ON mag - Guide de l'audiophile nomade 2017

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mag Edition 2017/4

à l’ESSAI

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appareils audio pour les vacances

GUIDE 2017 DE

L’AUDIOPHILE NOMADE

Casques audio pas ordinaires, enceintes boombastiques, haut-parleurs Bluetooth de poche, baladeurs et DAC Hi-res de campagne, écouteurs...


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ON mag - Spécial audiophile nomade 2017

SOMMAIRE ENCEINTES BLUETOOTH p. 6 : Advance Acoustic AIR 25 p. 7 : Dali Katch p. 8 : Acoustic Energy Aego BT2 p. 10 : Vifa Copenhagen p. 11 : Cambridge Audio YoYo (M) p. 15 : Ultimate Ears UE Wonderboom p. 15 : Divacore Bloop p. 16 : JBL Flip 4 p. 16 : Sony SRS-XB20 p. 17 : Philips Shoqbox SB500 p. 18 : Philips Everplay BT7900 p. 18 : Libratone Too p. 19 : B&O Play Beoplay P2

p. 40 : Blue Mic Ella p. 42 : Jays u-Jays Wireless p. 44 : Plantronics BackBeat Pro 2 p. 46 : Sennheiser PXC 550 Wireless

ÉCOUTEURS INTRAS

p. 50 : Fostex TE04 p. 51 : NuForce BE Sport 3 p. 52 : Erdre Audio D201G p. 52 : Libratone Q Adat In-ear p. 53 : NuForce HEM8 p. 54 : 1More E1001

BALADEURS ET DAC p. 22 : Cowon Plenue 2 p. 26 : Lotto PAW 5000 p. 28 : iFi Audio Nano iDSD Lite p. 30 : RHA Dacamp L

CASQUES AUDIO p. 34 : 1More H1707 p. 36 : Audio-technica ATH-DSR7BT et ATH-DSR9BT Ce magazine vous est offert par ON-Mag.fr. Vous avez le droit de le consulter, l’imprimer, le diffuser, le redistribuer dans son intégralité sans restriction. Cependant, tout découpage, tout retrait et toute modification sont interdits sauf autorisation préalable de notre part. On participé à ce numéro : Communication : Manuel Courbo (régie Catset), mcourbo@gmail.com, 06 61 09 14 46 Rédacteurs : Manuel Courbo, Nicanor Haon, Pierre-Yves Maton, Pierre Stemmelin


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LES ENCEINTES BLUETOOTH Bombastiques et baroudeuses


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BOMBASTIQUE

Du bon et gros son à emporter On se souvient de la frénésie, dans les années 1980/90, pour les ghettoblasters, de gros radiocassettes portables que les amateurs de Hip Hop portaient dans la rue à l’épaule. Les produits de ce type sont passés de mode pendant un temps, mais nous reviennent aujourd’hui sous une autre forme. Ce sont maintenant des enceintes sans-fil transportables, utilisant le Bluetooth pour recevoir la musique depuis n’importe quel smartphone ou tablette. Ils ne s’adressent plus uniquement aux rappeurs, mais aussi aux hipsters avec des codes esthétiques bien différents. Mais l’idée, y est toujours, pouvoir emporter partout avec soi du bon et du gros son.... par Pierre Stemmelin

Advance Acoustic AIR 25

200 € Fruit d’une marque française, spécialiste de la HiFi haut de gamme à prix abordable, cette AIR 25 reprend le style de la Bose Soundlink III que nous avons déjà passé en test et qui fait partie de nos produits de référence. On retrouve ainsi la grille métallique faisant tout le tour du coffret et les commandes sur le dessus protégé par un bandeau de caoutchouc. Cependant, l’Advance Acoustic AIR 25 est plus compacte et surtout positionnée presque à la moitié du prix de la Bose SoundLink III. Parmi les bons points de cette enceinte Bluetooth, on trouve tout d’abord des commandes complètes, simples et ergonomiques avec de grosses touches pour mettre la musique en pause, relancer la lecture, régler le volume ou sauter de plage, un bouton pour prendre les appels téléphoniques en mode «kit main libre» grâce au microphone intégré ou encore la présence d’une puce NFC pour un appairage Bluetooth automatique sans oublier la possibilité d’activer les commandes vocales Siri ou OK Google. Et cela ne s’arrête pas en si bon chemin, car la connectique est également bien fournie. Elle comporte en plus de la liaison Bluetooth AptX, une entrée et une sortie analogiques auxiliaires, ainsi qu’un port USB 5 V pour recharger un appareil externe. La recharge de la batterie intégrée, d’une

valeur de 6600 mAh, se fait quant à elle par le biais d’un petit boîtier secteur fourni. Sur le terrain, cette Advance Acoustic AIR 25 a beau être compacte, elle a un vrai tempérament de déménageuse (dans le bon sens du terme). Ses deux transducteurs de 5,8 cm, soutenus par deux radiateurs passifs, alimentés par un ampli de 25 watts, envoient du gros son, jusqu’à un volume sonore relativement conséquent. La définition des timbres est moyenne, mais reste correcte. L’équilibre assez chaud et physiologique est agréable. C’est propre et sans trop de bavures. La restitution a du punch, sans être gueularde ou agressive. Bref, cette enceinte ne paye pas spécialement de mine, mais elle constitue assurément un must dans sa catégorie pour son niveau d’équipement et ses performances sonores. Cocorico !

Spécifications

•Connectique : port USB 5V, entrée et sortie auxiliaires sur mini-jack, Bluetooth AptX •Batterie : 6600 mAh, 12 h d’autonomie •Poids : 1,16 g •Dimensions : 21,8 x 7,4 x 8,8 cm

Notre avis :


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Dali

400 €

Katch La Katch est la première enceinte nomade créée par Dali, spécialiste danois des enceintes HiFi et Home Cinéma. Aussi, pour réussir son entrée sur ce marché, le constructeur n’a pas lésiné sur les moyens tant en matière de design que d’acoustique pointue. La Katch se pose en concurrente de ses consœurs danoises, notamment la B&O Beoplay A2, et la Vifa Helsinki, toutes deux également positionnées à 400 €. C’est une fière représentante de l’école scandinave, mais Dali a réussi à lui donner un style qui n’appartient qu’à elle. La Dali Katch se présente comme une élégante petite pochette, avec anse en cuir, dans un choix de coloris à la fois original et sexy. Sa construction est luxueuse. Le coffret est réalisé à partir d’un solide cadre en aluminium avec deux baffles en ABS renforcé. Chaque face accueille trois transducteurs : un tweeter à dôme textile de 21 mm, un boomer de course de 9 cm à dôme en aluminium et puissant moteur néodyme ainsi qu’un radiateur passif de 7,3 x 5,2 cm. Le tout est alimenté par un ampli de 2 x 25 watts RMS en classe D. La liaison Bluetooth AptX de la Dali Katch est compatible avec l’appairage automatique sanscontact NFC. Une entrée auxiliaire sur mini-jack analogique est présente ainsi qu’une sortie USB 5 V

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pour recharger un smartphone ou une tablette. Il est aussi possible de faire fonctionner cette enceinte de manière synchrone avec une seconde Dali Katch en configuration stéréo. À l’écoute, la Dali Katch propose deux modes d’égalisation, «Clear» et «Warm», plutôt bien vus pour s’adapter à différentes ambiances et musiques. Sa restitution est d’une grande pureté et d’une grande classe pour une enceinte Bluetooth portable. Les timbres sont d’une superbe définition avec profusion de détails et une belle aération. Le rayonnement en bipôle (par les deux faces de l’enceinte) procure une impression de spatialisation très réussie. Le son est clair, net et précis, mais la Dali Katch est également capable de délivrer de bonnes petites basses, du punch et de l’énergie. C’est un produit en tous points très raffiné.

Spécifications

•Connectique : Bluetooth AptX, entrée auxiliaire sur mini-jack, port USB 5V •Batterie : 2600 mAh, 24 h d’autonomie •Poids : 1,1 kg •Dimensions : 13,8 x 26,8 x 4,7 cm

Notre avis :


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Acoustic Energy Aego BT2

400 € L’Aego BT2 est la première enceinte portable de la marque britannique Acoustic Energy que l’on connaissait jusque là pour ses petites enceintes HiFi très haut de gamme. D’emblée, elle se présente comme un produit atypique avec son design fort sérieux et presque austère. L’Aego BT2 prend en effet la forme d’une brique en aluminium à la fois très ramassée et dont le poids impressionne. En dehors des touches disposées en cercle sur le dessus et protégées par un habillage en caoutchouc, L’Aego BT2 ne comporte aucune fioriture, même pas une anse ou une poignée pour faciliter le transport. Pourtant son équipement et ses fonctions sont complets. La liaison Bluetooth comprend le codec AptX est elle est de type Low Latency, ce qui évite notamment les décalages du son lorsque l’on regarde des vidéos. Un microphone est présent pour prendre des appels téléphoniques en mode main libre, de même qu’une puce NFC autorisant l’appairage automatique sans-contact. La connectique dispose d’une entrée mini-jack analogique auxiliaire pour une source externe ainsi qu’un port USB 5V pour recharger un smartphone ou une tablette. À l’intérieur, c’est également du sérieux. Le coffret ultra solide, formé d’un profilé d’aluminium de 2,5 mm d’épaisseur accueille en façade deux hautparleurs large-bande de 9 cm. Ces transducteurs

sont complétés par deux radiateurs passifs sur les flancs et alimentés par un amplificateur de 40 watts. La valeur de la batterie intégrée n’est pas indiquée, mais elle revendique une autonomie de 36 heures. On remarque aussi les plaques en caoutchouc collé dessous et l’arrière du coffret afin d’amortir les vibrations parasites. À l’écoute, on est étonné par la puissance acoustique que peut délivrer cette si petite enceinte. L’Aego BT2 fait honneur au nom de la marque. C’est un concentré d’énergie. Elle envoie du gros son. Le bas médium manque un peu de chaleur et de consistance, mais les basses sont fermes, profondes. Elles ont de l’impact, de l’ampleur tandis que l’aigu est détaillé et incisif. Cette enceinte est un peu chère dans l’absolue, ce qui explique que nous lui accordions une note un peu moyenne, mais ses performances n’en demeurent pas moins fort impressionnantes.

Spécifications

•Connectique : Bluetooth AptX, entrée auxiliaire sur mini-jack, port USB 5V •Batterie : 36 h d’autonomie •Poids : 2 kg •Dimensions : 14 x 20 x 10 cm

Notre avis :



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Vifa

Copenhagen 550 €

Vifa est une marque danoise très ancienne, à l’origine spécialisée dans la fabrication de hautparleurs électrodynamiques audiophiles, fournissant les meilleures marques d’enceintes acoustiques à travers le monde. Récemment reconvertie dans la conception d’enceintes sans-fil, elle est une digne représentante de l’école scandinave. Sa Copenhagen est la plus grosse enceinte portable de sa gamme, mais adopte une esthétique très fashion et «girly». Son look trendy a immédiatement fait craquer les bêta-testeuses de chez ON-mag. Mais sous son épaisse jupe de laine Kvadrat, la Vifa Copenhagen cache aussi une conception très sérieuse. Fidèles à nos habitudes de test, nous avons réalisé son effeuillage en règle. Le corps principal de cette enceinte est réalisé en ABS moulé de bonne épaisseur avec un cadre en fonte d’aluminium très costaud qui forme une large poignée facilitant le transport. Ce coffret accueille pas moins de dix haut-parleurs : six actifs et quatre passifs. Au sommet de l’enceinte aux extrémités droite et gauche, il y a tout d’abord deux tweeters à large dôme textile de 29 mm (35 mm au total avec la double suspension plissée). Viennent juste en dessous deux transducteurs de médium de 6 cm à membrane en aluminium. Au centre, à l’avant et à l’arrière sont installés deux boomers de 9 cm à diaphragme plat, ultra-rigide, en fibres renforcés. Chacun est enfin encadré par deux radiateurs passifs rectangulaires de 9 x 6 cm. Vifa n’indique pas la puissance de l’ampli intégré à la Copenhagen, pas plus que la capacité de sa batterie ou son autonomie. En revanche, on peut noter que les possibilités de connexion sont particulièrement bien fournies. En plus du Bluetooth AptX, une liaison Wi-Fi est présente, compatible

AirPlay et DLNA, de même qu’une entrée auxiliaire sur mini-jack analogique et numérique optique, ainsi qu’un port USB compatible iPhone. À l’écoute, la Vifa Copenhagen sonne plutôt bien. C’est une enceinte dont les performances sont dignes de la réputation des bons vieux gros ghettoblasters d’autrefois, capables d’envoyer beaucoup de décibels. Elle a un gros son, un équilibre légèrement physiologique, avec des basses généreuses, mais pas poussées à l’excès. Ses aigus sont clairs et raffinés. Les timbres pourraient avoir une meilleure cohérence globale et la scène sonore gagnerait à être un peu plus large et spatialisée. Néanmoins, la restitution à une belle énergie. Elle est dynamique, enjouée et propre. La Vifa Copenhagen est agréable à écouter à niveau moyen ou modéré. Sa transcription a de la matière, de belles rondeurs tout en étant fine et détaillée. Mais cette enceinte est aussi capable d’une puissance importante. À fort volume, les graves restent bien fermes, ne se désunissent pas. Elle est parfaite pour animer des soirées en intérieur ou en extérieur. À noter aussi que le prix de cette enceinte, qui était autrefois de 900 €, a beaucoup baissé. Il est maintenant de 550 € ce qui la rend plus intéressante que jamais.

Spécifications

•Connectique : Bluetooth AptX, Wi-Fi AirPlay et DLNA, entrée auxiliaire analogique et numérique optique sur mini-jack, port USB •Batterie : n.c. Poids : 4,65 kg •Dimensions : 26,8 x 36,2 x 9 cm

Notre avis :



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350 €

Cambridge Audio YoYo (M) Avec ce système, c’est deux enceintes Bluetooth pour le prix d’une que propose la marque anglaise Cambridge Audio qui, rappelons-le, est basée à Londres et non à Cambridge. En effet si la gamme YoYo comporte plusieurs enceintes monobloc, la version (M) est une paire stéréo. Les deux enceintes de ce système sont presque identiques, adoptant des formes sobres, une élégance discrète et un habillage haut de gamme en toile épaisse de chez Marton Mills agrémenté d’un écusson «Great British Sound Since 1968» reprenant les couleurs de l’Union Jack. Chacune de ces enceintes est accompagnée de son petit boîtier secteur pour l’alimentation et la recharge de la batterie. Chacune comporte aussi sous son socle une entrée auxiliaire sur mini-jack ainsi qu’un port USB 5 V pour recharger un périphérique extérieur. Les commandes sont installées au sommet sous un revêtement «soft touch» de protection. Elles sont encore une fois identique sur les deux enceintes et complétées par un système de contrôle gestuel qui donne la possibilité de mettre en pause, relancer la lecture ou changer de plage en passant la main audessus. Ce n’est pas évident au début, mais assez amusant quand on a pris le coup. À l’intérieur, la conception fait penser à celle de véritable petite enceinte HiFi. La encore, les deux enceintes sont identiques, équipées chacune, en charge close, de deux très bons haut-parleurs : un boomer d’environ 9 cm et un tweeter/largebande de type BMR (Balanced Mode Radiator) de 4,6 cm, à membrane plane, comme on en trouve sur les enceintes HiFi Aero et Aeromax de

Cambridge Audio. La marque n’indique pas la puissance des amplis qui alimentent ces haut-parleurs ni la valeur de la batterie, mais promet que celle-ci tient au moins 24 heures. Sur le terrain, les YoYo (M) peuvent être utilisées en stéréo ou en solo. En l’absence de sa conjointe, celle repérée du logo rond de Cambridge Audio se commute automatiquement en mono. C’est pratique pour partir en vadrouille. Mais naturellement, c’est en duo que ces enceintes trouvent leur plus grand intérêt. La restitution est réellement digne d’un système HiFi en dimension réduite. L’image stéréophonique s’étale en largeur et profondeur. La puissance acoustique n’est pas extrêmement élevée. Les Cambridge YoYo (M) préfèrent ne pas chercher à en faire trop dans ce domaine, privilégiant la qualité à la quantité. Les timbres sont doux, très joliment équilibrés et d’une grande définition. Tous les paramètres musicaux sont savamment dosés, évitant les excès et effets artificiels. Le son des Cambridge YoYo (M) est à la fois vivant et très séduisant.

Spécifications

•Connectique : Bluetooth AptX, 2x entrées auxiliaires sur mini-jack, 2x port USB 5V •Batterie : n.c. Poids : 1,5 kg (chacune) •Dimensions : 12,5 x 20,4 x 12,5 cm (chacune)

Notre avis :


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8 BAROUDEUSES Bluetooth et tout-terrain

Les enceintes Bluetooth ultra-nomades pullulent dans les gammes des grands constructeurs audio et dans la distribution. Beaucoup sont vendus à quelques dizaines d’euros et restent encore des gadgets sans intérêt. Mais si l’on accepte d’y mettre une somme un peu plus conséquente, à partir d’environ 100 €, on commence à trouver des modèles intéressants. Nous en avons testé huit, la plupart waterproof, et constatés que ces produits ont beaucoup progressé. Ce ne sont plus les petits haut-parleurs anémiques, impropres à la consommation audiophile, que l’on rencontrait il y a quelques années. Le niveau acoustique reste limité de même que la réponse en fréquence dans les extrémités du spectre. Cependant, plusieurs des enceintes que nous avons essayées nous ont montré qu’elles sont capables de performances honorables, d’un semblant de grave et d’ampleur, avec une bonne intelligibilité, des timbres équilibrés et agréables... par Pierre Stemmelin et Nicanor Haon

Petit coup de gueule anti-conso et gaspillage de ON mag Certaines des petites enceintes Bluetooth que nous avons testées pour ce dossier nous ont vraiment impressionné par leurs performances et parfois même leur musicalité. Néanmoins, de notre point de vue, un point noir persiste. Elles fonctionnent toutes sur batterie. Celle-ci est souvent inamovible et donc impossible à remplacer. Lorsqu’elle sera morte, l’enceinte sera bonne à jeter. Cela ne se produira pas forcément vite, mais les constructeurs d’enceintes Bluetooth, comme tous ceux de produits électroniques nomades et connectés devraient se préoccuper d’avoir une démarche de conception un peu plus écoresponsable. Des batteries standardisées interchangeables, comme les piles autrefois, enfermées derrière des trappes vissées et étanches, ce ne serait pas du luxe.


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Ultimate Ears

100 €

UE WonderBoom

Avec sa forme de grosse balle, l’UE WonderBoom est très robuste et semble presque indestructible. Nous lui avons fait subir des tests façon lancés de poids et plusieurs chutes, sans qu’elle ne bronche. Elle est également totalement étanche aux liquides et à la poussière, homologuée IP67. C’est vraiment l’enceinte de ceux qui veulent s’amuser. De plus, si elle tombe à l’eau, dans la mer ou la piscine, il n’y a pas trop de risque de la perdre puisqu’elle flotte et remonte donc à la surface. À l’intérieur, il y a une batterie de 2100 mAh qui donne 12 heures d’autonomie (pour une charge de 2,8 heures), des amplis annoncés pour 2 x 8,5 watts et deux transducteurs large-bandes de 4 cm accordés par un radiateur passif de 4,61 x 6,52 cm. La connectique se contente d’un port USB pour la recharge en plus de la liaison sans-fil Bluetooth. C’est un peu chiche, on aurait aimé avoir également

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une entrée auxiliaire sur mini-jack. Sur le terrain, cette enceinte Ultimate Ears capte extrêmement bien le Bluetooth sur longue distance, que ce soit en intérieur ou extérieur. Il est possible de la faire jouer à l’unisson avec une seconde enceinte UE WonderBoom. Elle sait donner de la voix de façon surprenante et même «gueuler» assez fort. Sa restitution manque un peu de délicatesse, de justesse et d’homogénéité, mais a de l’ampleur avec de la force de conviction.

Spécifications

•Connectique : port micro-USB de charge •Batterie : 2100 mAh, 10 h d’autonomie •Poids : 430 g •Dimensions : 9,3 x 10,2 x 9,3 cm

Notre avis :

Divacore Bloop

De loin, la Divacore Bloop paraît assez luxueuse avec sa coque en aluminium et sa anse en cuir. De près c’est autre chose. La finition et la qualité d’assemblage laissent à désirer tandis que les grilles métalliques des haut-parleurs risquent de prendre rapidement les bosses et rayures. Néanmoins, la solidité reste correcte. Nous avons fait subir une chute de plus d’un mètre de haut à la Divacore Bloop sans qu’il en résulte de dommage. La Divacore Bloop a quelques avantages pour son prix comme la présence d’une puce NFC pour un appairage automatique en Bluetooth avec les smartphones qui utilisent le «sans-contact» ou encore une batterie de 2600 mAh, généreuse pour la catégorie, et une étanchéité à l’eau en immersion jusqu’à 1 mètre de profondeur. Pour contre, les résultats sur le terrain sont moyens. La portée de réception Bluetooth est faible. Les deux petits haut-parleurs de 3,5 cm et leur radiateur passif de 7 x 3,5 cm alimentés par un ampli de 2 x 5 watts, donnent un son un peu creux qui devient assez vite criard lorsque l’on pousse le volume. L’intelligibilité est correcte, mais le son ne soulève pas l’enthousiasme.

100 €

Spécifications

•Connectique : port micro-USB de charge, entrée auxiliaire sur mini-jack •Batterie : 2600 mAh, 10 h d’autonomie •Poids : 320 g •Dimensions : 18,5 x 7,4 x 3,2 cm

Notre avis :


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JBL

Flip 4

150 €

La JBL Flip 4 est une enceinte assez compacte pour sa catégorie, aux formes simples, mais d’une conception éclairée. La marque américaine JBL, du groupe Harman désormais détenu par Samsung, n’en est pas à son coup d’essai dans ce domaine et montre la portée de son expertise. La JBL Flip 4 propose ainsi des fonctions complètes avec notamment une première touche permettant de la synchroniser en mode «Fiesta» avec d’autres enceintes sans -fil de la marque et une seconde touche pour activer le contrôle vocal, Siri ou OK Google, de l’appareil auquel elle est connectée. La JBL Flip 4 est totalement étanche, mais ne flotte pas. Elle est équipée de deux transducteurs large-bandes de 4 cm en façade accordés par deux radiateurs passifs de 4,5 cm. Ces derniers apparaissent très qualitatifs, dotés de membranes planes ultra-rigides. Ils sont implantés aux deux extrémités du coffret tubulaire, ce qui n’empêche pas pour autant de poser l’enceinte à la verticale, puisqu’elle préserve de petites ouïes pour que le son puisse rayonner. À l’écoute, la JBL Flip 4 dépasse de la tête et des épaules ses concurrentes directes. Elle ne fait certes pas de miracle, cela reste une petite enceinte, mais

elle a une pêche et un dynamisme qui fait plaisir à entendre. Son registre médium n’est pas criard. Il est propre,lumineux et bien intelligible, même à niveau sonore soutenu. Les radiateurs passifs sur les côtés donnent une bonne densité au bas du spectre et de l’ampleur à la scène sonore. C’est très réussi. Bravo à JBL pour se coup de maitre «ès acoustique».

Spécifications

•Connectique : port micro-USB de charge, entrée auxiliaire sur mini-jack •Batterie : 12 h d’autonomie •Poids : 580 g •Dimensions : 5,9 x 21 x 6,2 cm

Notre avis :

Sony

SRS-XB20 La SRS-XB20 est un produit festif doté d’un système d’éclairage blanc en façade proposant différentes animations lumineuses que l’on peut activer et désactiver à sa guise à partir de l’appli Sony Music Center (anciennement SongPal) depuis un smartphone ou une tablette. L’enceinte n’est pas étanche, mais résistante aux éclaboussures et plutôt bien équipée. Elle intègre une puce NFC permettant l’appairage du Bluetooth automatique et une touche pour activer le contrôle vocal du périphérique auquel elle est connectée, Siri sous iOS ou OK Google sur Android. La puce de réception Bluetooth de la Sony SRSXB20 est compatible avec les codecs AAC et AptX offrant une qualité audio proche de celle du CD. Elle supporte même le codec LDAC, propre à Sony, autorisant une transmission audio Hi-Res. Cela ne sert pas à grand-chose sur une si petite enceinte. L’apport ne s’entend quasiment pas. Mais cela fait toujours bien et prouve le soin apporté à la conception. Ce soin se retrouve au niveau de l’équipage acoustique composé de deux transducteurs large-bandes de 4,2 cm accordés par deux radiateurs passifs de 6,5 x 3,5 cm.

À l’écoute, la Sony SRS-XB20 délivre un son bien équilibré, avec des timbres propres. Sa restitution a de l’ampleur et une bonne puissance acoustique. Les résultats sont assez proches de la JBL Flip 4 que l’on peut considérer comme la référence dans sa catégorie de produits. Il est en outre possible de faire jouer cette enceinte de façon synchronisée avec d’autres modèles de la gamme Sony en mode «Party Chain».

Spécifications

•Connectique : port micro-USB de charge, entrée auxiliaire sur mini-jack •Batterie : 2100 mAh, 12 h d’autonomie •Poids : 580 g •Dimensions : 6,8 x 19,8 x 6,6 cm

Notre avis :


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Philips

200 €

Shoqbox SB500 La ShoqBox SB500 est la plus grosse des nouvelles enceintes nomades de Philips. Elle assume pleinement son rôle de ghettoblaster version 2017. Elle est tout d’abord étanche et antichoc (certifié IPX7 et IEC60068-2-32). Pour le démontrer, Philips l’utilisait pour un jeu de chamboule-tout lors de son lancement auprès de la presse parisienne ! Ensuite, l’enceinte adopte un design «fractal», avec des Leds de couleur qui clignotent au rythme de la musique derrière les grilles métalliques de protection. Personnellement, nous trouvons le design raté et la finition légèrement grossière, mais c’est une histoire de goût. Pour fournir un volume sonore important, la Philips Shoqbox SB500 est équipée d’amplis revendiquant 30 watts, de deux transducteurs large-bandes de 5 cm complétés, sur les extrémités de son coffret presque tubulaire, de deux gros radiateurs passifs de 7 cm de diamètre.

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À l’écoute, la Philips Shoqbox est capable d’une puissance acoustique conséquente avec des graves qui ont de l’ampleur. Néanmoins en comparaison directe avec la JBL Flip 4 (qui est beaucoup plus petite); elle ne creuse pas beaucoup l’écart en ce qui concerne la densité des basses. Sa restitution sonore apparaît aussi moins propre et moins ouverte. Nous avons également noté pendant nos essais que la distance de transmission Bluetooth est un peu courte.

Spécifications

•Connectique : port micro-USB de charge, entrée auxiliaire sur mini-jack •Batterie : 8 h d’autonomie •Poids : 1,01 kg •Dimensions : 23 x 10,5 x 10,1 cm

Notre avis :


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Philips

Everplay BT7900 130 €

Philips a bien travaillé sa copie pour donner un look original et séduisant à sa nouvelle gamme de mini-enceintes Bluetooth Everplay qui compte trois modèles dont la BT7900 est la plus grosse. Aussi a-t-il choisi une forme en amande (ou pignon de pin) et un revêtement en toile à mailles de silicone, appelé DuraFit, résistant à l’abrasion. La marque, originellement hollandaise, mais maintenant possession de l’écurie Gibson Innovations dont le siège est à Hong Kong, a également opté pour une batterie de grosse capacité. Celle-ci n’est annoncée que pour 10 heures d’autonomie (avec possibilité de charge rapide en 1h30), mais aurait une valeur de 4400 mAh ce qui est deux fois supérieur à certains concurrents. Totalement étanche et protégé contre la poussière, la Philips Everplay BT7900 est équipée de deux transducteurs large-bandes de 3,8 cm, accordés par deux radiateurs passifs de 7,5 x 4 cm. Ses

commandes, disposées sur le côté, manquent un peu d’ergonomie. Par contre, son câble de recharge USB faisant office de dragonne est plutôt une bonne idée. Cela évite de le perdre ou de l’oublier. À l’écoute, la Philips Everplay BT7900 n’a pas la pêche d’une JBL Flip 4 ni des timbres aussi bien équilibrés et raffinés que la Libratone Too. Cependant, elle est capable de délivrer un volume sonore déjà conséquent avec des basses qui donnent une bonne impression de consistance.

Spécifications

•Connectique : port micro-USB de charge, entrée auxiliaire sur mini-jack •Batterie : 4400 mAh, 10 h d’autonomie •Poids : 530 g •Dimensions : 7,2 x 20,3 x 7,2 cm

Notre avis :

Libratone Too

La libratone Too est de conception danoise et cela se sent immédiatement. Elle ne joue pas la carte de la démonstration de force, mais plutôt celle de la démonstration de style et l’élégance discrète. Elle adopte la forme arrondie d’une pilule et des couleurs pastel. Le dessin de sa petite anse en silicone, dans le prolongement du cache recouvrant la connectique, est soigné. De même, son petit pavé de commande tactile rond, avec un logo lumineux de petit oiseau façon Twitter, est particulièrement élégant. On regrette que l’enceinte ne soit pas étanche. Elle utilise deux transducteurs de 3,8 cm accordés en bass-reflex par un évent. L’eau peut donc rentrer dedans en cas d’immersion. Mais elle est quand même protégée contre les éclaboussures. Sur le terrain, la Libratone a une très bonne qualité de réception Bluetooth. À l’écoute, le son est raffiné. Le rendu n’est pas aussi puissant qu’avec d’autres enceintes de taille équivalente, comme la Sony SRS-XB20 ou la JBL Flip 4. Les basses sont

150 € moins profondes, mais aussi plus naturelles. L’évent bass-reflex ne donne pas cette sensation boomy et répétitive que l’on ressent avec les radiateurs passifs utilisés sur les autres enceintes de ce type. Le médium et l’aigu sont également plus ouverts, plus légers, mieux définis. Cette enceinte est particulièrement plaisante à écouter à niveau moyen ou modéré. Elle sait vraiment faire de la musique.

Spécifications

•Connectique : port micro-USB de charge, entrée auxiliaire sur mini-jack •Batterie : 12 h d’autonomie •Poids : 580 g •Dimensions : 5,9 x 21 x 6,2 cm

Notre avis :


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B&O Play

170 €

Beoplay P2

La Beoplay P2 est vraiment très compacte, beaucoup plus qu’une Ultimate Ears UE Wonderboom ou une JBL Flip 4. De prime abord, on pourrait se demander quelle mouche a piqué B&O Play et en conclure que la marque danoise est tombée bien bas pour se compromettre à lancer une si petite enceinte Bluetooth, sur un segment généralement squatté par des acteurs «low-cost». Le prix surprend par contre un peu moins. La Beoplay 2 est trois fois plus chère que la plupart des produits concurrents de même taille. C’est bien dans l’esprit luxe et haut de gamme de Bang & Olufsen ! Mais encore faut-il que ce prix ne soit pas uniquement justifié par le prestige et les beaux yeux de la princesse danoise. D’autant que cette enceinte n’est ni étanche, ni totalement protégée contre les chocs, juste résistante aux éclaboussures. Eh bien, nous n’avons pas été déçus, car la Beoplay P2 s’est révélée lors de nos tests d’une conception particulièrement intelligente. Elle se présente comme un petit galet bijou à la finition impeccable, doté d’un cache en aluminium perlé et d’une solide coque en polymère. Un seul connecteur est présent. Il s’agit d’un port USB-C pour la recharge. Les commandes semblent aussi réduites à l’essentiel avec un unique bouton d’allumage et d’appairage Bluetooth. Mais c’est sans compter sur l’appli Beoplay (sous iOS et Android). Cette appli donne la possibilité de paramétrer les commandes gestuelles de la P2. Ainsi d’une double tape ou en secouant la P2 on peut activer Siri ou OK Google, mettre la

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musique en pause, reprendre la lecture ou encore ajuster la tonalité. À noter que l’appli Beoplay, propose aussi un égaliseur «holistique». C’est très bien vu. La conception acoustique de la Beoplay P2 sort également de la norme. Ses amplis en classe D revendiquent une puissance de 2 x 15 watts en continu et jusqu’à 2 x 50 watts sur les crêtes de niveau ! Les haut-parleurs intégrés sont également d’excellente qualité : un boomer de 5 cm à membrane en aluminium et très large bobine mobile, accompagné d’un vrai tweeter à dôme en textile imprégné de 18 mm. Sur le terrain, la distance de réception Bluetooth est un peu courte et la Beoplay P2 n’est naturellement pas une enceinte Hi-Fi. Mais l’esprit HiFi y est déjà un petit peu. Pour une écoute de proximité à niveau moyen ou modéré cette enceinte a des qualités étonnantes en regard de sa taille : un bon équilibre des timbres, des basses qui ont déjà de la présence, de l’ampleur, des détails dans le haut du spectre, une belle ouverture dans le médium, pas d’agressivité, un son rond et chaud, fort agréable.

Spécifications

•Connectique : port USB-C de charge, entrée auxiliaire sur mini-jack •Batterie : 2200 mAh, 10 h d’autonomie •Poids : 275 g •Dimensions : 14 x 8 x 2,8 cm

Notre avis :


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NOUVEAU

June 2017


LES BALADEURS ET AMPLIS/DACS Mieux que les smartphones


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COWON Plenue 2

1300 €

Deux ans et demi après le lancement du Plenue 1, le fabricant sud-coréen Cowon nous gratifie d’une nouvelle version, Plenue 2, qui va certainement bouleverser la hiérarchie dans le domaine des baladeurs audiophiles haut de gamme. Et ce n’est pas un petit changement esthétique (comme nous avons trop souvent l’habitude de le voir avec d’autres marques) qu’il nous propose, mais une transformation en profondeur. De multiples améliorations, tant internes qu’externes, font de ce nouveau venu un incontournable dans sa gamme de prix. On vous explique pourquoi ! par Pierre-Yves Maton La marque Cowon s’était légèrement fait attendre au lancement de son tout premier modèle de baladeur capable de lire des fichiers Hi-Res. Le Plenue 1 n’a fait son apparition auprès du grand public qu’en 2014, mais son succès a été immédiat. Car ce lecteur nomade avait bien des atouts pour lui : le traitement de fichiers audio Hi-Res, un bel écran Amoled de 9.4 cm, une manipulation aussi enfantine que complète, un corps monobloc en aluminium usiné CNC, une synchronisation facile et plus de 8 heures d’autonomie. Et ce n’est qu’une partie des avantages de cette première mouture du Cowon Plenue, nous pourrions aussi citer une large compatibilité avec tous les formats de codage audio et une puissance suffisante, pour driver certains casques réputés gourmands. Aussi la nouvelle déclinaison, Cowon Plenue 2, est attendue au virage. Le moindre manquement et cela aurait été une grosse déception. Que l’on se rassure, cette nouvelle mouture qui chapeaute aujourd’hui la série de baladeurs Plenue n’a pas à avoir peur. Le Plenue 2 fait mieux que son prédécesseur Plenue 1 et ce, sur tous les plans.

Un look plus agressif et de nouvelles molettes de réglage, dont une assignable à votre guise Ce nouveau baladeur audiophile étendard Cowon est une suite logique de la déclinaison de la gamme Plenue qui démarra avec le Plenue 1 en 2014. Une version miniature Plenue D, que nous avons testé, a également depuis vu le jour ainsi que le modèle HiRes de milieu de gamme Plenue M, l’ultra haut de gamme Plenue S et plus récemment une nouvelle version Plenue M2. Ce nouveau Cowon Plenue 2 a donc la lourde tache de rejoindre toute une série d’appareils qui brillent, non seulement par un design réussi, mais aussi par une excellente musicalité et un nombre de fonctionnalités étonnantes. Pour cela, Cowon a apporté des changements radicaux. Tout d’abord, deux nouvelles molettes crantées font leur apparition. Elles servent de commandes en lieu et place des petits curseurs plats du Plenue 1. Le premier sert au réglage du volume (qui s’ajoute à celui sur l’écran tactile), tandis que le second est


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assignable à la demande de l’utilisateur. Celui-ci pourra servir à choisir de jouer les listes de lecture, les morceaux, les divers effets JetEffect ou les six filtres numériques, la luminosité de l’appareil... Pour ce qui est de l’esthétique, les angles de l’appareil sont plus vifs, mais il est beaucoup plus agréable à utiliser et à transporter malgré un poids augmenté (193 g contre 173 g). On regrette juste que les deux nouvelles molettes ne soient pas mises à côté des prises de sortie, ce qui aurait ainsi permis de le glisser dans une poche et pouvoir manipuler les commandes sans avoir besoin de le sortir.

Une connectique plus riche : symétrique, asymétrique et numérique Sur le plan de la connectique, Cowon a mis les petits plats dans les grands pour ce Plenue 2. Nous trouvons aujourd’hui une sortie symétrique analogique sur micro-jack 2.5 mm pour casque audio haut de gamme à côté d’un combo optique S/PDIF et une autre sortie analogique asymétrique cette fois sur mini-jack 3.5 mm. Le Plenue 2 compte également un port pour carte microSD pour une plus grande capacité de mémoire qui va s’ajouter au 128 Go interne (jusqu’à 256 Go), une valeur déjà bien confortable pour des fichiers audio même volumineux, et une prise micro-USB pour le raccordement à un ordinateur (pour recharge de la batterie, gestion des fichiers audio et mise à jour du logiciel interne). Cowon annonce une autonomie de fonctionnement de 9 h, et ce avec des fichiers 24 bits/96 kHz. Le temps de recharge de l’appareil est, lui, annoncé de 4 h. Une batterie de 3000 mAh et 3.7 V (Lithium) est installée dans l’appareil.

Nouveau Dac, nouvelle vie ! Pour le Plenue 2, Cowon a retenu une toute nouvelle puce de conversion numérique-analogique Asahi Kasei AK4497EQ à architecture Velvet Sound, le Plenue 2 pourra donc traiter les flux DSD en natif (64 et 128). Pour les puristes, il s’agit de la toute dernière puce de ce fabricant de la «Premium Verita Series», un modèle 32 bits basé sur une architecture propriétaire Velvet Sound qui est capable de traiter des flux audio avec une distorsion très reculée (-116 dB) et un rapport signal/bruit élevé (128 dB). Elle remplace le Burr Brown PCM1792 que l’on retrouve encore sur d’autres modèles de la gamme Plenue. En choisissant cette nouvelle puce, Cowon rejoint d’autres marques de baladeurs notamment Astell & Kern qui n’hésite pas à en placer deux par appareil. Cowon ne va pas jusque là, mais préfère en revanche doter son lecteur Hi-Res d’une double horloge TCXO haute performance pour minimiser tous les phénomènes de jitter. C’est un choix technique parfaitement défendable : une seule puce travaillera mieux avec des flux mieux régulés. D’autre part, Cowon indique que l’étage de puissance du Plenue 2 a été, lui aussi amélioré.

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Cet étage offrirait une meilleure compatibilité avec des casques réputés difficiles à alimenter. D’après nos informations, il utiliserait un ampli-op Texas Instrument. Cet étage est désormais symétrique et asymétrique pour contenter les aficionados de cette dernière connectique.

Des possibilités qui donnent le vertige Le fonctionnement du Cowon Plenue 2 repose sur un système d’exploitation Linux qui fait intervenir un processeur ARM Dual Core Cortex A9 à 1.2 GHz. Ce processeur pilote toutes les fonctionnalités du Plenue 2 comme le logiciel propriétaire de contrôle du son JetEffect 7 avec ses 66 ambiances sonores, son égaliseur à 10 bandes et ses 6 filtres numériques de «Short Delay Sharp» à «Super Slow». Il est possible d’enregistrer 16 configurations différentes des filtres, effets et égaliseurs pour s’adapter à tous les styles musicaux et surtout à tous les casques et écouteurs utilisés. Toutes les commandes du Cowon Plenue 2 sont accessibles via un large afficheur Amoled tactile de 9.4 cm d’une résolution de 480 x 800 pixels (16 millions de couleurs). Il offre plusieurs écrans de

Spécifications

•Type : baladeur Hi-Res Connectique : sortie numérique optique + 2x sorties casque analogiques (symétrique et asymétrique) sur mini-jack 2,5 et 3,5 mm, port micro-USB Formats compatibles : DXD/DSD (DFF, DSF), FLAC, WAV, AIFF, ALAC, APE, MP3, WMA, OGG, WV, TTA, DCF et DSD 64 et 218 en natif Résolutions max. supportées : PCM 24 bits/192 kHz et DSD 5.6 MHz Puissance de sortie : 2Vrms Impédance de sortie : 0,6 Ω en asymétrique, 1.2 Ω en symétrique Écran : tactile, AMOLED 3.7 pouces, 16 millions de couleurs Mémoire interne : 128 Go, extensible jusqu’à 384 Go Emplacement carte microSD SDXC jusqu’à 256 Go Batterie : 3000 mAh, autonomie de 9 h (en lecture 24 bits/96 kHz) Dimensions : 68 x 116.7 x 16.5 mm Poids : 193 g Prix : 1300 € avec étui en cuir fourni

Notre avis Construction

Equipement

Ergonomie

Son


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lecture et de mise en action des différents effets du logiciel JetEffect 7. La musique est rangée suivant plusieurs critères : genre, album, artiste, nouveaux fichiers (très bonne idée), pistes... En mode lecture, la pochette de l’album lu s’affiche et l’on peut, depuis l’écran, régler les paramètres de lecture, de volume, sélectionner une piste, aller en avant ou en arrière et tout cela du bout d’un seul doigt. Et cerise sur le gâteau, il est facile de faire apparaitre les deux vumètres ou un double bargraphe de volume : terriblement bluffant et vintage en même temps.

Écoute : puissant, hyper précis, dynamique et jamais agressif Avec ses 28 mV en sortie, nous avions trouvé que le Plenue D avait déjà un sacré coffre et bien ce n’est rien à côté de l’impression de puissance que donne ce modèle Plenue 2 pouvant sortir 2 Vrms (même si en Europe le niveau d’écoute maximale est limité). D’autant que dans un premier temps, nous avons utilisé un Denon AH-D600, un casque relativement facile à driver. Aussi, rapidement, avec ce Plenue 2 nous avons décidé de corser quelque peu l’affaire en utilisant alternativement un Audeze LCD-X (le cossu) et un Hifiman Edition X V2 (le détaillé), deux casques à principe de type orthoplanar qui s’en laissent moins raconter. Immédiatement, il est clair que le Cowon Plenue 2 «pousse» comme on dit. Il donne une impression de puissance qui semble illimitée avec un bas du spectre magnifiquement tenu. Il a la puissance lui, mais aussi la vélocité. Nous sentons que ce lecteur tient ces deux casques avec une fermeté et une réelle facilité. Mais nous n’avons pas affaire à un baladeur brut et bestial, bien au contraire sa puissance s’accompagne de beaucoup de nuance et d’émotion. Même sans jouer sur tous les effets qu’il propose, l’écoute par exemple de l’Acte III de la «Traviata» de Verdi chanté par Montserrat Caballé est magnifique en timbre et surtout très réaliste. Les différentes amplitudes de voix, sa longueur de souffle et toutes les nuances que cette cantatrice met dans son chant ressortent avec beaucoup de réalisme. L’espace sonore est grand, spacieux et le Cowon Plenue 2 sait aussi parfaitement positionner l’orchestre

entre nos oreilles avec la propriété de vraiment étaler les plans sonores tout en profondeur. Nous nous laissons vite aller dans cette œuvre de Verdi et restons émus devant le personnage de Violetta, interprété par cette cantatrice. Passant à de la musique plus moderne avec l’album «Amused to Death» de Roger Waters, les nombreux détails de cet enregistrement (des chiens qui aboient, le son d’une radio en arrière-fond, coup de hache dans un arbre) sont reproduits avec précision. Ce lecteur ne fait pas dans le romantisme, mais sait aussi tirer toutes les informations d’un enregistrement. Dans le premier morceau «The Ballad», les percussions africaines sonnent juste avec le son du tapé et celui des mains sur les peaux. Les voix féminines du second morceau se placent réellement en premier plan avant que la batterie se déchaine. C’est hyper précis, dynamique et jamais agressif. Ce Cowon Plenue 2 offre un sacré contour aux notes. Il contraste les sons avec la précision du chirurgien, mais sans dénaturer le message initial. Il a la transparence sans la faire payer au prix d’un timbre trop haut perché : tout reste cohérent en toutes circonstances. L’aigu est fin et chatoyant. Il caresse le haut du spectre avec une certaine classe, ce qui donne à ce lecteur une sonorité élégante et vivante. L’homogénéité des timbres comme la tenue en niveau que nous avions constatés avec le modèle Plenue D se trouve avec ce nouveau Plenue 2 poussé beaucoup plus loin ; on gagne en réalisme, mais aussi en vie tout en conservant cette signature sonore Cowon tellement appréciée.

Conclusion Voilà bien un baladeur réussi sur tous les plans. Ses atouts sont nombreux, d’abord, il est magnifiquement fabriqué avec sa coque en aluminium usiné CNC, puis il offre un nombre impressionnant de possibilités pour moduler le son comme on le souhaite (et ce n’est pas, à l’usage, un simple gadget bien au contraire), mais en plus il sonne vrai comme s’il avait un réel plaisir à jouer de la musique. En tout cas, il en procure et même si son prix «pique» un peu, le jeu en vaut la chandelle, franchement !


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LOTOO Paw 5000 Lotoo fait partie des derniers arrivés sur le marché des baladeurs audiophiles. Son petit modèle Paw 5000 sait lire les fichiers hi-res PCM ou DSD et, derrière son look ainsi que son interface à l’ancienne, il cache une belle vitalité musicale... par Pierre Stemmelin

La marque chinoise Lotoo propose depuis fin 2015 deux baladeurs audiophiles, le modèle haut de gamme Paw Gold (2000 €) et le petit Paw 5000 (300 €). Ces deux modèles se démarquent par leur style rétro, fleurant bon les années 1980, et des choix techniques originaux notamment l’utilisation de processeurs audio de chez Analog Devices, ADI Blackfin.

Un look vintage attachant et un équipement typiquement audiophile Malgré son look un peu daté, le Lotoo Paw 5000 n’en demeure pas moins attachant avec son boîtier métallique aux formes arrondies, sa finition bronze, ses boutons en plastiques noirs, argentés et dorés. Sa connectique indique immédiatement qu’il s’agit d’un appareil audiophile. Elle comporte deux sorties casque, une asymétrique sur jack 3,5 mm et une symétrique sur jack 2,5 mm. À cela s’ajoute une sortie Ligne et numérique S/PDIF pour le raccordement à une chaîne Hi-Fi, également au format mini-jack. L’appareil ne dispose pas de mémoire interne, mais d’un lecteur de carte microSD (jusqu’à 2 To) pour

300 €

stocker et lire les fichiers de musique. Une carte de 32 Go est souvent fournie lors de l’achat du Lotoo Paw 5000. On peut la laisser dans le baladeur pour transférer les fichiers depuis un ordinateur grâce au port USB 3.0 qui sert également à la recharge de la batterie intégrée. Enfin, outre les boutons de volume sur la tranche, on trouve sur l’appareil deux réglages de gain à deux positions (Low et High). Cela permet au Lotoo Paw 5000 de s’adapter à une grande variété de casques et d’écouteurs.

Une ergonomie à l’ancienne Si vous vous attendez à de beaux menus graphiques, passez votre chemin. L’interface du Lotoo Paw 5000 est à l’ancienne. L’écran n’est pas tactile et l’on sélectionne les morceaux de musique grâce à la molette rotative en faisant défiler les noms des dossiers, sous-dossiers et fichiers. Il y a bien la possibilité de visualiser les couvertures des albums, mais l’appareil en reconnait bizarrement très peu. De même, l’utilisateur peut enregistrer ses morceaux favoris dans trois listes de lectures différentes, mais cela reste très limité. On ne parle


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pas non plus des fonctions de recherche par artistes ou style de musique. Elles sont ici absentes De nombreuses options de paramétrages, le Bluetooth et des accessoires pour le sport N’en déduisez pas du chapitre précédent que le Lotoo Paw 5000 est un baladeur totalement archaïque. Son afficheur propose quand même de jolis bargraphes assez pros et techniques, du niveau de sortie ou de la répartition spectrale du morceau de musique en cours de lecture. De plus, grâce au DSP ADI Blackfin intégré, de très nombreuses possibilités d’égalisation et de personnalisation sonore sont également proposées, soit à partir de courbes et effets préréglés ou bien en manuels. Ces options sont disponibles dans les menus PMEQ (égaliseur paramétrique) et ATE (Acoustic Timbre Embellisher). Autre point intéressant, ce baladeur est Bluetooth et il est livré avec un brassard permettant de l’accrocher à l’épaule ce qui est pratique pour aller faire du sport avec des écouteurs sans-fil. Attention cependant, le Lotoo Paw 5000 n’est pas étanche et le brassard ne le protège ni des coups, ni des éclaboussures.

Des circuits compatibles Hi-res jusqu’en 24 bits/96 kHz et DSD64 La construction du Lotoo Paw 5000 est soignée et propre, sans atteindre néanmoins la qualité de modèle comme ceux d’Astell & Kern ou Cowon. Son boîtier est formé de deux demi-coques en métal assez fines, mais déjà d’une bonne solidité, autour d’une structure centrale en plastique. La batterie de 1700 mAh, annoncée pour une dizaine d’heures d’autonomie, est isolée des circuits audio, ce qui est une bonne chose pour éviter les parasites et explique l’épaisseur importante de ce petit baladeur. Les circuits audio internes tournent tous autour du DSP Analog Devices ADI Blackfin (ADSP-BF514 BBC-Z4, la version la plus complète) qui assure la compatibilité avec les fichiers PCM échantillonnés jusqu’à 96 kHz et DSD jusqu’à 2,8 MHz (DSD64). On note aussi la présence de condensateurs haut de gamme au tantale dans les étages de sortie.

Un médium très ouvert et une belle énergie Un des avantages de l’interface à l’ancienne du Lotoo Paw 5000 est qu’il démarre en un clin d’œil. Pendant nos essais, la navigation dans les menus et morceaux de musique s’est révélée aussi très fluide même si nous avons noté quelques bogues. La restitution de ce baladeur présente un équilibre légèrement descendant, l’aigu est tout doux. Cependant, l’équilibre tonal n’est pas trop

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chaleureux ou étouffé, car le registre médium est superbement aéré et lumineux, délivrant beaucoup de détails et une excellente sensation de présence sur les voix et instruments. Le Lotoo Paw 5000 n’atteint pas la finesse musicale d’un Shanling M5, un peu plus cher que lui, mais représente une alternative intéressant à l’incontournable Fio X3 ou à l’ergonomique Cowon Plenue D. Son interface utilisateur est moins travaillée, par contre, il offre plus de polyvalence en audio. Sa puissance de sortie n’est pas énorme, mais permet d’alimenter des casques déjà difficiles. En outre, son tempérament sonore évolue beaucoup en fonction de ses réglages de gain. En position basse, il favorise la douceur et la nuance, offrant une scène sonore très ouverte tout en conservant une sensation de proximité et d’absence de filtre entre l’auditeur, les chanteurs et musiciens. La position haute accentue sa nervosité. Le grave est plus appuyé. Le son devient plus dense et percutant. La restitution gagne en vitalité et en énergie. De cette manière, le Lotoo Paw 5000 s’adapte très bien à différents types de musiques ainsi que différents types d’écouteurs et de casques tout en ne se départissant jamais de son naturel ainsi que de son registre médium très détaillé et aéré.

Spécifications

•Type baladeur Hi-res •Pas de mémoire intégrée, lecteur de carte micro-SD permettant de la faire monter jusqu’à 2 To •Batterie : 1700 mAh •Connectique : USB 3.0, sortie casque asymétrique sur jack 3,5 mm, sortie casque symétrique sur jack 2,5 mm, sortie Ligne/SPDIF sur mini-jack •Puissance de sortie casque : 2 x 100 mW sous 16 Ω •Écran de 2 pouces de 220 x 176 px •Formats compatibles : jusqu’en PCM 96 kHz et DSD64 (DFF, DSF, ISO, WAV, MP3, FLAC, APE, OGG, M4A, AAC, ALAC, CUE) •Liaison Bluetooth stéréo A2DP •Dimensions : 55 x 98 x 17,5 mm •Poids : 110 g •Accessoires fournis : brassard, accroche, câble USB 3.0

Notre avis Construction

Equipement

Ergonomie

Son


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IFI AUDIO 150 €

Nano iDSD Lite L’iFi Nano iDSD Lite (ou LE) est un petit appareil audiophile multitâche : à la fois DAC USB (pour PC, Mac, iOS ou Android), ampli casque et préampli Hi-Fi. Il coûte moins de 150 €, mais n’est pas pour autant conçu à l’économie puisqu’il est compatible avec les formats audio Hi-Res en PCM et DSD... par Pierre Stemmelin L’iFi Nano iDSD Lite est un petit couteau suisse pour audiophiles nomades, modernes et exigeants. Enfermé dans un solide boîtier constitué d’un profilé d’aluminium extrudé, il est équipé, à l’arrière d’un port USB 2.0, et à l’avant d’un potentiomètre de volume, d’une prise mini-jack pour le brancher un casque ou des écouteurs ainsi qu’une paire de prises RCA pour le raccordement à une chaîne Hi-Fi.

Un kit d’accessoires très bien fourni Dans l’emballage de l’iFi Nano iDSD Lite on trouve de nombreux accessoires : une petite housse de rangement, des patins en silicone amortissant et antidérapants, un câble USB 2.0, un cordon RCA ainsi qu’une fiche d’utilisation rapide et même un gros élastique pour accrocher l’appareil à un smartphone. Il ne manque finalement que les câbles Lightning (pour iOS) et OTG (Android) pour le branchement direct à une tablette ou un smartphone.

Une simplification minime pour cette version «Lite» Comme son suffixe «Lite» l’indique, ce modèle est une version allégée du modèle Nano iDSD, vendu 100 € de plus. Les simplifications portent sur la résolution des signaux DSD supportés. Ils peuvent

monter jusqu’à une fréquence de 11,2/12,4 MHz sur le modèle haut de gamme et s’arrête à 5,6/6,2 MHz sur le «Lite». Vu l’extrême rareté de ce format de fichier, ce n’est pas bien gênant. Le choix entre différents modes de filtrage numérique, qui joue sur la signature sonore de l’appareil, a également disparu sur le «Lite».

Un étage de sortie audio simplifié, mais des circuits audiophiles sérieux Dans ses entrailles, l’iFi Nano iDSD LE comporte une batterie de 1000 mAh sous 3,7 V. L’interface de réception USB est une puce asynchrone XMos (SK1511SU1) compatible 32 bits/384 kHz et DSD. Le convertisseur est quant à lui un modèle Burr Brown (DSD1793). Deux horloges (quartz) se chargent de le cadencer en fonction du signal reçu : DSD ou PCM multiples de 44,1 kHz ou de 48 kHz. Une solution haut de gamme pour éliminer certains problèmes de jitter (sorte de distorsion temporelle numérique). Elle a été ici développée par AMR (Abbingdon Music Research), maison mère d’iFi Audio spécialisée dans l’audio professionnel, et serait de grade militaire. Enfin les étages de sortie audio analogique, utilisant volontairement très peu de composants, s’appuient sur un module ampli casque DirectDrive (certainement de chez Maxim Integrated). Leur


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réglage de volume est analogique et ils délivrent une puissance de 150 mW sous 16 Ω.

L’iFi Nano iDSD Lite à l’écoute L’iFi Nano iDSD Lite n’est pas d’une puissance très importante, mais celle-ci est déjà suffisante pour alimenter tous types d’écouteurs et la plupart des casques électrodynamiques d’une impédance de moins de 100 Ω. Nous l’avons essayé, entre autres, avec une paire d’intra-auriculaires Final F7200 et un de nos vieux casques Hi-Fi de référence, le HD595 de Sennheiser. L’iFi Nano iDSD LE, délivre une restitution bien équilibrée à la fois chaleureuse et sans excès ne forçant le trait ni dans les aigus ni dans les basses. Le son est homogène, d’une bonne consistance et nervosité, sans chercher à paraître trop cristallin ou hyper transparent. On aimerait un peu plus d’aération et d’ouverture dans le haut du spectre, mais pour le prix c’est déjà de bon niveau. Le rendu sur «Aux heures blanches» de Lili Poe est fort réussi avec un bon effet «close-up» et de présence sur la voix de la chanteuse, une bonne énergie. De même avec la chanson «Rooting of You» de London Grammar. Le son est propre, tendu donnant cette fois-ci une bonne sensation d’ampleur, avec une scène sonore absolument pas étriquée. La restitution est chaleureuse et flatteuse, avec une tendance à la douceur, légèrement sombre, mais pas éteinte. Car, comme on peut s’en rendre compte, avec «The Player» de Kid Francescoli, la restitution de l’iFi Nano iDSD LE se concentre sur le registre médium, lui donnant un aspect très chantant et vivant, tandis que sa chaleur dans le bas du spectre évite de devenir lourde ou trop répétitive, grâce à une bonne nervosité et articulation des basses. Nous avons également comparé l’iFi Nano iDSD Lite avec la sortie casque directe d’un iPhone SE ou d’un MacBook Pro. Il marque incontestablement des points. Le son est beaucoup moins clinquant. Le gain en termes de définition semble certes discret, du fait que l’aigu n’est pas mis en avant, et quelques minimes bruits parasites sont encore audibles sur certains fichiers. Cependant, l’équilibre tonal est beaucoup plus agréable. Les timbres ont plus de corps, de richesse et de consistance.

Spécifications

•Type : Dac USB, ampli casque et préampli de poche fonctionnant sur batterie •Formats supportés : PCM 44.1 à 384 kHz/1632bits, DSD 2.8, 3.1, 5.6 et 6.2 MHz/1 bit DXD 352.8, 384 kHz/24 bits •Connectique : entrée USB 2.0, sortie casque sur mini-jack, sortie Ligne sur RCA •Batterie d’une autonomie annoncée de 8 heures •Puissance max : 1,5 watts •Dimensions : 106 x 67 x 28 mm •Poids : 167 g

En conclusion Notre avis L’iFi Nano iDSD LE délivre un son chaud, vivant, agréable sans être artificiel. Comme petite carte son permettant d’améliorer la sortie audio d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un smartphone pour alimenter un casque ou une chaîne Hi-Fi, il joue correctement son rôle avec le support de l’audio Hi-Res en bonus. C’est une bonne alternative au NuPrime uDSD ou au NuForce uDAC3 un peu plus ancien.

Notre avis Construction

Equipement

Performances

Musicalité


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550 €

RHA

Dacamp L1 Le Dacamp L1 est le genre de jouet audiophile dont on se demande, lorsqu’on n’est pas un initié, ce à quoi il peut bien servir, mais que nous aimons bien chez ON-mag. Ce petit boîtier se branche en USB à la sortie d’un ordinateur, d’un smartphone ou d’une tablette pour récupérer le son directement en numérique puis le convertit et l’amplifie avec des performances audio bien supérieures à celle de l’appareil auquel il est raccordé, afin d’alimenter un casque ou des écouteurs haut de gamme. Le petit plus ici est la large compatibilité du RHA Dacamp L1 et ses nombreux réglages. par Pierre Stemmelin

En effet, le RHA Dacamp L1 peut se brancher indifféremment sur un appareil PC, Mac, Linux, iOS ou Android en analogique comme en numérique par USB ou prise mini-jack optique. En sortie il peut attaquer un casque ou des écouteurs aussi bien en asymétrique (prise mini-jack) qu’en symétrique (prise mini-XLR à quatre broches). Il peut aussi être relié à une chaîne HiFi grâce à sa sortie Ligne. Vous voyez que les possibilités sont larges. Mais elles ne s’arrêtent pas là. La puissance de la sortie casque va de 300 mW sous 16 Ω à 28 mW sous 300 Ω, tandis que l’impédance de sortie est de 2,2 Ω. Cela signifie en clair que le RHA Dacamp L1 peut aussi bien alimenter de petits écouteurs très exigeants de type IEM (In Ear Monitor) qu’un gros casque pro à l’impédance élevée ou encore un modèle orthoplanar réputé difficile. Enfin en bonus, la batterie du Dacamp, de bonne capacité (4000 mAh), offre une autonomie de 10 heures et peut vous dépanner en rechargeant votre smartphone. Tout cela ne serait pas très utile si le RHA Dacamp n’avait des circuits audio de pointe. Et sur ce

point, il ne déçoit pas non plus. Enfermé dans une solide et épaisse coque en aluminium, il utilise deux excellentes puces de conversion ESS de la série Sabre (ES9018K2M) ainsi qu’un ampli Maxim (Max9722) sur sa sortie asymétrique et un ampli-op NE5532 sur sa sortie symétrique. Il est ainsi compatible avec les fichiers audio Hi-res jusqu’en PCM 32 bits/384 kHz et en DSD natif jusqu’en 11,28 MHz (DSD256). Sur le terrain, le RHA Dacamp est pour commencer un appareil audiophile ludique puisqu’il possède un réglage de gain à quatre positions ainsi que des réglages de tonalités pour les graves et les aigus qui agissent par pas de 1 dB de -3 à + 9 dB. Cela permet de rééquilibrer la réponse de certains casques ou écouteurs, ou encore de l’adapter au niveau d’écoute. Ensuite, et c’est le plus important, le RHA Dacamp offre de belles performances, parfaitement équilibrées. Sa restitution est naturelle, puissante, permettant de tenir des casques orthoplanars exigeants sans aucun problème. Les détails sont bien explorés, mais pas mis en valeur de façon agressive. Le RHA Dacamp préfère livrer un son mat et homogène, toujours très propre, dynamique et percutant, mais sans excès ni coloration. C’est sérieux, mais pas ennuyeux, car ce petit ampli-dac de poche laisse parler la musique sans imposer sa personnalité, en révélant à leur juste mesure toutes les subtilités d’une interprétation, d’un mixage ou d’une prise de son.

Spécifications

•Type : convertisseur et ampli casque de poche •Batterie : 4000 mAh, 10 h d’autonomie •Connectique : sorties casques sur mini-jack et mini-XLR, port USB-A et micro-USB, entrée Ligne et optique Toslink sur mini-jack, sortie Ligne sur mini-jack •Puissance : 300 mW sous 16 Ω, 28 mW sous 300Ω •Conversion : jusqu’en PCM 32 bits/384 kHz et DSD256 •Accessoires fournis : câble USB/micro-USB, chiffon doux, deux sangles pour fixation sur un smartphone •Dimensions : 118 x 73 x 20 mm •Poids : 233 g

Notre avis Construction

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Ergonomie

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DES CASQUES AUDIO Pas ordinaires


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1MORE H1707 Le 1More H1707 est un casque chinois au look original et excentrique, oscillant entre esprit bling-bling et steampunk, équipé d’une acoustique à triples transducteurs, avec de larges boomers bien visibles depuis l’extérieur des oreillettes. De sa part on attendait un peu le pire. Ce n’était vraiment pas gagné d’avance. Pourtant, il nous a bien surpris... par Pierre Stemmelin

1More est une toute jeune marque émergente chinoise sortie un peu d’on ne sait où. Spécialisée à l’origine dans les écouteurs, elle est présente, depuis environ deux ans, aux États-Unis où elle a déjà pas mal fait parler d’elle avec ses intraauriculaires haut de gamme de type multivoie, c’est-à-dire équipé de plusieurs transducteurs dans chaque oreillette. Elle propose aussi depuis peu quelques casques et s’attaque maintenant au marché français. Pour découvrir 1More, nous avons reçu le H1707, un casque semi-circum-auriculaire, lui aussi équipé d’un système de transducteurs multivoie. Nous avons déjà testé des casques de cette espèce rare et jusqu’à présent les systèmes multivoies nous ont plutôt donné des résultats audio catastrophiques. Mais le 1More a très rapidement retourné nos préjugés et nos aprioris. Il semblerait que ce soit une bonne pioche.

215 € Une qualité de construction surprenante compte tenu du prix et qui fait vite tomber les aprioris Pour commencer, la qualité de construction est superbe. Toutes les pièces de l’arceau et des coques sont en métal moulé ou usiné. Le casque se replie sur lui-même et tous les éléments ont l’air d’être solidement assemblés. 1More précise d’ailleurs que ses produits subiraient, lors de leur conception, des tests de résistance beaucoup plus drastique que chez les autres constructeurs : plusieurs milliers de chocs, torsions et étirements du câble ou encore 18 chutes de 1m70 de haut. Certains minimes détails pourraient être encore améliorés, par exemple en ajoutant des tampons de feutrine pour éviter que l’arceau ne cogne à la jointure des oreillettes et ne fasse «cling». Néanmoins, tout le reste semble avoir été pensé avec minutie. Le niveau de finition et de fabrication est même très étonnant pour un casque à moins de 250 €. Le prix aurait été 100 € plus élevé, cela ne nous aurait pas choqués d’autant que le packaging est du même acabit, ultra soigné.


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Un équipage acoustique triple-voie Et les bonnes surprises continuent à l’intérieur. Chaque oreillette du 1More H1707 est dotée d’un transducteur de 40 mm équipés d’un sérieux moteur à aimant néodyme, complété par un tweeter piézo-électrique qui monterait jusqu’à à 40 kHz. Le registre grave est par ailleurs amplifié par ce que 1More appelle un woofer, mais qui est, en réalité, un magnifique radiateur passif que l’on peut facilement admirer depuis l’extérieur à travers une lucarne en plexiglas.

Extrême, mais très réussi dans son genre Enfin, sur le terrain, et contrairement à ce que l’on pouvait s’attendre, le 1More H1707 est plutôt réussi. Certes, le bas du spectre est ventru, les timbres sont colorés et le haut-médium est artificiellement scintillant. Certes aussi, la sensibilité est un peu faible (certains smartphones, peu puissants, auront du mal à tirer un niveau sonore très élevé de ce casque) et les radiateurs passifs ont tendance à laisser passer les bruits basses fréquences de l’extérieur. Mais le confort et la tenue frisent la perfection tandis que la restitution, «tunée» par Luca Bignardi, ingénieur du son italien nommé aux Latin Grammy Award, est très séduisante. Le 1More H1707 est tout d’abord capable de délivrer des basses profondes et amples. Il en rajoute un peu, mais n’invente pas. Les graves ne sont pas répétitifs et ne deviennent très présents que si le mixage ou la prise de son en contient. D’autre part, ils n’étouffent pas le reste du spectre. Au contraire, le registre médium est très lumineux et d’une belle ouverture. En témoigne la chanson «I’m on Fire» de Chromatics. Le mixage de la voix de la chanteuse Ruth Radelet est très bien rendu avec tous ses effets de réverbération qui donnent à ce morceau une ambiance planante et mystérieuse façon «Twin Peaks» de David Lynch. Même s’il a pour domaine de prédilection la musique Electro ou R’nB, le 1More H1707 sait également faire le charmeur sur du Classique ou des morceaux Pop

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Acoustique enregistré en Live. Il retranscrit très bien les ambiances et atmosphères donnant souvent une impression de grands espaces. En outre, avec son équilibre physiologique, le H1707 est tout particulièrement agréable à écouter à niveau sonore bas ou moyen. Sa restitution ne demande pas de pousser beaucoup le volume pour donner des sensations, de la vie aux interprétations, de l’ampleur à la scène sonore. Le 1More H1707 n’est évidemment pas le casque des audiophiles puristes. On peut le trouver un peu fatiguant à la longue si on l’écoute trop fort. C’est un casque atypique, un peu extrême, mais également très réussi dans son genre.

Spécifications

•Type : casque clos, circum-auriculaire •Transducteurs : 40 mm électrodynamiques, tweeters piézo-céramiques de 10 mm, radiateurs passifs de 45 mm •Réponse en fréquence : 20 Hz à 40 kHz •Impédance, sensibilité : 32 Ω, 104 dB •Puissance admissible : 50 mW •Cordon : détachable de 1m35, conducteurs OFC (99,99%) •Accessoires fournis : mallette de rangement, adaptateur jack 6,35 mm, housse de rangement •Poids : 293 g

Notre avis Construction

Polyvalence

Confort

Son


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AUDIO-TECHNICA

600 €

350 €

ATH-DSR7BT et DSR9BT Dans le domaine des casques audio, les véritables innovations sont rares. En dehors de l’essor des fonctions Bluetooth, ces dernières années, il n’y a pas eu de grosse évolution. Aussi, avons-nous accueilli avec enthousiasme l’annonce des nouveaux casques Audio-technica ATH-DSR7BT et ATH-DSR9BT. En effet, ces deux modèles marquent une réelle rupture technologique en adoptant des transducteurs inédits qui fonctionnent totalement en numérique... par Pierre Stemmelin La technologie Dnote du laboratoire Trigence consistant en un pilotage complètement numérique des haut-parleurs. Nous l’avons déjà rencontré sur une installation audio embarquée Clarion et elle fait aujourd’hui son entrée dans le domaine des casques. Quelques prototypes avaient déjà été présentés les années précédentes au Japon, mais c’est la première fois que des casques de ce type arrivent sur le marché européen. C’est Audiotechnica qui inaugure cette technologie sur les casques. Il la présente sous le nom «Pure Digital Drive», et la décline sur deux modèles : l’ATHDSR7BT (350 €) et l’ATHD-DSR9BT (600 €).

Une vraie rupture technologique par rapport aux autres casques Bluetooth à amplis numériques classiques Sans revenir trop en détail sur la technologie Dnote de Trigence que nous avons déjà expliqué

dans de précédents articles, rappelons qu’elle consiste à alimenter directement la bobine ou les bobines des transducteurs par un ou plusieurs signaux audionumériques amplifiées. Par rapport à un casque sans-fil équipé d’un ampli numérique classique, l’étape de filtrage en sortie des étages de puissance, habituellement effectuée par des selfs, est éliminée et assurée directement par les bobines des transducteurs eux-mêmes. Il n’y a donc aucune étape de conversion numérique/analogique. Cela peut sembler technique et abscons. Cependant, l’idée est particulièrement intéressante et innovante puisqu’elle permet d’éliminer des étapes de traitement audio réduisant ainsi les risques de pollution du signal musical. L’approche trouve en outre toute sa justification sur des casques sans-fil, en Bluetooth, sur lesquels la réception des signaux audio se fait uniquement en numérique. Mieux encore, si le casque Audio-technica ATHDSR7BT ne dispose que d’une bobine mobile sur


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chacun de ses transducteurs, en revanche l’AHDSR9BT en a quatre par transducteur. Chacune de ces bobines est adressée par un signal numérique différent, dédié à certaines plages de fréquence et spécialement préparé par la puce Dnote, afin d’accroitre la précision sonore.

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Definition). Les commandes des deux modèles sont identiques. Elles comportent un réglage de volume qui s’ajuste assez facilement à l’aveugle et un pavé tactile pour activer la lecture, mettre en pause ou prendre un appel téléphonique, que l’on trouve aussi facilement à l’aveugle, mais un peu trop (on a tendance à Des casques civilisés, qui n’ont rien à voir l’activer sans le vouloir). avec des monstres de technologies Enfin, la construction fait appel aux mêmes principes sur l’ATH-DSR7BT et le DSR9BT. Sur les deux C’est beau tout çà, mais en pratique que cela casques, les charges sont closes par des coques donne-t-il ? Rassurez-vous. Pour commencer, les en ABS et métal, bien amorties. Néanmoins, l’ATHAudio-technica ATH-DSR7BT et DSR9BT sont des DSR9BT, plus haut gamme, a des coques et un casques certes haut de gamme, mais d’apparence arceau beaucoup plus travaillés. classique, qui n’ont rien de monstres repoussants de Sur l’ATH-DSR7BT les transducteurs sont des technologie. Les deux modèles ont des oreillettes modèles simple bobine de 45 mm, tandis que closes. L’ATH-DSR7BT reprend le style élégant, sur l’ATH-DSR9BT ils sont également de 45 mm, sobre et urbain de la série SR7 dont plusieurs mais à quadruple bobine en cuivre de grade 7 modèles nous sont déjà passés entre les oreilles, N. Dans les deux cas, les circuits sont logés dans notamment l’excellent ATH-MSR7 d’un confort et des compartiments indépendants à l’intérieur des d’une ergonomie qui ne sont plus à démontrer. coques des oreillettes. L’ATH-DSR9BT adopte de son côté un aspect plus cossu et un peu plus technique. Esthétiquement, ce Une restitution sonore sobre, précise et séductrice n’est pas tout à fait «notre tasse de thé», mais il en impose par son large bandeau, ses épais coussinets, ses doubles glissières en métal moulé. La qualité de Audio-technica est un constructeur japonais très ancien et expérimenté. Même s’il innove, il reste construction est indéniable, le confort et la tenue aussi, même si l’ATH-DSR9BT est un poil lourd pour fidèle à ses traditions. À l’écoute des ATH-DSR7BT et DSR9BT, on retrouve immédiatement sa signature un modèle nomade et serre un peu fort les oreilles. acoustique et plus particulièrement celle de ses Une construction sérieuse, fonctionnelle et casques nomades de la série SR7. La restitution solide sonore, tout en jouant le jeu d’une subtile séduction, demeure relativement sobre. Elle évite les effets On apprécie également le bon niveau d’isolation démonstratifs, non sans faire preuve de quelques phonique (passive) des deux casques. Pour ce qui artifices. L’équilibre est légèrement physiologique est de la connectique, aucun des deux ne possède avec des basses chaleureuses et un aigu scintillant, de cordon ou entrée mini-jack analogique. Il n’est mais sans trop forcer le trait. Ce n’est jamais vulgaire possible de les connecter qu’en numérique : soit ou trop ouvertement aguicheur. De même le registre directement en USB depuis un ordinateur ou un médium, tout en étant d’une bonne définition et smartphone (la compatibilité avec certaines versions sonnant juste a un aspect assez mat, sans brillant ou d’Android ou iOS est parfois assurée) soit en couleur trop prononcés. La dynamique est mesurée Bluetooth. L’ATH-DSR7BT et DSR9BT font partie des et ne souffre pas de mollesse. L’image sonore est rares casques supportant le codec AptX HD (Haute également bien posée sans déborder du cadre.


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Sur ce point, L’ATH-DSR7BT offre une meilleure focalisation, certainement grâce à ses transducteurs légèrement inclinés vers l’avant. Par contre sur les autres paramètres : définition des timbres, finesse des détails, densité du grave, matière dans l’aigu... l’ATH-DSR9BT va incontestablement plus loin.

Après la théorie, la pratique : une technologie prometteuse Afin de bien cerner les qualités de l’ATH-DSR9BT, nous avons pu le comparer à l’ATH-SR9 sa version filaire, analogique et passive. Le premier était directement raccordé en numérique par USB à notre ordinateur tandis que le second était alimenté par un bon petit DAC USB équipé d’un excellent ampli casque de niveau audiophile. Cette comparaison nous a permis de valider l’apport de la technologie «Digital Pure Drive». Sur certains points, comme l’ampleur et l’aération de l’image stéréophonique ou encore le naturel à forte puissance, notre ampli sur l’ATH-SR9 s’est montré un peu supérieur. Par contre, le système Dnote intégré à l’ATH-DSR9BT nous a étonnés par sa douceur et sa finesse dans le haut du spectre. L’aigu est en effet apparu à la fois plus détaillé, plus fouillé et moins artificiel. Les petits détails des prises de son ont également gagné en matière et réalisme. Les bruits de salle, à gauche puis à droite, dans l’intro de la chanson «Rooting for You» de London Grammar sont passés du rang de petits parasites électriques gênants à celui de bruits de salle beaucoup plus humains et agréables. Nous avons également apprécié la très belle modulation de la voix de la chanteuse, les subtilités de ses inflexions, l’absence d’agressivité sur les sifflantes. Le système Dnote ou «Digital Pure Drive» nous a également impressionnés par sa maîtrise dans le bas du spectre. Sur les impacts, comme sur les nappes de grave, il semble très bien maitriser les mouvements des membranes des transducteurs, même à très fort niveau. Cela évite les trainages, les lourdeurs et bourdonnements hasardeux et permet au son de l’Audio-technica ATH-DSR9BT de rester toujours parfaitement tenu, même à fort niveau. C’est une belle démonstration de l’intérêt de la technologie Trigence Dnote pour un casque actif et sans-fil.

Spécifications : ATH-DSR7BT

•Type : casque clos, circum-auriculaire, sans-fil •Autonomie : 15 heures •Connexion : USB Audio ou Bluetooth jusqu’en AptX HD 24 bits/48 kHz •Transducteurs : 45 mm Pure Digital Drive, simple bobine •Réponse en fréquence : 5 Hz à 40 kHz •Impédance, sensibilité : 35 Ω, 100 dB/mW •Accessoires fournis : pochette de rangement, câble USB •Poids : 300 g •Prix : 350 €

Notre avis : ATH-DSR7BT Construction

Polyvalence

Confort

Son

Spécifications : ATH-DSR9BT

•Type : casque clos, circum-auriculaire, sans-fil Autonomie : 15 heures Connexion : USB Audio ou Bluetooth jusqu’en AptX HD 24 bits/48 kHz Transducteurs : 45 mm Pure Digital Drive, quadruple bobine en cuivre de grade 7 N Réponse en fréquence : 5 Hz à 45 kHz Impédance, sensibilité : 37 Ω, 97 dB/mW Accessoires fournis : mallette de rangement, câble USB Poids : 310 gPrix : 600 €

Notre avis : ATH-DSR9BT Construction

Polyvalence

Confort

Son



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BLUE Ella Blue Mic est à la base une marque de microphones et maintenant de casques audio, un domaine où elle fait preuve de suite dans les idées et aussi de beaucoup d’originalité. D’ailleurs en matière d’originalité, ce modèle Blue Ella constitue un summum. Il reprend l’arceau excentrique et post-futuriste des précédentes réalisations de la marque, les Mo-Fi et Lola, avec comme sur le Mo-Fi un ampli intégré, mais alimentant cette foisci des transducteurs orthoplanar, et non de classiques électrodynamiques. Le prix est à la hauteur des moyens mise en œuvre. Voyons si les résultats le sont aussi... par Pierre Stemmelin Nous ne reviendrons pas sur l’architecture de l’arceau du Blue Ella, tout en métal, nous l’avons déjà détaillé dans le test du Blue Mo-Fi. De même pour l’ampli intégré dans le bandeau. Il affiche à peu près les mêmes caractéristiques avec une puissance de 2 x 250 mW. Il se recharge par le biais d’un câble USB. On peut juste noter quelques perfectionnements esthétiques. Les boucliers métalliques externes des oreillettes ont été redessinés et leurs micro-perforations laissent maintenant filtrer une douce lumière blanche lorsque les circuits du casque sont en fonction. On remarque aussi que l’amplificateur se met en veille automatiquement lorsque l’on retire le casque afin d’économiser la batterie. Il se remet ensuite en marche quand on recoiffe le casque, mais il est aussi possible de le désactiver totalement pour faire des écoutes sans son apport.

835 € Des transducteurs orthoplanar double-face en charge close Sur le terrain, on retrouve le même très bon niveau de confort, mais il est à retenir que le casque est quand même très lourd. Il frise les 500 g. La différence essentielle se situe au niveau des transducteurs installés dans les coques en matériaux synthétiques haut de gamme des oreillettes. Il s’agit de modèles orthoplanars, que l’on appelle également planar magnétiques. Chacun est équipé ici d’une membrane plane et carré, très fine de 50 mm de côté, parcourus par un circuit conducteur, enserré entre deux séries (d’où l’appellation double-face) de barreaux aimantés en néodyme. La fabrication de tels transducteurs est beaucoup plus couteuse que celle des traditionnels modèles électrodynamiques utilisant une simple bobine et un aimant annulaire pour entrainer la membrane. Mais les performances sont théoriquement supérieures avec une meilleure répartition des forces sur toute la surface de la membrane et une réponse en fréquences plus régulière. Les transducteurs orthoplanars sont ainsi réputés pour leur restitution sonore d’une grande finesse, leur rapidité, leur absence de toniques boomy dans le grave...


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Un ampli analogique qui permet de brancher ce casque sur n’importe quel petit smartphone, mais sans entrée numérique La contrepartie des transducteurs orthoplanars est qu’ils demandent un ampli relativement costaud et puissant pour donner leur pleine mesure. Sans cela, leur restitution peut souvent paraitre un peu plate et manquant de volume. Sur ce point, le bon petit ampli audiophile analogique, intégré à ce casque, trouve son intérêt. Ainsi, le Blue Ella est le seul modèle orthoplanar à pouvoir se contenter d’un petit smartphone comme source. Néanmoins, à l’heure du tout numérique, et de la disparition des prises mini-jack sur les iPhone, on peut objecter qu’il aurait été intéressant de pousser la logique un peu plus loin. Une entrée numérique et un convertisseur supplémentaires auraient été bienvenus. Le raccordement directement en numérique par USB aux sorties micro-USB ou USB-C des appareils Android, ou encore au port Lightning des produits iOS aurait permis de s’affranchir totalement des limitations analogiques de la source (bruit, parasite, réponse en fréquence...). En leur absence, le Blue Ella reste quelque peu un exercice de style et son ampli analogique intégré l’alourdit inutilement lorsque l’on possède déjà par ailleurs un bon ampli casque.

Une approche ésotérique, mais de vraies qualités et des performances de très haut niveau Mais ne soyons pas trop critique sur l’approche quelque peu ésotérique, voir hérétique du Blue Mic Ella, car sur le terrain, il offre d’excellentes performances et quelques atouts intéressants. Nous l’avons testé à partir de différentes sources. L’utilisation de l’ampli intégré est effectivement pertinente sur les sources faiblardes comme les smartphones, d’autant qu’il possède un mode ON+ qui renforce le bas du spectre, ce qui est particulièrement utile, sur certains modèles Android low-cost. Cependant, pour un usage à domicile, raccordé à un ordinateur, nous avons préféré utiliser notre ampli casque habituel. En mode passif, Le Blue Ella ne demande finalement qu’une puissance assez modérée. Contrairement à ce que l’on rencontre avec beaucoup d’autres casques orthoplanars, sa restitution a beaucoup de matière, de la rondeur et de la chaleur. À cela s’ajoute une belle impression d’espace. L’image n’est pas aussi aérée que sur certains casques ouverts, mais la scène sonore se déploie déjà avec beaucoup d’aisance. On sent aussi que le Blue Ella en a sous le pied. Qu’il est

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capable d’aller très loin s’il est emmené par une très bonne source et à partir de fichiers audio en haute résolution. Ce casque sait en outre très bien alterner d’un style musical à un autre. Il se montre divin et délicat sur la chanson «Rooting for You» de London Grammar, donnant, dans un premier temps, beaucoup de présence, de densité et de chair à la voix roque d’Hannah Reid, la chanteuse du groupe, puis la laissant monter dans les octaves avec légèreté, mettant en valeur toutes les réverbérations et l’acoustique du lieu. Dans un autre registre, le Blue Ella peut se montrer très viril sur des morceaux Eletro comme «Goin’in» de Birdy Nam Nam repris par Skrillex version «Hard Remix». Les impacts de boîte à rythmes, les nappes de graves restent d’une propreté impeccable jusqu’à des niveaux très élevés. Le son ne se désunit pas, on a vraiment l’impression d’écouter un gros Sound System, la tenue en puissance est excellente. Enfin, sur l’ambiance envoutante de «I’m on Fire» de Chromatics, on sent que le Blue Ella a une petite tendance à la grandiloquence, mais il le fait avec beaucoup de classe et d’élégance. C’est un casque qui donne envie d’entendre et réentendre toute une partie de sa discothèque fétiche. Sa restitution n’est en outre pas fatigante et se laisse apprécier pendant des heures tant à niveau modéré que très élevé.

Spécifications

•Type : casque clos, circum-auriculaire •Ampli intégré de 250 mW •Batterie de 1000 mAh •Transducteurs : orthoplanars de 50 x 50 mm •Réponse en fréquence : 20 Hz à 20 kHz •Impédance : 50 Ω en mode passif, 10 Ω en mode actif •Cordons : détachables de 3 m et de 1m20 avec microphone et commandes pour smartphone •Accessoires fournis : housse de rangement, adaptateur jack 6,35 mm, câble USB •Poids : 481 g

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JAYS

u-Jays Wireless Le u-Jays Wireless est, comme sa référence l’indique, la version sans-fil du u-Jays que nous avons déjà testé et à qui nous avons décerné notre label OnTopAudioAward en 2016. Il reprend les qualités du modèle original, lui apportant le Bluetooth et le contrôle tactile, avec toujours un excellent rapport qualité/prix. par Pierre Stemmelin

Extérieurement, presque rien n’a changé par rapport au u-Jays standard. Les seules différences visibles portent sur l’apparition d’un bouton de mise en marche, d’une prise micro-USB pour recharger la batterie et d’un petit trou pour le microphone permettant de passer des appels téléphoniques, désormais intégré au casque et non plus logé dans un boîtier sur le câble. Le poids n’a pas trop augmenté, il passe à 225 g contre 210 g et la possibilité de faire fonctionner le u-Jays Wireless en liaison filaire, comme un casque classique, a été conservée. C’est une bonne chose. Les éléments qui changent la donne sont invisibles. Il s’agit du sans-fil et des commandes tactiles. Le panneau extérieur de l’oreillette droite donne maintenant la main sur les fonctions : un glissé vers le haut ou vers le bas pour ajuster le volume ; vers l’avant ou l’arrière pour changer de morceau ; une tape pour prendre un appel téléphonique, mettre en pause la musique ou la relancer. Il est à noter que ces commandes tactiles peuvent être verrouillées (bloquées) en appuyant rapidement deux fois sur le bouton marche/arrêt. Cela peut paraître anodin comme option, mais vous verrez, à l’usage cela peut être bien utile, car il est souvent très agaçant de couper de façon involontaire la musique ou un appel à chaque fois que l’on veut se gratter l’oreille droite.

180 € Sur le terrain, on retrouve l’ergonomie du u-Jays original. Le poids n’ayant presque pas changé, le confort, la tenue et l’isolation phonique sont de très bon niveau pour un casque supra-auriculaire tandis que les commandes tombent facilement sous les doigts. La distance de transmission Bluetooth est également bonne et l’on apprécie l’autonomie dépassant 24 heures. À l’écoute, il nous semble que le registre grave a gagné en ampleur par rapport à la version filaire. Il est véritablement impressionnant. Mais il a aussi un peu perdu en délié, rapidité et fluidité. Le u-Jays Wireless n’en demeure pas moins très convaincant. Il a un son vivant, généreux avec des timbres chaleureux agréables. Le registre médium est ouvert avec une belle présence sur les voix. Il n’est pas besoin de pousser trop le volume pour avoir de bonnes sensations de puissance. C’est réussi.

Spécifications

•Type : casque clos, supra-auriculaire, sans-fil, à commandes tactiles •Autonomie : 25 heures •Transmission en Bluetooth 4.1 AptX ou filaire analogique (mini-jack) •Transducteurs : 40 mm électrodynamiques •Réponse en fréquence : 10 Hz à 20 kHz •Impédance : 32 Ω •Accessoires fournis : câbles mini-jack et USB •Poids : 225 g

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BackBeat Pro 2 Le Plantronics BackBeat Pro est, pour nous, depuis longtemps, une valeur sûre, car c’est un casque sansfil et antibruit qui allie très bonnes performances et prix raisonnable. Cependant, nous regrettions son aspect lourd et massif. Sa version « 2 » de dernière génération fait de gros progrès sur ce point.

Esthétiquement, le nouveau Plantronics BackBeat Pro 2 n’a rien à voir avec le modèle de précédente génération. Il a maintenant réellement du style, avec ses formes arrondies sans aucun angle saillant, ses revêtements (gris métallisé ou noir texturé) très chics, les boucliers extérieurs de ses oreillettes avec habillage imitation bois... C’est peut-être un peu fragile comme finition, mais très joli et pour le reste, la construction a l’air solide, sérieuse, comme toujours chez cette marque américaine.

Une esthétique totalement redessinée sans perdre l’aspect pratique et ergonomique En outre, Plantronics est un des meilleurs spécialistes des casques et oreillettes Bluetooth, notamment à destination professionnelle. Son BackBeat Pro 2 propose donc un grand nombre de fonctions avec une ergonomie savament optimisée. En liaison Bluetooth (sans-fil), il coupe automatiquement le son quand on le retire, permet d’ajuster le volume, zapper de plage, mettre en pause, activer les commandes vocales Siri ou OK Google. Le système antibruit et le microphone sont débrayables à volonté tandis qu’un mode « open mic » donne la possibilité de couper la musique et amplifier les sons extérieur. Les larges pavés de commandes sur les boucliers des oreillettes, les molettes de réglages et commandes à glissières tombent facilement sous la main, presque intuitivement. Sur le plan technique, le Plantronics BackBeat Pro2 est également d’une conception optimisée. Son circuit antibruit utilise deux capteurs par oreillette, interne et externe. Les transducteurs sont de 39 mm (d’après nos mesures). Chacun est enfermé dans une double coque en plastique, sa


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petite charge interne étant reliée au reste du volume de l’oreillette, contenant les circuits et la batterie, par un drôle d’évent en caoutchouc mou coudé, de façon à fortement renforcer le registre grave.

Un bon son à la fois précis et qui a du punch Sur le terrain, le Plantronics Backbeat Pro 2 est assez confortable (même si on aurait aimé que ses coussinets à mousse à mémoire de forme soient un peu plus épais) et il tient bien en place. Son système antibruit a une action d’intensité moyenne, mais régulière, silencieuse et efficace, notamment dans le bas du spectre. La liaison Bluetooth est particulièrement stable et qualitative, jusqu’à des distances de plus de dix mètres en intérieur. C’est un des gros points forts des produits Plantronics. En mode sans-fil avec le système antibruit activé, la restitution est physiologique avec des graves très présents qui ont beaucoup de punch. Le médium n’en manque pas pour autant de clarté et de détails, tandis que les aigus sont assez doux. Le son est propre et précis avec une tenue en puissance très correcte. Le rendu est légèrement plus sage et mieux équilibré lorsque le système antibruit est désactivé. La scène sonore est un peu fermée, mais pas bouchée. Au contraire, les voix ont beaucoup de présence et une matière agréable comme nous avons pu nous en rendre compte sur le morceau «Lying has to stop» de Soft Hair, LA Priest et Connan Mockasin. Cet enregistrement qui peut paraitre un peu étouffé sur d’autres casques, avec des chanteurs un peu trop distants, donne un belle sensation de proximité et d’intimité nébuleuse avec le Plantronics Backbeat Pro 2. Enfin, l’équilibre tonal est plus neutre en liaison filaire et en mode passif, mais alors, à partir d’un smartphone, le grave est un moins ferme, ce qui montre que les amplis intégrés au Plantronics BackBeat Pro 2 sont d’excellente qualité. Dans tout les cas, en passant d’un mode à l’autre, le rendu sonore garde la même couleur et la même tessiture. Les résultats sont très proches. Le son est pêchu, donnant une bonne impression de puissance, entraînant, bien maitrisé et transparent. Le Plantronics BackBeat Pro 2 est une belle réussite, une valeur sûre. Son prix officiel a un peu augmenté par rapport à son prédécesseur. Il est annoncé à 250 € pour la version standard. Mais on le trouve déjà dans le commerce à 200 € et à ce prix il vaut notre label ON-TopAudio Award, car il n’y a presque aucun concurrent en face.

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire, fermé, à système antibruit actif et liaison Bluetooth •Autonomie de la batterie : 24 h en sans-fil •Bluetooth : NFC, AAC, AptX Low Latency, porté jusqu’à 100 mètres •Transducteurs : 40 mm dynamiques •Réponse en fréquence : n.c. •Sensibilité : n.c. •Impédance : n.c. •Puissance max. : n.c. •Câbles : 1,2 m •Accessoires fournis : câble USB de recharge, housse (version standard) ou mallette de rangement (version SE) •Poids : 294 g (hors cordon) •Prix : 250 € pour la version standard, 280€ pour la version «Special Edition» (SE)

Notre avis Construction

Polyvalence

Son, performances

Intérêt


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L’un sert à activer plusieurs effets sonores («Boîte de nuit», «Cinéma»...) un peu gadget, l’autre à ajuster l’intensité du système antibruit (0, 50 et 100 %). Ce qui est plus intéressant. En complément, l’appli Sennheiser TuneCap (iOS et Android) donne la possibilité de régler en continu l’intensité de l’antibruit et d’égaliser très précisément la courbe de réponse du PXC 550. Malheureusement sur notre iPhone, cela ne fonctionnait qu’en écoutant la musique provenant de la bibliothèque interne et pas avec les autres applis comme Spotify. C’est un peu ballot.

SENNHEISER 400 €

PXC 550 Wireless C’est le nouveau casque nomade de référence du leader allemand Sennheiser. Disposant d’une liaison Bluetooth et d’un système antibruit , il adopte un style statutaire et se positionne en concurrent direct du Bose QuietComfort 35, la référence du marché, commercialisé à peu près au même prix. Mais pour se démarquer il apporte quelques originalités, notamment une appli proposant une personnalisation poussée de la restitution sonore. par Pierre Stemmelin Dès le premier contact, l’expertise de Sennheiser en matière d’ergonomie apparait de manière tangible. Pouvant se replier à plat et sur lui-même pour se ranger dans sa mallette de transport, le PXC 550 est à la fois compact et léger (à peine 235 g). Ses coussinets, malgré leur faible largeur et leur petite ouverture, épousent parfaitement les pavillons des oreilles grâce à leur profil s’évasant vers l’intérieur. Recouverts d’un cuir synthétique très doux et emplis d’une mousse à mémoire de forme très moelleuse, ils assurent une tenue, une isolation phonique passive et un confort excellents. La construction est également d’une grande intelligence, mélange de finition à la fois sobre et luxueuse, faisant appel à des matériaux optimisés garantissant simultanément fiabilité et légèreté. L’effort sur les équipements et les fonctions est encore plus impressionnant. Le PXC 550 peut se connecter en Bluetooth, mais aussi en liaison filaire analogique par mini-jack ou directement en numérique à un ordinateur en USB. Son oreillette droite propose des commandes tactiles complètes, comportant le déclenchement du pilotage vocal (Siri ou OK Google). En dehors du bouton d’activation du Bluetooth, bien caché, les autres tombent naturellement sous les doigts.

À l’écoute, le PXC 550 a des performances de haut niveau, des basses profondes et puissantes, des aigus pointus, une large réponse en fréquence. Son équilibre tonal par défaut est franchement physiologique se caractérisant par des graves gourmands, des aigus très brillants et un registre médium discret. La spatialisation est accentuée de même que les défauts de la source. En liaison Bluetooth, à partir de Spotify, le haut du spectre parait parfois un peu sale et agressif. Par contre en liaison numérique directe, depuis un Mac en USB, la définition est bien meilleure. Enfin, bon point pour le système de réduction de bruit du PXC 550. S’il n’est pas le plus performant dans les basses fréquences, il s’avère globalement d’une très bonne efficacité. En outre, il ne dénature pas la restitution sonore, ne provoque pas de pompage ni de bruit ou de souffle parasite gênant.

Spécifications

•Type : casque clos, circum-auriculaire, sans-fil et antibruit, à commandes tactiles •Autonomie : 30 heures •Transmission en Bluetooth 4.2 ou filaire analogique (mini-jack) et numérique (USB) •Transducteurs : 40 mm électrodynamiques •Réponse en fréquence : 17 Hz à 23 kHz •Impédance : 490 Ω en actif, 46 Ω en passif •Accessoires fournis : mallette de rangement, câbles mini-jack et USB, adaptateurs jack 6,35 mm et avion •Poids : 235 g

Notre avis Construction

Polyvalence

Ergonomie

Son


Modestie mise à part, notre Air-25 est incomparable

Powered by

DSP 24-bit Audio Enhancing Engine

à fort débattement capable d’encaisser de très forte puissance. Grâce à la technologie MaxxBass, l’Air 25 est capable de générer des graves dignes d’enceintes jusqu’à 20 fois plus volumineuses ! Avec l’Air 25, accédez n’importe où au streaming hifi, à partir de vos smartphones, tablettes et PC.

Depuis plus de 20 ans, Advance Paris reçoit les plus hautes récompenses de la presse spécialisée pour la qualité de ses produits et leur caractère “audiophile“. Concentré de technologie, l’enceinte Air 25 développée en France ne fait pas exception à la règle. Proposer une enceinte compacte compatible bluetooth et de qualité hifi était notre objectif, elle devait en plus proposer une autonomie confortable d’environ 12 heures. Atteindre ce but n’était possible qu’à la condition d’intégrer les dernières technologies, tant en matière de traitement du signal avec notre DSP 24-bit, qu’en termes d’amplification en

classe D (Texas instrument intégrant le SpeakerGuard). Enfin, nous avons développé des transducteurs particuliers

SPECIFICATIONS - Compatibilité smartphones, tablettes, PC/MAC - Appairage facile grâce au NFC - Appairage jusqu’à 8 appareils mémorisés - Autonomie moyenne de 12 heures (Li-ion) - DSP 24-bit Audio Enhancing engine - MaxxBassAA® - Rétroéclairage par effleurement - Entrée auxiliaire - Fonction Power bank - Appels téléphoniques et intégration Siri - Dimension : 218*74*88 mm et poids: 1.160 kg - Prix public généralement constaté 199€

ADVANCE PARIS, 13 rue du coq gaulois - 77170 Brie Comte Robert / info@advanceparis.com / www.advance-acoustic.com



LES ÉCOUTEURS

INTRA-AURICULAIRES eclectiques et polyvalents


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ÉCOUTEURS INTRAS

La paire d’accessoires indispensables de l’audiophile nomade Les connaisseurs les appellent des intras, les autres parlent d’écouteurs ou d’oreillettes. Toujours par paire, avec ou sans-fil ou même de type zéro-fil, ce sont les meilleurs compagnons de l’audiophile nomade. Petits, légers, compacts... ils se rangent facilement dans une poche ou un tout petit sac, à moins qu’on ne préfère les garder tout simplement autour du cou. Ils peuvent s’emporter ou se porter partout, compléments idéaux d’un smartphone, d’une tablette, d’un ordinateur ou mieux d’un baladeur audiophile. Avec leurs embouts intra-auriculaires en silicone ou en mousse à mémoire de forme (façon boules Quies ou bouchons Comply), ils assurent une bonne isolation face aux bruits extérieurs. On peut les utiliser en toutes circonstances : dans les transports, en balade ou pour faire du sport. Nous avons choisi six modèles éclectiques dont chacun présente une originalité et qui nous montrent qu’il est possible de faire bien mieux que les petits écouteurs fournis avec un iPhone... par Manuel Courbo et Pierre Stemmelin

Fostex TE04

80 €

C’est un «petit» modèle d’écouteurs intraauriculaires dans la large gamme de ce géant japonais du son qu’est Fostex : le modèle TE04 est atypique par son prix (moins de 100 €) et par la présence de câbles interchangeables. Cette option était jusque là réservée aux écouteurs professionnels ou très haut de gamme. Celles et ceux qui cassent régulièrement les cordons de leurs écouteurs apprécieront ! Le Fostex est livré d’origine avec deux câbles, un premier standard, un second avec microphone et commandes pour smartphone… cela vous en fait déjà un d’avance. L’autre particularité de ces écouteurs est de se présenter comme des oreillettes de scène pour les musiciens avec les câbles qui passent au-dessus des pavillons auditifs, assurant ainsi une très bonne tenue. À l’écoute, le son est très détaillé, et même si le grave est plutôt généreux, les autres registres n’en sont pas pour autant atténués ou remisés au second plan. Tout y est, ce qui est même étonnant : arriver à caser autant de sonorités avec des plans bien différenciés dans si peu d’espace… Les voix sont

claires, bien dessinées, la scène sonore vaste et profonde. À l’usage, il nous a fallu quelques minutes pour trouver le bon positionnement de ces écouteurs dans les oreilles. Mais une fois le bon placement trouvé, plus rien ne bouge et l’isolation passive optimale. Extrêmement légers (annoncés à 16 grammes), ces écouteurs se montrent vraiment très confortables en tenue et à l’écoute. Petit modèle, petit prix, grand son, techniquement au top avec leurs câbles détachables, cette paire d’écouteurs Fostex TE 04 nous a surpris à tous points de vue et dans le bon sens du terme.

Spécifications

•Transducteurs : électrodynamiques de 8 mm •Réponse : 10 Hz à 25 kHz •Impédance, sensibilité : 16 Ω, 94 dB • Cordon : détachable de 1m20 + détachable de 1m20 avec télécommande •Accessoires fournis : pochette de transport, 4 paires d’embouts

Notre avis :


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NuForce BE Sport 3

100 € Sportifs et audiophiles à la fois c’est le défi que se sont fixés ces écouteurs sans fil BE Sport 3 de chez NuForce. La marque californienne propriété depuis 2014 du Taiwanais Optoma, spécialiste de la vidéoprojection, n’en est pas à son coup d’essai en la matière et cette nouvelle itération, plus sportive que les précédentes, est incontestablement réussie. Certifié IP55, ces écouteurs Bluetooth sont résistants à la pluie, à la poussière ou à la transpiration. La batterie logée dans le petit boîtier de commande offre une autonomie d’environ 10 heures. Pour bien tenir dans les oreilles pendant l’effort, ces écouteurs sont par ailleurs livrés avec plusieurs paires d’ailettes interchangeables et amovibles, en silicones de plusieurs couleurs différentes. Une petite pochette avec mousqueton ainsi que six paires d’embouts dont une à double frange font aussi partie du package. Sur le terrain, les NuForce BE Sport 3 ne sont pas les écouteurs du sportif extrême. Les oreillettes avec leur coque en métal tubulaire sont un peu trop proéminentes et les pointes de leurs ailettes peuvent un peu chatouiller à la longue. Néanmoins, ces écouteurs se défendent bien lorsqu’il s’agit de faire un running tranquile d’une demi-heure le dimanche. La possibilité de les attacher autour du cou, grâce aux oreillettes aimantées, est également bien vue. Et surtout, les NuForce BE Sport 3 sonnent très bien et beaucoup mieux que la plupart des modèles dédiés au sport. Ils proposent une restitution physiologique et assez énergique. Ils ne cherchent pas à être trop clairs ou transparents. Ils

sont parfaits pour de la musique qui donne envie de bouger tout en procurant une bonne impression d’espace et d’aération. Les NuForce BE Sport 3 nous ont par exemple fait entendre une superbe ligne de basse et des aigus qui ne vrillent pas les tympans sur la chanson «Brightside» d’Icona Pop. Idem sur le morceau «Dreamland» de Wild Belle, la restitution a la pêche, elle swingue tout est bien à sa place. Les voix ne manquent pas de présence malgré le petit côté physiologique. Le son est doux sans être bouché, au contraire l’aération, la sensation d’ampleur sont excellentes. Nous avons même été surpris par les bruits d’ambiances de salle de concert très bien dosés sur le début de «Lord Intended» de De la Soul. À noter enfin que ces écouteurs procurent un niveau d’isolation phonique élevé (plus ce serait trop et pas raisonnable pour des modèles sportifs d’extérieur) tandis que leur microphone ne filtre pas très bien les bruits parasites, mais permet des conversions téléphoniques bien claires et intelligibles.

Spécifications

•Transmission : Bluetooth 4.1 AptX et AAC •Certifié IP55 •Batterie : 10 heures d’autonomie •Câble : entre les deux écouteurs avec microphone et commandes •Accessoires fournis : pochette de rangement, 7 paires d’embouts en silicone, 5 paires d’ailettes

Notre avis :


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Erdre Audio D201G

80 €

Erdre Audio est une jeune société française basée à Nantes qui s’est baptisé du nom de la rivière qui rejoint la Loire dans la capitale de l’Ouest. Elle s’est lancée en 2016 sur le marché des écouteurs audiophile haut de gamme, mais pas seulement puisque la paire que nous testons ici est positionnée à moins de 100 €. Portant la référence D201G, cette dernière a pour particularité de fonctionner en deux voies ce qui est très rare, d’autant plus à ce prix. Chacune de ses oreillettes intègre dans sa coque en aluminium un «boomer» de 10 mm et un transducteur de médium/aigu, tous les deux de type électrodynamique. La finition de ces écouteurs est de bon niveau et l’on remarque le câble comme enduit d’une résine plastique élastique et anti-emmêlage. Les jonctions écouteurs/câbles et câbles/prise rassurent par leur sérieux. Soulignons aussi la jolie anodisation aubergine des coques des oreillettes. Sur le terrain, ces écouteurs offrent une tenue correcte dans les oreilles, mais surtout une isolation phonique passive plutôt très bonne,

Libratone

Q Adapt In-ear

avec peu ou pas de bruit de frottement du câble. La restitution sonore de ces intra-auriculaires est claire, précise, bien détaillée, les voix filent très haut avec beaucoup de nuances. Si vous cherchez une approche boomy, passez sur une autre marque. Les Erdre Audio D201G privilégient avant tout la finesse et les détails.

Spécifications

•Doubles transducteurs : dynamiques de 6 et 10 mm •Réponse : 5 Hz à 23 kHz •Sensibilité ; impédance : 101 ±3dB à 1kHz/mW ; 8 Ω •Câble : 1,2 m avec microphone et commandes •Accessoires : paire d’embouts en silicone à double frange, paire d’embouts en mousse et 3 paires d’embouts en silicone

Notre avis :

170 €

Avec les Q Adapt In-ear, la marque danoise Libratone propose un produit moderne et totalement dans l’air du temps. Ces écouteurs se destinent exclusivement aux appareils Apple iOS, puisqu’ils se connectent sur une prise Lightning, et intègrent un système antibruit proposant plusieurs intensités. Le design est en outre très soigné. On apprécie les petites branches en aluminium des oreillettes qui permettent de bien les caler et leurs embouts en silicones dont les profils évasés assurent un bon couplage avec les conduits auditifs sans être invasifs. Le câble comporte un module de commande ainsi qu’un microphone pour passer des appels téléphoniques. Il est gainé de textile sur sa partie basse et, sur sa partie haute, d’un revêtement caoutchouteux. Les coques sont en plastique de synthèse et accueillent des transducteurs de bonne taille, de 12 ou 13 mm de diamètre. Sur le module de commande en plus des trois touches de lecture/pause/activation de Siri, ainsi que de réglages de volumes, on trouve un quatrième bouton. Il donne la possibilité d’ajuster l’action du système antibruit. La position 1 amplifie les bruits ambiants, ce qui est utile dans la rue pour ne pas se trouver trop coupé du monde extérieur. La position 2 laisse la réduction de bruit inactive. Les positions 3 et 4 l’activent respectivement à 50 et 100%. Une appli sur iOS donne aussi le loisir de choisir entre ces différentes positions ainsi qu’entre

trois courbes d’égalisation. Sur le terrain, les écouteurs Libratone Q Adapt sont agréables à porter et tiennent plutôt bien en place même lorsque l’on court. Par contre, l’isolation phonique est moyenne, même lorsque le système antibruit, qui capte les sons extérieurs grâce à un microphone intégré au câble sous le menton, est activé. On note aussi que le câble génère quelques bruits de frottement. Les performances sonores sont quant à elle de bon niveau. La définition pourrait être plus poussée dans le médium et l’aigu, mais l’équilibre tonal physiologique est séduisant. Les basses sont amples, consistantes et profondes. L’aigu brille sans trop d’agressivité. Le son est propre, dynamique et ces écouteurs donnent une très bonne sensation d’espace.

Spécifications

•Transducteurs : électrodynamiques d’environ 12 mm •Système antibruit actif •Câble : 1,3 m avec microphone et commandes •Accessoires fournis : pochette de rangement, quatre paires d’embouts en silicone

Notre avis :


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NuForce HEM8

600 € La gamme d’écouteurs HEM de Nuforce comprend désormais cinq modèles dérivés de l’ancêtre Primo8. Ils ont pour point commun des coques en matériau de synthèse qui épousent la forme des conques des oreilles, un peu comme des modèles pros, moulés sur mesure. Leurs câbles (interchangeables) passant au-dessus des oreilles, ils tiennent très bien en place, et apportent une isolation phonique importante. C’est une solution très appréciée des musiciens et chanteurs sur scène, mais aussi par bon nombre d’audiophiles. Cette gamme NuForce débute par le HEM Dynamic équipé (comme sa référence l’indique) de transducteurs électrodynamiques mono-voie et se poursuit avec des modèles à armatures balancées de chez Knowles, en mono ou multivoies dont le HEM4 que nous avons déjà testé. Le HEM8 en est le sommet et utilise quatre armatures balancées par écouteur. À l’écoute, le HEM8 en comparaison avec le HEM4 se montre immédiatement et de façon évidente, plus claire et beaucoup plus dynamique comme on peut s’en apercevoir sur le rythme explosif du morceau «LGND» de Tha Trickaz. L’équilibre tonal est moins rond, moins séducteur, moins chaud, peut-être un peu moins fluide, mais les performances sont incontestablement supérieures.

NuForce a raison de présenter les écouteurs HEM8 comme des outils d’analyse et de précision. Ils conviendront aux audiophiles pointilleux qui recherchent la neutralité et la transparence. Ils nous ont été particulièrement utiles pour cerner les personnalités sonores de plusieurs DAC/ampli casques et bien apprécier l’action de leurs différents réglages comme par exemple avec le DacAmp de RHA. Ces écouteurs sont capables de prouesses en termes de présence et réalisme lorsqu’ils sont alimentés par une très bonne source et à partir de très bons fichiers audio.

Spécifications

•Transducteurs : à armatures balancées 4 voies •Réponse : 10 à 40 kHz •Sensibilité : 110 dB (±3 dB) • Impédance : 38 Ω •Câbles : deux câbles interchangeables de 1.38 m, un audiophile, l’autre avec microphone et commande pour smartphone •Accessoires fournis : boîtier de rangement étanche, étui de transport, 8 paires d’embouts interchangeables (en mousse à mémoire de forme et silicone), brosse de curetage, pince câble, adaptateur jack 6,35 mm

Notre avis :


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1More

100 €

E1001

Comme on a pu le voir avec le test du casque H1707, 1More est une nouvelle marque aux dents longues. Avec des prix très agressifs, elle n’hésite pas à jouer à la surenchère, mais le fait avec un talent certain. Ici, elle propose des écouteurs intraauriculaires à triples transducteurs. En effet, chaque écouteur de cette paire de E1001 comporte deux transducteurs à armatures balancées et un de type électrodynamique. C’est une approche coûteuse, qui permet théoriquement de concilier le meilleur des deux mondes : la précision des armatures balancées dans les médiums et les aigus, la profondeur et l’impact des transducteurs électrodynamiques dans le grave. Malgré cela, 1More ne fait pas d’économie de bout de chandelle sur les autres éléments de ces écouteurs. Au contraire. Pour commencer l’emballage est «topissime»: boîte cartonnée au format livre, avec fermeture de la couverture par un aimant, de très beaux dessins au trait figurant l’éclaté d’un écouteur, ainsi qu’un

petit mot manuscrit du « metteur au point » Luca Bignardi, DJ, producteur et arrangeur italien, qui a notamment collaboré avec Lucio Dalla et Laura Pausini. Les accessoires fournis sont également nombreux : 8 paires d’embouts interchangeables dont 3 en mousse à mémoire de forme, un adaptateur prise avion et un clip de chemise. Honnêtement, ce n’est pas tous les jours que nous trouvons un équipement aussi complet et un emballage aussi soigné pour une paire d’écouteurs intra-auriculaires à 100 euros. La construction ne déçoit pas non plus. Les 1More E1001 sont très légers malgré leurs oreillettes et leurs prises toute métal. Le câble principal est gainé de tissu. Beaux, esthétiques et élégants, plutôt discrets, ces écouteurs garantissent une très bonne tenue dans les oreilles. Sans contraintes, ils n’occasionnent pas de fatigue même après de longues heures d’utilisation. À l’écoute, sur le disque de Sting, «The Best Of 25 Years», et le morceau «Shape Of My Heart», le rendu sonore est plutôt très bon, certes moins détaillé, moins tranchant et moins spacieux qu’avec nos écouteurs de référence (qui valent deux fois plus cher). Les basses se font aussi plus discrètes, mais ce n’est pas mal du tout. Ces intras dispensent un son propre, précis, détaillé, vif et rarement pris en défaut.

Spécifications

•Triples transducteurs : 2 armatures balancées et un électrodynamique par oreillette •Réponse : 20 Hz à 40 kHz •Sensibilité ; Impédance : 99 dB ; 32 Ω •Câble : 1,2 m avec microphone et commandes•Accessoires : 5 paires d’embouts en silicone, 3 paires en mousse à mémoire de forme, housse de rangement, adaptateur avion, Clip pour chemise

Notre avis :


FOREVER CLASSIC Un amplificateur pas comme les autres. Les technologies d’amplification réputées et renommées de la marque NAD sont associées à la musique en streaming Haute Définition et au multi-room et apportent une sensibilité HiFi à notre époque comptemporaine. Puissante, efficace, et abordable, notre gamme Classic d'amplificateurs intégrés redéfinie la catégorie. Déjà légendaire pour ses innovations dans le monde de l'amplification Hi-Fi depuis 1972, NAD créé maintenant une nouvelle génération d'amplificateurs Hi-Fi pour une nouvelle génération de passionnés de musique. Découvrez pourquoi NAD est encore et toujours un Classic.

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