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Magazine Edition 2014

Guide des casques audiophiles

39 nouveaux modèles à l’essai

Alpha design Labs, Aëdle, AKG, Audio-technica, Bowers & Wilkins, Bang & Olufsen, Beats, Bose, Beyerdynamic, Denon, Focal, HifiMan, Fostex, Ergo, Final Audio Design, House of Marley, JVC, Logitech, Monster, Noontec, Nad, Onkyo, Sol Republic, Shure, Sony, Sennheiser, Stax, Ultrasone, Yamaha

+15 amplis casques en test

Alpha design Labs, Arcam, Audioquest, Cambridge Audio, Carot, iFiMicro, Leehman, M2Tech, Micromega, Musical Fidelity, NuForce, Rega


ENTREZ DANS L’UNIVERS DES CASQUES FOCAL...

SPIRIT CLASSIC

SPIRIT ONE

SPIRIT PROFESSIONAL

En tête-à-tête avec votre musique

Le son Focal en mode nomade

Le concentré de monitoring

299€

À la maison... Spirit Classic est un casque fermé au look raffiné et aux finitions haut de gamme, conçu pour une utilisation chez soi. Avec sa reproduction acoustique exceptionnelle, il répond aux exigences des mélomanes et des audiophiles. Tout le savoir-faire Focal au service d’une conception acoustique optimisée pour un son haute-résolution, dynamique et naturel ! Doté d’un large arceau, élégant avec son aspect cuir et sa finition en aluminium, à la fois léger et confortable, Spirit Classic invite à de longues heures d’écoute et de plaisir. Disponible en Hot Chocolate.

199€

Dans la rue... Spirit One est un casque nomade haute-fidélité au design affirmé qui porte en lui toutes les valeurs de Focal en matière de plaisir et de performances audio. Son look est résolument moderne et sa restitution sonore optimale : un grave nerveux, tendu et sans traînage, un médium/ aigu fin, plein et détaillé, une bande passante étendue et un rendement dynamique. De type circum-aural fermé, il offre, enfin, des facultés d’isolation phonique sans pareille. Spirit One est fourni avec de nombreux accessoires dont une télécommande iPhone®/iPod® iPad®. Incontestablement le casque nomade des mélomanes ! Disponible en Noir, Blanc ou Rouge.

259€

Dans un studio d’enregistrement... Spirit Professional est directement issu du savoir-faire historique de Focal : la conception de transducteurs hautes performances. Dans la droite lignée des enceintes de monitoring Focal, il assure une qualité de contrôle sans concession, tout en s’affranchissant des contraintes acoustiques liées à l’espace de travail. L’attention portée au design des transducteurs en Mylar–Titane permet d’allier rigidité, légèreté et amortissement afin de préserver la dynamique du signal audio, d’assurer une neutralité sonore remarquable, le tout sans distorsion. Enfin, le développement de larges coussinets en mousse à mémoire de forme offre une parfaite adaptation à l’ensemble des morphologies, ainsi qu’un confort optimal. Disponible en Noir Texturé.


ENTREZ DANS L’UNIVERS DES CASQUES FOCAL...

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SPIRIT ONE

SPIRIT PROFESSIONAL

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Le son Focal en mode nomade

Le concentré de monitoring

299€

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199€

Dans la rue... Spirit One est un casque nomade haute-fidélité au design affirmé qui porte en lui toutes les valeurs de Focal en matière de plaisir et de performances audio. Son look est résolument moderne et sa restitution sonore optimale : un grave nerveux, tendu et sans traînage, un médium/ aigu fin, plein et détaillé, une bande passante étendue et un rendement dynamique. De type circum-aural fermé, il offre, enfin, des facultés d’isolation phonique sans pareille. Spirit One est fourni avec de nombreux accessoires dont une télécommande iPhone®/iPod® iPad®. Incontestablement le casque nomade des mélomanes ! Disponible en Noir, Blanc ou Rouge.

259€

Dans un studio d’enregistrement... Spirit Professional est directement issu du savoir-faire historique de Focal : la conception de transducteurs hautes performances. Dans la droite lignée des enceintes de monitoring Focal, il assure une qualité de contrôle sans concession, tout en s’affranchissant des contraintes acoustiques liées à l’espace de travail. L’attention portée au design des transducteurs en Mylar–Titane permet d’allier rigidité, légèreté et amortissement afin de préserver la dynamique du signal audio, d’assurer une neutralité sonore remarquable, le tout sans distorsion. Enfin, le développement de larges coussinets en mousse à mémoire de forme offre une parfaite adaptation à l’ensemble des morphologies, ainsi qu’un confort optimal. Disponible en Noir Texturé.


4 ON Magazine - Guide casques 2014

SOMMAIRE Les amplis casques audiophiles 6-8 ADL by Furutech X1 10 Arcam rPac 12 Audioquest DragonFly 14 Cambridge Audio DacMagic XS 16 Carot One Fabriziolo 18-20 iFi-Micro iDac 22-23 Leehman Audio Rhinelander 24 Micromega Myzic 26 M2Tech HiFace DAC 28 Musical Fidelity M1-HPA 30 NuForce uDac 3 32-33 NuForce HA-200 34-36 Rega Ear mkII 38 Smart Audio Smart DAC 42 Teac HA-501

Les casques et écouteurs audiophiles 44 Aëdle Vk1 45 ADL by Furutech H118 46 AKG K451 47 AKG K 495 NC 48 Audio-technica ATH-ES700 49 Audio-technica ATH-AD500X 52 Bang & Olufsen H6 53 Bowers & Wilkins P7 54 Beats Studio new gen. 55 Beats by Dr. Dre MixR 56 Beyerdynamic T 51 p

57 Beyerdynamic T 90 58 Bose AE2w 60 Denon AH-D340 61 Focal Spirit Classic 62 HifiMan HE-500 64 Fostex TE01 65 Fostex T50RP 66-67 Ergo AMT 68 Ergo 1&2 70 Final Audio design Piano Forte iX 71 House of Marlety Destiny TTR 72 JVC HA-SZ2000 73 JVC ésnsy HA-SR75S 74 Logitech UE 6000 75 Monster inspiration NC 76 Nad HP50 RoomFeel 77 Noontec Zoro 78 Onkyo ES-HF300 79 Panasonic RP-HXD5 82 Sol Republic Master Tracks XC 83 Shure SRH1440 84-85 Sennheiser RS-220 86 Sennheiser Momentum On Ear 87 Sony MDR-1RNC 88 Sony MDR-ZX600 89 Stax SR007 90 Ultrasone Edition 8 91 Ultrasone Edition 12 92 Yamaha HPH-M82

Ce guide vous est offert par ON Magazine. Vous avez le droit de le consulter, l’imprimer, le diffuser, le redistribuer dans son intégralité sans restriction. Cependant, tout découpage, tout retrait et toute modification sont interdits sauf autorisation préalable de notre part. On participé à ce numéro : Manuel Courbo (régie Catset), Virginie Grolleau, Pierre-Yves Maton Pierre Stemmelin


Concert for one Casque Hi-Fi Mobile P7 Immergez vous dans la musique avec le P7. Conçu pour redéfinir les nouvelles normes d’un casque mobile grâce à un nouveau haut parleur développé avec la même approche que celle d’un haut-parleur d’enceinte Hi-Fi . Ecoutez et vous verrez. bowers-wilkins.fr


6 ON Magazine - Guide casques 2014

ALPHA DESIGN LABS ADL by Furutech X1

Après les modèles biens connus Cruise et Stride, ADL vient de frapper fort avec ce petit ampli casque et convertisseur qui peut à la fois s’emmener partout grâce à des batteries internes hautes performances et être connecté à un ordinateur ou un iDevice tout en étant très musical. Avec son petit air presque innocent, des dimensions presque lilliputiennes et les nombreuses parures (finitions rouge, bleu, noir et silver) de son capot en aluminium entouré d’un corps en mastic plastique très souple, le modèle ADL X1 cache bien son jeu. Pour son prix, il sait à la fois être musical et extrêmement complet. Fin et discret, il n’en possède pas moins tous les atouts tant sur le plan de praticité, à l’égal d’un couteau suisse, que musicaux. Tout d’abord, il offre quantités de connexions avec une véritable prise USB-B asynchrone (mini USB) qui permettra de le raccorder à n’importe quel ordinateur portable ou pas. Sa résolution allant jusqu’à 24 bits/192 kHz, il serait effectivement dommage de s’en priver et il pourra même servir de convertisseur externe de haute volée. En plus, il offre une autre prise USB mais utile uniquement pour le

branchement de périphériques Apple (iPhone, iPad, iTouch) en numérique direct et ce jusqu’à une résolution 16/48 kHz (certification Apple MF1). Un petit inverseur en dessous de l’appareil commutera le type de source numérique à écouter entre un iDevice ou un ordinateur. Mais le tableau n’est pas fini, ADL a prévu une entrée analogique par un minijack 3.25 mm pour tous les autres appareils nomades et autres smartphones afin que tout un chacun puisse s’en servir. Il est également doté d’une sortie numérique S/PDIF mini optique à l’arrière si l’utilisateur veut le chaîner avec un autre convertisseur et de sorties analogiques pour être brancher sur un système Hifi. Sur la petite face avant, prend place un tout petit bouton de volume de haute qualité avec un interrupteur marche arrêt, ce qui n’est pas dénué de sens vu que l’appareil peut fonctionner en

390 €

mode parfaitement autonome avec des batteries Li-ion rechargeables. Elles se rechargent via la prise mini USB que ce soit via un ordinateur ou une petite alimentation AC/DC pour téléphone ou autres que l’on trouve facilement un peu partout. Une petite diode située au plus près du volume indique ne niveau de charge (rouge = en charge, vert = charge complète et orange = charge faible). De l’autre côté de cette face avant, un petit sélecteur GND TRRS permet de s’adapter à différents types de casques (Sony ou Apple).

Une conception extrêmement soignée

A l’intérieur, nous restons surpris de la qualité des composants et de la précision du montage effectué sur un circuit imprimé 4 couches avec pistes en cuivre pur plaquées or de fortes


Le son Sennheiser s’écoute en couleurs

MOMENTUM On-Ear Ivory

À l’avant-garde des nouvelles tendances de la mode urbaine, Sennheiser a créé sa gamme MOMENTUM On-Ear. Alliance magique de luxe, de confort, d’élégance au service d’un son d’exception.

Les 7 couleurs “fashion” ont été soigneusement élaborées par une équipe internationale de designers spécialistes de la mode. Les matériaux sélectionnés allient légèreté et raffinement : acier brossé et Alcantara®, un tissu “haute technologie” dédié jusqu’alors à la sellerie de luxe - voitures de sport, yachts, jets privés, haute couture… MOMENTUM On-Ear… bien plus qu’un casque, un style.

Série Momentum On-Ear

Sennheiser France - 128 bis, av. Jean Jaurès - 94851 Ivry-sur-Seine Tél. : 01 49 87 03 00 - Fax : 01 49 87 03 24 - www.sennheiser.fr

30588-AP Momentu-230x280.indd 1

02/12/13 17:05


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ON Magazine - Guide casques 2014

Spécifications

•Connectique d’entrée : 1 x mini USB-B (24/192 kHz), 1 x USB-A (16/48 kHz), entrée analogique mini-jack 3.25 mm •Connectique de sortie : 1 minijack 3.25 mm ligne et optique 3.25 mm (S/PDIF 24/192 kHz) •Résolution maximale : 24/192 kHz •Sortie casque : 40 mW (12 Ω), 65 mW (16 Ω), 107 mW (56 Ω), 19 mW (600 Ω) •Distorsion : 1% à 1 kHz •THD : 0.002% •Dimensions : 68 x 16.5 x 118 mm •Poids : 147 kg

Notre avis Fabrication Fonctions Musicalité Intérêt

sections. Déjà en regardant la puce de conversion, on va commencer à comprendre pourquoi cet appareil fonctionne si bien. Il s’agit d’une puce Sabre ESS 9023 24/192 kHz qui fait le bonheur de beaucoup d’audiophiles. L’interface USB est gérée par un contrôleur hautes performances type XMOS de même résolution qui accepte aussi le mode Asio et asynchrone. Le reste est du même acabit avec des amplis opérationnels Texas Instrument LM932 à faible consommation.

A l’écoute

Nous avons pu donc tester cet X1, que ce soit en sortie USB d’un ordinateur à la résolution maximale, en analogique avec la même source et même sur une tablette iPad, les meilleurs résultats étant obtenus dans la première configuration bien entendu. Immédiatement, ce sont les qualificatifs de vivant, joyeux, extraverti qui nous viennent à l’esprit. Cet appareil respire la musique à grandes bouffées avec un sens du rythme, une dynamique

bien répartie sur toute la bande passante qui en fait un choix incontournable dans cette gamme de prix. Certes, on sent quelques petites colorations ; un petit excès de zèle de plus dans l’aigu que la reine de la neutralité absolue bouderait, mais l’X1 joue avec une telle conviction et franchise que c’est un régal lorsque l’on pense aussi qu’il n’est qu’un appareil nomade. On note aussi une très belle qualité de présence des divers musiciens et interprètes avec beaucoup de détails dans la restitution. On perçoit parfaitement à la fois les différences de qualité d’enregistrements que le son des salles lors d’enregistrements en public. Le son donne une impression de puissance comme s’il nous en restait tout le temps «sous les pieds» et il s’est bien sorti d’une écoute avec un casque très haut de gamme Audio Technica ATX-AD500X d’une impédance de 48 Ω en lui permettant de révéler toute sa personnalité. Pour le prix et les possibilités, une note maximale s’impose.


La Quintessence Fabriqué en Allemagne Garantie 5 ans

Ultrasone logo on white background:

ultrasone.fr Ultrasone logo on black background:


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ON Magazine - Guide casques 2014

ARCAM Arcam rPAC

La série R du constructeur britannique Arcam comprend plusieurs solutions pour ordinateurs ou périphériques nomades. Ce convertisseur rPac bénéficie toujours d’une exceptionnelle qualité de fabrication, mais les surprises ne s’arrêtent pas là.

Pour toute sa série R, Arcam a choisi, et c’est compréhensible, le même format, voire le même châssis en métal noir mat dont le fonds légèrement amortissant permet à l’utilisateur de le poser sur toutes les surfaces sans risque de rayer quoi que ce soit. L’Arcam rPac est donc un convertisseur et amplificateur pour casque alimentés directement par son entrée USB. Il est doté d’une puce Texas Instruments PCM5102, modèle qui figure dans d’autres appareils plus haut de gamme de la marque. Sa résolution va jusqu’aux valeurs 24 bits/96 kHz ce qui lui permettra de lire tous les fichiers haute définition jusqu’à 96 kHz, fichiers que l’on trouve en plus en plus sur le marché. Toutes les connexions, à part la sortie casque, se font à l’arrière. On y trouve l’entrée USB au format 2.0, mise au côté de deux prises de sorties ligne RCA pour un raccordement à un système hifi de qualité ou même à une paire d’enceintes amplifiées. La sortie casque s’effectue

sur le devant via une prise jack 3.25 mm et sur le dessus de l’appareil, l’utilisateur pourra jouer sur le volume, mais que pour le casque. On pourrait regretter que ce réglage ne se fasse pas aussi pour les sorties lignes arrières, comme la présence d’une sortie numérique supplémentaire. Arcam a toujours su développer une sonorité qui évoque l’élégance sonore même. L’écoute s’est toujours montrée d’un équilibre agréable sans pour autant être flatteur et coloré. En écoutant certains passages de musique classique, le domaine de prédilection de ce Dac, les mélomanes seront aux anges face à la cohérence des timbres, comme face à l’homogénéité de toute la bande passante avec un aspect «respect des timbres» assez unique. En cela, le rPAC se rapproche du nouveau Cambridge DacMagic XS avec un peu moins de nervosité et de précision. Il aura plus cette élégance sonore propre à cette marque.

190 € Spécifications

•Port USB : asynchrone •Résolution maximale : 24/96 kHz •Sortie casque : 138 mW •Rapport signal bruit : 98 dB •Distorsion : 0.002% •Dimensions : 100 x 25 x 62 mm

Notre avis Fabrication Possibilités Musicalité Intérêt


T H5W T H7W T H5BT H5W

T H5

T H7


12 ON Magazine - Guide casques 2014

AUDIOQUEST AudioQuest DragonFly

La marque britannique Audioquest fut la toute première à offrir un convertisseur type «dongle» que l’on branche directement sur son ordinateur et dont la taille en fait le compagnon de voyage des audiophiles. Son succès n’a jamais été démenti ; et bien d’autres constructeurs ont d’ailleurs suivi depuis.

Le DragonFly est un petit convertisseur de haute qualité avec un format de poche et des qualités sonores de très haut niveau. Le DragonFly présente l’avantage, outre sa mobilité, d’éviter d’ajouter un câble et donc de risquer d’en amoindrir les qualités. Il possède aussi un autre atout, c’est son niveau ajustable en analogique suivant les appareils avec lesquels on le marie, ce qui pour des enceintes amplifiées ou un casque s’avère confortable, ce réglage de volume se faisant directement à partir de l’ordinateur. La section analogique a fait l’objet d’une grande attention, et lorsque vous contrôlez le volume directement par un logiciel de lecture sur l’ordinateur, c’est le contrôleur de gain analogique du DragonFly qui opère. Il convertit la commande numérique en analogique pour une optimisation de la sonorité globale. Le transfert de données est du type asynchrone avec protocole Streamlengh USB avec deux horloges maîtres qui évitent les problèmes de fluctuations. La puce de conversion est d’origine Sabre ESS 24 bits, un marque bien connue et surtout très appréciée par les audiophiles pour son côté analogique du son. De plus, et c’est aussi assez agréable, la couleur de la libellule incrustée sur le dessus change de couleur suivant le taux d’échantillon-

nages supportés : verte (44.1 kHz), bleue (48 kHz), jaune (88.2 kHz) et blanche (96 kHz). A l’écoute, même si le DragonFly n’opère que jusqu’à 96 kHz, ce qui est, pour la plupart de nous, le taux d’échantillonnage le plus haut vis-à-vis des fichiers vendus aujourd’hui, il n’en perd pas pour autant son côté très musical donc attachant. Moins vif que certains de ses concurrents, la libellule offre immédiatement un son plus plein avec une excellente articulation de tous les registres. Manifestement, il est plus doux et bénéficie d’un médium d’une grande aération, ce qui lui donne une présence scénique tout en profondeur. On se laisse facilement transporter par les ambiances des prises de son même si on se retrouve moins proche des interprètes qu’avec le NuForce uDAC3 par exemple. Il est très joliment timbré, avec une certaine élégance sonore ce qui de ce côté le rapproche du Cambridge DacMagic XS tout juste arrivé. Et d’ailleurs, tous deux possèdent une puce de conversion de la même origine, ceci expliquant peut être cela.

250 €

Spécifications

•Conversion : 24 bits / 96 kHz •Entrées numériques : 1 USB Asynchrone •Sortie Ligne : 1 mini-jack 3.25 mm (stéréo) •Niveau de sortie : 2 Vrms (ajustable) •Réponse en fréquence : DC à 22 kHz (44.1 kHz) ou 48 kHz (96 kHz) •Impédance minimum : 12 Ω •Dimensions : 19 x 11 x 73 mm

Notre avis Fabrication Fonctions Musicalité Intérêt


DISTRIBUTION

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14 ON Magazine - Guide casques 2014

CAMBRIDGE Cambridge Audio DacMagic XS Décidément, la marque Cambridge Audio est sur tous les fronts et enfonce le clou dans le domaine de la conversion avec ce modèle XS, un petit Dac USB pour casque audiophile. Equipé d’un dac Sabre, le meilleur est attendu. Avec ce petit boîtier de 5,35 cm de profondeur pour une hauteur de 1 cm seulement et une largeur de 3 cm, Cambridge Audio attaque là un secteur en plein essor, celui des convertisseurs/amplis casque que l’on peut emmener partout avec soi et son ordinateur. Il devient dès lors l’entrée de gamme de ce fabricant anglais dans le domaine du traitement numérique. D’un côté, on peut le brancher sur un ordinateur PC ou MAC et sa résolution maximale sera portée à 24 bits/192 kHz avec un port USB 2.0 et seulement à 24/96 kHz en 1.0. Il pourra donc fonctionner avec ou sans pilote d’installation et ce jusqu’à 24/96 kHz au maximum. En utilisation 2.0 et avec un ordinateur PC, il sera nécessaire d’installer un pilote propriétaire qui permet la lecture Bitperfect et la résolution la plus haute. Pour la conversion comme l’amplification, le DacMagic XS intègre une puce Sabre Premier Audio ES9023 avec circuit de gain pour casque inclus. Il développe une puissance de 150 mW, un chiffre 10 fois plus puissant que la simple sortie casque d’un portable. Deux petits boutons poussoirs assurent le contrôle du volume avec 54 positions possibles.

Cette commande de volume est analogique. Elle contourne totalement la carte son de l’ordinateur et commande de volume de ce dernier. Son poids de 100 grammes comme son alimentation tirée de la connexion USB en font réellement un petit convertisseur que l’on met dans sa poche sans autre forme de procès et qui va réveiller tous les ordinateurs auxquels il sera connecté. A l’écoute, nous connaissons bien les convertisseurs Cambridge Audio pour leur côté hyper nerveux et très défini et manifestement, ce DacMagic XS manifeste dès les premières mesures de musique une sonorité quelque peu différente. En effet, on se sent tout de suite envahi par une grande douceur générale avec un équilibre tonal très élégant et fin. Les timbres sont assez chauds avec du poids sur les notes et la sensation d’espace est parfaitement respectée. Les détails, même si par exemple le NuForce Dac3 va plus loin dans ce registre, sont bien intégrés au message initial. Les graves sont puissants, charnus et d’une magnifique ampleur. Un rendu sonore qui fait part à beaucoup de densité. sonore et une excellente aération.

150 €

Spécifications

•Résolutions supportées : 16/24 bits de 44,1 à 192 kHz (suivant le standard USB 1.0 ou 2.0) •Puissance de sortie : 2 Vrms •Impédance casque mini : 12 Ω •Sortie casque : mini-jack •Distorsion Harmonique totale : < 0,004% •Réponse : 20 à 20 kHz +/- 0.2 dB •Dimensions : 53,5 x 10 x 30 mm •Poids : 100 g

Notre avis Fabrication Fonctions Musicalité Intérêt


16 ON Magazine - Guide casques 2014

CAROT ONE Carot One Fabriziolo Ce petit ampli à tube pour casque ou préampli ligne est unique en son genre avec sa couleur «carotte». Ce petit amplificateur casque tranche radicalement de ce que l’on peut trouver dans cette gamme. En effet, son coffret en aluminium brossé orange coiffé d’un tube que l’on peut habiller d’un petit tube en plastique transparent (histoire de ne rien perdre du spectacle) lui donne un look à la fois contemporain avec une touche «vintage», de bon goût diront certains, un peu limite diront d’autres. Peu importe, le Carot One Fabriziolo ne laissera personne indifférent comme le fait une belle voiture italienne, patrie de cet appareil. Et pour notre part, nous trouvons que cette audace stylistique est bien récompensée car les mots de sexy, ou adorable nous viennent à l’esprit et dans ces temps de morosité, ça fait du bien pour pas cher. C’est dit. Le modèle d’aujourd’hui est plus spécialisé pour les casques audio, mais sachez qu’un modèle appelé Ernestolo pourra délivrer une puissance de 2 x 15 watts sous 4 Ω et 2 x 6 sous 8 à des enceintes à très bon rendement. En revanche, notre Fabriziolo pourra alimenter des enceintes actives sans aucun problème et avec sa douceur d’écoute, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi face à certains modèles proposés sur le marché. Il servira alors plus comme un préamplificateur à tube, doublé d’un amplificateur pour casques. Sur sa petite façade en métal adonisée, on trouve une sortie pour un casque au format jack 3.5 mm (un adaptateur 3.5/6.35 est souvent offert avec les casques ou accessible facilement chez un spécialiste audio), une entrée stéréo sur le format 3.25 mm également pour

210 €

un périphérique type MP3, ainsi qu’un petit bouton de volume. À l’arrière on trouve la prise recevant l’alimentation 12 V en courant continu ainsi que l’entrée stéréo par deux RCA dorées et même une sortie ligne sur un jack 3.25 mm. Voilà, c’est, à part la couleur, assez sobre mais très bien construit car tout est en métal et monté solidement avec des vis à tête BTR. Sur le dessus, trône un tube double triode 6922 que l’utilisateur pourra couvrir de son petit tube transparent pour des raisons de sécurité et de législation. A l’intérieur, un petit cavalier permet aussi de mettre un autre tube comme un 12AU7 par exemple demandant un réglage de bias légèrement différent mais qui pourrait, suivant le modèle mis et le prix consacré, donner d’encore meilleurs résultats que le modèle livré d’origine. Ce dernier ne sert en réalité qu’à la partie préamplificatrice de l’appareil mais lui donnera tout de même une sonorité bien spécifique. Afin d’obtenir plus de puissance comme les 3 watts sous 32 Ω annoncés, d’autres composants sont montés sur la carte principale dont un module Class T (Tripath) fonctionnant dans un schéma d’amplification Classe D, une classe bien connue pour son rapport puissance et rentabilité d’énergie. Dès les premières notes, la restitution est

pour le moins surprenante par la qualité de ses timbres mais surtout par sa présence. Les timbres, comme on pourrait s’en douter, sont assez chaleureux avec beaucoup de matière et de densité. On note également une belle aération dans les plans sonores avec un sentiment d’espace tout à l’honneur de ce petit ampli. Certes, l’écoute n’est pas des plus neutres, on perçoit bien des petites colorations ça et là, pourrait-on lui en vouloir ? L’aigu est plus appuyé que la normale, le grave un peu trop présent parfois, néanmoins comme ça pétille de vie, ces caractéristiques lui seront bien vite pardonnées. Un choix atypique, attachant et plein de charme.

Spécifications

•Puissance : 3.0 W/33 Ω et 80 mW/ 16 Ω •Sortie analogique RCA : 2 VRms •Rapport signal sur bruit : 92 dB •Sortie analogique : 2x mini jack •THD : 0.05%, 10 kΩ, 0.15%, 33 Ω •Dimensions : 78 x 60 x 100 mm

Notre avis Fabrication Fonctions Musicalité Intérêt


LE SON À L’ÉTAT PUR NOUVEAU SRH1540 Casque fermé Premium

© 2013 Shure Europe GmbH

S’appuyant sur plus de 85 ans d’expérience, le casque fermé Premium SRH1540 procure une expérience audio hors du commun, un confort et une longévité pour tous les types d’auditeurs, ingénieurs du son, musiciens et audiophiles. Développé avec des matériaux de qualité et une précision sans faille, le SRH1540 utilise des haut-parleurs en néodyme de 40mm pour une expérience sonore étendue avec des basses chaleureuses et des aigus re-dynamisés. Un jeu de coussinets, un étui de transport et un câble supplémentaire livrés avec votre casque vous assureront des années de plaisir d’écoute ininterrompue.

Plus d’infos :

www.shure.fr


18 ON Magazine - Guide casques 2014

IFI-MICRO iFi-Micro iCan

La marque Ifi-Micro dont fait partie cet amplificateur analogique pour casque est une émanation de AMR (pour Abbingdon Music Researc), un acteur connu pour ses créations Hifi haut de gamme, d’où les résultats sonores obtenus sur ce petit amplificateur qui sonne très bien.

Cet iFi iCan fait parti d’une série très complète et visuellement harmonieuse, composée d’un convertisseur iDAC doté d’une excellente puce de conversion Sabre 9023S pouvant traiter des signaux jusqu’à 24/192 kHz, d’une super alimentation externe pour ce même convertisseur (ou d’autres marques

260 € si compatibles) nommée iUSB Power qui permet une totale séparation des signaux audio et de ceux des tensions qui habituellement passent par le même câble, et enfin cet ICan, toujours placé dans le même châssis en métal gris clair, le tout étant d’un très bon niveau de fabrication tant externe qu’interne avec une seule carte principale, des composants de surface là où il faut et d’autres plus conventionnels. L’alimentation est externalisée avec une tension d’entrée de 9V/1amp, il sera facile pour les plus téméraires de nos lecteurs de lui adjoindre une autre plus «musclée» mais avec les mêmes tension et ampérage.

Un ampli casque qui s’adapte Le iFi iCan se présente donc sous la forme d’un boîtier tout en longueur et en aluminium extrudé avec, sur la face avant, une prise de sortie casque jack 6,35 , un petit bouton de volume en métal et deux autres petits commutateurs sur lesquels nous

allons revenir. Ce bouton de gain fait appel à un potentiomètre traditionnel interne, type Alps, et l’on constate déjà un choix assez audiophile dans cette simple démarche. L’un de ces deux switchs commute ou pas, une fonction appelée par le constructeur 3D Holographic. Les ingénieurs sont partis du constat suivant : les CD ou fichiers musicaux sont conçus pour une écoute avec des enceintes acoustiques externes et non un casque, ce qui a comme conséquence un son centré sur la tête. Une fois enclenché, ce système 3D Holographic propose une restitution qui prend en compte cet aspect technique et permet d’élargir nettement l’image stéréophonique comme si l’auditeur gagnait en recul par rapport au son. Deux positions donc deux réglages sont offerts, le choix se fera à l’écoute, mais il est également possible de rester sur une position By-Pass pour s’en passer. Pour l’avoir essayée, cette fonction est assez bluffante. Autre possibilité de réglage, la fonction X-Bass avec là


www.nuforce.com

Innovant, élégant, surtout bluffant.

DDA-100, DAC-100, HAP-100

...

DAC-100

« ...y ou may find that the DDA-10 0 is simply the best integrated amplifier solution that you've ever heard.. And for those readers who still firmly believe that all-digital amplifiers are for someone else's system, listening to the DDA-10 0 will be, as it was for me, a revelation.  »* Steven Stone – Absolute Sound 20 13. DDA-100

DDA-100

DDA-100: 549€ - Amplificateur intégré tout numérique. DAC-80: 799€ - DAC haute performance, USB, Coax., optique. UDH-100: 649€ - DAC/préampli USB, ampli casque Class-A. HAP-100: 599€ - Préampli analogique, ampli casque Class-A. STA-100: 699€ - Amplificateur de puissance stéréo, high End, 160W.

Présentation de

Nuforce

Home Série

La série Home de Nuforce délivre de véritables performances audiophiles, ajoutées à cela une vrai touche d'élégance. Le DDA-100 amplificateur intégré, sobre et simple, offrant des performances généralement issues d'éléments séparés haut de gamme. Un système compact très élégant d'éléments séparés qui peut être assemblé en sélectionnant soit le DAC-80 ou UDH-100 combiné avec le HAP-100 et STA-100.

*« ...v ous pouvez constater que le DDA-10 0 est tout simplement la meilleur solution d'amplificateur intégré que vous n'avez jamais entendu.. Et pour tous ceux qui croient encore fermement que tous les amplificateursnumériques sont pour les autres, l'écoute du DDA-10 0 sera, comme il a été pour moi, une révélation.  » Steven Stone – Absolute Sound 20 1313.

Distribué en France par

www.nuforce.com


20 ON Magazine - Guide casques 2014

Spécifications

•Sortie casque : mini-jack 3.5 mm •Volume : variable en façade •Puissance de sortie : 400 mW •Puissance de sortie : Macbook 43 mW, iPad : 15 mW •Entrée analogique : 2 RCA + 1 entrée mini-jack •Dimensions : 158x68x28 mm •Poids : 213 g

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trois positions. L’une est plutôt adaptée aux casques manquant de niveau dans ce registre, l’autre à des modèles plus Hifi avec de plus larges transducteurs, et enfin une troisième position coupe ce circuit. Techniquement, l’iCan fait appel à un circuit à couplage direct, ce qui permet de raccourcir le trajet des signaux audio. L’étage d’amplification utilise un transistor de puissance Texas Instrument TPA6120 qui fait office de référence dans ce domaine et d’autres plus professionnels (micros) avec une dynamique comme un rapport signal bruit de 120 dB et un excellent Slew Rate (vitesse de balayage). Il est couplé à un circuit maison élaboré avec des composants discrets et fonctionne manifestement en classe A sur une partie. En continuant notre visite de cet amplificateur pour casque, notons un réglage de gain général à trois positions sous l’appareil : 0 dB, 10 dB et 20 dB pour une parfaite adaptation à la sensibilité des casques . Nous notons aussi, et c’est une bonne idée, une double entrée ligne avec deux RCA plaquées or et un mini jack 3.25 mm. En revanche, nous regrettons l’absence de sortie pour le raccordement à un autre appareil d’un système audio. Cette série iFi-Micro est conçue et réalisée en Grande-Bretagne, et non en Chine, ceci expliquant peut être la qualité sonore de cet appareil.

A l’écoute Pour l’écoute, mais les ayant tout de même essayés, nous sommes restés sur les positions By Pass pour le XBass et le 3D Holographic et ce malgré l’apport constaté avec certains casques. Immédiatement, l’iCan nous dévoile un registre parfaitement restitué sur toute la largeur de la bande passante avec une rigueur certaine. Aucune partie n’est mise en avant, aucune coquetterie dans le haut du spectre ou gonflement anormal des graves sont à noter. Il oscille entre douceur et précision avec pas mal de micro-détails restitués. D’autre part, cet iCan est manifestement très dynamique, très vivant avec un très bon équilibre tonal tout en ne faisant pas dans la dentelle pour autant. Il ne joue pas sur un certain artifice sonore comme le Carot One, il se rapproche par différents aspects du Micromega MyZic mais avec une tenue générale plus ferme et plus de joie de vivre. On obtient une sensation de présence assez étonnante avec une image stéréophonique large et aérée. Nous sentons bien qu’il s’agit là d’un ampli casque conçu par des audiophiles en recherche de vérité sonore, surtout sur ses qualités de dynamisme et de réponse impulsionnelle. Une excellente surprise pour son prix tant pour ses technologies embarquées que pour ses résultats musicaux.


CUSTOM ONE PRO Le Custom One Pro est le casque qui prends soin de vos oreilles. Il les respectent sans les agresser. Il s‘adapte aux goûts de l‘utilisateur. Il est en effet possible de modifier le design mais aussi le son. Grâce au Sound Slider, il est possible d‘ajuster la réponse en fréquence dans le grave selon ses besoins. Les nouveaux transducteurs Velocity néodymium travaillent en 16 ohms et son parmi les plus légers au monde pour une extraordinaire précision et une rapidité impressionnante, même à partir d‘un baladeur ou d‘un Smartphone. Quant à la réduction de bruit, cette dernière est passive et ne demande aucune batterie, tout en permettant de s‘ajuster de complètement fermé (isolation maximum) à ouvert (image sonore améliorée).

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22 ON Magazine - Guide casques 2014

LEHMANN

Lehmann Audio Rhinelander

Petit frère du célèbre modèle Linear, le Rhinelander n’en reprend pas moins sa substantifique moëlle avec son montage Classe A sans contre-réaction, le tout dans un petit boîtier amagnétique avec alimentation externe. La marque germanique Lehmann Audio a été fondée en 1988, par un jeune étudiant en ingénierie audio, Norbert Lehmann, dans la ville de Cologne et a su se tailler assez rapidement une solide réputation dans le monde professionnel et plus particulièrement pour ses amplificateurs pour casques audio et étages phono. Le Rhinlander est donc le second de la fratrie Lehmann qui comprend aussi trois modèles plus haut de gamme : le Linear, le Linear USB et le modèle SE. Placé dans un petit boîtier en métal amagnétique, le Rhinelander ne paye pas de mine. Il est clair que pour le prix, Lehmann Audio a plus misé sur la qualité des composants, la configura-

tion du circuit que sur un châssis qui aurait pu être un peu plus sexy avec quelques courbes. Ici place est faite à l’austérité, mais un ampli casque ne se montre pas comme un objet de décoration, son rôle est plutôt de se faire oublier. A l’avant, nous ne trouvons juste qu’une sortie casque avec un jack 6.35 mm mais d’origine Neutrik, une prise de qualité donc. Elle est placée à la gauche d’un petit inverseur et d’un potentiomètre de volume assez conséquent. Aucun bouton de marche-arrêt, manifestement, il convient de laisser cet amplificateur pour casque allumé en permanence, l’alimentation 24 V ayant été externalisée. La consommation n’est, de toute façon, pas énorme,

390 € le fait de le laisser sous tension et vu sa classe d’amplification, le Rhinelander donnera plus vite toutes ses capacités en le laissant ainsi.

Un réglage de gain interne A l’arrière, nous trouvons deux sets de prises cinch. Le premier sert uniquement lorsqu’une seule source est connectée au Rhinelander tandis que le second jeu de 2 prises RCA peut servir (suivant justement la position de l’inverseur en façade) de seconde entrée ou de sortie ligne ; mais pour cela, l’utilisateur devra modifier la position de deux cavaliers sur la carte principale. Le Rhinelander pourra alors servir de préamplificateur de bonne


ON Magazine - Guide casques 2014

qualité. A l’intérieur, nous remarquons le schéma avec un étage de puissance avec composants discrets opérant en Classe A (à l’image du Linear) avec une très faible distorsion. Nous notons également la présence de condensateurs MKP de haute qualité et d’après le concepteur, le potentiomètre est choisi à la main pour un parfait équilibrage gauche/droit avant d’être définitivement monté dans l’appareil. Le gain du Rhinlander peut être ajusté grâce à des cavaliers que l’on insère sur la carte pour une augmentation de 20 dB suivant la nature du casque utilisé.

A l’écoute La toute première et plus importante qualité de cet amplificateur Lehmann Rhinelander est très certainement son équilibre tonal d’une parfaite droiture.

Spécifications

•Impédance d’entrée : 47 kΩ •Puissance : 120 mW •Gain maximum : 6 dB ou 20 dB réglable par cavalier •Rapport signal sur bruit : > 90 dB à 6 dB •Sortie casque : 1 jack 6.35 mm de type Neutrik •Impédance de sortie : Ligne Out et casque : 5 Ω •Dimensions : 135 x 47 x 110 mm Poids : 0.4 kg •Alimentation externe : 0.2 kg

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Tout de suite, nous sentons que nous avons affaire à un appareil doté d’une grande classe, d’une grande élégance sonore qui va ravir les amateurs de musique classique. Le médium est particulièrement bien travaillé, avec un respect de la nature de chaque instrument. Le grain, la densité des instruments reçoivent avec cet amplificateur une sorte d’hommage à leur sonorité d’origine. Il n’en fait jamais trop, préférant la rigueur au côté plus extraverti d’un Rega Ears II et d’un NuForce HA-200, même si du coup,

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on obtient d’un son d’une ampleur un peu moins importante. Le grave est d’un bon niveau, sans excès, sans effet de manche pourrait-on dire, avec une bonne tenue et aucune lourdeur. La bande passante, dès lors, peut paraître plus écourtée qu’avec d’autres amplificateurs mais pour celui qui cherche la vérité sonore, c’est vers le Rhinelander qu’il lui faudra se tourner. Un ampli sans effet racoleur, très fidèle et d’une parfaite neutralité.


24 ON Magazine - Guide casques 2014

MICROMEGA Micromega Myzic

Le français Micromega a démarré sa gamme My avec un petit Dac en 2011, rapidement suivi par cet ampli pour casque reprenant le même boîtier et un son assez proche.

Le Myzic se présente, comme le reste de la gamme My, dans un petit boîtier carré en matériau synthétique extrudé de 14 cm de côté pour une hauteur de 3.5 cm. Certes, la matière n’est pas noble en soi, mais le choix de la résine plastique ajoutée à la qualité de fabrication donnent une certaine élégance à cet appareil qui tranche avec les habituelles productions. En plein milieu de la face avant, nous trouvons une grosse molette en aluminium massif qui servira de bouton de volume pour le casque branché dans la prise jack 6.35 cm située juste à côté, mais qui permettra de sortir le Myzic du mode veille. A l’opposé, nous apercevons une led qui changera de couleur suivant le fonctionnement. En blanc, cela indique que le Myzic est bien en veille mais sans casque branché, elle changera de couleur dès sa mise en route réelle en passant au rouge. Aucun bouton de marche-arrêt central n’est présent, il est donc implicitement conseillé de laisser cet appareil sous tension de façon permanente, sa consommation n’étant pas critique en mode veille. Bien que Myzic soit protégé contre les surcharges, il est déconseillé d’utiliser un casque dont l’impédance est inférieure à 16 Ω. A l’arrière, et alignées à l’horizontal, nous avons deux paires de RCA dorées de bonne qualité. Les sources seront branchées sur les deux RCA marquées In et les deux autres permettent d’insérer cet appareil dans une boucle de monitoring (In et Out sur l’amplificateur) d’un système audio existant. Une fois le boîtier démonté, nous voyons une alimen-

tation à découpage à faible bruit qui fonctionnera sous toutes les tensions. La partie amplification fait appel à des amplificateurs opérationnels de National Semiconducteur, associés à un étage buffer du même constructeur. Ce circuit est capable de développer 1 W pour une impédance de casque de 16 Ω et 0.5 W pour 32 Ω. Ce Myzic n’est pas sans nous faire penser au Mydac testé dans notre guide multimédia. Il offre une très bonne synthèse de plusieurs qualités sonores avec un beau respect des timbres. Il sait effectivement être aéré, fluide et limpide avec un très bon suivi rythmique laissant libre cours à la qualité des diverses interprétations des musiciens. Le grave est ferme et tendu avec une bonne tenue générale. Il est vrai que pour un prix très proche, nous ne sommes pas du tout dans le même registre du Carot One à tube. C’est ici plus vrai, plus franc même si nous pourrions espérer un petit grain de folie supplémentaire. Du fil droit avec du gain, une sonorité qui ne pardonne rien, ni de la qualité des enregistrements, ni des casques connectés, mais n’est-ce pas là le prix de l’honnêteté ? En tout cas, que ce soit pour de la musique classique que plus moderne, le Myzic se défendra dans toutes les circonstances et c’est, pour cet usage, ce que l’on lui demande.

200 €

Spécifications

•Réponse : 10 Hz à 100 kHz •Impédance de casque : >/= 16 Ω •Rapport signal sur bruit : > 115 dB •Sortie analogique jack : 6.35 mm •Connectique arrière : entrée et sortie ligne T•HD : < 0.05%, 120 mW, de 20 à 20 kHz, 32 Ω •Dimensions : 140 x 35 x 140 mm •Poids : 300g

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NOTHING * ELSE MATTERS. MUSIC MANIAC AH-D600 TM

Transducteurs Denon 50mm dotés de la technologie Free Edge Nano Fibre Réponse linéaire pour une transparence acoustique Coussinets pentagonaux en mousse à mémoire de forme Câble Hi-Fi et câble nomade avec télécommande et microphone fournis Application gratuite Denon Audio (disponible sur iOS/Android) Le savoir-faire que nous avons apporté au casque AH-D600 reflète les 100 ans d‘héritage de Denon dans l‘univers audio. En quête de perfection musicale, profitez d‘une nouvelle dimension sonore unique avec ce casque haut de gamme. Ne cherchez pas plus loin, rien n‘est plus important que la qualité et l‘exception !

Image pour illustration uniquement. Les casques ne sont pas résistant à l‘eau. Denon et Music Maniac sont des marques déposées de D&M Holdings, Inc. ©2013 www.denon.fr

* Rien d‘autre n‘importe


26 ON Magazine - Guide casques 2014

M2TECH M2Tech HiFace DAC

Ce petit convertisseur avec amplificateur pour casque est arrivé sur le marché depuis ce printemps et connaît depuis un très beau succès. Capable de travailler jusqu’en 32bits/387 kHz, il pourra, à la fois servir de convertisseur sur un système Hifi de haut niveau et d’amplificateur pour casques audio. Le succès de cette marque italienne a débuté avec des petites interfaces à placer entre un convertisseur et un ordinateur avant de proposer des dacs complets. Cet Hiface Dac reprend l’esthétique bien connue de ses interfaces Hiface mais avec une couleur orange vive qui ne passera pas inaperçu, loin de là. Si la couleur dérange, une rallonge peut être utilisée, le tout dans l’histoire est de trouver un câble qui ne ternira pas la sonorité assez joyeuse de ce convertisseur. Sans cela, cet HiFace DAC se branchera donc directement à un ordinateur ou même une tablette (avec l’accessoire adapté) et de l’autre côté, un mini-jack de 3.5 mm permettra de le raccorder, soit à un appareil hifi (toujours avec un adaptateur), soit à un casque de haute qualité, ce qui est le cas aujourd’hui. Ne disposant d’aucun réglage de volume, c’est l’application de l’ordinateur connecté qui s’en chargera. Fidèle à leur tradition, M2Tech n’a pas hésité à embarquer dans ce petit dongle qui tient dans la main, ce qui se fait de mieux de matière de technologie. M2Tech a donc disposé une interface XMos de la série U comme USB, qui est accompagnée

de deux oscillateurs de haute précision, du même type que ceux qui équipent les interfaces pour liaison asynchrone de ce constructeur. En effet, le principal problème est pour ce style de convertisseur l’élimination du fameux jitter ou gigue qui agit entre la source et lui et sur ce point M2Tech sait de quoi il parle. Pour la conversion, une puce Burr-Brown PCM5201 a été implantée sur l’autre face du circuit. Elle travaille effectivement jusqu’en 32 bits/384 kHz, comme ce qui est annoncé dans les spécifications techniques du constructeur, à condition bien entendu que les ordinateurs et logiciels de lecture soient configurés dans ce sens. Le niveau de sortie est assez élevé : 2.1 V Rms, ce qui autorise une large utilisation avec tous types de casques. Vivente ! en italien, vivente c’est-àdire très extraverti, joyeux avec des qualités d’analyse, de transparence qui le place, en très bonne place par rapport autres convertisseurs de cette gamme de prix. Nous arrivons avec lui à percevoir une multitude de détails, comme les bruits de la salle d’enregistrement, les placements des doigts sur une corde de guitare par exemple avec une acuité unique. L’équilibre tonal est plutôt assez clair

220 €

mais, attention, avec une richesse des harmoniques supérieures jamais prise en défaut et un grave sublime par sa densité et sa fermeté. L’inflexion des violons, le coup sec d’une percussion, le Hiface DAC se régale de tout avec une image stéréophonique très focalisante. Il conviendra donc à toutes les musiques, du rock le plus dur, aux chants baroques les plus suaves.

Spécifications

•Entrée USB asynchrone 2.0 type A •Sortie jack stéréo 3.5 mm •Résolution : de 16 à 32 bits •Fréquences d’échantillonnage : 44.1, 48, 88.2, 96, 176.4, 192, 352.8, 384 kHz •Réponse en fréquence : 5 à 22kHz (44.1kHz) / 5 à 150kHz (384kHz) •THD+N : 112db, à 1kHz, pondéré •Tension de sortie : 2.0Vrms à 10k Ω •Dimensions : 88 x 14 x 20 mm

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Pur

Class-A... L'ampli casque Ultime

HA-200

Amplification pur Class-A. Conception Single-Ended (SE). Courant de sortie constant.

P P P

Le Nuforce HA-200 est un ampli casque fonctionnant en pur Class-A de conception Singled-Ended (SE), combiné avec la topologie de courant de sortie constant. Un ampli casque performant conçu pour satisfaire les amateurs d'écoute au casque. Unique, deux unités de HA-200 peuvent être combinées pour augmenter la puissance x4, en mode symétrique, qui permet de gérer les casques les plus exigeants, tout en restant équilibré et musical.

Distribué en France par

, www.nuforce.com


28 ON Magazine - Guide casques 2014

MUSICAL FIDELITY Musical Fidelity M1-HPA

Le Musical Fidelity M1-HPA que nous avons choisi pour ce guide combine plusieurs fonctions : ampli casque, convertisseur et même préampli Ligne. Le M1-HPA fait partie de la seconde série «M» de Musical Fidelity qui comprend 6 autres appareils, du convertisseur M1SDAC au streamer M1CLIC en passant par un lecteur de CD, un étage phono et un bloc de puissance. Le M1-HPA reprend le même châssis métallique à l’allure robuste et solide et au format très «british» de 22 cm de large. Sur sa face avant, en position centrale, un gros bouton de volume en aluminium en impose. A sa droite, nous trouvons deux sorties casques au standard 6.35 mm avec sur le côté opposé un petit sélecteur de sources à trois positions : USB, Aux 1 et 2. L’entrée USB est de type isochrone avec une résolution maximale annoncée de 16/48 kHz. Une fois le capot retiré, on aperçoit une seule et unique carte qui comprend l’ensemble des éléments avec une entrée USB 1.1 isochrone disposant de sa propre horloge et d’une puce de conversion Burr-Brown PCM2706 allant jusqu’à 24/48 kHz (un modèle souvent utilisé pour les amplificateurs/Dac pour casque). L’amplification repose, elle, sur 4 transistors bipolaires disposés sur deux rails fixés à la verticale. D’après le constructeur et la chaleur dissipée, cet étage de puissance fonctionne en Classe A, tout en développant une puissance

maximale de 1.1 watt sous 32 Ω, ce qui est assez conséquent, le M1-HPA est donc susceptible de piloter des modèles de casque même difficiles. Au premier coup d’œil, on constate que la qualité de fabrication n’est pas un vain mot pour Musical Fidelity, avec des composants de qualité, un montage rationnel en éloignant toute la partie alimentation des entrées comme de la partie purement amplificatrice. Du relief, du grain comme de l’aération, cet amplificateur pour casque M1-HPA ne peut renier ses origines : il s’agit bien là d’un Musical Fidelity dans toute sa splendeur avec une présence charnelle des musiciens comme des instruments qui sonnent terriblement bien. La neutralité n’est pas la qualité majeure de cet appareil qui veut toujours en faire plus, mais le gain en matière de présence sonore est tellement net que l’on oublie assez vite cet aspect. La restitution est rythmée, vivante, avec du poids sur les notes, et la bande passante semble avoir gagné à ses deux extrémités. Les plans sonores sont parfaitement ressentis avec un positionnement parfait de chaque interprète. On pourrait parler ici de restitution en trois dimensions même pour une écoute au casque.

720 €

Spécifications

•Connectique : 2 entrée RCA + 1 USB isochrone •Puissance : 1.1 watts sous 32 Ω •Impédance de sortie : < 1 Ω •Distorsion THD+N : <0.008%, de 10 Hz à 20 kHz •Réponse : 15 Hz à 75 kHz, -3 dB •Rapport signal bruit : >109 dB •Dimensions : 22 x 10 x 30 cm

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30 ON Magazine - Guide casques 2014

NUFORCE Nuforce uDAC-3

Premier modèle d’une gamme très large de convertisseurs avec ampli casque, le NuForce uDAC-3 est l’évolution du uDac-2 et 3ème version depuis le lancement de ce petit bijou. Disponible en plusieurs coloris : rouge, noir ou argent, ce petit convertisseur que l’on peut facilement glisser dans la poche est un concentré des technologies Nuforce et possède toutes les possibilités qui en feront l’ami indispensable pour les amateurs de produits nomades ou fixes. Cette troisième version, reprend exactement le même boîtier avec une très belle qualité de fabrication et est capable de décoder les fichiers audio au format 24 bits/96 kHz comme son prédécesseur, mais il pourra cette fois avec un pilote spécifique Asio pour MAC ou PC (téléchargeable sur le site NuForce) lire des fichiers DSD en mode encapsulé DoP. De plus, le uDAC3 possède trois types de sorties : une pour les casques audio avec Jack 3.25 mm, une autre pour une connexion à un système hifi grâce à deux RCA et enfin, une prise coaxiale numérique pour être raccordé à un convertisseur externe de plus haute volée. Le boitier est tout en métal avec des prises plaquées or à l’arrière, et la petite double carte interne est d’un très haut niveau de fabrication : compacte et rationnelle. Le bouton de volume en face avant est

valable autant pour la sortie casque que celle haut niveau vers une chaîne hifi, ce qui un avantage par rapport à certains et NuForce a choisi pour ce dernier un modèle Tocos connu pour sa précision à bas niveau. Sa prise USB est compatible 1.1 et 2.0, un câble est fourni avec l’appareil. Le boitier est en métal d’une très belle fabrication qui offre des prises RCA dorées. A l’écoute, immédiatement, une constatation s’impose, ce NuForce uDac3 sonne très différemment de son nouveau concurrent, c’est-à-dire le DacMagic XS. Le son est tout de suite plus ouvert, avec une présence sur les voix par exemple superbe. L’équilibre tonal est plus clair, moins en chair pourrait-on dire, avec mille détails restitués. On gagne manifestement en clarté et en précision, mais au prix d’un espace sonore moins grandiose par rapport à l’autre convertisseur. Ici, le son est vivace, joyeux, rutilant avec un grave tonique et surpuissant. Le choix entre les deux modèles sera difficile car tous les deux très attachants.

140 € Spécifications

• Port USB : 1.1 et 2.0 compatible Résolution maximale : 24/96 kHz (et DSD avec pilote Asio) Sortie analogique RCA : 2 VRms Sortie casque : 2 x 80 mW, 16 Ω Sortie numérique RCA : 75 Ω THD : 0.05% Dimensions : 68 x 38 x 21 mm

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Casque Arceau

HPH-M82 QualitĂŠ et Design

www.yamaha.fr


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NUFORCE NuForce HA-200

Dans la gamme NuForce, bien des convertisseurs externes peuvent servir aussi d’amplificateur pour casques car dotés d’une sortie pour eux. Ce nouveau modèle HA-200 est différent car ne fonctionnant qu’en analogique, en mode simple ou double mais toujours en Classe A. La marque américaine NuForce est, pour le moins, très forte quant à sa capacité à concevoir des produits collants particulièrement biens avec les demandes du marché et notamment dans le domaine du numérique. Et ce qui la singularise aussi, c’est son aisance à proposer des équipements très bien réalisés, avec des technologies novatrices et ce toujours pour un prix que l’on pourrait juger raisonnable vu les prestations obtenues. Tout au long de cette année, nous avons pu voir émerger une gamme d’appareils très complète, la série 100, comprenant un convertisseur (DAC-80), un amplificateur intégré avec entrées numériques (DDA-100), un bloc de puissance (STA-100), un préamplificateur (HAP-100) et un appareil plutôt singulier l’UDH-100, qui embarque un convertisseur avec une seule entrée USB avec ampli

casque dédié. C’est un peu dans le même esprit que NuForce vient de lancer une autre version de cette appareil mais cette fois, non pas équipé d’une seule entrée numérique, mais analogique et en pure Classe A. Et comme, NuForce reste Nuforce, ce HA-200 nous réserve quelques surprises quant à sa capacité d’évolution tout en restant fidèle à ses technologies habituelles.

Une vraie Classe A En effet, le circuit d’amplification du HA-200 fonctionne totalement en Classe A et développe 2 watts sous 32 Ω. Cette technologie est combinée avec la topologie de courant constant propre à ce constructeur. A l’intérieur, on retrouve un beau petit transformateur torique, suivi de pas moins de 20 capacités de filtrage. Les 4 transistors de


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350 €

Spécifications

•Connectique : 1 entrée RCA + 2 sorties (jack 6.35 et XLR), 1 entrée XLR •Puissance : 2 W sous 32 Ω, 8 W symétrique 64 Ω •Distorsion THD+N : 0.002%, < 0.01% de 2 à 20 kHz •Réponse en fréquence : 20 Hz à 20 kHz, -0.1 dB, 300 Ω •Rapport signal bruit : > 104 dB non chargé, 1Vrms •Dimensions : 25 x 20.5 x 3 cm

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puissance sont montés sur une petite plaque de métal, servant de dissipateur de chaleur, au plus près des prises pour casques. Bien entendu, le tout est très bien monté, très bien réalisé comme nous pouvons nous y attendre de la part de NuForce. Mais l’autre gros avantage aussi de ce modèle, c’est sa capacité à se combiner avec un second HA-200 en utilisant justement la sortie XLR qui est placée en face avant que l’on raccorde avec une entrée du même standard, placée elle sur la face arrière, et ce en mode totalement symétrique. La puissance de sortie est quadruplée tout en augmentant la vitesse transitoire des quatre circuits d’amplification ainsi réunis, donc la dynamique. Cette double unité pourra dès lors piloter certains casques ayant une impédance très élevée. En mode combiné et symétrique, les quatre circuits d’amplification séparés (2 par unité) sont utilisés pour les quatre polarités du signal musical (droite normale, droite inversée, gauche normale, gauche inversée), mais on ne tombe pas dans le principe technique dite Classe B pushpull. Dans cette configuration, tous les transistors restent toujours polarisés en classe A.

Ecoute Nous connaissons bien les produits NuForce et leurs qualités sonores que l’on pourrait qualifier de transparentes, non pas inexistantes mais plutôt habillées d’une qualité de définition et de précision assez étonnantes. Et bien le HA-200 n’échappe pas à cette règle, montrant sa filiation sans aucun complexe et avec rapidité. Dès les premières mesures, on y est. Le HA-200 montre une vitalité et une joie de vivre assez surprenantes ; mais ce qui tranche le plus avec les autres amplificateurs, c’est son pouvoir de définition hors norme. Certes, on pourra préférer la rigueur des timbres du Lehmann Rhinelander ou encore la poussée sanguine du Rega, mais question détails, transparence, restitution des réverbérations, le HA-200 est imbattable. Du grave aux fréquences les plus hautes, il donne une rapidité à la reproduction sonore superbe. Son côté un peu chaleureux de sa Classe A et sa nervosité sur les micro-détails en font un appareil très réussi sur le plan musical. Nous restons plongés dans l’univers des prises de son comme si un voile s’était levé entre nous et la musique. Et en plus, question équilibre tonal, il n’est jamais pris en défaut. C’est à la fois vivant et réaliste. Un sans faute en quelque sorte.


34 ON Magazine - Guide casques 2014

REGA Rega Ear mKII

Grand fabricant de platine vinyle devant l’éternel, la marque anglaise Rega n’en a pas oublié pour autant de concevoir des électroniques tout aussi réussies et pleines d’âme musicale comme nous le prouve cet amplificateur très musical pour casque. Nous ne pouvons ici faire l’historique de la marque britannique Rega, mais il convient de rappeler tout de même qu’elle a marqué l’histoire (justement) de la Haute Fidélité dès le tout milieu des années 70 avec la sortie de platines tourne-disque qui rompaient quelque peu avec les modèles japonais de l’époque qui envahissaient le marché. Une simple «planche» en apparence, un entraînement par courroie sans plus de sophistication, mais des performances musicales bien au dessus de la moyenne. Les Rega 2 et 3 étaient nées et bien nées, juste après le modèle Planet en 1973 qui lança la marque. Puis vint le temps des amplificateurs avec des modèles comme l’Elex, l’Elicit puis le Brio, jusqu’aux modèles R d’aujourd’hui avec le Brio R, l’Elicit R et le haut de gamme en intégré, l’Osiris. Mais voilà : aucun d’entre eux ne possède de sortie casque, d’où cette idée de concevoir un appareil totalement dédié à cette fonction, et toujours fait dans le même esprit

qui allie simplicité et musicalité. Nous en sommes aujourd’hui à la seconde version de cet Ears et . Même s’il a été parfaitement conçu pour fonctionner avec les autres appareils de la marque, il demeure parfaitement autonome pour n’importe quel système Hifi digne de ce nom mais surtout n’importe quel casque du marché. Par rapport à son prédécesseur, le Ear II intègre une nouvelle carte principale avec des liaisons encore plus courtes pour sauvegarder toutes les qualités des signaux audio dont il s’occupe (il n’y en a même plus d’ailleurs) et même si l’alimentation est externalisée, les composants de filtrage internes ont été revus afin de réduire au maximum tout bruit et perturbations électromagnétiques, ce qui dans le cas d’une écoute au casque est primordial. Son étage de puissance fonctionnera jusqu’à un certain volume en Classe A avant de basculer si le besoin de puissance se fait sentir en Classe B.

290 € Signé Rega Le Ears II reprend exactement le même type de boitier que les autres intégrés avec un châssis en matière synthétique et face avant gris laqué et noir laqué sur laquelle, une fois sous tension, le logo Rega apparaît en rouge vif. On ne risque pas d’oublier de l’éteindre effectivement, mais vu sa consommation, le laisser sous tension n’apparaît pas une mauvaise chose si on veut profiter de toutes ses qualités rapidement. Sur cette face avant, nous trouvons deux touches, l’une servant à la mise sous tension, l’autre pour passer l’appareil en mode Mute (voir plus bas). Viennent les rejoindre, le bouton de volume et une sortie jack 6.35 mm tout à fait standard. A l’arrière, nous avons deux jeux de prises RCA (Input et Link). On peut effectivement utiliser le Ear II avec une simple source analogique que ce soit un lecteur CD, un convertisseur externe, un étage phono, un ordinateur, une télévision etc… Dans ce cas,


HP 50 Technologie Room Feel TM

«Le HP 50 fait partie de toute cette nouvelle génération de casques développés par des firmes déjà plus qu’expertes dans l’audio de pointe (...) » Revue de presse Aout 2013

NAD VISO HP 50 Ce nouveau casque remarquable de NAD, au design pur et avant-gardiste, conjugue la meilleure performance de sa catégorie, à un confort d’écoute incroyable. Doté de la technologie RoomFeel ®, (technologie empruntée à la célèbre marque d’enceintes PSB), ce casque vous apportera un son net et dynamique. Le résultat est un casque d’écoute novateur avec une scène sonore très élargie. Deux entrées sur chaque partie du casque, et un étui de voyage personnalisé ajoute de la convivialité au VISO HP 50. Le NAD VISO HP50 est un casque isolé du bruit passif qui rend tout simplement l’écoute incroyable. Plus de détails sur www.francemarketing.fr

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A l’écoute

Spécifications

•Puissance casque (32Ω) : 525 mW •Puissance casque (600Ω) : 465 mW •Sensibilité d’entrée (32Ω) : 331 mV •Niveau d’entrée : 230 mV (250 mW, 32 Ω) •Impédance d’entrée : 24 kΩ •Bande passante : 20 Hz à 35 kHz, - 1 dB •Charge minimum recommandée : 32 Ω Gain : 21.7 dB Dimensions : 178 x 45 x 155 mm

Notre avis Fabrication Versatilité Musicalité Intérêt

l’entrée Input suffit, ou alors on peut l’insérer dans une boucle de monitoring (entrée/sortie) d’un amplificateur intégré comme d’un préamplificateur en utilisant les signaux de sortie des prises Link. Il est également possible de le connecter à un bloc de puissance comme à des enceintes amplifiées et la touche Mute coupera le son de cette sortie pour une écoute uniquement au casque. A l’intérieur, nous découvrons 4 transistores de puissance (2 par canal) bipolaires avec 2 capacités Nichicon Fine Gold par canal. La carte est très bien réalisée avec un mixe de composants discrets et de surface de très bonne qualité. Effectivement, nous ne voyons aucun câblage et l’arrivée des 24 V de l’alimentation a été placée au plus loin des circuits audio.

Dès les premières minutes, l’amplificateur Ear II donne une sensation de puissance assez peu commune dans cette gamme de prix. On sent le son puissant, notamment dans le grave où cet appareil semble régner en maître. Pour les casques manquant de niveau dans ce registre, ils font être aux anges avec le Rega Ear II. Alors bien entendu, nous pourrions souhaiter un peu plus de tenue, de nervosité dans cette partie du spectre, mais avec un casque, ça tombe à pic. Les voix sont charnelles et montrent beaucoup de matière même s’il apparaît avec le temps que l’équilibre tonal est quelque physiologique comme si le Rega voulait montrer son caractère bien trempé aux deux extrémités du spectre. Du coup, l’image est majestueuse, avec une excellente ampleur. On n’obtient pas le pouvoir de définition, comme de transparence d’un HA-200 qui brille particulièrement sur ce point, mais le Rega montre une santé à toute épreuve, avec une sorte de réserve de puissance sous les pieds.


Casques série lambda : Amplificateurs série lambda :

SR207 - SR307 - SR407 - SR507 SRM252S - SRSM323S - SRM006TS

La nouvelle série Stax Lambda est le fruit de nombreuses années de recherche. Elle représente l’aboutissement de 50 années de savoir et de maitrise dans la fabrication de système de reproduction sonore électrostatique. D’une fabrication extrêmement soignée et luxueuse, entièrement réalisée à la main au Japon depuis 1960 selon les règles de l’artisanat d’art avec les matériaux les plus nobles : cuir, métaux et alliages précieux. La nouvelle série Stax Lambda s’adresse aux mélomanes et aux esthètes les plus exigeant en quête de perfection.

Importateur et distributeur exclusif

www.alteraudio.fr


38 ON Magazine - Guide casques 2014

SMART AUDIO Smart DAC Petit, complet et très musical, cet ampli casque et convertisseur Smart DAC rassemble en un seul boitier tout ce que l’on peut attendre d’un tel appareil.

600 € Ce petit ampli casque et convertisseur est le fruit d’une collaboration entre un concepteur bien connu du monde audiophile, Holger Stein, et une société coréenne, Smart Audio. Ils ont travaillé à la conception d’un convertisseur facilement transportable faisant fonction d’ampli casque comme de préampli. Le Smart DAC se présente sous la forme d’un boîtier au châssis tout en aluminium usiné. Les habillages latéraux peuvent être choisis entre différentes couleurs : rouge, noire, silver, titane ou or. Le degré de finition est assez élevé, comme le poids de l’appareil, et une petite fenêtre sur le capot supérieur ajoute une touche professionnelle assez agréable. Elle permet de voir si l’appareil est alimenté que ce soit via le secteur (alimentation externe fournie) ou les prises USB. Toute la connectique se disperse autour de deux côtés de l’appareil (difficile de distinguer l’avant de l’arrière) avec deux sorties analogiques RCA plaquées or, placées au côté d’une entrée USB 2.0 B, une sortie optique Toslink et de celle de l’alimentation externe. La face avant comprend le bouton de volume (un modèle de chez Alps) et le sélecteur de source qui sert également à mettre le Smart DAC en position off. A l’arrière, on peut brancher un casque

par un mini-jack et une source analogique par le même type de prise. On aperçoit aussi une seconde prise USB, mais de type A qui servira, lorsqu’on la connecte à un ordinateur, à doubler la puissance de l’alimentation 5 V. La conversion est confiée à une puce Wolfson WM8716 qui travaille jusqu’à 24 bits/192 kHz avec suréchantillonnage du flux à cette résolution maximale, le flux numérique étant cadencé par deux horloges distinctes avec interface USB Tenor TE7022L. L’ampli casque fait appel à un double ampli Op à faible bruit (MME49710MA) suivi d’un étage à transistors pour le courant. Ajoutons qu’il est possible d’ajouter à cet appareil un dongle pour une transmission Bluetooth (100 euros en option). Connaissant quelque peu les électroniques Stein, et leur suavité habituelle dans l’établissement des timbres, l’écoute de ce Smart DAC n’est pas franchement une surprise. Il se dégage assez vite une sensation de grand confort sonore, loin des crispations que l’on pourrait trouver sur des appareils de ce format. Bien au contraire, le son est d’une grande douceur sans pour autant se déparer d’une certaine précision dans le haut du spectre. L’écoute au casque nous est apparue

comme sachant doser sans rupture l’aspect charnel du médium avec les deux autres extrémités du spectre. La dynamique est de bon niveau, mais ce n’est pas sur ce plan que le Smart DAC sera le plus convaincant. Néanmoins son aptitude à rester maître de toutes situations le place dans le clan des appareils réussis. On le préférera plus pour de la musique classique que techno et ses nappes de synthé ravageuses. Ici priorité est donnée à la sensualité plutôt qu’à une analyse sonore poussée.

Spécifications

•Convertisseur : Wolfson WM8716, 24/192 kHz •Connectique : USB 2.0, 1 analogique mini-jack, sortie optique (24/96 kHz), sortie analogique RCA, USB A pour alimentation, sortie casque •Niveau de sortie line : 2 Vrms •Dimensions : 125 x 35 x 105 mm •Poids : 0.3 kg

Notre avis Fabrication Versatilité Musicalité Intérêt


Casques et Ecouteurs

L'essentiel du style

Conçue pour les passionnés de mode et de musique, la gamme ésnsy vous propose des casques et des écouteurs élégants et tendances avec une qualité d'écoute optimale et un confort idéal. Adoptez celui qui correspond à votre style. JVC FRANCE Sce Consommateurs 0825-800-811 (0.15€/min), www.jvc.fr, www.facebook.com/JVCFrance


40 ON Magazine - Guide casques 2014

TEAC Teac HA-501

Il y a dans l’offre Hifi TEAC une série 501 comportant, sous un format compact, 5 appareils très performants dont un convertisseur 501 DAC. Pour notre guide, nous nous sommes penchés sur l’amplificateur pour casque HA-501 conçu dans le même esprit.

La gamme 501 du constructeur nippon TEAC remporte depuis sa sortie un beau succès grâce, d’une part à une qualité de fabrication irréprochable, et d’autre part à des performances tant techniques que musicales reconnues par tous. Avec sa capacité à lire, via sa prise USB, des fichiers DSD (l’équivalent du SACD) en natif, et ce pour un prix à l’époque assez raisonnable, le convertisseur UD-501 DAC s’était attiré bien des faveurs de la part de la presse comme du grand public. Aujourd’hui, nous nous sommes penchés sur leur modèle d’amplificateur pour casque totalement analogique avec circuit en puissance en Classe A, le HA-501,

un modèle qui déjà a reçu le prix Audio Excellence Award au Japon entre autres. La sortie casque des amplificateurs intégrés ou même lecteur de CD ne possédant pas de section pour casque de haut niveau, TEAC comme un certain nombre de fabricants ont vite compris le besoin pour les grands amateurs de ce type d’écoute d’avoir un appareil spécifiquement fait pour remplir ce rôle.

Très belle construction et technique de pointe Le HA-501 reprend exactement le même châssis tout métal que les autres éléments de cette série avec

800 €

une qualité de fabrication bien audessus de la moyenne. Il n’accepte pas moins de 4 sources analogiques dont une symétrique pour les puristes (3 RCA, 1 XLR et 1 mini jack Aux) en face avant. Sur cette même face avant, nous trouvons le sélecteur des sources grâce à un bouton rotatif mis au côté d’un autre sélecteur, mais celui-là offrant un réglage fin du Damping Factor, ou facteur d’amortissement, correspondant à la capacité de la section amplificatrice d’amortir les déplacements des membranes suivant les caractéristiques des casques et leur impédance. Là, bravo, c’est le seul appareil à offrir cette fonction pourtant importante, et des tests


Pur

Class-A... L'ampli casque Ultime

HA-200

Amplification pur Class-A. Conception Single-Ended (SE). Courant de sortie constant.

P P P

Le Nuforce HA-200 est un ampli casque fonctionnant en pur Class-A de conception Singled-Ended (SE), combiné avec la topologie de courant de sortie constant. Un ampli casque performant conçu pour satisfaire les amateurs d'écoute au casque. Unique, deux unités de HA-200 peuvent être combinées pour augmenter la puissance x4, en mode symétrique, qui permet de gérer les casques les plus exigeants, tout en restant équilibré et musical.

Distribué en France par

, www.nuforce.com


ON Magazine - Guide casques 2014

Spécifications

•Connectique : 2 entrées RCA + 1 symétrique XLR, 1 entrée XLR, 1 x mini jack 3.25 mm, 1 sortie stéréo RCA, 1 sortie casque 6.35 mm •Puissance : 2 x 1400 mW sous 32 Ω et 2 x 135 mW sous 600 Ω •Distorsion THD+N : 0.01%, < 0.01% de 20 à 20 kHz, 32 Ω •Réponse en fréquence : 10 Hz à 20 kHz, +/- 3 dB •Rapport signal bruit : 110 dB •Dimensions : 290 x 81.2 x 244 cm •Poids : 4.1 kg

Notre avis Fabrication Fonctions Musicalité Intérêt

d’écoute permettront à l’utilisateur de choisir la bonne position en fonction de son casque. TEAC d’ailleurs annonce que le HA-501 permet l’écoute de casque allant jusqu’à 600 Ω avec une puissance maximale. L’arrière de l’appareil comprend toute la connectique citée plus haut avec en plus un petit inverseur pour passer la sortie analogique en mode fixe, variable ou encore nul. Un autre sélecteur mettra ou pas l’appareil en stand-by si inutilisé depuis un certain temps automatiquement. Une fois l’appareil ouvert, nous ne pouvons qu’être admiratifs du choix des composants comme de la qualité du montage. D’abord, la taille du transformateur torique, largement dimensionné pour l’usage de cet appareil, et l’architecture totalement double mono avec deux cartes d’amplification séparées nous confortent dans l’idée qu’un réel travail a été effectué par les ingénieurs de chez TEAC pour tirer le meilleur de chaque casque connecté. Ces circuits d’amplifications font appel à 2 amplificateurs opérationnels Muses8920 dans un

42

montage symétrique avec tension d’alimentation propre. TEAC y a ajouté une technologie dite Active DC Servo afin de minimiser tous les phénomènes de distorsion de ces circuits.

A l’écoute Dès les premières minutes d’écoute, nous sentons bien que nous avons affaire, avec cet ampli à un TEAC dans la plus grande tradition. Il émane tout de suite une dynamique, une nervosité qui, manifestement, sont dans les gênes de ce constructeur. L’équilibre tonal est aussi droit que l’horizon, sans fioriture aucune, très loin du modèle Musical Fidélité M1-HPA1 présent dans ce guide. Le TEAC se montre moins souple, moins chaleureux, néanmoins il offre un nombre de détails, de microinformations que le Musical Fidelity laisse un peu de côté. On pourrait trouver le TEAC HA-501 un peu raide, voire froid en comparaison, mais il offre une restitution tout en définition et en précision. Ce sera une question de choix personnel pour le futur utilisateur.


44 ON Magazine - Guide casques 2014

AËDLE Aëdle Vk-1

350 €

L’Aëdle Vk-1 est un des casques que nous attendions avec le plus d’impatience de recevoir en test : annoncé dès décembre 2012, nous n’avons réellement pu l’approcher qu’en septembre 2013, et ne l’obtenir pour un vrai test qu’en novembre 2013.

Pourquoi ce casque Aëdle Vk-1 nous a-til tellement fait saliver ? Tout simplement parce qu’il s’agit du premier modèle d’une toute jeune marque française et qu’il est, en très grande partie, Made in France. La presse internationale a déjà beaucoup écrit sur Vk-1, ce qui a réellement fait le buzz dans le secteur de l’audio, mais aussi bien au-delà, dès l’annonce de sa sortie. En photo, le Vk-1 est magnifique, d’un style très original, simple, luxueux et épuré. Cependant, avec le modèle de test reçu, en finition métal naturel : nous avons quand même eu la réflexion de la part de notre entourage que les coques en aluminium brossé donnaient l’impression que l’on avait «deux casseroles sur les oreilles». Rassurez-vous, une version noire carbone existe aussi. La qualité de fabrication est en tout cas superbe. Le Vk-1 est un casque supra-auriculaire et assez léger. Il tient correctement en place pour la balade, mais son câble interchangeable n’est pas équipé d’origine d’un microphone et commandes pour smartphone. Par ailleurs, l’utilisateur ne doit pas hésiter à adapter ce casque à sa propre morphologie. L’arceau très fin en métal peut être façonné comme des branches de lunettes pour que les oreillettes appuient correctement sur les oreilles et avec un

angle parfait. Si ce réglage est bien fait, le Vk-1 isole assez bien des bruits extérieurs et son confort est d’un bon niveau. La transcription est assurée par des transducteurs de qualité de 40 mm avec charge semi-close. La restitution sonore est d’une grande pureté et transparence. Le grave n’est pas très profond, mais ne manque aucunement de matière, ni de chaleur. Les aigus sont à la fois doux et détaillés, assez clairs, tandis que le registre médium bénéficie d’une belle définition. Le Vk-1 n’est peut-être pas aussi dynamique, aussi puissant que d’autres casques de sa catégorie de prix, mais sa restitution est naturelle, vivante, aérée, et fort agréable. Il s’agit en outre d’un vrai produit de luxe et d’artisanat avec des finitions très soignées et un assemblage réalisé en partie par des mains expertes en Bretagne.

Spécifications

•Type : semi-clos, supra-auriculaire •Réponse : 20 Hz à 20 kHz •HP : 40 mm (électrodynamiques) •Sensibilité : 129 dB •Impédance : 32 Ω •Puissance max. : 40 mW •Cordon : amovible de 1,2 m avec connecteur mini-jack •Accessoires : Housse matelassée de rangement, adaptateurs prises avion et jack 6,35 mm •Poids : 215 g

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ON Magazine - Guide casques 2014

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ALPHA DESIGN LABS ADL by Furutech H118

Furutech, spécialiste des accessoires et composants audiophiles d’origine japonaise, détient la marque Alpha Design Labs (ADL) qui propose de nombreux petits appareils dédiés à la musique dématérialisée, ainsi que ce premier casque H118.

230 €

Spécifications

•Type : clos, supra-auriculaire •Réponse : 20 Hz à 20 kHz •HP : 40 mm (électrodynamiques) •Sensibilité : 98 dB/1 mW/1 kHz •Impédance : 68 Ω à 1 kHz •Puissance max. : 200 mW •Cordon : amovible de 3 m avec connecteur mini-jack •Accessoires : mallette de rangement, adaptateur jack 6,35 mm •Poids : 245 g

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

L’ADL H118 est un casque circum-aural fermé dont le look moderne et assez jeune rompt quelque peu avec l’aspect très audiophile des produits Hifi High End auxquels Furutech nous avait habitués. Et pourtant, ce casque est sorti des mêmes mains des ingénieurs de cette marque, qui ont de façon habituelle une approche très puriste. La qualité de fabrication n’est pas très chic dans l’absolu : elle fait principalement appel à des matériaux plastiques de synthèse, mais l’impression est, malgré tout, une belle robustesse générale. L’approche d’ADL est manifestement plus pro que fashion. Préférant des finitions basiques mais résistantes, la marque s’est concentrée sur la qualité des câbles et transducteurs. Ces derniers sont des modèles de 40 mm ayant bénéficié d’un traitement par cryogénisation. Leur bobine est un en argent plaqué cuivre. Les connecteurs sont plaqués au rhodium, on note là le soin audiophile propre à Furutech. On peut aussi apprécier le profil légèrement triangulaire des coussinets des oreillettes, très étudié. Ce casque serre relativement bien les oreilles et reste bien en place, tout en l’isolant bien des bruits extérieurs. Ce pourrait être un bon casque nomade d’autant qu’il est pliable sur lui-même. Malheureusement, il est livré avec un seul

câble de grande longueur (trois mètres) sans microphone ni commandes pour smartphone. Ce cordon, amovible, se fixe au casque par le biais d’une prise miniXLR à verrouillage et se termine par une prise mini-jack avec adaptateur jack 6,35 mm. L’ADL H118 se destine donc plutôt aux DJ, au monitoring en studio et aux écoutes Hi-Fi à la maison. L’ADL H118 est livré d’origine avec une belle mallette ovoïde pour son rangement et avoue un poids sur la balance de 250 grammes. À l’écoute, l’ADL H118 n’offre pas une restitution hyper démonstrative, mais possède de nombreuses qualités. L’équilibre tonal est très réussi avec des timbres chauds et une belle ouverture dans le médium-aigu. Le grave est présent tout en conservant une certaine légèreté. Les amateurs de Pop sucrée se régaleront avec ce casque. Il convient à merveille à l’ambiance, moelleuse, légèrement planante du morceau «Gasoline» du groupe Alpine par exemple. Il en émane une joie de vivre très satisfaisante tout en conservant une grande douceur. Il offre du grain comme de la matière au son et ce sans masquer ces micro-détails des prises de son. Analytique mais pas froid. Enfin, il est agréable à bas comme à fort volume d’écoute et se montre également convaincant sur des styles de musique très variés : moderne, jazz ou classique.


46 ON Magazine - Guide casques 2014

AKG

100 €

AKG K 451

Proposé à un prix très compétitif sur le web, l’AKG K 451 a tout ce que l’on attend d’un bon petit casque nomade, y compris des performances sonores de très bon niveau.

De finition plutôt soignée, le casque AKG K 451 comporte un arceau très fin et léger et ses charnières semblent être d’une bonne robustesse, puisque renforcés par des pièces métalliques. Les enjoliveurs en aluminium et les fausses grilles métallisées des oreillettes apportent une touche de style élégante et discrète. De tout petit diamètre, les oreillettes closes bénéficient d’articulations tridimensionnelles qui permettent de bien les ajuster face aux pavillons auditifs. Elles ne serrent pas très fort le crâne et leurs coussinets à mémoire de forme sont bien rembourrés. Le confort est donc de bon niveau. Par contre, l’isolation phonique par rapport aux bruits ambiants est assez modérée, tandis que le maintien est juste correct. Ce casque tient suffisamment bien en place pour un usage nomade, mais pas pour faire du sport. Pour ce qui est des accessoires, ce casque est livré, comme un modèle haut de gamme, avec de nombreux éléments. Très compact, il peut se replier à plat et sur lui-même pour se lover dans sa belle petite mallette rigide de rangement. Il est aussi fourni avec deux câbles interchangeables, l’un pour les sources traditionnelles avec prise mini-jack

à trois contacts et l’autre disposant de commandes ainsi qu’un microphone pour smartphone avec prise minijack à quatre contacts. Un regret : nous aurions apprécié avoir un large choix de couleurs pour sa finition comme pour son petit frère le K 430. À l’écoute, l’AKG K 451 est également fort convaincant et se place devant ou à côté des (il faut choisir !!) de ses meilleurs camarades de jeu de la même catégorie de prix. Il procure une image sonore très vaste, ample et aérée. On n’a absolument pas l’impression d’écouter un petit casque. Les basses sont généreuses et dynamiques. Le registre médium est lumineux. On entend beaucoup de détails sur les voix et sur les ambiances de prises de son. L’aigu arrive à concilier douceur et un bon degré d’ouverture. Les timbres ne sont pas totalement neutres, l’équilibre tend vers une approche physiologique, mais le résultat est toujours plaisant et entraînant sur la plupart des styles de musiques. L’AKG K 451 est un must dans sa catégorie, un excellent compromis entre ergonomie, compacité, prix serré et performances sonores.

Spécifications

• Type : clos, supra-auriculaire • Réponse : 11 Hz à 29,5 kHz • Transducteurs : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : 126 dB SPL/V • Impédance : 32 ohms • Puissance max. : 30 mW • Cordons : interchangeables, 1,2 m classique et 1,2 m avec microphone et commandesd • Poids : 120 g • Accessoires : mallette de rangement, adaptateur jack 6,35 mm

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ON Magazine - Guide casques 2014

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AKG K 495NC

300 € Spécifications

• Type : casque clos, supra-auriculaire à système de réduction de bruit actif • Réduction du bruit : 20 dB à double capteur • Alimentation : batterie (autonomie 40 heures) • Transducteurs : électrodynamiques de 40 mm • Impédance : 26 Ω • Sensibilité : 104 dB SPL/mV • Réponse : 20 Hz à 20 kHz • Puissance admissible : 50 mW • Cordons : 1,2 et 1,4 m • Poids : 235 g • Accessoires : mallette, adaptateur prise avion, chargeur USB, adaptateurs secteurs

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Avec son look très design, le casque AKG K495NC (NC pour Noise Canceling) vise une clientèle haut de gamme. Sa fabrication est à la fois très luxueuse et élégante. Raffiné tout en étant sobre, le casque AKG K495NC donne une impression immédiate d’élégance que confirment la discrétion du logo, et l’habillage des oreilles en cuir. De plus, les bagues et charnières tournant sur 360° (mécanisme 3D-axis unique pour faciliter le transport et le rangement) réalisées en métal satiné sont d’une très belle fabrication. On est en présence d’un produit de luxe malgré un prix qui ne l’est pas. Le nombre d’accessoires l’atteste aussi. Le package comprend une mallette de transport en similicuir assez fine, un chargeur USB pour la batterie intégrée du système antibruit, des adaptateurs pour les prises secteurs britanniques, françaises et australiennes auxquels s’ajoutent un dernier adaptateur pour les prises avions. Ce casque, ainsi fourni, est prêt à tous les voyages et toutes les destinations. Deux cordons interchangeables, de longueur différente, sont également fournis, mais aucun d’entre eux ne comporte ni de commandes ni de microphone pour smartphone. Pour un produit nomade c’est un peu regrettable,

même s’il doit être possible de se fournir cet accessoire en option. A l’écoute, l’AKG K495NC, grâce à son arceau assez large et suffisamment molletonné ainsi que ses oreillettes bien moelleuses, est agréable à porter. Il peut fonctionner en mode actif ou passif (avec système antibruit désactivé ou pas) et dans les deux cas, il n’offre pas du tout le même type de restitution sonore. En mode passif, on retrouve l’esthétique sonore des modèles haut de gamme de la marque, avec un son très claire et beaucoup de détails dans le haut médium. L’aigu comme les graves sont en revanche assez discrets. En mode actif, c’est-à-dire avec le système antibruit en marche, la courbe de réponse s’inverse avec des graves beaucoup plus charnus et tendus, avec un haut du spectre plutôt doux, mais toujours aussi bien défini. A chaque utilisateur de choisir son mode d’écoute préféré en fonction de la situation. Le système antibruit est d’une bonne efficacité pour un modèle supraauriculaire.


48 ON Magazine - Guide casques 2014

AUDIOTECHNICA

260 €

Audio-Technica ATH-ES700

Entièrement fabriqué au pays du soleil levant, l’AudioTechnica ATH-ES700 est d’une conception plus axée sur la performance sonore que le style ou le design. Il est excellent à l’écoute, mais cela ne veut pas dire qu’il est moche. L’Audio Technica ATH-ES700 est un casque nomade audiophile dont le câble est inamovible et démuni de microphone ainsi que de commande de volume utile pour l’utilisation de smartphone. Nous comprenons donc que nous avons affaire à un casque dédié à la musique essentiellement. Cependant, nous pouvons regretter sur ce point le choix d’un câble quelque peu fin, ce qui pourrait laisser à penser que ce dernier est, par nature, facilement endommageable avec le temps. L’ATH-ES700 est à classer dans la catégorie des casques supra-aural fermés et, est doté de deux transducteurs de 42 mm de diamètre. Les bobines mobiles de ces derniers sont en cuivre désoxygéné, et il offre une réponse en fréquence très large, de 5 Hz à 30 kHz ! L’ATH-ES700, n’est certes pas d’un niveau de confort parfait, mais pour le reste, il n’a que des qualités, à commencer par une fabrication très soignée avec une élégante finition métal brossé miroir (très sensible aux marques de doigts, mais une chiffonnette de nettoyage est fournie) que l’on retrouve sur les deux coques abritant les haut-parleurs. L’ATH-ES700 tient en outre bien en place lorsque l’on est en mouvement. Ses coussinets, assez

larges, offrent une bonne isolation passive face aux bruits extérieurs, tout cela en gardant un poids sur la balance fort modéré. À l’écoute, l’ATH-ES700 nous a particulièrement plu. Il se classe assez rapidement parmi les meilleurs de sa catégorie. Pour un prix d’environ 250 euros, sa restitution sonore réalise une parfaite synthèse entre une grande transparence, un équilibre des timbres très agréable, un registre grave corpulent, mais aussi percutant... Des qualités qu’il est difficile de trouver réunies avec le même casque. La scène sonore, quant à elle, est vaste et aérée, avec une belle sensation d’espace. Le rendu sonore est globalement très dynamique et rapide, mais cette nervosité ne se fait pas au prix d’une quelconque agressivité. Excellente tenue en puissance également (très peu de coloration et de saturation à fort volume). L’AudioTechnica ATH-ES700 est donc réellement très agréable à écouter sur tous les styles de musique : les amateurs de classique seront séduits par la richesse des timbres et les amateurs de musique moderne aimeront ce côté nerveux et propre dans les basses fréquences.

Spécifications

•Type : clos, supra-auriculaire •Réponse : 5 Hz à 30 kHz •Transducteurs : 42 mm environ •Sensibilité : 104 dB/mW •Impédance : 56 Ω •Puissance max. : 1000 mW •Cordon : 1,2 m avec prise mini-jack •Poids : 160 g •Accessoires : housse de rangement et chiffon de nettoyage

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ON Magazine - Guide casques 2014

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Audio-Technica AD500X

Ce casque est une seconde version du AD500 et porte donc le suffixe X. Petit frère du fameux modèle AD1000, il en reprend les mêmes recettes techniques et c’est une bonne chose.

150 €

Spécifications

•Type : casque ouvert, circum-auriculaire •Transducteurs : électrodynamiques de 53 mm •Impédance : 48 Ω •Sensibilité : 104 dB/mW •Réponse : 5 Hz à 25 kHz •Puissance admissible : 500 mW •Cordon : 3 m •Poids : 235 g •Accessoires : câble avec minijack, adaptateur jack 6,35 mm

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Le casque Audio-Technica AD500X est fait pour les mélomanes qui cherchent de la musicalité avant toute chose, et non plein de fonctionnalités comme la présence de câble avec commande et microphone pour les smartphones, ou encore un cordon interchangeable. Nous avons affaire à un casque que l’on porte chez soi, en toute tranquillité pour écouter de la musique dans de bonnes conditions. Esthétiquement, ce modèle ressemble à s’y méprendre à ses grands frères (AD700, AD900, AD1000) avec son principe de double arceaux très fins avec technologie d’ajustement dit 3D Wing, qui permet un auto-ajustement sur la tête dès que l’on s’en empare. Au bout de ce support, nous trouvons deux coques en aluminium très ouvertes, ce qui laisse présager une isolation pho-

nique presque nulle et c’est d’ailleurs le cas dans la pratique. En cela, ce casque est donc bien fait pour une écoute Hi-Fi «à la maison» et non pour être porté en situation de bruits extérieurs importants. Et pourtant avec ce système 3D Wing, il tient très bien sur la tête, et son utilisateur pourra se balader avec sans aucun souci. Les deux coques des oreillettes renferment des transducteurs très larges de 53 mm de diamètre. Les oreillettes, de grande taille aussi, enrobent bien l’appareil auditif et leur revêtement très doux, s’ajoutant à un poids de seulement 235 g, procure un confort d’utilisation exceptionnel. Le câblage a fait l’objet d’une attention particulière. Il est formé à partir de cuivre OFC, c’est-à-dire désoxygéné, lui conférant de fait une plus grande pureté donc moins de perte du signal durant le transfert des signaux musicaux. A l’écoute : mais quelle clarté, quelle aération ! Ce casque Audio-Technica AD500X excelle dans le domaine de la précision avec un son d’une très grande légèreté. L’équilibre tonal est magnifique avec beaucoup de rigueur et d’une neutralité absolue. Ce n’est pas le genre de casque qui va essayer d’en faire trop ; au contraire, il s’éloigne de toutes colorations abusives ou de son physiologique comme il est courant de rencontrer. Le grave semble presque diaphane, mais ce n’est qu’une impression : lorsqu’il est sollicité, ce registre est capable d’être à la fois puissant et d’une très bonne nervosité. Un casque qui plaira plus aux mélomanes en recherche de vérité sonore qu’à un public plus jeune, préférant lui, un son plus rentre-dedans.


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52 ON Magazine - Guide casques 2014

BANG &OLUFSEN

400 €

Bang & Olufsen H6

La marque danoise Bang & Olufsen a beaucoup d’admirateurs, mais aussi beaucoup de détracteurs parmi les audiophiles. Voyons qui a raison avec le casque BeoPlay H6.

Bang & Olufsen est une marque historique et emblématique qui représente une certaine approche du luxe en matière d’audio-vidéo. On lui doit beaucoup d’innovations tant sur le plan du design que de l’acoustique notamment dans les années 80 et 90. La marque a pu souvent agacer les audiophiles, car à une époque, lorsque l’on parlait de Hi-Fi haut de gamme à un non-initié, il n’avait que B&O à la bouche, alors qu’il existait pourtant déjà beaucoup d’autres marques méritantes qui fabriquaient des produits aux performances bien supérieures. Néanmoins, B&O est resté un maître pour allier esthétisme, compacité et qualité sonore. C’est une marque pour laquelle, personnellement, nous avons un grand respect et de l’admiration. Ce nouveau casque BeoPlay H6 (le précédent modèle B&O remontait à 1985) est particulièrement élégant. Il existe en version noire, brun clair ou vert métallisé (notre préférée). Son arceau et les coussinets de ses oreillettes sont habillés de véritable cuir d’agneau. Le casque peut se replier à plat, l’armature et les coques sont en aluminium. On regrette juste que les molletons du serre-tête soient un peu fermes, qu’une partie des coques soit en plastique pas très chic et que les glissières des oreillettes soient un peu lâches. Elles risquent de se «détendre» un peu lorsque l’on marche énergiquement.

Le confort est d’un bon niveau mais pas exceptionnel. Idem pour l’isolation phonique. Bien que circum-auriculaire, le BeoPlay est un casque principalement destiné à un usage nomade. Il est relativement léger, livré avec un câble amovible avec commande et microphone pour smartphone, ainsi qu’une housse faite d’un tissu au velouté très fin et un adaptateur pour prise avion. À l’écoute, le BeoPlay H6 a une esthétique sonore bien particulière. Le haut du spectre est en avant, très informatif et transparent, mais parfois aussi assez clinquant. Le grave est en revanche plus discret, il sait descendre relativement bas et être propre, mais manque un peu d’impact, de générosité. Il est clair que ce casque ne s’adresse pas aux amateurs de Gangsta Rap ou de Métal. Pour contre sur de la pop, de la variété, du jazz ou du classique, cela peut passer et même être parfois assez séduisant car le BeoPlay a une image sonore aérée et ouverte. Reste cependant que, pour un prix de vente de 400 euros, ce casque nous laisse un peu sur notre faim. Pour un coup d’essai, il ne s’agit pas d’un coup de maître.

Spécifications

•Type : clos, circum-auriculaire • Réponse : 20 Hz à 22 kHz • HP : 40 mm (dynamiques) • Sensibilité : n.c. • Impédance : n.c. • Puissance max. : n.c. • Cordon : amovible de 1,2 m avec commandes et microphone pour smartphone • Accessoires : housse de rangement, adaptateur prise avion • Poids : 230 g

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ON Magazine - Guide casques 2014

53

BOWERS &WILKINS Bowers & Wilkins P7

Après les modèles supra-auriculaires P5 et P3, la marque britannique étend sa gamme vers le haut, avec le P7, un casque circum-auriculaire délivrant un son musclé.

400 €

Spécifications

• Type : clos, circum-auriculaire • Réponse : 10 Hz à 20 kHz • HP : 38 mm (dynamiques) • Sensibilité : 111 dB SPL/V à 1 kHz • Impédance : 22 Ω • Puissance max. : 50 mW • Cordons : interchangeables, un standard de 1,25 m avec connecteur mini-jack, l’autre de 1,25 m avec commandes et microphone pour smartphone plus connecteur mini-jack à 4 contacts • Accessoires : housse de rangement, adaptateur jack 6,35 mm • Poids : 290 g

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Le P7 ressemble beaucoup à son petit frère le P5. La finition est toujours très luxueuse et soignée utilisant des matériaux nobles. On retrouve les mêmes superbes branches métalliques en spirales, la même forme d’oreillettes et d’arceau. Le P7 est cependant plus massif et plus lourd et, donc un poil moins élégant. Grâce à ses oreillettes circum-auriculaires, il gomme plusieurs défauts du P5. Il serre assez fortement la tête mais il tient beaucoup mieux en place. On y perd un peu en confort, mais on gagne plusieurs crans en matière d’isolation phonique et c’est idéal pour la balade, l’avion ou les transports en commun. Pour faciliter un usage polyvalent, deux câbles sont fournis, dont un avec microphone et commande pour smartphone, ainsi qu’un adaptateur jack 6,35 mm et une luxueuse housse de rangement en similicuir. Les transducteurs qu’accueillent les oreillettes sont d’assez petite taille (environ 38 mm de diamètre), mais d’une technologie particulière qui semble propre à Bowers & Wilkins. Leur membrane est en nylon avec une suspension périphérique autorisant de forts débattements et une charge très travaillée, grâce aux coussi-

nets «à double cavité» qui préservent un volume important entre les oreilles de l’auditeur et les transducteurs. À l’écoute, le P7 est très différent de ses petits frères P3 et P5. Sa restitution est beaucoup plus charpentée dans le grave et même un peu sombre. Les basses ont perdu en neutralité pour gagner en séduction. Elles sont très présentes, le médium est un peu en retrait et l’aigu à la fois doux et cristallin. C’est un cocktail très réussi pour un morceau rock comme le duo Alicia Keys/Jack White, «Another Way To Die» (BO de James Bond, «Quantum Of Solace»). C’est un peu moins bien pour les formations de Jazz ou Baroque intimistes et beaucoup mieux pour les grandes formations orchestrales... bref pour tous les styles de musique qui ont besoin d’énergie. Par exemple, le morceau d’Icona Pop featuring Charly XCX, «I Love It», est extrêmement dynamique, percutant, entraînant. On peut l’écouter à fort volume sans se faire mal aux oreilles. Bien qu’il soit dans l’absolu un peu cher, le P7 est une nouvelle réussite à mettre à l’actif de Bowers & Wilkins. C’est un casque que l’on aime écouter et que l’on a du mal à quitter.


54 ON Magazine - Guide casques 2014

BEATS

300 €

Beats Studio

Le Beats Studio a été le premier casque lancé par la marque du rappeur/producteur américain Dr. Dre en 2006. Depuis, il n’a bénéficié que de petites modifications. Une évolution était attendue.

Même si les ressemblances entre le Studio Beats nouvelle génération et l’ancien modèle historique sont flagrantes, les modifications de conception sont tout de même assez importantes. C’est ce que nous attendions. Ces ressemblances portent par exemple sur la forme globale du casque, mais le design de ce nouveau modèle est plus discret et raffiné avec des finitions brillantes et un dessin général plus en courbe. Les concepteurs ont dû souhaiter adoucir l’aspect général de l’appareil. En ce qui concerne le confort, on note que les articulations des oreillettes ont été améliorées et remplacées par un système d’amortisseur en mousse revêtu de matière plastique caoutchouteuse d’un très beau rouge. Le confort s’en trouve pas mal amélioré d’autant que les coussinets de ces mêmes oreillettes sont bien plus épais donc plus moelleux à l’usage. Dans le même esprit, l’arceau est plus proche du crâne pour une meilleure tenue. Manifestement, Beats a cherché un design plus raffiné, délaissant quelque peu le style «rap» en souhaitant s’adresser, peut être, à une clientèle plus aisée et en recherche d’un look plus chic. Le casque semble aussi un peu moins robuste que son prédécesseur, notamment au niveau des charnières qui permettent de le replier sur lui même. Il devient plus

nomade de fait, car le poids total s’en trouve réduit. Sur le plan technique, les évolutions sont aussi nombreuses, les transducteurs et circuits antibruit ont bénéficié d’améliorations. L’alimentation ne se fait plus par pile, mais par une batterie intégrée qui se recharge via un port USB. Un chargeur, plusieurs cordons ainsi qu’une belle mallette de transport sont fournis avec le casque. Voilà une idée bien agréable et destinée à plus d’autonomie de fonctionnement. Tout comme son prédécesseur, le Beats Studio ne fonctionne qu’en mode actif ce qui est un peu dommage. Son système antibruit n’est toujours pas très violent, mais plus efficace qu’auparavant notamment dans les basses fréquences. Le son est toujours très travaillé avec beaucoup d’ampleur dans les graves, mais aussi une meilleure dynamique, un médium et un aigu plus transparents tout en restant d’une agréable douceur. La restitution a gagné en punch et en définition. Le Beats Studio «new generation» est une évolution réussie.

Spécifications

•Type : casque clos, circum-auriculaire à système de réduction de bruit actif •Alimentation : batterie (20 h) •HP : dynamiques de 40 mm •mpédance : n.c. •Sensibilité : n.c. •Réponse en fréquence : n.c •Puissance admissible : n.c. •Cordons : interchangeables 1,35 et 1,35 m dont un avec micro et commandes pour smartphone •Poids : 250 g avec batterie •Accessoires fournis : mallette, chargeur USB, cordon USB

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ON Magazine - Guide casques 2014

55

250 €

Beats by Dr. Dre Mixr

Conçu en collaboration avec le DJ star française David Guetta, le Mixr est un des casques les plus populaires chez Beats.

Spécifications

•Type : clos, supra-auriculaire •Réponse en fréquence : n.c. • Transducteurs : 38 mm •Sensibilité : n.c. •Impédance : n.c. •Puissance max. : n.c. •Cordons : amovibles, un spiralé de 2 m avec prise minijack et jack 6,35 mm, un de 1,2 m avec microphone et commandes pour smartphones et tablettes •Poids : 210 g •Accessoires : mallette de rangement

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Au premier coup d’œil, le Beats Mixr est un casque qui ne peut laisser indifférent. Visuellement au moins, il a presque tout pour plaire. La réalisation et le look sont superbes et il est disponible dans de nombreuses finitions colorées : noir, blanc, rouge, rose, vert, orange, bleu, jaune. Attention : pas des nuances de couleurs fades ou en demi-teinte, non, manifestement, ce casque a été conçu pour être vu dans des salles de concert obscures ! Ensuite, le Beats Mixr s’avère fort pratique à l’usage grâce à ses oreillettes articulées et rotatives à 270° qui conviendront parfaitement aux besoins d’un DJ, et le serre-tête en métal inspire immédiatement confiance. Il est livré avec deux câbles (un en spirale avec double branchement jack 6,35 mm et mini-jack, l’autre pourvu de commandes et microphone pour son utilisation avec un smartphone). Avec son branchement « ambidextre » (câble amovible que l’on peut brancher sur l’oreillette droite ou gauche) et sa superbe petite coque de rangement dans laquelle on peut le

replier, le Beats Mixr sera parfait pour les dancefloors et la balade. Il sert très fort le crâne et tient extrêmement bien en place. On peut aussi bien courir qu’être simplement en mouvement. Sur le terrain, malheureusement, le Beats Mixr n’a pas que les qualités qui correspondent à son look ravageur. Il isole très bien des bruits extérieurs, mais serre aussi trop fortement les oreilles et ses coussinets sont beaucoup moins moelleux et rembourrés qu’il n’y paraît. Le rendu sonore impressionne par ses basses très généreuses, profondes et pêchues. Sur du Rap ou du R’nB, ces qualités sont plutôt sympathiques d’autant que la restitution est assez propre avec une bonne tenue en puissance. Par contre, le haut du spectre paraît un peu étouffé. Il manque de vie et d’aération. Au prix auquel est vendu le Beats Mixr, nous aurions aimé un son un peu moins caricatural, un peu plus défini, moins brouillon notamment dans le haut du spectre qui coiffe le reste d’un voile type nuageux.


56 ON Magazine - Guide casques 2013

BEYERDYNAMIC Beyerdynamic T51p

Le Beyerdynamic T51p est dans sa gamme de prix un des seuls casques de conception et fabrication allemande. D’une approche très minimaliste, il distille un son ultra fin et précis.

Le Beyerdynamic T51p est, certes une évolution du modèle T50p, produit lancé il y a quelques années par la marque allemande, mais on note assez vite quelques changements notables. Sur cette seconde version, la marque Beyer, tout en conservant la qualité de fabrication, a nettement amélioré sa première copie. De l’extérieur, les changements ne sont pas hyper apparents, mais le confort d’écoute a incontestablement été amélioré, ce qui au passage est une très bonne chose par rapport à ses concurrents direct comme l’Audio Technica ATH-ES700 par exemple. La construction est soignée, mais reste très sobre avec un minimum de matériaux et aucun artifice esthétique. L’armature est entièrement réalisée à partir de plaques de métal, ce qui lui donne un air un peu chic et les coques des oreillettes font principalement appel à de l’aluminium. Cette matière sera très certainement un bon allié pour le comportement des transducteurs internes car plus rigide vis-à-vis des vibrations internes. Chaque oreillette du T51p accueille un transducteur d’environ 45 mm de diamètre, utilisant la technologie Tesla, propre à la marque allemande, consistant en un moteur magnétique néodyme de très haute précision. De la même façon qu’avec l’Audio-Technica ARHES700, le câble de raccordement est inamovible et ne comporte pas de com-

mandes ni de microphone pour smartphone, ce qui est assez regrettable pour un modèle nomade. Là aussi, on sent bien que l’accent a été mis sur la restitution sonore plus qu’autre chose. Question utilisation, les larges coussinets en mousse participent à un très bon confort, avec un très bon équilibrage des masses ainsi qu’une bonne isolation face aux bruits extérieurs. Avec son air quelque peu austère, on aurait pu s’attendre à la même chose sur le plan sonore, mais dès les premières minutes d’écoute, il est évident qu’avec le Beyerdynamic T51P, l’essentiel est à l’intérieur. Sa restitution est très claire, incisive, avec des basses un peu en retrait, très détourées, une dynamique exceptionnelle, mais aussi plus de douceur et de chaleur que sur la précédente mouture, T50p. L’ultra précision bénéficie ainsi à tous les types de musique acoustique (jazz, classique, voix), mais le Beyerdynamic T51p se montre aussi fort convaincant sur de la musique moderne (électronique ou pop/rock). Au final, ce casque manifeste un équilibre tonal un peu remontant entouré d’une nervosité sans faille. Avec ce type de son, ça passe où ça casse.

260 €

Spécifications

•Type : clos, supra-auriculaire •Réponse : 10 Hz à 23 kHz •Transducteurs : 45 mm •Sensibilité : 110 dB •Impédance : 60 Ω •Puissance max. : 100 mW •Cordon : 1,3 m avec prise mini-jack •Poids : 171 g •Accessoires : mallette de rangement, adaptateur prise avion

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ON Magazine - Guide casques 2014

500 €

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Beyerdynamic T90

Le T90 est le premier casque ouvert utilisant la technologie de transducteurs haut de gamme Tesla propre à Beyerdynamic. Cela lui permet d’offrir un son de haute précision et de magnifiques espaces.

Spécifications

•Type : ouvert, circum-auriculaire •Réponse : 5 Hz à 40 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : 102 dB 1 mW/500 Hz •Impédance : 250 Ω •Puissance max. : 200 mW •Cordon : 3 m •Poids : 350 g •Accessoires : sacoche de rangement, adaptateur jack 6,35 mm

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Comme souvent chez Beyerdynamic, la construction est très sérieuse et sans fioriture. Le T90 s’adresse aux professionnels pour des écoutes de monitoring ou aux audiophiles pour un usage Hi-Fi à la maison. Il est fabriqué en Allemagne dans les ateliers de la marque. Sa forme ressemble beaucoup à celle du T5P que nous avons testé l’an dernier. Son arceau est un peu moins rembourré, et les montants en aluminium, si caractéristique, de ses oreillettes sont un peu moins travaillés. Le T90 est livré avec un gros et long câble inamovible se terminant par une prise mini-jack. Un adaptateur jack 6,35 mm et une grosse sacoche de rangement sont fournis. Pour le confort, l’habillage de l’arceau et des coussinets des oreillettes est en feutrine. Malgré son poids, le T90 peut ainsi être porté sans trop de fatigue pendant des heures. On regrette juste qu’il serre un peu fort les oreilles. À l’intérieur, les transducteurs Tesla,

qui rappelons-le se caractérisent par un circuit magnétique très puissant à aimant néodyme optimisé, mesurent environ 40 mm de diamètre. Ils sont implantés de manière plus traditionnelle et les coques sont en matériaux synthétiques, ce qui explique la différence de prix avec les modèles haut de gamme T5P et T1P. À l’écoute, le T90 se caractérise par une restitution à la fois très aérée et précise. Les timbres sont d’une grande neutralité, sans effet aguicheur. Il est aussi important de préciser que le T90 est d’une impédance de 250 Ω et que donc, pour en tirer toutes les qualités, il est préférable de l’alimenter avec un bon ampli dédié. Il est alors d’une transparence et d’une rigueur difficile à prendre en défaut, quel que soit le type de musique avec une excellente définition sur les micro-informations, une dynamique très bien dosée et nuancée que ce soit à faible ou fort niveau, une réponse en fréquence très large et une image stéréophonique très vaste mais là encore fort bien focalisée. En ce sens, le T90 peut être un bon casque de travail pour les ingénieurs du son, car il permet de tout entendre avec précision et à la juste échelle. Mais, cela reste avant tout un modèle Hi-Fi, car disposant de charges ouvertes, particulièrement fidèle à la musique, soucieux de ne jamais travestir l’intention des musiciens. Pour les utilisateurs qui aiment un son démonstratif, coloré ou très chaleureux, cela peut décevoir. Par contre, ceux qui recherchent avant tout la pureté et la sincérité seront ravis.


58 ON Magazine - Guide casques 2014

BOSE Bose AE2w

Le Bose AE2w est une évolution du AE2 ou du AE2i que nous avions testé pour notre guide 2012 et que nous avions beaucoup apprécié. Il s’en différencie avec la présence d’un module de transmission sans-fil Bluetooth. En ce qui concerne, la forme des oreillettes, de l’arceau, les transducteurs... le AE2w semble identique aux modèles AE2 et AE2i. La présentation est assez sobre et discrète, mais la construction très propre, avec des plastiques noirs en finition mate. Heureusement, le Bose AE2w est plus original sur le plan technique qu’esthétique. Ses transducteurs d’environ 40 mm de diamètre bénéficient d’une double charge assez particulière. Les coques de ses oreillettes circum-auriculaires, sont chacune doublées et scindées en deux compartiments intérieurs distincts, reliés par des ouvertures à grilles microperforées. Par conséquent, ce casque Bose isole très bien des bruits ambiants et il est donc parfait pour une utilisation dans les transports. Il offre en outre, grâce entre autres à sa légèreté, un confort appréciable. Son arceau n’est pas large et peu rembourré, mais ce sont principalement les oreillettes, avec leurs coussinets fort moelleux, qui, en exerçant une bonne force de serrage, assurent le maintien. Celui-ci est d’ailleurs excellent puisque l’on peut bouger et même courir avec le AE2w sur les oreilles. Ce casque peut se replier à plat. Il est livré avec une housse de transport, un câble classique équipé d’une prise minijack et un module de transmission Bluetooth externe que l’on peut brancher à la place du câble. Celui-ci comporte un réglage de volume, un microphone et un

bouton pour mettre la musique en pause ou prendre un appel téléphonique. Il est fort pratique, ses touches tombent facilement sous la main, mais il fait monter le tarif de 100 euros, ce qui nous semble un peu cher payé. À l’écoute en liaison filaire, nous retrouvons toutes les qualités que nous avions aimées avec l’AE2. La restitution sonore est agréable et sympathique. Elle n’est pas spécialement démonstrative, ou très percutante, mais très bien équilibrée. L’esthétique sonore est assez ronde, douce et chaleureuse. Le grave est bien présent, sans boursouflure ou lourdeur. Le Bose AE2 est un casque vivant que l’on prend plaisir à écouter pendant des heures, sans fatigue auditive. Il ne favorise pas une écoute spécialement analytique, ne cultive pas l’hyper transparence, mais au contraire privilégie l’harmonie, avec un beau registre médium et une agréable sensation d’espace. En mode sans-fil, c’est un peu moins bien, l’équilibre est plus physiologique, le son paraît moins propre, un peu plus clair, voire acide, mais cela reste de bon niveau.

250 € Spécifications

•Type : clos, circum auriculaire, avec module de transmission sans-fil Bluetooth (autonomie de 7 heures) •Réponse : n.c. •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : n.c. •Impédance : n.c. •Puissance max. : n.c. •Cordon : 1,6 m •Poids : 140 g (seul), 155 g (avec module Bluetooth) •Accessoire : housse de rangement, câble USB de recharge

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt


HPA4C L e H P A 8Cr e p r é s e n t e u n e n o u v e l l e r é f é r e n c e q u i p l a c e l a b a r r e t r è s h a u t , d a n s l e d o ma i n e d e s a mp l ic a t e u r s d e c a s q u eD A C . L u x u e u xa v e cs as u p e r b ef a ç a d ee nv e r r e , l eH P A 8s ec a r a c t é r i s ep a r d e sc i r c u i t sa n a l o g i q u e se t n u mé r i q u e sàl ac o n c e p t i o ns o i g n é eo ff r a n t u n er e s t i t u t i o na u d i od ’ e x c e p t i o n , u nl a r g ec h o i xd ’ e n t r é e se t d e s o r t i e s e t u nl e c t e u r d ec a r t eS D H Cp o u r l al e c t u r ed ec h i e r s D S Da u d i o . C ’ e s t l ema t é r i e l d o n t o n t t o u j o u r s r ê v é l e s a u d i o p h i l e s , l e s c o mp o s i t e u r s d emu s i q u ee t l e s i n g é n i e u r s d us o n . E nn , i l yal ’ é t o n n a n t n o u v e a uc a s q u eT H 9 0 0–p r e mi e r c a s q u ed eh a u t d eg a mmed eF o s t e x , é q u i p éd ’ u n t r a n s d u c t e u r d ’ u n ec o n c e p t i o nn o u v e l l ea v e cc i r c u i tma g n é t i q u ed e1 , 5T e s l a( 1 5 . 0 0 0G a u s s ) e td i a p h r a g me b i o d y n a mi q u ed e5 0mm, s ’ a j o u t a n t àd e s c o q u e s àl an i t i o nl a q u é e« U r u s h i   »i s s u ed el ’ a r t i s a n a t t r a d i t i o n n e l j a p o n a i s , e t àd e s c â b l e s 7 NO F C( s a n s o x y g è n e ) , u n ea s s o c i a t i o nq u i v o u s p o r t ea un i r v a n aa c o u s t i q u eg r â c eàu n e s p a c es t é r é o p h o n i q u el a r g ee t àu n er e s t i t u t i o ns o n o r ec r i s t a l l i n e , s a n s t r a c ed ec o l o r a t i o n .

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60 ON Magazine - Guide casques 2014

DENON 130 €

Denon AH-D340

L’AH-D340 fait partie de la gamme «Music Maniac» de Denon. Il reprend donc l’esthétique des modèles haut de gamme, AH-D600 et AH-D7100, mais dans une version supra-auriculaire et avec un tarif beaucoup plus doux. L’AH-D340 est un casque supra-auriculaire qui a du style et de la classe. Son appartenance à la gamme «Music Maniac» de Denon est immédiatement reconnaissable, grâce à l’arceau d’une forme bien particulière dont les extrémités élargies recouvrent intégralement les oreillettes. Cet arceau est constitué d’un beau plastique avec un élégant matelassage habillé de similicuir, renforcé par des lames métalliques intérieures, tandis que les coques des oreillettes sont moulées dans un matériau synthétique nacré. La finition de l’ensemble est soignée et la construction semble d’une bonne robustesse. Pour pouvoir servir à la fois de casque nomade et pour la maison, l’AH-D340 dispose sur son câble amovible d’un boîtier avec microphone et commandes pour smartphone et il est livré avec un adaptateur jack 6,35 mm qui convient aux sources Hi-Fi. Ce casque n’est pas pliable, ce qui est un peu dommage. Par contre, pour un casque supra-auriculaire, il est déjà relativement confortable. Il serre un peu fort les oreilles, ce qui lui

permet de très bien isoler des bruits extérieurs et de tenir parfaitement en place même lorsque l’on trottine. À l’écoute, l’AH-D340 n’atteint naturellement pas les performances de ses aînés beaucoup plus chers, AH-D600 et AH-D7100. Son registre grave est plus court et les aigus sont d’une moindre définition. L’équilibre tonal est physiologique, ce qui est idéal pour des écoutes à volume modéré ou moyen, mais donne parfois une sensation un peu agressive lorsque l’on pousse à fond le volume. Néanmoins, au prix auquel il est vendu actuellement (130 euros) et non au prix auquel il était annoncé au départ (200 €), l’AH-D340 représente véritablement une bonne affaire, car sa restitution est très énergique, entraînante avec des graves qui ont du punch et sont fort convaincants pour un modèle à ce tarif. Il donne aussi une très bonne sensation d’espace et d’aération tout en étant capable de distiller de nombreux détails et faire preuve de finesse. Enfin, son esthétique sonore n’est pas trop typée et peut convenir à tous les styles musicaux.

Spécifications

•Type : clos, supra-auriculaire •Réponse : 7 Hz à 37 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : 108 dB/mW •Impédance : 32 ohms •Puissance max. : 1300 mW •Cordon : amovible, 1,4 m avec microphone et commandes •Poids : 250 g •Accessoires : Housse de rangement, adaptateur jack 6,35 mm

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300 €

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FOCAL Focal Spirit Classic

Après le carton inattendu réalisé avec son premier casque nomade, le Spirit One, la marque française Focal élargit sa collection avec deux modèles plus haut de gamme, l’un pour les professionnels, l’autre plus tourné vers la Hi-Fi que nous testons ici.

Spécifications

•Type : clos, circum-auriculaire •Réponse : 5 Hz à 22 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : 102 dB SPL/1 mW/1 kHz •Impédance : 32 Ω •Puissance max. : n.c. •Cordons : interchangeables, 4 m standard et 1,4 m avec microphone et commande •Poids : environ 310 g •Accessoires : housse de rangement, adaptateur jack 6,35 mm, adaptateur prise avion

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Focal, leader français sur le marché des enceintes acoustiques, avait pris son temps pour développer, optimiser et enfin lancer son premier casque, le modèle nomade Spirit One. Sa patience fut immédiatement récompensée, car les ventes dépassèrent rapidement toutes ses espérances. Encouragé par ce succès, il vient de lancer deux nouveaux casques, un à l’attention des professionnels du son, le Spirit Professional, et l’autre pour la HiFi, le Spirit Classic. Ces deux casques se ressemblent beaucoup. Le Spirit Classic, que nous avons sur les oreilles pour cet essai, possède juste une finition un peu plus luxueuse. Son arceau est notamment habillé d’un large bandeau en similicuir tandis que les charnières et les glissières sont en aluminium brossé. Le Spirit Classic reprend les mêmes formes que le Spirit One, mais avec des oreillettes plus larges, de type circumauriculaires et non plus supra-auriculaires. Le confort s’en trouve grandement amélioré ainsi que l’isolation phonique, car ce casque serre fermement les oreilles. Le Spirit One est conçu pour une utili-

sation à la maison et il est fourni pour cela avec un câble de 4 mètres dont les conducteurs sont en cuivre OFC. Mais il peut aussi servir en ballade, car il tient très bien sur la tête, pèse un poids encore acceptable (à peine plus de 300 grammes) et il est fourni avec un second cordon de 1,4 mètre comportant un microphone ainsi qu’un bouton pour prendre les appels depuis un smartphone. À l’écoute, on retrouve la signature sonore typique des produits Focal. La restitution est sobre et rigoureuse, toujours d’une grande finesse et fidèle à la musique. Certains trouveront que le Spirit Classic manque un peu d’emphase, mais il est toujours d’une inattaquable justesse sur tous les styles musicaux. Les timbres sont parfaitement équilibrés. Le registre grave ne bave pas, le médium et les aigus sont d’une belle définition, sans aucune brillance ou agressivité. La réponse en fréquence est très large, les basses sont particulièrement profondes tandis que les aigus filent très haut. La transcription sonore est rapide. Enfin, il faut accorder une mention spéciale à l’image stéréophonique qui est la fois d’une concision, d’une aération et d’une ampleur totalement inhabituelles pour un casque à oreillettes closes.


62 ON Magazine - Guide casques 2014

HIFIMAN HifiMan HE-500

Cela fait longtemps que nous suivons cette marque et nous attendions avec impatience qu’elle soit distribuée en France. C’est désormais chose faite et nous vous la faisons découvrir avec un de ses meilleurs modèles, le HE-500. HifiMan a été fondée en 2006 à New York dans le but de développer des amplis casque, des baladeurs et des casques audiophiles. Pour ses casques circum-auriculaires, la marque a choisi une technologie très rarement utilisée, celle des transducteurs Planar Magnetic ou Orthoplanar. Il s’agit de la même technologie utilisée sur les enceintes acoustiques isodynamiques et notamment les fameux modèles de l’américain Magnepan. Elle est relativement coûteuse et consiste en une membrane plane, parcourue par un ruban conducteur qui fait des va-et-vient, et placée devant une série de barreaux aimantés. Pour cette raison, certains parlent de «quasi-ruban». Le HE-500 est le deuxième modèle Planar Magnetic, en partant du haut, de la gamme HifiMan. Il est reconnu comme étant un des meilleurs compromis prix/ performance/facilité d’utilisation. Sa construction est à l’ancienne avec des coques et supports en épais métal, avec vis apparentes pour les oreillettes. L’arceau est habillé d’un bandeau façon cuir, légèrement rembourré tandis que deux paires d’épais coussinets pour les oreillettes sont fournies. Les premiers sont recouverts de cuir lisse et les seconds sont revêtus de velours. L’ensemble est d’une réalisation très soignée et luxueuse. Il pèse plus de 500 g, mais le confort dans le cadre d’un usage Hi-Fi en position statique est bon. Il faut d’ailleurs ajouter à

ce propos, que les coques des oreillettes sont totalement ouvertes, juste protégées par des grilles métalliques. Elles laissent donc entendre tout ce qui se passe à l’extérieur. Précisons aussi que la technologie Planar Magnetic a un rendement relativement bas. Elle ne nécessite pas un ampli casque avec système d’alimentation particulier comme pour les casques électrostatiques Stax. Néanmoins, l’ampli doit être suffisamment puissant (1 à 2 watts par exemple sous 32 ohms) pour obtenir un niveau confortable. Ces conditions posées, la restitution sonore du HifiMan HE-500 est d’une pureté, d’une ouverture et d’une aération que l’on ne retrouve pas sur les casques électrodynamiques habituels. Les timbres sont d’une superbe définition. Ils réussissent à concilier matière et légèreté avec une réponse en fréquence très étendue. Les graves n’ont pas l’impact physique, le poids que l’on obtient avec des transducteurs électrodynamiques, mais en dehors de ce point, la technologie Planar Magnetic n’a que des qualités tout autant en termes d’image stéréophonique, que de transparence, rapidité de la transcription, équilibre tonal, délicatesse dans le médium et l’aigu.

700 €

Spécifications

•Type : ouvert, circum-auriculaire •Réponse : 15 Hz à 50 kHz •HP : Planar Magnetic •Sensibilité : 89 dB •Impédance : 38 Ω •Puissance max. : n.c. •Cordon : amovible de 3 m avec conducteurs en argent •Poids : 502 g •Accessoires : paire de coussinets en velours de rechange

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Per f or manc eDC

Smar tPhonoV2

Conc ept

NanoPhonoV2


64 ON Magazine - Guide casques 2014

FOSTEX Fostex TE 01

La marque japonaise Fostex, traditionnellement connue des studios, propose désormais des casques intraauriculaires grand public.

24 € Nous suivons régulièrement les sorties produits de cette emblématique et ancienne marque japonaise, Fostex, qui de par son historique et sa distribution dans l’Hexagone, était plutôt estampillée produit pro de studio ou monitoring. Les choses évoluent et la marque est maintenant représentée en France avec ses produits grand public : enceintes, amplis casque, casques et intras. Avec ce modèle Fostex TE 01, nous devons être (hors pièces détachées) en présence d’un des produits les moins chers de toute la gamme du constructeur… Effet saisissant garanti… Nous avions connu ce phénomène avec un autre fabricant, Nu Force, qui avec son modèle 600M dans les mêmes zones de prix, soit moins de 30 euros, propose un appareil simple mais performant le type de produit que nous aimerions conseiller à nos ados, pour leur permettre d’écouter un casque de bonne qualité sans qu’il n’y ait de drame en cas de perte ou de casse de l’appareil… Le look du Fostex TE 01 est séduisant : la partie extérieure des coques est en plastique chromé, le logo Fostex est discrètement visible, la prise n’est pas coudée. Le modèle est livré avec 4 tailles d’embouts, mais pas de de sac ou de pochette de transport. Les fils noirs semblent par contre particulièrement fins, à voir ce que cela donnera dans

le temps. Le confort, en statique et en mouvement, est bon tout comme l’isolation vis-à-vis des bruits extérieurs. Le rendement est bien plus élevé que les deux autres modèles sous la main durant les écoutes. Sur le morceau « They Dance Alone » de Sting (Best Of 25 ans vol. 1 A&M Records 2011), le rendu est étonnant, moins doux, un peu moins bien dessiné, un peu dur dans le haut des aigus, mais si l’on met de côté la comparaison avec un intra haut de gamme, le rendu est agréable. Petit essai sur du classique pour voir, avec Beethoven n°7 (Allegretto, début, CD test DIAPASON novembre 2013) : c’est un peu agressif dans le haut médium et dans le haut des aigus mais en restant raisonnable sur le niveau d’écoute, ça peut passer. Plus à son aise avec C2C (Album Tetra Universal 2012) sur le morceau « Kings Season », le Fostex TE 01 s’en sort mieux. Ce modèle est la bonne surprise niveau restitution/prix, nous ne sommes bien sûr pas au nirvana de la restitution mais ce produit à moins de 25 euros fait son office. Un produit de marque aux qualités intéressantes qui aurait aisément sa place comme produit d’appoint d’un magasin hi-fi ou pour une diffusion au plus grand nombre en grande distribution.

Spécifications

•Type : intra-auriculaire (dynamic) •Réponse : 20 à 20 kHz •HP : n.c. •Sensibilité : 110 dB SPL/mW à 1 kHz •Impédance : 17 Ω •Puissance max. : 20m W •Cordon : 1,2 m, •Accessoires : 4 paires d’embouts de taille différente •Poids : 15,4 g

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ON Magazine - Guide casques 2014

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Fostex T50RP

200 €

Spécifications

•Type : semi- clos, circum-auriculaire •Réponse : 15 Hz à 35 kHz •HP : RP diaphragme •Sensibilité : 98 dB/mW •Impédance : 50 ohms •Puissance max. : 3000 mW •Cordon : 3 m, détachable •Poids : 330 g •Accessoire : -

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Le T50RP fait partie de la gamme RP (Regulated Phase technology) de Fostex, qui comporte trois références et dont il est le modèle phare. Il s’adresse tout d’abord aux professionnels du son, ce qui explique son apparence assez rustique ainsi que son look un peu vintage, mais, comme nous allons le voir, il peut aussi très bien convenir pour un usage Hi-Fi. La construction semble de prime abord relativement rudimentaire. L’arceau en métal est habillé d’un gros bandeau de caoutchouc. Les oreillettes sont maintenues par de larges réglettes cuivrées tandis que leurs coques sont en plastique ce qui donne une impression de grande robustesse. Cependant, le confort reste correct, car le T50RP n’est pas trop lourd et ne serre pas très fort les oreilles. Le cordon de 3 mètres, se terminant par une grosse prise jack 6,35 mm, est en outre amovible.

Le T50RP semble tout droit sorti d’un autre monde. Et pour cause, il utilise une technologie brevetée et exclusive à Fostex qui offre un rendu sonore très inhabituel. Mais l’essentiel est à l’intérieur, car ce casque Fostex possède des transducteurs très particuliers. Cela ressemble à la technologie orthoplanar ou des haut-parleurs à ruban, car le diaphragme est plat et parcouru par un conducteur en zigzag plaqué sur un film polyimide. Deux séries de trois barreaux aimantés en néodyme le prennent en sandwich et constituent ainsi le circuit magnétique. À l’écoute, le T50RP est très différent de ce que nous avons entendu jusqu’à présent que ce soit à partir de casques à transducteurs électrodynamiques classiques, ou orthoplanar comme ceux d’HifiMan ou Air Motion Transformer comme sur l’Ergo AMT. Il est d’ailleurs important de souligner que le prix de ce modèle Fostex est beaucoup plus abordable que ceux des marques précitées. Ici, la restitution offre un registre médium brillant de mille couleurs et détails tout en conservant une esthétique globale plutôt chaleureuse et douce. Le registre grave n’est pas très profond et en retrait. Il est nécessaire d’avoir un ampli casque assez puissant pour alimenter le T50RP. L’image sonore est très ouverte avec une belle aération. Pour certains utilisateurs, les timbres pourront paraître trop colorés, tandis que d’autres seront subjugués par leur richesse harmonique, leur cohérence, leur naturel. C’est une histoire de goût et il est difficile ici de faire une comparaison avec d’autres casques. Le son du T50RP ne déborde pas de dynamisme. Il a une approche très «analogique», c’est un peu comme si l’on passait au disque vinyle après avoir écouté des CD. Cela est agréable sur tous les styles de musique et plus particulièrement sur les enregistrements acoustiques de petites formations jazz ou classique.


66 ON Magazine - Guide casques 2014

ERGO Ergo AMT

Basé sur des transducteurs Heil de type Air Motion Transformer (d’où l’appellation AMT), ce casque extra-terrestre se caractérise par un son aérien et ultra-rapide.

Ergo n’est pas une marque née de la dernière pluie. Au contraire, ses origines remontent à plusieurs décennies, du temps où elle s’appelait encore Jecklin Float, et ses produits n’ont rien de nouveau. Mais il s’agit d’une marque suisse totalement à part, qui fait figure d’extra-terrestre dans le monde du casque audio et propose des modèles réellement uniques et différents. Aussi, comme nous n’avons pas encore parlé d’elle, avons-nous décidé de lui accorder cette année un coup de projecteur.

Le concept Air Motion Transformer Elaboré par Oskar Heil, le concept Air Motion Transformer (AMT) diffère

fondamentalement du principe des transducteurs électrodynamiques traditionnels que l’on trouve sur la plupart des casques. Ils se basent sur une membrane plissée en accordéon qui rappelle celle de certains tweeters que l’on rencontre sur quelques enceintes Hi-Fi High End. De plus, la mise en vibration de l’air s’effectue par « pincement » de ses molécules au niveau des replis de la membrane. Cette spécificité de fonctionnement présente plusieurs avantages. En premier lieu, c’est l’ensemble de la surface de la membrane qui est motrice. En raison de sa structure en accordéon, elle est ainsi capable de déplacer un volume d’air jusqu’à cinq fois plus important que celui que mettrait en mouvement un transducteur

1100 à 2775 € électrodynamique de surface identique. Par ailleurs, toujours en raison de son principe de fonctionnement par pincement, le système est capable de propulser les molécules d’air à une vitesse supérieure à celle des déplacements réels de sa membrane. Autant de points favorables à une excellente réponse aux transitoires et aux impulsions musicales.

Un casque très ouvert... Le casque Ergo AMT se base donc sur deux transducteurs de ce type (fabriqués par la société helvétique Precide SA) dont la surface de la membrane, une fois dépliée, est de 175 x 88 mm.


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Ils forment deux panneaux radiants plans que portent les oreillettes du casque. Une particularité qui a conduit Ergo à doter l’AMT d’un design assez particulier. En effet, contrairement aux casques traditionnels dont les coussinets viennent prendre fermement appui sur les oreilles de l’auditeur, ici un large arceau garni de mousse repose sur le sommet de la tête. Si les panneaux plans se trouvent en vis-à-vis des oreilles de l’auditeur, ils en restent distants de quelques millimètres. Seule une petite bande de mousse vient prendre un très léger appui derrière le pavillon des oreilles pour stabiliser le casque. En pratique, pour l’auditeur, tout se passe donc comme s’il se trouvait à proximité de deux enceintes de type panneau. Il s’agit, en somme, de la notion de casque ouvert poussée à l’extrême.

Un amplificateur spécifique Autre particularité qui présente certaines contraintes : les transducteurs AMT ne sont pas directement compatibles avec la sortie casque traditionnelle que portent les appareils de salon ou les lecteurs nomades. Le casque Ergo AMT doit donc être alimenté par un amplificateur spécifique. Pour cela, la marque propose plusieurs solutions. En premier lieu, il est possible de piloter l’Ergo AMT depuis les sorties haut-parleurs d’un ampli Hi-Fi grâce à un adaptateur spécial qui est commercialisé à 250 €. Ensuite, il est possible d’utiliser l’ampli casque universel AMP 1 vendu à moins

de 500 €, mais l’idéal pour les audiophiles les plus puristes est d’utiliser l’amplificateur AMP 2 (1 675 €) spécifiquement conçu pour le casque AMT. Ce dernier est conçu autour d’étages en classe A. Il est capable de délivrer une puissance de 3 W qui peut monter jusqu’à 10 W, en classe AB, pour la restitution des envolées dynamique. Présenté sous forme d’un petit boîtier, cet amplificateur dispose d’un réglage de volume. En effet, il est conseillé de le connecter directement à la source et non à la sortie casque d’un équipement. Plusieurs types d’entrées sont disponibles. Deux fiches RCA permettront son raccordement aux sources les plus courantes. Cependant, dans un contexte audiophile, il est vivement conseillé d’utiliser les entrées symétriques, sur fiches XLR, dont il est pourvu.

À l’écoute : une sensation de liberté La mise en place du casque est un peu déroutante. En effet, son positionnement inhabituel a de quoi surprendre et, au départ, il semble être posé en équilibre sur le sommet de la tête. En revanche, une fois la position convenable trouvée, il est vrai que la sensation de liberté est prépondérante. En dépit de ses dimensions et de son poids, l’Ergo arrive à se faire oublier. Il en va de même pour la restitution du message sonore. Ici encore, elle n’a pas grand-chose de commun avec celle des casques traditionnels. Ce n’est d’ailleurs pas dans la profondeur des basses ou la montée dans les aigus qu’il faudra chercher à distinguer l’Ergo

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des autres casques. Il faut, avant tout, s’attacher à la précision et au détail qu’offre la restitution. En effet, il nous semble que la rapidité et les capacités dynamiques du système AMT se traduisent plus par une extrême précision du message sonore délivré que par des démonstrations excessives rendant la restitution peu réaliste. Ici, nous sommes dans le domaine de la subtilité, de la finesse et du microdétail. La restitution bénéficie d’un réalisme et d’un naturel qui pourra la faire sembler un peu discrète pour certains, mais elle a l’avantage de ne pas être caricaturale. L’écoute de l’Ergo AMT est extrêmement proche de celle que pourraient délivrer des enceintes de très haute qualité.

Spécifications

• Type : oreillettes de type panneau ouvertes • Réponse : 20 Hz à 20 kHz • HP : Air Motion Transformer • Sensibilité : 100 dB • Impédance : 3 Ω • Puissance max. : 3000 mW • Cordons : 3 m • Accessoires fournis : • Poids : 650 g • Prix : de 1 100 à 2 775 € (selon l’ampli choisi)

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68 ON Magazine - Guide casques 2013

Ergo 1 & 2

Les casques Ergo 1 et 2 reprennent exactement la même apparence que l’Ergo AMT, mais ils comportent une différence de taille : ils sont équipés de traditionnels transducteurs électrodynamiques.

ERGO Pour proposer des casques dont les prix sont moins élevés que celui de l’AMT et, surtout, directement compatibles avec tous types de sources, Ergo a mis au point les modèles 1 et 2. Ces deux casques reprennent une structure en matériau composite, identique à celle de l’AMT. Cependant, leurs transducteurs sont totalement différents puisqu’il s’agit d’unités électrodynamiques et non d’Air Motion Tranformer. Ces transducteurs équipés d’un sérieux moteur à aimant néodyme, mesurent 55 mm de diamètre. Les Ergo 1 et 2 sont donc beaucoup plus légers que l’Ergo AMT. Leur poids dépasse à peine 350 g et ils sont donc plus confortables à porter. Les deux modèles, Ergo 1 et Ergo 2, sont en outre de conceptions techniques très proches. L’Ergo 2 est juste une version améliorée de l’Ergo 1. Ses transducteurs bénéficient d’une membrane un peu plus fine et légère. De plus, leur réponse en fréquence est filtrée par le biais de deux petites résistances calibrées et un condensateur au polypropylène. À l’écoute des Ergo 1 et 2, on retrouve en grande partie la sensation de liberté et d’espace grandiose présente sur le modèle AMT. Bien que ces casques soient dépourvus de coussinets et fonctionnent en charge totalement ouverte, la restitution du spectre grave reste tout à fait convaincante et le message sonore est particulièrement propre, exempt de coloration. La restitution possède un bon relief et une excellente définition des timbres. L’image stéréophonique est

particulièrement détaillée. Comme avec l’Ergo AMT, ces casques ne présentent aucune isolation acoustique vis-à-vis des bruits extérieurs. Ils sont donc à réserver à un usage sédentaire à la maison dans un milieu calme. Vu leur poids et surtout leur armature très imposante, cela semble presque inutile de le préciser. En contrepartie, la structure très particulière de ces casques apporte, comme pour l’Ergo AMT, une grande sensation de liberté, d’aération, d’ouverture et évite l’impression de surchauffe lors des écoutes prolongées. Enfin, précisons les quelques différences à l’écoute entre l’Ergo 1 et l’Ergo 2. Elles sont ténues et néanmoins bien présentes. La restitution de l’Ergo 2 est en effet légèrement plus chaleureuse et moelleuse, avec des timbres qui semblent avoir plus de matière et une meilleure définition sur les petits détails que sur l’Ergo 1. Dans les deux cas, il s’agit de produits à part, hors-norme, qui s’adressent aux mélomanes (plutôt amateurs de voix et de musique sur instruments acoustiques) qui aiment se poser tranquillement dans leur canapé ou dans un fauteuil pour écouter de la musique, sans rien faire d’autre, et se moque du look à la «Star Trek» de leur casque.

245 € 330 € Spécifications

• Type : oreillettes de type panneau ouvertes • Réponse : 20 Hz à 20 kHz • HP : 55 mm (dynamiques) • Sensibilité : 96 dB (Ergo 1), 94 dB (Ergo 2) • Impédance : 100 Ω • Puissance max. : 400 mW • Cordons : 3 m • Accessoires fournis : • Poids : 380 g • Prix : 245 € (Ergo 1), 330 € (Ergo 2)

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70 ON Magazine - Guide casques 2014

FINAL AUDIO DESIGN Final Piano Forte IX

Presque totalement inconnue en Europe, Final fabrique les écouteurs intra-auriculaires parmi les plus luxueux au monde. Final Audio Design est une marque japonaise créée par un audiophile pur et dur, un homme en quête de perfection sonore et d’absolu comme on n’en rencontre pratiquement qu’au Pays du Soleil Levant. Il s’agit de M. Kanemori Takai, qui a commencé sa carrière dans la Hi-Fi en 1974 et a conçu de nombreuses enceintes à pavillons, cellules phonolectrices de luxe et électroniques à tubes High End. La série d’écouteurs intra-auriculaires Piano Forte reflète parfaitement l’état d’esprit de ce mélomane passionné, infatigable chercheur afin de reproduire la musique de façon vivante, pure et totalement naturelle. Cette série comporte quatre paires d’écouteurs de formes et dimensions identiques dont les prix s’échelonnent de 1 300 à 3 500 euros. Ces écouteurs sont tous en métal usiné dans la masse. Ils se différencient par l’alliage qu’ils utilisent et leur finition extérieure. Le piano Forte VIII (1 300 euros) est réalisé en laiton, le Piano Forte IX que nous avons ici en test est en acier inoxydable poli miroir, le Piano Forte X-CC (3 000 euros) est en alliage de cuivre et de chrome avec traitement extérieur ionique, et enfin le Piano Forte X-G reprend le même alliage, mais avec un plaquage or. La paire de Piano Forte IX que nous avons reçue pour test, était livrée dans une très jolie petite boîte avec revêtement façon peau de crocodile. À l’intérieur derrière une feuille de papier de soie, on découvre une petite boîte métallique ronde, dorée et satinée, ressemblant à un petit coffre

précieux. Dans ce petit coffre, les oreillettes sont présentées sur un tissu noir et serties comme des bijoux. Leur forme de trompette joufflue intrigue, d’autant qu’elles n’ont pas d’embouts en silicone et sont assez volumineuses puisque chacune accueille un transducteur électrodynamique de 16 mm de diamètre. On a l’impression au départ que ces écouteurs ne tiendront pas bien dans les oreilles. Or c’est tout le contraire, car leur partie joufflue s’appuie naturellement entre le tragus et l’antitragus du pavillon auriculaire. L’écoute est également fort surprenante. Sur de la musique moderne et compressée, elle n’est pas très convaincante et l’on relève immédiatement les défauts de l’enregistrement. Avec ces écouteurs, on a l’impression de passer d’une enceinte acoustique multivoie à une enceinte à haut-parleur unique large-bande. C’est une approche que l’on peut qualifier d’ésotérique, mais qui plaît énormément à certains audiophiles. Tous les enregistrements de qualité, en haute définition, d’instruments acoustiques ou de voix passent à merveille. Les Piano Forte IX sont alors d’une musicalité exceptionnelle, d’un naturel confondant. Rarement avons-nous entendu notre extrait de test au piano (Choral «Jesu, meine Freude», Cantate «Herz und Mund Tat und Leben» BWV 147 de Bach, fichier Qobuz) avec autant de plaisir et même... d’extase. Cela touche au sublime et à la magie.

1500 €

Spécifications

•Type : intra-auriculaire, accordé par de petits évents •Réponse : n.c. •HP : 16 mm (dynamiques) •Sensibilité : 108 dB •Impédance : 16 Ω •Puissance max. : n.c. •Cordon : 1,4 m •Poids : 38 g •Accessoires : Bôite de rangement

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ON Magazine - Guide casques 2014

300 €

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HOUSE OF MARLEY Marley Destiny TTR

La marque House of Marley, que l’on doit à l’un des fils de Bob Marley, affiche une personnalité à part, avec des arguments techniques et écologiques comme nous le démontre le modèle haut de gamme Destiny TTR.

Spécifications

•Type : clos, circum-auriculaire avec système actif antibruit •Réponse : n.c. •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : n.c. •Impédance : n.c. •Puissance max. : n.c. •Cordons : câble standard de 3 m et câble avec microphone et commande à un bouton de 1,25 m •Poids : 380 g environ •Accessoires : mallette de rangement, adaptateurs jack 6,35 mm et prise avion

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

L’imposant modèle Destiny TTR, est le modèle haut de gamme de House of marley. Son style est assez classieux (tarif oblige) tout en restant original et immédiatement reconnaissable avec ce fin liseré rouge/vert/jaune, (couleurs du drapeau éthiopien, ancienne patrie du mouvement rastafari) autour des deux coques. Ces dernières sont assez massives et faites en métal (aluminium + acier) avec grosses roues crantées. L’arceau à fines branches métalliques et le bandeau en cuir à ajustage automatique sont des éléments forts réussis. On regrette juste, encore une fois, que certains petits détails de finition ne soient pas parfaits, mais il est à noter que bon nombre de ces éléments sont recyclables. Le système purement audio fait appel à deux transducteurs de 40 mm. Le cordon est recouvert de tissu afin d’éliminer l’électricité statique pour un meilleur son. Le circuit de réduction des bruits actif est, alimenté par deux piles (à quand un dispositif d’énergie solaire pour rester dans la philosophie écologique ?) et il est obligatoire de l’activer pour faire des écoutes, ce qui est un peu

contraignant. Le Destiny TTR pèse un poids certain (presque 400 g, ce n’est pas rien) et n’est pas réellement adapté à un usage en mouvement d’autant que son bandeau élastique et la trappe des piles font quelques bruits parasites quand on marche. Malgré cela, il est confortable à porter, même pendant de longs moments, car les coussinets de ses oreillettes sont larges, épais et moelleux tandis que le poids est bien réparti sur tout le crâne. A l’usage, on constate que l’isolation phonique passive de ce casque est plutôt bonne. Le système actif antibruit produit un peu de souffle parasite, facilement audible à bas volume et son action est modérée, ce qui évite de dénaturer la restitution sonore. Les performances sont quant à elles impressionnantes. L’aigu est assez brillant et le registre médium d’une définition correcte. Mais surtout, le Destiny TTR est capable de produire des basses énormes presque démesurées. Ce n’est pas forcément du goût de tout le monde (mais des amateurs de reggae, très certainement), mais il le fait avec beaucoup de brio, de conviction et d’énergie. Il favorise une restitution très ample, emphatique avec une grande sensation d’espace et de puissance.


72 ON Magazine - Guide casques 2014

JVC

400 €

JVC HA-SZ2000

Avec ce casque haut de gamme à double transducteur coaxial, JVC adopte une démarche très innovante et propose un produit tout aussi étonnant que déroutant.

Le JVC HA-SZ2000 est un casque imposant, tant par son poids que son gabarit. Il se positionne clairement à la limite du secteur Pro. Ses larges oreillettes closes indiquent qu’il s’adresse tout autant au Studio d’enregistrement, aux DJ qu’aux audiophiles. La finition relativement sobre ne fait que renforcer cette impression. Seul un petit liseré doré vient rompre les habillages entièrement noir satin. Malgré, cette apparence presque modeste, le JVC HA-SZ2000 est d’une conception particulièrement recherchée. Ses oreillettes sont munies de coussinets recouverts de cuir protéiné (cela ne s’invente pas) et chacune accueille deux transducteurs montés de façon coaxiale. Le JVC HA-SZ200 est donc un modèle deux voies, ce qui est extrêmement rare dans le monde des casques. Dans la coque de chaque oreillette au fond d’une culasse en laiton anti-résonnance est fixé un boomer de 55 mm à membrane en carbone. Ce haut-parleur est accordé par un ingénieux système bass-reflex dont les deux évents débouchent à l’avant, de part et d’autre d’un second transducteur, de 30 mm cette fois-ci, à diaphragme en nanotubes de carbone, dédié aux registres médium et aigu. Avec son poids de près de 500 g, le HA-Z2000 est un peu lourd à porter et il n’isole que moyennement des bruits extérieurs. Mais il n’en est pas pour

autant inconfortable, car son ergonomie est soignée, son bandeau est largement rembourré et ses oreillettes ne serrent pas trop la tête. La restitution sonore du JVC HA-SZ200 est quant à elle surprenante. Comparativement aux casques habituels monovoies, on a l’impression avec lui de passer d’une enceinte à haut-parleur unique largebande à une enceinte multivoie. Cela présente quelques défauts comme par exemple un peu moins de naturel et de cohérence des timbres. Mais cela a aussi de nombreux avantages : la réponse en fréquence est beaucoup plus large et beaucoup mieux détaillée. Ainsi, le JVC HA-SZ200 peut être un intéressant outil de travail pour les professionnels du son, car il permet d’entendre les enregistrements sous un nouveau jour avec une esthétique sonore qui change totalement lorsque l’on passe d’un morceau à l’autre. Certes, le grave manque parfois de rapidité, mais il est aussi très profond et bien modulé tandis que l’aigu concilie clarté et douceur. Enfin, l’image stéréophonique tant que l’on conserve un niveau d’écoute raisonnable est d’une ampleur magistrale avec un positionnement très précis de gauche à droite.

Spécifications

•Type : clos, circum-auriculaire •Réponse : 4 Hz à 29 kHz •HP : 55 et 30 mm (dynamiques) •Sensibilité : 108 dB/mW •Impédance : 16 Ω •Puissance max. : 1 500 mW •Cordon : 1,2 m •Poids : environ 485 g •Accessoires : Housse

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73

JVC ésnsy HA-SR75S

100 €

Spécifications

•Type : clos, supra-auriculaire •Réponse : 8 Hz à 26 kHz •HP : 30 mm (dynamiques) •Sensibilité : 104 dB/1 mW •Impédance : 36 Ω •Puissance max. : 1000 mW •Cordon : 1,2 m, microphone pour iPhone/Android/BlackBerry intégré à l’oreillette droite •Poids : 137 g •Accessoires : -

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Avec sa nouvelle gamme ésnsy, le spécialiste des casques abordables JVC vient chasser sur les des modèlesvintage chic. De prêt comme de loin, le HA-SR75S de la nouvelle gamme JVC ésnsy (un terme imprononçable en français qui désignerait l’élégance et la sophistication) arbore un style qui n’est pas sans rappeler le fameux casque Skullcandy Navigator, déjà présent dans notre précédent guide. Son choix de finition chromée, d’habillages façon cuir et son plastique fumé pour ses oreillettes ne nous sont pas, en effet, inconnu. Néanmoins, en y regardant de plus près, il apparaît tout de même que la qualité de finition et le design sont, avec ce modèle JVC HASR75S, un peu plus grossiers et un peu moins élégants qu’avec le Skullcandy et ce malgré la présence de glissières en métal et de grosses charnières. De même, la construction semble aussi un peu moins robuste. En revanche et concernant les points positifs qui ne sont pas forcément visibles du premier coup d’œil, ce casque intègre un microphone pour smartphone (iPhone, Androïd, BlackBerry). Celui-ci est intégré à l’oreillette droite de même que le bouton de prise d’appel. C’est une bonne idée qui évite d’avoir

un petit boîtier qui ballotte sur le câble de liaison. Techniquement, ce casque est doté de transducteurs de 30 mm à aimant néodyme de forte puissance, un diamètre un peu plus petit qu’à l’accoutumée. Les coussinets, assez souples, offrent une bonne isolation phonique et un confort de bon niveau. A l’usage, et malgré un bandeau serre-tête un peu raide avec peu de rembourrage, le JVC ésnsy HA-SR75S s’est révélé d’un confort d’utilisation appréciable dans le temps. Il ne sert pas très fort le crâne, mais assure un maintien correct et un semblant d’isolation phonique. À l’écoute, les performances se situent dans la moyenne de ce que l’on attend d’un casque à ce prix. Cela ne suscite pas un enthousiasme démesuré, mais il n’y a pas de défauts rédhibitoires à noter. Le son est assez rond et chaud, un peu mou peut-être mais en tout cas pas agressif. Les timbres sont globalement cohérents et les effets stéréophoniques bien positionnés. Un casque assez polyvalent donc qui conviendra bien à tout type de musique sans jamais heurter les oreilles.


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LOGITECH Logitech UE 6000

200 €

Logitech, connu pour ses accessoires pour ordinateurs, s’intéresse de plus en plus au marché des casques et écouteurs depuis l’acquisition de la marque Ultimate Ears (UE). Faisant suite au rachat de la marque Ultimate Ears spécialisée dans des écouteurs intra-auriculaires haut de gamme, la marque Logitech en a profité pour créer une nouvelle entité dédiée à ce secteur, une entité qui prend le nom de Logitech UE. Cette entité propose trois casques dont ce 6000 qui semble avoir une cible bien précise. Plusieurs paramètres tels son positionnement en prix et son système actif antibruit, le placent directement en face du modèle de Beats Studio. Et nous devons bien avouer qu’il a de sérieux arguments pour pouvoir lutter contre ce dernier. Le style est nouveau, inédit et bien à lui avec un design «ni vintage, ni de déjà vu». Au moins, ça change et à cela s’ajoute une finition réellement superbe pour un prix ne dépassant pas les 200 euros. Lors de la prise en mains, avec ses épaisses glissières en métal, ses charnières en aluminium brossé et ses beaux plastiques, tout concourt pour donner un sentiment à la fois de robustesse et de qualité de réalisation. L’ensemble a l’air très sérieux. Le Logitech UE 6000 est en outre particulièrement fonctionnel et confortable. Le matelassage de son arceau et les coussinets en similicuir de ses oreillettes circum-auriculaires sont de bonne épaisseur assurant par là même un bon confort d’écoute. La pression exercée par le casque sur le crâne est modérée, ce qui peut nuire quelque peu à son maintien mais pas trop à l’isolation phonique passive qui est de très bon niveau. De plus, le Logitech UE 6000 dispose d’un câble amovible avec microphone

et commandes pour smartphone. Il se replie sur lui-même et il est livré avec une très jolie housse de rangement ainsi qu’un adaptateur double jack pour pouvoir brancher deux casques sur une même source. Ecouté en mode passif, ce casque Logitech UE 6000 offre immédiatement une restitution correctement équilibrée, chaleureuse, mais sans excès, privilégiant la douceur et le moelleux plutôt que l’ultra-transparence. C’est propre, bien timbré et agréable sur tous les styles de musique à défaut d’être très nerveux. Dès que l’on actionne le système antibruit actif, le son devient beaucoup plus tonique, avec plus d’ampleur et de générosité. La réduction de bruit est très modérée (d’ailleurs, Logitech ne parle pas de système «antibruit», mais de système «antiparasite») tandis que les basses sont sur-gonflées. La différence de son est particulièrement spectaculaire. D’aucuns trouveront que c’est un peu beaucoup, mais pour les transports en commun, et afin de compenser l’effet de masque dans les basses fréquences que produisent les bruits ambiants, c’est plutôt judicieux et bienvenu. Pour celui qui recherche un casque dans l’esprit du Studio de Beats, le Logitech UE 6000 est la meilleure alternative que nous connaissons à l’heure actuelle (d’autant que ces derniers temps, il était soldé sur Internet à 100 €).

Spécifications

•Type : casque clos, circum-auriculaire à système actif antibruit •Alimentation : deux piles AAA •Isolation phonique : 26 dB •HP : dynamiques de 40 mm •Impédance : 32 Ω •Sensibilité : 105 dB/mW, 1 kHz •Réponse : 20 Hz à 20 kHz •Cordon : 1,35 m avec commandes et microphone •Puissance max. : n.c. •Poids : 290 g •Accessoires fournis : Housse, adaptateur à double prises minijack, 2 piles AAA

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200 €

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MONSTER Monster DNA

Lancé en partenariat avec Viacom à l’occasion des MTV Movie Awards, le casque Monster DNA ne risque pas de passer inaperçu et il a déjà été décliné dans une quinzaine de finitions différentes.

Spécifications

•Type : clos, supra-auriculaire •Réponse : n.c. •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : n.c. •Impédance : n.c. •Puissance max. : n.c. •Cordons : amovibles, 1,3 m avec prise mini-jack et 1,3 m avec commandes et microphone pour smartphone •Poids : environ 170 g •Accessoires : mallette de rangement, chiffon de nettoyage

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Avec ce casque DNA (dont la référence signifie ADN en français), Monster s’affranchit clairement de son ancien partenariat avec Beats by Dr. Dre et nous montre là un style ostensiblement différent, à part et très original. Le design de l’objet est vraiment inédit grâce à des formes comme des finitions nombreuses et novatrices. Le profil triangulaire des montants qui portent les oreillettes, par exemple, donne au casque Monster DNA une signature esthétique immédiatement identifiable. Est-ce l’effet voulu ? Très certainement et tant mieux. En France, à priori, ce casque n’est disponible qu’en quatre ou cinq finitions, mais au total, il existe aux USA près d’une quinzaine de versions et éditions spéciales très colorées et stylées. Le Monster DNA est livré avec une housse de rangement et deux câbles, l’un avec microphone et commande pour smartphone et l’autre plus classique. Ces câbles peuvent se brancher indifféremment sur l’un où l’autre côté du casque et la construction a l’air de belle facture et d’une bonne robustesse, malgré

l’utilisation de beaucoup de matériaux plastiques, à l’allure un peu économique. Ce choix gâche un peu le design de ce casque. Le Monster DNA est conçu comme un véritable modèle nomade, compact et prenant peu de place lorsqu’il est replié sur lui-même. Il ne serre pas très fort les oreilles, donc attention à l’écoute lorsque l’on est en mouvement, et il n’isole pas beaucoup des bruits extérieurs. Ses coussinets pourraient être aussi plus moelleux, ce qui lui aurait garanti un plus grand confort à long terme. Il n’est donc pas fait pour courir avec, mais tient à peu près bien en place lorsque l’on marche et il est léger. La restitution sonore du Monster DNA n’est pas exubérante ou spectaculaire, c’est un rendu que l’on pourrait qualifier plutôt de neutre. Les registres graves et aigus sont bien équilibrés, tandis que le médium bénéficie d’une bonne clarté apportant une jolie texture aux voix, donc une belle présence. On aimerait parfois que le son ait un peu plus de nervosité et soit plus détaillé, mais globalement, la dynamique est correcte et les timbres sont bien équilibrés.


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NAD

300 €

Nad HP50 RoomFeel

Comme beaucoup d’autres grands noms de la Hi-Fi, Nad se lance sur le marché des casques audiophiles. Sa première réalisation est un modèle semi-nomade fruit d’une étude acoustique soignée.

Nad est une marque d’origine britannique, très connue dans le milieu de la Hi-Fi pour ses amplis très simples, abordables, mais d’une grande musicalité. Le casque HP50 qui existe en version noire, blanche ou rouge est donc d’un design assez sobre et discret. Néanmoins, et c’est une bonne chose, il est d’un dessin original, ce n’est pas une copie d’un modèle existant chez une autre marque. Il a son style bien à lui et sa finition ainsi que sa construction sont très soignées. Les glissières et articulations en métal sont superbes. Il s’agit d’un casque semi-nomade dans le sens où il n’est pas trop lourd (à peine plus de 250 g), qu’il tient très bien place (on peut trottiner en le gardant sur les oreilles). Le Nad HP50 serre un peu fort les oreilles. Il isole très bien des bruits extérieurs, mais il est aussi très confortable pour un usage à la maison grâce à ses coussinets copieusement rembourrés qui épousent bien la forme du crâne. Parmi les accessoires fournis, on trouve deux câbles interchangeables, dont un pour smartphone, une sacoche de rangement en similicuir et un adaptateur pour prise avion. La conception acoustique du Nad

HP50 est par ailleurs assez particulière. Ses transducteurs de 40 mm de diamètre bénéficient d’une charge divisée en deux compartiments, reliées entre elles par un évent. C’est la seconde fois que nous rencontrons ce type de charge (après le Bose AE2). À l’écoute le Nad HP50 est d’une grande neutralité, sans excentricité, excepté une petite pointe de rondeur, pas désagréable, dans le grave. Les timbres sont bien équilibrés avec une belle sensation de présence et de matière dans le registre médium. La restitution sonore est vive malgré un petit manque d’impact. La tenue en puissance est également assez bonne, le HP50 est capable de délivrer un volume acoustique important tout en conservant un son très propre et détaillé. Il est vraiment agréable à écouter sur tous les styles de musique. Il reste toujours frais et doux. Cependant, à notre avis personnel, il manque cette «petite étincelle», ce «petit quelque chose» en plus qui fait la différence avec les casques d’exception.

Spécifications

•Type : clos, circuit-auriculaire •Réponse : 20 Hz à 20 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : n.c. •Impédance : 32 ohms •Puissance max. : 30 mW •Cordons : interchangeables, 1,2 m standard, 1,2 m avec microphone et commandes •Accessoires : sacoche de rangement, adaptateur prise avion, adaptateur jack 6,35 mm •Poids : 260 g

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NOONTEC Noontec Zoro

Le Zoro de la marque chinoise Noontec s’inspire fortement du style du Beats Solo HD, pour un prix de vente plus de deux fois moindre. Mais les performances et la qualité de fabrication sont-elles à la hauteur ?

80 € Spécifications

•Type : clos, supra-auriculaire •Réponse : 13 Hz à 26 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : 124 dB SPL/1 kHz •Impédance : 16 ohms •Puissance max. : 60 mW •Cordon : 1,2 m •Poids : 150 g •Accessoires : housse de rangement

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Au premier coup d’œil, la ressemblance avec le Beats Solo HD est assez frappante. Le Zoro est doté d’un large arceau en courbe sans aucune rupture jusqu’à deux coques qui renferment les oreilles. Sur ces coques, sont disposés de larges écussons façon aluminium brossé sur lesquels est inscrite une grosse lettre rouge, un « n » à la place du « b » du modèle original. En se penchant d’un peu plus près sur le Zoro, il apparaît tout de même évident que la qualité de finition est certes proche, mais pas du même niveau. Le casque Zoro peut être plié et rangé facilement grâce à des charnières en plastiques pliables, mais renforcées par des pièces métalliques, idem pour les glissières, mais l’aspect est nettement plus rustique. Les écouteurs internes sont protégés par des housses en coton pour le confort des oreilles. Ce sont deux diaphragmes de 40 mm avec un circuit magnétique, un aimant néodyme sélectionné à la main, un matériau dont les propriétés magnétiques sont appréciées par bon nombre de fabricants de hautparleurs en Hifi. Le Noontec Zoro dispose d’un câble plat

et amovible, mais qui ne comporte pas plus de microphone que de commandes pour une utilisation avec un smartphone. Dommage, mais il sera facile de changer son cordon pour d’autres, car ses connecteurs sont des mini-jack classiques donc répandus. On peut mieux comprendre aussi la différence de prix annoncée. L’ergonomie est aussi assez différente. Le Noontec Zoro serre assez peu les oreilles. Il n’isole pas beaucoup des bruits extérieurs, a tendance à balloter un peu lorsque l’on bouge vite, mais il est aussi relativement agréable à porter. À l’écoute, le Noontec Zoro ne cherche pas à donner une restitution sonore ultra précise et définie. C’est un bon vivant qui propose un équilibre physiologique, des basses gourmandes, un médium pétillant et un aigu mielleux avec juste une petite pointe de brillance coquette. Il est spontané, dynamique, il procure une bonne sensation de spatialisation. Le Noontec Zoro n’est donc pas neutre, avec lui, le son est souvent artificiel et racoleur, mais il fait cela avec talent et sans effet outrancier. Le résultat est finalement fort séduisant.


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ONKYO Onkyo ES-HF300

Onkyo, grand spécialiste dans le domaine de la Hifi et du Home Cinéma, fait ses premiers pas dans le monde du casque.

Manifestement, il s’agit là plus d’un coup d’essai que celui d’un maître. Et pourtant Onkyo a tenté de bien faire les choses avec par exemple le choix de transducteurs à membrane titane à large plage de fréquences comme celui d’un cordon en cuivre de haute pureté, mais l’univers du casque a ses lois et apprendre fait partie du jeu. L’Onkyo ES-HF300 est proposé quatre versions : la première avec un câble standard (200 euros), la seconde avec un câble audiophile constitué de conducteurs en cuivre très pur (230 euros), une troisième avec câble pour smartphone avec commande et microphone (220 euros) et enfin, une version luxe, que nous avons pu brièvement apercevoir lors d’une conférence de presse en finition aluminium et cuir brun. Lors de nos tests, le modèle avec câble pour smartphone n’était pas encore disponible, mais nous avons pu comparer le modèle avec câble standard et celui avec câble audiophile qui apporte un petit surcroît de précision et d’aération à l’écoute ; dans tous les cas, le câble est interchangeable. L’Onkyo ES-HF300 est un casque circumauriculaire. Son design reste quelque peu banal voire austère, malgré la possibilité de plusieurs finitions colorées. Nous sommes loin des modèles comme le Monster DNA avec ses coques colorées

par exemple. Les formes de l’Onkyo ne sont pas très bien proportionnées et les matériaux utilisés, notamment les coques en aluminium des oreillettes, pourraient être mieux mis en valeur. Le confort est également moyen tout comme l’isolation phonique passive. L’Onkyo ESHF300 est équipé de deux transducteurs à membranes de 40 mm de large avec traitement titane, un matériau que l’on retrouve notamment sur certains tweeters d’enceintes acoustiques, et possède une sous-chambre pour des graves profonds et propres ; ces technologies vont-elles avoir une réelle incidence sur les performances sonores ? À l’écoute, L’Onkyo ES-HF300 se caractérise par une approche typiquement audiophile, avec un registre grave assez léger, un médium ayant beaucoup de présence et un aigu bénéficiant d’un beau filé. Les objectifs d’Onkyo sont, sur ce point, remplis. En revanche, il manque un peu de pêche et d’assise dans les basses sur certains styles de musique moderne, mais se montre convaincant sur du classique, du jazz, de la variété et tout particulièrement sur du chant. Un casque plus destiné pour amateurs de musique classique comme de jazz donc.

200 € Spécifications

•Type : clos, circum-auriculaire •Réponse : 10 Hz à 27 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : 97 dB/mW •Impédance : 32 Ω •Puissance max. : 1000 mW •Cordon : câble standard de 1,2 m avec mini-jack, câble audiophile de 1,2 m avec mini-jack, câble pour smartphone de 1,2 m avec mini-jack (au choix selon la version) •Poids : environ 225 g •Accessoires : housse de rangement

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PANASONIC 60 €

Spécifications

•Type : clos, supra-auriculaire •Réponse e : 8 Hz à 26 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : 107 dB/mW •Impédance : 43 Ω •Puissance max. : 1200 mW •Cordon : 1,2 m •Poids : environ 130 g •Accessoires : -

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Panasonic RP-HXD5

Le Panasonic RP-HXD5 est un petit casque, de la gamme Urban Lifestyle, d’une esthétique seyante et offrant des performances correctes compte tenu de son prix.

La réalisation et la finition du Panasonic RP-HXD5 sont d’un bon niveau même si toutes les pièces sont en matière plastique, et même si, au niveau de l’arceau qui, en son sommet, est très fin, peut se révéler une petite faiblesse mécanique. Il faudra donc faire attention à ne pas le manipuler comme une brute pour éviter de le plier accidentellement. Une certaine précaution d’emploi est donc de rigueur avec ce modèle. D’un autre côté, le Le confort d’utilisation est aussi un peu rudimentaire, car les coussinets, bien que copieusement rembourrés, sont assez fermes. Cela donne un bon maintien du casque sur la tête mais nuit quelque peu à l’isolation phonique (très moyenne). En revanche, le RP-HXD5 peut être utilisé sans problème en marchant et il se fera oublier, car il est très léger. Sur le plan technique, il est équipé de petits transducteurs de 40 mm de diamètre avec, comme d’autres casques de ce guide, un aimant à base de néodyme. Pour le prix, il convient de le signaler. Ce casque Panasonic existe en deux versions : la première (celle que nous avons

testée) avec câble standard est proposée à 60 euros ; la seconde version, avec son microphone et son bouton de commande pour un usage avec un smartphone, est présentée à 70 euros (sous la référence RP-HXD5W). Dans les deux cas, deux finitions sont disponibles au choix : en blanc ou noir et métallisé. Le look est discret, élégant et épuré, mais aussi original. Ce n’est pas une copie de ce qui se fait ailleurs. Le Panasonic RP-HXD5 a son style bien à lui, une esthétique qui plaira ou pas, mais ne laissera personne indifférent. À l’écoute, on retrouve, avec le Panasonic RP-HXD5, la signature acoustique des casques de la marque et qui a notamment fait le succès de l’excellent RPHTW7. Clair et précis avec des basses détourées, le son ne manque pas de chaleur lorsque cela est nécessaire. L’aigu peut sembler parfois un peu clinquant, mais il est précis, tandis que le médium affiche une bonne définition et ouverture. La dynamique enfin est toujours au rendez-vous, le Panasonic RP-HXD5 évitant toute mollesse. Et si, l’aigu apparaît trop en avant sur certains enregistrements, un léger réglage sur le lecteur permettra de compenser et d’obtenir l’équilibre recherché.


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82 ON Magazine - Guide casques 2014

SOL REPUBLIC Sol Republic Master Tracks XC

250 €

Associé au DJ Calvin Harris, Sol Republic décline son modèle Master Tracks avec une version plus haut de gamme baptisée Master XC. Résultat, un son séducteur, mais sans artifice trompeur, et une très belle fabrication.

Créé en 2011, Sol Republic est donc une toute jeune marque de casque assez forte en marketing car sachant attirer les stars et donc les feux des projecteurs. Dans le courant de l’été 2012, elle se faisait remarquer lors des Jeux Olympiques de Londres lorsque le nageur américain Michael Phelps portait le modèle Tracks HD. Cette fois-ci, c’est avec Calvin Harris, le producteur/DJ le plus riche du moment, qui aura gagné près de 50 millions de dollars en 2013 selon les estimations du magazine Forbes, que cette marque s’associe avec le modèle Master Tracks XC. Ce modèle Sol Republic Master Tracks est proposé en deux versions : la version standard à 200 euros, personnalisable de la même manière que le Tacks HD (bandeaux de couleurs interchangeables), et le Master Tracks XC que nous testons ici (250 euros), qui n’existe qu’en une seule finition, mais magnifique. Sur cette seconde mouture, Calvin Harris a apporté sa touche personnelle en travaillant sur l’équilibrage du rendu sonore. Le casque Master Tracks XC est un modèle circum-auriculaire et de fait relativement imposant. Mais son poids raisonnable et sa bonne tenue sur la tête, grâce à un arceau en Flex Tech, lui permettent une utilisation nomade sans souci. Ses coussinets bien moelleux isolent assez bien des bruits extérieurs tout en lui offrant un bon confort d’écoute.

La finition du Sol Republic Master Tracks XC ne manque pas d’élégance ni de style même si elle n’est pas très luxueuse au finish. La construction est en revanche très bien réalisée avec oreillettes amovibles plus bandeau ultra-souple et indéformable qui assure robustesse et fiabilité. Sur le plan technique, Sol Republic n’est pas très bavard mais promet un rendu sonore très bon niveau. Nous n’avons pas pu résister, pour les tests, à écouter beaucoup de morceaux produits par Calvin Harris et (comme par hasard) le Sol Republic Master Tracks XC s’avère très séduisant sur ce type de musique électronique. Il offre des basses consistantes, mais pas envahissantes, des aigus tout en douceur et un registre médium d’une belle clarté. Certes, il n’atteint pas la transparence et la précision d’un Beyerdynamic T51p, ni la puissance et la dynamique d’un Audio Technica ATH-ES700, néanmoins l’équilibre tonal est bien respecté avec un son très spontanée et entraînant tout en conservant un caractère suffisamment neutre et propre pour convenir à la plupart des types de musique, même acoustiques. Des qualités qui en font un casque très polyvalent donc.

Spécifications

•Type : clos, circum-auriculaire •Réponse : n.c. •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : n.c. •Impédance : n.c. •Puissance max. : n.c. •Cordons : câble en spiral de 2 m et câble pour smartphone de 1,2 m avec adaptateur jack 6,35 mm •Poids : environ 235 g •Accessoires : housse de rangement

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425 €

83

SHURE Shure SRH1440

Le Shure SRH1440 est le petit frère du SRH1840 testé dans notre précédent guide. Plus abordable, bien que toujours haut de gamme, il reprend le même type de transducteurs, mais avec une esthétique sonore diamétralement opposée.

Spécifications

•Type : ouvert, circum-auriculaire •Réponse : 15 Hz à 27 kHz •HP : 40 mm (électrodynamiques) •Sensibilité : 101 dB SPL/mW •Impédance : 37 Ω •Puissance max. : 1 000 mW •Cordon : 2,1 m amovible •Accessoires : mallette de rangement, une paire de coussinets d’oreillettes de rechange, adaptateur jack 6,35 mm •Poids : 343 g

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Contrairement au SRH-1840 qui utilise une armature exclusive tout en métal, le SRH1440 est d’une esthétique plus standard et adopte une forme qui ressemble plus aux modèles pros à oreillettes closes de la marque américaine, comme le SRH840 ou le SRH940 sans être pliable. Il en découle un premier avantage, il est plus confortable à porter que son grand frère. Ses coussinets, recouverts de velours, sont toujours très doux et moelleux, mais surtout son arceau a une surface d’appui plus importante et mieux rembourrée. Le matelassage, semblant habillé de vrai cuir, reste un peu ferme, comme toujours chez Shure. Cependant, le SRH1440 est un casque que l’on peut porter pendant des heures sans trop ressentir de fatigue. La construction est sobre et témoigne des origines semi-professionnelles du SRH1440. Elle est extrêmement soignée, avec des plastiques nobles, un grand souci du détail et des finitions. On regrette juste que les réglettes d’ajustage en hauteur des oreillettes soient des lames métalliques un peu trop fines (certainement pour conserver un poids modéré) et donc assez facilement déformables.

Les transducteurs sont des modèles similaires à ceux du SRH1840, de 40 mm de diamètre avec circuit magnétique et filtrage acoustique frontal plus simple. Par contre, on retrouve le même système de décompression arrière par un film en métal tissé microperforé. On retrouve aussi le même type de câblage avec cordon amovible en Y, composé de conducteurs en cuivre très pur et d’un système de verrouillage automatique des prises de raccord très astucieux. Malgré ces similitudes, le SRH1440 propose une restitution extrêmement différente de celle du SRH1840. Beaucoup moins chaleureuse, beaucoup plus incisive, ultra-dynamique, presque chirurgicale, plus dans la veine du SRH940. Le SRH1440, dès les plus bas niveaux d’écoute, donne à entendre énormément de détails, notamment dans le haut du spectre. On peut croire dans un premier temps que son registre grave est écourté. Il n’en est rien, les basses sont même assez profondes, mais aussi très percutantes, totalement détourées, sans aucune coloration, fausse chaleur ou traînage. Le médium et le haut du spectre sont quant à eux, très clairs, très présents avec un niveau de définition que l’on rencontre rarement, même sur les casques les plus coûteux du marché. Le Shure SRH1440 n’est pas fait pour plaire à tout le monde, mais, définitivement, ne peut laisser indifférent.


84 ON Magazine - Guide casques 2014

SENNHEISER

Sennheiser RS 220

Conçu comme un vrai produit haut de gamme, mais sans-fil, le Sennheiser RS 220 est prêt à rivaliser avec les meilleurs casques Hi-Fi.

Le Sennheiser RS 220 est livré avec une grande station d’accueil multifonctions. Elle sert à la fois de socle de recharge, d’antenne de transmission et de connexion pour toutes les sources auxquelles elle peut être branchée. À l’arrière de cette base, on ne trouve pas moins de six entrées stéréos : deux analogiques sur prises Cinch (RCA) ainsi que quatre numériques sur prises coaxiales (RCA) et optiques (TosLink).

Nous aurions pu souhaiter une septième entrée, USB cette fois pour un raccordement à un ordinateur, mais, d’une part, cette embase est déjà bien fournie et, d’autre part, cela aurait très certainement augmenté significativement le prix de ce casque. Sans compter qu’aujourd’hui beaucoup de PC possèdent une sortie numérique optique. Cette base d’accueil permet à la fois de ranger le RS 220 (une atten-

400 € tion bien agréable) de façon élégante, mais aussi et surtout de le relier directement à de nombreuses sources. Un téléviseur, un lecteur CD, une console de jeux, des webradios, un tuner analogique et un lecteur de musique en réseau multiplient les possibilités d’usage de ce casque. En revanche, le réglage du volume sonore et la sélection de la source se feront depuis les boutons placés sur les oreillettes du casque.


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Une transmission sans fil de très haute qualité

Sennheiser RS 220 : l’a Hi-Fi High End sans fil

Sennheiser a toujours été un pionnier dans le domaine des casques numériques à transmission sans fil. Son premier modèle de l’histoire à transmission PCM infrarouge remonte à 1993 ! Il a été rapidement suivi, en 1995, par un modèle à transmission par onde radio ne nécessitant plus une vue dégagée entre le casque et sa base. En 2008, Sennheiser fut également le premier à adopter la technologie de transmission sans perte, ni compression Kleer Audio. Mais avec le RS 220, Sennheiser a voulu aller encore plus loin, mettant au point une technologie de transmission numérique par onde radio à 2,4 GHz, du type DSSS (Direct Sequence Spread Spectrum) qui offre une résolution de 16 bits/48 kHz, tout en étant quasiment insensible aux parasites. Il offre en plus un temps de latence presque nul (c’est important pour qu’il n’y ait pas de décalage entre le son et l’image quand on regarde la télé), tout en augmentant la portée jusqu’à 100 mètres en champ ouvert (30 mètres en intérieur). Malgré une construction en plastique qui lui assure un poids raisonnable, la qualité de fabrication du RS 220 manifeste un très haut niveau d’expertise dans ce domaine. Massif, mais pas trop lourd (340 g), il embarque en plus de ses circuits électroniques, des batteries. Comme nous l’avons quelque peu sous-entendu, la finition est, comme d’habitude chez Sennheiser, extrêmement soignée même si le plastique remplace d’autres matériaux plus nobles que le métal par exemple. Néanmoins, l’ergonomie est parfaite et le maintien suffisamment ferme pour que le RS 220 ne bouge pas même en cas de mouvements importants. Un confort impeccable aussi rendu par les coussinets des oreillettes recouverts de velours et bien rembourrés. Seul petit défaut (qui n’en est pas forcément un pour un casque se destinant à une utilisation domestique) : le Sennheiser RS 220 est un casque à charges ouvertes et par conséquent n’isole presque pas des bruits extérieurs.

Comme pas mal d’autres de ses concurrents, le RS 220 est équipé de transducteurs d’environ 40 mm. Ils font beaucoup penser à ceux des HD 700 et HD 800, les modèles HiFi ultra haut de gamme de la marque. À l’écoute, le RS 220 réalise des prouesses et apporte des performances très largement supérieures à celles de tous les autres casques sans fil que nous avons testés jusqu’à présent. Pendant nos essais, nous avons bien trouvé quelques petites choses à redire : la transmission est d’une portée un peu plus faible qu’annoncée (en intérieur, elle ne passe pas toujours 3 murs en plâtre et béton) et le réglage de volume pourrait avoir des paliers plus progressifs. Sinon, nous avons été totalement conquis par le Sennhsieser RS 220. Sa restitution sonore est digne d’excellents casques Hi-Fi haut de gamme filaires, casques souvent parfois plus chers que le RS 220. La réponse en fréquence est très étendue, parfaitement linéaire et d’une propreté impeccable. Les timbres sont d’une exquise définition, des tréfonds du grave jusqu’aux extrêmes aigus en passant par un médium d’une superbe luminosité. La dynamique, la sensation de puissance sont du meilleur niveau. Le Sennheiser RS 220 est aussi convaincant à très bas qu’à très fort volume sonore. Que ce soit sur de la musique classique, du jazz et encore de la pop électro, ce RS 220 sert la musique avant tout et c’est toujours un véritable bonheur de le placer sur ses deux oreilles. Un grand bravo à Sennheiser pour cette nouvelle réussite car le RS 220 vient rejoindre avec le HD 598 les meilleurs casques Hi-Fi du marché.

Spécifications

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•Type : casque ouvert, circum-auriculaire avec liaison sans-fil •HP : 40 mm (dynamiques) •Impédance : 150 Ω •Réponse : 16 Hz à 22 kHz •Poids : 329 g •Accessoires : base d’accueil et de recharge, 2x batteries type LR03, câble numérique coaxiale, câble stéréo analogique RCA, adaptateur mini-jack/RCA, alimentation avec prises internationales

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86 ON Magazine - Guide casques 2014

SENNHEISER

Sennheiser Momentum On Ear

Le Sennheiser Momentum On Ear est un casque stylé qui offre d’excellentes prestations sonores pour un tarif très abordable. Le Sennheiser Momentum On Ear est une version plus compacte du modèle Momentum sorti l’an dernier. Comme sa référence l’indique («On Ear» signifie «sur les oreilles»), il s’agit d’un casque nomade supra-auriculaire et non circum-auriculaire, comme le Momentum «tout court», tout en conservant un design très proche. Ses oreillettes sont donc beaucoup plus petites que celles de son prédécesseur qui, par ailleurs, reste dans le catalogue du constructeur allemand. D’une finition extrêmement soignée (nous ne pourrions en douter, vu sa provenance), le Sennheiser Momentum On Ear est proposé en sept coloris différents : rouge, noir, marron, bleu, rose, vert et ivoire. Sa construction est robuste et manifestement sérieuse avec son double arceau en métal que l’on peut ajuster au mieux en hauteur suivant l’utilisateur. Il est gainé de cuivre craquelé du plus bel effet. Ce casque est livré d’origine avec deux câbles interchangeables avec système de verrouillage à baïonnettes. L’un de ses cordons est tout à fait standard et l’autre dispose de commandes et

microphone pour un branchement sur un smartphone. Une jolie mallette de rangement ainsi qu’une housse de protection sont également livrées avec le Momentum On Ear. On peut juste regretter que ce casque ne soit pas pliable à plat ou repliable sur lui-même comme beaucoup de ses concurrents, mais il est d’un poids plume et ses coussinets en daim synthétique le rendent confortable et réellement nomade. A l’usage, il tient bien en place grâce à une force d’appui bien dosée et offre une bonne isolation phonique. Pour ce qui est de la qualité de restitution sonore, très bons résultats pour un modèle qui est proposé à 200 euros. A la différence d’autres modèles Sennheiser dont le son peut paraître trop rigoureux et neutre, le Momentum On Ear n’hésite pas à se montrer charmeur avec de bonnes basses chaleureuses et rondes, un aigu soyeux et un registre médium qui a beaucoup de matière. Il n’a pas la définition d’un Beyerdynamic T51p, ni l’énergie d’un Audio-technica ATH-ES700, mais il s’en approche réellement. Il parvient à être précis, bien équilibré en timbre, avec une bonne

200 € tenue en puissance. Le Sennheiser Momentum On Ear est une grande réussite que l’on peut conseiller sans réserve, qui sait concilier aigu soyeux, et look plus que sympathique.

Spécifications

•Type : clos, supra-auriculaire •Réponse : 16 Hz à 22 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : 112 dB/1 kHz/1 V RMS •Impédance : 18 Ω •Puissance max. : 200 mW •Cordons : interchangeables, 1,4 m avec prise mini-jack, 1,4 m avec prise minijack, commandes et microphone •Poids : 160 g •Accessoires : mallette et housse de rangement

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400 €

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SONY Sony MDR-1RNC

Le Sony MDR-1RNC est un casque à système actif antibruit haut de gamme qui établit une nouvelle référence dans sa catégorie.

Spécifications

•Type : casque clos, circum-auriculaire, antibruit •Réduction du bruit : 30 dB, Alimentation : batterie (22 h) •HP : 50 mm (dynamiques) •Impédance : 51/19 ohms •Sensibilité : 103/100 dB/mW •Réponse : 5 Hz à 24 kHz •Puissance admissible : 100 mW •Cordons : interchangeables 1,2 et 1,5 m dont un avec microphone et commandes •Poids : 330 grammes Accessoires fournis : mallette, chargeur USB, cordon de recharge USB, adaptateur prise avion

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Le Sony MDR1RNC, comme le reste de la gamme, respire la robustesse avec son aspect massif, un peu à la manière d’un casque professionnel. Il est construit de façon très sérieuse et a d’ailleurs été conçu en collaboration avec les ingénieurs de Sony Music Entertainment. Il est lourd et massif, mais son ergonomie est tout de même très bien pensée, ce qui lui offre un grand confort. On peut donc envisager de le porter dans la rue sans aucun problème. L’arceau est assez confortable et rembourré et les oreilles, elles, sont recouvertes d’un similicuir assez épais. Ce casque est fourni avec une luxueuse sacoche également en similicuir semirigide, un adaptateur pour les prises d’avion, ainsi que deux cordons dont un avec microphone et commande pour smartphone, plus un câble USB pour la recharge de la batterie intégrée qui assure une autonomie d’environ 22 heures. A ce propos, nous aurions préféré un câble d’une plus grande longueur, ce qui aurait été bien plus pratique. Les commandes d’activation du système anti-

bruit comme le connecteur micro-USB sont placés sur les coques des oreillettes gauche et droite. En plus de sa conception très ergonomique et de sa finition très soignée, le Sony MDR-1RNC se révèle techniquement très avancé avec notamment des transducteurs à diaphragme de 50 mm en film polymère à cristaux liquides. Les performances sonores, aussi bien en mode actif que passif, sont tout à fait exceptionnelles, car ce casque peut délivrer un volume sonore puissant avec des graves percutants tout en ayant une excellente définition sur tout le reste du spectre. Son système antibruit est d’une très bonne efficacité, il est juste un peu sensible au vent qui provoque parfois des bruits d’airs parasites en utilisation extérieure. En mode passif, la restitution change et devient très chaleureuse, tandis qu’en mode actif, elle est beaucoup plus claire, neutre, transparente et équilibrée. En tout cas, les timbres sont bien restitués, ce qui le rend apte à toute musique. Le Sony MDR-1RNC est donc une vraie réussite qui justifie totalement son prix. Son rendu sonore le place dans les meilleurs casques dans cette gamme de prix.


88 ON Magazine - Guide casques 2014

SONY Sony MDR-ZX600

Le Sony MDR-ZX600 s’inscrit chez ce constructeur japonais dans la catégorie des casques classiques à l’image des ZX700 et ZX100, mais son aspect extérieur est très différent et son rendu sonore moins convenu.

Le casque Sony MDR-ZX600 est d’une conception somme toute assez classique et traditionnelle, un peu à la manière des modèles plus haut de gamme tels les MDR-ZX700 et MDR-Z1000, deux modèles sans aucune excentricité esthétique et qui privilégient un son toute en finesse et très propre. Mais le MDR-ZX600 se démarque esthétiquement très nettement de ses aînés par la forme de ses coques qui redeviennent plus rondes (les deux autres ayant une forme plus allongée) et pour compenser son look relativement banal, il est disponible en plusieurs versions. Sur ses différentes versions, le câble et les anneaux en caoutchouc qui le rattachent aux oreillettes sont de teinte blanche, bleue ou rouge, une version blanche et argent existant également. Cette possibilité concourt à lui donner un petit air de folie mais sans plus. Le Sony MDR-ZX600 reste tout de même d’une certaine austérité. La finition n’est également pas très luxueuse, ce qui ne nuit pas à la construction qui apparaît sérieuse et solide. Les coussinets des oreillettes ne sont pas beaucoup rembourrés, mais le confort et l’isolation acoustique sont corrects tandis que l’as-

pect fonctionnel n’a pas été oublié. Le MDR-ZX600 peut se replier à plat. Parmi les points négatifs de ce casque, on note l’absence de microphone et commandes pour smartphone sur le cordon, qui bénéficie tout de même d’un connecteur plaqué or. Sony nous annonce un niveau de sortie de 104 dB par milliwatt et ce grâce à des transducteurs de 40 mm PET (polyethylène téréphatalate) avec aimants en néodyme de forte puissance magnétique. A l’écoute, ce casque offre des basses qui nous ont impressionnées par leur puissance et leur densité sonore. Elles deviennent parfois envahissantes sur certains morceaux de musique, mais pour une écoute à bas volume, c’est particulièrement adapté. Le Sony MDRZX600 est aussi capable de délivrer des niveaux sonores importants. Il le fera tout en conservant une restitution propre, un grave bien tenu, un médium ouvert et assez fouillé, et des aigus agréables. Sera-t-il susceptible de combler tout le monde, rien n’est moins sûr, mais les amateurs de Rap avec leurs lignes de basses particulièrement lourdes et appuyées devraient en tout cas beaucoup l’apprécier.

60 € Spécifications

•Type : clos, supra-auriculaire •Réponse : 6 Hz à 25 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : 104 dB/mW •Impédance : 40 ohms à 1 kHz •Puissance max. : 1 000 mW •Cordon : 1,2 m •Poids : environ 175 g •Accessoires : -

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STAX Stax SR-007

6500 € Contrairement aux transducteurs électrodynamiques que l’on trouve sur presque tous les autres modèles du marché, les cellules électrostatiques des casques Stax n’ont ni aimant ni bobine mobile. Leur diaphragme, traité de manière à le rendre conducteur, baigne dans un champ électrostatique intense généré par deux électrodes alimentées en haute tension. Le signal musical est utilisé pour modifier le potentiel de ce diaphragme, sur lequel apparaissent alors des forces électrostatiques, réparties sur toute sa surface, qui lui permettent de se mettre en mouvement. Les avantages de cette technologie en termes de qualités sonores sont nombreux. Comme l’équipage mobile d’un transducteur électrostatique se résume au diaphragme lui-même, sa masse est extrêmement légère. En outre, les forces électrostatiques se répartissent uniformément sur le diaphragme, il n’y a donc pas de déformation ou de résonance parasite. L’unique contrainte est la nécessité d’utiliser un boîtier d’alimentation dédié afin de générer la haute tension nécessaire aux électrodes (ou grilles)

Stax est réputé fabriquer les meilleurs casques au monde. Pour cela, elle a choisi la coûteuse technologie des cellules électrostatiques. des cellules électrostatiques de chaque oreillette. Stax a donc conçu des amplificateurs spécifiques pour ses casques. Le modèle SRM-007t qui accompagne généralement le SR-007 fonctionne en pure classe A à partir d’étages de puissance à tubes. L’expérience que constitue l’écoute d’un casque électrostatique Stax est toujours inoubliable et le SR-007 ne déroge pas à cette règle. Sa structure ouverte offre à la restitution une neutralité et une finesse exemplaires. Le message sonore fourmille de microinformations et chaque source, chaque détail, chaque subtilité devient tangible. L’espace stéréophonique impressionne également par sa précision et son relief. Le SR-007 semble disparaître pour laisser place à une ambiance acoustique au réalisme saisissant. Les voix, entre autres, bénéficient d’un naturel, d’une présence et, plus simplement, d’une vie que même les toutes meilleures enceintes acoustiques du marché sont incapables de restituer. La dynamique est également au rendez-vous. Ici encore, elle offre à l’image sonore un relief impressionnant.

Une partie de ces qualités est probablement à mettre au crédit de l’amplificateur SRM-007t. Ses tubes de sortie, fonctionnant en pure classe A, pilotés par des transistors Mos-Fet à très faible bruit, réussissent à faire cohabiter présence, chaleur et dynamique dans un savant cocktail au dosage exquis.

Spécifications

•Type : ouvert, circum auriculaire •Réponse : 6 Hz - 41 kHz •HP : cellules électrostatiques •Cordon : 2,5 m •Poids : 365 g (512 g avec câble) •ampli spécifique : SRM-007t avec tubes 6FQ7/6CG7 x 4, poids de 4,7 kg, 195 x 103 x 420 mm, consommation de 55 W •Prix : 3 500 € (casque SR-007) 3 300 € (ampli SRM-007t)

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90 ON Magazine - Guide casques 2014

ULTRASONE Ultrasone Edition 8

Contrairement aux autres casques qui dépassent la barre des 1 000 €, l’Ultrasone Edition 8 est conçu pour un usage Hi-Fi, mais aussi pour la ballade, et dans les deux cas se révèle bourré de talent. L’Ultrasone Edition 8 est certainement le casque nomade audiophile le plus luxueux que nous connaissons. Il est d’une construction très robuste et soignée, à partir de matériaux nobles et précieux. Il existe en quatre versions qui se différencient par l’alliage dans lequel sont moulées ses oreillettes ou encore par les couleurs de ses habillages en cuir : Ruthenium, Palladium, Romeo et Julia. Une cinquième version en édition limitée à 888 exemplaires est aussi disponible. Elle se caractérise par ses parements de bois de noyer américain incrustés. La réalisation de tous les modèles est exécutée à la main, en Allemagne. À l’intérieur, les transducteurs de 40 mm de diamètre font appel aux technologies S-Logic et ULE, exclusives à la marque. Grâce à un blindage en MU-métal le champ magnétique est concentré au sein du moteur et évite les fuites pouvant être néfastes pour l’utilisateur. Les membranes sont enfin en Mylar traité au titane. Sur le terrain, ce casque Ultrasone offre un excellent niveau de confort. Son arceau est près du crâne et ses oreillettes serrent bien la tête, mais la pression est uniformément répartie. L’Edition 8 est bien adapté à un usage en ballade ou

pour les transports en commun. Il tient parfaitement en place lorsque l’on est en mouvement et offre une isolation phonique appréciable. Il est même livré avec un câble qui comporte un microphone et des commandes pour smartphone tandis que son poids reste raisonnable (à peine plus de 250 g). La restitution sonore témoigne de beaucoup de finesse et de précision, mais aussi d’une force et d’une énergie phénoménale. Elle très rapide, hyper dynamique voire incisive. Grâce à la technologie S-Logic, l’image sonore semble extrêmement large et profonde, toute en relief. On retrouve aussi une des caractéristiques propres à certaines réalisations Ultrasone : un registre grave très tendu, mais qui a aussi beaucoup de poids, de matière, une densité que l’on ne rencontre que très rarement. Avec l’Edition 8, les amateurs de musique électronique sont aux anges. Ceux qui apprécient la musique classique aussi, car ce casque est capable d’offrir des timbres très purs, d’une infinie délicatesse, accompagnés d’une foultitude de détails sur la prise de son. Le prix de l’Ultrasone Edition 8 est élevé, mais même à ce tarif cela reste une belle réussite.

1 200 € Spécifications

•Type : clos, semi supra-auriculaire •Réponse : 6 Hz à 42 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : 96 dB •Impédance : 30 Ω •Puissance max. : n.c. •Cordons : interchangeables, câble Hi-Fi de 4 m, câble avec micro et commandes de 1,2 m •Poids : 260 g •Accessoires : adaptateurs jack 6,35 mm, chiffon de nettoyage

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ON Magazine - Guide casques 2014

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Ultrasone Edition 12

Dans la famille Ultrasone, L’Edition 12 est un des modèles les plus haut de gamme, juste en dessous de l’Edition 10 et du nouvel Edition 5. D’un gabarit imposant, il est pourtant très léger et confortable et délivre une restitution très ouverte et aérée.

1 400 € Spécifications

•Type : ouvert, circum-auriculaire •Réponse : 6 Hz à 42 kHz •HP : 40 mm (électrodynamiques) •Sensibilité : 99 dB •Impédance : n.c. •Puissance max. : n.c. •Cordon : 3 m •Accessoires fournis : housse et chiffon de nettoyage •Poids : 282 g

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L’Ultrasone Edition 12 est un casque High End comme il en existe peu sur le marché. Se destinant à une utilisation HiFi, à la maison, il est doté d’oreillettes à charge ouverte. Sa réalisation est extrêmement luxueuse avec un look plutôt SteamPunk, assez étonnant. L’arceau est en aluminium usiné et recouvert d’un bandeau molletonné, habillé de cuir de mouton éthiopien à poil long, choisi pour sa douceur et son grain très fin. Les coussinets des oreillettes sont recouverts d’une toile en micro-velours. La plupart des autres pièces maîtresses sont en aluminium usiné. À l’intérieur des oreillettes, les transducteurs sont des modèles de 40 mm de diamètre faisant face à une grille dont les perforations sont asymétriques, selon le principe S-Logic Plus, propre à Ultrasone, qui a pour essence d’augmenter la sensation d’espace. Les circuits magnétiques sont en Néodyme/ Fer/Bore et dispose d’un blindage en mumétal pour éviter toute fuite magnétique susceptible de provoquer une fatigue auditive auprès de l’utilisateur. Enfin, le câble de raccordement est lui aussi de qualité audiophile. Relativement épais,

il incorpore des conducteurs en cuivre OFC plaqué argent, avec gaine en fibre aramide. Sur le terrain, la première chose qui surprend tous les utilisateurs, est que ce casque Ultrasone est très léger comparativement aux modèles directement concurrents. Il en découle un excellent confort. On peut le porter des heures sans se fatiguer les cervicales. La restitution sonore cultive une pureté absolue. Le message est très clair et limpide, regorgeant de détails et de subtilités. Pour les amateurs de musique classique, l’Edition 12 peut être un vrai régal pour les oreilles, d’une grande justesse de timbres. Mais cette médaille a aussi son revers, car l’esthétique sonore est très claire, les aigus sont incisif et le registre grave très tendu. Sur des enregistrements mal réalisés ou des fichiers mal compressés, L’Ultrasone Edition 12 aura tendance à souligner les défauts. En dehors de cet aspect, ce casque possède également une autre grande qualité qui tient dans son image stéréophonique très vaste, aérée d’une superbe ouverture tout en restant d’une ultra haute précision.


92 ON Magazine - Guide casques 2014

YAMAHA Yamaha HPH-M82

Parmi les casques à petit prix de cette année, le Yamaha HPH-M82 est incontestablement la meilleure surprise. Un look original et élégant, des performances d’excellent niveau, c’est une grande réussite.

80 €

Spécifications

•Type : clos, supra-auriculaire •Réponse : 20 Hz à 20 kHz •HP : 40 mm (dynamiques) •Sensibilité : 105 dB •Impédance : 46 Ω •Puissance max. : 300 mW •Cordon : 1,2 m avec microphone et commandes •Poids : 150 g •Accessoire : -

Notre avis Confort Versatilité Son Intérêt

Pour la petite histoire, nous avons écouté pour la première fois le HPH-M82 lors d’une journée marathon de présentations presse. Nous avions débuté par l’essai d’un excellent casque à 200 euros, puis étions passés chez une autre marque à un modèle à 150 euros beaucoup moins convaincant. Vint enfin ce Yamaha à seulement 80 euros qui nous est immédiatement apparu très séduisant par rapport aux deux précédents. L’année dernière, nous avions été un peu déçus par les nouveaux casques Yamaha, qui semblaient peu inspirés, imitant le look d’autres réalisations très à la mode et positionnés à des prix un peu élevés compte tenu de leurs performances. Cette fois-ci, avec le HPH-M82, Yamaha a parfaitement trouvé sa voie. Le style est unique, particulièrement élégant, et

le HPH-M82 est disponible en plusieurs coloris (rouge, ivoire, doré, noir, bleu marine, brun) pour s’accorder à tous les styles vestimentaires. Sa finition est également très soignée avec des coussinets habillés de tissus, des plastiques argentés et au toucher velouté. Le confort est de bon niveau pour un casque nomade supra-auriculaire à ce prix et la construction semble fort sérieuse. Le HPH-M82 n’est certes pas d’une robustesse à toute épreuve, mais ses glissières sont en métal ce qui est un gage de solidité. On peut juste reprocher une isolation phonique modérée ainsi qu’un câble avec microphone et commandes pour smartphone un peu trop épais. À l’écoute, le Yamaha HPH-M82 offre un son particulièrement séduisant. Ne lui demandez pas de lui des basses qui touchent les tréfonds et des aigus stratosphériques - pour 80 euros, il ne faut quand même pas s’attendre à des miracles. Cependant, les graves sont présents et pêchus. Ils ne sont pas lourds, mais moelleux et chaleureux. À l’autre extrémité du spectre, les aigus sont doux, mais absolument pas éteints, tandis que le médium est d’une belle ouverture. La restitution sonore est très vivante, naturelle, dynamique, toujours agréable sur tous les styles de musique avec une bonne cohérence globale. Nous espérons sincèrement que ce casque fera un carton sur les ventes de Noël, car il le mérite vraiment.


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