ON-mag (2021-4) : audiophile connecté, déconnecté, nomade

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mag juillet/août 2021-4

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écouteurs, enceintes, casques… à l’essai

L’AUDIOPHILE CONNECTÉ, DÉCONNECTÉ, NOMADE…

COMPARATIF

AVEC

5 smartspeakers : sont-elles aussi musicales que bavardes ?

Amazon, Bose, Bang & Olufsen, Bowers & Wilkins, Clearaudio, Devialet, Grado, Google, Harman Kardon, JBL, LG, Sony, Yamaha…

SÉLECTION

Les meilleurs écouteurs True Wireless


U N E B E O S O U N D E X P LO R E D U R A B L E

SEULS LES PLUS RÉSISTANTS ATTEIGNENT LE SOMMET.

b a n g - o l u f s e n .c o m


SOMMAIRE Le Showroom p.6 : Beats, Dynaudio, iFi Audio, Naim Audio, Nikon, Nothing ear, Po-Ject, Sonus Faber, Syng Cell, Xgimi, Yamaha Comparatif : 7 smartspeakers p.14 : Amazon Echo 4ème Génération p.16 : Bose Home Speaker 300 p.18 : Google Nest Audio p.20 : Harman Kardon Citation One MkII p.22 : JBL Link Portable p.23 : LG Xboom Go PL7 p.24 : Pure Discovr Comparatif : 3 enceintes sono box p.28 : JBL Partybox 310 p.30 : LG Xboom OK75 p.32 : Sony MHC-V83D Les casques p.36 : Bang & Olufsen Beoplay Portal p.38 : Grado SR325x p.40 : Yamaha YH-E700 Les écouteurs p.44 : Ausounds AU-Stream Hybrid p.46 : Bowers & Wilkins PI7 p.48 : Devialet Gemini p.50 : JBL Tour Pro+ TWS p.52 : Sennheiser IE900 p.54 : Sony WF-1000Xm4 p.58 : Soundcore Liberty Air 2 pro

Les DACs p.62 : Astell & Kern Dual DAC Amplifier Cable PEE51 p.63 : iFi Audio Hip-Dac Les enceintes et systèmes sans fil p.66 : Bang & Olufsen Beolit 20 p.68 : Bang & Olufsen Beosound Level p.70 : Como Audio Musica p.72 : Dali Katch G2 p.74 : Q Acoustics Active 400 p.76 : Ruark R3 p.78 : Sonos Roam p.80 : Sony SRS RA3000 p.82 : Triangle Aio Twin Les 2 platines vinyles bonus p.86 : Audio-technica AT-LP120XUSB p.88 : Clearaudio Concept Active MM Les sélections ON-mag p.92 : Les meilleurs amplis Hifi à moins de 1500 € p.96 : Les meilleurs écouteurs True Wireless

Ce magazine vous est proposé par ON-Mag.fr Diffusion, distribution et reproduction soumises à conditions. Tous droits réservés. Communication et publicité : Manuel Courbo (régie Catset), mcourbo@gmail.com, 06 61 09 14 46 Rédaction : Manuel Courbo, Alexandra Bellamy, Guillaume Fourcadier, Sylvain Pichot et Pierre Stemmelin

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T60RPSTEREO HEADPHONES

www. hamysound. com Tél .:0147884702 I nf or mat i onetpoi nt sdevent e


LE SHOWROOM


SHOWROOM

Dynaudio met à jour sa série Emit : les meilleures enceintes Hifi d'entrée de gamme du marché ? À par�r de 730 € la paire. + d’infos sur ON-mag.fr

iFi Audio Zen Stream : lecteur audiophile de musique en réseau en mode relax avec expérience complète. 400 €. + d’infos sur ON-mag.fr

6 ON-mag >> juillet/août 2021-4


Écouteurs Beats Studio Buds : du silence, de la couleur et des pommes sans fil dans les oreilles. 150 €. + d’infos sur ON-mag.fr

Nikon Z fc : appareil photo hybride moderne, mais au look délicieusement rétro. 1000 € nu. + d’infos sur ON-mag.fr

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SHOWROOM

Naim Sols�ce Special Edi�on : pla�ne vinyle, électroniques dédiées très exclusives et Hifi High End. 17 000 €. + d’infos sur ON-mag.fr

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Vidéoprojecteurs nomades Xgimi MoGo Pro et Halo pour profiter d’une grande image partout avec Android TV. 600 et 800 €. + d’infos sur ON-mag.fr

Sonus Faber Lumina II et Lumina V : la série d'enceintes Hifi et Home Cinéma du facteur italien s'étoffe. 1100 et 2600 € la paire. + d’infos sur ON-mag.fr ON-mag >> juillet/août 2021-4 9


SHOWROOM

Pro-Ject Debut Pro : 30 ans et déjà les noces de pla�ne, célébrées avec un magnifique modèle. 750 €. + d’infos sur ON-mag.fr

Syng Cell Alpha : l'enceinte haut de gamme connectée et triphonique qui promet la révolu�on sonore immersive. 1800 $. + d’infos sur ON-mag.fr

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Nothing ear (1) : la hype transparente qui veut révolu�onner les écouteurs true wireless. 100 €. + d’infos sur ON-mag.fr

Yamaha YH-L700A : le mélomane japonais annonce un casque Bluetooth et ANC haut de gamme, bercé par le son 3D. 500 €. + d’infos sur ON-mag.fr

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R3

SYSTÈME CONNECTÉE Avec R3, nous vous proposons une enceinte connectée, mais pas uniquement. Son design élégant en fera un accessoire de choix dans le salon, la cuisine ou dans un bureau pour profiter pleinement de vos musiques dématérialisées ou de votre bibliothèque CD.

www.ruarkaudio.fr - Tél. : 04 50 17 00 49


COMPARATIF

SMARTSPEAKERS


TEST

AMAZON Echo 4e génération L’enceinte intelligente Amazon Echo de quatrième généra�on marque une rupture avec les modèles précédents et semble avoir a�eint la maturité. Répondant aux commandes vocales du système Alexa, elle adopte un design sphérique, offre la possibilité de contrôler tous les objets connectés de la maison et elle promet un son plus ample, plus puissant qu’auparavant. par Sylvain Pichot Une enceinte tout en rondeur avec un fil à la patte, L’enceinte connectée Amazon est déclinée en plusieurs coloris.. Son design est totalement sphérique à l'exception de sa base plate recouverte de caoutchouc pour assurer la stabilité. Son habillage est en grande partie en tissu fin, beaucoup plus fin que celui du modèle Harman Kardon Citation One MKII ou de la Google Nest Audio. Sur le dessus trônent quatre touches revêtues de silicone qui permettent de gérer le volume, de couper le microphone et de demander manuellement l’attention d’Alexa. L’enceinte est plutôt compacte . Un anneau lumineux est intégré à la base pour signifier certaines actions. Comme l’Harman Kardon Citation One MKII, la Bose Home Speaker 300 ou la Google Nest Audio, l’Amazon Echo 4e Gen est une enceinte qui fonctionne lorsqu’elle est branchée à une prise de courant secteur et on ne peut donc pas l’emporter avec soi pour une promenade. Elle est WiFi et Bluetooth, mais propose également une entrée/ sortie audio mini jack 3,5 mm. La prise permet à la fois de brancher une autre source, mais également de sortir l’audio vers un autre système audio pour le rendre connecté. C’est plutôt rare et cela peut être pratique. Étant donné qu’il s’agit d’un produit Amazon, il est normal de voir l’assistant Alexa intégré, évitant d’avoir à passer par un smartphone. Vous pouvez donc lui poser directement vos questions ou piloter les objets connectés présents à la maison. Pour sa configuration, il faut passer par l’application Alexa (toujours aussi fouillis). Cette étape est très simple et ne nécessite que quelques secondes, comme avec Google Home. Une fois l’enceinte intégrée dans l’application, il est possible d’en modifier quelques paramètres comme l’activation de la sortie ou de l’entrée du signal pour la prise mini jack, l'association avec d’autres enceintes compatibles, l’activation des gestes tactiles, etc. Notez aussi l’accès à une page de réglages pour les graves, les médiums et les aigus. La reconnaissance de la voix est satisfaisante. Il faut dire que quatre microphones sont à l’écoute. Il n’est

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80 €

pas nécessaire de parler trop fort pour être entendu par l’enceinte qui est prompte à répondre.

À l’écoute, un son chaleureux et plutôt puissant l’Echo 4e Gen intègre un woofer de 76 mm dirigé vers le haut et deux tweeters de 20 mm orientés horizontalement. Cette organisation lui permet de délivrer un son stéréo relativement ample. Il peut convenir pour sonoriser une chambre, une cuisine, mais sera malgré tout trop limité pour un salon. Le son est assez chaleureux avec un bon niveau de basses. Les graves ne sont pas aussi imposants que ceux délivrés par la Citation One MKII d’Harman Kardon, mais sans modifier les réglages, on profite d’un bon équilibre général puisque les autres fréquences sont aussi bien traitées et surtout bien reproduites. L’enceinte est finalement assez équivalente à la Google Nest Audio, aussi bien en termes de gabarit que de rendu sonore. L’Echo 4e Gen est très légèrement supérieure à l’enceinte de Google sur les morceaux de musique dynamiques et rythmés, produisant un son qui ne manque pas de précision. La Google Nest Audio est plus pertinente pour écouter des musiques plus exigeantes, plus techniques, demandant plus de précision, comme des morceaux de guitare acoustique, par exemple.

Spécifications •Type : enceinte connectée avec assistant vocal •Haut-parleurs : 1x woofer 7,6 cm, 2x tweeters 2 cm •Puissance : non communiquée •Connectivité : Bluetooth, WiFi, audio mini jack 3,5 mm (entrée et sortie) •Assistant vocal : Alexa intégré •Dimensions enceinte (l x p x h) : 144 x 144 x 133 mm •Poids : 970 g

Notre avis


Savez-vous que vous étranglez votre ampli ?

Quasiment tous les câbles d’enceinte ont une impédance caractéristique – et je ne parle pas là d’impédance, plus fréquemment connu sous le nom de résistance CC. Je parle des caractéristiques du câble qui est de 75Ω pour votre connectique de câbles et de 300Ω pour votre antenne bifilaire. L’un des réels défis de notre monde audio est que l’impédance des enceintes n’est jamais homogène sur l’ensemble de la gamme audio ni sur la totalité de la bande passante qui est nécessaire à une bonne réponse transitoire. Ceci explique pourquoi au niveau des enceintes, il est spécifié “impédance nominale” - et également pourquoi il n’existe aucune valeur d’impédance caractéristique des câbles d’enceinte qui est bonne. Il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer l’effet “mélasse” engendré par l’impédance caractéristique des câbles d’enceinte étranglant ainsi la capacité de l’amplificateur à fournir du courant – et c’est d’éliminer toute impédance caractéristique. Les câbles d’enceinte Technologie ZERO de chez AudioQuest éliminent l’interaction entre le positif et le négatif qui définit l’impédance caractéristique d’un câble – lorsqu’il n’y a pas d’interaction, il ne peut y avoir d’impédance caractéristique. Les câbles Tech ZERO bénéficient des mêmes ingrédients de design superbes utilisés dans les autres modèles AudioQuest: la Diélectrique par Polarisation, la Dissipation du Bruit, les métaux de Surface Parfaite etc., mais optimisés comme jamais auparavant. Bonne écoute à vous quand vous aurez enfin l’opportunité de vraiment entendre votre amplificateur ! William E. Low


TEST

BOSE Home Speaker 300 L’enceinte Home Speaker 300 fait par�e de la série de produits Bose développés pour une maison intelligente aux côtés des Smart Speaker 500 et Portable Smart Speaker. Elle intègre les assistants Google et Alexa et propose une diffusion sonore sur 360 degrés. par Sylvain Pichot

La Bose Home Speaker 300 est déclinée en deux finitions (noire et argentée). Elle est plus compacte que sa grande sœur et sans écran. Mais il n’est pas question d’aller se promener avec l’enceinte, même sur la terrasse, puisqu’il lui faut une source d’électricité pour fonctionner. Aucune batterie n’est prévue à la différence de la Portable Smart Speaker de la marque ou des JBL Link Portable, Pure DiscovR et LG Xboom Go PL7 de notre comparatif. Le design de la Bose Home Speaker 300 est assez similaire à celui de sa grande sœur puisqu’elle propose une section ovoïdale, un revêtement lisse sur la partie supérieure et une grille qui l’entoure dans sa quasi-totalité. Celle-ci cache les hautparleurs diffusant le son sur 360 degrés. Le dessus est identique à la Smart Speaker 500 avec plusieurs touches sensitives, dont six permettant d’enregistrer des raccourcis vers des présélections (listes de lecture des services de streaming ou webradios via TuneIn). On peut également sélectionner la source utilisée (Bluetooth ou entrée auxiliaire par mini jack), gérer directement la lecture du média en cours et couper le microphone pour préserver la confidentialité du foyer. L’enceinte intègre les assistants Google et Alexa d’Amazon ; vous avez le choix. Il est donc possible de leur poser des questions directement sans avoir un smartphone à proximité comme on peut le faire avec la JBL Link Portable (Google), la Google Nest Audio, l'Harman Kardon Citation One MKII ou la Pure DiscovR (Alexa). Rappelons que la LG Xboom Go PL7 nécessite d’avoir un téléphone à côté pour que les ordres vocaux soient concrétisés. L’enceinte est WiFi et Bluetooth, ce qui permet de jouer de la musique directement, mais seulement depuis un appareil à la fois. Elle supporte également le système AirPlay 2 d’Apple. Il est donc possible de profiter de toutes les plateformes de streaming de musique et l’enceinte est également Spotify Connect. Elle peut être groupée avec d’autres enceintes depuis l’application Google Home et aussi être associée à certains autres modèles Bose pour une ambiance sonore élargie. La Bose Home Speaker 300 peut fonctionner en autonomie ou être couplée à l’application Bose

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240 € Music pour étendre ses fonctionnalités et notamment gérer les touches de présélection. L'appli Bose Music joue le rôle de concentrateur audio avec un accès direct à vos comptes Amazon Music, Spotify et TuneIn, comme pour les autres appareils de la marque. On peut y modifier le niveau de graves et d’aigus et entrer dans les paramètres de l’enceinte.

Du son 360 degrés pour quoi faire ? À la différence de la Smart Speaker 500, la Home Speaker 300 propose un son monophonique. Celuici est donc diffusé sur 360 degrés, mais, nous avons un peu de mal avec ce principe pour une enceinte qui doit rester branchée et qui donc, par définition n’est pas amenée à se déplacer, à moins d’avoir une prise au milieu de la pièce, ce qui n’est pas vraiment courant. L’enceinte est équipée d’un haut-parleur large bande dirigé vers un déflecteur acoustique pour une large diffusion tout autour d’elle. Le son produit est assez puissant vu le gabarit de l’appareil. Il se montre relativement équilibré à un volume raisonnable, mais chute et se décompose lorsqu’on écoute plus fort. Toutefois, pas la peine de monter beaucoup le son pour profiter d’une bonne dynamique et d’une certaine ampleur pour remplir une petite pièce. Les aigus sont un peu oubliés, mais l’ensemble reste cohérent et satisfaisant.

Spécifications •Type : enceinte connectée avec assistant vocal •Haut-parleurs : 1x haut-parleur large bande •Puissance : non communiquée •Connectivité : Bluetooth, WiFi, mini jack 3,5 mm •Assistant vocal : Google Assistant et Amazon Alexa intégrés •Dimensions (h x L x l) : 161 x 142 x 102 mm •Poids : 900 g

Notre avis


DALI

OPTICON MK2 PASSION POUR LE DÉTAIL La gamme d’enceintes OPTICON MK2 se démarque par une conception et des performances sonores de premier ordre. Quelle que soit votre source, une chaîne haute fidélité, un système home cinéma ou encore en streaming, les moindres détails du signal sonore seront reproduits avec la plus grande précision et un naturel à vous couper le souffle. Très polyvalente, la gamme OPTICON MK2 vous propose six enceintes dont le format et l’élégance permettront une intégration idéale au sein de votre intérieur.


TEST

GOOGLE Nest Audio Disponible depuis quelques mois maintenant, l’enceinte connectée Google Nest Audio vient remplacer la Google Home. Elle se propose d’être l’une des pierres angulaires de votre maison connectée, pilotée par son assistant vocal intégré, et en même temps de sonoriser une pièce.

100 €

par Sylvain Pichot

La Google Nest Audio se présente comme un grand galet en hauteur avec un revêtement en tissu acoustique. Elle n'est certes pas tout à fait aussi agréable à l’œil et au toucher que l’enceinte Harman Kardon Citation One MKII, mais deux fois moins chère tout de même. La Nest Audio est relativement compacte. Proposée en gris clair ou noir, elle est particulièrement sobre, car aucun bouton n’est apparent, du moins sur sa face avant puisqu’à l’arrière, on trouve tout de même un bouton-poussoir permettant de couper physiquement les trois microphones intégrés pour éviter de capter le moindre « Ok, Google » qui pourrait survenir. L’enceinte propose pourtant des commandes : volume + ou – et lecture/pause. Pour augmenter le volume, il suffit de poser le doigt sur le coin supérieur gauche. Pour le baisser, on appuie doucement dans le coin droit en haut et pour mettre en pause, il suffit d’appuyer au centre, toujours en façade. C’est pratique et permet de conserver un design extrêmement épuré, agréable. Comme sur la Citation One MKII et la JBL Link Portable, quatre petites diodes sont visibles à travers le tissu à l’avant pour indiquer le niveau du volume ou marquer le fait que l'enceinte est à l’écoute. La seule connectique disponible est celle servant à l’alimentation électrique. La Google Nest Audio ne possède pas de batterie. L’installation et sa configuration sont aussi simples que celles de l’enceinte connectée Citation One MKII d’Harman Kardon ou de la JBL Link Portable. Il suffit de lancer l’application Google Home pour l’intégrer à une « maison » et, le cas échéant, pouvoir ensuite l’associer avec d’autres enceintes pour faire de l'audio multiroom, par exemple. Deux enceintes peuvent être groupées pour fournir un son stéréo. La Google Nest Audio est compatible Bluetooth. Il est ainsi possible de jouer directement de la musique depuis un appareil mobile, sans configuration spécifique. Mais l’intérêt reste tout de même de l’intégrer dans l’habitat en connexion WiFi pour qu’elle puisse répondre aux questions et piloter des objets connectés, le cas échéant. La

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reconnaissance de la voix est très satisfaisante, l’enceinte arrivant à capter votre voix même si vous n’êtes pas nécessairement dans la même pièce.

Un rendu convaincant avec de bonnes petites basses Le son de l’enceinte Google Nest Audio est monophonique. Il est délivré par un boomer de 7,5 cm et un tweeter de 1,9 cm installés vers l’avant de l’appareil pour un son directionnel. On a droit à un rendu audio particulièrement chaleureux avec suffisamment de graves à notre goût et surtout vu le gabarit de l’enceinte. Avec les réglages par défaut (il est possible de moduler les basses et les aigus depuis l’application Google Home), elle propose un son qui est très dynamique, peut-être pas autant que celui délivré par la Citation One MKII d’Harman Kardon, mais d’une très bonne tenue. La scène sonore est large et l’ensemble se montre équilibré tant qu’on ne monte pas le volume à fond et sur plusieurs styles de musique. Une écoute jusqu’aux deux tiers est largement suffisante pour sonoriser avec une certaine réussite une chambre ou un tout petit salon, la Citation One MKII permettant d’aller un peu plus loin. Les voix se détachent très bien des instruments, ce qui est très agréable à l’écoute et permet d’avoir un ensemble assez cohérent.

■ Spécifications •Type : enceinte connectée avec assistant vocal •Haut-parleurs : woofer de 7,5 cm, tweeter de 1,9 cm •Puissance : non communiquée •Connectivité : Bluetooth, WiFi •Assistant vocal : Google intégré •Dimensions (L x l x h) : 124 x 78 x 175 mm •Poids : 1,2 kg •Consommation en veille : 1,5 watts

Notre avis


Al ’ i ma g ed ec e u xq u il e sé c o u t e n t

Car t esd’ ext ensi onpourl esi nt égr ésAccuphase DAC50:Conver t i sseurnumér i que/anal ogi que AD50: Pr éampl ipourcel l ul ephonoMM/ MC Li ne10: Ent r éel i gnesuppl ément ai r e


TEST

HARMAN KARDON Citation One MKII L’enceinte connectée Harman Kardon Cita�on One MKII est l'entrée de gamme de la série Cita�on qui comporte également les modèles Cita�on 100 MKII, Cita�on 200, 300, 500, MB 700, BAR, SUB, Tower et Surround. Intégrant l’Assistant Google, elle propose une fonc�on mul�room et un revêtement en �ssu pour mieux se fondre dans votre déco.

200 €

par Sylvain Pichot

L’enceinte Harman Kardon Citation One MKII est proposée en plusieurs teintes, ce qui n’est pas le cas des autres modèles de la série Citation. Elle est en effet déclinée en gris clair, noir, bleu ou rose. Elle peut ainsi s’harmoniser avec à peu près n’importe quel intérieur, d’autant qu’elle affiche un design que nous trouvons particulièrement réussi. À l’image des autres modèles Citation, elle est recouverte d’un tissu acoustique Kvadrat habillant une forme cylindrique avec une base légèrement plus large que le sommet. Celui-ci est rehaussé par un liseré chromé lui conférant une petite touche luxueuse. Comme la Bose Home Speaker 300 ou l’Amazon Echo 4e génération, cette enceinte n’a pas vocation à aller se promener, à la différence des Pure DiscovR, LG Xboom Go PL7 ou JBL Link Portable. À l’image de la Home Speaker 300, sa surface supérieure est un « centre de contrôle » sensitif permettant de gérer le volume, de couper le microphone intégré, de sélectionner une source Bluetooth ou de lancer manuellement l’assistant vocal. L’installation de l’enceinte est très simple puisqu’il suffit de passer par l’application Google Home pour démarrer la configuration automatique de l’appareil afin de l’intégrer au sein d’une « maison » pour en profiter pleinement. Équipée du WiFi et du Bluetooth, elle peut être associée à d’autres enceintes aussi disponibles sous Google Home. En outre, elle est également compatible avec le système Apple AirPlay 2 pour faire aussi du multiroom. À la différence de l’enceinte connectée LG Xboom Go PL7, mais à l’image des enceintes connectées Pure DicovR, JBL Link Portable, Google Nest Audio et Bose Home Speaker 300, elle n’a pas besoin d’un smartphone à proximité pour écouter vos questions et piloter des objets connectés. L’enceinte est accessible exclusivement sans fil car elle ne propose aucune entrée auxiliaire, contrairement à la Pure DicovR, la Bose Home Speaker 300, la LG Xboom Go PL7 ou l’Amazon Echo 4e génération qui en sont pourvues. La reconnaissance de la voix est tout à fait

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satisfaisante avec une bonne captation, même si on n’est pas à proximité de l'enceinte.

Un son équilibré, large et dynamique L’enceinte Harman Kardon Citation One MKII est équipée d’un woofer de 8,9 cm et d’un tweeter de 2 cm de diamètre. L’ensemble délivre un son directionnel malgré la forme de l’enceinte qui pourrait laisser penser qu’elle propose de l’audio sur 360 degrés. Il est monophonique et d’une puissance de 40 watts, selon le fabricant. Le rendu est très équilibré et nous lui avons trouvé une bonne cohérence. L’enceinte ne manque pas de puissance même si elle reste trop faible pour sonoriser l’intégralité d’un grand salon. Elle peut parfaitement convenir pour équiper une chambre où elle remplit l’espace grâce à un son d’une certaine ampleur. L’écoute est plutôt chaleureuse avec un bon niveau de basses. Les voix des chanteurs de Country (par exemple) sortent très bien et se détachent des instruments qui les accompagnent. Les musiques électroniques sont aussi bien loties, profitant d’un certain dynamisme et d’un bon niveau de basses. Pour des titres plus fins et plus exigeants, l’enceinte tente de tenir, mais accuse tout de même quelques difficultés sur les sons les plus aigus. L’ensemble se montre toutefois très homogène et agréable à l’écoute pour un prix raisonnable.

Spécifications •Type : enceinte connectée avec assistant vocal •Haut-parleurs : 1x woofer 8,9 cm, 1x tweeter 2 cm •Puissance : 40 watts •Connectivité : Bluetooth, WiFi •Assistant vocal : Google intégré •Dimensions (L x l x h) : 140 x 140 x 188 mm •Poids : 2 kg

Notre avis


LE PLUS GRAND CHOIX D’ENCEINTES CONNECTÉES Retrouvez les dernières générations d’enceintes WiFi et Bluetooth sur Son-Vidéo.com, sélectionnées parmi les meilleurs fabricants : Sonos, Audio Pro, Bang & Olufsen, Devialet, Elipson, KEF, Klipsch, Cabasse, Marshall, Yamaha, B&W, Denon... Faites votre choix parmi plus de 150 modèles pour écouter tous les services de musique en ligne (Qobuz, Spotify, Deezer, Apple Music, etc.), les radios Internet ou les fichiers stockés sur un ordinateur ou un NAS distant. Qu’elles soient Bluetooth, WiFi, Airplay ou dotées d’assistants vocaux, les enceintes connectées dernière génération savent conjuguer à merveille design et performances musicales. Photo : Son-Vidéo.com Paris Est, 309 av. du Gal de Gaulle, Champigny-sur-Marne DU LUNDI AU SAMEDI, 9H-13H ET 14H-18H


TEST

JBL Link Portable L’enceinte JBL Link Portable peut aussi bien être u�lisée à la maison qu’en promenade puisqu’elle est équipée d’une ba�erie prome�euse de 8 heures de musique non-stop. Ce�e enceinte étanche, remplaçante du modèle JBL Link 20, dispose de Google Assistant intégré et diffuse le son sur 360 degrés autour d’elle.

150 €

par Sylvain Pichot

La JBL Link Portable est déclinée en plusieurs coloris, ce qui lui permet de se distinguer des autres modèles de notre comparatif qui s’affichent plutôt en noir ou en gris. À la maison, elle s’installe sur son socle de recharge sans fil, mais elle peut également être très facilement déplacée pour être posée n’importe où dans la maison ou dehors. Certifiée IPX7, elle est donc étanche, peut résister à la pluie et elle peut même être totalement immergée pendant quelques minutes si elle tombe malencontreusement dans une piscine. La JBL Link Portable est recouverte d’un tissu sur tout son pourtour. Le dessus est en caoutchouc souple. On y trouve deux touches sensitives pour gérer le volume et un bouton central pour faire appel à l’assistant Google qui est ici intégré. Son utilisation ne nécessite donc pas de smartphone à proximité puisqu’elle est connectée directement au WiFi domestique pour piloter des objets connectés ou répondre à vos questions. L’enceinte est aussi Bluetooth. Il n’y a pas d'entrée filaire hormis une prise USB-C qui sert uniquement à la recharger si vous n’avez pas son socle sous la main. À l’arrière, un bouton permet de couper le microphone pour assurer la confidentialité. Un voyant indique (très grossièrement) le niveau de la batterie. L’enceinte est compatible avec Chromecast (merci au système Google intégré) et supporte aussi l'AirPlay 2 d’Apple. Elle peut ainsi être associée à d’autres enceintes pour créer un environnement multiroom. Comme il s’agit d’une enceinte WiFi, elle se configure via l’application Google Home et elle est ensuite disponible au sein des applications Spotify, Deezer ou Apple Music, par exemple. Il est aussi possible de l’utiliser, plus directement, via le Bluetooth. Lorsque l’enceinte est allumée, on peut voir quelques LED blanches en façade à travers le tissu indiquant le niveau du volume, comme sur la Google Nest Audio. Pour déclencher l’assistant, il suffit de dire "OK Google" et l’enceinte se met automatiquement à votre écoute même si elle est en train de diffuser de la musique. La reconnaissance de la voix est satisfaisante, ne nécessitant pas d’élever la voix plus

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que la normale. Il n’y a pas d’application JBL spécifique dédiée à l’enceinte.

Un rendu équilibré sur 360 degrés Dotée d’un unique haut-parleur de 5 cm de diamètre, l’enceinte JBL Link Portable propose un son sur 360 degrés, bien équilibré à un volume raisonnable. Elle peut tout à fait convenir pour sonoriser un petit espace comme un bureau, mais elle n’ira pas beaucoup plus loin malgré une diffusion homogène dans l’espace qui l’entoure. Le rendu audio est chaleureux avec un peu de basses, juste ce qu’il faut pour ne pas en faire trop. L’enceinte se montre dynamique sur des titres Électro et Métal. Alors que la LG Xboom Go PL7 mise plutôt sur le bas du spectre audio, la JBL est plus dans le bas-médium, ce qui fait qu’elle ne peut pas produire autant dans les basses, paraissant plus limitée. En extérieur, il ne faut pas s’en éloigner pour en profiter pleinement, environ 2 mètres maximum, selon nous. Prometteuse de 8 heures d’autonomie avec une charge complète, nous avons pu en profiter pendant à peu près 8 heures avec le volume réglé à moitié, ce qui est conforme à l’annonce faite par le fabricant. De ce point de vue, elle se place bien derrière la LG Xboom Go PL7 avec ses 20 heures de musique non-stop.

Spécifications •Type : enceinte connectée avec assistant vocal •Haut-parleurs : 1x haut-parleur large bande de 5 cm •Puissance : 20 watts •Connectivité : Bluetooth, WiFi, USB-C (pour la charge) •Assistant vocal : Google intégré •Dimensions (h x diamètre) : 170 x 88 mm •Poids : 735 g

Notre avis


LG Xboom Go PL7 L’enceinte connectée LG Xboom Go PL7 vient compléter par le haut la série des Xboom Go PL du fabricant sud-coréen. Ce dernier s’est associé à Meridian Audio pour développer une enceinte Bluetooth nomade avec la possibilité d’interroger l’Assistant Google et proposant une ambiance lumineuse au rythme de la musique.

140 €

par Sylvain Pichot

LaLG Xboom Go PL7 veut jouer à la fois la carte de la portabilité et de la transportabilité grâce à un format compact. Elle pèse 1,5 kg, ce qui permet effectivement de l’emporter à peu près partout avec soi - d’autant qu’elle est certifiée IPX5, pouvant résister à des projections d’eau mais tout de même pas à l’immersion. Elle arbore le même design que les autres modèles Xboom Go PL avec un toucher soft très agréable. Deux halos lumineux peuvent s’animer aux extrémités. L’enceinte possède une prise USB-C permettant de la charger, une prise USB-A pour recharger un smartphone et une entrée audio auxiliaire mini jack 3,5 mm. Il y a trois boutons pour gérer le rythme des éclairages, organiser la connexion de deux sources Bluetooth en mode multipoint et pour passer en mode « Fête» afin de jumeler jusqu’à 100 enceintes de la marque. Les connectiques et les boutons sont protégés par un cache en caoutchouc souple. L’enceinte est Bluetooth (SBC et ACC) mais pas WiFi. Quelques touches sur le dessus permettent de contrôler l’appareil : marche/arrêt, Bluetooth, volume, lecture/ pause et fonction Sound Boost. L’enceinte peut utiliser l’application LG Xboom sur un smartphone Android ou iOS mais cela n’est pas obligatoire. Toutefois, cette application permet de régler les effets lumineux sur l’enceinte mais également d’en personnaliser le rendu audio en activant le mode Sound Boost. L’application affiche le niveau de batterie et peut aussi servir de lecteur puisant dans les titres audio enregistrés sur votre téléphone. En termes d’assistant vocal, l’enceinte propose Google ou Alexa, selon les dispositifs possédés à la maison. L’assistant n’est pas intégré et demande l’utilisation conjointe d’un smartphone. Pour déclencher le système, il faut appuyer 3 secondes sur le bouton Lecture/pause de l’enceinte. L’assistant se lance automatiquement sur votre téléphone, celui-ci devant être à proximité. Poser votre question ou piloter un objet connecté est ensuite possible. Le cas échéant, le son de la réponse est diffusé par les haut-parleurs de

l’enceinte. Il faut alors relancer la lecture de la musique manuellement si vous étiez en train d’en écouter.

Un son chaud et une bonne autonomie La LG XBoom Go PL7 est équipée de deux transducteurs large-bandes de 5,8 cm installés vers les extrémités et deux radiateurs passifs au centre, derrière la grille en façade. La puissance annoncée est de 30 watts. Le rendu sonore est très équilibré, chaleureux, très punchy et convient parfaitement à des musiques rythmées et majoritairement dynamiques. D’ailleurs, l’enceinte ne manque pas de dynamisme. Celui-ci peut même être exacerbé par la fonction Sound Boost mais qui a plus tendance à dénaturer le signal original qu’à le sublimer tout en le portant plus haut pour un usage en extérieur, par exemple. Les voix ne sont pas étouffées pour autant, profitant d’un rendu clair et parfaitement intelligible. L’enceinte a plus de mal sur les sonorités aiguës et avec des titres plus acoustiques, ce qui est normal vu sa configuration de haut-parleurs. LG promet 24 heures d’autonomie avec une charge complète sans éclairage, nous avons pu profiter de la LG XBoom Go PL7 pendant à peu près 20 heures avec le volume à moitié, ce qui en fait l’une des enceintes nomades les plus endurantes du marché.

Spécifications •Type : enceinte connectée avec assistant vocal •Haut-parleurs : 2x woofers, 2x radiateurs passifs •Puissance : 30 Watts •Connectivité : Bluetooth, audio jack 3,5 mm, USB-C et A •Assistant vocal : Google ou Alexa Amazon compatible (nécessite l’utilisation d’un smartphone) •Dimensions (l x p x h) : 245 x 98 x 98 mm •Poids : 1,5 kg

Notre avis ON-mag >> juillet/août 2021-4 23


TEST

PURE DiscovR Avec un concept original qui consiste à appuyer sur sa par�e supérieure pour en faire sor�r les haut-parleurs, l’enceinte connectée Pure DiscovR est disponible depuis quelques mois sur le marché et intègre l’assistant Alexa d’Amazon. Diffusant le son sur 360 degrés, elle permet également une écoute mul�room via AirPlay 2. Équipée d'une ba�erie, elle offrirait jusqu’à 15 heures d’écoute non-stop en balade. par Sylvain Pichot La Pure DiscovR affiche un design pour le moins original. De loin, elle peut paraître assez classique. Mais lorsqu’on s’en approche et pour l’allumer plus particulièrement, il faut appuyer sur sa partie supérieure afin de déployer ses haut-parleurs. Ceuxci sont effectivement camouflés dans le châssis de l’enceinte lorsqu’elle est au repos. L’enceinte bénéficie d’une coque en aluminium au coloris argent ou noir, au choix. On a aussi droit à un halo lumineux qui s’anime lorsqu’on approche la main de l’appareil. Notez que le fabricant livre uniquement le câble USB-C vers USB-A pour la recharge et c’est à vous de trouver un bloc d’alimentation chez vous qui corresponde. Toujours sur le dessus de l’enceinte, il y a une surface tactile avec plusieurs commandes. Pour régler le volume, on fait glisser son doigt sur un cercle au centre. Si on appuie exactement au centre, on met en pause ou on relance la lecture. On peut aussi passer au titre suivant ou revenir au précédent en tapant deux ou trois fois. Une touche permet de couper les deux microphones. Une autre zone permet de changer de source (Bluetooth, WiFi ou auxiliaire) tandis qu’une autre permet de lancer l’assistant vocal, ici Alexa d’Amazon. Une autre touche sensitive donne la possibilité d’activer la fonction Music Discovery : un dispositif qui identifie la musique que vous écoutez afin de l’ajouter à votre liste de lecture. Notez qu’il est possible d’utiliser les quatre coins de la face supérieure pour attribuer des raccourcis d’Alexa. Pour une configuration complète, l'enceinte doit être associée à une application disponible pour les smartphones sous Android ou iOS, Pure DiscovR. Incompatible avec le système Chromecast, elle n’est pas disponible au sein de Google Home. En revanche, elle supporte la technologie Apple AirPlay 2 afin de pouvoir être associée à d’autres enceintes et de faire du multiroom. On la trouve également au sein de l’application Spotify via Spotify Connect. L’application Pure DiscovR permet de régler le volume, de renommer l’enceinte, de gérer un délai avant sa mise en veille et d’associer les comptes de streaming à Music Discovery et à Alexa.

24 ON-mag >> juillet/août 2021-4

200 €

Du son sur 360° avec une bonne tenue La Pure DiscovR est équipée d’un boomer de 7,62 cm ainsi que de deux tweeters de 3,1 cm. Elle délivre un son sur 360° qui se révèle plutôt dynamique aux premiers abords et surtout vu le gabarit assez compact. Les musiques électroniques et le Métal sont assez bien lotis même si ces styles musicaux ne profitent pas d’une ampleur extraordinaire. On dispose d’un niveau de basses assez satisfaisant. Le son est plutôt équilibré avec une bonne tenue lorsqu’on pouse le volume. Celuici ne doit toutefois pas à être à plus des trois quarts au risque d’une perte de la cohérence du spectre audio. Les voix sont légèrement ternes et nous aurions apprécié d’avoir plus de portée. L’enceinte convient aux petites pièces qu’elle peut remplir, mais au-delà, elle est trop limitée et n’est pas pensée pour cela. Malgré une baisse de prix importante depuis sa sortie et donc un meilleur rapport qualité/prix, elle révèle un son en retrait par rapport à la LG Xboom Go PL7 et un rendu audio moins chaleureux et moins précis que celui assuré par l’Harman Kardon Citation One MKII qui est actuellement vendue au même prix. Pure annonce une autonomie de 15 heures avec une charge complète. Nous avons pu en profiter pendant près de 14 heures en continu, mais c’est en deçà de l’autonomie de la LG Xboom Go PL7.

■ Spécifications •Type : enceinte connectée avec assistant vocal •Haut-parleurs : woofer de 7,62 cm, 2 tweeters 3,1 cm •Puissance : 45 Watts •Connectivité : Bluetooth, WiFi, 1x USB-C (pour la charge), 1x audio jack 3,5 mm •Assistant vocal : Alexa intégré •Dimensions enceinte ouverte : 110 x 110 x 144 mm •Poids : 950 g

Notre avis



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L’enceinte extérieure portable la plus puissante !

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Quatre haut-parleurs de 7,62 cm Ampli caisson de basse : 60W RMS Classe D Ampli stéréo : 2 x 30W RMS Classe D Dimensions : 63,5 x 28 x 28 cm Poids net : 11,34 kg

audiomarketingservices.fr/marques/soundcast/


COMPARATIF ENCEINTES SONO BOX


TEST

JBL Partybox 310 Alors que JBL dispose dans son catalogue de plusieurs modèles d’enceintes pour les soirées, la Partybox 310 fait figure de milieu de gamme chez le fabricant. Proposant un son puissant, un fonc�onnement sur ba�erie, la possibilité d’u�liser de nombreuses sources et quelques effets de lumière, elle peut vous aider à ambiancer vos fêtes en intérieur comme en extérieur. par Sylvain Pichot

Un design pensé pour aller se promener jusqu’aux bords des piscines L’enceinte JBL Partybox 310 vient succéder à la Partybox 300 et se positionne entre la version la plus puissante, la Partybox 1000, et la plus "modérée", la nouvelle Partybox 110 (qui remplace la Partybox 100). Assez imposante, mais pas autant que la LG Xboom OK75 et encore moins que la Sony MHCV83D, elle mesure 325,6 mm de large pour 367,8 mm de profondeur et 687,7 mm de hauteur pour un poids d’un peu plus de 17 kg. On peut la déplacer très facilement grâce à un système de poignée rétractable intégré comme sur les valises de voyage. Deux roulettes en plastique semblant très robustes sont installées à la base pour faire rouler l’appareil. C’est le meilleur système des trois enceintes pour soirée que nous avons testées puisque la Sony et la LG ne proposent que des poignées intégrées pour les faire avancer sur leurs roulettes, obligeant à être collé à l’enceinte ce qui ne facilite pas son déplacement. Sinon, pour les plus costauds, il y a aussi sur la JBL deux autres poignées, l’une en haut et l’autre entre les roulettes, pour porter l'engin à bout de bras. L’enceinte JBL Partybox 310 propose un design assez sobre avec un revêtement en plastique légèrement texturé. Toutes les touches de fonction et les connectiques sont protégées par une surface en caoutchouc souple pour les rendre résistantes aux éclaboussures. Ce n’est pas le cas sur la Sony MHC-V83D ni sur la LG Xboom OK75 qui doivent nécessairement rester à l’écart des points d’eau. En façade, toute la place est réservée aux hautparleurs installés derrière une grille métallique. Sur le dessus de l’enceinte, il y a les boutons de

28 ON-mag >> juillet/août 2021-4

500 € contrôle qui profitent d’un rétroéclairage blanc, pratique dans le noir. Il y a là le nécessaire pour commander la musique, gérer le volume, activer la fonction "Bass Boost", sélectionner la source, activer les effets lumineux, augmenter ou diminuer le niveau des basses, des aigus et de l’effet d'écho (ou réverbération). Notez également la possibilité de déclencher trois effets DJ assignables depuis l’application JBL Partybox. La partie supérieure propose aussi un logement pour accueillir une tablette tactile ou un smartphone à laisser sur l’enceinte pour sélectionner les titres que l'on souhaite diffuser ou pour suivre une partition, par exemple. C’est très bien pensé. L’enceinte peut être positionnée verticalement ou horizontalement, vers la gauche ou vers la droite, avec des patins en caoutchouc prévus à cet effet installés sur les deux côtés. Elle peut également trouver sa place en haut d’un pied afin d’assurer une meilleure dispersion du son dans la pièce ou en extérieur. L’enceinte JBL Partybox 310 peut être utilisée avec ou sans application. On peut effectivement lui envoyer du son via le Bluetooth depuis un smartphone ou utiliser ses connectiques pour


brancher une source. Pour cela, elle propose une prise USB (compatible MP3, WAV et WMA). Celle-ci peut aussi servir à recharger votre smartphone. Il y a également une entrée auxiliaire jack 3,5 mm et deux prises jack 6,35 mm pour un microphone et/ou une guitare avec la possibilité de gérer le volume indépendamment avec un potentiomètre ainsi que le gain, ajustable à l'aide d'un petit tournevis, ce qui est cette fois assez bizarre et peu pratique, peutêtre pour limiter les mauvaises manipulations de la part des musiciens. L’enceinte peut être "chaînée" avec d’autres modèles en liaison filaire ou en stéréo sans fil avec la fonction TWS (True Wireless Stereo). L’application JBL Partybox permet de contrôler sommairement l’enceinte, notamment en ce qui concerne la lecture de médias. Elle sert aussi à modifier les effets lumineux ou à choisir l’un des effets DJ disponibles comme le klaxon, les applaudissements, le scratch ou le fameux "Are You Readyyyy ?", la base de toute bonne soirée. L’enceinte JBL Partybox 310 renferme une batterie, ce qui est pratique pour la faire fonctionner en rase campagne. Comptez sur une perte de 5% par heure de fonctionnement environ pour une écoute au quart du volume maximum en Bluetooth et avec le jeu de lumière activé. On doit donc pouvoir l’utiliser sans craindre de coupure pendant au moins 15 heures d’affilée. L’enceinte s’éteint automatiquement après quelques minutes d’inactivité. Son allumage demande 3 secondes. Le fabricant propose un connecteur à relier à un chargeur qui se branche sur la prise allume-cigare d’une voiture pour les grandes virées. Concernant la lumière proposée par l’enceinte, celle-ci émane des deux haut-parleurs frontaux et peut être animée par plusieurs thèmes sélectionnables directement sur le haut de l’appareil ou depuis l’application. Il y a également quatre stroboscopes à lumière blanche qui peuvent se déclencher indépendamment. Cela sert de lumière d’appoint - sauf pour les stroboscopes qui diffusent assez largement dans une pièce sombre.

À l’écoute, des basses, des basses et encore des basses L’enceinte JBL Partybox 310 est équipée de deux haut-parleurs de grave de 6,5 pouces (16,5 cm) et deux haut-parleurs de médium/aigu de 2,5 pouces (6,35 cm). Elle possède une sortie d'évent bassreflex à l'arrière. La puissance totale délivrée est de 240 watts RMS, selon le constructeur. À moins que nous ne soyez un fondu de basses ou que vous installiez l’enceinte sur un pied, donc en hauteur où elle pourra moins exprimer tout son potentiel en basses, la touche Bass Boost ne devrait pas être utile. En effet, l’enceinte délivre un son particulièrement chaud, puissant et précis malgré

tout. On retrouve les sonorités JBL qui ne font pas dans l’excès, mais dans la maîtrise des signaux pour passer une bonne soirée, baignée par une musique dynamique qui ne manque de rien. Les basses sont vraiment solides, les médiums présents et les aigus assez doux pour être agréables. Le son reste de bonne tenue même à son niveau maximum.

Spécifications •Type : enceinte de soirée •Haut-parleurs : 2x woofers de 16,5 cm, 2x transducteurs de médium/aigu de 6,35 cm •Puissance : 240 Watts •Connectivité : Bluetooth, 1x audio jack 3,5 mm, 1x USBA, 2x microphone/guitare jack 6,35 mm •Dimensions (l x p x h) : 325,6 x 367,8 x 687,7 mm •Poids : 17,42 kg

Notre avis Fonctions

Ergonomie

Connectivité

Qualité sonore

ON-mag >> juillet/août 2021-4 29


TEST

LG Xboom OK75 Précédemment, nous vous avons proposé le test de l’enceinte nomade avec assistant vocal LG Xboom Go PL7 qui n’a rien à voir avec l’enceinte de soirée Xboom OK75 que nous testons ici. La première est parfaite pour diffuser une musique d’appoint alors que la deuxième est pensée pour les soirées et autres spectacles ; elle peut délivrer jusqu’à 1000 wa�s de puissance avec effets lumineux et DJ. par Sylvain Pichot

Design racé avec des poignées pour la transporter L’enceinte LG Xboom OK75 est plus massive que la JBL Partybox 310, mais moins que la Sony MHCV83D. Elle affiche des dimensions de 360x330 mm de base pour une hauteur de 925 mm, ce qui permet d’avoir sa surface supérieure bien à niveau. Son poids est de 20 kg. Si la JBL peut être facilement déplacée grâce à son système de poignée extractible, avec la LG, c’est un peu plus délicat puisque l’enceinte propose trois prises dont une vers l’arrière qui permet d’incliner l’enceinte et de la faire rouler sur ses deux roulettes (qui ont l’air moins robustes que celles de l’enceinte JBL) tout en restant pratiquement en contact, ce qui est moins ergonomique que sur la JBL Partybox 310. On y arrive malgré tout. Comme la Sony MHC-V83D, elle n’est pas spécialement protégée contre les éclaboussures ou les intempéries, à la différence de la JBL Partybox 310 qui peut s’approcher d’un point d’eau sans trop de risque. Le design de l’enceinte LG Xboom OK75 est plus découpé que celui de la JBL, mais nettement moins racé que celui de la Sony. Elle se tient droite comme un i, tel un totem en position verticale et ne peut pas être orientée horizontalement comme le propose l’enceinte JBL Partybox 310. Impossible aussi de l’installer en haut d’un pied. En façade, elle arbore une très large grille métallique qui protège les trois woofers alors que les tweeters sont placés derrière des protections en plastique, suffisantes pour éviter qu'on les touche malencontreusement. On peut également voir le lecteur de CD/DVD en façade ainsi que les deux entrées pour microphones entourant le récepteur infrarouge de la télécommande livrée avec l’appareil. Celle-ci est plutôt complète et permet, à une certaine distance, de piloter les principales

30 ON-mag >> juillet/août 2021-4

400 € fonctions de l’enceinte. C’est bien pensé. L’enceinte peut être liée, sans fil, à une autre pour une ambiance encore plus dynamique. La partie supérieure de l’enceinte est beaucoup plus fournie que celle de la JBL Partybox. En effet, on trouve de très nombreux boutons pour contrôler non seulement la musique (lecture, pause, stop, retour, avance, éjection de la platine CD), mais également pour appliquer des effets. Il y a même deux platines rotatives qui permettent de scratcher pendant la lecture d’un morceau. Notez par exemple la possibilité de faire une boucle sur un extrait. Encore mieux, pour faire monter la pression sur la piste, une molette peut être poussée afin de déclencher un effet puissant avant un changement de rythme, par exemple. Bref, il est possible de laisser parler le DJ qui sommeille en vous pour animer la fête sans aucune connaissance de la musique, juste en se laissant porter par le rythme. Les effets sont nombreux et assez amusants. Deux ports USB sont disponibles pour y insérer des clés USB avec des contenus audio. Un afficheur est également proposé pour avoir quelques


informations sur le titre en cours de lecture ou sur la source utilisée. C’est pratique. La fonction Karaoké élimine (assez bien) les paroles des chansons jouées pour vous permettre de chanter par-dessus avec les microphones branchés en façade. En plus des prises microphones et de deux ports USB, l’enceinte est également équipée d'un port audio RCA à l’arrière ainsi que du Bluetooth. Il est possible de connecter jusqu’à trois smartphones simultanément. Il y a aussi une entrée optique numérique, une entrée analogique jack 3,5 mm et une antenne FM permettant de capter la radio. Enfin, plus anecdotique, l’enceinte peut fonctionner, sans fil, avec une télévision LG. Il n’est pas question ici de batterie puisque l’enceinte doit être branchée à une prise secteur pour fonctionner. Elle peut être utilisée seule ou associée à une application, LG Xboom, la même que celle qui accompagne les petites enceintes de la marque. On peut y gérer les préréglages : standard, afro, arabic, india, salsa, samba, forro, etc. Il est également possible de sélectionner l’effet DJ, de créer des boucles audio, de changer les effets lumineux et de piocher dans une liste de lecture de morceaux. En revanche, on ne peut pas accéder à un service d’écoute de musique en ligne. Étant donné qu’une personne peut mixer en se tenant à côté de l'enceinte, nous aurions plutôt inversé les commandes. Avec la disposition retenue par LG, l'utilisateur se trouve placé devant les hautparleurs, ce qui peut nuire à la diffusion du son. On peut d'ailleurs adresser le même reproche à l’enceinte Sony MHC-V83D. Comme la JBL Partybox 310, la LG Xboom OK75 propose quelques effets lumineux. Ceux-ci sont diffusés en façade uniquement via deux barres de LED blanches, l’une en haut et l’autre en bas. Notez que la barre du haut s'équipe également aux extrémités d'une LED rouge et d'une autre bleue. Le woofer derrière la grille en façade est aussi illuminé avec différents effets. Ne comptez pas vraiment baigner le dancefloor avec ces jeux de lumière qui sont surtout là pour créer une petite ambiance d’appoint, mais ne remplacent pas de vrais spots.

À l’écoute, un son précis jusqu’à pleine puissance L’enceinte est divisée en deux parties avec toute l’électronique sur le dessus et les haut-parleurs en bas. Ceux-ci profitent d’un châssis en bois, ce qui leur permet d’offrir un son chaud. Il y a un très large évent vers l’avant, tout en bas puis, juste au-dessus, un impressionnant woofer de 410 watts, deux hautparleurs de médium et deux tweeters un peu plus haut. L’ensemble délivre une puissance de 1000 watts RMS, selon le fabricant. À l’écoute, le son est plutôt précis et ne manque de rien. Les basses sont

bien présentes, mais pas trop pour ne pas étouffer le reste qui se tient très bien, même à très fort volume. Aucune distorsion n’est à craindre avec ce modèle qui peut aussi bien jouer de la musique de manière douce que "bastonner" lorsque c'est nécessaire. Si les effets sont très faciles à utiliser, nous avons trouvé qu’ils sont réglés un peu trop fort par rapport au niveau de la musique. Nous aurions préféré un peu moins de présence, car ils prennent totalement le pas sur la chanson, donnant l'impression d'un rajout pataud plutôt que d’un réel mixage.

Spécifications •Type : enceinte de soirée •Haut-parleurs : 1x woofer, 2x haut-parleurs de médium, •2x tweeters •Puissance : 1000 watts •Connectivité : Bluetooth, 1x audio jack 3,5 mm, 1x RCA, 1x entrée optique numérique, 1x USB-A, 2x microphone/ guitare jack 6,35 mm, 1x entrée antenne FM •Dimensions (l x p x h) : 360 x 330 x 925 mm •Poids : 20,7 kg

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Ergonomie

Connectivité

Qualité sonore

ON-mag >> juillet/août 2021-4 31


TEST

SONY MHC-V83D Comme enceinte pour faire la fête, celle de Sony, la MHC-V83D, se pose là. En effet, elle est monstrueuse et prête à ambiancer sur 360 degrés vos récep�ons quel qu’en soit le type, avec de nombreuses sources possibles, mais également des effets lumineux. Contrôlable avec des boutons ou par des gestes, elle promet d’envoyer du lourd. par Sylvain Pichot

800 € Le totem à musique sur 360 degrés L’enceinte Sony MHC-V83D est particulièrement imposante. Elle mesure 428 mm de large et 370 mm de profondeur pour 1051 mm de hauteur. Elle est donc bien plus grande que la JBL Partybox 310 et que la LG Xboom OK75. Elle pèse 23,4 kg et arbore des lignes particulièrement racées. Celles-ci sont découpées et l’enceinte ressemble vraiment à un totem à l’intérieur duquel on aurait intégré des haut-parleurs, des lumières et "un peu" d’électronique. Elle fait bonne figure dans la pièce et peut être déplacée mais pas aussi facilement que la Partybox 310 de JBL avec sa poignée rétractable. Comme sur la LG Xboom OK75, on dispose de deux poignées sur les côtés ou d’une autre, à l’arrière, qui permet d’incliner l’ensemble pour le faire rouler sur ses deux petites roulettes situées à la base. Juste au-dessus des poignées latérales, on trouve deux trappes pouvant servir de réceptacles pour deux microphones, ce qui est très bien pensé pour les amateurs de karaoké, une fonction possible sur l’enceinte. À l’image de la LG Xboom OK75 et à l'inverse de la JBL Partybox 310, la Sony MHC-V83D n’est pas spécialement protégée contre les intempéries sauf sa partie supérieure qui, selon la marque, peut résister aux éclaboussures. D’ailleurs, la prise USB et celles destinées aux microphones (deux dont une peut servir à une guitare) sont cachées par une partie en silicone. Nous conseillons malgré tout de lui trouver une place bien à l’abri en cas de mauvais temps. L’avant de l’enceinte est très impressionnant, le constructeur ayant clairement choisi de mettre en avant ses haut-parleurs. Il y a deux énormes évents

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bass-reflex tout en bas avec un gros woofer audessus, lui-même surmonté de deux médiums et, pour finir, quatre tweeters inclinés dont deux vont vers l’arrière. Deux autres médiums sont installés vers l’arrière. Sony promet un son sur 360 degrés, mais, dans la réalité, il est clairement localisé devant l’enceinte même si on peut en profiter lorsqu’on est "derrière", mais pas avec la même intensité, notamment en matière de basses. La partie supérieure de l’enceinte est également particulièrement remarquable. Elle est bien plus complète que celle de la JBL Partybox 310 et même que la LG Xboom OK75. La partie qui attire tout de suite l’œil, c’est le centre. Celui-ci est doté d’un détecteur de mouvements. Cela signifie que l’on peut piloter certaines fonctions en réalisant des gestes au-dessus de cette partie centrale. Balayez à


droite pour passer à la chanson suivante, balayez vers la gauche pour revenir à la précédente, maintenez la paume de votre main à quelques centimètres pour faire pause, etc. Des effets DJ peuvent également être appliqués avec des gestes ainsi que la lecture de samples et quelques fonctions pour le karaoké. C’est très fun et ludique, notamment pour les plus jeunes qui s’approprient très rapidement les gestes requis. D’autres effets sont applicables sur la musique diffusée. L’un des plus spectaculaires est le mode Taiko, le tambour japonais. Avec lui, on peut accompagner un titre audio avec des échantillons de djembé, de bongo, de surdo et de Taiko. Dans ce cas, toutes les touches sensitives de la surface supérieure sont désactivées et il suffit de taper dessus (sauf au milieu) pour commencer à jouer. Comme toutes les enceintes Sony et comme la LG Xboom OK75, la MHC-V83D propose la technologie NFC pour un appairage Bluetooth instantané. Elle dispose d’une entrée audio jack 3,5 mm à l’arrière ainsi que d’une prise HDMI ARC. Cela lui permet de jouer le rôle d’enceinte pour une télévision, par exemple. En façade, il y un lecteur de CD et de DVD. Notez aussi la possibilité d’utiliser la radio DAB+. La liaison Bluetooth est compatible avec le codec audio Hi-res LDAC propre à Sony. Enfin, sachez qu'on peut associer la Sony MHC-V83D à d’autres enceintes Bluetooth compatibles Wireless Party Chain. L’enceinte peut être utilisée en mode autonome ou avec l’application Sony Music Center. Celle-ci permet de sélectionner la source audio et sert également de passerelle vers des applications d’écoute en streaming telles que Spotify, Google Play Music (qui n’existe plus, remplacée par YouTube Music) ou TuneIn Radio. On peut aussi effectuer quelques réglages sonores en augmentant le niveau des effets DJ et modifier l’animation des lumières. L’application peut manquer de clarté sur les paramètres appliqués. Par rapport à l’enceinte JBL Partybox 310 qui illumine surtout ses haut-parleurs et à la LG Xboom OK75 qui va à peine plus loin, celle de Sony est capable de créer une petite ambiance lumineuse autour d’elle avec plusieurs points de lumière, ce qui n’est déjà pas si mal. Toutefois, pour constituer une vraie ambiance festive, on ne peut tout de même pas se passer d’autres sources d’éclairage.

À l’écoute, un ensemble cohérent et puissant Avec ses 4 tweeters de 4 cm inclinés vers le haut, ses 4 médiums de 10 et 8 cm dont deux sont orientés vers l’avant et deux autres vers l’arrière, son woofer de 30 cm et ses très larges évents tout en bas, de face, l’enceinte délivre un son particulièrement cohérent et très bien équilibré. Les basses sont bien

présentes et les voix sont particulièrement claires. On a droit à un son très ample qui occupe bien l’espace autour de l’enceinte et va assez loin. L’enceinte peut être écoutée aussi bien à volume raisonnable qu’à environ 80% de son niveau maximum. Au-delà, c’est un peu plus désordonné et moins agréable à l’oreille. Toutefois, la puissance dégagée est assez impressionnante et la Sony MHC-V83D peut parfaitement sonoriser un salon ou officier en extérieur.

Spécifications •Type : enceinte de soirée •Haut-parleurs : woofer de 30 cm, 4x transducteurs de médium de 8 et 10 cm, 4x tweeters de 4 cm •Puissance : nc •Connectivité : Bluetooth, 1x audio jack 3,5 mm, 1x USBA, 2x microphone/guitare jack 6,35 mm, 1x antenne FM, 1x sortie HDMI •Dimensions (l x p x h) : 428 x 370 x 1051 mm •Poids : 23,4 kg

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Ergonomie

Connectivité

Qualité sonore

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Beoplay Portal Si casques gaming et casques nomades ne sont pas indissociables par essence, il est difficile de créer un modèle excellant dans les deux cas. C'est pourtant ce que promet le Portal de Bang & Olufsen, bâ� sur les fonda�ons d'un casque nomade, mais qui intègre une compa�bilité avec le système Xbox Wireless. Le premier vrai casque nomade/ gaming de luxe ? par Guillaume Fourcadier L'expérience d'un spécialiste raffiné Le Portal s'inscrit clairement dans cette grande lignée des casques Beoplay modernes de Bang & Olufsen, type H9. Il en reprend les grands traits du design, mais surtout la structure mécanique, tout en s'en éloignant par quelques touches discrètes. Le Bang & Olufsen Beoplay Portal se libère par exemple de la disposition asymétrique des branches, et mise sur de fines accroches centrées tout en aluminium. Le luxe n'en est pas moins là, marqué par l'aluminium anodisé, le cuir, le tissu, les coussinets d'oreillettes détachables, et porté par un assemblage irréprochable. Malheureusement, la structure n'est toujours pas pliable, un point qui reste l'apanage du seul Beoplay H95 chez B&O. Ce relatif conservatisme se répercute sur le confort, lequel possède les mêmes avantages et les mêmes écueils que les précédents produits de la marque. Les coussinets sont épais et doux, mais un peu étroits pour les très grandes oreilles (à la limite d'une configuration supra-auriculaire), et le poids, assez contenu (282 g) est un peu trop concentré sur le sommet du crâne. Le confort général est bon,

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mais tout de même pas à la hauteur des meilleurs casques du genre, de gaming comme nomades.

L'ultra ergonome, tout à l'appli La difficulté du B&O Portal est de concilier Bluetooth et Xbox Wireless en une même approche ergonomique cohérente. La marque s'en sort très bien en tirant partie de son excellente application dédiée B&O sur smartphone. Celle-ci joue de cette dualité par un astucieux système de double onglet. Il est ainsi possible de rapidement basculer entre les deux modes de connexion audio (impossible d'avoir les deux en même temps), l'interface conserve alors la même disposition générale mais inverse les couleurs. Les deux onglets permettent, avec quelques différences, de régler l'intensité de la réduction de bruit ou du retour sonore, d'activer des égaliseurs spécifiques pour les deux usages, de faire les mises à jour logicielle, ou encore d'activer des options, comme le Dolby Atmos for Headphones en mode gaming (s'utilisant via une licence Xbox/PC). Le tout est secondé par les commandes intégrées sur le casque, assez aisées à prendre en main. La marque simplifie sa proposition par rapport aux H9,


pour mieux la maitriser. La surface tactile des coques ne permet ainsi plus que de déclencher la lecture et la pause ou, dans le cas du mode gaming, de rendre muet le microphone. A côté de cela, deux languettes tactiles placées sur les coques permettent de régler à la fois le volume et la réduction de bruit. Il est également possible de basculer entre les deux modes via un simple bouton. L'ergonomie est exemplaire pour un tel usage hybride, même si quelques manques (pas de navigation entre les morceaux de musique) sont à déplorer.

On en voudrait toujours plus Sur un plan technique, le Beoplay Portal réussi globalement ce qu'il entreprend, mais ne met pas d'étoiles dans les yeux, ou plutôt les oreilles, que ce soit en nomade ou en gaming. La connexion, dans un mode comme dans l'autre, est assez simple, et les bugs sont assez rares, généralement plus imputables au système Microsoft lui-même. Seul bémol, une portée de transmission générale assez faible. La réduction de bruit est l'un des points perfectibles des précédents modèles B&O. Nous n'allons pas nous extasier ici non plus, puisque les progrès sont assez minimes. Le Beoplay Portal fait partie des bons suiveurs, sans plus, clairement moins bons dans le domaine que des Sony, Bose ou même B&W. La réduction de bruit active est assez régulière, plutôt efficace, mais ne distille pas cette bulle de silence que certains recherchent. A l'inverse, la modernité du produit transparait dans les codecs audio Bluetooth supporté, dont l'AptX Adaptive. Le microphone est un autre point délicat, puisque la marque refuse de placer un (disgracieux) modèle rabattable ou détachable, qui aurait pu se placer près de la bouche, et mise ici sur la bonne qualité de son système de "filtrage spatial". Même si de bonne qualité, plutôt efficace pour filtrer les bruits externes, le modèle reste tout de même loin d'égaler un bon microphone de casque gaming monté sur perche, que ce soit pour le naturel des timbres ou la largeur du spectre de fréquences. L'autonomie, annoncée pour 24 h en Bluetooth et à 12 h avec les deux modes, est étonnamment bien respectée en pratique. Un chiffre classique pour du gaming, pas flamboyant mais correct.

Son doux et brillant dans un univers brutal Du son Bang & Olufsen, clairement. Le Beoplay Portal ne trahie presque rien des habitudes nées des générations de casques H9. Ainsi la sonorité est à la fois agréable, plutôt douce, tout en poussant le registre médium/aigu entre 3 et 5 kHz, et en plaçant le reste du spectre un peu en retrait. Cette signature

tonal, toujours un peu particulière, n'est pas accompagnées des transducteurs les plus techniques du genre. Les aigus manquent par exemple de naturel pour un produit aussi ambitieux. Toutefois le caractère posé de la restitution sonore s'accorde parfaitement aux genres musicaux calmes, sa représentation des médiums étant particulièrement bonnes. Le son n'est jamais agressif. Il est juste parfois peu trop sage, et cela peut être un défaut pour le deuxième usage auquel se destine ce casque. D'autant plus de par son orientation gaming, le Beoplay Portal aurait mérité avoir plus d'énergie et de réactivité. Le casque n'est pas un champion pour faire honneur à la puissance d'un morceau ou d'un jeu vidéo type FPS. Dans cette configuration, même avec le logiciel Dolby Atmos for Headphones, il conserve une certaine retenue, qui le prive d'un meilleur niveau de détails et d'une meilleure aération. A ce titre, son caractère hybride est évident, puisqu'il ne parvient qu'à être un assez bon caméléon, n'excellent ni dans un usage ni dans l'autre.

En résumé Le Bang & Olufsen Beoplay Portal est un casque luxueux, de conception particulièrement intelligente et sérieuse, mais qui reste à mi-chemin du croisement entre l'idéal du casque de gaming sansfil et du modèle audiophile nomade. Un bon premier essai, qui demande des améliorations.

Spécifications •Type : casque nomade ANC et casque gaming sans-fil •Connexion : Bluetooth et Xbox Wireless, port Jack •Puce Bluetooth 5.1 avec support des codecs SBC, AAC et AptX Adaptive •HP dynamiques de 40 mm •Réponse en fréquence : 20 Hz – 22 kHz •Sensibilité : 95 dB •Impédance : 24 Ohms •Compatible avec l'application Bang & Olufsen •Autonomie : 12 h avec Xbox Wireless et Bluetooth (avec ANC), 24 h avec Bluetooth (avec ANC) •Poids : 282 g

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Ergonomie

Performances

Musicalité

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GRADO

535 €

SR325x Dans la vie d'audiophile comme de tout autre passionné, il est rassurant de savoir que l'on peut compter sur certains grands classiques, fiables, indémodables, unanimement appréciés, ayant fait leurs preuves sur des décennies. Les casques Hifi Grado en font par�e. Mais comme beaucoup de grands classiques, ils ont parfois besoin de quelques menues adapta�ons pour rappeler qu'ils sont toujours là et encore dans le coup. Aussi leur fabricant de Manha�an vient-il d’offrir à ses modèles "Pres�ge" une pe�te mise à jour et de les faire passer en version "x". Heureusement, oserions-nous dire, les changements ne sont qu'à la marge, comme nous allons le voir avec le Grado SR325x, et ne semblent représenter que du bonus. par Pierre Stemmelin Les changements paraissent tellement à la marge que pour plusieurs des photos officielles des nouveaux modèles de la série "x", Grado s'est contenté de reprendre les visuels des anciens modèles de la série "e" et de simplement gommer

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le "e" pour le remplacer par un "x" ! Mais ces changements ne sont pas inexistants. Le plus visible est le câble, toujours solidaire malheureusement, mais désormais doté d'une gaine tressée beaucoup plus valorisante et résistante que celle en


caoutchouc lisse d'auparavant. Le second changement apparent tient dans les nouveaux coussinets en mousse de type "F", plus fins, qui font du Grado SR-325x, dans sa version de base, un casque réellement supraauriculaire. L'arceau habillé d'un beau cuir surpiqué semble en revanche conserver le même léger et discret rembourrage que celui de son prédécesseur. Les plus gros changements se situeraient donc au niveau des transducteurs, toujours de type électrodynamique, de 44 mm de diamètre, fabriqués dans les ateliers historiques de Grado à Manhattan. Montés au sein de structures en plastique moulé et de coques en métal, ils possèdent une bobine mobile plus légère, un moteur magnétique plus puissant et un diaphragme remodelé.

Un son très franc et riche qui peut prendre une tournure grandiose Monté des nouveaux coussinets "F", le Grado SR325x délivre un son très franc et direct. Par rapport à son prédécesseur, il donne l'impression d'avoir gagné une once de rapidité. Les graves sont percutants, avec une belle assise. Le registre médium est particulièrement lumineux. Dans cette configuration, on ne retrouve pas tout à fait l'équilibre du modèle SR325 de précédente génération. C'est plus rentre-dedans, avec un excellent sens du détail sans paraître trop chirurgical. En enchaînant les écoutes, nous avons été surpris d'entendre de nouvelles subtilités sur des morceaux de musique que nous connaissions pourtant déjà bien. La restitution du Grado SR325x est à la fois analytique, naturelle et fluide. Nous avons aussi pu tester le Grado SR325x avec les grands coussinets circum-auriculaires de type "G". La restitution devient alors encore plus ouverte, donnant une impression d'espace bien supérieur tout en restant chaleureuse, rapide et très vive. Dans cette configuration sur le morceau "Sifa", du groupe Bafang, que nous avons découvert sur la plage de Saint-Aubin-sur-Mer lors de notre premier concert déconfiné, nous avons retrouvé l'électrisant mélange de sonorités Makossa camerounaise et métal, ainsi que la sensation grisante, magique, de son live à plein régime. Cela vaut bien un nouvel ON-topaudio Award pour le Grado SR325x.

En résumé Le nouveau Grado SR325x coûte quelques euros de plus que son prédécesseur, mais ce casque Hifi reste une référence dans sa catégorie. Toujours d'une construction à l'ancienne, intemporelle, sûre et éprouvée, on l'apprécie pour sa légèreté et son confort rustique mais parfaitement étudié et surtout pour sa restitution encore plus rapide, dynamique, qui n'a pas perdu sa richesse, sa chaleur ni ses expressions grandioses.

Spécifications •Type : casque Hifi ouvert •Transducteurs : électrodynamiques de 44 mm appairés à 0,05 dB près •Réponse en fréquence : 18 Hz à 24 kHz •Sensibilité : 99,8 dB SPL/mW •Impédance : 38 Ω •Câble : à huit conducteurs de 1,8 m •Poids : environ 250 g

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Confort

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Musicalité

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YAMAHA

400 €

YH-E700 Yamaha est le leader incontestable du marché des instruments de musique et c’est également un poids lourd sur celui de la Hifi, du Home Cinéma, de l’audio grand public. Pourtant, malgré plusieurs tenta�ves déjà, on ne peut pas dire qu’il ait vraiment réussi à percer dans le secteur des casques et écouteurs. Aussi pour ce modèle haut de gamme, à la fois sans fil et doté d’un système de réduc�on ac�f du bruit extérieur (ANC) tente-til une approche originale. Ce n’est pas parfait, mais cela a le mérite d’être différent et pas dénué d’intérêt. par Pierre Stemmelin En effet, par rapport aux modèles Sony WH1000Xm4, Bose Headphones 700 ou Bowers & Wilkins PX7 qui font partie des cadors parmi les casques sans fil et antibruit, le Yamaha YH-E700 fait figure de modèle grande taille. Ses oreillettes ne sont pas ovoïdes mais rondes. Elles sont particulièrement massives et enveloppantes, avec des coussinets larges et épais. Cela procure une bonne isolation phonique passive ainsi qu’un bon confort. Malgré son poids un peu élevé (331 g sur notre balance de cuisine), le Yamaha YH-E700 est agréable à porter. Il n’est pas fait pour la pratique sportive ou pour beaucoup bouger, mais avec son

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arceau qui assure une bonne répartition des masses et de la force de serrage, il est parfait pour des heures d’utilisation à la maison, au bureau ou dans les transports. La finition est soignée et la construction solide. Les glissières sont renforcées par des éléments métalliques. L’arceau est très souple et élastique. Aucun craquement ou bruit mécanique parasite n’est à déplorer lorsqu’on manipule le casque ou quand on le porte. C’est du sérieux digne de la réputation de qualité de Yamaha. Les commandes du casque sont gérées par des boutons physiques qui tombent facilement sous les


doigts. Sur ce point, Yamaha a choisi une approche à l’ancienne, sûre et éprouvée. De même pour l’appli de pilotage sur smartphone du Yamaha YHE700, qui n’apporte pas grand-chose en dehors de la mise à jour du firmware, du réglage de l'extinction automatique ou encore d'un mode d'optimisation acoustique assez anecdotique.

À l’écoute, c’est du lourd, mais avec une grâce certaine À l’intérieur des oreillettes du Yamaha YH-E700, ce sont des transducteurs électrodynamiques de 40 mm qui sont à l’œuvre. Trois modes d’écoute sont proposés, que ce soit en liaison filaire ou sans fil : avec ANC, sans ANC ou Ambient Sound (avec retour sonore des bruits extérieurs). Il est possible d’écouter le casque en liaison filaire, en mode passif (éteint), ce qui est pratique lorsque la batterie est déchargée, mais les meilleurs résultats sont obtenus lorsque l’ANC est activé. Malgré la présence de microphones internes et externes, le système antibruit offre une action modérée. Mais celle-ci est bien réelle et ne donne pas d’impression de confinement. L'ANC génère un léger souffle et quelques rares grésillements, mais ces bruits sont inaudibles lorsque la musique est en cours de lecture. Sans ANC, le son du Yamaha YH-E700 est un peu pataud, trop basseux et n’est plaisant que pour une écoute à bas niveau du fait de son effet loudness très appuyé. Lorsqu’on active l’ANC, le son reste très chaleureux, mais prend une autre tournure, plus intéressante et que l'on peut beaucoup aimer. Les basses sont profondes et gonflées à bloc, accompagnées d’un haut du spectre très doux. Mais cela ne manque pas d'ouverture pour autant. Sur «Careful What I Try to Do» d'Erasure, ça pulse fort. Le punch et la rythmique sont excellents, avec un poids assez phénoménal pour un casque sans fil. Le Yamaha YH-E700 offre en outre une très belle spatialisation. Cela est particulièrement frappant dans l’effet de latéralisation entre la guitare à droite et la voix à gauche sur l’introduction de «What Makes A Woman» de Katy Perry. On se régale aussi sur la sensation de grands espaces et sur les nappes de basses très physiques de «Bad Kingdom - Lulu's version» d'Apparat. Le Yamaha YH-E700 assure un son nerveux et particulièrement musclé, qui frappe fort tout en gardant une très belle élégance et ouverture dans les registres médium et aigu.

Spécifications •Type : casque circum-auriculaire sans fil et antibruit •Liaison : filaire ou Bluetooth 5.0 (SBC, AAC, AptX) •Autonomie : 35 heures •Transducteurs : 40 mm électrodynamiques •Réponse en fréquence : 8 Hz à 40 kHz •Accessoires fournis : mallette de rangement, câbles USB de charge et mini jack, adaptateur avion •Poids : 331 g sur notre balance

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Confort

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Musicalité

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Savez-vous que vous étranglez votre ampli ?

Quasiment tous les câbles d’enceinte ont une impédance caractéristique – et je ne parle pas là d’impédance, plus fréquemment connu sous le nom de résistance CC. Je parle des caractéristiques du câble qui est de 75Ω pour votre connectique de câbles et de 300Ω pour votre antenne bifilaire. L’un des réels défis de notre monde audio est que l’impédance des enceintes n’est jamais homogène sur l’ensemble de la gamme audio ni sur la totalité de la bande passante qui est nécessaire à une bonne réponse transitoire. Ceci explique pourquoi au niveau des enceintes, il est spécifié “impédance nominale” - et également pourquoi il n’existe aucune valeur d’impédance caractéristique des câbles d’enceinte qui est bonne. Il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer l’effet “mélasse” engendré par l’impédance caractéristique des câbles d’enceinte étranglant ainsi la capacité de l’amplificateur à fournir du courant – et c’est d’éliminer toute impédance caractéristique. Les câbles d’enceinte Technologie ZERO de chez AudioQuest éliminent l’interaction entre le positif et le négatif qui définit l’impédance caractéristique d’un câble – lorsqu’il n’y a pas d’interaction, il ne peut y avoir d’impédance caractéristique. Les câbles Tech ZERO bénéficient des mêmes ingrédients de design superbes utilisés dans les autres modèles AudioQuest: la Diélectrique par Polarisation, la Dissipation du Bruit, les métaux de Surface Parfaite etc., mais optimisés comme jamais auparavant. Bonne écoute à vous quand vous aurez enfin l’opportunité de vraiment entendre votre amplificateur ! William E. Low


LES ÉCOUTEURS


TEST

AUSOUNDS AU-Stream Hybrid Après avoir apprécié le très bon casque AU-XT ANC d’Ausound, place aux écouteurs true wireless "mini rikiki" AU-Stream Hybrid. Voyons si la marque américaine, fraîchement débarquée en France, crée à nouveau la surprise.

190 €

par Manuel Courbo

On ne peut pas dire que l’ergonomie soit le point fort des écouteurs Ausounds AU-Stream Hybrid. C'est déjà en grande partie ce qui nous avait retenu de décerner un ON-topaudio au casque AU-XT ANC de la marque. L'activation des différentes fonctions par tapotement du bout des doigts sur les écouteurs semble de prime abord un peu compliquée et les indications vocales présentent une mauvaise intelligibilité durant l’écoute car le volume de la musique en cours de lecture ne baisse pas lors des annonces. Il est donc préférable d’opérer les changements de modes lorsque la musique est en pause. Reprenant un design dans le même esprit que le casque AU-XT ANC, les écouteurs AU-Stream Hybrid sont simples, discrets, dans leur robe noire mate, mais surtout très légers (5 grammes chacun seulement) et d’un encombrement minimal. Ils dépassent peu des oreilles et se font rapidement oublier. La tenue en place de ces écouteurs, bien qu’uniquement assurée par la forme de leurs coques (sans ajout de tétons, de crochets en silicone ou caoutchouc) est plus que correcte. Le boîtier de recharge et de rangement, en forme de petit œuf, est encore plus compact que celui des JBL Tour Pro+. Il mesure 3 cm de haut sur 6 cm de large et 3,5 cm de profondeur. Il est donc encore plus facile à caser dans la poche d’un blouson ou d’un jean. Il dispose aussi d’une réserve d’autonomie moindre, de 25 h contre 32 h.

Un son sec et rapide Sur le terrain, le système antibruit des Ausounds AUStream Hybrid n’est d’une efficacité que relativement modérée. Par ailleurs, le son de ces écouteurs est assez typé, mais ne manque pas d'arguments audiophiles. Le rendu est moins rond, moins chaud et beaucoup plus analytique que celui proposé par les JBL Tour Pro+. Les écouteurs Ausounds AU-Stream Hybrid sonnent sec et rapide. Leur signature acoustique peut sembler presque décharnée, mais ils sont aussi très précis. À noter également que le niveau sonore

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maximum délivré par ces écouteurs paraît un peu bridé et donc pas très élevé. Sur le morceau "A Whiter Shade Of Pale" d'Annie Lenox (Album "Medusa") la restitution est admirable de présence. La voix de la chanteuse est très en avant mais cela correspond assez bien au mixage de ce morceau. Les détails de clavecin synthétique, les vocalises des choristes et les petits pincements de harpe sont immédiatement identifiables, très détourés, tout en restant fort agréables. Tout est également clair, très clair même, sur le morceau "Time" d’Alex Gopher (Album "You My Baby And I"). Ce titre qui mêle inspirations rock et groovy, à mi-chemin entre du Prince et du Lenny Kravitz, fourmille de détails. Les écouteurs Ausounds se sortent des pièges des passages noisy et ils retranscrivent les différents plans entre les voix devant et les guitares électriques derrière sans s'emmêler les pinceaux.

En résumé Comme leur grand frère le casque AU-XT ANC, ces écouteurs sans fil et antibruit Ausounds AU-Stream Hybrid représentent une alternative aux modèles des grandes marques. Si vous êtes amateur de restitution sonore claire, peu démonstrative dans les basses, très analytique, ils ont une chance de vous séduire.

Spécifications •Type : écouteurs true wireless et antibruit •Bluetooth 5.0 •Transducteurs : électrodynamiques de 9,2 mm au titane •Autonomie annoncée : 8,6 h sans ANC, 5 h avec ANC, 25 h supplémentaire avec le boîtier •Protection IPX5 •Accessoires fournis : câble de recharge USB-C, 3 paires d’embouts L, M et S •Poids : 5 g (par écouteur) •Poids du boîtier seul : 38 g

Notre avis


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2020-03-05 오후 1:20:0


TEST

BOWERS & WILKINS PI7 Les écouteurs zéro fil (ou True Wireless) à réduc�on de bruit Bowers & Wilkins PI7 ont marqué les esprits lors de leur présenta�on de lancement. Ambi�eux et innovants, lancés au prix de 400 €, ils se posi�onnent parmi les plus chers et proposent ce qui se fait de mieux en la ma�ère. Voyons si, sur le terrain, ils �ennent leurs promesses et me�ent tout le monde d'accord. par Guillaume Fourcadier

Un design luxueux, mais pas partout Il faut le reconnaître, Bowers & Wilkins (B&W) sait soigner la forme. Ces écouteurs B&W PI7, dans leur déclinaison blanche et or en particulier, ont quelque chose d'extrêmement attirant. Cela passe par une conception en deux éléments pour chaque oreillette : une partie intérieure elliptique en plastique mat avec canule courte à son extrémité et un petit cylindre extérieur en aluminium anodisé accueillant la zone tactile. Bien que ces écouteurs ne soient pas aussi luxueux que certains casques de la marque comme les PX et P9, le soin apporté au design est indéniable. Les PI7 sont très agréables à prendre en main, et les divers détails de fabrication sont vraiment appréciables. Seule la certification IP54 est presque banale, en tous les cas très classique pour des écouteurs de 2021. Il est aussi un peu triste que la boîte de charge, même si elle s’avère de bonne facture, paraisse très "plastique" en comparaison des écouteurs. Sa densité ou encore sa charnière ne lui permettent pas de se distinguer de boîtiers tel que celui des Sony WF-1000Xm3. Dommage, car cet élément n'est pas trop imposant et propose une recharge sans fil. En tant qu'écouteurs à canule courte et à la face interne plutôt bien étudiée pour épouser l’intérieur de l’oreille, les Bowers & Wilkins PI7 font partie des modèles haut de gamme confortables. Légèrement plus intrusifs que les excellents Sennheiser Momentum TW2, les PI7 restent très agréables à porter, même durant des heures (à volume sonore modéré bien sûr).

Ergonomie simple, mais aussi innovante Difficile de réinventer l'ergonomie des écouteurs True Wireless compte tenu du peu d'espace

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400 €

disponible pour la simple zone tactile ou les boutons sur ce type de produit. Avec les PI7, B&W ne fait clairement pas exception à la règle. De prime abord, le fabricant se contente de proposer une approche relativement classique. L'écouteur droit permet de gérer la navigation au sein des pistes et de déclencher (par un appui long) l'assistant vocal par défaut. Quant à l'écouteur gauche, il offre la possibilité de gérer la lecture/pause seulement, mais aussi de basculer entre les différents modes de réduction de bruit. À côté de cela, l'application dédiée, Headphones, apporte un petit plus mais étrangement limité. Ainsi ne retrouve-t-on pas d'égaliseur ou de choix des préférences pour les commandes. Seules les mises à jour, l'affichage du niveau de batterie (écouteurs et boîtier), le réglage de la réduction de bruit et du retour sonore ambiant sont possibles. Notons également la présence, à l'instar de ce que propose l'application MySound de Jabra, d'un générateur de sons d’ambiance, utile pour se concentrer ou se relaxer. Mais la réelle innovation de ces écouteurs ne tient pas tant dans leur ergonomie au sens strict, que dans l'une des options proposées : l'utilisation du boîtier de charge comme émetteur Bluetooth AptX basse latence. En raccordant le boîtier USB-C des PI7 sur un port USB (A ou C) ou même à une sortie mini jack, il est ainsi possible d'envoyer le son d'une source filaire aux écouteurs et ce presque sans aucune latence (perceptible mais très faible). Même si quelques sauts de son ponctuent encore ce mode, il s’avère extrêmement pratique et très simple à l'usage. Une vraie bonne idée qu'il serait salvateur de retrouver chez la concurrence.


Réduction de bruit en milieu de peloton, autonomie d'un sprinteur Bien qu’il offre des prestations très honnêtes, surtout pour des écouteurs True Wireless, le système de réduction de bruit des PI7 n'est pas ce que l'on peut qualifier de sommet du genre. Face aux Devialet Gemini testés en même temps, les écouteurs B&W se défendent largement dans les médiums et les aigus, mais sont assez sensiblement moins convaincants dans les basses. En revanche, difficile d'être aussi clément concernant leur autonomie. Très ambitieux, Bowers & Wilkins a misé sur un support du codec audio AptX Adaptive, ce qui implique également celui des codecs AptX et AptX-HD. Testés principalement avec ce dernier codec, les PI7 illustrent assez bien le problème d'implémentation des codecs audio HD sur ce type d’écouteurs dont la puissance d'émission et réception en Bluetooth est limitée. Cela se traduit concrètement par une portée assez faible, des coupures sonores potentiellement assez nombreuses (surtout en milieu fréquenté, comme le métro) et une autonomie qui n'excède pas 2 h 50 avec AptX HD + ANC, 3 h 45 en AAC + ANC et 3 h 30 en AptX HD sans ANC.

Un son haut de gamme L'autonomie relativement faible n'est pas uniquement liée à l'utilisation de codecs énergivores. B&W a particulièrement travaillé sur l'architecture sonore de ses PI7, quitte à la rendre elle aussi un peu plus énergivore. Cette architecture est assez originale pour les écouteurs d’une grande marque, puisqu'elle repose sur un ambitieux système hybride deux voies, composé d'un transducteur électrodynamique de 9,2 mm pour les basses et médiums et d’un transducteur à armature balancée pour les aigus. Chacun des transducteurs est alimenté par son propre amplificateur dédié. Nous n'en doutions pas, le son est effectivement de haute volée, à défaut d'être vraiment supérieur à celui des modèles haut de gamme d'autres marques. La signature sonore est légèrement chaude, mais sans une once de voile (comme cela peut être le cas sur les casques B&W PX et PX7), ce qui évoque la patte Bowers & Wilkins, mais légèrement modifiée. Ainsi les écouteurs bénéficient-ils en premier lieu de la qualité des aigus que peut apporter un transducteur à armature balancée. Les PI7 jouissent d'un très grand niveau de détails, sans avoir à accentuer certaines hautes fréquences, ce qui les autorise à conserver une sonorité relativement douce, un peu descendante. À l’opposé du spectre, la qualité technique des basses - que Bowers & Wilkins maîtrise déjà parfaitement sur ses casques - est excellente. Sans

atteindre l'ampleur ni l'articulation des Devialet Gemini dans ce domaine, les PI7 savent restituer les nuances avec beaucoup de justesse, bien qu’ils n'hésitent pas à accentuer cette gamme de fréquence. Si sur certaines rares morceaux de musique, un pic dans les aigus peut donner une sonorité à la limite de l'acidité, l'ensemble est d'un très bon niveau technique et d'une grande polyvalence. Le seul reproche que nous pourrions leur adresser (et encore) concerne le niveau de séparation des instruments sur les pistes très chargées. Offrant une restitution globalement plus douce que claire, les PI7 ont davantage tendance à lisser le message qu'à effectuer un rendu analytique. Que ce soit avec les codecs Bluetooth classiques ou HD (même si quelques améliorations peuvent se ressentir), les PI7 savent, au moins autant que les Devialet Gemini, parfaitement alterner puissance et calme, retranscrire du Jazz posé comme de l'Electro survolté. Aucun genre musical n'est vraiment oublié avec ces écouteurs. Premium, innovants, s'appuyant sur une qualité sonore haut de gamme, les Bowers & Wilkins PI7 ne sont pourtant pas convaincants sur toute la ligne. Entre une autonomie largement en deçà des standards et les quelques soucis de stabilité de la transmission Bluetooth, les PI7 sont des écouteurs à double tranchant.

Spécifications •Type : écouteurs zéro fil à réduction de bruit active •HP : 1 transducteur dynamique de 9,2 mm (basses/médiums), un transducteur à armature équilibrée (aigus) •Bluetooth 5.0 : SBC, AAC, AptX Adaptive (inclus AptX, AptX HD) •Autonomie annoncée : 4 h max (simple charge) •Charge rapide : 2 h d'autonomie pour 15 min de charge •Recharge par USB-C ou induction •Boîtier émetteur Bluetooth pour source filaire (numérique par USB ou analogique par mini jack) •Certification IP54 •Inclus : 3 paires d'embouts en silicone de tailles différentes, câble de recharge/transmission USB-C, câble jack vers USB-C (pour branchement du boîtier sur une sortie casque)

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Ergonomie

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Musicalité

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TEST

DEVIALET Gemini Alors que les écouteurs True Wireless Aero d’Earsonics nous avaient déjà convaincu, c'est au tour du modèle d'un autre grand fabricant hexagonal, Devialet, de passer entre nos mains. Les écouteurs haut de gamme bardés de technologies Devialet Gemini (300 euros) auront fort à faire face à une concurrence déjà très affûtée. par Guillaume Fourcadier

300 €

Une touche Devialesque Sans rappeler énormément le design des célèbres enceintes connectées Phantom, les écouteurs Gemini ne peuvent pas totalement dissimuler leurs origines, en particulier le tracé général légèrement ovoïde. Devialet propose une certaine épure dans les lignes, qui n'est pourtant pas à considérer comme de la simplicité. L'intérieur mat arrondi et le dos plat (d'aspect métallisé) donnent un côté assez classieux à l'ensemble même si nous ne sommes pas dans le domaine du luxe non plus. Cette élégance se retrouve dans l’allure de la boîte de charge. Pas spécialement compacte, elle reprend quelques éléments caractéristiques de Devialet. Le revêtement mat, très agréable au toucher, est surtout des plus réussis esthétiquement. Nous aurions pu craindre que l'ouverture coulissante, assez atypique dans le haut de gamme, soit un point de faiblesse, mais il n'en est rien. Si Devialet ne nous met pas une claque en matière d'esthétique et de fabrication, on ne peut nier une construction parfaitement maîtrisée, pour la boîte comme pour les écouteurs. Aucun grincement intempestif ou petite imperfection ne vient ternir l'expérience. Les écouteurs Devialet Gemini ne sont toutefois pas

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parfaits sur la forme puisque malgré leur certification IPX4 (résistance aux projections d'eau) et leur bon confort, leur tenue dans les oreilles n’est pas assez ferme pour une pratique sportive intensive. Ils ne sont pas non plus bien adaptés aux petites oreilles, car ils sont un peu trop volumineux.

Ergonomie efficace mais encore un peu simple Alors que certains écouteurs, parfois au prix de commandes tentaculaires, proposent de contrôler presque toutes leurs fonctions depuis leur zone tactile, avec les Gemini, Devialet fait montre de plus de simplicité. Il est ainsi possible, via un, deux appuis, ou une pression prolongée sur un des écouteurs, de contrôler la lecture et le passage de pistes, ainsi que le type de réduction de bruit, mais pas davantage. L'application de pilotage et paramétrage dédiée sur smartphone, sobrement nommée Devialet Gemini, ne transcende pas l'expérience mais intègre tout de même un égaliseur graphique particulièrement précis (réglage par pas de 0,5 dB). Il est également possible de contrôler un peu plus finement les paramètres de réduction de bruit et de retour sonore, mais les avantages s'arrêtent à peu près là.


Si les écouteurs Devialet Gemini sont du genre classique (mais assez efficace) sur la connexion Bluetooth, ne proposant ni appairage avancé (type Google Fast Pair), ni connexion multipoint, ils affichent une compatibilité avec les codecs audio SBC, AAC, mais surtout AptX.

Une réduction de bruit à la hauteur des plus grands, une autonomie plus en retrait Clairement, l'impressionnant savoir-faire de Devialet se manifeste vraiment avec le système de réduction de bruit ambiant intégré aux Gemini. En mode passif (sans ANC), la seule structure de chaque écouteur et des embouts assure déjà une isolation phonique des plus impressionnantes dans les aigus et va même jusqu'à être déjà efficace dans les médiums. Une fois l'isolation active enclenchée, les Gemini passent la seconde et se positionnent largement au niveau des meilleurs : Apple AirPods Pro et Sony WF-1000Xm3 pour citer le sommet. Le pari est pleinement tenu, puisque Devialet réussit cet exploit sans que l’on note de sensation de bourdonnement dans les oreilles. À l'inverse, l'autonomie est moins flamboyante. En effet, avec la réduction de bruit activée (avec codec AptX), les Devialet Gemini ne dépassent que difficilement 3 h 50 d’endurance et jusqu'à 5 h (maximum) sans ANC.

De la basse batailleuse, mais audiophiles Sur le plan sonore, Devialet n'a pas laissé grandchose au hasard. Le transducteur dynamique de 10 mm intégré à chaque écouteur Gemini, déjà plus imposant que la moyenne, est secondé par la technologie propriétaire PBA (Pressure Balance Architecture) composée de chambres de décompression agencées en cascade. Quant à l'algorithme EAB (Ear Active Matching), il permet d'uniformiser au mieux le rendu sonore, quelle que soit la position des écouteurs dans les oreilles. Et cela fonctionne diablement bien, puisque les Devialet Gemini, malgré un parti pris radical concernant la signature sonore, sont excellents techniquement. Cette signature n'est pas surprenante pour qui connaît les grandes enceintes Phantom : les basses sont ici largement mises en avant. Ainsi la signature est-elle de type descendante, avec un plateau très élevé dans les 20-40 Hz, puis une descente orchestrée de manière assez intelligente jusqu'aux haut-médiums (un peu avant 1 kHz). Passé ce creux dans les haut-médiums, une pointe très sèche autour de 1 kHz permet aux écouteurs de ne pas devenir simplement basseux ou "doux", mais apporte une aération supplémentaire à l'écoute, une légère projection de la scène sonore vers

l'avant. Cela se traduit également par une très bonne séparation des instruments. Le registre des aigus est quant à lui relativement régulier, seulement marqué par un ou deux pics légers. Les écouteurs ne sont ainsi jamais mous ou agressifs. Que ce soit grâce à leur réglage sonore un brin exubérant ou à l'évidente qualité acoustique de l'ensemble, les Devialet Gemini, sans écraser la concurrence, proposent une écoute à la fois très puissante et raffinée, bien plus riche qu'on ne pourrait le penser de prime abord. Le niveau de détails est très élevé, la séparation des instruments excellente, la puissance acoustique potentiellement énorme, le tout sans jamais venir phagocyter les médiums. Nous aurions pu espérer que ces derniers soient encore un brin plus équilibrés, mais telle est la personnalité des Devialet Gemini, et la polyvalence est bien là. La signature sonore est un peu différente lorsqu'on désactive la réduction de bruit active (ANC), les médiums sont plus lissés et le pic très sec dans les haut-médiums disparaît, ce qui assagit un peu la restitution mais fait légèrement perdre en aération. L'égaliseur, bien qu'il ne transfigure pas l'expérience, permet quelques ajustements déjà utiles. Malgré leurs quelques défauts, leur autonomie un peu faible en tête, les Devialet Gemini réussissent leur pari, se posant comme des écouteurs d'aspiration premium, impressionnants technologiquement et très travaillés sur le plan sonore.

Spécifications •Type : écouteurs True Wireless à réduction de bruit active •Puce Bluetooth 5.0 •Codecs audio supportés : SBC, AAC, AptX •Certification IPX4 •Contrôle tactile •Réponse en fréquence annoncée : 5 Hz à 20 kHz •DHT < 0,1 kHz (94 dB à 1 kHz) •Autonomie annoncée : jusqu'à 6 h en simple charge, 24 h avec le boîtier de charge •Dimensions (boîte) :74 x 58 x 31 mm •Poids (par écouteur) : 8 g •Poids (boîtier) : 76 g

Notre avis Construction

Ergonomie

Performances

Musicalité

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TEST

JBL

200 €

Tour Pro+ TWS JBL, marque américaine historique, fête ses 75 ans. Désormais filiale de Samsung, elle est plus que jamais un leader du marché de l’audio. Certains de ses fans regre�eront que ses grandes enceintes à pavillon ne soient plus au cœur de son actualité, bien que toujours présentes dans la série Synthesis, mais comme beaucoup de marques historiques telles Bowers & Wilkins, Bang & Olufsen ou Klipsch, JBL s’est modernisé et suit la tendance des pe�ts produits nomades, des barres de son, voire des produits de gaming. Pour certains, JBL vend son âme au diable, pour d’autres, la marque communie avec un nouveau public et le fait généralement avec pas mal de réussite. Voyons si c’est le cas avec ses écouteurs JBL Tour Pro+ TWS. par Manuel Courbo Esthétiquement, les écouteurs JBL Tour Pro+ TWS sont chics et distingués. Ils allient différentes nuances de gris, de matières brillantes et mates, du plastique et du métal. On apprécie la discrétion, la forme arrondie, presque ovoïde et la compacité de leur boîtier de recharge (6 x 5 x 3 cm) qui en font un objet qui se glisse vraiment partout. Sa base est recouverte d’un matériau antidérapant et sert aussi de zone de contact pour la recharge par induction. Une fois les JBL Tour Pro+ TWS sortis de leur boîtier et un premier appairage réalisé, les manipulations sont très fluides et les automatismes bienvenus. Mise en route et mode d’écoute sont confirmés par une petite voix claire et audible, un vrai bonheur. L’écoute peut se faire au naturel, ou avec le système antibruit activé ou encore en mode “Ambient”, laissant passer les sons extérieurs comme les conversations de vos collègues de bureau en open space, ou dans la rue, celui d’un vélo qui vous indique d’un coup de sonnette qu’il va griller le feu alors que vous vous apprêtez à traverser… Un gage de sécurité, donc.

Un son sage et très bien équilibré Sur le terrain, le système antibruit des JBL Tour Pro+ TWS a une action relativement modérée et la restitution sonore conserve à peu près les mêmes caractéristiques quel que soit le mode enclenché. Ces écouteurs semblent moins démonstratifs que certains autres produits JBL, moins portés sur les basses, ce qui n’est pas forcément pour déplaire. Au début, le son peut paraître un peu aseptisé, mais présente l’intérêt de ne pas être fatigant et d’être assez consensuel, très bien équilibré. Sur le morceau “A Whiter Shade Of Pale” de l’album “Medusa” d’Annie Lenox, tout est bien en place : la magnifique voix de l’interprète sans aucun vrillage dans le haut, la finesse des aigus du clavecin synthétique, le rythme de la grosse caisse. Sur un second morceau, “Champagne Makes Bubbles In My Head” du groupe Babamars, le rendu

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est très agréable, les basses sont présentes sans être envahissantes, les coups de batterie sont clairs, francs et tranchés, et ce titre qui fourmille de détails en devient vite entraînant… C’est un peu “noisy” au niveau de la voix et du synthétiseur, mais tout est retranscrit proprement. Enfin, la scène sonore proposée par les JBL Tour Pro+ TWS n’est pas d’une largeur ou d’une ampleur extraordinaire, mais cela ne paraît pas trop confiné et, sur ce point encore, le rendu est cohérent et agréable.

En résumé Les JBL Tour Pro+ TWS sont des écouteurs consensuels. Avec eux, pas de prise de risque ni de mauvaise surprise. La restitution sonore est excellente, le système antibruit est d’une action parfois symbolique, mais comme sur beaucoup d’autres écouteurs True Wireless. L’ergonomie des fonctions tactiles, les indications audio et la mise en route automatique les rendent agréables à utiliser. Pour 200 € avec toutes ces qualités, JBL nous prouve une fois de plus que son produit est dans le vrai.

■ Spécifications •Type : écouteurs True Wireless antibruit •Transducteurs : électrodynamiques de 6,8 mm •Autonomie annoncée : 8 h sans ANC, 6 h avec ANC, 32 h en plus avec le boîtier de charge •Waterproof : IPX4 •Accessoires fournis : câble de recharge USB-C, étui de rangement et recharge, 5 tailles d’embouts, 2 tailles de stabilisateurs •Poids des deux écouteurs : 15 g •Poids du boîtier de recharge seul : 57 g

Notre avis


ENCEINTES HAUTE-FIDÉLITÉ BOREA

Une reconnaissance internationale

La gamme BOREA est appréciée et reconnue par la presse spécialisée pour ses qualités de fabrication et ses performances acoustiques. Des enceintes perçues comme une excellente alternative pour accéder à la haute-fidélité au meilleur prix.

À PA R T I R D E

3 1 9 €/paire

W W W. T R I A N G L E H I F I . F R


TEST

SENNHEISER 1300 €

IE900 Annoncés juste après le rachat de la division grand public de Sennheiser par le suisse Sonova, les IE900 cons�tuent le sommet de l'art audiophile appliqué à des écouteurs. Sennheiser prend encore une fois le pari, toujours risqué, de ne pas céder aux sirènes pourtant ultra majoritaires (dans le haut de gamme) du mul�voies, mais de miser sur un unique transducteur propriétaire. Un vrai produit haut de gamme, cher (1300 euros), que les amoureux du concept de large bande pourraient bien adorer. par Guillaume Fourcadier Croiser le fer, tout en discrétion Si les IE900 constituent probablement le dernier modèle haut de gamme de Sennheiser en tant qu'entreprise totalement indépendante, ils sont surtout les écouteurs intra-auriculaires les plus ambitieux jamais imaginés par le mythique constructeur allemand. Ils héritent de sa grande expérience mono-transducteur accumulée depuis les IE8 et surtout les très haut de gamme IE800, tout en profitant de nouvelles technologies spécifiques développées pour l'occasion. Très étudié, le châssis de chaque écouteur est entièrement usiné à partir d'un alliage d'aluminium spécial, délaissant la coque en céramique des IE800. Les IE900 possèdent alors un côté très brut ; se passant d'anodisation ou de microbillage, ils sont totalement à nu. Sennheiser a même choisi de conserver le tracé de l'usinage, présent sous la forme de petits paliers aux reflets légèrement martelés. Cette spécificité de construction, ainsi que le très petit volume, font que les Sennheiser IE900 sont à la fois extrêmement bien construits, légers, mais surtout très confortables. Leurs courtes canules permettent à ces écouteurs Sennheiser IE900 de ne pas être trop intrusifs tandis que la présence de deux types d'embouts dans leur emballage, en silicone et en mousse à mémoire de forme, leur confère une certaine polyvalence. La disposition en

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tour d'oreille de leurs câbles, gainés d'aramide, participe à la bonne tenue dans les oreilles et corrige en grande partie les problèmes de bruits microphoniques rencontrés sur les IE800. La forme est parfaitement travaillée mais Sennheiser soigne aussi le packaging. En plus du classique câble jack 3,5 mm (connectique détachable en MMCX au niveau des écouteurs), le constructeur fournit également un câble similaire avec terminaison jack 2,5 mm et un autre avec terminaison jack 4,4 mm, tous deux destinés à un raccordement sur prise symétrique. Enfin, une belle petite boîte de transport semi-rigide permet de ranger les IE900.

Un son doux-dynamique et sans filtre, ataraxie du mono-transducteur L'architecture sonore des écouteurs Sennheiser IE900 n'a rien de révolutionnaire, car elle ne multiplie pas les voies et transducteurs, mais le spécialiste allemand table sur ce qui se fait de mieux en matière de haut-parleurs dynamiques large bande. Il continue ainsi de naviguer, de manière presque atypique, avec quelques autres marques très haut de gamme du genre, comme Campfire ou Final Audio. Les IE900 s'articulent ainsi autour d'un transducteur spécialement développé pour eux, le X3R, directement dérivé du XWB présent sur les IE


800/800 S et IE 300. Il s’agit d’un modèle dynamique de 7 mm, pour lequel Sennheiser cultive un certain secret (fournissant peu de détails sur la membrane). Sur cette belle base, le fabricant a conçu une triple chambre acoustique T3CA afin d'amortir au mieux l'onde arrière sur toutes les fréquences audibles (et plus encore), tout en montant un système dit de "vortex" sur les embouts, lequel permet de contrer l'effet de masque. À l'écoute, le caractère des Sennheiser IE900 est à la fois simple et complexe. Leur simplicité tient au fait que, contrairement à la majorité des écouteurs mono-transducteurs haut de gamme, ils ne proposent pas une signature en V (physiologique). Il n'y a donc pas de pic marqué dans les basmédiums/basses ni dans les haut-médiums/aigus. Une signature en V possède des avantages, car elle gonfle artificiellement le niveau de détails et le tranchant, mais peut également devenir agressive et rendre la scène sonore un peu étrange. Ici, Sennheiser tente une approche physiologique emprunte d'une certaine douceur. Les basses sont en avant, mais suivent une pente douce et régulière. Les IE900 affichent ainsi une bonne assise, sans trop d'emphase, sans débordement, qui repose surtout sur la grande qualité du transducteur et de la chambre acoustique pour délivrer une excellente sensation d'impact si nécessaire. À l'opposé du spectre, les aigus présentent cette même façon de procéder : "en douceur". Les fréquences les plus agressives, autour de 2-4 kHz, sont légèrement atténuées, alors que Sennheiser place une légère accentuation autour de 10 kHz et plus, ce qui procure un rendu assez doux, mais pourtant suffisamment brillant et aéré. Nous aurions pu craindre que ce pic dans les 10 kHz semble trop artificiel sur certains instruments comme les cymbales, mais Sennheiser a corrigé ce point par rapport aux IE800 et IE800S. Sans chercher à faire d'effets spectaculaires, Sennheiser réussit, en se reposant uniquement sur la qualité de cette architecture sonore, à bâtir des écouteurs au son très doux et aéré si besoin, mais d'un grand sens de l'énergie si on vient les titiller. Aux mesures, cela se traduit par une distorsion et des résonances proches du néant, même à fort volume, et ce quelles que soient les fréquences. Le travail sur l'acoustique interne permet ainsi aux IE900 de se frotter aux genres musicaux les plus rapides et les plus complexes sans aucune difficulté. Certes, certains utilisateurs préféreront un son plus tranchant, plus expressif, mais ce n'est pas sur la partie technique que nous pourrions reprocher quoi que ce soit aux écouteurs Sennheiser. À ce titre, ils présentent bien des similitudes avec les IE800/ IE800S, mais travaillent avec davantage de nuances, des creux moins profonds et des pics plus maîtrisés. Le gain dans les basses se limite, par rapport aux

médiums, à un écart de 8 dB max, alors que les IE800 se permettaient facilement le double. Le creux dans les haut-médiums est également moins sec et laisse place à une emphase plus douce dans les aigus. Nous pouvons à la fois y voir un meilleur réglage du nouveau transducteur, mais également une conception encore plus aboutie de la chambre acoustique. Très large, assez profonde, la scène sonore brille particulièrement par sa séparation des instruments. La philosophie mono-transducteur permet de conserver une sonorité certes moins étendue et détaillée que sur les meilleurs écouteurs multivoies, mais d'une cohérence spatiale supérieure, absolument inaltérable. Si les Sennheiser IE900 sont assez simples à alimenter, la qualité de la source peut largement faire la différence. Ces écouteurs mettent très vite en évidence les problèmes comme le bruit de fond ou la faible séparation des canaux. Difficile de parler d'un style musical de prédilection : les IE900 sont, comme bien des modèles haut de gamme, très dépendants de la qualité des mixages. Un morceau plat, à la dynamique très faible, ne leur permet clairement pas de s'exprimer et les fera passer pour des écouteurs ternes. De plus, tout le monde n'accrochera pas à cette sorte de "sagesse mono-transducteur" presque désuète, assez éloignée de la sonorité plus typée, quasi outrancière, des écouteurs multivoies modernes. Avec les IE900, Sennheiser va jusqu'au bout du concept d'écouteurs mono-transducteur. Un produit très cher mais maîtrisé de bout en bout. Un bonheur pour les amoureux d'un son sans filtre.

Spécifications •Type : écouteurs intra-auriculaires •Architecture simple voie •Transducteurs dynamiques X3R de 7 mm •Réponse en fréquence : 5 Hz – 48 kHz •THD : 0,05% (94 dB à 1 kHz) •Inclus : câble avec jack 3,5 mm, câble avec jack 4,4 mm, câble avec jack 2,5 mm, embouts en silicone (3 tailles), embouts en mousse à mémoire de forme (3 tailles), clips vêtement, housse de transport

Notre avis Construction

Confort

Performances

Musicalité

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TEST

SONY

280 €

WF-1000Xm4 Presque deux années après avoir lancé ses premiers écouteurs True Wireless dotés d'une isola�on ac�ve vraiment performante, Sony modernise la rece�e fabuleuse des WF-1000Xm3 et sort, avec ses nouveaux WF-1000Xm4, une version encore plus ambi�euse. Alors que la concurrence s'est largement mise à niveau depuis, Sony a-t-il encore les moyens de redevenir le meilleur ? par Guillaume Fourcadier

La patte Sony, retravaillée, enfin compacte Une chose saute aux yeux pour les utilisateurs des précédents écouteurs Sony : la firme a largement amélioré la forme, en particulier celle de la boîte de charge. Cette dernière perd plus de 40% de volume, ce qui permet de la loger aisément dans une poche de pantalon, chose qui était impossible avec celle des WF-1000Xm3. Cela est d'autant plus louable que le constructeur a réussi à y intégrer la recharge par induction. Les WF-1000Xm4 n’atteignent pas un niveau de luxe digne des

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écouteurs de Klipsch (fournis avec une boîte en inox brossé) ou Master & Dynamic, mais Sony a pris le parti d'un certain pragmatisme nomade, en conciliant compacité et qualité de fabrication déjà très correcte. Les écouteurs ne sont pas en reste, bénéficiant de lignes bien plus classieuses quoique plus traditionnelles qu'auparavant. Les Sony WF-1000Xm4 troquent ainsi le design élancé et futuriste des WF-1000Xm3 pour une demi-sphère mate (qui existe en noir et en blanc) aux petites touches cuivrées, impeccablement assemblée. Des


points pourtant anodins, comme la légère protubérance tubulaire du micro, confèrent un véritable cachet premium au design. Les écouteurs sont à la fois un peu plus luxueux et plus ergonomiques. Nous pouvons citer, en tête des innovations, de nouveaux embouts en mousse polyuréthane plus confortables que les anciens embouts en silicone. Le principe de canule courte est réutilisé et la forme assez équilibrée apporte une bonne tenue après un quart de tour de "vissage" dans les oreilles. Nous n'irons pas jusqu'à citer les écouteurs de Sony comme l'apogée du confort intra-auriculaire, car leur volume toujours assez important ne s'accorde pas aux très petites oreilles, mais le constructeur a fait de grands progrès. De même, bien qu'ils soient certifiés IPX4 (résistance aux projections d'eau), ces bijoux zéro fil ne sont pas particulièrement bien adaptés à un usage sportif.

Au bonheur des réglages Cœur du système Sony, l'application de pilotage des Sony WF-1000Xm4, Headphones, reste LA référence des applications pour écouteurs/casques nomades. Parfois légèrement complexe, elle permet un nombre de réglages tout simplement impressionnant. Tout ou presque est activable et désactivable ici, des capteurs optiques des écouteurs (pause/lecture automatique) jusqu'à l'adaptation intelligente de la réduction de bruit suivant la situation. Rentrer dans les détails prendrait un temps infini, mais nous ne pouvons que saluer cette application qui, depuis les versions disponibles sur les casques WH-1000Xm2 et Xm3, n'a cessé de s'étoffer. Il est par exemple possible de définir la qualité audio, en choisissant le codec de transmission Bluetooth, ou encore d'avoir accès à un égaliseur graphique personnalisable. Sauf cas extrêmes, Sony Headphones est d'une stabilité exemplaire avec les écouteurs WF-1000Xm4.

Le seul bémol ergonomique concerne finalement les commandes tactiles. Si Sony est passé d'une petite zone (sur les WF-1000Xm3) à une surface coiffant la totalité du dos des écouteurs, elle ne permet pas de couvrir absolument toutes les commandes en une fois, il faut toujours basculer entre plusieurs modes via l'application. Par exemple, il n'est pas possible d'effectuer un réglage sonore en même temps qu'un réglage de la navigation dans la musique et de la réduction de bruit.

Endurant, isolant, d'une stabilité presque parfaite Véritable démonstration technologique, les Sony WF-1000Xm4 sont largement portés par la toute nouvelle puce du constructeur, baptisée V1, qui gère à la fois la réduction de bruit active, l'intégralité des traitements sonores et le Bluetooth. Sans révolutionner ce qui était déjà une des forces de leurs prédécesseurs, les WF-1000Xm4 ne laissent pratiquement rien au hasard. La connectivité met en avant des éléments

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particulièrement modernes, comme les appairages rapides Fast Pair (Android) et Swift Pair (Windows 10), la connexion de type sniffing (pas d'écouteur maître/esclave), ainsi que le fonctionnement de chaque écouteur en mono. Seule manque la connexion multipoint. Mais plus impressionnant que tout le reste, Sony intègre, pour la première fois dans des écouteurs True Wireless, son codec maison LDAC, qui permet une transmission Bluetooth en audio haute résolution. Une vraie performance, portée par la maîtrise impressionnante du hardware. Bien sûr, Sony ne peut pas faire de miracle (et encore), puisque quelques instabilités demeurent dans la transmission en utilisant ce codec, mais uniquement en milieu embouteillé (ou smartphone dans la poche de pantalon). En outre, l'autonomie baisse pratiquement de moitié par rapport à l'utilisation du codec AAC, le LDAC étant particulièrement énergivore. Mais même avec ces limitations assez prévisibles, les Sony WF-1000Xm4 possèdent l'autonomie la plus élevée de tous les écouteurs haut de gamme. En AAC, il est possible d'atteindre environ 9 h avec la réduction de bruit (ANC) activée et pratiquement 14 h sans - du grand art.

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Tout aussi impressionnant, le système de réduction de bruit gagne encore un petit cran par rapport aux précédents écouteurs et se replace vraiment au niveau des meilleurs. Le gain est autant attribuable à la nouvelle puce qu'aux nouveaux embouts, encore plus efficaces sur les médiums, et déjà relativement isolants dans les basses (isolation passive effective à partir de 60 Hz). Le constructeur ne met pas la même claque à la concurrence qu’il avait pu le faire avec les WF-1000Xm3, mais les Sony WF-1000Xm4 n'en sont pas moins au sommet du silence. Sons très basses fréquences, voix, bruits réguliers ou bruits soudains, Sony propose une isolation phonique extrêmement efficace et surtout très régulière.

Un son passe-partout, encore plus raffiné Avec une courbe de réponse légèrement en V (physiologique), le son des WF-1000Xm3, bien qu’un peu trop tranchant pour certains, était d'un haut niveau technique, mais manquait sans doute un peu de raffinement pour une cible sensible aux aigus. Ici, Sony prend le contre-pied de ses précédents écouteurs et s'aligne, au contraire, sur la sonorité assez caractéristique (et désormais


assez classique pour les casques nomades modernes) des WH-1000Xm3 et WH-1000Xm4. Ainsi les Sony WF-1000Xm4 proposent-ils un son intelligemment accentué dans les basses, des médiums d'un bien bel équilibre, et des aigus légèrement en retrait, mais marqués par un pic assez sec autour de 10 kHz, afin de conserver une certaine brillance et aération. À l'écoute, nous pouvons constater que comme pour ses casques nomades haut de gamme, Sony a parfaitement compris comment créer un réglage sonore pour plaire au plus grand nombre, tout en misant sur un transducteur de très grande qualité. Le transducteur intégré à chaque écouteur WF-1000xm4, développé totalement par Sony, est un modèle de 6 mm avec moteur 20% plus large que la génération précédente. Cette qualité technique se traduit particulièrement bien dans la maîtrise des basses fréquences, à la fois rondes, puissantes et emplies de nuances. Rien ne déborde jamais (ou presque) malgré leur emphase. Les médiums ne sont pas en reste. Pas d'une neutralité absolue mais d'un bel équilibre, ils permettent de très bien reproduire le registre vocal, là aussi avec une grande richesse des timbres. Les aigus ne sont pas aussi spectaculaires, en partie à cause d'un certain retrait. Par ce réglage, Sony se prive d'un rendu un peu plus percutant, un peu plus tranchant, mais livre par ce biais une écoute plus reposante. Surtout, ce creux est suffisamment subtil pour ne pas être ressenti comme un vrai manque ; l'écoute n'est jamais voilée. Le niveau de détails est là, la clarté demeure et, surtout, la scène sonore est l'une des plus spacieuses jamais entendue sur des écouteurs True Wireless. Que ce soit en matière de largeur, de profondeur ou de niveau de détails, Sony montre un vrai savoir-faire en la matière. D'une manière générale, difficile de trouver un produit vraiment supérieur aux Sony WF-1000Xm4 sur le plan sonore, bien qu'ils soient un peu typés. Les Sennheiser Momentum TW/TW2, véritables références audiophiles, sont ceux qui s’en

rapprochent le plus techniquement parlant. Les deux marques livrent des écouteurs maîtrisés, polyvalents et parfaitement à l'aise dans la difficulté. Les Devialet Gemini partagent avec eux quelques qualités, offrant des basses aussi maîtrisées mais encore plus accentuées. Quant aux Bowers & Wilkins PI7, s'ils ne sont pas aussi impériaux dans les basses ou en matière d'ampleur sonore, ils affichent une maîtrise dans les aigus qui leur permet de facilement se faire une place. Si les Sony WF-1000Xm4 ne réitèrent pas la même claque technique que les WF-1000Xm3 en leur temps, ces écouteurs zéro fil n'en sont pas moins aussi recommandables. Tout ou presque est maîtrisé de bout en bout et il faut vraiment aller chercher dans les détails pour trouver des reproches à leur adresser.

Spécifications •Type : écouteurs True Wireless à système de réduction de bruit actif •Puce de traitement Sony V1 •Connexion : Bluetooth 5.2 •Codecs supportés : SBC, AAC, LDAC (jusqu'en 990 kb/s) •Transducteurs de 6 mm •Certification IPX4 •Boîte de recharge Qi •Autonomie annoncée : 8 h avec ANC, 12 h sans ANC, 3 recharges supplémentaires avec la boîte •Embouts : 3 paires d'embouts à mousse polyuréthane •Packaging écoresponsable sans plastique •Coloris : noir/cuivre ; blanc/cuivre

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Musicalité

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TEST

SOUNDCORE Liberty Air 2 Pro Marque sœur du constructeur Anker, Soundcore dévoile avec les Liberty Air 2 Pro des écouteurs zéro fil à réduc�on de bruit (ANC) abordables mais par�culièrement ambi�eux. Un produit prêt à défier les grosses pointures du secteur pour un prix moindre ? par Guillaume Fourcadier

Classiques, mais sérieux Proposés dans plusieurs coloris, les écouteurs Liberty Air 2 Pro se composent d'une partie centrale sphérique et d'une excroissance en forme de tige légèrement effilée. Un design très simple, que l’on retrouve sur le boîtier de charge, mais qui ne bride pas pour autant la qualité de fabrication, très bonne à défaut d'être luxueuse. Si le confort n'est pas encore universel, ces écouteurs semi intra-auriculaires sont livrés avec pas moins de 9 paires d'embouts de tailles différentes, ce qui leur permet de s’adapter à pratiquement toutes les morphologies d'oreilles. L'expérience d'utilisation n'est pas encore à la hauteur de celle offerte pas les AirPods Pro d’Apple, mais plus qu'acceptable sur les longues séances d’écoute.

Technologie presque complète Assez riches à défaut d'être complets, les commandes et réglages de ces écouteurs Soundcore Liberty Air 2 Pro reposent sur le classique binôme composé de touches tactiles et d’une application sur smartphone. D'un côté, les touches, limitées à seulement deux actions, n'assurent que partiellement la navigation. De l'autre, l'application dédiée, sans atteindre la richesse de ce qui existe chez Sony par exemple, est déjà très fournie : assignation des commandes, mises à jour, test d'embouts, égaliseur, etc. Il est même possible d'effectuer un test auditif – un peu sommaire - afin de trouver une égalisation personnalisée. La puissance technologique des Liberty Air 2 Pro s'exprime avant tout sur la réduction de bruit. Loin d'être gadget, cette fonction est efficace dès les très basses fréquences. Seules quelques fréquences spécifiques (autour de 1 kHz) débordent un peu, mais les écouteurs Soundcore maîtrisent déjà bien leur sujet. Dommage que le mode Transparence soit un peu moins heureux, car celui-ci ne récupère pas suffisamment les aigus pour être efficace. L'autonomie des écouteurs peut atteindre jusqu'à 6 h avec ANC, une performance déjà un peu supérieure à la moyenne.

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130 € Un son puissant mais réfléchi Alors que les modèles d'écouteurs abordables misent souvent sur une sonorité très en V (avec une réponse en fréquence très physiologique), Soundcore surprend son monde. Assez techniques, les écouteurs Liberty Air 2 Pro mettent certes les basses assez largement en avant, mais proposent un équilibre admirable dans les médiums et les aigus. Ces derniers n'ont pas la richesse apportée par de très bons écouteurs intra-auriculaires filaires, mais se permettent de ne jamais être agressifs ou sonner faux ou encore de s'appuyer sur des pics de résonance pour cacher la misère. Tout est suffisamment précis et maîtrisé avec les écouteurs Soundcore. À l'écoute, les Soundcore Liberty Air 2 Pro ont donc presque tout pour plaire. Le son est dynamique, le niveau de détails est excellent, et la scène sonore se montre certes un peu resserrée, mais très cohérente. Ces écouteurs pourraient proposer des basses plus enveloppantes, mais Soundcore a choisi de les rendre percutantes avant tout. Il s'agit d'une sorte de version moins douce des Earsonics Aero. Sans être parfaits, les Soundcore Liberty Air 2 Pro ne présentent toutefois aucun défaut majeur, ni sur la partie technique ni sur la partie sonore. Une excellente performance pour ces écouteurs true wireless plutôt abordables.

Spécifications •Type : écouteurs true wireless à réduction de bruit •Transducteurs de 11 mm "purenote" •Codecs audio supportés : SBC et AAC •Autonomie annoncée : 6 h avec réduction de bruit, 7 h sans, 26 h en comptant le boîtier de charge •Compatible recharge par induction •IPX4

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ASTELL & KERN Dual DAC Amplifier Cable PEE51 Pe�te surprise made by Astell & Kern, le Dual DAC Amplifier Cable, aussi nommé PEE51, est un pe�t DAC USB-C accessible, qui combine luxe et audiophilie. Pas aussi polyvalent que le Nuprime Hi-mDac ni aussi haut de gamme que l’Earmen Sparrow, en tout cas sur le papier, il pourrait pourtant bien être le meilleur dans son genre. par Guillaume Fourcadier Un luxe réjouissant, qui ne tient qu'à un fil Malgré son tarif très abordable pour un produit Astell & Kern, le PEE51 conserve la célèbre exigence de la marque en matière de fabrication. Le châssis ainsi que le connecteur (abritant l'USB-C) de ce petit DAC/ampli casque sont entièrement en alliage de zinc du plus bel effet, reprenant le design "facetté" cher à la marque, le tout couplé à un câble de connexion à conducteur en cuivre plaqué argent particulièrement sérieux. L'Astell & Kern Dual DAC Amplifier Cable est à la fois agréable à utiliser et très solide. Mais difficile de ne pas pointer du doigt ce câble non détachable comme une faiblesse potentielle, puisque cet élément lui permettra difficilement de tenir aussi longtemps que les concurrents de chez Nuprime ou Earmen, qui disposent simplement d'un connecteur USB-C femelle. De type plug and play, le PEE51 fonctionne en insérant le câble dans n'importe quel PC/Mac et presque tout type de smartphone. Malheureusement, les smartphones sous iOS sont limités en puissance par Apple, ce qui ne permet pas ici d'exploiter le double DAC, et par conséquent d'allumer l’appareil. Le Dual DAC Amplifier Cable ne possède pas non plus de réglage de volume (celui-ci s'effectue depuis l'ordinateur ou le smartphone) et n'intègre pas de sortie optique (Toslink) dans sa prise mini jack. Sa grande simplicité sonne ainsi à la fois comme une force (compacité) et comme une faiblesse, puisqu’elle ne lui autorise qu'une polyvalence limitée.

Un son aussi typique d’Astell & Kern qu'attendu Avantage et léger défaut du PEE51, sa structure Dual DAC est certes énergivore, mais lui permet

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130 € d'afficher un niveau technique déjà très élevé, plus élevé que celui de l'Audioquest Dragonfly Red par exemple. Sans atteindre la qualité d'un Sparrow d’Earmen, ce DAC/ampli diffuse une sonorité neutre, détaillée, puissante, avec pour principal atout un espace sonore particulièrement large et profond. Malgré sa structure Dual DAC, qui lui permet de gagner en aération et en niveau de détails par rapport au Hi-mDac de Nuprime, le Dual DAC Amplifier Cable n'est pas spécialement meilleur ou plus musical. Nuprime compense l’architecture simple DAC par une amplification un peu plus puissante et plus maîtrisée, légèrement mieux adaptée à l'écoute sur casque de salon. L'un comme l'autre possèdent ce côté très technique et équilibré, flirtant parfois avec l'intransigeance. Très recommandable d'une manière générale, car très bien fini et excellent techniquement, l'Astell & Kern Dual DAC Amplifier Cable permet de passer un vrai cap par rapport à un smartphone ou un simple convertisseur. Seuls regrets : le manque de polyvalence ergonomique et la puissance un peu limitée pour les casques énergivores.

Spécifications •Type : DAC/ampli casque USB-C autoalimenté •Boîtier : en alliage de zinc •DAC intégré : Dual-DAC Cirrus Logic CS43198 •Compatibilité : PCM 32 bits/384 kHz, DSD256 •Connecteur : USB-C •Sortie casque : 3,5 mm •Dimensions : 17 x 50 x 10,3 mm •Poids : 25 g

Notre avis


IFI AUDIO Hip-Dac DAC audiophile et ampli casque transportable ou nomade, le Hip-Dac d’iFi Audio entend bien offrir les qualités sonores auxquelles le constructeur nous a habitués, mais à un tarif étonnamment contenu, un peu à l'image de sa gamme sédentaire Zen. Un futur classique ? par Guillaume Fourcadier

Une beauté bleu pétrole Présenté dans une magnifique enveloppe en aluminium anodisé bleu pétrole, ce DAC/ampli casque aux courbes simples mais agréables brille par son épure. Rien ne déborde, tout est simple et carré, la fabrication est tout simplement irréprochable. De par sa beauté, sa légèreté (125 g) et sa compacité (102 x 70 x 14 mm), il s'affiche comme l'un des plus agréables à prendre en main. Sa seule fonction étant celle de DAC pour casque audio, il ne dispose malheureusement que d'une unique entrée USB, au format USB-A, de type mâle qui plus est. Cette connectique, bien qu'habituelle pour les produits iFi Audio, reste perturbante, solide mais très rarement utilisée ailleurs. Afin de séparer au mieux les données et l'alimentation, une prise USB-C permet d'assurer la recharge de la petite batterie de 2 200mAh. À ce titre, le Hip-Dac est totalement autonome (environ 7- 8 h d'endurance à l'usage) et nomade ; il s'accorde tout autant aux PC et Mac qu'aux smartphones. En façade, l'appareil accueille à la fois une connectique jack 3,5 mm, mais également une prise jack 4,4 mm (symétrique). Enfin, la petite touche iFi Audio transparaît à travers deux modes d'écoute bien pratiques, chacun activable depuis un bouton dédié : le PowerMatch et le XBass. Le premier lui permet de s'adapter aux casques à haute impédance, le second apporte un boost intelligent dans le bas du spectre.

Petite bête à l'assurance d'une grande Malgré son nom pour le moins dansant, l’iFi Audio Hip-Dac ne s'autorise aucune fantaisie technique. Seul son convertisseur Burr-Brown DSD1793 est un peu original, mais tout à fait conforme à ce que proposent les meilleures puces ESS et AKM. Ce DAC est associé à des amplis Op OV4627A Quad JFet à faible bruit. À l'écoute, sans aucun sensationnalisme, le Hip-Dac

165 € livre tout ce que nous pouvons aimer dans un DAC/ ampli casque proposé à ce tarif. Pas de parti pris sonore, tout ici reste dans une neutralité très technique et musicale. Ce modèle mélange parfaitement tous les ingrédients d'un excellent DAC/ampli casque. Que ce soit sur sa prise jack 3,5 mm ou 4,4 mm (qui ne se différencie vraiment que par sa puissance supérieure), nous avons à la fois un magnifique niveau de détails et une grande énergie, le tout sans emphase. Peu importent les styles ou les écouteurs raccordés, l’iFi Audio Hip-Dac s'en sort avec brio. Sa puissance, particulièrement en sortie 4,4 mm, est même suffisante pour alimenter la majorité des gros casques Hifi les plus exigeants du marché, avec une tension de sortie atteignant 6,3 V en utilisant l'option PowerMatch. Cette dernière est presque indispensable pour profiter au mieux d'un bon casque comme l'énergivore HD 800 de Sennheiser, par exemple. De même, un produit un peu timide dans le bas du spectre peut bénéficier du XBass, égalisation plutôt intelligente, car ne débordant pas sur les médiums. Si les concurrents sont nombreux dans cette gamme de prix, le Hip-Dac profite du savoir-faire d’iFi Audio, qui livre ici un produit presque irréprochable, doté d'un vrai sens du luxe et de l'audiophilie.

Spécifications •Type : DAC-USB/ampli casque •DAC : Burr-Brown DSD1793 •Compatibilité : PCM 32 bits/384 kHz, DSD256, MQA •Entrée : USB-A mâle asynchrone, USB-C (recharge) •Sorties : jack 3,5 mm asymétrique), jack 4,4 mm (symétrique) •Puissance de sortie : 400 mW/280 mW (symétrique/asymétrique) sous 32 Ohms •Autonomie annoncée : 8 h •Dimensions : 102 x 70 x 14 mm •Poids : 125 g

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ON-mag c’est aussi...


LES ENCEINTES ET SYSTÈMES STÉRÉO SANS FIL


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BANG & OLUFSEN

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Beolit 20 Quatrième généra�on d'une belle œuvre d'art audio, l'enceinte Beolit 20 de Bang & Olufsen entend réunir luxe et son premium dans un modèle Bluetooth transportable. Le savoir-faire du constructeur danois permet-il à ce�e Beolit 20 de relever le défi et d'améliorer l'expérience des précédents modèles comme la Beolit 15 ? par Guillaume Fourcadier

Pure expérience design Éloge du design à la scandinave, épurée et habillée de tons assez froids, la B&O Beolit 20 est un objet particulièrement attrayant, surtout dans sa version grise. Sur la forme, elle affiche peu d'évolutions par rapport aux anciennes Beolit ; cette itération est toujours une enceinte Bluetooth de type transportable (2,7 kg), sans connectivité réseau/ multiroom. Ses seules fonctions avancées résident dans l'appairage stéréo possible avec une autre Beolit 20 ou une Beolit 17, ainsi que (la seule vraie nouveauté) dans la base de recharge par induction qui trône à son sommet et qui peut accueillir un smartphone. La fabrication est aussi sérieuse que sur les précédentes versions, mêlant un plastique d'assez bonne qualité et une grille métallique cerclant tout le produit, cette dernière étant doublée d'une souscouche en tissu (anti poussière) couleur sable. Une lanière de transport en cuir complète l'expérience d'assez belle manière. L'ergonomie est particulièrement simple mais efficace, puisque tout repose sur un système de boutons placés sur la face supérieure. Il ne manque ici que de "vrais" boutons dédiés pour la navigation, celle-ci étant gérée par le bouton lecture/pause. L'époque étant au dépouillement, les connectiques se limitent à une entrée jack 3,5 mm et une prise de recharge USB-C. L'autonomie annoncée s’élève à 8 h à volume modéré ou moyen (et 25 h à volume très bas). Pour notre part, nous avons atteint environ 7 h en utilisation classique.

Au diable la nuance, place à l'énergie Ambitieuse, l'architecture sonore de la Bang & Olufsen Beolit 20 s'articule autour de trois tweeters (aigus) de 1,5", d'un haut-parleur large bande à fort débattement de 5,5" (14 cm) et de deux radiateurs passifs de 4" (10 cm), pour une dispersion du son à 360°. Le tout est propulsé par deux amplificateurs en classe D de 35 watts, un pour chacune des classes de haut-parleurs. À l'écoute, la puissance est clairement là. La B&O Beolit 20 sait vraiment remplir l'espace, avec une excellente cohérence dans l'écoute. La reproduction n'est pas parfaitement omnidirectionnelle en pratique, mais l’enceinte parvient à délivrer une

500 € scène sonore suffisamment spacieuse et spatialisée. En revanche, comme ses aînées, la B&O Beolit 20 affiche un caractère bien à elle, un peu trop typé pour une expérience vraiment audiophile. Basses en avant, elle se démarque par son énergie, son emphase réjouissante sur les musiques modernes. À l'inverse, son manque de douceur et sa technicité relative n'en font pas un produit taillé pour le Classique ou le Jazz. Même en passant par l'application dédiée, bien pensée et intégrant un égaliseur très clair et efficace, la Beolit 20 ne peut jamais totalement se soustraire à son ADN batailleur, qui tient davantage du petit ghettoblaster que de l'enceinte Hifi. L'ensemble manie ainsi un charme certain et un punch sonore réjouissant, mais n'a pas encore le raffinement acoustique que son design laissait entrevoir.

Spécifications •Type : enceinte Bluetooth transportable •Architecture sonore : 3 tweeters de 1,5", 1 HP large bande de 5,5", 2 radiateurs passifs de 4" •Son 360° •2 amplificateurs en classe D de 35 W •Réponse en fréquence : 37 Hz – 20 kHz •Intensité SPL max : 93 dB (à 1 m) •Batterie de 3200 mAh •Autonomie annoncée : 8 h à volume modéré, 25 h à volume très faible •Connectique : USB-C (recharge), jack 3,5 mm •Puce Bluetooth 4.2 avec compatibilité SBC, AAC, AptX •Dimensions : 135 × 230 × 189 mm •Poids : 2,7 kg •Fabrication : polymère (enveloppe), aluminium, tissu, cuir à tannage végétal

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Ergonomie

Performances

Musicalité

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TEST

BANG & OLUFSEN

1250 €

Beosound Level Avec sa nouvelle Beosound Level, Bang & Olufsen propose une étrange enceinte hybride. Luxueux et transportable, connecté et autonome, ce modèle est porté par une par�e sonore innovante. Un concept risqué, mais qui pourrait bien se révéler gagnant. par Guillaume Fourcadier Une forme à tomber par terre, l'écologie dans les entrailles Le design de la Bang & Olufsen Beosound Level divisera encore plus que les autres produits de la marque. Ici, l'accent est placé sur la symbiose entre vintage et modernité. L'enceinte est un monument d'épure, composé de lignes imperturbables et coloré de tons uniformes. Sa forme transpire le minimalisme des années 60-70, et évoque quelques systèmes audio de l'époque voire même certains radiateurs électriques. Deux versions sont disponibles : une en aluminium gris avec grille recouverte de tissu noir (celle testée) ; la seconde, plus luxueuse, est en aluminium doré, avec une grille en chêne clair. La fabrication, contrairement au design mettra tout le monde d'accord, puisqu'il est presque impossible de reprocher quoique ce soit à la B&O Beosound Level. Une grande partie du châssis est en polymère très dense, et marqué par un dos strié. Cet ensemble est enchâssé dans une structure externe en aluminium anodisé, ce qui donne l'impression qu'il flotte légèrement dans les airs. On ne relève cependant aucun jeu ni aucune faiblesse dans la structure, et sa certification IP54 lui permet de résister aux petits accidents (éclaboussures). Le modèle est ainsi un petit bonheur à manipuler au quotidien, et demeure très stable dans ses

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différentes positions d'installation possibles. Les contrôles intégrés sont tous regroupés sur la tranche supérieure du produit, dans une longue zone tactile particulièrement réactive. Seul bémol, celle-ci est moins lisible et moins pratique si l'enceinte est posée à plat. Le reproche est le même pour le système de charge, pourtant très innovant. Celui-ci fonctionne à l'aide d'une excroissance aimantée (l'USB-C restant accessible si besoin) se plaçant au dos. Il est alors impossible de charger l'enceinte lorsqu'elle est à plat, puisque l'excroissance rend alors la Beosound Level bancale. Pour ne rien arranger, le problème concerne toutes les connectiques filaires (RJ45 et entrées Jack/ optique), rangées dans la même encoche. Pour finir sur une note vraiment positive, nous saluons la lutte de la marque contre l'obsolescence. Ici, la batterie et le module réseau/streamer sont tous les deux amovibles et donc facilement remplaçables, ce qui permettra même de faire évoluer le second si certaines normes réseau évoluent.

Une ergonomie connectée et multiforme Totalement pensée dans une optique connectée/ multiroom, la Bang & Olufsen Beosound Level se configure principalement via Google Home. Une fois cette tâche effectuée, le produit est reconnu


comme une enceinte Chromecast, celle-ci devient donc compatible avec de nombreuses applications de streaming audio et vidéo, tout en bénéficiant des nombreux réglages sonores disponibles sur l'application dédiée Bang & Olufsen, et des avantages ergonomiques de l'écosystème Google. Pour les allergiques à ce système, les protocoles Airplay 2 et Spotify Connect sont également de la partie. Un mode Bluetooth reste disponible et, même si secondaire, est lui-aussi parfaitement au point. Mais plus qu'une simple appareil connecté, la B&O Beosound Level est polyvalente jusque dans son positionnement. S'il est possible de la laisser debout, l'enceinte peut être posée à plat, ou encore être suspendue au mur grâce à un accessoire dédié (malheureusement optionnel). Un système d'accéléromètres/gyroscopes et de microphones permet au produit de détecter sa position automatiquement et analyser son environnement. Un DSP dédié adapte le rendu sonore en conséquence. Une idée très intéressante sur le papier, et déjà mise en œuvre sur la barre de son Home Cinéma haut de gamme de Bang & Olufsen, la Beosound Stage que nous avons testé sur ONmag et à qui nous avons décerné la note de 5/5. Notons enfin que l'autonomie de la batterie de la Beosound Level est extrêmement dépendante du volume d'écoute. Annoncée à 16 h pour un "volume modéré", il faut plutôt compter sur une fourchette très large de 6 à 12 h en utilisation classique.

Un son convaincant et adaptatif Nous pouvions être légèrement dubitatifs sur la qualité sonore d'une enceinte aussi plate, ainsi que sur son système d'adaptation à la position. Nous avions tort, puisque le constructeur rend là une copie pour le moins réjouissante. L'architecture acoustique est classique mais suffisamment "haut de gamme", puisque nous avons affaire à une enceinte trois voies équipée de de deux boomers de 10 cm, de deux tweeters à dôme de 20 mm, et d'un transducteur large-bande de 5 cm, tous alimentés individuellement par leur propre amplificateur en Classe D. A l'écoute, bien que la Bang & Olufsen Beosound Level ne soit pas un sommet de Hifi pure ni une démonstration technique, la cohérence sonore est bien là. Le produit joue particulièrement bien de sa rondeur sonore et de son énergie, le tout avec une certaine finesse et un bon sens du détail. Très puissante, avec une courbe de réponse légèrement en V (physiologique), elle sait diffuser un message sonore avec beaucoup de nuances. Si la B&O Beosound Level est particulièrement à l'aise sur le Jazz ou autres genres très "organiques",

pour lesquels sa sonorité un peu grasse prend facilement des accents vinyliques, elle s'accorde bien avec pratiquement tous les styles musicaux, de l'électro pêchu jusqu'à la douce musique de chambre. Ses boomers ne lui permettent pas de titiller les basses les plus extrêmes avec parfaite maitrise, mais difficile de faire mieux avec un si faible volume interne. Cette bonne impression est d'autant plus forte que, une fois couchée, l'enceinte distille la même qualité sonore, mais à 360°, de manière extrêmement efficace. Cette position est à l'écoute, à notre avis, la plus convaincante de toute. Posée debout sur une étagère, ou couchée sur une table basse, la B&O Beosound Level est à la fois très polyvalente et très joueuse, facilement déplaçable grâce à sa poignée dédiée. Un bon exemple de produit premium qui, s'il ne roule pas sur la concurrence techniquement, justifie son prix par sa fabuleuse fabrication, sa belle lutte contre l'obsolescence, mais également par ses qualités sonores ultra séduisantes et son côté innovant.

Spécifications •Type : Enceinte active connectée •Fonctionnement sur batterie •Haut-parleurs : 2 boomers de 10 cm, 1 transducteur large-bande de 5 cm, 2 tweeters de 20 mm •5 amplificateurs classe D (un par haut-parleur) pour une puissance totale de 105 W •Autonomie annoncée : 16 h à volume modéré •Connectivité filaire : Jack 3,5 mm analogique et numérique optique, USB-C, module de chargement aimanté •Connectivité réseau : Ethernet RJ45, Wifi, Bluetooth •Compatibilité : Google Chromecast, Airplay 2, Spotify Connect, webradio (via application Bang & Olufsen) •Égaliseur sur application Bang & Olufsen •Dimensions : 34,8 x 23 x 5,6 cm •Poids : 3,3 kg •Finitions : Aluminium gris et grille en tissus noir ; Aluminium doré et grille en chêne •Prix : 1 250 Euros pour la version gris et noir ; 1 500 Euros pour la version or et chêne, 100 Euros pour le support mural optionnel

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Ergonomie

Son

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TEST

COMO AUDIO

800 €

Musica La marque Como Audio a maintenant 5 ans et c'est un peu l'héri�ère de Tivoli Audio. Comme son aînée, elle est spécialisée dans les pe�tes radios et minichaînes connectées haut de gamme habillées de bois. Elle est américaine, porte un nom à consonance italienne et a pour fondateur Tom DeVesto. Nous avons déjà testé son modèle nomade Amico, nous nous intéressons maintenant à son système sédentaire le plus complet bap�sé Musica. par Pierre Stemmelin

La Como Audio Musica est une minichaîne stéréo complète ou plutôt un mini système Hifi tout-en-un, monobloc, que l'on verrait bien habiter une maison de vacances en bord de mer ou un chalet à la montagne. Sa construction et sa finition sont particulièrement léchées. Le coffret en bois bien dense (panneaux de MDF jusqu'à 18 mm d'épaisseur) semble être le fruit d'un travail d'artisanat de luxe. En version noyer, dans laquelle

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nous l'avons testée, le placage bois au vernis satiné prend une apparence huilée très réussie.

À peu près tout ce dont on peut avoir besoin La Como Audio Musica intègre une paire d'enceintes acoustiques deux voies, accordées en bass-reflex, chacune équipée d'un vrai tweeter à


dôme textile de 19 mm et d'un boomer de 8 cm à membrane semblant en papier. Elle est équipée d'un amplificateur stéréo en classe D revendiquant 2 x 30 watts, d'un lecteur de CD-Audio, d'un tuner FM/DAB+ et d'un lecteur de musique en réseau. Elle possède des liaisons réseaux WiFi et Ethernet, des entrées auxiliaires analogiques, Bluetooth, numérique optique, ainsi que des sorties casque et Ligne. L'ensemble des fonctions de la Como Audio Musica est géré par des circuits Frontier Smart Technologies Venus Colour, gages d'une certaine pérennité. La plateforme, dotée d'un écran couleur qui affiche la pochette du disque ou le logo de la radio en cours d'écoute, permet d'accéder à Amazon Music, Deezer, Napster, Tidal ainsi qu'aux webradios. Elle est compatible Spotify Connect et avec les commandes vocales Alexa. Elle propose aussi des fonctions d'horloge et radioréveil. C'est donc déjà relativement riche, même s'il manque la compatibilité AirPlay et Chromecast pour être complet. En pratique, au début, l'interface utilisateur n'est pas la plus simple ni la plus intuitive que nous ayons rencontrée. L'écran n'est pas très lumineux et a des angles de vision relativement étroits. La molette rotative à poussoir qui sert à naviguer dans les menus est un peu petite et manque d'accroche pour une parfaite prise en main. Néanmoins, l’organisation des menus et des commandes est plutôt logique. Une fois passé le moment de découverte, on se souvient facilement des

différentes fonctions et on y accède aisément. Par ailleurs, nous n'avons pas rencontré de bogue ou lenteur en utilisant la Como Audio Musica, son système est bien stable et réactif.

Pas d'extravagance sonore, mais une vraie touche audiophile À l'écoute, la Como Audio Musica n'est pas démonstrative, elle ne cherche pas à produire un gros son, mais on sent qu'elle a fait l'objet de vraies attentions audiophiles lors de sa conception et de son optimisation acoustique. Ses évents bass-reflex sont orientés vers l'arrière et elle trouve son meilleur équilibre tonal lorsqu'elle est placée relativement proche d'un mur. Les graves sont légers, l'espace sonore reste concis et la reproduction est très propre. Les timbres sont fins, détaillés avec un joli médium, très élégants sur les voix. L’intelligibilité est excellente. L’aigu est particulièrement présent. La Como Audio Musica sonne bien sans en faire trop. Elle ne force pas le trait, essaie d'être fidèle à la musique. Le son est sage et agréable sur tous les styles de musique, faisant preuve d'une belle ouverture.

■ Spécifications •Type : minichaîne Hifi monobloc connectée •Sources intégrées : lecteur de CD-Audio, Tuner FM/ DAB+, lecteur de musique en réseau •Connectiques : Bluetooth AptX, Ethernet, WiFi, 2 entrées Ligne sur mini jack, port USB, prise casque mini jack, sortie Ligne sur mini jack •Services connectés : webradios, Napster, Amazon Music, Spotify Connect, Tidal, Deezer, compatibilité Alexa •Haut-parleurs : 2 tweeters à dôme textile de 19 mm, 2 boomers à membrane en papier de 8 cm •Amplification : 2 x 30 watts, classe D •Dimensions : 14,9 x 40,5 x 46,55 cm •Poids : 9 kg

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Musicalité

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DALI

400 €

Katch G2 Dali est un constructeur danois consciencieux et persévérant. Lorsqu'il lance un nouveau produit, ce n'est pas pour faire un coup marke�ng éphémère, mais pour planter un jalon avec pour objec�f de poursuivre et essayer d'aller plus loin ensuite. Il nous le démontre avec son enceinte Bluetooth Dali Katch G2, seconde du nom, qui n'essaie pas de tout reme�re à plat, mais plutôt d'améliorer en douceur. par Pierre Stemmelin

La Dali Katch G2 est une enceinte Bluetooth portable, ou nomade, haut de gamme, fonctionnant sur batterie. Par rapport au modèle de première génération que nous avons testé en 2017, elle ne présente presque aucun changement apparent.

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Tout au plus remarque-t-on que le dessin de l'attache de sa sangle en cuir sur glissière a évolué. Pour le reste, ses commandes sont les mêmes et sa structure demeure identique. Elle est construite au sein d'un très solide cadre en aluminium fermé par


des panneaux en matériau plastique bien dense et recouverts de caches en tissu dont les grilles support présentent de jolis dessins formant une multitude de triangles. La Dali Katch G2 ne craint pas trop la poussière ni quelques éclaboussures, mais elle n'est toujours pas étanche. Ses haut-parleurs ne sont pas conçus pour cela. Sur chaque face de l'enceinte on trouve un boomer de 8,9 cm à dôme en aluminium, un tweeter à dôme textile de 21 mm et un radiateur passif à membrane plane rectangulaire de 7,3 x 5,2 cm. Ce sont les mêmes transducteurs que ceux qui équipent la Dali Katch de première génération. Les principales évolutions sont donc à l'intérieur. Les amplificateurs en classe D passent de 2 x 20 watts à 2 x 25 watts. La puce Bluetooth a été changée. Elle offre une meilleure portée de réception, est de type Bluetooth 5.0 et gagne la compatibilité AAX et AptX HD. La batterie présente aussi une meilleure capacité (3300 mAh contre 2600 mAh) et demeure amovible pour pouvoir être remplacée facilement, ce qui est un très bon point. Dali indique aussi avoir revu les algorithmes DSP chargés d'optimiser le son. Enfin, une fonction permettant l'écoute en stéréo à partir de deux enceintes Dali Katch G2 a été ajoutée.

La qualité plutôt que la quantité La Dali Katch G2 est toujours aussi simple et évidente à utiliser. Pas besoin de sortir la notice pour commencer à en profiter. À l'écoute, contrairement à beaucoup d'autres produits de ce type, la Dali Katch G2 ne cherche pas à en faire des tonnes dans le grave ni en niveau de décibels. Elle trouve son meilleur équilibre à volume d'écoute raisonnable et décevra ceux qui chercheront à l'utiliser comme une enceinte de sono. Pour adapter le son de l'enceinte à une pièce de petites ou de plus grandes dimensions ou encore à un usage en extérieur, un bouton sur la tranche supérieure donne le choix entre deux modes d'égalisation : "Clear" et "Warm". C'est le second qui nous a le plus convaincu. Dans ce mode, la Dali Katch G2 délivre un son plus chaleureux, avec de belles rondeurs dans les basses, mais en conservant une superbe ouverture et aération dans le médium et l’aigu. Elle excelle dans la restitution des voix leur donnant une clarté, une intelligibilité, une richesse de timbres et un naturel que l'on rencontre rarement sur une enceinte Bluetooth portable. Le son est particulièrement propre, élégant, vivant, harmonieux, avec de l'ampleur et une assise appréciable. Ce n'est pas boomy, jamais étouffé, ni trop creux tant que l'on ne cherche pas à trop pousser le volume.

Spécifications •Type : enceinte Bluetooth nomade •Batterie : 3300 mAh, 30 heures d’autonomie •Connectique : Bluetooth 5.0 (AptX HD, AAC et NFC), entrée auxiliaire sur mini jack, sortie USB 5V (pour recharger un appareil mobile externe) •Haut-parleurs : 2x tweeters à dôme textile de 21 mm, 2x boomers de 8,9 cm à membrane aluminium, 2x radiateurs passifs de 7,3 x 5,2 cm •Puissance : 2 x 25 watts RMS en classe D •Réponse en fréquence : 49 Hz à 23 kHz •Accessoires fournis : housse de rangement, adaptateurs prises secteur internationales •Chargeur : adaptateur secteur 15 V/2,8 A •Dimensions : 13,8 x 26,85 x 4,7 cm •Poids : 1,1 kg

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Musicalité

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QACOUSTICS 3000 €

Q Active 400 Les enceintes Q Ac�ve 400, qui cons�tuent le second modèle de la gamme Q Ac�ve de Q Acous�cs, comptent proposer exactement la même expérience ac�ve et connectée que les très bonnes Q Ac�ve 200 testées précédemment, mais dans un format colonne encore plus grandiose. De quoi accentuer les qualités déjà constatées chez leurs pe�tes sœurs ? par Guillaume Fourcadier Très sobres ou simplement très originales ? En théorie, nous pourrions décrire les Q Active 400 comme une simple transposition au format colonne des précédentes Q Active 200, mais en pratique, elles ne laissent absolument pas une telle impression. Pourtant pas immenses, leur design fait littéralement exploser le rapport entre la surface de la face avant et celle couverte par leur minuscule duo de hautparleurs BMR. Cela donne des allures de sombres monolithes aux colonnes noires que nous avons reçues en test. Clairement, les Q Acoustics Q Active 200 paraissaient plus aériennes, mais les Q Active 400 ne manquent pas d’originalité. Surtout, ces enceintes aux lignes arrondies profitent d’une finition tout simplement irréprochable. Leur densité, le sérieux total de l’assemblage, les pieds stabilisateurs et leurs pointes de découplage, l'état de surface des parois impeccablement uniforme, les Q Acoustics Q Active 400 jouent parfaitement de cette construction moderne, dans le bon sens du terme. Dommage que ce sérieux ne se répercute pas au Hub connecté ni à la télécommande qui les accompagne, tous deux d’une dramatique austérité, à la limite du passéisme.

Une connectivité complète, mais une expérience perfectible La philosophie connectée de Q Acoustics est différente de ce que propose, pour ne citer qu'elle, la marque KEF avec ses LS50 Wireless II, puisque toutes

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les entrées ne sont pas intégrées aux enceintes mais gérées depuis un boîtier/hub déporté. Ce dernier transmet ensuite le signal audio vers les deux enceintes par ondes radio à 5,8 GHz. Cette solution est plus encombrante, mais potentiellement plus durable (le boîtier est éventuellement remplaçable) et évolutive. Si l'expérience utilisateur est globalement réussie, dire qu'elle fut un long fleuve tranquille serait un mensonge. Nous avons eu, tout comme avec les Q Active 200, quelques soucis lors du premier appairage et de la connexion au WiFi, ce qui nous a obligés à réitérer l'opération. Nous pouvons supputer ici que ces difficultés viennent en grande partie du fait que les enceintes que nous avions en test avaient déjà été connectées à un autre réseau auparavant. De même, une fois les enceintes appairées, nous avons eu la mauvaise surprise de constater qu'aucun son n'en sortait, ce qui a nécessité un redémarrage complet. Dommage, car la marche à suivre, notamment l'appairage via Google Home, est a priori très simple. Le hub est assez complet, puisqu’il permet de se connecter au réseau via une prise Ethernet ou le WiFi, de prendre en charge les émetteurs Bluetooth, le tout en intégrant une connectique numérique (optique/HDMI) et analogique (RCA, sortie caisson de basses) plutôt moderne. L'entrée analogique RCA peut s'utiliser comme entrée Ligne, mais également en tant qu'entrée Phono MM. En somme, difficile de faire plus complet, encore qu'une entrée USB n'aurait pas été un luxe. L'entrée


HDMI est un immense plus, car elle permet un raccordement simple pour un usage "Home Cinéma" (en liaison directe avec un téléviseur par exemple), exercice dans lequel les Q Active 400 excellent. Cependant, nous regrettons encore une fois que le hub et la télécommande soient si austères. Les indications par Leds sur le hub deviennent illisibles passés 2 m de distance. De même, il n'y a pas de réelle indication de fonctionnement sur la télécommande (pas de retour lumineux, ni sur la télécommande ni sur le boîtier). La nouvelle application dédiée de pilotage, Q Acoustics, est bienvenue dans l'écosystème, mais est à l'heure actuelle bien trop épurée pour se poser comme incontournable. Là encore, la comparaison avec l'univers KEF n'est pas à son avantage. Le côté encore spartiate des commandes n'empêche pas les Q Active 400 de livrer une expérience réseau très complète. La compatibilité Chromecast leur permet de s'intégrer facilement dans un environnement multiroom et le fonctionnement avec d'autres protocoles (Roon Ready, Spotify Connect, AirPlay 2) et applications de streaming ne souffre pratiquement d'aucun bug. La connexion est stable, les diverses compatibilités sont bien gérées.

Un son surpuissant, caisson de basses inutile Les Q Acoustics Q Active 400 s'appuient sur le même duo de haut-parleurs BMR large bande (pour les médiums et aigus) de 58 mm que celui qui équipe les Q Active 200. Comme souvent avec les enceintes colonnes, la différence d'architecture tient aux woofers. Ici, le constructeur n'a définitivement pas froid aux yeux, puisqu'il utilise deux boomers de 11,4 cm montés à l'arrière, avec cône de dispersion dédié et charge bass-reflex. Le tout est alimenté par plusieurs amplificateurs en classe D. À l'écoute, les petites enceintes de bibliothèque Q Active 200 étaient déjà impressionnantes dans le bas du spectre ; les nouvelles Q Active 400 élèvent encore ce constat de plusieurs crans supplémentaires. Elles descendent extrêmement bas, sans aucun effort, et n'ont aucun mal à exprimer leur facilité. Sur le terrain, nous pouvons clairement parler d'une expérience puissante, voire viscérale. Les Q Acoustics Q Active 400 sont si à l'aise dans le bas du spectre que l'on croirait avoir affaire à des enceintes infiniment plus imposantes. Mais surtout, le constructeur n'a pas hésité à forcer un peu le trait, ce qui implique de bons et de mauvais côtés, tout en disant adieu à l'équilibre et à la neutralité. Peu importe la musique (ou presque), les Q Active 400 savent alterner rondeur et rapidité. L'assise est gigantesque, si bien que ces enceintes, par certains côtés, donnent la sensation qu'un bon caisson de basses les accompagne. Pour apprécier, il faut être adepte de cette approche

parfois exubérante et il est clair qu’on tirera bien mieux parti de cette personnalité dans une pièce vraiment de grandes dimensions et bien amortie que dans un petit salon parisien, sujet à bien plus de résonances. Si les basses constituent la vraie force de ces enceintes, les aigus souffrent des mêmes limitations que sur les Q Active 200 et constituent leur seule (mais notable) vraie faiblesse technique, en tout cas pour cette gamme de prix. Même avec la qualité des transducteurs BMR, l'absence de tweeter dédié se fait sentir. Cette gamme de fréquences est un peu plus oscillante que ce que nous pourrions attendre d'une excellente enceinte Hifi, ce qui se traduit notamment par un peu d'acidité sur certaines pistes. Les médiums montrent quant à eux un très beau caractère, car ils ne se laissent pas déborder par les basses et jouissent d'un excellent niveau de détails. Parfaitement adaptées aux musiques modernes, mais pas pour autant bridées sur les styles les plus calmes, les Q Active 400 sont extrêmement à l'aise en usage Home Cinéma. Dans cet univers, un caisson de basses est presque inutile. Les enceintes Q Acoustics percutent, frappent, ronronnent sans difficulté et sans lenteur. Petit tour de force technique sur les basses, les enceintes connectées Q Active 400 de Q Acoustics amplifient encore les points forts des Q Active 200. En revanche, elles ne cherchent pas à corriger les quelques défauts de leurs petites sœurs.

Spécifications •Type : enceintes actives avec boîtier de connecté •Haut-parleurs : 2 haut-parleurs BMR large bande de 8 mm, 2 boomers rear-firing de 114 mm avec cône de dispersion •Puissance : 140 W RMS, 440 W en crête •Entrées : 1 prise optique Toslink, 1 HDMI ARC, 1 RJ45, 1 RCA Ligne/Phono, 1 module Bluetooth/WiFi •Sortie : caisson de basses •Compatibilité réseau (version Google) : Chromecast, DLNA/UPnP, Roon Ready, AirPlay 2, Spotify Connect, Qobuz, Deezer, Tidal, Amazon Music, TuneIn •Dimensions : 825 x 320 x 290 mm (par enceinte) •Poids : 17,5 kg (par enceinte) •Coloris : noir, blanc

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ON-mag >> juillet/août 2021-4 75


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RUARK

750 €

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R3 Est-ce qu'une minichaîne Hifi tout-en-un, de type monobloc, peut se prétendre d’une vraie qualité Hifi ? En effet, lorsque l'on parle de Hifi, on imagine plus une paire de grandes enceintes acous�ques accompagnées d'un gros ampli stéréo et de sources en éléments séparés. Mais, au-delà de la taille, n'est-ce pas la philosophie globale, l'approche audiophile centrée sur la qualité du son plutôt que la quan�té qui font la différence ? La Ruark R3 nous apporte une réponse. par Pierre Stemmelin La R3 est une nouvelle venue dans la gamme de la marque anglaise Ruark Audio. Elle vient prendre la place de la Ruark R2 mk3 juste en dessous de la Ruark R5. Comme la R5, la R3 intègre une paire d'enceintes, un ampli-tuner-CD et un lecteur réseau.

Mignonne à croquer, elle a presque toutes les fonctions d’une grande Le tuner intégré capte les stations FM et DAB tandis que l'amplificateur, délivrant 2 x 30 watts, fait le choix de la classe A/B, donc de l'analogique. Tout comme la Como Audio Musica, la Ruark R3 s'appuie sur des circuits Frontier Smart Technolgies pour la gestion de ses fonctions. On retrouve donc à peu près la même connectique, à la différence que certaines prises mini jack laissent ici place à des paires de RCA. Les possibilités de lecture en réseau sont également similaires. Cependant, Ruark insiste sur la possibilité de lecture en mode DLNA et d'utiliser une application de pilotage tierce pour cela comme BubbleUPnP en plus d'Undok, l'application propre à Frontier Smart Technologies. On regrette toujours l'absence de compatibilité avec les protocoles AirPlay et Chromecast, qui serait un plus. L'ergonomie est en outre différente. Toutes les fonctions, y compris l'accès aux webradios et la lecture des fichiers en DLNA, sont accessibles depuis le pavé circulaire de boutons et la grosse molette rotative à pression, disponibles sur le dessus de l'appareil, relayées en façade par un bel écran OLED.

Une charge acoustique bien étudiée et des étincelles sonores La Ruark Audio R3 est logée dans un beau coffret en MDF de 12 mm d'épaisseur, habillé d'un très beau placage en bois naturel ou d'une peinture grise satinée (selon la finition choisie), avec des coins fortement arrondis. Derrière son cache en tissu haut de gamme à grosses mailles, elle accueille deux haut-parleurs large bande de 7,5 cm. Il s'agit de transducteurs très sérieux à cône en polypropylène chargé de graphite et puissant moteur néodyme. Chacun dispose de sa propre charge indépendante, accordée en bass-reflex par un évent qui débouche sous l'ébénisterie. Deux pieds en aluminium massif surélèvent le coffret et l'inclinent légèrement vers l'arrière. C'est une bonne trouvaille acoustique. Les évents rayonnent ainsi vers l'avant comme à travers un pavillon et la Ruark R3 est quasiment insensible à la proximité d'un mur. La Ruark R3 propose un mode 3D Audio, un

loudness et des réglages de grave et aigu, mais pas besoin d'y recourir pour obtenir un son prenant. Ses petits haut-parleurs font des étincelles. Leur réponse en fréquence est superbement équilibrée. Le son est naturel, harmonieux, nuancé tout en étant très expressif. Le grave et l'aigu ne vont pas taquiner les extrêmes. La puissance acoustique reste modérée, mais la restitution est spontanée, évidente, ne donnant pas de sensation de manque. Elle a du punch, de l'énergie tout en sachant faire preuve de délicatesse. On connaît beaucoup de systèmes bien plus prétentieux qui ne lui arrivent pas à la cheville en termes de cohésion, harmonie et naturel. La Ruark R3 est une grande réussite acoustique.

En résumé À mi-chemin entre un radioréveil géant et une minichaîne connectée, cette Ruark R3 peut incontestablement prétendre faire partie du monde de la Hifi. Nous l'avons appréciée autant pour son délicieux design d'inspiration scandinave que pour son ergonomie ou l'étendue de ses fonctions et surtout pour ses performances sonores enthousiasmantes.

Spécifications •Type : minichaîne Hifi monobloc connectée •Sources intégrées : lecteur de CD-Audio, Tuner FM/ DAB+, lecteur de musique en réseau •Connectiques : Bluetooth AptX, Ethernet, WiFi, entrée Ligne sur RCA, entrée numérique optique, port USB-C, prise casque sur mini jack, sortie Ligne sur RCA •Services connectés : webradios, Amazon Music, Spotify Connect, Tidal, Deezer, UPnP/DLNA •Haut-parleurs : 2 large bande de 7,5 cm à cône en polypropylène chargé de graphite et aimant néodyme •Amplification : 2 x 30 watts, classe A/B •Dimensions : 16,7 x 42 x 22 cm •Poids : 5,3 kg

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SONOS 180 €

Roam Véritable pionnier de l'enceinte audio connectée et mul�room, Sonos propose avec sa nouvelle Roam un produit très innovant à défaut d'être unique, plaçant son écosystème au sein d'une enceinte autonome et transportable. De quoi prome�re une liberté totale des usages, en alternant nomadisme et sédentarité dans un appareil très compact et abordable. par Guillaume Fourcadier Un amour de petite enceinte discrète Alors que la Sonos Move prenait déjà le chemin de la compacité et de la poudre d'escampette, la Roam passe clairement un cap. Ici, la marque ne s'éloigne en rien du sobre design qui caractérise ses productions, mais tout est présenté dans des dimensions extrêmement réduites. Même pour une enceinte Bluetooth nomade, la Roam passe pour un poids plume puisqu’elle pèse à peine 430 g et mesure 168 x 62 x 60 mm. Son approche en forme de totem aux trois faces arrondies est particulièrement appréciable, car cela permet de l’installer debout ou couchée, tout en assurant une parfaite préhension, même d'une seule (petite) main. Sur ce point, Sonos propose ce qui se fait de plus agréable en la matière. La fabrication est très sérieuse et portée par une certification IP67 (waterproof). Si l'on ne retrouve pas la rugosité des vraies enceintes baroudeuses comme la Marshall Emberton ou la joie colorée des modèles festifs comme la XB33 de Sony, la Roam se démarque par son côté "chic" très assumé. Sonos suit la tendance du tout connecté, ainsi seule une prise de recharge USB-C est présente, non protégée qui plus est. Celle-ci est secondée par une compatibilité avec la recharge par induction.

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Univers Sonos et plus encore, mais en mode réseau Contrairement à ce que son format pourrait laisser croire, la Sonos Roam n'est pas seulement une enceinte Bluetooth, même si cela reste l'une de ses fonctions premières. Stable et longue portée, la qualité de connexion dans ce mode est facilitée par la compatibilité avec les codecs audio les plus simples : SBC et AAC. Notre seul véritable regret concerne l'absence de connexion Multipoint. Mais surtout, l'intégration d'un module WiFi permet à la Sonos Roam de se comporter comme n'importe quel produit de l'univers Sonos S2 (l'application de pilotage dédiée à tous les appareils récents de la marque). En plus d'une compatibilité AirPlay 2 qui ravira les utilisateurs Apple, la Roam peut s'intégrer à l'écosystème multiroom et connecté de Sonos, ce qui donne l'accès direct à des services de streaming du type Spotify ou Qobuz (jusqu'en 24 bits/48 kHz), permet la gestion d'une musicothèque disponible sur le réseau local, ou encore d’assurer les fonctions d'enceinte intelligente (à commande vocale), en prenant en compte les divers assistants du marché (Alexa, Google Assistant et Siri). À ce titre, l'ergonomie est aussi bonne que celle de l'enceinte Move, sa plus proche cousine. Dans


l'interface de pilotage, tout est très clair et Sonos propose de nombreux petits tutoriels pour accompagner l'utilisateur. L'expérience utilisateur est exemplaire, même si quelques fonctions restent un peu trop cachées dans l'arborescence des menus de l'appli Sonos S2. L'enceinte Sonos Roam intègre le système de calibration automatique (désactivable) TruePlay de Sonos, qui adapte sa sonorité par rapport à la pièce (via une mesure par ses microphones intégrés). Ce n'est pas tout, puisque le fabricant met également en avant une fonction très innovante baptisée Sound Swap. Celle-ci permet à la Roam, si elle est placée près d'enceintes et barres de son de l'univers Sonos S2, d'envoyer le son vers l'autre enceinte ciblée via un simple appui prolongé sur le bouton lecture/pause. L'inverse est également possible, la Roam pouvant relayer le signal d'une enceinte/barre de son par cette même opération. Le principe est intéressant, même s’il se limite malheureusement à une utilisation dans le cadre de l'écosystème Sonos S2. Impossible d'activer le Sound Swap avec une simple source Bluetooth ou AirPlay 2 par exemple. La fonction Automatic Switch est tout aussi pratique, puisqu’elle offre la possibilité de basculer du mode WiFi au mode Bluetooth sans perdre la connexion. Une lecture sous Spotify en réseau WiFi peut ainsi continuer sans coupure et de façon invisible en Bluetooth. Sonos annonce que l’autonomie de la Roam s’élève à 10 h (WiFi), pour 9 h 30 en pratique, ce qui la place dans la moyenne basse. Mais cela est compensé par une recharge complète assez rapide, à savoir qu’elle nécessite environ 2 h.

Un son tout en maîtrise, musical et aéré Loin de pouvoir intégrer de colossaux boomers et une myriade de HP, la Roam se limite ici à une structure deux voies, portée par un tweeter à dôme textile et un boomer à membrane ovale, le tout propulsé par deux amplificateurs en classe H. Malgré cette légère limitation, le son de cette minuscule Sonos Roam est tout à fait surprenant ; même s'il ne roule pas totalement sur la concurrence. D'une signature acoustique légèrement descendante, la Roam mise sur une petite accentuation des basses/bas-médiums (autour de 100 Hz) afin d'apporter une certaine énergie, une certaine patate à l'ensemble, afin de mieux distiller des médiums assez équilibrés, mais surtout des aigus parfaitement maîtrisés. Ces derniers ne sont ni agressifs, ni artificiels, tout en étant suffisamment présents et riches pour créer une excellente sensation d'aération. Contrairement à bien des concurrentes, la Sonos Roam sait parfaitement combiner puissance et douceur. Il est ainsi possible de l'écouter durant des heures sans ressentir de sensation de fatigue.

À côté de cela, son extension dans les très basses fréquences demeure assez limitée - l'assise de produits plus volumineux n'est pas là. Cela se ressent rarement comme un manque évident, puisque Sonos joue assez bien de cette limitation, préférant s'arrêter avant de déborder et de se perdre dans des basses baveuses. Le rendu du bas du spectre est toutefois assez dépendant de la surface sur laquelle est posée l’enceinte : une table en bois permet par exemple d'amplifier un peu le bas du spectre. Dans les réglages sonores de la Roam, l'activation du mode Loudness parvient à apporter un petit peu plus d'assise, sans déborder pour autant. À l'inverse, l'égaliseur de basses va difficilement plus loin qu'une exagération des basmédiums, peu utile. La Sonos Roam n'est pas non plus faite pour les amoureux de puissance sonore. Cette mini enceinte ne pousse pas le potard trop loin et n'est de toute façon pas à l'aise avec les derniers crans du volume. C’est une enceinte assez sage, très intelligemment réglée car passe-partout et sans exubérance. À côté des pures performances acoustiques, Sonos a parfaitement travaillé sur l'espace sonore. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une diffusion à 360° sur le papier, la dispersion du son donne une sensation quasi omnidirectionnelle. Le son est profond et aéré, quelle que soit la position de l'auditeur par rapport à la Roam. Une vraie réussite sur ce point, qui permet de ne pratiquement pas s'inquiéter de l’emplacement de l’enceinte dans la pièce. La Sonos Roam ne va pas jusqu'à transmettre une vraie verticalité, mais le résultat est excellent pour un tel produit..

Spécifications •Type : enceinte autonome Bluetooth/WiFi •Architecture sonore : 2 voies, 1 boomer ovale et 1 tweeter à dôme en tissu •2 amplificateurs en classe H (un par voie) •Puce Bluetooth 5, SBC et AAC •Puce WiFi, compatibilité AirPlay 2 et application Sonos S2 •Certification : IP67 •Autonomie annoncée : 10 h (en mode réseau) •Dimensions : 168 x 62 x 60 mm •Poids : 430 g

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ON-mag >> juillet/août 2021-4 79


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SONY

350 €

SRS-RA3000 Dévoilée à l’occasion du CES 2021 aux côtés de la grande SRS-RA5000, la plus abordable Sony SRSRA3000 (350 €) est une pe�te enceinte connectée fonc�onnant sur le courant secteur, annoncée à la fois comme très puissante et technique. Une promesse de son élaboré qui va de pair avec une compa�bilité 360 Reality Audio, le système de son 3D de Sony. par Guillaume Fourcadier Une sobriété qui sait se faire admirer

Google Home, puis la liberté

Sans être luxueuse, cette enceinte joue très bien de sa sobriété. Elle est taillée comme un petit hexagone allongé, aux arêtes arrondies. À la base et au sommet, le plastique reste à nu, quand le reste de l’enceinte s’habille d'un tissu maillé assez réussi, dont l’uniformité est seulement perturbée par trois plaques, dont deux percées. Difficile de parler d'un très bel objet, la forme reste assez générique. Mais la SRS-RA3000 ne laisse pas indifférent. La fabrication est un peu dans la veine de modèles comme la Denon Home 150. Le sérieux que l'on attend d'une très grande marque est bien là, mais un peu plus de raffinement aurait été un plus. Cette enceinte fonctionne branchée au courant secteur et ne présente aucune certification IP (protection contre l'eau et la poussière) particulière. Toutefois, Sony fait état d'une "résistance à l'humidité". À l'image de bien des produits modernes, la connectivité réseau est si prépondérante que presque aucune connectique ne subsiste. Seule une pauvre petite entrée audio par mini jack isolée vient prendre timidement place à côté de la prise de courant secteur.

La configuration débute sur smartphone ou tablette avec l'application Google Home, la SRS-RA3000 étant alors reconnue comme une enceinte réseau classique, mais également comme un assistant vocal. À partir de cette reconnaissance, l'application Music Center de Sony sert de mini hub de contrôle. Il est par exemple possible, en passant par elle, de configurer la SRS-RA3000 en tant qu'enceinte Alexa (avec l’assistant vocal ad hoc). Elle est compatible avec Tidal Connect, Spotify Connect et bien évidemment Chromecast. Son seul vrai défaut est de faire l'impasse sur l'AirPlay. Enfin, l'appli Music Center donne la possibilité de lier l’enceinte avec des applications compatibles Sony 360 Reality, permettant une sorte de gestion 3D de la musique à partir de certains mixages. Cette configuration n'est pas très claire, mais ne nécessite au final que de lier les rares applications supportant cette fonction : Deezer, Amazon Music HD, Tidal… L'ergonomie de la SRS-RA3000 est aussi complète et complexe que peut l'être celle d'une enceinte Google Home ou Alexa. L'appli Music Center s'affirme comme une sorte de hub, permettant de

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basculer d'une application à une autre si besoin et même de gérer quelques problèmes (passage automatique en Bluetooth en cas d'erreur de perte de connexion WiFi). Néanmoins, ses possibilités sont assez vite limitées, en particulier en matière de réglages. Hormis l'accès à un petit égaliseur ainsi qu'au mode Immersive Audio Enhancement, Music Center ne propose pas grand-chose d'autre. Que ce soit sous Google Home, Alexa, ou sous l'une des applications de streaming ciblées, la SRSRA3000 est particulièrement stable et réactive. Nous n'avons observé que quelques sauts et décrochages dans des conditions particulières, comme le passage du WiFi au Bluetooth. Ce dernier mode est pratique, mais un peu traité comme une roue de secours, car limité au codec audio le plus basique, c'est-à-dire le SBC. Très peu utiles (le smartphone ou les commandes vocales étant bien plus pratiques) les commandes tactiles, placées au sommet de l'enceinte, permettent de basculer entre les différents modes de connexion, de régler le volume et de naviguer sommairement dans la playlist en cours de lecture. Rien à dire sur l'expérience utilisateur en elle-même donc, seule l'application Music Center pourrait être modernisée.

Exigeante, mais elle le vaut bien Pas aussi ambitieuse que la SRS-RA5000, la petite Sony SRS-RA3000 dispose tout de même de deux tweeters de 17 mm (placés derrière les grilles), d'un boomer de 80 mm placé vers le haut, secondé par un cône de dispersion à 360°, et de deux radiateurs passifs de 103 x 37 mm. La partie sonore de la SRS-RA3000 est assez complexe car elle peut être utilisée selon 3 modes : piste stéréo avec le traitement "Immersive Audio Enhancement" (IAE), piste stéréo sans ce mode et piste 3D/360 Reality Audio (avec IAE). Sans le mode IAE, l'écoute est relativement directionnelle, l'essentiel de la dispersion des aigus se calant dans un angle restreint. Bien que très correcte, la sonorité a toutefois tendance à être un peu bouchée. Les basses sont bien là, profondes, percutantes, mais un peu débordantes. Les aigus sont quant à eux plus oscillants, ils peuvent être un peu trop mis en avant sur certaines fréquences, sans afficher une réelle grande extension vers l'extrême aigu. Cela laisse une image sonore très frontale. En revanche, la Sony SRS-RA3000 a vraiment de la puissance à revendre. Avec le mode IAE, les tweeters se réveillent et les basses sont plus nettes, moins débordantes. L'effet est immédiat : le haut du spectre s’avère plus maîtrisé, plus étendu également, ce qui profite largement à l'aération. Cette amélioration n'est pas magique, car elle peut vite sonner trop clinquante, en particulier sur les genres musicaux calmes, mais l’IAE demeure conseillé pour la grande majorité des

morceaux. Même sur une piste stéréo classique, la Sony SRS-RA3000 donne l’impression d’être plus qu’une simple source sonore très localisable. La Sony SRS-RA3000 est compatible 360 Reality Audio, c'est donc ce mode qui est à privilégier lorsque c'est possible. Néanmoins, cela demande de trouver des morceaux et des playlists compatibles – or, cela relève encore du chemin de croix. Tidal est particulièrement peu clair, puisque la plateforme annote les pistes RA360 sans offrir la possibilité de les filtrer, et Amazon n'est pas mieux loti. Nous l’avons testé sur Amazon Music HD, qui possède quelques pistes 3D (qu'il est possible de trier, à la manière des pistes HD et non HD), et quelques morceaux explicitement marqués comme 360 Reality Audio. Clairement, si la notion de pure 3D reste encore illusoire, en particulier sur la verticalité, le rendu est déjà réussi, surtout dans une pièce de taille moyenne (15 à 40 m²). Un premier pas semble franchi. Que ce soit pour la sonorité elle-même, ou la capacité de l'enceinte à remplir de manière cohérente l'espace sonore, de pouvoir suffisamment bien envelopper l'auditeur, la SRS-RA3000 en 360 RA réussit très bien ce qu'elle entreprend. Sony montre largement son savoir-faire, tout est très propre, aéré, techniquement maîtrisé. Ce début de symbiose est d'autant plus intéressant sur les enregistrements live. La Sony SRS-RA3000 n'est pas parfaite, mais ses quelques défauts sont avant tout imputables à une offre 360 Reality Audio encore minimaliste et à une application qui apporte bien peu de choses. Pour le reste, malgré un caractère sonore particulier, Sony livre un modèle atypique et techniquement abouti.

Spécifications •Type : enceinte connectée •Transducteurs : 1 boomer de 80 mm, 2 tweeters de 17 mm, 2 radiateurs passifs de 103 x 37 mm •Connexion : WiFi, Bluetooth, jack 3,5 mm •Protocoles : Chromescast, Spotify Connect, Tidal Connect •Fonction assistant Amazon Alexa et Google Home •Compatibilité 360 Reality Audio •Consommation électrique : 20 W •Dimensions : 146 x 247 x 155 mm •Poids : 2,5 kg

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TRIANGLE

700 €

AIO Twin Les AIO Twin sont un duo d'enceintes Hifi venant s'inscrire dans l'univers connecté AIO de la marque française Triangle. Elles entendent proposer une expérience à la fois riche, intui�ve et plutôt abordable, le tout porté par le savoir-faire de la marque en ma�ère d'audio haut de gamme. Pari réussi ? par Guillaume Fourcadier Sobres et classieuses Disponibles en cinq finitions (dont une finition érable plus chère), les enceintes connectées AIO Twin n'ont certes pas le luxe esthétique de modèles comme les LS50 Wireless II de KEF ou même leurs petites sœurs LSX, mais proposent un excellent

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mélange de classicisme de par leurs lignes et de modernité sur les petits détails, tout en conservant une bonne compacité. Leurs coffrets, en bois aggloméré haute densité (du médium), s'appuient sur une forme parallélépipédique assez basique, mais la construction est irréprochable, que ce soit celle de


l'enceinte maîtresse (droite), un peu plus dense car elle regroupe l'électronique, ou de l'enceinte asservie (gauche), passive. Surtout, Triangle joue parfaitement de cette simplicité des lignes pour mieux y placer de petites touches premium. Le coloris bleu profond de notre modèle de test est particulièrement moderne et les piètements tubulaires en aluminium doré sont vraiment du plus bel effet. Ajoutez à cela le cache en tissu néovintage, aimanté, arrondi à ses deux extrémités, et vous avez un duo compact qui s'accorde à toutes les décorations de salons classiques.

La simplicité presque au complet Bien que sur le papier Triangle n'ait pas les épaules des très grandes marques pour bâtir un écosystème connecté, la marque a fait un excellent travail sur sa gamme AIO. Toute l'électronique et la connectique sont regroupées dans l'enceinte droite, laquelle amplifie et relaie le signal audio vers l'enceinte gauche (passive), via une liaison filaire. L'enceinte droite accueille des connexions Ethernet, WiFi, Bluetooth, USB (pour clé USB ou recharge d'un périphérique), une entrée numérique optique, une entrée analogique sur RCA pouvant basculer du mode Ligne au mode Phono MM, une entrée analogique sur mini jack 3,5 mm et une sortie subwoofer pour caisson de basses. Malgré l'absence d'entrée USBAudio ou HDMI, les AIO Twin sont donc particulièrement complètes, adaptées à pratiquement tous les usages. Mais surtout, nous pouvons louer la très bonne expérience que proposent leurs fonctions connectées. La configuration de la connexion WiFi se fait simplement, via l'application dédiée Triangle AIO et ne nous a posé aucun problème. Sans être la plus complète de toutes, cette application permet déjà quelques réglages sonores, ainsi que la prise en charge directe des services de musique en ligne Deezer, Qobuz ou Tidal. Enfin, quelques protocoles sont également pris en compte, comme le DLNA ou encore Spotify Connect.

Une sonorité passe-partout, mais pas des plus techniques Les Triangle AIO Twin ne réinventent pas le genre des enceintes Hifi de bibliothèque connectées. Elles adoptent une architecture acoustique classique, configurée en deux voies bass-reflex (évent tubulaire arrière) avec deux haut-parleurs : un boomer de 13 cm à membrane papier concave et un tweeter de 25 mm à dôme en soie. À l'écoute, l'ensemble délivre un son assez passepartout, car jamais agressif ou fatigant. Mais les AIO Twin ne sont pas les plus techniques du genre et

misent davantage sur la douceur que sur une énergie débridée. Les basses sont bien là, mais plus rondes et chaleureuses que percutantes. Quant aux aigus, un grand soin est apporté pour qu'ils s'expriment avec douceur, voire avec une douceur légère. À ce titre, les AIO Twin pourront décevoir les adeptes de signatures sonores très expressives et détaillées. À l'image du casque Bowers & Wilkins PX7 par exemple, elles optent pour une approche musicale mais feutrée de la musique, sans exubérance technique, avec une belle reproduction des voix. Cette signature sonore pourra donc paraître douce et agréable, tout comme d'autres la qualifieront d'un peu trop sage. On retrouve avec les AIO Twin le même caractère et la même esthétique sonore qu'avec les Triangle Elara LN01A. Simplissimes à l'usage, polyvalentes, bien finies, d'un design déjà agréable, les enceintes connectées AIO Twin de Triangle figurent parmi les plus complètes et agréables dans leur genre. Il ne leur manque qu'un peu plus de personnalité et d'énergie pour passer au cap supérieur.

Spécifications •Type : enceintes de bibliothèque actives connectées/ multiroom •1 boomer de 13 cm à membrane papier, 1 tweeter de 25 mm à dôme de soie •Compatibilité réseau : DLNA, Spotify Connect, Spotify, Deezer, Qobuz, Tidal, TuneIn, Napster •Résolution audio max : 24 bits/192 kHz •Connectique réseau : WiFi et Ethernet •Entrées numériques : 1 prise coaxiale RCA, 1 prise optique, USB-A (pour clé USB), Bluetooth AptX HD et LL •Entrées analogiques : 1 prise RCA (Ligne ou Phono MM), 1 jack 3,5 mm •Sortie pour caisson de basses •Réglage du volume d'entrée •Puissance max : 2 x 50 W •Dimensions (par enceinte) : 16,5 x 30,4 x 23,5 cm •Poids (enceinte droite) : 11,4 kg •Prix versions classiques : 700 euros •Prix version érable brun : 800 euros

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MyConnect 150, le All-In-One à tubes élu Meilleur Achat !

Le MyConnect 150 est un système hifi intégré à tubes à l’attention des audiophiles exigeants. Equipé d’un préamplicateur à tubes, le MyConnect 150 brille par l’exceptionnelle musicalité qu’il délivre digne des meilleures électroniques séparées. Sa section amplificatrice de 2x150W saura driver avec brio les enceintes les plus difficiles. Multisources, le MyConnect 150 intègre un lecteur réseau, un lecteur de CD, d’un tuner FM, d’un tuner DAB/DAB+, d’un port Bluetooth compatible avec le dongle haute definition X-FTB2 (ou X-FTB01), d’un port X-MOS (USB B) pour une connection directe d’un PC ou MAC. Le MyConnect est unique, à découvrir au plus vite ! Prix Public TTC 1990€ Application Advance Playstream téléchargeable sur l’AppStore et GooglePlay.

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LES PLATINES VINYLES


TEST

AUDIO-TECHNICA

300 €

AT-LP120XUSB Il y a quelques années, alors que la produc�on de la fameuse pla�ne Technics SL-1200 avait momentanément été arrêtée, l’Audio-technica AT-LP120 s’était imposée un peu comme son héri�ère. Depuis le retour de la Technics SL-1200 en 2016, tout d’abord en déclinaison de luxe, l’AT-LP120 est restée sa meilleure alterna�ve économique. Dans sa dernière version ATLP120XUSB, plus abordable et plus musicale, elle confirme ce statut. par Pierre Stemmelin Cette nouvelle version Audio-technica ATLP120XUSB a été lancée en 2020. Elle est aujourd’hui disponible à 300 € au lieu de 280 € lors de son annonce, mais son prix reste en baisse par rapport à celui du modèle de précédente génération, puisque sa cellule phono est désormais fournie et montée d’origine de façon à ce que la platine soit prête à l’emploi. Cette cellule est une AT-VM95E, d’une valeur de 60 €, donc déjà un peu haut de gamme, ce qui différencie l’Audiotechnica AT-LP120XUSB des modèles concurrents généralement moins bien lotis. Une liaison Bluetooth fait en outre son apparition, tandis que le préampli phono intégré pour cellules à aimant mobile (MM) est toujours présent.

Plus légère et plus performante aussi sur certains points Fidèle à l’esprit DJ, l’Audio-technica AT-LP120XUSB est toujours une platine vinyle à entraînement direct. On retrouve le plateau en aluminium marqué de

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plusieurs rangées de petits ronds pour le contrôle visuel de la vitesse par effet stroboscopique, le réglage de pitch sur ±8 % ou ±16 % (au lieu de ±10 % et ±20 % auparavant) ainsi que le sélecteur de vitesse (33, 45 et 78 tr/min). Une prise Cinch à l’avant, sur la droite à proximité du plateau, est prévue pour brancher un petit embout d’éclairage Led. Cet éclairage à braquer sur le microsillon présente l’avantage d’être orientable et plus puissant, mais il est tout de même beaucoup moins classe que l'éclairage périscopique du modèle de précédente génération. On sent qu’un petit vent d’économie, d’écoconception ou d’optimisation est passé par là. Globalement, la construction de la nouvelle Audiotechnica AT-LP120XUSB apparaît plus légère, moins costaude que la platine de précédente génération. Elle a en effet perdu du poids (8 kg maintenant contre presque 11 kg auparavant). La coque de la base lestée par des plaques de métal de 5 mm d’épaisseur n’est plus constituée de deux parties, mais elle est monobloc, dans un plastique plus lisse,


certainement moins résistant aux rayures. Le support du bras en «S» est moins massif. L’alimentation qui était interne est maintenant placée dans un petit boîtier secteur externe. En conséquence, l’AT-LP120XUSB est moins bien adaptée à un usage DJ. Les pros lui préféreront le modèle plus haut de gamme AT-LP140XP (à 430 €). La nouvelle platine vinyle Audio-technica n’en demeure pas moins d’une conception qui inspire le sérieux et la confiance. Pour un usage audiophile, elle n’en fonctionne pas non plus moins bien, au contraire. Elle est moins sensible aux vibrations externes que le modèle de précédente génération. De petites tapes sur son meuble support ne font pas sauter la lecture et ne provoquent aucune résonance parasite marquée. L’isolation mécanique est extrêmement réussie. «Le silence de fonctionnement» est également plus important. Le phénomène de «dithering» (tremblotement de la vitesse de rotation au démarrage) que l’on remarquait parfois sur l’ancien modèle a disparu. Les annonces de la marque concernant le nouveau servomoteur à courant continu de cette platine ne sont pas du flanc. Il en va de même des nouveaux pieds en caoutchouc à bague en plastique et double amortissement, réglables en hauteur.

Ultra fonctionnelle et à la sonorité toujours aussi sûre Le bras de l’Audio-technica AT-LP120XUSB est toujours manuel, mais d’un agrément de manipulation renforcé. On apprécie son réglage d’antiskating à molette et celui de hauteur, son contrepoids gradué qui reste bien en place et ne nécessite pas l’utilisation d’une balance pour ajuster la force d’appui, son porte-cellule mieux dessiné améliorant la prise en main, ainsi que son lève-bras qui offre un abaissement maintenant tout en douceur. À l’écoute, l’Audio-technica AT-LP120XUSB n’impose pas de caractère sonore marqué. Elle est relativement neutre, ne pousse pas dans le sens d’une hyper définition ou d’une dynamique exacerbée. Elle n’est pas du tout dans l'esprit de platines audiophiles comme les Pro-Ject, par exemple, qui délivrent parfois un son hyper clair et tendu à partir de leurs cellules Ortofon. La réponse en fréquence ne cherche pas non plus à aller chatouiller les extrémités du spectre au risque de déraper. Cette platine Audio-technica privilégie l’équilibre, la sobriété et l’homogénéité. Ses graves sont délicats, ont une bonne tenue et ne manquent pas de chaleur tout en évitant les excès. Le son est vif. L’AT-LP120XUSB excelle par son sens du swing et du tempo allié à une image sonore d'une profondeur appréciable. Sur le morceau «La vie en Rose» de Grace Jones, en comparaison avec

le streaming du même morceau depuis Spotify et en utilisant le préampli RIAA intégré (déjà de très bon niveau, même si la platine peut aller plus loin avec un préampli phono séparé), la voix de la chanteuse est beaucoup moins en avant. Son effet de présence est moins marqué, mais elle est beaucoup mieux intégrée, plus agréable. Les graves sont plus légers, mais semblent aussi beaucoup plus cohérents, avec une bien meilleure lisibilité. Les basses pulsent à merveille, de même que les aigus qui arrivent à être ultra rapides, incisifs, bien aérés et doux, tout cela à la fois. Il n'y a clairement pas photo, sur ce type de morceau de la fin des années 1970, par rapport à un fichier compressé lu en streaming, le son du vinyle est ici clairement différent, avec des performances moins poussées, mais à l'évidence plus musical.

En résumé On peut regretter son aspect un peu moins costaud, mais cette nouvelle version Audio-technica ATLP120XUSB apporte d’incontestables améliorations par rapport à sa précédente mouture. Elle prouve qu’une platine vinyle à entraînement direct abordable peut rivaliser avec les meilleurs modèles audiophiles à entraînement par courroie de même catégorie, voire les surpasser. Sans chercher aucunement à en faire trop, cette platine est d’une musicalité entraînante et enthousiasmante en plus d’afficher un très bon rapport qualité/prix.

Spécifications •Type : platine vinyle à entraînement direct •Vitesse : 33, 45 et 78 tr/min •Préampli phono MM intégré •Moteur à servocommande à courant continu •Sorties : prise RCA, USB-Audio, Bluetooth •Boîtier d'alimentation externe •Dimensions : 45 x 35,2 x 14,16 cm •Poids : 8 kg, sans couvercle anti-poussière •Accessoires fournis : cellule phono AT-VM95E prémontée, câble USB, câble RCA avec fil de masse, contrepoids, tapis antidérapant, couvercle anti-poussière, adaptateur 45 tours, éclairage de positionnement de la cellule •Bras en S de 230,5 mm

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TEST

CLEARAUDIO

1900 €

Concept Active MM Clearaudio est le constructeur de pla�nes vinyles allemand le plus sérieux actuellement. Chez lui, tout est fait maison et à la carte, de la pa�ne jusqu'à la cellule, en passant par le bras et le préampli Phono. Pour ses plus grosses réalisa�ons, de la série Statement, il faut compter un inves�ssement de plusieurs dizaines de milliers d'euros. Mais Clearaudio propose aussi des modèles plus accessibles dans sa série Concept. Le �cket d'entrée est à un peu moins de 1500 € pour une pla�ne vinyle complète de base et à 1900 € pour la version Ac�ve MM que nous testons ici, incluant préampli phono MM/MC et ampli casque. par Pierre Stemmelin Comme nous l'avons précisé en introduction, chez Clearaudio tout est à la carte. Même pour la série Concept, l'acquéreur peut choisir entre plusieurs bases, bras de lecture, cellules phono MM ou MC, avec ou sans électronique intégrée. Mais le constructeur propose aussi des compositions prêtes à l'emploi. La Clearaudio Concept Active MM qui fait l'objet de ce test en est une. Cette platine vinyle à entraînement par courroie est livrée toute montée et déjà réglée. Il suffit de la brancher directement à un ampli Hifi ou Home Cinéma, une paire d'enceintes amplifiées ou même un casque pour l'écouter. On peut imaginer l’emporter avec soi en vacances et la brancher sur à peu près n'importe quel système, casque ou écouteurs. Seule absence : le capot de protection antipoussière est en option à 169 €, ce qui fait un peu mesquin.

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Construction maison, exclusive dans un esprit artisanal d'une très grande rigueur La Clearaudio Concept Active MM est bien différente de toutes les platines vinyles que l'on peut rencontrer en entrée de gamme. Ici, on ne retrouve aucun élément standard commun à plusieurs marques. Tout est exclusif, conçu et fabriqué sur-mesure dans les ateliers de l'entreprise familiale Clearaudio, en Bavière, que nous avons visités en 2018. Montée sur trois petits pieds métalliques, très discrets, réglables en hauteur, la base de la Clearaudio Concept accuse une bonne épaisseur de 38 mm. Cerclée sur l'essentiel de sa hauteur d'un bandeau en plastique haut de gamme (pour la version silver) imitant à s'y méprendre l'aluminium brossé, elle est de type sandwich. Son âme est


composée d'un panneau de MDF compressé recouvert d'une couche de plusieurs millimètres d'un matériau synthétique dense et amortissant, fermée en dessous par un second panneau de MDF de 1 cm d'épaisseur. Le plateau du disque de 3 cm d'épaisseur pèse plus de 2 kg. Il est usiné dans un bloc massif de matériau synthétique, qui ressemble beaucoup à du polyoxyméthylène (POM). Il est monté sur un grand contre-plateau en aluminium dont le large axe plonge dans une gorge en bronze avec palier en Téflon. L'entraînement de ce contre-plateau est assuré par une courroie plate et un moteur suspendu par le biais de silentblocs, caché sous le plateau. L'allumage de la platine et le lancement de la rotation se font depuis une grosse molette qui donne le choix entre 33, 45 et 78 tr/min, ce qui est plutôt rare. Le bras d'origine, à tube droit en aluminium, est superbement usiné et monté d'une cellule Clearaudio Concept V2. Son pivot est totalement sans friction puisque suspendu magnétique sous un très robuste portique métallique. Le contrepoids, maintenu par une vis, n'est pas gradué, mais cela n'est pas gênant puisque la force d'appui est déjà ajustée.

Une platine vinyle qui en impose par son sérieux et sa rigueur À l'usage, l'ensemble donne une excellente impression de sérieux, de robustesse, de maîtrise. Rien ne paraît de l'ordre de l’amateurisme ou du bricolage ésotérique comme c'est le cas chez bon nombre de constructeurs haut de gamme concurrents. Fidèle à nos habitudes, nous avons partiellement démonté la Clearaudio Concept Active et c'est le même constat à l'intérieur : tout semble réalisé avec une très grande rigueur et facilement réparable en cas de panne. Les cartes électroniques du préampli Phono et de l'ampli casque, dont la prise de type jack 6,35 mm débouche sur le flanc droit, ne sont pas de vulgaires circuits achetés chez un grossiste généraliste de l'audio. Elles paraissent également de conception maison et utilisent des amplis Op soigneusement sélectionnés. Le préampli Phono dispose de plusieurs réglages que l'on peut activer par le biais de 4 petites clés à bascules se trouvant entre les prises RCA de sortie et d'alimentation à l'arrière : filtre subsonique ; MM ou MC ; gain "mid", "high" ou "low" ; sortie préamplifiée (active), à niveau variable ou passive. Outre la possibilité de changer de bras et de cellule, cela ajoute de nombreuses possibilités d'évolution. À l'écoute, la Clearaudio Concept Active MM est également extrêmement rassurante, donnant une belle impression de maîtrise. Son équilibre tonal est

légèrement descendant, avec un grave qui dévoile sur certains morceaux comme "Hey Now" de London Grammar (pressage spécial en 180 g et 45 tr/min) une assise assez colossale. Pour autant, la restitution sonore ne déborde d'aucun effet boomy ou faussement chaleureux. Elle est rigoureuse, sans exubérance et parfaitement tenue. Bien que légèrement en retrait, les registres médium et aigu ne sont absolument pas étouffés. Ils sont ouverts, aérés, d'une belle richesse de timbres, mais se refusent à toute brillance artificielle. La scène stéréophonique est carrée, restant parfaitement en place, sans aucun flottement, avec une bonne focalisation, une largeur appréciable et pas d'effet de projection. Que ce soit à partir d'un casque audio même relativement énergivore ou d'un ampli Hifi en mode actif ou passif, la Clearaudio Concept Active MM montre le sérieux de sa conception. Son faible bruit de fonctionnement est indéniable, ses performances sont de haut niveau.

En résumé La Clearaudio Concept confirme sa position de valeur sûre permettant de mettre un pied dans le haut de gamme de la platine vinyle. La version Active MM que nous avons testée, prête à l'emploi, avec préampli phono et ampli casque intégrés, est une configuration particulièrement intéressante d'une qualité de conception et fabrication sans faille et qui offre d'excellentes performances.

Spécifications •Type : platine vinyle à entraînement par courroie •Préampli phono MM/MC et ampli casque intégrés •Vitesse : 33, 45 à 78 tr/min (ajustable par le biais d’une petite vis à l'arrière) •Bras Clearaudio en aluminium àsuspension magnétique •Cellule MM Clearaudio Concept V2 •Accessoires fournis : petit niveau à bulle, huile de lubrification, câble RCA, câble de mise à la masse •Alimentation : externe par transfo secteur 12 V/1,5 A •Dimensions : 420 x 350 x 125 mm •Poids : 7,5 kg pour la version silver

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Allez plus haut. Allez plus loin. Allez au-delà Les haut-parleurs ultimes pour vos oreilles – n’importe où que vous soyez et ce que vous faites

Les casques DALI sont incomparables en termes de son et de confort - et avec une autonomie allant jusqu’à 60 heures, vous pouvez écouter le vrai son hi-fi à tout moment, même lorsque vous êtes en déplacement

DALI iO | Go with Music www.dali-speakers.com


LES

SÉLECTIONS ON-mag


SÉLECTION

LES MEILLEURS AMPLIS HIFI à moins de 1500 €

NAD C316BEE V2 Le NAD C316BEE V2 est le digne héritier du fameux NAD 3020, l'ampli intégré qui se serait le plus vendu de l'histoire de la Hifi (plus d'un million d'exemplaires). Il délivre 2 x 45 watts sous 8 ohms et dispose de capacités en courant élevées lui permettant de fournir jusqu'à 2 x 170 watts sous 2 ohms en crête. Il est tout simple, mais sa restitution est très dynamique, il possède des réglages de tonalités et se dote dans sa version V2 d'une entrée Phono pour platine vinyle. C'est un modèle totalement incontournable dans sa catégorie, d'autant que NAD est particulièrement réputé pour la fiabilité de ses appareils. Prix au moment du test : 400 € Test sur ON-mag.fr

Taga Harmony HTA-700B V.3 L'ampli Taga Harmony HTA-700B troisième du nom est un petit ampli stéréo au format boîte à chaussures de type hybride, c'est-à-dire utilisant un étage de préamplification à tubes et une section de puissance à transistors. Il développe 2 x 26 watts sous 8 ohms. Il dispose d'une sortie casque haut de gamme, accepte les sources analogiques et numériques. Pour ce qui de la qualité de fabrication et surtout des performances musicales, il est en net progrès par rapport à ses prédécesseurs. Il sonne avec beaucoup d'élégance, de force et de présence. Son image stéréophonique ne favorise pas la précision, mais elle présente une ampleur très agréable. Prix au moment du test : 550 € en version standard, 600 € avec entrée USB-Audio Test sur ON-mag.fr

Rotel A11 et A11 Tribute Musical Fidelity a longtemps été réputé pour être un champion des petits amplis intégrés en classe A. Celui-ci fonctionne en classe A/B, mais il conserve cette patte sonore reconnaissable et presque légendaire. Il est minimaliste dans ses fonctions, délivre 2 x 60 watts, a des allures déjà légèrement haut de gamme et surtout en impose à l'écoute par son caractère vigoureux ainsi que ses timbres qui ont beaucoup de grain et de matière. Prix au moment du test : 600 € Test sur ON-mag.fr

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Musical Fidelity M2si Musical Fidelity a longtemps été réputé pour être un champion des petits amplis intégrés en classe A. Celui-ci fonctionne en classe A/B, mais il conserve cette patte sonore reconnaissable et presque légendaire. Il est minimaliste dans ses fonctions, délivre 2 x 60 watts, a des allures déjà légèrement haut de gamme et surtout en impose à l'écoute par son caractère vigoureux ainsi que ses timbres qui ont beaucoup de grain et de matière. Prix au moment du test : 800 € Test sur ON-mag.fr

Taga Harmony HTA-1000B Le Taga Hamony HTA-1000B est un ampli Hifi hybride (à tubes et transistors) de 2 x 105 watts sous 8 ohms, qui vous en donne beaucoup pour votre argent. Il est puissant, capable d'alimenter une très large gamme d'enceintes acoustiques. Sa conception est particulièrement sérieuse. Il a un pied dans la Haute Fidélité haut de gamme. À l'écoute, il sonne de façon équilibrée, lumineuse et chaleureuse. Prix au moment du test : 900 € Test sur ON-mag.fr

Advance Paris Playstream A5 Cet ampli de 2 x 80 watts sous 8 ohms est particulièrement bien équipé. Il possède de nombreuses entrées pour sources numériques, dont une Bluetooth, et analogiques dont une Phono à la fois compatible avec les cellules MM et MC. Ses sorties sont également bien fournies puisqu'en plus des enceintes, il peut attaquer un bloc de puissance externe, un caisson de grave, un enregistreur et deux casques audio. À cela s’ajoute son lecteur réseau intégré Linkplay compatible entre autres avec Spotify, AirPlay et le pilotage DLNA. Sur le terrain, cet ampli Hifi de conception française délivre un son à la fois neutre et très vif, tout en conservant beaucoup de douceur et d'aplomb. Prix au moment du test : 1000 € Test sur ON-mag.fr

NuPrime IDA-8 Avec cet appareil, NuPrime a joué, comme à son habitude, la carte de la rupture technologique. L'IDA-8 est ultra compact et ses étages d'amplification travaillent en ce que la marque appelle la classe A+D. Sa connectique est minimaliste, avec une seule entrée analogique et 3 entrées numériques (optique, coaxiale, USB) plus une liaison Bluetooth. Mais à l'écoute cet ampli emporte les a priori. Avec 2 x 100 watts sous le capot, il possède une poigne magistrale, donnant une sensation de puissance et de maîtrise impressionnante pour un si petit amplificateur. Cet appareil sait merveilleusement jouer de la musique, avec beaucoup de nuances et de détails. Prix au moment du test : 1100 € Test sur ON-mag.fr

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Marantz PM7000N Le Marantz PM7000N est un intégré stéréo de 2 x 60 watts doublé d'un lecteur réseau complet Heos qui donne accès à plusieurs services de musique en ligne. La qualité de sa restitution sonore est de premier ordre et il est compatible avec l'AirPlay 2 ainsi qu'avec les systèmes de pilotage vocal Alexa ou Google Home. Prix au moment du test : 1200 € Test sur ON-mag.fr

Arcam SA20 L'Arcam SA20 délivre 2 x 90 watts sous 8 ohms et 2 x 150 watts sous 4 ohms. C'est un petit costaud. En plus de ses 5 entrées analogiques, dont une Phono pour platine vinyle, il est doté d'une section numérique pour 3 sources associée à un convertisseur haut de gamme ESS Sabre. Ses étages de puissance fonctionnent en classe G. Leur assise dans le grave est remarquable. L'image stéréophonique a beaucoup d'ampleur. Le son est très rythmé et cet ampli se révèle capable d'alimenter avec aisance de grosses enceintes acoustiques. Prix au moment du test : 1200 € Test sur ON-mag.fr

Cambridge Audio CXA81 Le Cambridge CXA81 est l'évolution du CXA80. Ses circuits optimisés lui permettent, d'après ce que nous avons constaté sur le terrain, d'aller plus loin en termes de performances pures et de musicalité. Il est annoncé pour une puissance RMS de 2 x 80 watts sous 8 ohms et 2 x 120 watts sous 4 ohms. Il est donc déjà relativement costaud et prêt à s'attaquer à de grosses enceintes acoustiques de type colonnes. Sa connectique comprend des entrées analogiques et numériques ainsi qu'une liaison Bluetooth AptX. À l'écoute, le Cambridge CXA81 s'exprime avec vigueur sans déraper vers de l'agressivité, car il donne beaucoup de matière aux timbres. Il a du poids et du ressort dans le grave. Il délivre des basses amples et rapides, finement modulées et détourées. L'énergie qu’insuffle cet ampli Hifi est communicative. On est vite pris par la musique. C'est une réussite. Prix au moment du test : 1200 € Test sur ON-mag.fr

Heed Audio Elixir L'ampli Heed Audio Elixir affiche une puissance de 2 x 50 watts et adopte un format compact "boîte à chaussures". Ses fonctions sont minimalistes et pourtant, il s’agit d'un grand ampli Hifi. Il est aussi à l'aise pour alimenter de petites enceintes de bibliothèque que de belles colonnes. Il délivre un son chaleureux, plein de vitalité et de nuances. Sa musicalité est des plus séduisantes. Prix au moment du test : 1350 € Test sur ON-mag.fr

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SÉLECTION

LES MEILLEURS ÉCOUTEURS TRUE WIRELESS

Creative Outlier Air V2 Successeurs des Outlier Air premiers du nom, les Creative Outlier Air V2 conservent la même recette simple et éprouvée de leurs ainés tout en accentuant les bons points. L'ensemble dispose d'une autonomie grandiose (12 h), d'une signature sonore tranchante mais plus maitrisée que sur les V1 (membrane revêtue de graphène), d'une isolation phonique très correcte, ainsi que d'une ergonomie complète, portée par l'application SXFI. Un petit classique simple mais très abordable, par un grand nom de l'audio. Prix : 80€ Test du V1 sur ON-mag.fr

Huawei Freebuds 4i Petits miracles technologiques, les Huawei Freebuds 4i ne sont pas les écouteurs intra-auriculaires les plus audiophiles du genre, mais peuvent se targuer de tout faire, et de le faire plutôt bien. Ces écouteurs compacts, confortables et endurants, sont de loin les plus efficaces sur la réduction de bruit dans la catégorie des écouteurs à moins de 100 Euros. Même si pas d'une grande technicité sonore, les Freebuds 4i sont à l'écoute étonnamment équilibrés pour leur classe de prix, tout en étant assez complets. Prix : 99 € Présentation sur ON-mag.fr

Sennheiser CX True Wireless Nouveau modèle de Sennheiser, les CX True Wireless s'appuient en grande partie sur les précédents CX 400BT, eux-mêmes directement dérivés des Momentum TW2. Autant dire que la partie sonore, animée par un transducteur TrueResponse (une technologie utilisée sur le très haut de gamme IE900), est extrêmement soignée. Accentués dans les basses, ces écouteurs n'en restent pas moins d'une richesse sonore incomparable pour des écouteurs zéro-fil à 130 Euros (prix de lancement). Mais une telle qualité à un prix, celui d'une quasi-absence de fonctionnalités. Prix : 130 € Présentation sur ON-mag.fr

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Soundcore Liberty Air 2 Pro Constructeur aux dents longues, Soundcore (sous-marque d'Anker) s'est fait une place en très peu de temps dans le domaine de l'audio accessible. Les Liberty Air 2 Pro sont à ce titre un pur exemple de vrai savoir-faire technologique, des écouteurs qui n'ont rien à envier à ce que les grands constructeurs peuvent proposer. Pour réussir cette performance, Anker/Soundcore mise tout autant sur la forme (packaging des plus complets et luxueux) que sur le fond. L'expérience va même jusqu'à offrir une application tout à fait complète, permettant d'améliorer encore l'expérience de ce modèle pas parfait, mais sans aucun défaut sérieux. Prix : 130 € Test sur ON-mag.fr

Cambridge Melomania Touch Version plus raffinée des premiers Melomania 1, les Melomania Touch ont porté le constructeur Cambridge vers une nouvelle étape. Même s'ils ne sont pas irréprochables, car animés de quelques bugs (principalement présents sur l'application dédiée), ces écouteurs intra-auriculaires sont à la fois très confortables, plutôt élégants (en particulier la boite de charge), et jouissent de la même qualité sonore que la première version, avec une signature toujours ronde mais légèrement plus passepartout. Si Cambridge n'a toujours pas révolutionné le secteur avec ses Melomania Touch, il livre une valeur sûre pour qui désire un produit déjà audiophile mais pas ruineux. Prix : 140 € Test sur ON-mag.fr

JBL Tour Pro+ TWS Géant aux très nombreuses références d'écouteurs zéro-fil, JBL réussi avec les sobres Tour Pro+ TWS à proposer une belle synthèse. Assez classique sur la forme, ce produit est à la fois très sérieusement bâti, mais surtout très compact, écouteurs comme boitier. L'avantage des écouteurs réside également dans leur ergonomie, qui sans être révolutionnaire se repose sur des commandes très efficaces. Enfin, si le système de réduction de bruit est d'une efficacité modérée, la partie acoustique permet de retrouver une excellente maitrise, sans aucune coloration sonore ou presque. La restitution est à la fois technique et équilibrée, avec un soucis particulier apporté aux détails. Des écouteurs sérieux et adaptés à tous les usages, même sportifs. Prix : 200 € Présentation sur ON-mag.fr

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Jabra Elite 75T Toujours au sommet de leur genre même un an après leur sortie, les Jabra Elite 75T sont l'exemple même du modèle soigné jusque dans ses moindres détails. Aussi adaptés à un usage citadin qu'à une utilisation sportive, ces écouteurs True Wireless confortables et résistants (IP55) sont en outre extrêmement complets. Dotés de réglages avancés, les Elite 75T bénéficient toujours de l'application dédiée Jabra Mysound+, véritable référence de par la richesse des réglages qu'elle offre. Pour ne rien gâcher, ces écouteurs intègrent ce qui se fait de plus efficace en matière de microphones. Prix : 200 € Test sur ON-mag.fr

Samsung Galaxy Buds Pro Ecouteurs les plus modernes de Samsung, les Galaxy Buds Pro font enfin rentrer le constructeur coréen dans la cour des grands. Sorte d'Airpods Pro à la sauce Android, ils sont à la fois très compacts, confortables, et très isolants d'une manière générale. Nous pouvons également louer la qualité des microphones intégrés, mais surtout leur certification IP67 (résistance aux immersions), point presque unique pour des écouteurs à réduction de bruit. Pour parfaire ce tableau quasi-idyllique, la qualité sonore est tout à fait dans ce que l'on peut attendre d'un produit haut de gamme. L'architecture sonore hybride (deux transducteurs dynamiques) imaginée par AKG pour Samsung permet notamment une très grande maitrise des aigus, gamme souvent négligée dans les modèles zéro-fil. Prix : 230 € Présentation sur ON-mag.fr

Earsonics Aero Premiers écouteurs zéro-fil de la prestigieuse marque française Earsonics, les Aero partagent presque la même philosophie que les excellents CX True Wireless de Sennheiser, à savoir un grand dépouillement fonctionnel pour mieux se concentrer sur l'architecture sonore. Et cela fonctionne, puisqu'Earsonics a réussi à créer un produit sans bug, et d'une sonorité certes typée (assez sombre) mais d'un haut niveau technique. Prix : 200 € Test sur ON-mag.fr

Beats Powerbeats Pro Ecouteurs super-sportifs par excellence, les Powerbeats Pro n'ont toujours pas de rival lorsqu'il s'agit de tenir dans l'oreille en toutes circonstances. Propulsés par la puissante puce H1 d'Apple, les écouteurs s'adressent bien sûr à une cible iOS, mais pas seulement. L'ergonomie est simple mais complète, et les commandes extrêmement bien pensées pour une utilisation sportive (boutons). Sans être d'une vraie neutralité, la signature sonore de ces écouteurs fait taire l'idée que les produits Beats sont uniquement des modèles aux basses atrophiées et molles. Prix : 250 € Test sur ON-mag.fr

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Apple Airpods Pro Petite révolution à leur sortie en 2019, les Airpods Pro ont certes vieillis sur quelques points, mais n'en sont pas moins une valeur incontournable de l'univers True Wireless. Extrêmement confortables, très isolants, ils sont également évolutifs (mises à jour intéressantes de la part d'Apple). Difficile de ne pas pointer du doigt leur autonomie un peu faible (5 h max), les commandes limitées, et l'ergonomie tronquée dans un environnement non-Apple, mais cela n'efface pas l'expérience utilisateur claire et maitrisée de bout en bout. Prix au moment du test : 280 € Test sur ON-mag.fr

Sony WF-1000Xm4 Suite de ce qui étaient déjà les meilleurs écouteurs de leur temps, les Sony WF-1000Xm4 cochent absolument toutes les cases possibles. Autonomie hors du commun, qualité sonore au top, pluies de fonctionnalités et d'automatismes, et des microphones enfin bons en mode kit main-libre. Si le volume non-négligeable des écouteurs n'en fait malheureusement pas une référence d'ergonomie universelle, difficile de conseiller autre-chose si vous désirez les meilleurs True Wireless du marché. Prix : 280 € Test sur ON-mag.fr

Devialet Gemini Écouteurs premium d'un champion français de l'audio, les Gemini de Devialet exploitent largement le savoir-faire technologique et acoustique du constructeur. En oubliant l'autonomie en-deçà de la concurrence (moins de 4 h avec ANC), les Gemini réussissent à combiner une isolation phonique active à la hauteur des meilleurs, et une qualité sonore certes marquée dans le bas du spectre, mais d'une richesse technique presque irréprochable. Un produit cher, mais d'un implacable efficacité. Prix : 300 € Test sur ON-mag.fr

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conceptact i ve

PHONOMM/ MC

LaConceptAct i vedeCl ear audi oestl i vr éesoi tavecl ebr asConceptàpi votmagnét i quesansf r i ct i on,soi tavecl ebr asSat i sf y Kar danenal umi ni um.Vousavezenout r el echoi xent r el escel l ul esConceptàai mantmobi l e( MM)ouàbobi nemobi l e( MC) spéci al ementadapt ées.Tousl esr égl agesessent i el s,del af or ced' appuietdel ' ant i skat i ng,sonteffect uésavecsoi nenusi ne.La ConceptAct i vepeutaussibi enêt r eécout éeavecvot r esyst èmeHi fi( br anchementsurunesi mpl eent r éel i gneouphonodevot r e ampl i ficat eur )ouavecvot r ecasquepr éf ér égr âceàsonampl i cat euri nt égr é.

ATCestuneent r epr i sebr i t anni quequi ,depui ssa cr éat i onen1974,estt ot al ementpr éoccupéepar l ’ obt ent i on,l e mai nt i en etl af our ni t ur e de l a qual i t é ul t i me. Depui s ses début s, ATC a f er mement mai nt enu l es obj ect i f s des ses f ondat eur s, consi st ant à const r ui r e des haut par l eur setdesél ect r oni quesut i l i santl es pr i nci pesd’ i ngéni er i emoder nesl espl usefficaces. Tousl espr odui t sATCsontconçuspourr el everl e défi des der ni èr es t echnol ogi es en mat i èr e d’ enr egi st r ementnumér i que,t outen offr antl a mei l l eur er epr oduct i onsonor epossi bl e.