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mag HOME CINÉMA Edition 2018/5

34 TESTS

TV, vidéoprojecteurs, amplis, préampli/processeurs, barres de son, subwoofers, lecteurs vidéo...

de 200 à 15 000 €

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Caissons de grave essayés et selectionnés


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SOMMAIRE ÉCRANS TÉLÉVISEURS& VIDEOPROJECTEURS P. 5 : Les écrans de projection P. 10 : Epson EH-TW7400 P. 12 : Hisense LaserTV H100DLA P. 16 : JVC DLA-X7900 P. 18 : LG OLED 55C8 P. 20 : Loewe Bild 3.55 P. 24 : Optoma UHD 300X P. 28 : Philips 55OLED803 P. 32 : Samsung Q65Q9F P. 36 : Sony VPL-VW760ES CAISSONS DE GRAVE P. 44 : Bowers & Wilkins DB4S P. 48 : Dali SUB M-10 D P. 52 : Dynaudio SUB 6 P. 56 : Focal SUB 1000 F P. 58 : JL Audio D110 P. 60 : Q Acoustics 3060S P. 62 : REL HT/1003 P. 64: Sunfire XT Atmos265 P. 68 : SVS SB-2000 P. 70 : XTZ Spirit Sub 12

P. 84 : Marantz SR6013 P. 86 : Onkyo TX-NR686 P. 88 : Pioneer VSX-LX503 P. 90 : Trinnov Altitude16 P. 94 : Yamaha RX-A880 SOURCES P. 98 : Apple TV 4K P. 100 : Nvidia Shield P. 102 : Panasonic DP-UB9000 ENCEINTES & BARRES DE SON P. 106 : Bluesound Pulse Soundbar P. 110 : Focal SIB Evo Atmos P. 114 : Paradigm PW Soundbar + PW600 + MilleniaSub P. 118 : Sonos Beam

AMPLIFICATEURS & PROCESSEURS P. 74 : Arcam AVM860 P. 78 : Denon AVR-X3500H P. 80 : Lyngdorf MP-50

Ce magazine vous est offert par ON-Mag.fr Vous avez le droit de le consulter, l’imprimer, le diffuser, le redistribuer dans son intégralité sans restriction. Cependant, tout découpage, tout retrait et toute modification sont interdits sauf autorisation préalable de notre part. On participé à ce numéro : Communication : Manuel Courbo (régie Catset), mcourbo@gmail.com, 06 61 09 14 46 Rédaction : Alban Amouroux, Alexandra Bellamy, Jean-Pierre Labro Pierre Stemmelin


Fabricant français d’écrans de projection haut de gamme innovants Révolutionnant la vidéo-projection grâce à sa technologie à réjection de lumière ambiante DAYLIGHT, reconnue comme la plus performante au monde, Xtrem Screen vous permet de vivre une expérience visuelle inégalée que ce soit en pièce de vie ou en environnement contrôlé.

TOILES DE PROJECTION 4K & HDR Blanc de Reférence • Blanc Technique À Réjection de Lumière • Faible Gain / Fort Gain Résidentiel / Entreprise Acoustiquement Transparent Micro-perforé / Micro-tissé

ÉCRANS HAUT DE GAMME SUR MESURE Cadres Motorisés en applique / encastrable À Masques www.xtremscreen.com facebook.com/xtremscreen


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ÈCRANS, TÉLÉVISEURS, VIDÉOPROJECTEURS


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ÉCRANS

DE PROJECTION

l’attaque des toiles techniques L’écran de projection est bien plus important qu’on ne le pense. Évidemment, il est possible d’utiliser un vidéoprojecteur avec un mur blanc ou un drap tendu. Vous obtiendrez toujours une grande image, l’intérêt premier de la vidéoprojection. Mais qu’en est-il de la qualité ? Avez-vous déjà vu une vraie salle de cinéma qui ne serait pas équipée d’un écran ? L’écran est indissociable du vidéoprojecteur pour viser une qualité d’image optimale. Il est inutile de dépenser plusieurs milliers d’euros dans un vidéoprojecteur de dernière génération, 4K au hasard, s’il n’est pas associé à un écran de qualité. Qu’il soit installé dans une pièce dédiée ou dans le salon, il existe aujourd’hui de nombreux types d’écrans et technologies de toiles, qui par Alban Amouroux peuvent répondre à tous les projets.


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Écran fixe ou écran motorisé ? Avant de nous intéresser aux toiles, rappelons qu’il existe différents types d’écrans pour la vidéoprojection. L’écran fixe est le plus simple. Attaché à un cadre, il s’accroche au mur comme un tableau. La finition est habituellement assurée par une bande de velours noir encadrant l’image. Des versions sans bord semblant flotter sur le mur sont également proposées, avec rétroéclairage LED en option. Lorsque l’écran est installé dans une pièce de vie, il devient enroulable pour disparaître lorsqu’il n’est pas utilisé. C’est le cas des écrans motorisés dont le carter renfermant la toile peut se fixer de manière apparente ou s’encastrer dans le plafond pour encore plus de discrétion. Les fabricants ont d’ailleurs fait des efforts pour faire diminuer le bruit des motorisations. Quelle que soit la solution retenue, elles sont à peu près toutes compatibles avec les différentes technologies de toiles désormais en vogue.

Les toiles techniques sont devenues incontournables Auparavant, les toiles en PVC étaient à peu près les seules disponibles sur le marché. Elles existent toujours aujourd’hui, ce sont les modèles d’entrée de gamme. Les toiles en PVC simple sont parfaites lorsque le noir total dans la pièce est possible. Mais dès que l’on utilise un écran de projection dans une pièce de vie, il y a toujours de la lumière susceptible de venir parasiter l’image. Les toiles techniques reposent sur l’association de différentes couches destinées aussi bien à contrôler la lumière ambiante qu’à rehausser la qualité d’image. Chez Xtrem Screen, les toiles Daylight peuvent être composées de 8 à 16 couches distinctes. Le contraste, la luminosité et les couleurs bénéficient de ce travail, même quand la pièce ne peut pas être dans le noir complet. Cela est possible grâce à l’usage d’une toile d’apparence grise,

Comment choisir la bonne dimension de votre écran

Vous trouverez en ligne de multiples outils vous permettant de calculer la taille idéale de votre écran en fonction du recul de votre vidéoprojecteur. Ces calculs se basent sur le confort de l’œil afin de ne pas avoir à balayer exagérément l’image en permanence. Il existe plusieurs normes professionnelles, mais on peut dire qu’il faut globalement compter sur un recul équivalent à 1,5 fois la largeur de l’écran. Il y a un autre critère à prendre en compte, pourtant souvent oublié : le positionnement vertical de l’écran. Idéalement, une fois assis, vos yeux doivent viser le milieu de l’écran. C’est pour cela que l’écran se retrouve positionné souvent assez bas, voire proche du sol. C’est évidemment plus facile à respecter dans une salle dédiée avec un écran fixe que dans une pièce de vie avec un écran motorisé.


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permettant pourtant jusqu’à sept fois plus de contraste qu’une simple toile blanche. Pour sa part, ScreenLine a travaillé sur les bords de l’image et créé un concept innovant : les toiles à bords noirs dynamiques. Lorsque l’image ne remplit pas tout l’écran pour cause de ratios différents (16/9e, 2.35:1, 4/3, etc.), la partie de l’écran inutilisée devient gênante. Lumineuse, elle attire l’œil. La toile ScreenLine Radiance BND ne réfléchit pas la lumière sur les zones inutilisées, comme si elles étaient recouvertes automatiquement de bords noirs, quel que soit le ratio d’image. Les toiles BND sont disponibles sur les écrans motorisés et tensionnés ScreenLine Wave. Lumene vient de mettre à jour la totalité de son catalogue et insiste sur la très longue tenue dans le temps de ses toiles : pas de déformation type gondolage, pas de jaunissage non plus. Comme ses concurrents, Lumene propose désormais des écrans spécifiques pour les vidéoprojecteurs à très courte focale. Ce sont ces appareils que l’on place au pied de l’écran. La toile Lumene Ambiant Reflecting est 100 fois plus lumineuse qu’une toile classique. Micro structurée, elle renvoie l’image en faisant abstraction de la lumière ambiante pour un visionnage en pleine journée sans contrainte.

Les toiles techniques permettent de profiter de son vidéoprojecteur en pleine journée Fixes ou motorisés, capables de repousser la lumière ambiante, de créer une image contrastée sans bande noire physique et de fonctionner avec les projecteurs à courte focale, les écrans de vidéoprojection ont su évoluer et s’adapter. Quelle que soit la pièce dans laquelle vous avez installé votre vidéoprojecteur, vous pouvez profiter d’une image cinéma lumineuse et contrastée grâce aux toiles techniques.

les toiles acoustiques

Afin que le son puisse coller à l’action, il est logique d’installer les enceintes frontales (gauche, centre et droite) derrière l’écran. Plus l’écran est grand et moins vous avez le choix. Les toiles acoustiques ont été créées à cet effet. Les modèles microperforées se composent de milliers de tous petits trous qui laissent passer le son, sans influer sur la qualité de l’image. Xtrem Screen réalise par exemple 294.000 perforations de 0,5 mm au m2. Chez Lumene, la toile est tissée avec près de 92.000 micropores tous les 10 cm2. Autant dire que les trous de ces toiles acoustiques sont invisibles depuis le canapé. Vous pouvez ainsi placer les enceintes derrière l’écran sans aucun problème. Les toiles acoustiques sont disponibles sur les écrans fixes comme sur les écrans motorisés.


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EPSON EH-TW7400

2500 €

L’Ultra HD 4K n’est pas encore en mode natif chez le petit dernier des vidéoprojecteurs d’Epson. Ce Tri-LCD est pourtant compatible grâce à son procédé d’extrapolation de pixels. Une optimisation des matrices à cristaux liquides qui fournit du détail, une belle profondeur de champ et un piqué bien senti. Le HDR est aussi de la partie et le tout pour un prix qui reste sage. Simple et facile à vivre, ce modèle possède de nombreux atouts. par Jean-Pierre Labro Le monde de la vidéoprojection a basculé dans l’Ultra HD 4K depuis des années, mais les modèles dont les matrices sont d’une résolution native de 3840 x 2160 pixels restent encore rares et onéreux. Ils se concentrent dans le haut de gamme, les prix dépassant souvent 5 000 euros. Heureusement, il existe des modèles 4 K plus accessibles. Comment est-ce possible ? En poussant dans leurs retranchements les anciennes technologies LCD ou DLP et en allant ajouter artificiellement des pixels au Full HD. Ce procédé baptisé «wobulation» par certains, ou encore «Pro UHD» chez Epson, consiste dans tous les cas à afficher très rapidement deux images Full HD avec un décalage d’un demi-pixel en diagonale. Ainsi obtient-on à l’écran l’équivalent de 4,1 millions de pixels au lieu des 2,1 millions de pixels générés par le 1080p. Cette technologie améliore grandement la qualité d’image, sans être nativement UHD 4K mais tout en étant parfaitement compatible ; cela permet également de proposer des vidéoprojecteurs à des prix serrés.

Un confort d’utilisation remarquable Le prix public indicatif de ce vidéoprojecteur Epson EH-TW7400 est inférieur à 2 500 euros. C’est l’une des nouveautés de cette fin d’année 2018, il remplace le valeureux TW7300 dont le prix de lancement était de 2 600 euros il y a un an. En 12 mois, le constructeur a amélioré certains aspects de son modèle, notamment au niveau du contraste et de la luminosité, tout en conservant l’aspect extérieur. À la sortie du carton, ce EH-TW7400 ne laisse pas indifférent par ses dimensions. Il est taillé pour une salle home cinéma et il n’est pas question de le transporter chez un ami ou de pièce en pièce. Il trouvera tout naturellement sa place sur un support dédié, si possible en fond de salle, et en lui laissant de l’espace pour respirer, car il dispense des calories. D’un point de vue esthétique, ce modèle ne se démarque pas de ses prédécesseurs. Il est disponible en blanc ou en noir et dispose d’un bloc optique Fujinon en verre d’une excellente qualité.


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L’objectif est protégé par un volet métallique s’ouvrant automatiquement lors de la mise en service. L’optique offre un zoom très important de 2,1x et on peut afficher une grande image de 2,5 m de base avec seulement 3 m de recul ! Et ce n’est pas tout, le lens-shift, ou décalage de l’objectif, a une amplitude des plus impressionnantes. En effet, il est possible de décaler l’image de 96 % en verticale et de 47 % en horizontal ; ce débattement offre ainsi une grande souplesse de placement à ce vidéoprojecteur. L’ensemble des commandes de zoom et de mise au point sont motorisées, apportant un confort d’utilisation sans égal.

Sur le terrain : du détail et du contraste Le bruit de fonctionnement en mode Eco est de 24 dB, ce qui est à peine audible. En revanche, si on passe en mode Normal le niveau sonore grimpe alors à 31 dB, ce qui est un peu plus gênant avec une ventilation qui souffle au niveau des évents avant. Cet Epson est bien doté en connecteurs, puisqu’il est pourvu de deux HDMI compatibles UHD 4K et capable de se connecter à un réseau local en filaire ou sans fil (en option). On peut regretter l’absence de lunettes 3D actives - il faudra ajouter environ 80 euros - ainsi que l’absence d’un boîtier de transmission sans fil pour la vidéo UHD 4K. Ce dispositif est disponible sur le modèle plus haut de gamme TW-9400W. L’interface utilisateur ne brille pas par sa clarté, les menus et sous-menus sont nombreux, arborant des indications obscures pour le commun des mortels. Fort heureusement, les modes préréglés sont plutôt bons, le mode Cinéma est le plus équilibré, avec cependant des couleurs un peu flashy qu’il convient de dompter. L’Epson EH-TW7400 affiche une luminosité de 2400 lumens contre 2300 lumens pour son prédécesseur et un ratio de contraste dynamique de 200 000:1 contre 160 000:1 sur l’ancien modèle. Ce surcroît est visible dans les scènes sombres avec plus de détails dans les ombres et une meilleure restitution des noirs moins bouchés et des blancs plus cinglants. Les mouvements sont fluides avec la compensation de mouvements Frame Interpolation, mais cela ne fonctionne toujours pas sur un signal UHD 4K. On n’a cependant pas noté de saccades sur les mouvements rapides en visionnant des films comme «Mad Max Fury Road» en UHD 4K.

Un mode HDR convaincant Le HDR est bien affiché et reconnu automatiquement, l’image gagne en intensité dans

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les zones lumineuses et le contraste permet de bien gérer les pics. Les carrosseries sont rutilantes et les rayons de soleil transpercent l’écran. C’est toujours moins impressionnant que sur un téléviseur OLED, mais c’est plutôt bien géré sur une si grande image projetée. Le redimensionnement (upscaling) avec de simples Blu-ray se révèle convaincant, cela apporte un plus indéniable au niveau des détails, du piqué et de la profondeur de champ. Cet Epson EHTW7400 est un compagnon de loisirs très agréable, il est facile à vivre avec sa motorisation du bloc optique ; sa capacité à gérer l’UHD 4K et le HDR et sa qualité d’image en font un modèle bien armé face à la concurrence. Il ne faut pas oublier non plus que sa technologie Tri-LCD évite les effets arc-enciel décelés à l’utilisation de certains modèles DLP.

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Spécifications

•Vidéoprojecteur Full HD avec extrapolation UHD 4K •Technologie : 3 LCD Full HD de 0,74 pouces avec MLA (D9) •Résolution : 1920 x 1080, compatibilité UHD 4K •Compatibilité HDR : oui (HDR10) •Zoom : x 2.1 (motorisé) •Mise au point : motorisé •Luminosité : 2400 lumens ANSI •Contraste : 200 00:1 •Lampe : 250 watts •Durée de vie de la lampe : 5 000 heures (mode éco) •Bruit de fonctionnement : 24 dB (mode éco) •Taille de l’écran : 0,87 à 7,68 m •Rapport de projection : 1.35:1 – 2.84:1 •Optique : 22.5 – 46.7 mm •Lens shift : +/- 96,3 % vertical, +/- 47,1 % horizontal •Connectique : 2 HDMI 2.2, 1 USB type A, 1 USB type B pour maintenance, 1 Trigger, 1 VGA, 1 Ethernet, 1 Lan sans fil en option •Dimensions (L x P x H) : 520 x 50 x 193 mm •Consommation : 355 W (0,2 W en veille) •Poids : 11 kg

Notre avis Construction

Design

Ergonomie

Performances


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HISENSE H100LDA

10 000 €

Téléviseur ou viédoprojecteur ? Telle est souvent la question que se posent les fans de Home Cinéma. Hisense propose une solution hybride alliant les deux univers. La facilité d’utilisation de la TV et la grande image de la vidéoprojection sont ici réunies en un seul élément. 2,5 m de diagonale d’écran, du DLP illuminé par un double laser, un son signé JBL et une Ultra HD 4K sont au menu de cette Laser TV. Promesse tenue ? par Jean-Pierre Labro Une grande image cinéma dans son salon, tout le monde en rêve, mais de nombreuses contraintes finissent souvent par faire échouer ce projet. Salon trop petit, difficulté à le plonger dans l’obscurité, manque de recul... Résultat : le vidéoprojecteur convoité est bien souvent remplacé par un écran de télévision. Plusieurs constructeurs comme Sony, LG, SIM et d’autres proposent une solution mixant l’univers de la TV et celui de la vidéoprojection, grâce à des modèles hybrides à base de projecteur à ultra courte focale. L’idée est de permettre la diffusion d’une très grande image sans un recul important et d’intégrer la facilité d’utilisation d’un téléviseur. Ces modèles peuvent, en théorie,

se regarder en plein jour et leur utilisation est équivalente à celle d’un poste de télévision. Hisense lance deux modèles dans la famille Laser TV, le nom donne déjà une indication sur la cible visée. Il s’agit avant tout de toucher les fans de diffusion télévisuelle.

Laser TV Hisense : deux modèles bien différents dans la gamme, dont les prix font le grand écart Les deux premiers modèles de la gamme sont le H100LDA et le H80LSA. La première référence constitue le sommet de gamme. Nous avons réussi


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Spécifications

•Type : projecteur laser courte focale •Technologie : DLP, double laser •Résolution : 3840 x 2160 pixels •Compatibilité HDR : oui (HDR10, HLG) •Taille de l’écran : 100 pouces (2,5 m) •Luminosité : 3000 lumens •Contraste dynamique : NC •Durée de vie laser : 20 000 heures •Tuner : 1 (TNT/Satellite) •Audio : 4x haut-parleurs plus subwoofer sans-fil •Puissance audio : 110 W •Connectique : 4x HDMI (2 HDMI 2.0), entre audio RCA, sortie audio analogique, sortie audionumérique optique, entrée VGA, 2x USB (dont une USB 3.0), 2x prise antenne, •Ethernet, Wifi, Bluetooth, Miracast, DLNA •Divers : télécommande, Smart TV •Dimensions (L x H x P) : 689,3 x 415,8 x 206,2 mm (projecteur laser), 2241 x 1272 x 44 mm (écran), 164 x 360 x 341 mm (subwoofer) •Consommation électrique : n.c. •Poids : 22,7 kg (projecteur), 31.4 kg (écran), 6,6 kg (subwoofer)

Notre avis

à passer un bon moment en sa compagnie pour le tester. Le second, le H80LSA, est plus accessible, il ne coûte que 3000 euros, assure une image UHD de 80 pouces, sa luminosité n’est que de 1850 lumens, il n’intègre qu’un seul laser et pas de subwoofer. Son aîné, le H100LDA, est beaucoup plus performant et son prix est de 10 000 euros. Ce 100 pouces se présente sous la forme d’un vidéoprojecteur à ultra courte focale que l’on pose devant un écran de projection. Celui-ci ressemble à un écran plat de 44 mm d’épaisseur, fixé contre un mur. Hisense prend en charge l’installation de la Laser TV. L’écran est traité anti-reflets, afin de permettre un visionnage en plein jour. C’est assez efficace, mais cela ne réduit pas totalement les reflets d’une fenêtre, ce fut le cas lors de notre test. C’est cependant assez performant pour éviter de faire le noir total dans une pièce ou encore d’atténuer l’éclairage domestique. Le projecteur est assez imposant, il est positionné à 19 cm de l’écran de projection. Un système motorisé permet d’ajuster plus finement les dimensions pour que l’ensemble de l’image prenne place dans son carcan de 100 pouces.

Construction

Design

Audio

Vidéo

Une puce de projection DLP et un système d’éclairage à double laser Ce H100LDA est équipé de la technologie DLP de Texas Instruments ; il s’agit ici d’une puce Ultra HD, certainement une mono DLP de 0,67 pouces, capable de délivrer de l’Ultra HD (3840 x 2160 pixels). Cette puce est constituée de micromiroirs qui délivrent seulement 4 millions de pixels à la base. Mais ces miroirs peuvent changer de position suffisamment rapidement, en quelques micro secondes, pour diffuser 8 millions de pixels (en deux vagues successives de 4 millions), ce qui correspond à la résolution de l’Ultra HD. Ce procédé est déjà utilisé par plusieurs vidéoprojecteurs chez Optoma, Benq ou Viewsonic. Cette capacité UHD s’accompagne du traitement d’image Texas Instruments, qui gère la profondeur des couleurs jusqu’à 10 bits, la luminance et la chrominance des pixels jusqu’en 4:4:4 en 24, 50 et 60 Hz. Cette puce est capable de délivrer une luminosité native pouvant aller jusqu’à 5 000 lumens et elle

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est adaptée pour les sources lumineuses les plus utilisées à savoir lampe, LED ou Laser. Sur cette Laser TV H100LDA, Hisense a doublé la mise avec deux lasers, un rouge et un bleu. Cette association de bienfaiteurs permet ainsi de produire plus de luminosité et un espace colorimétrique plus large. Les deux lasers sont associés à la puce DLP et à une roue colorée (chromatique) qui tourne à grande vitesse. Lors de nos tests, nous avons pu voir des effets arc-en-ciel inhérents à cette technologie. D’après Hisense, une mise à jour logicielle devrait permettre de réduire ce désagrément en accélérant la vitesse de rotation de la roue colorée. Certaines personnes sont plus sensibles à ce phénomène que d’autres.

Aussi simple à mettre en fonction et à utiliser qu’un «bête» téléviseur La mise en service du H100LDA se fait simplement, l’allumage est ultra rapide comme celui d’un téléviseur et on se retrouve en pays connu. L’interface est celle d’un poste de télévision, on déclare sa langue, le pays et on peut lancer la réception des chaînes de la TNT. C’est fluide, la navigation s’avère simple et sans pièges. La télécommande élégante arbore des lignes effilées et participe pleinement à cette convivialité. Des touches spécifiques pour Netflix et YouTube offrent un accès direct à ces services vidéo. Le bruit de fonctionnement reste contenu, un petit bruit de ventilateur se fait entendre, mais son niveau sonore reste dans une moyenne très raisonnable. On peut accéder à la Smart TV donc à Netflix, Youtube et d’autres applications. Tout est personnalisable, ce qui offre la possibilité de mettre en avant ses propres sites préférés. Les réglages image et son sont aisément accessibles, on peut ajuster l’ensemble des paramètres comme le gamma, la température des couleurs... et pour aller plus loin, entamer une calibration professionnelle.

Un rendu sonore très surprenant Ce Hisense H100LDA est doté d’une véritable barre de son située à l’avant. Elle embarque quatre haut-

parleurs accompagnés par un subwoofer sans-fil. La puissance annoncée est de 110 W, ce système 2.1 est signé JBL. En mode Cinéma, l’audio est dynamique, puissant et ouvert. Nous avons fait un test avec le film «Roger Waters The Wall», les attaques de batterie et de guitare nous ont fait bondir de notre fauteuil. Il faut avouer que nous ne nous y attendions pas ! C’est propre et précis et avec un tel son, on reste accrochés à l’image. D’autant plus qu’à partir de ce Blu-ray, le Laser TV Hisense fait un très bon travail d’upscalling. Les noirs sont intenses, les mouvements fluides et nous n’avons pas noté d’artefacts ou de pixellisation. Les visages sont très naturels, les rouges sont un peu trop intenses, mais cela peut se corriger. C’est une belle claque ! Cette Laser TV comporte une connectique étendue puisqu’elle n’arbore pas moins de 4 HDMI, deux USB ou encore une sortie optique. Elle est également dotée du Wi-Fi et du Bluetooth. Un système de sécurité vient arrêter le laser dès que l’on s’en approche, afin de protéger la rétine.

Compatibilité HDR et image dynamique Nous avons poursuivi ce test en visionnant le fameux «Mad Max Fury Road» ; le HDR est automatiquement reconnu. On peut choisir entre HDR jour, nuit, dynamique ou jeux. Le plus intéressant demeure le HDR jour, le HDR dynamique baissant trop la luminosité. Dès les premières minutes de Mad Max, on peut juger de la capacité de ce modèle à diffuser une image lumineuse, même en plein jour, contrastée même si nous aurions aimé un peu plus de peps à ce niveau et des couleurs plutôt justes. L’effet du HDR avec des reflets sur les voitures ou des lumières crues est bien perçu et si on ajoute un son plein de punch on a du mal à décrocher du film ! C’est une preuve… Nous avons également eu cette sensation en visionnant le film «Seul sur Mars» en UHD, où la leçon de survie de Matt Damon sur ce grand écran procure de belles émotions visuelles et sonores : on se laisse vite emporter sur les sables martiens. Cette Laser TV est un système performant qui tient ses promesses.

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JVC DLA-X7900

4000 €

Année après année, JVC peaufine sa gamme de vidéoprojecteurs, un brin de contraste en plus, un zeste de luminosité supplémentaire etc... Cela dure depuis 20 ans ! La gamme DLA est toujours au sommet de son art et fournit une image très contrastée. Ce modèle 2018 bénéficie de la compatibilité 4K et voit surtout son prix fondre de 2000 euros ! Une très bonne affaire ! par Jean-Pierre Labro

Ce vidéoprojecteur JVC est sorti en début d’année 2018, il se situait alors en milieu de gamme, encadré d’un côté par le DLA-X5900 et de l’autre par le DLA-X9900. La marque est réglée comme un métronome : comme à son habitude, chaque année, elle améliore ses précédents modèles. Parfois, les différences sont infimes, avec l’ajout de contraste ou de luminosité, ou plus conséquentes avec l’intégration de nouvelles compatibilités comme la 4K et le HDR. Ce JVC DLA-X7900 a été lancé au prix de 6000 euros et il se retrouve en cette fin d’année à 4000 euros ! Une baisse drastique de 2000 euros qui fera le bonheur des nouveaux fans de la marque.

Faut-il craquer ? JVC lance sa nouvelle gamme réellement 4K dans les mois à venir, trois projecteurs avec des matrices en 4K natives. Ils seront lancés aux prix respectifs de 6000 euros pour le DLA-N7B, de 8000 euros pour le DLA-N9B et de 18 000 euros pour le DLA-NX9B capable de fournir un upscaling optique 8K. En attendant leur sortie proche, JVC fait le ménage dans son catalogue. Le constructeur conserve le modèle laser DLA-Z1 et le X7900 que nous testons ici. Ce chamboulement en fait donc un vidéoprojecteur d’entrée de gamme avec des performances et un équipement plutôt premium.


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Alors faut-il craquer ? Selon nous, la réponse est oui. À chaque test d’un modèle JVC, le prix restait à notre sens un élément dissuasif, alors pouvoir en acquérir un pour moins de 4000 euros, c’est plutôt une très bonne nouvelle. Il n’est certes pas 4K de façon native, mais la technologie e-shift 4K est réellement efficace et les matrices D-ILA font la différence. Ensuite, à moins de passer son temps à compter les pixels à l’écran, on est bien en peine de savoir si c’est de la vraie 4K ou de la 4K extrapolée. De plus, les sources en vraie 4K restent peu nombreuses. Enfin, la qualité de fabrication est au rendez-vous, avec par exemple un chemin optique entièrement en verre et non en plastique, comme en utilisent la plupart des concurrents 4K. Cette attention permet de fournir une image plus stable et plus piquée. Et puis les matrices D-ILA (Digital Direct Drive Image Light Amplifier) chères à JVC depuis 20 ans fournissent encore et toujours l’un des plus beaux contrastes du marché. Cette technologie à matrices LCD réflectives fait merveille dans la création de noir profond et apportent de la luminosité très bien exploitée en HDR.

ce qu’il faut pour une calibration professionnelle. Les modes en sortie de carton comme «Naturel» sont déjà très bien équilibrés, on découvre à l’allumage des couleurs très séduisantes sans dérive chromatique excessive, le contraste est évidemment le point fort. Dans la sensation, on est proche de celui d’un écran OLED tellement c’est profond et le piqué très cinéma emporte l’œil vers des rivages insoupçonnés. La luminosité est aussi très élevée avec une dynamique importante, les zones sombres y gagnent en lisibilité et détails. L’e-shift 4K fait son job avec célérité et sans donner du bruit vidéo trop numérique, on ressent bien ce surplus de pixels sur du Full HD et la profondeur de l’image est renforcée. Le HDR est aussi bien rendu avec des couleurs vives, des reflets étincelants et il est automatiquement détecté. C’est vraiment très beau ! On peut détecter un léger manque dans les ombres par rapport à d’autres concurrents beaucoup plus chers. Cela reste très agréable, les pupilles s’en souviennent longtemps. Au final, ce JVC est une très bonne affaire !

Facilité d’installation Comme ses prédécesseurs, ce JVC adopte une esthétique qui semble immuable d’année en année, c’est un imposant vidéoprojecteur qui nécessite un bel emplacement en fond de salle pour donner le meilleur de lui-même. Sa mise en place est grandement facilitée par la motorisation de sa mise au point et du zoom. Un volet métallique protège l’objectif. Par le lens-shift motorisé de grande amplitude, il est possible de déplacer l’image de 80 % en vertical et de 34 % en horizontal. Le recul nécessaire pour diffuser une grande image de 3 mètres de base est d’environ 4 mètres. On conseille de ne pas aller trop au-delà si l’on souhaite conserver l’impact du HDR. Le bruit de fonctionnement est réduit en mode éco avec environ 21 dB en mode lampe bas, c’est moins probant en mode lampe haut avec plus de 30 dB. Cela reste acceptable et dans la moyenne pour ce type de projecteur.

Une image HDR très performante L’interface utilisateur est des plus classiques, proposant des réglages avancés qui offrent tout

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n Spécifications

•Vidéoprojecteur Full HD avec extrapolation UHD •Technologie : 3 matrices D-ILA Full HD de 0,7 pouces, technologie e-shift 5 4K •Résolution : 3840 x 2160 pixels en 2D, 1920 x 1080 pixels en 3D •Compatibilité HDR : oui (HDR10, HLG) •Zoom : x 2 (motorisé) •Mise au point : motorisé •Luminosité : 1900 lumens ANSI •Contraste : 130 00 :1 •Lampe : 265 W •Durée de vie de la lampe : 4500 heures (mode éco) •Bruit de fonctionnement : 21 dB (mode éco) •Taille de l’écran : 152,4 – 508 cm (en diagonale) •Optique : f – 21.4 – 42.8 mm/F3.2-4 •Lens shift : + /- 80 % vertical, +/- 34 % horizontal •Connectique : 2 HDMI 2.2, 1 Trigger, 1 RS-232C, 1 LAN, 1 émetteur 3D •Dimensions (L x P x H) : 455 x 179 x 472 mm •Consommation : 380 W (1,5 W en veille) •Poids : 15,6 kg

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LG OLED55C8 Le fondateur de la famille TV OLED continue à décliner ses gammes. La série C8 comprend trois modèles, dont celui de 55 pouces de diagonale que nous testons ici. Un téléviseur bien équipé et armé pour faire face à une concurrence de plus en plus nombreuse. La rançon du succès ! par Jean-Pierre Labro

Les téléviseurs OLED gagnent du terrain, ils sont de plus en plus présents sur le segment des grandes tailles. LG a initié ce mouvement en 2013 et fournit les dalles OLED qui équipent ses principaux concurrents. Sa filiale LD Display est le principal, voire l’unique pourvoyeur de cette technologie de diffusion d’image. Le constructeur a su se renouveler et apporter des innovations au niveau des performances ou du design. En cette année 2018, ce sont cinq gammes qui se disputent les faveurs des consommateurs : B8, C8, E8, G8 et W8. La série C8 comporte trois tailles d’écrans : ce 55 pouces (2300 euros), un 65 pouces à 3800 euros et enfin un 77 pouces (196 cm) à 10 000 euros. Du plus petit au plus grand, chacun de ces téléviseurs est équipé du nouveau processeur Alpha 9, épaulé par un soupçon d’intelligence artificielle ThinQ. Selon LG, cette association offre une puissance accrue de 35 % par rapport aux générations précédentes. Le traitement vidéo est ainsi amélioré au niveau de la réduction de bruit, de la profondeur et de la colorimétrie.

2300 € Du HDR à foison Ce milieu de gamme intègre une dalle OLED 10 bits de dernière génération dont les performances intrinsèques restent quasi identiques à celle de l’an dernier. La résolution est Ultra HD 4K (3840 x 2160 pixels), la luminosité avoisine les 800 nits avec un espace colorimétrique couvrant 99 % du DCI-P3. On ne parle pas du contraste qui est infini, c’est le propre de l’OLED. Sur ce 55 pouces, LG a également mis en place un système d’insertion d’images noires afin d’optimiser la netteté des mouvements. Ce téléviseur est compatible avec le HDR, qu’il soit HDR10, HLG ou Dolby Vision et ajoute en plus le Technicolor développé par la société française du même nom (utilisé pour l’instant uniquement au cinéma). Comme ses prédécesseurs de 2017, côté son, ce téléviseur est aussi compatible Dolby Atmos. Il est possible d’alimenter un ampli audio idoine en se servant de la prise HDMI eARC.


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Le look de ce téléviseur C8 n’est pas révolutionnaire, contrairement à celui de la série Signature (W8). On est ici en présence d’un pied ou support de table assez imposant qui n’est pas des plus discrets. Dommage car pour le reste, l’esthétique est épurée, avec une dalle occupant tout l’espace avant et un design très fin. La partie supérieure mesure à peine quelques millimètres d’épaisseur (attention au déballage, c’est tellement fin !). Vers le bas en revanche, l’épaisseur est de 4,7 cm pour cause d’intégration de la connectique et de l’électronique. Les connecteurs sont répartis dans deux espaces et ils comportent quatre entrées HDMI, trois USB dont une 3.0, un port Ethernet, une sortie audio numérique optique, une prise casque, un port PCMCIA (C+), des prises antennes TNT et satellite. Le Wi-Fi et le Bluetooth complètent cette panoplie dédiée à la connexion.

Interface ludique Depuis 2014, LG fait confiance à son interface WebOS, c’est toujours aussi ludique et facile à utiliser avec un système de tuiles colorées comme des onglets. On apprécie cette navigation et la fluidité des commandes. La commande vocale a été améliorée grâce à ThinQ, on peut demander des contenus ou régler le téléviseur. La recherche s’effectue sur plusieurs applications ou sites comme Netflix, YouTube etc. C’est efficace et on devrait voir apparaître très prochainement la compatibilité avec Google Assistant. Les fonctions Smart TV sont complètes et l’affichage des pages est d’une grande rapidité. Ce téléviseur est livré avec une télécommande Magic Remote, elle s’avère d’une redoutable efficacité avec son gyroscope intégré. L’ergonomie est très bonne et les temps de réaction aussi. Les touches Netflix et Amazon Prime donnent un accès direct à ces services. On regrette juste l’absence de rétro-éclairage.

Noir c’est noir ! Sur le terrain, la section audio n’est pas ridicule, au contraire, grâce à deux enceintes et deux caissons de basses capables de produire une puissance sonore de 60 watts. Les écoutes sont surprenantes par la dynamique et la précision des fréquences ; tout est audible et l’espace sonore recrée est crédible. Comme sur tous les téléviseurs OLED, ce qui frappe dès l’allumage, hyper rapide ici, c’est le contraste infini et l’angle de vision très large. On peut se placer sur le côté sans perdre en netteté ou en intensité des couleurs. Et ces noirs sont toujours aussi impressionnants par leur profondeur abyssale. Cela permet de donner un piqué très cinéma au

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téléviseur, d’apporter du relief aux plans et de sortir de l’ombre des détails enfouis sur un écran LCD classique ou à LED. L’image est fouillée et avec le procédé anti saccades, les mouvements sont fluides. En HDR on retrouve ces qualités avec une luminosité qui semble avoir été améliorée sur les pics lumineux et les aplats de couleurs passent mieux avec une réduction du bruit vidéo plus performante. L’ensemble est plus équilibré, les zones sombres sont mieux restituées et les lumières ne sont pas cramées. Vous l’aurez compris, ce «petit» téléviseur OLED a tout d’un grand et mérite largement le coup d’œil !

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Spécifications

•Téléviseur OLED Ultra HD 4K HDR •Taille image : 139 cm •Résolution : 3840 x 2160 pixels •Luminosité : 800 nits •Contraste : infini •HDR : HDR 10, HDR 10+, HDR HLG, Dolby Vision, Technicolor •Tuner : tuner TNT, câble, Satellite •Interface : Web OS & ThinQ •Processeur : Quad Core •Audio : 2 x 40 W/2 x 20 W •Connectique : 4 HDMI, 3 USB, 1 casque 3,5 mm, 1 audio numérique optique, 2 CI +, 1 Ethernet, Wifi, Bluetooth •Divers : 1 télécommande, DLNA, Smart TV, Netflix, Deezer •Dimensions (L x H x P) : 1228 x 230 x 757 mm (avec pied) •Consommation : 113 W (0,3 W en veille) •Poids : 19,1 kg (avec pied)

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LOEWE

3000 €

Bild 3.55 L’OLED a su redonner des couleurs à la marque Loewe ! Ce retour en force se concrétise par des gammes de téléviseurs plus accessibles comme la série Bild 3. Elle comporte ce modèle de 55 pouces bien calibré, bien équipé et qui reste attaché à l’ADN de la marque allemande. Installation à domicile, choix de supports et qualité d’image sont en outre au programme… par jean-Pierre Labro Après un petit passage à vide, la firme allemande Loewe a réalisé un retour en force dans le domaine des téléviseurs grâce à l’OLED. Le constructeur a vite compris l’intérêt d’investir dans cette nouvelle technologie d’image qui colle parfaitement à sa griffe de constructeur Premium. Loewe a lancé de nombreux modèles OLED et si les références s’accumulent, c’est que le succès est de mise. La série Bild 3 est la plus accessible financièrement ;

ce téléviseur de 55 pouces est proposé à moins de 3 000 euros ce qui est une gageure pour l’entreprise. Fidèle à la tradition de la marque, ce poste de télévision est livré et installé chez vous : un installateur professionnel viendra fixer le pied ou un autre support choisi lors de l’achat et régler les principales commandes et chaînes souhaitées. Cette intervention est comprise dans le prix d’achat.


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Une esthétique minimaliste et élégante Ce Loewe Bild 3.55 est livré avec un support dit « pied de table », mais il est possible de jeter son dévolu sur une autre fixation comme un pied de sol rotatif. L’écran est une dalle OLED de chez LG Display. Quant à la partie traitement vidéo et multimédia, elle a été développée avec Sigma Design. Ce téléviseur de 139 cm de diagonale n’est évidemment pas aussi bien équipé que les modèles Loewe des gammes supérieures. Ainsi ne contient-il pas de disque dur intégré DR+ pour l’enregistrement des émissions de TV. On peut pallier cette absence en passant par une clé USB et le double tuner offre la possibilité de visionner une chaîne pendant qu’on en enregistre une autre. Le design de l’appareil est sobre et élégant. Il arbore un cadre fin en métal et une barre de son à l’avant, discrète mais sachant se faire entendre. Celle-ci est recouverte d’un tissu gris clair ou gris anthracite. Le logo de la marque quasi invisible est disposé à droite de l’écran et le rond central en bas, servant de capteur et informant sur la mise en marche, est d’une grande discrétion. Enfin, la connectique arrière du Loewe Bild 3.55 est fort complète avec par exemple quatre HDMI ; l’emplacement des connecteurs n’est pas des plus pratiques mais après tout on ne débranche et rebranche pas toutes les 5 min. les câbles de sa TV.

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Spécifications

•Téléviseur OLED Ultra HD 4K HDR •Taille image : 139 cm •Résolution : 3840 x 2160 pixels •Luminosité : 750 cd/m2 •Contraste : 3200 :1 •HDR : HDR 10, HDR HLG, Dolby Vision •Tuner : double tuner TNT, câble, Satellite •Interface : Loewe OS •Processeur : Quad Core •Audio : 2 x 20 W/2 x 40 W •Connectique : 4 HDMI, 3 USB (1 USB 3.0), 1 audio analogique en sortie, 1 casque 3,5 mm, 1 audio numérique cinch, 2 CI +, 1 Ethernet, Wifi, Bluetooth •Divers : 1 télécommande, DLNA, Smart TV, Netflix, Deezer •Dimensions (L x H x P) : 123 x 79,2 x 27 cm (avec pied) •Consommation : 148 W (0,5 W en veille) •Poids : 22,6 kg (avec pied)

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Une image profonde et détaillée

Le Dolby Vision est présent Le Loewe Bild 3.55 est compatible Ultra HD 4K et HDR dans ses multiples déclinaisons, y compris le Dolby Vision. Son interface est fluide et semble avoir gagné en ergonomie. Sur les anciens modèles, il fallait souvent recourir au manuel papier pour comprendre dans quels menus se trouvaient tels ou tels réglages. On a été moins perdu cette fois, grâce à des affichages de menus en surimpression et des raccourcis sur la télécommande réellement compréhensibles. Au niveau de la TV connectée, autant le dire tout de suite, Loewe n’est pas le plus emballant. On est loin de ce que l’on trouve sur les TV Android ou la Smart TV de Samsung. Il faut se contenter de quelques applications comme France 24, YouTube ou Arte+7, sans omettre Deezer et une version Internet de Netflix mais pas l’application. On ajoutera que le téléviseur est compatible ChromeCast, ce qui permet d’envoyer du contenu sur cet écran depuis un smartphone. Les webradios sont également bien représentées et le Bluetooth permet des écoutes au casque. Notons que la télécommande imposante n’est pas rétro-éclairée.

Une fois le téléviseur bien installé, l’angle de vision est large, on est à 120 degrés, on peut déguster la qualité d’image fournie par cet appareil. Il sait gérer parfaitement les ombres, on prendra soin de faire un peu la pénombre dans la pièce car la dalle n’évite pas tous les reflets lumineux parasites. En revanche, la profondeur du noir est toujours aussi impressionnante. On apprécie la bonne gestion des lumières avec des pics bien maîtrisés et sans excès. Le ciel est bleu tout en conservant du modelé sur les nuages. Les scènes plus obscures gardent du détail et de l’intensité. Les couleurs sont naturelles ; on note un beau travail sur les visages. Le HDR est précis avec là aussi un contraste satisfaisant et une lumière maximale offrant de bons jaillissements au niveau des reflets ou rayons de soleil. Le piqué est excellent, aussi bien en UHD 4K HDR qu’avec d’autres signaux plus standard. Les arrière-plans sont précis et détaillés et l’image a du relief. Il est à noter que malheureusement, ce téléviseur Loewe ne gère pas la 3D, malgré la présence d’un onglet 3D grisé dans les menus. Les mouvements sont fluides, le procédé antisaccades est performant, en UHD notamment. Un petit mot sur le son : la barre audio intégrée est très agréable à écouter, elle délivre un rendu bien ciblé avec du grave et un médium ciselé, la dynamique est bonne et on apprécie les effets sonores de ce téléviseur. Ce Loewe Bild 3.55 assure un très haut niveau de prestations et ne s’envole pas au niveau prix, c’est une bonne nouvelle !

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OPTOMA

1400 €

UHD 300X La déferlante des vidéoprojecteurs Ultra HD 4K de technologie DLP continue ! La concurrence est rude, mais Optoma pourrait bien monter sur la première marche du podium du meilleur rapport qualité/prix actuel. La firme propose un modèle performant et peu onéreux. Malgré quelques faiblesses intrinsèques, ce vidéoprojecteur compte de nombreux atouts outre son prix. Une grande image 4K dans son salon, ce n’est plus un rêve ! par jean-Pierre Labro Encore un de plus ! Depuis quelques mois, les vidéoprojecteurs DLP fournissant une image UHD 4K inondent le marché. L’attente fut longue, mais le fournisseur de puces Texas Intruments a désormais mis les bouchées doubles en proposant un système offrant la résolution 4K à un prix compétitif. Il n’en fallait pas plus pour que de nombreux constructeurs se lancent dans la compétition avec plus ou moins de bonheur. Car si la base technologique est identique, elle ne fait pas tout et chacun assemble ensuite son vidéoprojecteur selon ses compétences et son approche financière. Globalement, on se retrouve avec des produits flirtant avec la barre des 1 000 euros. Ce qui est déjà une sacrée performance tarifaire ! Malheureusement, en termes de qualité d’image, tous ne se valent pas, certains arrivent péniblement à diffuser de

l’Ultra HD 4K et ne parlons pas du HDR, très délicat à retranscrire en vidéoprojection. Il existe de nombreuses différences également au niveau de la luminosité, du contraste, de l’amplitude du zoom ou du bruit de fonctionnement. Tous ces éléments ne sont pas toujours au top chez la concurrence, un manque d’expérience, de temps ou des raisons économiques étant autant de freins à la commercialisation du modèle ultime. Sans aller jusque-là, cet Optoma UHD300X tire brillamment son épingle du jeu. Après avoir passé plusieurs jours avec lui, on vous explique pourquoi.

Un zoom important D’un point de vue esthétique, ce vidéoprojecteur n’affole pas les canons du genre, il faut reconnaître


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qu’à ce niveau de prix, tous les modèles ont tendance à se ressembler. Néanmoins, cet Optoma UHD300X fait plus cossu que son prix, il est assez imposant et pèse un bon poids : plus de 5 kg sur la balance. Ce grand boîtier rectangulaire de couleur blanche est plutôt bien fini, avec une touche d’élégance que n’ont pas toujours ses congénères DLP. Il est livré avec un cache objectif, un détail certes, mais certains concurrents comme Viewsonic rognent tellement sur le prix que cet accessoire n’est pas présent. Avec son bébé, Optoma offre également une télécommande rétroéclairée dès que l’on presse une touche, c’est toujours très pratique dans l’obscurité. Celle-ci permet de piloter facilement le vidéoprojecteur, en donnant accès à des raccourcis qui évitent de passer par des menus et sous-menus. En ce qui concerne la mise en place, l’UHD300X bénéficie d’un zoom manuel de type 1.3 avec une large amplitude, ce qui lui confère un bon confort d’installation. La mise au point est également manuelle, on apprécie le lens-shift, uniquement vertical, qui offre un déplacement de l’objectif de 10 %. C’est un plus, car à ce prix personne d’autre ne propose un tel procédé (qui n’a pourtant rien de nouveau ni de très compliqué). On peut également ajuster la hauteur de projection en jouant sur les trois pieds munis de vis. La correction de trapèze est également présente.

Une grande image sans trop de recul Avec un recul de 4 m entre lui et la surface de projection, l’Optoma autorise une image allant de 2,5 m à 3,3 m de large, avec une diagonale oscillant entre 2,8 m et 3,7 m, ainsi qu’une hauteur comprise entre 1,4 m et 1,8 m. Cette grande image favorise l’immersion totale dans un film, d’autant que, bonne surprise, le bruit de fonctionnement est assez réduit. Le constructeur annonce un niveau sonore de 25 dB, cela reste plutôt discret ; on note cependant quelques emballements sonores dès que l’on passe du mode éco au mode «Dynamique» en HDR. Mais

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Spécifications

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•Vidéoprojecteur Ultra HD •Technologie : puce DLP Full HD de 0,47 pouces •Résolution : 3840 x 2160 pixels (par décalage des pixels) •Compatibilité HDR : oui (HDR10, HLG) •Zoom : x1.3 (manuel) •Mise au point : manuelle •Luminosité : 2200 lumens ANSI •Contraste : 250 00:1 •Lampe : 240 W •Durée de vie de la lampe : 15 000 heures (mode dynamique) •Bruit de fonctionnement : 25 dB (mode éco) •Taille de l’écran : 0,87 à 7,68 m •Rapport de projection : 1.21:1 à 1.59:1 •Optique : 12.81 à 16.74 mm •Lens shift : + 10 % •Fréquence : 31 à 135 KHz (horizontale), 24 à 120 Hz (verticale) •Connectique : HDMI 2.0, HDMI 1.4a, VGA, entrée audio mini jack 3 ,5 mm, trigger, sortie audio 3,5 mm, audionumérique optique, USB pour alimentation périphérique, RS 232, USB A pour maintenance •Dimensions (LxPxH) : 392 x 281 x 118 mm •Consommation : 305 W (0,5 W en veille) •Poids : 5,2 kg

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cela reste très convenable, il suffit d’éloigner un peu le vidéoprojecteur de ses oreilles en le plaçant en fond de salle et en hauteur. Il dégage pas mal de chaleur sur son côté gauche, il faudra donc éviter de le coincer contre une paroi et le laisser respirer. La connectique est entièrement dissimulée à l’arrière, c’est plus ou moins pratique selon votre installation. On dénombre tout ce qu’il faut pour alimenter ce diffuseur d’images en vidéo. Cependant, on peut regretter la présence d’une seule entrée HDMI compatible 4K, la seconde ne prend en charge que le Full HD. Sinon, on note la présence d’une entrée VGA pour PC, d’une entrée audio mini-jack 3,5 mm et d’une prise Trigger 12 V. Au niveau des sorties, une prise optique et une mini-jack 3,5 mm sont au menu. Une USB servant à alimenter un périphérique USB comme une clé Chromecast et une RS 232 complètent ce panel. L’Optoma UHD300X ne supporte pas la 3D, c’est dommage car le DLP fournit la plupart du temps de très bons résultats avec une image en relief. Toujours dans l’esprit «on vous en parle mais c’est anecdotique», deux hautparleurs diffusent un son de 5 Watts, par curiosité nous avons essayé… Rien à dire de positif, alors autant passer à autre chose de plus brillant.

Ue puce DLP Full HD qui fait de la 4K par décalage de pixels Un petit tour par les menus : l’interface utilisateur est très classique avec sa pléthore de menus et sous-menus pour le réglage de l’image et une certaine complexité à s’y retrouver. Fort heureusement, via la télécommande, on accède aisément aux fonctions essentielles. Le mode «Cinéma» reste le plus équilibré et le HDR est automatiquement détecté. On peut mémoriser trois réglages utilisateur et effectuer une calibration ISF pour de meilleurs résultats. Ce menu comporte des entrées 3D mais elles sont malheureusement inactives. Ce vidéoprojecteur assure une image 4K en partant d’une puce Full HD (1080p), il obtient cette résolution supérieure grâce au décalage de pixels. Quatre images sont affichées très rapidement à l’écran avec un léger décalage et cela forme au final une résolution de 3840 x 2160 pixels. Le procédé fonctionne bien ; pour preuve le logo officiel 4K est implanté sur ce modèle et il est

approuvé par la Consumer Technology Association (CTA).

Une grande image bien détaillée Nous avons testé cet Optoma UHD300X avec plusieurs films dont «Mad Max Fury Road» et des extraits de disques de démos fournis par différentes marques de lecteurs ou de TV 4K. Pour commencer, ce vidéoprojecteur se révèle facile à installer et à vivre, le grand zoom permet une belle taille d’image sans trop de recul et on est tout de suite dans le grand bain des sensations. Comme avec les autres vidéoprojecteurs de même technologie et avec décalage de pixels, un cadre gris est visible autour de l’image, mais c’est ici beaucoup moins présent que chez certains concurrents. La technologie DLP provoque également un effet arc-en-ciel, nous y sommes sensibles, et sur ce modèle ce phénomène est pratiquement invisible. Le HDR a été détecté dès les premières secondes, il apporte une meilleure intensité dans les éléments brillants lors de scènes sombres et cela sans effet de halo ou de brillance mal maîtrisée. Les couleurs sont très naturelles, les rouges sont justes et les teintes jaunes gardent une bonne tenue. Les noirs ont de la profondeur et ne sont pas bouchés. L’image a un très bon piqué avec un bon relief dans les arrière-plans et les détails sont bien retranscrits. La teinte des visages sur d’autres films que Mad Max est bien rendue, les peaux sont bien carnées. Les blancs sont intenses sans être grillés. Les mouvements manquent un peu de fluidité, cela se remarque sur des passages rapides ou des travellings de caméra. Si en 4K le résultat est bon, c’est aussi le cas lorsque l’on regarde des films en Full HD, l’Optoma UHD300X réalise un upscaling très performant. Nous avons visionné le film «The Wall» de Roger Waters, un mélange de scènes de concerts et de balades normandes sur la trace d’un ancêtre mort durant la Première Guerre Mondiale : le résultat est intense et ce surplus de pixels apporte un afflux d’émotions. Nous avons également visionné des films d’animation en 4K comme «Coco», là aussi le résultat visuel s’avère de très bonne facture, avec des couleurs intenses et une belle luminosité. Ce modèle Optoma UHD300X est une bonne affaire et représente une alternative crédible à un téléviseur grand écran.

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PHILIPS 55OLED803 Ce téléviseur Philips OLED offre un excellent rapport qualité/prix, ce qui lui a valu un prix EISA. Ce modèle de 55 pouces apporte les bienfaits de la technologie OLED et va au-delà grâce au savoir-faire des ingénieurs maison. Le HDR est transcendé par un traitement vidéo propriétaire et l’Ambilight contribue à renforcer l’impression de profondeur d’image. Un bel exemple de la supériorité de l’OLED ! par Jean-Pierre Labro Tout naturellement, Philips (TPVision) n’a pas hésité une seconde pour adopter la technologie OLED dans ses modèles haut de gamme. La perspective d’un contraste très élevé, de noirs profonds et d’un look très fin ont rapidement enflammé les cerveaux des ingénieurs de la marque, désormais détenue par une société de Hong Kong. C’est que Philips a toujours su pousser dans ses retranchements l’image fournie par les écrans plats. Les possesseurs de téléviseurs LCD Philips ne nous contrediront pas, leurs traitements vidéo ont toujours su aller plus loin dans la qualité d’image finale. Cette expérience se

retrouve intacte avec l’OLED ; le premier modèle, le 55POS9002 avait déjà engrangé un prix EISA du meilleur rapport qualité/prix. Il en est de même pour son successeur, qui a aussi remporté cette année le prix Best Product décerné par un jury de journalistes professionnels européens.

Le Perfect Natural Reality : un traitement vidéo inédit Certains poussent juste un peu le contraste ou la luminosité ; loin de se contenter d’améliorer


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Spécifications

•Téléviseur OLED Ultra HD 4K HDR, Ambilight 3 côtés •Taille image : 139 cm •Résolution : 3840 x 2160 pixels •Luminosité : 1800 nits •Contraste : infini •HDR : HDR 10, HDR 10+, HDR HLG •Tuner : double tuner TNT, câble, Satellite •Interface : Android TV •Processeur : Quad Core •Audio : 50 W en 2.1 •Connectique : 4 HDMI, 2 USB, 1 entrée composante YUV, 1 casque 3,5 mm, 1 audio numérique optique,1 CI +, 1 Ethernet, Wifi, Bluetooth •Divers : 2 télécommandes, DLNA, Smart TV, Netflix, ChromeCast, Google Assistant (mise à jour) •Dimensions (L x H x P) : 1227 x 230 x 712 mm (avec pied) •Consommation : 150 W (0,3 W en veille) •Poids : 21,1 kg (avec pied)

Notre avis

certains aspects sur ce téléviseur, Philips a remis son ouvrage sur le métier. Le résultat de ces cogitations intenses a un nom, il se nomme : le Perfect Natural Reality. Le constructeur n’est pas le premier à nous faire le coup du « vous allez voir ce que vous allez voir » mais cette fois, on a été bluffé par la qualité restituée. Cependant, extérieurement, ce remplaçant du 55POS9002 ne se différencie guère de son prédécesseur, il est toujours aussi fin et minimaliste, avec un cadre à peine visible autour de la dalle OLED, toujours aussi peu épaisse dans sa partie haute. Deux pieds très discrets viennent se fixer de chaque côté de l’écran, c’est léger et facile à monter. Comme sur beaucoup de TV actuelles, l’espace entre ces supports et le bord inférieur du téléviseur est minime. Conséquence, il devient difficile de placer une barre de son à cet endroit sans cacher une partie de l’image. C’est un choix qui nous échappe, quelle est la logique ? Bref, il faudra donc soit fixer ce 55 pouces contre un mur pour

Construction

Design

Ergonomie

Vidéo

pouvoir ensuite disposer d’une barre de son, soit se contenter du son en provenance de la télévision.

Une section audio efficace et un Ambilight à trois côtés Fort heureusement, la marque a toujours été très attentive à la partie audio et sur cet OLED, on découvre à l’arrière un système 2.1 avec deux enceintes composées de deux tweeters, deux médiums et un subwoofer. La puissance restituée est de 50 watts, les écoutes sont plutôt équilibrées et dynamiques, le son n’arrive pas à saturation dès que l’on pousse un peu trop le volume. Le son est renvoyé vers l’avant par réflexion arrière, c’est efficace et cela ne perturbe pas les dialogues ou la localisation des effets sonores. L’éclairage d’ambiance Ambilight à trois côtés est intégré à ce modèle, les LED colorées sont synchrones avec l’image et apportent un espace de

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vision élargi. C’est un plus appréciable ! Ce téléviseur Philips 55OLED803 est Ultra HD 4K compatible HDR. La prise en charge des signaux entrants est placée sous la houlette du processeur P5, il gère le contraste, la définition, les couleurs, le mouvement et le bruit vidéo. La compatibilité HDR se limite au HDR, HDR 10+ et HLG. On oubliera le Dolby Vision qui n’est pas présent ici.

redonne de l’éclat, du contraste et de la luminosité. Les reflets sont étincelants, c’est aussi bon voire meilleur que du HDR natif. On gagne en réalisme et en impact. Trop fort ! On redécouvre des détails, de la matière et du relief enfouis, cette conversion est une réussite totale. C’est par moment meilleur que du HDR d’origine, qui a tendance à boucher les noirs et à réduire un peu la lumière. Ce téléviseur Philips 55OLED803 est également bien équipé au niveau de la TV connectée avec Android Du HDR virtuel réellement convaincant TV. On a accès à de nombreux services vidéo, TV de rattrapage, VOD comme Netflix et le tout avec Pour le moment, le HDR est accessible sur quelques facilité et fluidité. La compatibilité ChromeCast est films à partir de Netflix ou de certains disques Bluassurée et Google Assistant ne devrait plus tarder. ray UHD. Cela reste un peu marginal, ce qui a donné Ce 55 pouces est enfin livré avec deux l’idée à Philips d’appliquer à toutes les sources télécommandes, l’une est réversible avec un SDR un traitement baptisé Perfect Natural Reality, clavier d’un côté et l’autre plus classique pour les afin de les rendre HDR. On connaît ces pseudos commandes de base. C’est confortable et convivial ! améliorations d’image, cela ne convainc pas Le Philips 55OLED803 bénéficie donc d’un excellent toujours, à l’instar de la fausse 3D ou du presque 4K. rapport qualité/prix, son image est de grande Eh bien cette fois, on a été agréablement surpris. qualité et les traitements vidéo ainsi que l’Ambilight Ce traitement est particulièrement performant, il concourent à en faire un futur must !

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ON mag - Home Cinéma 2018

SAMSUNG Q65Q9F

4000 €

Ce téléviseur QLED est un concurrent direct du TV OLED. Cette technologie basée sur du LCD s’approche des performances des diodes organiques, mais quelques différences demeurent. Samsung persiste et signe cette année avec la collection 2018 délivrant un excellent contraste. Toujours aussi premium, ce 65 pouces est le vaisseau-amiral de la marque ; un concentré du savoir-faire du constructeur. par Jean-Pierre Labro

Samsung résiste aux sirènes de l’OLED : la firme coréenne ne veut absolument pas, pour l’instant, devoir s’approvisionner chez son rival LG. L’autre grand géant coréen de l’électronique grand public est en effet le principal, voire l’unique, fabricant de dalles OLED. Pour contrecarrer cette situation et ne pas rester sur le bord de la route, Samsung a développé sa propre technologie à base de LCD. Depuis un peu plus d’un an sont arrivés sur le marché ses modèles QLED. Il s’agit de pousser dans leurs derniers retranchements les cristaux liquides et de booster l’ensemble avec des nanocristaux quantiques (Quantum Dot) venant améliorer les

couleurs. Ils sont disposés dans le rétro-éclairage LED avant que la lumière ne traverse les LCD.

Tapis de LED pilotés sur 480 zones La série de téléviseurs Q9 constitue le sommet de la gamme de Samsung. Elle comporte également un 55 pouces (3000 euros) et un 75 pouces (6000 euros). Le Q65Q9F se positionne donc comme un achat premium, qui se place en concurrence directe avec des modèles OLED. Pour parvenir à obtenir des noirs profonds, Samsung a tapissé sa dalle de LED afin de fournir un noir plus intense, et non un


ON mag - Home Cinéma 2018

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Spécifications

•Téléviseur QLED, Ultra HD 4K HDR •Taille image : 165 cm •Résolution : 3840 x 2160 pixels •Luminosité : 2000 cd/m2 •Contraste : NC •HDR : HDR 10, HDR 10+, HDR HLG •Tuner : double tuner TNT, câble, Satellite •Interface : Tizen, Smart Things •Processeur : Quad Core •Audio : 60 watts •Connectique : 4 HDMI, 3 USB, 1 audio numérique optique, 1 CI +, 1 Ethernet, Wifi, Bluetooth •Divers : 1 télécommande, DLNA, Smart TV •Dimensions (L x H x P) : 1450 x 899,9 x 353 mm (avec pied) •Consommation : 340 W (0,5 W en veille) •Poids : 30,9 kg (avec pied)

Notre avis

gris délavé, et des blancs dynamiques. Ce rétroéclairage direct est divisé en 480 zones pilotées par le processeur vidéo, c’est un procédé qui assure une bonne homogénéité à l’image. Cela apporte plus de contraste et de luminosité et des zones sombres plus détaillées sans obérer les lumières dans un autre coin de l’écran. Si cette association est performante, on reste cependant sur une dalle LCD VA, n’offrant pas un angle de vision aussi important qu’une dalle OLED, là encore il faudra prendre soin de ne pas trop s’écarter de l’axe de l’écran. Ce téléviseur Samsung 2018 est équipé du boîtier One Connect, comme ses prédécesseurs. L’idée est de proposer une unité centrale déportée regroupant la connectique. Cette année, l’alimentation est également présente sur ce boîtier, le téléviseur n’a donc plus besoin d’être branché sur le secteur. Un seul et unique câble relie TV et One Connect, sa longueur est de 5m. On peut ainsi réaliser une intégration du téléviseur très aisée, le

Construction

Design

Ergonomie

Performances

boîtier peut se dissimuler dans un meuble tout en répondant aux ordres de la télécommande.

Finition haut de gamme Ce téléviseur de 65 pouces est livré avec un pied de table assez large qui ne permet pas l’installation d’une barre de son sous la dalle LCD - il ne reste pas assez de hauteur. L’écran est fin, 3,9 cm d’épaisseur, les bords ne se voient pas et les finitions sont haut de gamme. La face arrière, notamment, est bien travaillée. Le boîtier One Connect, devenu plus imposant cette année pour cause d’intégration de la partie courant secteur, regroupe quatre prises HDMI, les prises antenne, trois USB, une sortie audio optique, un port Ethernet et un port CI+. Le Bluetooth et le WiFi sont aussi disponibles, mais on notera l’absence de prise casque. Cet inconvénient est contournable via l’application SmartThings (iOS et Android), qui

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ON mag - Home Cinéma 2018

permet de récupérer le son du téléviseur sur un smartphone.

Interface Tizen et audio de 60 watts Sans surprise, Samsung utilise son interface maison Tizen. Il est d’ailleurs conseillé d’utiliser un smartphone pour configurer le téléviseur. L’application Smart Things donne pas-à-pas la marche à suivre pour connecter l’écran à Internet et fournir l’accès à ses services musicaux. Un bandeau en bas de l’écran donne accès à de nombreux services connectés ou applications, allant de Canal + à Netflix en passant par Amazon Prime ou Deezer. La TV connectée « made by Samsung » offre une palette très riche de fonctions et de contenus. La commande vocale est l’un des moyens les plus rapides pour accéder à toutes ces possibilités. Un microphone étant placé sur la télécommande, il est possible de faire des recherches ou de régler certains paramètres du téléviseur. Cette télécommande est simple, voire basique, elle est cependant ergonomique et facile à utiliser. Ce téléviseur de 65 pouces QLED dispose d’un système audio basé sur quatre enceintes et deux

subwoofers fournissant une puissance totale de 60 W. Le résultat est dynamique, on constate une bonne restitution de l’ensemble des fréquences, des écoutes claires et amples.

Une image contrastée En ce qui concerne l’image, le contraste est impressionnant avec des noirs opaques comme sur de l’OLED. C’est le point fort de cette technologie QLED. On obtient des zones sombres sans défaut et c’est lumineux ailleurs, sans avoir à forcer les réglages. Le mode Cinéma est le plus équilibré. Les couleurs sont aussi bien travaillées et sans excès. Les visages ont des tons de peau bien réalistes et le spectre colorimétrique est large. Le HDR est lumineux, c’est contrasté et cela brille au bon moment, sans bruit vidéo. L’upscaling UHD 4K est performant avec des Blu-ray, les contours restent nets et le piqué est conservé. Ce téléviseur haut de gamme fournit une image très agréable, proche de l’OLED, avec du contraste, de la luminosité et des couleurs très réalistes.

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La qualité légendaire

Bryston, marque canadienne connue et reconnue dans le monde professionnel, élabore et développe une large gamme d’amplificateur de puissance entretenant ainsi la tradition de l’excellence.

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SONY

VPL-VW760ES

15 000 €

Le home cinéma est le royaume de l’excellence ! Témoin ce vidéoprojecteur signé Sony s’appuyant sur le laser comme source lumineuse. Une image Ultra HD 4K, véritablement 4K, qui laisse loin derrière les autres prétendants au titre de meilleur projecteur à la maison. Un modèle très haut de gamme avec un prix en adéquation, mais qui constitue tout de même une bonne surprise. par Jean-Pierre Labro La vidéoprojection est passée depuis des années à l’Ultra HD 4K, notamment sous la pression de Sony, très à la pointe dans ce domaine. Le constructeur japonais fournit régulièrement des modèles 4K ou Full HD de hautes performances grâce à sa technologie SXRD (Silicon Crystal Reflective Display), largement éprouvée depuis sa naissance en 2003. Les trois matrices sont ici réellement 4K, on est en 4096 x 2160 pixels et non simplement en Ultra HD (3840 x 2160 pixels). L’avantage des panneaux SXRD, comme chez JVC avec ses matrices D-ILA, est de produire un fort taux de contraste, une grande luminosité et des couleurs réalistes. Ce procédé est ici alimenté par une source lumineuse très particulière ; il s’agit d’un laser au phosphore-Z. Le Sony VPL-VW760ES est donc un modèle très haut de gamme, mais dont le prix est en baisse.

Un mastodonte pour salle dédiée à l’optique motorisée Jusqu’à présent, il fallait compter plus de 20 000 euros pour s’offrir un projecteur de ce type ; la barre des 15 000 euros est désormais franchie. Cela reste une somme très conséquente et ce Sony cible les amateurs de home cinéma possédant une salle dédiée à domicile. Il est d’ailleurs d’une taille imposante et son poids de 20 kg nécessite de bien prévoir son emplacement, car une fois installé, il sera difficile de le déplacer. Ce Sony est bien équipé, il possède un zoom, une mise au point et un lens-shift motorisé. Cela facilite grandement son installation, tout est télécommandable et le déplacement (réglage de «shift») de l’objectif est particulièrement important : 85 % en vertical et


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ON mag - Home Cinéma 2018

31 % en horizontal. Le zoom offre également une large latitude, on peut obtenir une grande image de plus de 3 m de base avec environ 4 m de recul. Si vous souhaitez conserver l’impact du HDR, il est préférable de ne pas dépasser 4 m de base, ce qui est déjà une grande image. Le Sony VPL-VW760ES est donc équipé d’une diode laser. La durée de vie donnée par Sony est de 20 000 heures ! Cela représente plusieurs années de visionnage sans problème ; faites le calcul à raison de 4 heures par jour en moyenne... Cette diode laser ne promet pas seulement une durée de vie importante, elle est également très stable dans le temps, ce qui évite les dérives chromatiques ou la perte de luminosité. Elle consomme très peu et s’avère peu encline à tomber en panne.

Les traitements vidéo Sony, connus et reconnus La masse importante du vidéoprojecteur - et son système de refroidissement - engendre un bruit de fonctionnement dans la moyenne. On s’attendait à un peu mieux, ce n’est pas le plus silencieux, puisqu’on relève des pointes à presque 40 dB lors de passages lumineux réclamant de la puissance au laser. En moyenne, il émet 35 dB, ce qui reste convenable, d’autant que ce modèle trouvera naturellement sa place en fond de salle ou dans un local technique. Au passage, Sony a amélioré la qualité de l’optique, c’est plus précis et moins sujet à déformation. Sur cette très bonne base, les traitements vidéo connus et reconnus comme le Reality Creation ou le MotionFlow apportent plus de netteté, de fluidité et une meilleure gestion du contraste avec tous types de signaux entrants. Ainsi le MotionFlow fonctionne-t-il en 4K, offrant des images sans saccades et stables lors de mouvements rapides.

Processeur et qualité d’image qui assurent le meilleur C’est le processeur X1 Extreme qui est aux commandes, le même qui équipe certains téléviseurs de la marque. Si on ajoute l’affichage Triluminos pour des couleurs plus réalistes, ce vidéoprojecteur Sony VPL-VW760ES renferme ce qui se fait de mieux chez le constructeur. La mise en service est simple, les modes préréglés sont de bonne facture et il est possible de calibrer automatiquement les couleurs. Le contraste est

élevé, avec un système de contraste dynamique très performant. La luminosité exploitable pour diffuser les films est d’environ 1600 lumens, ce qui est suffisant pour le HDR. Ainsi sur «Mad Max Fury Road» ou «Seul sur Mars», on ressent bien les reflets étincelants sur les casques, les réflexions sur les carrosseries ou les rayons ardents du soleil. C’est du très bon boulot qui peut se comparer à de l’OLED - et venant de notre part, c’est un énorme compliment. L’image est homogène, les noirs très profonds et le piqué est très cinéma. L’upscaling fonctionne aussi parfaitement en redonnant du détail, de la précision à des films en Blu-ray. Ce vidéoprojecteur laser 4K offre ce qui se fait de mieux ou presque, pour un prix qui reste finalement raisonnable si l’on considère ses prestations.

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Spécifications

•Vidéoprojecteur Ultra HD 4K HDR, compatible 3D •Technologie : 3 matrices SXRD 4K de 0,74 pouces, diode laser •Résolution : 4096 x 2160 pixels •Compatibilité HDR : oui (HDR10, HLG) •Zoom : x 2,06 (motorisé) •Mise au point : motorisé •Luminosité : 2000 lumens ANSI •Contraste : NC •Lampe : diode laser Z-Phosphor •Durée de vie lampe laser : jusqu’à 20 000 heures •Bruit de fonctionnement : 24 dB (mode éco) •Taille de l’écran : 152,4 – 762 cm (en diagonale) •Lens shift : + /- 85 % vertical, +/- 31 % horizontal (motorisé) •Connectique : 2 HDMI 2.2, 1 Trigger, 1 RS-232C, 1 LAN, 1 USB, 1 IR •Dimensions (L x P x H) : 455 x 179 x 472 mm •Consommation : 430 W (0,4 W en veille) •Poids : 20 kg

Notre avis Construction

Design

Ergonomie

Performances


CAISSONS DE

GRAVE


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ON mag - Home Cinéma 2018

CAISSONS DE

GRAVE

Pour de vraies basses jusqu’à l’infragrave Malgré toute leur bonne volonté, les enceintes HiFi et Home Cinéma classiques savent difficilement reproduire les fréquences les plus basses. Celles que l’on retrouve en nombre sur les bandes-son cinéma dans le cadre des vrombissements, explosions, tremblements de terre et autres crashes d’avions. Ce sont les lois de la physique : pour reproduire chez soi ce type de son, il faut bouger de l’air, beaucoup d’air. Seules de grandes membranes chargées correctement et alimentées généreusement en watts en sont capables. Quelques très grandes enceintes acoustiques haut de gamme possèdent certes ces capacités, mais nous parlons là de produits exceptionnels éloignés des ressources financières de la plupart d’entre nous. Aussi, en général, la solution la plus évidente, la plus économique est-elle donc d’ajouter un caisson de par Alban Amouroux basses à son système.


ON mag - Home Cinéma 2018

De l’intérêt du «.1» dans un Home Cinéma Sur une bande-son multicanal, il y a toujours un canal dédié aux effets sonores dans le grave et l’infragrave, les fréquences que l’on ressent plus qu’on ne les entend. C’est le «.1» d’un 5.1 ou d’un 9.1.6. Il est aussi appelé canal «LFE» pour Low Frequency Effects. Cette sortie mono est destinée au caisson de basses ou subwoofer. Il arrive qu’elle soit doublée pour vous permettre d’installer deux caissons. Le plus souvent, il ne s’agit que d’un simple doubleur de sorties. Néanmoins, sur les amplificateurs home cinéma les plus perfectionnés, il est possible de régler indépendamment les deux sorties, et donc deux caissons distincts. En ce qui concerne la connectique de l’autre côté, les caissons de basses disposent soit d’une entrée mono LFE, soit d’une entrée classique stéréo, voire des deux possibilités. Il faut utiliser prioritairement l’entrée LFE lorsqu’elle existe. Dans le cas d’une entrée stéréo, le câble mono pourra être raccordé indifféremment à l’entrée gauche ou droite. Parfois, seule l’une des deux est adaptée, mais c’est alors inscrit clairement.

Des technologies différentes pour un même objectif Les techniques de conception des caissons de basses sont les mêmes que celles des enceintes acoustiques : clos ou avec évent, dispersion vers l’avant, l’arrière ou vers le sol. Les dimensions des membranes des woofers utilisés vont de 16,5 cm à 38 cm de diamètre, voire un peu plus. Mais il n’y a pas que le diamètre qui compte. La conception même du woofer est importante : matériaux de la membrane, diamètre de la bobine, capacités de débattement maximal de l’équipage mobile. On rencontre également des caissons disposant d’un radiateur passif, c’està-dire une membrane de haut-parleur non motorisée et non alimentée. Elle se déplace de concert avec la membrane

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du woofer actif pour multiplier la surface émissive et donc le niveau sonore théorique. Toutes ces possibilités combinées donnent des caissons de basses aux résultats sensiblement différents. Pourtant, l’objectif est le même : reproduire les fréquences graves les plus basses, avec le niveau le plus important possible, le tout avec minimum de distorsion audible. Certains caissons descendent plus bas, certains procurent plus de niveau sonore, d’autres sont plus secs que traînants, et viceversa.

Les caissons de basses sont aujourd’hui de plus en plus performants D’après notre expérience, nous pouvons affirmer que les fabricants ont fait beaucoup de progrès ces dernières années. Avec le développement des appareils home cinéma dans les années 1990, le caisson de basses est devenu grand public. L’offre était alors réduite et peu de caissons étaient réellement performants. Dans des gammes de tarifs accessibles, mis à part quelques réussites, le rendu était souvent brouillon, avec peu de tenue en puissance et un infragrave timide. Les fabricants ont travaillé le sujet en revoyant la rigidité des caissons, la conception même des subwoofers et les matériaux employés, mais aussi la partie électronique. Les amplificateurs embarqués sont beaucoup plus puissants tout en étant plus compacts grâce à la classe D. L’emploi de DSP pour le traitement du signal est de plus en plus courant afin d’adapter le signal entrant aux caractéristiques exactes et aux capacités du caisson. Cela nous amène à dire qu’aujourd’hui, il y a très peu de caissons de basses contreperformants. Tout ceux passés entre nos mains et nos oreilles dans les cadres des tests de ce guide répondent aux besoins d’un home

cinéma moderne. Certains sont plus ceci ou plus cela - replacé dans le contexte du prix bien entendu. Assurément, il est désormais difficile de tomber sur un mauvais produit, ce que l’on ne pouvait pas écrire il y a quinze ou vingt ans. À travers les dix caissons de grave actifs que nous avons testés, de 400 à 2500 €, vous devriez sûrement trouver le modèle qui convient à vos attentes et à votre budget. De plus, la signature sonore étant assez semblable pour une marque donnée, en sélectionnant d’autres modèles chez un même fabricant, cela vous offre un éventail quasiment sans limite. Enfin, il est parfois plus intéressant de doubler un caisson aux performances «moyennes», surtout si les caissons sont répartis dans la pièce, plutôt que d’en acquérir un «gros». Le résultat n’est pas garanti par avance, mais c’est une possibilité à ne pas négliger.

Nos conditions de test

Nous avons testé les dix caissons dans la même situation correspondante à un usage classique, dans une pièce semi-traitée. L’amplificateur utilisé était le Marantz SR6013 que vous trouverez également en test dans nos colonnes. Chaque caisson a été positionné à la même place et rodé durant quelques heures de façon brute. Puis nous avons appliqué la calibration Audyssey de la même façon afin de corriger les défauts inhérents à la pièce avant les écoutes. Même si nous reconnaissons que les conditions n’atteignaient pas la perfection, tous les caissons sont partis à égalité, et c’est bien là le plus important. Nous avons utilisé les extraits suivants : l’ouverture de «Jurassic Park» en BD UHD (DTS:X), quelques extraits du Blu-ray de démo Dolby Atmos, ainsi que la célèbre poursuite sur l’autoroute du Bluray «The Island» (DD5.1). Pour la musique, ce furent nos morceaux habituels en ALAC lus via un lecteur réseau Roon et notre playlist favorite sur Tidal, lue directement par l’ampli home cinéma Marantz.


3000i Series Très acclamée par la critique, la Série 3000i par Q acoustics. “Exemplaire”

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BOWERS & WILKINS DB4S Bowers & Wilkins ne propose pas moins de huit caissons de basses, chacun accompagnant une série d’enceintes de la marque. Le DB4S, qui se situe à peu près au milieu de la gamme, trouvera idéalement sa place au centre d’un système basé sur les enceintes de la série 700. Rien n’empêche bien sûr de l’utiliser avec d’autres gammes, et même avec des enceintes d’autres marques. Le système de calibrage intégré au Bowers & Wilkins DB4S permet justement de l’adapter à toutes les situations. par Alban Amouroux La série DB de Bowers & Wilkins comprend quatre modèles. Le DB4S que nous avons reçu pour ce test est un peu différent des autres, car c’est le seul à n’embarquer qu’un seul woofer, d’où le «S» dans la référence, qui signifie «Single». Les autres modèles, DB1, DB2 et DB3, fonctionnent tous sur le principe du double woofer dos à dos. Le DB4S reprend cependant toutes les capacités de ses grands frères, dont l’exploration de l’infragrave jusqu’à 10 Hz. Mais comment font-ils ?

Trois finitions au choix, pointes de découplage et pieds en caoutchouc inclus Quand on dit que le Bowers & Wilkins DB4S est le plus «petit» de la gamme, c’est une façon de parler. Malgré la présence d’un haut-parleur de

1600 €

25 centimètres de diamètre, le caisson, quasiment cubique, mesure déjà 36 centimètres de côté environ. Cela lui donne un grand volume qui va compenser en quelque sorte l’absence d’évent, puisque le DB4S est un caisson clos. Le haut-parleur utilise une membrane dite Aerofoil, une technologie développée à l’origine par les ingénieurs de B&W pour les haut-parleurs de grave de l’emblématique série 800. Ce type de membrane sandwich ressemble à un tissage de fibres, ici de couleur grise. L’épaisseur variable de la membrane a pour but de délivrer des basses fréquences tendues avec une excellente tenue en puissance en toute situation. Le Bowers & Wilkins DB4S est disponible dans trois habillages au choix : blanc satin, noir laqué ou placage bois de rose. La version noire que nous


ON mag - Home Cinéma 2018

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avons reçue présente un excellent niveau de finition, avec une très belle peinture. La face supérieure est agrémentée d’une plaque avec l’inscription Bowers & Wilkins. Les pieds en caoutchouc sont des modèles à visser qui peuvent être remplacés par des pointes également livrées dans le carton. La grille aimantée tendue de tissu vient protéger la membrane.

Le calibrage automatique intégré pour un résultat impressionnant Comparativement à la plupart des caissons, l’arrière du DB4S est plutôt du genre dépouillé. Deux entrées indépendantes sont placées en bas à gauche, l’une en asymétrique RCA, l’autre en symétrique XLR. Pour chacune d’elles, si vous n’avez qu’une connexion LFE à effectuer, il faudra utiliser le canal d’entrée gauche - c’est précisé. Ensuite, il y a deux modes de commande : un double trigger 12V et un port RS232. Vous pouvez ainsi allumer le caisson à distance, soit via une sortie trigger de l’ampli home cinema, soit depuis un contrôleur type Crestron, Control4, etc. À côté de la fiche d’alimentation, il n’y a plus que le bouton de mise en fonction/mise en veille. Aucun réglage n’est disponible. B&W a décidé de déporter tous les réglages habituels de niveau, de phase et de coupure, et bien plus, dans une application mobile iOS et Android qui va communiquer avec le DSP du caisson. Le smartphone ou la tablette

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Spécifications

•Type de caisson : clos •Haut-parleur : 1x 25 cm •Puissance : 1000 watts (classe D) •Bande passante : 10 à 350 Hz •Entrées : 1x XLR stéréo, 1x RCA stéréo •Autres : double trigger 12V, contrôle RS232 •Filtre, phase, égalisation : via Bluetooth et app dédiée •Dimensions (lxhxp) : 360 x 377 x 368 mm •Poids : 26 kg

Notre avis Construction

Équipement

Home Cinéma

Haute Fidélité


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ON mag - Home Cinéma 2018

communiquent avec le caisson en Bluetooth. L’application permet donc d’effectuer les réglages mais aussi de calibrer le caisson. La procédure est hyper simple, tellement simple que nous avons eu des doutes sur le résultat à venir. Pour lancer le calibrage, il faut positionner son smartphone sur le caisson, en positionnant le micro au ras de la face avant. Et c’est parti pour quelques secondes de balayages de fréquences. Eh bien nous avons été bluffés par le résultat ! Il est vraiment optimal, bien meilleur que ce que peut donner la calibration Audyssey de notre amplificateur home cinema témoin. L’application affiche même les fréquences qu’elle juge problématiques et sur lesquelles elle va agir. Parmi les réglages possibles, l’application permet d’activer ou de désactiver la correction automatique, de modifier le gain, ou encore de corriger manuellement le rendu avec un accès à l’égaliseur. Ce qui ne nous semble vraiment pas nécessaire, au vu des résultats excellents obtenus avec la correction automatique. Il est également possible de basculer de l’entrée XLR à l’entrée RCA, elles sont réellement indépendantes, disposant chacune de leurs réglages.

Bas grave et infragrave, il a tout bon sur toute la ligne Pour les essais sur le terrain, nous lançons nos pistes de tests habituelles pour nous rendre compte assez

vite que le B&W DB4S remplit bien le contrat. Ce subwoofer est capable d’explorer l’infragrave avec force et justesse, de façon impressionnante pour un caisson clos. Les explosions et les coups de tonnerre sont rendus avec réalisme. Il sait aussi taper fort lorsqu’il le faut. En musique sur le pied de grosse caisse comme sur les coups de feu, il apporte l’impact nécessaire et toutes les micro-informations qui rendent la scène réaliste. Il sait être démonstratif mais de façon toujours propre, sans aucun début de talonnage, même en poussant très fort le volume. Sans jamais en faire des tonnes au risque de fatiguer, le rendu est maîtrisé sur toute la bande passante grâce au DSP intégré.

En conclusion Le Bowers & Wilkins DB4S nous a séduit à tous les niveaux. Il bénéficie d’une finition exemplaire. L’application mobile remplace avantageusement les boutons et potentiomètres physiques habituels. Le calibrage est vraiment très efficace pour adapter le rendu du caisson à votre pièce en quelques secondes. Et bien sûr, le rendu sonore et physique nous a permis de voir et revoir nos extraits de films et concerts habituels avec grand plaisir. C’est le genre de caisson qui s’intègre parfaitement au système et à la pièce, mais qui sait toujours rappeler pourquoi il est là. Le B&W DB4S est une véritable réussite, difficile à battre dans sa gamme de prix. Un ON TopAudio Award bien mérité !

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N’oublions pas que la longueur et la bande passante comptent ! Laissez-nous vous présenter nos nouveaux câbles HDMI actifs, commercialisés sous les noms de Pearl, Forest et Cinnamon. Ces nouveaux modèles ont la capacité de transmettre de manière fiable des données HDMI 2.0 4K + HDR sur 15m, tout en préservant la même qualité sonore et la même esthétique que leurs petits-frères, passifs et plus courts. Depuis plus de 30 ans, AudioQuest conçoit et fabrique des câbles numériques qui endommagent moins le signal source, préservant ainsi les données et minimisant les bruits qui autrement compromettraient l’électronique. Nous n’avons pas toujours su prédire la prochaine grande avancée technologique ni la prochaine interface numérique, mais notre expérience nous renseigne et nous oriente, chaque jour, vers un son toujours plus propre, plus net et plus naturellement beau. Le grand soin, l’ingénierie avancée et le système de priorité holistique, qui ont fait de chaque HDMI passif Pearl ou Diamond le grand succès que nous connaissons, sont tout aussi bénéfiques pour nos nouveaux câbles HDMI actifs Pearl, Forest et Cinnamon Active HDMI.


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ON mag - Home Cinéma 2018

DALI

1900 €

SUB M-10 D Dans son catalogue, Dali propose littéralement des dizaines d’enceintes. Chacun y trouvera chaussure à son pied, quels que soient ses besoins et son budget. Il est possible de compléter un ensemble home cinema en piochant parmi huit caissons de basses. Avec un rayonnement du haut-parleur vers le sol ou en façade selon les modèles, Dali vous laisse le choix. Pour ce test, nous avons sélectionné le Dali SUB M-10 D, une version haut de gamme avec rayonnement vers le sol. par Alban Amouroux Le Dali SUB M-10 D se place juste en-dessous du modèle le plus cher de la marque, le P-10 DSS. Les deux modèles sont assez semblables, depuis la caisse jusqu’à la platine technique et les fonctionnalités associées ; nous y reviendrons. Le P-10 DSS embarque un haut-parleur rayonnant vers le sol accompagné de deux radiateurs passifs sur les côtés. Le M-10 D, lui, se passe des radiateurs passifs. Si bien que lorsqu’il est posé au sol, aucun haut-parleur n’est visible ! En revanche, les résultats auditifs ne sont pas du genre absents, comme nous allons nous en rendre compte.

Un bel objet à la finition remarquable Le Dali M-10 D se présente sous la forme d’un gros cube de 34 centimètres de côté. Il est indissociable d’un support en métal argenté de 3 cm qui permet de dégager les ondes produites par le woofer installé sur la face inférieure. La caisse est recouverte d’une superbe peinture laquée, disponible en blanc ou en noir. Dali a fait l’économie d’une grille de protection, inutile étant donné le positionnement du haut-parleur. La finition est vraiment remarquable. C’est un joli caisson qui mérite d’être montré. Dali


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conseille de l’associer idéalement aux enceintes des gammes Rubicon ou Epicon. Retournons le caisson pour découvrir le woofer utilisé par ce Dali M-10 D. C’est un modèle de 25 cm de diamètre équipé d’une membrane hyper rigide en fibre de carbone, elle-même retenue par une épaisse suspension. Le montage est du type clos, aucun évent à l’horizon. La balance indique 20,5 kg, un poids déjà conséquent. L’amplification est gérée par un module de 300 Watts RMS pouvant monter à 500 Watts en crête. La réponse en fréquence annoncée s’étend de 25 à 240 Hz. Dali promet surtout 111 dB de pression sonore maximum.

Les réglages au bout des doigts grâce à la télécommande infrarouge En ce qui concerne le design, les trois faces principales et le dessus du caisson M-10 sont égayés par une petite zone accueillant le logo Dali. Il permet de situer la face avant, et c’est important. Car dans cette petite zone noire se cache un afficheur. Il vient confirmer chaque modification de réglages. Le Dali SUB M-10 D est équipé d’un DSP qui remplace les classiques boutons rotatifs. Les trois réglages de niveau, de fréquence de coupure et de phase sont présentés sous la forme de petites touches sur la face arrière - c’est lorsqu’on les presse

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Spécifications

•Type de caisson : clos •Haut-parleur : 1x 25 cm •Puissance : 300 watts •Bande passante : 25 à 240 Hz •Entrées : 1x RCA stéréo, 1x RCA mono LFE •Autres : DSP intégré, afficheur, télécommande IR •Dimensions (lxhxp) : 340 x 370 x 340 mm •Poids : 20,5 kg

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Haute Fidélité

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que l’afficheur devient indispensable. Les deux types d’entrées sur prises RCA se trouvent juste endessous, les classiques stéréo et mono LFE. Dali a eu l’excellente idée d’équiper ce caisson d’une télécommande infrarouge. Si bien que tous ces réglages peuvent s’effectuer depuis le canapé, bien confortablement assis. On ne peut pas faire mieux pour entendre immédiatement l’influence de chaque modification. La télécommande donne également accès à deux courbes d’égalisation spécifiques «Cinema» et «HiFi».

Un grave tout en rondeur, plus réaliste que spectaculaire Même si Dali annonce une fréquence basse moins impressionnante que d’autres, les nappes d’infragrave ne font absolument pas peur au SUB M-10 D. Le grave peut parfois paraître un peu gras au lieu d’être pointu et percutant, mais il reste toujours maîtrisé. Dans tous les cas, le principe du rayonnement vers le sol permet au M-10 D de reproduire avec facilité ces nappes de grave caractéristiques de pas mal de bandes-son cinéma. Le rendu paraît moins désincarné, moins sec, plus rond, et peut-être parfois plus proche de la réalité que celui d’autres caissons. Concernant les préréglages de la télécommande, nous avons trouvé le mode «HiFi» un peu trop neutre, nous avons préféré le mode «Cinema» dans tous les cas.

En conclusion Le Dali SUB M-10 D et son woofer orienté vers le sol proposent une alternative aux caissons clos plus classiques. Le rendu est sensiblement différent, avec un grave un peu moins tendu, plus rond, mais pas moins agréable. Les réglages par télécommande avec affichage en façade sont très pratiques. Il faudra faire attention au type de sol de votre pièce home cinema. Sur un parquet par exemple, le Dali M-10 D risque de faire tout vibrer. Ce que l’on peut aussi trouver agréable. Mais il vaut mieux avoir un sol bien rigide, ou bien ajouter un support sous le caisson, comme une plaque de marbre. Le résultat sera alors détonnant.

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7 x 80W en Puissance Continue, 4 / 8 Ohms (NAD Full Disclosure Power); 7 x 140W FTC

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7 x 60W en Puissance Continue, 4 / 8 Ohms (NAD Full Disclosure Power); 7 x 110W FTC

„ Multi-room Haute RÊsolution avec BluOSŽ, extensible jusque 64 zones „ Autocalibration avancÊe Dirac LiveŽ „ Modular Design Construction pour faire Êvoluer votre amplificateur dans le futur „ Amplification NAD renommÊe et multi-primÊe

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DYNAUDIO

2500 €

SUB 6

Quand on pense aux caissons de basses, ce n’est pas la marque Dynaudio qui vient tout de suite à l’esprit. Pourtant, Dynaudio a toujours proposé des caissons en complément de ses gammes d’enceintes, que ce soit pour la HiFi, le home cinema ou les studios professionnels. Chez Dynaudio, les caissons sont pensés avant tout comme des prolongements des enceintes, pour venir les épauler dans le grave et l’infragrave. Mais un caisson de grave, cela reste un subwoofer ! Voyons donc ce que donne le SUB 6 dans une configuration home cinema. par Alban Amouroux

Les caissons Dynaudio sont prévus pour être associés à quasiment toutes les enceintes du catalogue, même les plus haut de gamme : le SUB 3, en mode simplifié, avec un seul subwoofer, et le SUB 6 qui a rejoint notre système de test, avec double subwoofer et DSP intégré. Sur son site, c’est plutôt le SUB 3 que Dynaudio conseille pour le home cinema. Mais en théorie, qui peut le plus peut le moins : c’est donc le Dyanaudio SUB 6 que nous avons décidé de « passer sur le grill ».

Double subwoofer en aluminium MSP+ Hybrid Le Dynaudio SUB 6 présente un format un peu spécial, allongé, avec un subwoofer à chaque extrémité, au format clos, donc sans évent. Le logo est fixé sur la face la plus large, qui mesure 47 centimètres, grilles de protection incluses. Cela indique qu’il faut logiquement placer le caisson dans cette position, contre un mur, le logo face à


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soi, les haut-parleurs étant alors invisibles, à droite et à gauche. C’est ainsi qu’ils pourront s’exprimer, mais on prendra soin de ne pas installer le caisson trop près d’un angle. Les deux haut-parleurs sont des modèles de 24 cm de diamètre, basés sur une membrane dite MSP+ Hybrid, une technologie propre à Dynaudio ici dans sa dernière itération. Le but recherché est la rigidité maximale, une bonne idée pour des woofers. La membrane est une association de papier à l’arrière, d’aluminium à l’avant et d’un cache en « Magnesium Silicate Polymer » pour amortir et rigidifier le tout. Dynaudio a fait appel à un module d’amplification de 500 Watts installé à la base du SUB 6 pour abaisser son centre de gravité. Le caisson pèse d’ailleurs 21,5 kg, un beau bébé. Dynaudio annonce une bande passante dans l’infragrave démarrant à 16 Hz.

DSP intégré complet avec pré-réglages pour les enceintes Dynaudio Dynaudio propose le SUB 6 dans deux finitions différentes : noir satin ou blanc satin. Bizarrement, la texture et le rendu de la peinture sont différents entre la caisse et les baffles supportant les woofers. Cela ne se voit pas vraiment si on n’a pas le nez collé dessus. Les deux grilles recouvertes de tissu sont livrées dans le carton. Les entrées et sorties

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Spécifications

•Type de caisson : clos •Haut-parleur : 2x 24 cm •Puissance : 500 watts •Bande passante : 16 à 230 Hz •Entrées : 1x XLR stéréo, 1x RCA stéréo •Sortie : 1x XLR stéréo, 1x RCA stéréo •Autres : DSP intégré avec afficheur, trigger 12V •Dimensions (lxhxp) : 470 x 333 x 268 mm •Poids : 21,5 kg

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Équipement

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Haute Fidélité

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sont en stéréo et proposées aussi bien sur prises RCA asymétriques que XLR symétriques. Le Dynaudio SUB 6 utilise un DSP complet pour tous les réglages. On trouve donc sur la platine arrière un afficheur deux lignes et un bouton rotatif permettant aussi de valider les actions. Les réglages sont assez nombreux et il faut prendre le coup de main pour tout consulter et régler avec cet unique bouton. Le manuel utilisateur explique en détails chacun des réglages. On trouve la sensibilité d’entrée, le volume de sortie, la fréquence de filtrage, le réglage du mode veille, ou encore les distances entre l’auditeur, le caisson et les canaux de sortie gauche et droit. Un égaliseur paramétrique à trois bandes permet de rentrer dans le détail pour adapter le caisson à la pièce. Enfin, Dynaudio propose des préréglages de fréquences de coupure en association avec ses enceintes Focus, Contour, Confidence, Evidence, etc.

Dynamique, précis et percutant Le Dynaudio SUB 6 est clairement un caisson taillé au départ pour la HiFi. Le rendu des basses fréquences est réellement de qualité, montrant beaucoup de délié et de précision. En écoute musicale, c’est un vrai régal, le complément parfait à

une bonne paire d’enceintes stéréo. Les visionnages de concerts filmés bénéficient avantageusement de ses compétences. L’écoute home cinema de nos bandes-son de films tests nous a permis de vérifier que le Dynaudio SUB 6 est tout aussi performant dans ce registre. Il est là sans se faire remarquer, sans en faire trop. Toujours très précis, il sait aussi se montrer incisif lorsque nécessaire, sur les explosions par exemple. Il sait descendre correctement dans l’infragrave avec une bonne tenue en puissance, même à fort niveau.

En conclusion Le Dynaudio SUB 6 est un excellent caisson pour la HiFi, mais il n’est pas sectaire, il sait faire aussi bien en home cinema. Il n’est pas démonstratif avec du percussif à outrance ou des nappes d’infragrave à faire trembler les murs. Ses trucs à lui, ce sont les nuances et la précision, qui lui permettent de restituer tout le réalisme de la bande-son. L’apport du DSP est indéniable pour adapter parfaitement le Dynaudio SUB 6 à la pièce d’écoute, afin de remplacer ou pallier l’absence d’un système de calibrage sur l’ampli home cinema. Un microphone de mesure sera alors nécessaire, le SUB 6 mérite largement cet achat complémentaire.

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FOCAL SUB 1000 F

1300 €

Tout bon fabricant d’enceintes qui se respecte se doit de proposer des caissons de basses à son catalogue. Chez Focal, Il existe même un modèle de caisson non amplifié destiné à accompagner les remarquables enceintes Utopia III Evo. Mais redescendons un peu sur terre avec le SUB 1000 F, un caisson simple d’aspect au premier abord mais qui cache très bien son jeu. Comme nous allons le découvrir, Focal a tout misé sur la qualité sonore. par Alban Amouroux Pour créer un ensemble home cinema complet, le Focal SUB 1000 F s’associera parfaitement avec les enceintes de la série Focal Aria 900, situées plutôt en entrée de gamme. Cependant, les qualités intrinsèques du 1000 F font qu’il pourra être associé à quasiment toutes les enceintes de bibliothèque du catalogue Focal, même en mode HiFi. Pourquoi ne pas utiliser le 1000 F avec les références haut de gamme Kanta par exemple. Cela tombe bien, elles sont équipées, elles aussi, de haut-parleurs à membranes Flax. Notons que ce caisson est

fabriqué en France, comme bon nombre de références du stéphanois Focal.

Droit au but, pas de chichi sur la présentation Le Focal SUB 1000 F est un gros cube de près de 42 centimètres de côté. C’est la place nécessaire pour accueillir un haut-parleur de 30 centimètres de diamètre, avec assez de volume interne pour compenser l’absence d’évent. La finition est un peu


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moins aboutie que chez les concurrents. Ce caisson a le mérite de ne pas trop en faire et de rester discret. La face avant est recouverte d’une peinture noire laquée. Les autres côtés doivent se contenter d’un placage de type vinyle granuleux. La membrane Flax du woofer est beaucoup moins sage, arborant cette finition très naturelle basée sur une âme en lin prise en sandwich entre deux feuilles de fibre de verre. L’objectif de ce type de membrane est de concilier légèreté, rigidité et rapidité. C’est exactement ce dont a besoin un haut-parleur destiné à reproduire les fréquences les plus basses.

Il est hyper articulé : le grave monocorde, ce n’est pas son genre. Le 1000 F n’est pas le spécialiste des murs qui tremblent, mais il sait tout de même explorer les premières notes de l’infragrave sans jamais traîner, tandis que l’impact est au rendezvous sur tout le spectre, avec beaucoup de précision. Il possède une autre qualité importante, une capacité à reproduire tous ces détails même à niveau faible ou raisonnable. Le Focal 1000 F, c’est la force tranquille.

Ce woofer fait appel à un double moteur acceptant un maximum de puissance tout en conservant une excellente linéarité. Focal a justement intégré dans le SUB 1000 F un module d’amplification BASH de 1000 watts. Côté performances, le fabricant annonce un niveau maximum de 103,5 dB/1m à 40Hz. La membrane est capable de débattements de 43 mm. Au final, ce caisson est supposé descendre jusqu’à 24 Hz, une promesse intéressante pour un caisson clos.

Si le design de l’objet est très important pour vous, ce Focal n’est pas la meilleure option. Dans le cas contraire, il mérite toute votre attention. Aussi à l’aise en HiFi qu’en home cinema, le SUB 1000 F peut rejoindre n’importe quel système de qualité. Focal a réussi à concevoir un caisson efficace dans tous les domaines avec un infragrave très propre, des basses punchy, le tout très détaillé, très articulé. Les réglages sont minimalistes, n’hésitez pas à sélectionner un amplificateur home cinema équipé d’un système de calibrage efficace pour une intégration parfaite du SUB 1000 F dans la pièce d’écoute.

Les réglages avancés devront être effectués sur l’ampli home cinema Les réglages proposés par le 1000 F sont du genre minimaliste. Il y a un tout d’abord un commutateur pour permettre au caisson de s’allumer sur détection d’un signal audio. Ensuite, deux potentiomètres permettent de gérer le volume de sortie ainsi que la fréquence de coupure, de 40 à 120 Hz. La phase passe par un simple commutateur 0 ou 180°. Ce réglage est souvent primordial pour replacer correctement le caisson au centre de la scène sonore. Un réglage glissant via un potentiomètre est souvent plus efficace. Cependant, les systèmes de calibrage des amplificateurs home cinema savent aussi corriger ce critère. Les entrées sont disponibles sur des prises RCA. Focal a bien séparé l’entrée stéréo, dans le cadre d’un système plutôt HiFi, de l’entrée mono LFE destinée aux systèmes home cinema.

Focal a tout misé sur la qualité sonore, le pari est réussi Le Focal SUB 1000 F est du genre haute-fidélité, au sens propre du terme. Il sait reproduire l’étendue du registre grave avec toutes les nuances possibles.

En conclusion

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Spécifications

•Type de caisson : clos •Haut-parleur : 1x 30 cm •Puissance : 1000 watts (classe D) •Bande passante : 24 à 200 Hz •Entrées : 1x mono LFE sur RCA, 1x RCA stéréo •Filtre, phase (0/180°) : par bouton rotatif •Dimensions (lxhxp) : 400 x 420 x 420 mm •Poids : 21,5 kg

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Haute Fidélité


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JL AUDIO D110 Avant de s’intéresser au home cinema et à la haute-fidélité, JL Audio était plutôt connu et reconnu pour ses caissons de basses destinés à l’automobile. La marque a acquis une sérieuse réputation dans ce domaine. Puis elle s’est lancée dans le caisson domestique. Les modèles Dominion représentent déjà sa quatrième série. Ils viennent se placer en entrée de gamme.

1400 €

par Alban Amouroux

JL Audio a débuté avec les gammes Fathom et Gotham, des produits exclusifs reposant sur les meilleurs haut-parleurs de son catalogue. La gamme s’est étendue vers le bas, avec les modèles E-Sub. Derniers arrivés, les Dominion ont pour but de proposer au plus grand nombre d’accéder à la qualité JL Audio. Comme vous le voyez, de la lettre «D» comme Dominion à la lettre «G» comme Gotham, on monte en gamme. Nous avons donc pris en main un JL Audio Dominion d110, dans l’idée de vérifier si l’esprit de la marque est bien toujours là sur un produit abordable.

750 Watts en classe D pour aller chercher 68 mm de débattement Le JL Audio Dominion d110 est un caisson de 30,5 par 34 centimètres, profond de 40,3 cm. La platine embarquant électronique et alimentation occupe une place non négligeable à l’arrière. Comme sa référence l’indique, le d110 est basé sur un subwoofer de 10 pouces, soit 25 cm de diamètre. Il est proposé en placage bois noir ou en peinture noire laquée. La finition est impeccable. Il pèse 17,3 kg, ce qui est dans la bonne moyenne.

Ce sont 750 Watts en classe D qui sont convoqués pour mettre en mouvement le woofer. Ce dernier est basé sur une membrane hyper rigide (moulée d’une pièce, sans cache noyau rapporté), tout comme l’énorme suspension en caoutchouc. JL Audio annonce 68 mm de débattement pour ce woofer de 25 cm, un chiffre promettant des graves qui descendent bas malgré la conception close du caisson. L’ensemble est protégé par une grille classique recouverte de tissu. Ce haut-parleur fait appel à la technologie DMA développée et utilisée par JL Audio depuis 1997. Le DMA, pour Dynamic Motor Analysis, intervient au moment du développement. Son objectif est d’obtenir une bobine qui est la plus linéaire possible dans ses déplacements, ceci afin de proposer une meilleure qualité sonore avec moins de distorsion et des performances accrues sur les transitoires.

3 entrées audio distinctes dont une sans-fil Les réglages sont classiques, avec le volume, la fréquence de coupure, de 25 à 130 Hz, et la phase. Celle-ci peut être réglée en continu via un potentiomètre, de 0 à 280° avec plusieurs réglages


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indiqués. Il est complété par un commutateur d’inversion de polarité. Trois types d’entrées sont disponibles. Il y a tout d’abord une entrée stéréo sur deux fiches RCA, où il est possible de n’en utiliser qu’une en correspondance avec la plupart des amplificateurs home cinema. Mais il y a aussi des entrées hautniveau, pour les amplis dénués de sortie sub. Il faut alors doubler les sorties haut-parleurs de l’ampli, à la fois vers les enceintes et vers le caisson via un bornier enfichable. La troisième s’appelle JLINK TRX. C’est une entrée propriétaire pour un récepteur sans-fil. L’émetteur devra être relié directement à la sortie LFE de l’amplificateur home cinema. Cela permet de placer le caisson où on le souhaite dans la pièce, sans avoir à s’embêter avec un câble. Cet ensemble émetteur/ récepteur coûte environ 300 euros.

Des basses franches très dynamiques grâce à un haut-parleur maîtrisé Le JL Audio Dominion d110 se caractérise par sa large bande passante. Sans évent et dans un format hyper compact, les performances dans le domaine de l’infragrave sont très intéressantes grâce à un haut-parleur maîtrisé : il y en a, mais pas trop, ce qui évite de trop exciter la pièce d’écoute. D’autres caissons peuvent offrir encore plus de niveau pour les notes les plus basses, peut-être plus réalistes, mais avec un encombrement bien supérieur. Ses capacités dynamiques lui permettent de délivrer un grave très sec, sans traînage, où l’on comprend l’intérêt de la membrane lourde associée à un réservoir de puissance important. Il faut noter aussi l’intérêt du réglage de phase glissant. Après calibration automatique, le caisson n’était pas parfaitement accordé au reste du système. Grâce à ce réglage, nous avons pu le replacer très précisément au centre de l’action.

En conclusion Le JL Audio Dominion d110 perpétue l’esprit de famille à l’américaine avec un résultat propre et performant, le tout dans un caisson aux dimensions réduites pour faciliter son placement. Il est d’ailleurs fabriqué aux USA, ce qui est assez rare pour être souligné. Même s’il sait descendre bas sans se forcer, ce ne sera pas sa spécialité première, d’autres sont beaucoup plus démonstratifs dans le domaine. Son truc à lui, c’est le grave percutant, aussi à l’aise en HiFi qu’en home cinema. Les trois types d’entrées et les réglages pertinents du JL Audio d110 permettront de l’intégrer dans n’importe quelle installation, pièce de vie ou salle dédiée jusqu’à 25m2 environ.

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Spécifications

•Type de caisson : clos •Haut-parleur(s) : 1x 25 cm •Puissance : 750 watts (classe D) •Bande passante : 27 à 111 Hz •Entrée(s) : 1x RCA stéréo, 1x haut niveau, 1x sans-fil JLINK TRX •Filtre passe-bas : variable de 25 à 130 Hz •Phase : variable de 0 à 280° •Dimensions (lxhxp) : 305 x 340 x 403 mm •Poids : 17,3 kg

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Q ACOUSTICS 3060S L’anglais Q Acoustics poursuit le développement de ses gammes d’enceintes adaptées aussi bien à la HiFi qu’au home cinéma. Celles-ci perpétuent un design caractéristique, aux arêtes inférieures et supérieures arrondies. Le petit caisson 3060S n’y échappe pas. Il est avant tout destiné à être associé à la gamme d’enceintes 3000i. On le trouve au sein d’un pack 5.1, mais également disponible seul. par Alban Amouroux La société Q Acoustics existe depuis une douzaine d’années seulement. Elle insiste bien sur cette courte ancienneté comme un gage de fraîcheur dans le monde de l’audio domestique. Ses packs d’enceintes home cinéma ont très vite rencontré le succès grâce à un excellent rapport qualité/prix. Les enceintes qui les composent peuvent également être acquises par paires pour un usage uniquement HiFi. Tout comme les quatre caissons différents inclus dans les packs se retrouvent disponibles à l’unité.

Le Q Acoustics 3060S est disponible dans quatre couleurs différentes Le Q Acoustics 3060S est un caisson pour lequel le design compte autant que la fonction. Il bénéficie

350 €

d’un coffret en bois au format original. Il est plus large que profond. Cela le destine à être positionné aisément le long d’un mur. Son woofer est placé sur le côté que l’on installera face à soi. Il est protégé par un tissu tendu qui n’est pas destiné à être retiré. Ce woofer mesure 20 cm de diamètre. Il est emmené par 150 Watts de puissance en classe D. Le caisson affiche une bande passante de 35 à 250 Hz. Sur le papier, ces chiffres ne lui permettent évidemment pas d’explorer l’infragrave. On ne peut pas demander la lune à un caisson aussi compact et proposé à un tarif plus que raisonnable. Il est néanmoins équipé des réglages de base nécessaires : le filtrage passe-bas de 35 à 250 Hz, le niveau de sortie, l’allumage sur détection d’un signal sonore et un commutateur de phase 0/180°.


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En association avec les enceintes de la marque, ou pour s’adapter à vos goûts et à votre décoration, le 3060S est disponible dans quatre finitions. Nous l’avons reçu avec son placage noyer anglais. Alternativement, Q Acoustics propose ce caisson en blanc, noir et gris graphite. Le caisson est livré avec un jeu de quatre pointes à visser dans les pieds en plastique. Cela permet de désolidariser le caisson du sol au maximum, afin d’éviter la transmission des vibrations. L’objectif est d’obtenir naturellement un grave plus sec.

Le renfort idéal à un home cinéma basé sur de petites enceintes Le Q Acoustics 3060S sait se faire entendre quand cela est nécessaire mais sans jamais trop en faire. Il ajoute de l’impact sur les explosions et les coups de feu et tout autre effet percussif. Il n’a peut-être pas le délié d’autres caissons plus haut de gamme, mais l’apport en fréquences graves pour de petites enceintes qui en sont dépourvues est réussi. Il s’emballe un peu dès que l’on cherche à lui faire jouer de l’infragrave et sa position dans la pièce devient alors décelable. Mais si l’on s’en tient à des niveaux sonores raisonnables, il joue très bien le jeu sur l’étendue de sa bande passante, tout en étant parfaitement raccordé au reste des enceintes. C’est le compagnon idéal de petites enceintes de bibliothèque ou d’un système d’enceintes encastrées dans les murs et plafonds.

En conclusion Il existe des caissons de basses de qualité à des tarifs très abordables désormais. Ce Q Acoustics 3060S en est la preuve. Il distille un grave propre et tenu, sans résonnance néfaste venant brouiller le message. Nous vous conseillons de l’installer sur ses pointes dans tous les cas. En association avec de petites enceintes dans une pièce de 15 à 20m2, il sera amplement suffisant en support à de systèmes home cinéma «raisonnés». Il faut juste ne pas chercher à le pousser dans ses retranchements. Ou alors, vous devrez vous résoudre à dépenser plus pour passer à une gamme supérieure. Enfin, le 3060S est disponible dans quatre finitions différentes, un atout pour l’intégrer sans difficulté à tous les intérieurs.

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Spécifications

•Type de caisson : clos •Haut-parleur : 1x 20 cm •Puissance : 150 watts •Bande passante : 35-250 Hz •Entrées : 1x RCA stéréo •Dimensions (lxhxp) : 480 x 300 x 150 mm •Poids : 8,5 kg

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Haute Fidélité

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REL

HT/1003

700 €

Rel est l’une des références dans le monde des caissons de basses, à l’origine anglaise mais passée il y a quelques années sous pavillon américain. Rel s’est toujours attaché à proposer des caissons performants avant tout dans un cadre haute fidélité. La compatibilité avec les systèmes home cinema est venue par la suite tout naturellement. En revanche, la compacité des caissons n’a jamais été en tête des priorités chez Rel. L’exception a été faite pour cette nouvelle série HT, afin de proposer les performances de la marque à la fois à des tarifs accessibles mais aussi dans un format le plus petit possible. par Alban Amouroux L’offre Rel se sépare en quatre séries : Reference, S, T et enfin les HT. Rappelons pour la petite histoire que le plus haut de gamme, le modèle Reference No. 25, mesure 75 cm de côté et de profondeur, et que Rel conseille d’en empiler trois les uns sur les autres ! Le nouveau HT/1003 est bien plus compact. Il se destine avant tout à ceux qui manquent de place mais qui ne souhaitent pas forcément faire de compromis sur la qualité.

Les innombrables logos nous rappellent bien que c’est un caisson Rel Malgré l’emploi d’un haut-parleur de 25 cm, une dimension déjà raisonnable, le HT/1003 ne dépasse pas 35 centimètres de côté. Il repose sur quatre gros pieds en caoutchouc ornés du logo Rel. Si vous trouvez ces logos trop visibles, vous pouvez

dévisser les pieds et les tourner de 180° pour les faire disparaître. Ce caisson est recouvert d’une finition vinylique en imitation bois noir. Le dessus du caisson reçoit une plaque type plexiglas qui vient égayer l’ensemble ; elle reprend une nouvelle fois le logo Rel. Le woofer mis en œuvre ici repose sur une membrane associant la fibre de verre et la fibre de carbone. Elle est appelée CarbonGlas. C’est un compromis entre la rigidité absolue et la légèreté, tout ce que l’on recherche pour reproduire les fréquences graves sans traînage. La suspension est en caoutchouc butyle, une habitude depuis des décennies chez Rel. Une grille clipsable, habillée de tissu, vient protéger le haut-parleur. Rel a inséré un amplificateur de 300 watts en classe D dans ce caisson. C’est la cinquième génération, qui parvient à devenir de plus en plus petite, et sans


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dégager de chaleur excessive. On gagne donc plus de volume utilisable dans le coffret, au bénéfice du son. Rel annonce la fréquence la plus basse à 24 Hz à -6dB, un très bon score sur le papier.

Des réglages hyper clairs, la connexion sans fil en option La large platine électronique à l’arrière du Rel HT/1003 présente tous les réglages de façon très claire. Ils sont bien espacés, bien lisibles. Rel a même pensé à inscrire chaque réglage dans les deux sens, afin qu’ils soient également lisibles depuis le haut. Il y a tout d’abord le sélecteur de mise en route, laissant le choix entre l’allumage permanent et la détection d’un signal audio. Ensuite, on trouve la phase, avec un simple 0 ou 180°. Deux gros potentiomètres permettent de régler le volume de sortie ainsi que la fréquence de coupure, à partir de 40 Hz. Rel a prévu une entrée sur fiches RCA stéréo. Une seule des deux prises sera utilisée dans le cas d’un raccordement mono type LFE. Une sortie stéréo est également disponible, plutôt destinée à une utilisation du HT/1003 dans une configuration HiFi. En option, il est possible d’acquérir un couple émetteur/transmetteur sans fil appelé HT-Air. Ce sont deux petits boîtiers, l’un à relier côté ampli home cinema, l’autre directement sur l’entrée RCA du caisson. Le placement du HT/1003 dans la pièce n’en sera que facilité.

Un grave propre, tendu, spectaculaire Le Rel HT/1003 est une petite boule de nerfs. Il se sort de toutes les situations où l’on attend des graves dynamiques et percutants. Explosions et coups de feu ne lui font pas peur, avec beaucoup de niveau, sans impression de l’emmener dans ses derniers retranchements. C’est vraiment toujours propre et très tendu, spectaculaire. Il manque peut-être un peu de présence sur les toutes

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premières notes de l’infragrave, que l’on retrouvera sur des caissons plus imposants ou en bass-reflex. Contrairement aux productions habituelles de la maison Rel, ce caisson est toutefois plus adapté au home cinema qu’à la haute-fidélité.

En conclusion Le HT/1003 signe l’incursion de Rel dans le monde des petits caissons de basses pour le home cinema. Il sera parfait en association avec un ensemble d’enceintes de bibliothèque. On peut même imaginer l’associer à des petites colonnes. Et pour aller plus loin, on ajoutera si nécessaire un second HT/1003. Il est tellement bon sur l’impact et le détail que l’on oublie le manque dans l’infra. Pour tout le reste et à ce tarif, il n’y a vraiment rien à lui reprocher.

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Spécifications

•Type de caisson : clos •Haut-parleur : 1x 25 cm •Puissance : 300 watts •Fréquence basse : 24 Hz à -6dB •Entrée : 1x RCA stéréo •Sortie : 1x RCA stéréo •Autres : option transmission sans fil HT-Air •Dimensions (lxhxp) : 318 x 347 x 351 mm •Poids : 12,7 kg

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SUNFIRE XT Atmos265

Tout le monde n’a pas la chance de pouvoir dédier une pièce de son habitation à sa passion du cinéma. L’installation audio/vidéo se retrouve alors le plus souvent dans le salon. En l’occurrence, il peut être petit, dans un appartement. Ou alors il y a une volonté de cacher au maximum tous les appareils et les enceintes. Sunfire a pensé à tous ces cas de figure avec le XT Atmos265, un tout petit caisson qui ne fait pas de concession sur la qualité.

1300 €

par Alban Amouroux

Sunfire est une marque méconnue du grand public, qui n’a pas l’aura de nombre de ses consœurs américaines. Elle a présenté un temps des électroniques home cinema à son catalogue. Mais Sunfire s’est recentré sur les enceintes, avec hautparleurs à ruban, et surtout les caissons de basses. Le constructeur en propose trois gammes, et ce petit XT Atmos265 tout seul. Attention, le terme Atmos dans sa référence n’a rien à voir avec le format audio Dolby du même nom.

22 centimètre de côté seulement, mais 1400 watts sous le pied Lorsque nous avons sorti ce caisson de son carton, nous avons été surpris par son poids, en regard

de son très faible volume. Ceci s’explique tout simplement par une caisse faite d’un seul bloc d’aluminium massif. Les baffles accueillant les deux haut-parleurs sont eux des éléments en bois. Des pièces en plastique viennent protéger le contour des haut-parleurs, mais sans aucune grille pour protéger la membrane. C’est étonnant mais classique chez Sunfire. Au final, le XT Atmos265 mesure seulement 22 centimètres par face et 26 centimètres de profondeur. Le Sunfire XT Atmos265 embarque donc deux woofers de 16,5 cm. C’est un petit diamètre souvent réservé aux unités de médium/grave des enceintes. Mais on peut faire des miracles avec de petites membranes. Il suffit que celles-ci soient du genre très rigides, et en même temps poussées par de


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fortes puissances. C’est bien ce que nous avons ici au menu. Installés dos à dos, les haut-parleurs promettent 4,7 cm de débattement grâce à 1400 Watts de puissance. Des chiffres assez éloquents que nous allons vérifier plus tard à l’écoute.

L’un des rares caissons de basses avec système de calibrage audio intégré Ce caisson Sunfire reçoit le signal audio uniquement par une paire de prises RCA stéréo (utilisables également en mono). Juste en-dessous, deux sorties stéréo distinctes sont disponibles. Celle du haut sera dédiée à une utilisation HiFi, en mode 2.1. C’est-à-dire que l’on récupère sur ces prises le signal audio débarrassé des basses fréquences, car conservées par le caisson. Un amplificateur de puissance stéréo recevra un signal filtré pour les enceintes. La seconde sortie stéréo est une sortie esclave. Elle est destinée à un second caisson relié en série. Les réglages sont classiques : fréquence de coupure, niveau et phase. Une entrée trigger 12V, plutôt rare dans le domaine, est bienvenue. Reliée à la sortie idoine d’un amplificateur home cinema, son but est d’allumer et d’éteindre le caisson avec l’ampli. C’est bien plus efficace que l’allumage sur détection de signal audio. Sunfire est aussi l’un des rares fabricants de caissons de basses à intégrer le système de calibrage audio dans le caisson. C’est une spécificité de la marque, même si cela commence à arriver petit à petit chez la concurrence. Sunfire livre le microphone avec un long câble et même un lourd support en métal. La procédure de calibrage n’est pas ce qui se fait de plus simple dans le genre. Une unique

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Spécifications

•Type de caisson : clos •Haut-parleur(s) : 2x 16,5 cm •Puissance : 1400 watts (classe D) •Bande passante : 30 à 100 Hz •Entrée(s) : 1x RCA stéréo •Sortie(s) : 1x RCA stéréo filtré, 1x RCA stéréo esclave •Autres : trigger 12V, égaliseur automatique avec microphone fourni •Filtre passe-bas : variable de 30 à 100 Hz •Phase : variable de 0 à 180° •Dimensions (lxhxp) : 226 x 216 x 257 mm •Poids : 14,5 kg

Notre avis Construction

Équipement

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Haute Fidélité

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LED sert à confirmer tous les états de validation, ce qui n’aide pas beaucoup. Pour parvenir à ses fins à coup sûr, il est important de bien suivre à la lettre les instructions du mode d’emploi. Le résultat du calibrage par le caisson est subjectivement assez proche, si ce n’est identique, à celui obtenu avec le système Audyssey de notre amplificateur témoin pour les tests.

Des capacités dynamiques équivalentes à celles de caissons trois ou quatre fois plus gros Le Sunfire XT Atmos265 tient la cadence, tant que l’on reste dans des niveaux raisonnables. Le résultat est clairement percutant, avec des basses dynamiques, capables de reproduire aussi bien les explosions des films d’action que la grosse caisse en écoute musicale. Le grave est rapide et articulé, bien intégré au reste de la restitution délivrée par les enceintes. En contrepartie, il ne descend pas très bas, ce à quoi on pouvait s’attendre. Si vous ne voulez pas exciter les résonnances de votre salon, c’est parfait. Sur nos bandes-son de test, on constate donc un manque dans les nappes de

basses fréquences, sur les grondements du tonnerre par exemple. Il est évidemment difficile de faire mieux dans un aussi petit format.

En conclusion Le Sunfire XT Atmos265 est le caisson des compromis. Il sait reproduire les fréquences graves qui correspondent aux percussions et autres détonations, aussi bien que des modèles trois ou quatre fois plus gros. Mais il aura du mal à explorer les tréfonds de l’infragrave. Sunfire conseille ce caisson pour des pièces jusqu’à 40 m2 ; au-delà il faudra en installer deux. Mais nous n’irons pas jusque-là. Un seul Sunfire XT Atmos265 se comportera très bien dans de petites pièces, même autour de 15m2 ; c’est tout l’intérêt de son format hyper compact. Associé à de petites enceintes ne sachant pas reproduire de grave, comme des satellites ou des modèles encastrables, il sera parfait. Quand on manque de place, ou si l’on ne souhaite volontairement pas un gros caisson, alors le Sunfire XT Atmos265 est un incontournable.

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SVS SB-2000 SVS a construit sa réputation en quelques années, quasi exclusivement grâce à ses différentes séries de caissons de basses. Toutefois, il y a d’autres produits au catalogue pour le home cinema, comme des enceintes, ainsi que des éléments HiFi. Mais revenons aux basiques pour ce test. Nous avons eu entre les mains le SVS SB2000, un produit abordable plébiscité un peu partout sur la planète. Est-il digne de sa réputation ? C’est ce que nous allons découvrir. par Alban Amouroux Les caissons SVS ont un objectif très clair : vous proposer la meilleure qualité dans des gammes de prix compétitives. On trouve donc une quinzaine de produits, de 600 à 3500 €. Il y a des modèles clos, des modèles avec évents bass-reflex, des cubes et des rouleaux. C’est d’ailleurs ce format original qui a lancé la marque. Le SVS SB-2000 se situe en entrée de gamme, juste au-dessus de la série 1000. Le «S» signifie d’ailleurs «sealed» (clos). Il existe en version avec évents sous la référence PB-2000, le «P» signifiant «ported» (évent). La version «S» descendra théoriquement moins bas en fréquence, pour une intégration plus facile à toutes les pièces d’écoute.

Un caisson peu encombrant avec un subwoofer de 30 centimètres Le SVS SB-2000 est un cube parfait, dont chacun des côtés mesure 36 cm. Difficile de faire plus compact quand on sait qu’il embarque un woofer de 305 millimètres de diamètre - ainsi que toute l’électronique, bien sûr. Le cône de ce haut-parleur est en aluminium, donc hyper rigide. Il est maintenu dans ses débattements par une suspension en

900 €

caoutchouc. SVS ne communique pas sur la valeur maximale de ce débattement. Le double moteur ventilé fonctionne de concert avec une bobine de 50 mm. L’amplificateur est comme souvent un module en classe D, ce qui se fait de plus efficace sans occuper énormément de place dans le caisson. La puissance annoncée est de 500 watts RMS, pouvant monter à 1100 watts en crête. Cette amplification est associée à un DSP qui traite le signal audio entrant afin de l’adapter en continu aux capacités du woofer. L’idée est ici d’obtenir un rendu toujours qualitatif, tout en évitant saturation et distorsion. Le DSP est intégré à l’amplification et il fonctionne de façon autonome selon les réglages de SVS. Ce n’est pas un élément accessible ni configurable par l’utilisateur.

Finition imitation bois noir, noir laqué ou blanc laqué en série limitée SVS propose le SB-2000 dans deux finitions courantes : un placage bois noir en vinyle ou bien une peinture noire laquée. La version laquée occasionne un surplus de 100 €. Il existe également une série limitée laquée blanche. La grille est livrée


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dans le carton. Elle est entièrement en métal, un peu décalée de la face avant une fois en place. Les réglages nécessaires sont au rendez-vous avec trois potentiomètres destinés au volume, à la fréquence de coupure (50 à 160 Hz) et à la phase réglable de 0 à 180°. On trouve également un commutateur de mise en marche continue ou sur détection d’un signal audio. En absence de signal, le caisson se met en veille éco où il consomme alors moins de 0,5 watts. Une entrée trigger sur minijack accepte un voltage compris entre 3 et 12 V. C’est idéal pour allumer le caisson de concert avec l’amplificateur home cinema, si celui-ci est bien pourvu d’une sortie trigger. Du côté de la connectique, l’entrée stéréo sur fiches RCA fait également office d’entrée mono LFE. Il faut dans ce cas utiliser uniquement l’entrée correspondant au canal droit. Juste au-dessus, une sortie stéréo RCA est destinée à un usage HiFi. Elle est filtrée en passe-haut à 80 Hz de façon fixe.

Dynamique, précis et percutant Le SVS SB-2000 est le caisson idéal pour le home cinema à moins de 1000 €. Tout ce qu’il délivre est toujours très propre, dynamique et percutant lorsqu’il le faut. C’est d’ailleurs sa marque de fabrique. Sans jamais donner l’impression de forcer ni de talonner, il cogne sur les coups de feu et les explosions. Sur des programmes musicaux, le kick de la grosse caisse est bien au rendez-vous, SVS maîtrise son sujet. Malgré une fréquence basse annoncée à 19 Hz, nous avons ressenti un peu de manque dans l’infragrave comparativement à ce que fournissent d’autres caissons installés exactement dans la même configuration de test. Selon votre pièce, votre configuration et vos attentes, vous pourrez sûrement compenser ce manque par la version PB-2000 avec évents.

En conclusion Le SVS SB-2000 est un caisson de basses polyvalent. Destiné au home cinema avant tout, il s’en sort plutôt pas mal également en haute-fidélité. Toujours enjoué, il saura reproduire toute cette gamme de fréquences inaccessible à la plupart des enceintes. Si vous cherchez le caisson qui sait faire du grave qui tape et qui ne traîne pas, alors le SB-2000 est un excellent candidat. Assez compact et très bien fini, c’est un excellent compromis pour toutes les situations. Pour faire mieux, il faudra augmenter le budget.

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Spécifications

•Type de caisson : clos •Haut-parleur : 1x 30 cm •Puissance : 500 watts (classe D) •Bande passante : 19 à 260 Hz •Entrées : 1x RCA mixte stéréo/LFE •Sortie : 1x RCA stéréo •Autres : trigger 3-12V •Dimensions (lxhxp) : 361 x 371 x 434 mm •Poids : 15,8 kg

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Haute Fidélité

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XT Z Spirit Sub 12

520 €

Le suédois XTZ s’est engagé sur le chemin du home cinema avec des configurations musclées. Grosses membranes, multiplication des haut-parleurs et fortes puissances sont au rendez-vous. Le Spirit Sub 12, le «petit» caisson de la gamme, se contente d’un seul woofer, mais dans un gros volume chargé en bass-reflex. On est potentiellement face à un caisson qui va déménager. Ne reste plus qu’à le vérifier. par Alban Amouroux XTZ s’est forgé une réputation solide, entre autres grâce à ses caissons de grave. Ce sont des produits simples d’aspect mais techniquement très efficaces. C’est par exemple chez XTZ que l’on trouve un caisson tout en hauteur, équipé de trois woofers les uns au-dessus des autres. De quoi brasser beaucoup d’air dans votre home cinema. Pour ce test, nous nous sommes contentés de l’entrée de gamme avec le XTZ Spirit Sub 12, au format déjà conséquent.

Des bouchons en mousse pour adapter le débit des évents Le XTZ Spirit Sub 12 est un caisson que l’on peut raisonnablement classer dans la catégorie des modèles massifs. Il mesure en effet près de 50 cm de haut et il pèse 24 kg. Cela est rendu nécessaire par le placement du subwoofer et des évents sur le même baffle avant. Ce dernier affiche 25 mm d’épaisseur pour une rigidité maximale. Les autres faces mesurent 18 mm d’épaisseur. XTZ a prévu une grille recouverte de tissu, de la même couleur que la caisse. Le XTZ Spirit Sub 12 est en effet

disponible en noir ou en blanc, avec une peinture mate qui résistera plus facilement qu’une laque aux éventuelles agressions extérieures dans une pièce de vie. Autant la finition du caisson et sa peinture est irréprochable, autant celle de la grille est un peu approximative quand on y regarde de près. C’est un détail qui n’a de toute façon pas d’incidence sur le résultat. Le woofer de 30 cm du XTZ Spirit Sub 12 fait appel à une membrane mélangeant différents types de fibres synthétiques et une suspension en caoutchouc offrant de grands débattements. Juste en dessous, on trouve deux grands évents de longueurs différentes afin d’adapter au mieux la réponse en fréquence et le niveau de sortie sur toute la bande passante. XTZ livre deux bouchons en mousse pour obturer un évent, les deux ou aucun, selon vos goûts. Le haut-parleur est alimenté par un amplificateur de 200 watts en classe D, et jusqu’à 400 watts en crête. Le XTZ Spirit Sub 12 est capable de descendre jusqu’à 25 Hz, bien aidé par les évents et le volume important du caisson.


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Entrée sur prises RCA ou via de simples câbles haut-parleurs La platine technique à l’arrière accueille trois types d’entrées. Il y a tout d’abord les prises RCA, disponibles en stéréo ou en mono LFE pour s’adapter à tous les types d’amplificateurs. On trouve également une entrée haut niveau sur borniers haut-parleurs. Cela signifie qu’il est possible de relier le XTZ Spirit Sub 12 en parallèle d’une paire d’enceintes, via de simples câbles hautparleurs. Cette configuration est particulièrement adaptée à un usage du caisson en mode HiFi. Les réglages sont classiques, avec trois potentiomètres pour le volume, la fréquence de coupure, de 40 à 160 Hz, et la phase, en continu de 0 à 180°. Un commutateur permet au caisson de rester constamment allumé ou bien de ne s’allumer que sur détection d’un signal audio. Enfin, un petit sélecteur offre trois modes d’égalisation différents. Il y a le réglage de base, dit de référence, puis deux modes notés EQ1 et EQ2. Le premier a pour but de calmer l’infragrave, surtout si le XTZ Spirit Sub 12 est installé dans un angle de la pièce. Le second est destiné à mettre un petit coup de boost sur les fréquences qui «cognent».

De l’infra comme s’il en pleuvait Le XTZ Spirit Sub 12 peut être aussi sage que démonstratif, c’est sa grande force. Grâce à la conjonction des bouchons d’évents et des deux réglages d’égalisation, il est possible d’obtenir le son qui vous plaît : beaucoup d’infra ou plutôt un grave très sec et dynamique. On peut aussi avoir une combinaison des deux. En mode «infragrave», le caisson remplit la pièce de nappes qui contribuent au réalisme de l’action. Mais attention à bien adapter vos choix aux capacités de la pièce d’écoute afin de ne pas verser dans la caricature. Il est facile d’effectuer ses essais rapidement avec des résultats immédiatement audibles.

Spécifications

•Type de caisson : bass-reflex •Haut-parleur : 1x 30 cm •Puissance : 200 watts (classe D) •Bande passante : 25 à 160 Hz •Entrées : 1x RCA stéréo, 1x RCA mono LFE, 1x haut-niveau •Autres : bouchons d’évents, 2 courbes d’égalisation •Dimensions (lxhxp) : 365 x 490 x 400 mm •Poids : 24 kg

En conclusion XTZ propose un caisson généreux qui vous en donne pour votre argent. Il sait aussi bien être percutant que faire trembler tous les murs. Ou un peu des deux à la fois, selon vos goûts. Il manque un peu de détails et d’articulation, mais au prix auquel il est proposé, difficile de faire beaucoup mieux. Le XTZ Spirit Sub 12 est surtout un caisson vivant qui saura satisfaire les adeptes des films à grand spectacle.

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Équipement

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Haute Fidélité

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ARCAM

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AV860 Arcam est avant tout un acteur anglais de la haute-fidélité, mais aussi un fabricant qui a su s’intéresser au home cinéma depuis de nombreuses années, avec des produits au goût du jour allant à l’essentiel, sans réelles fonctionnalités annexes, mais concentrés sur la qualité sonore. Il le montre avec l’AV860. Il s’agit d’un préamplificateur home cinéma capable de gérer jusqu’à 13 canaux dans différentes configurations. Les formats immersifs 3D, Dolby Atmos et DTS:X, sont naturellement de la partie. par Alban Amouroux L’Arcam AV860 fait partie de la gamme FMJ, articulée autour de l’univers audio/vidéo haut de gamme. Les produits FMJ d’Arcam comprennent les intégrés home cinéma, les amplificateurs de puissance et un préamplificateur HiFi. Et puis il y a dans la gamme cet AV860, un préampli/ processeur 13 canaux plutôt rare sur le marché, qui vient concurrencer les équivalents chez Yamaha ou Marantz. Sans aucun canal d’amplification, l’Arcam AV860 pèse pourtant le même poids qu’un intégré 7 canaux classique. On peut donc estimer que son étage d’alimentation est particulièrement soigné et généreux, ce qui valide sa filiation hifiste.

13 canaux disponibles en RCA et en XLR Les finitions de la gamme FMJ sont plutôt du genre épurées et en même temps assez originales avec

leurs traits galbés. La couleur grise de la façade ne se croise pas souvent. Tout est symétrique avec le potentiomètre de volume au centre, en-dessous du grand afficheur à double ligne. Seules les prises mini jack pour la sortie casque et l’entrée analogique placées toutes deux à droite viennent un peu casser cette structure. L’Arcam AV860 dispose d’une connectique assez classique en matière d’entrées. Côté HDMI, il est possible de relier jusqu’à sept sources UHD/4K. Trois sorties permettent d’alimenter trois diffuseurs simultanément, dont un avec un programme différent dans une autre pièce. Arcam a fait l’impasse sur les entrées vidéo analogiques, qui ont totalement disparu. En revanche, les entrées audio sont nombreuses : on compte six prises analogiques, quatre prises numériques coaxiales et deux prises optiques. Il ne manque qu’une entrée


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phono. L’Arcam AV860 ne renferme bien sûr aucun canal d’amplification. Cela laisse la place à de multiples sorties, sur fiches RCA asymétriques et XLR symétriques. Les RCA sont au nombre de 13, les XLR s’arrêtent à 12. La seconde sortie subwoofer n’existe en effet qu’en RCA. Il n’y a aucun problème pour mixer l’usage des sorties. Au final, elles permettent d’envisager un système 7.2.4, avec deux caissons et quatre enceintes au plafond.

Le calibrage Dirac Live s’effectue avec un logiciel à installer sur PC ou Mac Les fonctionnalités habituelles de paramétrage sont disponibles à travers un menu à l’écran plutôt spartiate. Le principal est là pour la configuration des entrées, des sorties ou encore du réseau. Un autre sous-menu est important, c’est celui où vous devez définir les sorties utilisées et donc la configuration de votre système. Ensuite, vous pouvez laisser de côté les délais et les niveaux, le calibrage Dirac va s’en occuper. Le Dirac nécessite l’utilisation d’un microphone à relier à votre ordinateur, portable de préférence, puis le téléchargement de l’application dédiée, directement depuis la page produit sur le site d’Arcam. L’AV860 doit obligatoirement être connecté au même réseau que le PC. Au départ,

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Spécifications

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•Préamplification : 12 canaux XLR, 13 canaux RCA Décodage : Dolby Atmos, DTS:X, Dolby Surround, DTS Neural X •HDMI : 7 entrées, 2 sorties •Audio analogique : 6 entrées audio RCA, 1 entrée mini-jack •Audio numérique : 2 entrées optique, 4 entrées coaxiale USB, prise casque, triggers, prises IR, RS232, Ethernet, DLNA •Consommation marche/veille : 50/0,5 W •Dimensions/poids : 433 x 171 x 425 mm/10,25 kg

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Équipement

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Haute Fidélité


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l’application trouve l’AV860 puis elle reconnaît le micro relié au PC. Ensuite, la première phase de mesure est effectuée avec le micro positionné au centre de la position d’écoute. Une fréquence glissante va être envoyée à chaque enceinte tour à tour. Et on doit répéter l’étape encore huit fois, tout autour de la première position. À l’issue de tout ce travail, il n’y a plus qu’à sauvegarder les réglages obtenus puis à les transférer vers l’AV860.

beaucoup de poids sur les voix, ce qui a également pour effet de recentrer l’action et de lui donner plus de profondeur. Les effets dans les enceintes surround sont rehaussés et l’ambiance devient bien plus présente, tout autour de la pièce et en hauteur.

En conclusion

L’Arcam AV860 est un bon point de départ pour constituer un système home cinéma évolué, où D’excellents résultats sur le caisson et la voie vous allez pouvoir choisir les blocs d’amplification, centrale de forte puissance par exemple. La partie préampli est respectueuse du signal, très neutre. L’action La personnalité de ce type d’appareil dépend de du Dirac Live est pertinente, elle précise la scène la qualité de la section de préamplification, mais sonore, lui donne de la largeur et de l’épaisseur. Le aussi du traitement du signal, géré ici par le Dirac travail sur la voie centrale et le caisson est vraiment Live. Après calibrage, ce dernier a lissé tous les réussi. Il est également possible d’intervenir sur les accidents des différentes enceintes et comblé les courbes cibles créées par le Dirac - si vous savez ce creux du caisson de basses. Depuis une touche de que vous faites - pour affiner davantage le résultat. la télécommande, il est possible d’activer et de L’Arcam AV860 est dépouillé de nombreuses désactiver les réglages du Dirac à la volée. Cela fonctionnalités liées à la connectivité, que l’on permet de se rendre compte aisément de l’apport trouve chez les grandes marques japonaises, mais du traitement. Tout d’abord, le grave est mieux il se concentre avantageusement sur la qualité du maîtrisé, plus percutant et mieux associé au reste rendu multicanal immersif. du signal. La voie centrale est renforcée, avec

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Redécouvrez la magie de la musique En 1983, nous avons créé DALI avec pour mission de reproduire de la musique comme l’artiste l’a voulu. Entre-temps, nous avons beaucoup appris en 35 ans. Il y a des choses simples - comme l’usage du bois et du papier pour créer les cônes de haut-parleur à faible perte. Et certaines choses sont incroyablement complexes – par exemple comment éradiquer la distorsion dans des systèmes à aimant de fer. DALI OBERON combine toute cette sagesse et rend le son audiophile abordable et apporte le rêve d’une reproduction musicale parfaite à un public beaucoup plus large. Avec DALI OBERON, nous vous invitons à découvrir vos chansons préférées - et à redécouvrir la magie de la musique.

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DENON

1000 €

AVR-X3500H

L’AVR-X3500H se positionne à peu près au milieu de la gamme Denon 2018. C’est un modèle 7 canaux capable d’amplifier les enceintes hautes du Dolby Atmos et du DTS:X. Il renferme de nombreuses fonctionnalités et arbore une connectique importante, ce qui en fait une véritable tour de contrôle audio/vidéo. À côté des parties vidéo et home cinéma, il accepte de nombreuses sources audio physiques. Il est également compatible avec le multiroom Heos et l’AirPlay 2 d’Apple. par Alban Amouroux Tous les amplificateurs home cinéma de Denon sont disponibles en noir ou en argent ; le X3500H ne déroge pas à la règle. Cela vous permet de choisir le coloris qui collera le mieux avec votre salon, ou avec vos autres appareils audio/vidéo. Sa face avant est très classique, arborant deux gros potentiomètres pour la sélection des sources et le volume. En-dessous de l’écran, quelques touches donnent accès à d’autres fonctions principales. Il faut passer au modèle supérieur pour avoir droit à une trappe cachant ces boutons.

Connectique pléthorique avec 8 entrées et 3 sorties HDMI À ce niveau de tarif, la connectique est assez impressionnante. On retrouve par exemple huit entrées et trois sorties HDMI. Cela permet d’alimenter simultanément deux téléviseurs dans deux pièces différentes et un vidéoprojecteur. Toutes ces prises sont UHD et HDR, compatibles HLG et Dolby Vision. L’eARC est une nouveauté qui

permet au X3500H de recevoir le son Atmos d’un téléviseur connecté. Un grand nombre d’entrées audio analogiques et numériques accueilleront toutes les sources que vous pouvez posséder. Il y a même une entrée phono. Juste à côté se trouvent les sorties préamplifiées en 7.2, qui permettent d’utiliser des amplificateurs externes plus puissants. Cet amplificateur est connecté, en Ethernet, en Wi-Fi et en Bluetooth. En parallèle du multiroom propriétaire Heos entre appareils Denon et Marantz, l’ajout du protocole AirPlay 2 d’Apple vient compléter les possibilités de diffusion audio dans la maison.

L’AVR-X3500H vous guide pas-à-pas pour l’installation L’installation du Denon AVR-X3500H s’effectue en suivant toutes les indications affichées sur le téléviseur. Chaque écran combine textes et illustrations pour diriger l’utilisateur néophyte :


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combien d’enceintes sont utilisées, quelles sources sont reliées, etc. À la fin, l’ampli vous invite à effectuer la calibration Audyssey MultEQ XT avec le microphone fourni. Il est possible de repousser cette opération, ou bien de l’effectuer depuis l’application mobile payante MultEQ Editor. À l’usage, l’AVR-X3500H affiche en surimpression sur la TV toutes les opérations : changement de source, volume, mode sonore. L’application mobile est plutôt bien pensée avec un retour de l’état de l’ampli en permanence, pour savoir par exemple combien de canaux sont utilisés par le mode audio en cours.

Une restitution ample toute en finesse L’AVR-X3500H sait respecter les bandes-son cinéma sans jamais surjouer. La scène frontale est détaillée, avec un médium-aigu un peu montant. Le basmédium et le grave sont à leur place, jamais en avant, calmés par la calibration Audyssey MultEQ XT. L’ambiance est correctement restituée, l’AVRX3500H forme une bulle sonore correspondant aux dimensions de la pièce, il y a des sons provenant un peu de partout, toujours avec cohérence. Le message des voies surround back semble être joué par les surround latérales et les enceintes de plafond simultanément, mais avec plus de proéminence sur celles du plafond. Ce qui devrait venir de l’arrière vient ici plutôt du haut. Cependant, on peut reconnaître au Denon la faculté de ne pas oublier le message des surround back lorsque ces enceintes sont absentes, écueil dans lequel tombent d’autres amplificateurs.

En conclusion Le Denon AVR-X3500H est un amplificateur home cinéma porté sur la finesse. Tout est bien à sa place,

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un peu feutré. L’ambiance restituée est réaliste, bien plus importante que les déplacements de trop rares objets sonores. Avec ses sept canaux et autant d’enceintes, ce qui est déjà pas mal, l’AVR-X3500H vous offre la possibilité de goûter aux joies du son multicanaux immersif. Sa connectique importante lui permet de rassembler toutes vos sources audio/ vidéo et même d’en transmettre le contenu vers d’autres pièces grâce au multiroom Heos intégré.

n Spécifications

•Amplification : 7x105 W sous 8 Ω •Décodage : Dolby Atmos, DTS:X, Dolby Surround, DTS Neural X •HDMI : 8 entrées, 3 sorties •Vidéo analogique : 3 entrées vidéo composite, 2 entrées vidéo composantes •Audio analogique : 1 entrée Phono, 5 entrées audio RCA •Audio numérique : 2 entrées optique, 2 entrées coaxiales •Sortie pré-amplifiée 7.2 •USB, prise casque, port RS232, Bluetooth, Ethernet, WiFi, DLNA, HEOS, Airplay 2, Amazon Alexa •Consommation marche/veille : 600/0,1 W •Dimensions/poids : 434 x 391 x 167 mm/10,8 kg

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Haute Fidélité


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LYNGDORF MP-50 Lyngdorf s’est spécialisé dans la haute-fidélité en numérique depuis quelques années. La marque est d’ailleurs à l’initiative du système de calibrage RoomPerfect que l’on trouve dans chacun de ses préamplis et amplis Hifi intégrés. Sa courte gamme est complétée par des enceintes et un amplificateur de puissance. Lyngdorf va donc à l’essentiel dans son catalogue, mais aussi dans le fonctionnement de ses produits. Le préampli/processeur Lyngdorf MP-50 est par exemple dépourvu de toute entrée analogique ! par Alban Amouroux

L’objectif est de traiter avant tout les signaux numériques, qu’ils proviennent du HDMI ou bien des nombreuses autres entrées purement audio. Le signal ne subit ainsi aucune conversion avant d’être traité par le moteur RoomPerfect. Ce système prend en compte les caractéristiques de la pièce, comme son nom l’indique, et peut mesurer plus de deux millions de réflexions du son. Le calibrage passe ainsi par la prise de différentes mesures avec le microphone fourni.

Entrées audio et vidéo numériques exclusivement Le Lyngdorf MP-50 arbore un design original, décliné sur toutes les électroniques de la marque. Le grand écran monochrome se trouve à gauche, le grand potentiomètre à droite. Il faut noter la qualité

12 000 €

de cette commande que l’on dirait montée sur roulements à billes tellement son mouvement est libre et donc facile à prendre en main. L’écran affiche les informations sur la source et le mode en cours. Il permet de visualiser rapidement la navigation dans les menus. Cet affichage est doublé par un OSD écrit en tout petit : téléviseurs de 75 pouces ou vidéoprojecteurs bienvenus ! On comprend que ce produit se destine à des environnements clairement haut de gamme. En dessous de l’afficheur en façade, les icônes DTS, Dolby ou Auro s’éclairent selon le mode en cours. Lorsque le RoomPerfect est en fonction, son icône apparaît également. La connectique disponible se partage entre huit prises HDMI et neuf entrées audio numériques dans quatre formats différents : coaxial, optique, AES et USB. Toutes les prises HDMI sont compatibles UHD/4K. Trois sorties sont disponibles, dont une sur


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Spécifications

•Préamplification : 16 canaux XLR •Décodage : Dolby Atmos, DTS:X, Auro-3D, Dolby Surround, DTS Neural X, Auro-matic •HDMI : 8 entrées, 3 sorties dont une sur RJ45 (HDBaseT) •Audio analogique : aucune •Audio numérique : 4 entrées optiques, 3 entrées/1 sortie coaxiales, 1 entrées AES/EBU, 1 entrée USB •Triggers, prises IR, RS232, Ethernet, DLNA, AirPlay •Consommation marche/veille : NC •Dimensions/poids : 450 x 147 x 370 mm/7 kg

Notre avis Construction

Équipement

Home Cinéma

Haute Fidélité

prise RJ45 à la norme HDBaseT. Avec un récepteur compatible, le Lyngdorf MP-50 peut ainsi être éloigné jusqu’à 100 mètres du diffuseur. Les sorties audio multicanal sont au nombre de 16, toutes sur connectique symétrique XLR. De multiples configurations sont envisageables depuis les menus. Il est possible de partir sur une configuration Atmos avec des enceintes au plafond ou plutôt DTS et Auro, avec les enceintes en haut des murs et dirigées vers les spectateurs. Toutes les associations et situations intermédiaires s’ouvrent

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à vous. Il est même possible de piloter jusqu’à cinq caissons de basses.

Le RoomPerfect connaît votre pièce Le Lyngdorf sera avantageusement installé par un professionnel qui pourra effectuer les nombreuses étapes et personnaliser complètement le système. Après avoir défini les enceintes utilisées et leurs emplacements, on peut lancer le RoomPerfect. Lyngdorf livre le microphone, son câble et même un trépied très perfectionné avec deux supports micro. Le RoomPerfect fonctionne sur le principe de la connaissance de la pièce. Il faut effectuer plusieurs mesures à des endroits différents, au hasard, en positionnant le micro en bas puis en haut, dirigé vers le haut ou vers le bas. À chaque fois, le processeur indique le pourcentage de connaissance de la pièce. À partir de 90%, le système est utilisable, mais on peut continuer pour aller encore plus loin.

Une écoute toute en précision Le Lyngdorf est un appareil home cinéma, mais c’est avant tout un excellent appareil haute-fidélité. En écoute stéréo, on se rend compte immédiatement que l’on est passé dans une autre dimension par rapport aux habituels amplis intégrés home cinéma. La signature sonore est extrêmement définie et précise, la scène sonore est ample en largeur comme en profondeur. La qualité des timbres est au

rendez-vous. Alors, autant vous dire que lorsque l’on passe en Dolby Atmos ou en DTS:X, on se retrouve entouré d’une ambiance sonore tridimensionnelle bénéficiant des mêmes caractéristiques. Tout est fin, détouré, placé au millimètre. Les effets sonores se déplacent sans rupture d’un plan vers un autre. Le caisson a également été parfaitement réglé par le système, sans aucune trace de traînage et intégré à la scène frontale avant pour appuyer tous les effets percussifs et de vrombissement en cohérence avec l’action à l’écran.

En conclusion En stéréo et sans mettre le RoomPerfect en fonction, le Lyngdorf MP-50 est largement supérieur à tous les produits home cinéma habituel. C’est déjà là son premier argument. Quand on sait que le signal est respecté dès le départ, on imagine que le résultat après traitement et en multicanal ne pourra être qu’une réussite. C’est bien le cas, avec un rendu étonnant et détonnant, auquel s’ajoute une caractéristique importante : le MP-50 ne force jamais le trait au risque de trop en faire. Cela permet de monter le son sans jamais ressentir une once d’agressivité. Enfin, il est possible de faire appel à un égaliseur paramétrique 8 bandes appelé «Voicing» pour personnaliser la tonalité générale, selon le type de programme écouté ou tout simplement selon ses goûts. Ce Lyngdorf MP-50 conçu pour durer est une très belle réussite.

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ACTIVE SERIES AMPLIFIEZ VOS ÉMOTIONS

BLUETOOTH

HOME CINEMA

VINYLE

W W W. T R I A N G L E H I F I . C O M


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MARANT Z

1400 €

SR6013

Avec ses neuf canaux d’amplification, le SR6013 constitue le pied du haut de gamme chez Marantz. Il arbore le design aisément reconnaissable de la marque avec ses deux gros potentiomètres entourant un écran circulaire. Les touches de fonction sont elles cachées derrière une grande trappe. Le SR6013 est l’un des premiers modèles de Marantz à devenir compatible avec le protocole multiroom AirPlay 2 d’Apple. Après une future mise à jour, il sera aussi pilotable à la voix via Amazon Alexa. par Alban Amouroux Les amplificateurs Marantz restent au top de la connectivité et des fonctionnalités. Tout ce qui est susceptible d’améliorer l’expérience audiovisuelle est ajouté à chaque nouvelle génération. Le SR6013 fait également partie de ces appareils qui reçoivent des mises à jour régulières via leur connexion à Internet. Ce sera le cas pour Amazon Alexa, mais également pour le label IMAX Enhanced qui apportera dans quelques mois un tout nouveau mode audio DTS dédié.

Toutes les entrées/sorties nécessaires, même celles dont vous n’aurez peut-être jamais besoin Le Marantz SR6013 est un modèle revendiquant 9x110 Watts. Les prises haut-parleurs nécessaires à la connexion des neuf enceintes occupent toute la partie basse du panneau arrière. On trouve ensuite les entrées audio analogiques et numériques. Marantz a conservé une entrée 7.1 qui pourra toujours servir. Juste à côté, les sorties préamplifiées en 11.2 permettent de soulager l’amplification interne en passant sur des amplis externes. En

ajoutant un bloc stéréo sur les sorties Height2, il est d’ailleurs possible de faire évoluer le Marantz SR6013 vers du 7.1.4. Les entrées HDMI sont au nombre de huit, toutes 4K, compatibles HDR avec le HLG et le Dolby Vision. Les trois sorties peuvent alimenter deux zones indépendantes. L’eARC est disponible sur la sortie principale. Denon a également ajouté des sorties vidéo analogiques composite et composantes, pour ceux qui voudraient utiliser un ancien téléviseur dans une seconde pièce par exemple. Le Marantz SR6013 sait décoder les Dolby Atmos et DTS:X. Il bénéficie aussi des upmix Dolby Surround et DTS Neural:X. Ces modes devraient être suffisants dans la majeure partie des cas, Marantz faisant l’impasse sur les modes DSP type hall ou concert.

Marantz vous prend par la main avec une séance de paramétrage pas-à-pas À partir du moment où l’on raccorde le SR6013 à un téléviseur ou à un vidéoprojecteur, on entre directement dans la phase d’installation. Marantz


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vous guide pas-à-pas, aucune crainte de se tromper, même pour les néophytes. Au sein de ces différentes étapes, Marantz propose de calibrer le système via l’Audyssey MultEQ XT. Si l’on a bien tout relié, c’est le moment de se lancer pour bénéficier dès le départ d’un rendu sonore optimal. Les menus s’affichant en surimpression de l’image permettent de régler de nombreux paramètres. Ils donnent également accès au multiroom audio via la fonction Heos. Mais dans ce cas, nous vous conseillons de passer sur l’application mobile, bien plus pratique au quotidien pour sélectionner sa musique et l’envoyer vers l’ampli, voire vers d’autres équipements audio Heos simultanément.

Une scène sonore HiFi avant doublée d’une ambiance réaliste La signature sonore du Marantz SR6013 est du genre HiFi, avec des aigus bien définis, un médium qui a du poids, et en même temps un rendu sur le caisson de grave sec et percutant. On peut dire que le calibrage Audyssey s’est correctement déroulé. La scène sonore frontale s’étend en vertical, un point important différenciant le SR6013 des amplificateurs d’entrée de gamme. L’ambiance semble remplir toute la pièce, même entre l’écran et le canapé. Les effets se déplacent en cohérence avec l’action sans tenir compte de l’emplacement des enceintes. Les objets sonores sautent d’une voie à l’autre dans toutes les directions de façon fluide. Sans jamais forcer ni devenir agressif, le SR6013 nous baigne dans l’action.

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enceintes d’effets reproduisent une ambiance crédible dans toute la pièce. L’ensemble crée une bulle sonore cohérente sans rupture. La connectique disponible est importante, avec des prises dont vous n’aurez peut-être jamais besoin, mais au moins tout est là. Le Marantz SR6013 est également un appareil purement audio de premier choix, avec ses capacités Bluetooth, Wi-Fi et multiroom. Dans ce dernier domaine, entre l’Heos propriétaire et l’AirPlay 2 universel, aucun risque de rester bloqué.

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Spécifications

•Amplification : 9x110 W sous 8 Ω •Décodage : Dolby Atmos, DTS:X, Dolby Surround, DTS Neural X •HDMI : 8 entrées, 3 sorties •Vidéo analogique : 3 entrées/1 sortie vidéo composite, 2 entrées/1 sortie vidéo composantes •Audio analogique : 1 entrée Phono, 5 entrées audio RCA, 1 entrée 7.1 •Audio numérique : 2 entrées optique, 2 entrées coaxiales •Sortie pré-amplifiée 11.2 •USB, prise casque, port RS232, Bluetooth, Ethernet, WiFi, DLNA, HEOS, Airplay 2, Amazon Alexa •Consommation marche/veille : 600/0,1 W •Dimensions/poids : 440 x 398 x 161 mm/12,7 kg

Notre avis

En conclusion

Construction

Équipement

Le Marantz SR6013 vous permet de goûter au home cinéma haut de gamme. La scène frontale détaille l’action avec précision, tandis que les six

Home Cinéma

Haute Fidélité


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ONKYO

700 €

TX-NR686

Positionné au tarif accessible de 700 €, l’Onkyo TX-NR686 est un modèle pourtant déjà très bien équipé. Pour la plupart des utilisateurs, aucun manque ne devrait se faire ressentir. On pourrait presque le qualifier d’amplificateur universel, capable de rassembler toutes les sources audio comme vidéo les plus courantes. Gage supplémentaire de qualité, il fait partie des derniers modèles à être estampillés du célèbre logo THX dans sa version Select. par Alban Amouroux

Onkyo ne chamboule pas les habitudes. La face avant du TX-NR686 est dans la droite lignée des modèles de la marque. D’une apparence simplifiée, elle accueille un gros potentiomètre de volume ainsi que les touches d’accès direct à chacune des sources. On trouve également une prise casque, une entrée HDMI et une entrée analogique sur prise mini-jack. L’afficheur sur une ligne est toujours de couleur verte. L’appareil pourra être acquis en noir ou en finition argentée.

Configuration au choix : classique 7.1 ou immersive 5.1.2 L’Onkyo TX-NR686 revendique une puissance de 120 watts sur chacun de ses 7 canaux. Il peut fonctionner en configuration 7.1 avec des enceintes surround latérales et arrières. Il peut aussi passer en mode immersif, il faut alors sélectionner la configuration Atmos et DTS:X avec deux hautparleurs au plafond, à la place des voies surround arrières. On retrouve également les possibilités d’upmix Dolby Surround et DTS Neural:X, pour

utiliser toutes les enceintes en permanence, même depuis des sources stéréo. Le calibrage fait appel à la technologie AccuEQ propre à Onkyo. La procédure est vraiment très rapide, et elle s’effectue en une seule passe. Les systèmes concurrents nécessitent souvent plusieurs mesures, avec déplacement du microphone à chaque fois. On pourrait craindre un résultat moins efficace. Il n’en est rien, comme nous avons pu le constater. La connectique de l’Onkyo TX-NR686 est généreusement fournie. Elle se partage entre huit prises HDMI en entrée et deux en sortie (toutes sont compatibles 4K et HDR), mais aussi de nombreuses prises audio analogiques et numériques. Il y a le Bluetooth et la connexion réseau. Cette dernière donne accès aux principaux services de musique en ligne, mais aussi au multiroom dans deux versions : soit en FlareConnect, un mode propriétaire commun aux appareils Onkyo et Pioneer, soit en DTS Play-fi, plus universel. Pour en rajouter une couche, l’Onkyo TX-NR686 est en outre compatible Chromecast Audio et AirPlay !


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Des paramètres limités, mais un calibrage automatique efficace Cet ampli Onkyo TX-NR686 ne propose pas de procédure d’installation pas-à-pas. Il faut se contenter de la notice et régler chaque paramètre dans le menu selon ses attentes. En ce qui concerne le calibrage, il suffit de brancher le microphone sur la prise dédiée en façade pour l’initier, puis suivre les étapes à l’écran. Cet ampli reste un modèle d’entrée de gamme et les paramètres sont donc relativement limités. Cela ne devrait pas vous prendre beaucoup de temps en dehors du calibrage automatique et du renommage des sources.

Les enceintes surround disparaissent au bénéfice d’une ambiance globale Après calibration, les voix sont bien détachées pour rendre les dialogues intelligibles. Le caisson est replacé virtuellement au centre de l’image. Le rendu sonore est très agréable, jamais agressif. Avec un amplificateur plus onéreux, on pourrait gagner plus de profondeur au niveau de la scène avant. Elle est ici assez limitée. C’est le seul véritable reproche que l’on puisse faire à cet appareil. Il sait faire oublier les enceintes surround, très bien réglées après calibrage, pour une cohérence globale de l’ambiance. Le mode « music enhancer » ajoute un peu de poids supplémentaire sur le grave et le bas médium, un réglage bienvenu pour toutes les sources compressées tels que les clips sur YouTube.

En conclusion Si vous souhaitez vous lancer dans le home cinéma avec cinq ou sept enceintes accompagnées d’un caisson, le Onkyo TX-NR686 est un choix pertinent. Il dispose de nombreuses entrées et sorties pour

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toutes les sources modernes. Il est possible de lui envoyer de la musique via le réseau et différents protocoles, dont Chromecast et AirPlay. Le calibrage AccuEQ est simple et efficace. Cela tombe bien car Onkyo n’a pas prévu de réglages sonores avancés. La scène sonore manque un peu d’épaisseur, mais cela est compensé par une ambiance agréable qui vous baigne dans l’action. Avec toutes ces qualités proposées à un tarif aussi accessible, le TX-NR686 constitue une bonne affaire !

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Spécifications

•Amplification : 7 canaux de 120 W chacun sous 4 Ω •Décodage : Dolby Atmos, DTS:X, Dolby Surround, DTS Neural X •HDMI : 7 entrées, 2 sorties •Vidéo analogique : 2 entrées vidéo composite, 2 entrées video composantes •Audio analogique : 1 entrée Phono, 6 entrées audio RCA, 1 entrée mini-jack •Audio numérique : 2 entrées optique, 1 entrée coaxiale Double sortie subwoofer •2 USB, prise casque, Bluetooth, Ethernet, Wi-Fi DLNA, FlareConnect, ChromeCast, DTS Play-Fi, Airplay, •Works with Sonos •Consommation marche/veille : 570/0,15 W •Dimensions/poids : 435 x 173 x 378 mm/10 kg

Notre avis Construction

Équipement

Home Cinéma

Haute Fidélité


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PIONEER

1200 €

VSX-LX503

Le VSX-LX503 est le plus puissant des amplificateurs home cinéma Pioneer en classe AB. Les trois modèles supérieurs sont passés à la classe D. Cela donne un VSX-LX503 massif, avec une face avant équipée de deux gros potentiomètres entourant un large écran et d’une grande trappe destinée à cacher tous les petits boutons. Plutôt bien doté, cet ampli multicanal est surtout très ouvert sur le son connecté et multipièces (multiroom). Il bénéficie toujours de l’efficace système de calibrage propriétaire MCACC. par Alban Amouroux Pioneer reste extrêmement présent dans le monde des amplificateurs home cinéma, proposant pas moins de douze références, même si elles ne sont pas toutes mises à jour chaque année. Du 5.1 slim au 11.2 en classe D, il y en a pour tous les budgets. Avec le développement des formats immersifs Dolby Atmos et DTS:X, ce sont les 7 et 9 canaux qui deviennent les plus prisés. Ils permettent d’installer les fameuses enceintes de hauteur au plafond. Ou alternativement, les enceintes dites «Atmos» que l’on pose sur les enceintes avant et qui vont envoyer leurs ondes se réfléchir au plafond avant d’arriver à vos oreilles. Le calibrage Pioneer MCACC tient justement compte de ce type d’enceintes.

Home cinéma et audio connecté multipièces avec un seul appareil Le Pioneer VSX-LX503 est un appareil qui compte neuf canaux d’amplification pointant à 180 Watts chacun, sous 6 ohms. Il y a donc de quoi faire bouger toutes les enceintes, même de taille imposante ou de sensibilité un peu basse. Ces canaux peuvent être configurés en 7.1.2 ou en 5.1.4.

Pour faire du 7.1.4, il faudra ajouter un amplificateur stéréo externe pour récupérer les deux canaux manquants. Toutes les configurations intermédiaires sont possibles, comme du 4.1.4 entre autres exemples. Le Pioneer VSX-LX503 dispose de six entrées HDMI à l’arrière et une en façade, ainsi que de deux sorties. Elles sont toutes UHD/4K et elles reconnaissent toutes la plupart des HDR : HDR10, HLG, Dolby Vision. Dans ce domaine donc, pas trop de risque d’incompatibilité. Parmi les entrées analogiques, on en compte une pour platine vinyle. Les capacités réseau sont plus que complètes, avec l’accès aux principaux services de musique en ligne. Le Pioneer VSX-LX503 est surtout très ouvert sur le multiroom avec différents protocoles permettant de le faire communiquer avec de nombreux autres appareils. Il y a le FlareConnect, dédié aux appareils Pioneer et Onkyo. Ensuite, on trouve les universels Chromecast et AirPlay pour les environnements Android et Apple. Pioneer a ajouté récemment le Works with Sonos qui permet au VSX-LX503 de servir d’amplificateur à un module Sonos Connect : il s’allume et s’éteint de façon synchronisée avec lui.


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Calibrage MCACC efficace et personnalisable ou encore être dynamique jusqu’à des niveaux Chez Pioneer, pas d’installation guidée pas-àpas, vous devez parcourir les menus pour adapter l’appareil à votre système. Le calibrage automatique démarre dès que vous raccordez le microphone fourni à l’ampli. Cette procédure est assez rapide, avec une seule position de micro, mais l’ampli passe de nombreuses fois sur chaque enceinte. Il règle tout seul les niveaux, l’égalisation, la phase, le ou les caissons ainsi que la suppression des ondes stationnaires. Ensuite, via l’application mobile Pioneer, il est possible de modifier les réglages selon vos goûts.

La scène sonore est profonde, aussi bien devant que derrière la position d’écoute Le rendu sonore du Pioneer VSX-LX503 est à la fois aéré, précis et zen. Ce n’est pas un amplificateur spectaculaire. Au contraire, il respecte les flux sonores en jouant ce qu’il faut où il faut. La scène avant est précise, les effets sonores sont diffus, les enceintes ne sont pas localisables. Cet appareil ne propose pas forcément un effet de bulle sonore, mais plutôt une présence et une ambiance réaliste tout autour des spectateurs. En ce sens, l’apport des surround back est intéressant par rapport aux amplificateurs 7 canaux. La profondeur est palpable, autant vers l’arrière qu’au niveau de la façade avant. Il faut noter que le caisson de basses est correctement réglé par le calibrage automatique, replacé au centre de l’action en procurant des graves fins et percutants.

sonores déraisonnables. Mais sa force réside surtout dans sa scène sonore et son ambiance, précises l’une comme l’autre. Vous vous retrouvez alors au centre de l’action même s’il manque parfois un liant entre les deux espaces avant et surround. Nous vous conseillons à ce titre la configuration 7.1.2 plutôt que celle en 5.1.4. Le Pioneer VSX-LX503 est aussi un excellent appareil audio connecté avec ses multiples capacités multipièces et sa compatibilité bien pratique avec le système Sonos.

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Spécifications

•Amplification : 9 canaux de 180 W chacun sous 6 Ω •Décodage : Dolby Atmos, DTS:X, Dolby Surround, DTS Neural X •HDMI : 7 entrées, 2 sorties •Vidéo analogique : 2 entrées composite, 1 entrée vidéo composantes •Audio analogique : 1 entrée Phono, 4 entrées audio RCA •Audio numérique : 2 entrées optique, 1 entrée coaxiale •Sortie pré-amplifiée 11.2 •USB, prise casque, port IR, trigger, RS232, Bluetooth, Ethernet, Wi-Fi •DLNA, FlareConnect, ChromeCast, DTS Play-Fi, Airplay, Works with Sonos •Consommation marche/veille : 870/0,15 W •Dimensions/poids : 435 x 185 x 386 mm/13 kg

Notre avis

En conclusion

Construction

Équipement

Le Pioneer VSX-LX503 est un appareil home cinéma plus réaliste que démonstratif. Il sait bien sûr reproduire les effets sonores et leurs déplacements,

Home Cinéma

Haute Fidélité


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TRINNOV Altitude16

15 000 €

La société française Trinnov s’est fait connaître grâce à sa technologie d’optimisation sonore utilisée aujourd’hui dans une multitude de studios d’enregistrement et de salles de cinéma à travers le monde. Trinnov propose également une gamme pour le «résidentiel», composée de trois processeurs et d’amplificateurs. Nous avons reçu le plus petit processeur pour ce test. Il est aussi évolué que ses grands frères, mais dispose de moins de canaux. Comme sa référence l’indique, il peut en gérer jusqu’à 16, entièrement configurables selon les besoins. par Alban Amouroux Trinnov fait travailler son Optimizer sur toutes les composantes des sons reproduits dans votre pièce cinéma. Il ne s’arrête pas à la simple égalisation des canaux ou au réglage des délais. Grâce au microphone Trinnov de calibrage équipé de quatre têtes, l’Optimizer prend un instantané en 3D de la pièce. Il est ainsi capable de tout corriger pour faire arriver simultanément les messages de chaque enceinte à vos oreilles. Pour cela, il replace virtuellement les enceintes au bon endroit, même si ces enceintes n’ont pas la chance de l’être physiquement.

16 canaux à la carte Le Trinnov Altitude16 dispose de sept entrées et de deux sorties HDMI. Les entrées ne sont pas encore toutes 4K/HDCP2.2, mais cela sera amené à évoluer. On trouve aussi deux entrées analogiques stéréo,

quatre entrées et deux sorties numériques. Il y a également deux prises réseau dédiées à l’audio sur IP, pas encore activées à ce jour. En bas à gauche, au dos de l’appareil, la connectique ressemble à celle d’un ordinateur PC et ce n’est pas un hasard. L’Altitude16 repose sur un cœur de PC qui lui offre toute la puissance de calcul nécessaire mais aussi la possibilité d’évoluer facilement via mises à jour vers, par exemple, de nouveaux formats sonores. Les sorties disponibles sur 16 prises symétriques XLR sont configurables sans aucune limite. Aucune sortie n’est attachée à un canal en particulier. Vous pouvez même raccorder les amplis dans le désordre puis réaffecter les sorties correctement depuis l’application de contrôle. Cela permet de doubler ou tripler les canaux si on le souhaite, mais aussi de faire de la multi-amplification active. Par exemple, on peut configurer un caisson de basses uniquement pour le «haut» grave et sur une autre


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sortie un second caisson pour l’infragrave. Il n’y a aucune limite. Les appareils Trinnov sont des produits audio professionnels, ils fonctionnent donc sur le même principe qu’une table de mixage, où chaque entrée peut aller vers n’importe quelle sortie. Et où chaque entrée et chaque sortie sont entièrement paramétrables indépendamment les unes des autres.

Compétences requises pour maîtriser l’Optimizer On comprend donc que la mise en œuvre n’est pas à la portée de tous. Même si l’on peut se débrouiller seul, Trinnov conseille fortement de faire appel à votre installateur pour gérer l’intégralité des réglages. Ce dernier peut prévoir plusieurs préréglages si nécessaire, pour s’adapter à différents types d’écoutes. Le calibrage de l’Optimizer passe par une prise de mesure unique depuis le microphone à quatre têtes. Idéalement,

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Spécifications

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•Préamplification : 16 canaux XLR •Décodage : Dolby Atmos, DTS:X, Auro-3D, Dolby Surround, DTS Neural X, Auro-matic •HDMI : 7 entrées, 2 sorties •Audio analogique : 1 entrée sur RCA, 1 entrée sur XLR •Audio numérique : 2 entrées/1 sortie entrées optiques, 2 entrées/1 sortie coaxiales •Audio sur IP (AML/Dante) : 2x RJ45 •Triggers (4x out, 1x in), RS232, Ethernet, lecteur Roon •Consommation max. : 100 W •Dimensions/poids : 438 x 138 x 430 mm/11,3 kg

Notre avis Construction

Équipement

Home Cinéma

Haute Fidélité


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il faut le positionner au plus proche de la position d’écoute centrale. Cette unique mesure permet au système de lire la pièce. Une fois cette mesure mémorisée, tous les réglages peuvent être appliqués. Et ils sont vraiment nombreux à travers des dizaines de pages écrans. D’où l’intérêt de confier ce travail à votre installateur.

Le son comme au cinéma qui fait disparaître les murs Une personne de l’équipe B&W Group, distributeur de Trinnov pour la France, est venue installer l’Altitude16 dans ma pièce de test afin de me laisser utiliser l’appareil durant quelques jours dans des conditions optimales. Le Trinnov, c’est autre chose que tout ce que l’on peut connaître. Grâce à l’Optimizer, mon système 7.1.2 a été réglé comme je ne l’avais jamais entendu. Concrètement, le rendu est devenu très proche de celui d’une bonne salle de cinéma, avec une ambiance caractéristique faisant tomber les murs et donnant l’impression que la pièce a doublé de volume grâce à une ampleur incroyable. Les voix sont reproduites avec force, donnant ce côté caverneux mais réaliste aux voix les plus graves. Les effets partent dans tous les sens sans qu’aucune enceinte ne soit clairement décelable. Ces effets ont du poids et de

la prestance partout dans la pièce, alors que mes enceintes surround et de hauteur sont bien plus petites que les frontales. L’Optimizer a aussi réussi à calmer correctement les fréquences habituellement trop en avant dans ma pièce semi-dédiée, de celles qui peuvent vite devenir fatigantes. Ici, tout est si bien dégraissé que l’on peut monter le volume très haut sans aucune gêne auditive.

En conclusion : le septième ciel pour le septième art Le Trinnov Altitude16 est un produit à part. Son tarif tout d’abord l’éloigne du commun des mortels. Surtout qu’il faut ajouter les amplificateurs de puissance avant les enceintes. Mais c’est aussi l’un des rares, si ce n’est le seul, à reproduire les bandes-son comme au cinéma. Il y a cette force, cette présence et cette ampleur qui remplissent la pièce de façon plus que réaliste, sans jamais devenir brouillon ni agressif. Cela n’a rien à voir avec le rendu d’un amplificateur Home Cinéma intégré classique dont on pousserait le potard à fond. Non, le Trinnov Altitude16 et son Optimizer, c’est un autre monde. Un monde réservé à ceux qui savent exactement ce qu’ils recherchent et qui trouveront ici la solution ultime.

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VSX-LX503 | AMPLIFICATEUR AV CONNECTÉ UDP-LX500 | LECTEUR DE DISQUE UNIVERSEL

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YAMAHA

1100 €

RX-A880

Le haut de gamme Home Cinéma Yamaha Aventage compte habituellement cinq modèles. Le RX-A880 est l’un des plus simples, mais pas le moins équipé. Il dispose des fameux DSP Cinema 3D qui font le succès des produits home cinéma Yamaha depuis le début des années 1990. Le fabricant japonais lui a ajouté pour cette génération, et pour la première fois, la possibilité d’associer des enceintes sans fil pour les voies surround. par Alban Amouroux Le Yamaha RX-A880 est un intégré annoncé pour 7x100 Watts efficaces. Il dispose du châssis Aventage et du fameux cinquième pied au centre de l’appareil pour éliminer toute vibration mécanique néfaste au signal sonore. Pour aller dans ce sens, la façade avant est en aluminium et non comme souvent en plastique. Elle dispose toujours de deux gros potentiomètres qui entourent un écran et une petite trappe cachant quelques fonctions essentielles.

bien si elles sont placées au-dessus de votre tête en configuration Atmos classique. Avec le MusicCast Surround, Yamaha vous permet d’utiliser une ou deux enceintes sans fil pour les canaux surround. Il faudra choisir une MusicCast 50 ou des MusicCast 20. Ce sont donc des enceintes multiroom à double fonction : pour la musique ou pour le home cinéma. Voilà une paire de câbles haut-parleurs économisés pour faciliter l’installation. La connectique est légèrement moins importante que chez la concurrence. On trouve un peu moins Surround sans fil en option via les dernières d’entrées analogiques. Les entrées HDMI sont enceintes MusicCast 20 et 50 séparées en deux groupes : trois prises sont en HDCP2.2 pour la 4K HDR, les quatre autres sont Le RX-A880 supporte les formats sonores immersifs simplement HDCP1.4 pour des sources moins Dolby Atmos et DTS:X. Les neuf borniers permettent récentes. Yamaha a fait l’impasse sur l’entrée HDMI de relier neuf enceintes simultanément avec auxiliaire en façade, on trouve à la place une entrée seulement sept canaux d’amplification. Il est donc audio stéréo sur mini-jack. possible d’utiliser alternativement des enceintes de Paramétrage très précis de chaque plafond en mode 5.1.2 et des enceintes surround mode DSP arrière en mode 7.1. Selon le mode audio activé, l’amplificateur alimentera les enceintes de plafond Après le premier branchement du Yamaha RX-A880, ou les enceintes arrière. D’ailleurs, ce ne sont pas la seule étape nécessaire consiste à enregistrer réellement des enceintes de plafond mais des l’amplificateur sur son réseau domestique, en filaire enceintes de présence avant, telles qu’elles sont ou en Wi-Fi. Dans ce cas, c’est très rapide si l’on désignées par Yamaha. Mais cela fonctionne très


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utilise un appareil iOS qui va partager le mot de passe du réseau, sans avoir à le taper. Pour accéder au calibrage audio YPAO, il suffit de brancher le microphone de mesure fourni sur la prise dédiée, derrière la trappe de la façade. Le calibrage nécessite plusieurs mesures pour donner toute son efficacité. Les données obtenues sont appliquées à chacun des modes DSP du RXA880. Yamaha laisse la main sur tous les réglages, il est donc possible de modifier ensuite les délais des premières réflexions, la largeur virtuelle de la pièce, etc. Si cela vous paraît trop compliqué, vous pouvez aussi désactiver dans les menus tous les DSP inutiles à vos yeux.

Précis sur les placements et les déplacements des objets sonores À l’écoute, la scène sonore frontale est large et haute, bien au-delà des limites de l’écran pour donner de l’ampleur à l’action. Les effets sont diffus, le Yamaha RX-A880 est précis sur les placements et les déplacements d’objets dans le champ surround, sans que l’on puisse distinguer les enceintes, c’est sa grande force. La bulle sonore est recréée tout autour de l’auditeur, mais elle semble distincte de la scène avant, il manque une petite liaison entre les deux. Certains DSP sont caricaturaux mais d’autres sont efficaces, même sur des programmes stéréo pour séparer correctement l’ambiance de la salle de concert, par exemple, de la musique, avec succès ! Le grave manque de peps suite à la calibration, mais cela se corrige grâce aux nombreux réglages accessibles.

En conclusion Le Yamaha RX-A880 est un amplificateur taillé pour le home cinéma spectaculaire. Les réglages

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obtenus après le calibrage en mettent plein les oreilles, ce qui pourra plaire à certains. Pour ceux qui n’ont pas peur d’aller plus loin, Yamaha donne accès à de nombreux réglages pour personnaliser le rendu à tous les niveaux. Son point fort réside dans sa capacité à reproduire un champ surround englobant et réaliste. Les enceintes surround sans fil en option et les possibilités multiroom, grâce au MusicCast, sont deux autres de ses avantages non négligeables.

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Spécifications

•Amplification : 7x100 W sous 8 Ω •Décodage : Dolby Atmos, DTS:X, Dolby Surround, DTS Neural X •HDMI : 7 entrées, 2 sorties •Vidéo analogique : 1 entrée vidéo composite, 1 entrée vidéo composantes •Audio analogique : 1 entrée Phono, 3 entrées audio RCA, 1 entrée mini-jack •Audio numérique : 2 entrées optique, 2 entrées coaxiales •Sortie pré-amplifiée 7.2 •USB x2, prise casque, port RS232, Bluetooth, Ethernet, Wi-Fi •DLNA, MusicCast, Airplay •Consommation marche/veille : 590/0,1 W •Dimensions/poids : 435 x 171 x 382 mm/11 kg

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Équipement

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Haute Fidélité


PL ATINE ULTR A HD UB9000

HOLLYWOOD S’INVITE CHEZ VOUS !

Panasonic France 1-7 rue du 19 mars 1962 - 92230 Gennevilliers RCS Nanterre : B 445 283 757 Succursale de Panasonic Marketing Europe GMBH Siège social : 43 Hagenauer Strasse, 65203 Wiesbaden (Allemagne) - Wiesbaden HRB 13178.

Vivez une expérience audiovisuelle unique avec la platine Blu-ray Ultra HD DP-UB9000. Une véritable vitrine technologique, qui dispose d’un châssis haute rigidité doté d’un centre de gravité bas. Conçu avec des composants haut de gamme, ce lecteur vous offre une expérience cinéma fidèle à la vision du réalisateur.

UNE PLATEFORME POLYVALENTE • Lecture de disques Blu-ray 4K, Blu-ray, 3D, DVD, CD • Lecture de formats audio haute résolution • Fonctions connectées : DLNA, SVOD

UNE QUALITÉ D’IMAGE HORS DU COMMUN • Compatibilité HDR10+, Dolby Vision et optimiseur HDR • Certifié THX

UNE CONNECTIVITÉ COMPLÈTE • Circuits audio 7.1 / 2.0 dédiés • Sorties audio coaxiale, optique, 7.1, XLR • HDMI (x2), USB (x2), Wi-Fi, Ethernet


LES

SOURCES


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ON mag - Home Cinéma 2018

APPLE

200 €

Apple TV 4K

L’Apple TV est le seul appareil dédié à l’audio/vidéo et au home cinéma chez la marque à la pomme. Ce petit boîtier en est à sa quatrième version. La toute première était bien plus imposante, avec stockage intégré et sortie vidéo analogique de type YUV 720p. Dans un appareil désormais mini, on trouve toujours un peu de stockage, mais surtout des capacités 4K et HDR qui en font un produit au goût du jour. D’autres fonctionnalités intéressantes ont été ajoutées ces dernières années. par Alban Amouroux L’Apple TV n’est donc pas un produit nouveau, mais un produit qui évolue, soit par mise à jour logicielle, soit par renouvellement hardware. La version actuelle Ultra HD bénéficie de l’App Store avec l’accès à de nombreux services vidéo parmi les plus courants. Côté musique, c’est un peu plus maigre avec seulement Apple Music et Tidal pour l’instant. L’avantage du Store, ce sont les possibilités d’évolution qui se profilent avec l’arrivée de nouvelles app au fil du temps.

Pilotage à la voix avec Siri et avec la télécommande semi-universelle grâce au HDMI CEC Côté domotique, l’application Apple «Maison» est disponible sur iPhone, iPad et Mac, mais pas sur l’Apple TV. Aucune application visuelle ne permet de piloter les équipements domestiques. Cela reste possible à la voix, via Siri, mais sans retour visuel.

Pourtant, l’Apple TV joue le rôle de hub domotique pour tous les appareils compatibles Apple HomeKit. Cela permet de les visualiser et de les contrôler lorsque vous n’êtes pas chez vous en vous servant de l’Apple TV comme d’une passerelle. Cependant, on trouve quelques applications domotiques dédiées comme celles de Nest, Withings ou Netgear Arlo. La télécommande est à la fois frustrante et intéressante. D’un côté, sa conception symétrique fait qu’on l’attrape souvent à l’envers ! Mais elle fait mieux dans le domaine de la navigation au sein des menus. Ses touches sont très peu nombreuses et tombent sous le sens. La partie du haut est tactile pour se déplacer rapidement dans les pages écrans. Lorsque l’Apple TV est connectée à un téléviseur HDMI CEC et à un amplificateur home cinéma également CEC, alors sa télécommande suffit pour tout allumer d’un coup et piloter au quotidien image et son. Elle en devient presque une


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télécommande universelle. Le pilotage à la voix est l’une des fonctionnalités du moment qu’Apple n’a pas oubliée. Siri est présent sur l’Apple TV et son microphone se trouve dans la télécommande, justement. Un appui sur la touche micro et l’on peut dicter le nom du film que l’on cherche dans iTunes. AirPlay 2 est également présent dans l’Apple TV, afin de diffuser le son vers des enceintes compatibles. Le contraire est aussi possible : envoyer du son vers l’Apple TV via AirPlay 2, par exemple depuis un smartphone. Difficile de se perdre avec la connectique réduite à une prise HDMI et un port Ethernet. L’ancien port USB-C, uniquement dédié à la maintenance de la version précédente du boîtier, a disparu. Le seul stockage direct possible est donc intégré, d’une capacité de 32 Go ou de 64 Go, selon la version choisie. Mais avec des applications de lecture vidéo comme Plex, l’Apple TV va chercher sans problème vos fichiers stockés dans un serveur NAS.

Le boîtier multimédia le plus facile à vivre L’Apple TV dispose des compatibilités Dolby Vision et HDR10 pour la 4K, et du Dolby Atmos pour le son multicanal immersif ; cela dépendra des sources que vous utilisez, Netflix ou Amazon Prime par exemple, et de votre débit Internet pour accéder aux plus hautes résolutions possibles. Les réglages sont quasi inexistants, il faudra s’en remettre à ceux de votre amplificateur home cinéma ou ceux de votre téléviseur. Nous n’avons pas pu mettre en défaut la rapidité de navigation ni les qualités d’affichage : jamais de bug ni de plantage. En résumé, l’Apple TV est le boîtier multimédia « anti-prise de tête ». Il s’installe simplement, se pilote facilement et distille les flux audio et vidéo dans la meilleure qualité qui soit aujourd’hui. Et cela sans aucun paramétrage complexe.

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Spécifications

•Lecteur multimédia connecté 4K HDR •Interface Apple tvOS •Compatible Dolby Atmos, Dolby Digital •1 sortie HDMI •1 prise Ethernet •Stockage : 32 ou 64 Go non extensible •Consommation en marche/veille : NC •Dimensions/poids : 98 x 35 x 98 mm/425 g •Prix public indicatif : 200 € en 32 Go, 220 € en 64 Go

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NVIDIA

200 €

Shield Nvidia a légèrement dérivé de son métier de fabricant de puces et de cartes vidéo pour les ordinateurs et dédiés avant tout aux jeux vidéo. La Shield TV est un tout petit lecteur multimédia venant concurrencer frontalement la célèbre Apple TV ou encore les boîtiers Amazon FireTV et autres Roku. Elle repose sur la puce de traitement Tegra X1, une création de la marque qui est au cœur des avantages de cet appareil. par Alban Amouroux Nvidia a fait le choix d’Android TV pour l’interface de la Shield TV. C’est plus simple que de devoir développer de zéro tout un environnement. Android TV donne également accès à de nombreuses applications comme les principaux services de SVOD ou de TV à la demande. La musique n’est pas mise de côté avec les services de streaming tels que Spotify ou Deezer. Mais la Shield TV est avant tout présentée comme une plateforme simplifiée de jeux en ligne. Ces derniers pourront bénéficier de la puissance de la puce Tegra X1 pour afficher de la 4K avec du HDR. Tout comme ce sera le cas pour les programmes vidéo. Disponible depuis quelques temps déjà, la Shield TV est continuellement maintenue à jour.

Stockage extensible pour jouer le rôle de serveur de contenus : vidéo, audio et jeux La Shield TV est commercialisée avec une télécommande seule ou bien avec une

télécommande et une manette de jeux. Cela dépend de l’usage prévu : vidéo ou jeux vidéo, ou bien encore un peu des deux. Le boîtier repose sur un design compact mais assez spécial. Le dessus se compose d’une zone triangulaire en relief soulignée par un éclairage vert (la couleur de la marque Nvidia) venant confirmer que la Shield TV est en fonction. À côté de la sortie HDMI et de la prise réseau, deux ports USB sont disponibles. Ils peuvent servir indifféremment à recharger la manette de jeu via le cordon USB livré ou bien à accueillir un disque dur externe pour augmenter la capacité de stockage. Les 16 Go intégrés peuvent effectivement vite être remplis. La Shield TV peut également accéder à du stockage en réseau, sur un serveur NAS par exemple, pour accéder à des bibliothèques de fichiers sans limite. En installant Plex ou Kodi, la Shield TV devient un lecteur vidéo très complet, avec affichage des jaquettes de films, classement, recherche, etc. Elle sait d’ailleurs jouer le rôle de serveur multimédia


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(Plex), sans nécessiter l’ajout d’un PC ou d’un serveur dédié. Une fonctionnalité unique, toujours grâce à la puissance de la puce X1. La plupart des formats de fichiers vidéo sont supportés, les bandes-son Dolby et DTS également. La navigation dans l’interface Android TV est plutôt simple, avec une mise en avant des nouveautés et des programmes en cours de visionnage. En utilisant le microphone de la télécommande ou de la manette, on peut faire appel à Google Assistant, pour piloter à la voix la Shield TV, mais aussi tous vos appareils connectés compatibles.

Google Assistant et recherche transversale à travers toutes les applications La Nvidia Shield TV est une plateforme multimédia complète donnant accès à tous les loisirs audiovisuels depuis un unique appareil. Elle est compatible 4K et HDR avec Netflix, Amazon Prime et YouTube. Elle sait reproduire les bandes-son multicanal. Un réglage permet de forcer la diffusion audio en surround avec les programmes stéréo, ajoutant beaucoup de pêche à la restitution au passage (un réglage à utiliser avec parcimonie). De multiples autres fonctions puissantes peuvent être invoquées comme la diffusion de jeux depuis un PC, l’ajout d’un tuner TV ou encore la possibilité de raccorder un casque filaire sur la sortie audio prévue sur la manette de jeu. Enfin, la recherche fonctionne de façon globale, à travers toutes les applications vidéo, ce qui est bien pratique pour trouver rapidement un programme, quel que soit le service de diffusion.

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Spécifications

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•Lecteur multimédia connecté 4K HDR •Interface Android TV (Nougat 7.0) •Compatible Dolby Atmos, DTS:X, Dolby Digital, DTS-HD •1 sortie HDMI •1 prise Ethernet •2 ports USB •Stockage : 16 Go, extensible en USB •Consommation en marche : de 5 à 10 Watts •Dimensions/poids : 159 x 26 x 98 mm/250 g •Prix public indicatif : 200 € (16 Go), 230 € (avec la manette de jeu en plus)

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102 ON mag - Home Cinéma 2018

PANASONIC

1000 €

DP-UB9000 Oppo Digital, spécialiste incontesté des platines Blu-ray et Blu-ray UHD haut de gamme, a stoppé son activité. Les autres acteurs de l’audio/vidéo grand public en profitent pour s’engouffrer dans cette brèche, comme Panasonic avec le DP-UB9000. Ce premier lecteur BD UHD exclusif devrait réconcilier les homecinéphiles et les audiophiles. par Alban Amouroux Le DP-UB9000 vient se placer tout en haut du catalogue Panasonic, avec des caractéristiques résolument hifistes. Contrairement aux autres modèles, le boîtier n’est pas en métal léger avec façade en plastique. Cela se ressent dès que l’on manipule le produit pour son installation. Le DPUB9000 bénéficie d’un lourd châssis, de côtés et d’une plaque du dessus renforcés. À l’intérieur, les différents circuits sont bien compartimentés : l’alimentation à gauche, la mécanique arborant l’inscription «Panasonic Premium Model» et les sorties analogiques au centre, le traitement des signaux à droite.

HDR Optimizer compatible avec le HDR10+, le HLG et le Dolby Vision La face arrière est bien fournie en connectique. On trouve une classique double sortie HDMI pour séparer audio et vidéo. Mais Panasonic insiste

beaucoup sur les capacités de gestion audio de sa platine avec différentes sorties. Les prises XLR stéréo permettent de profiter du DAC interne de très grande qualité (AK4493). Panasonic laisse également le choix de faire sortir le 7.1 via autant de prises RCA plaquées or. Le décodage et la conversion sont ainsi réalisés par la platine. Le tout devra être relié à un amplificateur home cinéma dénué des dernières possibilités de décodage mais possédant une entrée 7.1. Via le réseau, Il est possible d’accéder à Netflix ou Amazon Prime. Les deux ports USB offrent la lecture de fichiers vidéo dans différents formats. Le Panasonic DP-UB9000 est certifié Ultra HD Premium et THX 4K HDR Source. Du côté du traitement vidéo, le constructeur a mis le paquet, le processeur vidéo HCX de seconde génération assurant de nombreux réglages. Développée avec les meilleurs ingénieurs d’Hollywood, sa fonction HDR Optimizer, déjà utilisée sur les meilleurs


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téléviseurs de la marque, permet d’adapter le rendu à n’importe quel afficheur. Il faut ainsi choisir si vous utilisez un vidéoprojecteur ou un téléviseur. Et si ce dernier est capable d’afficher de forts pics de luminosité. Le DP-UB9000 est compatible avec les trois principaux types de HDR : HDR10+, HLG et Dolby Vision.

Un lecteur UHD/4K polyvalent pour le home cinéma et l’audio haut de gamme En lecture vidéo, l’image est superbe, fluide et définie, sans aucun effet d’escalier sur les dégradés. Les différents réglages permettent de l’adapter à votre écran. Lorsque l’on visionne un programme HDR, un réglage direct accessible depuis la télécommande permet de moduler la luminosité perçue. C’est l’intérêt principal de cet appareil qui permet d’obtenir une image dynamique sans jamais être écrasée. En lecture SDR, ce réglage disparaît et seule la luminosité est ajustable. D’autres réglages à combiner avec ceux de votre écran permettront d’obtenir la meilleure image possible en Ultra HD. Cependant, face à un DP-UB820, le modèle inférieur, nous n’avons pas été capable de déceler des différences réellement notables. La qualité vidéo semble être du même tonneau. Ou alors il faut être très exigeant et disposer d’autres éléments de très grande qualité, ce qui justifiera le surplus tarifaire du DP-UB9000. Les différences se situent

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essentiellement sur la partie audio, où le 9000 apportera un réel plus sur le traitement du signal. Le DP-UB9000 devient la référence actuelle des lecteurs Blu-ray UHD, en attendant des appareils du même niveau chez la concurrence.

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Spécifications

•Lecteur de disques Blu-ray UHD, Blu-ray, DVD, CD Compatible Dolby Atmos, DTS:X, Dolby Digital, DTS-HD Optimiseur HDR – HDR10+, HLG, Dolby Vision 2 sorties HDMI 1 sortie audio XLR symétrique 1 sortie multicanales RCA 7.1 2 sorties numériques optiques et coaxiales 2 ports USB Consommation marche/veille : NC Dimensions/poids : 430 x 84 x 300 mm/7,5 kg

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Équipement

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ENCEINTES &

BARRES DE SON


106 ON mag - Home Cinéma 2018

BLUESOUND Pulse Soundbar & Sub

1700 €

Après avoir développé sa gamme multiroom entre enceintes, streamer, ampli et serveur, Bluesound s’est mis au home cinema. Toujours dans la gamme Pulse, la Soundbar et le Sub viennent composer un ensemble 2.1 cohérent. Il ne cherche pas à en faire des tonnes avec de multiples voies, des DSP et des réflexions sur les murs et au plafond. Bluesound nous emmène au contraire vers le choix assumé de la simplicité qui rime avec qualité. Alban Amouroux Sur un meuble, au mur, par terre, sous un canapé Cet ensemble Bluesound, composé de la barre de son et du caisson sans fil, propose différentes possibilités d’installation. La soundbar tout d’abord est livrée avec des petits pieds en métal avec embout caoutchouté ainsi qu’un support mural. Selon la destination choisie, on mettra en place l’un ou l’autre. Il est aussi possible de commander en option un pied tout-en-un destiné à accueillir la barre et un téléviseur au-dessus. Le caisson de basse est très compact, peu profond. Cela lui offre différentes destinations : posé classiquement au sol, accroché au mur, un peu comme un radiateur, ou bien mis à plat sous un meuble ou un canapé. Tout est possible, mais comme souvent avec les caissons, il faut bien tester à l’écoute pour trouver la meilleure position dans la pièce. Les différents réglages peuvent affiner le rendu une fois la bonne place trouvée. La qualité de fabrication est au top. Une peinture de finition très résistante recouvre et protège la barre

comme le caisson. Les haut-parleurs de la barre sont masqués par une grille en métal inamovible. Les extrémités de la barre sont recouvertes de zones caoutchoutées, tout comme le cache des réglages du caisson. Le haut-parleur de ce dernier se cache derrière une grille recouverte de tissu. Les deux éléments sont disponibles en noir ou en blanc, sachant que la Pulse Soundbar blanche coûte 100 € de plus que la noire.

Aussi facile à installer qu’une simple enceinte multiroom La mise en route du système s’effectue depuis l’application mobile BluOS. La barre de son fonctionne aussi bien en filaire Ethernet qu’en WiFi. Une fois reconnue par l’app et raccordée au réseau, elle apparaît comme une enceinte multiroom prête à lire de la musique. Cela est confirmé par le petit cercle bleu allumé au centre de la barre. D’autres couleurs défilent durant l’installation et les mises à jour, pour préciser l’état en cours. Il est donc possible d’utiliser la barre uniquement pour la


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musique, sans allumer le téléviseur ; c’est le but de sa double fonction multiroom et home cinema. Le caisson communique sans fil avec la barre. On synchronise les deux depuis l’app, après avoir installé la barre. Là aussi, une petite LED bleue en bas de la façade du caisson vient confirmer la bonne connexion. Le Pulse Sub ne peut pas être associé sans fil à une autre enceinte Bluesound. En revanche, il dispose d’entrées ligne stéréo et LFE qui permettent de le relier de façon filaire à un streamer Bluesound Node 2, par exemple. Ou encore à n’importe quel autre appareil home cinema de n’importe quelle marque équipé d’une sortie subwoofer. La barre de son dispose en plus d’une sortie subwoofer RCA si vous souhaitez vraiment relier les deux éléments entre eux en filaire. Elle bénéficie d’un port USB, d’une entrée audio analogique et d’une entrée audionumérique optique. C’est cette dernière qu’il faudra utiliser pour relier la sortie son du téléviseur à la barre. En effet, il n’y a pas de trace de connexion HDMI. Cela fait perdre le bénéfice des différents formats sonores multicanal discrets, mais comme l’ensemble Bluesound fonctionne en 2.1, ce n’est pas si important. La Pulse Soundbar accepte par ailleurs les flux Dolby Digital. Pour tout ce qui est DTS, il faudra bien veiller à définir la sortie du téléviseur, du décodeur TV ou du lecteur Blu-ray en PCM. Sinon, pas de son !

Une belle ambiance sonore sans voie surround J’ai débuté les tests par la partie film. La sortie optique d’un lecteur Blu-ray Oppo est reliée à l’entrée de la barre. La première impression positive concerne la scène sonore. Les voix sont claires et intelligibles, bien centrées. Le reste des actions se déplacent légèrement sur la largeur de la barre, tout en restant dans ses limites. En revanche, toutes les micro-informations d’ambiance se développent en largeur et en hauteur tout autour de la barre, offrant

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un rendu plutôt réaliste. En l’absence d’enceintes arrière, il n’y a pas d’effet de bulle sonore, mais cette scène grandeur nature face à moi suffit à me happer dans l’action. C’est vraiment très agréable et qualitatif. Le niveau d’ambiance est d’ailleurs paramétrable : «désactivé», «large» ou «plus large». Le réglage «large» est parfait, le «plus large» exagère un peu trop sur la réverbération. Le caisson vient renforcer la barre dans le grave

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Spécifications

• Fichiers supportés : MP3, AAC, WMA, OGG, WMA-L, ALAC, OPUS • Formats Hi-Res : FLAC, MQA, WAV, AIFF • Formats surround : Dolby Digital • Réponse en fréquence : ±1 dB 70 Hz - 20 kHz (55 Hz à -3 dB) ± 1 dB 30 Hz - 20 kHz (25 Hz à -3 dB) avec Pulse Sub • Distorsion : THD+N - 0.030 % • Puissance : 120 Watts en classe D (Soundbar), 100 watts en classe D (Sub) • Haut-parleurs (Soundbar) : 2x tweeter 19 mm, 2x médium 50mm, 2x woofer 102mm • Haut-parleur (sub) : 1x 16,5 cm • Réseau : Gigabit Ethernet RJ45, 802.11 b/g/n WiFi • Connectique en entrée : port USB Type-A (Fat32), entrée numérique optique, entrée analogique RCA • Connectique en sortie : subwoofer out RCA, subwoofer out sans fil (BluOS uniquement) • Bluetooth : aptX • Dimensions barre (L x h x p) : 1073 x 141x 70 mm • Poids barre : 6,8 kg • Dimensions sub (L x h x p) : 447 x 285 x 122 mm • Poids sub : 6,9 kg • Prix de la Bluesound Pulse Soundbar : 1000 € en noir, 1100 € en blanc • Prix du Bluesound Pulse Sub : 700 € (en noir ou en blanc)


108 ON mag - Home Cinéma 2018 proprement. Il est assez sec et dynamique. Il est capable de niveaux importants, mais il ne descend pas très bas, forcément en clos et dans un si petit volume... Mais son apport reste tout à fait valable, on se rend compte lorsqu’on le coupe qu’il manque vraiment quelque chose, cela valide son intérêt. Il est dommage que les réglages de phase et de coupure ne se trouvent que sur le caisson. Cela aurait été pratique de les avoir dans l’app pour réaliser les réglages depuis la position d’écoute. Surtout qu’il y a un réglage de délai qui lui, ne se trouve que dans l’app. Par ailleurs, le réglage de niveau est doublé : sur le caisson et dans l’app. On règle celui sur le caisson une fois pour toutes en cherchant l’équilibre, et on peut jouer sur celui dans l’app pour ajuster selon le besoin. D’autres réglages se trouvent dans l’app, comme le rattrapage du délai sur les dialogues (lip sync), un mode nocturne qui remonte le grave à bas niveau ou encore un bass boost. Le paramètre «dialogue enrichi» qui met en avant les voix est réussi et arrive à bien faire ressortir les dialogues sur des bandes son hyper chargées. Vous pouvez le positionner sur «faible» par défaut. Sur «fort», j’ai trouvé qu’il accentuait les sifflantes. En écoute musicale uniquement, j’ai retrouvé un rendu digne d’une bonne petite paire d’enceintes que l’on aurait rapprochées l’une de l’autre. On obtient une belle stabilité, un joli médium bien défini. Les voix sont détaillées, précises, pas du tout caverneuses comme on pourrait le craindre de la part d’une barre de son. J’ai été agréablement surpris, on peut quasiment dire que c’est une barre de son HiFi. Il ne faut pas hésiter à laisser en marche le réglage d’ambiance sur «large». Même si cela n’est pas très fidèle, audiophilement parlant, l’ambiance est décuplée pour un rendu plus vivant et bien agréable au quotidien.

Notre avis Construction

Fonctions

Ergonomie

Son

Côté ergonomie, il est dommage que Bluesound n’ait pas prévu de boutons ni d’indicateur de volume sur la barre. Les autres appareils de la gamme ont tous des touches sur le dessus. Ici, rien de tel. Cependant, il est possible d’associer les touches de la télécommande infrarouge de son téléviseur à la barre. On se retrouve donc avec la possiblité de régler le volume facilement, sans avoir besoin d’ouvrir l’application mobile. Je vous conseille absolument de le faire et il est dommage que cette fonctionnalité ne soit pas mise beaucoup plus en avant dans les paramètres.

Un compromis performant entre HiFi et home cinema L’ensemble Bluesound Pulse Soundbar et Pulse Sub est tout à fait convaincant. Aussi bien en mode home cinema qu’en écoutes musicales. Les deux produits sont faciles à installer et à paramétrer. Le rendu sonore est très intéressant, avec une scène sonore frontale qui remplit l’espace tout autour du téléviseur, un médium qualitatif qui respire avec une belle intelligibilité sur les voix, et enfin un haut grave et un grave percutants sans en faire des tonnes. Il faut ajouter les qualités purement audio du système multiroom Bluesound avec le support des fichiers Hi-Res, l’ouverture vers les principaux services audio sur abonnement (Qobuz, Tidal, Deezer, Spotify...) ou encore la lecture des fichiers stockés sur le réseau local. Le tout à travers une application unique qui sait donc gérer aussi bien la musique pour le quotidien que les écoutes home cinema, sans oublier la compatibilité avec la télécommande de votre téléviseur. Un bel ensemble multifonction, compact, bien conçu, performant à tous les niveaux, dont le tarif est tout à fait justifié au regard des qualités fournies.

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Un spectacle à couper le souffle à tout instant Grâce à une amplification audio dynamique à courant élevé, votre système surround atteint des niveaux de qualité cinéma certifiés THX Select™, vous plaçant ainsi au cœur de l’action. Les pistes sonores DTS:X® et Dolby Atmos® viennent enrichir les toutes dernières vidéos 4K HDR via la transmission HDMI® prenant en charge les normes 4K/60p, Dolby Vision™, HDR10 et HLG ainsi que la norme de couleur BT.2020. Grâce aux modes surround audio 3D Dolby Surround et DTS Neural:X®, vous pouvez profiter d’un son immersif et d’effets spatialisés pour tous vos films et émissions de télévision. Diffusez de la musique sur l’ampli-tuner et sur d’autres systèmes compatibles dans votre habitation, depuis un mobile, via les plateformes de diffusion sans fil dans plusieurs pièces avec Chromecast intégré, DTS Play-Fi®, ou FlareConnect™. Les technologies AirPlay et Bluetooth® sont également intégrées. Bénéficiez des services de streaming audio intégrés ainsi que de l’audio haute résolution via le réseau et via USB avec le son dynamique et chargé d’émotion propre à Onkyo.

www.fr.onkyo.com


110 ON mag - Home Cinéma 2018

FOCAL SIB Evo Atmos Avec ce pack d’enceintes, Focal démocratise le Dolby Atmos. Cinq enceintes et un subwoofer pour s’immerger dans les films en bénéficiant du 5.1.2 avec de voies d’effet de hauteur. Un système ingénieux, pratique et raisonnablement onéreux pour un spectacle total ! par Jean-Pierre Labro Le Dolby Atmos (et son alter ego DTS:X) est le dernier format audio multicanal en vogue ! Plusieurs salles de cinéma en sont équipées et les amplis home-cinéma récents, dès le milieu de gamme, sont tous capables de décoder ce flux audio. Focal, spécialiste français de l’acoustique, a donc tout naturellement mis sur le marché un pack d’enceintes capable de reproduire le Dolby Atmos. Il s’agit de la dernière évolution de son système Sib qui existe depuis plusieurs années. Celui-ci a été décliné au fil du temps en Sib&Co, Sib&Sub, Sib XL afin de répondre aux évolutions du marché des pack Home Cinéma. Aujourd’hui, il se transforme en pack Sib Evo Dolby Atmos.

1200 €

Des enceintes Atmos très particulières et très simple à positionner pour des effets en hauteur C’est un système malin et économique qui permet de vivre des sensations home-cinéma inédites. Le Dolby Atmos se caractérise par l’emploi d’enceintes en hauteur, idéalement au plafond, qui vont ainsi recréer un son 3D très enveloppant. Un avion peut vous passer littéralement au-dessus de la tête ! Le constructeur stéphanois a donc conçu un pack offrant cette possibilité grâce à une enceinte particulière : la Sib Evo Dolby Atmos. Cette dernière est équipée d’un haut-parleur supplémentaire situé


ON mag - Home Cinéma 2018

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à son sommet, il s’agit d’un large-bande de 10 cm. Le son est ainsi projeté vers le plafond, réfléchit par celui-ci et redescend vers le point d’écoute. Cette réflexion sonore est réglable selon un angle de +/5 degrés afin de s’adapter à différentes conditions d’écoute. Cette Sib Atmos (cela fonctionne également avec le DTS:X) sert également d’enceinte principale, elle se place de part et d’autre d’un téléviseur ou d’un écran de projection pour fournir les canaux droit et gauche principaux plus deux canaux de hauteur pour l’Atmos. On salue la performance technique et esthétique, une seule enceinte compacte est requise.

Deux enceintes hybrides, trois satellites et un caisson de grave pour des écoutes en 5.1.2 Ce pack Sib Evo comprend également deux enceintes surround, une centrale et un subwoofer. On peut ainsi écouter un film en 5.1.2. Les satellites arrière et le central sont identiques, ce sont des modèles deux voies bass-reflex équipés d’un boomer de 13 cm de type Polyflex et d’un tweeter de 19 mm à dôme tissu. Le Polyflex est un matériau composite dont Focal a le secret, la membrane est à la fois flexible et résistante. Ces trois enceintes sont plus petites, environ la moitié, que la Sib Evo Atmos, plus légères, et elles peuvent se placer à l’horizontale ou à la verticale ce qui s’avère pratique pour la centrale. Elles sont dotées d’un socle en caoutchouc épais, garantissant une bonne stabilité, réglable en inclinaison. Les borniers sont particuliers, ils sont à pinces avec un bouton poussoir pour la fixation du câble. Sur le Sib Evo Atmos il y a deux boutons poussoirs et quatre borniers pour la connexion séparée des deux canaux superposées. Pour compléter ce pack, Focal livre un tout petit subwoofer, un cube de 30 cm de côté équipé d’un boomer de 21 cm à rayonnement par le sol. Un évent à l’avant et un ampli de 200 W en classe D complète ce caisson qui est également doté d’un réglage de coupure et de volume, d’un inverseur de phase, d’une entrée LFE et de la fonction autopower. Un pack d’enceintes qui assure en stéréo pure et restitue une image sonore détaillée et dynamique La mise en place de tout ce petit monde ne pose pas de problème insurmontable, il faut utiliser du câble de 2,5 mm2 maximum pour la connexion via les borniers. L’emplacement est primordial pour ressentir à la fois le 5.1 et les effets Atmos. Les deux Sib Evo Atmos vont devoir envoyer le son vers le plafond et il doit retomber au point d’écoute. Il faut donc ajuster l’emplacement et l’angle pour former une enveloppe sonore 3D cohérente. Nous avons testé ce pack d’enceintes avec un ampli Denon AVR-X6400H qui sort du Dolby Atmos. Nous avons procédé à l’autocalibration,

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Spécifications

•Pack d’enceintes Dolby Atmos 5.1.2 •Composition du pack : 2x Sib Evo Dolby Atmos, 3x Sib Evo et subwoofer Cub Evo •Réponse en fréquence : 90 Hz - 20 kHz (Sib Evo Dolby Atmos pour le canal Atmos), 70 Hz - 25 kHz (Sib Evo), 35 Hz - 150 Hz (Cub Evo) •Impédance : 6 ohms •Puissance admissible : 25 - 200 W •Efficacité : 90 dB •Puissance ampli subwoofer : 200 W classe D •Haut-parleurs : boomer de 12,5 cm et tweeter de 1,9 cm (Sib Evo) ; boomer de 13 cm, tweeter de 1,9 cm et large bande de 10 cm (Sib Evo Dolby Atmos) ; woofer de 21 cm (Sub Cub Evo) •Divers : système de fixation murale, réglages angle d’inclinaison •Dimensions (L x H x P) : 295 x 195 x 190 mm (Sib Evo Dolby Atmos), 252 x 162 x 162 mm (Sib Evo), 305 x 282 x 299 mm (Cub Evo) •Poids : 3, 25 kg (Sib Evo Dolby Atmos), 1,8 kg (Sib Evo), 8 kg (Cub Evo)

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Ergonomie

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Haute Fidélité


112 ON mag - Home Cinéma 2018

Focal recommande de déclarer chaque enceinte comme «Petite» afin de laisser au subwoofer la priorité pour la diffusion du grave. Les écoutes ont débuté en stéréo avec et sans le subwoofer, la retranscription sonore est fouillée, précise avec des voix présentes et naturelles. Les deux Sib Evo Atmos ont du répondant, c’est dynamique et puissant avec une présence sans faille. Le subwoofer officie sans peine dans le grave, il assure une assise percutante pour un si faible volume. La spatialisation est bien restituée, l’image sonore est un peu étroite, mais c’est détaillé et précis. Les voix de Melody Gardot ou de la Callas sont pleines d’émotions et de nuances, les petits détails qui donnent vie aux enregistrements sont bien audibles. C’est musical et les enceintes ne sont jamais à la peine. Les bruits de cordes ou l’impact d’une batterie ne les font pas sourciller. Les attaques instrumentales se font dans la clarté et sans distorsion. On apprécie l’ampleur de la retranscription proposée par ces enceintes d’un volume au final modeste. Pop, Jazz ou classique passent avec aisance et naturel, c’est chaleureux et précis. Le médium descend bas et les aigus ont une belle texture sonore qui permet à un bruit de cymbale de ne pas ressemble à celui d’une cuillère.

Ce système Sib Evo Dolby Atmos donne du relief sonore aux films et les sensations home-cinéma sont au rendez-vous En home cinéma, c’est une claque avec un sens inné des effets sonores et une grande dynamique. C’est fluide et virevoltant sur chaque enceinte, sur «Mad Max Fury Road» le moindre bruit prend du relief et est bien ressenti. Le caisson est un peu à la traîne lors d’explosions, on atteint là ses limites,

mais il fait un excellent travail la plupart du temps en assénant des vagues de basses fréquences bien senties. Sur le film de Roger Waters (Roger Waters The Wall), en Blu-ray Dolby Atmos, les effets sont très bien restitués en hauteur et en surround arrière. C’est très enveloppant avec une bonne précision des instruments et des bruits de foule. Les guitares sonnent juste et les impacts de la batterie ou le rythme de la basse sont dynamiques. Sur un disque de test Dolby Atmos, le passage d’un 747 donne l’impression d’un survol de votre salon c’est aussi le cas sur d’autres plages comme la pluie d’orage. Un des avantages de cet ensemble Focal, c’est la cohérence sonore, chaque enceinte possède des haut-parleurs de même nature et cela se ressent, la signature acoustique reste identique à l’avant et à l’arrière. C’est une garantie d’une meilleure immersion. Les effets Atmos sont très perceptibles, il faut bien positionner les deux Sib frontal en prenant soin que le haut-parleur situé en haut des enceintes soit au-dessus de la ligne des oreilles. L’embase offre un petit débattement avant/arrière qui permet d’ajuster finement les ondes sonores réfléchies. Durant notre test, on a perçu pratiquement aucun son direct, signe que la directivité a été bien travaillée pour les effets Atmos. Ce pack assure une pression acoustique importante, le rendement est élevé et il peut s’associer à toutes sortes d’amplis. La polyvalence est de mise et cet ensemble Focal est alerte avec tous types de musique et de films. Une belle réussite qui a d’ailleurs été récompensée par le prix EISA 2017/2018 du meilleur pack home-cinéma.

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114 ON mag - Home Cinéma 2018

PARADIGM PW Soundbar + PW600 + MilleniaSub Paradigm est déjà très présent dans le monde du home cinema, grâce à des gammes d’enceintes traditionnelles complètes à cet effet. Il faut ajouter également l’offre importante en termes de caissons de basse. Avec cette solution PW, Paradigm a aussi une proposition en 5.1 basée sur une barre de son, deux enceintes surround et un caisson de grave, le tout sans fil !

4487 €

par Alban Amouroux

Quand on pense aux solutions sans fil, on imagine tout de suite des produits d’entrée de gamme, dont la fonction est esthétique avant d’être auditivement qualitative. Rien de cela ici avec des produits sans fil, mais haut de gamme. Le sans fil est une véritable tendance, beaucoup de spécialistes de l’audio traditionnelle s’y sont désormais mis.

Forte puissance et construction solide La barre de son PW Soundbar, le coeur du système donc, renferme pas moins de neuf haut-parleurs

large bande de 6,3 cm de diamètre, orientés un peu dans tous les sens. La voie centrale tout d’abord compte trois haut-parleurs : un dirigé vers l’avant, un vers le haut, et un dernier avec un angle intermédiaire. Comme la barre peut être posée sur un meuble ou fixée au mur (nécessaire de fixation livré dans le carton), qu’on l’installe dans un sens ou dans l’autre, les angles entre les trois haut-parleurs seront toujours les mêmes. Les voies droites et gauche ont droit à deux haut-parleurs chacune, de face et vers le haut, ou vice-versa. Enfin, les voies surround «projetées» ont droit chacune à un haut-


ON mag - Home Cinéma 2018

parleur à chaque extrémité de la barre. Cette barre peut en effet fonctionner en 5.1 seule. 135 Watts RMS en classe D, de provenance de la maison sœur Anthem, viennent amplifier tout le monde.

Une connectique très fournie et l’accès au pilotage depuis le réseau avec l’AirPlay et le DTS Play-Fi Côté connectique, on trouve tout ce qu’il faut en entrées/sorties pour une configuration classique : 3 entrées HDMI 4K/HDCP2.2/HDR/Dolby Vision, une sortie HDMI ARC, 2 entrées numériques optiques, 2 entrées analogiques sur RCA, une sortie sub, une prise réseau et deux prises USB pour les mises à jour. L’afficheur à écran OLED sur le dessus, ou de face selon comment vous aurez installé la barre, informe sur l’état en cours car il n’y a pas d’OSD via HDMI. Il est secondé par quelques touches d’accès rapide sensitives et rétro-éclairées. Il y a le WiFi en plus, le Bluetooth AptX, l’AirPlay et le DTS Play-Fi pour le multiroom.

Des enceintes surround sans-fil et multiroom Les enceintes PW 600 sont des modèles sans fil que l’on peut utiliser pour le multiroom, seule ou en paire stéréo, disposées dans plusieurs pièces de la maison. Mais on peut aussi les associer à la barre PW Soundbar pour qu’elles s’occupent des voies arrières surround d’un système 5.1. Elles disposent de deux tweeters pour améliorer la dispersion et d’un woofer de 12,7 cm. Un grand diamètre plutôt

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rare dans les enceintes sans fil. Ce qui nous donne des enceintes de taille compacte, mais tout de même deux fois plus grosses que des Sonos One par exemple. Elle ont chacune à leur disposition 200 watts RMS d’amplification, là aussi venant de chez Anthem. Les PW 600 ont une prise Ethernet si on veut se passer de WiFi, une entrée auxiliaire sur mini-jack activable via l’une des touches sur le côté, une prise USB et une sortie sub.

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Spécifications

•Puissances efficaces : 135 watts (PW Soundbar), 2x 200 watts (PW 600), 300 watts (MilleniaSub) •Entrées : 3 HDMI, WiFi, Bluetooth, 2 SPDIF optiques, 2 RCA analogiques, Ethernet •Sorties : 1 HDMI avec ARC, 2 IR, 1 Sub •WiFi : 2.4 GHz & 5.0 GHz, DTS Play-Fi, AirPlay, Bluetooth AptX •Dimensions : 10,2 cm × 116,8 cm × 14,0 cm (PW Soundbar), 25,4 × 16,5 × 14,0 cm (PW 600), 35,6 cm × 46,7 cm x 14,9 cm (MilleniaSub) •Poids : 5,4 kg (PW Soundbar), 3,4 kg pièce (PW 600 ), 10,9 kg (MilleniaSub) •Prix : 1490 € (PW Soundbar), 699 € pièce (PW 600 ), 1 590€ (MilleniaSub)

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Un caisson de grave universel, sans-fil, à deux woofers ultra allongés qui descendent à 21 Hz Le caisson MilleniaSub peut fonctionner de façon autonome sur n’importe quel système grâce à son entrée sur fiche RCA et ses réglages sur le dessus. Mais il peut aussi être associé sans fil avec la barre de son PW. Pour cela, il faut raccorder à la sortie sub de la barre le petit boîtier PT-1, livré dans le carton de la barre. C’est ce boîtier qui fait le lien sans fil entre les deux éléments. Le format et les woofers de ce caisson sont un peu spéciaux. Ultra plat, le MileniaSub peut se poser, se fixer au mur ou se glisser sous un canapé. C’est un modèle clos équipé de deux haut-parleurs de grave de format long (7,6 x 35,5 cm) qui s’opposent. Ils sont poussés par 300 Watts RMS, et 900 Watts en crête. Paradigm annonce une fréquence basse de 21 Hz, ce qui est une belle performance.

Un rendu sonore digne d’un système home cinema en éléments filaires A l’écoute de la Paradigm PW soundbar seule, la barre de son gère bien les canaux surround. Le rendu sonore est tout à fait cohérent, avec des voix bien centrées et pleines. Un réglage permet de renforcer justement les voix. Il amène plus de précision et de largeur à la fois, c’est très agréable. L’ambiance est très bien reproduite, que ce soit sur des programmes en 5.1 ou des sources stéréo. Le

grave est discret, mais bien présent. Pour ajouter les enceintes arrière PW 600 et le caisson MilleniaSub, en passant par l’app DTS Play-Fi, la procédure est très simple et ne pose pas de problème particulier. On a ensuite accès aux réglages de niveau et de distance pour les deux enceintes si besoin. La calibration se fait via le système ARC d’Anthem, avec le microphone fourni et relié en USB à un PC (pas de version Mac). Le résultat est bluffant. C’est désormais plus cohérent, avec des timbres plus doux et encore un gain en ambiance. La scène sonore dépasse largement de la barre de son, en largeur et en profondeur. Le grave produit par le caisson est désormais très qualitatif, c’est propre, ça ne traîne pas, ça descend, c’est articulé.

En conclusion On obtient sans fil un résultat très proche d’une installation qui serait basée sur un ampli home cinema et 5.1 enceintes de bon niveau, en filaire, dans le même ordre de prix bien sûr. On est ici sur un ensemble à près de 4500 €. C’est une somme, mais le résultat est cohérent. L’association amplification/enceintes est parfaite, puisque pensée ainsi. On a tout de même plusieurs centaines de Watts à disposition, des Watts signés Anthem, un caisson qui ne fait pas de la figuration et qui descend très bas, un rendu sonore punchy qui rempli facilement la pièce.

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SONOS Beam La petite Sonos Beam fait suite aux Playbar et Playbase, deux enceintes déjà destinées à être placées devant ou sous le téléviseur. Dans un format plus compact, et positionnée à un tarif plus accessible, la Beam remplace la section sonore, trop souvent anémique, de votre écran plat. À ce titre, elle a de forts arguments à faire valoir, sans oublier ses capacités à jouer aussi le rôle d’enceinte audio pour la musique du quotidien. par Alban Amouroux Sonos porte un soin tout particulier à la qualité sonore de ses produits, une base du succès de la marque. Les ingénieurs arrivent à sortir un son ample, défini et chargé en grave à partir d’enceintes toujours très compactes. Un gros travail est effectué sur le chemin des ondes sonores dans le produit, mais aussi sur un traitement DSP très pointu. On peut dire que Sonos a tracé la voie de ce type d’enceinte, suivi depuis quelques années par des concurrents qui ont appliqué les mêmes types de recettes. Les enceintes tout-en-un compactes de Sonos ont su renouveler la catégorie et attirer à

450 €

nouveau des personnes qui s’étaient éloignées de la chaîne HiFi classique.

Une mini barre de son qui fait le maximum Le format de la Sonos Beam la destine à être posée juste devant le téléviseur. Un support mural existe en option. Comme souvent chez Sonos, l’enceinte est proposée en blanc ou en noir. Le coffret, le tissu en façade et même le logo reprennent l’une ou l’autre de ces deux teintes. La finition est irréprochable.


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Sonos ne divulgue jamais les puissances embarquées, il faut juste savoir qu’elles sont suffisantes et adaptées aux haut-parleurs utilisés. Chacun d’entre eux possède par ailleurs son propre canal d’amplification dédié. Dans le cas de la Beam, les haut-parleurs sont au nombre de cinq : quatre boomers/large-bandes et un tweeter. Afin d’étendre la réponse dans le grave vers le bas et en niveau, les boomers sont accompagnés de trois radiateurs passifs. Le tweeter est placé au centre, entouré de deux woofers. Les deux autres boomers sont placés aux extrémités, orientés vers l’extérieur de 45° environ. Deux des radiateurs passifs rayonnent en façade, le troisième vers l’arrière. La Beam est limitée au Dolby Digital, donc aux bandes-son 5.1. Pas de son 3D immersif vers le haut chez Sonos pour l’instant. L’arrière de la Sonos Beam est simplifié, arborant seulement une prise HDMI, une prise réseau et la touche d’association. La prise HDMI étant ARC, tout ce qui est relié au téléviseur est transmis à la barre de son pour la partie audio. uuu

Spécifications

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•Puissance : NC •Décodages : Dolby Digital •Haut-parleurs : 4 x boomers/large-bandes, 1 x tweeter, 3 x radiateurs passifs •Connectique : entrée audionumérique mixte HDMI/optique, port Ethernet, Wi-Fi, Amazon Alexa, Apple AirPlay 2 •Options : caisson sans fil (Sonos Sub), enceintes arrières (Sonos One) •Dimensions/poids : 651 x 10 x 6,85 cm/2,8 kg

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Sonos livre dans le carton un adaptateur HDMI/ optique afin de relier les téléviseurs plus anciens ou bien une source directement.

Une touche et quelques pages écran pour une installation en toute simplicité

qui permet d’obtenir une scène sonore très large face à soi. Les effets du 5.1 sont correctement restitués avec du son provenant des côtés de la pièce. Au final, la Beam nous offre un grand demicercle d’action remplissant au moins la moitié de la pièce. Parallèlement, les voix restent parfaitement intelligibles au centre de l’action. Le grave est tout à fait correct et permet de se passer de caisson de basses, sauf si l‘on souhaite faire trembler les murs. Dans ce cas, il est possible d’associer le Sonos Sub en option à la Beam. Nous avons également pu lui associer une paire de Sonos One pour les voies surround. Elles viennent compléter la sensation d’ambiance en entourant l’auditeur pour le baigner totalement dans l’action. Dans ce cas, l’application mobile permet de régler finement ces voies surround. Une perspective d’évolution intéressante pour ceux qui voudraient aller plus loin.

Les enceintes Sonos ont toujours été très simples à mettre en service. Qu’on les raccorde en filaire via l’Ethernet ou en Wi-Fi, l’opération se réalise en quelques dizaines de secondes. On lance l’application Sonos sur son smartphone, on appuie sur le bouton d’association à l’arrière de la barre, et elle est vue immédiatement. Ne restent ensuite que quelques réglages pour décider de sa destination dans la maison, la mise à jour éventuelle et le paramétrage du contrôle vocal Amazon Alexa. Dans ce domaine, même si ses microphones sont moins sensibles que ce que nous avons rencontré sur d’autres enceintes intelligentes (sur la Google Home En conclusion par exemple), ils captent correctement les ordres, La restitution sonore de la Sonos Beam fait la part même de loin, et avec la musique à fort volume. belle à l’ampleur combinée à l’intelligibilité. Ce sont Une restitution home cinéma plus que deux points essentiels pour se croire au cinéma à la satisfaisante maison. En dehors d’une utilisation en vidéo, elle remplacera avantageusement une petite chaîne HiFi Face à une mini barre de son de 65 cm de large, pour écouter la musique au quotidien. La Sonos on aurait pu craindre un son sympathique mais Beam est un produit audio et home cinéma tout-enun peu étriqué. Il n’en est rien. La Sonos Beam un idéal ! délivre une restitution très ouverte sur les côtés,

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