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SPORT > TENDANCES > PEOPLE

LE GOLF ILLUSTRE Didier Reynders O Nicolas Vanhootegem O Fedex cup O Siemens PGA O Luc Nilis

SPÉCIAL RYDER CUP


n°2 • novembre 2006

>6 4> HAPPY FEW 16> FEDEX CUP

SPORT > TENDANCES > PEOPLE

Un océan d’écart Et une déroute de plus pour les Américains. Humiliés 18,5 à 9,5 il y a deux ans chez eux à Détroit, les joueurs de l’Oncle Sam n’ont pas réussi à grappiller un point de plus cette année en Irlande, s’inclinant sur le même score. La thèse de l’accident n’est plus possible cette fois. Cette deuxième victoire européenne écrasante pose la question de la raison de la sévérité des chiffres. Sur papier, l’équipe la plus forte était européenne. Pas le moindre pied tendre dans cette phalange, que des cadors, des têtes brûlées, des bêtes de scène. Plus de 2/3 des joueurs n’ont jamais été aussi forts au long de leur carrière. En face, si tous les Américains connaissaient nos joueurs, qui de ce côté de l’Atlantique avait déjà entendu parler de Wetterich, Jonhson, Henry ou Taylor ? Cette équipe américaine ne faisait pas peur, c’est sûr. Et cela, Woods, Di Marco, Furyk ou Michelson le savaient aussi. En terre ennemie, ils partaient bel et bien en outsider. Ils connaissaient trop bien nos gaillards pour savoir que devant ce public irlandais, les nôtres auraient à cœur de se surpasser. Dans cet état d’esprit et presque battus d’avance, les stars américaines avaient peu de chance de carburer à plein régime. Encore ne faudrait-il pas oublier non plus que la forme physique et mentale était dans le camp européen. Notre Tour termine ses grands rendez-vous en juillet. On a alors vu des Européens très fatigués lors du British Open. Depuis, ils ont pu recharger leur batterie. Ils sont arrivés blindés à Dublin comme en témoigne l’exploit de Casey au mondial de match play. Il appartient maintenant à la génération des Garcia, Casey, Howell, Westwood ou encore Clarke de trouver la même force dans les tournois du Grand Chelem pour enfin s’imposer dans les quatre plus grandes épreuves mondiales. Pendant trois jours, en Irlande, les joueurs de Ian Woosnam ont regardé Tiger Woods, Phil Mickelson et Jim Furyk d’égal à égal. Ils doivent trouver la force mentale pour rééditer leurs exploits sur les quatre tours d’un tournoi Majeur.

>10 22> SIEMENS PGA

Et quel bonheur que ce large succès européen se soit passé devant le public irlandais, probablement le plus enthousiaste au monde. Ces trois jours de Ryder Cup se sont déroulés dans une atmosphère de liesse incroyable qui marqueront à vie ceux qui étaient présents au K-Club. Et que la force s’empare aussi d’autres Européens, Belges cette fois, les Colsaerts, Smets, Vanhootegem, Theunis ou de Vooght pour que ceux-ci trouvent, en cette fin de saison, une issue heureuse à leur destin sur leur Tour respectif... Vive la Ryder Cup, vive l’Irlande, vive l’Europe ! Bonne lecture, La rédaction

32> ÉTERNELLE IRLANDE A la une : Didier Reynders Portrait par Seb et Enzo pour Journal du Golf Edité par : Golf Magazine SPRL clos de la Maloue, 33 1410 Waterloo Tél. 0473 84 64 54 info@journaldugolf.be Editeur responsable : Patrick Mbaya Directeur de la publication : Patrick Mbaya pmbaya@journaldugolf.be Directeur éditorial : Frédéric Schmitt

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Monty fan de Robbie Williams ...

... Et Tiger de Federer

Pendant le BMW International Open à

Tiger Woods et Roger Federer ne

Munich, Colin Montgomerie a prouvé

cessaient depuis quelques temps lors

qu’il y avait des choses plus impor-

de leurs interviews d’exprimer tout le

tantes qu’un tournoi de golf, même à

respect qu’ils avaient l’un pour l’autre.

quelques semaines de la Ryder Cup.

La rencontre a enfin eu lieu lors de la

L’Ecossais, après un 66 le samedi qui

finale du dernier US Open de tennis

le plaçait en position de remporter la

disputée à Flushing Meadows le 10

40e victoire de sa carrière, a signé sa

septembre. Le numéro 1 mondial avait

carte à toute vitesse avant de filer

en effet invité dans sa loge Tiger et sa

rejoindre son jet privé qui l’attendait à

femme Ellen. Ceux-ci ont suivi la ren-

l’aéroport, prêt à partir pour Glasgow.

contre Federer-Roddick en compagnie

Le but de cette escapade ? Le concert

de Mirka Vavrinec, la petite amie du

que donnait Robbie Williams à Hamden

Suisse. Tiger était le seul supporter

Tel père, telle fille

Poulter face aux machines

Isabelle Lendl, la fille d’Ivan, le ten-

Qui est le plus rapide ? Cette question

nisman tchécoslovaque, marche sur

est vieille comme le monde. Cette fois

les traces de son père. De nationalité

c’est BMW qui a tenté d’y répondre

américaine puisque son géniteur s’est

le 28 août dernier en opposant Ian

installé là-bas, la jeune demoiselle

Poulter, driver en main, à une moto et

est classée numéro 5 chez les golfeu-

une voiture de la marque allemande,

ses juniors aux Etats-Unis. Elle a déjà

à la veille du BMW international Open

remporté trois tournois cette saison

2006, qui se disputait à Munich. Le

outre-Atlantique et a représenté son

joueur anglais affrontait une BMW

pays dans la Ryder Cup Junior qui

M5 (1800 kilos pour 507 chevaux) et

s’est jouée trois jours avant la vraie,

une BMW K 1200 (237 kilos pour 163

sur le Celtic Manor Resort, au pays de

chevaux). La balle de golf atteint les

Galles. Ivan avait tenté un moment de

100km/h en 25 millième de secondes

se lancer dans une carrière

tandis qu’il faut 2,8 secondes à la

BMW

« IL N’Y A VRAIMENT RIEN DE PLUS AGRÉABLE QUE DE BATTRE LES AMÉRICAINS. » SERGIO GARCIA, APRÈS LA VICTOIRE EUROPÉENNE EN RYDER CUP

AFP

>HAPPY FEW

Textes de AT

professionnelle en golf après sa vie de

moto et 4,7 secondes à la voiture pour

tennisman, mais sans succès. Sa fille

atteindre cette vitesse. Lors du match,

semble bien partie à 14 ans pour

Ian poulter s’est imposé mais d’ex-

venger, en golf, celui qui a tout de

trême justesse. Son drive a en effet

même été 270 semaines numéro 1

atteint les 260 km/h et fait 255 mètres

mondial en tennis, remportant

que pendant ce temps, la BMW M5

94 tournois !

parcourait 122 mètres et que la moto arrivait presque à rejoindre la balle

AFP

AFP

avec 248 mètres !

Park, le stade de foot de la ville. Avant

américain de Federer dans les tribunes

de s’envoler, Monty avait toutefois

mais comme l’a déclaré le meilleur ten-

accordé trente secondes

nisman actuel à la fin de la rencontre :

d’interview à la télévision pour s’expli-

« Tiger vit les mêmes choses que moi.

quer : « Ne vous inquiétez pas. Je ne

Je n’avais jamais rencontré avant quel-

suis pas fou, je ne vais pas chanter. »

qu’un qui était comme moi, qui pouvait

Mais c’est lui qui jouait le lendemain

ressentir cette sorte d’invincibilité.

et sa sixième place finale après un 71

» Les deux hommes se sont lancés à

n’était pas très surprenante après une

l’assaut des records en Grand Chelem

telle préparation...

dans leur sport : Tiger en est à 12, à six longueurs de Jack Nicklaus, Federer à neuf, à cinq unités de Pete Sampras.

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Journal du Golf

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NOTRE ÉQUIPE ÉTAIT PRÊTE EN ARRIVANT ICI. MAIS J’AI L’IMPRESSION QUE NOUS N’ÉTIONS PAS ASSEZ PRÊT. TOM LEHMAN, CAPITAINE DE L’ÉQUIPE AMÉRICAINE DE RYDER CUP NOUS AVONS VÉCU LA PLUS BELLE SEMAINE DE L’HISTOIRE DU GOLF EUROPÉEN. IAN WOOSNAM, CAPITAINE DE L’ÉQUIPE EUROPÉENNE.

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> INTERVIEW

Propos reccueillis par Vincent Borremans

NICOLAS VANHOOTEGEM : « LE COME-BACK DE L’AUTRE NICOLAS » Photos : Photos réalisées par Philippe Gaudy pour Journal du Golf

13 années sur les tours : De 1994 à 1998 période d’apprentissage sur le Challenge Tour avec quelques apparitions sur le Tour européen

1999 3e des cartes européennes derrière Alastair Forsyth et Niclas Fasth !

2000 98e sur le Tour Européen, il garde sa carte

2001 143e sur le Tour européen mais doit aller aux cartes européennes

2002 172e sur le Tour européen mais assure sa carte grâce à sa victoire à l’Open de St Omer

2003 156e sur le Tour européen et 20e au Challenge Tour

2004 et 2005 années noires

2006 le retour !

Dans son coin de Flandres magique, Nicolas Vanhootegem a rejailli sur le Challenge Tour au moment où certains le voyaient déjà quitter le circuit. Après deux saisons en demi-teinte, vous vivez une saison 2006 étonnante. Que s’est-il passé ?

C’est la première année où je ne dispose d’aucune catégorie. L’opération sous narcose totale (péritonite) que j’ai subie en 2004 a eu plus de conséquences que je croyais. J’ai eu en effet beaucoup de mal à m’en remettre. Ce ne fut que tard en 2005 que j’ai ressenti que je revenais au meilleur niveau de mon potentiel physique. Aujourd’hui, j’évolue à nouveau à plein régime et je réapparais au classement.

quelqu’un pour m’aider ou pour me conseiller. Quand j’ai commencé, aucun Belge n’était sur le circuit. J’ai dû tout apprendre par essais et erreurs. Cela m’a fait perdre beaucoup de temps. Le monde du Tour européen est extrêmement compétitif et y trouver la bonne recette est très complexe. C’est pour cette raison que la maturité arrive en moyenne vers 30 ans après 7 à 8 ans de Challenge Tour et de tentatives aux cartes européennes. J’ai vu à côté de moi des joueurs talentueux qui n’ont jamais trouvé la recette et ont ainsi quitté le Tour.

A quoi attribuez-vous cette présence dans le Top 20 du Challenge Tour ?

Mais, aujourd’hui, on ne vous connaît pas de coach, pas de manager, peu de sponsors ?

Là, beaucoup d’éléments entrent en jeu. Tout d’abord, je suis toujours animé par la même motivation à réussir et à défendre ma place sur le Tour européen. J’ai l’intime conviction que je peux y arriver et c’est très certainement le point de départ. D’autre part, j’ai modifié des points techniques. J’ai éliminé la boucle dans mon swing : cette fameuse boucle qui faisait partie de ma carte de visite. A présent, je swingue le club vers l’intérieur et je reste dans le plan. Avant, mon backswing était extérieur : ce qui provoquait la boucle en début de descente. En fin de compte, tout mon jeu s’est mis à bien fonctionner comme un puzzle que l’on assemble et les bons scores ont suivi les uns après les autres.

Effectivement, je ne dispose pas de cet entourage. D’autant que je viens de vivre deux années particulières. J’ai également perdu mon père, il y a quelques mois. Autour de moi, sur le Challenge Tour, certains sont encadrés par la fédération; d’autres par des amis, des membres de leur club ou de la famille. Il y a certainement de la timidité dans mon attitude mais c’est également une force que de vouloir y arriver seul. Aujourd’hui, cela me rend fort et je rebondis grâce à cette force. Et puis, il y a aussi eu des invitations à jouer négociées par la F.R.B.G. Cela m’a permis de jouer plus souvent sur le circuit. C’est sans doute le coup de pouce dont j’avais besoin et je n’ai pas laissé passer cette chance.

On ne peut pas mettre sous silence les changements dans votre vie privée ?

Votre objectif, cette année, est de retourner sur le Tour européen, le Challenge Tour n’est-il pas assez confortable ?

« Ces dernières années, j’ai été un golfeur blessé et non pas un golfeur usé ! »

Si cela ne tient qu’à moi, je tiens à ne pas trop en parler. Ma femme et moi, nous nous sommes séparés au début de cette année. Elle ne supportait plus mes absences auxquelles les tournois me contraignaient. De mon côté, je ne voulais pas raccrocher ma veste de golfeur du Tour au vestiaire des pensions. Ces dernières années, j’ai été un golfeur blessé et non pas un golfeur usé. Cette séparation a été douloureuse mais elle a soulagé ma tranquillité d’esprit en tournoi.

Nicolas Vanhootegem est plus que jamais un golfeur solitaire ? Non. D’une part, je m’entends encore très bien avec ma femme, notamment pour l’éducation de notre fils. Donc, de ce côté-là, je ne me sens pas seul. D’autre part, il est vrai que je ne dispose pas d’un team ou d’un fan club autour de moi. Si j’ai toujours fait les choses en solitaire, c’est surtout parce que je n’ai jamais eu

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Journal du Golf

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Ecrivez le bien en gras, le Challenge Tour n’est pas confortable ! On n’y gagne pas sa vie et seuls les 10 premiers peuvent retirer un bénéfice à condition d’être prudent. Une saison coûte 50.000 € sans pour cela participer aux tournois exotiques. Par conséquent, sans ambiguïté, mon objectif est de gagner ma carte pour le Tour européen en 2007. Maintenant, il est vrai que cette saison 2006 est déjà réussie car j’ai en poche une bonne catégorie pour le Challenge Tour 2007. Bref, je veux ma carte.

Croyez-vous que votre jeu peut vous faire évoluer dans le Top 100 du Tour ?

Sans équivoque, ma réponse est oui. La qualité de mon jeu actuel, ma forme physique, mon capital expérience jouent en ma faveur. Sur le plan physique, je sais à présent comment rester en forme sur la longueur de la saison et ne pas être « cuit » novembre 2006

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Votre jeu, notre compétence. Depuis le rough, la balle vous défie. Comment la jouer? Vous hésitez. Un coup d’œil à votre sac. Une main qui se tend. Des regards qui se croisent. Votre pro vous indique le club suivant de ses yeux. Un regard entendeur. Un esprit d’équipe axé sur le résultat. Deux individus unissant le savoir faire et l’expérience. Cette idée est le point commun entre le golf et les services financiers de Van Lanschot. Van Lanschot s’adresse à un groupe sélect de gens. Des individus qui mettent à profit leurs propres capacités. Et qui font appel à des

Huit tours aux cartes Au cours de sa carrière, Nicolas Vanhootegem s’est rendu à huit reprises aux cartes européennes (1994-95-96-98-992001-03-04). Il s’est qualifié trois fois : 1996, 1999 (3e) et 2001 (6e)

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Journal du Golf

à partir du mois de juin, phénomène que connaissent beaucoup de jeunes golfeurs sur le circuit. La gestion du mental est également fondamentale surtout au niveau de l’émotionnel. Là aussi, il faut pas mal d’expérience, en tous cas en ce qui me concerne, pour pouvoir relâcher et contrôler les émotions.

Vous avez donc le sentiment de continuer à progresser ? Vous entraînez-vous toujours autant ? Oui, je m’entraîne encore beaucoup mais je le fais certainement plus qualitativement. Au-delà de l’entraînement physique et de la frappe de balle, j’essaie de mieux prendre conscience de moi-même, de ce qui me fait mieux performer et ce au jour le jour. La clé de la réussite d’un golfeur professionnel réside dans la conscience de tout ce qu’il fait, depuis la technique de swing jusqu’à la préparation d’un coup ou la décision devant une situation de jeu. Et puis, l’effet Woods se ressent à tous les niveaux : les concurrents sont bien mieux préparés. Avec le matériel qui pardonne certaines fautes, on ne fait plus tellement la différence grâce à la frappe de balle, il faut scorer en diable, être physiquement fort, faire les choix dans le calendrier pour ne pas se brûler, manier le portefeuille avec prudence, vous voyez la liste est longue et exigeante... Pour en revenir

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à mes techniques d’entraînement, chaque session de practice a son propre objectif. Je ne vais jamais au practice « to beat balls ». J’ai un objectif précis et je m’y tiens.

On ne voit pas beaucoup de logos sur vos polos, pulls ou casquettes, êtes-vous sponsorisé ?

Pas précisément et j’en suis le premier responsable. Je n’ai vraiment pas l’âme commerciale. J’ai même une certaine pudeur à aller frapper aux portes des entreprises. Je ne possède pas de book. Et pourtant, pour une marque, je peux être un excellent ambassadeur : je suis parfait bilingue, j’ai appris à animer une journée relationnelle, j’ai même mis au point un spectacle d’exhibition qui a toujours connu un beau succès !

« Ecrivez-bien cela : le Challenge Tour n’est pas confortable ! »

A 33 ans, doit-on encore attendre des étincelles de Nicolas Vanhootegem ?

Je l’espère. Ma détermination est le moteur de ma carrière. Aujourd’hui, je me sens bien équilibré et armé pour atteindre mes objectifs.

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>RYDER CUP

CARNAGE AU K CLUB

Texte de Nicolas Jeanneau Photo de Philippe Millereau (DPPI)

Petites phrases « Je tire mon chapeau à Ian Woosnam et à toute l’équipe européenne. Tous ses membres ont joué de manière fantastique. L’inspiration était de leur côté. Nous étions pourtant arrivés prêts au K Club.» Tom Lehman « Les Européens nous ont une nouvelle fois surclassé et me voilà battu pour la quatrième fois en Ryder Cup. Je ne peux me satisfaire d’un bilan pareil.» Tiger Woods

L’équipe européenne a une nouvelle fois atomisé son homologue américain au K Club. Tiger Woods, transparent dans les doubles, et Phil Mickelson, totalement absent, peuvent être considérés comme les principaux responsables de la déroute yankee : les numéros 1 et 2 mondiaux n’ont rapporté que trois points et demi (sur dix possibles) à leur équipe !

Vendredi

Quatre balles : Tiger Woods et Jim Furyk (USA) battent Padraig Harrington et Colin Montgomerie (Europe) 1 up Paul Casey et Robert Karlsson (Europe) square avec Stewart Cink et J.J.Henry (USA) Sergio Garcia et Jose Maria Olazabal (Europe) battent David Toms et Brett Wetterich (USA) 3 et 2 Darren Clarke et Lee Westwood (Europe) battent Phil Mickelson et Chris DiMarco (USA) 1 up Une nouvelle fois, l’Europe prend le meilleur départ et remporte, comme à chaque fois depuis 1993, la première série de doubles du vendredi matin. Europe - Etats-Unis : 2,5-1,5

Petites phrases « Mes joueurs ont fait l’histoire au K Club, où le public a été tout bonnement extraordinaire. Je peux maintenant passer le flambeau tranquillement. Dans deux ans aux EtatsUnis, l’équipe européenne aura l’opportunité de signer une quatrième victoire consécutive, ce qui constituerait un exploit sans précédent ! » Ian Woosnam « Nous les avons vraiment bouffé ! » Paul McGinley « Les marques de soutien et d’amitié que j’ai reçues toute cette semaine de mes équipiers, de l’équipe américaine et du public resteront pour toujours gravées en moi. La réception de la foule au départ du 1 vendredi matin est un moment que je n’oublierai jamais. » Darren Clarke « Chacun membre de l’équipe s’associe à moi pour dédier la victoire à Heather Clarke. » Ian Woosnam

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Foursomes : Padraig Harrington et Paul McGinley (Europe) square avec Chad Campbell et Zach Johnson (USA) David Howell et Henrik Stenson (Europe) square avec Stewart Cink et David Toms (USA) Lee Westwood et Colin Montgomerie (Europe) square avec Phil Mickelson et Chris DiMarco (USA) Luke Donald et Sergio Garcia (Europe) battent Tiger Woods et Jim Furyk (USA) 2 up Au soir de la première journée, le capitaine gallois Ian Woosnam a déjà fait jouer ses douze hommes. Et chacun d’entre eux a au moins rapporté un demi-point à l’équipe européenne qui déjà creuse un petit écart. Europe - Etats-Unis : 5-3

Samedi

Quatre balles : Paul Casey et Robert Karlsson (Europe) square avec Stewart Cink et J.J.Henry (USA) Sergio Garcia et Jose Maria Olazabal (Europe) battent Phil Mickelson et Chris DiMarco (USA) 3 et 2 Darren Clarke et Lee Westwood battent Tiger Woods et Jim Furyk (USA) 3 et 2 Scott Verplank et Zach Johnson (USA) battent Padraig Harrington et Henrik Stenson (Europe) 2 et 1 Enorme performance de la paire Clarke-Westwood qui après avoir dominé Mickelson et DiMarco la veille, fait tomber Tiger Woods et Jim Furyk. Le tandem espagnol Garcia et Olazabal domine lui Mickelson et DiMarco. Et Casey et Karlsson

obtiennent à l’arraché un demi-point d’une extrême importance face à Cink et Henry. Europe - Etats-Unis : 7,5-4,5

Foursomes : Luke Donald et Sergio Garcia (Europe) battent Phil Mickelson et David Toms (USA) 2 et 1 Lee Westwood et Colin Montgomerie (Europe) square avec Chad Campbell et Vaughn Taylor (USA) David Howell et Paul Casey (Europe) battent Stewart Cink et Zach Johnson (USA) 5 et 4 Tiger Woods et Jim Furyk (USA) battent Padraig Harrington et Paul McGinley (Europe) 3 et 2 L’Europe remporte cette quatrième série de doubles sur le même score que les trois premières (2,5 à 1,5). Woods et Furyk stoppent l’hémorragie face aux Irlandais Harrington et McGinley. Mais Phil Mickelson, cette fois-ci associé à David Toms, essuie sa troisième défaite en quatre matches. « Lefty » sort des doubles en ayant seulement pris un demi-point... Europe - Etats-Unis : 10-6

Dimanche

Colin Montgomerie (Europe) bat David Toms (USA) 1 up Stewart Cink (USA) bat Sergio Garcia (Europe) 4 et 3 Paul Casey (Europe) bat Jim Furyk (USA) 2 et 1 Tiger Woods (USA) bat Robert Karlsson (Europe) 3 et 2 Luke Donald (Europe) bat Chad Campbell (USA) 2 et 1 Paul McGinley (Europe) square avec J.J. Henry (USA) Darren Clarke (Europe) bat Zach Johnson (USA) 3 et 2 Henrik Stenson (Europe) bat Vaughn Taylor (USA) 4 et 3 David Howell (Europe) bat Brett Wetterich (USA) 5 et 4 Jose Maria Olazabal (Europe) bat Phil Mickelson (USA) 2 et 1 Lee Westwood (Europe) bat Chris DiMarco (USA) 1 up Scott Verplank (USA) bat Padraig Harrington (Europe) 4 et 3 Déroute complète des Etats-Unis qui ne remportent que trois matches lors de cette dernière journée ! Lancé en éclaireur, Colin Montgomerie fait tomber un premier point dans l’escarcelle européenne en battant David Toms au 18. Paul Casey, sur un nuage, dispose ensuite de Jim Furyk. Son compatriote Luke Donald vient lui à bout de Chad Campbell au 17. Et c’est finalement au rookie suédois Henrik Stenson que revient l’honneur d’apporter le point décisif à l’équipe européenne.

Les raisons de la faillite américaine Les amateurs de ballon rond connaissent tous la fameuse phrase de Gary Lineker : « Le football se joue à onze et à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent. ». La Ryder Cup, elle, se joue à douze. Et, en général à la fin, ce sont les Européens qui gagnent. Du moins depuis dix ans. Cinq des six dernières éditions de la Ryder Cup (et huit des onze dernières !) ont désormais été remportées par le Vieux Continent. Et, non contente de réaliser un inédit triplé au K Club, la formation européenne a une nouvelle fois humilié son homologue américain qui, comme il y a deux ans, à Oakland Hills, n’est pas parvenu à obtenir dix points (18,5 à 9,5). Six des douze joueurs de Ian Woosnam (Lee Westwood, Darren Clarke, David Howell, Paul Casey, Luke Donald, Jose Maria Olazabal) sortent invaincus de cette 36e confrontation biennale, Sergio Garcia ayant lui fait le plein de points dans les doubles. Côté américain, en revanche, les statistiques des (supposés) leaders de Tom Lehman sont affligeantes : Phil Mickelson et Chris DiMarco n’ont rapporté à eux deux qu’un demi-point et Jim Furyk et Tiger Woods trois sur cinq possibles. Point besoin d’aller chercher plus loin les raisons du naufrage yankee au K Club que dans la faillite individuelle des numéros 1 et 2 mondiaux.

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Photos de Philippe Millereau (DPPI) et Frank Vuylsteke

>RYDER CUP

Tom Lehman, Tiger Woods, Phil Mickelson

PM

FV

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Michael Jordan fervent supporter de Tiger Woods

PM

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L’équipe européenne

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Colin Montgomerie, Lee Westwood et Sergio Garcia, trois des héros de cette 36e Ryder Cup

PM

Dure semaine pour Tom Lehman

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Ian Woosnam

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novembre 2006 FV

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>RYDER CUP

Texte de Philippe Chassepot et Nicolas Jeanneau Photo de Philippe Millereau (DPPI)

LE MONDE MERVEILLEUX DE LA RYDER CUP

13-10-2006

15:09

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Quelques chiffres : 3 Pour la première fois dans l’histoire de la Ryder Cup, l’équipe européenne enregistre trois victoires consécutives.

3 Comme le nombre de victoires américaines dans les simples.

3 Parmi les douze joueurs américains, seul Tiger Woods est parvenu à inscrire trois points au K Club. Le Tigre a d’ailleurs réalisé en Irlande sa meilleure prestation en Ryder Cup depuis ses débuts à Valderrama (Espagne) en 1997.

10 – 13 – 2 En 25 matches de Ryder Cup, Tiger Woods n’a obtenu que 10 victoires contre 13 défaites et 2 nuls.

9-12-4 Phil Mickelson a, comme Woods, disputé 25 matches en Ryder Cup. Et son bilan est tout aussi attristant que celui du numéro 1 mondial : 9 victoires, 12 défaites, 4 nuls.

20-9-7 20 victoires, 9 défaites et 7 nuls : les résultats de Colin Montgomerie en Ryder Cup. Depuis sa première apparition en Ryder Cup à Kiawah Island en 1991, soit huit matches, Monty est toujours invaincu en simple.

La phrase « Pour insuffler un peu de fun et de vie dans cette équipe américaine, je propose de nommer Bill Murray comme prochain capitaine de Ryder Cup.» Ron Sirak, golfdigest.com 14

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Il se passe de drôles de choses sur un parcours de golf pendant les trois jours d’une telle compétition. Retour sur les moments rares d’une épreuve magique. une ambiance unique au tee du 1

Il faut suivre les joueurs du green d’entraînement jusqu’au premier tee. Une haie d’honneur les encourage jusqu’à leur arrivée, où ils sont alors emmenés dans un autre monde par des tribunes en feu. L’Ecossais Colin Montgomerie raconte : « Ce que j’ai vécu sur ce chemin vendredi matin est une sensation que je n’oublierai jamais. J’ai eu des frissons de la tête aux pieds. » Ce fut la même scène à chaque apparition : des centaines de personnes qui hurlent d’une seule voix pour donner un supplément d’âme à leurs favoris. « On aurait dit un stade de foot, je n’avais jamais vu ça », assurait Paul Casey. « Cela m’a rendu encore plus fier d’être Irlandais », jurait Paul McGinley.

Woosnam a mis à peine plus longtemps, mais il avait une excuse : il s’était étouffé quelques instants en tétant au goulot un magnum de champagne. On n’a pas eu la chance d’assister à la nuit de la victoire, mais les échos font état d’une consommation d’alcool absolument indécente... La plus belle conférence de presse du monde a lieu tous les deux ans, les soirs de Ryder. Les vainqueurs sont alignés sur l’estrade avec Guinness et champagne à portée de main, et rapidement le concours de mots fins débute. Le golfeur étant par nature plus intelligent que la moyenne des sportifs, les joutes verbales sont de très haut niveau. Seule réserve cette année : l’immense moment d’émotion quand Ian Woosnam a dédié la victoire européenne à l’épouse de

à partir de

« Darren Clarke descend une pinte de Guinness en moins de huit secondes »

Scènes de joies pas très ordinaires

On sait maintenant que Darren Clarke descend une pinte de Guinness en moins de huit secondes, il l’a prouvé à la tribune du club-house après la victoire des Européens. Ian

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Tunisie/Port El Kantaoui - Riu Bellevue Park ���� �

L’émotion Darren Clarke

L’un des trois Irlandais de l’épreuve a lui aussi vécu un moment particulier dans ce même lieu. La foule avait tellement envie de lui transmettre sa compassion qu’elle a crié encore plus fort et plus longtemps pour lui le vendredi. En larmes mais poussé par l’adrénaline, il a drivé à trois cent mètres et planté d’entrée un birdie... « J’espère que vous n’aurez jamais à vivre ces émotions-là », a-t-il ensuite avoué en salle de presse. Idem le dimanche, après sa victoire contre Zach Johnson sur le green du 16. Américains et Européens sont venus le serrer fort dans leurs bras. Puis il s’est retourné poing levé vers les tribunes, qui attendait patiemment la fin de ses pleurs pour hurler à nouveau son amour. Puis, de longs sanglots, encore, dans les bras de son fidèle caddie. Avec trois victoires en trois matches, Clarke a largement justifié l’invitation de Ian Woosnam. Invitation qui était de toute façon indispensable sur le plan humain.

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Maroc/Marrakech - Kenzi Farah Hotel ����

Darren Clarke, décédée il y a quelques semaines d’un cancer. Les yeux de Darren étaient alors bien plus rouges que ceux de ses compagnons...

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L’avenir radieux des Européens

« J’aurais pu faire deux équipes tellement j’avais un choix d’excellents joueurs. Cela prouve le potentiel de l’Europe, qui a un grand avenir en Ryder Cup. » Colin Montgomerie, le plus expérimenté de tous avec ses huit participations, dit simplement : « C’était la meilleure équipe européenne de tous les temps. »

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AFP

>CIRCUITS

10 MILLIONS DE DOLLARS...

Texte de Tom Vannier

3. Pour les trois tournois du play-off, les points mis en jeu sont doublés. Neuf mille des 50 000 points offerts sur chaque tournoi reviennent au vainqueur. A l’issue de cette première phase, les trente meilleurs joueurs se qualifient pour la grande finale. Il s’agit toujours du Tour Championship qui récompense son vainqueur par un gain d’un peu plus de 10 000 points. 4. Au terme de ce marathon « saison régulière – play-offs – finale », le joueur qui aura glané le plus grand nombre de points encaissera le gros lot, une cagnotte de 10 millions de dollars ! Ce système, d’apparence très simple, comporte néanmoins beaucoup de failles et de zones d’ombre qui ne devraient pas ravir les amateurs de golf. Les voici :

Un faux play-off

Tiger Woods sur le circuit américain

Calendrier de la fin de saison 2007 sur le PGA Tour Phase Playoff FedEx Cup Du 23 au 26 août 2007 : Barclays Classic Du 31 Août au 3 Septembre 2007 : Deutsche Bank Championship Du 6 au 9 septembre 2007 : BMW Championship Finale FedEx Cup Du 13 au 16 septembre 2007 : The Tour Championship

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Dans trois mois, le PGA Tour entre dans une nouvelle ère, celui de la FedExCup, un système de play-off rustique dont Tim Finchem, le grand manitou du circuit américain, a enfin dévoilé les règles récemment.

A

bsence de grands noms, intérêt discutable, faible audience : la fin de saison sur le circuit américain était le principal enjeu des discussions entre les différents acteurs du golf lorsqu’il a fallu renégocier les contrats de télévision il y a quelques mois. Après avoir planché sur plusieurs scénarios, les têtes pensantes du PGA Tour ont révélé leur plan d’action pour rendre un peu plus attractives les cinq semaines de compétition qui suivent le PGA Championship, quatrième majeur de la saison. Ainsi est née la FedExCup, qui s’inspire des play-offs adoptés par la majorité des autres sports US et dont sont extrêmement friands les spectateurs et téléspectateurs outre-Atlantique.

répartis entre les joueurs qui passent le cut, le vainqueur du tournoi se taillant la part du lion (ou du tigre...). Pour les tournois du Grand Chelem et les épreuves des championnats du monde il est prévu un bonus de points. Les tournois de « seconde zone » sont évidemment moins bien dotés.

« Un plan d’action pour rendre la fin de saison plus attractive »

Comment ça marche ?

1. Il s’agit d’attribuer des points à chaque tournoi inscrit au calendrier et ce, dès le début de la saison. Pour simplifier, sur un tournoi normal, 25000 points sont

2. Fin août, au moment d’entrer dans la phase de play-off, le total des points de chaque joueur est calculé. La tête de série n°1 est évidemment le joueur qui a collecté le plus de points. Avant d’entamer les trois tournois de la FedExCup qui précèdent la finale, le total de ce leader est ramené à 100 000 points. Le 144e joueur le mieux classé est lui crédité de 87 400 points. Le capital points des joueurs classés entre ces deux extrêmes se situe entre ces deux valeurs. Le but, vous l’aurez compris, est de réduire les trop gros écarts.

Le premier tournoi de la phase des play-offs, auquel prendront part les 144 qualifiés de la saison régulière, est une épreuve on ne peut plus classique sanctionné par le traditionnel cut après deux tours. Il en va de même pour les deux tournois suivants (Deutsche Bank Championship et BMW Championship). Entre chaque étape, il n’est pas prévu d’éliminer de joueurs. La sélection, c’est pourtant la base de tout système de barrages, quelque soit la discipline. Pas sur le PGA Tour. Plus alarmant encore : seuls les meilleurs devraient en principe accéder aux play-offs. Mais dans le cas qui nous occupe, même les joueurs en position de perdre leur éligibilité sur le circuit (1) vont prendre part aux trois épreuves de fin de saison. Enfin, avec ce nouveau système, il se peut que le vainqueur du dernier tournoi, considéré comme une grande finale, ne soit pas celui qui remporte la FedEx Cup. Plutôt bizarre, non ? Mais ce n’est pas tout...

Pas très motivant

Dans l’esprit de Tim Finchem, le patron du PGA Tour, la nouvelle donne est censée inciter les grands joueurs à se produire plus souvent. Ce n’est un secret pour personne : Finchem a monté son projet en pensant d’abord et surtout à Tiger Woods, qui n’a jamais pris part à plus de 21 tournois par an depuis ses débuts pros en 1996. Cette course aux points telle qu’elle est organisée va-t-elle encourager le numéro 1 mondial à étoffer son calendrier ? Pas certain ! Le nivellement des écarts prévus à la fin de la saison régulière tend à désavantager Tiger et les autres grands leaders du golf US comme Mickelson et Furyk, comme le prouve notre tableau ci-contre. Dès 2007, les grands champions n’auront plus l’obligation de creuser des écarts dès le début de l’année puisque de toute façon, ceux-ci seront réduits à la portion congrue à la fin de la saison régulière. En revanche, les joueurs qui se bagarrent pour conserver leur statut en fin de saison joueront toujours autant. Alors nivellement par le bas ou le haut ?

Une coupe... quelle coupe ?

Que celui qui a vu la FedExCup lève le doigt ! Tim Finchem a beau s’agiter en argumentant « qu’il faudra sacrément s’employer pour gagner la coupe », il n’y a nulle part trace du moindre trophée pour récompenser le vainqueur de la FedExCup ! Celui-ci se consolera sans problème avec la super-cagnotte de 10 millions de dollars, somme suffisamment rondelette pour se payer le plus

beau des « nids à poussière ». Mais ne pas voir un vainqueur soulever une coupe ne sera sans doute pas du goût des fans. Aujourd’hui la FedEx...Cup reste un mythe.

« Perpète TV »

Un mythe qui a valu une redistribution des cartes assez spectaculaire lorsque les droits télé du PGA Tour ont été récemment renégociés. En 2007, exit ESPN et ABC. Golf Channel est désormais liée au circuit américain pour quinze ans ! Quinze ans : un contrat qui ressemble à une peine de prison, diront les mauvaises langues. Finchem assure à qui veut l’entendre que le montant des droits récemment renégociés n’a rien à envier à l’énorme enveloppe perçue il y a dix ans par le PGA Tour lors de l’avènement de Tiger Woods. Difficile à croire pour certains. Sans compter que Golf Channel (chaîne payante, il faut le rappeler) est très critiquée par les véritables amoureux du jeu qui lui reprochent le manque de rigueur de ses journalistes (2). (1) Seuls les 125 premiers joueurs au classement de la Money List en fin de saison conservent leur carte de membre du PGA Tour la saison suivante. (2) Relation de cause à effet ? Golf Channel vient d’embaucher Nick Faldo qui travaillait avec Paul Azinger sur ABC. Les retransmissions du week-end des tournois du circuit américain seront elles, assurées, par les grands networks CBS et NBC...

Classement au 21 août 2006 et changements induits par le système FedEx Clt Clt FedEx actuel 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

0 0 0 0 0 0 0 1 -1 3

Joueurs Tiger Woods Jim Furyk Phil Mickelson Geoff Ogilvy Stuart Appleby Rory Sabbatini Chad Campbell Luke Donald Adam Scott David Toms

Nb Victoires Top 10 FedExcup tournois points 11 18 16 18 17 18 17 14 13 17

5 1 2 2 2 1 1 1 0 1

7 9 8 5 4 4 5 7 7 5

25,987.4 20,881.8 17,414.8 16,809.2 12,234.1 11,538.8 11,246.2 10,961.9 10,889.3 10,073.9

Si le système de calcul de la FedEx Cup avait été mis en place dès cette année, Woods aurait compté 5000 points d’avance sur son plus proche poursuivant à la fin de la saison régulière. Mais si un play-off démarrait aujourd’hui, l’écart du Tigre avec Jim Furyk, deuxième au classement, serait, nivellement oblige, réduit à 1000 points. Logique ?

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> INTERVIEW

Propos reccueillis par Vincent Borremans et Nicolas Colsaerts

Photos : Portraits réalisés par Seb et Enzo pour Journal du Golf

Les dates-clés : 1958 année de sa naissance

1981 Licencié en droit à l’Université de Liège. Durant ses études, Didier Reynders travaille avec des professeurs en tant qu’élèveassistant. Il est ainsi présenté par un de ses professeurs à Jean Gol alors vice-premier ministre et ministre de la Justice et des Réformes Institutionnelles.

1981- 1985 Didier Reynders devient avocat

1986 - 1991 Président de la S.N.C.B.

1987-1988 Didier Reynders devient Chef de Cabinet de Jean Gol

1988 Conseil communal à Liège

1992 Premiers pas en tant que Député à la Chambre des Représentants

1995 Décès de Jean Gol

1999 Ministre des Finances (Premier mandat)

2002 est nommé à la présidence du G10 qui réunit les principaux Etats créanciers

2003 Didier Reynders devient Ministre des Finances en charge de la Régie des bâtiments

2004 Didier Reynders est nommé Président du Mouvement Réformateur

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DIDIER REYNDERS : « LA CLÉ EST CHEZ LES JEUNES »

Ce n’est pas tous les jours qu’un vice-premier ministre et ministre des Finances parle de golf. Un regard passionné d’un golfeur qui n’a sans doute pas assez le temps de pratiquer ce sport.

On imagine facilement l’emploi du temps fastidieux d’un ministre des Finances, agrémenté des charges de président de parti et de vice-premier ministre. Malgré ces responsabilités, avez-vous l’opportunité de jouer au golf ?

Je vais être sincère avec vous. Je ne trouve pas le temps. Je ne joue pas assez à mon goût. Partir quatre heures sur un parcours est un exercice que je ne peux pas me permettre, d’autant que ma famille ne joue pas. Et, c’est là que réside une des clés du succès du golf : si vos enfants ou votre conjoint pratiquent le même sport, vous profitez d’une partie de golf pour vivre des moments familiaux. (On parle maison, école ou tout autre sujet qui concerne un couple ou la famille.) Les quatre heures passées deviennent alors plurielles et ne frustrent personne.

Quand on vous écoute, vous êtes en revanche au courant de tout ce qui concerne le golf en Belgique ou sur les Tours ?

C’est le bonheur d’internet qui me permet par exemple de suivre semaine après semaine autant les prestations de Nicolas (N.D.L.R. : Nicolas Colsaerts) que de Tiger Woods ou du golf belge en général. L’autre media qui me rapproche du golf n’est autre que la télévision. Grâce à eux, je dois dire que je suis avec intérêt tant les stars mondiales que nos performances belges. J’ai suivi avec passion les deux dernières victoires de Tiger Woods. Il se dégage une telle force de ce bonhomme, que c’en est impressionnant. Et, en même temps, il rappelle qu’il est humain et qu’il peut s’écrouler en larmes en souvenir de son père après 72 trous d’anthologie.

Mais ce n’est pas au Bernalmont que vous avez pris contact avec le golf ?

Non, c’est une vieille histoire qui remonte au temps où, pour gagner ma vie en tant qu’étudiant, je donnais des cours de tennis à Wenduine. C’est à cette époque qu’on m’a fait découvrir le golf au Coq. Bien plus tard, quand la Communauté française de Belgique, la Ville de Liège et un partenaire privé ont mis en place le projet d’école de golf au Bernalmont, j’ai immédiatement soutenu cette initiative qui rendait le golf accessible.

Cette accessibilité au golf est-elle si importante à vos yeux?

Ah oui, je dirais même qu’elle est fondamentale. Encore aujourd’hui, le golf n’a pas d’impact en politique car il ne touche pas le grand public. L’image associée demeure élitiste et le golf est certainement trop peu connu, avec trop peu de racines héréditaires. Je suis persuadé que tous les acteurs du golf belge doivent se pencher sur cette problématique.

Vous pensez à quels axes de développement ?

Si on veut que le golf soit mieux perçu, plus friendly, nous devons amener plus de jeunes au golf. Je pense en particulier à la pratique en milieu scolaire. On apprend plein de choses à l’école dont différents sports. Alors pourquoi pas le golf ? Le golf à l’A.D.E.P.S et au B.L.O.S.O fait partie de cette dynamique. Un jeune mordu reviendra toujours vers le golf même après vingt ans d’interruption. Dans cet ordre d’idées, les clubs belges ont un rôle à jouer, je dirais même une responsabilité. Le golf véhicule des valeurs qu’elles soient sportives ou aient trait au respect, ce qui est très positif pour tous et pour les jeunes en particulier. En troisième volet, je pense à Nicolas. Les champions font partie de ce plan. Le tennis ne se porte aussi bien que depuis les succès de Kim et Justine. Quand Nicolas Colsaerts atteindra les sphères auxquelles son talent et son travail le promettent, il focalisera sur lui beaucoup d’intérêt. Vous savez les gens adorent le succès et s’associer à ces réussites apporte un sentiment très agréable. Si ces trois axes peuvent entrer en synergie, le golf en Belgique prendra un bon coup d’accélérateur. Populaire, il sera alors mieux écouté par tous les intervenants : politiques, administratifs et autres.

« Si on veut que le golf soit mieux perçu, plus friendly, nous devons amener plus de jeunes au golf. »

Vous n’êtes pas le premier ministre des Finances golfeur puisqu’il y eut Georges Theunis entre les deux guerres, mais vous êtes bien le premier à être président d’un club ?

Tiens, j’ignorais que j’avais un prédécesseur golfeur mais je me réjouis d’apprendre qu’il fût également premier ministre (rires) ! Vous me dites que Georges Theunis était membre au Ravenstein, mais je crois savoir qu’il était d’origine liégeoise et que c’est par ailleurs le grand-père de Jérôme Theunis. Quant à moi, je suis également Liégeois et je préside le golf du Bernalmont. C’est un club qui me tient à cœur car il rapproche une ville avec ce sport et met à disposition une infrastructure ouverte à tout le monde.

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> INTERVIEW

En tant que président de club, vous avez participé à la réflexion sur la régionalisation ?

Je suis effectivement venu expliquer aux présidents des clubs qu’il était raisonnable d’adapter la structure de la fédération nationale à la situation belge. Alors que deux éléments fondamentaux du développement du golf, l’aménagement du territoire et le sport, sont régionalisés, l’issue la plus logique est de s’adapter à cette nouvelle conformation. Certes, j’ai rencontré beaucoup de résistance mais je leur ai bien fait comprendre que c’était la meilleure façon de garder une coupole nationale. Par ailleurs, j’ai l’impression que les deux entités régionales se débrouillent bien, chacune avec des spécificités et des résistances différentes, les uns pour l’aménagement du territoire et les autres pour le sport.

puttaient. Les sites et les paysages sont très certainement étonnants, mais c’est incontestablement sur les greens que j’ai pris conscience de la virtuosité des champions. Je demeure impressionné du fait que ces sportifs, qui sont physiquement très au point, doivent aussi composer avec autant de précision. C’est je crois le handicap de la télévision vis-à-vis du grand public, l’image télévisée ne recrée par l’exigence des coups. Tout semble facile, évident et l’écran ne restitue pas les ondulations des greens mais aplatit les surfaces comme si tous les putts étaient droits !

« Ce fut un choc pour moi de voir sur quelles surfaces « glacées » d’une rapidité extrême, les joueurs du Tour puttaient. »

Quand vous voyagez en dehors de nos frontières, avezvous le temps de rester en contact avec le golf ? Le monde du golf et le golf dans le monde m’impressionnent en effet. C’est en visitant des parcours prestigieux que j’ai été confronté à la vitesse démoniaque des greens des parcours de championnat. Un jour, invité sur un tournoi aux Etats-Unis, ce fut un choc pour moi de voir sur quelles surfaces « glacées » d’une rapidité extrême, les joueurs du Tour

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Comme se présente le futur du Didier Reynders golfeur ?

Tout d’abord, j’aimerais bien que mon épouse se mette au golf de façon à partager avec elle des temps libres golfiques comme en vacances par exemple. Il est vrai que j’aimerais aussi perfectionner mon jeu. Par ailleurs, j’ai toujours été impressionné de voir la passion obsessionnelle des pratiquants désireux de progresser quel que soit l’âge auquel ils ont débuté. Baisser son handicap, taper plus loin, être plus régulier semblent poursuivre les golfeurs de tous âges et de tous niveaux. Mais à court terme, je me fais une raison : ce sera la Ryder Cup à la télévision... Et puis,entre-temps, comme beaucoup, je serai un fidèle supporter des performances de Nicolas sur le Tour européen.


LE SIEMENS YOUNG GENERATION TROPHY

>TOURNOIS

Texte de Vincent Borremans Photos : Philippe Gaudy

Nicolas Colsaerts

Quand Siemens est devenu partenaire de la PGA of Belgium, l’intérêt fut directement attiré par le développement de jeunes talents. Dans l’esprit de partenariat entre Nicolas Colsaerts et Siemens, l’idée d’associer talent et compétence, cette fois pour les plus jeunes, a directement reçu un bon écho.

Lauréats avec leurs prix

Q

ue choisir de mieux que le championnat de la PGA lui-même pour faire venir les meilleurs jeunes du pays afin de participer à la première édition d’un futur classique : le PGA Young Generation Championship 2006. L’association coule de source car les jeunes seront en lice en ouverture de la finale où ils retrouveront leurs professeurs. Réunir le maître et l’élève, telle est aussi une vocation de ce tournoi qui a donc eu lieu pour la première fois au Royal Hainaut le 26 août dernier. Jouant avant leurs aînés professionnels, ils ont eu l’opportunité d’aller retrouver les meilleures lames du pays dans le courant de l’après-midi.

Innovation Thomas Pieters

L’originalité de cette initiative a été très bien perçue par les joueurs eux-mêmes puisque plus d’une cinquantaine de graines de champions ont répondu à l’appel. « Associer compétence et innovation plaît toujours », explique Francis Verheughe, Président du Groupe Siemens Belgique-Luxembourg. « Ces deux éléments font partie des valeurs de notre entreprise et je suis ravi de voir le succès vu le nombre de jeunes talents qui se sont inscrits. J’ai par ailleurs vu avec plaisir plusieurs champions de Belgique titrés à Rinkven et d’autres grands animateurs du Kids Tour. Nous avions fixé la limite à 14 ans car c’est à cet âge que les plus grandes progressions s’effectuent. Dès que Nicolas Colsaerts a appris cette initiative, il nous a applaudi depuis son Tour Européen car ce type de tournoi répond à un réel besoin ».

Compétition

Alicia Good

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Il fallait donc être un garçon ou une jeune fille né en 1992 ou après et être envoyé par son club pour être de la partie. Albert Vermeiren se chargeait quant à lui de fournir 2 joueurs par catégorie du Kids Tour National. De Beveren, en passant par le Sart-Tilman, le Ravenstein ou Rigenée,

ils étaient venus des 4 coins du pays. Tous avaient droit à un traitement d’invités avec petit-déjeuner et lunch servis rien que pour eux ! Une belle table des prix les attendait avec pour les cinq premiers les GSM les plus tendances. Le classement était mixte et la formule, le single stroke play calculé en net.

Lauréats

Comme Nicolas Colsaerts passe chaque semaine chez son coach Michel Vanmeerbeek, le futur gagnant, élève d’un assistant de Vanmeerbeek, les avait déjà vu à l’œuvre. Il en va de même pour Thomas Detry, le vainqueur du classement brut. Une bonne écurie donc. La prestation d’Arnaud Goossens, le grand vainqueur du tournoi, fut donc une performance de choix avec 63 net sur un terrain de championnat rendu bien long par les pluies incessantes de ce samedi matin. Sébastien de Meurers, son pro à Overijse, peut entrevoir une belle progression avec son élève. Chapeau donc à ce jeune joueur à la stature athlétique qui devançait de 4 coups le Limbourgeois d’Houthalen Amaury Castro (67) suivi de Cyrille Dawir du club d’Avernas avec 68 net. Trois autres joueurs prenaient la 4e place, mais seuls les deux premiers gagnaient leur prix grâce au départage : Arnaud Vandenbossche 71 (Brabantse), Raphaël Higuet 71 (Waterloo) et Christophe Severijns 71 (Puurs) En conclusion, le rendez-vous est pris pour l’année prochaine. Cette fois le PGA Young Generation Championship 2007 se disputera au Royal Antwerp toujours en lever de rideau du Tour final de son grand frère. On ne change pas une équipe qui gagne !


>TECHNOLOGIE

BIENVENUE AUX CLUBS

Texte de Frédéric Pelatan

Après de folles années de surenchère technologique, l’heure, chez les fabricants, semble être à l’adaptation du matériel aux spécificités de chaque golfeur. Une tendance forte qui replace le joueur au coeur du système.

HYBRIDES Les clubs hybrides ont débarqué en force sur le marché golfique il y a un peu plus de quatre ans. Ces clubs ne sont pourtant pas nés de la dernière pluie. Il y a déjà un long moment, Taylor Made, à l’origine de cette création, avait proposé sa première version, le rescue. Seul sur le marché, Taylor n’avait alors pas rencontré le succès lors de ce premier lancement, les consommateurs portant un regard sceptique sur ces « mini-bois » au drôle de look. Il aura fallu une campagne de communication plus intelligente et l’arrivée de la concurrence pour transformer le bide commercial en succès planétaire. Taylor Made a été également récompensé pour sa patience puisque les consommateurs ont encore tendance à demander aux vendeurs des rescues, premier nom des hybrides. L’hybride a pris une place de choix dans les sacs des joueurs, suppléant les fers les plus fermés et les bois de parcours. Au point de créer une nouvelle demande. Décathlon propose ainsi des kits Inesis composés d’une série de fers réduite (le fer le plus fermé étant en général le 5), d’un ou deux hybrides, d’un bois 3 et d’un driver.

Q

uand connaissons-nous des moments de solitude plus forts que lorsque que notre premier coup de driver de la journée part en direction du club-house dans une élégante ellipse ? Sans aucun doute lorsque, cédant à nos rêves, nous nous mettons en quête de changer de matériel. Et là, nous sommes vraiment seuls dans une jungle qui engloutit chaque anné des millions d’euros sortis de milliers de porte-monnaie. Seuls face aux stratégies marketing, à tous ces clubs qui se ressemblent et ne sont pas tout à fait les mêmes. L’impression de traverser un monde mouvant, propulsé par les campagnes de communication des marques, donne le tournis. Tous les six mois, de nouveaux procédés technologiques et de nouvelles matières composites apparaissent, promettant plus de puissance et de tolérance. « Ici mieux qu’en face », tel est le credo adopté par tous les fabricants et en face duquel les consommateurs se retrouvent bien démunis. Quelles ont été les vraies avancées technologiques de ces dernières années ? Quelles seront celles du futur ? Dans un univers où tout le monde se copie, s’épie, il est bien difficile de discerner l’authentique progrès de l’invention d’apparat.

« Retrouver le plaisir de la frappe de balle »

Les dernières évolutions

Trois phénomènes majeurs ont marqué les dix dernières

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années. La technologie a énormément évolué autour du titanium et des différents matériaux composites. Les laboratoires des fabricants ont notamment beaucoup planché sur les têtes des clubs - principalement des bois - et les shafts. Les objectifs ? Offrir plus de puissance, d’abord. Puis, plus de précision. Et surtout, plus de tolérance. Cette dernière préoccupation répond aux évolutions de l’enseignement, devenu au fil des ans plus pragmatique. Il n’est maintenant plus nécessaire de taper des balles pendant six mois sur un practice avant de se lancer sur un parcours, contrairement à ce qui se faisait il y a quelques années. Cette réalité a conduit les fabricants à créer des clubs relativement faciles à jouer en favorisant notamment des grosses têtes, dites « oversize ».

Des marques présentes sur tous les marchés

La deuxième évolution notoire tient dans le fait que chaque marque sort aujourd’hui de son domaine de compétences originel. Cleveland ne fabrique plus seulement des wedges de très haut niveau, Mizuno ne conçoit plus uniquement des lames pour champions, Taylor Made et Makser ont fini par produire des fers ainsi que des wedges et des putters très compétitifs. En élargissant leur offre, toutes les

marques tentent de répondre à la demande du grand public et à gagner de nouvelles parts de marché.

Les inserts ont de l’avenir

Troisième et dernière évolution enfin : les inserts. Les golfeurs se voient désormais proposer des drivers modulables sur lesquels il est possible de modifier des paramètres techniques en ajoutant ou en ôtant des inserts à des endroits précis de la tête du club. Aujourd’hui, même les wedges et les putters ont des inserts. Révolution technologique ? Pas vraiment. En réalité, toutes ces possibilités de modulations existent depuis longtemps mais jusque-là, elles restaient cachées. Elles sont désormais visibles et sont du coup devenues un argumentaire marketing supplémentaire autant qu’un premier pas vers le club fitting, l’adaptation du matériel aux caractéristiques propres de chaque golfeur.

Quelles évolutions pour demain ?

Il est extrêmement difficile, sinon impossible, d’obtenir auprès des fabricants des informations sur les clubs du futur, même si des tendances se dessinent. La dernière innovation reste les hybrides (voir filet) venus suppléer ces clubs réputés injouables que sont les fers les plus fermés. Johan Gaucher, directeur général de Makser dessine les contours des prochaines évolutions : « Nous avons surenchéri sur les thèmes de la tolérance, de la puissance. Nous avons allégé les fers et les drivers jusqu’à un point de non-retour. Surtout, nous nous sommes rendus compte que ces clubs trop légers nous privaient de sensations. Or, le golf est un sport de feeling ! Il y a fort à parier que nous allons tenter, lors des prochaines saisons, de proposer du matériel aussi efficace, fiable et tolérant, mais qui offre aux joueurs du plaisir lors de la frappe de la balle. » Même discours chez Mizuno : « L’argument commercial de la puissance disparaîtra dans les prochains mois. Celui qui pariera dessus aura tout faux.

Aujourd’hui, c’est la tolérance et la qualité des trajectoires qui sont mises en avant. Nous travaillons d’ailleurs actuellement pour obtenir un toucher plus tendre, plus agréable. »

Vive le sur mesure !

Surtout, l’axe fort de développement pour les marques est le club fitting. Il n’est aujourd’hui plus question de proposer une série standard. Les golfeurs ont bien compris qu’ils ne frappaient pas tous la balle de la même façon. La plupart des fabricants renommés créent aujourd’hui leurs propres shafts et les déclinent afin de s’adapter aux caractéristiques physiques et techniques du plus grand nombre. « On est aujourd’hui dans la gestion du matériel à la carte, explique Johan Gaucher. On va de plus en plus vers des systèmes de démonstration personnalisés. Les gens ont accès aux informations, ils peuvent tester le matériel et n’achètent pratiquement plus sans avoir essayé. On n’est plus dans le qualitatif, comme au début des années 2000, mais bien dans la customisation de l’offre. »

Le golf change

Cette nouvelle tendance devrait être bénéfique pour les golfeuses, trop souvent oubliées ces dernières années par les fabricants. Les grandes marques sortent enfin du matériel adapté aux femmes et déclinable en fonction de leurs spécificités physiques et techniques. Il ne s’agit plus seulement de leur offrir des shafts plus souples que ceux des hommes, mais bien de proposer des clubs sur mesure. Le golf a changé, il n’est plus aussi rigide qu’avant, son enseignement est tourné vers le plaisir du jeu et les fabricants de matériel ont bien compris qu’il fallait aujourd’hui recentrer leurs efforts sur les pratiquants. Si la tendance s’inscrit réellement dans la durée, on ne pourra que s’en réjouir.

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>SHOPPING

Textes de Catherine Tisseron et Tom Vannier

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LUNETTE PARASITE Osez l’originalité. Prix : 249 € Renseignements : 00 33 4 74 46 28 90

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CLUBHOUSE

Textes de Frédéric Gilson

Le Golf de Rigenée Le Golf de Rigenée aura 25 ans en 2007 ! Recette du succès d’un club familial et sportif : un parcours de qualité, des greens impeccables, un encadrement sportif par des pros talentueux, une école de jeunes de haut niveau avec résultats à l’appui, une ambiance conviviale, un bon restaurant. Ce sera donc la fête en 2007. Si vous ne pouvez pas attendre, le Golf de Rigenée vous donne rendez-vous cet hiver sur les greens à des conditions spéciales « anniversaire ».

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Pour plus d’infos : www.rigenee.be

La finale du Mid-amateur Ce samedi 7 octobre les Mid-Am étaient à l’honneur sur le parcours de Kampenhout. Dans des conditions difficiles et sur un terrain configuré «course», cette finale a été remportée par Jean-Pierre Bourdon (75) après une bataille cruelle mais passionnante qui laissa son challenger Marc Mortier à 2 points. Cette confrontation sanctionnait également le Mid-am Tour 2006 fort de 9 compétitions en Belgique, remporté par un toujours jeune Pierre Dispa et par la délicieuse Axelle Van Pottelsbergh.

Golf de Liège

Un skin game de feu ! C’est sous un soleil de plomb que s’est déroulé la Hôtels & Préférence Golf Cup, le 18 septembre dernier au Château & Golf d’Augerville. Le matin, les invités de la chaîne Hotels & Préférence ont disputé une compétition en scramble à deux. Mais le clou de la journée, c’était le skin game de l’après midi. Quatre grands joueurs européens étaient réunis pour l’occasion et se sont affrontés sur 9 trous. Quelques plaisanteries et quelques «eagles» plus tard, trois au total ( !) Nicolas Colsaerts remportait le Trophée Hôtels & Préférence Golf Cup devant Julien Guerrier, Adrien Mörk et Jose-Filipe Lima. Vivement la prochaine édition de cet événement glamour et convivial...

Sur les hauteurs de Liège, le golf de Bernalmont vous fait découvrir un écrin de verdure à quelques minutes du centre ville. Doté d’un vaste practice éclairé en fin de journée, ce golf de 9 trous vous propose un parcours soigné et diversifié. Ouvert à tous, ce golf vous donne la possibilité d’organiser diverses activités en mettant à votre disposition des salles pour vos séminaires et vos événements. Avec un pro-shop de qualité et des Pros qualifiés PGA, ce centre ne manque pas d’arguments pour plaire à tout joueur qu’il soit novice ou confirmé. Un apprentissage adapté est proposé pour tous. L’Académie junior accueille également bon nombre de jeunes qui peuvent d’ailleurs intégrer «à l’année ou au trimestre» des groupes évolutifs selon leurs niveaux. Ouvert du mardi au dimanche, le club house vous accueille afin de vous proposer ses suggestions du jour à un prix intéressant... Bref, que vous soyez de passage pour taper la balle ou intéressé de faire un apprentissage dans un endroit agréable et convivial, nous vous recevrons dans la cité ardente....avec le sourire.....

Le Green de l’espoir Le Green de l’Espoir a clôturé sa saison au golf du Bercuit par une magnifique après-midi d’été indien. Nicolas Colsaerts, le parrain de l’opération, était venu participer à la compétition en compagnie d’une enfant atteinte de la maladie, Maëlle, et de ses frères. Au total, trente clubs ont accueilli cette compétition. Ce qui a permis de rassembler plus de 75.000 euros au profit des malades « muco ». Bernadette de Paeuw est donc une cheville ouvrière heureuse de voir ses efforts récompensés : « Je suis surtout contente pour les personnes à qui nous venons en aide. Nous apportons un réel soulagement aux familles pour qui la gestion de cette maladie est très lourde. Nous remercions tous les golfeurs participants et nos parrains : Mensura, Capital at Work, Le Foyer, Nostalgie, Siemens. A l’année prochaine ! ». La mucoviscidose reste incurable et demeure la maladie héréditaire la plus fréquente en Belgique (plus de 1.250 patients sont répertoriés). Pour plus d’infos : Association Muco : avenue Joseph Borlé, 12 à 1160 Bruxelles Info@muco.be et www.muco.be

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>ZOOM SUR

L’AUTRE IRLANDE !

Texte de Martin Coulomb

INFORMATIONS PRATIQUES

Killarney

Enniscrone :

Green-fee : environ 60 euros en saison. Renseignements : www.enniscronegolf.com

Connemara Championship Links :

Green-fee : environ 65 euros en saison. Renseignements : www.connemaragolflinks.com Waterville : Green-fee : environ 150 euros en saison. Renseignements : www.watervillegolflinks.ie Killarney Golf & Fishing Club : Green-fee : environ 110 euros sur chaque parcours

(possibilité d’acheter un pass deux parcours pour une même journée).

Renseignements : www.killarney-golf.com Tralee : Green-fee : environ 170 euros en saison. Renseignements : www.traleegolfclub.com

Waterville

Loin, très loin de l’agitation dublinoise, le Connemara et les imposantes montagnes du comté de Kerry vous offrent un magnifique terrain de jeu. Partez à la rencontre de cinq des plus beaux joyaux d’Irlande.

M

esurer son golf au pays qui compte près d’un tiers des links de la planète. Plonger, comme en pèlerinage, à la découverte de l’envoûtante Irlande. Succomber aux charmes de ses 450 parcours. Que de douces promesses ! La Ryder Cup, qui a mis sous les feux de la rampe les parcours situés à l’Est de la Verte Erin, nous a poussé à aller musarder sur la côte opposée. Entre links et inlands majestueux, voici cinq trésors de l’Ouest irlandais.

Les dunes chevelues d’Enniscrone

Waterville

Informations utiles N’hésitez pas à réserver vos départs très en avance. Des hordes de touristes déferlent à partir de 10 heures le matin... Préférez donc les départs matinaux si vous voulez profiter de vos parcours. Le prix de certains green-fees, comme ceux de Waterville ou de Tralee peut paraître exorbitant, mais soyez certains que l’expérience golfique que ces parcours offrent est à ce prix, en particulier à Waterville !

Première étape sur le links d’Enniscrone, près de la ville de Sligo, au nord-ouest du pays. Dès les premiers trous, le ton est donné. Les fairways serpentent entre de gigantesques dunes chevelues et des canyons de sable. Les greens sont fermes, bosselés, mais toujours jouables. Juste le temps de prendre la mesure des neuf premiers trous et la symphonie commence au 10 avec un panorama à couper le souffle sur la montagne Nephin et l’estuaire de la rivière Moy, où viennent se regrouper quelques éléphants de mer et où croisent parfois au loin des baleines. Le parcours prend alors toute sa dimension avec de sublimes dog-legs (12, 13) où la sagesse est de mise sous peine de se retrouver avec des lies impossibles (à Enniscrone, quelques notions d’alpinisme ne sont d’ailleurs pas inutiles !). La fin de parcours, qui longe l’océan, peut s’avérer périlleuse en cas de grand vent. Le 17, par 3 d’à peine 125 mètres, exige d’ailleurs une vive concentration pour rester dans la partie tant le panorama environnant est envoûtant et le tee-shot périlleux.

« Waterville n’est pas un links ordinaire. Il respire le défi et la pureté du jeu de golf ! »

La splendeur du Connemara

Un petit drapeau indiquant un parcours perdu en plein cœur du parc national du Connemara sur la carte routière, voilà tout ce qui motivera cette seconde étape. Le chemin

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serpente dans une lande désertique. Un dernier virage, un petit slalom entre deux chevaux sauvages qui barrent la route et le Connemara Championship Links apparaît en même temps que l’océan. Les yeux ont du mal à fixer la cible idéale sur le tee du 1 tant le paysage est d’une rare richesse, entre monts embrumés, lande rocailleuse et côte déchirée. Mais le golf reprend vite ses droits sur ce parcours pelé qui n’offre quasiment pas d’obstacles au vent et qui reçoit souvent la visite d’un certain Tom Watson, quintuple vainqueur de l’Open britannique. Si le tracé est, dans son ensemble, d’une redoutable simplicité architecturale (fairways larges, greens relativement plats), il n’en offre pas moins un test de jeu grandeur nature avec un rough d’une incroyable densité et un vent qui nécessite un jeu de longs fers à toute épreuve. Les neuf derniers trous sont les plus

spectaculaires avec notamment le 13, un par 3 de près de 200 mètres dont le green est niché à flanc de colline. Un parcours splendide tant pour les yeux que pour le jeu.

Le terrain d’entraînement du Tigre

« Quiconque peut vaincre Waterville peut jouer n’importe quel parcours du monde », annonce un panneau à l’entrée du vestiaire. Ici, le véritable jeu de golf reprend ses droits : pas de tricherie possible, pas d’échappatoire, pas de concession. Fouler les fairways de Waterville, c’est entrer sur les terres d’entraînement de Tiger Woods, lorsque le numéro 1 mondial prépare l’Open britannique. Dès les premiers pas, on comprend pourquoi Tiger, membre à vie de Waterville, vient se mesurer à ce terrain d’exception de

6700 mètres. Ce links n’est pas ordinaire, il respire le défi ! Pas un trou à jeter, pas une ondulation de green qui ne soit pas à sa place, pas un moment où les rétines ne sont épargnées par la splendeur de l’endroit. Ici, tout n’est que perfection et réelle émotion. Les récents remaniements de Tom Fazio, le célèbre architecte américain qui a également remodelé le parcours d’Augusta, font l’unanimité : Waterville n’est pas un links, c’est LE links irlandais par excellence, un links qui respire toute la pureté du jeu de golf.

Killarney, le « deux en un »

Imaginez un immense lac cerné d’imposantes montagnes. Ajoutez quelques pins, une bonne brise marine et vous aurez une idée assez précise du Killarney Golf and Fishing club. Ici, pas de links mais deux tracés inland de très haut standing. Le Mahony’s Point Course, qui a récemment accueilli une épreuve du Challenge Tour, est le plus accessible des deux. Larges fairways, greens souples, peu de rough : ce terrain de 6114 mètres se laisse docilement apprivoiser. Et il faut attendre le 18 pour vraiment trouver un trou à la fois spectaculaire et très délicat à manier... Le Killeen course, qui accueillait encore l’Irish Open au début des années quatre-vingt-dix, est plus délicat. Les mises en jeu demandent de la précision, les roughs engloutissent les balles avec gourmandise et les pars 3 sont très solides. Si le score est difficilement tenable sur le Killeen, il est toujours possible d’en admirer la superbe architecture, à la fois franche et spectaculaire. Il n’est pas rare de voir déambuler quelques biches sur les fairways.

Tralee, la cathédrale made in Palmer

« J’ai dessiné les neuf premiers trous mais Dieu a conçu les neuf derniers. » Voilà comment Arnold Palmer parle de son parcours de Tralee. Exagéré ? Pas du tout. Pour s’approprier Tralee, il faut au moins le jouer deux fois : une pour profiter du parcours (et tenter de l’apprivoiser !), l’autre pour s’émerveiller du paysage ! Entre lande, falaise, sombre château perdu et immenses dunes verdoyantes, ce parcours est une véritable œuvre d’art. Le 13, par 3 de 135 mètres vaut à lui seul le détour. Le coup de départ doit survoler une vertigineuse cuvette naturelle pour aller trouver un green étroit niché dans une immense colline chevelue. Voilà un trou où la pression est présente même en partie amicale, l’un de ces trous qui reste ancré dans la mémoire du golfeur de passage et qui fait forcément revenir en terre irlandaise. novembre 2006

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>EVASION

Texte de Dominique Pourrias

MAGIQUE ESPAGNE !

NUMEROS UTILES

Sous le soleil automnal, l’atmosphère des parcours espagnols est tout particulièrement surprenante.

• Chemins du Golf (Les) www.lescheminsdugolf.com • Club Med www.clubmed.fr • Copampa Golf www.copampa-golf.com • Culture Sport www.culture-sport.com • Fun & Fly www.fun-and-fly.com • Golf autour du Monde www.golfautourdumonde.com • Golf’In www.golfin-france.com • Greens du Monde www.greensdumonde.com • Nouvelles Frontières www.nouvelles-frontieres.fr • Sport Aways Voyages www.sport-away.com • Tee off Travel www.teetravel.com • Ultramarina Golf & Glisse www.golfandglisse.com • Voyages Golfissimes www.golfissimes.fr • Voyage de la Tour www.green-spa.com

PGA Catalunya

ESPAGNE (ANDALOUSIE)

Des expériences fascinantes L’Andalousie tire sa beauté de l’exceptionnelle fusion entre les mondes chrétien, arabe et juif qui a marqué à la fois ses monuments et son art de vivre. Elle attire autant pour les dentelles de pierre de ses palais que pour la fougue de son flamenco... et pour le soleil généreux qui baigne ses plages. Laissez-vous séduire... Golf de Valderrama : à Sotogrande, c’est sans aucun doute l’un des grands d’Espagne ! Ce superbe parcours a accueilli la Ryder Cup en 1997. Los Flamingos Golf Club : situé près de Marbella, chaque trou de ce magnifique 18 trous est unique avec des vues à couper le souffle qui s’ouvrent sur la Méditerranée, Gibraltar et sur l’Afrique. Montecastillo Golf Resort : près de Jerez, ce 18 trous de renommée internationale se déroule dans un paysage typiquement andalou de collines et de lacs. Atalaya Golf and Country Club : à Estepona, deux magnifiques 18 trous arborés et fleuris qui offrent de splendides panoramas. Les incontournables Trois cités majeures : Séville l’élégante, avec la Giralda, la cathédrale, le quartier juif de Santa Cruz, le musée des Beaux-Arts ; Grenade, fleuron de l’art hispanomauresque, pour l’Alhambra et ses jardins, le Generalife, les mausolées de la Capilla Real ; et Cordoue la secrète, fantastique labyrinthe de ruelles. 32

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Le flamenco Entrez dans cette danse sensuelle d’origine gitane, rythmée par la guitare, les paroles chantées, le battement des mains et le martèlement des talons... En Andalousie, les festivals de flamenco organisés dans les petits villages sont envoûtants.

ESPAGNE (CATALOGNE)

Terre de génies La Catalogne possède une forte personnalité et une identité marquée. Elle offre une grande variété de paysages, des villages de haute montagne aux plages de sable fin entrecoupées de criques rocheuses, et des sites historiques et culturels de grande renommée. De must en must PGA de Catalunya : à Caldes de Malavella près de Gérone, c’est un spectaculaire 36 trous qui se joue sur un terrain ondulé, avec les Pyrénées en toile de fond et une superbe végétation de chênes et de bruyères. Peralada Golf Club : proche de Figueres, ce 18 trous avec des lacs et des zones boisées est très plaisant pour les joueurs de tous niveaux. Golf de Bonmont : situé à Mont Roig del Camp près de Tarragone, il s’agit d’un beau 18 trous agrémenté de bunkers et de pièces d’eau qui offre de belles vues sur la mer et sur la montagne. Emporda Golf Club : à proximité de Pals, ce 36 trous permet plusieurs combinaisons de parcours, entre le Links qui alterne lagunes, dunes et larges bunkers, et le Forest qui serpente dans une pinède méditerranéenne.

Les incontournables Ici, le souvenir du peintre Salvador Dali est présent à Portlligat (maison-musée), Figueres (théâtre-musée) et au château de Pujol. Ne manquez pas Tarragone, l’antique Tarraco classée au patrimoine mondial par l’Unesco ; Montserrat, avec ses hautes cimes et son monastère bénédictin du XIe siècle ; le delta de l’Ebre ; les vestiges d’Empuries, Gérone, les bourgades médiévales de Pals, Peratallada et de Monells, et l’abbaye de Sant Pere de Roda. Vous avez dit « tapas » ? Tapas signifie « couvercles ». On dit que le roi Alphonse le Sage, soucieux d’ordre public, aurait interdit de servir du vin sans nourriture dans les auberges, et exigé de couvrir les coupes des clients pour retenir les vapeurs d’alcool. Vrai ou faux ? Ce qui est sûr, c’est que les tapas sont une institution nationale et le régal de l’apéritif !

ESPAGNE (TENERIFE-CANARIES)

Posées sur l’Atlantique Tout au long de l’année, les îles volcaniques des Canaries offrent aux golfeurs des conditions de jeux optimales. Tenerife décline avec délectation ses plages de sable blanc ou noir, ses forêts de pins, son parc national et ses immenses bananeraies. Le Buenavista : au nord-ouest de Tenerife, à Isla Baja, c’est un 18 trous dessiné par Severiano Ballesteros.

Certains trous requièrent beaucoup de précision ; notamment les numéros 15 et 17 situés au bord de falaises abruptes sur l’océan. Le Costa Adeje : sur une ancienne plantation, ce 18 trous + 9, imaginé par José Gancedo, est l’un des plus beaux parcours de Tenerife. S’il n’est pas trop difficile de jouer sur ses amples greens ondulés, le vent peut être assez violent. Golf del Sur : c’est sans doute le 18 trous + 9 le plus technique des Canaries. Accueillant des compétitions de haut niveau, le parcours est ardu avec ses fairways bordés de lave noir et ses redoutables bunkers. Un vrai challenge de Pépé Gancedo ! Et aussi : l’Amarilla Golf, 18 trous de la côte sud, et Las Americas, 18 trous à Playa de las Americas. Les incontournables Santa Cruz de Tenerife est l’un des ports les plus importants d’Espagne. Visitez le musée de la Nature et de l’Homme, le marché (le matin) et la calle del Castillo, la principale artère commerçante. Ne manquez pas Candelaria, lieu de pèlerinage pour Nuestra Senora de Candelaria, sainte patronne des Canaries, et La Orotava, cité aux belles maisons anciennes des XVIIe et XVIIIe siècles. Excursion à Lanzarote Vous y trouverez le Golf Club Costa Teguise, un 18 trous réalisé au pied d’un volcan assoupi. Mais, ici, vous pourrez aussi partir explorer à dos de dromadaire le parc de Timanfaya, espace presque totalement aride, et jonché de rochers torturés jaillis des Montanas del Fuego. novembre 2006

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>18 TROUS AVEC…

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TROUS AVEC… LUC NILIS

« UN HOLE IN ONE POUR MON ANNIVERSAIRE »

Propos reccueillis par Xavier Champagne

HERITAGE GOLF & SPA RESORT, ILE MAURICE

LUC NILIS A MARQUÉ À JAMAIS LES MÉMOIRES DES PASSIONNÉS DE FOOTBALL PAR SON ÉLÉGANCE ET LA PUISSANCE DE SA FRAPPE DE PIED GAUCHE. IL COMPTE 56 SÉLECTIONS EN ÉQUIPE NATIONALE, 8 SAISONS AU RSC ANDERLECHT COURONNÉES PAR 4 TITRES, 6 SAISONS AU PSV EINDHOVEN DONT 2 TITRES NATIONAUX ET FUT ÉLU JOUEUR DE L’ANNÉE AUX PAYS-BAS EN 1996.

TROU N°11 : Votre excuse la plus employée ?

> Aucune. Je ne plains pas sur un terrain. Je sais que je suis seul responsable

TROU N°1 : Votre Home club ? LUC NILIS : Je suis membre au Limburg Golf & Country Club à Houthalen. TROU N°2 : Votre handicap ?

> S’il navigue aujourd’hui autour de 6,5, mon handicap a déjà été plus bas...

TROU N°3 : A quand date vos premiers coups de golf ?

> C’était en 1994 pendant la Coupe du Monde de football à Daytona Beach aux Etats-Unis. Je partageais la chambre avec un autre Diable rouge, Marc Degrijse, complètement passionné par le golf. J’y ai alors goûté et j’ai attrapé le virus.

TROU N°4 : Vous jouez avec quel matériel de golf ?

> Dans mon sac Adidas, on trouve les fers RAC de Taylor Made, un bon vieux bois 3 Big Bertha de Callaway et un driver Titleist. Mais je crois que ce dernier devra bientôt laisser sa place au Taylor Made R7.

TROU N°5 : Votre coup favori ?

> Le fer 3 ou 4! Un coup que la majorité des amateurs détestent. Pas moi...

TROU N°6 : Quel club jouez-vous à 150 mètres du drapeau ? > Selon les situations, un fer 7 ou 8.

TROU N°7 : Votre club que vous appréciez le moins ?

> Tous ceux que je frappe dans un bunker, en général un lobwedge.

TROU N°8 : Combien de parcours jouez-vous par mois ?

> Aujourd’hui, j’en suis à un ou deux par semaine, sans jamais atteindre la dizaine par mois. Il fut une époque où il en était autrement avec une cadence de 4 à 5 parcours par semaine.

TROU N°9 : Votre coup inoubliable ?

> Sans hésiter, un hole in one le jour de mes 35 ans à Keerbergen!

TROU N°10 :

Votre meilleur souvenir ? > Ce doit être les deux cartes rentrées dans le par à Houthalen. Deux fois 72 brut. Malheureusement je n’ai jamais joué sous le par.

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de tous mes mauvais coups.

TROU N°12 : Que vous faut-il pour encore progresser ?

> Du temps libre! Certainement pour m’entraîner. Si on veut s’améliorer et atteindre un certain niveau, l’entraînement régulier devient indispensable.

TROU N°13 : Votre 4 balles de rêve ?

> Bien entendu d’abord Tiger Woods... Et puis Madonna aussi, si elle joue au golf ! Non, pas Maradonna. Et comme quatrième larron, faites venir Michaël «Air Jordan».

TROU N°14 : Votre parcours préféré ?

> L’Old Course à Saint Andrews m’a fait forte impression. La véritable Mecque du golf est envoûtante. Kingsbarns aussi est phé-no-mé-nal. Plus au sud, Valderrama et le très privé La Zagaleta sont des musts.

TROU N°15 : Quel parcours vous fait envie ?

> Augusta National reste un rêve pour beaucoup de golfeurs. J’ai également entendu beaucoup de bons commentaires au sujet du “Prince de Provence” dans le sud de la France...

TROU N°16 :

Votre idole en golf ?

> Sans hésiter : Tiger Woods. Il reste l’incontestable numéro 1 mondial. J’ai beaucoup de respect pour la manière avec laquelle il gère les médias, son image et sa vie privée. Cet homme possède une toute grande classe !

TROU N°17 : Votre meilleure carte ?

> C’est également mon meilleur souvenir. Un 72 avec des amis sous la pression d’un bel enjeu. Je ne vous cache pas que ce 72 a été bien récompensé...

Du 2 au 10 décembre 2006 : Deux grands évènements au Golf du Château à Bel Ombre: Finale de la ‘New Golf Stars’ & ‘Pro-Am’

TROU N°18 : Votre rêve ultime ?

> J’aimerais bien redescendre de handicap, jouer confortablement à ce niveau et y prendre beaucoup de plaisir.

TROU N°19 : Nous sommes au club house, que prenez-vous ?

> Une bière bien fraîche mais je vous avouerais que je suis de plus en plus séduit par un verre de vin rouge surtout quand il vient de chez Toni Etneo (Selezione Vini Italiani).

Inscription au Pro-Am : Tee Off Travel, Greens du Monde, Fun and Fly, Golf Parcours Voyages, Green Club, Les Chemins du Golf, Sports Away, Voyages Gallia. www.veranda-resorts.com/heritagegolffestival ou Veranda Resorts : 01.45.23.26.14


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Journal du Golf Belgique N°2  

Journal du golf n° 2 - Didier Reynders

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