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MAGAZINE

2012

Nº 61 MAI - JUIN - JUILLET 2012 TRIMESTRIEL - BUREAU DE DÉPÔT BRUXELLES X - P309290

Dossier Focus : À Malebo, sur la piste des Bonobos WWF et Danone

LES CARPATES : QUAND CONSERVATION ET DÉVELOPPEMENT S’ALLIENT


PLANÈTE EN ALERTE! © NASA

LE WWF PUBLIE SON « RAPPORT PLANÈTE VIVANTE 2012 » ! PLUS QUE JAMAIS, IL EST TEMPS D’AGIR ! Notre « Rapport Planète Vivante 2012 » vient de paraître ! Il s’agit de l’analyse la plus pointue qui existe actuellement de l’ ‘état de santé’ de notre planète et de l’impact de l’activité humaine sur les ressources naturelles. Le rapport se base sur deux indices principaux : •l’index

‘planète vivante’, qui mesure l’état des populations de plus de 2 500 espèces de par le monde.

•l’empreinte

écologique, qui calcule l’impact de l’activité humaine sur les ressources naturelles.

DES CONCLUSIONS ALARMANTES : •Depuis1970,labiodiversitéareculéde30%! Undéclinprincipalementcauséparlaperte d’habitatdanslesrégionstropicales,oùla biodiversitéachutéde60%. •L’empreinteécologique,quantàelle, montreunetendanceconstanteàla surconsommation.Notredemandedépasse, aujourd’hui,deplusde50%lacapacitédela Terreàproduirelesressourcesnécessaires! LaBelgiquealetristeprivilègedefigurer parmiles10paysaumondeayantlaplus grandeempreinteécologiqueparpersonne. •Laplusgrandepartdel’empreinteécologique del’hommesurTerreprovientdeses émissionsdeCO2. •2,7milliardsdepersonnesdanslemonde doiventdéjàfairefaceàdesévèresmanques d’eau,aumoinsunmoisparan.

LES SOLUTIONS SONT POURTANT À PORTÉE DE MAIN ! DÉCOUVREZ-LES SUR NOTRE SITE WWW.WWF.BE ! ENSEMBLE POUR UNE PLANÈTE VIVANTE ! Panda magazine - Pagina 2


EDITO EARTH HOUR, UNE RÉUSSITE GRÂCE A VOUS

SOMMAIRE Brèves

4-5

Focus

6-7

ÀMalebo,surlapistedesbonobos

Sur le terrain

9

250jeunesdébattentsurleclimat

Eco-conso J’aieulachancedefairemonstage auWWFàunmomentcrucial:la campagneannuellepourEarthHour. Et,j’aipuconstaterqueleWWF apucomptersurvous,unefois deplus.Vousvousêtesmobilisés pourlaterre.«EarthHour»aété célébréauxquatrecoinsdumonde etdesmilliardsdelumièresse sontéteintes.Grâceàvous,lalutte contrelechangementclimatiquea étémiseàl’honneur,neserait-ce qu’uneheure.Danscecombatde touslesjours,chacunpeutapporter sapierreàl’édificeenréduisantson empreinteécologique,grâceàdes gestessimples.Chaquesemaine, undenoscollèguesproposeson écogestesurnotresite(www.wwf.be). C’estenunissantnosforcesquenous pourronsagirefficacementpourun avenirplusvert! Durantmonexpériencedestagiaire, j’aitravailléavecdesgensdévoués etpassionnés.Jepeuxvousaffirmer qu’ici,auWWF,leschosesbougent! Lestaffentiersedémènesansrelâche pourtrouverdevraiessolutions.Sur leterrain,desprojetsefficacessont missurpied,pourpermettredes avancéesconcrètespourlaplanète… etlesrésultatssontlà!Mais,une choserestecertaine:c’estgrâce àvotresoutienfidèlequeleWWF peutallerplusloinetpoursuivre samissionavecdéterminationet efficacité.Mercidelaconfianceque vousnousportez. KathleenMentrop

Maggyetlarécupérationd’eaudepluie

Eco-détente Testépourvous:lebuffetvégétarien

Entreprises LeWWFetDanone

Eco-shopping

Focus

18 19

20-21 22

© WWF-Belgium

VoyageàMalebo Notre collègue, Grégory Claessens, revient tout juste de sa première mission pour le WWFBelgique. Il nous fait part de son expérience inoubliable : sa rencontre avec les bonobos.

P. 6

DOSSIER

QUAND CONSERVATION ET CARPATES DÉVELOPPEMENT S’ALLIENT © WWF-Belgium

P. 10 COLOPHON:LePandamagazineestunepublicationdu WWF-BelgiqueCommunautéfrançaiseasbl.Tousdroitsréservés auWWF.LesiglePanda,lemotPandaetlesinitialesWWFsontdes marquesdéposéesduWorldWideFundforNature.Reproduction destextesautorisée,àconditionqu’ilsoitfaitmentiondelasource. •Coordinationetrédaction:NatachaBertiaux•Ontcollaboré àcenuméro:SarahBeelen,GéraldineLouis,SoniaBonus, StijnSterckx,Maire-NoëlleCollart•Réalisation:www. propaganda.be•Impression:ClaesPrinting.St-Pieters-Leeuw. •Photodecouverture:WildWondersofEurope/RubenSmit/ WWF•E.R.:DamienVincent.BdE.Jacqmain,90.1000Bruxelles.

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BRÈVES

UNIS PAR LA PASSION DES ÉLÉPHANTS SAUVER L’EIDER : MISSION SACRÉE DU PEUPLE ISLANDAIS Alors que certains hommes s’emploient toujours à exterminer les rhinocéros pour leur corne, les ours pour leur bile, les éléphants pour leur ivoire ou les requins pour leurs ailerons, nous ne pouvons que saluer l’admirable comportement des Islandais envers l’eider, un canard sauvage de leur pays. En effet, le duvet de la femelle, qui lui sert à protéger ses œufs lorsqu’elle couve, vaut une fortune. Pour le récolter sans nuire à l’animal, les Islandais attendent simplement

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l’envol des oisillons pour le ramasser et le revendre. Mais ils ne se contentent pas d’exploiter les eiders pour leur duvet ! Ils s’emploient aussi à les protéger contre leurs prédateurs, comme les mouettes. En plein air, dans de pénibles conditions climatiques, ils passent de longues journées à veiller sur les nids. En tant que protecteurs de la nature, nous nous devions de leur tirer un grand coup de chapeau ! Christinane Linet

Fikri Pohan et Evatma Dewi se sont dits ‘oui’, pour le meilleur et pour le pire, lors d’une cérémonie de mariage assez particulière. L’amour qu’ils se portent est, en effet, aussi grand que celui qu’ils portent à l’éléphant de Sumatra – l’animal qui les a réunis. Les deux jeunes mariés font partie de la brigade volante ‘Éléphants’ du WWF-Indonésie, une équipe composée de sept éléphants et de dix soigneurs, appelés ‘mahouts’. C’est pourquoi l’éléphant a joué un rôle central lors de la cérémonie de mariage. C’est en effet à dos d’éléphant que le futur marié a rejoint le village de sa fiancée. Après la cérémonie, le jeune couple, vêtu de ses habits traditionnels, a paradé à travers le village sur le dos de l’animal, somptueusement décoré pour l’occasion. L’idée de cette cérémonie particulièrement originale vient du coordinateur de la brigade volante du WWF-Indonésie : « Nous voulions offrir à nos jeunes fiancés une expérience mémorable, tout en démontrant que les éléphants et les hommes peuvent vivre en harmonie. »  écouvrez la vidéo de la D cérémonie sur wwf.panda.org

© WWF-Belgium

Christinane Linet et son magnifique bonnet en duvet d’eider.


Le saviez-vous ? © WWF-Belgium

En mars 2011, l’Autriche, la Croatie, la Hongrie, la Serbie et la Slovénie sont tombées d’accord pour créer une réserve transfrontalière de 800 000 ha. La plus grande réserve fluviale d’Europe.

DEUX ARBRES ÉTEINTS REDÉCOUVERTS EN TANZANIE Un groupe de scientifiques vient de confirmer la redécouverte de deux espèces d’arbres qu’on croyait disparues (Erythrina schliebenii et Karomia gigas). Ces arbres ont été repérés dans des zones fortement menacées de la forêt sèche tanzanienne. Mais cette bonne nouvelle ne doit pas nous faire oublier que ces

deux essences sont toujours en danger critique d’extinction. Il reste, en effet, moins de 50 exemplaires de chacun d’entre eux. La protection des forêts tanzaniennes est essentielle, car elles peuvent aussi être source de revenus pour les communautés locales. Ces récentes découvertes ne font qu’augmenter leur valeur.

EARTH HOUR 2012, RECORD BATTU ! © WWF-Belgium

Cette année, Earth Hour a battu un nouveau record : 6 500 villes dans 150 pays du monde entier ont éteint la lumière entre 20 h 30 et 21 h 30. Soit près de 1 300 villes de plus que l’an dernier ! Jamais la planète n’avait connu une telle mobi- © WWF-Belgium lisation en faveur de l’environnement. Au total, 2 milliards de personnes ont répondu à l’appel contre le réchauffement climatique. De nombreux monuments ont éteint leurs lumières : la Tour Eiffel à Paris, Big Ben et le La Grand-Place de Bruxelles Palais de Westminster à Londres,

le Palais Royal de Madrid, l’Opéra de Sydney, la Tour de Tokyo, la Muraille de Chine, l’Acropole d’Athènes… En Belgique, 650 000 familles ont éteint leurs lumières. Pas moins de 200 villes et communes se sont mobilisées, de même qu’une centaine d’entreprises comme Coca-Cola, Canon, Ikea, Jet Air, Exki et bien d’autres. À Bruxelles, de nombreux monuments se sont également éteints : l’Hôtel de Ville, l’Atomium, la basilique de Koekelberg, la tour Reyers et plusieurs ponts surplombant le canal.

19 GÉANTS DU PAPIER DIVULGUENT LEUR EMPREINTE

© WWF/Kurt PRINZ

Le WWF a divulgué son second index de la production de papier. Cet index classe les entreprises productrices de papier, en fonction de leur empreinte écologique. 19 grands producteurs de papier, mouchoirs et emballages ont autorisé le WWF à examiner attentivement leur production globale de papier, sur base de critères environnementaux clés, comme l’utilisation de fibres provenant de forêts bien gérées, une production propre et des rapports transparents. Les meilleurs résultats ont été obtenus par les compagnies du secteur de l’emballage : SCA Container, avec 85,55 %, et Mondi, avec 75,45 %. Le papier est un matériau renouvelable et recyclable, qui a une empreinte potentiellement plus basse que ses substituts, pour peu qu’il soit géré de manière responsable. Toutefois, la taille du secteur et, corrélativement, son impact sur l’environnement s’élargissent. Il est donc primordial d’agir dès aujourd’hui.

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FOCUS

UNE SEMAINE À MALEBO, SUR LA PISTE DES BONOBOS Notre collègue, Gregory Claessens, revient de sa première mission pour le WWF-Belgique. Il nous raconte une fabuleuse expérience : sa rencontre avec les bonobos !

RAPPEL :

© WWF-Belgium

C’est également dans ce village que sont construits les bungalows qui accueilleront les touristes. Gregory est là, entre autres, pour vérifier les avancées du projet et en discuter avec les responsables sur place. Dès le lendemain de son arrivée, il est invité à suivre les traces des bonobos, tout comme les futurs touristes pourront le faire.

Gregory en pleine plantation. Sur le terrain,on met aussi la main à la pâte.

COURTE NUIT Les bonobos se réveillent au lever du soleil. Pour avoir une chance de les apercevoir, il faut donc arriver avant l’aube. À Malebo, notre ‘touriste’ a dû mettre son réveil à 3 h du matin, pour entamer son expédition. Une heure de 4x4 est nécessaire pour rejoindre le petit village de Nkala, où vivent les pisteurs qui guident les visiteurs. Ces pisteurs sont d’anciens paysans qui ont suivi une formation WWF, afin de leur permettre de localiser les bonobos, à partir des traces qu’ils laissent dans la nature. Chaque jour, ils les suivent pour voir où ils construisent leurs nids et ainsi pouvoir les repérer, dès le lendemain matin. Deux équipes se relayent pour ne pas perdre les singes d’une semelle. Gregory part donc accompagné de trois pisteurs et de l’équipe du projet. Vers 4 h 30, ils atteignent la lisière de la forêt. Après quelques minutes, notre petit groupe arrive au ‘camp’ des bonobos. Chaque soir, ces singes construisent des nids, dans lesquels ils passent la nuit. À l’aube, les visiteurs ont la chance d’assister au réveil des bonobos. Les singes détectent rapidement la présence humaine, mais, grâce au programme

En2005,unenouvellepopulationde bonobos,forted’environ7500individus,estdécouverteprèsduvillagede Bolobo,surlesrivesdufleuveCongo. Afindelesprotéger,toutencréantune sourcederevenuspourlapopulation locale,nousavonslancéunprojet combinantlasurveillancedespopulationsdebonobosetl’écotourisme centrésurl’observationdesprimates. Aujourd’hui,deuxgroupesdesinges sontprogressivementaccoutumésàla présencedel’homme.

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IMPOSSIBLE D’ÊTRE BLASÉ Le voyage de Gregory n’est pas sa première expérience africaine. Ce baroudeur a, en effet, déjà vécu 3 ans et demi au Rwanda. Mais il est pourtant loin d’être blasé. C’est avec des étoiles dans les yeux qu’il relate son survol du fleuve Congo et ses paysages verdoyants. Après 1 h 30 de vol, il atterrit à Malebo, siège local du WWF.


Le saviez-vous ?

Pour apaiser les tensions, les bonobos ont souvent recours aux rapports sexuels. Ces pratiques leur permettent de réduire la concurrence pour la nourriture et facilitent la réconciliation.

© WWF-Belgium

d’habituation, ils la tolèrent sans difficultés. Au bout d’environ une demiheure, le groupe se déplace. S’il pleut, ils construisent à nouveau des nids pour s’abriter. Après une heure passée auprès des bonobos, Gregory et les pisteurs quittent la forêt, laissant les primates à leurs occupations. LE TEMPS DES POURPARLERS Mais Gregory ne se contente pas de jouer les touristes. Il est attendu par le chef du village de Malebo, afin de se présenter et d’entendre les difficultés que rencontrent les habitants locaux. Il rencontre également les autorités de la région et discute longuement avec l’équipe locale en charge du projet.

Il faut se lever à l’aube pour avoir une chance d’apercevoir les bonobos.

© WWF-Belgium

UN SENTIMENT POSITIF Au retour de sa mission, Gregory est assez positif : « Les bonobos n’ont pas été effrayés par la présence d’hommes

Les villageois expliquent les difficultés qu’ils rencontrent sur place.

© WWF-Belgium

dans leur environnement. On peut donc passer à la vitesse supérieure pour espérer accueillir les premiers ‘vrais’ touristes d’ici un ou deux ans. Mais il subsiste beaucoup de ‘tracas’ (pots de vin) au Congo. Le pays est loin d’être stable. Nous devons travailler avec une culture très différente de la nôtre, sans vouloir la changer. Il est capital

pour nous d’aller sur le terrain, afin de nous rendre compte du contexte dans lequel les projets que nous coordonnons depuis la Belgique se développent au Congo. » Le temps de trajet entre Malebo et la forêt des bonobos est, par exemple, beaucoup trop long. Surtout pour l’équipe du projet qui s’y rend quotidiennement. Ce n’est qu’en allant sur place qu’on peut se rendre compte de ce genre de problèmes qu’il faut pourtant impérativement résoudre. Grâce aux missions menées par l’équipe ‘programmes’ du WWF-Belgique, nous pouvons comprendre les besoins des populations locales avec lesquelles nous travaillons et y répondre.

LE BONOBO EN CHIFFRES

25-120

Les bonobos vivent en communautés comptant entre 25 et 75, voire 120 individus.

30-50 13-14

Ils occupent un territoire de 30 à 50 km².

Les femelles sont matures vers l’âge de 13 ou 14 ans.

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SUR LE TERRAIN

250

© erasmushogeschool

JEUNES DÉBATTENT DU CLIMAT

Le 23 mars dernier, le Parlement européen accueillait la toute première conférence « Climate Challenge. Brussels I ». Durant une journée entière, 250 jeunes Néerlandophones se sont donc penchés sur les défis du changement climatique avec pour mission de voter 3 résolutions importantes. DES TAXES AÉRIENNES MONDIALES Les parlementaires en herbe ont approuvé l’instauration d’une taxe mondiale sur les vols aériens à laquelle les pays en voie de développement devraient moins contribuer que les pays développés, étant donné la moins grande responsabilité de ceux-ci dans les émissions de CO2. Le secteur des transports est actuellement responsable de 13,1 % des émissions mondiales de CO2. JEUDI VEGGIE La résolution rendant le jeudi veggie obligatoire a, quant à elle, été rejetée par 57 % des voix. Pour les jeunes, le végétarisme doit en effet rester une décision personnelle. L’idée d’une taxe sur la viande et d’un subside pour les substituts végétariens n’a également

© GBS De Pinte

pas été acceptée. Pourtant, 18 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont causés par l’élevage, soit plus que le transport ! LES RÉFUGIÉS CLIMATIQUES Les dernières estimations prédisent que, d’ici 2020, on comptera environ 50 millions de réfugiés climatiques. Et, en 2050, ce nombre passera sans doute à 150 millions. Une large majorité des jeunes a adopté, sans hésiter, une résolution qui obligera tous les pays à les accueillir. Le nombre de réfugiés accueillis sera déterminé par les émissions de CO2 « historiques » de chaque pays. L’Ambassadeur des jeunes et le Conseil de la jeunesse flamands ont pris note des conclusions.

Notreexpertclimatique, JanVandermosten, étaitégalementprésent. La conférence « Climate Challenge » était le dernier volet du lancement du site éducatif « Climate Challenge » (www.climatechallenge.be). Ce site, multidisciplinaire, est destiné aux deuxième et troisième degrés du secondaire. Les enseignants et leurs élèves peuvent y trouver une foule d’informations sur l’origine et les conséquences du changement climatique, ainsi que des pistes de solutions pour lutter contre ce phénomène.

UNE ÉCOLE QUI N’A PAS FROID AUX YEUX Le 28 mars dernier, l’action sociale de l’école primaire communale « De Pinte » a atteint son point d’orgue. Le directeur a fièrement remis un chèque de 4 000 euros au WWF ! Pendant deux semaines, les élèves ont récolté de l’argent, grâce à l’organisation de différentes actions originales, comme la vente de biscuits ou l’organisation de matchs de football. Depuis quelque temps, toutes les activités de cette école dynamique tournent autour de la vie aux Pôles. Même la fête de l’école a suivi la tendance ! Le spectacle « Sur la glace » a reçu un accueil chaleureux. Le WWF est tout naturellement ravi d’avoir pu leur apporter du « contenu » et un bon coup de main. Félicitations à tous ces jeunes enthousiastes !

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DOSSIER CARPATES

Les Carpates : quand conservation et développement s’allient Le WWF s’est donné pour mission de stopper la dégradation de l’environnement et de construire un avenir où l’homme vivra en harmonie avec la nature. Pour la mener à bien, nous concentrons nos efforts sur deux thèmes principaux : la biodiversité et l’impact de l’activité humaine sur la planète.

NOS OBJECTIFS POUR 2050 : • CONSERVER L’INTÉGRITÉ DES ESPACES NATURELS LES PLUS EXCEPTIONNELS • LIMITER L’IMPACT DE L’HUMANITÉ À CE QUE LA TERRE PEUT PRODUIRE ET PARTAGER ÉQUITABLEMENT LES RESSOURCES NATURELLES

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Ce mois-ci, nous vous emmenons dans une région où les deux facettes de notre travail se rejoignent : préservation et développement durable. Tout ça près de chez nous, en Europe ! Découvrez le travail du WWF dans les Carpates.


2 857 km

Le saviez-vous ?

Le Danube s’écoule sur 2 857 km, depuis la Forêt Noire allemande jusqu’à son Delte, en Roumanie, en Ukraine et dans la mer Noire. C’est le seul fleuve à traverser l’Europe d’Est en Ouest.

L’OURS BRUN • Peud’animauxfascinentl’homme autantquelesours.Ilspeuvent setenirsurdeuxpattes,ils ramassentdesobjetsavecleurs ‘doigts’.Ilsmangentlamême chosequenousetallaitentaussi leurspetits! • LesCarpatesabritentenviron 8000oursbruns,répartisentrela Slovaquie,laPologne,l’Ukraine etlaRoumanie.Ils’agitdela secondeplusgrandepopulation d’Europe. • Lesourssontd’importants indicateursdebonnesanté desécosystèmesetdesautres espècesquiyvivent.C’est pourquoileurprotectionest particulièrementimportante.

POLOGNE RÉPUBLIQUE TCHÈQUE

UKRAINE SLOVAQUIE

DAN UBE

AUTRICHE HONGRIE SLOVÉNIE

MER ADRIATIQUE

LES CARPATES

MOLDAVIE

CROATIE BOSNIEHERZÉGOVINE

DA

NU

DANU

BE

BE

ROUMANIE

SERBIE

DA

ITALIE

BULGARIE

NU

BE

MER NOIRE

© Wild Wonders of Europe /Cornelia Doerr / WWF

© Sanchez & Lope / WWF-Canon

L’eau et la pierre Irriguant quelque 817 000 km² à travers 18 pays, le Danube est sans aucun doute le fleuve le plus international au monde. En plus des 83 millions de personnes qui y vivent, le bassin du fleuve abrite une biodiversité foisonnante. Des espèces d’importance mondiale y cohabitent, notamment le péli-

can blanc (Pelecanus onocrotalus) et le béluga grand esturgeon (Huso huso). Les montagnes des Carpates s’étendent sur 7 états, depuis la République Tchèque, à travers la Pologne, la Slovaquie, l’Ukraine et la Hongrie, jusqu’en Roumanie et la pointe de la Serbie. C’est la dernière

grande étendue sauvage d’Europe, un refuge pour les grands carnivores. Elles abritent, en effet, plus de la moitié des ours, des loups et des lynx du continent. Elles renferment aussi les dernières grandes forêts primaires d’Europe (en dehors de la Russie).

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© Wild Wonders of Europe /Cornelia Doerr / WWF

DOSSIER CARPATES

Mais les étendues sauvages des Carpates subissent de nombreuses pressions ! Parmi les plus importantes : DISPARITION DES ZONES HUMIDES Assécher les zones humides au profit de l’agriculture ne bénéficie souvent qu’aux larges exploitations et détruit un type d’habitat sans autre équivalent. L’introduction d’essences d’arbres étrangères dans les forêts de plaine et les coupes claires réalisées au nom de l’industrie entraînent la disparition des buissons et des petits arbustes, altérant profondément le fonctionnement des écosystèmes. De plus, la construction de villes et de villages dans les zones humides les rend plus vulnérables aux inondations. LE DÉVELOPPEMENT À TOUT PRIX La volonté de développement économique de la région a malheureusement engendré l’exploitation de l’environnement rural dans un but de bénéfice à court terme,

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entraînant surpâturage, déforestation et braconnage. Avec, pour conséquences, une réduction de la biodiversité et une augmentation des conflits entre les grands carnivores, obligés de se partager un territoire réduit. LA PRIVATISATION ET LA RESTITUTION La privatisation des terres a ouvert la porte aux activités privilégiant les bénéfices à court terme, au mépris de l’environnement. Quelques exemples : l’augmentation des récoltes sur des pentes instables qui augmentent l’érosion ou la liquidation de petites forêts privées pour en faire des champs, plus rentables à court terme. La restitution des forêts usurpées par l’état communiste à leur propriétaire d’origine apporte aussi de nouveaux intervenants dans les relations ‘propriétaires – administrateurs’, qui doivent apprendre et appliquer les principes de gestion forestière durable.

LE LOUP • Les loups, au même titre que les ours et les lynx, possèdent une de leurs ‘forteresses’ européennes dans les montagnes des Carpates. Ils y sont dispersés de manière presque homogène. • L a chasse intensive, et les empoisonnements volontaires ont réduit les populations de loups, jadis florissantes, à des niveaux très bas. • En 1967, il ne restait plus que, environ, 1 500 individus. Heureusement, l’isolement de leur habitat montagneux et l’augmentation du nombre de cerfs et de sangliers ont sauvé le loup d’un déclin plus important. • L’usage de poison a été interdit en 1991.

© Wild Wonders of Europe /Sergey Gorshkov / WWF

© Wild Wonders of Europe /Cornelia Doerr / WWF

Un univers sous pression


18 millions

Le saviez-vous ? LE MANQUE DE SUPPORT TECHNIQUE ET FINANCIER Les mesures de protection forestières sont souvent inadéquates, car le cadre législatif est trop faible. Le manque de ressources financières nécessaires pour mettre en œuvre les législations existantes entraîne corruption et abattage d’arbres illégal. LE TOURISME Le tourisme est, tout à la fois, un danger significatif pour la biodiversité des Carpates, mais aussi une énorme opportunité de développement pour la région. L’augmentation du tourisme durable dans les zones montagneuses est aujourd’hui considérée comme une chance d’engranger des bénéfices substantiels, aussi bien pour l’environnement rural que pour l’économie. Quoi qu’il en soit, s’il n’est pas convenablement planifié et développé, le tourisme continuera à représenter une réelle menace, en raison du surdéveloppement de certaines zones et à l’ouverture de zones naturelles qui devraient être préservées.

Les Carpates couvrent 209 256 km², soit plus de 6 fois la Belgique et sont plus larges que les Alpes. 18 millions de personnes y vivent.

Le WWF en action Notre objectif principal pour la région des Carpates est d’assurer la protection à long terme des forêts à haute valeur de conservation, ainsi que leur gestion responsable. Cela implique que d’ici 2015 : • plus de 3 millions d’hectares de forêts soient gérés durablement ; • les forêts à haute valeur de ; conservation soient reconnues dans la législation forestière ; • des stratégies soient mises en place pour protéger les forêts primaires de la région et qu’elles soient appliquées. LA BELGIQUE PARTICIPE Au WWF-Belgique, nous avons décidé d’aider très concrètement nos collègues du programme international pour les Carpates. Nos efforts communs se focaliseront sur les forêts primaires de Roumanie, de Bulgarie et des Carpates ukrainiennes. • Nous les aiderons à identifier clairement les forêts à haute valeur

LE LYNX • Leslynxont,commelaplupartdesfélinsune vuephénoménale,particulièrementpendant lanuit.Ilsentendentaussibienmieuxque nous. • Lelynxeurasien(Lynx lynx)vitdansles Carpates,au-delàde1000md’altitude.Ilse reposesurlesfalaisesetlesrochers,hors deportéedeshumains.Enhiver,illuiarrive desuivresesproiesversdeplusbasses altitudes. • Iln’attaquejamaisleshumains,nilesautres grandscarnivores,commel’oursouleloup.

© Fritz Pˆlking / WWF

© WWF-Belgium

de conservation et à mettre en place des mesures de gestion forestière responsable. • Nous les soutiendrons financièrement (à hauteur de 300 000 € pour la période 2012-2014), afin d’identifier et de cartographier les forêts primaires et les forêts à haute valeur de conservation. • Nous ferons pression, avec eux, auprès des autorités compétentes, afin de sécuriser et renforcer la protection des forêts primaires par la désignation de ‘zones de nonintervention’ dans les plans de gestion. Les zones prévues pour être exploitées devront l’être selon les principes du développement durable. • Nous mènerons des campagnes de sensibilisation et d’éducation sur l’importance des forêts primaires. • Nous aiderons à renforcer les capacités des gestionnaires forestiers en introduisant de nouvelles façons d’aborder la gestion des forêts à haute valeur de conservation.

• L apopulationdelynxdesCarpatesest officiellementestiméeà2500individus– laplusdensed’Europe.

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DOSSIER CARPATES

Sur le terrain : des succès qui en appellent d’autres ! MAINTENIR LE SAVOIR-FAIRE ANCESTRAL En Marmatie (Roumanie), l’agriculture traditionnelle a transformé le paysage en un mélange unique de forêts, de vergers, de zones humides et de pâturages. Ce patchwork agit comme une éponge, il retient l’eau et réduit les risques d’inondation. Malheureusement, l’exploitation légale et illégale est en train de détruire les forêts ancestrales et les zones humides sont asséchées au profit de l’agriculture. Les raisons de ces destructions sont économiques : les revenus sont très faibles dans la région et le taux de chômage très élevé. Les habitants n’ont d’autre choix que d’exploiter le peu d’opportunités qui semblent s’offrir à eux, comme l’abattage d’arbres pour en vendre le bois ou l’abandon de pratiques agricoles traditionnelles qui ne s’avèrent plus rentables. Dès lors, nous avons mis en place un projet destiné à aider la population locale et à protéger la biodiversité de la région, à long terme. L’idée était d’introduire une nouvelle approche du pâturage, en menant le bétail vers les hauts plateaux de Marmatie. Nous avons commencé avec un troupeau expérimental de 22 vaches et 2 taureaux, que nous avons ‘prêtés’ à Petre Tiplea, fermier partenaire de notre projet dans le village d’Ocna Sugatag. Ce fermier, ingénieur en élevage, connaît bien les méthodes

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traditionnelles d’élevage, qui suivent le calendrier naturel des cycles de pousse de la végétation. Dès le mois de juin, Petre emmène son troupeau dans les hauts plateaux, pour profiter des jeunes pousses qui apparaissent, à la fin de l’hiver. En juillet, il entame le fauchage (pour faire des réserves de foin pour l’hiver), afin de permettre le réensemencement naturel des prairies. Aujourd’hui, ce système a permis la restauration de 80 ha de prairies subalpines. En venant brouter dans les hautes plaines, le bétail y joue aussi un rôle capital. Il permet de garder les pâturages ouverts pour les oiseaux qui y construisent leur nid, comme le pipit des arbres (Anthus trivialis) et le merle à plastron (Turdus torquatus). De nombreuses espèces migratrices passent également par ces plaines pour se reposer et se nourrir. Depuis le début du projet, 16 veaux ont vu le jour. Chaque nouveau-né revient de droit à Petre, afin qu’il puisse continuer son activité. Nous

En broutant dans les hautes plaines, le bétail permet de garder les pâturages ouverts pour les oiseaux qui y construisent leur nid.

© WWF-Belgium

voulons, à présent, créer un ‘troupeau renouvelable’. En 2012, 5 ans après le début du projet, Petre transmettra 24 animaux (le nombre qui lui a été prêté) à un autre fermier qui les emmènera également paître dans les hauts plateaux, selon les méthodes traditionnelles. DE LA VIANDE DE HAUTE QUALITÉ Certains animaux du troupeau seront abattus pour produire de la viande biologique de haute qualité, très prisée. Les fruits de ce commerce reviendront directement aux fermiers partenaires du projet. En 2008, nous avons aidé les éleveurs de la région à inscrire leur produit dans le système


Le saviez-vous ?

40 %

DÉVELOPPER L’ÉCOTOURISME Les attractions culturelles de Marmatie et sa nature grandiose offrent un énorme potentiel touristique. Développer l’écotourisme dans la région augmentera sensiblement les revenus des habitants. En 2008, nous avons inauguré un ‘sentier vert’ qui serpente à travers les montagnes et les zones humides. Les fermiers partenaires peuvent également y trouver leur compte, comme nous l’explique Vraja Gavrilã, éleveur de moutons dans le village

© WWF-Belgium

de certification d’agriculture biologique roumain. Nous sommes également en train de réaliser une étude de marché pour développer le commerce de la viande de bœuf certifiée.

En Europe, 40 % des mammifères sont menacés d’extinction. Les Carpates offrent une des dernières chances de réinstaurer les grands carnivores sur le continent.

Mise en place du sentier vert.

d’Ocna Sugatag. Depuis son plus jeune âge, il travaille à la ferme familiale et en est aujourd’hui le responsable. Il possède 500 moutons. Les autres membres de la famille mettent également la main à la pâte : son épouse, ses deux enfants (7 et 4 ans), son père, sa belle-mère et même sa grand-mère. Ce sont donc quatre générations qui s’appliquent à maintenir l’élevage traditionnel dans la région. Mais Gavrilã ne s’arrête pas là. Il est aussi très actif dans le développement de partenariats locaux. En 2007, les fermiers de la région se sont réunis pour mettre sur pied une association d’éleveurs de moutons. Gavrilã en est le président. Il a également suivi une formation du WWF, portant sur la manière d’intégrer les bergers dans l’industrie agrotouristique. Son diplôme en poche, Gavrilã songe aujourd’hui à se lancer dans l’écotourisme. Durant l’été, lorsque le troupeau paît sur les hauts plateaux, lui et sa famille peuvent, par exemple, proposer aux touristes des dégustations de fromages et de soupe d’agneau traditionnelle. La venue de touristes permettra aux fermiers de promouvoir les savoirfaire traditionnels tout en générant des revenus.

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DOSSIER CARPATES

Agir localement, penser globalement Mis bout à bout, tous ces projets et beaucoup d’autres, aideront la planète à emprunter la voie du développement durable. Mais, pour mener à bien notre mission, nous travaillons également au niveau politique, afin de mettre en place des règles globales de développement durable. C’est, d’ailleurs, le sujet de la Conférence des Nations Unies pour le développement durable, qui se tiendra en juin, à Rio. 20 ans après le premier Sommet de la Terre de Rio, force est de constater qu’il reste encore beaucoup de pain sur la planche. Le temps est venu de faire un bilan. C’est l’objectif même de ‘Rio +20’. Cette conférence vise à façonner la stratégie globale en matière d’environnement et de développement, pour au moins les 10 prochaines années. Dès aujourd’hui, les équipes de lobbying de tous les bureaux WWF de par le monde font pression sur leurs représentants politiques pour qu’ils fassent les bons choix.

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© Slawek Jankowski ALEF / WWF International

NOS OBJECTIFS POUR RIO +20 La conférence pour le développement durable de Rio de juin 2012, représente une énorme opportunité pour convaincre le monde d’avancer sur le chemin du développement durable. Mais, pour ce faire, les dirigeants doivent répondre à nos demandes. Nous exigeons des résultats pour les points suivants :

négatif sur l’environnement est primordial, particulièrement ceux qui soutiennent l’utilisation des combustibles fossiles ou la pêche et l’agriculture non durables. Bien entendu, des mesures appropriées doivent être prises pour compenser les impacts régressifs.

• La valorisation des richesses naturelles : En plus du simple PIB, la valeur des services rendus par les écosystèmes doit être prise en compte dans les comptes nationaux, ainsi que dans les bilans d’entreprises. Il faut mettre en place de nouveaux indicateurs, dont un pour l’environnement.

• La gouvernance environnementale : Les objectifs du millénaire pour le développement devraient être enrichis d’objectifs spécifiques pour le développement durable. Un Conseil du Développement Durable composé de représentants des multiples parties prenantes devrait être créé, afin de mesurer et de promouvoir ces objectifs.

•L  es subsides pervers : En ces temps de crise économique, éliminer tous les subsides ayant un impact

• La sécurité alimentaire et énergétique : La mauvaise gestion des richesses naturelles


Le saviez-vous ?

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Moins de 1 % de l’eau mondiale est directement disponible pour la consommation humaine. Selon les Nations Unies, 1/3 de la population mondiale vit dans des pays qui doivent faire face à un stress hydrique modéré à fort.

et le manque de régulation en la matière entraînent l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des crises régionales et globales. Ils constituent, en outre, un des facteurs majeurs de l’insécurité en matière d’alimentation, d’eau et d’énergie. Ils menacent la stabilité globale, régionale et locale. Rio +20 arrive au bon moment pour apporter une nouvelle approche, qui tiendra compte des interactions entre ces différents thèmes, notamment en établissant des objectifs ambitieux. • La gouvernance des océans : Rio +20 devrait exiger de toute urgence des négociations intergouvernementales, qui permettront la délivrance d’un nouvel accord d’ici 2017, afin d’identifier, de désigner et de gérer efficacement un réseau de zones protégées en haute mer, incluant des secteurs dans lesquels toute pêche serait interdite. © WWF-Canon / Richard Stonehouse © WWF-Canon / Richard Stonehouse

« De la nourriture, de l’eau et de l’énergie pour tous » Voilà notre message pour Rio +20 ! Un accès à long terme pour tous à la nourriture, l’eau et l’énergie est inextricablement lié à la bonne gestion des ressources naturelles de la Terre. Preuve du lien indéniable qui existe entre la conservation et le développement : nous sommes tous concernés. Tant les pays développés, que ceux en voie de l’être. Tous doivent faire face à une demande en hausse, alors que les ressources sont limitées. Il n’y a pas que les acteurs environnementaux qui doivent se pencher sur la question. Les gouvernements sont concernés par la stabilité sociale, environnementale, économique et géopolitique. Les entreprises sont concernées par la limitation des ressources, qui entrave la croissance économique. La société civile, les communautés et les individus sont concernés, par l’accès aux ressources de base et au bien-être des générations futures. Soutenez notre combat et ajoutez votre voix à la nôtre pour que nos dirigeants fassent le nécessaire pour mettre le monde sur la voie du développement durable !

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ÉCO-CONSO Dans cette nouvelle édition, notre collègue Maggy nous fait part de son expertise en matière de récupération d’eau de pluie. De quoi prendre de longues douches et des bains, sans culpabiliser et, surtout, sans dommage pour la nature !

POUR NE PAS PERDRE UNE GOUTTE

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ns. depuis 28 a e u le au WWF il iq lg va a ra tr év y n g Mag au centre i u ’h rd u é. jo it Elle est au ations : la comptabil des opér

UN IMPACT RÉDUIT AU MAXIMUM Nous sommes également attentifs à réduire au maximum notre impact sur l’environnement. Pour lessiver, je n’utilise que des produits sans phosphate. Nous disposons aussi de deux bacs à compost et tout ce qui ne peut pas y entrer, comme les aliments cuisinés, je le donne aux poules.

Pour récupérer l’eau de pluie, nous avons recours à pas moins de trois installations. Sous le sol du jardin, nous avons creusé un puits qui récupère la pluie infiltrée dans le sol. Une pompe électrique fait remonter l’eau que nous utilisons alors dans les toilettes et pour faire la lessive. Ce petit dispositif nous a permis de réduire notre consommation d’eau d’environ 10 % !

UN PETIT NID BIEN CHAUD Pour nous chauffer, nous utilisons un poêle à pellets. Il nous permet de chauffer les pièces du bas, soit 60 m². Pour ne pas perdre de chaleur, nous avons isolé le grenier avec de la laine de verre et placé du double vitrage.

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ÉCOLO DÈS LE PAS DE LA PORTE Il y a quelque temps, nous avons fait repeindre notre façade. Pour ce faire, nous avons choisi une entreprise de travaux totalement écologique. Vous pouvez d’ailleurs visiter leur site et admirer le résultat sur www.liparos.be. ium © WW F-B elg

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Dans le jardin, nous avons aussi un puits en pierre qui recueille l’eau qui tombe du ciel. Celle-là, nous l’utilisons pour nettoyer ou arroser les plantes. À côté de ces deux puits, nous avons encore placé un tonneau sous les gouttières. Cette eau nous sert à alimenter notre petit étang.

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ECO-DÉTENTE QUINOA ESPAGNOL INGRÉDIENTS Pour 4 pers.  100 g de petits pois  300 g de quinoa  1 pincée de safran  2 oignons  1 gousse d’ail  huile d’olive  1 poivron rouge  1 poivron jaune  1 dl de vin blanc  1 cuillère à café de curry en poudre  4 tomates  50 g d’olives  sel

PRÉPARATION Faites bouillir 6 dl d’eau salée et faites-y cuire le quinoa avec le safran. Entretemps, pelez les oignons et l’ail et coupez-les en morceaux très fins. Coupez les poivrons en deux, enlevez les graines et les parties blanches et, ensuite, coupez-en la chair en lamelles. Étuvez l’oignon et l’ail dans l’huile d’olive. Ajoutez-y les lamelles de poivrons, le vin blanc, la poudre de curry et le sel. Ensuite, laissez étuver. Mélangez le quinoa avec les petits pois et les légumes.

UN JOUR PAR SEMAINE SANS VIANDE. POURQUOI ? • Pour sauver la planète : 1/5e des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont causées par l’industrie de la viande. • Pour un monde plus juste : si nous mangeons moins de viande, plus de terres seront disponibles pour cultiver de la nourriture, des bio-

carburants ou, simplement, retourner à la nature. • Pour prendre soin de moi : manger moins de viande est bénéfique pour notre santé. • Pour découvrir de nouvelles saveurs : à vous les nouveaux livres de cuisine, les restaurants…

Source : Miki Duerinck et KristinLeybaert, “Vegetarisch koken in 30 minuten”, Standaard Uitgeverij. www.jeudiveggie.be

TESTÉ POUR VOUS : LE BUFFET VÉGÉTARIEN Diminuer notre consommation de viande, c’est bon pour la santé et pour la planète. Comme vous le savez, au

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WWF, nous avons adopté le jeudi veggie. Chaque jeudi, les employés WWF qui le désirent mangent végétarien. Mais il n’est pas toujours facile de s’y retrouver quand on débute. C’est pourquoi, afin de varier les plaisirs et de découvrir la palette des saveurs végétariennes, nous avons organisé un buffet végétarien ! Les cuisiniers les plus chevronnés parmi nous se sont

mis aux fourneaux pour proposer leurs meilleures recettes végétariennes. Au menu : boulettes de tofu à la sauce curry et lait de coco, salade de pâtes, taboulé de quinoa grillé aux noix, crumble de légumes, soupe de panais… Même les plus carnivores n’en ont pas laissé une miette ! N’hésitez pas à visiter www.wwf.be pour y retrouver nos délicieuses recettes végétariennes. Vous trouverez également de plus amples informations sur le végétarisme et une multitude de recettes sur www.jeudiveggie.be

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ENTREPRISES

DANONE ET LE WWF : ENSEMBLE POUR RÉDUIRE LE CO2 Depuis septembre 2011, nous avons signé un partenariat ‘long terme’ avec ‘Danone produits laitiers frais’ Belgique. Cet accord porte sur trois volets : l’environnement en minimisant les impacts environnementaux de l’entreprise, la motivation des équipes et la sensibilisation des consommateurs.

En 1972, Antoine Riboud (fondateur de Danone) déclare que la « responsabilité de Danone ne s’arrête pas aux portes de ses usines ou de ses bureaux ». Depuis lors, la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) est inscrite dans les gènes du groupe et se concrétise à divers niveaux. Par exemple, les directeurs et managers reçoivent un bonus lié pour un tiers à la réalisation d’objectifs sociétaux et environnementaux. DIMINUER LES ÉMISSIONS DE CO2 Sur la période 2008-2012, Danone s’est fi xé pour objectif de réduire de 30 % l’empreinte carbone (le volume de CO2

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émis par les activités de l’entreprise) de son périmètre de responsabilité directe. Comment ? Grâce à un ensemble d’initiatives qui s’inscrivent dans une démarche d’amélioration continue. 3 INITIATIVES POUR LES EMBALLAGES 1. Des bulles d’air ont été insérées dans l’ensemble des emballages de yaourts, afin de diminuer la proportion de plastique de 35 % en 10 ans. Le poids de la bouteille Actimel a, quant à lui, été réduit de moitié en 10 ans. 2. La nouvelle bouteille Actimel est composée - à plus de 95 % - de plas-

tique d’origine végétale (polyéthylène HDPE), fabriqué à partir de canne à sucre. Cette bouteille, lancée en 2011, a permis de réduire de 70 % l’empreinte carbone de l’emballage Actimel. 3. En mars 2012, Danone a réduit de 20 % à 35 % la surface de ses cartons de yaourts, vendus par pack de 8 et de 12. L’entreprise a aussi supprimé les suremballages en carton de 31 produits des marques Activia, Vitalinea et Danone & Fruit, vendus en packs de 4. Cette dernière initiative, à elle seule, va permettre de réduire de 17 % les émissions de CO2 des emballages concer-


Le saviez-vous ?

nés, soit une économie annuelle de 350 tonnes de carton et de 372 tonnes de CO2 (l’équivalent de 60 années de consommation de chauffage pour une famille belge). CO2w – UN PROJET PILOTE EN BELGIQUE Pour s’approvisionner en lait, sa principale matière première, Danone a recours aux fermiers locaux, proches de ses usines. En Belgique, ce sont 235 fermes qui, chaque jour, livrent leur lait frais à l’usine de Rotselaar. Le WWF accompagne Danone dans 2 le projet pilote CO w, en collaboration avec plusieurs producteurs laitiers issus du bassin de collecte de Rotselaar, l’Université de Gembloux Agro-Biotech et le Centre wallon de Recherches Agronomiques (CRA-W), ainsi que des entreprises spécialisées en alimentation animale. Ce projet vise à soutenir une agriculture respectueuse de l’environnement et en particulier à réduire les émissions de méthane (un gaz à effet de serre 20 fois plus nocif que le CO2) qui représentent la moitié des émissions liées à la ferme. Les émissions de méthane, produites par les rots des vaches, ont été mesurées et analysées. Pour comprendre les liens entre les rejets de méthane et les pratiques des fermiers - afin de réduire ces gaz ! -, une équation a été développée expressément par l’Institut de Recherche Agronomique en France (INRA) et FCI

L’usine de Rotselaar, en Belgique, est l’un des fleurons industriels du Groupe Danone. Elle est spécialisée dans la production de yaourts en petites bouteilles (Actimel, Danacol, Gervais), dont plus de 90 % sont exportés vers plus de dix pays européens !

(Filière Conseil Ingénierie). Les pistes privilégiées concernent la composition de l’alimentation animale. Celles qui seront retenues veilleront, bien sûr, à respecter une série de critères : ne pas générer de coûts supplémentaires pour les producteurs laitiers, ne pas réduire leurs performances de production, garantir la qualité nutritionnelle du lait, s’assurer du bien-être animal et ne pas avoir d’effet négatif collatéral sur la biodiversité. En parallèle, les bonnes pratiques des fermiers et de nouvelles solutions nutritionnelles sont testées, en vue d’être généralisées aux 235 fermiers qui livrent leur lait à Danone en Belgique. En novembre 2011, nous avons organisé avec Danone un stakeholders meeting, réunissant des scientifiques, des universités, des institutions publiques, des fédérations, des syndicats, des distributeurs, des organisations environnementales... pour identifier les pistes et les indicateurs à suivre, afin de réduire

l’empreinte carbone des fermes laitières. Cet atelier de réflexion a mis en avant d’autres études sur le méthane, utilisant d’autres méthodologies scientifiques ainsi que plusieurs opportunités pour développer la collaboration scientifique et la coordination dans le pays Le but est de généraliser la démarche de Danone à tout le secteur laitier belge. LE WWF S’ENGAGE AVEC LES ENTREPRISES Le groupe Danone fait partie des entreprises qui influencent les ¾ de nos choix de consommation. C’est avec de grandes entreprises de ce type que nous voulons nous engager pour réduire les impacts de l’industrie au niveau de l’agriculture et de l’élevage, de l’eau, ainsi que du changement climatique (la production de lait dans le monde contribue à hauteur de 4 % aux émissions de gaz à effet de serre). Pour notre collègue, Sonia Bonus, responsable des partenariats avec les entreprises, cette collaboration avec Danone, leader de son secteur, est un levier efficace pour atteindre les objectifs du WWF : réduire les impacts sur les écosystèmes et faire changer nos comportements. De plus, la démarche environnementale de Danone est un mélange de petits projets et d’innovations importantes. Et c’est précisément cette combinaison qui crée un impact. « Apporter la santé par l’alimentation », la mission de Danone, signifie aussi : « Entreprendre pour une nature plus saine » ! Pour plus de détails sur notre partenariat avec Danone, visitez la section ‘entreprises’ de notre site.

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ÉCO-SHOPPING © WWF-Belgium

Scottex naturals, 100% recyclé et certifié FSC © WWF-Belgium

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UN VELO VOUS ATTEND DANS 39 GARES Plus d’info sur www.blue-bike.be

LES VÉLOS PARTAGÉS DE LA GARE

Alost* • Aarschot • Anvers-Central • Asse • Beernem • Bruges • Bruxelles-Central • Bruxelles-Luxembourg • Bruxelles-Nord • Bruxelles-Midi • Courtrai • Deinze • Diest • Gand-Dampoort • Gand-Saint-Pierre • Genk • Hal • Hasselt • Herentals • Lierre • Louvain • Lokeren • Londerzeel • Liège-Guillemins • Malines • Mol • Mons • Mortsel-Oude-God • Namur • Ostende** • Ottignies • Roulers • Saint-Nicolas • Saint-Trond • Torhout • Turnhout • Vilvoorde • Waregem • Zottegem * printemps 2012. ** été 2012.

Partenaire en énergie durable et en mobilité

BLUE BIKE : En 2011, le WWF International a conclu un partenariat avec le groupe Kimberly-Clark (entreprise américaine qui commercialise, entre autres, les marques Kleenex, Scottex, Huggies…). Le but est de garantir un approvisionnement responsable en papier, pour tous les produits du groupe (plus d’info sur le site www.wwf.be). En Belgique, le partenariat se focalise, pour le moment, sur le papier toilette. C’est pourquoi, dorénavant, vous trouverez un tout nouveau papier toilette ‘Scottex Naturals’, fabriqué à base de fibres 100% recyclées et certifiées FSC. De quoi faciliter votre choix, lors de vos prochaines courses. De plus, en achetant le papier ‘Scottex Naturals’, vous soutenez les projets du WWF !

Une journée inoubliable Notez déjà la date du 6 octobre dans vos agendas ! Nous vous préparons une fantastique journée WWF à Blankenberge, en clôture de notre campagne océans ! Plus d’informations dans notre prochain numéro et sur notre site www.wwf.be

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TOUJOURS UN VÉLO SOUS LA MAIN GCAOGNNCOURS

EZ ABONNEM UN DE 6 MOISENT  !

Blue bike est un réseau de vélos partagés, mis à disposition des voyageurs dans 39 gares partout en Belgique. Il s’agit d’une initiative de la SNCB et du portail web FIETSenWERK, avec le soutien du SPF Mobilité et Transport et d’Eneco. Plus d’info : www.blue-bike.be Dans le cadre de notre partenariat avec Eneco, nous avons reçu 400 abonnements de 6 mois gratuits. Bien entendu, c’est à vous que nous les offrons, via deux concours online. Rendez-vous sur notre site www.wwf.be pour en savoir plus.


(c) William W. Rossiter / WWF

Le WWF dans votre testament

« Nous avons reçu tant de belles choses. À notre tour de rendre la pareille. » « Nous avons passé trois mois à parcourir l’Australie. Nous en sommes revenus complètement éblouis par la nature. Et puis, il y a eu ce moment à Shark Bay, où, soudain, deux dauphins sont venus jouer près de notre bateau. Ce moment inoubliable résume bien la raison pour laquelle nous avons cité le WWF dans notre testament. Tout au long de notre vie, la planète nous offre tellement de beaux instants… à notre tour de lui rendre la pareille. En plus, lorsque nous ne serons plus là, notre nièce pourra aussi bénéficier des avantages de ce legs en duo. » David (34) et Thomas (38) citent le WWF dans leur testament La vie ne peut se perpétuer qu’en mettant toutes les chances de son côté. Faites don à la vie de vos dernières volontés. Prenez contact avec Maryssa Cools (au 02/340 09 83 ou par e-mail : maryssa.cools@wwf.be) si vous souhaitez agir en faveur des générations futures dans votre testament. Notre mission

Pour plus d’informations, consultez le site web www.wwf.be.

Mettre un terme à la dégradation de la biodiversité sur notre planète et construire un avenir où l’homme et la nature vivront en harmonie. www.wwf.be


Modalités pour profiter de la remise pour les supporters du WWF : La remise de 50% s’applique au supporter WWF individuellement identifié ! La réduction s’applique à la seule personne titulaire et n’est en aucun cas transmissible. Pour profiter de cette offre, vous devez vous rendre aux caisses d’entrée de Pairi Daiza muni de votre carte de membre et de votre carte d'identité. Au cas où ne retrouvez plus votre carte, un de nos courriers qui vous a été adressé peut suffire (toujours accompagné de votre carte d'identité). Au cas où vous ne retrouvez ni carte ni courrier, vous pouvez contacter le service membres du WWF members@wwf.be) qui vérifiera votre statut de supporter et vous enverra un e-mail personnalisé pour autant que vous nous ayez soutenu financièrement endéans les 12 derniers mois. Vous imprimez ce document et n’oubliez pas de l’emporter au parc Pairi Daiza. Sans « preuve » de votre statut de supporter du WWF, vous ne pourrez bénéficier de cette offre. ▼▼▼▼▼▼

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Pour clôturer l'aventure, rendez-vous sur le site

www.wwf.be/kids ▼▼▼▼▼▼▼

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Pour les plus jeunes, le WWF a concocté un vrai parcours d'aventurier à travers le parc. Demandez le questionnaire à l'entrée et répondez-y au fil de vos découvertes. Passez une magnifique journée à Pairi Daiza à la découverte des animaux et des mystères du monde.

pour encoder vos réponses et télécharger votre diplôme d'explorateur !

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En tant que membre du WWF, vous bénéficiez de 50% de réduction sur le prix d'entrée à Pairi Daiza


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