ON mag - Guide Hifi connectée et sans-fil 2018

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enceintes, amplis, sources audiophiles à l’essai

HIFI CONNECTÉE ET SANS-FIL HEY ALEXA, GOOGLE, SIRI...


Ok Google, que la fête commence!

LE SON DE LÉGENDE. DÉSORMAIS INTELLIGENT. Découvrez la famille d’enceintes à commande vocale JBL Un son exceptionnel avec l’intelligence de l’Assistant Google Diffusion Multiroom grâce à la technologie Chromecast intégrée Link 10/20 avec batterie intégrée pour une utilisation portable.

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SOMMAIRE DOSSIERS p 6 - Multiroom : La musique dans toutes les pièces de la maison, dans le jardin, autour du barbecue, de la piscine… p 12 - Smart Speakers : Google Assistant, Amazon Alexa, Apple Siri... BANCS D’ESSAI p 18 - Arcoustic CPH-10P p 20 - Bluesound Pulse Soundbar + Sub p 24 - D-Stream WAMP 200 p 26 - Dali Callisto 6C + Sound Hub + BluOS NPM-1 p 30 - Block SR-200 p 32 - Marantz ND8006 p 36 - Naim Uniti Star p 40 - Onkyo TX-8270 p 44 - Onkyo VC-GX30 p 46 - Panasonic SC-GA10 p 48 - Riva Arena et Festival p 52 - Roon Nucleus p 56 - Sangean Revery R4 p 58 - Sonos One p 60 - Sony LF-S50G p 64 - Technics Ottava SC70 p 66 - VSSL A6 Ce magazine vous est offert par ON-Mag.fr Vous avez le droit de le consulter, l’imprimer, le diffuser, le redistribuer dans son intégralité sans restriction. Cependant, tout découpage, tout retrait et toute modification sont interdits sauf autorisation préalable de notre part. On participé à ce numéro : Communication : Manuel Courbo (régie Catset), mcourbo@gmail.com, 06 61 09 14 46 Rédacteurs : Alban Amouroux, Alexandra Bellamy, Pierre Stemmelin


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POUR COMPRENDRE


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MULTIROOM

La musique dans toutes les pièces de la maison, dans le jardin, autour du barbecue, de la piscine… Qui peut encore vivre sans musique aujourd’hui ? Quel que soit l’appareil ou le système destiné à la reproduire, la musique fait partie intégrante de notre quotidien : dans le salon, dans la voiture, sur son ordinateur, ou dans les oreilles avec un casque relié à son smartphone. A la maison, elle nous accompagne dans toutes nos activités ou presque. Pour cela, encore faut-il multiplier les chaînes HiFi dans chaque pièce, ou pouvoir les déplacer aisément. Heureusement, ce n’est pas la seule solution pour que la musique puisse vous suivre de pièce en pièce, et même sur la terrasse ou dans le jardin. Les enceintes multiroom ont justement été par Alban Amouroux créées à cet effet grâce à leur connexion au réseau WiFi.


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La musique sans fil à la patte Il est tout à fait possible de multiplier les chaînes HiFi ou les postes de radio en les plaçant dans chaque pièce de la maison. Mais ce sont autant d’appareils à allumer, à éteindre, à piloter chacun avec leur propre télécommande ou les boutons en façade. C’est possible, mais c’est peu pratique. Le Wifi nous a apporté l’informatique sans fil, mais également la musique sans fil. Depuis un peu plus d’une dizaine d’années, de nouvelles sortes de chaînes HiFi se sont développées. Elles ont pris la forme d’enceintes compactes intégrant toutes les fonctionnalités de lecture et d’amplification, ainsi que la connectique nécessaire. Sonos est l’initiateur de cette catégorie de produits. Depuis, tous les acteurs de l’audio, et d’autres nouveaux entrants, se sont engouffrés sur la voie de l’enceinte sans fil. Le premier avantage est donc de rassembler toutes les fonctions d’une chaînes HiFi dans une unique enceinte plus ou moins compacte. Le second concerne le fonctionnement sans fil : l’enceinte se connecte au réseau WiFi pour récupérer la musique. Enfin, la connexion réseau leur permet de communiquer entre elles, toujours sans fil, c’est ce qu’on appelle le multiroom. Grâce à cette capacité à se parler, la distribution de la musique entre les différentes pièces devient un jeu d’enfant. Chaque enceinte peut ainsi envoyer la musique qu’elle joue vers une ou plusieurs autres enceintes de la maison.

Des enceintes pour toutes les pièces (et le jardin) Les fabricants d’enceintes proposent pour la plupart des modèles dédiés à l’intérieur. Ce sont des marques comme Bang & Olufsen, Bluesound, Bose, Les enceintes sans fil se placent n’importe où grâce à leur Klipsch, Onkyo, Paradigm, Pioneer, Sonos, Sony ou encore Vifa. Disponibles format compact pour remplir l’espace de musique tout en se en différentes tailles selon le volume faisant oublier, comme le propose cette Yamaha MusicCast 20.


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Grâce à sa batterie en option, la Denon Heos 1 HS2 peut être utilisée dedans comme dehors. Elle se connecte aux autres éléments HEOS de la marque pour partager la musique, ampli-tuners home cinema y compris. de la pièce à sonoriser, elles sont adaptées à toutes les pièces de la maison. D’autres ont décidé de rendre leurs modèles portables et donc facilement utilisables à l’extérieur. Ce sont donc des enceintes sans fil équipés d’une batterie, soit interne, soit à ajouter en option. C’est le cas des enceintes signées Denon HEOS (1HS2), Riva (Arena) ou encore Dynaudio (Music 1 et 3). Dès que vous profitez de l’extérieur de votre maison, il vous suffit de sortir une ou plusieurs de ces enceintes pour sonoriser terrasse, jardin, piscine et espace barbecue.

Le multiroom est aussi compatible avec le home cinema Chez Yamaha, le système multiroom MusicCast a été appliqué à la plupart des appareils audio du catalogue, des barres de son aux ampli-tuners home cinema en passant par les enceintes sans fil. Dans la gamme 2018, il est possible d’associer des enceintes sans

fil MusicCast 20 ou 50 à un appareil home cinema compatible pour s’en servir d’enceintes surround. Lorsque la séance cinema est terminée, on revient à l’écoute de musique en multiroom. Yamaha a choisi la polyvalence. Le groupe Denon/Marantz utilise le système multiroom propriétaire HEOS. Comme chez Yamaha, les appareils audio et home cinema savent communiquer. Il existe ainsi un amplificateur home cinema, l’HEOS AVR, fonctionnant avec des enceintes sans fil HEOS pour les voies surround. D’autres acteurs du home cinema comme Onkyo/Pioneer (FlareConnect) ou Sony (SongPal/Music Center) ont rendu leurs derniers amplificateurs et autres barres de son compatibles avec leurs enceintes sans fil multiroom.

Le multiroom filaire fait de la résistance Distribuer la musique dans toute la maison en utilisant des câbles existe depuis très longtemps, bien avant l’émergence des


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A côté de ses multiples gammes d’enceintes traditionnelles, Dynaudio propose la gamme Music composée de modèles aux formes travaillées et aux couleurs qui changent de l’ordinaire. enceintes sans fil. C’est plus contraignant, puisqu’il faut passer les fils dans les cloisons entre la centrale multiroom et chaque pièce, mais c’est aussi plus universel et bien plus personnalisable.

paires d’enceintes dans une grande pièce et même d’ajouter des caissons de basse. Enfin, côté jardin, de nombreuses enceintes spécifiques résistantes aux éléments extérieurs peuvent rester installées à demeure.

La centrale multiroom peut faire appel à des amplificateurs extérieurs plus ou moins puissants. On peut utiliser les enceintes de son choix, des moins chères aux plus haut de gamme, que l’on installera idéalement dans les murs ou les plafonds grâce aux modèles encastrables. Il est possible d’installer plusieurs

Bang & Olufsen fait office de précurseur dans ce domaine avec son système BeoLink, qui rend compatibles ensemble aussi bien les enceintes, que les chaînes HiFi et les téléviseurs de la marque. D’autres sociétés moins connues sont très actives sur ce créneau du multiroom filaire, avec des produits robustes comme Autonomic, Autonomic est l’un des dignes représentants de la distribution audio en multiroom filaire. Malgré tout, ses serveurs et lecteurs bénéficient des mêmes fonctionnalités réseau modernes que les enceintes sans fil.


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Qui dit multiroom, dit liberté. Liberté d’écouter la musique que je veux, quand je veux, où je veux, sans contrainte ni fil à la patte (modèle illustré : Soundcast VG7). Adieu la vieille chaîne HiFi ! Crestron, Lode, Niles, Russound ou VSSL. Certains de ces produits nécessitent néanmoins l’intervention d’un installateur professionnel.

Quelle musique peut-on écouter en multiroom ? Toutes les sources audio imaginables sont compatibles avec le multiroom. Beaucoup d’enceintes sans fil sont équipées d’une entrée auxiliaire pour relier n’importe quelle source telle qu’un lecteur CD, une platine vinyle ou la sortie son d’un téléviseur. Mais grâce à leur connexion réseau, elles savent accéder à toute la musique en ligne. Elles supportent généralement les services principaux que sont Spotify et Deezer. D’autres ajoutent Apple Music, Amazon Music et Google Play Music. Certaines, plus rares, sont compatibles avec les services Hi-Res (audio haute résolution) comme Qobuz ou Tidal (limité à la qualité CD). Les enceintes Sonos sont compatibles avec le plus de services différents, quasiment tous ceux existants. Mais vous possédez peut-être déjà une bibliothèque musicale de fichiers que vous avez acquis légalement. Ou bien vous avez déjà pris le temps de ripper un à un tous vos CD. Ces fichiers audio peuvent être écoutés à travers la

plupart des enceintes sans fil, tant qu’elles sont compatibles DLNA/UPnP ou avec les dossiers partagés sur le réseau. On stockera idéalement sa musique sur un serveur NAS qui reste allumé en permanence. Enfin, reliées à Internet, les systèmes multiroom avec ou sans fil donnent accès à toutes les radios du monde, et pour certains systèmes, à tous les podcasts possibles et imaginables. Les solutions pour écouter de la musique dans toutes les pièces de la maison sont de plus en plus nombreux, et à tous les tarifs. Idéalement, il faudra sélectionner des modèles provenant du même fabricant pour maximiser la compatibilité. Autrement, il est possible de mixer les marques si l’on passe par un protocole universel tel que Chromecast ou AirPlay. On pose les enceintes, on les connecte au réseau et puis on les oublie. Ensuite, tout se passe depuis l’application de contrôle sur smartphone ou tablette, bien plus moderne et efficace que les anciennes télécommandes infrarouges. Confortablement installé dans le canapé ou sur la chaise longue sur la terrasse, vous naviguez à travers les jaquettes pour créer votre playlist et lancer la musique du bout des doigts. Croyez-nous, quand on y a goûté, il est difficile de revenir en arrière.


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SMART SPEAKERS

Google Assistant, Amazon Alexa, Apple Siri... Cela ne vous aura sans doute pas échappé : le contrôle vocal est la tendance actuelle du monde de l’électronique grand public. Cantonnée au départ aux smartphone, et largement utilisé dans ce cadre pour les recherches sur Internet par exemple, la commande vocale s’est vite retrouvée dans d’autres appareils. Dans les téléviseurs tout d’abord, et puis sous la forme d’enceintes intelligentes (ou smart speakers). Derrière ce nouveau type d’interface entre l’homme et les machines, il y a trois grandes sociétés qui sont, comme par hasard, trois des géants de l’internet et du numérique : Amazon avec Alexa, Apple avec Siri et Google avec Google Assistant. D’autres acteurs moins implantés pour l’instant n’en sont pas moins aussi importants et actifs comme Microsoft avec Cortana et Samsung avec Bixby. En Chine, les géants du Net que sont Baidu et Alibaba se développent aussi très rapidement dans le vocal. par Alban Amouroux

Amazon - Apple - Google La guerre du vocal a été déclarée par Amazon qui a sorti il y a quatre ans sa première enceinte intelligente, Amazon Echo. Réservée au départ au marché US, elle s’est peu développée à l’international pour l’instant en visant uniquement certains pays anglophones et germanophones. Mais l’arrivée en France, et en langue française donc, est dans seulement quelques jours, le 13 juin exactement. Amazon a avant tout lancé le contrôle vocal pour multiplier les formes d’interactions dans son cœur de métier : la vente en ligne.

Il est possible de faire ses courses sans avoir besoin d’ouvrir son ordinateur ou de sortir le smartphone de sa poche. Le contrôle vocal ne s’arrête pas là grâce aux « skills ». Amazon met à disposition des développeurs tout le nécessaire pour créer des connexions avec d’autres services et produits. Il y a bien sûr la possibilité d’écouter de la musique, mais on peut également contrôler tous les équipements de sa maison domotisée comme la lumière ou le chauffage. Les interactions multiples via des scénarios de vie sont appellées depuis un ordre vocal spécifique. Amazon a complété sa première enceinte Echo par d’autres versions plus petites, plus évoluées, avec ou sans écran.


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Google a suivi Amazon deux ans plus tard avec l’enceinte intelligente Home (disponible en France depuis la rentrée 2017). Elle existe en version Mini mais également en version Max (cette dernière pour le marché US uniquement à ce jour). Le moteur Google Assistant fonctionne globalement comme Alexa, avec des apps à activer pour ajouter de nouvelles possibilités de contrôle. Google a déjà rattrapé son retard puisqu’au premier trimestre 2018, il s’est vendu pour la première fois plus d’enceintes intelligentes Google que d’Amazon. Alors qu’Amazon a détenu pendant longtemps quasiment 100% du marché. On connaît tous Siri, l’assistant vocal intégré uniquement aux appareils Apple depuis 7 ans. Jusqu’à ce qu’Apple présente il y a quelques mois le HomePod, sa première enceinte intelligente avec Siri intégré. Apple se place plus haut en gamme que ses concurrents, avec un produit doté d’excellentes capacités de reproduction audio et donc un tarif plus élevé. Le HomePod arrive cependant un peu tard (le 18 juin), et sans possibilité d’ajouter des apps pour l’instant. La partie contrôle domotique sera néanmoins présente, mais uniquement à travers le protocole HomeKit propre à Apple. Il existe heureusement déjà de nombreux accessoires compatibles.

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Cortana de Microsoft existe dans tous les appareils tournant sous un Windows moderne et dans une seule enceinte intelligente développée par harman/kardon, la Invoke. Microsoft travaille actuellement avec Amazon à rendre les assistants Cortana et Alexa inter compatibles. Pour Bixby de Samsung, forcément, on le trouve dans des appareils Samsung connectés comme les smartphones et certains écrans plats haut de gamme. Comme chez Apple, Bixby est compatible avec l’offre domotique du groupe dénommée SmartThings (prévue en France courant de cette année). L’impact de ces deux assistants est pour l’instant relativement limité en dehors des smartphones. Mais rien ne dit que les lignes ne pourraient pas bouger dans les mois et les années à venir.

HiFi et contrôle vocal Mis à part l’HomePod d’Apple pour qui la partie audio est essentielle, les différents produits Amazon et Google sont tournés avant tout vers la simplification du quotidien grâce au vocal. La musique est une fonction comme une autre. Si l’on veut marier efficacement vocal et HiFi, il faut se tourner vers d’autres marques. Car oui, Amazon et Google ont eu l’intelligence de partager leur moteur vocal. N’importe quel

JBL a créé la gamme Link dédiée intégralement aux enceintes intelligentes sous Google Assistant : deux modèles portables, deux modèles sédentaires, et bientôt une barre de son les rejoindra.


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fabricant d’appareil électronique peut intégrer le vocal en se reposant sur Alexa ou Google Assistant. C’est ce que se sont empressés de faire de nombreux acteurs de l’audio comme JBL, Panasonic ou Sony. Ils ont tous choisi Google. Harman/kardon, Onkyo et Polk ont décidé pour leur part de jouer sur les deux tableaux : ils proposent dans leur gamme une référence avec Alexa et un modèle différent avec Google Assistant ! Enfin, Sonos est allé encore plus loin. La dernière Sonos Play One embarque Alexa et très bientôt Google Assistant. L’utilisateur n’a plus qu’à choisir dans les menus de configuration son assistant préféré. Acquérir une enceinte intelligente fabriquée par un de ces acteurs de l’audio, c’est la garantie d’obtenir le meilleur du contrôle vocal et des qualités acoustiques dans un produit tout-en-un. Des choix musicaux encore limités Chacun de ces assistants ne vous donne malheureusement pas accès à tous les services musicaux. Avec Google Assistant, il faut choisir

entre Google Play Music, Deezer et Spotify. Chez Alexa, c’est Amazon Music et Spotify. Sur l’Apple HomePod, ce sera Apple Music ou rien. Si vous préférez les services Hi-Res comme Qobuz ou Tidal, il va falloir prendre votre mal en patience. De plus, aucun de ces assistants ne sait aller chercher de la musique dans un dossier partagé sur un disque dur en réseau (NAS). La prochaine étape sera de créer des commandes pour des appareils audio en dehors des enceintes intelligentes. Les assistants savent piloter des accessoires domotique, pourquoi ne pourraient-ils pas piloter un streamer audio HiFi ? Cela permettrait ainsi de chercher de la musique dans sa bibliothèque locale ou sur un service audio Hi-Res, et d’en profiter sur son système HiFi connecté, et non plus seulement sur de petites enceintes sans fil. Ou comment remplacer la télécommande et la tablette par la voix pour profiter de toute sa musique bien assis dans le canapé, sans jamais avoir besoin de bouger le petit doigt, juste avec des commandes vocales pour passer de morceau en morceau.

La cuisine, un emplacement très courant pour les enceintes intelligentes comme la Polk Audio Assist avec ses commandes vocales Google. Elle vient concurrencer les équivalents chez Onkyo, Panasonic et Sony en test dans ce guide.


La Hi-Fi devient sans fil!

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CPH-10P Les enceintes se font plus petites, plus design, plus intégrables. L’objectif est de faciliter leur adoption dans tous nos intérieurs. Le fabricant d’origine danoise Artcoustic a choisi la fixation murale pour la quasi-totalité de ses modèles. Elles présentent toute la même particularité : une faible profondeur. C’est une excellente alternative aux enceintes encastrables, qui prennent encore moins de place mais qui nécessitent de découper le mur et qui dépendent ensuite du volume de la cloison. Avec la CPH-10P, Artcoustic a désormais une proposition puissante dans un format compact, qui devrait s’accommoder de la plupart des situations, multiroom audio et petit home cinema en tête. Alban Amouroux Présentation : l’enceinte la plus petite pour ne pas venir gêner le positionnement au mur. possible avec un woofer le plus gros possible Juste en dessous se trouvent les deux encoches La CPH-10P mesure 30x40 centimètres en façade. Autant dire que le woofer de 25 cm en occupe une bonne partie. On s’attend à trouver ce diamètre de haut-parleur dans de grosses enceintes colonnes, des monitors ou des caissons de basse. Mais tout de même plus rarement, ou pour ainsi dire jamais dans une enceinte aussi plate : moins de 13 centimètres d’épaisseur. Surtout qu’Artcoustic nous avait habitués jusqu’ici à multiplier les petites membranes dans ses autres gammes d’enceintes. Le plus haut de gamme de la série SL embarque en effet 24 petits woofers. Le choix contraire a donc été fait ici, pour mieux descendre en fréquence et que l’enceinte se suffise à elle-même. On note la présence d’un évent ultra fin, comme une lame d’air, tout en bas de la face arrière. En haut de celle-ci, le bornier est enfoncé

nécessaires à ce mode de fixation. Mais on peut tout aussi bien laisser les enceintes posées sur un meuble ou des étagères. La finition, blanc ou noir mat, par défaut peut être remplacée par n’importe quelle couleur. Il vous suffira de la sélectionner dans l’un des nuanciers avec lesquels travaille Artcoustic. Les grilles sont en options. Là aussi, en dehors des classiques noir et blanc, tout est possible, et même d’imprimer des œuvres d’art sur le tissu.

À l’écoute : une image sonore tridimensionnelle Pour les besoins de ce test, je ne suis pas allé jusqu’à faire des trous dans mes murs et je me suis donc contenté de poser les Artcoustic CPH10P sur des pieds, à la place de mes enceintes de


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référence. Les borniers sont d’excellente qualité et ils acceptent bien sûr les fiches bananes. Sur les conseils du distributeur français de la marque, j’ai suivi une longue période de rodage avant de passer à l’écoute. Lorsque l’on écoute de nouvelles enceintes, la première impression est souvent la bonne. Dans le cas de ces CPH-10P, ce qui frappe en premier lieu, c’est l’image sonore holographique qu’elles proposent. Les enceintes disparaissent tout simplement, il est quasiment impossible de les localiser. La scène sonore est très profonde, elle se déploie facilement derrière les enceintes. «Libertango», de Grace Jones, se joue dans une ambiance très caractéristique qui fait même disparaître le mur derrière les enceintes. Sur de la musique très détaillée et aérée, ces enceintes sont à leur aise. Tout est parfaitement défini, dans les contours et le placement. Les claquements de doigt et autres petites percussions sont réalistes dans leur restitution, grâce à l’association du tweeter à la définition exceptionnelle et aux capacités du woofer en termes de rapidité. Le médium est donc rapide et l’aigu arrive à être ciselé sans être fatigant, un très bon point. Sur «Herman’s Habit», morceau issu de la B.O. de «La La Land», les différents instruments sont parfaitement détachés, les percussions de la batterie jazz sont précises et nettes, et les cuivres affirment leur présence sans devenir agressifs. La CPH-10P sait aussi être à l’aise sur les morceaux les plus modernes, au message plus complexe, et bien chargé en basses. Et ce même à niveau confortable. L’ensemble sait ne jamais se montrer agressif tout en remplissant la pièce sans encombre. Pourtant, même si le bas du spectre est sec et rapide, il manque un soupçon de descente dans les fréquences les plus graves. Avec une paire de 25 cm devant soi, on aurait pu s’attendre à se faire trembler les bas de pantalon. Mais il faut remettre cette enceinte dans son contexte : destinée au monde de l’intégration, son volume intérieur réduit ne permet pas d’atteindre les tréfonds de l’infra grave, parce qu’elle n’a pas été conçue pour cela. Par exemple, «I Got U», de Duke Dumont, qui remplit la pièce par ses effets exacerbés, sait se montrer dynamique et percussif dans le grave caractéristique de l’electro-dance, mais il en manque un peu en dessous pour que ce soit complet. Malgré cela, en écoute normale, et dans le cadre des utilisations proposées par Artcoustic, on ne sera pas vraiment gêné pas cette limitation : diffusion audio multi pièce, petit home cinema, HiFi compacte, sonorisation de bar/restaurant, etc. À

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ce titre, l’enceinte est d’ailleurs vendue à l’unité et non par paire. Si l‘on souhaite aller plus loin, rien n’empêche de lui associer un caisson de basses. Et là, on peut potentiellement obtenir un système 2.1 redoutable. La CPH-10 sera bientôt proposée en version A, c’est-à-dire amplifiée. Elle saura même être autonome avec l’inclusion du Bluetooth. En mode multiroom ou en HiFi, la mise en place sera alors encore plus facile.

En conclusion : des enceintes qui savent se faire oublier, dans tous les sens du terme, pour laisser place à la musique En version passive, cette CPH-10P reste une enceinte d’excellente qualité. Elle est certes proposée à un tarif qui peut sembler un brin exagéré. Mais il correspond aux qualités qui ont fait la renommée d’Artcoustic : construction, finition, choix des haut-parleurs, versatilité d’installation, customisation possible en option. Elles distillent une superbe image sonore et elles présentent une rapidité dans le médium que l’on ne retrouvera pas forcément sur des enceintes plus accessibles. Dans tous les cas, ce ne sont pas des enceintes avec lesquelles on s’ennuie.

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Spécifications

•Tweeter 25 mm à double suspension •Woofer 25 cm •Bande passante : 40 Hz - 40 kHz (-3 dB) •Directivité : 90x90° (HxV) •Sensibilité : 93 dB •Niveau de sortie max : 112 dB •Puissance admissible : 150 Watts •Poids : 6 kg •Dimensions (h x l x p) : 400 x 300 x 126,5 mm •Finition de l’enceinte : noir, blanc, nuanciers RAL, NCS, Tikkurila, laqué •Habillage du cache optionnel : noire, blanche, nuanciers RAL, NCS, Tikkurila, Artcoustic Art Gallery

Notre avis Construction

Design/finition

Performances

Musicalité


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BLUESOUND Pulse Soundbar & Sub

1700 €

Après avoir développé sa gamme multiroom entre enceintes, streamer, ampli et serveur, Bluesound s’est mis au home cinema. Toujours dans la gamme Pulse, la Soundbar et le Sub viennent composer un ensemble 2.1 cohérent. Il ne cherche pas à en faire des tonnes avec de multiples voies, des DSP et des réflexions sur les murs et au plafond. Bluesound nous emmène au contraire vers le choix assumé de la simplicité qui rime avec qualité. Alban Amouroux Sur un meuble, au mur, par terre, sous un canapé Cet ensemble Bluesound, composé de la barre de son et du caisson sans fil, propose différentes possibilités d’installation. La soundbar tout d’abord est livrée avec des petits pieds en métal avec embout caoutchouté ainsi qu’un support mural. Selon la destination choisie, on mettra en place l’un ou l’autre. Il est aussi possible de commander en option un pied tout-en-un destiné à accueillir la barre et un téléviseur au-dessus. Le caisson de basse est très compact, peu profond. Cela lui offre différentes destinations : posé classiquement au sol, accroché au mur, un peu comme un radiateur, ou bien mis à plat sous un meuble ou un canapé. Tout est possible, mais comme souvent avec les caissons, il faut bien tester à l’écoute pour trouver la meilleure position dans la pièce. Les différents réglages peuvent affiner le rendu une fois la bonne place trouvée. La qualité de fabrication est au top. Une peinture de finition très résistante recouvre et protège la barre

comme le caisson. Les haut-parleurs de la barre sont masqués par une grille en métal inamovible. Les extrémités de la barre sont recouvertes de zones caoutchoutées, tout comme le cache des réglages du caisson. Le haut-parleur de ce dernier se cache derrière une grille recouverte de tissu. Les deux éléments sont disponibles en noir ou en blanc, sachant que la Pulse Soundbar blanche coûte 100 € de plus que la noire.

Aussi facile à installer qu’une simple enceinte multiroom La mise en route du système s’effectue depuis l’application mobile BluOS. La barre de son fonctionne aussi bien en filaire Ethernet qu’en WiFi. Une fois reconnue par l’app et raccordée au réseau, elle apparaît comme une enceinte multiroom prête à lire de la musique. Cela est confirmé par le petit cercle bleu allumé au centre de la barre. D’autres couleurs défilent durant l’installation et les mises à jour, pour préciser l’état en cours. Il est donc possible d’utiliser la barre uniquement pour la


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musique, sans allumer le téléviseur ; c’est le but de sa double fonction multiroom et home cinema. Le caisson communique sans fil avec la barre. On synchronise les deux depuis l’app, après avoir installé la barre. Là aussi, une petite LED bleue en bas de la façade du caisson vient confirmer la bonne connexion. Le Pulse Sub ne peut pas être associé sans fil à une autre enceinte Bluesound. En revanche, il dispose d’entrées ligne stéréo et LFE qui permettent de le relier de façon filaire à un streamer Bluesound Node 2, par exemple. Ou encore à n’importe quel autre appareil home cinema de n’importe quelle marque équipé d’une sortie subwoofer. La barre de son dispose en plus d’une sortie subwoofer RCA si vous souhaitez vraiment relier les deux éléments entre eux en filaire. Elle bénéficie d’un port USB, d’une entrée audio analogique et d’une entrée audionumérique optique. C’est cette dernière qu’il faudra utiliser pour relier la sortie son du téléviseur à la barre. En effet, il n’y a pas de trace de connexion HDMI. Cela fait perdre le bénéfice des différents formats sonores multicanal discrets, mais comme l’ensemble Bluesound fonctionne en 2.1, ce n’est pas si important. La Pulse Soundbar accepte par ailleurs les flux Dolby Digital. Pour tout ce qui est DTS, il faudra bien veiller à définir la sortie du téléviseur, du décodeur TV ou du lecteur Blu-ray en PCM. Sinon, pas de son !

Une belle ambiance sonore sans voie surround J’ai débuté les tests par la partie film. La sortie optique d’un lecteur Blu-ray Oppo est reliée à l’entrée de la barre. La première impression positive concerne la scène sonore. Les voix sont claires et intelligibles, bien centrées. Le reste des actions se déplacent légèrement sur la largeur de la barre, tout en restant dans ses limites. En revanche, toutes les micro-informations d’ambiance se développent en largeur et en hauteur tout autour de la barre, offrant

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un rendu plutôt réaliste. En l’absence d’enceintes arrière, il n’y a pas d’effet de bulle sonore, mais cette scène grandeur nature face à moi suffit à me happer dans l’action. C’est vraiment très agréable et qualitatif. Le niveau d’ambiance est d’ailleurs paramétrable : «désactivé», «large» ou «plus large». Le réglage «large» est parfait, le «plus large» exagère un peu trop sur la réverbération. Le caisson vient renforcer la barre dans le grave

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Spécifications

• Fichiers supportés : MP3, AAC, WMA, OGG, WMA-L, ALAC, OPUS • Formats Hi-Res : FLAC, MQA, WAV, AIFF • Formats surround : Dolby Digital • Réponse en fréquence : ±1 dB 70 Hz - 20 kHz (55 Hz à -3 dB) ± 1 dB 30 Hz - 20 kHz (25 Hz à -3 dB) avec Pulse Sub • Distorsion : THD+N - 0.030 % • Puissance : 120 Watts en classe D (Soundbar), 100 watts en classe D (Sub) • Haut-parleurs (Soundbar) : 2x tweeter 19 mm, 2x médium 50mm, 2x woofer 102mm • Haut-parleur (sub) : 1x 16,5 cm • Réseau : Gigabit Ethernet RJ45, 802.11 b/g/n WiFi • Connectique en entrée : port USB Type-A (Fat32), entrée numérique optique, entrée analogique RCA • Connectique en sortie : subwoofer out RCA, subwoofer out sans fil (BluOS uniquement) • Bluetooth : aptX • Dimensions barre (L x h x p) : 1073 x 141x 70 mm • Poids barre : 6,8 kg • Dimensions sub (L x h x p) : 447 x 285 x 122 mm • Poids sub : 6,9 kg • Prix de la Bluesound Pulse Soundbar : 1000 € en noir, 1100 € en blanc • Prix du Bluesound Pulse Sub : 700 € (en noir ou en blanc)


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proprement. Il est assez sec et dynamique. Il est capable de niveaux importants, mais il ne descend pas très bas, forcément en clos et dans un si petit volume... Mais son apport reste tout à fait valable, on se rend compte lorsqu’on le coupe qu’il manque vraiment quelque chose, cela valide son intérêt. Il est dommage que les réglages de phase et de coupure ne se trouvent que sur le caisson. Cela aurait été pratique de les avoir dans l’app pour réaliser les réglages depuis la position d’écoute. Surtout qu’il y a un réglage de délai qui lui, ne se trouve que dans l’app. Par ailleurs, le réglage de niveau est doublé : sur le caisson et dans l’app. On règle celui sur le caisson une fois pour toutes en cherchant l’équilibre, et on peut jouer sur celui dans l’app pour ajuster selon le besoin. D’autres réglages se trouvent dans l’app, comme le rattrapage du délai sur les dialogues (lip sync), un mode nocturne qui remonte le grave à bas niveau ou encore un bass boost. Le paramètre «dialogue enrichi» qui met en avant les voix est réussi et arrive à bien faire ressortir les dialogues sur des bandes son hyper chargées. Vous pouvez le positionner sur «faible» par défaut. Sur «fort», j’ai trouvé qu’il accentuait les sifflantes. En écoute musicale uniquement, j’ai retrouvé un rendu digne d’une bonne petite paire d’enceintes que l’on aurait rapprochées l’une de l’autre. On obtient une belle stabilité, un joli médium bien défini. Les voix sont détaillées, précises, pas du tout caverneuses comme on pourrait le craindre de la part d’une barre de son. J’ai été agréablement surpris, on peut quasiment dire que c’est une barre de son HiFi. Il ne faut pas hésiter à laisser en marche le réglage d’ambiance sur «large». Même si cela n’est pas très fidèle, audiophilement parlant, l’ambiance est décuplée pour un rendu plus vivant et bien agréable au quotidien.

Notre avis Construction

Fonctions

Ergonomie

Son

Côté ergonomie, il est dommage que Bluesound n’ait pas prévu de boutons ni d’indicateur de volume sur la barre. Les autres appareils de la gamme ont tous des touches sur le dessus. Ici, rien de tel. Cependant, il est possible d’associer les touches de la télécommande infrarouge de son téléviseur à la barre. On se retrouve donc avec la possiblité de régler le volume facilement, sans avoir besoin d’ouvrir l’application mobile. Je vous conseille absolument de le faire et il est dommage que cette fonctionnalité ne soit pas mise beaucoup plus en avant dans les paramètres.

Un compromis performant entre HiFi et home cinema L’ensemble Bluesound Pulse Soundbar et Pulse Sub est tout à fait convaincant. Aussi bien en mode home cinema qu’en écoutes musicales. Les deux produits sont faciles à installer et à paramétrer. Le rendu sonore est très intéressant, avec une scène sonore frontale qui remplit l’espace tout autour du téléviseur, un médium qualitatif qui respire avec une belle intelligibilité sur les voix, et enfin un haut grave et un grave percutants sans en faire des tonnes. Il faut ajouter les qualités purement audio du système multiroom Bluesound avec le support des fichiers Hi-Res, l’ouverture vers les principaux services audio sur abonnement (Qobuz, Tidal, Deezer, Spotify...) ou encore la lecture des fichiers stockés sur le réseau local. Le tout à travers une application unique qui sait donc gérer aussi bien la musique pour le quotidien que les écoutes home cinema, sans oublier la compatibilité avec la télécommande de votre téléviseur. Un bel ensemble multifonction, compact, bien conçu, performant à tous les niveaux, dont le tarif est tout à fait justifié au regard des qualités fournies.

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ÉLÉGANCE ET PERFECTION ACOUSTIQUE LA SMART LINE DE SONORO : L´ALLIANCE D´UN DESIGN INTEMPOREL ET D´UN SON ÉPOUSTOUFLANT Avec la Smart Line de sonoro, découvrez un univers de produits simples d´utilisation, au design exceptionnel. Toute la gamme est équipée des dernières technologies telles que la DAB+, la radio Internet, les services de streaming et le Multiroom. Laissez-vous séduire par une image sonore authentique, détaillée et ample. Depuis 2006, sonoro conçoit et développe en Allemagne des systèmes audio de haute qualité. « sonoro impressionne par son design unique, une élégance simple, un fonctionnement facile et des sons puissants » Lite Magazine (2017)

SONORO.FR


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D-STREAM

400 €

WAMP 200 D-Stream est la branche audio connectée de NuPrime, acteur reconnu de la HiFi et du home cinema. Même si ce sont des produits sans fil très grand public, accessibles et multiroom, les éléments D-Stream sont revus et évalués par NuPrime pour respecter l’esprit de la marque. Le D-Stream WAMP 200 by NuPrime est un streamer (ou lecteur réseau) avec amplification intégrée qui utilise une toute nouvelle application mobile dédiée. Une version allégée, beaucoup plus compacte et sans amplification est proposée sous la référence WR-100D (149 €). Nous avons pu tester les deux simultanément pour profiter des fonctions multiroom. Alban Amouroux Un amplificateur miniature connecté et parfaitement autonome Le WAMP 200 mesure 20 x 22 cm et 3 cm d’épaisseur au plus haut. Son format spécifique le destine à être posé sur un meuble ou une étagère. Rien ne pourra être posé dessus afin de laisser libres d’accès les touches rétroéclairées et sensitives pour la mise en route, le volume et le changement de source. À ce sujet, la couleur de la touche «source» change en fonction de celle en cours d’écoute. La face arrière étant assez fine, les connecteurs sont en mode miniature. Les borniers hautparleurs sont tout petits, mais ils acceptent bien des fiches bananes. On trouve à côté une entrée analogique sur mini-jack et une entrée optique. Il y a ensuite une prise RJ45 pour le réseau ainsi que deux antennes pour le WiFi. À ce sujet, le WAMP 200 peut passer en mode point d’accès et recevoir la musique directement d’un smartphone ou d’une tablette. Cela explique tout simplement l’absence de Bluetooth qui devient du coup inutile. L’amplification développe 2x60 watts en classe D, technologie logiquement utilisée vu le peu de place disponible. La lecture des fichiers audio Hi-Res est possible jusqu’à 24 bits/192 kHz. Deezer, Qobuz et Tidal sont intégrés dans l’appli, sans oublier Spotify

Connect en complément. Le D-Stream WAMP 200 est livré avec une télécommande compacte qui possède quatre boutons notés de P1 à P4 pour autant de présélections. On enregistrera ses quatre stations de webradios favorites pour un accès rapide au quotidien. Pratique !

Une application mobile au niveau des meilleurs acteurs du domaine L’installation passe obligatoirement par l’app mobile. La première étape consiste à sélectionner dans la liste proposée le produit D-Stream que l’on souhaite installer. Je choisis le WAMP 200 puis je me laisse guider. On voit qu’une enceinte sans fil multiroom est prévue dans la liste, l’Arpeggio, prochainement commercialisée. Le système multiroom de D-Stream accepte d’ailleurs jusqu’à 10 éléments. L’app est parfaitement au niveau des acteurs majeurs du domaine en termes de fluidité et de fonctionnalités. Comme à chaque fois que j’effectue le test d’un appareil connecté, je débute par la liaison filaire, ayant des prises RJ45 un peu partout (beaucoup) dans la maison. J’ai pu me rendre compte que dans ce cas, la LED blanche du WiFi sur l’appareil


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clignote en permanence tant qu’on n’a pas déclaré de réseau WiFi. C’est un peu gênant (si au moins on pouvait la désactiver quelque part dans les menus, mais peut-être suis-je passé à côté de ce paramètre...) Le distributeur français de la marque D-Stream indique de bien faire attention à la phase en branchant le WAMP 200 sur le courant secteur. Il y a effectivement une différence dans le rendu selon que l’on branche la prise dans un sens ou dans l’autre. Dans mon cas, le grave est plus présent et plus sec, l’ambiance est plus large quand l’alimentation est branchée dans le bon sens. N’oubliez pas de tester si cela a aussi un impact chez vous. Le streamer WR-100D s’installe de la même façon. Il est livré sans alimentation. Il a juste besoin d’un port USB 5V/1A. Il y’en a sur de plus en plus d’appareils HiFi, dont les produits NuPrime. On économise au passage une prise de courant sur la multiprise. Dans le cas contraire, un petit bloc de recharge pour smartphone ira très bien.

Une restitution sonore hyper enjouée Punch et vivacité sont les termes qui caractérisent le mieux ce lecteur réseau et ampli WAMP 200. Il a de l’énergie à revendre, une dynamique incroyable et de quoi faire pulser la maison. Le niveau dans le grave et l’infra-grave est impressionnant, attention aux enceintes. Il y a peut-être un manque de fidélité sur ce registre un peu poussé visiblement d’origine dans l’appareil. L’égaliseur graphique cinq bandes à disposition peut rester en «flat» sans problème. Le grave en quantité, c’est toujours plaisant, surtout sur des musiques modernes. C’est également intéressant pour booster de petites enceintes bibliothèques, qui ont de grandes chances de se retrouver associées avec ce type de streamer/ amplificateur. Mis à part cela, on obtient une belle présence des voix et des instruments qui recréent une bulle sonore entre les enceintes, une bulle dans laquelle tout le monde est bien détaché les uns des autres. L’ambiance en dehors du cadre des enceintes n’est pas en reste, ça remplit la pièce,

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mais c’est vraiment au centre que ça se joue. Le D-Stream WAMP 200 donne tout simplement envie de taper du pied et de profiter de la musique sans se poser de question, que ce soit assis dans le canapé bien en face des enceintes, ou ailleurs dans la pièce en train de faire autre chose.

Un ampli/streamer au rapport qualité/prix remarquable Il ne faut pas s’arrêter au design particulier de ce streamer, qui plaira, ou pas. Il est de toute façon assez petit pour ne pas trop se rendre visible. On peut se passer des touches en façade et n’utiliser que l’appli, même si les touches physiques sont toujours pratiques. La télécommande est aussi bien sympa. Avec les quatre principaux services de musique sur abonnement, les webradios et le lecteur UPnP/DLNA, rien ne manque. J’ai pu comparer le D-Stream WAMP 200 au Sonos Connect:AMP que j’avais sous la main et qui propose à peu près les mêmes fonctionnalités. Malgré son ancienneté, bientôt 15 ans, le Sonos ne démérite pas. Mais la musique est plus plate, moins entraînante, même s’il a aussi un petit côté flatteur. Notez qu’il coûte 50 % plus cher que le WAMP 200 ! Finalement, le rendu sonore de ce streamer/ ampli D-Stream oscille entre haute-fidélité et rentrededans. C’est un bon compromis qui flattera les oreilles du plus grand nombre, le tout à un tarif ultra compétitif.

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Spécifications

•Connexion WiFi 2.4 et 5 GHz •Compatible DLNA •2 x 60 watts RMS (THD 0.05 %) •Lecture Haute Résolution 24 bits/192 kHz •Multiroom avec mode «party» •Bluetooth •Entrée Ligne avec autodétection •Entrée numérique optique •Égaliseur 5 bandes graphiques •Convertisseur Burr-Brown •Télécommande infrarouge •Dimensions (l x h x p) : 20 x 3 x 22 cm •Alimentation 25 V- 4 A - consommation max. : 120 W

Notre avis Design/finition

Fonctions

Ergonomie

Musicalité


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DALI

4750 €

Callisto 6C + Sound Hub + BluOS NPM-1 Des enceintes sans-fil, on en trouve à la pelle sur le marché de l’audio grand public. En revanche, les produits stéréo dignes du qualificatif Hifi haut de gamme sont plutôt rares ; jusqu’à présent, Dynaudio avec sa gamme Xeo était même un peu tout seul. Mais désormais, il faudra aussi compter sur son compatriote danois Dali qui, avec ses nouvelles enceintes Callisto, a décidé de taper fort et haut. Pierre Stemmelin Cela fait plus d’un an que les enceintes Callisto de Dali ont été annoncées, mais elles sont disponibles depuis seulement quelques semaines. Cela valait le coup d’attendre, car le constructeur danois a vraiment peaufiné sa copie, mis les moyens pour développer des produits qui feront date. Il n’a pas fait dans la demi-mesure et vraiment visé la Hifi très haut de gamme. Les prix sont à la hauteur. L’enceinte compacte Dali Callisto 2C coûte un peu moins de 2800 € la paire, tandis que la colonne Dali Calisto 6C est positionnée à 3600 € la paire. Elles sont à même de fonctionner de manière autonome comme des enceintes actives, directement reliées

à un préampli, mais elles sont surtout prévues pour être pilotées sans-fil et en audio Hi-Res depuis le Dali Callisto Sound Hub (650 €). Celui-ci peut être connecté à toutes sortes de sources filaires, analogiques et numériques, ou en Bluetooth. Il est également conçu pour accueillir jusqu’à deux modules optionnels, dont le module Bluesound, déjà disponible à 500 €, qui donne accès au réseau, à la musique en ligne et au multiroom. On le voit, pour cette première phase de produits, Dali n’a pas cherché l’économie, mais plutôt à établir une base de référence avec des fonctions complètes et évolutives, ainsi que des performances


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Le registre grave est quant à lui assuré par deux boomers de 16,5 cm, à nouveau tout à fait typiques des enceintes Dali, à cônes marron foncé en pulpe de cellulose (papier) renforcée par des fibres longues et épaisses de bois. Les saladiers de ces boomers sont des éléments optimisés en métal moulé, avec des branches dégageant bien l’arrière des membranes, de manière à éviter les phénomènes de compression. Leurs moteurs sont de type SMC (Soft Magnetic Compound) utilisant une technologie brevetée propre à Dali. L’ébénisterie parallélépipédique qui accueille ces haut-parleurs est construite en panneaux de médiums particulièrement épais (26 mm) et comporte de nombreux renforts internes. Presque la totalité de son volume interne est dédiée à la charge des deux boomers. Il est accordé en bass-reflex par deux évents tubulaires dorsaux, solidement vissés à la caisse (et non juste collés ou emboîtés comme c’est trop souvent le cas) pour éviter les vibrations parasites. La Dali 6 C ne bénéficie peut-être pas d’un design très recherché, mais sa réalisation est très sérieuse. Rien n’a été laissé au hasard. Nous avons pu constater, entre autres, la très grande propreté du câblage interne lorsque nous avons inspecté l’intérieur de l’enceinte.

Un amplificateur en classe D qui décuple les performances de l’enceinte et provoque des tremblements de terre dans le grave Il faut aussi et surtout garder à l’esprit que la Dali Callisto 6C est une enceinte active. Le bon accord entre sa partie acoustique et son amplification intégrée est primordial pour développer de hautes performances. Nous avons souvent rencontré

uuu qui, comme nous allons nous en rendre compte pendant ce test, sont de très haut niveau.

Callisto 6C : ambassadrice intransigeante de la Hifi sans-fil haut de gamme vue par Dali La Dali Callisto 6C est une grosse enceinte colonne, dont le poids certain renseigne immédiatement sur la qualité de construction. La marque danoise l’a dotée de haut-parleurs parmi ses meilleurs, installés dans une configuration trois voies. En haut de la façade est installé un super-tweeter à ruban surmontant un tweeter, à dôme textile cette fois-ci, de 29 mm. Cette combinaison hybride de tweeters permet de couvrir une très large plage de fréquences (entre 2 et 30 kHz) avec des caractéristiques de dispersion (directivité) combinant les atouts du dôme et du ruban. On note aussi au passage, le grand soin apporté à la chambre d’amortissement interne du tweeter à dôme, afin d’apporter un haut médium et des aigus à la fois doux, soyeux et d’une grande précision.


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des enceintes actives ratées parce que ces deux éléments n’étaient pas en phase. Ici, la marque danoise semble s’être donné les moyens pour développer un ampli et des circuits plus qu’à la hauteur. Elle indique utiliser une électronique travaillant en classe D, de 250 watts max., employant une technologie brevetée avec boucle de contre-réaction globale et système d’auto-ajustement, choisie en raison de ses «propriétés très musicales». Pour avoir écouté et vécu pendant plusieurs jours avec les Callisto 6C, nous pouvons assurer que ce n’est pas un simple argument marketing ou une vue de l’esprit. Concernant le choix et la mise au point de l’électronique intégrée, la marque danoise a réellement fait des étincelles. Rarement (voire jamais), dans le cadre d’une installation Hifi, nous n’avons entendu des enceintes colonnes de cette taille développer une telle énergie, un tel impact dans les basses fréquences. Avec les Callisto 6C, le grave est colossal, très profond, hyper puissant. Pour animer une soirée dans une pièce de grande dimension, ces enceintes sont parfaites. Elles sont capables d’une maîtrise et d’une puissance acoustique phénoménales dans les basses fréquences. Avec elles, on peut assurer le son d’un excellent dancefloor Electro, ultra percutant et persuasif.

compressé et permettant une résolution audio jusqu’à 24 bits/96 kHz. Dans sa configuration de base, il est déjà possible de relier à ce Sound Hub à un grand nombre de sources (analogiques par RCA et mini-jack, Bluetooth AptX-HD et AAC, numériques optique et coaxiale). On peut également s’en servir comme préampli par liaison filaire (sorties stéréo et pour caisson de grave). Mais surtout, il est possible de le faire évoluer avec des cartes optionnelles. Deux trappes sont prévues à l’arrière, permettant d’enficher des modules. Le premier module d’évolution disponible est le module BluOS NPM-1, que nous avons pu tester. Son géniteur n’est autre que Bluesound, la marque sœur de NAD, qui, à notre avis, propose à ce jour le système audio multiroom et connecté le plus convivial, complet et audiophile. Ce module peut communiquer avec le réseau en Wi-Fi ou par Ethernet et se pilote depuis l’appli BluOS sous iOS et Android. Il donne accès aux principaux services de musique en ligne (Spotify, Deezer, Tidal, Qobuz...), aux webradios et aussi à la lecture des fichiers audio sur le réseau local jusqu’en 24 bits/192 kHz. Le pilotage du module Bluesound est également possible depuis Roon, un système avancé et très qualitatif de gestion de bibliothèque musicale locale. Les connaisseurs apprécieront.

Sur le terrain : facile à vivre, convivial, mais aussi très musclé, précis et grandiose

La mise en place du système Callisto 6C + Sound Hub + module BluOS est très facile ; presque un jeu d’enfant. Nous n’avons pas rencontré de problème de liaison ni de connexion au réseau Wi-Fi. Comme nous l’avons abordé en introduction, Dali a pris son temps avant de commercialiser ses enceintes sans-fil haut de gamme et nous livre des produits totalement aboutis. Pour établir la liaison entre le Sound Hub et les Callisto 6C, il suffit d’appuyer sur le bouton d’appairage placé derrière le Hub, puis sur ceux que l’on trouve à l’arrière en bas des colonnes. Un petit écran s’allume alors à proximité de chacun. Il propose de choisir quelle est l’enceinte du canal gauche et celle du droit. Un hub très bien équipé et évolutif, qui Relevons juste deux bémols : l’absence de notice a choisi le meilleur du multiroom avec fournie pour le module Bluesound et la commande Bluesound sensitive au sommet de chaque enceinte. Cette commande donne la possibilité de mettre en pause, Comme nous le précisions précédemment, les reprendre la lecture et ajuster le volume. Le niveau Dali Callisto 6C peuvent fonctionner directement du volume étant repris beaucoup plus bas, par une reliées à un préamplificateur. Mais elles sont surtout rangée de diodes blanches sous le cache hautconçues pour être pilotées par le Dali Callisto Sound parleurs, elle n’est pas repérée et on a tendance à Hub. Ce Hub transmet le son sans-fil aux enceintes l’actionner par mégarde. Nous avons préféré utiliser par ondes radio bi-bandes (2,4 et 5,8 MHz), en le potentiomètre disponible sur le Sound Hub ou utilisant un protocole I2S propriétaire 30 bits non encore la jolie petite télécommande fournie.


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À l’écoute, on se rend vite compte que les Dali Callisto 6C sonnent comme des enceintes beaucoup plus grosses. Il ne faut pas trop les coller au mur ; un peu de recul est nécessaire. Elles sont plus adaptées à une grande pièce (au-delà de 16/20 m2). Mais si vous manquez un peu d’espace et que le grave devient trop présent, il toujours possible de calmer un peu le jeu en utilisant des bouchons pour les évents. Par ailleurs, pour obtenir la meilleure image stéréophonique, nous conseillons de bien pincer les Callisto 6C vers la zone d’écoute, car leur directivité est un peu particulière. Dans ces conditions, on bénéficie d’une image à la fois très concise tout en ayant beaucoup d’ampleur. Sur le morceau «Note One» de Howie B (produit par Bowers & Wilkins et Maserati), on obtient une bulle sonore particulièrement enveloppante. On a presque une sensation d’effets surround sur les côtés, parallèlement à un très bel étagement des plans en profondeur. La scène est vaste et précise, elle a un aspect grandiose. Les Dali Callisto 6C ne projettent absolument pas les voix vers l’avant. Certains trouveront qu’elles pourraient même avoir un peu plus de présence dans le registre médium, mais elles ne manquent pas non plus de mordant. Leur équilibre est légèrement physiologique avec des aigus qui filent extrêmement haut et des graves qui peuvent descendre dans les tréfonds. Avec ces enceintes, la musique est toujours très dynamique et maîtrisée, que ce soit à niveau modéré ou très élevé. Elle n’est pas pour autant répétitive, car au contraire, les Dali Callisto 6C marquent très bien les différences d’ambiances ou les changements d’acoustique. La personnalité de chaque enregistrement est mise en évidence tant pour ses qualités que pour ses éventuels défauts. Néanmoins, si ces enceintes sont très pointues, elles sont aussi et toujours très généreuses, donnant beaucoup d’énergie à la musique.

Spécifications Sound Hub

•Entrées : numériques optiques (x2) et coaxiale, analogiques sur RCA et mini-jack, Bluetooth Aptx-HD et AAC, 2x emplacements pour des modules optionnels •Sorties : stéréo analogique sur RCA, subwoofer sur RCA, sans-fil 24 bits/96 kHz sans perte •Consommation max./veille : 4,5/2,5 watts •Dimensions : 7,6 x 30 x 21,3 cm •Prix : 650 €

Spécifications BluOS NPM-1

•Connectique : Ethernet, 2x port USB (antenne Wi-Fi par USB fournie) •Services : Spotify, Deezer, Tidal, Qobuz, webradios, DLNA, Roon Ready... •Prix : 500 €

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En conclusion Dali a voulu marquer les esprits avec ses premières enceintes Hifi haut de gamme sans-fil et c’est totalement réussi. Son système Callisto avec Sound Hub et module BluOS est extrêmement convivial, stable, facile à utiliser et complet tandis que les colonnes Calisto 6C développent des performances et des qualités acoustiques hors norme.

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Spécifications Callisto 6C

•Enceinte colonne active sans-fil, trois voies, bass-reflex •Haut-parleurs : super-tweeter à ruban de 17 x 47 mm, tweeter à dôme textile de 29 mm, 2 x boomers de 16,5 cm à cône en fibre de bois •Amplificateur : 250 watts max. en classe D •Filtrage numérique actif avec DSP 24 bits et analogique •DAC intégré : Burr Brown PCM1796 •Réponse en fréquence : 37 Hz à 30 kHz (±3 dB) •Transmission sans-fil : 24 bits/96 kHz sans perte •Entrée : analogique sur RCA, sensibilité de 1,85 V •Consommation max/veille : 325/1,2 watts •Dimensions : 100,4 x 20 x 34,6 cm •Poids : 22,6 kg •Prix : 3600 € la paire

Notre avis Construction

Equipement

Ergonomie

Son


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BLOCK

SR-200

900 €

Avec la SR-200, la marque allemande Block propose une grosse station d’écoute, à la fois élégante, simple d’utilisation bien que riche en fonctions, et qui ne démérite pas à l’écoute - tout cela pour un prix raisonnable. Pierre Stemmelin Block est une marque allemande qui a pour slogan marketing : «audiophile produkte für jedermann» (des produits audiophiles pour tout le monde). Et c’est effectivement la philosophie qu’elle applique. Sa gamme compte de nombreuses stations d’écoute ou minichaines connectées, des enceintes multiroom, des électroniques Hifi, quelques enceintes de bibliothèque et même une platine vinyle aux attributs très haut de gamme. Tous ces appareils sont toujours proposés à des prix accessibles au grand public (la platine vinyle est à moins de 1400 €).

Lecteur CD-Audio, Tuner FM/DAB, Bluetooth, Wi-Fi... et un afficheur couleur La Block SR-200 est une station d’écoute au design soigné, dans l’air du temps. Disponible en finition noire ou blanche, elle se présente dans un boîtier en bois revêtu d’une peinture mate, avec une paroi supérieure légèrement inclinée. À l’avant, l’écran couleur, les petites touches rondes en dessous de la fente de chargement des CD et le bouton rotatif à pression - qui sert aussi bien à régler le volume qu’à naviguer dans les menus - donnent la possibilité d’accéder à toutes les fonctions. Et ces fonctions sont nombreuses. La minichaîne Block SR-200 possède deux entrées filaires pour deux sources externes : une optique numérique Toslink à l’arrière et une analogique sur mini-jack à

l’avant, auxquelles s’ajoute une sortie casque. Une entrée sans-fil Bluetooth et un port USB Host sont aussi de la partie. Un lecteur CD est intégré, ainsi que des tuners radio pour les émissions en FM et DAB (RNT). Enfin, la connexion au réseau peut se faire en Ethernet ou Wi-Fi.

Undok, un choix judicieux pour la gestion des fonctions connectées Pour la gestion des fonctions connectées de la SR200, Block a choisi d’utiliser la plateforme Undok de Silicon Frontier. C’est une décision sage, car il est toujours hasardeux pour une petite marque de se lancer dans le développement de sa propre application de pilotage. Grâce à cette plateforme Silicon Frontier, la station d’écoute Block SR-200 est Spotify Connect. Elle reçoit les webradios par le biais du moteur vTuner et peut lire les fichiers disponibles sur un disque du réseau local aux formats MP3, FLAC ou WMA, jusqu’à un débit de 1,5 Mbps, soit un peu plus que la qualité CD-Audio. Le pilotage peut se faire depuis l’appli Undok sous Android ou iOS. Cette appli est relativement simple et basique. Elle n’affiche pas, par exemple, les pochettes des disques en DLNA ou les aperçus des webradios. Elle ne dispose pas non plus de fonction de recherche. Cependant, elle est stable, fluide, d’une utilisation facile et intuitive, globalement


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assez plaisante, sans bogue ni prise de tête. Pour chaque source, l’utilisateur peut enregistrer 10 favoris, qu’il s’agisse d’une playlist Spotify ou d’une station de radio. Autre très bon point : il est possible d’accéder à quasiment toutes les fonctions connectées et aux réglages aussi bien depuis les commandes de la façade de la Block SR-200 que depuis la télécommande fournie. Cela évite d’avoir recours systématiquement à une tablette ou un smartphone. Lorsque l’on passe de source en source, le son reprend automatiquement où on en était sur une playlist Spotify ou sur la dernière station de radio que l’on écoutait. C’est bien vu.

Une section acoustique bien équilibrée La Block SR-200 est équipée de deux haut-parleurs large-bandes d’environ 7,5 cm à membrane en papier, en façade. Ils sont accompagnés d’un petit woofer de 12,5 cm, à cône également en papier, accordé en bass-reflex par un évent dorsal tubulaire (une version SR-100 existe aussi, dépourvue de ce woofer ; elle coûte 100 € de moins que la SR-200). Les amplificateurs intégrés délivrent 2 x 20 watts pour les transducteurs large-bandes et 37 watts pour le woofer. Les recettes acoustiques utilisées ici sont donc sages, traditionnelles, avisées et de bonne facture. À l’écoute, cela se traduit par un bon équilibre global. La Block SR-200 ne cherche pas à en faire trop, à être artificiellement démonstrative. Elle n’est pas non plus trop timide ou réservée. Sa restitution sonore est douce, avec une pointe de chaleur agréable dans les basses fréquences, tout en évitant les lourdeurs. La tenue en puissance n’est pas

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phénoménale, mais tout à fait correcte pour ce type de station d’écoute. Le registre médium est d’une définition et d’une aération appréciables. Le son est assez vivant et léger. On écoute tous les styles de musique avec le même plaisir. La Block SR-200 est une minichaîne et une enceinte sans-fil moderne et réussie.

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Spécifications

•Lecteur CD et tuners FM/DAB/DAB+ intégrés •Puissance : 2 x 20 watts (RMS 6 Ω) + 37 watts •Haut-parleurs : 2x large-bandes de 7,5 cm + woofer de 12,5 cm •Connectique : entrées audio analogique sur mini-jack et numérique sur optique Toslink, Bluetooth, port USB Host, Ethernet, Wi-Fi, prise d’antenne FM/DAB, sortie casque sur mini-jack •Protocoles réseau : Spotify Connect, DLNA, Undok •Formats acceptés (en DLNA) : AAC, AAC+, MP3, WAV, WMA, FLAC jusqu’à un débit de 1,5 Mbps •Dimensions : 43 x 12 x 28 cm •Poids : 5,6 kg

Notre avis Fabrication

Fonctions

Ergonomie

Son


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MARANTZ

1300 €

ND8006 Le Marantz ND8006 reprend le design cher à la marque avec deux grandes zones lisses en façade qui entourent boutons et écran. Malgré son encombrement relativement important équivalent à un bel amplificateur Hifi, le ND8006 n’est qu’un streamer. Mais pas n’importe quel streamer puisqu’il intègre de multiples fonctions dont un lecteur CD ainsi qu’un DAC complet avec entrée USB asynchrone. Sa sortie Ligne variable peut même le laisser jouer le rôle de préamplificateur. Alban Amouroux Présentation haut de gamme, afficheur détaillé, mais façade dépouillée

sortie à niveau variable. Les deux sont distinctes alors que cela passe souvent par un commutateur ou une ligne dans le menu de configuration. La Le Marantz ND8006 est en effet aussi imposant sortie variable ayant autant d’importance que qu’un amplificateur. Un meuble HiFi ou une grande la fixe, Marantz nous invite clairement à étudier étagère sera nécessaire pour l’accueillir. Il accuse la possibilité de la préamplification en reliant tout de même 8 kg sur la balance. La présentation et directement un amplificateur de puissance. Ce la finition n’appellent aucune critique. Lorsque l’on tableau est complété par les antennes WiFi et tourne l’appareil, la visserie en cuivre donne un petit Bluetooth, la connexion réseau RJ45 et même aspect haut de gamme, même si le châssis n’est pas une prise RS232 pour un pilotage intégral via un en cuivre. Une plaque de rigidification du châssis de contrôleur Crestron, Control4, URC, RTI, etc. 1,5 mm d’épaisseur a tout de même été ajoutée. La face avant est donc plutôt dépouillée quand Puisqu’on s’est arrêté sur la face arrière, détaillons on connaît toutes les fonctions. Le grand écran la connectique du Marantz ND8006. Il y a quatre multipoints est surmonté du tiroir de lecture des entrées numériques : deux optiques, une coaxiale CD. Il y a ensuite un pavé multidirectionnel sur la et une USB asynchrone. On a ensuite quatre sorties gauche, un autre sur la droite, quelques boutons : une numérique optique, une numérique coaxiale complémentaires, une prise USB et la prise casque et deux analogiques stéréo sur fiches RCA. Marantz avec son potentiomètre de volume dédié. Et c’est laisse en effet le choix entre une sortie fixe et une là que l’on se dit qu’il manque un petit quelque


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chose. Le ND8006 peut être utilisé aussi bien en lecteur qu’en préampli. Dans ce dernier cas, le volume est variable, mais il n’y a malheureusement aucune commande ni potentiomètre en façade. Il faut se rabattre sur la télécommande. Les touches de volume de cette dernière servent initialement à un éventuel amplificateur intégré Marantz. Pour s’en servir avec le ND8006, un petit paramétrage est nécessaire. Lorsque l’on modifie le volume, son niveau s’affiche quelques secondes sur l’écran pour le confirmer. L’autre façon de contrôler le volume, c’est bien évidemment via l’application mobile Heos qui permet de piloter de concert d’autres produits Marantz et Denon en multiroom.

Un appareil HiFi qui se pilote comme un appareil multiroom Heos C’est à travers cette application mobile que l’on sélectionne sa musique plus efficacement que depuis l’écran en façade. Cela reste tout à fait possible, mais de façon moins pratique et moins ludique. L’écran est par ailleurs monochrome, il ne sait pas afficher les jaquettes par exemple. Toute la procédure de configuration passe par cette app Heos. Le ND8006 joue le rôle d’un lecteur multiroom pouvant envoyer sa musique vers d’autres zones ou recevoir celle venant d’autres sources. Le lecteur CD peut par exemple être écouté dans une autre pièce. À son sujet d’ailleurs, j’ai apprécié le fonctionnement ultra silencieux, ce qui n’était pas le cas de l’amplificateur/streamer tout-en-un Naim Uniti Star testé récemment, pourtant 2,5 fois plus cher. Mais j’aurais aussi aimé qu’il récupère les informations par le web pour afficher le nom de l’album, l’artiste et le titre en cours d’écoute. Les autres sources sont plus classiques, ce sont les mêmes que l’on retrouve sur tous les appareils connectés Heos : Deezer, Spotify, Tidal, TuneIn (webradios), SoundCloud, serveur réseau (NAS), etc. Il y a ensuite les entrées numériques qui acceptent du 24 bits/192 kHz. L’entrée USB asynchrone monte elle jusqu’à 384 kHz et sait lire le DSD256 (en DoP). La conversion numérique/analogique repose sur une puce ESS Sabre ES9016 assez réputée en ce moment dans le domaine audiophile et Hifi haut de gamme.

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Des composants audiophiles et une alimentation digne d’un petit ampli Hifi Sous le capot, la construction du Marantz ND8006 est typique d’un appareil audiophile déjà relativement haut de gamme. C’est techniquement une très belle bête avec des circuits très propres et soignés. Outre le châssis bien rigide et amorti comme nous l’avons mentionné précédemment, on remarque l’alimentation digne d’un petit ampli intégré HiFi, ce qui explique le poids du ND8006. Cette alimentation s’appuie sur un gros transformateur toroïdal blindé afin de minimiser les

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Spécifications

•Spotify Connect / Tidal / Deezer / SoundCould / Amazon Music, AirPlay, •Radio Internet TuneIn, Heos Multiroom •Compatibilité CD / CD-R/RW •Transmission Bit-perfect •USB-B DSD Audio Streaming (DoP) : DSD2.8 / DSD5.6 / DSD11.2 •Sortie casque HDAM SA2 •WiFi 2.4 GHz & 5 GHz •Bluetooth •Fichiers compressés MP3 / WMA / AAC •Fichiers lossless DSD / FLAC HD 192/24 / ALAC 96/24 / WAV 192/24 •Lecture Gapless sans blanc (FLAC, WAV, DSD) •Réponse en fréquence : 2 Hz - 20 kHz •Consommation : 42 Watts •Consommation en veille : 0.3W (economy mode) •Dimensions (L x p x h) : 440 x 341 x 106 mm •Poids : 8.0 kg

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rayonnements et bruits parasites. Il est accompagné de deux condensateurs de filtrage de forte valeur (modèles Nichikon de 3300 µF sous 63 V chacun). La mécanique de lecture des CD, en position centrale, dispose d’un portique à structure en nid d’abeille. Les étages numériques sont cadencés par deux horloges, l’une pour les fréquences multiples de 44,1 KHz et l’autre de 48 KHz, de manière à réduire les phénomènes de jitter. Dans le même esprit, l’entrée USB Audio utilise un récepteur asynchrone Xmos. Les étages de sortie analogique, pour la prise casque et les bornes RCA, sont quant à eux en composants discrets, triés sur le volet, basés sur des modules de circuits HDAM-SA2 propres à Marantz et qui font la réputation de musicalité de ses produits.

Une écoute douce et détaillée, linéaire de bas en haut L’écoute vient confirmer l’excellente facture de la section convertisseur, aussi bien pour les entrées optique et coaxiale que pour l’entrée USB. L’ambiance est parfaitement bien restituée avec plein de microdétails qui donnent toutes les informations sur la taille de la salle dans laquelle le live a été enregistré. Il y a un bel étagement des plans devant et derrière les enceintes. L’aigu file justement sans trop en faire. C’est précis et juste. Il n’y a pas cette sur-définition qui peut être fatigante à la longue. Juste ce qu’il faut pour restituer toutes

les micro-informations. Les voix ont du poids et de la présence, mais je trouve qu’il manque un soupçon de détachement dans le médium/bas-médium. Les voix pourraient être un peu plus détourées et détachées du reste pour paraître encore plus réelles, comme si le chanteur ou la chanteuse se trouvait dans la pièce. Le grave et le haut-grave sont détaillés et précis, les petites percussions passent très bien, sans être écrasées par le reste du message. Les informations dans l’infra-grave sont bien présentes, les enceintes à l’encombrement conséquent, ou les caissons de basse utilisés en HiFi devraient apprécier.

En conclusion : un streamer/CD/ préamplificateur capable de s’insérer dans toute installation haut de gamme Le Marantz ND8006 est parfait pour un tout-enun ouvert à toutes les sources numériques auquel on a juste à ajouter un ampli. Il peut bien sûr être utilisé en source uniquement. Ce sera sûrement sa destination chez la plupart des utilisateurs. Le nombre d’entrées, le lecteur CD, le multiroom Heos, la signature sonore et la qualité de fabrication haut de gamme en font un élément de choix pour qui veut simplifier son système sans faire de concession sur les performances. Il ne manque plus qu’un petit contrôle du volume physique en façade dans le cas d’une utilisation en mode préampli, et le Marantz ND8006 toucherait la perfection.

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Modèle présenté : Naim mu-so Qb


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NAIM Uniti Star

4000 €

Les solutions HiFi tout-en-un représentent une espèce ultra rare. Lorsque l’on commence à investir dans un système de qualité pour reproduire la musique, on se tourne assez naturellement vers des éléments séparés. On pense, à tort ou à raison, que c’est la meilleure façon d’arriver à ses fins : le meilleur préampli raccordé au meilleur amplificateur avec le meilleur lecteur CD, le tout connecté ensemble via les meilleurs câbles bien sûr. Difficile de croire que tous ces éléments pourraient être rassemblés en un seul capable de rivaliser. On pense forcément aux mini et micro chaînes qui n’ont jamais été des références en termes de qualité de reproduction sonore. Avec la montée en puissance du tout dématérialisé, du multiroom, des fichiers numériques et des services de streaming, la question mérite à nouveau d’être posée. Un appareil HiFi tout-en-un peut-il provoquer le sourire d’un audiophile exigeant ? Alban Amouroux Un boîtier plein comme un oeuf Naim fait donc partie des rares fabricants à avoir tenté l’appareil tout-en-un avec le Naim Uniti Star. Celui-ci réunit lecteur CD, convertisseur, préamplificateur et amplificateur. C’est le plus complet de la gamme Uniti. D’autres références dans cette gamme se passent du lecteur CD et/ou de l’amplification. Le Uniti Star se présente dans un boîtier tout en aluminium brossé noir. Sur les côtés, des ailettes pour le refroidissement rappellent le design de l‘amplificateur Statement, le très haut de gamme de la marque. Sur le dessus, on retrouve l’énorme potentiomètre de volume rétro-éclairé caractéristique des produits Naim connectés. La face avant est plutôt dépouillée avec un grand écran LCD de 13 centimètre qui permet la manipulation complète de l’appareil. En retour, il affiche titres et jaquettes des morceaux à l’écoute. On regrette juste qu’il ne soit pas tactile. En contrepartie, quatre petits boutons de fonction sur

la droite donnent accès à l’essentiel. Mais c’est avec la télécommande ou l’application mobile que l’on pilotera cet appareil au quotidien. Il faut d’ailleurs noter que la télécommande est bidirectionnelle en ce qui concerne le volume : elle affiche via des segments de couleur blanche son niveau courant. La connectique est importante avec pour commencer une prise USB en façade ainsi qu’une prise casque mini-jack. A l’arrière, les sorties hautparleurs ont été placées sur la gauche. Sur la droite, il y a une seconde prise USB, un lecteur de carte SD et la prise réseau Ethernet. Ensuite, on a les cinq entrées numériques : deux coaxiales, une BNC et deux optiques. Toujours au chapitre des entrées, il y a deux entrées analogiques stéréo et une prise HDMI ARC. Encore trop rare dans le monde de la HiFi, cette dernière a pour but de récupérer le son d’un téléviseur pour l’améliorer de façon significative. Enfin, on termine par une sortie préampli stéréo. Si on achète un tout-en-un, a priori ce n’est pas pour ajouter un amplificateur de puissance, mais ça reste possible. Alternativement,


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on peut l’utiliser pour relier un caisson de basses. A l’intérieur, un énorme transformateur d’alimentation ainsi que d’importants condensateurs occupent toute la partie droite. La puissance annoncée est de 2x70 Watts sous 8 ohms. La partie gauche renferme elle toute l’électronique ainsi que la mécanique de lecture CD. L’ensemble pèse 12 kg. La présentation est extrêmement soignée, entre le mélange d’aluminium et de verre. L’éclairage du logo Naim en bas à gauche vient renforcer le côté vraiment classieux du produit.

Prise en main : apprentissage nécessaire à la navigation Le fait de n’avoir aucune commande réellement directe sur l’appareil oblige à l’utilisation de la télécommande ou de l’app mobile. Il devient vite nécessaire de naviguer entre pages et menus pour sélectionner sa musique. A ce titre, on se rapproche de l’utilisation d’une enceinte sans fil. On sélectionne le service, la musique partagée sur le réseau, des fichiers sur une clé USB. Et puis on navigue dans la bibliothèque pour sélectionner une playlist ou un morceau. Il est dommage que le fonctionnement du lecteur CD ait été intégré à cette logique. Il n’y a pas de touche lecture, pause, morceau suivant ou précédent en façade de l’appareil. Plus gênant, il faut passer par quatre manipulations pour éjecter un CD. C’est forcément irritant lorsque l’on teste le produit en passant d’un album à un autre, un peu moins si l’on écoute chaque CD inséré du premier au dernier morceau. Autre grief envers le lecteur, c’est la non reconnaissance des infos des CD. Pourtant, bien connecté au réseau, il pourrait aller récupérer en ligne l’artiste, le titre et même la jaquette. Les lecteurs Blu-ray savent très bien le faire. C’est vraiment dommage pour un produit orienté purement vers l’audio. Le lecteur regagne des points sur sa partie “rip”. Il sait effectivement copier le contenu des CD sur une clé USB. Ces morceaux deviennent alors accessibles à d’autres appareils Uniti sur le réseau : jusqu’à 4 sur des morceaux différents, ou 6 simultanés en mode party sur un même morceau. Le Uniti Star sait lire les formats WAV, FLAC, AIFF,

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ALAC, MP3, AAC. La Hi-Res est supportée jusqu’au 32 bits/384 kHz, pour le WAV par exemple. Le DSD128 est également couvert. Les compatibilités Spotify Connect, Tidal, AirPlay et Chromecast ne posent elles aucun souci. Le

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Spécifications

•Entrées audio numériques (S/PDIF) : 2x Optique, 1x coaxiale, 1x BNC, 1x HDMI ARC •Entrées audio analogiques : 1x RCA, 1x DIN 5 broches •Autres sources : 2x prises USB type A (à l’avant et à l’arrière), 1x carte SD •Streaming : Chromecast, AirPlay, TIDAL, Spotify Connect, Bluetooth (AptX HD), Internet Radio, UPnP, Roon Ready •Sorties audio analogiques : 1x sortie RCA sub/pre stéréo, 1x sortie casque 3,5 mm •Connectivité réseau : Ethernet (10/100 Mbps), WiFi (802.11 b/g/n/ac) •Multiroom : 4 lecteurs maximum avec qualité CD totale, mode party •Extraction et stockage : stocke jusqu’à 20 000 pistes en USB, rip de CD en bit perfect •Formats : CD Audio, WAV, FLAC et AIFF, ALAC, MP3, AAC, OGG, WMA •Radio Internet : - vTuner premium •Puissance : 70 W par canal en 8 ohms •Consommation : 130 W, mode veille < 5 W, veille prolongée < 0,5 W •Tension secteur : 100 V, 115 V, 230 V ; 50 ou 60 Hz •Commandes utilisateur : télécommande Zigbee RF4CE, app Naim pour iOS et Android •Dimensions : 95 mm x 432mm x 265 mm (HxLxP) •Poids : 12 kg

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Uniti Star apparaît bien comme lecteur dans toutes les applications compatibles, comme Deezer ou YouTube par exemple. Dès que l’on envoie la musique vers le Uniti Star depuis Spotify Connect, par exemple, alors l’icône du service en cours de lecture occupe tout l’écran en façade, on ne peut pas se tromper. Le Bluetooth AptX remplit sa fonction sans problème également. Les radios web peuvent être placées en favoris dans l’app pour un accès rapide au quotidien. De nombreuses possibilités de configuration sont offertes. Chaque entrée est personnalisable par exemple. Cependant, on ne trouve aucune possibilité d’intervenir sur le rendu sonore, pas même avec de simples réglages grave et aigu. On devra se contenter de la balance. Comme nous allons le voir, ce n’est pas si grave.

En conclusion : le meilleur tout-en-un pour une HiFi dématérialisée et multiroom

Le Naim Uniti Star est un appareil stéréo tout-en-un très bien construit, très bien fini. Son équipement pléthorique lui permet de répondre à toutes les demandes. Que l’on veuille écouter un CD, la radio, un service de streaming, n’importe quelle source analogique ou numérique, et même le son d’un téléviseur, il sait absolument tout faire. L’interface, que ce soit via la télécommande ou sur l’app mobile, n’est pas exempte de petits défauts. D’autres savent faire mieux, plus ergonomique, mais on ne peut pas tout avoir. Personnellement, j’aurais préféré soit un écran tactile, soit les touches de pilotage du CD en dur en façade. Cependant, si on fait l’effort de naviguer dans les pages de l’app ou d’utiliser la télécommande en suivant les menus qui s’affichent sur l’écran, on peut réellement arriver à A l’écoute : tempo, précision et ouverture faire tout ce que l’on veut. Ce n’est qu’une question d’habitude finalement. Le Uniti Star bénéficie d’une réputation où l’on ne Il ne faut pas omettre les qualités multiroom de la tarit pas d’éloges sur sa propension à retranscrire gamme Uniti où l’on peut transmettre la musique parfaitement le tempo. C’est une sensation qui peut d’un élément à un autre. La musique stockée sur la paraître assez étrange sur le papier mais qui saute clé USB de celui du salon sera accessible depuis celui effectivement aux oreilles dès les premières écoutes. de la chambre. Comme tout système multiroom, il Tout est toujours bien en place, en rythme, rien ne est toujours possible d’envoyer la même musique traîne. Aucun registre ne vient jamais en écraser simultanément dans toutes les pièces. un autre. On peut alors suivre chaque instrument Enfin, écouter le Uniti Star, c’est bien entrer de sans effort. La musique reproduite est précise dans plain-pied dans la haute-fidélité. Il y a tous ces petits ses moindres détails. Bien sûr, ces qualités seront détails qui, assemblés, savent faire la différence avec d’autant plus évidentes quand les enregistrements un système audio d’entrée ou de milieu de gamme. sont au-dessus de tout soupçon. Cette différence est assez évidente pour justifier la Cette précision offre de plus une image sonore dépense dans ce tout-en-un. On branche, on écoute tridimensionnelle. Elle dépasse le cadre des et on ne se pose plus de question. A part peut-être enceintes en largeur, mais elle s’étend aussi en celle des enceintes à lui associer. Tout devrait lui aller, profondeur. La sensation de hauteur est également des bibliothèques aux grandes colonnes, mis à part là, même si c’est dans cette dimension que l’on peut-être des modèles trop analytiques par défaut. aimerait en avoir encore un peu plus. Enfin, il Quand on remet la dépense en perspective par faut noter que malgré la puissance modeste, rapport à toutes les fonctionnalités offertes et le 2x70 Watts, le grave est extrêmement bien tenu, gain de place, le Uniti Star n’est finalement pas si très propre, percussif à souhait. On ressent le cher ! Alors oui, nous pensons qu’un tout-en-un, moindre claquement, même au milieu des autres le Naim Uniti Star en l’occurrence, peut recevoir le instruments. Des vrais Watts Naim, comme on a qualificatif de haute-fidélité et redonner le sourire l’habitude de le dire. aux audiophiles.

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www.yamaha.fr


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ONKYO

750 €

TX-8270

Onkyo, comme la plupart de ses concurrents, développe une gamme d’ampli/tuners connectés. A la différence des autres, le Onkyo TX-8270 gère aussi la vidéo à travers ses prises HDMI. Voilà un produit audio/vidéo stéréo qui méritait que l’on s’y intéresse. Alban Amouroux Un amplificateur HiFi dans le format d’un ampli-tuner home cinema

Des sources analogiques, numériques et dématérialisées à foison

Le TX-8270 est un ampli/tuner stéréo assez massif, disponible en noir ou en argent. Il dispose d’un afficheur multipoints très informatif en façade, très proche de ce que l’on trouve sur ses cousins home cinema. La ressemblance ne s’arrête pas là comme vous allez le découvrir. On trouve les boutons de réglages de grave, d’aigu et de balance. Au-dessus, quelques boutons donnent accès au tuner, à la Zone 2 audio (j’y reviendrai également) et aux paramètres. Une prise casque et un port USB viennent compléter le tableau.

On trouve également trois entrées audio numériques et quatre analogiques dont une phono. Le tuner est FM et DAB+ (prêt pour la RNT). Il y a également une seconde entrée USB sur le panneau arrière. Du côté des sorties, on a deux paires de hautparleurs A/B et deux sorties pré-out pour subwoofer. La gestion de ce dernier (niveau, distance et coupure) s’effectue dans les menus. Le TX-8270 développe d’ailleurs 2x120 Watts sous 8 ohms. Enfin, il y a une sortie Zone 2 indépendante. Attention cependant, tout ce qui passe par le réseau est regroupé derrière une entrée appelée Net. Cette source étant unique, on ne peut pas écouter Deezer dans la zone principale et TuneIn dans la Zone 2. Il est à noter ici que la sortie Zone 2 n’est pas une sortie pré-out malheureusement. On ne peut donc pas lui relier directement un amplificateur de puissance. Il faudra relier cette sortie à une entrée ligne ou «Aux» d’un autre amplificateur intégré. C’est réellement dommage, puisque depuis l’app de contrôle, on peut bien piloter entièrement la Zone 2 indépendamment de la zone principale, sauf le volume...

Des prises HDMI sur un ampli stéréo ! Il faut dire qu’il est rare de trouver des prises HDMI sur un ampli/tuner stéréo. Onkyo a fait ce pari, et c’est à mon sens une excellente idée. Tout le monde n’a pas forcément envie de passer au home cinema et de remplir son salon de multiples enceintes. Avec le TX-8270, on reste en stéréo, mais on peut profiter du son de ses sources audio/vidéo. Le meilleur des deux mondes en quelque sorte. Surtout que la gestion HDMI est équivalente, voire identique, à celle que l’on trouve sur les amplificateurs home cinema de la marque. Ses quatre entrées et sa sorties HDMI sont toutes en 2.0a et HDCP 2.2 ! L’appareil est donc compatible 4K/60 Hz, HDR, 3D, ARC (Audio Return Channel), DeepColor, x.v.Color, CEC, et même Dolby Vision. Il n’y aura donc aucun souci à faire transiter toutes ses sources vidéo Full HD ou Ultra HD à travers lui.

Le plein de services musicaux et de protocoles multiroom En dehors de son tuner et de sa connectique HDMI, le TX-8270 est ultra bien équipé côté musique dématérialisée. Il sait déjà lire le contenu de clés ou disques durs USB. Il sait également lire la musique partagée sur le réseau local via sa connexion


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Ethernet ou WiFi, ainsi que la musique stockée dans le smartphone ou la tablette qui le pilote. Il bénéficie aussi du Bluetooth, au cas où. Si on part sur le web, les services musicaux supportés sont les suivants : Deezer, Spotify Connect, Tidal, TuneIn. Et si on revient en distribution audio dans toute la maison, les protocoles multiroom acceptés sont l’AirPlay, le Chromecast, le DTS Play-Fi et le FlareConnect. Difficile de le prendre en défaut sur ce sujet et de ne pas trouver le moyen d’accéder à sa musique sans fil ou depuis Internet ! Le TX-8270 est par ailleurs compatible Hi-Res Audio grâce à l’emploi d’un convertisseur numérique/ analogique 32 bits/384 kHz AKM (AK4438). Il sait gérer jusqu’à du DSD 5,6 MHz et du PCM 192 kHz/24 bits.

utilisant un caisson. J’ai relié différentes sources vidéo, en prenant bien soin de déclarer dans le menu de chacune d’elle la sortie audio numérique via le HDMI en PCM. Si vous restez en Bitstream, le TX-8270 ne sortira aucun son des sources HDMI. Sur un décodeur CanalSat par exemple, il faut désactiver le Dolby Digital.

Une configuration via l’OSD de la TV, comme en home cinema

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La configuration est assez semblable à celle que l’on trouve sur un amplificateur home cinema, entrées HDMI obligent. Les menus s’affichent en OSD, de façon très claire et très lisible. Lorsqu’on branche le TX-8270 pour la première fois, la phase de paramétrage initial s’affiche à l’écran : choix de la langue, vérification des connexions, réglages du réseau, etc. En conjonction avec l’affichage OSD sur la TV, la télécommande permet à peu près de tout faire. Même si l’afficheur à une ligne en façade de l’appareil indique l’état actuel, il n’est pas suffisant étant donné le nombre de fonctionnalités du TX8270. L’app mobile est la meilleure solution. On retrouve ensuite le menu de paramétrage organisé de cette façon : assignation d’entrées/ sorties, enceintes, réglages audio, sources, matériel, multi zones, divers. Il reste possible d’effectuer les réglages depuis son PC en se connectant à l’adresse IP de l’ampli. Malgré la présence d’une gestion avancée des sorties audio, Onkyo n’a pas intégré de moteur de calibration ni de traitement du son. Je me suis donc contenté de régler le niveau relatif du caisson par rapport aux enceintes, la fréquence de coupure ainsi que la distance de chacun de ces trois éléments. A ce sujet, la fonction «double bass» permet de déclarer les enceintes principales en large tout en

Rectitude et fidélité, mais un manque de présence J’ai débuté les écoutes par de la musique provenant de mon abonnement Deezer. Je suis ensuite passé sur des CD et des Blu-ray avec une platine Oppo. J’ai enfin testé des fichiers DSD 5,6MHz via une clé USB. J’ai fait une escale par le Bluetooth, mais comme d’habitude, je vous le déconseille

Spécifications

•Puissance : 120 Watts (8 Ω, 1% de DHT, 1 kHz, 1 canal) •Wi-Fi double-bande 5 GHz/2,4 GHz •Plateformes FlareConnect Chromecast intégré, DTS Play-Fi, AirPlay, Spotify, TIDAL, TuneIn et Deezer incluses •Bluetooth (version 4.1) •Tuners FM/RDS et DAB/DAB+ •Audio Hi-Res le réseau (DSD 5,6 MHz et PCM 192/24) •4 entrées/1 sortie HDMI 2.0a •3 entrées audio numériques (2 optiques/1 coaxiale) •3 entrées audio analogiques plaquées or •Entrée phono MM •Sorties ligne zone 2 •Sortie caisson de graves • 2 paires de borniers d’enceinte pour configuration A/B •Port USB Host, connecteur USB 5 V/500 mA •Dimensions et poids : 554 x 242 x 401 mm, 11 kg

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Son


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fortement, à part dans un pur objectif de confort. La signature sonore qui ressort du TX-8270 est semblable avec toutes les sources. Il reproduit une bande passante large, sans s’effondrer dans le grave lors des écoutes sans caisson. Onkyo insiste à ce sujet sur sa technologie «Dynamic Audio Amplification» (DAA), qui a pour but de «générer un courant élevé via un transformateur massif et des condensateurs de qualité audiophile». Cela donne un rendu très droit, très propre. Je suis plus réservé sur l’image sonore, censée elle aussi être améliorée grâce au DAA. J’obtiens bien une image sonore large, au moins aussi large que les enceintes. Mais elle reste plutôt collée dans les enceintes gauche et droite ainsi qu’au centre, avec peu d’information entre ces trois points. Comme si cela manquait un peu de chaleur et de respiration. Le rendu sonore reste toutefois en phase avec le prix du produit. Surtout quand on sait le nombre d’entrées/sorties et de fonctions qu’il intègre ! C’est donc un bon compromis pour rassembler l’audio et la vidéo tout en restant en stéréo ou en 2.1. Il n’y a de toute façon pas de concurrence à ce tarif. Pour trouver d’autres amplis HiFi avec HDMI, il faut aller chercher du côté de NAD, Arcam, Lyngdorf ou Classé, mais on n’est alors plus du tout dans les mêmes tarifs.

étapes invisibles pour arriver au résultat ! Pour l’instant, il vaut mieux passer par son smartphone, c’est bien plus efficace. La diffusion AirPlay depuis un Mac fonctionne également parfaitement, avec comme souvent un décalage entre le son et l’image. La encore, ce n’est pas la faute du TX-8270 mais un problème inhérent au protocole AirPlay. Disons une nouvelle fois que le DTS Play-Fi n’est pas encore tout à fait «frais», surtout si on le compare à la concurrence ! Il existe une app mobile PlayFi et une autre Onkyo Play-Fi. Elles sont en fait identiques. Une nouvelle fois, les reproches à faire à Play-Fi ne sont pas le fait d’Onkyo. L’app Play-Fi est très peu ergonomique et surtout, gros point noir, lorsqu’on quitte une zone, elle ne la met pas en veille. On peut donc lancer la musique depuis l’app, ce qui allume l’ampli, mais on ne peut pas éteindre l’ampli... Sauf à repasser par l’app Onkyo de l’ampli. Bof. Il restait à tester FlareConnect, le nouveau protocole multiroom propre aux marques Pioneer et Onkyo, officialisé il y a quelques mois seulement. N’ayant pas d’autres produits d’une de ces deux marques sous la main, ce n’est que partie remise pour un prochain test.

De larges possibilités en multiroom

En conclusion : un ampli HiFi stéréo hybride à tout faire

J’ai testé intensivement le TX-8270 en diffusion Chromecast, et en le pilotant par la voix avec un assistant Google Home. La diffusion Chromecast est très rapide, quasi immédiate. Il est donc facile de sélectionner un morceau sur son smartphone depuis une app compatible et de l’envoyer vers l’ampli Onkyo. En mode vocal, oui ça fonctionne en demandant par exemple à Google Home : «Ok Google, met Jamiroquai dans le Salon». Le salon étant le petit nom que j’ai donné au TX-8270. Mais la musique met environ 30 secondes avant d’arriver. Le problème ne vient pas d’Onkyo, mais des multiples

Alors, plutôt que d’acheter un ampli home cinema pour ne l’utiliser qu’en stéréo, avec des canaux d’amplification dont on ne se servira jamais, et un rendu sonore moins propre et moins droit, l’Onkyo TX-8270 stéréo et équipé de HDMI est l’alternative idéale. Pour augmenter le charme du produit, je vous conseille de l’associer avec des enceintes plutôt vivantes et d’éviter des modèles trop chirurgicaux. Ses fonctions pléthoriques en termes de services musicaux et de protocoles multiroom, surtout le Chromecast intégré hyper pratique, complètent un tableau déjà bien rempli.

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ONKYO

200 €

VC-GX30 Onkyo, acteur incontournable de l’audio et du home cinema, suit la mouvance et propose à son tour une enceinte à commandes vocales. La VC-GX30 est un petit modèle mono et compact, assez proche de ce que propose la concurrence. Le moteur vocal intégré est celui de Google. Ce qui la différencie ? Sa caisse rigide en bois. Alban Amouroux Une enceinte compacte et bien remplie, qui va à l’essentiel Dès que l’on sort l’enceinte Onkyo VC-GX30 de son carton, même si son format est du genre mini, elle est plutôt lourde et vient confirmer l’emploi de bois pour son coffret. Onkyo se devait de perpétuer la tradition, une marque qui a toujours commercialisé des enceintes, dont certains modèles des années 80 étaient de véritables références. L’Onkyo VC-GX30 est recouverte d’une sorte de finition vinyle assez épaisse. Elle semble être bien résistante aux chocs légers et ne retient pas les traces de doigts. Par rapport à d’autres concurrents qui optent de plus en plus pour la grille en tissu, la VC-GX30 arbore une présentation plus technique avec une grille moulée et inamovible, mais très protectrice. L’accès aux haut-parleurs n’a de toute façon pas vraiment d’intérêt. Cette enceinte est par ailleurs disponible en gris foncé ou en blanc. À l’arrière, c’est le dépouillement total. Il n’y a que la prise de courant secteur et un port USB réservé au service. L’Onkyo VC-GX30 ne propose pas d’entrée auxiliaire, c’est un choix. La Sony LF-S50G n’en a pas non plus, tandis que la Panasonic SC-GA10 en a une. À vous de voir si cette fonction est éliminatoire

ou pas. Alternativement, il y a quand même le Bluetooth pour connecter son téléphone ou sa tablette. La VC-GX30 est une enceinte deux voies avec boomer de 8 cm et tweeter de 2 cm séparés, là où d’autres ne proposent qu’un simple haut-parleur large bande. Il y a bien en façade les quatre petites LEDs rondes propres à Google Assistant. Elles sont en fait six et servent également à indiquer le niveau de volume en cours dès qu’on l’augmente ou le baisse. Comme c’est en façade, c’est parfaitement visible depuis n’importe où dans la pièce, et c’est un excellent point ! Quelques touches sensitives prennent place sur la face supérieure : volume, play/ pause, Bluetooth et la coupure du microphone.

Mise en route classique à travers l’app Google Home L’installation s’effectue exclusivement à travers l’application mobile Google Home pour Android et iOS. Cela fonctionne à l’identique avec toutes les enceintes compatibles Chromecast. Onkyo évite ainsi le développement d’une application dédiée. Forcément, les fonctions de paramétrage


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de l’enceinte sont limitées à ce que propose l’app Google Home. Malgré le fait que la VC-GX30 soit une enceinte sans fil et multiroom, elle n’est pas compatible avec le système propriétaire Onkyo/Pioneer FlareConnect. Il est donc impossible de l’associer avec d’autres enceintes sans fil ou avec les amplificateurs HiFi et home cinema de ces marques. Pour la diffusion et le multiroom, c’est Chromecast et rien d’autre. Cependant, avec Chromecast, il est possible de grouper plusieurs VC-GX30 mais également de créer des groupes avec des enceintes Chromecast d’autres fabricants, et ce sans aucun problème. L’assistant Google fonctionne aussi bien sur cette enceinte Onkyo que sur celles des concurrents. La voix est intelligible. Les microphones arrivent bien à capter mes ordres débutant par «OK Google», même lorsque de la musique est en train de jouer, et même si je ne suis pas à côté de l’enceinte. Je demande à jouer un morceau précis, je modifie le volume, j’allume et j’éteins les lumières (Philips Hue), tout répond très bien à mes commandes vocales. Une nouvelle fois, ce n’est pas sur ce point que se différencient les enceintes embarquant Google Assistant.

Mini-HiFi pour un rendu sonore des plus agréables L’enceinte est mono et petite, il faut avant tout la prendre pour ce qu’elle est et la replacer dans son contexte. Elle sera idéalement utilisée dans une cuisine, une chambre, un salon près du canapé. Il ne faudra pas chercher des niveaux sonores délirants, qui de toute façon ne lui vont pas. Mais si on reste sur des écoutes à volume normal, on peut alors profiter d’une bonne qualité sonore, bien équilibrée, avec du poids et de la rondeur. L’apport de la caisse en bois se trouve précisément là. À faible volume, le son est clair et bien défini. L’aigu n’est pas projeté. Le médium n’est pas creusé et, même s’il est légèrement coloré, il est riche en détails, ce qui rapproche le rendu de cette enceinte d’une enceinte traditionnelle. Le grave est propre, sec, pas cotonneux. Cela donne un rendu doux et assez linéaire, un peu écourté aux extrémités mais agréable à écouter sur la longueur. D’autres enceintes savent faire bien plus démonstratif, avec un grave plus percutant et des aigus plus proéminents, ce qui est plus flatteur, mais moins agréable sur la durée. À vous de voir, et surtout

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selon vos habitudes musicales.

En conclusion : une enceinte à commandes vocales polyvalente Les fonctions vocales fonctionnent aussi bien que sur d’autres modèles Google Assistant, ce n’est pas là qu’il faut chercher une différenciation. Ses concurrentes ont choisi soit le son à 360°, sur la Sony LF-S50G, soit une scène sonore assez large, sur la Panasonic SC-GA10. La Onkyo est plus «renfermée» que ces deux-là, mais elle apporte plus de réalisme dans la restitution des timbres. L’aigu est précis, le médium bien présent. Le grave a moins de niveau et d’impact que chez les concurrents, mais il est propre et ne bourdonne pas. Du coup, d’autres seront meilleures pour les musiques électroniques, mais l’Onkyo VC-GX30 est polyvalente. Elle reste parfaite sur tous types de musique, toujours intelligible sans jamais en faire trop, à volume raisonnable, même lorsque le grave est soutenu. C’est la différence entre une enceinte conçue par un spécialiste de la HiFi et celles qui viennent plutôt des acteurs de la tech.

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Spécifications

•Type d’enceinte : à suspension acoustique •Boomer : membrane en pulpe compressée de 80 mm •Tweeter : dôme souple de 20 mm •Google Assistant, Google Chromecast •Bluetooth : oui •WiFi : 5 GHz/2,4 GHz •Dimensions (l × h × p) : 120 × 165 × 128 mm •Poids : 1,8 kg

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PANASONIC SC-GA10 On connaît Panasonic plus actif dans le domaine de la vidéo que dans celui de l’audio. Les écrans 4K et lecteurs de Blu-ray UHD de la marque sont largement plébiscités. L’audio est plutôt dévolue à Technics, la société sœur qui propose toujours sa célèbre platine vinyle SL1200 et de nombreux autres éléments haut de gamme. Pourtant, le groupe a décidé de développer une gamme audio multiroom sous la marque Panasonic. Elle y ajoute aujourd’hui une enceinte sans fil à commandes vocales, sous Google Assistant, la SC-GA10.

Alban Amouroux

300 €

Un format rectangulaire, ça change un peu ! La Panasonic SC-GA10 présente un design qui tranche avec ce que l’on voit d’habitude, des enceintes aux formes plus compactes, plus arrondies. Ici, le format carré est original, elle saura se différencier sur les linéaires. Elle est surtout bien plus haute que ses concurrentes, sans toutefois délivrer un niveau sonore plus élevé, ce que nous verrons plus loin. Disponible en gris clair ou en gris foncé, le coffret se partage en deux parties. Une base pleine qui occupe un tiers du volume environ, sur laquelle se raccorde la prise de courant à l’arrière et où l’on trouve une entrée auxiliaire. C’est l’une des rares dans ce cas, ses concurrentes directes sous Google Assistant, les Sony LF-S50G et Onkyo VC-GX30, n’ont pas de prise pour une source audio externe. Les indicateurs Google sous forme de quatre petites LEDs sont bien là, mais pour une fois elles sont rectangulaires, plus en rapport avec la forme de l’enceinte, logique. Comme sur l’Onkyo GX30, il y a six LEDs en tout qui permettent également de visualiser le niveau du volume. Comme elles sont situées au bord de l’enceinte, elles sont visibles lorsque l’on est assis. C’est moins pratique sur certaines concurrentes quand les LEDs sont sur le dessus. La face supérieure accueille les ouvertures visibles des microphones ainsi que les différentes touches de fonctions sensitives. Elles sont au nombre de neuf, ce qui est bien supérieur

à la moyenne dans le domaine. Il y a bien sûr le volume, play/pause en plein centre et la coupure des microphones. Moins classique, une touche on/ off permet de mettre volontairement l’enceinte en veille. Les concurrentes qui n’ont pas ce bouton se mettent en veille automatiquement au bout de quelques minutes. Il y a ensuite quatre touches qui correspondent aux entrées : Bluetooth, prise auxiliaire, services audio & webradios, et enfin les serveurs du réseau local. Cette dernière fonction est l’une des différences majeures avec les concurrentes. À l’intérieur, Panasonic a positionné un haut-parleur de 8 cm en face avant, avec une charge bass-reflex, et deux tweeters orientés vers les côtés. Le but est de créer un semblant de stéréo à partir de cette enceinte monobloc, ou tout du moins une scène sonore plus large possible. Ces trois haut-parleurs sont poussés par un amplificateur de 2 x 20 watts.

Double application mobile pour deux fonctions : vocale & Chromecast, UPnP/ DLNA & multiroom L’installation s’effectue depuis l’app Google Home, comme toutes les enceintes qui embarquent Google Assistant. La procédure est toujours la même et toujours aussi simple. L’app découvre automatiquement la nouvelle enceinte et propose de l’installer. On suit les différentes étapes, sans même avoir à rentrer le mot de passe du WiFi, et


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l’enceinte est connectée et utilisable en quelques minutes. Si c’est votre premier assistant vocal, vous allez prononcer quelques phrases pour que l’enceinte vous reconnaisse bien. Une fois cela effectué, on peut commencer à lui parler pour lui demander la météo, les infos ou tout ce qui vous passe par la tête. Évidemment, on va lui demander de lancer un morceau de musique pour bien faire. La Panasonic SC-GA10 reconnaît aussi bien ma voix que les concurrentes. Je peux lancer des ordres domotiques sur mes objets connectés. De près ou de loin, voire même de la pièce d’à côté, elle capte mes commandes vocales sans aucun problème. En termes d’entrées, comme on l’a vu il y a le Bluetooth, une entrée auxiliaire, mais aussi l’accès à votre musique partagée sur le réseau local. Google Home ne permet pas d’accéder à sa musique de cette façon en réseau, que ce soit des dossiers partagés ou un partage UPnP/DLNA, pour l’instant tout du moins. Contrairement à ses concurrentes qui reposent uniquement sur l’app Google, Panasonic propose donc une app en complément qui s’appelle Music Control. Elle a trois fonctions : lister les serveurs de musique disponibles sur votre réseau local (PC, Mac, NAS, serveur dédié) pour en écouter le contenu, paramétrer l’enceinte SC-GA10, et faire du multiroom avec d’autres enceintes Panasonic. Dans les paramètres de l’enceinte, on peut par exemple régler l’égaliseur, ce que ne propose pas l’app Google Home non plus. La partie multiroom repose sur AllPlay de Qualcomm, le protocole retenu par Panasonic pour sa gamme multiroom et que l’on trouve chez quelques autres marques. Je n’avais pas d’autres enceintes multiroom Panasonic pour le vérifier. Cependant, j’avais d’autres enceintes AllPlay d’autres fabricants. Et je peux confirmer malheureusement que chaque fabricant utilise AllPlay à sa sauce... Il est dommage d’avoir créé un protocole censé être universel pour que chacun le rende finalement propriétaire !

Une enceinte mono qui cherche à s’émanciper grâce à un double tweeter Le rendu sonore est assez droit, aucun registre n’est mis en avant. Le grave est tout à fait correct, mais il n’y a pas autant d’impact qu’avec certains autres modèles concurrents, pourtant plus petits en taille, par exemple les Bang & Olufsen M3 et Sonos Play One. Le rendu est assez proche de ses concurrents Sony et Onkyo finalement. Les haut-parleurs d’aigu sont orientés vers l’extérieur pour une bonne ouverture et éviter que le son ne reste collé à l’enceinte. Il faut faire attention à ne pas trop monter dans les tours, car on entendra le boomer commencer à talonner. Il faut jouer alors de l’égaliseur, dans l’app Music Control, pour baisser le

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grave si nécessaire. C’est d’ailleurs le réglage «flat» qui est le plus adapté à tous les styles de musique. Le réglage «rock», qui rajoute du grave sur des morceaux déjà chargés dans le domaine, est «too much».

En conclusion : un compromis entre enceinte à contrôle vocal et enceinte HiFi Les enceintes Google Assistant des spécialistes de l’audio suivent toutes la même voie : marier les nouvelles technologies vocales avec un rendu HiFi. Comme ses concurrents directes, Onkyo et Sony, la Panasonic SC-GA10 répond au challenge, en créant un compromis. La partie vocale fonctionne parfaitement bien, les microphones captent de très loin. La partie audio n’est pas aussi performante que ce à quoi l’on pourrait s’attendre, surtout venant de spécialistes de l’audio, mais elle fait le job. Alors chaque fabricant a ses petits bonus qui le différencie des autres. Chez Sony, c’est le son à 360°. Chez Onkyo, c’est la caisse en bois avec une partie grave/ haut-médium très riche. La Panasonic, elle, recrée une belle ambiance pour une enceinte mono. Enfin, deux fonctionnalités justifient son tarif plus élevé que ses concurrentes : l’entrée auxiliaire mini-jack et la compatibilité DLNA et multiroom AllPlay.

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Spécifications

•Amplificateur : 2 x 20 watts RMS (Lincs D-Amp / 2 canaux (3e génération)) •Haut-parleurs : boomer de 8 cm en bass-reflex ; 2x tweeters de 19 mm •Chromecast : oui •Google Assistant : oui •Jumelage stéréo : oui •Bluetooth : oui (v4.2) •UPnP/DLNA : oui (via app Panasonic Music Control) •Entrée auxiliaire : jack 3.5mm •WiFi : IEEE802.11 ac/a/b/g/n ; 2,4/5 GHz •Consommation : utilisation normale 11W ; veille réseau 0,5 W •Dimensions (L x H x P) : 100 x 284 x 100 mm •Poids : 1.7 kg

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Ergonomie

Son


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270 €

RIVA

550 €

Arena & Festival Riva est une marque qui dépend du groupe Audio Design Experts (ADX). Ce groupe développe des technologies liées au traitement du son et utilisées en marque blanche par d’autres sociétés spécialisées dans l’audio. ADX a parfaitement su mettre en œuvre son savoir-faire dans cette gamme Riva WAND, comme nous allons le voir. Alban Amouroux

Deux enceintes pour toutes les situations Comme la plupart des marques d’enceintes sans fil, on trouve chez Riva plusieurs modèles. Le but est de s’adapter aux besoins de l’utilisateur : écoute à faible ou fort volume, de proximité ou dans une grande pièce. La Riva Arena (50 Watts) est la plus petite. Elle embarque trois haut-parleurs large bande complétés par trois radiateurs passifs. La plus grosse, la Riva Festival (200 Watts), a trois tweeters, trois boomers et quatre rdaiateurs passifs. La construction de l’Arena est assez traditionnelle, tandis que la Festival bénéficie d’un coffret en bois, ce qui se vérifie bien lorsqu’on la manipule. Les fonctions et équipements sont assez semblables entre les deux modèles. Physiquement, on trouve 5 touches de fonctions sur le dessus, un port USB (qui peut recharger un smartphone), une entrée auxiliaire sur mini jack 3.5mm. La Festival bénéficie en plus d’une entrée auxiliaire numérique optique. Les Riva Arena et Festival sont WiFi et Bluetooth (pas de prise Ethernet), compatibles AirPlay, Chromecast, DLNA, Spotify Connect et audio Hi-Res 24 bits/192 kHz. L’app Riva WAND se trouve chez iOS comme chez Android. A cela s’ajoute la technologie propriétaire Trillium qui a pour but de recréer une image stéréo la plus large possible à partir d’une seule enceinte. Enfin, les deux modèles sont

disponibles en noir ou en blanc. La petite Arena peut être complétée en option par une batterie. Celle-ci lui offre 20 heures d’autonomie à un niveau d’écoute moyen de 75 dB. L’autonomie baissera si vous écoutez plus fort.

L’installation avec, au choix, Google ou Apple Je ne parle pas ici du choix entre un smartphone sous Android ou sous iOS. Mais ce sont bien les technologies d’appairage de Google et d’Apple qui servent à installer les enceintes Riva WAND. L’application mobile RIVA ne permet pas l’installation des enceintes. Elle ne permet pas grand-chose par ailleurs, comme nous le verrons plus loin, mais c’est moins handicapant que ça ne le paraît. J’avais donc le choix de passer soit par l’application Google Home, soit par le menu WiFi de l’iPhone. J’ai utilisé la première solution pour l’Arena, et la seconde pour la Festival, même si Riva conseille avant tout de passer par Google. Avec Google Home, l’installation est identique à celle d’un lecteur Chromecast Audio. On lance l’appairage, l’app voit une nouvelle enceinte, on sélectionne le réseau WiFi sur lequel l’installer, on entre le mot de passe. Quelques secondes plus tard, l’enceinte est opérationnelle, prête à reproduire de la musique.


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En AirPlay, on peut utiliser aussi bien un iPad, un iPhone qu’un Mac. Dans le menu WiFi (ou l’app AirPlay sur Mac), l’enceinte apparaît comme disponible pour être installée. On suit les indications et là aussi, en quelques secondes l’enceinte est prête. Avec un avantage en plus : il n’y a pas besoin de taper le mot de passe du réseau, l’enceinte le récupère automatiquement depuis l’appareil Apple. Dès que l’enceinte est opérationnelle dans Google Home, elle l’est aussi dans AirPlay. Et vice-versa.

Petit tour de l’application Riva WAND Pourquoi un petit tour ? Parce que cette application est aujourd’hui très limitée. Elle liste les enceintes disponibles sur le réseau, elle permet aussi de les paramétrer. Mais pas complètement puisqu’on ne peut pas changer leur nom par exemple. Pour cela, il faut aller dans l’app Google Home. Pour créer un groupe qui rassemble deux ou plusieurs enceintes, c’est la même chose : il faut passer par l’app Google Home. On peut néanmoins sélectionner le type de reproduction : technologie Trillium, Puissance (pour plus de grave) et créer une paire gauche/droite avec deux enceintes Arena ou deux enceintes Festival. On peut également vérifier les paramètres réseau. Enfin, on peut modifier les paramètres du réseau WiFi créé par chaque enceinte lorsqu’elles sont utilisées en mode déconnecté (Away Mode). Cela permet de réaliser une connexion directe entre son téléphone et l’enceinte. L’application donne également accès aux différentes sources : musique stockée sur le smartphone, serveurs média sur le réseau domestique, stockage USB via la prise sur les enceintes, entrée auxiliaire analogique ou numériqe optique (Festival), et enfin le Bluetooth. D’ailleurs, lorsque l’on passe de l’une à l’autre, la LED qui encercle le bouton play/pause sur les enceintes change de couleur en correspondance, sympa ! On peut naviguer dans le menu d’une clé USB ou d’un serveur média, pour chercher un album ou un morceau en particulier. Mais il n’y a pas de moteur de recherche ! Quand on possède plusieurs milliers de morceaux, c’est totalement ingérable. Même si elle est bien dessinée et qu’elle est agréable à parcourir, cette application fait donc le minimum. Heureusement, Riva m’a indiqué qu’une importante mise à jour de l’app était prévue courant 2018. A suivre !

A l’écoute des Riva Arena & Festival : large bande passante et dynamique au rendez-vous J’ai effectué mes écoutes à partir de fichiers stockés sur un serveur Synology. J’ai envoyé de la musique en AirPlay depuis YouTube et de la musique en Chromecast depuis Deezer HiFi. Dès les premières secondes d’écoute, je note pour

l’Arena une bande passante un peu écourtée dans le grave mais néanmoins assez linéaire en regard du format de l’enceinte. Elle n’en fait pas trop et c’est bien comme ça. Chaque registre est à sa place. Le rendu stéréo à partir d’une enceinte, ou tout du moins la sensation d’espace, est là aussi très agréable. Je me surprends à pouvoir l’écouter en monitoring sur le bureau sans véritable gêne. Alors que je trouve que la plupart des petites enceintes mono de la concurrence ne sont pas vraiment adaptées à une écoute de proximité. La réponse se trouve dans les trois haut-parleurs placés en façade et sur les côtés droit et gauche. Forcément, ça joue sur le rendu. Néanmoins, c’est à partir de 2-3 mètres que l’écoute sera la plus vivante. En mode Trillium, on a effectivement une sensation de largeur, mais un peu moins d’épaisseur. Alors qu’en mode Puissance,

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Notre avis (pour les deux) Design/finition

Equipement

Ergonomie

Son


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pas compatible avec le multiroom, mais avec une seule enceinte à la fois. Une limitation qui à mon avis est liée aux groupes multiroom dépendant de l’app Google Home. Peut-être serat-elle levée lors d’une prochaine mise à jour.

Une véritable maitrise de l’enceinte sans fil chez Riva

c’est le contraire : le son semble un peu plus projeté, et moins large. Dans tous les cas, on est dans le haut du panier de la petite enceinte sans fil. Passer à la Festival est une toute autre expérience. Le volume de la caisse, le diamètre et le nombre de haut-parleurs plus important offre un tout autre rendu. Il faut là du recul, même si on se rend compte à proximité qu’il y a de la vie qui veut sortir de cette grosse boîte. Placé à 2-3 mètres, on obtient un rendu tout à fait convaincant. Le grave est bien présent, parfois même avec quelques premières notes d’infra. Il y a du détail dans le bas du spectre. Les voix sont plutôt bien reproduites, même si je ressens une certaine coloration dans le haut médium. Et l’ambiance est là : la largeur est un petit peu plus importante que l’enceinte mais on se rend quand même compte que l’on est face à une enceinte unique. Cependant, la hauteur et la profondeur sont impressionnantes. On a de la vraie vie, mais réduite en largeur. Un peu comme si on avait positionné deux bonnes enceintes HiFi en stéréo, mais presque côte à côte. Pour le multiroom, j’ai dû créer un groupe dans Google Home, appelé Maison (par défaut). Ensuite, depuis Deezer par exemple, aucun problème pour «caster» la musique vers l’une ou l’autre des enceintes, ou encore le groupe Maison. Aucun problème rencontré à l’usage, les deux enceintes sont parfaitement synchronisées et le restent de longues heures. Lorsqu’on est en multiroom, on se retrouve finalement avec trois apps présentant l’information de différentes façons : Deezer (choix de la musique), Google Home (paramètres et multiroom), Arena Wand (lecture en cours uniquement). Il faut donc choisir, et c’est celle qui contrôle le choix de la musique qui tombe naturellement sous le sens, que ce soit Deezer ou une autre application compatible Chromecast ou AirPlay. Enfin, la Hi-Res en 24 bits/192kHz est bien supportée et renforce toutes les qualités vues précédemment : précision, ouverture, profondeur. Cependant, il faut noter que ce type de fichier n’est

Mis à part les limitations crispantes de l’app Riva qui devraient être bientôt corrigées, j’ai un autre reproche important à faire à ces enceintes, c’est la gestion de leur volume. Je trouve que le passage du silence au premier niveau est trop important, et que justement, il n’y a pas assez de paliers entre les différents niveaux de volume. Mais à part ça, j’ai pu profiter d’agréables heures d’écoute avec ces enceintes, chacune à leur tour ou en multiroom. Toutes deux sont vivantes. Le rendu du grave de la Festival est également très sympathique, parfait pour compléter les séances home cinema sur un écran plat, grâce à l’entrée optique disponible, ou pour agrémenter les soirées entre amis, que ce soit à niveau modéré ou élevé. Une belle réussite, encore peu connue, mais qui a de quoi se battre sans problème face à la concurrence féroce sur le marché de l’enceinte sans fil. Pour conclure, les tarifs des Arena et Festival sont amplement justifiés.

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Spécifications Riva Festival

•3 tweeters, 3 médiums et 4 radiateurs passifs •Puissance : 200 Watts •Dimensions (Lxpxh) : 36,5 cm x 7,87 cm x 18 cm •Poids : 6,44 Kg •Portée Bluetooth : 10 m •Codecs audio compatibles : MP3, ALAC, APE, FLAC, FLAC HD, HLS, WMA Streaming, RTSP and PCM/WAV •Audio haute résolution : jusqu’à 24-bit/192kHz •Son stéréophonique ADX Trillium

Spécifications Riva Arena

• 3 haut-parleurs ADX propriétaires et 3 radiateurs passifs • Puissance : 50 Watts • Dimensions (Lxpxh) : 12,7 cm x 12,38 cm x 18 cm • Poids : 1,36 Kg • Portée Bluetooth : 10 m • Codecs audio compatibles : MP3, ALAC, APE, FLAC, FLAC HD, HLS, WMA Streaming, RTSP and PCM/WAV • Audio haute résolution : jusqu’à 24-bit/192kHz • Son stéréophonique ADX Trillium • Autonomie batterie : en option l’autonomie, 20 heures à 75 dB+ (varie en fonction du niveau d’écoute) •Pack batterie optionnel : 109 €


Le meilleur des deux mondes. Les ingénieurs Marantz ont puisé dans l’expérience acquise lors du développement de la gamme Premium pour l’appliquer à ce remarquable lecteur numérique, premier en son genre. Le ND8006 offre le son Marantz légendaire à partir de littéralement toutes les sources de musique disponibles, en passant par les services de streaming en ligne, la technologie multiroom HEOS, les fichiers audio haute résolution stockés en local, les CD audio, l’AirPlay, le Bluetooth et plus encore. Because Music Matters.

« […] un superbe appareil avec lecteur réseau et lecteur CD à la sonorité chaleureuse ! »

HIGHLIGHT 04/2018

Lecteur CD réseau audiophile ND8006


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ROON

1800 €

avec le Nucleus Il est vrai qu’un petit boîtier ressemblant à un disque dur réseau, superbement carrossé, mais sans capacité de stockage, vendu à 1800 € et auquel il faut ajouter un logiciel à 500 $ pour le faire tourner... On peut se demander si ce n’est pas un peu se moquer du monde audiophile. Pourtant, le système Roon et son serveur Nucleus se révèlent à l’usage bien plus intéressants qu’ils n’y paraissent. Pierre Stemmelin Lorsqu’il est question de produits audio sans-fil et multiroom, on pense généralement à l’accès aux services de musique en ligne. On oublie presque toujours la musique que l’on possède déjà à la maison, à savoir des fichiers que l’on a téléchargés ou une collection de CD-Audio que l’on a transférés sur disque dur. Beaucoup de produits peuvent y accéder en DLNA, mais les interfaces sont souvent archaïques, permettant seulement de parcourir des arborescences de dossiers et fichiers. Roon, dont on entend de plus en plus parler dans les milieux audiophiles, lui, propose une approche beaucoup plus conviviale et moderne, digne des meilleurs services de streaming. Ce système sait gérer les fichiers audio Hi-Res et fonctionner en multiroom. Il est possible de le faire tourner sur un PC, un Mac, un gros disque NAS ou, mieux encore, sur un serveur dédié. C’est cette dernière solution que nous avons testée avec le serveur Nucleus de la société Roon Labs (elle-même).

Mais c’est quoi ce serveur Roon Nucleus ? Comment on le branche et que peut-on faire de ce boîtier mystérieux ? Le serveur Roon Nucleus n’est pas un lecteur réseau, ni un disque NAS, ni d’ailleurs un serveur audio au sens où on l’entend habituellement. Se présentant dans un petit boîtier bardé d’ailettes, il ne possède aucune commande en façade (seulement un bouton d’allumage et de reboot à l’arrière) et aucun connecteur audio classique. Néanmoins, sa mise en œuvre est toute simple. Il suffit de raccorder l’un de ses deux ports USB à un disque dur qui contient vos fichiers de musiques et de brancher le Nucleus au réseau domestique par Ethernet. Le pilotage s’effectue ensuite depuis l’application «Roon remote» disponible sous Android, iOS, Windows et Mac. Dès le premier lancement de l’appli, le Roon Nucleus est repéré sur le réseau. On lui demande


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alors de scanner le contenu du disque dur relié et en un clin d’œil, on accède à toute sa musique classée et rangée par genres, albums, artistes... avec plein d’infos additionnelles. On peut l’écouter directement depuis sa tablette, son smartphone ou son ordinateur, mais ce n’est naturellement pas le but. On peut surtout la diffuser à partir d’un appareil Roon Ready (ils sont de plus en plus nombreux) ou compatible AirPlay. On peut aussi brancher le Nucleus en audionumérique filaire, à un appareil Hifi disposant d’un DAC par le biais de son port USB ou bien de sa liaison HDMI, rare en Hifi, mais très courante en Home Cinéma.

Roon, un système payant, mais que l’on peut essayer avant d’acheter et acquérir pour la vie L’utilisation du service Roon est payante. On peut l’essayer gratuitement pendant 14 jours, mais il faut ensuite acheter une licence annuelle qui coûte 120 $ ou perpétuelle (à vie) pour 500 $. Si vous envisagez d’acquérir un Nucleus, il est donc bien sûr recommandé d’expérimenter gratuitement le système avant de vous décider. Comme on l’a évoqué, Roon peut tourner sur votre ordinateur Mac ou PC, mais pour que ce soit vraiment pratique, cela nécessite de le laisser allumé en permanence. Il est aussi possible de l’installer sur un disque dur NAS. Les modèles Synology ou Qnap sont recommandés. Mais d’après les retours que nous avons reçus d’utilisateurs, le système Roon est assez gourmand en ressources, surtout si on lui demande de la vraie diffusion multiroom avec des flux de musique différents envoyés vers plusieurs pièces et appareils en même temps. Il est donc

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préférable d’installer son «Core» (comme dit Roon Labs) sur une machine dédiée.

Un serveur dédié et totalement optimisé pour Roon... Sur ce point, nous apprécions grandement la franchise de Roon Labs, dont les membres sont des anciens de la marque haut de gamme Sooloos, rachetée il y a quelques années par Meridian. Sur son site web, la marque propose une recette complète pour celui qui désire assembler lui-même un serveur destiné à Roon. Elle indique même les liens Amazon pour commander le boîtier et la carte mère Intel NUC7i3BNH avec processeur i3, la mémoire vive de 4 Go, le SSD de 64 Go pour installer Roon OS dérivé de Linux, ainsi que les options d’upgrade. Le Nucleus est exactement réalisé à partir de cette même plateforme et la marque ne s’en cache pas (bravo !). L’appareil est nettement plus cher que la version «Do It Yourself» (DIY), mais il est livré tout monté, configuré, avec les logiciels installés... bref du clé en main. Il dispose aussi d’un boîtier beaucoup plus haut de gamme que le kit Intel de base. Le but a été d’éliminer le ventilateur pour permettre un fonctionnement totalement silencieux, d’éviter toute vibration parasite, tout en obtenant une température très stable, pour un fonctionnement optimal des composants. Le coffret du Roon Nucleus est donc en fonte d’aluminium massif, disposant de grosses ailettes de refroidissement. À l’intérieur, le processeur Intel i3 est plaqué sur un gros plot de liaison thermique qui appuie légèrement sur la carte mère, fixée par le biais d’amortisseurs à ressorts, afin de la mettre sous

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tension mécanique. Une version Roon Nucleus+ avec processeur Intel i7 et plus de mémoire vive existe aussi. Il est également possible d’installer un disque dur ou SSD de 2,5 pouces dans le boîtier afin d’y stocker la musique directement.

Un coup de cœur ON-TopAudio pour le système Roon Pour être honnête, nous n’avons pas la certitude que le Roon Nucleus soit la septième merveille du monde audiophile en termes de performances. Pour en être sûr, il faudrait pouvoir le comparer en direct à des solutions concurrentes et il n’en existe pas beaucoup. Cependant, ce que nous pouvons affirmer, c’est que nous avons adoré le tester, l’utiliser, jouer et écouter de la musique avec lui. En ce sens, il mérite un coup de coup de cœur ONTopAudio.

Lors de nos tests, dès le premier raccordement au réseau domestique, le Nucleus a immédiatement été identifié par les applis Roon sur notre Mac et notre iPhone. Nous avons connecté à l’un de ses ports USB un disque dur contenant pêle-mêle quelques centaines de fichiers audio HiRes très divers (FLAC, DSD, MQA, WAV...) ainsi qu’une base iTunes regroupant une grosse partie d’une ancienne CDthèque codée en Apple Lossless, mais aussi quelques fichiers en MP3 hasardeux, glanés aux détours du Web. Nous avons aussi établi la connexion réseau avec le dossier «Musique» du disque dur de notre Freebox, accueillant encore une fois de nombreux fichiers audio Hi-Res. En tout, 500 Go et presque 17 000 morceaux de musique ont été très rapidement indexés, reconnus par le système Roon qui les a enrichis de nombreuses informations puisées dans sa base de données en ligne. L’appli Roon est particulièrement agréable à utiliser et invite à un voyage à travers sa bibliothèque musicale. Il y a bien quelques «trous» parfois et incohérences dans les informations, mais en règle générale, l’expérience est réjouissante. Il est possible de faire des recherches en tapant une requête ou de naviguer par artistes, albums, morceaux, compositeurs, genres... Nous avons beaucoup aimé le mode «Découverte», qui permet de voir sa bibliothèque sous différents angles ou encore le mode «Radio» qui enchaîne automatiquement les morceaux de façon très pertinente à partir de ceux que vous avez écoutés précédemment. On se laisse rapidement porter. Roon est une mine d’informations. En sélectionnant un artiste, on retrouve ses albums, ceux auxquels il a participé, les artistes similaires ou qui l’ont influencé. Roon propose des liens vers sa page Web, son profil Facebook, sa page Wikipédia ou son flux Twitter. Roon donne aussi la possibilité de se connecter à Tidal, d’avoir plusieurs profils d’utilisateurs et offre de très nombreux réglages pour personnaliser les affichages. Le serveur Nucleus est conçu pour rester en service en permanence, mais un bouton à l’arrière de son boîtier - que l’on trouve facilement à l’aveugle - permet de l’éteindre et lorsqu’on en a besoin, il redémarre en moins de 2 secondes (véridiquement). Pendant nos tests, nous disposions de deux


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produits Roon Ready : des Dali Callisto 6C avec leur Sound Hub et leur module Bluesound ainsi qu’un ampli Lyngdorf TDAI-3400. Là encore, ils ont immédiatement été identifiés sur le réseau par le système Roon, de même que les périphériques Airplay ou encore les enceintes actives branchées en USB à l’ordinateur de test. Pour chacun, on a la possibilité d’appliquer des traitements DSP ainsi que des courbes d’égalisation.

Roon Nucleus, un serveur audiophile qui s’efface devant la musique Il serait possible de continuer à décrire pendant des pages les possibilités du système Roon tant elles sont riches, mais pour finir il est important de dire quelques mots sur ses performances sonores et celles du Nucleus en particulier. Sur ce point, pendant les essais, nous avons eu la sensation permanente que le Nucleus donnait le meilleur de nos fichiers audio. Avec lui, la restitution est toujours d’une très grande propreté, pleine de finesse et de précision. Nous n’avons noté que de très rares artefacts et coupures. Nous avons aussi et surtout pu écouter certains de nos morceaux en audio Hi-Res, comme nous ne les avions jamais entendus auparavant, depuis une liaison réseau, avec une définition, un sentiment d’aisance et de naturel superbes... En fait, à chaque fois, la restitution nous a semblée si évidente qu’on ne s’est finalement pas beaucoup posé de questions sur les performances sonores. On entendait la signature acoustique des Dali Callisto 6C, celle des enceintes reliées au Lyngdorf TDAI-3400, mais absolument pas celle du Roon Nucleus, qui s’est totalement effacé pour laisser place à la musique. Nous avons enfin branché le Roon Nucleus directement en audionumérique par HDMI sur l’ampli Lyngdorf et en avons tiré le même constat : nous avons eu la sensation de disposer de la meilleure source possible.

Conclusion Pendant nos essais, nous avons bien remarqué quelques pochettes d’albums ou photos d’artistes manquantes, ou encore de petites erreurs d’indexation dues à des tags erronés. Néanmoins, Roon est un système bluffant en tous points. Il est relativement cher dans l’absolu, mais son tarif n’est pas déraisonnable et c’est pour nous un chefd’œuvre en matière d’interface, de logiciel pour les mélomanes et audiophiles.

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Spécifications Nucleus

•Configuration : processeur Intel Core i3 (7e génération), 4 Go de RAM, disque SSD pour le système de 64 Go •Connectique : Ethernet (RJ-45 Gigabit), 2x USB 3.0, HDMI (Thunderbolt 3) •Boîtier sans ventilateur avec emplacement pour disque dur ou SSD 2,5’’ •Système d’exploitation Roon OS •Alimentation externe : 19 V, 3,42 A •Dimensions : 212 x 156 x 74 mm •Poids : 2,5 kg

Notre avis Construction

Equipement

Fonctions

Ergonomie


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SANGEAN Revery R4

On parle encore peu des postes de radio Internet dans le monde de l’audio alors que de nombreux acteurs sont très actifs dans le domaine. Ils sont pourtant aussi bien équipés que les enceintes connectées actuellement très à la mode. Voire mieux, avec la présence d’un tuner FM ou DAB qui offre un accès direct à la musique, même lorsque la connexion au réseau est coupée. Mais surtout, contrairement aux enceintes connectées, les postes de radio Internet sont autonomes, car équipés d’un écran et de boutons qui permettent de se passer d’un smartphone. Le poste Sangean Revery R4 (WFS-58) est le digne représentant de cette catégorie, avec d’autres fonctionnalités bien pratiques que nous allons découvrir. Alban Amouroux

Un écran couleur et des boutons pour un fonctionnement sans smartphone Le Sangean R4 présente un format vertical assez proche des petites enceintes sans fil actuelles, mais légèrement supérieur avec près de 24 centimètres de haut. La grille en métal protège l’unique hautparleur large bande. Juste au-dessus, un pan coupé accueille un écran couleur de 5 par 3,8 centimètres. Dix touches de fonction prennent place sur la face supérieure, où se trouve également l’antenne dépliable pour la radio. Tournons l’enceinte pour découvrir la poignée qui permet de déplacer l’enceinte. La connectique à l’arrière se résume à une entrée auxiliaire et une sortie casque sur prises mini-jack. Il y a également un commutateur pour passer l’enceinte en stéréo si vous l’utilisez par paire. Et il y en a encore en dessous la trappe pour les six piles, qui peuvent être au choix des rechargeables (NiMH) ou des alcalines classiques. Avec les piles insérées, la R4 pèse 1,6 kg. Par ailleurs, si vous insérez des piles rechargeables, l’enceinte fait office de chargeur dès qu’elle est reliée au courant.

Accès aux radios hertziennes, mais aussi à Deezer, Spotify, Qobuz, Tidal... L’installation s’effectue très simplement en utilisant seulement l’écran et les boutons juste au-dessus. La première étape consiste à connecter l’enceinte au

280 €

réseau WiFi. Ensuite, l’enceinte est opérationnelle. L’écran d’accueil affiche les différentes sources : les radios internet, les services de musique sur abonnement, les serveurs du réseau local (NAS), la radio, le Bluetooth et l’entrée auxiliaire mini-jack. Les services musicaux sont au nombre de cinq : Napster, Deezer, Qobuz, Tidal et Spotify. Bien sûr, il faudra entrer les informations de son compte pour profiter d’un ou de plusieurs de ces services. Pour naviguer dans les menus et les différents choix, il faut utiliser les touches, pas toujours aussi simples qu’elles en ont l’air. Elles sont à double fonction pour certaines, ce qui passe encore. Mais comme elles sont organisées sur deux lignes, il manque une croix multidirectionnelle qui aurait été bien plus pratique. Malgré tout, la combinaison de ces touches et de l’écran permet absolument de tout faire : passer d’une source à l’autre, lancer une playlist, changer de webradio, rechercher un artiste ou un morceau précis... L’écran est hyper informatif avec même l’affichage des jaquettes. Il y a également la possibilité d’afficher l’état de la mémoire tampon pour vérifier qu’il n’y a pas de problème de connectivité. On retrouve aussi l’état de recharge des piles affiché en permanence. Enfin, comme sur les radio-réveils et autres postes à l’ancienne, ce poste tout ce qu’il y a de plus moderne est équipé d’une alarme et d’un mode veille. On peut donc se passer de smartphone et de tablette, même si une application de pilotage existe. Elle s’appelle Undok et donne accès à


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peu près aux mêmes fonctions que l’écran, mais présentées complètement différemment. Pour rechercher de la musique dans de longues listes de morceaux et créer des playlists, c’est toutefois plus simple et plus rapide. Undok permet d’accéder à plusieurs postes de radio Internet simultanément pour faire du multiroom facilement, sachant qu’Undok est compatible avec les postes d’autres fabricants comme ceux de Roberts ou Block par exemple.

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Pour aller plus loin, il est toujours possible d’utiliser le poste R4 en stéréo en ajoutant un second exemplaire. Il est prévu pour cela grâce au commutateur à l’arrière. Alors, enceinte sans fil ou poste de radio Internet ? Le Sangean R4 prouve que cette seconde catégorie a de beaux arguments pour se battre.

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Un son toujours très clair pour une utilisation dans toutes les situations Rappelons que le poste Sangean R4 n’est doté que d’un seul haut-parleur large bande qui doit donc reproduire la totalité du spectre. Dans ce cas précis, les extrêmes sont écourtés, ce qui se vérifie à l’écoute. Il n’y a ni l’impact ni la brillance d’une Sonos Play One. C’est bien plus sage et en même temps beaucoup plus passe-partout. C’est idéal sur tous types de sources et de musiques, pour de longues heures d’écoutes sans aucune fatigue et avec toujours une excellente intelligibilité. On peut aussi pousser le volume sans problème si nécessaire, malgré les seulement 10 watts de puissance, finalement bien suffisants. C’est particulièrement utile à l’extérieur pour procurer là encore un rendu sonore clair et propre, sur la terrasse ou dans le jardin par exemple. La tenue en puissance est à ce titre excellente. Si l’on écoute des morceaux plutôt chargés en basse, on veillera à choisir dans la partie égalisation un mode qui réduit ces fréquences pour conserver la clarté et éviter le talonnement dans le grave.

En conclusion : un poste de radio équivalent à une enceinte sans fil, en plus complet Le poste de radio Internet Sangean R4 est synonyme de compromis réussi. Il possède de multiples fonctions audio, l’accès aux quatre services audio sur abonnement les plus courants, la lecture UPnP/DLNA. Il est doublement autonome grâce à son écran et ses boutons qui éliminent la nécessité d’utiliser un smartphone, et à son fonctionnement sur batterie. J’ai d’ailleurs réussi à tenir 6 h 30 en écoute WiFi continue, ce qui est tout à fait satisfaisant. Côté son, on est loin de la haute-fidélité, ce n’est pas ce qu’on lui demande de toute façon. Mais là aussi, le compromis est une réussite. Le rendu est toujours clair et net, et la tenue en puissance est largement suffisante pour pouvoir sonoriser une grande terrasse ou un beau morceau de jardin. Le tout en fonctionnant sur piles. Il suffit le soir de le rebrancher sur une prise pour le recharger pour le lendemain, tout en profitant de la musique dans le salon.

Spécifications

•Webradios / DAB+ (RNT) / FM-RDS •Bluetooth A2DP/SBC/AAC/aptX •Services audio : Deezer, Tidal, Napster, Qobuz, Spotify •Écran couleur LCD 2.4 pouces •Amplificateur Class D, haut-parleur large bande de 8 cm •Fichiers audio : MP3, AAC, WMA, FLAC •Compatibilité UPnP/DLNA •Égaliseur : Flat / Jazz / Rock / Movie / Classic / Pop / News / My EQ •Veille et alarme •Entrée auxiliaire jack 3.5mm •Sortie casque jack 3.5mm •WiFi 2.4/5GHz •Dimensions (lxhxp) : 134 x 216 x 136 mm •Poids : 1,65 kg (avec 6 piles installées)

Notre avis Design/finition

Équipement

Ergonomie

Son


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SONOS

230 €

One (en stéréo)

L’enceinte Sonos One est l’enceinte multiroom sans fil iconique par excellence. Proposée par l’initiateur historique de l’enceinte connectée, son format compact a fait des émules chez tous les acteurs de l’audio et de la tech. Si bien que lorsqu’une nouvelle enceinte sort sur le marché, elle est irrémédiablement comparée à la One. Cette dernière version ajoute en plus le contrôle vocal, et très bientôt la compatibilité AirPlay 2, le protocole multiroom d’Apple dans sa nouvelle version. Pour aller au bout du test, nous avons testé deux Sonos One, en mode stéréo. Alban Amouroux L’enceinte sans fil de référence accueille le contrôle vocal La One est le plus petit modèle de la gamme Sonos. Présentée l’an dernier, mais sortie tout récemment en France chez les revendeurs, elle remplace la Play:1. Le nom est assez proche, le design tout autant. Elles sont globalement identiques, c’est sur la face supérieure que ça se passe. L’ancien modèle avait trois boutons classiques, la nouvelle possède cinq touches sensitives. Et des microphones. La Play One est en effet la première enceinte Sonos à contrôle vocal. Elle intègre pour l’instant le moteur Alexa d’Amazon, non disponible en France. Mais cela ne devrait plus tarder. Plus tard cette année, Google Assistant sera également accessible. Il faudra sélectionner son assistant vocal préféré dans les paramètres. Sonos a prévu cette année de rendre aussi son enceinte compatible avec Apple AirPlay 2, elle sera donc pilotable à la voix depuis Siri. L’arrière de l’enceinte accueille la prise réseau et le bouton d’association. La prise de courant se raccorde sous l’enceinte. Cependant, cette nouvelle Sonos One perd le pas de vis pour une attache murale, alors qu’il était sur la version précédente. Globalement, la Play ONE inspire le sérieux

et le solide. La finition est exemplaire. Elle est sensiblement plus lourde que ses concurrentes, c’est soit qu’il y a des trucs en plus à l’intérieur, soit que le boîtier est plus lourd et plus rigide dans un but d’améliorer le rendu sonore. C’est visiblement la seconde solution qui explique son embonpoint, comme nous le verrons plus loin.

Une égalisation automatique et intelligente pour adapter le son à la pièce L’installation de la One est identique à celle de tous les produits Sonos. On télécharge l’application, on recherche une nouvelle enceinte, celle-ci est immédiatement trouvée, on appuie sur le bouton d’association sur l’enceinte et... c’est terminé. Enfin, dans le cas où vous possédez déjà un appareil Sonos installé. Si c’est le premier, il faudra tout d’abord le connecter à votre réseau WiFi. À l’issue de l’installation, l’application demande si vous souhaitez effectuer un réglage audio automatique appelé Trueplay. L’enceinte va se mettre à jouer des fréquences bien spécifiques tout en vous demandant de vous déplacer dans la pièce en bougeant votre smartphone (Apple uniquement) de haut en bas.


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Rappelons que pour ce test, j’ai deux enceintes Sonos Play One. Lorsque j’ai installé la seconde, une étape supplémentaire est apparue : la possibilité de l’appairer en stéréo avec la première. Super, c’est exactement ce que je veux. Mais le réglage Trueplay est à refaire. En effet, lorsque deux One sont en stéréo, Trueplay doit être effectué en stéréo. L’étape suivante est d’ajouter de la musique accessible depuis l’app. Par défaut, seules les radios Internet sont accessibles (via Tunein). Ici, on piochera dans la longue liste de services disponibles, pour ajouter celui ou ceux pour lesquels on possède un compte. Sonos est par ailleurs le fabricant qui intègre le plus de services audio différents. Enfin, si vous avez déjà de la musique stockée sur un disque dur en réseau, il faudra l’ajouter à la bibliothèque du système. L’application mobile est plutôt simple et efficace, même si je sais que la dernière version en date divise les utilisateurs. Un menu en bas de l’écran permet de naviguer dans les favoris, dans les services musicaux et de changer de pièce. Très pratique, le moteur de recherche retrouve la musique simultanément dans tous les services activés ainsi que dans votre bibliothèque personnelle.

Deux Sonos One pour remplacer la chaîne HiFi et ses enceintes classiques ? Je commence l’écoute avec une Sonos Play One seule. Cela me permet de la comparer avec ses concurrentes. Il est évident dès la première écoute qu’il se passe quelque chose dans cette petite boite. Le son est très vivant, dynamique. Et surtout, le grave est bien au rendez-vous. C’est même étonnant le niveau et le côté percussif que l’on peut obtenir avec la Play One. La petite enceinte Sonos est clairement difficile à battre sur ce terrain. L’aigu est également bien en avant, peut-être un peu trop, même après le passage du réglage Trueplay. Mais on peut le calmer de quelques crans dans les paramètres. Trueplay est très efficace dans le domaine du grave, en le rendant plus propre, moins traînant. Finalement, le rendu subjectif forme une cuvette, avec le médium creusé, et une impression de loudness naturel. Cela fonctionne sur tous les styles musicaux, avec une préférence sur les musiques modernes et actuelles. Passons maintenant en stéréo. Je lie les deux Sonos One et je relance le fameux Trueplay en mode stéréo. J’ai installé les deux Sonos sur mes enceintes habituelles, en mode HiFi. Comparativement à mon système HiFi, il n’y a besoin d’aucune électronique, ni sources, ni préampli, ni ampli. Et puis les Play One sont vraiment minuscules par rapport à des enceintes bibliothèques traditionnelles. Si on compare l’encombrement, les Sonos gagnent haut la main. Et au niveau musical ? Effectivement, passer d’une Sonos One seule, en mono donc, à deux Sonos One en stéréo nous rapproche d’une chaîne HiFi traditionnelle. L’espace

est bien baigné de musique, la scène sonore s’étend d’une enceinte à l’autre. On a toujours ce grave très dynamique et ce côté loudness agréable à défaut d’être totalement respectueux du signal original. Cependant, sur certains morceaux, j’ai l’impression que les enceintes jouent chacune dans leur coin : à gauche ce qui est à gauche, à droite pareil, mais un manque de liaison au centre. Cela dépend des pistes, mais plus les morceaux sont détaillés et bien enregistrés, et plus cette ultra séparation se fait ressentir, au détriment de la cohérence de la scène sonore. Pour retrouver une bonne cohérence, il faut rapprocher les deux Sonos One. C’est sur ce point qu’un bon petit système HiFi d’entrée de gamme sera plus performant et reprendra la main.

En conclusion : la Sonos One conserve sa place de leader La Sonos One n’a pas volé sa réputation de petite enceinte de référence sans fil. Elle coche toutes les cases pour plaire au plus grand nombre. Sa signature sonore n’est pas vraiment hifi, mais elle sait flatter l’oreille pour que les écoutes soient au final très agréables. En mode stéréo, elle peut très bien remplacer tous les éléments d’une chaîne d’entrée de gamme. Ce qu’elle perd en fidélité, elle le fait gagner en encombrement, toujours avec cette écoute dynamique et enjouée. Enfin, n’oublions pas les qualités des produits Sonos en général : accès à tous les services audio connus, facilité d’installation, multiroom fonctionnant à la perfection, et désormais l’intégration des assistants vocaux. À part le Bluetooth, toujours absent chez Sonos, difficile de trouver plus complet.

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Spécifications

•Deux amplis numériques en classe D 1x tweeter + 1x mid-woofer •Égalisation grave et aiguë, loudness •Six microphones à grande portée, pour les assistants vocaux •WiFi : 802.11b/g 2,4 GHz •Port Ethernet : 10/100 Mbps •Bluetooth : non •Dimensions (H x L x P) : 161,45 X 119,7 x 119,7 mm •Poids : 1,85 kg •Prix : 230€ pièce, 460€ la paire

Notre avis Design/finition

Fonctions

Ergonomie

Son


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SONY

200 €

LF-S50G Comme tous les acteurs de l’audio, Sony s’est lancé dans le monde de l’enceinte connectée avec assistant vocal. La LF-S50G repose sur Google Assistant. La partie son est techniquement recherchée afin de tenir compte de la contrainte du volume minimal disponible. Sony a ajouté d’autres petites fonctionnalités absentes chez la concurrence et qui pourraient vous plaire au moment du choix. Alban Amouroux Découverte : Sony vous prend par la main Lorsque l’on retire le haut de la boite, on découvre l’enceinte installée dans un support de calage en mousse. Une fois ces deux éléments retirés, un découvre un gros paquet de documentation. Il y a un manuel de démarrage, un autre d’utilisation, les garanties et licences, et enfin un petit dépliant de prise en main vocale de Google Assistant. L’alimentation se trouve en-dessous, sous la forme d’un transformateur 15V. On note donc deux différences par rapport à la concurrence. La présence de cette documentation exhaustive, et celle d’un transformateur d’alimentation. Habituellement, on a une petite feuille volante qui demande de télécharger l’application mobile, et éventuellement de se connecter au site du fabricant pour trouver aide et manuels. Et le plus souvent, l’alimentation est intégrée à l’enceinte pour qu’un simple câble de courant suffise. Cela prend moins de place sur une multiprises. Concernant la documentation, on n’en attend pas moins d’une multinationale comme Sony habituée à réaliser cela sur la totalité de ses produits.

L’installation est tout ce qu’il y a de plus classique pour ceux qui connaissent les produits compatibles Chromecast et/ou Google Assistant. On utilise l’application mobile Google Home, disponible sur Android et iOS. Dès l’ouverture de l’application, celle-ci voit qu’une nouvelle enceinte n’est pas encore associée. Il suffit de suivre les étapes pour qu’elle se lie à votre compte Google et à votre réseau WiFi. Notez qu’il n’y a pas de prise Ethernet sur cette enceinte. Quelques instants plus tard, la LF-S50G est prête à fonctionner. Elle est également compatible Bluetooth et NFC. Le bouton d’appairage Bluetooth se trouve en bas de l’enceinte à l’arrière, à côté de la fiche d’alimentation. Une petite LED bleue vient confirmer l’association. Une zone NFC un peu plus haut permet l’association sans aucune manipulation, avec un smartphone ou une tablette compatible, juste en l’approchant de l’enceinte. Enfin, à savoir, cette enceinte résiste aux projections d’eau (IPx3), ce qui permet de l’utiliser sans trop de crainte dans une cuisine ou une salle de bain. Le cache, noir ou blanc selon le modèle choisi, peut même se retirer pour être nettoyé à l’eau.


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Utilisation : triple contrôle via l’app, à la voix et aux gestes L’enceinte Sony repose exclusivement sur les protocoles Google Chromecast et Google Assistant. Elle n’a donc pas d’application de diffusion musicale dédiée. En revanche, elle est compatible avec toutes les applications compatibles Chromecast. On va donc utiliser Spotify, Deezer ou YouTube pour “caster” la musique vers la LF-S50G. Dans chacune de ces applications, il y a une petite icône destinée à sélectionner une enceinte compatible vers laquelle envoyer le flux audio. Concernant la diffusion multi pièces, c’est depuis l’app Google Home que l’on crée des groupes de pièces. Ces groupes apparaissent alors comme une seule enceinte dans les listes de lecteurs compatibles des applications de musique. La LFS50G est donc bien compatible multiroom, avec d’autres LF-S50G ou avec n’importe quelle autre enceinte Chromecast Audio (Riva, Bang & Olufsen, etc.). Mais c’est ici que l’on peut profiter du contrôle vocal pour lancer un morceau en particulier, n’importe quelle chanson d’un artiste, une radio web, etc. Le fonctionnement est identique à tout appareil compatible Google Assistant. On commence sa phrase par “OK Google…”, puis on ajoute “... joue Uptown Funk”. L’enceinte répond qu’elle va la chercher sur Deezer, par exemple, et la lance immédiatement. Comme avec tous les appareils Google Assistant, on ne va pas vous cacher que la compréhension n’est pas fiable à 100%. Cela n’a rien à voir avec Sony, mais on se doute bien que l’assistant de Google évoluera et se fiabilisera avec le temps. Pour l’instant, on peut poser des questions simples, jouer à des jeux, ou encore demander la météo des jours à venir. En dehors des appareils de musique, on peut également contrôler un certain nombre d’éléments domotiques pour piloter sa maison à la voix, comme les éclairages Philips Hue. Sony ne s’est pas arrêté là et a ajouté le contrôle gestuel. Il est toujours bien d’avoir à sa disposition quelques touches de fonctions rapides sur l’appareil. Pas mal de ses concurrentes arborent des boutons sur le dessus ou le côté. Ici, aucun bouton physique n’est visible, pour des questions esthétiques peut-être. Pourtant, on peut modifier le volume, changer de piste, mettre en pause. Tout cela s’effectue avec des gestes bien précis. Pour changer de piste, il faut passer sa main au-dessus de l’enceinte de la gauche vers la droite. Pour le volume, il faut dessiner un cercle avec le doigt, à la façon des premières générations d’iPod. Cela ne fonctionne pas à tous les coups, surtout pour le contrôle du volume où il faut s’y reprendre à plusieurs fois. Mais surtout, on retrouve toujours le même souci des interfaces gestuelles : il faut mémoriser les gestes, et une personne extérieure venant chez vous sera incapable de manipuler

l’enceinte sans votre aide. Pour le coup, c’est sympathique si vous vous y habituez, mais on préférera le contrôle vocal, plus moderne !

A l’écoute : la force tranquille du son à 360° La LF-S50G ne mesure que 11 centimètres de diamètre pour 16,2 centimètres de haut. Elle est bien sûr mono, comme toutes ses concurrentes. Plutôt que d’avoir positionné les haut-parleur à la verticale, Sony les a installés à plat. Il y a un haut-parleur de grave de 53 mm, et un médium de 48 mm. Ils sont positionnés à l’horizontale et se font face. Entre les deux, des diffuseurs expulsent le son à 360°. Le hautparleur de grave est relié à une charge en labyrinthe qui augmente les fréquences basses. J’ai effectué les écoutes à partir de ma playlist de morceaux de test sur Deezer. J’ai écouté du funk, de la pop, de l’électro-dance, du jazz… Le rendu global est écourté dans les extrêmes. Il y a peu de

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Spécifications

•Type d’enceinte : mono •Dimension des haut-parleurs : boomerde 53 mm, médium-aigu de 48 mm •Connectivité WiFi, Chromecast, NFC •Moteur vocal Google Assistant •Bluetooth 4.2 (SBC, A2DP, AVRCP) •Dimensions (diamètre x hauteur) : 110 mm x 162 mm •Poids : Environ 750 g •Consommation électrique : 8W ; 0,5W en veille

Notre avis Design/finition

Equipement

Ergonomie

Son


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sous-grave, et peu d’extrême-aigu. La restitution est centrée sur le médium et l’aigu. Celui-ci est tout à fait correct, propre et assez peu coloré finalement. Le manque dans le grave est général sur ce type d’enceintes. Très peu savent faire mieux, à part la Sonos Play One notamment. On n’en tiendra donc pas rigueur à la Sony LF-S50G. Cependant, il est dommage que l’aigu ne file pas plus haut, pour plus de précision et de détails. Techniquement, cela s’explique : le médium large bande posé à plat ne peut pas faire de miracle dans ce domaine. Cependant, tous ces résultats sont contrebalancés par une véritable restitution à 360°. On peut tourner dans la pièce, et même passer derrière l’enceinte : le son est identique où que l’on se trouve. On ne peut pas en dire autant des concurrentes dont les haut-parleurs ne diffusent que dans une direction. Il est vrai que si l’on monte très haut le volume, même si l’enceinte est directive, le son finira quand même par remplir la pièce. Justement, la LF-S50G n’est pas très à l’aise à fort volume. Je conseille de monter à 75% maximum, pas au-dessus. Cela tombe bien, car l’affichage de l’heure sur l’enceinte bascule sur le niveau de volume quand on modifie celui-là, pratique. Au-delà de 75%, la dynamique commence à se tasser, et l’on entend clairement les hautparleurs commencer à talonner, à s’embourber pour tenter de tenir la cadence. Finalement, en restant dans des niveaux de volume raisonnables, cela nous donne un son doux et agréable, parfaitement adapté à une écoute d’ambiance.

En conclusion : une enceinte Google Assistant pratique pour de la diffusion musicale d’ambiance La Sony LF-S50G est une enceinte intelligente pratique avec l’inclusion du Bluetooth. Il ne lui manque qu’une entrée audio auxiliaire. Elle est aussi très pratique grâce à son afficheur pour l’heure et le niveau de volume que l’on ne trouve pas ailleurs. Et bien sûr parce qu’elle se pilote à la voix. L’afficheur rassurera ceux qui passent d’un système HiFi classique avec un écran et des boutons à leur première enceinte sans fil. L’interface gestuelle part d’une bonne intention, mais manquant d’efficacité surtout pour le volume, le contrôle vocal devrait suffire. Côté son, elle est limitée en termes de bande passante et en volume sonore, mais elle le compense par sa diffusion agréable à 360° à niveau modéré qui devrait satisfaire beaucoup de personnes. De toute façon, si l’on recherche de la HiFi, ou même de la sonorisation type boite de nuit, à partir d’une petite enceinte mono à 200 €, il faut clairement revoir ses ambitions. Si vous n’avez pas pour objectif de sonoriser des soirées endiablées, mais si vous écoutez plutôt à un niveau sonore raisonnable, même dans des pièces de volume correct, et que vous souhaitez ajouter un assistant vocal chez vous, alors la LF-S50G est une bonne piste à suivre pour votre première enceinte intelligente.

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TECHNICS

900 €

Ottava SC-C70 Avec cette grosse station d’écoute, Technics, qui est revenu sur le marché de la Hifi en 2014 après plusieurs années d’absence, semble vouloir faire une démonstration de savoirfaire. Car la Technics Ottava SC-C70 est bien plus qu’une grosse enceinte connectée. C’est une minichaîne Hifi moderne, complète et luxueuse, comportant tuners radio, lecteur CD et réseau ainsi qu’une section acoustique 2.1 recherchée. Pierre Stemmelin Une vraie et luxueuse minichaîne Hifi au style presque vintage des années 1990 La Technics Ottava SC-C70 n’est pas totalement lilliputienne, mais finalement relativement compacte si l’on considère tout l’équipement qu’elle embarque. Elle est même assez discrète grâce à sa hauteur contenue. Surtout son esthétique intemporelle un peu surannée, évoquant le style des années 1990, est particulièrement soignée. La façade noire striée d’ailettes, le dessus constitué d’une épaisse plaque d’aluminium avec une bordure de 10 mm, la trappe du lecteur CD en forme de hublot qui s’ouvre par rotation manuelle... donnent une apparence luxueuse et haut de gamme. C’est d’autant plus appréciable que ces éléments de luxe apparent ne cachent aucune indigence technique, au contraire. Le coffret de cette minichaîne monobloc est réalisé de façon très sérieuse, à partir de panneaux de bois, comme celui d’une enceinte Hifi. À l’intérieur, trois compartiments isolés les uns des autres accueillent les voies gauche et droite en façade, chacune équipée d’un tweeter et d’un boomer, ainsi qu’un caisson de grave avec woofer, placé en-dessous et accordé par deux

évents bass-reflex dorsaux. L’amplification est assurée par des circuits JENO (Jitter Elimination and Noise-shaping Optimization) selon une topologie numérique mise au point pour les amplis Hifi haut de gamme de Technics. Elle développe 2 x 30 watts pour les voies frontales de la stéréo et 40 watts pour le caisson de grave intégré.

Ultra-équipée, ultra-connectée, parfois simple, mais aussi parfois un peu compliquée En ce qui concerne les fonctions de cette minichaîne Ottava SC-C70, Technics a, de toute évidence, cherché à en mettre un maximum, quitte à ce que cela devienne parfois un peu confus. Il y a tout d’abord le lecteur de CD-Audio, avec sa jolie trappe en plexiglas fumé transparent sur le dessus. Viennent ensuite les tuners radio pour les émissions analogiques de la FM et celles en numérique hertzien du DAB. À cela s’ajoutent des entrées pour des sources externes : une mini-jack pour l’audio analogique, une optique Toslink pour l’audionumérique, un port USB pour lire les fichiers d’un périphérique de stockage et une liaison sans-fil Bluetooth comprenant le codec AAC.


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La Technics Ottava SC-C70 peut par ailleurs se connecter au réseau domestique aussi bien en WiFi que par Ethernet. Elle intègre un moteur vTuner pour recevoir les webradios. Elle est compatible AirPlay et Spotify Connect. Son appli de pilotage, «Technics Music App», donne accès au service de musique Tidal (à condition d’y être abonné) ainsi qu’à plusieurs réglages. Cela fait donc beaucoup de possibilités d’usages différents à gérer. Pour certaines, l’ergonomie est réussie. On apprécie la présence de touches physiques sur le panneau supérieur en aluminium pour régler le volume et d’un pavé tactile de commandes. Ces dernières permettent de lancer la lecture, arrêter, ou mettre en pause ; de balayer les pistes, fichiers, stations de radio ou favoris ; de sélectionner la source ou le service ; de mémoriser jusqu’à 50 présélections. La télécommande est également claire. Elle ajoute un accès direct à certaines sources, mais aussi aux menus de paramétrage ou de réglage de tonalité grave, médium et aigu. Pour ce qui est des fonctions connectées, nous avons remarqué que la Technics Ottava SC-C70 n’aime pas trop les réseaux Wi-Fi utilisant un protocole de cryptage un peu ancien. En dehors de ce point, l’AirPlay ne pose pas de problème, que ce soit pour la connexion initiale au réseau Wi-Fi ou pour lancer la lecture de musique depuis n’importe quelle appli sur un iPhone, par exemple. En revanche, l’appli «Technics Music» est loin d’être un exemple d’ergonomie et d’intuitivité. Certaines fonctions portent aussi à confusion comme «Spotify» et «Tidal», proposés dans la sélection des sources, mais qui ne peuvent être utilisés directement depuis la télécommande ou les commandes disponibles sur le coffret de la Technics Ottava SC-C70. Un tour dans le mode d’emploi est souvent nécessaire pour essayer de comprendre.

Sur le terrain : les ingénieurs japonais de Technics ne se sont pas pris la tête pour rien Bien qu’elle soit trop basique et aussi trop compliquée à notre goût, l’appli «Technics Music» présente tout de même un avantage. Elle propose un paramétrage acoustique automatique, grâce au microphone d’un iPhone ou iPad, en fonction de la pièce et de l’emplacement de l’Ottava SC-C70. Et cette optimisation (baptisée Space Tune), bien qu’elle s’effectue à partir d’un seul point de mesure d’écoute optimal, offre plutôt de bons résultats. D’une manière générale, on peut dire que les ingénieurs de Technics ont déployé beaucoup de matière grise pour élaborer la section acoustique de cette minichaîne. Cela s’entend dès les premières notes de musique. L’image stéréophonique n’est pas aussi large que celle d’une vraie chaîne Hifi utilisant deux enceintes indépendantes. Mais elle est bien là, offrant une différenciation tout à fait perceptible des canaux gauche et droit et

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même une étonnante sensation d’étagement en profondeur. Le grave peut avoir un rendu légèrement pneumatique lorsque l’on pousse fort le volume. En contrepartie, il est musclé, percutant, plein de densité même à faible volume, ce qui ajoute à la sensation d’ampleur de la scène sonore. Ce grave est en outre bien maîtrisé, comme le reste du spectre, qui distille beaucoup de détails tout en conservant de la finesse et une certaine douceur. L’équilibre tonal, légèrement physiologique, est réussi. On note que les timbres pourraient avoir un poil plus de naturel et d’aération. Néanmoins, on reste impressionné par l’énergie et la puissance acoustique que délivre cette minichaîne, compte tenu de sa compacité et de son prix finalement très raisonnable.

Conclusion Il est vrai que ses commandes sont parfois un peu agaçantes et demandent de l’apprentissage au début. Malgré tout, nous avons passé de bons moments à l’écoute de cette minichaîne Technics Ottava SC-C70 à niveau modéré, moyen ou très élevé. Elle se montre convaincante sur tous les styles, que l’on écoute un petit air de musique Classique ou un morceau de Rap furieux. La musique passe avec douceur ou énergie, avec de la consistance et de l’équilibre, sans que l’on se pose de question.

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Spécifications

•Lecteur CD et Tuners FM/DAB/DAB+ intégrés •Puissance : 2 x 30 (1 kHz, sous 6 Ω, à 1 % de DHT) + 40 watts (70 Hz, sous 4 ohms, à 1 % de DHT) •Haut-parleurs : 2x tweeters de 20 mm, 2x boomers/ médiums de 8 cm, woofer de 12,5 cm •Connectique : entrées audio analogique sur mini-jack et numérique sur optique Toslink, Bluetooth, port USB Host, •Ethernet, Wi-Fi, prise d’antenne FM/DAB •Protocoles réseau : AirPlay, Spotify Connect, DLNA, Technics Music App avec Tidal •Formats acceptés (sur USB ou en DLNA) ; jusqu’en PCM 24 bits/192 kHz et DSD 5,6 MHz •Dimensions : 45 x 14,3 x 28 cm •Poids : 7,8 kg

Notre avis Fabrication

Fonctions

Ergonomie

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VSSL A6

3500 €

Quand on entend multiroom, on pense immédiatement aux enceintes sans fil et connectées disponibles aujourd’hui chez de nombreux fabricants. Mais bien avant d’être sans fil, le multiroom existait depuis longtemps en filaire. Ce type de système centralisé distribue la musique vers chaque pièce de la maison à travers des câbles pour haut-parleurs. Ils existent toujours, même s’ils ont forcément beaucoup moins de succès qu’avant. VSSL a décidé de s’engouffrer dans cette voie, tout en innovant pour proposer une centrale multiroom filaire totalement au goût du jour. Alban Amouroux

Un boîtier de la taille d’un amplificateur stéréo, mais qui peut sonoriser six pièces de la maison La VSSL A.6 présente en effet une taille assez classique. Elle pourra être installée dans un rack technique facilement puisqu’elle mesure deux unités en hauteur sans les pieds, soit 88 mm. La face avant est quasiment vide, si ce n’est la présence d’un voyant central qui valide la mise sous tension, et six petite LEDs à droites qui s’allument selon la ou les zones en fonctionnement. Aucun bouton marche/ arrêt à l’avant n’est présent, il se trouve à l’arrière. A l’arrière justement, on découvre aussi sur la droite ce qui correspond aux six zones. On a à chaque fois une entrée ligne analogique sur prises RCA et un connecteur pour une paire d’enceintes. Ce connecteur fait appel à un bornier Phoenix à vis toujours bien pratique. La centrale sera centralisée, comme son nom l’indique (!), et c’est d’elle que partiront les câbles haut-parleurs vers toutes les enceintes de la maison. C’est quelque chose à prévoir au moment de la construction ou de la rénovation, bien qu’un passage en baguettes soit toujours possible. L’avantage est qu‘aucun appareil

ne traîne dans aucune pièce de la maison, il n’y a que les enceintes (éventuellement encastrées). Et puis au final, ça ne fait qu’un seul appareil branché sur le courant. Sur la gauche, on a la prise réseau Ethernet. Juste à côté, un petit switch permet de choisir si la centrale est tout le temps allumée ou bien si elle ne s’allume qu’en présence d’un signal audio. Enfin, deux paires de prises RCA “BUS” complètent l’ensemble. Ce sont deux entrées générales, dénommées BUS1 et BUS2 qui pourront être distribuées vers plusieurs zones simultanément. Par exemple, on a un lecteur CD que l’on veut raccorder aux zones 4, 5 et 6. Plutôt que d’utiliser des câbles en Y, il suffit de raccorder le lecteur CD sur l’entrée BUS1. Dans les menus, on sélectionnera le BUS1 comme source principale pour les zones 4, 5 et 6. Il y a également des sorties BUS OUT. Elles servent habituellement à chaîner deux centrales. On pourra ainsi bénéficier des mêmes sources audio sur 12 ou 18 zones avec une ou deux autres VSSL A.6. Le menu de configuration de la centrale permet même de sélectionner n’importe laquelle des sources reliées en entrée des zones 1 à 6 et de la renvoyer sur les BUS OUT.


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Découverte de l’application mobile, simple d’aspect mais hyper configurable L’application mobile VSSL n’est pour l’instant disponible qu’en anglais. Les fonctionnalités sont assez compréhensibles pour que ce ne soit pas trop un problème. Elle est compatible iOS et Android. Une fois l’application installée, on tombe directement sur l’écran principal listant les six zones. On peut voir si chacune d’elle est en fonction ou non, quel type de source est en cours d’écoute et régler le volume. Le menu général accessible en haut à gauche donne accès à trois possibilités: “statut des zones”, “paramétrage” et “éteindre toutes les zones”. Le paramétrage offre tout un tas de réglages qui commencent par le niveau sonore du mode interphonie (paging). J’y reviens plus loin. Ensuite, on va pouvoir gérer les zones une par une, ainsi que les sorties BUS. On peut aussi remettre la centrale dans sa version sortie d’usine. Le statut des zones est un peu équivalent à l’écran principal, il affiche en vert les zones qui sont allumées, avec une petite icône à droite qui confirme la source en cours : AirPlay, Spotify, etc. Après avoir sélectionné une zone, de nouveaux paramètres sont disponibles : cacher une zone inutilisée, renommer la zone, choisir l’une des entrées analogiques, configurer la sortie en mono, régler le volume maximum, activer l’égaliseur. Comme on le voit, on peut personnaliser entièrement son système, et chacune des six zones, de façon très pointue. La dernière fonctionnalité accessible depuis la petite icône de microphone en haut à droite est un interphone. On appuie dessus, on sélectionne la zone voulue et on enregistre un message. Une fois que l’on relâche le doigt, la musique est coupée dans la zone en question et le message est lu. Idéal pour appeler les enfants à venir à table.

A l’utilisation, la diffusion musicale dans toute la maison est d’une simplicité enfantine La VSSL A.6, de par sa connexion réseau, est compatible avec Apple AirPlay, Google Chromecast et Spotify Connect. Concrètement, c’est comme si on avait six bornes AirPlay, ou six Chromecast

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Audio, ou encore six lecteurs Spotify. Mais ici, on a les trois simultanément. Techniquement, c’est la réalité puisque chaque zone a sa propre adresse IP. Le mode party qui rassemble toutes les zones a lui aussi une adresse IP dédiée. En Apple AirPlay, lorsque l’on appuie sur la petite icône de partage, on a bien les six zones et le mode party qui apparaissent comme points de reproduction sonore. Depuis un smartphone ou une tablette, on va pouvoir utiliser Deezer ou YouTube, par exemple, et envoyer la musique dans la pièce de son choix. Si on utilise un Mac, le menu «son» dans la barre des tâches affiche bien les différentes zones disponibles. Avec Spotify Connect, le principe est le même. Depuis l’app Spotify, on appuie sur l’icône de partage audio et on retrouve bien les sept possibilités offertes par la centrale VSSL. Chromecast fonctionne encore une fois à

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Spécifications

•Zones : 6 •Canaux d’amplification : 12 •Puissance : 50 Watts /canal à 8/4 ohms •Entrées : réseau Ethernet, 6 entrées analogiques locales, 2 entrées analogiques BUS •Compatible AirPlay, Chromecast, Spotify Connect, Google Assistant •Sorties : 2 sorties analogiques BUS •Egaliseur : 7 bandes graphiques par zone •Rapport signal/bruit : >101 db •Réponse en fréquence : 20Hz-20kHz •Alimentation : 115-230 VAC 60/50 Hz auto switch •Installation en rack : 2U •Dimensions (lxhxp) : 432 x 119 x 356 mm •Poids : 7,9 kg

Notre avis Construction

Equipement

Ergonomie

Son


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l’identique. Toutes les applications qui permettent de “caster vers” listent bien toutes les zones et le mode party. Il faut ajouter la compatibilité avec Google Assistant. Depuis l’app Google Home, on doit associer les zones au contrôle vocal. Ensuite, il suffit de demander à son assistant vocal Google l’écoute de tel ou tel morceau dans telle zone pour que la musique démarre. Le mode party rassemble les six zones, mais on peut aussi le personnaliser. On pourra alors exclure certaines zones. À tout moment, depuis la page d’accueil de l’app, on a la main sur le volume général du mode party, mais aussi celui indépendant de chaque zone concernée par le mode party. D’ailleurs, cette centrale est la seule solution à ma connaissance qui permet de créer des groupes de zones AirPlay prédéfinis ! Avec tout autre appareil AirPlay, on ne contrôle qu’une seule zone à la fois. A ce sujet, VSSL attend les spécifications finales d’AirPlay 2 avant de pouvoir annoncer ou non une mise à jour possible de la centrale en ce sens. Le passage d’une source à une autre est par ailleurs superbement exécuté. La source maître, c’est l’entrée analogique. Mais vous pouvez très bien passer à AirPlay, puis à Spotify et revenir sur la source analogique. A chaque fois, quelques secondes d’attente suffisent pour basculer automatiquement sur la source suivante ou celle écoutée précédemment. J’ai fait le test dans tous les sens, ça marche à tous les coups : à aucun moment vous n’avez besoin de switcher manuellement ou dans l’app quoi que ce soit. Qu’en est-il de l’écoute ? J’ai pu tester la VSSL A.6 sur des enceintes encastrables Bowers & Wilkins de milieu de gamme. Sans égalisation, le rendu sonore est plutôt performant, avec de la tenue dans le grave et une belle ambiance sonore. Le son ne reste pas collé aux enceintes comme avec certaines autres solutions. L’égalisation 7 bandes permet de

flatter un peu plus l’oreille si nécessaire en ajoutant un petit côté loudness. C’est amplement suffisant pour du multiroom et vous pourrez sans crainte investir dans des enceintes dédiées de qualité.

En conclusion : la centrale multiroom filaire nouvelle génération La centrale VSSL A.6 est l’une des dernières survivantes d’un marché de plus en plus restreint. Le multiroom ne rime plus qu’avec petite enceinte sans fil désormais. Si on a la chance de pouvoir passer des câbles haut-parleur un peu partout dans son habitation, il ne faut pas hésiter ! On peut toujours utiliser des lecteurs audio comme le proposent Sonos, Bluesound, Heso ou MusicCast si on a envie. Il suffit de les empiler à l’endroit centralisé où arrivent tous les câbles. Mais avec la A.6, on obtient la même chose, soit six zones dans un seul et même appareil. Les facilités d’usage au quotidien sont évidentes avec des moyens de sélection modernes comme AirPlay, Chromecast et Spotify Connect. Cela permet d’écouter tout ce qui existe en musique dématérialisée ou streamée. Les services audio ne sont évidemment pas intégrés à l’app, mais en contrepartie, ils sont tous compatibles. Si vous avez encore des sources analogiques comme un tuner FM, un lecteur CD ou une platine vinyle, vous pouvez en raccorder jusqu’à six à la centrale. Et puis il y a cette qualité sonore très agréable qui saura satisfaire toute personne intéressée par de la diffusion multiroom, que ce soit avec des enceintes bibliothèques posées sur des étagères ou des modèles encastrables dans les murs et les plafonds. Ergonomie, qualité sonore, fonctionnalités modernes, la VSSL A.6 est pour moi la centrale multiroom filaire de référence actuellement. Pour ceux qui ont moins de pièces que ça, une version A.3, pour 3 zones, sera bientôt proposée.

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