le maintien très bon, car les écouteurs, malgré leur taille importante, épousent parfaitement la

350 € Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Spécifications

• Type : clos, circum-auriculaire, antibruit • Réponse : n.c. • HP : environ 40 mm • Sensibilité : n.c. • Impédance : n.c. • Puissance max. : n.c. • Cordon : 1,7 + 1,7 m • Poids : 207,5 g • Accessoires : mallette de transport, adaptateurs avion et jack 6,35 mm, rallonge avec microphone

forme du conduit auditif sans exercer de pression. L’IE2 est équipé de transducteurs de large diamètre et, comme avec tous les casques Bose, on retrouve une restitution sonore douce, chaleureuse, pas très incisive ou percutante, mais très harmonieuse avec de jolis timbres. De plus, la charge ouverte des oreillettes procure une sensation d’aération et d’espace très rare pour une paire d’écouteurs intra-auriculaires.

Spécifications • • • • • • • • •

Type : intra-auriculaires Réponse : n.c. HP : environ 12,5 mm Sensibilité : n.c. Impédance : n.c. Puissance max. : n.c. Cordon : 1,15 m Poids : 18,5 g Accessoires : 3 paires d’embouts «StayHear», 3 paires d’embouts «classiques», mallette de rangement

100 € Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Bose QC15 - antibruit de référence Dans le domaine des systèmes actifs de réduction du bruit, Bose a été un pionnier. Les premières applications de sa technologie «Acoustic Noise Cancelling» remontent à la fin des années 80 sur des casques destinés tout d’abord au domaine militaire, puis, au cours des années 90, pour l’aviation civile. Les versions QuietComfort pour le Grand Public sont venues plus tard, au début des années 2000. Le QC15 en est le modèle dernière génération. Il est livré avec une grosse mallette rigide de transport, un adaptateur pour prise «avion», et un câble avec microphone pour iPhone, iPod ou iPad. Ses oreillettes supra-auriculaires sont équipées de transducteurs de 40 mm. Sa finition en plastique métallisé n’est pas des plus luxueuses, mais la construction est saine et particulièrement bien étudiée. Les coussinets des oreillettes, grâce à leur mousse spéciale, procurent déjà une très bonne isolation phonique

passive. Mais surtout le système actif antibruit du QC15, qui utilise des capteurs intérieur et extérieur, est parmi les plus efficace. Les écoutes ne peuvent se faire que quand il est activé (pas de mode «passif»). La restitution sonore est comme toujours chez Bose chaleureuse et harmonieuse avec un grave généreux, un médium et des aigus très doux tout en restant détaillés. Le Bose QC15 est un peu cher, mais c’est un modèle très intéressant pour écouter de la musique dans des lieux très bruyants comme la cabine d’un avion ou une rame de métro.


22 ON Magazine - Guide casques 2012

BOWERS & WILKINS Après les stations d’écoutes pour iPod, les haut-parleurs pour ordinateur et surtout le casque P5, le spécialiste anglais de l’enceinte Hi-Fi poursuit la diversification de ses activités avec toujours le même mot d’ordre : une vision haut de gamme et des idées nouvelles sur l’audio. www.bowers-wilkins.fr

180 €

Bowers & Wilkins C5 Full metal jacketed bullet Le C5, première paire d’écouteurs intra-auriculaires de Bowers & Wilkins, est relativement chère (presque 200 €), mais ne tombe pas dans l’inabordable. Ses oreillettes au design «balles de Colt», sont d’une finition discrète et luxueuse. Leur corps est en aluminium de haute qualité, et non en plastique moulé comme sur la plupart des produits concurrents. Les transducteurs d’environ 8,5 mm de diamètre fonctionnent en charge semiclose. Bowers & Wilkins a mis au point un très original filtre microperforé (Micro Porous Filter) qui permet de décompresser la charge arrière des transducteurs. Le fabricant a également imaginé pour ses écouteurs C5 un nouveau système d’accrochage. Il s’agit du «Secure Loop», une astuce tellement simple et évidente que l’on se demande pourquoi aucune marque n’y a pensé plus tôt. Ce système consiste en l’utilisation d’une boucle de câble, de largeur réglable, pour caler les écouteurs au creux de l’oreille de l’auditeur. À cela s’ajoute le procédé «Tungsten Balanced» : une barre de tungstène optimise la répartition du poids à l’intérieur des écouteurs afin que leur centre de gravité soit porté vers l’intérieur et qu’ils n’aient pas tendance à sortir des oreilles de l’utilisateur. Enfin le C5 a été conçu pour les utilisateurs nomades et plus particulièrement pour les utilisateurs d’appareil Apple. Il est donc livré avec une jolie petite pochette de rangement et sa prise de raccordement à quatre contacts, ainsi que ces commandes et microphone filaires, sont prévus pour les iPod, iPhone ou iPad. Sur le terrain, les écouteurs C5 sont confortables et tiennent très bien en place grâce à leur système «Secure Loop». On note que le joli câble translucide de raccordement à tendance à transmettre quelques bruits de résonance et frottement dans les oreillettes tandis que, malgré la charge semi-ouverte, les bruits extérieurs restent correctement filtrés. La restitution sonore est particulièrement neutre et équilibrée, offrant une très bonne définition sans pour autant devenir acide ou agressive. La bande passante est large. Le grave peut-être profond sans être lourd et en conservant beaucoup de nuances. L’écoute du C5 donne en outre une sensation d’espace assez rare pour un casque intraauriculaire, ce qui est particulièrement appréciable pour les musiques acoustiques ou électroniques enregistrées en live. Cependant, le C5 a un caractère parfois un peu lisse et trop poli. Il lui manque, compte tenu de son prix, un peu d’énergie et de dynamisme pour que nous lui accordions une meilleure note pour le son.

Ègalement testé :

Bowers & Wilkins : 100 €

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Spécifications

• Type : intra-auriculaire, semiouvert • Réponse : n.c. • HP : 8,5 mm environ (dynamiques) • Sensibilité : n.c. • Impédance : n.c. • Puissance max. : n.c. • Cordon : 1,15 m • Poids : n.c. • Accessoires : pochette de rangement, 3 paires d’embouts de rechange


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300 €

DENON

Spécialiste des électroniques Hi-Fi et Home Cinéma depuis plus de 100 ans, Denon est revenu depuis quelques années sur le marché des casques et écouteurs avec beaucoup d’ambition. Il n’y a donc pas de «petit» produit chez ce fabriquant japonais, mais uniquement des modèles de milieu ou haut de gamme axés avant tout sur la performance. www.denon.fr

Denon AH-NC800 - Antibruit de luxe

Spécifications

• Type : clos, circum-auriculaire, antibruit • Réponse : 5 Hz à 28 kHz • HP : 42 mm(dynamiques) • Sensibilité : 105 dB/mW • Impédance : 40 Ω • Puissance max. : 100 mW • Cordon : 1,5 + 0,7 m • Poids : 180 g • Accessoires : mallette de transport, adaptateur prise avion, rallonge

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Visiblement développé sur la même base que le Bose QC15, le Denon AHNC800 présente, sur le plan technique, de nombreuses similitudes. Lorsque l’on regarde dans ses oreillettes circum-auriculaires, on constate que la structure, la disposition des transducteurs sont presque identiques et que le système de réduction de bruit actif fonctionne à peu près de la même façon, à l’aide de capteurs mesurant les sons à l’extérieur et à l’intérieur. Cependant le Denon AH-NC800 n’est pas une simple copie du Bose QC15. Il s’en démarque esthétiquement avec un arceau totalement différent et un habillage des oreillettes beaucoup plus luxueux, avec une double coque métallique. De plus, les transducteurs de 42 mm de l’AH-NC800 sont propres à Denon. Pendant les essais, on constate aussi que ce casque est très différent de celui de Bose. Ses oreillettes exercent une force de serrage beaucoup moins forte sur le crâne de l’utilisateur que le QC15. Le système de réduction de bruit est par conséquent moins efficace, mais en contrepartie le confort est bien supérieur d’autant que les coussinets sont particulièrement moelleux et recouverts d’une peau très douce. Tenant très bien en place et ayant un poids plume, le Denon AH-NC800 peut être utilisé en balade. Une fois que vous avez fini de l’utiliser, il est possible de le replier à plat et sur lui-même pour le ranger dans sa petite mallette de transport fourni. Sur le modèle que nous avons eu en test, l’arceau faisait parfois quelques bruits de cliquetis lors de brusques mouvements de la tête, mais ce défaut ne s’est manifesté que de façon assez rare et modérée. Pour les écoutes, l’AH-NC800 propose un mode passif, c’est-à-dire avec le système antibruit désactivé (lorsque les piles sont déchargées, c’est bien pratique), ainsi que deux modes actifs naturellement plus performants. Le premier mode actif délivre une restitution neutre et détaillée, bien équilibrée, avec un grave tendu et d’une profondeur correcte, mais beaucoup plus léger que ce à quoi Denon nous a habitués sur ses autres casques. L’esthétique sonore est propre, léchée, d’une belle musicalité donnant à la fois une sensation de définition et de douceur. Le second mode actif s’appelle «Restorer». Il fait appel à un circuit DSP ayant pour but de redonner la dynamique et les détails perdus aux enregistrements en MP3 trop fortement compressés. Le rendu est séduisant, apporte de la chaleur et du punch, mais il est aussi un peu artificiel.

Ègalement testé :

Denon AH-D510 : 100 €


24 ON Magazine - Guide casques 2012

DENON Apparu en 2008, l’AH-D7000 est le modèle phare de la gamme de casques Denon, sa vitrine technologique, un produit conçu pour durer et qui fera certainement date. www.denon.fr

1000 € Denon AH-D7000 Audiophile haut de gamme Imposant, et d’un poids conséquent, le Denon AH-D7000 s’identifie immédiatement comme un produit haut de gamme, de grand luxe. Il est livré dans un superbe écrin avec couvercle matelassé de cuir et intérieur habillé de soie mordorée. La qualité de fabrication et la finition de l’objet sont du plus haut niveau. On remarque tout d’abord les coques en acajou de ses larges oreillettes. La laque multicouche transparente qui les recouvre, présente une surface parfaitement lisse, et donne la possibilité d’admirer les belles veinures du bois. L’arceau est en magnésium et duralumin, ce qui lui permet de rester relativement fin, tout en étant très robuste. La partie bandeau/serre-tête est revêtue d’un cuir noir particulièrement souple et finement cousu. Le câble de 3 m est quant à lui protégé par une gaine tissée en fibres élastomères et se termine par une grosse prise dorée au format jack 6,35 mm, avec manchon en aluminium massif. Les conducteurs qu’il renferme sont de longueurs strictement identiques pour les oreillettes droite et gauche (ce n’est pas si courant). Ils sont constitués d’un cuivre désoxygéné de haut grade, type OFC-7N (pure à 99,99999 % !) afin de garantir l’intégrité absolue du message sonore qu’ils véhiculent.

Des transducteurs dynamiques exclusifs à Denon Les transducteurs de l’AH-D7000 sont des modèles de 50 mm de diamètre protégés par des grilles métalliques. Contrairement à ce que l’on rencontre sur de nombreux casques concurrents, leur membrane n’est pas faite d’un matériau synthétique transparent. Elle est d’un profil assez proche de celui d’un cône de haut-parleur électrodynamique que l’on trouve sur une enceinte traditionnelle. Sa structure en microfibres lui confère une extrême rigidité. Sa bobine mobile ne fait pas moins de 25 mm de diamètre. Le moteur chargé de la mettre en mouvement utilise un aimant néodyme particulier qui, selon les dires de Denon, offrirait un champ magnétique d’une puissance supérieure de 11,4 % à un aimant néodyme traditionnel. La charge close de ces transducteurs ne comporte aucun amortissement afin de favoriser une restitution sonore franche et dynamique. Par contre, ses ouvertures frontales (à l’intérieur des oreillettes) disposent de filtres acoustiques réalisés avec grand soin : petite feutrine aux fibres très serrées, panneau perforé en matériau de synthèse nonrésonnant, joint en mousse dense…


25 À l’écoute : le grand et gros son Denon Première constatation : l’AH-D7000 fonctionne très bien à partir de n’importe quelle source (même un iPod) car son impédance d’entrée est de seulement 25 Ω et sa sensibilité est relativement élevée. Ensuite, bien qu’il paraisse massif, son port est d’un grand confort. Grâce à la double articulation des oreillettes, les bonnettes très larges dont les découpes asymétriques épousent parfaitement le crâne, l’habillage en cuir tout doux, le bandeau serre-tête qui exerce une pression uniformément répartie, l’AH-D7000 est agréable à porter et ne provoque pas de fatigue ni d’échauffement excessif, même après plusieurs heures. Ses oreillettes closes ont également pour atout de bien isoler des bruits ambiants. À l’écoute, la restitution sonore de l’AH-D7000 n’est pas totalement neutre. Comme sur beaucoup de casques Denon, elle propose un équilibre physiologique qui ne plaira pas forcément à tout le monde. Néanmoins, les audiophiles qui adhèrent à ce genre d’esthétique sonore seront comblés. L’AH-D7000 atteint des records, notamment dans le registre grave, monumental, hyper percutant, profond, ultra physique (pouvoir dire cela d’un casque audio, ce n’est pas banal !). Par ailleurs, il fait état d’une richesse inouïe dans le registre médium et d’une très grande transparence, avec même un caractère assez incisif, dans le haut du spectre. Cela nous a donné l’occasion de (re)découvrir sur des enregistrements de voix que nous connaissons pourtant très bien (Disque test Prestige Audio Vidéo n° 5 : Bossa Nova, jazz et chanson française – de Prévert à Jobim) des nuances, des inflexions des respirations insoupçonnées. La transparence de l’AH-D7000 se manifeste aussi lorsque l’on passe d’une source à l’autre. Les défauts de chacune sont parfaitement identifiables, sans pour autant devenir gênants, tandis que les qualités sont magnifiées. En écoutant des albums pop/rock, électro ou R’nB, d’Orchestral Manœuvre in the Dark à Lady Gaga, en passant par Beyoncé ou Morrissey, c’est aussi avec l’AH-D7000 que nous avons pu nous rendre compte à quel point les techniques de mixage de ce genre de musique ont évolué durant le dernier quart de siècles. Notamment dans les extrêmes basses fréquences qui étaient quasiment absentes des enregistrements datant de 25 ans et sont devenues aujourd’hui beaucoup plus puissantes et rapides. • Type : clos, circum-auriculaire • Réponse : 5 Hz à 45 kHz L’AH-D7000 est un de ces produits magiques • HP : 50 mm(dynamiques) qui donnent plus envie de parler de musique (et • Sensibilité : 108 dB/mW de toutes les musiques) que de technique. Il se • Impédance : 25 Ω classe parmi les meilleurs casques Hi-Fi, toutes • Puissance max. : 1 800 mW catégories de prix confondues, que nous ayons • Cordon : 3 m écouté à ce jour. Pour nous, c’est une énorme • Poids : 370 g réussite. • Accessoire : -

Spécifications

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26 ON Magazine - Guide casques 2012

KLIPSCH Fabricant d’enceintes à haut rendement pour le cinéma et la Hi-Fi depuis plus de six décennies, Klipsch est venu sur le tard au marché des produits nomades. Sa première paire d’écouteurs «Image» ne date que de 2007. Mais, le constructeur américain a bien l’intention de rattraper son retard et lance désormais plusieurs modèles chaque année. www.klipsch.com

Klipsch Image One Audiophile portable pour iDevices L’Image One est sorti depuis déjà quelque temps et a été le premier casque proposé par Klipsch, après une série d’écouteurs intra-auriculaires. Il s’agit d’un modèle de vocation audiophile, dédié aux utilisateurs de «iDevices» (iPod, iPhone, iPad). Son cordon comporte une commande filaire avec microphone et boutons permettant de prendre des appels téléphoniques, régler le volume sonore ou mettre la lecture de la musique en pause. Bien que très compact et léger, l’Image One est un casque circum-auriculaire. Il isole donc plutôt bien des bruits ambiants, mais la petite taille de ses oreillettes pourra sembler un peu trop restreinte et inconfortable aux utilisateurs qui ont de grandes esgourdes. Conçu pour les nomades, l’Image One peut également se plier «à plat». Il est fourni avec une belle mallette de transport ainsi qu’un adaptateur pour les prises casques que l’on trouve sur les accoudoirs des sièges d’avions. Bien que d’une structure relativement légère, ce casque Klipsch n’en demeure pas moins d’une belle qualité de construction et d’une jolie finition. Les branches en plastiques renforcés de son arceau sont habillées d’un revêtement caoutchouteux doux comme du velours tandis que ses oreillettes, alliant bandeaux chromés, plastique noir brillant, et

peau imitation cuir granité, sont d’une esthétique très réussie. Sur le terrain, le Klipsch Image One tient bien sur la tête. On peut marcher et trottiner en le portant sur les oreilles. Il ne bouge pas. La restitution sonore est charmeuse. Le bas du spectre, sans être d’une extrême profondeur, est chaleureux et généreux tandis que le médium est riche et lumineux. Vous l’aurez compris, le Klipsch Image One enjolive beaucoup les choses et délivre un gros son à l’américaine. Sur certains enregistrements de musique classique ou de jazz joué sur instruments acoustiques, ce n’est pas forcément l’esthétique sonore qui convient le mieux. Par contre, sur un morceau de R’nB comme la chanson Here I Am de Nicki Minaj (album Pink Friday), c’est tout à fait adapté. Avec son caractère souple, évitant de mettre en avant une dynamique ou une transparence exacerbée, l’Image One offre un bon swing, de la densité aux effets sonores, pas de sensation de confinement, et réussit à concilier présence, douceur, rutilance des timbres sur la voix de la chanteuse/rappeuse ainsi que sur les chœurs. Ajoutons enfin que ce casque Klipsch bénéficie d’une excellente sensibilité et d’une tenue en puissance correcte.

150 € Spécifications

• Type : clos, circum-auriculaire • Réponse : 16 Hz à 23 kHz • HP : 40 mm (dynamiques, KG 150) • Sensibilité : 110 dB • Impédance : 32 Ω • Puissance max. : n.c. • Cordon : 1,5 m • Poids : 138 g • Accessoires : mallette de transport, adaptateurs prise avion et jack 6,35 mm

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FOCAL Connue autrefois sous le nom de JM Lab, Focal, la plus grande marque française d’enceintes acoustiques, fait en 2012 son entrée sur le marché des casques audio. Pour cela, elle a investi plus de deux ans de recherche et développement pour sortir un modèle réellement original et hors norme. www.focal.com/fr/

Focal Spirit One audiophile multimodale En lançant, son premier casque audio, Focal a pour ambition de conquérir un nouveau marché, particulièrement porteur en ce moment, et surtout d’y imprimer sa patte. Pour être parfaitement dans la mouvance actuelle, le Spirit One est donc un modèle audiophile portable. Il se positionne comme un concurrent des modèles Philips Fidelio L1 ou Bowers & Wilkins P5. Mais toute comparaison s’arrête là. Car le Spirit One ne ressemble à aucun autre. Focal a réellement développé un produit qui lui est totalement propre avec un look qui le différencie immédiatement de la concurrence. Le Spirit One est un casque à oreillettes closes de type circum-auriculaire. De prime abord, il peut sembler assez imposant, mais il est finalement plus compact qu’il n’y parait. En effet, ses oreillettes sont d’assez petite taille et l’arceau, relativement fin, épouse de très près la forme du crâne. La finition mélangeant métal brossé et revêtements caoutchouteux est superbe. La construction semble robuste et solide. Seul le plastique de la partie supérieure de l’arceau paraît un peu économique. Le Focal Spirit One est également très fonctionnel. Il est muni d’un cordon amovible, gainé de textile, qui comporte un microphone et des commandes pour smartphones et une prise mini-jack à quatre contacts. Mais, il est aussi fourni

avec un câble adaptateur pour prise mini-jack standard (trois contacts), un adaptateur jack 6,35 mm et un adaptateur pour prise d’avion. Le Spirit One est ainsi compatible avec tous types de sources. Il peut en outre se replier à plat pour se glisser dans sa jolie mallette de transport (elle aussi fournie d’origine). Équipé de transducteurs de 40 mm de diamètre à diaphragmes en mylar métallisé (titane), le Spirit One délivre une restitution sonore neutre avec juste une petite pointe de chaleur dans le bas du spectre. Ses oreillettes appuient fortement sur les tempes et enferment de façon assez serrée les pavillons auditifs de l’utilisateur. Le confort s’en ressent un peu, mais reste appréciable grâce aux épais coussinets, tandis que le maintien est excellent et que le niveau d’isolation phonique est très poussé. À l’écoute, le Focal Spirit One se montre d’une belle franchise et assez dynamique. Sa réponse en fréquence n’est pas démesurément large et il ne cherche pas à en faire trop dans l’extrême grave ou l’extrême aigu. La transcription est détaillée, bien équilibrée sur tous les genres musicaux. L’aigu a gagné en filé et en définition depuis les premiers modèles prototypes que nous avions écoutés en juin 2011. L’image stéréophonique est ainsi plus aérée et la musique s’exprime avec plus de liberté.

200 € Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Spécifications • • • • • • • • •

Type : clos, circum-auriculaire Réponse : 6 Hz à 22 kHz HP : 40 mm (dynamiques) Sensibilité : 104 dB/1 mW à 1 kHz Impédance : 24 Ω Puissance max. : n.c. Cordon : 1,25 m Poids : 225 g Accessoires : mallette de rangement, adaptateurs jack 6,35 mm, mini-jack standard et prise avion


28 ON Magazine - Guide casques 2012

JAYS Jays est une marque suédoise, basée à Stockholm, qui a environ 5 ans d’existence. Elle se consacre exclusivement aux casques et écouteurs et cultive un style bien à elle : épuré, voir minimaliste, mais néanmoins très étudié... tout à fait dans l’esprit du design scandinave

100 € Spécifications

www.jays.se

t-Jays Three - Intra à grosse-caisse D’un design très épuré et d’une apparence assez luxueuse, le t-Jays Three fait partie des écouteurs intra-auriculaires haut de gamme de Jays. Comme toujours chez cette marque suédoise, le packaging est superbe et donne immédiatement la sensation que l’on a affaire à un produit haut de gamme. Le coffret comprend de nombreux accessoires dont une solide coque de transport prenant la forme d’un gros galet rond et bombé qui s’ouvre en demi-lune. Les écouteurs du t-Jays Three incorporent des transducteurs dynamiques haut de gamme de 10 mm de diamètre, avec

aimant néodyme de haute puissance, de type TCD exclusif à la marque. Ils sont relativement imposants et donc pas les plus confortables qui soit, mais tiennent bien en place. A l’écoute, le t-Jays Three procure des basses particulièrement étendues et puissantes, presque physiques, ce qui est une qualité relativement rare sur des écouteurs intra-auriculaires. Les autres registres, médium et aigu, sont un peu estompés et en retrait, mais l’ensemble reste homogène et agréable.

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Type : intra-auriculaire Réponse : 15 Hz à 25 kHz HP : 10 mm (TCD) Sensibilité : 98 dB à 1 kHz Impédance : 16 Ω Puissance max. : n.c. Cordon : 0,6 + 0,7 m Poids : 10 g Accessoires : coque de rangement, 4 paires d’embouts, adaptateur avion, stéréo «splitter»

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

a-Jays Four - Intra pour iPhone

Spécifications

L’a-Jays Four est une paire d’écouteurs intra-auriculaires spécifiquement dédiée aux appareils Apple : iPod, iPhone et iPad. Il est livré, comme toujours chez Jays, dans un packaging luxueux tandis que son design joue sur la simplicité et le raffinement, tout à fait raccord avec l’esthétique des produits marqué du sigle de la Pomme. L’a-Jays Four est disponible en noir ou blanc. Son câble plat comporte une prise coudée et une commande avec microphone et trois boutons : réglages du volume, lecture/ pause, prise d’appel téléphonique. Pour nos tests, nous avons reçu deux exemplaires de l’a-Jays Four et nous avons eu la fâcheuse surprise de constater que la restitution sonore était assez inégale de l’un à l’autre. Le premier avait un son assez clair et sec tandis que le second proposait une esthétique plus chaleureuse et sombre. Dans les deux cas, cela manquait de définition et de neutralité. Nous avons aussi trouvé le confort des écouteurs un peu limite, car leur câble empêche de les enfoncer correctement dans les oreilles.

60 €

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Type : intra-auriculaire Réponse : 20 Hz à 21 kHz HP : 8,6 mm (dynamiques) Sensibilité : 96 dB à 1 kHz Impédance : 16 Ω Puissance max. : n.c. Cordon : 1,15 m Poids : 14 g Accessoires : 4 paires d’embouts, adaptateur avion, stéréo «splitter»

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c-Jays - Morphologie évolutive Spécifications

• Type : semi-ouvert, supra-auriculaire • Réponse : 20 Hz à 20 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 99 dB SPL à 1 kHz • Impédance : 40 Ω • Puissance max. : n.c. • Cordon : 0,6 + 0,7 m • Poids : 73 g • Accessoires : housse de rangement, rallonge de 70 cm, adaptateurs avion et jack 6,35 mm, stéréo «splitter», 3x paires de bonnettes interchangeables

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Le c-Jays a été le premier casque de la marque suédoise. D’un dessin presque aussi minimaliste que v-Jays, il est disponible en noir ou blanc et un peu plus luxueux. Ce modèle de vocation audiophile dispose d’un arceau en nylon renforcé par fibre de verre et de transducteurs haut de gamme, «Elastic Multi Layer», de 40 mm de diamètre. Il est fourni avec de nombreux accessoires dont une housse de transport en feutrine et un câble de rallonge. Mais le point le plus original du c-Jays est que, pour s’adapter à diverses situations et conditions d’écoute, il est livré avec trois jeux de bonnettes en mousses interchangeables de tailles différentes. En fonction de la taille de bonnettes que l’on choisit de monter sur les oreillettes, le confort et la restitution sonore changent beaucoup. Avec les bonnettes les plus fines, le confort est similaire à celui du v-Jays. L’équilibre tonal est alors légèrement descendant. Le grave est très généreux et nerveux. L’aigu est discret et l’on obtient dans cette configuration un semblant d’isolation acoustique. Avec les bonnettes de taille moyenne, le confort s’améliore nettement. Le registre grave perd un peu de son embonpoint au profit de plus de neutralité. On gagne en détail dans le haut du spectre. Enfin avec les grosses bonnettes, l’image sonore devient très aérée. Le médium est d’une superbe définition. Un vrai régal sur les instruments acoustiques et les voix. C’est l’idéal pour des écoutes dans un lieu tranquille et confortable. Les prestations sonores du c-Jays sont alors à la hauteur d’un bon gros casque Hi-Fi destiné à un usage sédentaire.

120 €

v-Jays - Supra-portable «Heavy bass» Spécifications

• Type : semi-ouvert, supra-auriculaire • Réponse : 25 Hz à 20 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 98 dB SPL à 1 kHz • Impédance : 24 Ω • Puissance max. : 50 mW • Cordon : 0,6 + 0,7 m • Poids : 59 g • Accessoires : rallonge, bonnettes en mousse de rechange

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

D’apparence simple et épurée ainsi que d’une architecture presque minimaliste, le v-Jays se compose d’un un arceau très mince, à glissière, avec à chaque extrémité des écouteurs de forme carrée, montés sur pivot et habillés d’une mousse fine. Une petite couche de feutrine sur l’intérieur du bandeau serretête empêche que le casque ne glisse. Question confort, ou isolation phonique, ce n’est donc pas ce que l’on fait de mieux. Mais comme le v-Jays est ultra léger et tient bien sur la tête, il n’est pas désagréable à porter et se fait rapidement oublier. De plus, pour faciliter le transport, ce casque se replie sur lui-même. Malgré son apparence très simple le v-Jays n’en demeure pas moins d’une conception fort soignée. Le choix des matériaux utilisés pour la construction laisse même apparaître un certain luxe : câble épais, croisements renforcés et prise robuste, arceau en nylon, transducteurs de 40 mm... A l’écoute, on note immédiatement que si le design du v-Jays est minimaliste, sa restitution sonore ne l’est en revanche pas du tout. Ce petit casque offre un équilibre tonal chaleureux, un registre médium opulent, donnant une bonne sensation de présence et une tessiture cajoleuse aux voix. Il manque certes un peu d’aération et d’espace par rapport à des casques audiophiles plus ambitieux, mais les timbres sont vraiment très beaux.

80 €


30 ON Magazine - Guide casques 2012

MIX-STYLE Mix-Style, que l’on peut également écrire Mi><-style, est une marque japonaise de casques audio qui vient de se lancer sur le marché français. Elle propose une collection de modèles funs, abordables et colorés, tout à fait dans l’esprit Kawaii. Cependant c’est le Novel, un casque plus haut de gamme au design particulièrement raffiné, qu’elle nous a proposé pour test. www.mix-style.fr

Mix-Style Novel - Circum fashion Au premier abord, le Novel peut vaguement faire penser à un casque de chez Beats by Dr. Dre ou Soul by Ludacris. Mais la comparaison s’arrête là. Car, au lieu de reprendre le look Bling Bling fidèle à l’image des rappeurs super stars américains, Mix-Style adopte une esthétique plus raffinée et discrète. Il puise même son inspiration dans la littérature puisque les gros chiffres gravés sur l’arceau du Novel et sur les coques extérieures de ses oreillettes évoquent les numéros des pages ou chapitres d’un roman ou nouvelle («novel» en anglais). Tout dans la réalisation du Novel témoigne d’un grand soin, d’une recherche de lignes simples, pures sans aucune faute de goût. L’arceau, relativement fin et léger, est construit dans un plastique brillant peu sensible aux rayures de même que les coques des oreillettes qui sont agrémentées d’une petite collerette en aluminium brossé. Cet arceau dispose d’un molleton bien large avec un rembourrage pas très épais mais suffisant pour assurer un bon confort. Les oreillettes sont équipées de transducteurs de 40 mm de haute qualité avec diaphragmes métallisés, larges bobines mobiles et aimants en néodyme puissants. Elles sont de type circum-auriculaire. L’isolation phonique procurée est très bonne, même si l’on entend encore un peu les bruits extérieurs. Disponible en blanc ou noir, le Novel est fourni avec deux câbles interchangeables. Le premier est un cordon standard avec prise mini-jack à trois contacts. L’autre est doté d’un microphone et d’un bouton permettant de prendre les appels téléphoniques. Il est compatible avec les iPhone et la plupart des smartphones disposant d’une prise mini-jack à quatre contacts. A l’écoute le Novel se révèle agréable. Sa bande passante n’est pas hyper large, les extrêmes, grave et aigu, sont un peu écourtés, mais l’équilibre global est excellent. Le bas du spectre est un peu rond, mais sans lourdeur ni emphase excessive. Il affiche même de belles nuances, de la souplesse, une bonne vitalité et de la rapidité. Le registre médium est de son côté élégant et mélodieux. Il bénéficie de matière, d’ouverture et d’un effet de présence assez appuyé. La voix de la chanteuse canadienne Leslie Feist, sur son dernier album Metals, est superbe. On peut entendre beaucoup de détails de diction et d’articulation. Le morceau Price Tag de Jessie G n’a pas le côté lourd et ronflant dans les basses que l’on peut reprocher à beaucoup de casques audio d’esprit fashion. La restitution sonore évite en outre d’être agressive. Malgré une légère pointe de brillance, l’aigu est relativement doux.

200 € Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Spécifications • • • • • • • • •

Type : clos, circum-auriculaire Réponse : 10 Hz à 30 kHz HP : 40 mm (dynamiques) Sensibilité : 111 dB/mW Impédance : 32 Ω Puissance max. : 40 mW Cordon : 1,2 + 1,2 m Poids : 195 g Accessoires : cordon avec commandes et microphone, adaptateur jack 6,35 mm


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MARSHALL 100 €

Marshall, le célèbre fabricant d’amplis pour guitares électriques, qui a marqué d’une empreinte indélébile l’histoire du rock, a lancé cette année ses premiers casques et écouteurs. Il a fait appel pour leur réalisation au spécialiste suédois Zound Industries qui conçoit également les modèles Urbanears, Coloud ou Molami www.marshallheadphones.com

Marshall Major Supra rock’n’roll

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Spécifications • • • • • • • • •

Type : clos, supra-auriculaire Réponse : 20 Hz à 20 kHz HP : 40 mm (dynamiques) Sensibilité : 121 dB à 1 kHz/1 mW Impédance : 32 Ω Puissance max. : 20 mW. Cordon : 1 m (torsadé) Poids : n.c. Accessoire : adaptateur jack 6,35 mm

Le Major est un casque supra-auriculaire clos, au style roots et vintage. Bien que sa conception ne soit pas exclusivement le fait de Marshall (puisqu’elle a été assurée en grande partie par Zound Industries), plusieurs détails dans son design évoquent les origines et les produits de la marque britannique. Le revêtement granité des oreillettes et du bandeau serre-tête en similicuir rappelle l’habillage des caisses d’amplis de guitare Marshall tandis que les tissus de protection des transducteurs reprennent la même texture que celle de leurs caches haut-parleurs. On retrouve aussi les plaques de laiton gravées du nom de la marque, le logo «calligraphié» sur fond noir et, sur le bandeau serre-tête, la dédicace Dr Jim Marshall OBE. Le souci du détail a été poussé jusqu’à l’emballage, en carton naturel de façon à donner un aspect rétro. Mais l’esthétique et l’aspect fashion du Marshall Major ne constituent pas ses uniques qualités. Compact et léger, ce casque a aussi été pensé pour être fonctionnel et robuste. Ses oreillettes sont montées sur des articulations particulièrement astucieuses qui donnent la possibilité de replier le Major sur lui-même, jusqu’à quasiment le rouler en boule et l’entortiller dans son câble en spirale. Il ne prend ainsi que très peu de place lorsqu’on ne l’utilise pas, ce qui est bien pratique pour le transporter. Le confort est également savamment étudié. Le bandeau serre-tête est bien rembourré de même que les coussinets des oreillettes habillés d’une peau toute douce. De plus, le Major serre relativement fort les oreilles de l’utilisateur. Le maintien est donc excellent. On peut bouger, marcher et même courir avec ce casque sur la tête. En contrepartie il tient un peu chaud, mais isole très bien des bruits ambiants ce qui le rend parfaitement adapté pour la ballade et les transports en commun. Avec ses transducteurs d’environ 38 mm de diamètre, le Marshall Major délivre enfin une restitution sonore enthousiasmante. Il offre un son chaud et ample avec des basses rondes et moelleuses. Les aigus sont un peu brillants mais pas agressifs. Même, si l’équilibre tonal est physiologique, le registre médium conserve beaucoup de présence et offre aux voix une belle tessiture. Il manque juste un peu d’ouverture, une sensation d’espace et de définition plus poussée pour que cela soit parfait. Le Marshall n’a donc pas uniquement un beau plumage, il offre aussi de très bonnes performances sonores. C’est un excellent choix dans sa catégorie de prix.


32 ON Magazine - Guide casques 2012

PHILIPS Philips dispose d’une gamme particulièrement étendue de casques et écouteurs adaptés à tous les styles et moments de la vie. Secrètement, il rêve depuis longtemps de pouvoir rivaliser avec les meilleurs spécialistes du genre que sont les AKG, Audio-technica ou Sennheiser. Pour cela, il lui fallait un modèle phare qui marque les esprits et c’est dans cette optique qu’il a conçu le Fidelio L1. www.philips.fr

Philips Fidelio L1 Audiophile portable chic et vintage Le Fidelio L1 s’inscrit dans la mouvance des casques audiophiles portables haut de gamme avec comme point de mire des modèles de l’acabit du P5 de Bowers & Wilkins. Le style est donc volontairement chic et très soigné avec une petite touche d’esprit vintage pour être parfaitement dans la tendance. Avec son large arceau habillé d’un similicuir marron frappé du nom de la marque, l’épaisse armature en aluminium satiné dont les repères de hauteur rappel ceux d’une règle graduée, les coques striées des oreillettes et leurs grosses grilles rondes... le Fidelio L1 est très réussi esthétiquement et devrait avoir de nombreux fans. Le packaging est lui aussi luxueux et comporte quelques accessoires intéressants. Le Fidelio L1 est livré avec deux câbles de raccordement interchangeables, équipés chacun d’une belle gaine textile et de prises dorées avec manchons métalliques. Le premier est un cordon standard tandis que le second est muni de commandes, d’un microphone et d’une prise mini-jack à quatre contacts compatibles avec les appareils Apple. De cette manière le Fidelio L1 peut fonctionner avec tous types d’appareils. Pour la partie acoustique, les oreillettes utilisent des transducteurs de 40 mm de diamètre armés de sérieux moteurs à aimant néodyme et de larges bobines mobiles. Leurs charges semi-ouvertes bénéficient d’un amortissement particulier. Les grilles d’aération sont filtrées par des tampons de tissus et les coques sont séparées des plaques inclinées portant les transducteurs par des joints de mousse rigide et dense de 6 mm d’épaisseur. Il en résulte un niveau d’isolation phonique bien supérieur à ce que l’on a l’habitude de rencontrer sur un casque ouvert. A l’usage, le Fidelio L1 est relativement confortable, grâce à ses larges coussinets, et il est d’un poids encore raisonnable pour convenir à un usage en ballade. Il serre et échauffe un peu les tempes lorsqu’on le porte de façon prolongée, mais, en contrepartie, il tient très bien en place. Le son est chaleureux, avec des basses très présentes, mais pas pour autant envahissantes. Le Fidelio L1 demeure d’une neutralité suffisante pour écouter de la musique classique. Sur notre extrait test du Magnificat BWV243 de Bach, l’orchestre sonne juste, de façon équilibrée, même si les chœurs sont un peu ternes et manque d’ouverture. Le registre médium qu’offre ce casque est effectivement un peu en retrait et «lointain». Mais en dehors de ce petit bémol, le Fidelio L1 fait état de performances à la hauteur de son rang. Il excelle sur de la musique pop-rock à laquelle il donne beaucoup de punch et de présence tout en conservant une agréable douceur.

250 €

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Spécifications

• Type : semi-ouvert, circum-auriculaire • Réponse : 10 Hz à 25 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 105 dB • Impédance : 26 Ω • Puissance max. : n.c. • Cordon : 1,2 + 1,2 m • Poids : 270 g • Accessoires : housse de rangement, cordon avec commandes et microphone, adaptateurs prise avion et jack 6,35 mm


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PHILIPS / O’NEILL Avec plus de 120 ans d’âge, on ne peut pas dire que Philips apparaisse comme la société la plus fun qui soit. Aussi, pour s’adresser une cible plus jeune et branchée, la marque d’origine néerlandaise s’est associée à O’Neill, spécialiste des vêtements et accessoires pour surf et snowboard. www.toaheadphones.com

Philips / O’Neill The Bend (SHO4200) Supra léger et fashion La joint-venture Philips / O’Neill a pour slogan : «Tested on animals» (testés sur les animaux). Rassurez-vous, il ne fait pas référence à de pauvres bêtes torturées, mais aux ambassadeurs de la marque californienne, des stars du sport qui ont testé et malmené les casques afin de s’assurer qu’ils sont d’une résistance à toutes épreuves (ou presque...). The Bend est donc un petit casque supraauriculaire, très léger et de structure renforcée. Son arceau se résume à une simple barre en matériau synthétique, très souple et résistant. Il ne comporte aucun rembourrage. Le confort est donc un peu sommaire. En revanche, les oreillettes sont habillées de bons gros matelas en mousse à mémoire de forme qui épousent la forme des pavillons auditifs et assurent une assez bonne isolation phonique. Ces oreillettes sont équipées de transducteurs de 30 mm de diamètre. Afin d’éviter la casse, elles ont la particularité de pouvoir se détacher automatiquement en cas de choc de violent. De même, le câble plat qui les relie et le cordon de modulation sont détachables. The Bend est disponible en quatre versions de couleurs différentes. Il convient bien à un usage en balade ou pour faire

Ègalement testé :

du sport. On peut, par exemple, l’enfiler sur un bonnet de ski. Il tient très bien en place et également un peu chaud aux oreilles. A l’écoute la réponse en fréquence de ce petit casque n’est pas très large, la définition est limitée, mais l’équilibre tonal est agréable avec une petite pointe de chaleur dans le bas du spectre et de la douceur dans l’aigu. Le registre médium bénéficie d’une belle intelligibilité, de lisibilité et de naturel. Sur la chanson Price Tag de Jessie J, les basses sont propres et ont du punch, les trémolos de la voix de la chanteuse sont bien rendus. Emily Jane White est d’une présence presque charnelle sur The Preacher. Le son a de l’ampleur, il est spacieux avec suffisamment d’aération. C’est également fort satisfaisant sur notre plage test, Magnificat BWV 243 de Bach. Les trompettes ne vrillent pas les tympans, les chœurs sont bien en place et la transcription fait preuve de beaucoup de vitalité. Voilà d’excellents résultats pour un casque à petit prix.

Philips / O’Neill The Snug : 60 €

60 € Spécifications • • • • • • • • •

Type : clos, supra-auriculaire Réponse : 15 Hz à 24 kHz HP : 30 mm (dynamiques) Sensibilité : 107 dB Impédance : 32 Ω Puissance max. : 100 mW Cordon : 1,2 m Poids : 110 g Accessoire : -

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt


34 ON Magazine - Guide casques 2012

PIONEER

100 €

S’il a beaucoup de concurrents sur les secteurs de la Hi-Fi et du Home Cinéma, Pioneer est par contre un leader incontesté dans le domaine des produits pour DJ. C’est d’ailleurs dans sa gamme dédiée aux professionnels de la «Night» qu’il propose parmi ses meilleurs casques audio. www.pioneer.eu/fr

Pioneer HDJ-500 Hybride street/DJ Même s’il est classé dans la gamme des produits DJ de Pioneer, le HDJ-500 présente des caractéristiques qui lui permettent de viser un public bien plus large. D’un encombrement et d’un poids encore raisonnables, il est disponible dans plusieurs finitions : gris métallisé, blanc ou rouge. Il correspond donc assez bien à la définition d’un casque «fashion», «streetwear». De plus, il existe en version pour téléphone mobile avec commandes et microphone filaire pour pouvoir prendre les appels. Se destinant à un usage intensif, le HDJ-500 est d’une construction robuste et fonctionnelle. Son arceau dispose de glissières renforcées et l’une de ses oreillettes est montée sur pivot de façon à pouvoir se relever (cela donne la possibilité aux DJ d’écouter d’une oreille le son de leur table de mixage et, de l’autre, l’ambiance sur le «dancefloor»). La construction utilise des plastiques d’apparence bon marché, mais elle est sérieuse et les habillages façon métal strié sont du plus bel effet. Le HDJ-500 est un casque clos, à oreillettes supra-auriculaires. Il offre un confort un peu limité. Lors de sa conception, l’accent a surtout été mis sur la

solidité, à l’image de ses transducteurs de 40 mm de diamètre capables d’encaisser jusqu’à 2 000 mW. Le HDJ-500 est fait pour ceux qui aiment bouger. A l’écoute, ce casque Pioneer nous a très agréablement surpris. Sa restitution n’est pas ultra définie ou précise et les basses pourraient être plus propres et tendues. Cependant, le HDJ-500 distille beaucoup de punch et d’énergie. L’équilibre tonal est charnu, légèrement physiologique, avec un grave dense et une douce brillance dans l’aigu. Le son est homogène, très concentré, mais parfaitement cohérent. Pour l’écoute de musique classique ou du jazz, le HDJ-500 n’est pas le plus indiqué, mais pour tous les autres genres il se montre très convaincant, plein d’un enthousiasme communicatif.

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Spécifications • • • • • • • • •

Type : clos, supra-auriculaire Réponse : 5 Hz à 28 kHz HP : 40 mm (dynamiques) Sensibilité : 105 dB/mW Impédance : 45 Ω Puissance max. : 2000 mW Cordon : 1,2 + 3 m (en spiral) Poids : 195 g Accessoire : adaptateur jack 6,35 mm, rallonge


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200 €

Pioneer HDJ-1000 Casque DJ/Pro Encore plus typé physiquement que le HDJ-500, le HDJ-1000 est un modèle typique de ce qu’attendent les amateurs de DJ-ing et les pros du mixage audio. Il est nettement plus gros et lourd que son petit frère, mais a l’avantage de pouvoir se replier entièrement sur lui-même afin de se rouler en boule dans sa housse de transport. Avec ses oreillettes circum-auriculaires équipées de coussinets larges et moelleux, son gros arceau souple et bien rembourré, le HDJ-1000 tiens un peu chaud aux oreilles, mais offre un confort supérieur au HDJ-500 et un excellent niveau d’isolation phonique. La construction, et tout particulièrement les charnières renforcées, semblent très robustes. Cependant, en consultant les retours d’utilisateurs sur les forums, on note que la finition brillante n’est pas très résistante et que l’armature plastique s’avère à la longue plus fragile qu’il n’y parait. Pour les amateurs les moins soigneux, il est donc conseillé de se tourner vers le modèle encore plus solide et haut de gamme, le HDJ2000. Equipé de transducteurs de 50 mm de diamètre, pouvant encaisser une puissance phénoménale (3 500 mW), le HDJ-1000 démontre à l’écoute des performances stupéfiantes. Il a besoin pour exprimer tout son potentiel d’une bonne source. Un iPod ou iPhone trouve avec lui rapidement ses limites. La restitution sonore est extrêmement propre avec une bande passante très large. Le HDJ-1000 offre un gros son, des basses en acier trempé et se révèle très analytique à la limite du chirurgical, sans pour autant être agressif dans le haut du spectre. La musique, que ce soit du jazz, du classique sur instrument acoustique, du rock, du rap ou de l’électro, semble décortiquée, analysée à la loupe. On entend facilement tous les détails (et les défauts aussi) d’une prise de son ou d’un mixage. Le HDJ-1000 peut donc être un excellent outil de travail, mais il lui manque une bonne dose d’harmonie, de musicalité et de naturelle pour que l’on ait envie de l’utiliser uniquement pour le plaisir. On peut aussi noter, qu’afin d’être un parfait outil de travail, le HDJ-1000 dispose d’un commutateur qui permet de passer d’un mode d’écoute stéréophonique à un mode monophonique.

Spécifications • • • • • • • • •

Type : clos, circum-auriculaire Réponse : 5 Hz à 30 kHz HP : 50 mm (dynamiques) Sensibilité : 107 dB/mW Impédance : 40 Ω Puissance max. : 3 500 mW Cordon : 1,2 + 3 m (en spiral) Poids : 270 g Accessoire : adaptateur jack 6,35 mm, rallonge, housse de rangement

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt


36 ON Magazine - Guide casques 2012

PHONAK AUDÉO Nous suivons depuis son lancement, voici plus de deux ans, la marque Audéo, du fabricant suisse Phonak spécialisé dans les appareillages auditifs pour malentendants. Malgré leur grande rigueur de fabrication, ses premiers écouteurs Hi-Fi ne nous avaient pas totalement convaincus. Mais ses derniers-nés, les ultra haut de gamme PFE232, nous ont donné envie de réviser notre jugement. www.audeoworld.com

Audéo PFE232 - Perfect Fit Earphones La marque Audéo a été lancée, voici plus de deux ans, par Phonak, le spécialiste suisse des prothèses auditives. Elle se consacre à la commercialisation d’écouteurs intraauriculaires conçus pour les audiophiles et les mélomanes. Il s’agit de modèles haut de gamme qui utilisent des transducteurs à armatures balancées, beaucoup plus coûteux que les traditionnels transducteurs électrodynamiques que l’on trouve sur la plupart des autres écouteurs du marché. Phonak possède un très haut niveau d’expertise dans ce domaine et il faut reconnaître que ses produits Audéo se caractérisent par un son très précis. Néanmoins, ses premières réalisations nous avaient jusqu’à présent un peu laissées sur notre faim. Leur restitution sonore nous était en effet paru déséquilibrée, sèche, agressive, car manquant de grave et de chaleur. Les écouteurs PFE232, sortis récemment, nous semblent plus intéressants. Certes, ils sont très (trop ?) chers, mais leur transcription est mieux équilibrée et surtout, sur certains points, elle touche au sublime. De présentation assez banale, les écouteurs PFE232 sont particulièrement discrets, légers et d’une forme ergonomique savamment étudiée. Ils incorporent des transducteurs à armatures balancées en configuration deux voies (une voie pour le grave et une seconde pour l’aigu), gage d’une large bande passante. Ils sont fournis avec des embouts en silicone et en mousse Comply ainsi qu’un jeu de minuscules filtres acoustiques interchangeables qui donnent la possibilité à l’utilisateur de modifier subtilement le rendu sonore. Ils possèdent aussi un câble avec commande et microphone permettant de prendre ou de passer des appels depuis un téléphone mobile. À l’écoute, les Audéo PFE232 offrent un registre médium d’une transparence, d’une présence, d’un naturel, d’une musicalité exceptionnel avec une douceur dans le haut du spectre et une définition jamais rencontrée sur des écouteurs Grand Public si ce n’est, peut-être, sur les Shure SE535. Les basses manquent certes encore un peu de consistance et de richesse, mais en dehors de ce point négatif, les PFE232 font preuve de qualités sidérantes. Avec eux, la voix d’Emily Jane White, sur le morceau The Preacher, nous est apparue d’une présence, d’une pureté surréelles. Nous avons également été très impressionnés par les effets de tessitures vibrantes des guitares et synthétiseurs de Midnight City du groupe M83, ou encore la spatialisation, la précision de l’image stéréophonique, mais aussi la superbe aération sur l’intro de Ciao de Lush !!!

500 € Spécifications

• Type : intra-auriculaire • Réponse : 5 Hz à 17 kHz • HP : armatures balancées 2 voies • Sensibilité : 109 dB SPL/mW à 1 kHz • Impédance : 47 Ω • Puissance max. : n.c. • Cordon : 1,2 m • Poids : 16 g par écouteur • Accessoires : jeu de 3 paires de filtres acoustiques, câble sans microphone, 3 paires d’embouts en silicones, 3 paires d’embouts en mousse Comply, kit de nettoyage, 2 guides câbles, étui de rangement

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt


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RHA 65 €

RHA, pour Reid and Heath Acoustics, est une société écossaise basée à Glasgow dont les produits portent fièrement le label «Designed & Engineered in United Kingdom» (conçus et développés au Royaume-Unis). Ses casques et oreillettes ne sont pas pour autant des modèles de luxe. Ils demeurent très abordables et sont, comme la plupart de leurs concurrents, fabriqués en Chine. www.rhacoustics.com

RHA SA-850 Mini casque stéréotypé

Spécifications • • • • • • • • •

Type : clos, supra-auriculaire Réponse : 16 Hz à 22 kHz HP : 40 mm (dynamiques) Sensibilité : 113 dB Impédance : 32 Ω Puissance max. : 100 mW Cordon : 1,2 m Poids : 195 g Accessoire : -

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Le SA-850 se situe au sommet de la gamme de casques RHA. Il s’agit d’un modèle supra-auriculaire, particulièrement compact, léger et abordable financièrement. Il s’adresse naturellement en priorité à une clientèle jeune et nomade, mais son look relativement classieux pourra aussi correspondre aux goûts d’utilisateurs masculins ou féminins d’âge mûr. La construction du SA-850 est assez basique. La structure est composée de fines lames et tiges métalliques tandis que les coques sont en simple plastique. Cependant, le style, légèrement vintage, et l’habillage sont très soignés. Le cordon de modulation détachable est par exemple revêtu d’une gaine en textile tressé. Les oreillettes adoptent une forme en demi-poire renversée ainsi qu’une jolie finition noire «glossy». Enfin, l’arceau est habillé d’un large bandeau serre-tête matelassé. Dommage que le confort ne soit pas aussi réussi que le look. Très léger, le RHA850 semble flotter sur les oreilles et au premier contact on se demande quelle peut bien être la meilleure position de

ses écouteurs sur la tête. Les coussinets ne sont pas très moelleux et même assez fermes. Ils sont revêtus d’une fine peau plissée qui a tendance à émettre de petits bruits de frottement lorsque l’on bouge et les réglages de hauteur des oreillettes sont un peu lâches. Néanmoins, ce casque tient plutôt bien en place. Il convient parfaitement à un usage en balade. Équipé de transducteurs de 40 mm, avec membranes mylar/titane et bobines en cuivre plaqué aluminium (des technologies haut de gamme), c’est finalement à l’écoute que le SA-850 réserve la meilleure surprise. Non pas que les performances soient transcendantes, mais parce que la restitution propose un son chaud et puissant avec un grave très généreux et des timbres agréables. La définition laisse un peu à désirer, l’extrême aigu est peu bouché, l’image stéréophonique manque d’aération, mais le médium apporte une petite touche de clarté en évitant toute agressivité. On est loin du son de crécelle que délivre beaucoup de modèles d’entrée de gamme. Compte tenu du prix de ce casque, ce sont des résultats intéressants.


38 ON Magazine - Guide casques 2012

SENNHEISER Depuis quelques années, afin de se départir d’une image de rigueur germanique et de manque de fantaisie, Sennheiser s’est associé avec des DJ stars comme David Guetta ou Bob Sinclar. Mais à notre avis, c’est avec Adidas qu’il a réussi le meilleur partenariat et réalisé les produits les plus intéressants. www.sennheiser.fr

Sennheiser HD 25-1 II Adidas Originals Le meilleur du vintage pro Le Sennheiser HD 25 est une des reliques du catalogue Sennheiser. Sa première version remonte à plus de vingt ans et sa conception, bien que légèrement modernisée au fil du temps, est restée fidèle au modèle d’origine. Le secret de cette longévité est que le HD 25 est un modèle particulièrement apprécié des professionnels du son. Et ce n’est absolument pas le fruit du hasard. Le HD 25 est peut-être d’une construction archaïque, mais il est aussi particulièrement robuste et fonctionnel. Pour commencer, chaque pièce ou câble est facilement démontable et remplaçable. Le HD 25 est donc en quelque sorte un produit de développement durable. Ensuite, il comporte de nombreuses petites astuces qui répondent aux besoins quotidiens des professionnels. L’arceau en plastique peut par exemple se diviser en deux parties jointes par des charnières afin de trouver la meilleure position sur la tête et le meilleur maintien. L’écouteur gauche peut également se relever afin de pouvoir entendre ce qu’il se passe à «l’extérieur» tout ayant le «retour plateau» sur l’oreillette droite. Il faut ajouter à cela que, pour un casque supra-auriculaire, le HD 25 apporte une excellente isolation phonique et existe en de nombreuses versions d’impédances différentes, avec ou sans microphone intégré... Pour proposer le HD 25 à une clientèle branchée, plus audiophile que professionnelle, le partenariat avec Adidas est bien vu et notamment l’utilisation du label Originals sous lequel sont réédités les grands classiques de la marque de baskets aux trois bandes. Sur le terrain, le HD 25 est loin d’être le casque le plus confortable que nous connaissions. Pour assurer un bon maintien, ses écouteurs, dont les coussinets sont assez fins, serrent fermement les oreilles de l’utilisateur. À la longue (au bout d’une heure), ils peuvent tenir chaud et faire un peu mal aux cartilages des pavillons auditifs. Pour ce qui est de la restitution sonore, elle n’est pas spécialement démonstrative et peut paraître timide au premier abord. Le HD 25, n’en fait effectivement pas des tonnes dans le grave, mais au fur et à mesure de son utilisation, on découvre des qualités rares. Il parvient à être doux, chaleureux et procurer en même temps une très grande précision de timbres et de la scène stéréophonique. Les voix bénéficient d’une intelligibilité hors norme et la transcription d’instrument est toujours très alerte tout en étant parfaitement posée. On comprend pourquoi le HD 25 reste toujours, pour de nombreux professionnels, une référence sans équivalent.

Ègalement testé :

250 € Spécifications

• Type : clos, circum-auriculaire, antibruit • Réponse : 5 Hz à 28 kHz • HP : 42 mm(dynamiques) • Sensibilité : 105 dB/mW • Impédance : 40 Ω • Puissance max. : 100 mW • Cordon : 1,5 + 0,7 m • Poids : 180 g • Accessoires : mallette de transport, adaptateur prise avion, rallonge

Notre avis Confort Versatilité

Sennheiser HD 598 : 230 €

Son Intérêt


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SHURE Bien que ses casques et oreillettes se destinent principalement au marché des professionnels du son, aux animateurs de plateau télé ou encore aux musiciens, la marque américaine s’ouvre de plus en plus aux audiophiles. Pour preuve, son modèle SRH840 (que nous avons testé dans notre guide 2010/2011) vient de recevoir un Diapason d’Or.

90 €

www.shure.com

Shure SRH550DJ Pour DJ et audiophiles en ballade À l’instar des autres casques Shure, le SRH550DJ, malgré son petit prix, apparaît d’une conception et d’une construction particulièrement sérieuse et robuste. Comme sa référence l’indique, ce casque vise en priorité le public des deejays amateurs et professionnels. Cependant, grâce à sa légèreté et sa compacité, mais aussi sa restitution sonore d’une grande rigueur, il conviendra aussi à de nombreux audiophiles pour un usage nomade. L’épais arceau du SRH550DJ assure un bon maintien et les oreillettes sont montées sur des charnières renforcées qui donnent la possibilité de replier le casque sur lui-même ou à plat afin de faciliter son transport. Une housse de rangement est également fournie ainsi que des coussinets de rechange pour les oreillettes. De type supra-auriculaire, ce casque serre assez fermement les oreilles afin de bien tenir en place et laisser le loisir à l’utilisateur de bouger. Le confort s’en ressent un peu, le Shure SRH550DJ peut tenir chaud à la longue d’autant que ses coussinets ne sont pas très épais et manquent légèrement de moelleux. En contrepartie, les oreillettes de ce casque assurent une bonne isolation

phonique, autorisant des écoutes en lieux bruyants : transports en commun, avion, dancefloor... À l’écoute, même s’il est vendu à petit prix, on retrouve avec le Shure SRH550DJ les qualités qui ont fait la réputation de la marque. La restitution sonore est puissante, avec des basses profondes, toujours très énergiques et percutantes, mais également très propres et sans trop de fausse chaleur. La tenue en puissance est par ailleurs excellente. Lorsque l’on pousse le volume, les timbres ne se désunissent pas, ne deviennent pas criards. Au contraire, la transcription garde sa limpidité et son impact. Il n’y a pas de tassement de la dynamique. Conçu pour les deejays, le SRH550DJ se montre naturellement plus à l’aise sur la musique moderne. Il n’a pas la finesse ou l’extrême précision de certains modèles plus audiophiles. Cependant, pour un casque à moins de 100 €, il se débrouille très bien, même pour de la musique jazz ou classique.

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Spécifications • • • • • • • • •

Type : clos, supra-auriculaire Réponse : 5 Hz à 22 kHz HP : 50 mm (dynamiques) Sensibilité : 109 dB/mW à 1 kHz Impédance : 32 Ω Puissance max. : 3000 mW Cordon : 2 m Poids : 235 g Accessoires : housse de rangement, adaptateur jack 6,35 mm, coussinets de rechange


40 ON Magazine - Guide casques 2012

Shure SRH940 Pour DJ et audiophiles en ballade La gamme de casques Shure s’est considérablement étoffée en 2011. Elle compte désormais sept références dont le nouveau SRH940 constitue le sommet. Il s’agit d’un modèle clos conçu pour une utilisation en studio, mais il peut également convenir aux audiophiles pour un usage sédentaire à la maison. Avec ses grosses oreillettes et son poids dépassant les 300 g, le SRH940 n’est pas conçu pour le nomadisme. Cependant, pour faciliter son transport, il peut se replier à plat puis se «rouler sur lui-même» et il est fourni avec une grosse mallette permettant de ranger ses deux câbles interchangeables (un en spiral et l’autre «droit») ainsi que des bonnettes de rechange pour ses oreillettes. Si la finition grise métallisée est assez banale, en revanche la qualité de fabrication est du plus haut niveau. Le large arceau est d’une grande souplesse, prévu pour résister à des torsions importantes. Les grosses charnières sont renforcées par des pièces métalliques. Les épaisses coques des oreillettes sont faites d’un matériau de synthèse assez léger et antirésonnance afin d’éviter les colorations sonores. Leurs faces extérieures sont en outre doublées par des sortes de boucliers métalliques. Avec ses larges et moelleux coussinets circum-auriculaires, le SRH940 est confortable à porter. Il ne serre pas trop fort les tempes, mais tient bien sur la tête et isole correctement des bruits ambiants. On note juste que les petits molletons de son arceau sont un peu (trop) fermes pour les crânes dégarnis. À l’écoute, pour un modèle souvent proposé aux alentours de 200 €, le SRH940 développe des performances très impressionnantes. La restitution sonore bénéficie d’une réponse en fréquence extrêmement large et d’un niveau de transparence presque jamais rencontré sur un casque de ce prix. Sur le morceau Nice Guy Eddie, de l’album The It Girl du groupe Sleeper, le son est hyper propre, précis. On entend parfaitement les effets

250 €

de spatialisation tourbillonnants au début de la chanson. Les lignes mélodiques foisonnantes des guitares électriques et des basses sont parfaitement limpides et décortiquées. Le Shure SRH940 est un casque extrêmement analytique auquel aucun microscopique détail n’échappe. Avec lui, la transcription est hyper rapide, percutante, précise, dynamique. Sur la chanson The Preacher de Emily Jane White (enregistrement 24 bits), les moindres petits détails de diction de la chanteuse, le respect des timbres, le puissant accompagnement à la basse sont respectés avec une précision que seuls les meilleurs casques du marché (toutes catégories de prix confondues) sont capables d’atteindre. Le Shure SRH940 est donc un modèle d’exception qui mérite toutes nos recommandations, mais attention à le marier à une source de haute qualité et à utiliser des enregistrements de haut niveau, car il ne pardonne rien.

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Spécifications • • • • • • • • •

Type : clos, circum-auriculaire Réponse : 5 Hz à 30 kHz HP : 40 mm (dynamiques) Sensibilité : 100 dB/mW à 1 kHz Impédance : 42 Ω Puissance max. : 1000 mW Cordon : 2,5 m (droit) + 3 m (spiralé) Poids : 320 g Accessoires : mallette de rangement, adaptateur jack 6,35 mm, coussinets en tissus de rechange


ON Magazine - Guide casques 2012

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Shure SE215 Des oreillettes pros à petit prix Les écouteurs intra-auriculaires SE215 sont étroitement dérivés des oreillettes pros dont la marque américaine est spécialiste et qui s’adressent aux musiciens, animateurs télé et plus généralement aux professionnels du son. Les SE215 sont les modèles les plus abordables d’une gamme de quatre paires d’écouteurs destinés au marché Grand Public qui compte les SE315, SE425 et SE535 dont les prix culminent à plus de 500 € ! Contrairement aux autres modèles de cette gamme, il n’utilise pas de coûteux transducteurs à armatures balancées, mais des transducteurs électrodynamiques «MicroDriver» plus abordables. Néanmoins, la forme des écouteurs SE215 est exactement la même que celle des autres écouteurs de la gamme Shure. Les oreillettes relativement imposantes ont une géométrie qui ressemble un peu à celles de prothèses auditives sur mesure. Elles viennent se lover au creux des oreilles de l’utilisateur et les remplissent intégralement. Leurs cordons, équipés d’une gaine flexible, doivent ensuite être enfilés par-dessus les pavillons des oreilles. De cette manière, les écouteurs SE215 tiennent particulièrement bien en place. On peut bouger, courir, danser énergiquement

sans avoir peur de les perdre. On note aussi que les cordons sont amovibles, ce qui permet de les remplacer facilement en cas de panne ou par un câble avec commandes et microphone pour smartphone (disponible en option). Fournis avec deux types d’embouts, en silicone et en mousse à mémoire de forme (un peu comme les boules Quies), les SE215 offrent une isolation acoustique par rapport aux bruits ambiants très élevée. Un tel niveau d’isolation phonique est un peu perturbant lors d’une première utilisation, mais permet de mieux entendre les détails de la musique sans avoir à pousser le son, notamment dans les transports en commun, dans la rue ou dans un open-space agité. La restitution sonore, comme toujours chez Shure, favorise un équilibre tonal neutre, ainsi que la transparence et la rigueur. Ici pas de coloration de timbres flatteuse. Le SE215 donne à entendre ce qui se trouve dans l’enregistrement et rien d’autre.

Ègalement testés :

Shure SRH840 : 200 €

Shure SE425 : 330 €

100 €

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Spécifications

• Type : intra-auriculaires (isolation phonique supérieure à 37 dB) • Réponse : 22 Hz à 17,5 kHz • HP : n.c. (dynamiques) • Sensibilité : 107 dB SPL/mW à 1 kHz • Impédance : 20 Ω • Puissance max. : n.c. • Cordon : 1,62 m • Poids : n.c. • Accessoires : 3 paires d’embouts en silicone, 3 paires d’embouts en mousse, curette de nettoyage, pochette de rangement


42 ON Magazine - Guide casques 2012

SONY Dans le domaine des casques audio, Sony est depuis longtemps un acteur important, au même titre que certains spécialistes allemands, autrichiens ou japonais dont les activités sont beaucoup moins diversifiés. Il y a plus de 20 ans, son modèle MDR-R10, surnommé «The King», était considéré comme un des meilleurs casque Hi-Fi au monde. www.sony.fr

50 €

Sony MDR-XB500 - eXtra Bass Le casque MDR-XB500 de Sony est le modèle intermédiaire de la gamme XB (eXtra Bass) de Sony comportant trois casques au look extraverti, immédiatement reconnaissables de par les énormes coussinets entourant leurs oreillettes. Ces coussinets d’une largeur inhabituelle leur permettent d’offrir un excellent confort, une bonne isolation face aux bruits ambiants, de tenir accessoirement un peu chaud et d’avoir un bon maintien convenant à un usage nomade. En réalité, le MDR-XB500 est d’une structure beaucoup plus légère qu’il n’y paraît. Les coques de ses oreillettes sont assez compactes et l’arceau, relativement large, est plutôt fin. La qualité de finition et de fabrication est de très bon niveau. Le souci du détail a été poussé jusqu’à l’adoption d’un câble plat, très chic, et une prise de raccord mini-jack coudée. À l’intérieur de chaque oreillette est installé un transducteur de 40 mm de diamètre. Il a pour caractéristique d’être équipé d’une très large bobine mobile et d’un gros moteur magnétique comportant une large ouverture centrale en forme d’évent afin de renforcer le registre grave. A l’écoute, le MDR-XB500 a été pour

nous une excellente surprise. Contrairement à beaucoup de casque de cette catégorie de prix, conçus pour offrir de «grosses basses», celles-ci sont certes bien présentes mais pas oppressantes, envahissantes ou particulièrement lourdes et répétitives. L’équilibre tonal est naturellement descendant, et le registre grave est très généreux, mais avec une réelle profondeur, une certaine propreté, des nuances et une bonne dynamique. Il n’efface pas le registre médium qui donne une bonne sensation de présence et qui est très vivant. De même pour l’aigu qui est doux mais également assez précis. La restitution sonore bénéficie de beaucoup d’ampleur et d’une belle aération. C’est un faisceau de qualité rarement rencontré dans cette gamme de prix.

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Spécifications

• Type : semi-clos, circum-auriculaire • Réponse : 4 Hz à 24 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 104 dB/mW • Impédance : 40 Ω • Puissance max. : 1500 mW • Cordon : 1,2 m • Poids : 185 g • Accessoires : housse de rangement, adaptateur jack 6,35 mm


ON Magazine - Guide casques 2012

43

Sony MDR-ZX700 Haut de gamme à petit prix

Le MDR-ZX700 fait partie de la gamme des casques audiophiles polyvalents de Sony. Cela signifie d’après la marque japonaise qu’on peut le porter partout. Pour notre part, nous pensons que s’il est un peu trop lourd et volumineux pour la ballade en revanche, il convient bien à un usage en voyage (train, avion) au bureau ou à la maison. Dommage, cependant que ce casque ne puisse se replier à plat ou sur lui-même pour faciliter son transport. Avec ses grandes oreillettes closes circum-auriculaires, et ses coussinets moelleux en mousse d’uréthane, le MDR-ZX700 est agréable à porter et isole assez bien des bruits ambiants. D’apparence sobre et soignée, il est d’une conception sérieuse. L’armature et les coques sont en plastique, mais l’ensemble paraît d’une bonne robustesse. On retrouve le même sérieux au niveau des transducteurs de ce casque. Il s’agit de modèles haut de gamme disposant de membranes de 50 mm de diamètre ce qui est plutôt rare dans cette classe de prix. Ces transducteurs sont accordés par de petits évents cachés derrière les charnières qui maintiennent les oreillettes. Ils disposent de moteurs particulièrement puissants et largement ventilés (par un gros puits central de décompression comportant une bague de cuivre), faisant appel à des aimants en néodyme de haute qualité (360 kJ/m3) et une large bobine mobile. On peut aussi noter que le câble de raccordement du MDR-ZX700 est constitué de conducteurs OFC isolés en fil de Litz afin de garantir une meilleure transmission des hautes fréquences et une meilleure isolation face aux parasites. À l’écoute, comparativement à beaucoup de concurrents de la même catégorie de prix, le MDR-ZX700 offre une restitution sonore beaucoup plus neutre, sans excès, ni aucune outrance avec une bande-passante très large et un équilibre qui ne favorise pas le grave au détriment des autres registres. Il n’a pas un son répétitif ou coloré. L’esthétique sonore change beaucoup d’un enregistrement à l’autre et c’est la preuve d’une grande transparence. Le Sony MDR-ZX700 est donc particulièrement fidèle. Sur de la musique moderne, sa grande franchise peut se traduire par de la brillance et un peu d’acidité dans l’aigu. En contrepartie, il excelle sur la restitution d’instrument acoustique, de grandes masses orchestrales, d’œuvres plus intimistes ou pianistiques, de jazz ou de musique classique.

100 € Spécifications • • • • • • • • •

Type : clos, circum-auriculaire Réponse : 5 Hz à 40 kHz HP : 50 mm (dynamiques) Sensibilité : 106 dB/mW Impédance : 24 Ω Puissance max. : 2 000 mW Cordon : 1,2 m + 1,8 m Poids : 260 g Accessoires : adaptateur jack 6,35 mm

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt


44 ON Magazine - Guide casques 2012

Sony MDR-Z1000 - Portable ultime Le Sony MDR-Z1000 ressemble à s’y méprendre au MDR-ZX700, dont vous pouvez lire le test en page précédente, et pourtant son prix est cinq fois plus élevé ! Les apparences sont effectivement trompeuses, car, si la forme et le look sont presque 100 % identiques, beaucoup de paramètres techniques font la différence entre ces deux modèles et justifient l’écart (gigantesque) de prix. Le MDR-Z1000 est un casque résolument haut de gamme, conçu pour les audiophiles les plus exigeants et pour les professionnels. Premier élément de différentiation : les coussinets des oreillettes du MDR-Z1000 adoptent un profil assez particulier. Taillés en «V», ils entourent complètement les oreilles de l’utilisateur et se referment derrière leurs pavillons auditifs. Il en résulte un port assez particulier (même si le confort reste correct, cela peut être perturbant), mais aussi un niveau d’isolation phonique très poussé. Le MDR-Z1000 convient donc bien à une utilisation dans un lieu bruyant (avion, train...). D’une réalisation sans compromis, le MDR-Z1000 bénéficie d’un arceau partiellement en métal composé d’un alliage non résonnant. Les coques de ses oreillettes sont composées de magnésium moulé, revêtu d’un enduit amortissant. Accordées par de petits évents, ces coques renferment des transducteurs de 50 mm de diamètre munis de membranes en film polymère à cristaux liquides, associées à des moteurs surpuissants à aimants néodyme et très larges bobines mobiles. Le MDR-Z1000 est en outre fourni avec une jolie housse de transport en similicuir et deux cordons interchangeables de longueurs différentes. Ces cordons utilisent des conducteurs en cuivre OFC de grade 7N (pur à 99,99999 %) afin de garantir une transmission du signal audio avec un minimum de perte. Enfin, et c’est le plus important, le MDR-Z1000 fait état de performances très nettement supérieures à celles du MDR-ZX700. Doté d’un bon rendement, il atteint un niveau de transparence exceptionnel tout en conservant un très agréable équilibre tonal se caractérisant par un grave très propre, dense et profond, un médium d’une extrême limpidité et un aigu d’une définition outrancière qui ne bascule pas vers de l’agressivité. Par rapport à certains casques ouverts de prix comparables, il manque au MDR-Z1000 un poil d’aération. Cependant, l’image stéréophonique est très précise, parfaitement en place et latéralisée. Le Sony MDR-Z1000 sait à la fois être hyper analytique et proposer une esthétique sonore d’un haut pouvoir de séduction.

500 € Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Spécifications • • • • • • • • •

Type : clos, circum-auriculaire Réponse : 5 Hz à 80 kHz HP : 50 mm (dynamiques) Sensibilité : 108 dB/mW Impédance : 24 Ω Puissance max. : 4 000 mW Cordon : 3 m + 1,8 m Poids : 270 g Accessoires : housse de rangement, adaptateur jack 6,35 mm


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YAMAHA Yamaha est entré sur le marché des casques audio Grand Public, il y a environ un an et demi. Fin 2010, il lançait ses premiers écouteurs intra-auriculaires avec trois modèles positionnés à des prix abordables. Il s’attaque maintenant au haut de gamme avec la paire d’écouteurs EPH-100 et l’excellent casque HPH-200 pour lequel nous avons eu un gros coup de cœur.

150 €

http://fr.yamaha.com/

Yamaha HPH-200 Audiophile semi-nomade Le HPH-200 est le premier et le seul casque (pour l’instant) de la gamme Yamaha. Il s’agit d’un modèle de belle facture, d’une esthétique sobre et d’une conception fort sérieuse. Ses oreillettes sont de type supra-auriculaires et complètement ouvertes sur l’arrière. Leurs charges sont décompressées par le biais de larges grilles métalliques. Le Yamaha HPH-200 n’isole donc pas beaucoup des bruits ambiants et se destine plutôt à un usage sédentaire en lieu calme. Il est cependant assez léger (moins de 200 g) et relativement compact, ce qui permet aussi d’envisager une utilisation nomade. D’autant qu’il tient assez bien en place, même lorsque l’on est en mouvement. Les transducteurs qui équipent les oreillettes sont des modèles de 40 mm de diamètre capables d’une très bonne tenue en puissance (1 000 mW). Ils sont montés de manière flottante et disposent sur la partie dorsale de leur membrane d’un filtre acoustique afin d’éviter les réflexions parasites. La construction est la finition sont soignées. L’arceau peut sembler au premier abord un peu léger, mais il est renforcé par des lames métalliques tandis que les gros coussinets sont habillés d’un velours très doux. Le HPH-200 est un casque très agréable à porter et aussi à écouter. L’esthétique

sonore qu’il propose fait penser à celle de l’AKG K540, chaleureuse, avec un registre grave très présent et profond et un haut du spectre tout en douceur. Cependant, elle est beaucoup moins caricaturale et plus cohérente. La restitution du HPH-200 est en effet très mélodieuse se caractérisant par des timbres harmonieux, d’une grande richesse. Ce casque Yamaha nous a autant convaincus sur du rock que sur de la musique classique orchestrale ou vocale. Sur le morceau Dreams des Cranberries, le rendu est dynamique, avec un excellent suivi rythmique. Notre passage test, le Magnificat BWV 243 de Bach, est alerte, vivant, d’une grande musicalité avec une très bonne fusion des chœurs. Enfin, l’extrait au piano Jesu Meine Freunde, toujours de Bach, est bien lisible. Le registre grave, même s’il est en avant, n’écrase pas la transcription et conserve beaucoup de nuances. Le Yamaha HPH-200 offre ainsi un son bien tempéré et qui a du tempérament. Lorsque l’on adhère à son caractère, il peut se révéler enthousiasmant.

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Spécifications • • • • • • • • •

Type : ouvert, circum-auriculaire Réponse : 20 Hz à 20 kHz HP : 40 mm (dynamiques) Sensibilité : 98,5 dB SPL (±3 dB) Impédance : 48 Ω Puissance max. : 1 000 mW Cordon : 1,2 m + 2 m Poids : 180 g Accessoire : adaptateur jack 6,35 mm


46 ON Magazine - Guide casques 2012

150 € Yamaha EPH-100 Au plus près de la musique

Spécifications • • • • • • • • •

Type : intra-auriculaire Réponse : 20 Hz à 20 kHz HP : 6 mm (dynamiques) Sensibilité : 104 dB (±3 dB) Impédance : 16 Ω Puissance max. : n.c. Cordon : 1,2 m + 2 m Poids : 13,5 g Accessoires : pochette de rangement, adaptateur jack 6,35 mm, 5 paires d’embouts interchangeables

Notre avis

Poursuivant sa montée en gamme, Yamaha propose depuis quelques mois les nouveaux écouteurs intra-auriculaires EPH-100. Fruit d’un gros travail de recherche et développement réalisé en interne, ils sont d’une conception fort luxueuse et utilisent des techniques d’optimisation acoustique relativement originales. Leurs oreillettes se présentent sous la forme d’élégants et discrets tubes en aluminium usinés avec beaucoup de précision et comportant plusieurs anneaux. Le cordon est habillé d’une gaine en élastomère pour éviter qu’il ne s’entortille. Il a pour défaut de produire quelques bruits de frottement, mais cela reste léger. Avec leur forme allongée et très fine, les oreillettes du Yamaha EPH-100 ont pour particularité de pouvoir s’enfoncer relativement profondément dans les conduits auditifs de l’utilisateur. Rassurez-vous, cela n’est absolument pas douloureux et sans danger du moment que l’on consomme avec modération. Grâce à leurs embouts en silicone à double collerette qui épousent parfaitement la forme des conduits auditifs, on peut même ajouter que les écouteurs EPH-100 sont confortables, isolent très bien des bruits extérieurs, et tiennent correctement en place. L’intérêt de ce design particulier est de placer les transducteurs au plus près des tympans et de s’affranchir en partie des réflexions parasites que peuvent générer les embouchures des coques en aluminium, les embouts, mais aussi les parois des conduits auditifs de l’auditeur. Pour y parvenir, Yamaha a développé des transducteurs électrodynamiques large-bandes de petite taille (6 mm de diamètre), mais néanmoins très performants, ainsi que des embouts dotés de larges embouchures (6 mm de diamètre), n’obstruant pas la propagation du son. À l’écoute, les écouteurs Yamaha EPH-100 proposent un cocktail détonnant de qualités. Leur équilibre tonal est un peu physiologique avec un bas du spectre très profond et pêchu. À l’autre extrémité du spectre, l’aigu est brillant, avec une très légère coloration métallique, mais sans agressivité. Le médium est plus discret, mais d’une grande définition. Dynamiques et rapides, les écouteurs EPH-100 donnent à enttendre beaucoup de détails avec une excellente spatialisation. Sur le morceau «We Can Make The World Stop» du groupe The Glitch Mob, la ligne de basse est particulièrement virulente, percutante tandis que les différents effets de mixage, de saturation, de latéralisation sont parfaitement dosés et à leur place. La restitution est propre, énergique, entraînante. Elle donne envie de taper du pied et d’applaudir.

Ègalement testés :

Confort Versatilité Son Intérêt

Yamaha EH-P50 : 80 €


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oui, mais en SpiritOne

Le son Focal rien que pour soi… Avec SpiritOne, l’égoïsme devient une vertu raisonnable. Casque fermé type circum-aural à haute isolation phonique. Poids : 225 g pour le confort. Bande-passante de 6 Hz à 22 kHz. Sensibilité : 104 dB/mW

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ON Magazine - Guide casques audiophiles 2012  

39 modèles à l’essai : AKG, Atomic-Floyd, Audio-technica, Beats by Dr. Dre, Beyerdynamic, Bose, Denon, Bowers & Wilkins, Focal, Jays, Klipsc...

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