163 L E
B U L L E T I N
D E S
M A T I E R E S
Agence Française de Développement Appui à la Gestion des Connaissances Département de la Recherche 5, rue Roland Barthes 75012 Paris / France www.afd.fr
Produits Agricoles CAFE : Les plus fortes baisses depuis 2009 CACAO : Des prix toujours plus hauts SUCRE : Fin d’année baissière
P R E M I E R E S
-
4e
t r i m e s t r e
2 0 1 3
L
es cours des matières premières ont achevé l’année 2013, comme ils l’ont démarrée, de façon désordonnée. De telles disparités n’avaient pas été constatées depuis longtemps sur les marchés, aussi bien du côté des produits agricoles que du côté des produits miniers. Alors que le nickel, l’aluminium, le soja et le café se sont fortement repliés, que la surabondance des stocks a fait chuter le sucre et que le marché de l’or a dégringolé, l’huile de palme a bien progressé et le cacao a flambé, particulièrement en fin d’année, où la crainte d’une pénurie a suffi à redresser les cours. Les prix des matières premières, qui avaient connu un rebond de 35 % en 2011, sont restés relativement élevés malgré le ralentissement économique. Après avoir chuté de 2 % en 2012, ils enregistrent une baisse de 5 % en 2013. L’appétit des grands consommateurs, comme la Chine et les US, a contribué à ce maintien.
RIZ : Stabilité des cours mondiaux OLEAGINEUX : Fin d’année haussière pour l’huile de palme COTON : La baisse des prix se confirme, la morosité gagne du terrain...
R. RENNESSON
Cours des devises 2013 Moyennes mensuelles en euros Cours de change de référence
CAOUTCHOUC : Bas mais stable
Produits MINIERS PETROLE : Stabilité du cours
$
£
Yen
DTS
Myr*
Janvier 2013
1,328
0,8327
118,343
0,8653
4,0412
Février 2013
1,3359
0,8624
124,400
0,8752
4,1402
Mars 2013
1,2963
0,8599
122,986
0,8622
4,0306
Avril 2013
1,3026
0,8507
127,543
0,8658
3,9685
OR : A son plus bas de l’année
Mai 2013
1,2982
0,8491
131,126
0,8663
3,9200
ALUMINIUM : La baisse des cours continue
Juin 2013
1,3188
0,8519
128,395
0,8710
4,1487
CUIVRE : Bonne tenue des cours
Juillet 2013
1,3080
0,8619
130,3939
0,8703
4,1746
NICKEL : Stablilité relative des cours
Août 2013
1,3309
0,8590
130,3386
0,8766
4,3630
Septembre 2013
1,3347
0,8417
132,409
0,8768
4,3410
Octobre 2013
1,3634
0,8471
133,324
0,8859
4,3282
Novembre 2013
1,3492
0,8378
134,972
0,8810
4,3175
Décembre 2013
1,3703
0,8363
141,679
0,8904
4,4517
* Dollar malaisien Source : Multidevises, Natexis Banques Populaires
Ce bulletin trimestriel a été rédigé par : Cédric JOSEPH-JULIEN, Hadj LAKHAL, Aymard MINGUIAMA, Régine RENNESSON (AFD) et Patricio MENDEZ DEL VILLAR (Unité Mixte de Recherche TETIS, CIRAD). Directrice de la publication : Anne PAUGAM • Responsable de la rédaction : Philippe CABIN Conception graphique : Frédéric TUAL / Agence Ferrari • Mise en page : Elsa MURAT Rédaction achevée le 4 mars 2014 Disponible sur le site Internet de l’AFD : http://www.afd.fr/publications-documentaires ISSN 1274-7335
Les plus fortes baisses depuis 2009
< Retour au sommaire
Rédacteur : Hadj LAKHAL • CommodAfrica
assurer la viabilité économique, sociale et environnementale du secteur ». Pour les petits producteurs, toutes les initiatives allant dans ce sens seraient les bienvenues alors même que la détérioration des fondamentaux n’a quasiment pas cessé durant toute l’année 2013. Enfin, l’ICO cherche à encourager l’accroissement de la consommation de café dans les pays producteurs et les émergents. EVOLUTION MENSUELLE DES COURS
Déc-13
Nov-13
Oct-13
Sept-13
Août-13
Juil-13
Juin-13
Mai-13
Avril-13
Mars-13
Janv-13 Arabica
Robusta
EVOLUTION ANNUELLE DES COURS
En $ cts/lb
(de 1993 à 2013)
Arabica
2013
2012
2011
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
1997
1996
270 250 230 210 190 170 150 130 110 90 70 50 30 1993
A l’occasion de la session de son conseil qui s’est tenu à Belo Horizonte en septembre, l’ICO a tenu à rappeler les objectifs de l’accord international de 2007 qui soulignait son engagement de « continuer à soutenir les mesures visant à
Fév-13
290 270 250 230 210 190 170 150 130 110 90 70 50
Bénéficiant d’un cycle favorable et d’investissements conséquents dans les grandes régions caféières, la production mondiale est excédentaire depuis plusieurs années. Elle a progressé de 8,5 % entre la campagne 2009/10 et 2010/11, 6% de 2010/11 à 2011/12, et pas moins de 9,2% en 2012/13 pour un total de 146,6 millions de sacs. Paradoxalement, on annonce une très bonne récolte en 2013/14 au Brésil en dépit d’un cycle défavorable. Il est question d’une récolte dépassant les 49 millions de sacs. La production des variétés Arabica a été revue à la hausse pour un total de plus de 38 millions de sacs. Dans le même temps et avec un total de 11 millions de sacs, le Robusta devrait baisser de 13% par rapport à 2012/13. Pour la campagne caféière 2013/14, les prévisions font état d’une consommation mondiale de 148 millions de sacs. Soit 2,6% qu’en 2012/13 avec un total définitif de 144,2 millions de sacs. Compte tenu du niveau historiquement bas des stocks prévisionnels (21 millions de sacs contre 26,8 millions de sacs en 2012/13) et une consommation qui ne cesse de croître de près de 2,5% l’an, ceci devrait à terme favoriser un rééquilibrage des fondamentaux à condition, selon l’ICO, que la « demande de café reste soutenue pour assurer un potentiel de croissance à long terme ».
En $ cts/lb
(de janvier à décembre 2013)
1995
L
e prix indicatif de l’International Coffee Organization (ICO) baisse depuis janvier nonobstant le léger sursaut de juillet et décembre. Au quatrième trimestre, il a été de 107,03 cents//US en d’octobre, 100,99 cts/US en novembre et a clôturé l’année avec 106,56 cts/US en décembre. Contrairement au premier semestre, même les variétés Arabica ont baissé. Le prix indicatif a enregistré en octobre son plus bas niveau depuis 2009. Sur l’ensemble de l’année 2013, les cours du café ont reculé de plus de 20%. Cette évolution défavorable des fondamentaux est attribuée aux prix élevés de 2011 qui ont encouragé les producteurs à investir pour augmenter leur production.
• Les Echos
1994
A partir des sources suivantes : • International Coffee Organisation (ICO) • The Economist Intelligence Unit (EIU)
Robusta
Indicateur : Indice OIC
en $ cts/lb
COURS
Janv-13
Fév-13
Mars-13
Avril-13
Mai-13
Juin-13
Juil-13
Août-13
Sept-13
Oct-13
Nov-13
Déc-13
Moyenne
Arabica
158,42
152,80
152,85
152,95
151,51
138,58
138,83
135,89
132,78
128,78
122.85
127,18
141,12
Robusta
105,66
109,70
112,51
107,53
105,78
96,85
102,73
100,69
097,46
89,99
85,75
95,54
100,85
Des prix toujours plus hauts < Retour au sommaire
Rédacteur : Hadj LAKHAL A partir des sources suivantes : • The Economist Intelligence Unit (EIU) • CommodAfrica
• International Cocoa Organization (ICCO) • Les Echos
cesse de croître, le Ghana, deuxième pays producteur après la Côte d’Ivoire, s’apprêterait à réduire, à moyen terme, les subventions sur les intrants pour des raisons économiques et budgétaires. Etant donné une productivité jugée insuffisante par manque de traitements des plantations en Côte d’Ivoire, les experts s’attendent à un déficit progressif de l’offre. Ceci ne manquerait pas d’impacter les prix jusqu’à provoquer une certaine inquiétude chez les acheteurs. EVOLUTION MENSUELLE DES COURS
NY (US$/t)
Déc-13
Nov-13
Oct-13
Sept-13
Août-13
Juil-13
Juin-13
Mai-13
Avril-13
Fév-13
Janv-13
London (£/t)
ICCO (US$/t)
EVOLUTION ANNUELLE DES COURS
En US $ /tonne
(de 1993 à 2013)
2013
2012
2011
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
1997
1996
1995
3500 3250 3000 2750 2500 2250 2000 1750 1500 1250 1000 750 500 1993
En guise de perspectives, le marché risque de connaître une forte tension à court terme. L’ICCO table sur un déficit de 100 000 tonnes en 2013/14. Alors même que la demande ne
Mars-13
3750 3500 3250 3000 2750 2500 2250 2000 1750 1500 1250
La baisse prévisible de la production mondiale de cacao pour la campagne 2013/14 s’est confirmée. Selon les données publiées par l’International Cocoa Organization (ICCO), celle-ci devrait se situer autour de 3,930 millions de tonnes contre 4,010 millions de tonnes précédemment (- 2%). Toutefois, ce recul de la production est inférieur à ce qu’il a été entre 2010/11 et 2011/12 (- 5,3%) avec successivement 4,269 millions de tonnes et 4,041 millions de tonnes. Le repli de l’offre est conséquent à une récolte moins bonne en Côte d’Ivoire et au Ghana pour cause de sécheresse, ainsi qu’en Indonésie en raison de maladies des cacaoyers. Les exportations indonésiennes ont pour leur part baissé de 6% entre 2013 (430 mille tonnes) et 2012 (456 mille tonnes). La demande mondiale de la fève de cacao est en constante augmentation depuis plusieurs années. Après avoir enregistré une progression de près de 6% lors des deux campagnes précédentes, celle-ci a atteint 3,910 millions de tonnes durant la campagne 2012/13. Soit 2% de plus qu’en 2011/12. Pour 2013/14, la demande prévisionnelle serait de 4,039 millions de tonnes. Même si les « pays développés ont retrouvé leur appétit du chocolat après une période de régime consécutif à la crise financière »*, c’est l’accroissement de la demande dans les pays émergents qui « contribue à mettre le marché sous pression »*.
En US $ /tonne
(de janvier à décembre 2013)
1994
2
013 aura été une année faste pour le marché du cacao. Depuis janvier, les prix ont augmenté de plus de 24%. Après avoir atteint en septembre son plus haut niveau depuis deux ans, le cours du cacao a continué sa progression durant le quatrième trimestre avec une moyenne mensuelle de 2 731 USD la tonne au mois d’octobre, 2 755 USD la tonne en novembre, et pas moins de 2 825 USD la tonne en décembre. La pression qui s’exerce sur le marché est attribuée non seulement à la demande mondiale qui ne cesse de croître mais aussi au ralentissement des arrivages sur les ports d’Afrique de l’Ouest, en raison d’une météo peu favorable.
*Laurence Boisseau (les Echos) Indicateur : Indice ICCO, Daily Price of Cocoa Beans
en $/tonne
COURS
Janv-13
Fév-13
Mars-13
Avril-13
Mai-13
Juin-13
Juil-13
Août-13
Sept-13
Oct-13
Nov-13
Déc-13
Moyenne
London (£/T)
1 448,71
1 438,40
1 445,13
1 513,87
1 480,76
1 493,45
1 544,62
1 623,55
1 671,81
1 719,38
1 729,22
1 754,09
1 571,92
NY (US $/t)
2 241,51
2 171,83
2 129,80
2 273,17
2 224,43
2 255,38
2 273,11
2 453,00
2 574,02
2 698,64
2 729,12
2 779,62
2 400,30
ICCO (US $/t)
2 275,40
2 197,70
2 153,36
2 294,49
2 243,74
2 283,58
2 307,24
2 483,61
2 612,74
2 730,70
2 755,17
2 824,54
2 430,19
Fin d’année baissière < Retour au sommaire
Rédacteur : Régine RENNESSON • Revue de presse AFD
Déc-13
En cts/lb
(de 1993 à 2013) 27
2013
2011
2012
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
25 23 21 19 17 15 13 11 9 7 5
Indicateur : Indice ISO COURS
Nov-13
Oct-13
Sept-13
Août-13
Juil-13
Juin-13
Mai-13
Avril-13
Mars-13
Fév-13
EVOLUTION ANNUELLE DES COURS
1996
Depuis 2011, les stocks se sont bien reconstruits. L’Organisation Internationale du Sucre (OIS) fait état d’un excédent mondial de 4,7 Mt durant la récolte 2013/2014. L’OIS prévoit une
40 35 30 25 20 15 10
1995
Les récoltes ont été bonnes en Inde et en Thaïlande, réduites au Brésil. L’EIU a revu à la baisse ses prévisions de production mondiale de sucre pour la saison 2013/2014, soit 182 Mt et la production pourrait encore diminuer.
En cts/lb
(de janvier à décembre 2013)
Janv-13
Au 4e trimestre 2013, l’offre mondiale de sucre dépasse nettement la demande. La production ne cesse de croître et les stocks sont volumineux. Selon CommodAfrica, la production mondiale a atteint 174,83 millions de tonnes et la consommation 167,64 Mt. L’Economist Intelligence Unit prévoit une croissance annuelle de la consommation mondiale de 2,4 % en moyenne sur les deux prochaines saisons. En 2014/2015, la demande mondiale devrait atteindre 182 Mt, soit une augmentation de près de 20 Mt en 5 ans. Tirée par la croissance démographique et économique, la consommation devrait encore augmenter dans les principaux pays producteurs ainsi que dans les pays comme la Chine, l’Indonésie, certaines régions d’Afrique du Nord et le Moyen Orient qui continueront à dépendre des importations pour satisfaire leur demande croissante de consommation de produits sucrés (glaces, boissons gazeuses, produits industrialisés …).
EVOLUTION MENSUELLE DES COURS
1994
De fortes pluies ont freiné la récolte de canne à sucre dans la région de Sao Paulo au Brésil, première région productrice au monde, au début du 4e trimestre. Un incendie a également éclaté dans le principal terminal sucrier du pays, dans le port de Santos, ce qui a ralenti les exportations. Ces évènements pourraient expliquer le léger rebond constaté en octobre et en novembre.
baisse de 2 Mt à 3 Mt pour la saison 2014/2015. Avec une consommation mondiale de sucre en augmentation et une baisse de la production, qui devrait intervenir principalement au Brésil et en Inde, la surabondance des stocks devrait commencer à fondre.
1993
A
près avoir rebondi en octobre et novembre 2013, où le cours affichait respectivement 18,35 US cents/livre et 18,08 US cents/livre, le cours du sucre chute à nouveau en décembre et se replie à 16,88 US cents/livre, repartant sur sa tendance baissière en cours depuis le début de l’année. Selon CommodAfrica, les cours du sucre ont chuté de 20 % en 2013.
• Les Echos
1997
A partir des sources suivantes : • CommodAfrica • The Economist Intelligence Unit (EIU)
en $ cts/lb
Janv-13
Fév-13
Mars-13
Avril-13
Mai-13
Juin-13
Juil-13
Août-13
Sept-13
19,12
18,45
18,41
17,99
17,76
17,12
16,94
17,06
17,09
Oct-13 18,35
Nov-13 18,08
Déc-13 16,88
Moyenne 17,77
Stabilité des cours mondiaux < Retour au sommaire
Rédacteur : Patricio MENDEZ DEL VILLAR, Unité Mixte de Recherche TETIS, CIRAD. • USDA
• OSIRIZ / InfoArroz & Négociants
Les stocks mondiaux de riz se finissant en 2013 ont connu un nouveau record à 174,4 Mt, en progression de 8,3%. Les premières projections pour 2014 indiquent une nouvelle augmentation à 179 Mt, et ce, malgré la faible progression de la production mondiale. Ces réserves représenteraient ainsi 37% des besoins mondiaux, soit le meilleur ratio observé au cours de la dernière décennie. En Thaïlande, les cours à l’exportation ont continué à faiblir. Les prix thaïlandais se retrouvent désormais à leur plus bas niveau depuis cinq ans. En 2014, le regain de la demande asiatique devrait favoriser la reprise des ventes externes. Mais la concurrence restera encore sévère entre les principaux exportateurs asiatiques. Au Vietnam, les prix à l’exportation sont restés fermes soutenus par la forte demande chinoise et philippine. En Inde, les prix à l’exportation se maintiennent stables et sont compétitifs par rapport à ces principaux concurrents. Avec 10,2 Mt exportées, l’Inde reste le premier
EVOLUTION ANNUELLE DES COURS
Thaïlande 5%
Janv-13
548,75
Fév-13
547,50
Mars-13
533,75
Déc-13
En $ /tonne
(de 1993 à 2013)
950 750 550 350 150
2013
2011
2012
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
1997
1996
50
exportateur mondial pour la troisième année consécutive ; une place qu’elle devrait conserver en 2014. Au Pakistan, les prix se sont raffermis, mais ils restent encore parmi les moins chers du marché. En 2013, les exportations ont progressé de 7% atteignant un total de 3,4 Mt. Les ventes des riz non parfumés ont augmenté de 9%, ce qui a compensé la baisse des exportations de riz basmati, fortement concurrencées par l’Inde En Afrique subsaharienne, les importations auraient finalement reculé de 5% à 12,9 Mt contre 13,5 Mt en 2012. Cette baisse est due à l’amélioration de la production locale, en particulier en Afrique de l’Ouest. En 2014, la demande d’importation devrait cependant rester forte dans les principaux pays importateurs de la région. Au total, les importations africaines pourraient atteindre 13 Mt en 2014, soit près du tiers des importations mondiales.
Indicateur : Riz blanc 5% brisures, FOB Bangkok COURS
Nov-13
Oct-13
Sept-13
Août-13
Juil-13
Juin-13
Mai-13
Avril-13
Mars-13
Fév-13
750 700 650 600 550 500 450 400 350 300
1995
Le commerce mondial en 2013 a reculé 2,3% à 37,5 Mt contre 38,4 Mt en 2012. Cette baisse tient essentiellement à la réduction de la demande d’importation de l’Asie de l’Afrique de l’Ouest. Pour 2014, les prévisions du commerce mondial ont été revues à la hausse pour s’approcher des 40 Mt.
En $ /tonne
(de janvier à décembre 2013)
Janv-13
En 2013, la production mondiale aurait progressé de 1% à 741 millions de tonnes de riz paddy (494 Mt en équivalent blanchi) contre 733,5 millions en 2012. Ces estimations ont été revues à la baisse en raison des récoltes moins bonnes que prévues dans les principaux pays producteurs d’Asie. Dans le reste du monde, les récoltes affichent des résultats contrastés. En Océanie et en Amérique du Sud, la production a progressé, ainsi qu’en Afrique de l’Ouest et du Nord. Par contre, en Afrique Australe, et notamment à Madagascar, la production a baissé de 4% en raison des mauvaises conditions climatiques.
EVOLUTION MENSUELLE DES COURS
1994
D
urant le quatrième trimestre 2013, les cours mondiaux ont confirmé leur stabilité observée depuis septembre. Fin 2013, ils tendaient cependant à se redresser légèrement stimulés par le regain de la demande d’importation, en particulier de la Chine et des Philippines. Les perspectives du commerce mondial en 2014 indiquent une augmentation de 2 à 3 % par rapport à 2013. Les excédents d’exportation restent encore abondants et il est donc peu probable que les prix mondiaux connaissent des sursauts significatifs dans les prochains mois.
1993
A partir des sources suivantes : • FAO
en $/tonne Avril-13
531,00
Mai-13
518,75
Juin-13
492,50
Juil-13
465,00
Août-13
433,75
Sept-13
418,00
Oct-13
Nov-13
Déc-13
Moyenne
408,75
400,00
404,00
475,15
Fin d’année haussière pour l’huile de palme
< Retour au sommaire
Rédacteur : Régine RENNESSON • Les Echos
Les stocks de soja devraient augmenter dans les deux prochaines années, les prix élevés du soja par rapport au maïs encourageant les agriculteurs à étendre leurs plantations. Du côté de l’huile de palme, en raison du ralentissement saisonnier de la production, les stocks devraient augmenter plus modérément sur les deux prochains trimestres.
1250 900 550
Soja
Déc-13
Nov-13
Oct-13
Sept-13
Août-13
Juil-13
Juin-13
Mai-13
Avril-13
Mars-13
Janv-13
Févv-13
200
Palme
EVOLUTION ANNUELLE DES COURS
En $ cts /tonne
(de 1993 à 2013)
Soja
2013
2011
2012
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1997
1800 1600 1400 1200 1000 800 600 400 200 0 1996
Les prévisions de l’EIU pour la production mondiale de soja ont été revues à la hausse au 4e trimestre 2013, soit un niveau record de 283 Mt pour la saison 2013/2014, tirée par la demande mondiale croissante. La production pourrait même augmenter en 2014/2015 en atteignant 297 Mt.
1600
1995
Du côté de la production mondiale d’huile de palme, l’EIU a revu à la baisse ses prévisions pour 2013/2014, soit 56,8 Mt en raison de l’incertitude de la production indonésienne. Un ralentissement est à prévoir également en Malaisie avec le remplacement d’arbres âgés. La production devrait repartir en 2014/2015, une production qui pourrait dépasser 62 Mt en 2015/2016.
En $ cts/lb
(de janvier à décembre 2013)
1994
L’Economist Intelligence Unit a revu à la baisse ses prévisions de consommation mondiale d’huile de palme pour la saison 2013/2014, soit 55,4 millions de tonnes. Elle devrait être moins importante, notamment en Chine. Bien que le soja ait achevé l’année sur une tendance baissière, les prévisions de l’EIU de la demande mondiale sont en augmentation sur la saison 2013/2014 avec une consommation soutenue de 275 Mt, soit 5 % de plus par rapport à la saison précédente. En 2014, le cours du soja continuera à être soutenu par la Chine, le plus grand consommateur mondial et par l’Amérique Latine. Selon l’EIU, la demande de soja pourrait atteindre 288 Mt en 2014/2015.
EVOLUTION MENSUELLE DES COURS
1993
L
e cours de l’huile de palme achève l’année 2013 sur une belle progression. Il affiche 859 USD la tonne en octobre, 921 USD la tonne en novembre et 912 USD la tonne en décembre, à l’inverse de la courbe du cours du soja, qui a poursuivi sa tendance baissière entamée au 3e trimestre 2013. Le cours du soja enregistre 930 USD la tonne en octobre, 938 USD la tonne en novembre et chute à 911 USD la tonne en décembre.
• The Economist Intelligence Unit
1998
A partir des sources suivantes : • CommodAfrica • L’Edito des matières premières
Palme
Alors que le Brésil envisage d’augmenter sa production de soja d’environ 35 % sur les dix prochaines années et détrôner les Etats-Unis à la place de premier producteur et exportateur de soja au monde, la Malaisie, deuxième producteur mondial d’huile de palme, accusée de déforestation massive, s’est engagée dans une campagne de réhabilitation de culture d’huile de palme durable.
Indicateur : huile de soja US FOB Gulf - Huile de palme : Malaysia, 5% CIF, ports européens Indice : CIF NW Eur et US FOB Gulf.
en $/tonne
COURS
Janv-13
Fév-13
Mars-13
Avril-13
Mai-13
Juin-13
Juil-13
Août-13
Sept-13
Oct-13
Soja
1 147
1 151
1 144
1 142
1 134
1 103
1 035
967
954
930
Palme
841
863
854
842
849
860
833
828
820
859
Nov-13
Déc-13
Moyenne
938
911
1 046,33
921
912
856,83
La baisse des prix se confirme, la morosité gagne du terrain...
< Retour au sommaire
Rédacteur : Hadj LAKHAL A partir des sources suivantes : • CommodAfrica • The Economist Intelligence Unit (EIU)
• www.cotlook.com • L’Usine nouvelle • Comité consultatif international du coton (CCIC)
En cts/lb
(de janvier à décembre 2013) 240 190 140 90
EVOLUTION ANNUELLE DES COURS
Déc-13
En $ cts/lb
(de 1993 à 2013)
250 200 150 100 50
Indicateur : Indice A Cotlook
2013
2011
2012
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
1997
1996
0
Selon les professionnels de la filière, l’annonce par la Chine
COURS
Nov-13
Oct-13
Sept-13
Août-13
Juil-13
Juin-13
Mai-13
Avril-13
Mars-13
Févv-13
Janv-13
40
1995
Après avoir enregistré une baisse de 7% lors de la campagne 2011/12 par rapport à 2010/11 avec 22,80 millions de tonnes, la consommation mondiale définitive de coton de 2012/13 a été de 23,45 millions de tonnes. Numéro un mondial, la demande chinoise ne suffit plus à absorber les quantités disponibles de coton, y compris celles proposées sur le marché intérieur. L’industrie de coton de ce pays a accumulé 12 millions de tonnes. Soit plus d’un an de consommation par les industries de filature. Les autorités ont annoncé, dès le mois de novembre, la vente de 10 millions de tonnes (50% des réserves mondiales).
EVOLUTION MENSUELLE DES COURS
1994
Le repli annoncé de la production mondiale de coton semble se confirmer au vu des données publiées en fin d’année par le Comité consultatif international du coton (CCIC). Les prévisions pour la campagne 2013/14 font état d’une production totale de 25,43 millions de tonnes. Soit 5,2 % de moins qu’en 2012/13, cette dernière ayant été définitivement fixée à 26,83 millions de tonnes. Pour le CCIC, « 2013/14 sera la quatrième campagne de production excédentaire ». Cependant, il est question d’une réduction de la superficie cotonnière en 2014/15. Celle-ci devrait se situer autour de 32,4 millions d’hectares pour une production totale prévisionnelle de 24,8 millions de tonnes.
de la mise en vente d’une quantité importante de coton comporte le risque de provoquer une crise durable d’un marché qui connaît déjà des difficultés jugées sérieuses. Aux Etats-Unis, les producteurs de coton ont commencé à réagir. La production américaine pourrait baisser d’environ 25% dès la prochaine campagne. La livre de coton pourrait, à terme, descendre jusqu’à 70 cents/US. Que deviendraient alors tous ces petits producteurs des autres régions du monde où la filière ne bénéficie d’aucune subvention ?
1993
L
a baisse des prix du coton s’est confirmée durant le quatrième trimestre. L’Indice A de Cotlook a enregistré une moyenne mensuelle de 89,35 cents/US la livre au mois d’octobre, 84,64 cents/US en novembre et, enfin, 87,16 cents/US la livre en décembre. Au moment même où la récolte bat son plein aux Etats-Unis, premier exportateur mondial, et où la nouvelle production viendra s’ajouter aux stocks existants, la Chine qui détient 60% des stocks mondiaux de coton pourrait en libérer une partie pour satisfaire la demande intérieure. Un tel revirement de sa stratégie comporte le risque de mettre une pression supplémentaire sur un marché mondial déjà saturé.
en $ cts/lb
Janv-13
Fév-13
Mars-13
Avril-13
Mai-13
Juin-13
Juil-13
Août-13
Sept-13
85,51
89,73
94,43
92,11
92,34
93,08
92,62
92,62
90,06
Oct-13 89,35
Nov-13 84,64
Déc-13 87,49
Moyenne 90,33
Bas mais stable < Retour au sommaire
Rédacteur : Régine RENNESSON • L’Usine nouvelle
EVOLUTION MENSUELLE DES COURS
En US cent/Kg
(de janvier à décembre 2013)
EVOLUTION ANNUELLE DES COURS
Déc-13
En US cts/Kg
(de 2001 à 2013)
2013
2012
2011
2010
2009
2008
2007
2006
2005
500 450 400 350 300 250 200 150 100 50 0
Indicateur : SMR-20 COURS
Nov-13
Oct-13
Sept-13
Août-13
Juil-13
Juin-13
Mai-13
Avril-13
Mars-13
Févv-13
Janv-13
600 500 400 300 200 100 0
2003
Du côté de l’offre, la production de caoutchouc naturel est restée également relativement stable au 4e trimestre 2013. Plusieurs explications peuvent être données : les prix bas du caoutchouc ont dissuadé les agriculteurs de trop saigner les hévéas, les pluies tombées en Inde et en Malaisie cet été et le soutien du gouvernement thaïlandais, qui a octroyé des subventions aux agriculteurs, ont limité la
Selon l’EIU, avec la baisse de la demande, les stocks devraient être en excédent de près de 40 000 tonnes en 2014/2015, les exportations ne pouvant se faire en période de prix bas.
2001
En légère baisse par rapport à 2012, la consommation de caoutchouc naturel a relativement bien résisté en 2013 face à la faiblesse de la conjoncture économique mondiale. Selon l’Economist Intellligence Unit (EIU), la demande aurait atteint un niveau record de 11,2 millions de tonnes en 2013. Avec l’aide d’autres pays asiatiques, la Chine, premier consommateur mondial, a soutenu la croissance de la demande en reconstituant ses stocks et a, par conséquent, fait fondre le surplus mondial. Elle devrait poursuivre son programme de développement économique dans le secteur des infrastructures, des transports et de l’automobile. En 2014, une légère baisse de la demande de caoutchouc naturel est attendue dans la zone Euro. La consommation devrait être de retour dans les grands pays consommateurs, comme l’Inde et le Japon. L’EIU prévoit une croissance de l’ordre de 4 % de la consommation mondiale de caoutchouc naturel. En 2015, après le rebond de 2014, la consommation de caoutchouc naturel devrait se stabiliser. La plus importante hausse de la demande devrait avoir lieu sur les marchés en développement, comme l’Amérique Latine et l’Afrique.
production. Néanmoins, si les conditions météorologiques ne viennent pas troubler les prévisions, l’EIU prévoit un niveau record de production de 11,7 millions de tonnes en 2014. En 2015, l’EIU anticipe une production de 12 millions de tonnes, ce qui risquera alors d’entrainer une surabondance des stocks et pèsera à nouveau lourd sur le marché.
2002
Ce n’est pas le petit rebond survenu au 3e trimestre 2013 qui a permis au caoutchouc naturel de sortir de l’ornière au 4e trimestre 2013. Néanmoins, le cours reste stable et semble avoir atteint son niveau plancher. Il affiche 234,31 US cents/ kg en octobre, 229,51 US cents/kg en novembre et 231,79 US cents/kg en décembre, pour une moyenne trimestrielle de 231,87 US cents/kg, quasiment identique à celle du 3e trimestre.
• Les Echos
2004
A partir des sources suivantes : • CommodAfrica • The Economist Intelligence Unit (EIU)
en $ cts/kg
Janv-13
Fév-13
Mars-13
Avril-13
Mai-13
Juin-13
Juil-13
Août-13
Sept-13
303,84
303,20
279,45
248,35
250,55
230,73
221,80
235,88
242,40
Oct-13 234,31
Nov-13 229,51
Déc-13 231,79
Moyenne 257,36
Stabilité du cours < Retour au sommaire Rédacteur : Cédric JOSEPH-JULIEN • Le Monde
Déc-13
En $ / baril
(de 1993 à 2013)
Indicateur : Brent
2013
2011
2012
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
120 100 80 60 40 20 0
Lors de son dernier rapport annuel, le « World Energy Outlook 2013 », l’agence internationale de l’énergie (AIE)
COURS
Nov-13
Oct-13
Sept-13
Août-13
Juil-13
Juin-13
Mai-13
Avril-13
Mars-13
Févv-13
EVOLUTION ANNUELLE DES COURS
1996
Certains spécialistes évoquent la possibilité d’une baisse des cours du pétrole. En effet, maintenant qu’une levée des sanctions sur l’Iran est devenue plausible, le pétrole iranien pourrait à nouveau inonder le marché. Ainsi, ce sont au total plus de 5 Mb/j supplémentaires qui pourraient être mis sur le marché l’an prochain – bien davantage que la croissance de la demande (+1,2 Mb/j).
130 120 110 100 90 80 70 60 50 40 30
1995
Un virage s’amorce dans la stratégie des grands groupes pétroliers. Ces dernières années, les majors avaient massivement investi dans l’exploration afin d’assurer leur production future. Pour faire face à la baisse de leur marge, elles ont décidé de ralentir leurs dépenses d’investissement.
En $/baril
(de janvier à décembre 2013)
Janv-13
En 2013, la production mondiale a augmenté de 1.1 % pour atteindre 91,1 millions de barils jour. La baisse de la production au sein de l’OPEP (évènements en Libye, dégradation des conditions de sécurité au Nigéria) a été compensée par la montée en puissance de la production américaine grâce à son pétrole de schiste.
EVOLUTION MENSUELLE DES COURS
1994
La consommation mondiale en 2013 a crû de 1,1 %, et a atteint 90,98 millions de barils/jour. Signe de la relance, la consommation américaine qui s’était contractée en 2012, progresse à nouveau en 2013. La croissance de la consommation mondiale est surtout portée par les émergents. Ainsi la consommation chinoise a crû de 4% en 2013 (10,21 millions de barils jour), et devrait également croître de 4% en 2014 (10,61 millions de barils jour).
a confirmé le recul des pays de l’OPEP dans la production pétrolière. Ce sont les Etats-Unis qui deviendraient dès 2015 le premier producteur de pétrole. Cependant, il n’y aurait pas de modifications du paysage énergétique au-delà d’une décennie. En effet, selon l’AIE, les champs de forages permettant la production de pétrole de schiste s’épuisent très vite. Et les nouveaux champs pourraient être plus difficiles et plus chers d’accès. Aussi, la part des pays de l’OPEP dans la production mondiale est appelée à tomber de 43% à 41% entre 2012 et 2020 mais pourrait remonter à 46% en 2035.
1993
L
e dernier trimestre 2013 n’a fait que confirmer la stabilisation du cours du pétrole autour de 110 dollars le baril. Ainsi, en octobre 2013, la moyenne mensuelle s’est établie à 109,08 dollars, puis est descendue à 107,96 dollars en novembre pour remonter en décembre à 11,76 dollars.
• L’Usine Nouvelle
1997
A partir des sources suivantes : • Les Echos • The Economist Intelligence Unit (EIU)
en $/baril
Janv-13
Fév-13
Mars-13
Avril-13
Mai-13
Juin-13
Juil-13
Août-13
Sept-13
112,95
116,13
108,50
101,95
102,53
102,92
107,83
111,29
111,73
Oct-13 109,08
Nov-13 107,96
Déc-13 110,76
Moyenne 108,64
A son plus bas de l’année < Retour au sommaire Rédacteur : Cédric JOSEPH-JULIEN • Le Monde
1350 1300 1250
EVOLUTION ANNUELLE DES COURS
En $ / l'once
(de 1993 à 2013) 1600
2013
2011
2012
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
1500 1400 1200 1000 800 600 400 200
Indicateur : Londres COURS
Déc-13
Nov-13
Oct-13
Sept-13
Août-13
Juil-13
Juin-13
Mai-13
Avril-13
Mars-13
Févv-13
1200 1150 1100
1996
La production mondiale est attendue autour de 3 672 tonnes en 2014. Le secteur d’exploitation aurifère sud-africain confirme son déclin et enregistre une onzième année
1800 1750 1700 1650 1600 1550 1500 1450 1400
1995
D’après The Economist Intelligent Unit, la demande mondiale devrait atteindre 3 325 tonnes en 2013. En 2014, celle-ci devrait croitre de 10 % pour atteindre 3 661 tonnes.
En $ / l'once
(de janvier à décembre 2013)
1994
Ainsi en 2013, la Chine est devenue devant l’Inde, le premier importateur mondial avec sur les dix premiers mois de l’année 986 tonnes d’or importées contre 600 tonnes pour l’Inde. La Chine, qui depuis 2009 n’a toujours pas actualisé le montant de ses réserves d’or déclarées au FMI, diversifie ses réserves de change, constituées de 3700 milliards de dollars. Elle vise à plus long terme à faire du Yuan une devise internationale incontournable.
EVOLUTION MENSUELLE DES COURS
Janv-13
Dans un contexte d’amélioration de la situation économique mondiale, le statut de valeur refuge de l’or perd de son intérêt. La demande indienne avait quelque peu maintenu le cours de l’or en début d’année, mais les mesures prises par le gouvernement indien afin de limiter l’importation du métal jaune font effet. Au plus haut en mai dernier, avec 162 tonnes, les importations du pays sont tombées à 24 tonnes en octobre. Les importations d’or de l’Inde, deuxième poste d’importation du pays sont un des facteur d’inquiétudes des investisseurs envers le pays. Ce volume participe grandement au déficit des comptes courants de l’Inde. C’est pourquoi le gouvernement et la banque centrale ont fait passer la taxe sur les importations de 4% à 10% en août.
consécutive de baisse de sa production. En raison de la hausse des coûts de production et de la baisse des prix, le secteur aurifère australien va se trouver fortement fragilisé, ce qui va sans doute affecter la production pour 2014-2015. La baisse des cours de l’or n’aura que peu d’impact sur la production chinoise en raison de la faiblesse du coût de sa production.
1993
L
a chute du cours de l’or se poursuit au quatrième trimestre 2013. Ainsi, en octobre, le cours s’affiche à 1315 dollars l’once, en novembre à 1276 dollars l’once, pour enfin atteindre sa moyenne la plus basse de l’année avec 1162 dollar l’once en décembre. En 1 an, l’once d’or a perdu 30 % de sa valeur.
• L’Usine Nouvelle
1997
A partir des sources suivantes : • Les Echos • The Economist Intelligence Unit (EIU)
en $/once
Janv-13
Fév-13
Mars-13
Avril-13
Mai-13
Juin-13
Juil-13
Août-13
Sept-13
1 671,42
1 629,14
1 591,94
1 485,49
1 414,82
1 342,53
1 285,54
1 346,07
1 350,95
Oct-13 1 315,29
Nov-13 1 276,62
Déc-13 1 162,23
Moyenne 1 406,00
La baisse des cours continue < Retour au sommaire
Rédacteur : Aymard MINGUIAMA • L’Usine nouvelle • L’Edito des matières premières
Déc-13
En $ / tonne
(de 1993 à 2013)
2013
2011
2012
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
3000 2500 2000 1500 1000 500 0
Indicateur : London Metal Exchange - Cash au comptant COURS
Nov-13
Oct-13
Sept-13
Août-13
Juil-13
Juin-13
Mai-13
Avril-13
Mars-13
Fév-13
EVOLUTION ANNUELLE DES COURS
1997
Le problème lié aux primes reste un handicap, autant pour les entreprises productrices que pour les consommateurs. Dans ce contexte, les acteurs du secteur tentent de trouver
3000 2800 2600 2400 2200 2000 1800 1600 1400
1996
La chute des cours est liée à une offre excédentaire. Les compagnies minières ont inondé les marchés, créant ainsi les surplus qui ont provoqué la chute des prix. Selon la Banque Citi, le cours de l’aluminium se reprendra en 2015 et pourrait atteindre 2 200 dollars en 2018.
En $ / tonne
(de janvier à décembre 2013)
1995
En 2014, la production d’aluminium sera en progression : elle est attendue autour de 50 millions de tonnes. La Chine restera leader de la production mondiale avec 24 millions de tonnes. Le groupe Constellium annonce un investissement de 200 millions d’euros sur les trois prochaines années. Il participera ainsi à l’augmentation de la production mondiale, attendue autour de 53 millions de tonnes en 2015.
EVOLUTION MENSUELLE DES COURS
Janv-13
La demande reste importante. Elle a été de 47,349 millions de tonnes en 2013. Selon Economist Intelligence Unit (EIU), elle est attendue autour de 49,7 millions de tonnes en 2014. La Chine représentera 24 millions de tonnes, soit 47% de la consommation mondiale en 2014. D’après EIU, la demande en 2015 sera de 52,386 millions de tonnes.
• MetalBulletin • www.world-aluminium.org
une alternative. Celle-ci consiste à jouer la transparence sur les primes afin d’anticiper sur les risques du marché. La Compagnie des dirigeants et acheteurs de France a élaboré une charte ayant pour but de maintenir des bons rapports entre acheteurs et vendeurs. Il est cependant trop tôt pour mesurer l’impact de cette initiative.
1994
A
l’issue du quatrième trimestre 2013, les cours d’aluminium ont poursuivi leur chute. En effet, en octobre 2013, la moyenne mensuelle a été de 1812,01 dollars. En novembre, les cours affichent une valeur de 1759,85 dollars par tonne pour enfin finir en décembre 2013 à 1738,48 dollars.
1993
A partir des sources suivantes : • Les Echos • The Economist Intelligence Unit (EIU) • Finances.net
en $/tonne
Janv-13
Fév-13
Mars-13
Avril-13
Mai-13
Juin-13
Juil-13
Août-13
Sept-13
2 041,27
2 048,63
1 910,75
1 854,64
1 829,90
1 816,00
1 765,51
1 809,15
1 757,96
Oct-13 1 812,01
Nov-13 1 759,85
Déc-13 1 738,48
Moyenne 1 845,34
Bonne tenue des cours < Retour au sommaire
Rédacteur : Aymard MINGUIAMA • L’Usine nouvelle • L’Edito des matières premières
EVOLUTION ANNUELLE DES COURS
Déc-13
Nov-13
Oct-13
Sept-13
Août-13
Juil-13
Juin-13
Mai-13
Avril-13
Fév-13
Mars-13
10000 9000 8000 7000 6000 5000 4000 3000
En $ / tonne
(de 1993 à 2013) 9000
2013
2012
2011
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
1997
8000 7000 6000 5000 4000 3000 2000 1000 1996
D’après la banque Citi, les compagnies minières ont vendu leurs produits avec des marges très importantes, c’est notamment le cas du cuivre. Selon London Metal Exchange, cette hausse des cours est liée à la demande grandissante de la Chine, au dynamisme de la consommation et à des raisons géopolitiques.
En $ / tonne
(de janvier à décembre 2013)
1995
La production de cuivre a augmenté au cours du quatrième trimestre 2013. La Chine a annoncé pour la première fois un volume d’échange annuel supérieur à 4 Mds USD en 2013. D’après Economist Intelligence Unit (EIU), la production mondiale en 2014 sera de 22 millions de tonnes, soit 1,2 % de plus par rapport à l’année précédente. Cette hausse reste portée par la Chine qui produit 7 millions de tonnes. En 2015, la production mondiale s’élèvera à 23 millions de tonnes.
EVOLUTION MENSUELLE DES COURS
Janv-13
Le maintien de cet élan s’explique par l’augmentation de la demande de la Chine, avec 9 millions de tonnes en 2013. D’après les experts de CommerzBank, les importations chinoises de cuivre ont bondi de 30% en rythme annuel en décembre 2013. D’après Economist Intelligence Unit (EIU), la consommation chinoise sera de 10 millions de tonnes en 2014. L’EIU prévoit ainsi la consommation mondiale à 22 millions de tonnes soit 4 % de plus en 2014 et 23 millions soit 4,5 % de plus en 2015.
• www.coursducuivre.com
sont tombés au plus bas depuis un an. Selon Mariano Marcos, spécialiste des matières premières chez PwC France, la confiance est revenue sur les cours pour redresser le marché du cuivre. Cela rassure les investisseurs. Même si le cuivre n’atteindra pas un niveau record dans un futur proche, son cours devrait s’améliorer dans un contexte de stabilisation de l’économie mondiale.
1994
A
u quatrième trimestre 2013, la tendance à la hausse des cours du cuivre se confirme. Avec une moyenne mensuelle de 7149,59 dollars par tonne, le cours du cuivre a affiché 7189,62 dollars par tonne en octobre, puis une légère baisse à 7056,60 dollars pour le mois de novembre pour terminer à 7202,55 dollars par tonne en décembre 2013.
1993
A partir des sources suivantes : • Les Echos • The Economist Intelligence Unit (EIU)
Les stocks de cuivre dans les entrepôts agréés par le LME
Indicateur : London Metal Exchange - Cash, grade A au comptant en $/tonne COURS
en $/tonne
Janv-13
Fév-13
Mars-13
Avril-13
Mai-13
Juin-13
Juil-13
Août-13
Sept-13
8 053,29
8 050,90
7 657,14
7 321,11
7 210,52
7 003,71
6 885,49
7 162,21
7 154,65
Oct-13 7 189,62
Nov-13 7 056,60
Déc-13 7 202,55
Moyenne 7 328,98
Stabilité relative des cours < Retour au sommaire
Rédacteur : Hadj LAKHAL • L’Usine Nouvelle • Les Echos
Les statistiques publiées en fin d’année 2013 confirment le ralentissement de la consommation de nickel. Toutes les données prévisionnelles ont été revues à la baisse. C’est ainsi que Word Bureau of Metal Statistics (WBMS) et The Economist Intelligence Unit (EIU) font état d’une consommation totale de 1,790 millions de tonnes de nickel. Soit 2,3 % de plus qu’en 2012 où celle-ci a enregistré un total de 1,750 millions de tonnes. Nous sommes donc loin du taux de croissance de 15,3% de la consommation mondiale de nickel réalisé entre 2011 et 2010.
En $ / tonne
(de janvier à décembre 2013)
EVOLUTION ANNUELLE DES COURS
Déc-13
Nov-13
Oct-13
Sept-13
Août-13
Juil-13
Juin-13
Mai-13
Avril-13
Mars-13
Fév-13
Janv-13
35 000 30 000 25 000 20 000 15 000 10 000 5 000
En $ / tonne
(de 1993 à 2013)
2013
2011
2012
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
1997
1996
40000 35000 30000 25000 20000 15000 10000 5000 4500 1995
En dépit de la suspension de l’exploitation par Vale de son usine du Grand Sud en Nouvelle Calédonie au mois de novembre, la production continue de progresser. Elle a plafonné à 1,910 million de tonnes en 2013. Celle-ci a donc progressé de 1,2 % par rapport à 2012 où elle a atteint 1,888 millions de tonnes et 13,6 % de plus qu’en 2011. Malgré un ralentissement de l’extraction du minerai, la filière se retrouve avec des stocks substantiels en fin d’année étant donné le ralentissement de la demande mondiale. Avec un total de 247 millions de tonnes, le stock final 2013 a crû de 7,2 % par rapport à 2012 (112 millions de tonnes).
EVOLUTION MENSUELLE DES COURS
1994
A
u quatrième trimestre, la concomitance d’un certain nombre d’évènements a probablement contribué à enrayer la baisse que le nickel a enregistrée les mois précédents. Parmi ces évènements, la décision de l’Indonésie d’arrêter ses exportations a vraisemblablement pesé dans la balance. Au London Metal exchange (LME), la moyenne mensuelle de la tonne de nickel a coté 14 066,41 USD au mois de d’octobre, 13 725,12 USD en novembre et 13 911,13 USD en décembre. Depuis janvier 2013, la tonne de nickel a oscillé entre 13 200 USD et 15 000 USD. C’est ce qui fait dire à Stephen Briggs de BNP Paribas que « la cotation de la tonne de nickel sied bien à un métal doté d’aussi pauvres fondamentaux »*. Parmi les métaux de base, c’est, en effet, le nickel qui a le plus baissé depuis le début de l’année.
1993
A partir des sources suivantes : • London Metal Exchange (LME) • The Economist Intelligence Unit (EIU)
Pour mieux appréhender l’évolution du marché du nickel dans le futur et enrayer la chute des prix, la Nouvelle Calédonie propose aux autres grands producteurs que sont l’Indonésie et les Philippines de créer une organisation commune à l’image de ce qui existe dans le secteur de l’énergie. Quant à l’interdiction de toute exportation de minerai brut dès janvier 2014, les Indonésiens, tout en cherchant à modérer leur décision, préconisent de mettre en place un système de quotas, en proposant à leurs partenaires la mise en place d’un dispositif de régulation du marché à l’instar de ce qui se fait pour d’autres matières comme l’étain.
*Daniel Krajka (les Echos du 29 novembre 2013)
Indicateur : London Metal Exchange - Cash au comptant COURS
en $/tonne
Janv-13
Fév-13
Mars-13
Avril-13
Mai-13
Juin-13
Juil-13
Août-13
Sept-13
17 459,89
17 728,63
16 537,50
15 631,55
14 947,98
14 266,88
13 702,18
14 278,22
13 776,19
Oct-13
Nov-13
Déc-13
Moyenne
14 066,41
13 725,12
13 911,13
15 002,64