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L’Île-sous-Essegney à Charmes Les bords de Moselle, une nature à la portée de tous !


Borne 1 : La Moselle Sauvage et ses eaux tumultueuses Ayant

pris de la vitesse dans

libre

peut

changer d’aspect.

sa partie amont, l’e au de la

plusieurs

moselle vient arracher des

opposée : ainsi se forment les

Les dépôts de sable et de galets voient s’installer des plantes pionnières, puis des arbustes, pour

méandres.

enfin laisser la place à

lambeaux de terre aux berges, et les dépose sur la rive

En

quelques

rivière

laissée

années,

une

fois

la forêt de rive.

totalement

L’Ile-sous-Essegney a conser­ vé en partie cette faculté de perpétuel remodelage qui confère au site sa richesse écologique. Les mortes et reculées, où se réfugient les castors, en sont la plus belle expression.

Bonne découverte !

Le site de Charmes est le produit de crues dont celle de 1983 qui a emporté toute la végétation sur son passage. De nouveaux bancs de galets se sont alors formés. Ils ont ensuite été recolonisés pour offrir le paysage actuel.


Borne 2 : les pionniers des bancs de graviers Les bancs de graviers jouent un rôle important dans l’épuration des eaux. Non loin du site, les infrastructures de captage nous rappellent que l’e au de la Moselle alimente la

La Tanaisie

Ville de Charmes en eau potable.

Les galets sont vite colonisés par des végétaux conquérants tels que la Tanaisie, petite plante aux fleurs jaunes que l’on utilise traditionnellement pour repousser les petits parasites (puces, poux, etc.). La Saponaire Aussi appelée « herbe à savon » elle mousse lorsqu’on la froisse dans l’eau. Cette propriété était utilisée autrefois pour nettoyer les tissus laineux…

La Vipérine

Ses fleurs roses ou bleues, tirent une langue rouge bifide qui nous fait penser au reptile cherchant sa proie… Le Silène enflé

Utilisé par les enfants comme pétard, le Silène enflé est l’une des premières plantes à recoloniser les bancs de graviers. Le Petit gravelot

Oiseau phare des bancs de graviers, le petit gravelot sautille rapidement de pierre en pierre. Ses œufs se confondent parfaitement avec les galets.


Borne 6 : la forêt de rive Les forêts de rive, ou «ripisylves», sont composées d’essences d’arbres tendres comme l’Aulne, le Frêne, le Saule et le Tremble. Le système racinaire de ces arbres est indispensable à la qualité de la rivière. Il participe au maintien des berges, à l’épuration de l’eau, au ralentissement des courants lors des crues et offre une multitude d’habitats pour la faune. Les lianes qui s’enchevêtrent le long des troncs et les chants étranges des nombreux oiseaux qui y trouvent refuge confèrent à cette forêt luxuriante de faux airs de forêt tropicale.

Reconnaître les arbres de la forêt de rive.

Tremble Saule

mé lo d ieu se

Frêne

Lin ott e

Des chantiers de gestion sont organisés par le Conservatoire des Sites Lorrains afin de rendre la forêt plus accueillante pour la faune. Le Castor vient parfois prêter « dent forte » aux bénévoles…

Aulne

Pic vert

Les arbres morts profitent aux champignons, aux insectes et à certains oiseaux tels que les pics. Le Loriot, bel oiseau difficile à observer, lance ses notes flûtées à la cime d’un arbre dès l’arrivée du printemps. Son chant accompagne les notes répétitives du Coucou. Le soir venu, le chant du Rossignol annonce l’arrivée de la nuit…


Borne 7 : Pêcheurs à plumes À chacun sa stratégie de pêche Le Héron cendré Le Héron reste figé et guette sa proie en eau peu profonde. Son long cou se déploie alors rapidement pour harponner le poisson imprudent. Il consomme plus généralement des grenouilles et des lombrics.

Le Martin-pêcheur Surnommé «la flèche bleue», le Martin-pêcheur au vol rapide, capture de petits poissons repérés depuis un poste d’affût.

Le Grand cormoran Le Cormoran est parfaitement adapté à la nage en surface et évolue rapidement sous l’eau. Son bec crochu est très efficace pour capturer les poissons. En Asie, l’oiseau est dressé pour la pêche «au cormoran» ; un anneau est placé autour de son cou afin qu’il n’avale pas la proie et la ramène à son maître.


Borne 5 : le castor Le Castor est le plus gros rongeur d’Europe : 25 kg en moyenne, loin devant le R agondin (7 kg) et le R at musqué (1 kg seulement). Fourrure épaisse, queue puissante, pattes arrières palmées et narines qui se bouchent à volonté : notre Castor est parfaitement équipé pour une vie aquatique. Essentiellement nocturne, le Castor passe ses journées à l’abri dans son terrier-hutte creusé en partie dans la berge et recouvert d’un tas de branches judicieusement agencées. En Lorraine, rares sont les constructions de barrage ; contrairement à son cousin canadien, le Castor européen n’est pas un grand bâtisseur.

Après l’accouplement, deux jeunes voient le jour en mai. S’ils échappent aux crues inondant le terrier ou aux renards opportunistes, ils pourront vivre une quinzaine d’années. En été, ce rongeur se nourrit essentiellement de feuilles. En hiver, il ne consomme que l’écorce et les jeunes rameaux des arbres. Trop lourd pour grimper, il aiguise alors ses incisives tranchantes et abat quelques arbres dont les racines ne meurent pas pour autant. Au contraire, de nouvelles tiges pousseront au pied du tronc coupé : le Castor pratique le taillis ! Au passage, l’arbre développe son système racinaire, renforçant ainsi les berges. L’arbre tombé à l’eau, lorsqu’il ne crée pas un embâcle trop important, constituera une source de nourriture pour de nombreux invertébrés, euxmêmes appréciés des poissons


Le saviez-vous ? Le Castor sécrète une substance musquée : le castoréum, utilisé en parfumerie et en pharmacie. On lui doit par ailleurs la découverte de l’aspirine, dont la substance active est issue de l’écorce de Saule, arbre très apprécié du Castor. Sa queue pourvue d’écailles justifia pendant des siècles que les moines le consomment comme poisson durant le Carême. Chassé pour sa fourrure, il disparaît de Lorraine au 17e siècle. Il est désormais protégé en France et en Europe. Les 14 castors réintroduits à l’aval de Nancy en 1983-85 ont fait des petits qui ont progressivement colonisé les rives de la Moselle et de ses affluents. Une famille de castors a élu domicile à l’Ilesous-Essegney. Avec beaucoup de discrétion, un peu de chance et une paire de jumelles vous aurez sûrement la chance d’observer le Castor pendant les douces soirées d’été.

Pendant l’hiver, le Castor est plus difficile à observer ; vous pourrez alors jouer au trappeur et tenter de trouver les indices de sa présence le long des berges (bois rongé, traces de pattes dans le sable…)


Borne 3 : une «morte» pleine de vie Ces

zones humides méritent une attention particulière :

elles assurent un rôle d’écrêteur naturel des crues.

L’énergie de la rivière est dissipée à ces endroits, préservant des crues dévastatrices villes, villages, ponts et autres bâtiments. Ailleurs, ces biotopes ont presque disparu par l’exploitation intensive de graviers. Les mortes et reculées sont des milieux de prédilection pour de nombreux insectes aquatiques tels que les libellules, mais également de nombreux amphibiens. Elles constituent d’excellentes frayères, indispensables à la reproduction des brochets.

Mortes et reculées…

Une morte est une étendue d’eau stagnante, correspondant à l’ancien lit de la rivière, qui s’est trouvée déconnectée de son cours actuel. Lorsqu’il subsiste une jonction, on parle de reculée.


Borne 4 : belles, mais envahissantes De plante ornementale, la R enouée du Japon est devenue, en milieu naturel, une peste végétale dont il est impossible de se débarrasser.

la Renouée du Japon

Elle pousse vite et haut. Ses larges feuilles confisquent la lumière nécessaire aux autres plantes. Ses racines horizontales (rhizomes) émettent des substances toxiques pour les autres plantes et ne participent pas au maintien des berges comme peuvent le faire les racines du Saule. De plus, un morceau de rhizome ou de feuille donne facilement naissance à un nouveau plant. Pour lutter contre cette peste végétale, des chantiers de fauche et d’arrachage systématiques sont organisés.

La Balsamine de l’Himalaya La Balsamine de l’Himalaya colonise elle aussi les cours d’eau. Comme son nom l’indique, cette plante aux belles fleurs roses nous vient également d’Asie.

Au moindre contact, les fruits de la Balsamine de l’Himalaya explosent en éjectant leurs nombreuses graines.

ATTENTION ! Couper un arbre ou éliminer la végétation, même sur une petite surface, c’est faciliter l’installation de la Renouée.


Les unités écologiques Chemin Sentier pédagogique Limite du site protégé Granulat Aulnaie - Saulaie

La Grenouille verte toujours à l’affût…

Bras mort Friches Rivière Barrage Buissons et boisements


Borne 8 : La protection du site L’intérêt

écologique de l’Ile-sous-Essegney justifie

son inscription à l’i nventaire départemental des

Espaces Naturels Sensibles (ENS) des Vosges. L a politique de protection du Conseil général des Vosges en matière d’ENS se veut proche des hommes et de leur territoire. Elle s’a rticule autour de la protection du site sur une durée d’au moins 15 ans et la réalisation puis la mise en œuvre d’u n plan de gestion biologique. L a protection de l’Île-sous-Essegney par le Conservatoire des Sites Lorrains (CSL) entre dans le cadre de cette politique. Dès 1998, le CSL initie la protection du site en achetant 2 ha de terrains privés. En 2000, la Ville de Charmes, propriétaire des parcelles voisines, renforce la protection en signant avec le CSL une convention de gestion de 15 ans portant sur 1 ha 75. En 2003, une convention quadripartite entre la ville de Charmes, Voies navigables de France, l’AAPPMA de Charmes (société de pêche) et le CSL porte la surface du site protégé à plus de 11 ha. À Charmes, la coopération entre Voies navigables de France et le CSL prend la forme d’une Convention d’Utilisation Temporaire de 5 ans qui a permis d’élargir la gestion sur 7 ha appartenant au domaine public fluvial. L’implication de l’AAPPMA de Charmes dans la protection du site se traduit par une convention de gestion avec le CSL pour une durée de 3 ans. Plusieurs associations contribuent avec le CSL à la vie du site : Moselle Vivante, Réseau Castor Vosges et Groupe pour l’Étude des Mammifères de Lorraine. L’ensemble de ces opérations a été réalisé avec le soutien de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse et le Conseil Régional de Lorraine.

Toutes les photographies de ce document ont été mises à disposition par Vincent Munier

Chevalier guignette


Renseignements Conservatoire des Sites Lorrains 7, place Albert Schweitzer - 57930 Fénétrange Tél. : 03 87 03 00 90 - Fax : 03 87 03 00 97 E-mail : cslfenetrange@cren-lorraine.fr http://www.cren-lorraine.fr

Vers Chamagne

� Vosges

Vers Essegney

M

e ell os

Es t e l’ al d Can

Centre ville Charmes

Sentier de découverte

Le Conservatoire des Sites Lorrains est une association de protection du patrimoine naturel qui intervient selon 4 missions : Connaissance, Protection, Gestion et Valorisation des espaces naturels de Lorraine. Ce site fait partie d’un réseau de 180 sites (4000 ha) protégés par le Conservatoire des Sites Lorrains. Renseignez-vous pour les découvrir.

Ce site fait partie de notre patrimoine. Aidez-nous à le protéger en respectant ces préconisations lors de votre promenade :

Cette action a été réalisée par le Conservatoire des Sites Lorrains à l’initiative de la commune, grâce au financement du Conseil Général des Vosges. Avec le soutien de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, du Conseil Régional de Lorraine,de Voies Navigables de France.

© 2004 • Conservatoire des Sites Lorrains 333 915 569 00011 TG Sarrebourg - [ www.OPUS Design.fr • 03 87 76 89 89 ]

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