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Photos : Terre Carbone Texte : Charles Nouar OR PISTE OR NORME N°24 Vibrations

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‘‘Il n’y a pas d’amour heureux.’’ a fait signer une première maquette, avoir bu des verres et des verres de Sky à la Closerie des Lilas avec Jacques Lanzmann, Thierry Séchan, Renaud, Roda-Gil... Les grandes années Sorbonne et post-Sorbonne. De celles qui vous donnent des ailes, avec Roda, toujours, qui, à la lecture de ses textes, l’encourage, le prend sous son aile. Mais voilà, son diplôme de prof de Lettres en poche, Hervé quitte finalement les premières lumières de la scène parisienne après une trentaine de concerts. Mais pas à l’ombre des « Limelights », parce que le mec continue à composer, à écrire, pour d’autres. Loin des projecteurs. S’embarque aussi dans de nouvelles formes d’écriture : des poèmes, des romans, qui, inévitablement, sortiront un jour des tiroirs de son petit appart strasbourgeois. Strasbourg, sa ville de cœur qu’il n’a finalement quittée que le

temps d’associer un IV à la capitale et un VI à son arrondissement de fins de soirs. C’est marrant, mais à bien des égards – et bien que tous deux diffèrent – ce mec me fait de plus en plus penser à Nicolas Rey, à mesure que je le côtoie : vous savez, l’auteur – entre autres – d’« Un Léger passage à vide ». Leur côté « Cœur des hommes », peut-être. Cette jolie manière, semi-pudique, de livrer leurs maux à demi-mot, tel un « Amour Ivresse » qui rappelle qu’« il n’y a rien à perdre quand on n’aime pas vraiment ». « À mesure que je le côtoie », parce que, forcément, on s’est revus, du coup, avec Hervé, le dîner passé. Promis une partie de FIFA, parlé foot – pas mal –, bu des verres à notre tour. Entre Aedaen et la Solidarité, page de pub comprise. Mais sans Roda, dont l’ombre n’est néanmoins jamais bien loin. Lui qui, à la différence

Vibrations | Or Norme #24  
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