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mag Edition 2017/1

-13modèles sans-fil pour votre iPhone

GUIDE 2017

CASQUES & ÉCOUTEURS AUDIOPHILES

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PRODUITS EN TEST

7 amplis casque haut de gamme

Avec : Arcam, Audio-gd, Burson Audio, Fostex, Ifi Audio, Lehmann, Marantz, NuPrime, RudiStor

TOP SÉLECTION

NOUVEAUTÉS


FO C A L

I

U TO P IA

Utopia offre toute l’intimité d’une écoute haute-fidélité personnelle et passionnée. Son design singularise ce casque Focal ouvert très haut de gamme. Avec son tweeter en béryllium, ses performances sont celles de deux minuscules enceintes posées sur vos oreilles. Utopia est déjà une référence mondiale…

*Au-delà du son

La pureté du son à son apogée

*


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ON-Mag / Guide casques et écouteurs 2017

SOMMAIRE

Sélection : NOUVEAUTÉES p. 6 : 17 modèles phares

Tests : CASQUES NOMADES p. 16 : Audio-technica ATH-MSR7NC p. 18 : AKG N90Q p. 22 : B&O Beoplay H7 p. 24 : Bluedio Victory p. 28 : Hifiman Edition S p. 30 : Jays u-Jays p. 32 : JBL E55 p. 34 : Libratone Q Adapt on ear p. 36 : Mezze 99 Classic p. 38 : Noontec Wireless p. 40 : Plantronics Backbeat Pro 2 p. 42 : Pioneer HE-MR5 p. 44 : Sonus Faber Pryma Tests : CASQUES Hi-Fi p. 48 : Bowers & Wilkins P9 p. 50 : EnigmAcoustics Dharma D1000 p. 52 : Focal Utopia

p. 58 : JVC Wood HA-SW02 p. 60 : Kennerton Vali p. 62 : Pioneer SE-Master1 p. 64 : Sony MDR-Z1R Tests : ÉCOUTEURS AUDIOPHILES p. 68 : 6 écouteurs zéro-fil p. 70 : Adibla NeckMaster Life p. 72 : Final Audio Design F7200 p. 74 : NuForce HEM4 p. 76 : RHA CL1 Ceramic p. 78 : Shure SE846 Tests : AMPLIS CASQUE & DAC p. 82 : Arcam rHEAD p. 84 : Audio-GD NFB-1 p. 88 : Burson Conductor V2+ p. 92 : Fostex HP-A4BL p. 94 : Ifi Audio Pro iCAN p. 98 : Lehmann Linear D p. 102 : Marantz HD-DAC1 p. 104 : NuPrime HPA-9 p. 106 : RudiStor NX-03

Ce guide vous est offert par ON-Mag.fr. Vous avez le droit de le consulter, l’imprimer, le diffuser, le redistribuer dans son intégralité sans restriction. Cependant, tout découpage, tout retrait et toute modification sont interdits sauf autorisation préalable de notre part. On participé à ce numéro : Manuel Courbo (régie Catset), Luc Halard, Nicanor Haon, Pierre-Yves Maton, Pierre Stemmelin, Slavi du blog KKSK


TOUTE LA TRANQUILITÉ QUE VOTRE MUSIQUE MÉRITE

Restez zen. Le casque N60NC AKG vous offre 30 heures d’autonomie de batterie et délivre un son supérieur AKG récompensé d’un Grammy Award, tout en utilisant la meilleure technologie de réduction de bruit de sa catégorie pour minimiser les bruits dérangeants lors d’un voyage. Conçu de matériaux premium, ce casque léger arbore un design sublime offrant un plaisir d’écoute et de style sans précédent. Plus d’infos sur fr.akg.com


SÉLECTION NOUVEAUTÉS


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Marshall Mid Rock’n Roll, libre et sans attache

Pour ce casque sans-fil sous licence Marshall (le fameux spécialiste britannique des amplis de guitare), Zound Industries n’est pas partie d’une référence existante pour y ajouter des amplis, une batterie et un récepteur Bluetooth. Au contraire, il a conçu un modèle ne reprenant que quelques éléments à ses prédécesseurs. Les coques des oreillettes, de profil carré et bombées adoptent la même finition granitée que sur le modèle Marshall Monitor, mais sont donc d’un format plus compact et semi-supraauriculaire, tandis que le bouton multidirectionnel de fonction, en forme de petite molette métallique dorée, est hérité du Marshall Major Bluetooth. À l’intérieur, les transducteurs sont de 40 mm de diamètre. L’autonomie annoncée est de 30 heures et la liaison Bluetooth est compatible AptX. Prix : 200 €

Master & Dynamic MW50

Léger et sans-fil, au style hype et néovintage Lancés par un bureau de design de Manhattan (New York, États-Unis), la jeune marque Master & Dynamic se fait remarquer depuis quelques années avec des casques d’une construction très qualitative et d’un style néovintage affirmé. Mais derrière le luxe et l’esthétisme de ses réalisations, il y a aussi des performances sonores d’excellent niveau comme nous avons pu nous en rendre compte avec le test de son modèle MH40 qui a reçu notre label #OnTopAudioAward l’an dernier. Cette année, c’est un casque sans-fil plutôt compact et léger (moins de 240 g) que nous propose la marque américaine Master & Dynamic. Bandeau et coussinets habillés de véritable cuir d’agneau, arceau en acier inoxydable, armature des oreillettes en aluminium usiné, transducteurs à membrane en béryllium... c’est à nouveau du très haut de gamme. Le récepteur Bluetooth est naturellement compatible AptX et l’autonomie est annoncée pour 16 heures. Prix : 450 €

Skullcandy Crusher Wireless Le bourreau des basses, maintenant en version sans-fil

Skullcandy est une marque de snowboarders et skaters de Park City (États-Unis) qui proposent des casques qui ont du caractère. Nous avons essayé son modèle Crusher. Avec son booster de basse, actif et ajustable, il est capable de délivrer des graves démoniaques à vous retourner le cerveau et décrocher la mâchoire. Ce modèle atypique, assez enthousiasmant, existe désormais aussi en version sans-fil, certes d’un look moins accrocheur, mais avec une liaison Bluetooth et le même booster de basse «haptique». Il revendique une autonomie pouvant monter à 40 heures. Prix : 150 €


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Beyerdynamic DT 1990 Pro Une référence pour la hi-fi et les pros que n’est pas d’un autre siècle

La marque créée par Eugen Beyer en 1924 à Berlin, dont presque tous les produits sont toujours fabriqués «à la main» en Allemagne, ne semble pas faire beaucoup de bruit en ce moment. Pourtant, elle se bouge et a lancé cette année le DT 1990 Pro. Il s’agit d’un casque haut de gamme, mais d’un prix encore fort raisonnable par rapport aux délires actuels de certains concurrents. Comme sa référence l’indique, il s’adresse en premier lieu aux professionnels (ingénieurs du son, musiciens en studio...), mais il devrait également ravir les audiophiles à la recherche d’un excellent casque Hi-fi à oreillettes en charges ouvertes. D’une impédance nominale de 250 Ω (un ampli costaud est donc nécessaire pour l’alimenter), il utilise des transducteurs électrodynamiques de 45 mm armés de moteurs ultra puissants de type Tesla, exclusifs à Beyerdynamic, et revendique une réponse en fréquence s’étendant de 5 Hz à 40 kHz. Prix : 600 €

Noble Audio

Des écouteurs sur mesure aux modèles audiophiles multivoies Cela fait déjà quelque temps que nous avions repérés la marque Noble Audio initialement spécialisée dans les écouteurs intra-auriculaires pour les pros et musiciens avec coques moulées sur mesure. Avec l’arrivée des modèles Katana et Kaiser Encore en 2016, respectivement équipés de 9 et 10 transducteurs à armatures balancées par oreillettes, ainsi que de nouvelles coques «universelles» en aluminium usiné dans la masse, la marque californienne se tourne petit à petit vers le marché audiophile et grand public. Elle est maintenant officiellement distribuée en France avec une gamme de sept paires d’écouteurs «standards» dont les prix s’échelonnent de 500 à 2200 €.

Sennheiser PXC 550 Wireless le casque sans-fil et antibruit haut de gamme vu par le spécialiste allemand

Le nouveau PXC 550 Wireless est la référence sansfil nomade le plus haut de gamme de Sennheiser, le leader indéboulonnable du marché des casques audio. Sérieux et rigueur sont de mise pour ce modèle circum-auriculaire qui conjugue confort et haute performance. Ses commandes sont tactiles et vocales, sa batterie atteint une autonomie de 30 heures et il intègre un système antibruit très efficace NoiseGard propre à Sennheiser. Prix : 450 €


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Beyerdynamic Amiron

Version domestiquée et «audiophilisée» du casque DT 1900 Pro Comme nous le disions précédemment, Beyerdynamic ne fait certes pas beaucoup de bruit marketing en ce moment, mais la marque allemande reste très active. Outre un concept de casque Bluetooth à transmission AptX Haute Définition présenté en partenariat avec Astell & Kern sur le dernier IFA de Berlin et une version pour gamers de son modèle Custom One Pro (#OnTopAudioAward 2013) annoncé pour le CES de Las Vegas 2017, la marque allemande a lancé le Beyer Amiron, au Festival des casques de Tokyo. Nous n’avons pas beaucoup d’informations techniques sur ce dernier. Il semble assez proche du DT 1990 Pro dans une version plus à destination des amateurs de Hi-Fi. Il utilise lui aussi des transducteurs à moteurs Tesla. Son impédance nominale est de 250 Ω, avec une réponse couvrant de 5 Hz à 40 kHz, et son prix est identique à celui du DT 1990 Pro. Prix : 600 €

Sennheiser HD599

Dernier né d’une lignée de grands classiques Les modèles de la série HD59x de Sennheiser se classent depuis plusieurs décennies parmi les meilleurs casques Hi-Fi ouverts, à la fois très performants et encore abordables. Après le HD595, remplacé ensuite par le HD598, voici le HD599. Extérieurement, il n’y a quasiment aucun changement en dehors de l’apparition d’une petite languette de plastique couvrant une partie de la grille d’ouverture de chaque oreillette. Les données techniques sont également très proches de celle du HD598. La bande passante s’étend toujours de 12 Hz à 38,5 kHz. On note juste une petite baisse du rendement (106 dB au lieu de 112), peut-être pour obtenir une réponse en fréquence plus linéaire. On reconnaît bien là, l’habitude de Sennheiser qui aime installer ses références sur le très long terme, leur apportant juste quelques retouches pour les améliorer au fil du temps. Une démarche sage et rassurante. Prix : 250 €

Fostex TH610

Notre chouchou se met au bois de noyer Chez ON-mag nous étions totalement fans du casque japonais Fostex TH600 que nous considérions comme étant un des tout meilleurs casques audio électrodynamiques à oreillettes closes du marché (toutes catégories de prix confondues). Son successeur, le TH610, adopte des coques en bois plutôt qu’en métal, en noyer sombre avec finition mate. Ces coques accueillent toujours les excellents transducteurs à membrane «bio-dyna» (biocellulose) de 50 mm de diamètre, propre à Fostex. La réponse en fréquence annoncée par le constructeur couvre de 5 Hz à 45 kHz. Enfin, avec son impédance de 25 Ω, ce casque ne devrait pas être beaucoup plus dur à alimenter que son prédécesseur tout en permettant aux meilleures sources de s’exprimer. Prix : 700 €


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SYSTÈME HAUT DE GAMME COMPRENANT DES ÉCOUTEURS SOUND ISOLATING™ ET UN AMPLIFICATEUR DAC ADAPTÉ. Cette toute première utilisation de la technologie électrostatique pour des écouteurs Sound IsolatingTM conçus autour d’un seul micro transducteur, définit un nouveau standard de la haute-fidélité, et de l’écoute nomade. Le KSE1500 est associé à un amplificateur rechargeable par USB permettant une gestion avancée de l’audio et une conversion numérique-analogique. Prenant à la fois en charge les formats numériques et les sources entièrement analogiques, le KSE1500 remplira les attentes des audiophiles mobiles les plus exigeants.

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www.shure.fr © 2015 Shure Europe GmbH

Le produit portant ce logo a été conçu pour maximiser la performance sonore en audio haute résolution. La mention High-Resolution Audio désigne des données musicales ayant une définition plus détaillées que celle des CDs

MAINTENANT DISPONIBLE !


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AKG N40

Écouteurs haut de gamme hybrides et personnalisables

Audeze iSINE et LCD i3

Premiers intra-auriculaires orthoplanar La technologie des transducteurs orthoplanar, très apprécié des audiophiles, était réservée jusqu’à un passé récent à des casques Hi-Fi relativement lourds et encombrants, dotés d’oreillettes en charges ouvertes, exclusivement confinés à un usage sédentaire. Mais des modèles nomades à oreillettes closes sont apparus depuis deux ans chez Audeze et Oppo. Et fin 2016, une nouvelle étape vient d’être franchie. Audeze lance les modèles iSINE et LCD i3 les premiers écouteurs intra-auriculaires orthoplanar (ou planar magnétiques). Tous les deux utilisent les technologies propriétaires développées pour la série de casques LCD de la marque californienne, notamment les aimants Fluxor, les diaphragmes ultra-fins et les moteurs Uniforce. Ces paires d’écouteurs sont fournies avec un câble Lightning pour appareil Apple iOS comprenant un DAC Hi-Res et un amplificateur. Prix : 440 et 680 €

AKG a été un des premiers à proposer sur le marché des écouteurs hybrides, dés 2011 avec les K3003, utilisant pour chaque oreillette des armatures balancées pour la restitution des aigus et des transducteurs électrodynamiques pour les basses. C’est à notre avis, une bonne idée afin d’utiliser chaque technologie de transducteur là où elle est la meilleure. Cette année, AKG décline cette approche sur les N40 certes encore assez couteux, mais beaucoup plus abordables (350 € au lieu de 1000 €). Les N40 sont en outre personnalisables puisqu’ils sont livrés avec un jeu de petits filtres acoustiques à placer dans les trompes des écouteurs afin de donner la possibilité à l’utilisateur de moduler le son en fonction de ses goûts. Prix : 350 €

MrSpeakers Ether Flow et Ether C Flow casques ortho/V-planar de nouvelle génération

Cette marque de San Diego s’est faite remarquer, dans notre précédent numéro sur les casques et écouteurs audiophiles, avec son modèle haut de gamme Ether utilisant des transducteurs propriétaires, de type V-Planar, à membrane plissée en accordéon un peu comme sur les tweeters Air Motion Transformer (AMT). Elle y ajoute maintenant la technologie TrueFlow. Celle-ci consiste à permettre une meilleure circulation des ondes sonores à travers le transducteur lui-même et ses composants de manière à ce que ces derniers provoquent le moins de résonnances et diffractions parasites. Par ailleurs, les coussinets des deux casques sont maintenant habillés de vrai cuir italien pour assurer un meilleur toucher. Prix : 2000 €

Aëdle ODS-1

Écouteurs français façonnés comme des produits d’artisanat haut de gamme Aëdle avait fait parler d’elle, il y a quelques années, avec son premier casque Vk-1 fabriqué en France comme un produit d’artisanat haut de gamme. Elle revient aujourd’hui avec les écouteurs ODS-1 qui emploient des matériaux particulièrement raffinés. Les coques de ces intra-auriculaires sont usinées dans de l’aluminium, naturel ou anodisé noir. Elles sont associées à des accroches «tour d’oreille» habillées de cuir de vachette de Vénitie et à des transducteurs internes de type hybride : électrodynamiques de 10 mm à membranes en titane pour les graves, et armatures balancées pour les aigus. Prix : 360 €


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B&O Beoplay H9 Chic, choc et antibruit

Earsonics

Confortable et élégant le Beoplay H9 reprend le style chic et épuré des autres casques de B&O Play, la marque jeune et trendy de Bang & Olufsen. Ce casque, doté de très large oreillettes circum-auriculaires, adopte des matériaux nobles pour sa construction : aluminium, cuir d’agneau véritable, vraie peau de vache (si, si) et aluminium poli. Sa liaison Bluetooth est compatible avec les codecs AptX et AAC. Sa batterie promet une autonomie montant jusqu’à plus de 20 heures. Il possède des transducteurs de 40 mm, des commandes tactiles et un système antibruit. Malgré ses dimensions imposantes, le poids reste raisonnable pour permettre un usage nomade. Il ne dépasse pas 300 g. Prix : 500 €

Le spécialiste des intra-auriculaires sur mesure à la française En matière d’intra-auriculaires, le nec plus ultra, qu’apprécient notamment beaucoup les musiciens, ce sont les écouteurs avec coques moulées sur mesure, également baptisés IEM (In-Ear Monitor). Earsonics est la marque française de référence dans ce domaine. Sa gamme compte six modèles équipés chacun de deux à six transducteurs à armatures balancées par oreillettes et dont les prix s’échelonnent de 500 à 1000 € environ. Pour les commander, il suffit de se rendre chez un des ses partenaires (généralement des audioprothésistes) prés de chez vous afin de faire des empreintes de vos pavillons et conduits auditifs (c’est absolument sans douleur, nous avons essayé) puis les envoyer à Earsonics à Castres dans le sud de la France. Différentes options de personnalisation (couleur des coques et gravure laser) sont disponibles. Earsonics propose également une gamme d’écouteurs avec coques de tailles «standards» pour des prix de 300 à 1500 €, ainsi que des protections auditives «classiques» ou sur mesure.

Audioquest NightOwl et NightHawk Carbon

le spécialiste des câbles audiophiles décline sa gamme d’oiseaux rares Après son premier casque NightHawk sorti il y a un peu plus d’un an, à qui nous avons décerné notre label #OnTopAudioAward et qui a reçu, plus récemment, un Diapson d’Or, le spécialiste américain des câbles audiophiles décline sa gamme de drôles d’oiseaux. Il sort donc le casque NightOwl Carbon, un casque fermé, et le NightHawk Carbon, un modèle semi-ouvert. Les deux nouveaux casques sont très proches du NighHawk, le premier permettant une isolation bien plus grande face au bruit extérieur et le second offrant une approche plus sophistiquée, avec l’utilisation d’un nouveau matériau en plus du bois liquide pour les coques. Prix : 600 € (provisoire)


BACKBEAT PRO 2 Redécouvrez le son. Savourez chaque instant.

©2016 Plantronics, Inc.


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LES CASQUES NOMADES


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AUDIOTECHNICA

300 €

ATH-MSR7NC La gamme de casques et écouteurs à réduction de bruit d’Audio-technica était déjà bien fournie avec les modèles à arceau ATH-ANC70 et ATH-ANC9 ou encore les oreillettes ATH-ANC40BT. Aussi pour l’ATH-MSR7NC, nouvelle référence de 2016, la marque japonaise a choisi une approche différente avec un système antibruit un peu moins violent et des performances optimisées pour une utilisation à la fois en mode actif et en mode passif.

Spécifications

Comme on pouvait s’y attendre, l’ATH-MSR7NC reprend la structure du très populaire de l’ATHMSR7 que nous avons testé l’an dernier. Cette structure, à l’esthétique fort appréciée, allie à la fois solidité, fiabilité et confort. Elle permet de replier le casque à plat, dispose de coques d’oreillettes en métal, de glissières renforcées, d’un bandeau bien garni et de coussinets moelleux. Vue de l’extérieur, la nouvelle version antibruit ATHMSR7NC n’apporte donc que peu de changements par rapport au ATH-MSR7. On note juste l’apparition d’un bouton à glissière pour mettre en marche le réducteur de bruit et une prise micro-USB pour recharger la batterie interne revendiquant une autonomie de 30 heures. Par ailleurs, pour préserver les excellentes performances du modèle original, Audio-technica n’a intégré dans ce nouveau casque qu’un système antibruit relativement léger. Pour fonctionner, ce système actif de réduction du bruit n’utilise qu’un seul capteur par oreillette, contre trois sur les modèles les plus évolués. Néanmoins, l’intérieur des écouteurs a dû être réaménagé pour accueillir le circuit antibruit, la batterie et les étages d’amplification. Chaque écouteur dispose maintenant d’une double coque, ce qui améliore déjà l’isolation phonique passive. La charge du transducteur de 42 mm de diamètre (d’après nos mesures) est isolée des circuits par une petite chambre interne en matériaux de synthèse (certainement de l’ABS) doublée par une plaque d’aluminium. Seul un minuscule évent d’accord a été conservé.

•Type : casque circum-auriculaire, fermé, à système antibruit actif •Autonomie de la batterie : 30 heures •Transducteurs : 45 mm dynamiques •Réponse en fréquence : 5 Hz à 40 kHz •Sensibilité : 97 dB/mW (passif), 104 dB/mW (actif) •Impédance : 30 Ω (passif), 150 Ω (actif) •Puissance max. : n.c. •Câbles : deux de 1,2 m, dont un avec microphone et commandes pour smartphone •Accessoires fournis : housse de rangement •Poids : 305 g (hors cordon)

Notre avis Construction

Polyvalence

Son, performances

Intérêt

Sur le terrain, le système antibruit de l’Audiotechnica ATH-MSR7NC n’est effectivement pas violent. Son action est modérée. Pour voyager en avion ou dans le métro parisien, il est un peu limité. Par contre dans un TGV (moins bruyant) ou au bureau, où les bruits de souffleries (air conditionné) peuvent être fatigants, il apporte un réel confort. Le casque en mode actif, on profite d’un registre grave un peu plus profond et ferme que ce que l’on obtient en mode passif en se servant des étages d’amplification d’un smartphone par exemple. Cependant, dans les deux modes, le rendu sonore est assez proche. La restitution est bien équilibrée, avec de jolis timbres, des détails et de la douceur. Elle est élégante et nuancée tout en ayant une belle énergie.


Smart DX1 NOUVEAU

Dispo en

DAC-PREAMPLI DSD 11.2MHz PREAMPLI CASQUES Le Smart DX1 constitue notre solution haut de gamme pour la lecture des fichiers audio numériques. Il intègre des composants hautes performances et une architecture d’exception. Complet, il prend en charge les dernières générations de fichiers et DSD jusqu’à 11,2MHz. Le DX1 est un DAC paramétrable en préampli et préampli casques Comme à son habitude, Advance Paris propose une solution 2 à 3 fois moins cher que les produits concurrents, et ce, sans accepter aucune concession ! Prix généralement constaté TTC. 690€

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AKG N90Q Ce casque actif, ultra haut de gamme, est particulièrement original. Non pas uniquement pour son design luxueux et un peu Bling-Bling, ou encore sa conception en partenariat avec le célèbre producteur Quincy Jones, mais aussi pour les technologies qu’il embarque. En effet en plus d’être antibruit, l’AKG N90Q est un des premiers à intégrer un système de correction acoustique.

1500 € Pour ce modèle commercialisé à prés de 1500 €, la marque autrichienne n’a pas lésiné sur l’emballage et les accessoires. L’AKG N90Q est livré dans une énorme boîte avec des éléments jamais vus ailleurs. À l’intérieur, on ne trouve pas moins de trois câbles interchangeables : deux câbles courts pour Android et iOS, et un câble plus long de trois mètres pour une utilisation Hi-Fi. Vient ensuite une pochette souple en beau cuir pour le transport, dans laquelle l’AKG N90Q se replie à plat pour prendre moins de place, ainsi qu’un chiffon de nettoyage façon peau de chamois, des adaptateurs jack 6,35 mm et pour prise d’avion. Mieux encore, outre le câble de charge, une grosse boîte avec capot en aluminium doré est fournie. Celle-ci comporte un port USB qui permet de recharger le casque lorsqu’il est rangé dans la boîte (le câblage interne est prévu) ou la grosse batterie additionnelle fournie que vous pourrez ensuite emporter partout avec vous pour recharger à la volée l’AKG N90Q. Les globe-trotters seront particulièrement sensibles à cette attention, car pour les très longs trajets en avion ou en train, c’est l’idéal.

Du cuir et beaucoup de dorures, mais pas à garder sous une cloche de verre l’AKG N90Q a été conçu en partenariat avec Quincy Jones qui a déjà collaboré dans le passé avec la marque Autrichienne pour les modèles Q701 ou Q460. Pour le design de ce casque, le célèbre producteur de musique, s’est lâché et n’a pas hésité à faire dans le «tape-à-l’œil» : toute les pièces métalliques sont anodisées or jaune bien flashy (une version toute noire, plus sobre existe aussi), sauf les roues crantées et boucliers noirs, mais qui porte la lettre «Q» dorée et stylisée. Tous les autres éléments sont habillés de caoutchouc «soft-touch» ou d’un très beau cuir. Ce look accrocheur, qui s’assume entièrement, n’est pas pour nous déplaire. D’autant que la qualité de construction est hors pair : les charnières, les châssis des coques sont aluminium usiné très solide ; les glissières en métal disposent de doublures de renfort ; les transducteurs sont des modèles


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de haute qualité, de 52 mm de diamètre, à membrane apparemment en biocellulose avec de larges bobines mobiles de 25 mm. Enfin, les coussinets des oreillettes sont de forme asymétrique pour mieux épouser la courbure du crâne. Ils comportent deux épaisseurs de mousse à mémoire de forme, séparées par un arceau, pour un confort et une isolation maximale. La construction de l’AKG N90Q est belle, mais ce casque n’est heureusement pas à garder sous cloche de verre par crainte de l’abîmer. Au contraire, il est fait pour un usage intensif et prendra certainement très bien la patine.

Un système d’optimisation acoustique TruNote rien que pour vos oreilles L’AKG N90Q est un casque actif et uniquement actif. Cela signifie que, malgré la possibilité d’utiliser sa liaison filaire analogique sur une prise casque classique, il ne fonctionne que lorsqu’il est allumé et ses batteries chargées. L’AKG N90Q n’est pas sans-fil. Il n’est pas doté d’une connectivité Bluetooth, ce qui est un peu dommage. Par contre, chose très intéressante pour les audiophiles, il intègre un DAC USB de qualité Hi-Res, montant jusqu’à 24 bits/96 kHz. Son port USB n’est pas compatible avec les sorties audionumériques micro-USB des smartphones sous Android ou Ligtning des appareils iOS (on peut espérer que ce sera l’objet d’une future mise à jour logicielle par USB du produit). Par contre, on peut brancher l’AKG N90Q directement sur la sortie audio en USB d’un ordinateur PC ou Mac. Cette liaison numérique directe offre de bien meilleurs résultats (en théorie, mais aussi et surtout d’après nos essais) que la liaison filaire analogique. La fonction de réduction active du bruit extérieur de l’AKG N90Q est constamment activée de même que son système de correction acoustique TruNote. En effet, une pression prolongée (10 secondes) sur le petit bouton en dessous de son oreillette droite active le calibrage. Celui-ci génère deux trains d’ondes, dans l’oreillette droite puis la gauche. Le casque analyse à partir de ses microphones internes le résultat obtenu. Il adapte ensuite automatiquement sa réponse en fréquence en fonction de la forme de vos pavillons auriculaires, de la courbure de votre crâne, de son coefficient d’absorption... Autant de paramètres qui changent d’un utilisateur à l’autre et modifient la charge, donc le rendu sonore des oreillettes d’un casque.

À l’écoute : l’effet «Live» à fort volume et dans les basses Les oreillettes de l’AKG N90Q sont toutes les deux munies de larges molettes de réglages : la première pour ajuster le volume et la seconde pour modifier la tonalité de la restitution sonore (plus claire ou plus chaleureuse). En complément, le petit bouton situé en dessous de l’oreillette droite donne le choix entre trois modes de spatialisation : standard (ou neutre), studio et surround. Ces réglages ne sont pas des gadgets, mais apportent un véritable gain à l’écoute de certains enregistrements, sans paraître trop artificiels ou dénaturer la musique. Sur le terrain, le système antibruit de l’AKG N90Q fonctionne bien sans effet de pompage et avec un souffle très modéré.

Spécifications

•Casque circum-auriculaire, avec système antibruit et correction acoustique TruNote •Transducteurs : 52 mm électrodynamiques •Réponse en fréquence : 10 à 30 kHz •Entrée analogique : 32 ohms, 100 mW max., 110 dB SPL/100 mV •Entrée numérique directe, 24 bits/96 kHz, par USB •Autonomie : n.c. •Câble : trois câbles mini-jack (dont un pour iOS et un pour Android), un câble USB •Système antibruit à double capteur interne •Accessoires fournis : Boîte de rangement, housse de transport, batterie, adaptateurs avion et jack 6,35 mm •Poids : 460 g

Notre avis Construction

Confort

Qualité du son

Intérêt


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Un casque qui rend «addict» au son

Le casque est assez lourd (460 g c’est beaucoup). Néanmoins, son ergonomie bien pensée fait qu’on peut l’utiliser en balade. Les oreillettes chauffent un peu les tempes, mais le confort extrêmement soigné et étudié, l’épaisseur des coussinets, la bonne répartition des masses et du couple de serrage... rendent l’AKG N90Q moins contraignant qu’on n’aurait pu le redouter. Ce casque est facilement supportable pour de longues séances d’audition, durant jusqu’à plus d’une heure. À l’écoute, à faible volume et en liaison analogique, l’AKG N90Q peut sembler de prime abord très doux et presque timide. En, revanche dés que l’on passe à une liaison numérique directe, que l’on pousse le volume avec de bons fichiers en vraie qualité CD ou Hi-Res, les performances explosent. Ce casque est capable d’un niveau acoustique très élevé tout en conservant un message d’une parfaite propreté, détachant chaque élément d’un mixage, sans confusion ni distorsion. On a la sensation d’être en studio avec de grosses enceintes de monitoring équipées de woofers de 38 cm pour les basses et de chambres de compression pour les medium-aigus ou encore de vivre la musique en «live» comme dans une excellente petite salle de concert avec une sonorisation de haute voltige.

L’AKG N90Q n’a pas la transparence, le côté analytique, la dynamique exacerbée de certains casques de références en Hi-Fi sur de la musique classique ou du jazz enregistré en acoustique. Par contre sur des morceaux électroniques et modernes, il réalise des prouesses inédites. Il n’est absolument pas dans la mouvance Hifiste rigoriste, et fait au contraire dans le grandiose tout en restant d’une lisibilité, d’un équilibre et d’une cohérence exemplaire. Sur les morceaux «Panda» de Desiigner, «Sacred» de Jaykin avec Trip Pony ou encore «Working for It» de Zhu, Skrillex et THEY, jamais encore nous n’avions entendu, à fort volume et sur un casque, autant de nuances, de richesses, de variations sur des rythmes de basses aussi lourdes. La sensation d’espace est magnifiquement rendue et les voix des rappeurs sont d’une présence, d’une précision, d’une douceur exceptionnelle. On ne parle pas non plus du travail de mixage, sur «CoCo» de O.T Genesis, retranscrit de manière incroyablement puissante, sans dérapage, ni aucune stridence et une conviction qui met en transe. L’AKG N90Q est fait pour les fans de pur et gros son. Il reprend un peu de l’esprit du Dr. Dre tout en le démultipliant et en restant civilisé. Armé d’excellents transducteurs, d’amplificateurs ultras performants, c’est véritablement un casque hors norme que l’on peut écouter pendant des heures pour l’ivresse du son.


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ON-Mag / Guide casques et écouteurs 2017

B&O PLAY

BeoPlay H7 La marque BeoPlay a toujours le chic pour sortir la version de luxe du produit du moment. Alors que le casque sans-fil est devenu un passage obligé pour toutes les marques grand-public, la marque branchée de Bang & Olufsen propose sa version, tout en finesse.

400 € Avec le BeoPlay H7, la qualité des matériaux utilisés se fait ressentir dès le premier toucher. Le bandeau est cousu de vrai cuir, de même que les oreillettes, et les coques en partie métalliques sont rattachées à l’arceau par des glissières en aluminium sur pivots. Le casque est agréable à utiliser, pratique et polyvalent. Il se replie aussi à plat pour se porter au cou ou être rangé dans son sac de transport en textile tout doux. Au dessous des oreillettes, on trouve côté droit le port micro-USB pour recharger la batterie intégrée ainsi que la prise mini-jack et sur le côté gauche un compartiment ouvrable contenant la batterie, facilement remplaçable. Le bouclier métallique de l’oreillette droite comporte également une surface tactile avec les commandes classiques lecture/prise d’appel au milieu, morceau précédent/ suivant par glissé latéral du doigt, et contrôle du volume par glissé circulaire horaire ou antihoraire. Curieux de la construction interne, nous avons démonté les oreillettes, dont les vis se situent derrière des coussinets déclipsables et donc aisément remplaçables. Les circuits internes sont proprement assemblés et bien agencés, et sont séparés de la charge des haut-parleurs qui se retrouvent dans un habitacle plutôt réduit même si l’ensemble reste sérieux et bien construit. Le Beoplay H7 offre une écoute plutôt musicale et agréable, avec un équilibre tonal légèrement physiologique, plus accentué en Bluetooth qu’en filaire. Le teint mat du son, ainsi que les détails entretenus sur l’ensemble du spectre donne un résultat précis complété par un impact franc. Les basses ne manquent pas de présence, et peuvent

se montrer fortes le moment venu, sans excès de moelleux. Les esthètes trouveront aux médiums un léger manque d’âme et de folie, mais le milieu du spectre sait bien se faire ressentir sur de la pop ou du rock. Les aigus aériens sont sans brillance ni crissement et tiennent bien la poussée du volume. Si la dynamique aurait pu être un tantinet plus vivace, notamment en sans-fil ou la présence est moins marquée, le casque ne traine pas et garde un bon tempérament. L’image stéréophonique est bien aérée, avec une scène à la fois large et profonde, ce qui donne dans l’ensemble un bon plaisir d’écoute.

Spécifications

•Casque circum-auriculaire fermé, Bluetooth •Haut-parleurs : 40 mm dynamiques •Réponse en fréquence : 20 Hz à 22 kHz •Sans-fil : Bluetooth 4.1, AptX LL ; AAC •Microphone électret omnidirectionnel •Câble : mini-jack, 1,2 m •Batterie : 770 mAh remplaçable, 20 h d’autonomie pour 2,5 h de charge •Accessoires fournis : câble mini-jack, câble USB, sac de transport •Dimensions : 97 x 225 x 40 mm •Poids : 280 g

Notre avis Construction

Confort

Qualité du son

Intérêt


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ON-Mag / Guide casques et écouteurs 2017

BLUEDIO Victory Bluedio est un fabricant chinois de casques assez originaux. Sa spécialité : les casques sans fil multi-transducteurs, une technologie prometteuse, finalement assez ancienne, mais qui n’a cependant toujours pas beaucoup d’adeptes. Bluedio est l’une des rares qui l’utilisent, et surtout la seule à notre connaissance qui intègre autant de transducteurs dans ses casques audio. Le modèle Victory de la marque ne comporte pas moins six transducteurs par oreillette, une entrée numérique optique, une fonction DAC USB, une liaison Bluetooth AptX... Que vaut cet extraterrestre tombé d’une soucoupe volante ? Slavi du blog KKSK a testé pour nous et il n’a pas été déçu de l’expérience... si l’on veut !

L’idée d’une écoute sur multi-transducteurs n’est pas nouvelle et même plutôt ancienne. Le principe est le suivant : puisqu’il semble assez improbable d’obtenir un son parfait avec un seul haut-parleur, pourquoi ne pas en utiliser plusieurs, chacun dédié à une plage de fréquences bien spécifiques ? Si depuis des années, ce principe est utilisé avec succès sur les enceintes hifi, peut-il s’appliquer aussi bien à un casque audio ? Le Victory est de ce point de vue totalement hors norme. En effet, là où la plupart des casques se limitent généralement à un seul haut-parleur par écouteurs et très rarement deux, lui en utilise six.

Un emballage qui ne trompe pas et un produit complet d’une rigueur approximative La boite du Bluedio Victory est typique de certaines productions chinoises. À rabat et dotée d’une structure carton encollée façon tapisserie, elle manque de précision au niveau des arrêtes. Imposante, elle nous vante à outrance toutes les fonctionnalités du produit, avec des erreurs en plus. Popularité grandissante oblige, Bluedio a choisi

250 € d’apposer également un macaron d’authenticité. À l’intérieur se trouvent, en plus du casque, un épais mode d’emploi à la traduction très approximative et une coque de rangement avec sa pochette interne pour les accessoires (adaptateur et câbles). Tout ceci peut sembler correct, tant que l’on n’y regarde pas d’un peu plus près. Sans forcer, on constate assez rapidement un laxisme dans la finition des accessoires. Concernant la finition globale du casque, elle relève un peu le niveau. Conçues en plastique et aluminium noir mat, toutes les parties qui composent le Victory, assez massif, sont bien assemblées. Mais le prendre en main génère tout de même quelques craquements douteux. Les écouteurs sont énormes, à l’image du bandeau qui l’est tout autant. Pour faciliter son transport, le casque peut cependant réduire son gabarit. Ses charnières sont dotées de pivots DJ qui autorisent un repli total des écouteurs vers l’intérieur. Circumauriculaires, les coussinets sont aussi grands que confortables, mais leur diamètre interne s’avère un peu juste pour la plupart des oreilles. Avec des glissières en aluminium, on s’attendait à un réglage digne d’un casque haut de gamme.


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ON-Mag / Guide casques et écouteurs 2017

Grosse déception, il s’avère très imprécis et sans aucune graduation. À l’utilisation, les crans sont à peine perceptibles et manquent de fermeté. Dans ces conditions, il est très difficile de conserver le réglage initial.

Un casque technologiquement très avancé et complexe... L’une des qualités du Victory est sa connectique très riche. La puce haut de gamme intégrée, CSR 8670, n’y est pas étrangère avec quatre modes transmissions audio possibles. Tout d’abord en analogique par la classique prise mini-jack. Puis, jamais vu ailleurs, l’une de ces entrées supporte également le format S/PDIF optique, à priori garant d’une transmission sonore directe et sans perte. Ensuite par câble USB : le casque se comporte alors comme une carte son externe supportant une résolution jusqu’à 24 bits/48 kHz, ainsi que le multicanal 7.1. Enfin une connectivité sans fil par Bluetooth, avec bien entendu support du codec AptX (entre autres). Avec des entrées jack sur chaque écouteur, le câble standard peut être branché sur n’importe quel côté. Pour tout le reste, ça se passe sur l’écouteur droit, pour l’optique comme pour l’USB. Nous retrouvons sur ce côté un bouton poussoir ON/OFF, et un autre juste en dessous pour les fonctions d’appel et de musique (Multi Function Button). Puis vient la prise micro-USB, et enfin le microphone. Sur toute la partie circulaire où figure la marque, nous avons les commandes tactiles (volume et passage de morceaux).

...à l’apparence audiophile uniquement le Bluedio Victory intègre dans chacune de ses oreillettes six transducteurs : un boomer de 50 mm, un médium de 30 mm et quatre tweeters de 20 mm. Avec cette armada on pourrait s’attendre à des résultats ébouriffants, et bien, c’est un peu décevant.

En mode filaire analogique, le son du Victory s’avère bien trop typé, et rien ne le changera au fil des écoutes. Les basses sont omniprésentes, cognent sans retenue ni vergogne, masquant au passage une bonne partie du spectre. Pour ne rien arranger, un voile est aussi perceptible ce qui prouve un manque cruel dans les aigus. Dans ce méli-mélo sonore, quelques détails tentent de subsister grâce notamment à un son étagé qui peut mettre l’accent sur certaines sonorités habituellement peu audibles. Très curieusement, cela ne l’empêche pas d’être à peu près correct (attention, nous n’avons pas dit qu’il était bon) sur certains styles de musique, comme du classique ou du jazz : le fait d’avoir six haut-parleurs permet de mieux différencier les sons et gagner un peu en profondeur et étagements, tant que les basses ne sont pas sollicitées. Autrement, ça envoie du lourd et du bien gras, jazz ou pas, à la sauce boite de nuit. Et à la longue, l’écoute devient malheureusement fatigante. Par voie filaire numérique, même déception : un bruit de fond systématique à faible volume s’invite durant toute l’utilisation, en optique ou USB et on a même droit à quelques «pops» aléatoires en lecture et sur certaines fréquences. Enfin, l’essai par Bluetooth AptX ne s’est pas montré beaucoup meilleur. Nous avons rencontré exactement le même bruit de fond pendant l’écoute. Cependant, l’équilibre sonore était un peu mieux respecté avec un bon point pour la qualité de réception qui ne coupe pas, même avec obstacles, à plus de 25 pas de la source.

Spécifications

•Type : circum-auriculaire fermé, actif, avec liaisons sans-fil (Bluetooth) ou filaires analogique et numériques (USB et optique) •Batterie : de 25 à 40 heures d’autonomie selon mode •Haut-parleurs : électrodynamiques, six voies •Impédance : 32 à 50 Ω •Réponse en fréquence : 10 Hz à 20 kHz •Sensibilité : 112 dB •Câbles : deux câbles classiques, câble USB, câble numérique optique •Accessoires fournis : coque de rangement, adaptateur jack 6,35 mm •Poids : 446 g

Notre avis Construction

Polyvalence

Son, performances

Intérêt


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ON-Mag / Guide casques et écouteurs 2017

HIFIMAN Edition S

HiFiman est une marque chinoise spécialisée dans les casques haut de gamme à transducteurs planar magnétiques et dans les baladeurs Hi-Res. Elle est très appréciée des audiophiles. Avec ce modèle Edition S, elle tente d’élargir sa clientèle vers une cible plus grand public. Ce casque est donc équipé de classiques transducteurs dynamiques, mais a l’originalité de pouvoir être utilisé en mode fermé ou ouvert, ce qui est inédit à notre connaissance. On ne peut pas dire que Hifiman soit un expert en matière de casques fashion. Cela se voit tout de suite avec l’Edition S. L’arceau en plastique fait vraiment cheap et ne semble pas à toute épreuve. Les coutures de ses coussinets, habillés de similicuir et de feutrine, laissent également un peu à désirer. Par contre, les oreillettes sont d’une belle construction. Elle adopte un profil asymétrique qui leur donne un look intéressant et permet de mieux épouser la forme des pavillons auditifs. Chacune dispose d’un cadre solide et inerte en aluminium brossé avec des grilles métalliques de protection devant et derrière le haut-parleur. Ce haut-parleur est une belle pièce acoustique de 50 mm de diamètre avec un moteur et une bobine généreusement dimensionnés. Sa grille arrière peut être fermée par une plaque en matériau synthétique. Le casque Hifiman Edition S peut donc fonctionner en charges ouvertes ou fermées selon les besoins de l’utilisateur. Les plaques s’enlèvent et se replacent très facilement. Elles sont maintenues magnétiquement par les aimants des transducteurs et assurent un blindage lorsqu’elles sont en place. À l’écoute, l’Hifiman propose deux esthétiques sonores légèrement différentes, mais tout autant enthousiasmantes. Avec ses boucliers en place, donc en charges closes (adaptés aux lieux bruyants ou lorsque l’on ne veut pas déranger son entourage), il privilégie un peu plus la neutralité à l’ampleur. Il est déjà énergique et vivant, avec un équilibre légèrement physiologique se manifestant par un aigu légèrement brillant, mais absolument pas agressif. En retirant les boucliers, en passant donc en charges ouvertes, la scène sonore s’élargit et se libère tandis que le grave devient plus profond et présent. L’équilibre tonal et chaleureux. La restitution n’a pas la finesse ou les timbres exquis

274 €

dans le médium des casques planar magnétiques plus haut de gamme d’Hifiman. Cependant, la tenue en puissance est de très bon niveau et on retrouve la même énergie, la même vigueur avec une bonne cohérence d’ensemble qui font de l’Edition S un casque très plaisant, voir presque grisant et addictif sur certains morceaux de musique moderne Rock ou Electro. Notons enfin que le Hifiman S Edition est livré avec une coque dans laquelle il se range replié de façon à faciliter le transport. Il se révèle aussi très confortable à l’usage tout en tenant très bien en place lorsque l’on est en mouvement. Il est autant adapté à un usage Hi-fi sédentaire que nomade.

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire, ouvert ou fermé •Transducteurs : 50 mm dynamiques •Réponse en fréquence : 15 Hz à 22 kHz. •Sensibilité : 113 dB. •Impédance : 18 Ω •Puissance max. : n.c. •Câbles : 1,2 m avec microphone et commandes pour smartphone • Accessoires fournis : adaptateurs jack 6,35 mm et prise avion, coque de rangement •Poids : 248 g (hors cordon)

Notre avis Construction

Polyvalence

Son, performances

Intérêt


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ON-Mag / Guide casques et écouteurs 2017

JAYS u-Jays

Avec ses lignes élégantes et raffinées, ce petit casque supra-auriculaire semble avant tout avoir été imaginé pour faire le beau. Pourtant sur le terrain, il délivre aussi des prestations sonores de haut niveau. Une excellente surprise. D’autant plus que son prix a récement baissé

130 € Dans la gamme du suédois Jays, il y avait le v-Jays qui, parmi les casques ultra légers, à petit prix (moins de 50 €), est pour nous une des meilleures références avec l’éternel et indémodable Koss PortaPro. Maintenant, il faudra compter sur une seconde référence, l’u-Jays. Discret, léger, disponible en version blanche ou noire, ce casque supra-auriculaire paraît de prime abord relativement simple et pas forcément très prometteur en matière de performances acoustiques. Son esthétique n’évoque pas, à priori, un modèle audiophile, mais plutôt un modèle fashion relativement féminin. Néanmoins, en y regardant de près, on remarque que chacun de ses éléments a été conçu avec beaucoup d’attention. Cela commence par les coussinets des oreillettes, solidaires de leurs supports, avec leur anneau noir, argent ou doré (selon la version choisie), qui se vissent et se dévissent facilement des coques des haut-parleurs. Vient ensuite le câble amovible que l’on peut choisir à la commande en version Android, iOS ou Windows, puis l’arceau habillé d’une grosse gaine en caoutchouc «soft touch» antidérapant, avec une zone un peu plus tendre pour ménager le confort au sommet du crâne. Les glissières de ce dernier sont très douces, à réglage continu, mais restent bien en position lorsque le casque est sur la tête. Elles se terminent par des pivots en forme de «virgules» qui permettent de garder l’arceau très prés du crâne, de replier le casque à plat pour le ranger dans sa housse ou le porter autour du cou. Enfin, les coques des oreillettes sont toutes petites, mais bien hermétiques, moulées dans un matériau synthétique sans résonance parasite et elles accueillent des transducteurs de haute qualité, de 40 mm, à diaphragmes en soie japonaise. Sur le terrain, le Jays u-Jays est robuste grâce à son armature interne en acier inoxydable. Il tient bien sur la tête, on peut faire un footing avec. Pour cela, il sert un peu fort les oreilles, ce qui peut provoquer une légère fatigue à la longue. Mais il est aussi d’un bon confort pour un casque supra-

auriculaire. Ses coussinets sont assez larges pour ne pas donner sans arrêt la sensation d’être de travers et leurs matelas, en mousse viscoélastique à mémoire de forme, malgré une faible épaisseur, sont moelleux. Les performances acoustiques sont de leur côté très surprenantes. L’u-Jays n’a pas le son d’un très gros casque. Cependant, ses basses sont déjà très virulentes. Elles sont propres, très dynamiques, tiennent bien la puissance tout en apportant beaucoup de nuances et de détails. Les registres médiums et aigus sont également très réussis. Ils sont lumineux, ouverts, rapides et aérés. Ce Casque Jays arrive à être transparent et neutre tout en ayant de la personnalité. Sa restitution est fraiche et vivifiante sur tous les styles de musique. Elle donne aux musiciens et aux chanteurs une excellente sensation de présence, de spontanéité. Avec le Jays u-Jays la musicalité est aussi réussie que le design.

Spécifications

•Type : casque à oreillettes closes, supra-auriculaires •Haut-parleurs : 40 mm électrodynamiques •Réponse en fréquence : 10 Hz à 20 kHz •Sensibilité : 100 dB SPL à 1 kHz •Puissance admissible : n.c. •Impédance : 32 Ω à 1 kHz •Câble : interchangeable avec commandes et microphone •pour Android, iOS ou Windows •Accessoire fourni : pochette de rangement •Poids : 210 g (sur notre balance, hors câble)

Notre avis Construction

Confort

Qualité du son

Intérêt


32

ON-Mag / Guide casques et écouteurs 2017

JBL

130 €

E55 BT En préparant notre numéro spécial 2017 sur les casques et écouteurs nous désespérions de dénicher un casque Bluetooth abordable, digne de nos lecteurs audiophiles. Puis nous avons mis les oreilles sur le Noontec Zoro II Wireless qui fut déjà une bonne surprise. Et ensuite, nous avons découvert ce JBL E55BT qui est une encore meilleure surprise. Jusqu’à un passé récent les casques sans-fil, même d’un prix élevé, n’étaient pas notre tasse de thé chez On-mag. Souvent en liaison Bluetooth nous regrettions d’entendre du souffle et des parasites, un son dur, manquant de cohérence, de fermeté dans les grave et parfois sale. Heureusement, les choses changent. Depuis l’an dernier, ont commencé à apparaître des modèles haut de gamme sans-fil offrant de vraies performances musicales, par exemple le Bowers & Wikins P5 Wireless. Puis maintenant, c’est au tour des casques d’entrée et milieu de gamme de bénéficier des progrès. Ainsi le JBL E55BT que nous testons ici est un modèle simple, efficace, d’une conception saine et intelligente. Disponible en bleu, blanc, rouge ou noir, il possède un bandeau sobre, habillé d’une solide gaine textile. Ce bandeau n’a quasiment pas de rembourrage, mais comme le casque est léger (226 g sur notre balance) ce n’est pas préjudiciable au confort. D’autant que la force de serrage est bien dosée et que les coussinets circum-auriculaires des oreillettes sont d’une bonne épaisseur. L’E55BT est donc agréable à porter, tient bien en place et isole correctement des bruits extérieurs. De plus, ses glissières renforcées par des pièces métalliques ont des charnières qui permettent de le replier sur lui-même ou le mettre à plat. C’est solide, fonctionnel et pratique. L’équipement acoustique du JBL E55BT est par ailleurs fort sérieux. Certes, les coques des oreillettes sont en plastique basique, mais le dessin ainsi que la finition sont soignés, et surtout les transducteurs sont des modèles de grande taille, avec des diaphragmes de 44 mm de diamètre (selon nos mesures), associés à des moteurs puissants. On note aussi que les circuits électroniques et la batterie du JBL E55BT ne sont pas intégrés aux coques, mais logés dans les montants extérieurs des oreillettes. De

cette manière, ils n’empiètent pas sur les charges acoustiques des transducteurs. Sur le terrain le JBL E55 BT est simple à utiliser. On aurait aimé un réglage de volume un peu plus progressif et que ses trois boutons (volume, play/pause/prise d’appel) soient un peu moins collés, cependant on les trouve assez facilement à l’aveugle et pour le reste il n’y a que des motifs de satisfaction. En liaison Bluetooth, le bruit de fond est très discret. Le JBL E55BT sonne bien, il a de l’énergie et de l’ampleur. Sa restitution ne cherche pas l’ultra haute définition, elle arrondit pas mal les angles, mais elle est cohérente et homogène. Les timbres ont ce qu’il faut de chaleur, les basses ont la pêche, les médiums sont chantants et les aigus ne sont pas effacés. On ne se pose pas de question, c’est du bon son, dynamique, spacieux et généreux. Une belle réussite d’autant qu’en liaison filaire ce casque est également très convaincant.

Spécifications

•Type : circum-auriculaire, fermé, à liaison Bluetooth •Autonomie de la batterie : 20 heures •Transducteurs : 50 mm dynamiques •Réponse en fréquence : 20 Hz à 20 kHz •Impédance : 32 Ω •Sensibilité, puissance max. : n.c. •Câble : 1,2 m •Accessoires fournis : câble USB de recharge •Poids : 231,6 g

Notre avis Construction

Polyvalence

Son, performances

Intérêt


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ON-Mag / Guide casques et écouteurs 2017

LIBRATONE Q-Adapt On-ear

250 €

Libratone est une jeune marque danoise qui s’est fait remarquer il y a quelques années avec des enceintes sans-fil assez innovantes pour l’époque, parmi les premières à adopter le protocole AirPlay et d’une conception faisant preuve d’attentions réellement audiophiles. Après avoir disparu de France, elle a été achetée par un groupe d’investisseurs de Hong Kong, mais a conservé ses bureaux de R&D à Copenhague (Danemark) et revient en force aujourd’hui avec une gamme entièrement nouvelle d’enceintes sans-fil ainsi qu’une paire d’écouteurs intra-auriculaires et ce casque Q Adapt On-ear. Le casque Libratone est un modèle supra-auriculaire poids plume. Il adopte un dessin très épuré et soigné, typique du design scandinave. Son arceau, habillé d’un joli textile, est relativement fin mais conserve un bon rembourrage. Les oreillettes adoptent de petites coques toutes rondes avec une finition mate bien lisse. Les réglettes de hauteur en métal prennent la forme de petites virgules. Elles s’adaptent aux têtes de toutes tailles et permettent de ranger le casque à plat. C’est simple, solide et élégant avec deux teintes au choix : noir ou blanc. La surface de l’oreillette droite, qui porte un dessin de rossignol, s’illumine de temps en temps (selon les fonctions actionnées) et elle est tactile. Sa couronne sert de réglage de volume et, en la couvrant avec la main, on coupe le son tout en activant les microphones pour mieux entendre ce qui se passe à l’extérieur. C’est bien vu de même que le bouton pour ajuster l’intensité du système antibruit (quatre niveaux possibles). Par contre, les autres fonctions (mise en pause, prise d’appel, activation du contrôle vocal du smartphone…) réagissent moins bien et sont difficiles à utiliser. Le Libratone Q Adapt donnerait aussi la possibilité d’appairer un second casque en Bluetooth pour partager la musique depuis une même source,

Ce petit casque léger, Bluetooth et antibruit, semble réellement original par son dessin et son mode antibruit à dimensions variables. Saura-t-il également séduire par ses performances sonores ? mais nous n’avons pas réussi à activer son appli sur smartphone pour le faire. À l’intérieur de ses oreillettes, le Q Adapt On-ear utilise des transducteurs de 40 mm avec de larges bobines, mais des charges de volume très réduit. Ce casque peut fonctionner en liaison filaire, mais il n’est pas très convaincant dans ce mode, car le son est creux. C’est beaucoup mieux en liaison Bluetooth. Le Libratone Q Adapt reste un petit casque avec des extrémités du spectre (grave et aigu) écourtées ainsi qu’une puissance limitée, mais il sait aussi montrer un peu de muscle. Le son change beaucoup selon l’intensité sélectionnée pour le système antibruit. Les deux premiers réglages donnent un son un peu maigre avec néanmoins un joli registre médium. Les deux derniers réglages manquent toujours un peu de détail, mais apportent une réduction de bruit très efficace pour un casque supra-auriculaire ainsi qu’un rendu sonore plus chaleureux et solide.

Spécifications

•Type : casque supra-auriculaire, fermé, à système antibruit actif et liaison Bluetooth •Autonomie de la batterie : 20 heures •Transducteurs : 40 mm dynamiques •Réponse, sensibilité, impédance,puissance max. : n.c. •Câbles : 1,2 m •Accessoires fournis : câble USB de recharge, pochette de rangement •Poids : 200 g (hors cordon)

Notre avis Construction

Confort

Son, performances

Intérêt


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MEZE 99 Classics

Meze Headphones est une jeune marque roumaine, ce qui est plutôt rare dans le domaine de l’audio. Elle propose un casque et deux paires d’écouteurs qui se caractérisent par leurs coques taillées dans du bois massif. Nous la découvrons en test avec son casque semi-nomade 99 Classics. Le Meze 99 Classics est un casque à oreillettes circum-auriculaires closes, d’apparence cossue et d’un design hors du temps qui fleure bon l’artisanat haut de gamme. Sa marque de fabrique se sont les coques taillées dans du bois massif, en érable clair ou noyer ambré, selon la version choisie. Mais on remarque aussi l’arceau à double lame d’acier ainsi que les pièces d’assemblage en zinc doré ou argenté. Le casque est livré avec une mallette bombée de rangement, en similicuir semi-rigide. Deux câbles interchangeables dont un avec microphone et commandes pour smartphone, ainsi que des adaptateurs jack 6,35 mm et prise avion sont également fournis. La fabrication est chinoise, mais à l’intérieur des oreillettes, les baffles sont en ABS moulé spécialement sur cahier des charges Meze. On remarque la précision de l’assemblage qui ne laisse pas de fuite d’air. Les transducteurs sont des modèles de 40 mm de bon niveau avec bobine et dôme central de grand diamètre afin de garantir de bonnes basses. C’est sérieux. Sur le terrain, le Meze Classics 99 n’est pas, au sens strict, un casque nomade. Néanmoins, il est tout à fait possible de l’utiliser en balade. Son arceau est assez large et produit quelques résonnances métalliques sur les à-coups, lorsque l’on marche. Mais l’ajustage du bandeau serre-tête est automatique et le poids reste raisonnable. De plus, les oreillettes, avec leurs coussinets en mousse à mémoire de forme qui épousent bien la forme du crâne, ainsi que leurs coques closes en bois massif, isolent correctement des bruits extérieurs. À l’écoute, ce casque offre un équilibre assez chaleureux et légèrement physiologique. Le registre grave est ample, généreux. Le médium est un peu en retrait et l’aigu toujours très doux, avec juste une petite pointe de brillance pour donner de l’ouverture et de l’aération. La scène sonore n’est pas grandiose, mais la tenue en puissance est

310 € plutôt bonne (malgré une valeur annoncée plutôt faible) et le rendement est correct. On n’a pas de mal à alimenter le Meze 99 Classics à partir d’un iPhone par exemple. La restitution privilégie l’ampleur, la densité et la couleur des timbres plutôt que la dynamique et la transparence. Les puristes de la Hi-Fi, notamment sur de la musique enregistrée en acoustique, y verront un défaut. Le Meze Classics 99 n’en demeure pas moins agréable à écouter sur tous les styles musicaux avec une prédilection pour la Pop, le R’nB ou le Folk électrisé. En plus de son style artisanal attractif, il a donc aussi des arguments acoustiques.

Spécifications

•Casque à oreillettes closes, circum-auriculaires •Haut-parleurs : électrodynamiques de 40 mm •Réponse en fréquence : 15 Hz à 25 kHz •Sensibilité : 103 dB à 1 kHz pour 1 mW •Puissance admissible : 50 mW •Impédance : 32 Ω •Câbles : deux câbles interchangeables, dont un avec microphone et commandes pour smartphone •Accessoire fourni : adaptateurs jack 6,35 mm et prise avion, mallette de rangement •Poids : 275 g

Notre avis Construction

Confort

Qualité du son

Intérêt


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NOONTEC Zoro II Wireless Bénéficiant d’un petit succès auprès des connaisseurs, la marque Noontec continue de faire évoluer sa gamme de casques nomades Zoro. Depuis la version initiale, au fil des années, nous sommes passés à la version HD, puis la version II HD. Dernier en date, le Zoro II Wireless, sans-fil donc. Le Noontec Zoro II Wireless peut fonctionner au choix en liaison filaire ou sans-fil. Pour la réception Bluetooth, il intègre une puce CSR8645 compatible avec le codec AptX et il propose aussi le jumelage automatique par puce NFC, ainsi que la technologie multipoint pour un appairage simultané à deux équipements. Il est donc relativement complet. À l’intérieur des oreillettes Noontec a implanté de nouveaux transducteurs de 40 mm, répondant à la technologie propriétaire VotriK HD400 à partir de matériaux spéciaux en provenance d’Allemagne. La marque ne donne pas plus d’indications, mais la mise au point acoustique semble sérieuse. Pour le design, une fois de plus, Noontec reste fidèle à l’aspect «Beats-like» repliable. Le Zoro II Wireless reprend le dessin de ses prédécesseurs et son aspect extérieur brillant est toujours aussi réussi, même s’il n’est pas des plus résistants. On retrouve aussi quelques éléments en métal qui améliorent l’aspect et augmentent aussi la robustesse. Ainsi, durant les manipulations, le casque n’émet aucun craquement, et donne l’impression, même écarté au maximum, d’un produit vraiment solide. Seuls les écouteurs mobiles peuvent émettre quelques clics lorsqu’ils sont repositionnés. Mais dans l’ensemble, la réalisation du casque est sans reproche. Sur le terrain, si les premiers casques Noontec Zoro nous avaient enchantés par leur confort, ils ne nous avaient pas laissés de souvenir impérissable par leur isolation phonique. Avec cette nouvelle mouture sans-fil, la marque se rattrape de ce côté, mais le confort en pâtit, car les oreillettes serrent maintenant un peu plus fort. En utilisation Bluetooth, on dispose de trois boutons, répartis sur les deux oreillettes. Sur la gauche, nous trouvons l’indicateur du niveau de

130 € batterie (par quatre leds oranges), ainsi que la touche lecture (led verte). Sur la droite, nous avons les deux boutons de volume. Autant le dire de suite, leur placement idéal permet une mémorisation rapide. À l’écoute enfin, le Zoro II Wireless propose à peu près le même rendu en mode filaire et en mode sans-fil Bluetooth. L’équilibre tonal est assez reposant, oscillant entre puissance, clarté et détails. Si les basses cognent, elles savent néanmoins se montrer précises. Quelle que soit leur force, elles apportent cette énergie donnant du caractère au son, et ne semblent jamais en trop. Les médiums sont bien présents, avec des voix naturelles et une agréable sensation de présence. Les hautes fréquences, quant à elles, ne sont jamais agressives.

Spécifications

•Type : casque supra-auriculaire Bluetooth •Batterie : jusqu’à 35 h d’autonomie •Écouteurs : 40 mm dynamiques •Réponse en fréquence : 13 Hz à 26 kHz •Impédance : 32 Ω •Sensibilité : 108 dB à 1 kHz pour 100 mV •Puissance admissible : 60 mW •Câbles : amovible, 1.2 m avec microphone •Accessoire fourni : sacoche de transport •Poids : 190 g

Notre avis Construction

Polyvalence

Son, performances

Intérêt


Dharma 1000

Casque stéréophonique hybride électrostatique

www.laudiodistribution.fr


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PLANTRONICS 250 €

BackBeat Pro 2 Le Plantronics BackBeat Pro est, pour nous, depuis longtemps, une valeur sûre, car c’est un casque sansfil et antibruit qui allie très bonnes performances et prix raisonnable. Cependant, nous regrettions son aspect lourd et massif. Sa version « 2 » de dernière génération fait de gros progrès sur ce point.

Esthétiquement, le nouveau Plantronics BackBeat Pro 2 n’a rien à voir avec le modèle de précédente génération. Il a maintenant réellement du style, avec ses formes arrondies sans aucun angle saillant, ses revêtements (gris métallisé ou noir texturé) très chics, les boucliers extérieurs de ses oreillettes avec habillage imitation bois... C’est peut-être un peu fragile comme finition, mais très joli et pour le reste, la construction a l’air solide, sérieuse, comme toujours chez cette marque américaine.

Une esthétique totalement redessinée sans perdre l’aspect pratique et ergonomique En outre, Plantronics est un des meilleurs spécialistes des casques et oreillettes Bluetooth, notamment à destination professionnelle. Son BackBeat Pro 2 propose donc un grand nombre de fonctions avec une ergonomie savament optimisée. En liaison Bluetooth (sans-fil), il coupe automatiquement le son quand on le retire, permet d’ajuster le volume, zapper de plage, mettre en pause, activer les commandes vocales Siri ou OK Google. Le système antibruit et le microphone sont débrayables à volonté tandis qu’un mode « open mic » donne la possibilité de couper la musique et amplifier les sons extérieur. Les larges pavés de commandes sur les boucliers des oreillettes, les molettes de réglages et commandes à glissières tombent facilement sous la main, presque intuitivement. Sur le plan technique, le Plantronics BackBeat Pro2 est également d’une conception optimisée. Son circuit antibruit utilise deux capteurs par oreillette, interne et externe. Les transducteurs sont de 39 mm (d’après nos mesures). Chacun est enfermé dans une double coque en plastique, sa


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petite charge interne étant reliée au reste du volume de l’oreillette, contenant les circuits et la batterie, par un drôle d’évent en caoutchouc mou coudé, de façon à fortement renforcer le registre grave.

Un bon son à la fois précis et qui a du punch Sur le terrain, le Plantronics Backbeat Pro 2 est assez confortable (même si on aurait aimé que ses coussinets à mousse à mémoire de forme soient un peu plus épais) et il tient bien en place. Son système antibruit a une action d’intensité moyenne, mais régulière, silencieuse et efficace, notamment dans le bas du spectre. La liaison Bluetooth est particulièrement stable et qualitative, jusqu’à des distances de plus de dix mètres en intérieur. C’est un des gros points forts des produits Plantronics. En mode sans-fil avec le système antibruit activé, la restitution est physiologique avec des graves très présents qui ont beaucoup de punch. Le médium n’en manque pas pour autant de clarté et de détails, tandis que les aigus sont assez doux. Le son est propre et précis avec une tenue en puissance très correcte. Le rendu est légèrement plus sage et mieux équilibré lorsque le système antibruit est désactivé. La scène sonore est un peu fermée, mais pas bouchée. Au contraire, les voix ont beaucoup de présence et une matière agréable comme nous avons pu nous en rendre compte sur le morceau «Lying has to stop» de Soft Hair, LA Priest et Connan Mockasin. Cet enregistrement qui peut paraitre un peu étouffé sur d’autres casques, avec des chanteurs un peu trop distants, donne un belle sensation de proximité et d’intimité nébuleuse avec le Plantronics Backbeat Pro 2. Enfin, l’équilibre tonal est plus neutre en liaison filaire et en mode passif, mais alors, à partir d’un smartphone, le grave est un moins ferme, ce qui montre que les amplis intégrés au Plantronics BackBeat Pro 2 sont d’excellente qualité. Dans tout les cas, en passant d’un mode à l’autre, le rendu sonore garde la même couleur et la même tessiture. Les résultats sont très proches. Le son est pêchu, donnant une bonne impression de puissance, entraînant, bien maitrisé et transparent. Le Plantronics BackBeat Pro 2 est une belle réussite, une valeur sûre. Son prix officiel a un peu augmenté par rapport à son prédécesseur. Il est annoncé à 250 € pour la version standard. Mais on le trouve déjà dans le commerce à 200 € et à ce prix il vaut notre label ON-TopAudio Award, car il n’y a presque aucun concurrent en face.

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire, fermé, à système antibruit actif et liaison Bluetooth •Autonomie de la batterie : 24 h en sans-fil •Bluetooth : NFC, AAC, AptX Low Latency, porté jusqu’à 100 mètres •Transducteurs : 40 mm dynamiques •Réponse en fréquence : n.c. •Sensibilité : n.c. •Impédance : n.c. •Puissance max. : n.c. •Câbles : 1,2 m •Accessoires fournis : câble USB de recharge, housse (version standard) ou mallette de rangement (version SE) •Poids : 294 g (hors cordon) •Prix : 250 € pour la version standard, 280€ pour la version «Special Edition» (SE)

Notre avis Construction

Polyvalence

Son, performances

Intérêt


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PIONEER 230 €

SE-MHR5 Pioneer, marque japonaise du même groupe que Teac et Onkyo, est plus connue pour son travail dans l’univers du son DJ. Mais après avoir sorti le casque haut de gamme SE-Master 1, elle poursuit son offensive sur le marché audiophile avec ce casque nomade plus accessible SE-MHR5. Le Pioneer SE-MHR5 ne semble pas d’une solidité à toute épreuve, mais son arceau tient bien le coup à la torsion. Les composants presque tous en plastique sont vissés, et les oreillettes pivotent à plat. Pratique pour ranger ou transporter le casque. La finition en caoutchouc soft-touch, les coussinets du bandeau et des oreillettes, sont confortables et doublés de mousse uréthane à mémoire de forme. Le casque n’étant pas lourd, on peut le porter longtemps, et agréablement, sans qu’il ne chauffe ni ne pèse. La finition chromée sur l’extérieur des coques, argentée sur les bords de ces dernières, et or rose sur les jointures des glissières ainsi que le connecteur ne semble pas très en accord avec le sérieux et la sobriété annoncés par le produit. Mais le vrai effort de construction n’est-il pas à l’intérieur ? Les coques à double charge du Pioneer SE-MHR5 s’ouvrent dans leur partie inférieure d’un évent bass-reflex en amorce de pavillon pour renforcer la partie basse du spectre. À l’intérieur se trouvent des transducteurs de 40 mm à bobine en fil d’argent plaqué cuivre (de type CCAW) de 20 mm de diamètre. Leurs membranes sont nervurées sur le pourtour. Deux câbles clipsables en fil de Litz cuivre OFC, avec prises plaquées or et gaine en caoutchouc nervuré, sont fournis. L’un assure une liaison asymétrique et l’autre une connexion symétrique pour s’adapter aux caractéristiques de certains baladeurs audiophiles haut de gamme À l’écoute, le casque frappe tout d’abord par sa sensibilité, sa netteté et sa grande maîtrise.

Il donne une restitution douce, équilibrée et transparente. Les basses sont contrôlées, un peu en retrait, les médiums très mats et les aigus bien arrondis. La scène sonore respire, en largeur et en profondeur, juste ce qu’il faut. Ce n’est pas un casque explosif, mais le self-control du Pioneer SE-MHR5 lui vaut de rester très appréciable même à tout faible volume, et agréable sur la longue durée. Un résultat sonore propre et professionnel très satisfaisant pour son niveau de prix.

Spécifications

•Casque supra-auriculaire fermé •Transducteurs : 40 mm dynamiques •Réponse en fréquence : 7 Hz à 50 kHz •Impédance : 45 Ohms •Puissance admissible maximale : 1000 mW •Sensibilité : 102 dB/mW •Câbles de 1,2 m fournis : câble à prise mini-jack 3,5 mm et câble symétrique à prise 4 pôles micro-jack 2,5 mm •Accessoire fourni : housse de rangement •Poids : 240 g

Notre avis Construction

Confort

Qualité du son

Intérêt


iFI Audio - iDSD Nano

99 CLASSICS La promesse d’un son naturel parfait, pour les amoureux de l’Audio.

Un condensé de technologie PCM 32/384kHz - Quad DSD256 DXD 384kHz

Ses oreillettes en noyer massif, ses coussins confortables, et son arceau en acier à ressort feront du 99 Classics une référence plutôt qu’un banal casque audio.

La référence disques et accessoires audiophiles depuis  1997.

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Élu produit de l’année 2014-2015 par l’EISA

et toujours une longueur d’avance.


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SONUS FABER

Pryma Le facteur italien Sonus Faber est connu pour ses enceintes acoustiques haut de gamme aux ébénisteries somptueusement habillées. Il fait partie du groupe de luxe audio Fine Sounds, ou WOM, qui possède parmi les plus prestigieuses marques de la Hi-Fi (McIntosh, Audio Research, Wadia...) mais pas de marque de casques. Aussi c’est à Sonus Faber qu’a été confié la mission de créer une ligne de casques. Son premier modèle, le Pryma, est une œuvre d’artisanat haut de gamme qui fera certainement date. Les images ne sont pas trompeuses. Le Sonus Faber Pryma est dans la réalité aussi beau que sur ses photos. Ce casque de luxe est livré dans un coffret ressemblant à une boîte à bijoux. Celle-ci contient un câble avec microphone et commandes pour smartphone, trois jolies petites pochettes de rangement en toile, une prise mini-jack coudée ainsi qu’un beau manuel d’utilisation.

Des matériaux haut de gamme pour un casque ultra fashion A l’instar des modèles de la marque américaine Sol Republic, le Sonus Faber Pryma est proposé en «kit» personnalisable. A la livraison, dans l’emballage, ses deux oreillettes ainsi que l’arceau sont indépendants. Ils se «clipsent» ensemble grâce à un astucieux et élégant système de boucles, glissières et de fermoirs, comme sur un ceinturon. On a le choit pour chacun des éléments entre plusieurs finitions. L’arceau voit son coussinet revêtu de daim microfibre et se pare d’un cuir véritable brun, doré ou noir avec inserts métalliques de différentes teintes. De même pour les oreillettes dont les boucliers se déclinent en blanc, noir,

taupe ou encore fibre de carbone, moyennant un supplément de 50 €. Comme chez Sol Republic, on peut imaginer que Sonus Faber proposera grâce au système de kit d’autres options, par exemple des oreillettes avec des transducteurs plus haut de gamme. La construction est d’une qualité d’assemblage et de finition du meilleur niveau. Les cadres des oreillettes sont réalisés en aluminium brossé, teinté or rose, or jaune ou argent. Leurs fermoirs et les anneaux de leurs glissières sont en acier inoxydable de teinte coordonnée. Les coussinets ont une forme très étudiée, pentagonale allongée. Ils sont de section relativement mince, mais aussi relativement profonds afin d’offrir un bon confort, une isolation acoustique significative et rester compacte.

Beaucoup de soin apporté à la construction interne, autant qu’à l’extérieur Derrière les coussinets maintenus par de fixations magnétiques, il n’y a pas de mauvaise surprise. A l’inverse de beaucoup de marques de casques fashion qui misent avant tout sur le style et en oublient l’essentiel, Sonus Faber n’a absolument


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pas négligé l’acoustique. Au contraire on retrouve à l’intérieur le soin apporté aux habillages du casque. Les transducteurs électrodynamiques ne sont pas de très grande taille (40 mm de diamètre), mais de haute qualité. Protégés par de solides grilles métalliques, ils possèdent de larges bobines mobiles (environ 22 mm) et des circuits magnétiques néodyme anodisé or. Ils sont en outre montés sur de solides baffles en matériau amortissant avec joints en silicone moulé pour assurer une parfaite étanchéité et un bon découplage par rapport aux coques des oreillettes.

Le Don Giovanni des casques audio Sur le terrain, malgré un poids un peu élevé (323 g sur la balance de la rédaction), le Sonus Faber Pryma se révèle être un casque bien adapté à un usage nomade. Il tient bien en place. On peut trottiner avec lui sur la tête sans avoir peur qu’il ne tombe. Le poids et le serrage sont bien répartis entre le haut du crâne, les tempes et les oreilles. Porté autour du cou, l’espacement entre les deux oreillettes est suffisant pour ne pas gêner lorsque l’on baisse le menton. A l’écoute le Sonus Faber Pryma est un charmeur, un bourreau pour les cœurs tendres audiophiles. Il n’est pas neutre et a plutôt du tempérament. Son style est fidèle à l’esthétique sonore habituelle de la marque italienne. Ses timbres sont charnus, opulents, l’équilibre tonal est descendant. Ce casque ne cherche pas à se montrer ultra-transparent, mais çà scène stéréophonique n’est pas pour autant bouchée. Un peu fermée à bas niveau d’écoute, elle se découvre pleine d’ampleur et de relief dès que l’on pousse un peu volume. Le médium et l’aigu, tout en se montant extrêmement doux, ont même de belles couleurs et une jolie luminosité. Le Sonus Faber Pryma réalise un séduisant numéro d’équilibriste entre un rendu très chaleureux avec des basses profondes, massives, et une élégante sensation de légèreté dans le milieu du spectre. Sur la chanson jazzy «She’s in love with the Week-end» de Jodie Abacus, le rythme sur-amplifié à la contrebasse ne mange pas la voix et le flot du rappeur/chanteur qui donne une excellente impression de présence et proximité. De même, sur l’introduction «Fairytale of New York» des Pogues avec Kristy MacColl, les effets réverbérations artificielles sur la voix de Shane MacGowan sont très bien dosés, tout en conservant un caractère assez naturel et participant à l’ambiance de Noël de ce morceau. Lorsque tout le groupe se met à jouer à l’unisson, l’orchestration est très dynamique et rapide. Çà ne traine pas. Le Sonus Faber Pryma concilie très bien densité, poids et impact. Il est un peu cher dans l’absolu par rapport aux autres casques fashion haut de gamme du marché. Mais le Sonus Faber Pryma n’en demeure pas moins une belle réussite pour son style inédit, la qualité de ses finitions, son caractère sonore généreux et dynamique.

500 € Spécifications

•Type : casque à oreillettes closes, circum-auriculaires •Haut-parleurs : électrodynamiques de 40 mm •Réponse en fréquence : 10 Hz à 25 kHz •Sensibilité : 118 dB SPL à 1 kHz pour 1 mW •Puissance admissible : 120 mW •Impédance : 32 Ω •Câbles : de 1,3 m, amovible avec microphone et commandes pour smartphone •Accessoire fourni : adaptateurs mini-jack coudé, pochettes de rangement •Poids : 323 g (hors câble)

Notre avis Construction

Confort

Qualité du son

Intérêt


u-JAYS Casque supra-auriculaire Pour iOS ou Android Designed in Sweden

L’essentiel Le u-JAYS a été conçu en éliminant toute complexité. Nous avons réinterprété le casque supra-auriculaire pour n’en garder que les critères essentiels. Doté d’une restitution sonore dynamique, d’un son équilibré et d’un confort exceptionnel, le u-JAYS a été pensé pour vous offrir une expérience musicale naturelle et inspirante. Disponible chez FNAC et les revendeurs spécialisés

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LES CASQUES Hi-Fi


XX

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BOWERS & WILKINS

900 €

P9 Signature

Bowers & Wilkins (B&W) a été un précurseur en matière de casques audiophiles, ouvrant une nouvelle voie entre les jeunes marques fashion et les acteurs historiques d’origine pro. Aujourd’hui, il accompagne le développement du marché du haut de gamme avec un modèle de grand luxe, le P9 Signature, qui essaie à nouveau d’apporter le meilleur de deux mondes. Le B&W P9 Signature est à la fois élégant, très solide et fonctionnel. Ses supports d’oreillettes et ses glissières repliables, pour faciliter le transport, sont en aluminium de presque 5 mm d’épaisseur. L’arceau, large et bien rembourré, est comme les surfaces extérieures des écouteurs recouvert de cuir Saffiano. Il s’agit d’un cuir haut de gamme, du bottier italien Scabrenta, réputé pour son endurance et présentant d’élégantes zébrures hachées. Les dimensions et le poids du P9 Signature sont en outre assez raisonnables pour un modèle de ce prix. Cela permet de l’utiliser en mobilité et dans des lieux bruyants. Pour le protéger lors des transports, il est livré avec une luxueuse housse en Alcantara à laquelle s’ajoute deux câbles interchangeables, dont un avec micro et commande pour smartphone. Sur le plan technique, le P9 Signature est un casque fermé. Pour éviter la transmission de vibrations parasites, les oreillettes sont découplées de l’arceau, par une multitude de petites lamelles en caoutchouc, un système à la fois ingénieux et très réussi sur le plan esthétique. À l’intérieur de ces oreillettes, les transducteurs sont inclinés de quelques degrés vers l’avant afin de procurer une meilleure image stéréophonique frontale. Ce sont des modèles de 40 mm de diamètres à bobines CCAW (Copper-Clad Aluminium Wire), membranes en nylon et moteurs néodymes optimisés. Sur le terrain, ce casque serre assez fortement les oreilles et tient très bien en place. Ses coussinets sont un peu durs, mais c’est pour la bonne cause. Ils sont à double cavité et leurs mousses à mémoire de forme s’enfoncent peu de manière à assurer le meilleur couplage acoustique tout en ménageant suffisamment de volume entre les oreilles de l’utilisateur et les transducteurs. Il en résulte une image stéréo d’une grande précision, concise et très bien distribuée en largeur. L’équilibre tonal est

légèrement descendant, mais la restitution reste à la fois claire, posée d’une superbe définition, avec juste une pointe de rondeur dans le grave qui n’est pas déplaisante, au contraire. Le son est d’une extrême propreté, même à volume sonore très élevé. Il est hyper informatif. On entend une multitude de petits détails sur le jeu des musiciens, la technique de prise de son ou les effets de mixage. Les défauts, mais aussi les qualités d’un fichier de musique, d’un convertisseur ou d’un ampli casque sont immédiatement mis en lumière avec ce casque. Le B&W P9 Signature n’a certes pas besoin d’une source très puissante pour fonctionner et donne déjà beaucoup de plaisir à niveau modéré à partir d’un iPhone, mais il peut aller beaucoup plus loin et faire parler les décibels si on lui donne ce qu’il y a de meilleur.

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire, fermé •Transducteurs : 40 mm dynamiques •Réponse en fréquence : 2 Hz à 30 kHz •Sensibilité : 111 dB/V à 1 kHz •Impédance : 22 Ω •Puissance max. : 50 mW •Câbles : un de 3 m, deux de 1,2 m dont un avec microphone et commandes pour smartphone •Accessoires fournis : adaptateur jack 6,35 mm et housse de rangement en Alcantara •Poids : 413 g (hors cordon)

Notre avis Construction

Polyvalence

Son, performances

Intérêt


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ENIGMACOUSTICS Dharma D1000 Ce casque Hi-Fi haut de gamme est particulièrement original sur le plan technique puisqu’il associe dans chacune de ses oreillettes un transducteur électrodynamique et un petit panneau électrostatique sans alimentation… de quoi peut-être réunir deux mondes audiophiles.

Sur le marché de la Hi-Fi, la jeune marque EnigmAcoustics est une des révélations de l’année 2015. Cette start-up californienne a breveté une nouvelle technologie de panneau électrostatique ne nécessitant pas d’alimentation externe.

1700 €

Spécifications

•Type : casque ouvert, circum-auriculaire •Haut-parleurs : dynamiques de 50 mm et électrostatiques (SBESL) de 25 x 65 mm •Réponse en fréquence : 5 Hz à 40 kHz •Sensibilité : 103 dB/1 Vrms •Puissance admissible : n.c. •Impédance : 26 Ω •Câble : 3 m •Accessoires fournis : •Poids : 450 g

Notre avis

Confort/Ergonomie Polyvalence Qualité du son

Intérêt

Une technologie de transducteur électrostatique sans alimentation pour la transcription des aigus jusqu’à 40 kHz Baptisé SBESL (Self-Biased Electrostatic), cette technologie utilise un diaphragme de structure moléculaire particulière, non conducteur, mais chargé de façon permanente. De cette façon, ce diaphragme, ou plutôt ce film très fin, n’a pas besoin d’être soumis à une tension de polarisation élevée (fournie par un circuit d’alimentation extérieur relié au courant secteur) pour se mouvoir entre les deux grilles ou stators auxquels on applique le signal audio et ainsi produire du son. Le procédé a pour l’instant ses limites. On imagine que son rendement n’est pas très élevé et EnigmAcoustics ne l’utilise que pour la reproduction de l’extrême aigu, au-dessus de 8 kHz. Cette technologie SBESL a assez naturellement donné naissance à un super-tweeter disponible seul, sous la référence Sopranino ou sur l’enceinte compacte Mythology, et à ce casque Dharma D1000.

Rassurez-vous : rien d’ésotérique ni de mystérieux Le Dharma D1000, dont le nom évoquera à certains le fameux projet secret «Dharma» de la série «Lost», est d’une apparence beaucoup moins


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ésotérique qu’on aurait pu le craindre. Au contraire, sa réalisation semble immédiatement fort sérieuse et robuste. Elle n’a pas le luxe de certains modèles concurrents, et sa finition est un peu basique, mais en dehors du gros câble amovible un peu fragile, elle respire le sérieux et la robustesse. L’arceau, gainé d’un cuir épais, est composé de deux solides tiges métalliques. Un bandeau appuitête extensible permet un ajustement automatique de la hauteur. Toutes les pièces des coques et des charnières sont en aluminium usiné. L’ensemble pèse 450 g, ce qui est encore raisonnable et tient bien sur la tête avec un bon niveau de confort. À l’intérieur de chaque oreillette, largement ouverte grâce à une coque métallique micro-perforée, se trouve un transducteur électrodynamique de 50 mm à membrane en papier Washi, en fibre de mûrier japonais. Incliné de façon à donner l’impression que le son vient de l’avant il est complété, sur son bord, frontal d’un de ces fameux panneaux SBESL, propres à EnigmAcoustics. Ce panneau en demilune mesure environ 6,5 cm de long pour 2,5 cm de large.

Une restitution sonore qui a du caractère et une belle cohérence À l’écoute, le Dharma D1000 offre une restitution qui a beaucoup d’ampleur, d’aération et d’aisance. Son équilibre tonal n’est pas tout à fait neutre. Il propose une esthétique «à l’américaine», légèrement physiologique. Le registre grave est assez généreux et chaleureux, tout en restant d’une très bonne fermeté. L’aigu file très haut et affiche quelques brillances. Heureusement, le médium, entre les deux, ne paraît pas étouffé et tous les registres sont d’une belle cohérence. On n’a absolument pas l’impression d’écouter un casque deux voies. Le Dharma D1000 arrive à restituer une très large bande passante, tout ayant le naturel d’un excellent

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casque à transducteur large bande. Mieux encore, il arrive à réunir des qualités souvent contradictoires : la poigne, la présence et la matière dans le bas du spectre, d’un casque électrodynamique fermé avec la légèreté, l’aération, l’aisance d’un modèle orthoplanar ouvert par exemple. Le Dharma D1000 se montre également à l’aise sur tous les types de musiques. Il sait restituer le piano d’Anne Quéffelec sur la Cantate de Bach «Jesu Meine Freunde» avec un très joli phrasé musical, un frappé alerte et du naturel sur les résonances du corps de l’instrument. Ce casque, nous a également livré une magnifique scène sonore sur le nouvel album «Currents» de Tame Impala et nous a régalé aussi bien sur de la grosse Dub comme le mix original «Rachét» de K Theory ou du R’nB Soulant comme «Fell in the Sun» de Big Grams.

Une innovation qui a du sens Pour finir, précisons que l’EnigmAcoustics est un casque Hi-Fi ouvert (on entend tout de l’extérieur et aussi de l’intérieur) d’une certaine polyvalence, puisque pouvant être alimenté par un simple smartphone. Il mérite cependant une très bonne source pour pouvoir s’émanciper. Nous l’avons beaucoup apprécié. Il lui manque juste une finition un peu plus luxueuse, un câble plus résistant et un poil de filé supplémentaire dans l’aigu, pour que nous lui accordions notre note maximale.


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FOCAL 4000 €

Utopia La marque française Focal s’est lancée sur le marché des casques audio il y a seulement 5 ans. Après des débuts prudents, déjà couronnés de très beaux succès, elle a décidé d’embrayer cette année la vitesse maximale. Elle vient de sortir une gamme de trois casques totalement nouveaux dont l’Utopia, un produit très ambitieux, ultra haut de gamme et innovant, qui entend redéfinir la norme en matière de casque électrodynamique.


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Sans dévoiler la conclusion de ce banc d’essai, nous pouvons d’ores et déjà dire que le parcours de notre champion national de l’acoustique dans le domaine du casque audio est édifiant, particulièrement intelligent et raisonné. Souvenez-vous, en 2012, Focal dévoilait son premier casque Spirit One, presque timidement, qui fut immédiatement un énorme succès. Puis vinrent rapidement ses dérivés, Spirit Classic et Spirit One S, ou encore les écouteurs Focal Sphear. À chaque fois, les équipes d’ingénieurs du constructeur stéphanois gagnaient en connaissance et savoir-faire, cultivant le projet secret de pouvoir un jour concevoir et fabriquer de A à Z, en France, un transducteur électrodynamique pour casque 100 % propriétaire. Et en 2016, ce jour est arrivé. Juste avant l’été, Focal a annoncé le lancement de trois nouveaux casques : le modèle nomade Listen (200 €), évolution du Spirit One, et surtout les modèles Hi-Fi haut de gamme Elear (1000 €) et Utopia basés sur une structure et des transducteurs totalement inédits.

Une redéfinition totale de tous les éléments C’est en partant d’une feuille blanche, et bien sûr de l’expertise acquise ces cinq dernières années, que Focal a conçu ses modèles Elear et Utopia. Chacun de leurs éléments est exclusif à la marque. Le choix de l’architecture des oreillettes s’est immédiatement porté vers une structure ouverte, garantissant l’absence de coloration et résonance qu’aurait engendrée une charge close ou semi-ouverte. Partant de là, les matériaux de synthèse, les pièces métalliques, les textiles de protection des oreillettes ont été minutieusement sélectionnés et soigneusement dessinés pour atteindre la meilleure transparence acoustique et faire le moins possible obstacle à la propagation du son.

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Mais Focal s’est également penché sur l’étude de la seconde charge, celle dont on oublie souvent de parler, constituée par le volume entre l’avant du transducteur et l’oreille de l’utilisateur. Elle est définie par l’épaisseur du coussinet de chaque oreillette et sa bordure interne. C’est justement sur ce point que Focal a travaillé, afin d’optimiser la part de sons réfléchis et la part de sons absorbés, la bordure interne des coussinets des casques Elear et Utopia est ainsi divisée un deux sections égales. Celle du bas est revêtue d’un tissu micro-perforé absorbant tandis que la partie haute adopte une peau en cuir d’agneau véritable, plus réfléchissante, percée d’une multitude de petits trous lui permettant de respirer.

Un arceau ultra high-tech à branches en fibre de carbone Les casques Focal Elear et Utopia adoptent tous deux la même forme, mais quelques éléments externes les différencient. Outre le dessin de la structure des oreillettes, beaucoup plus travaillé sur l’Utopia, les branches support des oreillettes (Yoke) de son arceau sont en fibre de carbone tressé au lieu de l’aluminium utilisé sur le modèle Elear. Ce matériau apporte une très grande rigidité pour un poids plume tout en offrant plus de souplesse et un meilleur coefficient d’absorption de certaines vibrations parasites. Le reste de l’arceau est couvert d’un large bandeau rembourré, habillé de cuir et à ce niveau encore, on note quelques différences entre les Focal Utopia et Elear. L’Utopia adopte un cuir d’agneau plus haut de gamme et totalement en accord avec le reste de sa fabrication mêlant ingénierie de précision et artisanat de luxe.

Un transducteur électrodynamique d’anthologie Si Focal est aujourd’hui le plus grand fabricant d’enceintes acoustiques français et fait partie des leaders sur le plan international, ce n’est pas un


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hasard. Au cours de ses presque quatre décennies d’existence, la société stéphanoise a su développer un important département de recherche & développement ainsi que des unités de production françaises employant plusieurs centaines de personnes. Il est dans ses gênes de développer et fabriquer par elle-même presque tous les haut-parleurs qui entrent dans la fabrication de ses enceintes à partir de technologies exclusives et propriétaires. Dans le domaine du casque audio, il ne pouvait donc à terme en être autrement. Pour l’Elear et l’Utopia, Focal a conçu un nouveau haut-parleur de 40 mm extrêmement innovant et différent de tout ce que nous avons vu auparavant sur d’autres casques. Ce transducteur large-bande est doté d’une bobine mobile très longue afin d’autoriser d’importants débattements et relativement large toute en restant très légère puisque constitué exclusivement d’enroulement de fils de cuivre sans aucun support ! Comparativement à une bobine classique de 15 mm de large pour 1,5 mm de hauteur, celle de Focal, de 25 mm de large sur 5 mm de haut, serait plus légère. Afin de réduire encore le poids total de l’équipage mobile et atteindre la meilleure précision sonore, Focal a également opté pour une suspension périphérique, composée d’un matériau dit NBR (Nitrile Butyl Rubber), trois fois plus fine en moyenne que ses équivalents en mylar, tissu ou silicone. Cette suspension est associée à un diaphragme de profil de type «M» exclusif à la marque, en alliage d’aluminium et magnésium sur l’Elear (pour 150 mg de masse totale) et un béryllium, un matériau ultra haut de gamme que Focal est un des rares à maîtriser,

sur l’Utopia (pour 135 g de masse totale). Enfin le circuit magnétique, élément le plus visible du transducteur, puisque peint en rouge est également fort impressionnant. Il est fait d’une série d’aimants néodyme alignés de façon à former un double anneau avec un entrefer très allongé pour permettre des débattements très importants de l’équipage mobile.

Des prouesses sonores qui demandent un tout petit peu d’effort Sur le terrain, le Focal Utopia n’est pas spécialement lourd pour un casque de son rang (492 g très exactement sur notre balance, hors câble) certainement grâce à la partie de son arceau en fibre de carbone. Il est aussi d’un confort très étudié. Néanmoins, il pèse déjà son poids et cela peut se ressentir lors de longues périodes d’écoutes. D’autant que le câble amovible de 4 m, à conducteurs en cuivre OFC blindés, est un peu encombrant. Il vaut donc mieux être confortablement installé dans un fauteuil, au calme, pour profiter pleinement de ce casque. De toute manière, il n’est pas fait pour bouger et la structure ouverte de ses oreillettes ne filtre quasiment aucun bruit extérieur. On remarque aussi à l’usage que les transducteurs de l’Utopia sont assez directifs. Toujours dans le but d’en tirer le maximum, il est important de bien ajuster la hauteur des oreillettes et le positionnement de l’arceau sur le haut du crâne. Il faut essayer et pas mal tâtonner avant de trouver le meilleur équilibre tonal.


ON mag câ&#x20AC;&#x2122;est aussi...


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Pas d’esbroufe, rien que la vérité En matière de transducteur électrodynamique pour casque, nul marque à notre connaissance, mise à part peut-être Beyerdynamic avec ses modèles Tesla, n’est allé aussi loin dans les techniques appliquées au moteur et à l’équipage mobile. Pour une marque comme Focal qui a certes plusieurs décennies d’expérience dans le domaine de l’acoustique, mais ne s’est lancée dans le casque qu’il y a seulement quelques années, le travail est impressionnant. Il l’est d’autant plus qu’à l’écoute l’Utopia ne cherche absolument pas à impressionner de façon artificielle. Il n’est pas dans la démonstration ou le sensationnel. S’il force le respect, ce n’est pas tant par un registre grave abyssal, des aigus diaboliques ou une scène sonore démesurée, mais plutôt par sa maîtrise imperturbable, sa finesse, sa rapidité d’exécution. Le casque Focal Utopia a en outre une excellente sensibilité. Quelques microwatts suffisent pour le faire parler, il est même d’une délicatesse et d’une finesse totalement inhabituelles pour un gros casque, sachant chanter dés les plus bas niveaux. Cependant, il est impératif de lui choisir une source extrêmement propre et silencieuse, car le moindre souffle ou bruit parasite s’entend. Le Focal Utopia est très rigoureux, précis, avec un son exempt de toute coloration, à tel point que l’on aimerait de temps en temps qu’il se laisse aller à un peu plus de grandiloquence ou d’emphase dans le grave. C’est le seul petit reproche qu’on puisse lui faire. En contrepartie, il est une qualité sur laquelle il excelle, celle de la transparence. Sur ce point, il va plus loin que tout ce que nous avons entendu jusqu’à présent à partir d’un casque électrostatique. Sans pour autant paraitre froid ou chirurgical, il révèle chaque petit détail d’un mixage ou d’un enregistrement. Par exemple, sur le morceau Pop/Electro «VCR» de Kid Lizard et Eliza Roe on entend parfaitement, même à faible niveau d’écoute, les bruits de vents semi-synthétiques et de clapotis d’eau sur l’introduction, puis ensuite les changements de matières dans l’acoustique et les réverbérations ou encore les effets de latéralisation droite et gauche. On est à côté des artistes dans le studio, devant leurs ordinateurs et tables de mixages. Idem avec Tha Trickaz sur le morceau «LGND» on découvre avec émerveillements toute la cuisine des deux DJ français avec leurs samples de musique traditionnelle vietnamienne, leur virtuosité aux platines et à la manette de mixage. On peut pousser le volume sans vergogne, le Focal Utopia se montre d’une maîtrise impériale, d’une dynamique redoutable, sans aucune trace de saturation. Le flot de décibels parait sans limites excepté celles de nos propres oreilles. Dans un tout autre registre, sur l’Aria et les premières variations Goldberg BWV 988 de Bach, enregistré en 1990 par Glen Gould, jamais nous

n’avons entendu avec autant d’acuité le pianiste qui chantonne et murmure. Sans faire d’effet de loupe ou forcer le trait, l’Utopia nous donne la sensation d’être très proches du musicien presque à ses côtés dans un instant d’intimité troublante. Les poids des notes, la dynamique fine de l’instrument sont superbement retranscrits avec des nuances d’intensité parfaitement respectées. Nous découvrons dans cet enregistrement une foule de petits détails que nous n’avions jamais encore entendu. De même sur le morceau «Short Tales of the Black Forest», duo de guitaristes, enregistré en live, en 1981, à San Francisco par Al Di Meola et John McLaughin, on entend clairement toutes les réactions des spectateurs, les petits cris d’émerveillement, de surprises, les rires, les exclamations jusqu’aux tonnerres d’applaudissements et l’embrasement de la salle. On a l’impression de vivre l’évènement en direct, totalement transporté par l’histoire musicale drôle, touchante, merveilleuse que nous racontent les deux géants de la guitare Jazz Fusion. Le Focal Utopia est véritablement un modèle d’exception qui en matière de précision et transparence établit une nouvelle référence. Dans le domaine des casques électrodynamiques, il y aura désormais un avant et un après le Focal Utopia.

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire, ouvert •Transducteurs : 40 mm dynamiques •Réponse en fréquence : 5 Hz à 50 kHz •Sensibilité : 104 dB SPL/1 mW à 1 kHz •Impédance : 80 Ω •Puissance max. : n.c. •Câble : OFC blindé de 4 mètres, connecteur Lemo à verrouillage et jack 6,35 mm •Accessoire fourni : mallette molletonnée de rangement •Poids : 490 g (hors cordon)

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JVC

HA-SHR02

500 €

Le JVC HA-SHR02 est un casque haut de gamme au design sobre, soigné, de bon goût. On remarque son large bandeau, ses solides glissières et charnières en métal moulé, ou encore ses jolies coques closes en bois véritable et ABS. Ce n’est pas très original, mais sérieux, élégant, et qu’importe puisque l’essentiel n’est pas à l’extérieur mais à l’intérieur. En effet, ce casque, que vous trouverez parfois référencé JVC Wood 02 (un modèle Wood 01 existe aussi), possède des transducteurs de 40 mm dotés de moteurs très puissants (1 Tesla) dont les diaphragmes comportent en leurs centres des dômes en bois. Cela nous rappelle les enceintes de minichaines JVC qui avait fait beaucoup parler d’elles à une autre époque et dotées de haut-parleurs à membranes en bois imbibé de saké ! La marque japonaise maitrise donc parfaitement ce genre de matériau, assez inhabituel pour la fabrication de membranes, ici usiné sous forme de très fines et légères lames, pour être ensuite moulé sous forme de dôme. Sur le terrain, le JVC Wood 02 est un peu lourd (326 g sur notre balance), mais encore suffisamment léger pour un usage nomade. Il se met à plat et se range dans sa pochette en feutre pour les transports. Ses oreillettes closes autorisent l’utilisation dans les lieux bruyants. Ce casque est confortable, ne chauffe pas trop les oreilles et tient correctement en place. On apprécie le bon rembourrage de l’arceau et les coussinets moelleux revêtus d’une peau toute douce même s’ils pourraient être un poil plus épais. Seul vrai bémol, le câble à gaine textile tressé produit quelques bruits parsites lorsqu’on est en mouvement. À l’écoute, le JVC HA-SHR02 n’est pas tout à fait neutre. Les registres infra-basse et les extrêmes aigus sont un peu écourtés. L’équilibre, légèrement physiologique, favorise le haut-médium. Celuici est très lumineux, particulièrement informatif et transparent, avec juste une petite bosse dans le bas qui donne de la chaleur. Le grave peut

JVC a perdu un peu de sa superbe ses dernières années et l’on oublie parfois que, par le passé, c’était un constructeur très calé et inventif en matière d’électroacoustique. Heureusement ce savoir-faire n’a pas totalement disparu comme nous le montre ce casque étonnant, doté de transducteurs à diaphragmes en bois. aussi se monter assez puissant et même parfois impressionnant sur certains morceaux, sans manifester de trace de trainage. Pour le reste du spectre, la tenue en puissance est certes moyenne. On aurait pu espérer mieux pour un casque à ce prix. Cependant, la restitution est bien maîtrisée. On entend beaucoup de détails sur les qualités ainsi que sur les défauts d’un mixage approximatif ou d’un fichier de musique trop fortement compressé. L’impression de présence et de proximité avec les musiciens est très marquée. On entend les respirations, les inflexions de voix, les doigts qui glissent le long du manche d’une guitare avec une acuité inhabituelle. Enfin, la scène stéréophonique n’est pas très ample, mais bien aérée et les timbres ont beaucoup de richesse, de couleurs. Le JVC Wood 02 est un casque qui peut aller loin avec de bonnes sources. Il est peut-être mieux adapté à de la musique Classique ou du Jazz qu’à de l’Electro. Il présente néanmoins un cocktail de qualités étonnant.

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire, fermé •Transducteurs : 40 mm dynamiques •Réponse en fréquence : 8 Hz à 45 kHz •Sensibilité : 105 dB/mW •Impédance : 56 Ω •Puissance max. : 1500 mW •Câble : 1,2 m dont un avec microphone et commandes pour smartphone •Accessoire fourni : pochette de rangement en feutre •Poids : 320 g (hors cordon)

Notre avis Construction

Polyvalence

Son, performances

Intérêt


Zeppelin Wireless. Prochain niveau : Performance audio

www.bowers-wilkins.fr

Pour tous renseignements: B&W Group France - 04 37 46 15 00 - info@bwgroup.fr


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KENNERTON

Vali Après l’essai du Kennerton Odin l’année dernière, c’est la seconde fois que nous testons un casque de cette marque russe au style très « old school » et nous allons avec elle de bonnes surprises en bonnes surprises. Le nouveau modèle Vali que nous avons ici est de type électrodynamique et non plus orthodynamique. Il n’est pas parfait et néanmoins ultra attachant. Le look, «old school» ou «Steampunk» du Kennerton Vali ne peut laisser indifférent. On a l’impression d’avoir entre les mains un casque conçu par le savant fou d’un film futuriste des années 1930. Cela ne l’empêche pas d’avoir une qualité de construction et une solidité indéniable avec le label «fait à la main en Russie» qui ajoute un cachet artisanal valorisant. Ce casque privilégie en effet les matériaux nobles et naturels. Son arceau est composé d’épaisses lames souples d’aluminium et acier inoxydable, gainé de véritable cuir. La hauteur des oreillettes s’ajuste à partir de grosses glissières disposant de larges molettes de serrage, servant à verrouiller le bon réglage une fois celui-ci trouvé.

1150 € Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire, ouvert •Transducteurs : 50 mm dynamiques •Réponse en fréquence : 10 Hz à 28 kHz •Sensibilité : 100 dB •Impédance : 32 Ω •Puissance max. : 500 mW •Câble : de 2 m, détachable •Accessoire fourni : housse molletonnée de rangement •Poids : 554 g (hors cordon)

Notre avis Construction

Polyvalence

Son, performances

Intérêt

Les coques des écouteurs, fonctionnant en charge ouverte, sont tournées dans du noyer péruvien aux magnifiques veinures ambrées, associées à des grilles arrière de protection à structure en nid d’abeille en alliage de zinc. Ces coques accueillent de beaux transducteurs de 50 mm de diamètre, équipés de membranes en papier. Il s’agit d’un matériau assez inhabituel sur un casque, mais fort apprécié sur les enceintes acoustiques. Le diaphragme provient ici de chez Peerless un fabriquant spécialisé dans les haut-parleurs haut de gamme. Il est formé d’une matrice composite à structure laminée multicouche afin de concilier légèreté et grande rigidité. Sur le terrain, les 554 grammes du Kennerton Vali peuvent un peu peser à la longue et on aura peut-être envie de changer son câble détachable dont la gaine textile peut produire quelques bruits de frottements. Cependant, ce casque reste d’un bon confort grâce à ses coussinets de forte épaisseur dont le cuir est percé d’une multitude de petits trou afin de laisser respirer les oreilles. Et surtout, la restitution sonore est particulièrement convaincante. Elle est certes un peu typée, mais moins que ne pouvait laisser penser le look ésotérique de ce casque. Le Kennerton Vali est doux, chaleureux et sonne avec beaucoup de naturel. C’est un charmeur, mais son charme s’exerce avec beaucoup de délicatesse. Ses timbres ont de superbes couleurs et beaucoup de richesse. L’image sonore est ample et la musique respire à grands poumons. La restitution est majestueuse. Elle peut aussi se montrer vigoureuse. Le Kennerton Vali sait montrer ses muscles lorsqu’il le faut sans pour autant paraître trop violent ou percutant. Il excelle à reproduire de grands espaces, des ambiances planantes tout en apportant une superbe articulation à la mélodie et au jeu de chaque interprète. Nous vous le disions déjà en introduction : le Kennerton Vali est doté d’une personnalité musicale très attachante, propre à faire fondre de nombreux cœurs audiophiles.


HIGH RESOLUTION HEADPHONES* POWERED BY PIONEER.

CASQUE HI-RES AUDIO SE-MHR5 : LE NOMADISME AUDIOPHILE SOUS SON PLUS BEAU JOUR. Avec une réponse en fréquence allant de 7HZ à 50kHz, le SE-MHR5 sait restituer la moindre nuance des enregistrements les plus complexes pour répondre aux attentes de l‘audiophile le plus exigeant. Les haut-parleurs de 40mm associés à une bobine CCAW permettent d‘obtenir une restitution d‘une grande clarté sur toute la gamme de fréquences. Le large arceau rembourré ainsi que les coussinets équipés de mousse à mémoire de forme, en plus de proposer un grand confort, procurent une excellente isolation phonique pour laisser place à la musique, et rien d‘autre. Livré avec 2 cordons détachables dont 1 cordon symétrique ainsi qu‘un étui de transport. Plus d‘informations sur pioneer-audiovisual.fr

*Casque Haute résolution. Conçu par Pioneer.

www.pioneer-audiovisual.fr


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PIONEER SE-Master1 Depuis plusieurs années, dans le domaine des casques audio, Pioneer est surtout connu pour ses modèles DJ, considérés par beaucoup de professionnels et amateurs de la platine de mixage comme les meilleurs du genre. Mais le SEMaster1 est d’une tout autre espèce. Il renoue avec une tradition plus ancienne de la marque japonaise. Une tradition qui remonte aux années 1960 à 1980, une époque où les casques de studio de précision et Haute Fidélité étaient également sa spécialité.

2500 € Le modèle le plus proche du Pioneer SE-Master1 pourrait être le SE-1000, lancé en 1979. Il était à l’époque accompagné d’un ampli casque dédié, à l’instar du Pionner U-05 intégrant un Dac Hi-Res, sorti fin 2014 au prix de 800 €, idéalement adapté pour fonctionner avec le nouveau SE-Master1 (mais pas seulement) et auquel nous avons décerné notre label ON-TopAudio Gold Award.

Un produit de luxe réalisé au Japon par des artisans spécialement formés Mais la comparaison s’arrête là, car le SE-Master1, même s’il s’inscrit dans une vieille tradition et adopte un look totalement intemporel, est un casque de conception tout à fait moderne. C’est un modèle à oreillettes ouvertes (sans, ou presque pas, d’isolation phonique), relativement massif, se destinant donc à un usage à la maison, strictement sédentaire. Ce produit de grand luxe est fabriqué au Japon dans les ateliers de Pioneer par des artisans spécialement formés, assurant chacun une production limitée à un seul exemplaire par jour. Tous ses éléments sont spécifiques et assemblés à la main avec une extrême minutie. Les pièces de l’arceau, combinant grande légèreté, solidité et élasticité, sont faites en duralium haut de gamme (alliage de cuivre et aluminium) tandis que les anneaux, qui supportent les écouteurs et leurs

grilles arrière de protection, sont en aluminium. Le maintien est assuré par un large bandeau appui-tête en daim, offrant en réglage ferme et précis de la hauteur, grâce à des clips à pression et des montants gradués sur quatorze pas. Les coussinets des oreillettes, en mousse à mémoire de forme, sont habillés de cuir synthétique haut de gamme. De type circum-auriculaire, ils adoptent une découpe légèrement asymétrique, plus épaisse à l’arrière, pour mieux épouser la forme du crâne

Un transducteur de 50 mm d’anthologie électrodynamique Le transducteur qui équipe les oreillettes du Pioneer SE-Master1 est une belle pièce d’anthologie électrodynamique (du moins à l’échelle du casque audio). De 50 mm de diamètre au total, il comporte un dôme central géant de 30 mm, en aluminium dont la couche supérieure a été transformée en céramique par oxydation. Sa bobine mobile, également de 30 mm, plonge dans l’entrefer, ventilé et bagué de cuivre, d’un très sérieux moteur à aimant néodyme. Afin d’éviter tout bruit et résonnance parasites, de garder toute sa pureté au message musical, sur les basses les plus profondes et les volumes sonores les plus élevés, l’amortissement du moteur et de la charge est particulièrement travaillé à l’aide de différents matériaux amortissant. Mieux encore, le


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châssis du transducteur conciliant structure synthétique et bague de fixation très rigide en aluminium pour le moteur est monté sur un baffle flottant, découplé par plusieurs rondelles de caoutchouc, de même que les charnières des oreillettes.

Pas difficile, mais exigeant Le Pioneer SE-Master1 est livré avec un câble amovible de gros calibre et de trois mètres de long. Celui-ci, de type asymétrique avec prise jack 6,35 mm, est habillé d’une gaine textile. Il faut donc éviter de le plier trop fermement (comme malheureusement la plupart des codons de ce type), pour éviter d’endommager à la longue la gaine textile. Un second câble symétrique avec prises XLR est disponible en option de même qu’une tige métallique pouvant remplacer celle, interchangeable, installée en parallèle de l’arceau et permettant d’ajuster la tension de serrage des oreillettes. Sur le terrain, bien que déjà un peu lourd, le Pioneer SE-Master1 est confortable, avec une force d’appui bien répartie sur le crâne et les tempes. Il est possible de le porter plus d’une heure sans ressentir trop de fatigue. Pour l’alimenter, un ampli casque costaud, dynamique, très ouvert dans l’aigu, est vivement recommandé et le modèle Pioneer U-05 est, à ce titre, parfaitement indiqué.

À l’écoute : une puissance et un sens du détail rarissime À l’écoute, le Pioneer SE-Master1 est très différent de ce que l’on a l’habitude de rencontrer sur les casques haut de gamme ouverts. Par rapport à des modèles audiophiles comme les Sennheiser HD800 et surtout le Grado PS1000e, qui privilégie la clarté et la rapidité, il a une fibre artistique très différente. L’équilibre du SE-Master1 semble de prime abord légèrement descendant, assez chaleureux. Le registre grave a une densité, un poids que l’on ne rencontre pas habituellement sur les casques ouverts et qui évoquent immédiatement les solides bases de Pioneer dans le monde des DJs. Mais ce grave est aussi, très propre, très ferme, avec d’innombrables nuances. Il révèle immédiatement les capacités de la source à apporter de la dynamique du punch, de l’aisance dans les basses. Contrairement à certains de ses concurrents, le Pionner SE-Master1 ne privilégie pas la transparence absolue au détriment de l’agrément d’écoute. Ses timbres sont toujours opulents, moelleux avec

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une charpente absolument exceptionnelle dans le bas du spectre. Cela ne les empêche pas pour autant d’être d’une superbe définition, des tréfonds du grave jusqu’à l’extrême aigu. Le registre médium est particulièrement fouillé. Aucun détail d’un enregistrement, que ce soit à partir d’instruments acoustiques ou de musique électronique ne passe inaperçu. Le son a beaucoup de matière, de grain. Les interprètes se matérialisent avec réalisme et une vraie sensation de présence physique. À partir de certaines sources, il manque certes parfois un peu de peps, de luminosité, mais cela ne se fait jamais au détriment du plaisir musical ni de la sensation d’espace toujours grandiose. La scène sonore est en effet d’une ampleur remarquable tout en restant d’une concision, d’une stabilité, d’une précision difficile à prendre en défaut. Le Pioneer SE-Master1 dépeint des espaces immenses, des acoustiques de salle de concert ou d’église d’une véracité saisissante. Cette sensation est conservée et même encore plus flagrante, lorsque l’on pousse le volume. On ne constate alors, jusqu’à des niveaux très élevés, aucun tassement de la dynamique ni de stridence. La restitution sonore est d’une aisance, d’une propreté, d’une facilité et d’un naturel déconcertants. Le Pionneer SE-Master1 est donc bien un casque d’exception, hors norme, une superbe réussite, un produit que l’on peut pousser très loin et qui ne demande qu’un ampli et une source à la hauteur pour délivrer son plein potentiel.

Spécifications

•Type : casque ouvert, circum-auriculaire •Haut-parleurs : électrodynamiques de 50 mm •Réponse en fréquence : 5 Hz à 85 kHz •Sensibilité : 94 dB •Puissance admissible : 1500 mW •Impédance : 45 Ω •Câble : amovible de 3 mètres •Accessoire fourni : •Poids : 460 g

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Son, performances

Intérêt


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SONY

MDR-Z1R Pour son nouveau casque de référence, la marque japonaise Sony a vu les choses en grand. Le MDR-Z1 est équipé de transducteurs électrodynamiques de 70 mm (sept centimètres de diamètre). C’est énorme et promet un son grandiose. Dans le domaine des casques Hi-Fi, Sony est un vieux de la vieille qui a un rang à tenir. Son MDR-R10 sorti a la fin des années 1980 a longtemps été considéré comme un des meilleurs modèles au monde par de nombreux professionnels et audiophiles qui le baptisèrent «The King of Heaphones». Malheureusement depuis, il faut bien reconnaître que Sony a fait un peu n’importe quoi en matière de casques audio haut de gamme. La marque sort régulièrement de bons modèles, mais sans réellement, de suivi. À chaque fois, c’est une nouvelle invention, qui demanderait une suite mieux peaufinée et plus aboutie, mais il y en a rarement. À chaque nouvelle génération, Sony change de fusil d’épaule et de direction avec inconstance et absence de perfectionnisme. Avec le nouveau MDR-Z1R que nous testons ici, nous espérons que Sony fera preuve d’un peu plus de persévérance. Car pour l’instant, ce modèle semble être surtout un exercice de style, proposant déjà d’excellentes performances, mais qui mériterait encore quelques optimisations.

Un air de «King», mais avec cottes de mailles à la place des armures en bois Le MDR-Z1 est un casque Hi-Fi supra-auriculaire très haut de gamme qui voit tout en grand. Les coques de ses grandes oreillettes rondes ne sont pas sans rappeler celles du fameux casque MDR-R10 par

2200 €

leur forme bombée, légèrement asymétrique. Mais cette fois-ci, les coques ne sont pas en bois. Elles sont habillées d’un épais treillis métallique à mailles très fines. Celui-ci est posé sur une seconde coque intérieure en pulpe de cellulose (ou carton). Cela forme une structure acoustiquement perméable qui simule les avantages d’une charge ouverte tout en offrant un assez bon niveau d’isolation acoustique par rapport à l’extérieur, comme nous avons pu le constater lors de nos essais. À l’intérieur de ces coques, le Sony MDR-Z1 est doté de transducteurs de 70 mm de diamètre, alors qu’en général les meilleurs casques électrodynamiques des concurrents s’arrêtent à des diamètres 50 ou 55 mm. C’est donc beaucoup, mais pas inédit puisque le Sony MDR-Z7 (à 600 €), que nous avons testé il y a un peu plus d’un an, possède lui aussi des transducteurs de 7 cm. D’ailleurs le Nouveau MDR-Z1 lui emprunte quelques éléments. Il reprend le même dessin d’arceau avec une armature, des glissières, des supports de branchements des câbles en titane, d’une construction très solide, associés à un bandeau en cuir synthétique haut de gamme. La fabrication est fort soignée, ce qui est normal à ce prix, et «made in Japan». Les transducteurs qui équipent le MDR-Z1 sont, en outre, encore plus performants que ceux du MDR-Z7. Chacun possède une très large bobine de type CCAW (Copper-Clad Alumium Wire), de


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35 mm, ainsi qu’un moteur à aimant néodyme proportionné et un dôme central de même taille en magnésium. Sur le pourtour de ce dôme, on retrouve un diaphragme en couronne strié fait d’un matériau assez courant sur les casques haut de gamme Sony, du polymère à cristaux liquides, ici avec revêtement aluminium. Les grilles qui protègent ces transducteurs adoptent un dessin en «fractals» de manière à limiter les résonances parasites. Le câble détachable à conducteurs en cuivre plaqué argent, la belle et cossue mallette de rangement matelassé sont également des témoins du soin porté à la conception de ce casque Sony MDR-Z1. Cependant, il est un peu décevant de constater que les châssis support des coques et transducteurs sont faits d’un matériau synthétique qui semble assez basique et pas d’une robustesse à toute épreuve.

Sur le terrain : confort de premier ordre et son grandiose Malgré sa taille le Sony MDR-Z1 reste particulièrement léger. 385 g, c’est un poids plume pour un casque Hi-fi de ce rang et de cette taille. De plus, les coussinets très larges et épais, avec leur ouverture centrale ovale, leur large surface d’appui, leur mousse à mémoire de forme et leur revêtement tout doux en peau de mouton, apportent le meilleur niveau de confort possible. À l’écoute, le Sony MDR-Z1 est, dès les premières secondes, particulièrement impressionnant. Il délivre un registre grave d’une profondeur sans égale et module à merveille les basses leur donnant tantôt beaucoup d’impact et, à d’autres moments, beaucoup d’ampleur lorsque la musique le demande. Il va encore plus loin dans l’exploration des premières octaves que le MDR-Z7 qui était déjà un champion dans ce domaine. En termes de dynamique, il est également très supérieur. Il ne faut pas beaucoup pousser le volume pour se rendre compte que la restitution du MDR-Z1 est énergique et rapide. Avec lui la musique prend rapidement

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des proportions grandioses. L’image sonore est extrêmement vaste, tout en étant d’une excellente stabilité. On a une sensation de parfaite maîtrise et de puissance sans limite sur toute l’étendue du spectre, de l’extrême grave à l’extrême aigu. Le MDR-Z1 est, à n’en pas douter, un des casques les plus musclés que l’on puisse rencontrer, toutes catégories de prix confondues. Il est également très précis et détaillé, cependant comparativement à quelques autres modèles très haut de gamme (à plus de 1000 €), on peut trouver que ses timbres manquent de finesse et de délicatesse. L’aigu notamment, qui file très haut, pourrait avoir un peu plus de raffinement. De même pour le registre médium qui gagnerait à être plus fluide et l’image stéréophonique qui pourrait être plus concise. Espérons que les équipes d’ingénieurs de Sony puissent travailler sur une future version, de seconde génération, de ce casque pour en sortir un modèle aux performances plus abouties.

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire, semi-ouvert •Transducteurs : 70 mm dynamiques •Réponse en fréquence : 4 Hz à 120 kHz •Sensibilité : 100 dB/mW •Impédance : 64 Ω à 1 kHz •Puissance max. : n.c. •Câbles : 1,2 et 3 m •Accessoire fourni : mallette de rangement •Poids : 385 g (hors cordon)

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Polyvalence

Son, performances

Intérêt


RHA présente le Dacamp L1, CL1 Ceramic et CL750 RHA est un fabricant britannique de produits audio nomades offrant une restitution acoustique fidèle et une qualité durable. Au cours des cinq dernières années, RHA a développé une gamme d'écouteurs intraauriculaires de haute performance combinant matériaux de grande qualité, design innovant et conception de précision. RHA est fier de présenter trois nouveaux produits audiophiles faisant partie d'un catalogue entièrement

dédié à la musique de haute-fidélité. Cette nouvelle gamme comprend le premier ampli/DAC de la marque et deux écouteurs intra-auriculaires à forte impédance conçus pour fonctionner avec des amplificateurs. Dacamp L1 : amplificateur de casque et DAC entièrement symétrique avec un convertisseur et une amplification dédié par canal. Conçu pour obtenir des signaux analogiques de haute résolution sur des casques de 16 à 600 ohms à partir d'une grande variété de sources, telles que Android, iOS, PC et Mac.

CL1 Ceramic : casque intra-auriculaire en céramique avec une configuration à double transducteur unique pour un son de grande précision sur une plage de fréquence étendue. CL750 : casque intra-auriculaire en acier inoxydable équipé du transducteur ultra-large bande CL Dynamic pour une reproduction sonore fidèle jusqu'à 45kHz. Ces trois nouveaux produits sont maintenant disponibles. www.rha.co.uk


LES Ã&#x2030;COUTEURS AUDIOPHILES


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ZERO-FIL Bragi, Earin, Jabra, PK Paris, Samsung, Syllable

Simple communicant, sportif avancé ou audiophile pur et dur... En attendant l’arrivée des AirPods d’Apple, nous avons fait le tour des écouteurs «zéro-fil» déjà disponibles et testé six d’entre eux.

Cette année en septembre, Apple a lancé l’iPhone 7. Grosse nouveauté pour nous, peuple audiophile : la disparation de la sortie audio sur mini-jack. Ce n’était pas une surprise. Plusieurs rumeurs fondées annonçaient depuis plusieurs mois l’abandon de cette prise jugée désormais trop encombrante. Nous ne discuterons pas des raisons qui ont poussé la firme de Cupertino à prendre cette décision. Mais cela implique quelques changements dans l’utilisation d’un iPhone 7 pour écouter de la musique. Pour retrouver une prise casque, il est tout d’abord possible d’utiliser un adaptateur Lightning vers mini-jack. Un modèle intégrant un petit DAC et ampli casque est proposé à moins de 10 € sur l’Apple Store. Des appareils plus audiophiles existent également pour remplir cette fonction. Nous en avons testé quelques-uns dans notre dernier numéro consacré aux produits

audio nomades. Pour plus de liberté, on peut aussi décider de passer au sans-fil avec des écouteurs ou un casque Bluetooth. Certes, la solution n’est pas encore aussi qualitative, en termes de performances sonores, qu’avec un bon modèle filaire, mais beaucoup de progrès ont été faits dans ce domaine comme vous pourrez vous en rendre compte dans les derniers tests de casques Bluetooth que nous avons publiés. Et puis une nouvelle espèce d’écouteurs Bluetooth vient de naître. Il s’agit de celle des modèles «zéro fil» totalement dénués de câble (même pas un petit cordon reliant l’oreillette droite à l’oreillette gauche). Apple a annoncé ses premiers modèles de ce genre, les AirPods, en même temps que l’iPhone 7 en septembre, mais leur sortie a été repoussée plusieurs fois et même si les précommandes viennent d’être ouvertes il y a quelques jours, ils ne seront pas livrés avant 2017. En attendant, nous avons testé six modèles qui existent déjà pour de vrai dans le commerce. Nous avons eu des déceptions et aussi de belles surprises et. Voici notre avis.

Jabra Elite Sport

Les Jabra Elite Sport sont, comme leur référence l’indique, parfaits pour les utilisateurs sportifs. Leur appli de pilotage et de suivi d’activité sur smartphone est la plus complète. Elle donne votre fréquence cardiaque en temps réel et plein de conseils pour améliorer vos séances d’entraînement. Par ailleurs, ces écouteurs sont protégés contre la transpiration. Ils sonnent plutôt bien. Leur restitution est claire et intelligible. Ils sont d’une bonne ergonomie et parfaitement fiables pour les communications téléphoniques. Prix : 300 €

Notre avis :


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Bragi The Dash Les Bragi The Dash sont confortables tiennent très bien en place et offrent les fonctions les plus avancées. Ils sont étanches et intègrent une batterie d’une autonomie de 3 heures, un cardiofréquencemètre (pour mesurer en temps réel les battements de votre cœur) ainsi qu’une mémoire de 4 Go (pour stocker votre musique et s’affranchir de toute source). Ils parlent maintenant français, leurs commandes tactiles sont très sophistiquées et ils captent même vos mouvements. D’un hochement de tête vous pouvez prendre un appel téléphonique ou le refuser ! Leur appli de pilotage et de suivi sportif sur smartphone est bien faite. Enfin à l’écoute, les Bragi The Dash offrent un son doux, chaleureux, très agréable avec de bonnes basses et un bel espace sonore. On regrette juste un petit souffle, audible lorsque l’on est dans un lieu calme. Une belle réussite en tous cas. Prix : 300 €

Notre avis :

Earin M1 Les Earin M1 sont des audiophiles purs et durs qui ne font que jouer de la musique et rien d’autre (ils n’ont même pas de microphone pour passer des appels téléphoniques). Mais ils le font très bien avec une restitution sonore qui a de l’ampleur, des graves généreux et de la finesse. On apprécie aussi leur petit étui de charge très discret qui, comme sur les autres écouteurs, permet, grâce à une batterie intégrée, de recharger plusieurs fois les Earin M1 sans avoir à se brancher au courant secteur. Attention quand même, la liaison Bluetooth est parfois un peu capricieuse sur ces écouteurs. Prix : 200 €

Notre avis :

PK Paris K’asq Ces oreillettes, que l’on trouve désormais sous plusieurs marques, offrent des fonctions basiques, sont assez encombrantes et d’une ergonomie un peu archaïque. La qualité du son est moyenne, mais correcte que ce soit pour écouter de la musique ou passer des appels téléphoniques. Prix : 130 € Notre avis :

Samsung Gear iconX Les Samsung Gear iconX sont bien équipés (mémoire interne de 3,5 Go, cardiofréquencemètre, doubles microphones...) et sont plutôt faciles à porter. Mais leur pilotage est compliqué et leur rendu sonore assez maigre. Prix : 290 €

Notre avis :

Syllable D900S Un tout petit prix, mais des résultats extrêmement médiocres. Ces oreillettes peuvent dépanner, mais risqueront de finir ensuite rapidement à la poubelle. Prix : 290 €

Notre avis :


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ADIBLA 100 €

NeckMaster Life La marque franco-coréenne Adibla a été parmi les plus promptes à s’investir sur le marché des écouteurs sans-fil avec notamment un premier modèle, il y a un peu plus d’un an, assez original à l’époque puisque de type «tour de cou», d’où le nom Neckmaster. Choisissant avec beaucoup de sérieux ses composants, elle a une solide expertise dans le domaine de la transmission du son en Bluetooth comme nous le prouve son nouveau modèle Neckmaster Life. Une fois sorti de son emballage, le Neckmaster Life fait plutôt bonne impression. Le produit est simple, sans fioriture inutile. Il s’agit d’écouteurs intra-auriculaires Bluetooth légers, sobres, reliés entre eux par un câble plat doté d’un microphone et d’une commande logé dans un boîtier effilé et discret. Les coques des écouteurs sont en aluminium avec un système aimanté pour «coller» les deux oreillettes ensemble lorsqu’elles sont inutilisées ce qui est bien pratique pour les transporter et les garder autour du cou, à portée de la main sans risque de les égarer. Dans la boite, nous trouvons un petit sac de rangement, deux paires d’embouts en mousse à mémoire de forme, deux autres en silicone et deux petits arceaux en plastique pour accrocher les écouteurs au-dessus des oreilles lorsque l’on fait du sport. Là encore, c’est bien vu. Sur le terrain, l’appairage avec un smartphone se fait sans problème et rapidement. Les écouteurs sont légers et laissent présager d’un bon confort. Il faut juste s’habituer à l’emplacement de la télécommande qui est à manier à l’aveugle, car positionnée au niveau de la joue. L’isolation phonique passive est efficace et l’agrément d’utilisation est excellent. On ne ressent pas de gêne ni de fatigue même durant de longues heures d’écoute Pour ce qui est des performances sonores en Bluetooth, nous n’avons eu à déplorer aucun décrochage intempestif durant nos longues heures d’écoute. Par rapport à nos écouteurs intra-auriculaires filaires de référence, la scène sonore est avec les Adibla Life moins ouverte et définie, mais reste, en dehors

de la comparaison pure, très honorable. Les trois modes d’écoute proposés jouent essentiellement sur le niveau des basses, le petit bémol est que le bouton de sélection est aussi celui qui sert de «play/pause» et qu’en cas d’appui certes furtif, mais déjà trop long, on agit sur la pause… Quant à l’autonomie annoncée, les 8 heures semblent réellement respectées. L’Adibla Life est un bon petit produit à moins de 100€, même si la restitution n’est pas criante d’ampleur et de clarté pour sa catégorie de prix c’est correct. Ces écouteurs sont en outre très confortables et polyvalents, car utilisables en ville comme en salle de sport ou séance de running. Ils savent se tenir et se faire oublier.

Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires Bluetooth •Bluetooth : AptX et AAC •Transducteurs : dynamiques •Autonomie de la batterie : 8 heures •Accessoires fournis : petite housse souple de rangement, deux paires d’embouts en silicone et deux paires d’embouts en mousse à mémoire de forme, câble USB pour recharge •Poids : 12 g

Notre avis Construction

Polyvalence

Son, performances

Intérêt


72

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FINAL AUDIO DESIGN F7200 Contrairement à la plupart des écouteurs intraauriculaires haut de gamme qui ressemblent à de grosses oreillettes pour musiciens ou professionnels, les Final Audio F7200 misent sur la compacité, la simplicité et la pureté du son… bref, une approche totalement dans l’esprit Zen. La marque japonaise Final Audio a surtout fait parler d’elle en France avec ses casques très haut de gamme de la série Sonorous. Mais c’est aussi, et en premier lieu, une grande spécialiste des écouteurs intra-auriculaires avec une production d’un luxe et d’un raffinement que l’on ne rencontre nulle part ailleurs. Sa gamme d’écouteurs ne comprend pas moins d’une vingtaine de références. Elle se divise à parts presque égales entre les modèles à armatures balancées et ceux à transducteurs électrodynamiques. Ces derniers comptent les Lab II sculptés comme de véritables bijoux en 3D ainsi que les fameux Piano Forte, reconnaissables à leurs coques en forme de poires, sans aucun embout en mousse ou silicone, se déclinant en différents alliages métalliques savants. Les Final Audio F7200 que nous testons ici, sont les modèles les plus haut de gamme à armatures balancées. Ils se démarquent par leur finesse et leur compacité inédites. Leurs coques en inox poli ne mesurent que 5,5 mm de diamètre pour un poids d’à peine plus de 2 g chacune. On a peine à croire que du son puisse en sortir et pourtant nous allons en entendre d’incomparables vertus. C’est bien simple, les écouteurs sont si discrets que, lorsqu’ils sont portés, ils donnent l’impression que les câbles sont directement branchés dans les oreilles de l’utilisateur. Ces câbles torsadés, à gaines translucides sont d’ailleurs particulièrement élégants. Ils sont détachables (connecteurs standards MMCX) et utilisent des conducteurs en cuivre très pur plaqué argent de la série Junflon de la société japonaise Junkosha spécialisé dans le médical. Ils n’ont pas de microphone pour smartphone, ce serait impie pour des écouteurs audiophiles de ce type ! Par contre, les F7200 sont fournies avec un grand nombre d’embouts en mousse et silicone de tailles variées, des petits arceaux tour d’oreille ainsi qu’une drôle de pochette en caoutchouc à triple compartiment. Du fait de leur extrême compacité, les écouteurs Final Audio F7200 n’intègrent chacun qu’un seul transducteur à armature balancée large-bande,

480 €

contrairement aux habituelles oreillettes haut de gamme de ce type qui les multiplient jusqu’à la douzaine. Les transducteurs sont ici placés au plus près des tympans de l’utilisateur. Cela se traduit à l’écoute par un registre grave tout en légèreté, assez discret, mais bien exploré, ainsi que de superbes qualités de timbres et de définition dans les registres médium et aigu. Les voix et instruments acoustiques tout particulièrement sont superbes de vérité, nappés de sonorité tout en richesse, douceur, chaleur incarnée et subtilité. On a l’impression d’entendre des voix d’anges, dans un ciel radieux et libéré, avec une lisibilité et une transparence inouïe. Les écouteurs Final Audio F7200 proposent un cocktail de qualités musicales étonnant, anticonformiste, où les performances laissent place à la beauté pure. Ils ne sont pas faits pour les amateurs de R&B ou d’Electro avec des basses «à donf», mais leur restitution séduira beaucoup d’audiophiles en quête de pureté, de simplicité, de naturel et d’absolu.

Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires •Transducteurs : armatures balancées mono-voie •Réponse en fréquence : n.c. •Sensibilité : 106 dB •Impédance : 42 Ω •Puissance max. : n.c. •Câble : 1,2 m détachable avec connecteurs (MMCX) •Accessoires fournis : boîtier de rangement, 8 paires d’embouts interchangeables (en mousse à mémoire de forme et silicone), gaines tour d’oreille •Poids : 2,3 g par écouteur (hors cordon)

Notre avis Construction

Polyvalence

Son, performances

Intérêt


MSR7NC

Le son sans compromis. Que vous recherchiez une isolation sonore synonyme d’évasion ou l’élégance dans un format ultra-compact sans fil, le MSR7NC et le SR5BT vous offrent une qualité audio sans compromis.

SR5BT


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ON-Mag / Guide casques et écouteurs 2017

NUFORCE 350 €

HEM4

La marque d’origine californienne NuForce, désormais propriété du groupe taiwanais Optoma, n’en est pas à son coup d’essai en matière d’écouteurs audiophiles semi-pro. Sa première incursion dans le domaine remonte à 2014 avec le Primo 8 mais celui-ci n’a rencontré qu’un succès mitigé. Mais aujourd’hui, NuForce revient avec une gamme plus élaborée, se déclinant en pas moins de quatre modèles, dont le HEM4 nous semble le plus intéressant. La série HEM est donc la nouvelle gamme d’écouteurs semi-pro de NuForce, à destination des audiophiles et musiciens. Ses produits fonctionnent à partir de transducteurs à armatures balancées, des éléments de dernière génération du grand spécialiste américain Knowles. Ils se déclinent en quatre références classées par ordre croissant de sophistication : le HEM2 utilise un seul transducteur large-bande par écouteur, le HEM4 est de type deux voies, le HEM6 est équipé de trois armatures balancées et le HEM8 en est doté de quatre. Les écouteurs NuForce HEM prennent la forme d’oreillettes de scène pour les musiciens avec pour chacun une coque en matériau synthétique qui remplit totalement la conque du pavillon auditif de l’utilisateur, un câble qui passe au-dessus de l’oreille et un conduit intra-auriculaire muni, au choix, d’un embout en mousse ou silicone. C’est le même principe que pour les écouteurs Shure. D’ailleurs tout comme Shure, NuForce fournit ses écouteurs avec un gros boîtier en plastique translucide, très robuste et totalement étanche dans lequel on peut ranger les écouteurs et leur pochette semi-rigide avec tous leurs accessoires : six paires d’embouts en silicone, deux paires en mousse Comply, un câble droit doté d’un microphone pour téléphoner, un câble torsadé de qualité plus audiophile, un adaptateur jack 6,35 mm, une pince câble et une brosse de nettoyage avec téton de curetage. Il ne manque vraiment rien. À l’usage, les écouteurs HEM se révèlent d’une conception intelligente. La taille des écouteurs est parfaite. Ils se logent bien aux creux des oreilles et n’en bougent pas. Nous avons essayé les modèles HEM2, HEM4 et HEM6 et ce sont les HEM4 qui, en regard de leur prix, nous ont parus les plus intéressants. Ils offrent une restitution d’une belle homogénéité des timbres. Leur équilibre tonal

est légèrement descendant, mais pas pour autant sombre. Ils conservent de l’ouverture dans le haut du spectre et les détails ne sont pas mangés. La spatialisation est même assez étonnante pour des écouteurs intra-auriculaires. Les effets de réverbérations sont bien rendus, sans brillance excessive. De même, les basses ont de la souplesse, du rebond, pas de trainage et une très bonne tenue en puissance. Le son ne devient absolument pas criard lorsque l’on pousse volume au contraire, il reste tout propre. Les NuForce HEM4 nous en ont fait une bonne démonstration sur le dernier morceau d’Icona Pop «Brightside» dans sa version remixée par Just Kiddin.

Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires •Transducteurs : armatures balancées 2 voies •Réponse en fréquence : 18 à 40 kHz •Sensibilité : 110 dB (±3 dB) •Impédance : 38 Ω •Puissance/niveau max. : 2 mW/124 dB •Câbles : deux câbles interchangeables de 1.38 m, un audiophile, l’autre avec microphone et commande pour smartphone •Accessoires fournis : boîtier de rangement étanche, étui de transport, 8 paires d’embouts interchangeables (en mousse à mémoire de forme et silicone), brosse de curetage, pince câble, adaptateur jack 6,35 mm •Poids : 5 g

Notre avis Construction

Polyvalence

Son, performances

Intérêt


Sennheiser, Ortofon, Ultrasone,Kuzma, Audioquest, Scheu Analog, Transrotor, Schroeder, van den Hul, Fast Audio, TU Aachen, IFN Magdeburg, IRT Munich Robert Schumann Hochschule Duesseldorf Galaxy Studios, Tischmeyer, TACET, Zimmerli, The Masters, AEOLUS STS Digital, Motor Music

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RHA

CL1 Ceramic Reid Heath Limited (RHA) est une marque britannique encore jeune, mais qui commence à prendre beaucoup de poids sur le marché des écouteurs intra-auriculaires. Petit à petit, elle est montée en puissance, a élargi sa gamme en proposant des modèles au rapport performance/prix souvent étonnant. Arrivée désormais à un certain degré de maturité, elle a décidé de marquer le coup en concevant les CL1 Ceramic, des écouteurs très innovants, tout en céramique et résolument haut de gamme.

Les écouteurs RHA CL1 Ceramic adoptent, comme leur non l’indique des coques en céramique. Mais rassurez-vous, ce n’est pas de la céramique qui se brise comme du verre au moindre choc. Non, il s’agit d’un composé de dioxyde de zirconium (ZrO2), moulé par injection, ultra résistant, qui présente d’excellente propriété d’absorption des vibrations et résonances. Ces coques, accordées par de mini-ouvertures grillagées, prennent par ailleurs la forme d’oreillettes de scène pour les musiciens. Leurs cordons de raccordement passent au-dessus des pavillons auditifs de l’utilisateur. Ils sont détachables, munis de connecteurs MMCX et deux jeux interchangeables, d’excellente qualité, à conducteurs cuivre/argent sont fournis. L’un est doté d’une prise mini-jack standard, tandis que l’autre adopte une prise mini-XLR symétrique idéale pour fonctionner avec le nouvel ampli casque/DAC portable de RHA, le Dacamp L1. À l’intérieur des écouteurs, autre innovation, la configuration est de type deux voies avec un premier transducteur de grave et médium de type électrodynamique, puis un second dédié aux hautes fréquences, au-delà de 8 kHz, à membrane plane en céramique qui serait (d’après nos informations) mise en mouvement par principe piézoélectrique. Il résulte à l’écoute, de cette configuration inédite à notre connaissance, une clarté et une précision extrême dans le haut du spectre. Les RHA CL1 Ceramic n’ont pas leur pareil pour dénicher le moindre détail d’un mixage ou d’un enregistrement dans l’aigu. Ils ne laissent rien dans l’ombre à tel point qu’il faut choisir avec attention la source que l’on utilise. Un ampli casque d’un très haut pouvoir de résolution avec un aigu d’une très grande finesse est nécessaire, car la moindre sifflante, stridence ou acidité est mise en évidence. En effet, les RHA

450 €

CL1 n’enrobent pas le message de colorations trompeuses, au contraire l’absence de résonance parasite de leurs coques est flagrante. Le reste du spectre est également ultra précis, même si l’équilibre tonal est physiologique, avec un registre médium en retrait. Les RHA CL1 Ceramic sont livrés avec de très nombreux embouts de tailles différentes, en silicone à simple ou double frange et en mousse à mémoire de forme. Ce sont ceux à mousse à mémoire de forme que nous avons préférés. Ils permettent de profiter le mieux des performances de ces écouteurs dans le grave qui sont également de très haut niveau.

Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires Transducteurs : grave dynamique, aigu piézoélectrique •Réponse en fréquence : 16 à 45 kHz •Sensibilité : 89 dB •Impédance : 150 Ω •Puissance max. : 50 mW •Câbles : deux câbles interchangeables de 1.50 m, un avec prise mini-jack, l’autre avec prise mini-XLR •Accessoires fournis : étui de transport, 11 paires d’embouts interchangeables (en mousse à mémoire de forme et silicone à simple ou double frange), pince câble, adaptateur jack 6,35 mm •Poids : 14 g

Notre avis Construction

Polyvalence

Son, performances

Intérêt


Fost exTH610 Type:Fer mé,dynami que Dr i ver :50mm ai mantnéodyme/Bi odynamembr ane I mpédance:25ohms Sensi bi l i t é:98dB/mW Pui ssanced' ent r éemaxi mal e:1. 800mW Réponseenf r équence:5Hz-45kHz Poi ds:env.375g( hor scâbl e) Connect eur :2br oches( dor éavecr hodi um sur endui t ) Câbl e:3m Sal ut FC( dét achabl es2pi n,l er hodi um endui t ) Jakck:1/ 4" st ér éoasymét r i ques,pl aquésor Accessoi r es:si mi l i cui rsacdet r anspor t

Fost exHPA4BL Equi péavecunesor t i esymét r i queXLR4pi ns. Nouvel l escapaci t ésdegr adeaudi o. Hor l ogedehaut epr éci si onavecf ai bl ebr ui tdephase. Lect ur edesfluxen24bi t s/ 192KHzenPCM &11, 2MHzenDSD. Dachaut eper f or manceBur rBr ownPCM1792A. Tr ansf er tUSBaudi o2. 0asynchr onej usqu’ à24bi t s/ 192KHz avecgai nr égl abl e( sel ect i onde10dB)pourunsuppor tpl usl ar ge desmodèl esdecasques. Sél ect i ondut ypedefil t r eetdesaf r équencedecpoupur e. Madei nJapan


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SHURE SE846

Avec ses modèles de la série SE500 puis ses versions successives jusqu’à la référence SE535 actuelle, la marque américaine Shure avait établi une nouvelle référence dans le domaine des écouteurs intra-auriculaires semi-professionnels. Aujourd’hui, alors que ses produits sont copiés par de nombreux concurrents plus ou moins talentueux, c’est avec les SE846 des écouteurs encore plus coûteux, plus ambitieux et performants que Shure garde la tête de la catégorie. Ces modèles ont certes déjà deux ans, mais restent totalement d’actualité. Avec les coques de ses oreillettes entièrement en matériau synthétique transparent (des versions bronze, noire ou bleue opaques existent également) le Shure SE846 montre immédiatement le caractère très technique de sa réalisation, un peu comme certaines montres mécaniques suisses haut de gamme qui exposent fièrement leurs rouages.

Quatre transducteurs à armature balancée de technologie propriétaire avec guide d’onde en labyrinthe Le Shure SE 846 se positionne comme ce qu’il se fait de mieux en matière d’écouteurs d’intra-auriculaires de format «standard» avant de passer à des modèles moulés sur mesure. Chacune des ses oreillettes intègre quatre MicroDrivers, des transducteurs à armature balancée, propres à Shure, dont un spécialement dédié au registre grave. Devant ces MicroDrivers, sont installées plusieurs pièces métalliques qui forment une sorte de labyrinthe et de guide d’ondes sonores particulièrement évolués. Rien n’a été laissé au hasard dans la conception de ces écouteurs. Ils sont livrés avec un grand nombre d’accessoires. Le carton d’emballage contient une grosse boîte en plexiglas totalement étanche où l’on peut tout ranger. On y trouve une petite pochette de rangement semi-rigide en similicuir. Pas

moins de neuf paires d’embouts interchangeables de natures et tailles différentes sont fournies : trois en mousse noire à mémoire de forme, une en mousse jaune, trois en silicone gris et une en silicone blanc à triple frange. L’embouchure de chaque embout est protégée par une petite grille qui évite que des poussières et saletés ne s’introduisent dans les coques des écouteurs. En complément, Shure livre un petit câble adaptateur de niveau avec boîtier de réglage de volume, un adaptateur prise avion et un adaptateur jack 6,35 mm. Il est aussi possible de personnaliser le rendu sonore du SE846. Deux paires de filtres acoustiques à introduire dans les conduits des écouteurs sont rangées dans un petit tube de métal qui évite de les perdre, avec l’outil permettant de les monter facilement. Ces deux tubes donnent la possibilité d’obtenir un son plus chaud ou plus clair, selon les goûts de l’utilisateur et la source associée au Shure SE846. La troisième paire de filtres, installés d’origine, favorise un son plus neutre. Deux câbles détachables sont aussi fournis avec le Shure SE846. Dotés de gaines renforcées au Kevlar, ils ne diffèrent que par leurs longueurs (162 et 116 cm). Aucun d’entre eux ne possède de commande et microphone pour smartphone. C’est un peu dommage, mais heureusement un tel accessoire est en principe disponible au catalogue Shure.


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1000 € Un peu de patience pour les enfiler, mais l’exercice en vaut la chandelle Comme toutes paires d’écouteurs au format oreillettes de scène, le Shure SE846 demande un peu d’entraînement pour réussir à enfiler correctement ses écouteurs et passer ses câbles à gaines flexibles pardessus les oreilles. Le Shure SE846 n’est aussi pas le modèle le plus confortable que l’on puisse trouver. En contrepartie, ses écouteurs tiennent parfaitement en place, isolent très bien des bruits ambiants et le cordon, grâce à son système de serrage sous le cou ou derrière la nuque, ainsi que sa pince vêtement que l’on peut utiliser en option, ne produit quasiment aucun bruit parasite microphonique lorsque l’on est en mouvement.

À l’écoute : de la présence physique et une grande finesse des timbres À l’écoute, le Shure SE846 développe des performances impressionnantes, aussi bien à très fort volume qu’à niveau intimiste, ce qui est très rare. Son registre grave est d’une profondeur totalement inattendue pour un modèle à armatures balancées. Il donne une impression de présence physique, de puissance exceptionnelle tout en restant très propre et dynamique. L’aigu reste doux, mais aussi toujours très détaillé. Le registre médium est superbe, avec des timbres riches, mais sans coloration. Il donne aux voix et aux instruments acoustiques beaucoup de présence et de véracité. Encore plus rare sur des écouteurs intra-auriculaires, l’espace stéréophonique a de l’ampleur et du relief. La scène sonore respire et elle est aérée tout en restant précise. La restitution est dynamique, vivante, rapide sur tous les styles de musique. Le Shure SE846 est très facile à alimenter (un simple smartphone lui suffit), mais il sait aussi se transcender pour parfaitement mettre en valeur les qualités d’une source haut de gamme. Nous avons ainsi pu redécouvrir le morceau d’Iggy Azalea «Beg for It», à partir d’un ampli/ DAC Sennheiser HDVD 800 lui fournissant des basses colossales ainsi qu’une superbe aération dans le médium et sur les effets de réverbération. Incontestablement, en matière de performances, cette paire d’écouteurs Shure SE846 reste un modèle de référence absolue.

Spécifications

•Type : intra-auriculaires •Réponse en fréquence : 15 Hz à 20 kHz •Transducteurs : quatre armatures balancées •Sensibilité : 114 dB SPL/mW •Impédance : 9 Ω •Puissance admissible : n.c. •Cordon : interchangeables, 116 et 162 cm avec mini-jack à 3 contacts •Poids : n.c. •Accessoires : mallette étanche, housse semi-rigide de rangement, chiffon microfibre de nettoyage, 9 paires d’embouts en mousse et silicone, adaptateurs avion et jack 6,35 mm, atténuateur avec réglage de volume, deux paires de filtres acoustiques de rechange

Notre avis Construction

Polyvalence

Son, performances

Intérêt


w w w. a u d i o q u a r t e t . c o m


LES AMPLIS CASQUE AUDIOPHILES


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ON-Mag / Guide casques et écouteurs 2017

ARCAM

rHead

550 €

Habituée à produire des «petits» amplis casque intégrés à des DAC USB ou transmetteurs sans-fil Bluethooth la société britannique Arcam change de braquet avec ce rHead doté d’un circuit de puissance en Classe A à forte capacité en courant, capable d’alimenter n’importe quels casques, même les plus gourmands. Un produit purement audiophile donc qui doit aussi tenir ses promesses en matière de musicalité, nous avons vérifié pour vous. Arcam est une marque britannique de produits audiophiles à prix raisonnables. Elle propose une large gamme d’amplis intégrés tant pour la Hifi pure que pour le Home Cinéma, et elle fête d’ailleurs cette année ses 40 ans. À son offre traditionnelle s’ajoute un joli panel de solutions répondant aux nouvelles exigences du marché avec des DAC USB, des lecteurs de musique en réseau ou encore des transmetteurs Bluetooth. Mais le rHead est un peu différent. Il s’adresse à l’univers du casque audiophile qui est un peu plus compliqué qu’il n’y paraît. En effet, quelques casques se démarquent par une impédance très élevée (600 Ω) et donc un rendement, exprimé en décibels (dB), assez bas, deux paramètres qui ont tendance à torturer les circuits de puissance s’ils ne sont pas assez puissants. Un amplificateur capable de combler les attentes des passionnés de ce type de casque n’est donc pas inutile et Arcam a, entre autres, conçu le rHEAD dans ce but.

La Classe A comme réponse aux besoins des casques les plus exigeants Comme déjà précisé, Arcam fête ses 4 décennies de bons et loyaux services pour la restitution sonore « so British » que le monde entier reconnait. Nous pourrions facilement en conclure que John

Dawson, co-fondateur et grand designer des amplificateurs de la marque comme le célèbre A60, a très certainement voulu souligner l’événement avec le rHEAD. C’est un amplificateur uniquement pour casque avec une section de puissance tout en composants discrets polarisés en Classe A. Arcam affirme que son rHEAD est capable de travailler avec n’importe quel casque entre 16 et 600 Ω, ces derniers demandant un courant de sortie très élevé. En tout cas, les chiffres annoncés sont à la hauteur du projet puisque l’appareil affiche un courant de sortie 6.5 V rms donc 0.13 W sous 300 Ω. Placé dans un coffret extrêmement rigide en aluminium de forte épaisseur habituel à la marque, cet amplificateur ne compte que deux entrées analogiques. La première est en mode asymétrique sur deux RCA dorées à l’or fin. Une seconde en symétrique cette fois est assurée par deux XLR, un petit commutateur permet de choisir entre les deux entrées. L’alimentation est déportée dans un petit boitier externe 12 V/2 A afin d’éviter les interférences. À l’avant du coffret à la fois lourd et trapu, les deux sorties casque sont aux formats Jack 6.35 et 3.25 mm, tandis que le dessous de l’appareil est amorti par une plaque en caoutchouc comme d’autres produits de la gamme Arcam «S» à laquelle appartient ce rHEAD.


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Un circuit de puissance provenant de l’intégré Hi-Fi Arcam A49 La section de puissance de l’Arcam rHead tourne autour de 4 paires de transistors, des modèles bipolaires polarisés en Classe A comme déjà précisé. Arcam a choisi ce schéma, car il évite toutes formes de distorsions de croisement et de commutation des transistors. Dans le rHEAD, ce sont 4 transistors BCP54 et 4 BCP51 qui sont implantés en plein milieu de l’unique circuit imprimé sur lequel sont inséré principalement des composants de surface. Chaque étage de sorties est alimenté individuellement par une tension de ± 11 V, le gain étant opéré numériquement par un ampli opérationnel PGA3211A de chez Texas Instrument avec volume indépendant pour chaque canal et une dynamique de 120 dB. Ce volume est réglable sur une plage de 80 dB par pas de 1 dB avec une absence notable de diaphonie et un équilibre parfait entre les deux canaux. Il s’agit de technologies qui ont fait leurs preuves sur l’intégré haut de gamme A49 de ce fabricant

Écoute : force et puissance à l’état brut Sur le terrain, les manipulations de l’Arcam rHead vont au plus simple. L’utilisateur a juste la possibilité de sélectionner l’entrée et d’ajuster le volume. Un réglage de gain comme nous en trouvons sur d’autres appareils aurait été une option bienvenue. Il aurait permis de mieux jouer sur le potentiomètre de volume suivant la sensibilité du casque utilisé. À l’écoute, pour connaitre la sonorité Arcam à travers des modèles comme le rPAC où règne une grande élégance sonore et en même temps, une dynamique plutôt assez posée, le rHEAD d’aujourd’hui tranche par beaucoup de points sur ses petits frères et même de ses concurrents directs présents dans ce guide. Il émane de cet amplificateur pour casque une capacité à réveiller toutes les musiques, et ce grâce à une dynamique comme une densité générale qui apportent un relief sonore assez stupéfiant. Le rHEAD a du caractère, un sacré caractère même, car il sait marier une tension à une sensation de présence qui met les accents sonores là où il faut. Les extrémités de la bande passante jouissent du même traitement, le rHEAD avoue quelques coquetteries en haut et en bas du spectre, mais c’est pour notre plus grand plaisir. Le saxophone de John Coltrane nous surprend avec le disque Africa/Brass par la spontanéité de son arrivée : les qualités de rythmiques et de dynamique du rHEAD sont indéniables. Cet amplificateur ne tient pas à se faire oublier, mais au contraire à marquer de son empreinte la restitution sonore. Nous ne sentons aucune limite lorsque l’orchestre de John Coltrane donne de la force. Cet amplificateur suit la partition en donnant l’impression qu’il peut se jouer de toutes les situations, même les plus périlleuses. D’autre

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part, l’aigu est mordant et ne laisse rien passer. Ce haut du spectre restitue pas mal de détails, de mini informations comme nous le montre le jeu de McCoy Tyner au piano ou encore le solo de batterie d’Elvis Jones dans le premier morceau «Africa», même si sur ce plan, un NuPrime HP-A9 (également en test dans ce guide) avec son homogénéité spectrale va encore plus loin. Puisque cet ampli Arcam aime les grands espaces et bien le «Don Giovanni» de Mozart dirigé par Harnoncourt tombe à pic. Comme nous pouvions nous en douter, l’introduction démarre à pleine vitesse, avec une organisation de la scène sonore assez respectueuse de chaque groupe d’instruments. Mais, le rHEAD n’en oublie pas pour autant de nous restituer le jeu subtil de chaque partition rendant vivant ce passage. Les différentes voix sont parfaitement différenciées, nous rappelant que cet ampli travaille à bien détourer chacun des intervenants sans que la confusion n’intervienne avec le reste de l’orchestre. La scène sonore est bien placée à l’avant, ce qui nous plonge au cœur de l’enregistrement. En comparaison, le NuPrime HP-A9 est plus discret avec un recul de cette scène ainsi qu’un gain en détails et informations. Le rHead, par contre, c’est de la force et de puissance à l’état brut.

Spécifications

•Connectique d’entrée : RCA (asymétrique) et XLR (symétrique) •Connectique de sortie : jacks 3.25 mm et 6.35 mm •Sensibilité d’entrée : 4 V rms (RCA), 8 V rms (XLR) •Puissance : 2 W ou 5.7 V rms sous 16 Ω, 1.1 W ou 6.0 V rms sous 32 Ω , 0.13W ou 6.5 V rms sous 300 Ω •Impédance recommandée : de 16 à 600 Ω •DHT+B : 0.001 % à 2V et 32 Ω •Rapport signal/bruit : 109 dB à 2V •Impédance de sortie : < 0.5 Ω •Alimentation : externe 12V DC, 2A •Dimensions : 194 x 44 x 135 mm •Poids : 720 g

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AUDIO-GD NFB-1AMP

Le fabricant chinois Audio-gd se fait connaitre peu à peu en France par ses convertisseurs d’un rapport technologie/prix à priori ultra compétitif. Le voici sur la sellette avec un ampli casque NFB-1AMP qui peut également jouer le rôle de véritable préamplificateur Hi-Fi. Nous y retrouvons les mêmes grandes recettes des autres appareils de cette marque avec une puissance annoncée très conséquente : de l’inédit à ce prix ? C’est à l’aube des années 2000 que la marque Audio-gd a débuté ses activités sous la houlette de M. He Qinghua, ingénieur de formation, avec pour but de produire des appareils audio d’un très haut degré de sophistication technologique. M. He Qinghua a en effet mis au point une technologie qui lui est propre, baptisée ACSS, un acronyme de Audio-GD Current Signal System qui offre une transmission du signal audio non en tension, mais en courant. De plus, ce concepteur est un farouche adepte des circuits réellement symétriques avec un appairage sévère des composants rentrant dans la fabrication de tous les modèles de la gamme, ces derniers étant entièrement montés à la main dans ses ateliers. Tous les appareils sont également testés et écoutés plus de 100 heures avant leur expédition, pour ces raisons, la garantie est portée à 10 ans.

Une pléthore d’entrée et de sortie 4 modèles forment la gamme des préamplis Audio-gd dont 3 font office d’ampli pour casque. Le modèle NFB-1AMP se place, par son prix, en entrée de gamme, mais ne nous y trompons pas, ses performances reste extrêmement poussées.

Il reprend, en effet, les grandes lignes techniques de son grand-frère le Master 9. Les dimensions de son coffret comme l’ensemble de ses possibilités le classent irrémédiablement dans le camp des amplis casques totalement sédentaires. De la taille d’un petit ampli intégré Hi-Fi traditionnel avec ses 240 x 360 x 80 mm, c’est en ôtant le capot que nous comprendrons, un peu plus loin, pourquoi. Le coffret, tout en métal avec une épaisse façade en aluminium brossé anodisée noire tranche avec les commandes couleur argent. Il comporte, à l’avant, deux sorties casques : une asymétrique sur jack 6.35 mm à verrouillage et une symétrique sur XLR à 4 contacts. La façade accueille aussi un large afficheur au lettrage bleuté sous lequel émergent trois touches, chacune d’entre elles ayant une utilité bien précise : «Out» pour le choix entre le mode préampli et ampli casque (P/H), «Gain» High ou Low (H/L) qui va déterminer la course du potentiomètre de volume (0 à 63 ou 0 à 99 pas), une possibilité bien utile suivant la sensibilité du casque et enfin la touche «Input» pour choisir entre les 5 entrées mises à notre disposition. La face arrière du NFB-AMP1 reflète par son implantation typique le principe de fonctionnement


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de l’appareil. Elle est divisée en deux parties totalement symétriques ; les entrées et les sorties de gauche et de droite sont placées en miroir par rapport à la prise femelle secteur. Nous comptons donc 5 entrées dont deux RCA, deux symétriques XLR et une mini-XLR pour les signaux en courant dit ACSS, propres à Audio-gd pouvant être exploitées par un Dac de la marque ou un autre appareil compatible. Les sorties bénéficient des mêmes types de prises avec des paires RCA, XLR et une mini-XLR ACSS, une connexion que l’on retrouve sur les blocs de puissance de la marque comme le Master 3 ou le 10. Il est clair que M. He Qinghua est plus technicien que designer, l’aspect de l’appareil est assez «vieillot» par rapport à d’autres. Nous avons l’impression d’être retombés 40 ans en arrière. Mais sous cet habillage un peu rustre se cache une technologie bien plus avancée.

Des circuits de puissance dignes d’un vrai petit ampli intégré L’intérieur du NFB-AMP1 dévoile toute l’étendue des technologies déployées par le concepteur et laisse rêveur. Tout d’abord, à l’avant du circuit général, on trouve une alimentation surdimensionnée avec un transformateur R-Core de fortes capacités (± 15 VDC). Les tensions des circuits de gain sont régulées, puis filtrées par deux condensateurs électrochimiques de 3300 µF/63 V Audio Grade de chez Nover et 4 autres condensateurs de 1500 µF du même fabricant. À droite du transformateur, un petit circuit, tout en composants discrets, gère les commandes et l’affichage de l’appareil. Pour l’amplification, Audio-gd revendique un montage dit «Diamond Difference» tout en composants discrets sans aucun ampli-op ou capacité sur le trajet du signal. Les étages d’entrées symétriques sont bâtis autour d’une batterie de transistors J-FET alors que l’étage de sortie ne compte pas moins de 8 transistors de puissance bipolaires de 15 watts, tous polarisés en Classe A

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(2 x 4 push-pull pour la configuration symétrique). Ils sont montés sur des dissipateurs de chaleur indépendants, la puissance annoncée de 9000 mW à 25 ohms et 600 mW à 600 ne semble donc pas usurpée. L’autre point fort de cet Audiogd NFB-AMP1 tient à la configuration très haut de gamme du réglage de volume. Chaque pas du potentiomètre commande des relais de commutation dont chacun d’entre eux active une résistance Dale. Ce type de contrôle de volume permet encore une fois de préserver la qualité des signaux, car à chaque commutation donc à chaque niveau souhaité, un seul composant intervient sur le trajet du signal. Le seul inconvénient vient de petits bruits de commutation, et au casque cela s’entend clairement.

650 € Spécifications

•Connectique d’entrée : 5 entrées haut niveau (2x XLR, 2x RCA et 1x XLR ACSS) •Connectique de sortie casque : asymétrique jack 6.35 mm et symétrique XLR 4 broches •Puissance sortie casque : de 600 mW à 600 Ω à 9000 mW à 25 Ω •Impédance de sortie : 1 Ω •Rapport signal bruit : > 125 dB •Distorsion Harmonique : < 0.002% •Dimensions : 240 x 360 x 80 mm (LxPxH) •Poids : 5 kg

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Écoute : maitrise, ampleur et réalisme L’intérieur de l’appareil comme les chiffres donnés par le constructeur laissent à penser que ce NFBAMP1 est capable de développer une puissance suffisante pour tous les casques du marché même les plus difficiles, l’écoute ne démontre pas le contraire. Ce préampli/ampli pour casque délivre immédiatement un sentiment de puissance contenue tout en étant capable de libérer des watts en cascade dès la moindre sollicitation. Nous sentons qu’il ne se force jamais, mais sait gérer tous les niveaux sonores avec une désinvolture presque insolente. Avec notre casque Audeze LDC-X, nous avons la nette impression que cet ampli se balade, et nous pouvons jouir de toute l’étendue spectrale qu’offre ce casque orthodynamique. D’une certaine façon, l’Audio-gd NFB-AMP1 se rapproche de l’impression laissée par l’Arcam rHEAD (également testé dans ce guide) avec cette propension à conserver sa signature sonore même à des niveaux élevés. Néanmoins et au fil des écoutes, il apparaît que tout en restant globalement moins vif que son concurrent, le NFB-AMP1 n’a pas son pareil pour élargir la scène sonore en repoussant

bien plus loin ses limites. La région médium paraît parfaitement équilibrée et pleine de ressources et l’aigu qui le rejoint est chaleureux, mais n’en possède pas moins un côté soyeux et délicat. Le grave de son côté est large avec quelques rondeurs, cet ampli étant sur ce plan moins alerte et vif par rapport au modèle Arcam ou encore le RudiStor. Sur le morceau «River» du disque des sœurs Ibeyi, la scène sonore s’ouvre de façon extraordinaire. C’est un peu comme si la salle de l’enregistrement avait tout simplement grandi avec des réverbérations qui s’évanouissent dans un espace plus vaste. D’autre part, il apparaît que cet appareil ne se dépare jamais d’une certaine douceur sans qu’il oublie pour autant de nous restituer les moindres détails d’une prise de son, mais sans les mettre en avant de façon artificielle, une signature sonore qui donne justement cette impression de réalisme sonore. Le tambour de l’introduction résonne avec majesté, et s’impose sublimement avec une extinction des coups sur la peau tout à fait surprenante. Le grave est fourni tout en restant bien propre. Les voix des sœurs Ibeyi arrivent chaudes, sensuelles et chantantes et marquent le son de leur magnifique présence que ce soit en mode ampli pour casque ou préampli sur notre système. Nous avons là une écoute tout en relief avec une restitution presque holographique de chaque interprète et instrument, une qualité que nous allons retrouver sur tous les CD et fichiers écoutés. Sur ce plan, le NFB-AMP1 est une totale réussite. Nous avons voulu, à ce moment du test, juger de la crédibilité tonale de cet ampli casque. Rien ne fut plus parlant que les Partitas n°3 de Bach jouées par Hilary Hahn au violon (16 bits/44 kHz). À ce moment, le NFB-AMP1 admet des qualités de timbres déliés et nuancés. Par rapport à d’autres appareils de ce test, cet ampli sonne particulièrement juste avec un dégradé des harmoniques subjuguant. Nous sentons l’archet glisser sur les cordes de l’instrument et les différentes attaques de notes sont étonnantes de réalisme. Au-delà de tout cela, l’émotion de cette interprétation ne fait plus l’ombre d’un doute. Même constatation avec l’orchestre Holland Baroque Society et Alexis Kossenko jouant du Teleman (SACD). Le jeu du soliste est très précis, ceux de l’ensemble de l’orchestre en arrière-plan le seront tout autant. L’impression d’homogénéité dénote une bande passante équilibrée et ne projetant aucune partie du spectre en avant. C’est signe en même temps d’une certaine rigueur dans la structure des timbres, toute la variété des sonorités de ce disque passant avec une remarquable fluidité. C’est chantant et riche en émotion, deux qualités qui en font un appareil hors norme dans cette catégorie de prix.


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BURSON AUDIO Conductor V2+ La marque australienne Burson Audio vient de donner un coup de jeune à son ampli casque Conductor Virtuoso. Sa V2+ est plus puissante grâce à de nouveaux transformateurs, des circuits numériques et analogiques redessinés. Cet ampli casque qui fait également office de préampli et convertisseur est réellement d’une splendide fabrication. Sa signature sonore l’est tout autant. Une proposition haut de gamme conçue pour les meilleurs casques du marché. Dès 1996, Tim Burson et son équipe se sont donnés comme objectif de concevoir et produire des amplis casque réellement « State Of Art », des produits ne souffrant d’aucun compromis que ce soit au niveau de la qualité de fabrication ou de l’esthétique, le tout soutenu par une conception purement audiophiles. Mais, Burson Audio, et malgré une incroyable qualité de réalisation qu’agrémente une musicalité du même niveau, a toujours considéré également qu’un bon rapport qualité/prix devait être au cœur de sa réussite. Un appareil d’une conception intelligente et d’un design avenant ne devait pas non plus être proposé à des prix farfelus comme cela arrive souvent malheureusement. Pour ces raisons, il est clair que Burson Audio ne tient pas à s’éparpiller avec une gamme trop large, mais au contraire préfère se concentrer sur quelques produits irréprochables en tout point. Son offre se compose donc d’un ampli d’entrée de gamme The Soloist SL MKII, déjà d’une puissance de sortie de 2.5 watts sous 16 ohms, que suivent deux modèles Conductor Virtuoso, le V2 (1450 €) et le V2+ (2150 €) objet de notre test d’aujourd’hui. Ce dernier peut être utilisé comme un convertisseur indépendant grâce à trois entrées et une sortie numériques ou comme un préamplificateur et ampli casque.

Un coffret digne d’un coffre-fort Lorsque nous évoquions la philosophie Burson Audio qui prône un certain perfectionnisme dans toutes ses réalisations, la simple vue du nouveau Conductor V2+ en est une preuve criante. Il est d’une taille idéale avec des courbes agréables à l’œil comme un degré de finition de très haut niveau. Le coffret est un assemblage de parois en aluminium taillées dans la masse suivant une technologie propriétaire appelée RFA pour Resonance Free Aluminium. L’épaisseur de chacune d’entre elles a été finement calculée afin d’augmenter le facteur d’amortissement mécanique du boitier tout en optimisant l’évacuation calorique des circuits internes en pure classe A. La face avant compte un bouton de volume taillé dans la masse, une sortie jack 6.35 mm et un petit commutateur pour choisir la source écoutée. Le niveau d’écoute est indiqué par un afficheur numérique à micro diodes bleues invisibles lorsque l’appareil est éteint et qui clignote lorsqu’il est en mode veille. L’arrière du Conductor V2+ accueille deux entrées Ligne, deux numériques et une USB B asynchrone. Juste à côté, nous avons la double sortie qui permet à l’utilisateur de choisir entre le mode simple Dac ou préamplificateur et


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convertisseur. L’allumage de l’appareil se fait via un petit interrupteur placé au sein même de l’embase de la prise secteur et toutes les prises RCA sont d’un très bon contact mécanique avec isolation Teflon. Une télécommande, réalisée elle aussi en aluminium, est livrée avec le Burson Conductor V2+ de même que des câbles USB et de modulation de très bonne qualité. Lorsque l’on évoquait le perfectionnisme de cette marque...

Une carte de conversion à étage de sortie en Classe A Le modèle Conductor V2+ étant pourvu, contrairement au V2, d’une section de conversion, nous commencerons par elle. Il propose donc deux entrées S/PDIF (une coaxiale et une optique Toslink) compatibles 24 bits/192 kHz auxquelles s’ajoute une entrée USB gérée par une interface numérique XMOS à 6 cœurs qui permet un échantillonnage jusqu’à 32 bits/364 kHz ainsi que le streaming des fichiers audio DSD256 et DXD. Cette puce permet la connexion aux ordinateurs PC et Mac, mais aussi aux smartphones et tablettes Android. Une horloge à ultra faible jitter pour une excellente stabilité de transfert depuis un ordinateur est placé en amont afin de cadencer les flux numériques traités. Ces composants sont placés sur une petite carte accolée à la prise USB, les signaux numériques se déplaçant ensuite vers la carte de conversion générale située juste au-dessus d’elle. Cette dernière tourne avec une puce de conversion Sabre de toute dernière génération puisqu’il s’agit du modèle ES9018S, un modèle très certainement choisi pour son très faible taux de jitter et rapport signal/bruit de 145 dB. On note juste à côté une horloge TCXO estampillée Burson Audio d’une valeur de 1 ppm. Le Conductor V2+ utilise le contrôle de volume DSP intégré directement à l’intérieur de la puce Sabre. Ainsi, lors de l’utilisation des entrées numériques, le volume est géré par l’ES9018S et non par le volume analogique de l’appareil.

Nouveaux transformateurs avec des enroulements optimisés Comme son prédécesseur le nouveau Conductor Virtuoso V2+ compte deux transformateurs de puissance toriques qui alimentent séparément l’ampli casque et la section préampli. Ces nouveaux transformateurs ont subi un certain nombre d’améliorations comme l’utilisation de fils plus fins et une nouvelle technique d’enroulement. Ils sont capables de sortir deux fois plus de puissance que les anciens amenant le V2+ (comme le V2) à une puissance de sortie de 2 x 8.2 watts sous 16 ohms. Ces transformateurs toroïdaux de 70 watts sont assortis de 4 condensateurs de 8200 µF/35

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V, ce qui représente une importante réserve de puissance pour un ampli casque. Comme sur la carte de conversion, l’ensemble des circuits de puissance a été redessiné sur la base des modules d’amplification « Supreme Sound Op-Amp » V5 SS de dernière génération qui ne compte que des composants discrets dont des transistors à effet de champ ou JFET polarisés en pure Classe A. Ces étages de puissance sont montés sur un circuit imprimé spécifique avec des pistes de cuivre haute pureté et des soudures plaquées or. Le circuit est de plus traité sur ses deux faces afin de le préserver des risques d’oxydation. Tous les autres composants comme les résistances à film métal TKD sont testés un à un avant un montage à la main dans les ateliers Burson Audio. Nous en arrivons ensuite à une autre spécificité de ce fabricant : le contrôle de volume analogique. Il est formé d’un ampli-op Burr-Brown PGA2310 et un réseau de résistances calibrées, cette marque l’utilise uniquement comme contrôle de volume évitant toute coloration que donnerait l’étage de gain s’il était sollicité. La course se fait sur 99 pas d’une façon extrêmement douce et linéaire ; un bonheur à utiliser et digne d’un appareil vraiment haut de gamme.

Écoute : classe et raffinement suprême Un bonheur à utiliser et un bonheur à l’écouter aussi, car dès les premières mesures, nous sentons que nous avons là à un appareil de grande classe,

2150 € Spécifications

•Entrées analogiques : 2xRCA •Entrés numériques : 1x coaxiale RCA et 1x Toslink (24 bits/192 kHz), 1x USB B (32 bits/364 kHz, DSD256 et DXD) •Sorties : 1x jack casque 6,35 mm en façade, 1x sortie préampli RCA, 1x sortie DAC fixe RCA •Bande passante : 0 Hz à 56 kHz, ± 1dB •Distorsion harmonique : <0,003 % •Puissance de sortie casque : 8,2 W sous 16 Ω •Dimensions : 265 x 255,5 x 80 mm (LxPxH) •Poids : 7 kg

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musicalement parlant bien entendu. Le Conductor Virtuoso V2+ a été testé dans plusieurs configurations : avec une source analogique, une numérique et en tant qu’ampli casque et préamplificateur sur un système audio haut de gamme. Même au niveau des casques, il a fait le bonheur d’un Audeze LCD-X comme celui d’un Denon AHD-600 ou encore du très naturel Meze 99 Classic. Dans tous les cas de figure, le V2+ a montré une élégance, un raffinement et surtout une totale absence de sonorité caricaturale, un bouquet de qualités sonores qui en font un grand produit. Il sait manier la justesse des timbres et une dynamique très homogène sur toute la bande passante tout en étant capable de déployer une scène sonore d’une extraordinaire aération. Avec cet ampli pour casque, on ne pose plus de question, il y a comme une évidence à l’écoute qui le place dans la catégorie des meilleurs appareils du marché. La bande passante est extrêmement large avec une tenue exceptionnelle du bas du spectre qui n’en oublie pas d’être souple et même généreux. Les fréquences hautes, quant à elles, sont parsemées de mille informations grâce à un son totalement dégraissé qui ne s’accorde qu’à donner le meilleur de la musique. D’autre part, et quelle que soit la musique écoutée, de la musique Classique à de l’Electro, tout lui va, car il sait souligner avec une parfaite mesure toutes les nuances d’une interprétation comme tous les effets ajoutés donnant à chaque fois une profondeur et une matérialité très tactile. Même la voix de James Blake sur son album «Overgrown» est envoutante. Le ton presque mélancolique de son chant est entouré d’un grand nombre de nappes de synthétiseurs qui remplissent

la scène sonore. Même si ce ne sont que des instruments électroniques, le V2+ sait leur donner presque un visage humain. La musique coule entre nos oreilles avec une fluidité sublime, on ne pose aucune question sur la qualité du grave, du médium ou de l’aigu tant l’impression de cohérence efface toute coloration ou accident sur la courbe de réponse. Même impression de véracité sur le morceau «The Curse» d’Agnès Obel. La profondeur du violoncelle n’altère en aucune manière le jeu de la violoniste. La voix d’Agnès sonne juste dénotant un médium particulièrement riche, mais qui s’illustre également par sa grande délicatesse. En cela, le V2+ se démarque de l’ensemble de ses concurrents. En retrouvant le disque «Imagiranium» (16 bits/88 kHz), nous sommes immédiatement saisis par la franchise des attaques de notes de la guitare jouée par Kevin Seddiki comme sur les moindres sonorités que tire Bijan Chemirani de ses différents instruments à percussion. Les nuances qu’apporte le V2+ ne laissent place à aucune confusion, le son est mordant, franc et d’une précision inouïe. Lors d’un solo de Zarb Iranien, nous sommes bien projetés dans le studio d’enregistrement avec une excellente extinction des notes dans l’espace musicale. On respire la musique et nous avons cette impression d’être présents lors de l’enregistrement. Même impression d’unicité avec le disque d’Astrid Williamson «We Go The Dream». Le Burson Audio V2+ nous montre une clarté, une transparence assez remarquable. C’est comme si cet ampli laissait apparaître la musique dans ce qu’elle a de plus pur et naturel.


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FOSTEX

470 €

HP-A4BL Le HP-A4 du fabricant japonais Fostex est rejoint depuis peu par un modèle sédentaire grâce à l’ajout d’une alimentation externe. Mais plusieurs changements sont également de mise sur ce HP-A4BL comme une nouvelle prise casque symétrique et d’autres améliorations sur le circuit d’amplification qui en doublent la puissance avec cette connexion. Depuis la sortie du HP-A8 en 2013, la gamme des convertisseurs et des amplificateurs pour casque Fostex ne cesse de s’agrandir comme de s’améliorer pour mieux répondre aux exigences des audiophiles et de leurs besoins. Ainsi le HP-A4 qui remplaçait avantageusement le A3 nous avait laissé une très bonne impression par son look avenant, ses circuits numériques capables de traiter des fichiers musicaux en PCM jusqu’à 24/192 KHz comme du DSD 1bit/5.6 MHz sous DoP, et sa musicalité empreinte de beaucoup de finesse, le tout pour un prix ne dépassant pas les 400€. Il vient de voir une déclinaison sédentaire, un modèle portant le suffixe BL. Les améliorations sont multiples, outre une alimentation externe de 12V qui repoussent encore plus loin les capacités de cet appareil, une seconde prise symétrique lui permettra d’attaquer des casques bien plus difficiles.

Ce qui change et ce qui reste du HP-A4 Extérieurement, et même si l’aspect général ne change pas, ce nouveau HP-A4BL voit sa face arrière équipée d’une prise jack femelle afin de recevoir la tension nécessaire à son fonctionnement via une alimentation 12V totalement externe. Ce HP-A4BL ne marchera plus en mode auto-

alimenté par le bus USB de l’ordinateur, mais de façon totalement autonome. De plus, et placé au plus près de cette fiche, un petit interrupteur «Auto Standby Mode» permet lorsqu’il est mis sur la position «On» de passer en mode veille automatique avec une consommation réduite (moins de 0.5 watts) lorsque l’appareil ne reçoit aucun signal numérique pendant une vingtaine de minutes. Néanmoins, ce HP-A4 BL offre toujours deux entrées numériques dont une USB asynchrone et une optique Toslink (24 bits/192 KHz) . L’USB accepte maintenant des signaux DSD jusqu’en 11.2 MHz sous DoP contrairement au HP-A4 qui ne grimpait qu’à 5.6 MHz. Les deux sorties analogiques restent à l’identique et permettent toujours l’utilisation de ce nouveau modèle en tant que Dac/ préampli que ce soit sur un système audio complet ou une paire d’enceintes actives. Le même slot pour une carte micro-SD est disponible, servant à la mise à jour de l’appareil ou à la lecture de fichiers audio sur carte mémoire.

Un double circuit d’amplification Sur la face avant, nous retrouvons les mêmes possibilités que sur le petit frère avec un potentiomètre de volume qui sert également


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pour la mise en route de l’appareil. Sont toujours présents le commutateur des deux sources, celui du gain (+ 10 dB), le filtre de la section à deux positions, l’une en pente douce, l’autre à pente plus raide (85 kHz à -1.5dB ou 185 kHz à -6.6 dB), comme la rangée de petites diodes qui indiquent à quelle fréquence d’échantillonnage travaille le HP-A4BL. Le changement que l’on note immédiatement est une seconde sortie pour casque qui est cette fois-ci symétrique avec une prise XLR. Cette sortie offre une puissance doublée et pourra donc servir à des casques haut de gamme, souvent équipés de ce type de connecteur. Le châssis est strictement identique avec un coffret en métal et une face avant en plexiglas noir qui n’est pas sans rappeler le HPA8C de la marque. À l’intérieur, la même puce de conversion Burr Brown PCM1792A et le microprocesseur Asahi Kasei AK4118AEQ restent inchangés, les modifications se trouvent dans la présence de deux modules d’amplification Texas Instrument TPA6120A2 (à la place d’un seul) toujours associés à un ampli opérationnel Burr Brown OPA2134. Il paraît clair que la présence d’un second module d’amplification s’explique par le fonctionnement en symétrie de l’appareil et la puissance doublée de cette dernière. D’autre part et en y regardant de plus près, il semble bien que certains condensateurs entourant cet étage de puissance soient remplacés par des modèles plus haut de gamme. Tout a été fait pour que cet appareil soit apte à piloter des casques dont l’impédance ou le rendement les rendent plus difficiles à alimenter.

Écoute : naturelle, fraîche et fluide C’est toujours avec un grand plaisir qu’un ampli/ Dac Fostex passe entre nos mains, mais surtout nos oreilles et pour avoir été dans les premiers à tester le HP-A8 et un an après l’A4, il semble bien que ce nouveau modèle joue dans la même cour, même si la mémoire auditive est très fugitive. Néanmoins, il apparaît que le HP-A4BL est aussi défini et transparent que le reste de la famille. La bande passante est très étendue avec une transparence et une définition qui sont comme une sorte de signature sonore de la marque. Avec notre casque

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orthoplanar Audeze LCD-X en liaison asymétrique (et donc la moitié de la puissance que l’on aurait obtenue avec la sortie symétrique), le niveau d’écoute est tout à fait satisfaisant même si elle ne prend pas la même consistance qu’avec l’Audiogd ou encore l’Arcam rHEAD. Néanmoins, nous retrouvons la même fluidité et la même capacité d’analyse qui nous avait enchantées avec le HP-A4, deux qualités qui se joignent à un sentiment de puissance peut-être mieux maîtrisée. Parallèlement, la scène sonore est assez aérienne avec une bonne précision de plans sonores et une tout aussi bonne capacité à détourer chaque intervenant. De plus, la micro-dynamique est très rigoureuse, car le HP-A4 BL est capable de souligner, sans pour autant les projeter à l’avant, tous les écarts de niveau même les plus minimes. L’écoute est tout aussi fluide et limpide, elle est bercée par une sensation de légèreté bien agréable. Voilà une nouvelle mouture qui, utilisée avec un casque à liaison symétrique, rend cet appareil Fostex bien plus apte à amplifier des casques à l’impédance poussée ou au rendement faible.

Spécifications

• Entrée USB : 24 bits/192 kHz et DSD 11.2 MHz Entrée numérique optique : 24 bits/192 kHz Puissance de sortie : 300 mW (symétrique sur XLR), 150 mW (asymétrique sur jack 6,35 mm) sous 32 Ω Impédance de casques compatibles: 16 à 600 Ω DHT : < 0.04% (1kHz) Réponse en fréquence : de 20 à 80 kHz (± 3 dB, 32 Ω, 100 mW) Alimentation externe : 12V Dimensions : 150 x 34 x 157 mm (LxHxP) Poids : 630 g

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IFI AUDIO Pro iCan

1950 €

Dès ses débuts, la marque britannique Ifi Audio nous a habitués à des productions d’entrée de gamme telles que le l’iCan ou encore l’iDac dont nous nous sommes fait l’écho dans nos colonnes. Mais voilà qu’elle nous revient avec un amplificateur très haut de gamme pour casque fonctionnant avec un circuit à tubes ou à transistors ; un appareil censé ravir les professionnels comme les audiophiles avertis. Derrière la marque Ifi se cache le nom d’ARM pour Abbingdon Music Research, une société très réputée outre-Manche pour ses appareils audio de haut vol. Ses premiers produits très abordables avaient immédiatement séduit bien des mélomanes, mais avec le modèle Pro iCan d’aujourd’hui, ARM change quelque peu de registre. Cet amplificateur pour casque haut de gamme reste totalement analogique, mais tranche avec le reste de la production iFi Audio, car il peut fonctionner soit à transistors soit à tubes. Les puissances comme la connectique sont beaucoup plus étendues que sur les autres appareils de la marque, et le schéma totalement symétrique. Le Pro iCan conserve néanmoins les originalités de la marque comme deux fonctionnalités propriétaires : le 3D Holographic et le X-Bass.

Un hublot pour voir les tubes de puissance étinceler Question esthétique, le format de ce nouvel arrivant change littéralement avec une forme plus classique, l’habillage en alliage couleur argent mat restant comme une marque de fabrique. En effet, à la place de la forme tout en longueur des autres modèles,

nous trouvons un boitier presque cubique plus traditionnel qu’ornent des ondulations de métal sur ses trois côtés tandis que sur le dessus un petit hublot permet de voir le rougeoiement des tubes lorsqu’ils sont actifs. La face avant et celle de l’arrière sont extrêmement bien garnies. Nous ne comptons pas moins de quatre entrées analogiques, dont trois RCA et une symétrique sur XLR. Une double sortie, reprenant les mêmes standards (RCA et XLR), est placée juste à côté pour le branchement à des enceintes actives ou un bloc de puissance. La prise d’alimentation 15 V est raccordée à un second connecteur de sortie pour alimenter un autre appareil tandis qu’un port Ifi Electrostatic Add-On-Module permet l’utilisation d’un casque de cette technologie. À ce titre, une alimentation externe digne d’un ordinateur est livrée d’origine, elle développe 4 ampères sous 15 volts.

Une connectique qui voit large À l’avant, 5 branchements pour casque sont disponibles : deux asymétriques (mini-jack 3.25 mm et jack 6.35 mm) et 3 symétriques sur prise XLR 4 broches, jack 3.25 mm ou double jack. Deux


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gros bouton rotatif occupent les côtés droit et gauche. Le sélecteur de source à gauche reprend les quatre entrées tandis que celui à droite ordonne le volume. Viennent ensuite deux autres sélecteurs qui serviront aux réglages des fonctions XBass et 3D Holographic. La première agit sur le signal en corrigeant les manques de basses de certains casques avec une augmentation maximale de 12 dB aux fréquences 10, 20 et 40Hz, tandis que la seconde a pour but de réduire les distorsions des enregistrements tout en augmentant l’ampleur de la scène sonore. Pour finir cette description, ne ratons pas les deux petits inverseurs situés juste en dessous : l’un permet d’augmenter le gain entre 0 et 18 dB, l’autre de choisir le mode de fonctionnement du double étage de puissance du Pro iCan : transistors, tubes ou tube Plus (avec contre-réaction limitée). Voilà bien une originalité que nous n’avons jamais vue auparavant.

Deux amplis en un Une fois le capot retiré, nous arrivons au cœur de la technologie très particulière du Ifi Audio Pro iCan. Le circuit principal regroupe presque tous les éléments de l’appareil sauf les circuits d’alimentation et de stabilisation des tensions qui ne comprennent pas moins de 8 condensateurs de filtrage de 1000 μF/25 V et deux autres de 100 μF/50V avec transistors associés. Tous ces composants sont implantés sur une carte déportée à gauche de l’appareil. À l’opposé, une carte fille accueille un étage de puissance à tubes avec une paire de General Electric Nos 5670, des doubles triodes qui firent leurs débuts à l’aube des années 1940. Ils sont précédés de deux transistors de chez On Semicondutor en guise de drivers. L’étage de puissance à transistors du Pro iCan est configuré en entrée autour de modèles bipolaires J-FET à très faible distorsion suivis par un double étage avec transistors Mosfet polarisés en classe AB. Ces derniers sont rangés sur deux lignes parfaitement parallèles (deux fois cinq paires par chaque canal) sur le dessous de la carte mère avec un dissipateur thermique à ailettes que l’on voit bien en plein milieu de l’appareil. D’autre part,

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tous ces circuits fonctionnent en mode symétrique depuis l’entrée jusqu’à la sortie, ce qui élimine des étages et des composants symétriseurs donc une dégradation des signaux. Le Pro iCan possède un potentiomètre de volume motorisé Alps dont la rotation est assurée par un circuit L9110S. Nous parlons ici de la version avec six connecteurs, dont quatre sont utilisées pour un réglage optimal et précis du volume. Au plus près de ce contrôle de volume, nous distinguons également un ampli opérationnel de précision et faible bruit Burr Brown OPA1654 et sur la partie gauche de cet ampli, encore d’autres composants tels des condensateurs à film plastique pour la tension de polarisation élevée qui servira à l’alimentation d’un casque électrostatique, connectable depuis le port prévu à cet effet. Nous ne pouvons qu’admirer l’ingéniosité de la marque Ifi Audio comme sa volonté d’aller jusqu’au bout de sa logique pour offrir à l’utilisateur, tant

Spécifications

•Connectique d’entrée : 3x analogiques RCA asymétriques + 1x symétrique XLR •Connectique préampli : 1x asymétrique RCA et 2x symétriques XLR •Sorties casque : 2x asymétriques sur jack 6.35 mm et 3,25 mm; 3x symétriques sur XLR, jack 3,25 mm et double jack 6,35 mm •Puissance sortie casque : 14 watts en symétrique et 4,8 watts en asymétrique sous 16 Ω •Gain : 0, 9, 18 dB (sélectionnable) •Réponse en fréquence : 0.5 à 500 kHz à -3 dB •Dimensions : 213 x 63.3 x 192.5 mm (LxHxP) •Poids : 1.3 kg

Notre avis Construction

Equipement

Qualité du son

Intérêt


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particulier que professionnel, un appareil pouvant répondre à tous les cas de figure. Les puissances annoncées le prouvent avec jusqu’à 14 watts sous 16 Ω. Même les casques les plus difficiles seront aux anges avec cet appareil.

du spectre est lumineux avec une profusion de détails qui en font la signature sonore. L’exemple nous en est donné avec les sœurs Ibeyi qui sont d’une magnifique présence scénique. Leurs voix sont d’une belle matière et ne masquent en rien tous les détails des instruments qui les Écoute : un appareil à double visage accompagnent. Les différents bruits comme du verre tapé du morceau «Ghost» et les effets de Avec autant de possibilités, l’Ifi Pro iCan est tout à la réverbération sont reproduits avec une précision fois une aubaine pour son utilisateur et un casse-tête qui rend la restitution très vivante, mais sans à qui veut le cerner sur son aspect musical. Quelle est pour autant devenir trop décharnée. Certes en la plus juste configuration à adopter pour le décrire passant en mode tubes, il y a plus de poids sur au mieux ? Suite à quelques essais avec plusieurs les notes comme si les timbres de leurs voix casques nous avons écarté les deux fonctions XBass avaient descendu d’un ton. Idem sur tous les et 3D Holographic. Mais reste le plus important : le instruments placés légèrement en arrière, mais on mode d’amplification : tubes ou transistors ? Et là ce se surprend à regretter le côté nerveux et vif de la sera aussi une question de goût pour l’auditeur, et configuration avec la section à transistors. pourquoi pas aussi de type de musique. Néanmoins, Cet iFi Pro iCan a plusieurs visages manifestement. il apparaît que le premier type d’amplification offre Il saura se montrer chaleureux tout en remplissant plus de chaleur et de densité à l’équilibre tonal, mais l’espace sonore de façon très convaincante avec en perdant quelque peu en tension et en nervosité son étage à tubes, comme il s’évertuera à une dans le registre grave. En mode transistors, nous analyse plus fine et fouillée avec son étage à sentons que les différents casques sont bien tenus transistors. Un appareil caméléon que l’on pourra avec une belle maîtrise des transitoires. Le son est adapter au fil des écoutes et de son goût. aérien, léger et d’une très belle analyse. Le haut


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LEHMANN Linear D

1400 €

Sorti en 2004, le tout premier ampli casque de la série Linear avait fortement impressionné le petit monde de l’audio par sa musicalité, sa simplicité et sa qualité de fabrication poussée à l’extrême. Nous sommes en 2016 et pour fêter son succès, la marque allemande lance sur le marché un modèle encore plus abouti avec des paramètres techniques améliorés. Norbert Lehmann de la société éponyme semble être un homme de principe pour lequel les modes passagères ne comptent guère comme le prouvent toutes ses productions. La série Linear en est le reflet, elle allie conception technique purement audiophile et qualité sonore saluée par de nombreux prix et récompenses. Nous adhérons à cet esprit pour lequel la qualité sonore prime avant les autres aspects, une vision que partage aussi la marque de casque Sennheiser qui travaille souvent avec les produits Lehmann ou encore plusieurs professionnels, notamment des studios de mastering, adeptes de cette marque allemande basée à Cologne.

d’avoir un appareil d’une solidité indéfectible. Ce coffret repose sur des supports ayant fait l’objet d’une attention toute particulière : trois pieds dits «SSC» garantissant une grande immunité face aux vibrations parasites. Et si cette démarche peut faire sourire pour un ampli casque, sachez que les caractéristiques des composants changent suivant leur température bien sûr, mais aussi leur comportement vibratoire. Compte tenu de la qualité de certains d’entre eux dans le Linear D, cette attention a toute sa raison d’être.

Un design épuré, pour la bonne cause

La face avant de 4 mm accueille deux entrées jack 6.35 mm (modèles haut de gamme Neutrik) et un bouton de volume en aluminium massif qui pilote un potentiomètre Alps 2 x 50 kΩ, 27 mm. L’arrière reçoit une paire de RCA pour une source analogique, elle se trouve à proximité d’une seconde paire de RCA servant à relier le Linear D à un préampli, des enceintes actives ou, mieux, un bloc de puissance tel le Lehmann Stamp. Pour les flux numériques, contrairement au modèle

Si les grands principes qui gouvernent la conception des produits Lehmann trouvent leurs fondements dans la recherche du meilleur son qui soit, il en est un autre tout aussi prégnant : la sobriété de présentation. Le Linear D de ce test reprend donc exactement le même châssis que ses frères avec un coffret en métal amagnétique de 2 mm d’épaisseur qui donne le sentiment

Ampli casque, préampli et convertisseur numérique/analogique


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Linear USB, Norbert Lehmann a fait le choix de se concentrer sur deux entrées S/PDIF (24 bits/192 kHz), l’une coaxiale par RCA, l’autre optique Toslink. Toutes les prises Cinch sont dorées à l’or fin comme les jacks de sortie avec isolation au Teflon. Les entrées numériques sont reliées à une puce Sabre ESS ES9018K2M qui est donnée pour une quantification de 32 bits sur le papier. Les flux numériques sont gérés en entrée par un circuit Cirrus Logic WM8804G et cadencés par une horloge haute précision. L’étage bénéficie également de huit petits condensateurs bleus au mica réputés pour leurs performances exceptionnelles.

Mais pas de folie dans l’équipement Le fonctionnement du Linear D est ramené au plus simple. Les deux entrées numériques restent prioritaires à l’analogique qui se coupe dès qu’un signal digital est appliqué à l’appareil. Même si cette conception évite d’ajouter un sélecteur de source, un composant toujours susceptible de dégrader le résultat final, cela reste assez contraignant. Néanmoins et dans un souci d’ergonomie, la prise jack 6.35 mm de droite autorise l’écoute en simultanée avec la sortie analogique (Line Out ou Preamp-Out), la gauche coupant ce signal dès qu’un casque lui est connecté. Sous le boitier, quatre petits interrupteurs permettent de régler le gain ente 0 et +20 dB, ce qui peut se révéler fort utile suivant l’impédance et la sensibilité des casques. Effectivement, si 10 mW sont suffisants pour un casque de 16 ohms, 10 fois plus sont nécessaires pour un modèle affichant une impédance de 120 ohms et nous ne parlons pas de certains modèles allant jusqu’à 600 ohms.

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µF. Nous comptons aussi des condensateurs à film pour éviter les bruits de commutation, comme des régulateurs de tension à faible bruit avec quatre condensateurs de sortie. Placés à l’avant de cette alimentation, les deux étages de puissance sont polarisés en Classe A et bâtis autour de transistors BD139 et 140 dit Epitaxial de chez On Semiconductor. Quant à lui, l’étage d’entrée tourne autour d’un ampli op Burr Brown OPA2134 très efficace. Les améliorations, apportées sur la nouvelle version «D» du Lehmann Linear que nous testons ici, sont présentes autour de cet ampli op avec des condensateurs au mica qualité militaire, des composants extrêmement stables face aux variations de température ou de fréquences. La construction professionnelle du Linear D reflète parfaitement la réputation de ce constructeur.

Spécifications

•Sorties casque : 2x jack 6,35 mm •Sortie préampli : asymétrique sur RCA •Entrées numériques S/PDIF : coaxiale RCA et optique Toslink (24 bits/192 kHz) •Puissance sortie : > 200 mW sous 300 Ω et 400 mW sous 60 Ω •Gain : 0, 9, 18 et 20 dB (sélectionnable) •Distorsion DHT : < 0.001 % (6 mW/300 Ω) •Rapport signal sur bruit : > 95 dB à 0 dB de gain •Réponse en fréquence : de 10 (-3 dB) à 35 kHz (-1 dB) •Dimensions : 110 x 440 x 280 mm (LxHxP) •Poids : 1.5 kg

Pour les circuits électroniques : la simplicité, sœur de l’efficacité

Notre avis

Sous le capot, l’architecture générale ne semble pas très différente des autres Linear avec un gros transformateur torique blindé Sedibauer de 28 VA, ce qui est, pour ce type d’appareil, très conséquent, à l’image des deux gros condensateurs de 4700

Construction

Equipement

Qualité du son

Intérêt


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Écoute : sérénité et grande élégance Quelle élégance et quelle classe ! Une fois chaud, le Lehmann Linear D semble manifestement avoir été conçu pour (et par) un mélomane. Loin d’être démonstratif par un haut de spectre trop piqué qui aurait tendance à masquer ou à estomper les autres registres, le Linear D se montre extrêmement homogène et cohérent. La région médium paraît d’une facture assez unique comme les appareils de Classe A savent se montrer, et les aigus sont finement ciselés sans pour autant perdre le droit chemin. Le son est comme une mer calme après une tempête, on en apprécie d’autant plus les reflets des vagues. Le grave est détaillé, mais ne vous tape pas dans les oreilles comme avec d’autres amplificateurs et de son côté, la scène sonore n’est pas projetée en avant, elle a un certain recul qui permet de bien sentir les ambiances des prises de son. La joie de longues heures d’écoute est une des nombreuses qualités de cet amplificateur. À la différence par exemple du Ifi Pro iCan également testé dans ce guide, le Linear D offre à l’écoute du fichier 16 bits/44 bits des sœurs Ibeyi une quiétude bien supérieure quitte à perdre un peu en détail notamment lorsque l’on a opté pour l’amplification à transistors de son concurrent. Avec cet amplificateur, on obtient un son plus calme, plus posé, mais peut être aussi plus respectueux de l’équilibre tonal des voix comme des différents instruments. Effectivement, le piano (joué par une des sœurs Ibeyi) sonne juste comme tous les autres instruments à percussion qui accompagnent toute leur mélodie. C’est très modulé et cela joue beaucoup plus sur l’émotion que sur un pouvoir d’analyse trop poussé. En revanche, la profondeur du tambour du morceau River est superbe. On sent fort bien toute l’étendue de la caisse de résonance comme la peau qui se tend sous les coups, le Linear D en a sous le capot, mais le montre de façon détendue. La musique classique laisse manifestement mieux filtrer le caractère élégant de cet amplificateur allemand surtout son médium particulièrement riche et orné de mille nuances. L’introduction du Dixit Dominus HWV 232 du compositeur Haendel joué par La Nuova Musica et dirigé par David Bates est magnifique. Nous ressentons bien toute la perspective des rangs d’instruments comme les cœurs situés en arrière-plan. La voix de la soprano Lucy Crowe a en même temps cette gravité et une hauteur de voix parfaitement respectée : le Linear D sait rester cohérent et juste en timbres. Les mélomanes tomberont sous le charme de cet amplificateur tant il laisse l’émotion des interprétations au cœur de ses qualités. Même si le Linear D semble concentrer toute son énergie sur la région médium/aiguë, il se joue de tout artifice ou coloration, un atout majeur pour des écoutes de longue durée.


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900 €

HD-DAC1

MARANTZ

Le HD-DAC1 appartient à la série Hifi haut de gamme du constructeur Marantz. Avec son hublot placé en plein milieu de sa face avant, sa connectique fournie et ses principes techniques repris des meilleurs appareils de la marque, cet ampli casque et convertisseur lancé en 2014 trouve toute sa place dans notre sélection 2016 des appareils de cette catégorie. Comme nous le savons, l’utilisation de casques de grande qualité n’a cessé d’augmenter depuis une dizaine d’années, il n’est donc pas un hasard que Marantz réponde à ce phénomène grandissant avec le HD-DAC1, un amplificateur spécialement consacré à cette pratique. L’appareil reprend, bien entendu, les grands principes technologiques de la marque comme les circuits HDAM associés à une puce de conversion Cirrus Logic CS4398 que l’on retrouve sur leurs lecteurs CD/SACD Marantz.

Une présentation toujours luxueuse et cossue Ce HD-DAC1 reprend la présentation luxueuse propre aux électroniques haut de gamme de Marantz ; un design que l’on pourrait juger intemporel grâce à un savant mélange de modernité et de pérennité avec un rappel aux appareils de jadis grâce au joli hublot placé en plein milieu de la face avant en aluminium brossé. Ce dernier permet le visionnage d’un certain nombre d’opérations : source lue, résolution des fichiers en cours de lecture, navigation dans les menus de l’appareil. Grâce à la belle télécommande livrée ou le commutateur Set-Up de la face avant, plusieurs paramètres sont en effet accessibles : changement de la brillance de l’afficheur (dimmer), gain du circuit de puissance à trois positions (faible, moyenne et élevé) , l’iPod Mode (la télécommande prend la main sur l’iDevice connecté) et enfin l’Auto Standby, c’est-à-dire la mise en veille automatique si l’appareil reste innactif pendant plus de 30 min. Disponible en deux finitions (dorée et noir), la façade du Marantz HD-DAC1 est bordée de joues en résine imitant de façon très réaliste la ronce d’acajou. Et n’oublions pas pour finir la description

de cette face avant, la présence, juste à côté de la sortie casque sur jack 6,35 mm, d’un port USB A pour un iPod, ou tout autre dispositif de stockage externe contenant des fichiers MP3, WMA, AAC ou WAV d’une résolution max de 16 bits/48 kHz.

Une connectique polyvalente... À l’arrière du Marantz HD-DAC1 nous comptons une entrée Aux analogique sur jack 3.25 mm (les signaux analogiques reçus par cette prise seront convertis en numérique 24 bits/96 kHz), puis 3 entrées S/PDIF (une coaxiale et deux optiques Toslink) que rejoint une USB B asynchrone. Juste en dessous, l’utilisateur a le choix entre deux sorties analogiques, la première est fixe, la seconde de niveau variable pour attaquer un bloc de puissance ou une paire d’enceintes actives.

...pour un appareil polyvalent La construction de l’appareil bénéficie d’un double châssis. La première chose qui étonne et rassure, est la présence d’un sérieux bloc d’alimentation totalement blindé. Deux gros condensateurs Nichicon, d’une valeur de 6 800 µF/25V chacun sont visibles sous la carte numérique ainsi qu’une batterie de petits condensateurs pour assurer un filtrage des modules HDAM. La partie amplification pour casque utilise une structure à deux transistors sans contre-réaction montés sur un dissipateur de chaleur à ailettes. Marantz annonce une puissance de 800 mW sous 32 ohms. Sur la carte supérieure, se trouvent les circuits numériques. L’interface USB passe par un processeur Texas Instrument (TMS320C6748) tandis qu’un récepteur Burr Brown serre aux signaux des


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entrées S/PDIF ainsi qu’à la numérisation de ceux en analogique. Sous cette carte se trouve à la fois la puce de conversion Cirrus Logic CS4398 acceptant des signaux jusqu’à 24 bits/192 kHz ou DSD. Les signaux convertis en analogique sont filtrés et amplifiés par les fameux circuits Marantz HDAM et HDAM-SA2 qui sont entièrement réalisés en composants discrets (Marantz préférant ce montage propriétaire à des amplis op habituels) accompagnés de condensateurs de qualité audiophile. Il est également à noter et dans le même souci de préserver la qualité des signaux que le potentiomètre est un modèle Alps motorisé qui bénéficie d’une ferrite afin de se prémunir des interférences parasites. Voilà un appareil bien complet, comme d’habitude chez Marantz. Nous regrettons juste l’absence de prises d’entrée analogique au format RCA qui aurait été préférable à une mini-jack.

Écoute : chaleur, douceur et langueur Que ce soit en mode analogique ou numérique, la signature sonore de Marantz transparaît avec un son qui ne se dépare jamais d’une chaleur et d’une onctuosité évidente, exactement le contraire d’un ton dur ou analytique. Avec certains casques à la restitution très douce, cela pourra faire un peu trop. La scène sonore est d’une ampleur peu commune, nous ne sommes pas collés aux musiciens, mais prenons une certaine distance avec eux comme si nous jouissions de plus d’espace. La bande passante est, comme vous pouvez le deviner, plutôt descendante. Les timbres sont chauds, rassurants et par rapport à d’autres modèles testés dans ce guide, comme le Lehmann Linear D ou encore le Ifi Audio Pro iCan, nous pourrions ici souhaiter plus de mordant sur les attaques de notes. Le bas du spectre est plus que généreux, ce qui va dans le sens du reste. Sur le disque des sœurs Ibeyi, et notamment le morceau «Ghost», nous sommes plongés dans une ambiance sonore chaleureuse que berce un

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beau réalisme sur les voix. Les divers instruments à percussion comme le piano qui accompagne tout le morceau ont de la matière, du grain et forment un ensemble sonore très ordonné. Nous pourrions quand même souhaiter un peu plus de rapidité générale. Le Marantz HD-DAC1 privilégie l’ampleur et la sensualité quitte à être moins piqué et fouillé aux deux extrémités du spectre. Le confort d’écoute est total, une garantie contre les écoutes crispantes et coincées. Nous avons donc pensé que la musique classique serait très certainement le terrain de prédilection de cet ampli casque. Nous l’avons essayé sur plusieurs fichiers dont le Messie de Haendel dirigé par Sir Colins Davis et sans nul doute, ce Marantz HD-DAC1 exploite toutes ses qualités de timbre sur ce type de message. Les voix sont magnifiques : à la fois charnelles et modulées, elles sont pleines de sensualité, ce qui restitue toute l’émotion de cette œuvre. Les voix de baryton sont puissantes et tous les écarts de niveau sont fort bien appuyés. Certes, le rang des violons brille moins par leur éclat, les harmoniques hautes semblent quelque peu écourtées, mais le HD-DAC1 n’a pas son pareil en matière de cohérence grâce à un médium fort bien charpenté. Loin de la fureur et du bruit, ce Marantz adoucit toutes les brillances pour rester d’une crédibilité spectrale jamais trahie par des colorations ou autres artifices.

Spécifications

•Connectique d’entrée numérique : 1x USB B, 1x USB A, 2x Toslink, 1x coaxiale, •Connectique d’entrée analogique : 1x sur jack 3.25 mm •Puissance : 800 mW sous 32 Ω •Bande passante : 2 Hz à 96 kHz •Rapport signal/bruit : 110 dB •Distorsion harmonique : 0.0012% •Niveau de sortie analogique fixe : 2.3 V rms en PCM et 1.7 V rms en DSD •Dimensions : 25 x 9 x 27 cm (LxHxP) •Poids : 5 kg

Notre avis Construction

Equipement

Qualité du son

Intérêt


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NUPRIME

HPA-9

700 €

Les ingénieurs de NuPrime (auparavant chez NuForce) ont toujours eu à cœur de fabriquer des appareils comblant tous les souhaits des audiophiles avec une ergonomie innovante et une musicalité très vivante. Preuve est faite encore une fois avec cet HPA-9 dont la puissance annoncée serait capable d’alimenter tous les casques du marché allant de 16 Ω à 1 KΩ et qui dispose en plus d’une véritable entrée pour platine vinyle MM et MC. Avec cet HPA-9, NuPrime parfait une gamme déjà bien fournie comprenant des amplificateurs intégrés ou séparés comme des convertisseurs faisant également fonction de préamplificateur (DAC-10H et DAC-9). Une multiplicité d’appareils sachant répondre aux nouvelles attentes des audiophiles, sans pour autant les ruiner grâce à un rapport musicalité/prix toujours intéressant. Pour cela, NuPrime n’hésite pas à choisir, sans aucun sectarisme, toutes sortes de technologies afin d’obtenir le meilleur résultat dans tous les cas de figure : le HPA-9 n’échappe pas à la règle. Pour concevoir cet appareil, Jason Lin, designer en chef de NuPrime, a pris en compte le regain d’engouement de la part des audiophiles pour les casques haut de gamme, mais aussi celui pour les platines vinyles de la part d’un public assez jeune. Il a donc doté son HPA-9 d’une section phono pouvant traiter les signaux des cellules à aimant mobile (MM) ou à bobines mobiles (MC), un concept totalement inédit, car nous ne connaissons pas d’appareil sur le marché qui propose cette double fonctionnalité.

Un hydre ou hybride, à la fois ampli casque et préampli phono MM/MC Le HPA-9 reprend exactement le même boitier que tous les autres appareils de la gamme 9 de NuPrime, un coffret tout en aluminium qui repose sur quatre pieds amortissant spécifiquement conçus. À l’arrière de l’appareil, nous trouvons deux entrées et deux sorties Ligne. À cela s’ajoute une

entrée Phono pour platine vinyles et sa prise de terre associée. Pouvant traiter les deux types de cellules (MM et MC), le choix entre les deux se fait grâce à un petit commutateur situé à l’intérieur de l’appareil, le gain est assuré par un montage, pour chaque canal, à base d’amplis op JRC NJM2068. À l’avant de l’appareil sont répartis de part et d’autre de la façade le sélecteur des trois sources et le bouton de volume. Ils encadrent les trois sorties casques dont deux par jack 6.35 mm et une sur jack 3.25 mm, celles-ci pouvant fonctionner en même temps. On regrette juste au passage qu’aucune d’entre elles ne coupe automatiquement les sorties Ligne. Il faudra donc éteindre l’ampli auquel est relié le HPA-9 pour une écoute purement au casque. D’autre part, nous découvrons sous la face avant un petit commutateur de gain, qui sert à ajuster la sensibilité au casque utilisé. Ajoutons que la mise sous tension est double avec d’une part un interrupteur situé au plus près de la prise femelle IEC à l’arrière et un cran de mise en fonction tout en début de la course du potentiomètre de volume à l’avant. Sans nul doute, cela permet de conserver certains circuits de l’amplificateur sous tension sans pour autant le laisser allumer tout le temps.

Un schéma de puissance conçu pour assurer Sous le capot, l’agencement comme le choix des composants ne fait guère de doute sur l’origine du HPA-9. C’est bien un NuPrime dans la plus grande tradition d’origine NuForce avec un transformateur torique Weeb Electric de belle dimension compte


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tenu des puissances annoncées. Il est suivi de deux transistors, implantés autour de pas moins de 12 condensateurs de 2200 µF, qu’accompagnent encore d’autres modèles totalisant au final pas moins de 30 400 µF. La capacité d’alimentation pour cette utilisation reflète bien la volonté du concepteur de satisfaire les possesseurs de casques à haute impédance. NuPrime reprend avec le HPA-9 une configuration d’étage d’entrée asymétrique à base d’amplis op JFET (des excellents MUSES 8920) qui, pour les concepteurs, offre un son proche d’un circuit à base de tubes. Un médium particulièrement riche et nuancé devrait en être la conséquence directe. Ensuite, la puissance du HP-A9 est produite par un montage en Classe A sans contre-réaction à partir de deux paires de transistors ST Microelectronics TIP31C et TIP32C (pouvant délivrer 40 watts !). NuPrime explique ce choix par trois critères distincts : une haute capacité en courant, une bande passante très large et un rapport signal sur bruit élevé.

Écoute : élégance et neutralité Il est assez surprenant que deux amplificateurs fonctionnant en Classe A, comme ce NuPrime HP-A9 et l’Arcam rHEAD (également testés dans ce guide), proposent deux esthétiques sonores si différenciées. Autant l’Arcam joue la carte de la dymanique à tout crin, une signature sonore identifiable dès les premières mesures de musique, autant le NuPrime sait la restituer avec plus de pondération et très certainement une meilleure cohérence générale : une qualité d’ailleurs qui conviendra mieux à de longues heures de musique, un plus incontestable pour une écoute au casque. Dès les premières minutes, le HP-A9 distille une sonorité, à l’image de l’intégré NuPrime IDA-8, capable de procurer une sensation de puissance parfaitement maîtrisée sans oublier toutes les nuances et variété des timbres. C’est précis, vif tout

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en étant nappé d’une douceur que l’on ne retrouve pas d’ailleurs chez son concurrent direct : certaines colorations nous sont épargnées pour un son d’une plus grande pureté, quitte à en devenir un peu moins vivant. La contrebasse débutant le morceau «Africa» du John Coltrane Quartet témoigne d’un bas du spectre qui sait se montrer sec n’ajoutant pas de lourdeur ou emphase. Il combine effectivement fermeté et droiture sans pour autant pécher par excès. Les coups de baguettes sur les cymbales ou les fûts du batteur conservent leur mordant sans pour autant être projetés en avant. Le haut du spectre est quant à lui assez fin et élégant sans tomber non plus dans la morosité. Le saxophone de John Coltrane associe puissance et délicatesse, le NuPrime dévoile ici ses qualités de neutralité tout en faisant vivre tout le génie de ce musicien. Sur le morceau «Amen» du regretté Léonard Cohen, nous entendons une multitude de détails dans le haut du spectre comme les cordes d’un banjo qui vibrent et dont les notes agréablement s’évanouissent dans le temps. La scène sonore est bien installée entre les oreilles sans qu’une partie du spectre ne vienne détruire une harmonie sonore bien établie. La voix de ce chanteur est chaude mais pas grossie artificiellement : la neutralité du NuPrime HP-A9 est décidément l’un de ses meilleurs atouts.

Spécifications

•Entrées analogiques : 1x entrée Phono (MM et MC), 2x entrées Ligne •Sortie casque : 1x 3.5 mm + 2x 6.35 mm •Sorties Ligne : 2x paires RCA stéréo •Puissance de sortie casque : max. 450 mW à 32 Ω et 100 mW à 600 Ω •Distorsion DHT : 0.03% •Rapport signal sur bruit : >100 dB •Réponse en fréquence : de 0 à 200 kHz à -3 dB •Dimensions : 235 x 55 x 281 mm (LxHxP) •Poids : 2.5 kg

Notre avis Construction

Equipement

Qualité du son

Intérêt


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RUDISTOR

NX-03 La marque italienne RudiStor est essentiellement spécialisée dans la conception d’amplis HiFi pour casques audio. Elle propose toute une série de modèles dédiés dont le NX-03, son entrée de gamme, un modèle plein de charme sonore malgré sa simplicité de conception et d’utilisation.

RudiStor Sound System a été créée en 2003 et concentre ses activités essentiellement sur la conception d’amplificateurs pour casques audio haut de gamme. La philosophie du Dr Rudi Stor, le fondateur de la marque, peut se résumer en trois points : créer des appareils avec une qualité élevée, n’avoir nul préjugé sur la topologie des circuits utilisés et ne faire aucun compromis sur le choix de composants. Le NX-03 est le produit d’entrée de gamme de la marque. Ce n’est pas une nouveauté 2016, car cet amplificateur a déjà plus de dix ans de service derrière lui, cependant plusieurs modifications ont été effectuées depuis son lancement en 2005. Tous les amplificateurs RudiStor partent d’un schéma en Classe A, et les différences du NX-03 par rapport ses grands frères RPX-38 et RP30 porte surtout sur la qualité des alimentations, la topologie double mono comme les puissances des circuits de gain.

Un design élémentaire Le RudiStor NX-03 est ce qu’il y a de plus simple en matière d’amplificateur pour casque. Sa face avant en aluminium d’un millimètre d’épaisseur tranche assez nettement avec le reste du châssis qui lui est en acier inoxydable (ou inox) de qualité aviation. Sans doute ce choix a-t-il été guidé pour une dissipation plus efficace de chaleur, le NX-03 fonctionnant en Classe A, bien plus qu’un quelconque risque de corrosion. La face avant est des plus sobre avec un interrupteur marche/arrêt

700 €

à gauche, le bouton de volume au centre et deux sorties casque sur jacks 6.35 mm à droite. Pour le potentiomètre, Dr Rudi Stor a fait le judicieux choix d’un modèle du fabricant japonais Alps. L’arrière de l’appareil est encore plus sobre que l’avant avec juste une prise secteur IEC et deux entrées Ligne asymétriques avec prises RCA dorées à l’or fin. Pas d’entrée symétrique comme la plupart de ces confrères et pas de sortie préampli non plus ; comme l’Arcam rHEAD, le NX-03 n’aura qu’un seul rôle à jouer : alimenter un ou deux casques. Néanmoins, l’allure du NX-03 est plutôt sympathique à la fois sobre et de bon goût. La qualité de fabrication ne souffre pas de lacune.

Amplification en classe A «Single Ended» À l’intérieur de l’appareil, tous les composants sont montés sur un seul circuit de bonne épaisseur. Nous avons au plus près de l’entrée secteur un transformateur torique encapsulé (pour une faible interférence magnétique et faciliter le montage) de marque Talema. Il s’agit du modèle 70051K de 15 VA, une bonne valeur pour un amplificateur dédié à alimenter un ou deux casques. L’alimentation comprend également pas moins de 8 condensateurs Elna 4700 µF qui entourent 4 autres de 1000 µF chacun. Le montage part en fait de deux circuits d’amplification (un par voie) en classe A utilisant un schéma «Single Ended». Un ampli opérationnel Burr-Brown OPA2134P pilote un transistor bipolaire TIP3055 lequel est chargé par un générateur de courant constant, dans notre


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cas un LM317. Ajoutons qu’un transistor BC141 est monté entre les étages d’entrée et de sortie, il sert très certainement à augmenter le gain du NX-03. L’implantation est rationnelle et plutôt bien pensée même si le schéma est minimaliste et n’est pas une nouveauté en soi.

Écoute : joyeuse et chantante Que voilà une bonne surprise de notre guide ampli casque 2017 que ce petit italien. Le RudiStor NX-03 malgré sa conception minimaliste sait immédiatement charmer son auditoire car il combine les qualités de certains de ses concurrents tout en proposant une excellente synthèse entre elles. Par exemple, il a une vivacité générale qui se rapproche de celle développée par l’Arcam rHEAD ou encore l’Audio-gd NFB-AMP1 mais sans en avoir la tenue et la force, notamment dans le bas du spectre. Il démontre également que l’ouverture et la transparence dans le haut du spectre d’un NuPrime HP-A9 ne sont jamais très loin, le NX-03 distillant tout de suite une ouverture dans le haut nous montrant qu’il soulève et met en valeur toutes les nuances des timbres. Du coup, le haut du spectre est très défini, nous pourrions même l’affubler du terme de lumineux tant il nous offre une belle justesse de timbres sur des voix ou sur des instruments à cordes même s’il a moins de poids sur les notes (« un peu moins de chair autour des os » comme le dit l’expression) que l’Arcam ou l’Audiogd allant bien plus loin dans ce domaine. Le NX-03 possède, quant à lui, un aigu si chantant que son expressivité en devient un de ses atouts majeurs. Le bas du spectre est certes moins démonstratif, mais le NX-03 sait le tenir, preuve à l’appui les écoutes avec notre casque Audeze LCD-X même à des niveaux élevés. Du coup, cet appareil nous démontre qu’un caractère moins affirmé lui confère une plus grande polyvalence face à tous les styles de musique comme nous le révèle le duo Kevin Seddiki (guitare) et Bijan Chemirani (percussions). Ce dialogue ouvert à toutes les influences : Jazz, World Music, Orientales est un vrai plaisir à écouter. Le NX-03, avec son aigu épanoui, sait faire chanter la guitare de Kevin Seddiki avec un apport en détail de jeu assez impressionnant. Au pincement des cordes bien reproduites, cet ampli casque sait redonner toute l’étendue spectrale de cet instrument. De plus, nous tombons aussi sous le charme de la diversité des sonorités de tous les instruments à percussion que joue Bijan Chemirami tout au long du disque comme un zard de sa Perse natale. Le son est très ouvert avec une scène sonore aérée et précise dans l’espace. La notion d’équilibre tonal reste au centre de ce magnifique enregistrement qui nous appelle à un voyage à travers les âges. Voulant un peu tester ce que ce NX-03 a dans le ventre, rien de plus parlant que le disque du groupe London Grammar «If You Wait» avec son niveau dans le bas à faire craquer n’importe quel

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transducteur ou ampli. Et bien, le NX-03 tient la route sans difficulté avec un bas bien dosé. Ce registre, certes moins généreux qu’avec certains concurrents, sait contenir une tension palpable et propre. Là aussi, la guitare ou les nappes de synthétiseurs n’ont plus de secret pour nous. L’ambiance sonore est plus proche de l’auditeur et jouit d’une précision assez surprenante. C’est clair sans être trop analytique, c’est propre sans être trop raide. Le RudiStor NX-03 est un appareil ouvert à tous les styles de casques et de musique donc.

Spécifications

•Connectique : 1x entrée asymétrique sur RCA, 2x sorties casque sur jack 6.35 mm •Puissance en courant max : 15 Vpp •Gain maximum : 10 dB •Bande passante : de 0 à 100 kHz à 0.05 dB •Rapport signal/bruit : - 113 dB •Dimensions : 250 x 50 x 250 mm (LxHxP) •Poids : 3,2 kg

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