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dossier pédagogique saison 2013-2014

Charles Gounod

la colombe Opéra-comique en deux actes Livret de Jules Barbier et Michel Carré

Darius Milhaud

le pauvre matelot Complainte en trois actes Paroles de Jean Cocteau

nouvelles productions

En deux mots la colombe Retiré à la campagne avec son valet Mazet, Horace a baptisé une colombe du prénom de l’aimée, la comtesse Sylvie. Cette dernière l’a ruiné mais il l’aime toujours. Pour cette raison, il ne se séparerait pas du précieux volatile pour tout l’or du monde…. mais que ne ferait-il pas pour sa belle…

le pauvre matelot Darius Milhaud : « Le sujet du Pauvre Matelot est simple : une femme est sans nouvelles depuis plusieurs années de son mari qui est marin. Malgré l’insistance de son beau-père, elle refuse de se remarier. Le mari revient à l’improviste, il va tout d’abord chez un voisin qui le met au courant de la vertueuse attitude de sa femme et de sa misère ; le mari veut « voir son bonheur du dehors ». Il se fait passer auprès de sa femme pour un ami de son mari... »

Contacts Flora Klein • tél + 33 (0)3 88 75 48 54 • courriel • fklein@onr.fr Hervé Petit • tél + 33 (0)3 88 75 48 79 • courriel • hpetit@onr.fr Opéra national du Rhin • 19 place Broglie BP 80 320 • 67008 Strasbourg Photo Nis & For

www.operanationaldurhin.eu


Direction musicale Mise en scène, Décors, lumières costumes  Création des images

Claude Schnitzler Stéphane Vérité Hervé Poeydomange Romain Sosso

la colombe sylvie Gaëlle Alix horace Jean-Christophe Born Maître Jean Sévag Tachdjian Mazet Lamia Beuque le pauvre matelot le matelot Sunggoo Lee sa femme Kristina Bitenc son ami David Oller Martínez son beau-père  Alexander Schuster

Orchestre philharmonique de Strasbourg Orchestre Lamoureux (Paris)

Éditions Heugel et Cie

production de l’opéra studio

colmar

MULHOUSE

STRASBOURG

ve 4 avril 20 h di 6 avril 15 h

ma 6 mai 20 h sa 10 mai 20 h

ma 1 juillet 20 h je 3 juillet 20 h

théâtre

La sinne

opéra

Langue : français surtitré en français et en allemand Durée approximative : 1 h 30 Conseillé à partir de 11 ans : collège et lycée

er

paris

athénée théâtre louis-jouvet

me 11 juin 20 h ve 13 juin 20 h sa 14 juin 20 h di 15 juin 16 h


la colombe L’argument Livret de Jules Barbier et Michel Carré, tiré du poème de Jean de la Fontaine, Le Faucon.

Acte I Près de Florence - Dans une maison délabrée Mazet, valet d’Horace dont il prétend être le filleul, nourrit la colombe de ce dernier et chante pour elle, puis l’emmène au jardin. Arrive Maître Jean, majordome de la comtesse Sylvie pour laquelle, selon Mazet, son maître a dépensé toute sa fortune. Le majordome est venu acheter l’oiseau pour un certain comte Lélio. La somme proposée permettrait à Horace de se refaire une santé financière. Mazet demande à Maître Jean de se cacher alors qu’Horace arrive. Il lui fait part de la proposition mais le propriétaire de la colombe reste inflexible. Dans une dithyrambe, Horace laisse éclater son sentiment amoureux pour Sylvie, nouvelle dont son majordome se réjouit, bien décidé à obtenir l’oiseau sans bourse délier. Il s’empresse d’aller porter les nouvelles : le refus d’Horace de se séparer de la colombe mais aussi sa déclaration d’amour. Il suggère à Sylvie de tenter d’acheter elle-même l’oiseau, ce qu’elle refuse au premier chef. Mais sa rivale Amynte possède un perroquet extraordinaire qui lui a permis de la surpasser en société. La comtesse signifie sa détermination à faire usage de l’amour pour arriver à ses fins. Sylvie se rend chez son amoureux transi et tombe sur son valet Mazet qui, faisant mine de ne pas la reconnaître, lui fait part de son sentiment sur celle qui a, selon lui, abandonné son maître. Mais voilà Horace, dont la bonne humeur est à son comble. Sylvie s’invite à dîner. Maître Jean fait son apparition en tant que représentant du seigneur Lélio…

Acte II Même décor C’est Maître Jean qui s’active aux fourneaux pour préparer le dîner. Mazet, à qui les fournisseurs ont refusé de faire crédit, revient bredouille du marché. Suit un échange entre les deux compères qui évoquent des recettes impossibles à réaliser, faute d’ingrédients. Horace arrive sur ces entrefaites, dresse la table et décide de sacrifier la colombe pour la faire rôtir ! Sylvie de son côté se rappelle des bons moments passés avec Horace, quand l’objet de son déplacement lui revient à l’esprit… ce qu’elle compte bien évoquer à table ! Sylvie parle de sa rivale Amynte et de son perroquet, qui fait l’objet de toute l’attention des Florentins. Le rôti est servi, au goût étrange, mais qu’importe, la comtesse prend son courage à deux mains et demande à Horace « l’unique chose qui lui reste ». Horace lui avoue que l’oiseau a été sacrifié pour le dîner. Sylvie est touchée par cette preuve d’amour qui relègue sa rivalité à bien des lieues. Mazet paraît avec la colombe vivante à la main. Au moment de son sacrifice est apparu un oiseau qui est effectivement passé à la casserole, un perroquet… rouge !… c’est bien celui d’Amynte qui s’était échappé. Et c’est le triomphe de l’amour.

un succès international Le précédent opéra de Gounod, Philémon et Baucis, dont le livret est également écrit par Barbier et Carré, basé sur un conte de Jean de La Fontaine, est commandé pour l’été 1859 par Édouard Bénazet, Directeur du théâtre et du casino de Baden-Baden. Alors que la situation politique entre la France et l’Allemagne se dégrade en juin, l’opéra de Gounod est préventivement déprogrammé pour éviter les éventuelles réactions négatives du public allemand, et la première a lieu finalement dans une version rallongée en février au Théâtre Lyrique à Paris. Pour compenser Bénazet de sa perte, Gounod compose en deux semaines La Colombe pour l’été suivant. C’est d’ailleurs à ce directeur que la partition est dédiée. Bien que saluée par une ovation à Baden-Baden, il n’en est pas de même en 1866 à l’Opéra-Comique, avec seulement vingt-neuf représentations. L’ouvrage est donné également à Buxelles en décembre 1867, puis traduit pour être joué dans les langues des différents pays à Stockholm en février 1868, au Crystal Palace de Londres en septembre 1870, à Copenhague en avril 1873, à Prague en septembre 1873. Puis il sera à nouveau joué en 1912 en italien à Bologne et en français à Paris. Diaghilev le présente en janvier 1923 à Monte Carlo, avec des récitatifs composés par le tout jeune Francis Poulenc, âgé alors de 24 ans, qui remplacent les dialogues parlés.


le faucon jean de la fontaine Je me souviens d’avoir damné jadis L’amant avare ; et je ne m’en dédis. Si la raison des contraires est bonne, Le libéral doit être en paradis : Je m’en rapporte à Messieurs de Sorbonne. Il était donc autrefois un amant Qui dans Florence aima certaine femme. Comment ? aimer ? c’était si follement, Que pour lui plaire il eût vendu son âme. S’agissait-il de divertir la dame, à pleines mains il vous jetait l’argent : Sachant très bien qu’en amour comme en guerre On ne doit plaindre un métail qui fait tout ; Renverse murs ; jette portes par terre ; N’entreprend rien dont il ne vienne à bout ; Fait taire chiens ; et quand il veut servantes Et quand il veut les rend plus éloquentes Que Cicéron, et mieux persuadantes : Bref ne voudrait avoir laissé debout Aucune place, et tant forte fut-elle. Si laissa-t-il sur ses pieds notre belle. Elle tint bon ; Fédéric échoua Près de ce roc, et le nez s’y cassa ; Sans fruit aucun vendit et fricassa Tout son avoir ; comme l’on pourrait dire Belles comtés, beaux marquisats de Dieu, Qu’il possédait en plus et plus d’un lieu. Avant qu’aimer on l’appelait Messire à longue queue ; enfin grâce à l’amour Il ne fut plus que Messire tout court. Rien ne resta qu’une ferme au pauvre homme, Et peu d’amis ; mêmes amis, Dieu sait comme. Le plus zélé de tout se contenta Comme chacun, de dire c’est dommage. Chacun le dit, et chacun s’en tint là : Car de prêter à moins que sur bon gage, Point de nouvelle : on oublia les dons, Et le mérite, et les belles raisons De Fédéric, et sa première vie. Le protestant de madame Clitie N’eut du crédit qu’autant qu’il eut du fonds. Tant qu’il dura, le bal, la comédie Ne manqua point à cet heureux objet : De maints tournois elle fut le sujet Faisant gagner marchands de toutes guises Faiseurs d’habies, et faiseurs de devises, Musiciens, gens du sacré vallon : Fédéric eut à sa table Apollon. Femme n’était ni fille dans Florence Qui n’employât, pour débaucher le cœur Du cavalier, l’une un mot suborneur, L’autre un coup d’œil, l’autre quelque autre avance Mais tout cela ne faisait que blanchir. Il aimait mieux Clitie inexorable Qu’il n’aurait fait Hélène favorable. Conclusion, qu’il ne la pût fléchir. Or en ce train de dépense effroyable,

Il envoya les marquisats au diable Premièrement ; puis en vint aux comtés, Titres par lui plus qu’aucuns regrettés, Et dont alors on faisait plus de compte. Delà les monts chacun veut être comte, Ici marquis, baron peut-être ailleurs. Je ne sais pas lesquels sont les meilleurs : Mais je sais bien qu’avecque la patente De ces beaux noms on s’en aille au marché, L’on reviendra comme on était allé Prenez le titre, et laissez-moi la rente. Clitie avait aussi beaucoup de bien. Son mari même était grand terrien. Ainsi jamais la belle ne prit rien, Argent ni dons ; mais souffrit la dépense, Et les cadeaux ; sans croire pour cela Etre obligée à nulle récompense. S’il m’en souvient, j’ai dit qu’il ne resta Au pauvre amant rien qu’une métairie, Chétive encore, et pauvrement bâtie. Là Fédéric alla se confiner ; Honteux qu’on vît sa misère en Florence ; Honteux encor de n’avoir su gagner Ni par amour, ni par magnificence, Ni par six ans de devoirs et de soins, Une beauté qu’il n’en aimait pas moins. Il s’en prenait à son peu de mérite, Non à Clitie ; elle n’ouït jamais, Ni pour froideurs, ni pour autres sujets, Plainte de lui ni grande ni petite. Notre amoureux subsista comme il put Dans sa retraite ; où le pauvre homme n’eut Pour le servir qu’une vieille édentée ; Cuisine froide et fort peu fréquentée ; à l’écurie un cheval assez bon, Mais non pas fin : sur la perche un faucon Dont à l’entour de cette métairie Défunt marquis s’en allait sans valets Sacrifiant à sa mélancolie Mainte perdrix, qui, las ! ne pouvait mais Des cruautés de madame Clitie. Ainsi vivait le malheureux amant ; Sage s’il eût, en perdant sa fortune, Perdu l’amour qui l’allait consumant ; Mais de ses feux la mémoire importune Le talonnait ; toujours un double ennui Allait en croupe à la chasse avec lui, Mort vint saisir le mari de Clitie. Comme ils n’avaient qu’un fils pour tous enfants, Fils n’ayant pas pour un pouce de vie, Et que l’époux dont les biens étaient grands Avait toujours considéré sa femme, Par testament il déclare la dame Son héritière, arrivant le décès De l’enfançon ; qui peu de temps après Devint malade. On sait que d’ordinaire à ses enfants mère ne sait que faire,


Jean Honoré Fragonard, gravure pour Le Faucon de Jean de la Fontaine, 1795, MOMA

Pour leur montrer l’amour qu’elle a pour eux ; Zèle souvent aux enfants dangereux. Celle-ci tendre et fort passionnée, Autour du sien est toute la journée Lui demandant, ce qu’il veut, ce qu’il a, S’il mangerait volontiers de cela Si ce jouet, enfin si cette chose Est à son gré. Quoi que l’on lui propose Il le refuse ; et pour toute raison Il dit qu’il veut seulement le faucon De Fédéric ; pleure et mène une vie à faire gens de bon cœur détester Ce qu’un enfant a dans la fantaisie, Incontinent il faut l’exécuter, Si l’on ne veut l’ouïr toujours crier. Or il est bon de savoir que Clitie à cinq cents pas de cette métairie, Avait du bien, possédait un château Ainsi l’enfant avait pu de l’oiseau Ouïr parler : on en disait merveilles ; On en contait des choses nonpareilles : Que devant lui jamais une perdrix Ne se sauvait, et qu’il en avait pris Tant ce matin, tant cette après-dînée : Son maître n’eût formé pour un trésor Un tel faucon. Qui fut bien empêchée Ce fut Clitie. Aller ôter encor à Fédéric l’unique et seule chose Qui lui restait ! et supposé qu’elle ose Lui demander ce qu’il a pour tout bien, Auprès de lui méritait-elle rien ? Elle l’avait payé d’ingratitude : Point de faveurs ; toujours hautaine et rude En son endroit. De quel front s’en aller Après cela le voir et lui parler, Ayant été cause de sa ruine ? D’autre côté l’enfant s’en va mourir ;

Refuse tout ; tient tout pour médecine : Afin qu’il mange il faut l’entretenir De ce faucon : il se tourmente, il crie : S’il n’a l’oiseau, c’est fait que de sa vie Ces raisons-ci l’emportèrent enfin. Chez Fédéric la dame un beau matin S’en va sans suite et sans nul équipage. Fédéric prend pour un ange des cieux Celle qui vient d’apparaître à ses yeux ; Mais cependant, il a honte, il enrage, De n’avoir pas chez soi pour lui donner Tant seulement un malheureux dîner Le pauvre état où sa dame le trouve Le rend confus. Il dit donc à la veuve : Quoi venir voir le plus humble de ceux Que vos beautés ont rendus amoureux ! Un villageois, un hère, un misérable ! C’est trop d’honneur ; votre bonté m’accable. Assurément vous alliez autre part. à ce propos notre veuve repart : Non non, Seigneur, c’est pour vous la visite. Je viens manger avec vous ce matin. Je n’ai, dit-il, cuisinier ni marmite : Que vous donner ? N’avez-vous pas du pain ? Reprit la dame. Incontinent lui-même Il va chercher quelque œuf au poulailler Quelque morceau de lard en son grenier. Le pauvre amant en ce besoin extrême Voit son faucon, sans raisonner le prend, Lui tord le cou, le plume, le fricasse, Et l’assaisonne, et court de place en place Tandis la vieille a soin du demeurant, Fouille au bahut ; choisit pour cette fête Ce qu’ils avaient de linge plus honnête ; Met le couvert ; va cueillir au jardin Du serpolet, un peu de romarin, Cinq ou six fleurs, dont la table est jonchée. Pour abréger, on sert la fricassée. La dame en mange, et feint d’y prendre goût. Le repas fait, cette femme résout De hasarder l’incivile requête, Et parle ainsi : Je suis folle, Seigneur, De m’en venir vous arracher le cœur Encore un coup : il ne m’est guère honnête De demander à mon défunt amant L’oiseau qui fait son seul contentement : Doit-il pour moi s’en priver un moment ? Mais excusez une mère affligée, Mon fils se meurt : il veut votre faucon : Mon procédé ne mérite un tel don : La raison veut que je sois refusée : Je ne vous ai jamais accordé rien. Votre repos, votre honneur, votre bien, S’en sont allés aux plaisirs de Clitie. Vous m’aimiez plus que votre propre vie. à cet amour j’ai très mal répondu : Et je m’en viens pour comble d’ injustice Vous demander... et quoi ? c’est temps perdu ; Votre faucon. Mais non, plutôt périsse L’enfant, la mère, avec le demeurant, Que de vous faire un déplaisir si grand. Souffrez sans plus que cette triste mère


Aimant d’amour la chose la plus chère Que jamais femme au monde puisse avoir, Un fils unique, une unique espérance, S’en vienne au moins s’acquitter du devoir De la nature ; et pour toute allégeance En votre sein décharge sa douleur. Vous savez bien par votre expérience Que c’est d’aimer, vous le savez Seigneur. Ainsi je crois trouver chez vous excuse. Hélas ! reprit l’amant infortuné, L’oiseau n’est plus ; vous en avez dîné. L’oiseau n’est plus ! dit la veuve confuse. Non, reprit-il, plût au Ciel vous avoir Servi mon cœur, et qu’il eût pris la place De ce faucon : mais le sort me fait voir Qu’il ne sera jamais en mon pouvoir De mériter de vous aucune grâce. En mon pailler rien ne m’était resté, Depuis deux jours la bête a tout mangé. J’ai vu l’oiseau ; je l’ai tué sans peine : Rien coûte-t-il quand on reçoit sa reine ? Ce que je puis pour vous est de chercher Un bon faucon ; ce n’est chose si rare Que dès demain nous n’en puissions trouver. Non Fédéric, dit-elle, je déclare Que c’est assez. Vous ne m’avez jamais De votre amour donné plus grande marque. Que mon fils soit enlevé par la Parque, Ou que le Ciel le rende à mes souhaits, J’aurai pour vous de la reconnaissance.

Venez me voir, donnez-m’en l’espérance. Encore un coup venez nous visiter : Elle partit, non sans lui présenter Une main blanche ; unique témoignage Qu’Amour avait amolli ce courage. Le pauvre amant prit la main, la baisa. Et de ses pleurs quelque temps l’arrosa. Deux jours après l’enfant suivit le père. Le deuil fut grand : la trop dolente mère Fit dans l’abord force larmes couler. Mais comme il n’est peine d’âme si forte Qu’il ne s’en faille à la fin consoler, Deux médecins la traitèrent de sorte Que sa douleur eut un terme assez court : L’un fut le Temps, et l’autre fut l’Amour. On épousa Fédéric en grand’pompe ; Non seulement par obligation ; Mais qui plus est par inclination, Par amour même. Il ne faut qu’on se trompe à cet exemple, et qu’un pareil espoir Nous fasse ainsi consumer notre avoir. Femmes ne sont toutes reconnaissantes. à cela près ce sont choses charmantes ; Sous le ciel n’est un plus bel animal ; Je n’y comprends le sexe en général. Loin de cela j’en vois peu d’avenantes. Pour celles-ci, quand elles sont aimantes, J’ai les desseins du monde les meilleurs : Les autres n’ont qu’à se pourvoir ailleurs.

1860 année de la création de l’Œuvre • Unité de l’Italie • Premières réformes libérales de Napoléon III • Rattachement à la France du Comté de Nice et du Duché de Savoie • Abraham Lincoln est élu président des États-Unis après avoir fait campagne contre l’esclavage et pour le maintien de l’Union • Abolition de l’esclavage en Indonésie • Traité de Pékin, ouvrant la Chine aux Occidentaux • Expédition française en Syrie et au Liban, pour protéger les chrétiens maronites contre les druzes • Le nombre d’arrondissements de Paris passe de 12 à 20, la ville s’étend jusqu’aux limites actuelles • Décès d’Arthur Schopenhauer, philosophe allemand • Jean François Millet, Le Semeur peint

Jean François Millet, Le Semeur peint


charles gounod Il est né à Paris le 17 juin 1818 d’un père professeur de dessin et d’une mère pianiste. Orphelin de père à 5 ans, sa mère lui enseigne la musique pour laquelle il a des affinités. Il rentre à dix-huit ans au Conservatoire de Paris. à partir de 1838, il suit des cours, notamment avec Halévy. à la troisième tentative, il obtient le Premier Prix de Rome en 1839 avec sa cantate Fernand et rentre à la Villa Medicis à Rome. Là, la sœur de Félix Mendelssohn-Bartholdy, Fanny, lui fait connaître les œuvres de Bach, de Beethoven et celles de son frère. En 1841, il se rend à Vienne, Berlin et Leipzig, où Félix Mendelssohn l’incite à poursuivre sa carrière de compositeur. Gounod compose sa Messe de Rome dans le style de Palestrina et un Requiem. La Messe est jouée le 1er mai 1841 à l’église Saint-Louis-des-Français à Rome en l’honneur de Louis-Philippe. En 1843, de retour à Paris, il est directeur de la musique à l’église des Missions-Étrangères. Entre 1847 et février 1848, il est chez les carmélites et suit les cours du séminaire de Saint-Sulpice. En 1854, il compose son premier opéra avec l’appui de Pauline Viardot rencontrée en 1849, qui tient le rôle-titre : Sapho et la nonne sanglante, qui ne sera pas couronnée de succès. En 1852, il épouse Anna Zimmerman, fille d’un professeur au Conservatoire. il est nommé directeur général de l’enseignement du chant dans les écoles de Paris. Il écrit la Messe aux Orphéonistes, créée en 1853. Cette année-là, il compose la Méditation sur un prélude de Bach, très connue sous le nom d’Ave Maria. En 1855-1856, l’Opéra de Paris lui demande d’écrire Ivan le Terrible, grand opéra, mais l’histoire de l’empereur russe est trop proche de la réalité française : la tentative d’assassinat de Napoléon III à l’Opéra en 1858 pousse à l’abandon du projet. Gounod réutilise la musique dans La Reine de Sabat, Mireille et Faust. Le Médecin malgré lui en 1858, Faust en 1859, Mireille en 1864 et Roméo et Juliette en 1867 sont des succès. En 1860, il reçoit une commande pour un opéra comique d’après Philémon et Baucis de La Fontaine pour le théâtre d’été de Baden-Baden, qui sera créé au Théâtre Lyrique le 13 février 1860. Pour Baden-Baden encore, il compose une œuvre en deux actes, La Colombe, d’après La Fontaine. En 1870, la guerre franco-allemande le fait émigrer à Londres où il compose des cantiques qui recueillent beaucoup de succès et prend la direction du chœur de l’Albert Hall. Il reste à Londres chez la soprano Georgina Weldon qui prend en charge sa carrière et s’occupe du compositeur dont la santé de dégrade. Il rentre en France en 1874. Il compose encore pour l’opéra, notamment Polyeucte en 1878, puis pour la musique sacrée et son oratorio La Rédemption en 1882. En 1891, il est victime d’une attaque cérébrale qui le rend hémiplégique. En octobre 1893, il a 75 ans. Tombé dans le coma, il meurt à Saint-Cloud le 17 octobre.


le pauvre matelot L’argument Livret de Jean Cocteau

Acte I Dans un port de mer, une femme de matelot tient un bar. Elle évoque avec l’ami de son mari les qualités de danseur de ce dernier, parti il y a quinze ans. Son père est là aussi, qui l’encourage à se remarier à 40 ans. L’ami lui a demandé sa main mais, fidèle, elle a refusé de lui donner. Voilà le marin qui revient, que personne ne reconnaît, pas même son propre ami chez qui il débarque en pleine nuit. Il finit par le reconnaître et lui décrire la piteuse situation dans laquelle se trouvent son épouse et son père.

Acte II Le lendemain matin. Le matelot va à la rencontre de sa femme qui ne le reconnaît pas. Il prétend lui donner des nouvelles de celui dont elle a supposé la mort : qu’il est pauvre, qu’il lui a prêté de quoi vivre, qu’il est couvert de dettes. Ces dettes, elle ne pourra pas les éponger, mais le marin lui montre des perles qui pourraient bien l’arranger… Il lui demande l’hospitalité pour la nuit. Elle accepte d’héberger le messager « ami de son mari ». Dans la pénombre cependant, elle lui trouve une ressemblance avec son mari.

Acte III Au petit matin, la femme avoue à son père qu’elle a tué le visiteur pour s’approprier le trésor qu’il avait en poche et sauver ainsi son mari. Les voilà partis pour cacher le corps. Rideau.

extrait du livret pages 11 à 14 Sa Femme Mon mari reviendra un jour Avec un singe sur l’épaule Et si riche, si riche, Que nous pourrons acheter le Café du Commerce Son Ami Je vous admire Son Beau-père Il y a de quoi Nous n’avons plus le sous, le bar tombe en ruines. Il vaudrait mieux tourner ses pouces. Son Ami Et s’il revenait, les poches vides ?

Sa Femme Alors, alors, il n’y aurait pas de crime devant lequel je recule pour le couvrir d’or. Son Beau-père Ma fille est un personnage de cinéma. Son Ami Je souhaite à tous les maris d’avoir épouse pareille. Bonsoir. Je rentre. Son Beau-père Le lundi notre rue est calme On cuve ton vin.


Son Ami Mon vin ou le vôtre, allez ! Mes affaires ne marchent guère mieux que le reste. Bonsoir. Tiens, j’oubliais, J’étais venu pour emprunter votre marteau Vous n’en avez pas besoin ? Sa Femme Prenez-le. Son Ami Merci. Sa Femme à demain. Il sort de la cave, traverse la plate-forme, entre chez lui à droite et disparaît après avoir rangé un peu. Sa Femme Quel brave garçon ! Son Beau-père Il t’aime ! Tu devrais l’épouser. Sa Femme Père, père, d’abord il faut que je devienne veuve. Tout doux, mon père, il faut d’abord que je devienne veuve. Son Beau-père Quel entêtement ridicule Après quinze ans de silence Quinze ans ! Tu avais vingt-cinq ans. Tu en as quarante. Quarante ! Tu ne les parais pas c’est entendu mais c’est un âge qui compte pour une femme.

Sa Femme Il reviendra. Pendant ce qui suit, la tête du marin apparaît au fond, il monte l’escalier. On le voit apparaître tout entier. Il s’avance dans la rue. Il aura quarante-cinq ans. Il se moque de mon âge, il m’aime, il ouvrira la porte en criant : me voilà ! me voilà ! Le Matelot s’arrête devant la porte, il hésite, se retourne et va devant la porte en face. Son Beau-père Il n’y a rien à dire avec les femmes ! (sortant par le fond avec elle) Voilà une boîte, entre nous, qui en voit de toutes les couleurs Et tu me tiens un langage de première communiante. Nuit à gauche et à droite. Seule la rue est éclairée par la lune. Le Matelot, seul Notre rue est toute petite Elle était grande en voyage Elle m’encombrait. Souvent je ne savais plus quoi faire pour l’emmener. Les vents effacent la figure. La fatigue et le soleil en font une autre. Personne d’ici ne m’a reconnu. Je me suis même renseigné : Ma femme est fidèle. Si elle allait ne pas me reconnaître ? Faisons d’abord l’expérience Sur un ami.

1927 année de la création de l’Œuvre • Léon Trotsky et Grigori Zinoviev sont expulsés du Parti communiste de l’Union soviétique par le Comité central • Création à Valence de la Fédération anarchiste ibérique • Charles Lindbergh effectue la première traversée aérienne officielle de l’Océan Atlantique en solitaire et sans escale, les 20 et 21 mai 1927, entre New York et Paris • 84 manifestants sont tués par la police lors d’une manifestation du Parti communiste à Vienne • Mort de Ferdinand Ier de Roumanie • Création de l’assurance-chômage en Allemagne • Premier congrès du NSDAP (parti nazi) à Nuremberg • Traité entre la France et la Yougoslavie • Réunion du Congrès national indien qui réclame l’indépendance du pays • Exécution aux états-Unis des anarchistes Sacco et Vanzetti • Ouverture au public du premier service de téléphonie par câble transatlantique entre Londres et New York


• Sortie du Chanteur de jazz, premier film parlant • Duke Ellington (1899-1974) se produit en concert pour la première fois au Cotton Club de Harlem • Yehudi Menuhin, 11 ans alors, donne son premier concert parisien, salle Gaveau • Création d’Antigone par Arthur Honegger au théâtre de la Monnaie à Bruxelles • Création de la Symphonie nº2 de Chostakovitch, de la Sonate pour violon et piano de Ravel, de Das Wunder der Heliane, opéra d’Erich Wolfgang Korngold • Le Corbusier réalise la Weißenhofsiedlung à Stuttgart

Joséphine Baker dans La Revue des Revues en 1927

La Weißenhofsiedlung à Stuttgart

darius milhaud Il naît en 1892 à Marseille. à trois ans, il débute le piano, et le violon à sept ans. En 1904, à 12 ans, il découvre Debussy, qui sera un de ses maîtres à penser. En 1909, il entre au Conservatoire de Paris, en classes de composition et de direction d’orchestre. Paul Dukas y est son professeur d’orchestration. Il s’intéresse aux ballets russes de Diaghilev et en 1913 découvre et apprécie Le Sacre du printemps de Stravinski. Son style moderniste s’affirme dès le début. En composant de la musique pour ses écrits, il rencontre Paul Claudel qui, nommé ambassadeur au Brésil, en fait son secrétaire d’ambassade entre 1917 et 1918. Rentré à Paris en 1918, il participe au Mouvement des Nouveaux Jeunes avec notamment Jean Cocteau, qu’il a déjà côtoyé en 1916, et Eric Satie. Avec Georges Auric (1899-1983), Louis Durey (1888-1979), Arthur Honegger (1892-1955), Francis Poulenc (1899-1963), Germaine Tailleferre (1892-1983), il crée le Groupe des six, de jeunes compositeurs qui agissent de 1916 à 1923. La Musique des Mariés de la Tour Eiffel en 1921 sera leur seule composition collective. événement en 1919 : Le Boeuf sur le toit, son ballet, est un triomphe. Tout comme dans L’Homme et son désir et Saudade do Brasil, deux autres ballets, il y inclut des musiques sud-américaines. La musique du ballet La Création du monde en 1923 est influencée par le jazz naissant. Il écrit aussi des ouvrages lyriques : Le Pauvre Matelot en 1926 sur un texte de Jean Cocteau. Christophe Colomb, créé à Berlin en 1930 sur un texte de Claudel, est un succès, mais Maximilien en 1932 est moyennement accueilli à l’Opéra de Paris. De 1940 à 1947, réfugié aux états-Unis durant la Seconde Guerre mondiale, il enseigne en Californie. En 1947, il revient à Paris et est nommé professeur de composition au Conservatoire. En 1971, il s’installe à Genève et reçoit le Grand Prix International de la Musique et est élu à l’Académie des Beaux-Arts. Il décède à Genève le 22 juin 1974.


Quelques œuvres majeures • 1913 : Agamemnon, musique de scène • 1916 : Poèmes juifs, musique vocale • 1917 : Retour de l’enfant prodigue, cantate (poème d’André Gide) • 1918 : L’Homme et son désir, « poème plastique » pour solistes et orchestre (texte de Paul Claudel) • 1919 : Le Boeuf sur le toit, ballet (d’après Jean Cocteau) • 1920 : Saudades do Brazil, suite de danses pour piano ou orchestre • 1921 : Les Mariés de la Tour Eiffel, ballet • 1923 : La Création du monde, ballet • 1928 : Christophe Colomb, opéra (livret de Paul Claudel) • 1938 : Médée, opéra • 1952 : David, opéra • 1957 : Symphonie n°8

Le restaurant « Le Bœuf sur le toit » en 1922. Son nom est inspiré du ballet de Milhaud. Là se retrouvaient des artistes comme Cocteau.

L’œil Cacodylate, œuvre dadaiste de Francis Picabia réalisée pour le cabaret « Le Bœuf sur le toit » en 1921. La signature de Milhaud (entre autres) y figure en haut à droite.


jean cocteau Il naît à Maisons-Laffitte le 5 juillet 1889. Il découvre le théâtre et le cinéma à six ans. Son père se suicide alors qu’il a neuf ans. à quinze ans, il manifeste peu d’intérêt pour les études et est renvoyé du lycée Condorcet pour indiscipline en 1904. Il publie son premier livre de poèmes, La Lampe d’Aladin en 1909 et devient alors connu sous le nom de « prince frivole ». C’est sous ce titre que paraît, en 1910, son second recueil de poèmes. Il est fasciné par Serge de Diaghilev, le maître des ballets russes et notamment le danseur Vaslav Nijinsky. Il travaille avec eux pour Le Dieu bleu en 1912, sur une musique de Reynaldo Hahn. En 1916, il passe tout l’hiver sur le front de l’Yser. En septembre, il est détaché au service de propagande du ministère des Affaires étrangères. Il participe activement à la vie littéraire et artistique. Il fréquente Paul Morand, rencontre dans des salons Bakst, Stravinski, Darius Milhaud. Le ballet Parade est produit en 1917 sur la musique d’Erik Satie, les costumes et les décors de Pablo Picasso. Il collabore au mouvement dada et a une grande influence sur le travail du « Groupe des Six », dont il est porte-parole. Sa participation à la Première Guerre mondiale lui inspire le roman Thomas l’Imposteur. En 1918, Max Jacob lui présente le jeune poète Raymond Radiguet qu’il aide à travailler. Il facilite la parution de son livre Le Diable au corps. Dans les années 1920, il s’associe entre autres avec Marcel Proust, André Gide et Maurice Barrès. Il passe le mois de juin et une bonne partie de juillet 1920 à Londres avec Darius Milhaud pour mettre au point la représentation en anglais du Bœuf sur le toit qui doit avoir lieu au Coliseum. En 1920, Darius Milhaud fait connaître à Cocteau le Gaya, bar de la rue Duphot appartenant à Louis Moysès, où le pianiste Jean Wiener joue des airs de jazz. Il en fait son quartier général en concurrence avec le Certà, où se rencontrent les dadaïstes. Il collabore cette même année aux Mariés de la Tour Eiffel, œuvre collective du « Groupe des Six ». Radiguet meurt en 1923. Cocteau développe une addiction à l’opium. Les Enfants terribles est écrit en une semaine, au cours d’un difficile sevrage. Le roman conte la vie de Jeanne et de Jean Bourgoint qui ont impressionné l’écrivain. En janvier 1924, désemparé, il est emmené à Monte-Carlo par Diaghilev, Auric et Poulenc qui le poussent à chercher l’oubli dans l’opium. Il élabore un projet de ballet, Le Train bleu, sur une musique de Darius Milhaud, créé le 20 juin. En février, il rencontre pour la première fois Maurice Sachs à Paris. Il prépare la représentation de Roméo et Juliette à La Cigale. Il en assure la mise en scène et y joue Mercutio. Il assiste en décembre à la représentation du ballet Le Train bleu à Londres. Dans les années 1930, Cocteau aurait eu une liaison avec la princesse Nathalie Pale dont il aurait dû avoir un enfant. Vers 1933, il rencontre Marcel Khill, comédien qui devient son compagnon. Puis il se lie à Jean Marais et Édouard Dermit. En 1940, il écrit Le Bel Indifférent pour Édith Piaf. Il travaille avec Picasso et Coco Chanel. Pendant l’Occupation, il montre un aspect pacifiste, ce qui lui vaut d’être taxé de collaborateur par certains. à la Libération, il est rapidement acquitté par le Comité national du cinéma et le Comité national des écrivains, comités d’épuration devant lesquels il a comparu. Le film La Belle et la Bête sort en 1946. En 1960, il tourne Le Testament d’Orphée. En octobre 1963, il apprend le décès de son amie Édith Piaf et succombe à une crise cardiaque quelques heures plus tard dans sa demeure de Milly-la-Forêt. Il a 74 ans. Ci-dessus : Portrait de Jean Cocteau par Amadeo Modigliani en 1916


biographies Claude Schnitzler, Direction musicale Né à Strasbourg, Claude Schnitzler étudie l’orgue, le clavecin, la direction d’orchestre et l’écriture au Conservatoire de cette ville, puis complète sa formation de chef d’orchestre au Mozarteum de Salzbourg. Entré à l’Opéra du Rhin comme chef de chant, il devient dès 1975 l’assistant d’Alain Lombard à l’OPS. De 1981 à 1985, il collabore avec l’Opéra de Paris. En 1986, il prend la direction de l’Orchestre de la Ville de Rennes, cumulant cette fonction avec celle de chef permanent de l’Opéra du Rhin. De 1989 à 1995, il assure la direction de l’Orchestre de Bretagne tout en se produisant avec les principaux orchestres français ainsi que dans de nombreux opéras étrangers. Depuis plusieurs saisons, il est régulièrement invité par le Staatsoper de Vienne et de l’Opéra de Cologne. Sa carrière devenue internationale lui fait partager son temps entre l’opéra et le concert symphonique, où le répertoire traditionnel se mêle au répertoire contemporain. À l’OnR, il a récemment dirigé Iphigénie en Aulide et La Belle-Hélène. Parmi ses projets Attila et Samson et Dalila à Cologne, Les Caprices de Marianne d’Henri Sauguet à Marseille, Toulouse et Rouen.

Stéphane Vérité, Mise en scène, scénographie et lumières Il mène en parallèle son travail de recherche sur le corps, la respiration et les enjeux du corps en scène. Depuis 2006, il travaille sur l’écriture de scénographies numériques associées à la lumière, en compagnie de Romain Sosso. Il travaille pour le théâtre : Alexina B d’Herculine Barbin, Melle Else d’Arthur Schnitzler, La Pluie d’été de Marguerite Duras, Alice c’est merveilleux, non ?, Cours vite et tu seras lumière avec la conteuse Nicolette Picheral ; pour l’Opéra et la Danse : Zatoïchi pour le ballet de l’Opéra de Bordeaux, Les Enfants terribles de Philip Glass à Bordeaux, Missa Furiosa au festival de Linz, Heartbeat à Salzbourg. Il collabore avec Carlotta Ikeda et la compagnie Ariadone depuis 1992. Il réalise la scénographie d’une création de Carolyn Carlson sur un conte de Marie Desplechin au Centre chorégraphique national de Roubaix. Metteur en scène d’événements et de performances, il signe Poussières d’étoiles d’après le livre d’Hubert Reeves pour la Cité des sciences et de l’Industrie, Les Trésors des icônes bulgares à la Sainte Chapelle du Château de Vincennes et la scénographie de De quel sexe êtes-vous ? au Forum des sciences de Villeneuve d’Ascq. Pour France Télévisions, il réalise un documentaire de 52’, Les Enfants de la voix, sur la création de l’opéra Les Enfants terribles.


prolongements pédagogiques la Colombe Arts du langage

• Un livret inspiré d’une fable de Jean de la Fontaine • La Colombe poignardée de Guillaume Apollinaire

Arts du son

• Mélodies qui restent en tête, facilement chantables • Qu’est-ce qu’un opéra comique ? • Un opéra à l’orchestration recherchée • Des airs virtuoses, dont « Le grand art de la cuisine » • Ecouter un air célèbre extrait d’un autre opéra de Gounod « Ah, que je ris de me voir si belle » (Faust) • Les compositeurs inspirés par les oiseaux et leurs chants : Janequin, Rameau, Olivier Messiaen, qui a même composé une œuvre pour piano intitulée « La Colombe », etc.

Arts du visuel

• Illustrations des fables de la Fontaine • Représentation et symboles de la colombe dans les arts plastiques (Garouste, Picasso, Magritte, Braque, etc.)

le pauvre matelot Arts du langage

• Un fait divers comme source d’inspiration du Pauvre Matelot et du livre Le Malentendu de Camus • Thème de l’attente du retour de l’être aimé • Un livret entre réalisme et poésie

Arts du son

• L’univers musical et les sources d’inspiration de Darius Milhaud • La polytonalité • Le Pauvre Matelot, un opéra de chambre • Genres et styles musicaux des années 1920 • Le « Groupe des six » • Jean Cocteau et la musique

Arts du visuel

• Jean Cocteau peintre, dessinateur, lithographe, céramiste, tapissier • Le film La Belle et la Bête

Histoire

• Les années folles

Thématique « Arts, création, culture » • Jean Cocteau et la vie artistique de son temps


Dossier pédagogique La Colombe et Le Pauvre Matelot