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2 568 EMPLOIS ! Depuis 1997, les 236 entreprises accompagnées par le Réseau Entreprendre Côte d’Opale ont généré plus de 2500 emplois… Les entrepreneurs lauréats 2020 sont animés par la même ambition.

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L’ÉDITO DU PRÉSIDENT

Pour créer des emplois, créons des employeurs Le journal que vous tenez en main est une illustration de la mission de Réseau Entreprendre Côte d’Opale (RECO) : créer de l’emploi en accompagnant les entrepreneurs.

C

e journal illustre cette belle ambition, en vous racontant les histoires de 18 femmes et hommes de la Côte d’Opale qui ont choisi de créer, reprendre ou développer leur entreprise en 2020. Ils ont en commun d’avoir un jour tapé à la porte de Réseau Entreprendre pour les accompagner dans ce parcours audacieux. Pourquoi ? Peut-être parce qu’ils savent que plus de 90% des entreprises accompagnées par notre réseau existent toujours après 5 ans. Ou que l’accompagnement est réalisé par des chefs d’entreprise aguerris, gratuitement. Toujours est-il qu’ils ont choisi de se lancer et ainsi de créer ou préserver l’emploi sur notre territoire. Nous leur tirons notre chapeau avec ce journal et espérons donner envie à d’autres de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Plus de 130 chefs d’entreprise, dirigeants & experts, ainsi que des mécènes et partenaires privés & publics font vivre la mission de Réseau Entreprendre Côte d’Opale : faire grandir les entrepreneurs et contribuer à la pérennité de leur entreprise en leur proposant un accompagnement à la fois humain et financier, gratuit et dans la durée. Découvrez les parcours de nos lauréats : leur histoire, leurs motivations, leurs difficultés, leurs joies… Et comment fonctionne l’accompagnement. Ce qui me frappe en cette année si particulière, c’est la résilience qui naît du dialogue, de la solidarité et de l’intelligence collective. Les accompagnateurs Réseau Entreprendre sont pertinents et efficaces, non pas en apportant des conseils ou des réponses toutes faites, mais par le dialogue entre pairs, fait d’écoute, de questionnements, de partage d’expériences et de bienveillance. Bientôt, c’est promis, nous vous

UN RÉSEAU SINGULIER La singularité du Réseau Entreprendre se définit en plusieurs points -Accompagnement spécifique des projets à potentiel d’emplois -Une offre d’accompagnement gratuite et qualitative, basée sur des méthodes d’entreprise. Les chefs d’entreprise accompagnateurs sont expérimentés et formés. -L’accompagnement est à la fois : • Individuel : 100% des lauréats sont accompagnés par un ou deux dirigeants ; • Collectif : les lauréats, regroupés en promotions, bénéficient chaque mois de sessions d’information et de formation au métier de chef d’entreprise au sein des “clubs lauréats”. • Financier : par l’octroi de prêts d’honneur à la personne permettant de renforcer les fonds propres. • Dans la durée : des prémices du projet jusqu’à 3 ans après le démarrage ou le développement de l’activité.

ReCo ENVIE DE FAIRE PARTIE DE L’AVENTURE ?

Laurent Cuvelier est président de RECO, il fut d’abord lauréat 2010 pour la création de la société Webinage. présenterons ces lauréats en chair et en os, lors d’une fête des lauréats d’anthologie, car chez « RECO », la convivialité c’est primordial !

Retrouvez en attendant nos actualités et nos prochains évènements sur notre page LinkedIn « Réseau Entreprendre Côte D’Opale », je

suis à l’écoute de vos commentaires et questions.

LAURENT CUVELIER lcuvelier@reseau-entreprendre.org

Pour contacter Réseau Entreprendre Côte d’Opale : Mail : opale@reseau-entreprendre.org Tél. : 03 21 99 67 29 Adresse : Chez Groupe CB – 26, avenue de l’Europe 62250 Leulinghen-Bernes Sur le web : www.reseau-entreprendre. org/cote-d-opale Suivez l’actu sur : www.linkedin.com/company/ reseau-entreprendre-cote-d-opale


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STRUCTURE

L’essentiel sur le Réseau Entreprendre Ce sont, en France, 14 000 chefs d’entreprise bénévoles.

L

e Réseau Entreprendre est né dans le Nord en 1986 sous l’impulsion d’André Mulliez, confronté à la crise textile et aux licenciements qui en découlent. Lui vient alors cette idée visionnaire : « Pour créer des emplois, créons des employeurs », devenu le leitmotiv du Réseau. 30 ans plus tard, le Réseau Entreprendre est une fédération natio-

ReCo

nale et internationale de 67 associations privées réparties dans 10 pays, qui rassemblent plus de 14 000 chefs d’entreprises bénévoles pour soutenir la création ou le maintien d’emplois pérennes dans les territoires. Sur la côte d’Opale, c’est une équipe très à l’écoute qui suit les les dossiers d’installation des jeunes entrepreneurs, plus de 230 en 23 années.

QUESTIONS À...

LES CHIFFRES CLÉS DE LA CÔTE D’OPALE DEPUIS 1997 2 568

CHRISTOPHE CORNU DIRECTEUR DE RECO

C’est le nombre d’emplois créés et sauvegardés

236

Entreprises lauréates pour 262 entrepreneurs accompagnés et financés

+4

En millions d’euros de prêts d’honneur octroyés

« Un accompagnement humain et financier »

+ 130

Chefs d’entreprises et experts dont 50% sont accompagnateurs

1

en euro de prêt d’honneur génère en moyenne 13 euros en banque

AU NIVEAU NATIONAL EN 30 ANS : + 14000 chefs d’entreprises bénévoles,

+ 110 000

Emplois créés ou sauvegardés

26

en millions d’euros prêtés.

Christophe Cornu, directeur et ses collaboratrices Karine Marié et Isabelle Evrard animent le Réseau Entreprendre sur la Côte d’Opale.

Quelle est l’équipe du réseau entreprendre sur la côte d’Opale?

« Réseau Entreprendre côte d’Opale existe depuis 1997. Notre équipe se compose de trois permanents et de plus de 130 chefs d’entreprise bénévoles sans qui rien ne serait possible, ils sont notre moteur ! »

Quelle est votre raison d’être ?

NOS PARTENAIRES

« Notre mission à tous est de faire réussir chaque créateur ou repreneur d’entreprise en leur proposant un accompagnement humain et financier. Nous les accompagnons à tous les stades de leur projet, dès lors qu’ils créent a minima 5 emplois à trois ans, via les programmes d’accompagnement Start (création/reprise), Booster et Ambition (projets de développement et de forte croissance). »

Votre action vous la menez sur quel périmètre géographique?

« Nous intervenons sur un vaste territoire qui s’étend du Montreuillois à l’Audomarois en passant par le Boulonnais, le Calaisis et le Dunkerquois. Les nouveaux entrepreneurs nous

accordent leur confiance car le Réseau Entreprendre leur ressemble et les rassemble ! C’est une chaîne d’entraide incroyable avec un seul objectif : faire émerger les PME/ETI de demain et dynamiser les territoires via la création d’emplois. »

Vous connaissez bien ce réseau...

« Ce réseau est vraiment unique en son genre. Pour l’anecdote, j’ai moi-même été lauréat puis membre et accompagnateur du réseau il y a quelques années maintenant (en métropole lilloise), tout comme notre Président actuel d’ailleurs. Une fois qu’on y entre, il est difficile de s’en passer tant on apprend ! Aujourd’hui, à nous de rendre ce que l’on a reçu. »

‘‘Paroles d’entrepreneurs’’ 2021 # 1

Édi!on spéciale Editée par Réseau Entreprendre Côte d’Opale Réalisation : Groupe Nord Littoral Directeur général : David Guévart Rédacteur en chef : Philippe Hénon Rédactrice : Delphine Kwiczor 03 21 19 12 13 - courrier@nordlittoral.fr Studio du Groupe Nord Littoral

Impression : Digitaprint (59) - Informations relatives aux caractéristiques environnementales de la publication, conformément à l’article 2 de l’arrêté du 28 décembre 2016 pris en application de l’article D.543-212-3 du Code de l’environnement : Origine du papier : Finlande - taux de fibres recyclées : 0 - Certification des fibres utilisées : PEFC - Eutrophisation T Tot (Kg/T) 0.022.


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L’ENTRETIEN

Société BL PIPING : « T’as pas un tuyau ? » De la confection de charpentes métalliques, d’escaliers, en passant par les garde-corps, les verrières ou encore les portails et la tuyauterie, BLPiping propose un large éventail. lendemain un châssis. »

L’ESSENTIEL

Tout est fait chez BLPiping ?

« Nous sommes effectivement capables de venir chez un client prendre les cotes, faire un plan 3D, le fabriquer, le peindre, le poser sans sous-traitance. On prend le projet de A à Z. »

Qui ? Benjamin Langlois, 37 ans.

Président directeur général de BLPiping. Quoi ? Entreprise spécialisée dans le secteur d’activité de structures métalliques, chaudronnées, de tuyauterie et serrurerie. Où ? 2889, chemin de Halage à Coulogne. Quand ? Création le 22 septembre 2020. Les emplois ? Au total, six employés, dont un contrat d’apprentissage.

Quels sont vos projets pour les mois à venir ?

D’ici fin 2021, j’aimerais avoir un atelier plus grand. Là, l’atelier fait 120m2. J’ai lancé mon entreprise de façon prudente. On est chez moi, ça

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BLPiping, c’est quoi au juste ?

Benjamin Langlois, PDG de l’entreprise : « Piping ça veut dire « tuyau » en anglais. Souvent on dit « t’as pas un tuyau, une solution ? ». C’était pour faire référence au côté dépannage, un jeu de mots entre la tuyauterie et le dépannage. Le cœur de notre métier c’est la tuyauterie, chaudronnerie et serrurerie. Je ne voulais pas un simple sigle. »

« Entre 2021 et 2022, j’envisage la création de deux ou trois emplois. » Benjamin Langlois m’a permis de ne pas avoir de charges supplémentaires, de loyer. Ça m’a notamment permis d’embaucher, prendre un contrat d’apprentissage. Un atelier plus grand, avec deux bureaux ce serait bien. Et entre 2021 et 2022, j’envisage la création de deux ou trois emplois. »

Tuyauterie, chaudronnerie, serrurerie : concrètement, qu’est-ce qui sort de votre atelier coulonnois ?

« On fait de la réalisation assez large. On réalise des passerelles chaudronnées, des mains courantes, châssis etc. Ici, c’est de l’artisanal et du solide. On travaille l’inox, l’acier, l’aluminium. En tuyauterie, on utilise l’acier, l’inox soudé mais nous avons aussi la particularité de travailler avec de l’inox serti. On fait aussi du PVC pression, du PEHD qu’on utilise pour des réseaux enterrés, des canalisations etc. Côté serrurerie, on réalise des portillons, portails, bardages, on peut aussi concevoir des verrières. »

Votre champ d’action est très large.

« Oui. On vient tous les quatre de grosses sociétés. J’étais chargé d’affaires, ça a toujours été mes gars. J’ai beaucoup eu la bougeotte, ils l’ont attrapée et m’ont suivi. Aujourd’hui, nous sommes six. On a tous une spécificité mais nous sommes tous polyvalents. Les gars sur le terrain peuvent poser un bardage, le lendemain faire de la tuyauterie et le sur-

Vous êtes lauréat du Réseau Entreprendre Cote d’Opale, qu’est-ce que ça vous amène ?

BL Piping a un champ d’activité large et fabrique sur mesure.

« Je ne suis pas qu’un simple numéro dans une boutique » Une grande porte de garage s’ouvre pour laisser place à 120m2 d’atelier, à l’arrière du domicile du patron à Coulogne. Avec ses cinq employés, c’est là qu’il a lancé son entreprise, en pleine crise sanitaire. La radio diffuse quelques airs animés, les machines ronronnent et les lames sciant l’acier ajoutent les dernières notes. Un stylo à la main, Gaëtan Decocker, préparateur et chef d’atelier, donne les consignes à l’équipe pour « réaliser un sas de sécurité d’accès », détaille l’homme arrivé dans l’entreprise dès sa création. Quelques mètres plus loin, un salarié s’installe face à sa machine pour couper de l’acier. Un atelier somme toute petit mais duquel sortent parfois des pièces conçues pour des structures métalliques d’ampleur. Et ici, l’ambiance d’une entreprise familiale règne. On parle de « camarades ». Une entreprise « familiale », avec « une bonne en-

tente » Rapidement se dégage cette « bonne entente », un aspect primordial voulu par le jeune entrepreneur, qui attache beaucoup d’importance aux valeurs humaines. « Ici, j’ai tous les maillons réunis, je connais leurs compétences, mais aussi leur vie, leur besoin », reconnaît Benjamin Langlois. « Je le connais depuis cinq ans », confie Gaëtan Decocker. Je l’ai suivi dans plusieurs entreprises etc. » Pour lui, BLPiping est « plus qu’une entreprise. Il y a un côté familial, on connaît tous les femmes et les enfants des uns et des autres ». Une ambiance largement perçue comme un atout. « J’aime bien ne pas me sentir comme un simple numéro dans une boutique », ajoute celui qui partage le bureau du boss. « On n’est pas là pour se tirer dans les pattes. » Avec juste quatre mois d’activité au compteur, l’entreprise BLPiping semble bien rodée.

« A la différence d’autres associations, le Réseau Entreprendre n’offre pas qu’une aide financière. Il y a un suivi régulier, permettant de devenir un meilleur patron. Nous ne sommes pas seuls, et nos accompagnateurs ce sont des pointures ! »

Comment vos accompagnateurs vous aident-ils ? Avez-vous des exemples ?

Ça peut permettre d’avoir des ficelles, des informations sur les investissements, la comptabilité. Un de mes accompagnateurs m’a par exemple conseillé de faire comme si j’avais un loyer et de mettre de côté, pour être prêt quand j’en aurai un. Je n’y avais pas pensé. Ils ont des trucs et astuces, ce sont des personnes qui ont de l’expérience.


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TRAVAUX PUBLICS

AEGL : Jean-Louis Cesbron trace sa voie Co-gérant de Cesbron TP, Jean-Louis Cesbron a lancé sa propre entreprise : AEGL à Craywick. En plein développement, AEGL a les signaux au vert et projette des créations d’emplois pour les prochains mois. débarque son savoir-faire sur un large territoire : un cœur à Calais, là où est né Cesbron TP avant d’arriver à Craywick en 2018, un dépôt installé à Arras, l’entreprise rayonne dans le Nord, le Pas-deCalais et la Somme. « Tout doucement je fais mon chemin. », confie le Calaisien d’adoption, né à Liévin, avant de préciser faire partie de « Calais promotion ». Il vient de « décrocher un marché de signalisation pour Grand Calais Terres et Mers ».

L’ESSENTIEL Qui ? Jean-Louis Cesbron, 48 ans. Gérant de la SARL AEGL (Aménagement Environnement Grand Littoral). Quoi ? AEGL réalise de la signalisation verticale et horizontale pour l’aménagement de voiries, espaces verts et mobiliers urbains ainsi que de la signalétique industrielle, application de résine… Où ? Une agence à Craywick, contour de Loopersfort ; et un dépôt à Arras, place de la Libération. Quand ? AEGL a été créée le 1er décembre 2017. Les emplois ? L’entreprise compte six salariés.

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« J’ai eu la chance d’être épaulé par Cesbron TP . On a commencé avec un carnet de commandes...»

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EGL, installée à Craywick et Arras, est passée de 150 000 euros de chiffre d’affaires à 900 000 euros en trois ans. A sa tête, un « homme de travaux publics ». Le cœur de métier d’AEGL c’est « la signalisation routière, la fourniture et la pose de mobilier urbain » et aussi « l’application de résine industrielle », détaille JeanLouis Cesbron, gérant. Au quotidien, AEGL pose des panneaux de limitation de vitesse, ou de direction ; réalise des lignes continues, ou encore des bandes podotactiles en ville. Derrière cette création d’entreprise, une histoire de famille émerge.

Jean-Louis Cesbron a rejoint l’entreprise de son père, puis crée sa propre société AEGL. Alors qu’il est en train de finaliser « un gros chantier chez Coca Cola », le quadragénaire revient sur l’histoire de son entreprise, et les perspectives d’évolution. En 2012, son père Roger Cesbron crée Cesbron TP. « Il l’a créée à sa retraite. A cette époque, je travaillais chez Eiffage. J’y suis resté 23 ans. » Conducteur de travaux de métier, Jean-Louis Cesbron rejoint son père qui déve-

loppe une autre branche d’activité. Elle donnera naissance à AEGL. Cesbron père est « victime de son succès » et décroche un « gros chantier à mon arrivée », raconte JeanLouis Cesbron. C’était en juillet 2017. Quelques mois plus tard, il lance alors AEGL. « J’ai eu la chance d’être épaulé par Cesbron TP. On a commencé avec un carnet de commandes, un chiffre d’affaires », dé-

taille celui qui est aussi co-gérant de Cesbron TP. Avec une identité bien à elle, AEGL se développe : cinq embauches en six mois. « En 2019, notre chiffre d’affaires a explosé. », note JeanLouis, d’une voix calme, et un large sourire. Sa SARL bénéficie de la « certification MASE, qui permet de pouvoir répondre à des appels d’offres en milieu industriel ». AEGL

Son carnet de commandes ne désemplit pas, malgré la crise sanitaire. Jean-Louis Cesbron regarde l’avenir avec ambition. « Le but est de reprendre Cesbron TP, et ainsi de gérer les deux entreprises. » La volonté « d’augmenter le chiffre d’affaires d’AEGL », puis embaucher « un chargé d’affaires », et deux autres salariés à terme. « Il faut se structurer », indique le patron. Lauréat du Réseau Entreprendre Côte d’Opale, il bénéficie d’un suivi par « un accompagnateur de qualité », qui « permet de sortir la tête de l’eau », « quelqu’un qui a de l’expérience » et sur qui il compte s’appuyer tant pour le développement de son entreprise que pour la transition de « la boîte familiale ».

« Quand on a reçu, c’est normal de donner »

AEGL a le vent en poupe et vient de décrocher une commande de Grand Calais Terres et Mers.

Signalisation et sécurité forment la base de travail de l’entreprise.

Mensuellement, Jean-Louis Cesbron rencontre ses accompagnateurs, un rendez-vous permettant « de prendre du recul », raconte Christophe Bouchez, l’un d’eux. « Tous les sujets sont abordés : finances, carnet de commandes, devis, ambiance dans l'entreprise, planning des travaux, etc.. » Un moment de partage, d’échanges privilégiés « où le lauréat peut, en toute confiance, se libérer de son stress et poser toutes ses questions. L'accompagnateur est avant tout un conseiller, il n'est pas le décisionnaire, le chef d'entreprise reste le décideur. » En créant sa première entreprise en génie climatique, en 1998, Christophe Bouchez a rejoint le Réseau Entreprendre, comme lauréat. Il a vécu son accompagnement comme « fondamental, on ne se retrouve pas seul. Le partage d’expériences est très important, et c’est très motivant. » Aujourd’hui, il endosse à son tour ce rôle, bénévolement. Une réciprocité, une façon de rendre la pareille au réseau, « de le remercier », « pour accompagner les jeunes entrepreneurs comme je l’ai été. Quand on a reçu, c’est normal de donner et ce sont des rencontres intéressantes, des gens qui ont de beaux challenges à relever ». A 63 ans, Christophe Bouchez est accompagnateur depuis des années. Il « donne de son temps pour aider les autres ». « La force du réseau c’est d’avoir un accompagnement pendant deux ans » Le jeune chef d’entreprise bénéficie alors d’un suivi qui « fait gagner du temps » et apporte « une expertise à portée de mains». Christophe Bouchez est investi au sein du

Jean-Louis Cesbron est suivi par un accompagnateur de ReCO, Christophe Bouchez. Réseau Entreprendre Côte d’Opale (ReCo) depuis de nombreuses années. Il a été président « de 2010 à 2013 », actuellement il est « président du comité d’engagement, avec Sylvie Friocourt », un comité devant lequel passent les futurs lauréats. Pour intégrer le réseau, le jury porte un « regard sur l’humain », confie Christophe Bouchez, « l’homme, le porteur de projet. C’est une valeur fondamentale ».


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HORLOGERIE

Selen à la pointe de L’horlogerie Quentin Paschal dévoile avec son entreprise Selen une véritable innovation dans l’horlogerie avec pour philosophie de recentrer l’humain par rapport au temps. L’ESSENTIEL Qui ? Quentin Paschal, 26 ans, président directeur général. Quoi ? Entreprise Selen, concepteur horloger. Où ? 5 rue Jean-Marie Bourguignon, Wimereux. Quand ? Selen a été créée en juin 2020. Les emplois ? Quentin Paschal, fondateur et ingénieur, prévoit 4 embauches à 3 ans.

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aschal, quatrième génération. En créant l’entreprise Selen, Quentin Paschal, fondateur et ingénieur, entre dans la trace de ses aïeuls. Et poursuit le chemin de l’entreprise familiale d’horlogerie fondée en 1908 en devenant concepteur horloger. Tout petit, il se souvient que « (son) père et (son) oncle (entreprise Paschal Art Campanaire) ont eu un délire fou : intégrer l’horlogerie monumentale d’extérieur en intérieur, un projet surdimensionné et ambitieux ». Cette idée lui restera toujours dans un coin de tête. Aujourd’hui, il la concrétise, accompagné par le Réseau Entreprendre.

LE DÉCLIC À DOUAI

« J’ai eu un déclic au beffroi de Douai.

Mon père rénovait le cadran de 2,80 m de diamètre, un cadran émaillé avec une moulure en bronze. » Il poursuit : « Quand ils l’ont descendu, un passant l’a trouvé tellement beau, il était prêt à l’acheter ! » L’homme remarque que « l’horloge disparaît des intérieurs, le design (de l’horlogerie) n’a pas été renouvelé », et de mettre le doigt sur « l’explosion du numérique », un « environnement captivé par les notifications, la digitalisation», une « société où les échanges se font de plus en plus pressants ». Quentin Paschal fait le constat : « On accélère les échanges, et on perd la notion du présent. » ...................................................................

« On accélère les échanges, on perd la notion du présent » Quentin Paschal

Quentin Paschal a grandi dans l’artisanat d’art, mais aussi dans un monde connecté, entre Internet et smartphones. « J’ai eu envie de poursuivre l’aventure, d’une autre manière». Il se frotte à des problèmes, les mécanismes des horloges étant aussi monumentaux que le nom. Le défi ? Inviter l’horloge monumentale chez soi, sans l’encombrement. Pari réussi en 2020. Avec Selen, il réinvente un concept et ouvre les possibilités du design d’horloger.

LES HORLOGES, DES ŒUVRES D’ART

Selen a déjà apporté sa patte à Dunkerque avec l’arrivée de « Borée » sur le mur de la Communauté urbaine de Dunkerque, un bijou né de la collaboration des entreprises Selen et Paschal Art Campanaire. Autre création avec l’horloge « Reflet » mêlant parois en cristal de verre et reflet de ce qui l’entoure. Encore à l’état de prototype, « Équilibre » est la preuve que l’horlogerie monumentale peut s’in-

viter dans les intérieurs. Elle allie le savoir-faire aux nouvelles technologies. Équipée d’une motorisation innovante, elle permet de repenser le design horloger. Une horloge indépendante et connectée. Au cœur de Selen, Quentin Paschal s’entoure du savoir-faire de sa sœur qui travaille dans le design, et de son père pour l’installation. Il envisage une évolution en trois temps : « Être indépendant dans la conception, dans l’instal-

lation, et créer un atelier d’assemblage ». L’idée ? Agrandir le siège familial pour accueillir Selen, la petite dernière. Il s’inspire de l’expérience familiale et donne vie au projet initié par son oncle et son père en « recentrant l’humain sur son rapport au temps ». Pour lui, « l’horloge incarne la valeur du temps », et ce, avec « du caractère ». Selen redonne à l’horloge son importance d’antan, en alliant la modernité et le design.

Les maîtres des carillons Portée par les deux dernières générations de l’entreprise familiale, Selen invente la suite de l’histoire. En 1908, à Boulogne-sur-Mer, la première bijouterie horlogerie familiale voit le jour. « C’était mon arrière-grand-père maternel », raconte Quentin Paschal. A cette époque, l’homme franchit le pas de porte de cette boutique pour apprendre le métier. Dix ans plus tard, il reprend l’activité. La bijouterie Queval a de beaux jours devant elle. « En épousant ma grand-mère, mon grand-père épouse alors le métier. » Le nom de Paschal apparaît. En 1947, création de la maison Paschal à Outreau. Depuis, la bijouterie a déménagé à Boulogne-sur-Mer, «elle a été reprise par ma mère », sourit le jeune homme. Dans les années 60, Pierre Paschal développe une nouvelle activité : l’horlogerie monumentale. Dans les années 80, son fils Dominique lance l’activité Campanaire, Pierre lui transmet l’entreprise. Il s’associe avec son frère Bernard. Au décès de Dominique, Bernard prend la tête de l’entreprise. Au-

Une passion transmise de père en fils.

jourd’hui, Art Campanaire sillonne la région pour apporter aux clochers, tours et beffrois son expérience. Maître en la matière, il donne ou redonne vie aux carillons et cloches. Son métier, c’est aussi les cadrans monumentaux des grands édifices, ou encore les paratonnerres. Avec l’arrivée de Selen en 2020, la dernière génération prouve que le temps passe mais ne s’arrête pas.


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L’ENTRETIEN

Temporis : une agence de travail temporaire et des valeurs humaines Partage de valeurs et liens de proximité, l’agence boulonnaise Temporis se veut être un acteur entre Boulogne et Montreuil... Et un peu plus loin, une deuxième agence devrait s’implanter cette année. L’ESSENTIEL Qui ? Camille Krizek, 40 ans ; présidente de l’entreprise. Quoi ? Temporis, agence d’emplois. Où ? L’agence franchisée est située à Boulogne-sur-Mer, rue Victor Hugo. Quand ? Ouverture le 21 juillet 2020. Les emplois ? Deux salariées : une référente gestion, une référente recrutement et une personne en formation.

Présentez-nous Temporis ?

Camille Krizek, responsable franchisée. « C’est le premier réseau de travail temporaire en franchise. Nous dépendons d’un franchiseur basé à Toulouse. »

Comment est né ce projet de création d’entreprise à Boulogne ?

« Pour la petite histoire, Temporis a été mon premier employeur il y a 17 ans : en tant qu’assistante puis responsable d’agence. J’en suis partie pour des postes inter-entreprises en ressources humaines. J’ai eu une nouvelle opportunité professionnelle, mais c’était pour refaire la même chose ailleurs. Mon mari étant entrepreneur, nous baignons dans cet élément. J’ai eu l’envie de créer, d’être partenaire des entreprises, et non plus salariée. » ..................................................................

« Je me démarque dans la façon de travailler. Nous ne sommes pas une agence “pousse CV “. Chaque candidat est reçu en entretien. » Camille Krizek

Quels sont vos points forts ?

« J’ai déjà exercé ce métier de travail temporaire, le côté détection des besoins, la prospection commerciale... J’ai aussi travaillé en entreprise. J’ai une vision à 360 degrés du métier. Et Temporis est un réseau que j’ai toujours suivi. C’était une évidence. »

Comment vous démarquez-vous ?

« A Boulogne, il y a 18 agences de travail temporaire ! Je me démarque dans la façon de travailler. Nous ne sommes pas une agence “pousse

L’agence Temporis a ouvert en juillet 2020. CV “. Chaque candidat est reçu en entretien. Notre intérimaire est notre première carte de visite. Nous nous donnons tous les outils pour mettre la bonne personne au bon endroit. Chez Temporis on parle de client-entreprise et de client-intérimaire. On doit être à l’écoute autant de l’un que de l’autre. Nous avons une vision humaine très forte. Nous sommes une PME locale avec l’objectif de travailler avec des PME locales. »

Le côté humain est important pour vous, comment cela se passe-t-il au quotidien ?

« Il n’y a, par exemple, pas d’horaires pour les inscriptions. Chez nous, un candidat qui veut passer la porte la pousse et on le reçoit. Ici, on sait aussi dire non. Ça peut nous arriver de ne pas prendre le CV mais dans ce cas on réoriente la personne vers un

centre de formation, d’autres structures… On est contents quand un candidat nous remercie pour notre accueil. Au-delà du savoir-faire, il y a un savoir-être et c’est tout aussi important, voire plus. »

Vous avez créé deux emplois en ouvrant votre agence. D’autres projets ?

« Boulogne est l’agence principale, un super terrain de jeu allant de Marquise à Berck en passant par Montreuil-sur-Mer, avec la problématique du territoire : la mobilité. J’ai le projet d’ouvrir des agences annexes, pour mailler le territoire.

Une nouvelle agence est déjà prévue ?

« Oui, en 2021, avec la création de deux emplois supplémentaires. Je suis d’un tempérament optimiste mais prudent, une chose à la fois. A trois ans, je vise six emplois perma-

RÉSEAU ENTREPRENDRE : UN VÉRITABLE ATOUT En quelques mois d’ouverture, Temporis s’étoffe. L’entreprise compte une « prospection de 266 clients dont 21 sont actifs à ce jour », explique Camille Krizek. Et de préciser que « 234 candidats ont été recrutés et 58 placés en mission ». Derrière cette réussite, l’atout d’avoir rejoint le Réseau Entreprendre pour la création de son entreprise. Un réseau qui lui a permis de « (se) structurer, financer le projet, (se) poser les bonnes questions. Ça permet beaucoup de dialogues, de rencontres avec d’autres professionnels... J’ai deux accompagnateurs. Mais au-delà de l’aspect financier, c’est aussi une marque de reconnaissance, qui met en avant la légitimité du projet, mais aussi en tant que personne, créateur. » Un réseau permettant le partage d’expériences, favorisant le lien, le dialogue aussi. « On échange nos doutes, nos craintes, nos victoires. » L’impact de l’action d’accompagnement de Réseau Entreprendre est indéniable. Côté budget, ça peut parfois être difficile au lancement d’une entreprise. « Les chiffres, ce sont quelque chose que l’on apprend. », confirme Camille Krizek. « Ça m’a permis d’avoir une feuille de route, des gens à vos côtés qui analysent aussi vos chiffres. L’un de mes accompagnateurs est expertcomptable, c’est un deuxième regard, un échange. » Et de conclure qu’avoir deux accompagnateurs apporte de « la sérénité. Ce sont des professionnels qui croient en vous. »


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BÂTIMENT

L’art de la pierre dans la région Chez Pierre d’Opale, la magie réside dans le savoir-faire de créer la pierre à partir d’un enduit. Les clients sont sous le charme... L’ESSENTIEL Qui ? Gilles Libbrecht, 38 ans. Quoi ? Pierre d’Opale, fabricant et

créateur d’un enduit aspect pierre. Où ? 890 rue de Buire, Campagnelès-Hesdin. Quand ? La société, créée en 2008, a été reprise en 2020. Les emplois ? Un gérant et sept salariés.

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luffant. Schiste, ardoise ou encore brique, la société Pierre d’Opale, installée à Campagne-lès-Hesdin et rayonnant au niveau régional, donne vie à des projets sur mesure, uniques et atypiques. « Nous travaillons avec de l’enduit projeté, pigmenté et taillé à la main pour donner un aspect pierre, l’illusion de la pierre. Il n’y a pas deux chantiers identiques. », résume Gilles Libbrecht, gérant. Murs, façades, création ou rénovation, à l’intérieur comme à l’extérieur, Pierre d’Opale utilise son savoir-faire pour « recréer tout type de pierres », offrant alors une grande

part de liberté et de créativité. En reprenant cette activité en 2020, Gilles Libbrecht a voulu y mettre sa patte, recruter pour apporter de nouvelles idées, mais aussi développer l’entreprise (lire ci-contre).

LES SALARIÉS, DES ARTISTES

Sans sourciller, il annonce qu’il n’aurait rien pu faire sans les salariés qui étaient déjà là quand il a repris la société. Le cœur de leur métier ? « C’est de l’art, les salariés sont des artistes ! » Derrière ce savoir-faire, une grosse machine. Pierre d’Opale est concessionnaire du groupe Decopierre. Leur procédé, breveté en 2004, est bien rodé. Il s’agit d’un réseau national de plus de 15 ans d’expérience. « Nous sommes une vingtaine de concessionnaires », indique Gilles Libbrecht. « Il n’y a pas de concurrence, chaque département a sa spécificité, nous sommes tous indépendants. Decopierre fournit la matière première, la méthode de travail, la communication etc. Plutôt que de travailler seul, c’est une grande équipe.» Gilles Libbrecht a déjà bien bourlingué. « Une fois que je maitrise les choses, je m’ennuie », avoue

Gilles Libbrecht le sait, la prise en main de la société Pierre d’Opale est le projet d’une vie. l’homme de 38 ans. Une formation agricole en poche, il travaille plusieurs années en ferme, puis devient commercial dans le secteur agricole. « La vente me plaisait, je me suis lancé dans le domaine des poêles à granules », raconte-t-il. Il embrasse ensuite le poste de directeur d’agence, puis agent commercial indépendant.

LE PROJET D’UNE VIE

A cette époque, Pierre d’Opale est l’un de ses clients. « La gestion du personnel me manquait, c’était l’opportunité. Je connaissais déjà la structure, les salariés. » En rachetant la société, il voit « le potentiel. Pour moi, Pierre d’Opale, c’est le projet d’une vie » et il ne risque pas de s’ennuyer. Il se dit séduit par le procédé. « On crée selon l’envie du client, chaque maison est unique. La phase que je préfère c’est de voir le visage du client à la fin du chantier ! Notre créativité permet de métamorphoser les maisons. » Avec une large gamme d’enduits décoratifs, Pierre d’Opale donne vie à toutes les envies et crée l’illusion, à merveille.

Pierre d’Opale utilise son savoir-faire pour recréer tout type de pierres offrant alors une grande part de liberté et de créativité.

DES PROJETS D’EXTENSION DANS LA RÉGION En reprenant Pierre d’Opale en 2020, Gilles Libbrecht a créé deux emplois. Un début seulement, car le gérant voit plus grand : « A cinq ans, on devrait être au moins six ou sept salariés en plus. », confirme-t-il. En 2021, il prévoit d’ouvrir un second magasin avec showroom « entre Lille et Douai », confie-t-il. A la clé, une création d’emplois « sûrement une équipe de pose avec trois salariés, et une secrétaire ». Une agence dans le Nord pourrait lui permettre de développer largement son activité. Elargir son secteur est également une possibilité envisagée, qui pourrait amener à terme, une création totale d’emplois d’une dizaine de personnes. En tout juste quatre mois de reprise d’activité, il a misé sur une « visibilité » plus grande de la société, divers investissements en matériel aussi. « A mon arrivée, j’ai investi plus de 80 000 euros. », précise-t-il. La crise sanitaire étant passée par là, Gilles Libbrecht concède avoir « perdu environ 15% de chiffre d’affaires » mais remarque néanmoins « une évolution de 20 à 30% pour l’an prochain », avec un chiffre d’affaires qui pourrait bien « passer le million d’euros d’ici septembre 2021 ». Et de conclure : « Mon planning de pose est déjà complet jusque septembre 2021, et ça ne se calme pas ! Les commandes affluent. » Pour le jeune gérant, ce début est « sécurisant » et lui permet d’aborder l’avenir avec la volonté de s’agrandir. Derrière cette réussite, il met en exergue l’accompagnement dont il bénéficie grâce au Réseau Entreprendre. « Mon accompagnateur, Marc Lebel, m’amène beaucoup. Il a vécu la même chose que moi avec son entreprise, il me donne des pistes, m’explique comment il a fait. » Un suivi régulier lui permettant aussi « d’avoir des conseils, un avis extérieur. Ça me permet aussi de faire le point. Il a un œil critique, je l’écoute beaucoup. »


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NUMÉRIQUE

NFL Bureautique : l’innovation, la proximité en plus En créant NFL bureautique à Calais, Olivier Malfois touche l’univers du « print » et joue la carte du « local ». Une nouvelle agence a ouvert ses portes dans le Boulonnais. L’ESSENTIEL Qui ? Olivier Malfois, 45 ans. Dirigeant associé. Grégory Detant et Ludovic Paquentin, associés. Quoi ? NFL Bureautique. Où ? Siège social et agence zone Marcel Doret à Calais. Agence et showroom à la pépinière d’entreprises, parc industriel de la Liane à Saint-Léonard. Quand ? Création de l’entreprise le 11 mai 2020, création de l’agence du Boulonnais en novembre 2020. Les emplois ? Trois salariés pour NFL. Avec les partenaires, 12 salariés au total.

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réée en mai dernier à Calais, « à la sortie du confinement », Numérique Flandres Littoral Bureautique (NFL) se positionne sur un marché très concurrentiel et compte bien se démarquer. Son champ d’action ? Copieurs, imprimantes, écrans interactifs, scanners… De la vente à la location, en passant par la maintenance, ou l’installation, NFL propose aussi des solutions pour l’archivage numé-

rique et tape fort avec son label “eco first“ (lire ci-dessous).

20 ANS D’EXPÉRIENCE ET UNE NOUVELLE AVENTURE

Ancien cadre, Olivier Malfois cumule 20 ans d’expérience dans l’univers de la bureautique. Une expérience indéniable. En créant NFL, il s’est associé avec deux hommes aux compétences complémentaires. « J’ai rencontré Grégory Detant, le patron de Comeca, en décembre 2019. Son cœur d’activité c’est l’informatique, la papeterie, le mobilier de bureau, le consommable et le print. » En associant leurs deux corps de métier, il vise de renforcer le volet « print » : « Nous faisons travailler de manière intelligente les salariés des deux entreprises. »

DES PARTENAIRES ASSOCIÉS

Mutualiser les compétences pour plus de performance en somme. Le troisième associé, qui est aussi responsable des services techniques et clients de l’entreprise, Ludovic Paquentin, offre une autre facette. « C’est un super technicien, avec plus de 25 ans d’expérience. Il avait les machines », raconte Olivier Malfois.

Un démarrage rapide dès la création, « au premier jour, on facturait déjà ! » Et d’ajouter : « Ça nous permet d’être hyper réactifs. » Louant un local chez Comeca à Calais, Olivier Malfois a rapidement développé son entreprise en ouvrant récemment une agence dans le Boulonnais « avec un espace de 120m2 dédié à l’atelier technique, la préparation des machines, le pôle livraison et 90m2 de bureaux commerciaux et showroom. »

« RÉACTIVITÉ, SIMPLICITÉ, EFFICACITÉ »

A 45 ans, le jeune chef d’entreprise dégage un dynamisme certain, accumule les notes et divers tableaux dans son bureau. S’il sait pertinemment que le marché de la bureautique est très concurrentiel, il affirme sans sourciller que sa force réside dans « (ses) trois leitmotivs : réactivité, simplicité et efficacité. » Et de préciser : « Pour le service après-vente, nous sommes réactifs sous deux heures », ajoutant que NFL peut intervenir « sur le secteur des Flandres et du littoral » grâce à l’implantation de ses deux agences. En quelques mois d’activité, les résultats sont au rendez-vous et les perspectives s’affinent avec notamment deux embauches supplémentaires dans les mois à venir avec l’arrivée « d’une secrétaire de direction et d’un technicien ». Il espère atteindre un effectif de cinq voire six salariés au total. « J’ai un an d’avance sur les embauches. Et de ce beau démarrage, j’ai pu développer l’agence de Boulogne-sur-Mer », se réjouit le dirigeant qui vise pour la fin d’année de « doubler le chiffre d’affaires ».

Olivier Malfois a créé NFL Bureautique avec deux associés qui sont plus des partenaires : Grégory Détant et Ludovic Paquentin.

Eco-first : du matériel reconditionné de première main

Ludovic Paquentin apporte toute son expérience à NFL Bureautique.

Quelques mois seulement après la création de l’entreprise, une seconde agence voit déjà le jour dans le Boulonnais. Mais la réussite de Numérique Flandres Littoral Bureautique (NFL Bureautique) ne s’arrête pas là. L’entreprise élargit sa gamme et s’inscrit aussi dans une approche de développement durable en proposant du matériel de première main reconditionné sur son site. Une approche écologique donc mais aussi économique. « On attaque avec un tarif d’enfer, à partir de 1,50 euro par jour. Tout le monde s’y retrouve, et c’est propre. », explique Olivier Malfois, dirigeant de NFL. L’homme met ici en place avec « Eco-First, un label. Toutes les machines sont estampillées, c’est une vraie marque. » L’innovation réside dans ce label, « les machines sont reconditionnées chez nous » mettant

aussi en exergue la traçabilité, les compteurs, l’état des machines. « Les compteurs ne sont pas remis à zéro, le client sait où ça en est. Et c’est garanti pièces et main d’œuvre pendant cinq ans ». Et il assure que ce concept fonctionne, jusqu’à devoir « protéger la marque NFL et Eco-first » face à une concurrence louchant sur l’innovation. Olivier Malfois planche aussi sur le volet numérique, avec la mise en place de services liés à la gestion et l’archivage électronique, pour une offre complète. Et d’insister : « Je veux être hyper performant. » Le quadragénaire est l’un des lauréats du Réseau Entreprendre : « Mon projet était prêt (avant de rejoindre le réseau, NDLR), mais être lauréat du Réseau Entreprendre m’a permis de prendre de la hauteur sur le projet afin de mieux anticiper et d’apprendre à devenir un vrai chef d’entreprise».


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BRASSERIE

La bière des 4 écluses veut grossir Eric François a lancé sa brasserie à Dunkerque l’an passé.

En créant sa brasserie à Dunkerque, Eric François voit l’avenir, le développement de son entreprise et la création d’emplois. Elle est implantée dans un lieu atypique, dans des maisons éclusières à proximité d’un des hauts lieux des musiques actuelles des Hauts-de-France L’ESSENTIEL Qui ? Eric François, 51 ans, gérant. Quoi ? Brasserie des 4 écluses. Où ? Quai des 4 écluses, Dun-

kerque.

Quand ? Créée en mars 2019, première commercialisation en novembre 2019. Les emplois ? Deux emplois : le gérant et une employée.

L

a fameuse boisson houblonnée « made in Dunkerque », comme aime le rappeler son créateur Eric François, gérant de la microbrasserie implantée sur l’îlot des 4 écluses à Dunkerque depuis 2019, se fait un nom. La Cunette, la 4 Ec’, la Bastion, et l’Exutoire : la gamme de la brasserie s’étoffe aussi de bières éphémères. Et derrière ces breuvages, l’envie de développer un concept, une entreprise, et favoriser l’emploi. Le tout en étant épaulé de l’aide précieuse du Réseau Entreprendre.

UNE MONTÉE EN PUISSANCE

Trois cuves de brassage de 1000 litres, et quatre de fermentation de 2000 litres. Les masto-

dontes d’acier en imposent. Le quinquagénaire compare le brassage de la bière à la pâtisserie, « il faut être ultra précis », mais en grosse quantité, il se frotte « aux problèmes industriels ». Jusque-là, l’homme réalisait la mise en bouteille seul, manuellement. En septembre, il embauche son premier salarié. Sa première bière éphémère, la Jamaican docks beer a été conçue spécialement pour le festival de ses voisins, la salle de concert des 4 écluses. Malgré le contexte sanitaire, et l’annulation du festival, les 900 bouteilles ont été écoulées en tout juste deux semaines. « J’étais dans une montée en puissance », affirme-t-il. « Il fallait un développement commercial en plus du développement de fabrication.» ...........................................................

« Le Réseau Entreprendre, ça aide à ne pas être seul » Eric François Intégrer le Réseau Entreprendre l’a aidé pour l’investissement dans une ligne d’embouteillage automatique, mais pas seulement. « J’étais persuadé de pouvoir m’en sortir seul. Mais quand

on travaille 80 ou 100 heures par semaine, qu’il faut analyser les chiffres etc. Avoir un accompagnateur du Réseau Entreprendre est utile, ça m’a obligé à m’arrêter, analyser la situation, avoir du recul. Il y a un problème pour l’entrepreneur, il souffre d’un mal : la solitude. Réseau Entreprendre, ça aide à ne pas l’être. » L’homme se démène. Eric François voit loin. « Je suis là pour durer, il faut que ça tienne. Ma gamme est stable, je commence aussi à fidéliser les clients. » Et d’ajouter : « Je suis seul à brasser,

j’attends de monter en volume pour embaucher. » La volonté de créer des emplois est là. La prochaine étape ? L’embouteillage mécanique arrive bientôt. Il permettra notamment de réaliser des bières de 33 cl, afin de toucher les restaurateurs, et étendre son volet commercial.

UN CONTEXTE COMPLEXE

Sa brasserie c’est aussi une salle de réunion, avec visite et dégustation possible. En créant son entreprise, Eric François, visait l’autonomie, un besoin de reconver-

sion professionnelle après 20 ans comme ingénieur en sidérurgie. « Je voulais me recentrer sur des choses authentiques, un produit plus noble ». Avant d’ouvrir son antre sur les quais dunkerquois, il a passé deux ans à brasser chez lui, créer les recettes, et imaginer un lieu atypique. Le contexte sanitaire a été complexe pour l’homme, entre la fermeture des bars, restaurants, et salles de spectacles. « Je travaille depuis 12 mois, mes voisins, la salle de concert des 4 écluses, est fermée depuis 8 mois… »

Un lieu atypique Nichée sur la petite île, à côté d’une salle de concert et d’écluses, la brasserie des 4 écluses porte bien son nom. En créant son entreprise, Eric François a aussi permis de redonner vie à des bâtiments atypiques, voués à la destruction. Le style flamand se dessine, au bord des quais, en pleine ville. « Ici, c’est un point central de la gestion des eaux du plat pays », rappelle le jeune patron. En donnant naissance à sa brasserie, il a donné une seconde vie à deux maisons éclusières. « Elles appartenaient à l’Etat et étaient à l’abandon. L’une d’elle était inhabitée depuis 20 ans, a été squattée, incendiée etc. » Et de poursuivre : « L’Etat voulait les détruire mais pas la Ville. Elles datent de 1932, et à Dunkerque il y a peu de bâtiments de cette époque, ils ont été détruits avec la guerre. » Il articule alors son projet professionnel autour de ce lieu aussi atypique que charmant « pour contribuer à la sauvegarde du patrimoine architectural de la ville. Ces maisons

Eric François a, grâce à son activité, redonné du lustre à d’anciens bâtiments. sont connues, les Dunkerquois sont reconnaissants et me disent merci. » Les deux verrues, après un an de travaux, sont désormais une vraie valeur ajoutée, architecturale, avec en leur sein un projet professionnel favorisant également l’emploi.


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COMMERCE

Brodbeck Primeur, une histoire de famille Primeur installé en centre-ville de Calais depuis un an, Julien Brodbeck voit plus loin qu’un simple magasin de fruits et légumes

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rodbeck Primeur, propose des produits soigneusement choisis pour leur goût. Ouvert depuis le 20 décembre 2019, le magasin est bien plus qu’un simple lieu de vente de fruits et légumes. Un bel étal de soupes locales, une épicerie fine aux saveurs variées, et aussi un coin de restauration rapide avec un bar à soupes et à salades notamment. Derrière ce projet, une histoire de famille se dessine et aussi un parcours atypique.

UN PROJET AMBITIEUX ET UNE RECONVERSION

Les études de Julien Brodbeck auraient dû le mener à une carrière de commercial dans les produits industriels. « J’étais en contrat professionnalisant. Dès les premières semaines, ça m’a alerté… J’ai tenu à valider mon année, à honorer mon contrat. », confiet-il. Il change son fusil d’épaule. Ses parents tiennent la Maison Brodbeck au Touquet. Une entreprise dédiée aux fruits et légumes de qualité pour le détail ainsi que la distribution pour hôteliers et restaurateurs, entre autres. Fondée en 1937, la maison a de l’avenir.

« JE FAISAIS LES SAISONS AVEC MES PARENTS. »

Quand Julien Brodbeck décide de changer de voie, il part travailler avec eux. « C’était en 2008. Je me suis occupé de la partie restauration et de la partie achats. » Premier pas dans le milieu, pour

« apprendre sur le terrain », « avant de lancer mon projet en 2019. », raconte le trentenaire. Il acquiert alors les ficelles du mé-

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Julien Brodbeck retient de son père « d’être attentif à la qualité », lui développe «d’être attentif aux prix, les fournisseurs me disent que je suis meilleur que mon père ». tier, retient de son père « d’être attentif à la qualité ». Lui, développe « d’être attentif aux prix, les fournisseurs me disent que je suis meilleur que mon père », sourit-il.

Et d’ajouter : « Ça m’a permis d’acquérir de l’expérience. Ça n’a pas toujours été facile. » En 2019, il s’installe alors à Calais car « ma famille maternelle est originaire d’ici, le local était vide depuis longtemps », créer son commerce, découvrir la « notion de gérance ». Il envisage désormais de reprendre « l’affaire familiale, et pourquoi pas d’ouvrir un autre magasin. J’ai commencé avec un seul vendeur, Marc. Il me faudra du personnel supplémentaire quand je reprendrai l’activité familiale. »

RÉSEAU ENTREPRENDRE, UNE ÉPAULE

Au lancement de son affaire, « la chambre de commerce m’a aiguillé vers le Réseau entreprendre.» Aujourd’hui, il a à ses côtés deux accompagnateurs : « Ils m’apportent leur expérience, me guident sur la façon de faire, c’est un regard neutre, sans jugement, ils sont là pour aider. C’est une épaule sur laquelle s’appuyer. » souffle Julien.

FOCUS L’essentiel Qui ? Julien Brodbeck, gérant, 35 ans. Quoi ? Brodbeck Primeur, primeur, épicerie fine et bar à soupes. Où ? 40 boulevard Jacquard, à Calais. Quand ? Le magasin est ouvert depuis décembre 2019. Les emplois ? A l’ouverture, un vendeur a été recruté. Une deuxième employée a rejoint l’établissement. A terme, le gérant aimerait embaucher six personnes au total.

Julien Brodbeck participe à la renaissance du centre-ville de Calais

Bar à soupes et crudités : la volonté d’innover Dans son magasin de 200m2, le choix est vaste. Julien Brodbeck vise la qualité. D’emblée, il l’annonce : « Tous les fruits et légumes sont sélectionnés. En fonction des vergers, de la terre etc, les goûts sont différents. » Et d’ajouter : « Je connais les produits que je propose, je goûte les fruits avant. » Fruits et légumes, fromages, épicerie fine. Mais pas seulement. Brodbeck Primeur joue la carte de l’originalité avec la création d’un bar à soupes et à crudités qui a vu le jour en ce début d’année 2021. La partie restauration comprend 16 couverts, cinq tables, et un espace cosy. Le contexte sanitaire n’aidant pas,

la vente à emporter a pris le pas. Entre le bar à soupes, et à crudités, une place est faite au jus de fruits frais également. Julien Brodbeck voit pour son entreprise un projet « innovant », assure-t-il, voulant offrir la possibilité de « manger sainement, apporter un service additionnel ». Des légumes pensés pour « du prêt à cuire » sont déjà en vente, des projets pour « simplifier la vie des clients », un concept nouveau aussi en centre-ville. Julien Brodbeck ne compte pas ses heures, l’envie est là, il se veut innovant. L’homme veut se « démarquer ». La voie est ouverte.

Un bar à soupes et crudités est ouvert depuis le début 2021.

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ENTREPRENEUR

DPK « un vrai service et un savoir-faire» Un nouveau souffle pour « DPK Pesage ». Christophe Bague, le nouveau dirigeant, raconte son coup de cœur pour une entreprise avec « une âme » et « une histoire » pour laquelle il a beaucoup d’ambition. L’ESSENTIEL Qui ? Christophe Bague, 51 ans.

Dirigeant de l’entreprise DPK Pesage. Quoi ? Spécialiste du pesage Où ? Zone industrielle les Estaches, Les Attaques, mais aussi à Châlons-enChampagne, Mitry-Mory, Saint-Quentin, Béthune et Yvetot. Quand ? L’entreprise, créée en 1947, a été rachetée en décembre 2020 par Christophe Bague. Les emplois ? Au total, 31 salariés et 4 alternants.

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e ne voulais pas faire de web, ni de la distribution », lance d’emblée Christophe Bague, le quinquagénaire qui vient de racheter DPK Pesage le 30 décembre. « Je voulais associer un savoir-faire et un vrai service. » L’humain et la compétence comme ritournelle. « Les gens comptent sur moi plus que je ne l’imaginais. » Trente familles œuvrent au sein de l’entreprise vieille de plus de

70 ans (lire ci-dessous), aux Attaques et dans d’autres régions. ...........................................................

« Ce n’est pas qu’une histoire d’argent, mais une histoire de personnes» Christophe Bague Au bout de sa première semaine, on perçoit un nouveau dirigeant à l’aise, au franc parler, et porté sur l’humain. Pendant 20 ans, il a gravité dans le domaine de la grande distribution, du marketing et des achats. Le voilà désormais à la tête d’une entreprise spécialisée dans le pesage. Une « envie d’entreprendre » l’a amené à quitter son ancienne vie professionnelle. Au premier confinement, il se lance à la recherche d’une entreprise à racheter. A la sortie du confinement, le voilà avec « 40 entreprises à visiter ». DPK Pesage n’était pas sur le marché. Celle-ci lui tape pourtant dans l’œil. « Il y a un vrai savoir-faire : la métrologie, de la

Christophe Bague a racheté l’entreprise en décembre 2020. compétence, et une diversité de profils de clients ainsi que plusieurs sites. » Une boite solide en somme, avec des perspectives. Il rencontre diverses personnes, dont Pascal Delgrange, à l’époque à la tête de DPK Pesage. « Avec le cédant, ça a matché. J’avais envie de racheter sa boîte, et lui de me la vendre. Ce n’est pas qu’une histoire d’argent, mais une histoire de personnes. »

LE MONDE DU PESAGE

Ancien lauréat du Réseau Entreprendre, Pascal Delgrange accepte. Christophe Bague prend alors sa suite, et intègre à son tour le Réseau Entreprendre.

DPK Pesage propose de « la balance poids-prix, ça va de la pharmacie, aux commerçants etc. », explique le récent patron. L’entreprise œuvre aussi dans le domaine du pesage industriel, agricole, travaux publics. « Nous allons jusqu’à 150 tonnes. » DPK Pesage propose de la vente, de l’installation mais aussi de la réparation et de la maintenance de matériel. « Une valeur ajoutée », selon Christophe Bague, indiquant que son entreprise dispose aussi « d’un laboratoire certifié, pour la métrologie légale. » Il concède que sa force réside « dans le management. Le collectif prime, je veux que tout le monde

progresse, emmène la boîte. » Une volonté de « faire ensemble », de mettre l’humain au centre de son projet. « Je viens de grands groupes », expliquant avoir vu « des gens impliqués, formés, respectés ». « Un management basé sur l’humain » est selon lui « une recette qui marche ». Il envisage dès « 2021 une politique d’intéressement. Si les résultats sont au rendez-vous, il y aura un partage. » Issu d’une famille d’entrepreneurs, Christophe Bague s’est lancé. Déjà à 23 ans, il avait créé une « boîte dans l’immobilier ». A 51 ans, la boucle semble être bouclée.

DPK, le savoir-faire pèse depuis 1947 et prévoit plus lourd

Christophe Bague en compagnie de quelques-uns de ses salariés, fidèles à leur entreprise.

En rachetant DPK Pesage, Christophe Bague a vu là une entreprise « solide », avec « un vrai savoir-faire ». Créée en 1947, DPK Pesage a derrière elle une « histoire », une « âme » aussi. D’abord Tilloy, elle prend ensuite le nom Equilibre et devient en 2018 DPK Pesage. « Elle a vécu un gros accident en 2017, une sombre histoire », confie le nouveau gérant, racontant comment l’ancien dirigeant l’a sauvée in extremis. « Pascal Delgrange l’a reprise à la barre du tribunal et remise sur les rails en 2018. » « Cette entreprise a une histoire, et des salariés avec parfois 10 ou 15 ans d’ancienneté. » Et d’ajouter, pointant du doigt un certain traumatisme : « Les salariés ont connu quatre patrons en quatre ans. C’est une boite qui a souffert humainement, les salariés sont restés solidaires. Il y a une âme. » Et une histoire « à développer ». Actuellement, l’entreprise avoisine entre 4 et 4,5 millions de chiffre d’affaires. Christophe Bague pense « faire une croissance de 20% », « avec le même effectif. En optimisant, on peut être plus efficace ». Dans un premier temps, il souhaite « faire le chiffre avant d’embaucher ». L’homme s’est fixé des axes forts : « développer la qualité, le service ; les accentuer. » Qualité, réactivité donc. Mais aussi « développer les zones où nous ne sommes pas super présents, accroître nos parts de marché. » Il espère être « plus visible, meilleur, et plus reconnu ». Un développement commercial en imaginant également « construire des offres de service différentes. » En trois ans, il vise d’être « plus innovant, renforcer la qualité et la réactivité ».


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SERVICE

Unaide : la révolution du service d’aide à domicile Créée par des aidants familiaux, Unaide surfe sur un nouveau modèle de maintien à domicile, et innove avec des outils inédits. Les mois qui viennent devraient permettre à cette toute jeune société de mailler le territoire et de créer une filiale pour commercialiser ses solutions auprès des professionnels.

Mathieu Michiels avec Unaide veut proposer des systèmes qui s’adaptent aux personnes et « non l’inverse ».

L’ESSENTIEL Qui ? Mathieu Michiels, président directeur général et fondateur. Quoi ? Unaide, service d’aide et d’accompagnement à domicile. Où ? Siège basé à Calais, Unaide se développe nationalement. Quand ? La start-up a été fondée en 2017 par Mathieu Michiels et Jérémy Tosolini et a démarré ses activités en 2018. Les emplois ? 16 équivalents temps plein en tant que salariés qui encadrent 150 auxiliaires de vie.

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ous avons à cœur de rendre les gens heureux chez eux », le slogan d’Unaide est clair. La start-up a été créée par des aidants familiaux, pour aider les aidants, les proches et les personnes dépendantes. Mathieu Michiels a imaginé « un nouveau modèle de la prise en charge de la dépendance ». Un « modèle d’organisation appuyé

sur des outils digitaux et technologiques » que l’entreprise développe. Mise en place d’application, de logiciels de coordination, d’outils innovants... Le but ? « Faciliter le maintien à domicile », « renforcer le lien », mais aussi « les conditions de travail des intervenants à domicile ». L’idée est née en 2015.

UNAIDE : UNE HISTOIRE DE VÉCU

« Des proches étaient touchés par une perte d’autonomie », confie Mathieu Michiels, PDG et fondateur de la société. La situation ne l’a pas satisfait. « J’ai voulu développer un système qui s’adapte aux personnes, et non pas l’inverse. » Et de détailler : « On demande aux personnes âgées d’appuyer sur un bouton alors qu’elles n’arrivent plus à changer la chaîne de la télé. Pour avoir des nouvelles, il faut se déplacer. A l’ère du digital, ça m’a paru fou. » Il se lance. « C’était là ou jamais. » A l’époque, il travaille dans la grande et moyenne distribution, et n’a pas d’expérience dans le milieu sanitaire et social. Un gros challenge pour lancer une entre-

prise et « faire ce qui n’a jamais été fait ». « Autodidacte », et ambitieux, il se sert de ses ressources. « J’étais habitué à animer, manager des équipes larges, structurer. » Cinq ans plus tard, le projet devient concret, viable, et en plein essor.

UNE TECHNOLOGIE POINTUE

Unaide a aussi inventé des « aidants connectés », prenant le relais pour assurer la sécurité « sans bra-

celet, ni bouton », précise Mathieu Michiels. L’un d’eux, nommé « Clara » doté d’une intelligence artificielle, intègre la reconnaissance vocale pour « détecter les chutes, les malaises ». Sa commercialisation est prévue « en juillet 2021 ». Il s’agit là d’une deuxième version. Unaide offre ici une véritable innovation de technologies. Plusieurs outils ont été conçus, et sont déjà commercialisés.

Et de conclure : « Je suis satisfait de permettre à des personnes de ne pas passer par où je suis passé. » Des difficultés nombreuses, suivies d’un placement en maison de retraite. Pour l’homme, cette période évoque « un sentiment d’échec, de culpabilité de ne pas avoir réussi à les maintenir à domicile ». En créant son entreprise, il voulait proposer un modèle différent. Voilà comment est née Unaide.

Une réussite fulgurante Ambitieuse et créative, la start-up Unaide est une jeune entreprise innovante. Le développement de l’entreprise est indéniable. Cette plateforme mandataire de gestion en ligne d’auxiliaires de vie qualifiée dispose déjà d’un maillage important : présente à Lille, Grenoble, Angers etc. « Nous investissons plus de 15% des charges totales en recherche et développement », souligne Mathieu Michiels, PDG et fondateur. Face à des « résultats probants », et un « modèle viable », Mathieu Michiels et Jérémy Tosolini, fondateur et cofondateur, ont développé leur activité dans le département, puis dans la Somme, et plus loin. Et le fondateur d’ajouter : « On ne dégage pas de bénéfices, on investit énormément. On est en hyper croissance, il faut investir pour restructurer, ça change tous

les mois, c’est passionnant. » L’idée est de mailler tout le territoire. En fin d’année, une filiale devrait être créée « pour commercialiser nos solutions auprès des professionnels du maintien à domicile ». Actuellement, la jeune entreprise compte 150 auxiliaires de vie qui ont réalisé plus de 80 000 interventions auprès de 170 clients pour un volume d’affaires de 1,2 million d’euros. Incubée à l’école des Mines à Lille-Douai, Unaide a intégré le Réseau Entreprendre dans les programmes « Start » puis « Booster ». Une « façon de se nourrir de l’expérience des autres pour créer la sienne », résume le fondateur d’Unaide. Et confiant : « C’est important d’appartenir à un réseau dénué d’intérêts, j’ai hâte de le faire à mon tour. »


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COMMERCE

Cafétoria : le café artisanal calaisien vise grand Créée à Calais, La Cafétoria s’agrandit. Fraîchement installée à Amiens, d’autres projets sont à venir L’ESSENTIEL Qui ? Hélène Vancayezeele, 39 ans et Fabien Boutoille, 46 ans. Respectivement directrice générale et président de la société JF2L (Cafétoria) Quoi ? Artisan torréfacteur. Où ? Deux magasins à Calais et Amiens Sud, un point de vente à Amiens centre ; torréfaction à Calais. Quand ? A Calais, ils reprennent la Cafétoria en 2015 (rue du commandant Mengin), puis ouvrent une boutique boulevard Jacquard. Le hangar de torréfaction est désormais zone Marcel Doret. A Amiens, ouverture d’une boutique en juin 2020 (associés : les propriétaires de la Halle) et d’un point de vente en décembre 2020 à la Halle au frais. Les emplois ? Au total, sans compter les deux gérants, 10 employés. Un autre emploi devrait être créé prochainement.

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e café ? « Une passion », lance d’emblée Hélène Vancayezeele, directrice générale de La Cafétoria, entreprise artisanale de torréfaction. En 2015, avec son conjoint Fabien Boutoille, ils s’associent et rachètent la maison calaisienne (lire ci-dessous). Trois ans plus tard, ils ouvrent leur boutique boulevard Jacquard. La Cafétoria prend de l’ampleur et devient un bar à café, un endroit cosy où les saveurs du petit grain noir sont concoctées finement. L’expansion ne s’arrête pas là. Lauréats du Réseau Entreprendre, les deux amoureux du café ont alors développé leurs magasins. Une expérience riche. « Nous avons deux accompagnateurs, ça donne de l’assurance, ça apporte un regard extérieur et bienveillant. »

BARISTA, LE SOMMELIER DU CAFÉ

Quand on la branche café, on cerne la professionnelle. Et ce n’est pas pour rien. Hélène Vancayazeele et Fabien Boutoille ont travaillé dans le milieu des EHPAD. Pour leur reconversion, ils se sont « formés à la torréfaction » et aussi à « l’extraction », détaille la directrice. Cette dernière a en poche un diplôme international de Barista. « C’est un peu l’équivalent du sommelier pour le vin. » Et d’ajouter : « Les gens ont l’impression que le

café est bon mais ce n’est pas un hasard, il faut savoir extraire le meilleur du café », connaître les spécificités, régler le moulin « à chaque fois qu’on change de café, le goûter pour qu’il ne soit ni trop amer, ni trop acide… »

LE COIN DÉGUSTATION DEVIENT UN VÉRITABLE BAR À CAFÉ

Quand ils ouvrent leur magasin à Calais en 2018, ils souhaitaient proposer un lieu dédié à la dégustation de leurs produits. Le concept plaît tellement, qu’il devient vite un bar à café. Un projet similaire voit le jour à Amiens Sud en juin 2020 ; suivi de l’ouverture d’un point de vente à la Halle au frais, toujours à Amiens. La

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« Boulogne, Dunkerque, le Touquet… Il y a plein de possibilités, on garde les yeux ouverts. »

Cafétoria c’est aussi des thés de qualité, des accessoires, des produits artisanaux… Depuis 2018, la carte s’étoffe et regorge d’originalités.

UN CHIFFRE D’AFFAIRES QUI GRIMPE

En 2018, rachat d’une branche partielle d’une société de distribution de café, dont le local du commercial est basé à Blangy-sur-Ternoise. « Ça a permis de développer encore le chiffre d’affaires. » La Cafétoria entre alors dans les entreprises, les hôtels, les restaurants, elle loue aussi des machines automatiques. Une croissance exponentielle. Au début, le chiffre d’affaires était de 60 000 euros, aujourd’hui la prévision flirte avec les 800 000 euros. Les deux associés ont du grain à moudre. A peine installés dans la halle amiénoise, ils envisagent déjà la création d’un troisième magasin : « Boulogne, Dunkerque, le Touquet… Il y a plein de possibilités, on garde les yeux ouverts. »

Hélène Vancayezeele, directrice générale de La Cafétoria, et Fabien Boutoille président de la société JF2L .

La torréfaction artisanale Made in Calais Depuis 1968, la Cafétoria avait ses quartiers rue du commandant Mengin à Calais. 18m2, pas plus. « Le torréfacteur était dedans, il y avait quelques cafés, quelques thés », se rappelle Hélène Vancayezeele. En 2015, « ils étaient au bord de la faillite quand nous avons acheté. » Cinq ans plus tard, l’entreprise est en pleine expansion. La boutique a déménagé boulevard Jacquard, et a fait des petits à Amiens. L’activité de torréfaction est située zone Marcel Doret. Du café made in Calais, dans un hangar de production où « l’on reçoit du café vert ». Indonésie, Mexique, Kenya, Brésil… 18 origines différentes. Dans leur antre, Fabien Boutoille et Hélène Vancayezeele prônent « une méthode traditionnelle à cuisson lente, pour préserver et développer les arômes sans les brûler », explique l’experte, soulignant que « les industriels font une version rapide, une torréfaction flash à 900°C (…) » Ici, pas question de gruger, ni de mettre le business avant la qualité. « Du café 100 %

Hélène Vancayezeele connaît tous les secrets du café. café », avec comme valeur ajoutée « le travail avec de pures origines et de petites plantations. (…) Ce n’est jamais le même goût, c’est un peu comme le vin. » Ils sont les seuls à torréfier. « On met notre patte. Nous n’avons pas encore réussi à confier cela à quelqu’un. Ça viendra. »


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RECYCLAGE

L’Upcycling de Q de bouteilles

En Images

Une seconde vie pour les bouteilles en verre. Bougies, verres ou vases, l’entreprise Q de bouteilles, basée au Touquet, surfe à merveille dans l’upcycling

5 000 à 6 000 bouteilles sortent des ateliers de Q de bouteilles, une production qui devrait être multipliée cette année...

Gauthier et Victoire Decarne sont à la tête de Q de bouteilles : ils proposent leurs produits dans leur boutique mais aussi à l’international et dans divers magasins au plan national.

L’ESSENTIEL Qui ? Victoire Decarne, 30 ans, co-dirigeante ; et Gauthier Decarne, 28 ans, fondateur et co-dirigeant de l’entreprise Q de Bouteilles. Quoi ? Recyclage de bouteilles en verre, création de verres et d’objets. Où ? Atelier et bureaux au Touquet, zone de l’aéroport. Boutique au 35 quai Blavet à Saint-Valery-sur-Somme (fermée en période hivernale). Quand ? L’entreprise Q de bouteilles a été créée juillet 2016, d’abord installée à Cucq, elle vient de s’agrandir et de déménager zone de l’aéroport au Touquet. La boutique située à Saint-Valery-sur-Somme est ouverte depuis avril 2019. Les emplois ? Au total, Q de bouteilles compte 12 emplois.

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ne matière à la fois délicate et robuste. La transparence du verre. Une ligne épurée. Chez Q de bouteilles, au Touquet, on recycle l’iconique bouteille en verre pour donner vie à une gamme de produits à la fois design, sobres, et contemporains. Au lendemain d’une fête, l’idée de couper une bouteille en deux, et d’en faire des verres. Aujourd’hui, Gauthier et Victoire Decarne sont à la tête d’une entreprise en pleine expansion (lire ci-contre). Un duo dans la vie, un duo au travail, un couple créant en toute harmonie, misant sur l’upcycling. Au départ, une idée, deux amis. « Avec le monospace familial, on allait récupérer des bouteilles au Touquet, à

Saint-Valéry », se souvient Gauthier Decarne, fondateur de Q de bouteilles. « On sous-traitait, et gérait le stockage, l’empaquetage chez mes grands-parents ! » Du système D, le voilà à la tête d’une véritable entreprise avec son épouse Victoire. Créée en 2016 à Cucq, installée au Touquet depuis janvier, Q de bouteilles a parcouru un sacré chemin. .................................................................

« Avec le monospace familial, on allait récupérer des bouteilles » L’atelier est plein de vie. Des hommes et des femmes coupent les bouteilles, vérifient chaque pièce. La chaîne de production est bien rodée, rien n’est laissé au hasard. Chaque jour en sortent des verres, des vases, des bougies aussi. Avec soin, Julie, une salariée, place les mèches des bougies. « Le concept existait », indique Gauthier Decarne, le père du projet. « Mais il n’avait pas été développé au sein d’une entreprise. »

UNE GAMME VARIÉE : VERRES, VASES, BOUGIES

Danser, débattre, rire, séduire. La gamme des objets de décoration et de table porte des noms rappelant l’origine de l’objet initial : la bouteille. Des teintes exclusives, ou encore du sur-mesure, Q de bouteilles essaye aussi « de développer des séries limitées. 20% de notre activité correspond à des prestations de services, on fait à la demande, pour des alcooliers, des vignerons, des hôteliers… », précise Victoire. Q de bouteilles propose un panel large, avec toujours la même ligne épurée, et

un design recherché. « On impute plus qu’on ne rajoute » avec pour logo un Q gravé, discret, « pour signer la pièce », détaille le jeune patron.

L’UPCYCLING, LA SECONDE VIE DES BOUTEILLES Les bouteilles sont récupérées chez des vingtaines de restaurateurs autour de l’atelier du Touquet, Q de bouteilles offre aussi une nouvelle vie aux bouteilles déclassées de vignerons, aux lots avec défauts : « il y a 1001 raisons pour que les bouteilles deviennent impropres » à l’utilisation d’un vigneron. Q de bouteilles propose un « recyclage alternatif », et le conçoit comme une « logique globale » travaillant en « circuit d’eau fermé », et envisageant prochainement d’utiliser « la récupération d’eau de pluie». Début janvier, Q de bouteilles a déménagé dans ses nouveaux locaux, zone de l’aéroport au Touquet. Un showroom devrait ouvrir d’ici l’été.

Prochainement, une machine devrait arriver dans l’atelier touquettois, permettant un gain de productivité.

Une salariée de Q de bouteilles place les mèches des bougies dans chaque verre.

L’entreprise s’invite sur le marché international Un souvenir, un changement radical, une entreprise qui tourne. « On est partis avec deux copains en camion, avec 1500 verres pour Biarritz », se souvient Gauthier Decarne, fondateur de Q de bouteilles. « On a revendu au “cul“ du camion, et on a trouvé les premiers revendeurs ! » Un temps bien révolu. Benelux, Allemagne, Suisse. Q de bouteilles frappe fort et rayonne désormais à l’international. Au total, l’entreprise basée depuis peu au Touquet compte « 200 revendeurs », affirme Victoire Decarne, co-dirigeante. « Aujourd’hui, nous sommes présents dans 13 pays », confie-t-elle, devant son verre gravé à son prénom. Les produits de Q de bouteilles commencent à se vendre en « Scandinavie », explique la jeune co-dirigeante dont l’objectif actuel est de « se concentrer sur l’export en Europe », le développer. Un développement passant par l’augmentation de la capacité de production entre autres, et un accompagne-

ment par le Réseau Entreprendre. En un peu plus de quatre ans d’existence, Q de bouteilles compte douze salariés. Au moins trois embauches sont prévues cette année. Pour faire évoluer la production, Q de bouteilles attend prochainement « une nouvelle machine », permettant ainsi d’apporter un coup de boost à « l’export ». Jusque-là, l’entreprise réussissait à donner naissance à « 5 000 ou 6 000 pièces par mois », note Gauthier Decarne. Avec le nouvel équipement, Q de bouteilles pourrait atteindre un objectif multiplié par dix. Un investissement réalisé face à une forte demande. Victime de son succès, Q de bouteilles n’a pas pu accepter certaines commandes de gros volumes. « Actuellement, le processus de fabrication se fait à la main », souligne Gauthier Decarne. La façon de faire restera la même, mais le nouvel équipement permettra « un gain de productivité ».


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COMMERCE

Derrière Tom&Co, un homme de challenge La franchise spécialisée en animalerie, Tom&Co, vient d’ouvrir un deuxième point de vente dans le Boulonnais après une première ouverture réussie à Coquelles. A sa tête, Yannick Hamard, un homme au franc parler, dynamique, et ambitieux. SALARIÉS ET EXPERTS

L’ESSENTIEL

Yannick Hamard ne sourcille pas à embaucher « des jeunes », voit en eux « des gens en construction ». Et d’ajouter : « J’aime faire confiance aux jeunes. » Pour l’homme, la qualité de recrutement est primordiale. « Il y a les capacités techniques, et ce sont des gens intéressés par le projet global, avec la volonté de développer un regroupement régional et familial .»

Qui ? Yannick Hamard, 47 ans. Gérant non salarié de la société Tom&Co. Quoi ? Animalerie. Où ? Deux magasins : parc de la Française, avenue Charles de Gaulle à Coquelles ; et 13 rue du Mont Joie à Saint-Martin-Boulogne. Quand ? L’animalerie située à Coquelles a ouvert en février 2019, et celle de Saint-Martin-Boulogne en septembre 2020. Les emplois ? Au total, les deux magasins comptent 14 salariés.

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« Je voulais une dimension plus humaine, affective, interactive »

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’objectif est clair. Yannick Hamard, patron des animaleries Tom&Co à Coquelles et SaintMartin-Boulogne, veut conquérir le territoire. En moins de deux ans, il a ouvert deux magasins et ne compte pas s’arrêter là.

OUVERTURE D’UN MAGASIN PAR AN ET DES EMPLOIS À LA CLÉ

Ayant l’exclusivité territoriale de la franchise belge, il veut créer « un groupement régional, territorial » et « envisage d’ouvrir encore cinq ou six magasins, un par an, avec sept

L’humain est important pour Yannick Hamard qui insuffle des valeurs fortes, entre courage et volonté. emplois à chaque fois », annonce l’homme rappelant que Tom&Co c’est « 200 magasins en Europe ». Une franchise se positionnant en « en leader », affirme-t-il, faisant le focus sur la particularité de l’enseigne : « On fait du vivant, des accessoires, de la nourriture… Et nous

avons un bouquet de services » : un service de toilettage avec une employée ayant « 17 ans d’expérience », un « dog wash », une station de lavage autonome, à cela s’ajoutent « la livraison à domicile, le e-store. Nous proposons aussi, pour des collectivités territoriales, des médecins etc. le service d’entretien à domicile pour l’aquariophilie ». Dans son ancienne vie, Yannick Hamard a managé des centaines de cadres à l’international, enquillant les déplacements en avion, de pays en pays. En se lan-

çant avec la franchise Tom&Co, le quadragénaire crée sa « boîte » et change de décor. Mais pas n’importe comment. Il y tient : « Je voulais une dimension plus humaine, affective, interactive », un management à la façon d’un père de famille, capable d’encourager, blaguer, féliciter, mais aussi d’être ferme : « Une main d’acier dans un gant de velours », aime-t-il décrire, assurant miser sur « un management de proximité, la volonté de développer les talents, d’avoir de vraies relations humaines et enrichissantes».

Sa fille, actuellement en master ressources humaines, les rejoindra d’ici un an et demi. Yannick Hamard a su s’entourer de bosseurs au potentiel indéniable. « J’ai créé une équipe, en tapant haut. » Il passe en revue celles et ceux qu’il a embauchés, qu’il a parfois débauchés pour avoir des profils atypiques aux connaissances pointues : une jeune femme « qui travaillait chez le premier importateur de reptiles en Europe », un expert « éleveur de perroquets » etc. « Je ne prends que des pros, ou de nouveaux talents à qui je fais confiance ». Rempli d’humilité, Yannick Hamard insuffle des valeurs fortes, entre courage et volonté. Audacieux, ambitieux, il reste « prudent et lucide » et rappelle qu’il « (sait) ce qu’il veut », un homme se décrivant comme « juste. Je fais ce que je dis, je dis ce que je fais ». Un homme de challenge.

L’expérience d’un accompagnateur est rassurante

Yannick Hamard propose le nettoyage et l’entretien des aquariums.

Plusieurs animaux de compagnie sont proposés à la vente dans les agences Tom&Co.

Yannick Hamard a d’abord intégré le Réseau Entreprendre Côte d’Opale dans la catégorie « starter » puis « booster ». Un atout indéniable. « Ça donne de l’assurance », ses « deux parrains sont extraordinaires », « c’est une douce alchimie entre l’expérience de l’entrepreneuriat, nos besoins et nos attentes », résume-t-il, envisageant un jour passer à son tour de l’autre côté. Avec Michel Hursin, l’un de ses accompagnateurs, ils se voient, s’appellent régulièrement. Un rendez-vous pour passer en revue les questionnements du jeune chef d’entreprise, dans tous les domaines, sans filtres. « Parfois, on les trouve fatigués. Et quand on est seul, on peut lâcher prise. (…) Je suis passé par là. Je partage mon expérience, pour les lauréats c’est rassurant. Ça donne confiance. » A 67 ans, Michel Hursin a passé plus de 10 ans chez Auchan puis il a monté sa propre entreprise via un réseau de franchise, comme l’homme qu’il accompagne. Il a géré trois McDonald’s. « Yannick Hamard a parfois des questionnements par rapport au réseau de franchise, je l’éclaire. Quand on gère son entreprise, on a envie que ça avance vite mais en face, la franchise, c’est une grosse machine, il faut être patient. » Alors pour Yannick Hamard, le regard avisé de son parrain compte beaucoup. Avec la volonté d’ouvrir un magasin par an, il a de belles perspectives. «

L’accompagnateur Michel Hursin partage toute son expérience acquise en hypermarché et à la tête de son entreprise. Et il a toujours un coup d’avance, c’est une force », remarque Michel Hursin. De leurs échanges aboutissent parfois des choix. « Ça reste lui qui décide », insiste Michel Hursin, mettant ensuite en exergue une anecdote. « Il me parlait de son équipe, d’un de ses employés en CDD dont il voulait renouveler le contrat. Il disait qu’il avait toutes les qualités du monde etc. Je lui ai dit que “si tu le trouves bien, que tu as confiance, pourquoi renouveler son CDD et lui donner de l’incertitude ? Des gens bien, il faut les garder. Finalement il l’a passé en CDI et aujourd’hui il s’occupe du deuxième magasin à Boulogne !“ C’est une petite décision qui engendre un bel avenir. »


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L’ENTRETIEN

« En créant mon entreprise, j’ai voulu créer une alternative » En 2016, Emmanuel Noorenberghe lance sa société à Grande-Synthe, seul. Aujourd’hui, ENGIK compte 10 salariés et prévoit la sortie d’une application innovante seul. Le plus important c’était d’avoir des conseils, du soutien, de trouver quelqu’un sur qui s’appuyer.

L’ESSENTIEL Qui ? Emmanuel Noorenberghe, 38 ans, président directeur général de la société ENGIK. Quoi ? Vente et réparation de matériel de travaux publics. Où ? 1 rue Charles Fourier, GrandeSynthe. Quand ? Entreprise créée en 2016. Les emplois ? Au total, Engik emploie dix personnes.

Vous êtes aujourd’hui à la tête d’une société qui compte dix salariés. L’évolution a-t-elle été rapide ? « Ça a mis deux mois environ à “prendre”. Le business plan était réaliste et réalisable, ça a fait boule de neige. Il y a eu l’arrivée de gros clients. Ça a été la bonne ligne pour grandir. »

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nstallée à Grande-Synthe, la société EN-

GIK propose de la vente et de la réparation d’engins de travaux publics. Comment est-elle née cette idée ? Emmanuel Noorenberghe, président directeur général de la société : « Ça vient de mon ancien métier. J’étais responsable matériel et maintenance pour un groupe américain. Nous étions coincés sur le sujet tarifaire avec les constructeurs d’engins… En créant mon entreprise, j’ai voulu créer une alternative. Quand on achète une machine de marque, on est obligé de passer par la marque pour les réparations, l’entretien… Il y a beaucoup d’intermédiaires : la marque, le distributeur européen, le distributeur France, le concessionnaire dunkerquois… Et les prix deviennent aberrants. »

« Ça a mis deux mois environ à « prendre ». Le business plan était réaliste et réalisable, ça a fait boule de neige. Il y a eu l’arrivée de gros clients. Ça a été la bonne ligne pour grandir. » Emmanuel Noorenberghe, président directeur général de la société ENGIK.

Vous êtes toujours accompagné par le Réseau Entreprendre, dans le programme Booster, votre entreprise se développe. Quels sont vos projets ?

Quelle est votre alternative pour concurrencer ces tarifs ? « Nous allons chercher le fournisseur à la base, et ça nous permet d’obtenir de meilleurs tarifs. C’est une alternative, nous avons les mêmes pièces, le même endroit de fabrication, avec des prix en moyenne inférieurs de 30%. Et quand on parle de moteur ou de pompe hydraulique, on arrive vite à 40 000 euros ! Ça peut faire des économies.

Qui sont vos clients ?

« Ce sont par exemple des prestataires de services sur les sites industriels, des grandes sociétés de travaux publics, des loueurs, et nous faisons aussi de l’export. »

Vous avez été accompagné dès le départ par le Réseau Entreprendre ? « Oui. J’ai créé ENGIK en 2016,

Une application en cours de développement L’entreprise basée à Grande-Synthe se démarque en inventant une alternative avec à la clé la baisse des coûts. Elle concurrence directement les tarifs des distributeurs de matériel de travaux publics. Près de quatre ans après sa création, une petite perle est prête à être dévoilée. Sur la toile, ENGIK est présent, par le biais d’un site Internet totalement repensé, intuitif, et doté d’un aspect graphique indéniable. Une première porte d’entrée. L’entreprise continue sur sa lancée, et prévoit pour le dernier trimestre 2021 une autre nouveauté qui pourrait bien être une véritable pépite. Là encore, place à la modernité avec cette innovation : la création d’une application pour smartphone. « Le cœur de l’application est fait », confirme le patron de ENGIK, Emmanuel Noorenberghe, précisant que ce nouvel outil est développé en interne. Reste désormais à « l’alimenter, créer les connecteurs entre le site, l’application, le système de gestion client, facturation ».

Devant lui, le PDG de l’entreprise tient un gros classeur. A l’intérieur, une masse d’informations…pour un seul engin ! Pour les sociétés ayant une « flotte de 150 engins », ça peut représenter un sacré volume de classeurs, indispensables quand ils ont besoin de commander une pièce pour une réparation par exemple. La fonction de cette application apparaît comme une véritable révolution : un gain de temps, un gain de place, la rapidité en prime. « Le but ultime de l’application ? Que le mécano qui est sur la machine, le mien ou celui du client, puisse depuis sa machine faire le listing des pièces et que son chef n’ait plus qu’à valider le devis. » L’application prévoit de numériser un stock d’informations, de tout centraliser, afin de répondre plus rapidement aux demandes. ENGIK joue la carte de la modernité avec l’élaboration de cette application.

« Mon chiffre d’affaires est basé sur trois points : l’homme, avec les réparations ; la vente de machines et la vente de pièces. La vente de pièces fonctionne de façon archaïque. Le fait qu’on fasse du multimarques, c’est trop petit pour tout stocker. Nous allons mettre en place un système pour avoir du stock ici, et pour répondre plus facilement aux demandes. Tout ça sera piloté par une application, avec un moteur de recherches intuitif pour commander (lire ci-contre). »

Envisagez-vous de nouvelles créations d’emplois ? « Pour faire tourner ce projet, c’est trois emplois. Et si l’on vend plus de pièces, il faudra plus de personnes pour les monter. A terme, ça pourrait générer sept ou huit embauches. »


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INNOVATION

Accante est né au FabLab Spécialisé dans l’impression 3D, Accante développe de véritables innovations technologiques. L’ESSENTIEL Qui ? Stéphane Watré, 57 ans, directeur général et co-fondateur d’Accante. François Damay, 49 ans, président et associé. Quoi ? Accante, bureau d’études spécialisé dans l’impression 3D. Où ? 89 rue des Tertres à Marquise. Quand ? Entreprise créée en juin 2016. Les emplois ? Quatre salariés.

Quel est votre cœur d’activité ?

Stéphane Watré, directeur général et cofondateur d’Accante : « Accante est un bureau d’études spécialisé dans l’impression 3D. Notre activité initiale est la création et la commercialisation d’un accessoire pour imprimante 3D, un capot. »

Qui est derrière Accante ?

« Nous sommes deux co-fondateurs, avec François Damay qui est donc également président et associé ; tous les deux passionnés de la fabrication numérique, d’impression 3D. Son épouse, Marie, est directrice administrative. »

Quels sont vos parcours respectifs ?

« Mon associé est orthodontiste, et il est aussi un inventeur ! Notre binôme fonctionne très bien, lui c’est le créatif. Moi, je m’occupe de la gestion d’entreprise, du côté commercial. J’étais conseiller entreprises à la CCI, et ma mission était centrée sur les nouvelles technologies. J’étais à l’initiative du Fablab, c’est là que j’ai rencontré François. »

D’ailleurs le début de votre activité s’est fait au FabLab de Calais ?

« Oui. On y a réalisé nos premiers prototypes. Sans le FabLab, je ne sais pas si Accante existerait. »

Comment est née l’idée d’un capot pour imprimante 3D ?

« Nous avons constaté ce manque avec François. La recouvrir permettait d’abord une amélioration de l’impression. On a partagé cela avec les distributeurs. Quand on a envoyé le premier prototype, on a vu qu’il y avait une réelle demande. »

Qu’est-ce qui a engendré une telle réussite ?

« Les imprimantes 3D ont un gros défaut : la matière fusionnée est très polluante. Une étude sortie en 2015 a mis en avant la présence de particules ultrafines, qui, quand elles entrent dans le corps humain, peuvent provoquer des cancers. Nous avons ajouté un filtre à particules, c’est ce qui nous a permis le développement qu’on connaît aujourd’hui. Nous avions rencontré des distributeurs européens au 3D Print show à Paris, dont le numéro 1 de la distribution en France, Hava 3D. Ça a tout changé pour nous ! »

Il y avait une réelle demande de la part des distributeurs, ils avaient décelé ce besoin. Pourquoi n’ont-ils pas créé ce capot avant ?

« Ce qu’on ne savait pas, c’est que l’enfermement de l’enceinte de chauffe était couvert par un brevet. Nous, nous avions inventé un capot vendu en kit, c’est le client qui le monte. De cette façon, on fournissait d’après le fabricant d’imprimante une solution qui évite d’entrer dans le champ du brevet. C’est un joyeux hasard. »

Les innovations techniques sont régulières chez Accante. Vos ventes se sont très vite développées. « Nous sommes passés de 10 à 15 capots par semaine, à plus d’une centaine. Aujourd’hui, 8000 à 9000 capots ont été commercialisés. Alors il a fallu se structurer. »

Un orthodontiste derrière les inventions

Votre créneau, c’est l’innovation technologique ?

« Oui. Le capot était la première. On essaye d’appliquer cela dans d’autres domaines. Nous avons deux autres prototypes dans le domaine médical. »

Vous êtes désormais accompagné par le Réseau Entreprendre, dans la catégorie Booster

« Nous arrivons à un moment où l’on a besoin du regard de chefs d’entreprise aguerris, on ne veut pas être seuls. Ça va nous permettre de développer Accante. »

Des embauches sont-elles prévues ?

« Par la suite, nous envisageons des embauches : ingénieurs, techniciens, peut-être quelqu’un au marketing, un designer. »

Marie Damay, directrice administrative, Stéphane Watré (à droite), directeur général et cofondateur d’Accante, François Damay, président et associé.

Les nouveaux outils simplifient la tâche des utilisateurs. De nouveaux outils facilitant la vie, le travail, simplifiant les tâches. Des inventions à la fois « rentables, atypiques, et avec de l’intérêt. » « Trouver des astuces pour le quotidien », résume François Damay, orthodontiste de profession. Il est l’homme créatif d’Accante. « L’inventeur », comme le décrit son associé Stéphane Watré. Ce côté créatif, toujours à la recherche d’inventions diverses, est « une façon de penser ». « Il a toujours été comme ça », commente son épouse Marie, indiquant qu’il possède « un cahier spécial » avec des tas d’idées d’innovations. Des innovations dans le domaine médical bientôt sur le marché Après la création de capot pour imprimante 3D, deux innovations sont sur la rampe de lancement, dans le domaine médical cette fois. L’Orthobox est prête, tout comme un système original pour la découpe d’aligneurs dentaires. En 2016, François Damay a inventé « un procédé pour poser des bagues, il l’a testé en cabinet et a déposé un brevet », souligne Stéphane Watré. Cette invention permet de faire la pose seul, sans l’assistante. L’Orthobox est une boîte dans laquelle les bagues sont encollées par avance. « Autre effet positif : avec l’Orthobox, l’assistante n’est plus obligée d’être présente pendant la pose, c’est une sécurité supplémentaire face à la Covid-19 », détaille encore le directeur général d’Accante. « Nous sommes dans la dernière phase de réalisation de prototype, on en a fait une quarantaine ! Elle sera sur le marché dans les mois à venir », rappelle le père de cette innovation. Chez Accante toutes les inventions ont pour but « d’en créer des marchés », rappelle François Damay. « Notre but c’est de ne pas s’arrêter, de concevoir des produits, de les prototyper… » D’une autoentreprise, elle est devenue une SAS basée à la pépinière d’entreprises à Saint-Léonard. En janvier Accante s’est installée à Marquise. Aujourd’hui, ses deux prochaines innovations sont dans les starting-blocks.


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RÉSEAU ENTREPRENDRE CÔTE D'OPALE

ENTRETIEN AVEC ERIC SAMMUT, GROUPE TOTAL

Total intervient comme un accélérateur de croissance

Eric Sammut, directeur du développement régional et délégué régional Normandie-Hauts de France, développe les arguments qui font que Total est un soutien financier important pour les créateurs d’entreprise. en place des prêts à taux zéro. Ces prêts sont rapides à monter et vont de 20 à 100 K€ suivant leur dimension et les emplois engendrés ou maintenus. Nous intervenons au côté des réseaux, comme un accélérateur de croissance. Nous ne pouvons être ni seuls à financer, ni premier financeur. Au-delà de l’aspect financier, nous pouvons également mettre en place des prêts export et favoriser un projet à l’international par le biais de la mise à disposition de locaux sans frais dans nos filiales à l’étranger. »

Pourquoi soutenir les actions du Réseau Entreprendre Côte d’Opale ?

« Total Développement Régional encourage les projets de création, de reprise et de développement de PME et de start-ups. Nous avons pour ambition de favoriser la création ou le maintien d’emplois pérennes en côte d’Opale. Dans ce cadre, nous soutenons les projets nouveaux sur le territoire et nous accompagnons nos lauréats dans la durée. Les projets soutenus par le Réseau Entreprendre Côte d’opale sont des projets de qualité. Pour nous qui ne prenons pas de garantie sur nos prêts, savoir que RECO accompagne un candidat à l’entrepreneuriat est un gage de sérieux de l’entrepreneur et de pérennité de l’entreprise. Chez TDR, nous ne sommes pas des investisseurs comme les autres. La trésorerie que nous mettons à la disposition de nos lauréats est sans frais ni contrepartie autre que la création d’emplois. Nous sommes donc en phase totale avec les actions du Réseau Entreprendre. »

L’impact sociétal et environnemental est un sujet primordial pour RECO, et concernant TDR ?

Quelle forme prend ce soutien ? Comment se décline l’offre aux porteurs de projets ?

« Total Développement Régional accompagne financièrement les porteurs de projet BtoB en mettant

Eric Sammut

« Total s’engage et a annoncé son ambition d’atteindre la neutralité carbone (Net Zero) à horizon 2050. Trois axes majeurs ont été définis pour atteindre la neutralité carbone : 1. Un objectif de neutralité carbone pour les opérations mondiales de Total en 2050 2. Un engagement de neutralité carbone en Europe pour l’ensemble de sa production et des produits énergétiques de Total utilisés par ses clients en 2050 3. Une ambition de réduction de 60% ou plus de l’intensité carbone moyenne des produits. »

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