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Édition du 14 au 27 novembre 2011 | Volume 7, numéro 6 | 20 pages | Bimensuel gratuit | www.zonecampus.ca

Par Marie-Michèle Caron

ARTS

CONCOURS DE POÉSIE ET D’ARTS VISUELS L’AGE UQTR organisait, mercredi le 2 novembre, un concours de poésie et d’arts visuels à la Chasse-Galerie. Plus de 70 personnes écoutaient attentivement les performances sur scène. Les participants récitaient leur poème avec fierté et certains avec originalité. On pouvait... ARTICLE COMPLET EN PAGE 13

MOVEMBER

LA MOUSTACHE EST DE MISE

Par Joany Dufresne

SPORTS

TAPSOBA HONORÉ Par Audrey Tremblay

La moustache gagnera en popularité et en densité dans les prochaines semaines sur le campus de l’UQTR. Le coup d’envoi du Movember a été donné dans le monde entier le 1er novembre dernier. Plusieurs activités sont organisées durant le mois jusqu’à la consécration officielle de

M. et Mme Movember 2011. Pendant un mois, les hommes inscrits à Movember par l’entremise d’une corporation ou par volonté individuelle laissent pousser leur moustache. Grâce à celle-ci, les participants, aussi appelés les Mo Bros, recueillent des sommes pour la santé masculine, en particulier pour le cancer de la prostate. Du même coup, ils sensi-

bilisent la population à cette problématique. À la fin du mois, les Mo Bros et leurs alliées (les Mo Sistas) célèbrent le tout en organisant une grande fête. Le party Fu Manchu Movember sera présenté par l’AGE UQTR en collaboration avec ITR le 30 novembre prochain à la Chasse-Galerie...

Le réseau du sport étudiant du Québec a annoncé le 3 novembre dernier les étoiles et les honneurs individuels en soccer pour la saison 2011. Pour la première fois dans l’histoire de l’équipe de soccer féminin des Patriotes, l’entraineur Ghislain Tapsoba s’est mérité la mention d’entraineur de...

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14 au 27 novembre 2011

ACTUALITÉS

L’UQTR AJOUTE UN NOUVEAU PROGRAMME DE DEUXIÈME CYCLE

Lancement officiel de la maîtrise en orthophonie Pavillon Nérée-Beauchemin 3351, boulevard des Forges, Trois-Rivières (Québec), G9A 5H7 Téléphone: (819) 376-5011 poste 3414 Publicité: (819) 376-5011 poste 3409 Télécopieur: (819) 376-5239

CLAUDIA BERTHIAUME Actualités

Bimensuel distribué à 5 000 exemplaires sur le campus de l’UQTR et dans la région de Trois-Rivières.

C’était le 28 octobre dernier qu’avait lieu, en grande pompe, le lancement officiel de la maîtrise en orthophonie à l’UQTR. Plusieurs partenaires, enseignants, étudiants et invités ont pris part à l’évènement qui se tenait à l’atrium Paul-Émile Borduas en avant-midi.

«La rétention de l’information est une forme de constipation du savoir.» – Théophraste Renaudot François-Olivier Marchand | Directeur général dgcfou@uqtr.ca Andréanne Martin | Partenariats dpcfou@uqtr.ca Audrey Tremblay | Rédactrice en chef redaction.zc@uqtr.ca Guillaume Rivest | Actualités actualites1@zonecampus.ca Claudia Berthiaume | Actualités actualites2@zonecampus.ca Mélissa Beaupré | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca Marie-Michèle Caron | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca Joany Dufresne | Sports sports1@zonecampus.ca Maxime Bilodeau | Chroniqueur maxime.bilodeau1@@uqtr.ca Jean-François Veilleux | Chroniqueur jean-francois.veilleux@uqtr.ca Marie-Andrée Gauthier | Chroniqueuse marie-andree.gauthier1@uqtr.ca Michaël Magny | Chroniqueur michael.magny@uqtr.ca Simon Fitzbay | Chroniqueur simon.fitzbay@uqtr.ca Hubert Samson | Caricaturiste hubert.samson@uqtr.ca Sébastien Dulude | Correcteur sebastien.dulude@uqtr.ca Mathieu Plante | Infographe et webmestre montagezc@gmail.com Photographe | Dany Janvier prodcfou@uqtr.ca Photo de la une | Gracieuseté UQTR

Historique La maîtrise en orthophonie était offerte dans trois universités québécoises, soit l’Université Laval, l’Université McGill et l’Université de Montréal. Le programme de cette dernière n’est toutefois offert qu’aux étudiants ayant fait le baccalauréat en orthophonie au préalable, puisqu’il ne s’étend que sur trois sessions. Depuis 2009, l’UQTR travaillait à la mise en place de ce programme qui a finalement été approuvé par le Ministère de l’Éducation en juillet 2011. La première cohorte, qui compte dix-huit étudiants, a donc débuté ses cours en septembre dernier. L’UQTR avait déjà conclu une trentaine d’ententes avec des partenaires des plus variés, afin de s’assurer que les étudiants en orthophonie puissent effectuer leurs stages un peu partout sur le territoire québécois.

Contenu du programme et modalités Au cours des deux années qui seront nécessaires aux étudiants afin de recueillir les 76 crédits requis pour l’obtention de leur diplôme, ils acquerront des compétences théoriques, certes, mais également cliniques. «Au terme de sa formation à l’UQTR, le diplômé en orthophonie connaîtra les fondements biologiques, linguistiques et psychosociaux de la parole et du langage. Il sera en mesure de prévenir, de dépister, d’évaluer et de traiter les divers troubles de la voix, de la parole, du langage et de la fonction oropharyngée», peuton lire dans le communiqué de presse. Les

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

SOMMAIRE

M. Bernard Michallet, directeur du Département d’orthophonie à l’UQTR. étudiants seront appelés à faire deux stages obligatoires à la clinique multidisciplinaire en santé de l’UQTR, aux côtés des étudiants en ergothérapie et en sciences infirmières. Pour s’inscrire à la maîtrise en orthophonie, il faut détenir une moyenne cumulative supérieure à 3,2, tel qu’indiqué sur le nouveau site du Département d’orthophonie accessible via la page d’accueil du site de l’UQTR. De plus, il faut avoir fait les 8 cours préalables mentionnés (qui relèvent de la psychologie, de la linguistique et de la biologie) toujours en maintenant une moyenne de 3,2 sur 4,3. Pour la rentrée 2012, le programme est contingenté à 20 inscriptions. Présentement, selon nos sources, il y aurait environ une quarantaine de personnes qui suivraient les cours préalables spécifiquement à la maîtrise en orthophonie (cours en neurobiologie, par exemple), et les cours se donneraient également à une autre session d’ici l’automne prochain. L’intérêt des étudiants est donc bien présent pour le nouveau programme.

Perspectives d’avenir et réactions L’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec soutient qu’il y a présentement une pénurie d’orthophonistes dans la province. Lorsqu’on pense «troubles du langage», on pense habituellement à un travail avec des enfants. La panoplie de services offerts par un orthophoniste est toutefois bien plus étendue. Qu’il s’agisse de réhabilitation auprès d’un accidenté de la route, d’aide auprès d’une

personne âgée en perte d’autonomie fonctionnelle, ou encore de soutien à un individu ayant des problèmes psychiques ou psychologiques, l’orthophoniste peut travailler dans des milieux des plus variés. Que ce soit dans le milieu scolaire, hospitalier ou en pratique privée, les besoins sont criants. L’UQTR contribuera, en offrant cette nouvelle formation de second cycle, à contrer la pénurie, en doublant le nombre d’orthophonistes qui sortent de l’école chaque année, selon MariePierre Caouette, présidente de l’Ordre. Nos diplômés ne devraient donc pas manquer de travail! «Nous nous réjouissons de l’ouverture de ce programme qui contribuera à réduire la pénurie de main-d’œuvre en orthophonie, dans notre région et à travers la province. Le lancement de cette nouvelle formation est l’aboutissement d’un long processus de validation et de préparation, réalisé en partenariat avec plusieurs intervenants et organismes», a mentionné d’entrée de jeu Mme Lucie Guillemette, vicerectrice aux études de cycles supérieurs et à la recherche. La députée de Trois-Rivières, Mme Danielle St-Amant, était, quant à elle, visiblement très émotive lors de son allocution. «Mettre des visages sur des projets, ça fait chaud au cœur. Je suis privilégiée d’avoir pu travailler à la mise en place de ce programme et c’est une fierté pour une députée d’avoir une organisation comme l’UQTR dans son comté», a-t-elle déclaré.

OPPORTUNITÉS DE STAGE

ACTUALITÉS 2-6 Tribune libre

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Un choix de Génie

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5 à 7 des associations

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SOCIÉTÉ 7-9 JEUX 9 ARTS ET SPECTACLES

Photo : C. Berthiaume

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Party d’halloween

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Ingrid St-Pierre

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LUITR

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Deux expositions à voir

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SPORTS 17-19 Volleyball

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Soccer

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Hockey

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Des étudiants au Mali Des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) se rendront, au cours des prochaines années, au Mali afin d’effectuer un stage pratique qui saura nourrir leur cheminement académique. Des étudiants en pratique sage-femme et en ingénierie, qui désirent soutenir le Mali dans ses efforts pour amenuiser la pauvreté et se développer, se rendront dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Cette initiative est rendue possible grâce au programme Étudiants pour le développement, géré par l’Association des universités et collèges du Canada et financé par

l’Agence canadienne de développement international. À cet effet, puisque l’UQTR a remporté un concours en lien avec ce programme, un budget de près de 400 000$ a été octroyé au financement de ces stages. Jusqu’en janvier 2015, une douzaine d’étudiants en pratique sage-femme et une dizaine d’étudiants en ingénierie effectueront, pendant une période allant de trois à six mois, un stage. Les étudiantes en pratique sage-femme seront accueillies au Centre de santé de référence de la commune V de Bamako, capitale du Mali, pour améliorer la santé infantile et maternelle. Elles œuvreront, notamment, à la

clinique prénatale, au programme de vaccination des bébés ou aux salles d’accouchement. Quant aux étudiants en ingénierie, ils participeront au développement d’un agrocarburant durable à base d’huile de Jatropha. Puisque le Mali est éprouvé par l’instabilité du prix des hydrocarbures, le gouvernement malien a décidé d’opter pour un biocarburant de substitution. Depuis déjà plusieurs mois, l’UQTR effectue des recherches sur cette huile de Jatropha. Les stagiaires qui se rendront au Mali travailleront avec l’École nationale d’ingénieurs du Mali. En terminant, il importe de souligner que 4 étudiants maliens seront également accueillis à l’UQTR pour un stage en ingénierie. (G.R.)


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ACTUALITÉS RÉALISEZ UN PICOM

LE POSTE DE V.-P. AUX AFFAIRES SOCIOPOLITIQUES A ÉTÉ COMBLÉ

Une expérience qui compte!

Nouvel officier à l’AGE UQTR CLAUDIA BERTHIAUME

Photo : C. Berthiaume

GUILLAUME RIVEST Actualités

Actualités

C’est officiel depuis dimanche le 30 octobre dernier, l’AGE UQTR a un nouvel exécutant : Sébastien Guertin remplacera Frédéric Déru au poste de vice-président aux affaires sociopolitiques. Le Conseil d’administration de l’Association Générale des Étudiants de l’UQTR a élu le seul candidat en lice lors de sa dernière réunion mensuelle. Profil et plan d’action Sébastien Guertin est présentement étudiant en psychologie. Il terminera son baccalauréat cette année et poursuivra ses études en philosophie l’an prochain. Il était membre du conseil exécutif de son association départementale depuis plus d’un an, mais il s’est impliqué dès son arrivée à l’UQTR. Il siégeait comme administrateur au C.A. de l’AGE depuis août dernier. M. Guertin souhaite continuer de travailler avec le plan d’action déjà mis en place par son prédécesseur. Il ne prévoit pas y faire d’ajouts pour le moment. Il compte faire de la lutte à la hausse des frais de scolarité la pierre d’assise de son mandat, tout en essayant de se rapprocher des grandes associations nationales. Y-aura-t-il affiliation dans l’air pour l’AGE UQTR ? «Je considère que l’AGE est assez forte pour être indépendante sur la scène nationale», a-t-il répondu. Pour ce qui est de l’activité Tribune Libre, il veut la maintenir bien vivante, et souhaite faire venir des acteurs importants de l’actualité. Cela a d’ailleurs commencé à se concrétiser avec la venue du député fédéral de Trois-Rivières, M. Robert Aubin, le 9 novembre dernier, date qui a été ajoutée au calendrier initial.

Déjà, les choix de cours pour la session d’hiver 2012 approchent à grands pas. Vous avez, en tant qu’étudiant de l’UQTR, l’opportunité de réaliser un Projet d’intervention communautaire (Picom). Cependant, de quoi s’agit-il?

M. Sébastien Guertin. Dans le dossier de la hausse prévue des frais de scolarité, le nouvel officier veut tout particulièrement informer les gens sur ce qui se passe réellement. «Je veux parler à l’intelligence des gens», a-t-il mentionné.

Élection et transition Sébastien Guertin a été le seul candidat à déposer sa candidature avant la date limite fixée par le secrétaire général de l’AGE. Il s’est présenté lors de la dernière rencontre mensuelle du Conseil d’administration et a fait face à plusieurs questions des administrateurs. Ces derniers ont ensuite voté (ils avaient le choix entre la chaise et M. Guertin) pour élire l’étudiant en psychologie à majorité. M. Guertin dit avoir déjà des relations cordiales avec les autres membres du conseil exécutif. Frédéric Déru et lui avaient discuté de plusieurs facettes du travail avant l’élection, il ne reste que quelques documents à transférer pour compléter la transition. Le nouveau vp sociopolitique souhaite remercier l’attaché politique, M. François Landry, duquel il a reçu une grande aide afin de se plonger rapidement dans ses dossiers.

Les Picom vous permettent de vivre une expérience pratique à même votre cheminement académique de premier cycle. Ils sont offerts sous les cours PIC1001 et PIC1002 dans la liste des cours complémentaires. Le cours PIC1001 se déroule sur deux sessions consécutives et vaut six crédits. Pour sa part, le cours PIC1002 se déroule sur une seule session et vaut trois crédits dans votre parcours académique. De manière plus précise, «ces cours consistent en la conception, la réalisation et la diffusion d’un projet qui répond à un besoin d’un organisme communautaire», mentionne Mme Céline Lemay, coordonnatrice des Projets d’intervention communautaire pour l’UQTR. Chaque projet se réalise en équipe de trois à cinq étudiants. Ces équipes peuvent être multidisciplinaires, c’est-à-dire qu’elles peuvent regrouper des étudiants issus de différents programmes d’études. Il faut noter que vous serez supervisés par un enseignant qui va également vous évaluer. Si vous réalisez un Picom, un mentor nommé par l’organisme communautaire vous accompagnera tout au long de votre démarche. Ce dernier vous transmettra, notamment, les valeurs et la culture organisationnelle du milieu. De cette manière, vous pourrez développer votre Picom aux couleurs de l’organisme. Dans cette visée, vous êtes assurés que votre résultat réponde parfaitement

au besoin de l’organisation et qu’il soit utilisé par celui-ci. Notons que vous disposez d’un financement pour la réalisation de votre Picom. Vous pourriez, par exemple, tourner des capsules web, développer des programmes de conditionnement physique urbains, réaliser une campagne de financement ou créer un plan de communication. Également, vous pourriez développer des outils promotionnels ou mettre sur pied un plan de marketing et de financement. Plusieurs organismes proposent, dès cet hiver, des Picom en lien avec différentes disciplines académiques. Parmi ces organismes, soulignons l’Écol’Hôtel, Roulons Vert, le Communo Gym, la Maison de quartier St-Philipe et la Ressource FAIRE. Si l’un de ces projets vous intéresse, informez-vous et inscrivez rapidement. M. Joseph-Anael Lemieux réalise présentement un Projet d’intervention communautaire concernant l’élaboration d’un atelier sur l’écocitoyenneté, en collaboration avec l’organisme Vire-Vert. En plus de travailler avec de nouveaux collègues, M. Lemieux souligne qu’avec ceux-ci «nous sommes totalement autonomes dans la conduite du projet, ce qui nous force à développer une foule d’habiletés qu’il serait plus difficile d’acquérir sans une telle expérience». En terminant, si vous avez envie de réaliser un Picom et de vivre une expérience pratique à même vos études universitaires, il suffit de choisir le cours PIC1001 ou le cours PIC1002 lorsque vous ferez votre choix de cours. Ensuite, vous n’avez qu’à compléter votre fiche d’intérêt sur le site Internet des Picom.

Pour informations, contactez Céline Lemay au (819) 376-5011 #2115 ou par courriel à l’adresse celine.lemay@uqtr.ca. Naviguez aussi au www.uqtr.ca/picom.


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14 au 27 novembre 2011

ACTUALITÉS

MOVEMBER

La moustache est de mise AUDREY TREMBLAY Rédactrice en chef

La moustache gagnera en popularité et en densité dans les prochaines semaines sur le campus de l’UQTR. Le coup d’envoi du Movember a été donné dans le monde entier le 1er novembre dernier. Plusieurs activités sont organisées durant le mois jusqu’à la consécration officielle de M. et Mme Movember 2011. Pendant un mois, les hommes inscrits à Movember par l’entremise d’une corporation ou par volonté individuelle laissent pousser leur moustache. Grâce à celle-ci, les participants, aussi appelés les Mo Bros, recueillent des sommes pour la santé masculine, en particulier pour le cancer de la prostate. Du même coup, ils sensibilisent la population à cette problématique. À la fin du mois, les Mo Bros et leurs alliées (les Mo Sistas) célèbrent le tout en organisant une grande fête. Le party Fu Manchu Movember sera présenté par l’AGE UQTR en collaboration avec ITR le 30 novembre prochain à la Chasse-Galerie. suite de la une Durant la soirée, de fausses moustaches seront vendues et tous les dons seront remis à la cause.

Un mois d’activité Un concours en lien avec le Movember a été lancé sur la page Facebook de l’AGE UQTR. Des prix seront remis et vous aurez la chance de voir votre photo affichée dans le pavillon Nérée-Beauchemin comme l’explique Ann-

JOURNÉES QUÉBÉCOISES DE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

Panel sur le printemps arabe CLAUDIA BERTHIAUME Actualités

Photo : A. Tremblay

Félix-Antoine, comme de nombreux hommes à travers le monde, participe à Movember. Julie Durocher, vice-présidente aux affaires socioculturelles de l’AGE UQTR : «À partir des photos qui nous seront envoyées par Facebook, il y aura un ‘’Hall of fame’’ avec les plus belles moustaches, vraies ou fausses.» Le traditionnel Rallye des assos qui se déroulera le 16 novembre prochain aura pour thème : «Les moustaches de l’histoire». Évidemment, le port de la moustache sera de mise et les activités organisées seront reliées à celle-ci. Finalement, il y aura le Défi rasothon le 1er décembre : «Tout le mois de novembre, on invite les professeurs, les étudiants, le personnel de l’université à ramasser de l’argent pour se faire raser gratuitement la moustache à la Chasse-Galerie pendant l’heure de diner», explique Ann-Julie Durocher. Les dons recueillis serviront à appuyer la cause du cancer de la prostate. Des points seront également remis lors de cette activité pour la coupe des assos.

Le printemps de Prague, la crise d’octobre, et tout récemment le printemps arabe sont autant de révolutions sociales qui ont changé le cours de l’Histoire. C’est de cette dernière révolte populaire dont la première Tribune Libre du mois de novembre, qui était organisée en collaboration avec le Comité de Solidarité de Trois-Rivières, voulait traiter. Le tout se déroulait à la Chasse-Galerie, sur l’heure du dîner, comme à l’habitude. Panelistes et propos Les trois panelistes présents connaissaient tous très bien le sujet. Il y avait d’abord M. Jean Cermakian, professeur associé en sciences humaines à l’Université du troisième âge de l’UQTR. M. Cermakian a concentré son propos sur l’historique des bouleversements au Maghreb et au Moyen-Orient. «Depuis un siècle, le monde arabe essaie de refaire une unité qu’il avait eu jadis», mentionne-t-il. «Néanmoins, il y a une grande diversité au sein même des pays et cela commence avec la diversité de la langue arabe, qui est parlée différemment d’un pays à l’autre», ajoute-t-il. Malheureusement, dans les années cinquante et soixante, on a vu bon nombre de pays arabes tomber sous le joug de juntes militaires ou de dictateurs lors du retrait des colonisateurs européens. M. Cermakian espère que l’Histoire ne se répètera pas. «Il ne faudrait non plus pas passer d’une dictature militaire à une dictature religieuse, comme c’est présentement le cas en Iran», précise-t-il. Le deuxième intervenant était M. Brian Barton, professeur retraité en économie et fondateur du Comité de Solidarité de Trois-Rivières. Le champ de compétences de M. Barton se centrait davantage sur le conflit israélo-palestinien. Cependant, en ce qui concerne le printemps arabe, il a toutefois tenu à préciser ceci : «Ce ne sont pas seulement les régimes impopulaires qui sont contestés présentement au Maghreb, comme le laissent croire les médias, mais aussi

plus largement la mondialisation et l’impact des compagnies multinationales qui empêchent les jeunes de croire à la perspective d’un avenir meilleur pour eux.» Ensuite, M. Barton a commenté la toute récente adhésion de la Palestine à l’UNESCO, une branche des Nations Unies. «C’est une victoire pour les Palestiniens», a-t-il déclaré. Dans la même ligne de pensée, il a dénoncé les agissements des États-Unis qui ont suspendu leur financement à l’organisme à la suite de l’entrée de la Palestine, de même que l’appui inconditionnel (et non aveugle, précise-t-il) du gouvernement Harper à ce geste symbolique. Le dernier conférencier, mais non le moindre, M. Fadi Hammoud, est un journaliste indépendant qui commente souvent la situation du monde arabe dans les grands médias télévisuels. Après ce que ses deux collègues venaient de dire, il a souhaité entretenir l’assistance sur l’avenir des révolutions maghrébines. «D’abord, ce ne sont pas des révolutions achevées; jusqu’à maintenant, ce ne sont que des révoltes. Si une révolution ne change pas les structures gouvernementales, économiques et sociales, ce n’est pas une révolution», a-t-il lancé. Il soutient que le marasme et la stagnation ont bien servi les islamistes dans plusieurs pays. «Avec la répression, tous les mouvements laïques et sociaux ont été neutralisés et les États-Unis et l’Europe ont longtemps appuyé les régimes en place», ajoute-t-il. Il a fallu attendre la «révolution du jasmin» et que des millions de personnes descendent dans la rue pour que ça change. Enfin, il trouve déplorable que le gouvernement Obama encourage certaines révolutions et certains régimes précis à se démocratiser au détriment d’autres qui pourraient nuire aux Américains, sur le plan pétrolier tout particulièrement.

Assistance La Chasse-Galerie était bien remplie pour la conférence de MM. Cermakian, Barton et Hammoud, une belle réussite pour Tribune Libre. Vu la durée limitée de l’activité, le nombre de questions de la salle a malheureusement été limité à trois par l’animatrice. Le sujet d’actualité internationale a néanmoins semblé susciter beaucoup d’intérêt de la part de l’assistance.

Photo : C. Berthiaume

Les trois intervenants et la responsable des communications du Comité de Solidarité de Trois-Rivières, qui animait la rencontre.


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ACTUALITÉS

DÉVOILEMENT DE LA NOUVELLE IMAGE DE MARQUE DE L’ÉCOLE D’INGÉNIERIE

«Un choix de Génie!» Le service des communications de l’UQTR avait organisé, dans le cadre de la journée portes ouvertes, samedi le 29 octobre dernier, une conférence de presse pour lancer la toute nouvelle image de marque de l’École d’Ingénierie. Dorénavant, toute la promotion du domaine de l’ingénierie à l’UQTR sera faite sous le thème : «Un choix de Génie!»

Photo : C. Berthiaume

L’École d’Ingénierie, ce sont quatre départements distincts (génie industriel, génie mécanique, génie électrique et informatique et génie chimique) et environ 630 étudiants aux trois cycles, selon le vice-recteur aux études de premier cycle et au soutien académique, M. Sylvain Delisle. Pour lui, l’École est un fleuron de l’UQTR, autant sur le plan de la qualité de ses enseignements qu’en ce qui concerne la recherche fondamentale et appliquée. En effet, les ingénieurs trifluviens font de la recherche dans des domaines très variés : recherche sur les petites et moyennes entreprises (PME), recherche sur l’hydrogène, et recherche sur les matériaux lignocellulosiques, notamment. De plus, une nouvelle formation de cycles supérieurs en mécatronique sera dorénavant offerte aux étudiants très bientôt.

Image de marque Calquée sur celle de l’UQTR, la nouvelle image de marque de l’École d’Ingénierie s’inscrira dans une stratégie de communication visant à différencier l’offre de l’UQTR de celle des autres universités. Le slogan «Un choix de Génie!» vise à démarquer l’École grâce à la diversité de ses programmes d’études et à l’excellence de sa formation académique, le tout dans une région où il est agréable de vivre. Toutefois, au lieu d’utiliser les traditionnels vert et or, on a choisi une teinte orangée pour le nouveau logo, ce qui n’est pas sans rappeler la fameuse chienne de travail fièrement portée par les étudiants-ingénieurs en toute occasion.

La nouvelle image de marque de l’École d’Ingénierie. «Notre école offre l’un des meilleurs ratios professeurs/étudiants au Québec et se démarque par ses laboratoires à la fine pointe de la technologie, son implication dans le milieu, ses activités de stage diversifiées, le dynamisme de sa vie étudiante et sa présence active dans plusieurs compétitions universitaires. Voilà autant d’arguments que nous avons voulu mettre de l’avant en adoptant cette nouvelle image», a déclaré M. Kodjo Agbossou, le nouveau directeur de l’École d’Ingénierie. Le site Internet a également été complètement revu afin d’intégrer la nouvelle image de marque et de mettre en valeur les forces de chacun des départements. Il fonctionne désormais de manière similaire à celui de l’UQTR. Vous pouvez le visiter à l’adresse suivante : www.uqtr.ca/ecoleing. Grâce à ce site revampé et à la nouvelle image de l’École, M. Agbossou espère qu’il sera plus facile de créer des liens avec les entreprises de la région et de la province.

Réactions Plusieurs des étudiants rencontrés sur place au moment du lancement trouvaient le logo plutôt sobre et peu original. Néanmoins, pour le président de l’Association des étudiants en ingénierie (ITR), M. Julien Grenier-Hébert, il est bien que l’image se renouvelle et que celle-ci évolue en fonction de celle de l’UQTR. (C.B.)

L’UQTR se démarque Ce fonds québécois chapeaute le programme Regroupements stratégiques, qui favorise la consolidation de grands ensembles de chercheurs. Dernièrement, ce programme a remis plusieurs subventions, à la suite d’un vaste concours. L’UQTR a décroché des subventions totalisant 1,67 million de dollars pour le nouveau Centre de recherche interdisciplinaire sur les PME et l’entrepreneuriat (CRIPMEE) ainsi que pour le Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIEQ). D’abord, le Centre de recherche interdisciplinaire sur les PME et l’entreprenariat recevra une subvention de 225 000$, répartie sur trois ans. Actuellement en création, ce centre

Souriez! Vous êtes filmés

Heureusement, les pires cauchemars de George Orwell ne se sont pas réalisés. Nous pouvons être contents de vivre dans une société où les droits et libertés des gens sont respectés. Nous ne sommes pas constamment sous l’œil de Big Brother et nous avons droit à notre vie privée. Malheureusement, parce que sécurité de tous l’oblige, nous sommes quand même observés à un certain degré. Discrètement, des caméras nous épient et nous observent dans la plupart des endroits publics et l’UQTR ne fait pas exception.

gèreront la sécurité du pavillon. La sécurité publique a également consulté l’AGE UQTR lorsqu’il était temps de placer les caméras. Par contre, comme il s’agit des bâtiments de l’UQTR, ils peuvent donc en faire ce qu’ils veulent. Lorsque l’on observe la disposition de ces caméras, on se rend rapidement compte que l’ensemble du pavillon, incluant les entrées et la terrasse de la Chasse-Galerie, se retrouve sur les écrans du poste de garde. Ça laisse peu de place à l’imagination. Il est donc impossible de fréquenter ces endroits sans se sentir observé. Maintenant, on peut suivre l’ensemble de vos allées et venues dans le café-bistro, le 1012, les corridors ainsi qu’à l’extérieur du bâtiment. On peu se demander s’il est véritablement utile d’avoir un si grand nombre de caméras de sécurité à ces endroits. Il s’agit à la fois d’un invasion de la vie privée ainsi qu’un désaveu des capacités des étudiants à se policer eux-mêmes. La sécurité de la Chasse-Galerie a toujours été bien organisée et le nombre de dérapages a beaucoup baissé dans les dernières années. Nous avons vécu sans ce genre de surveillance pendant longtemps et tout allait bien pourtant. Pourquoi est-ce que l’administration de la sécurité publique veut à ce point nous observer?

De nouveaux jouets

Le bon côté

Les étudiants ont pu remarquer en début d’année que le Service de la protection publique de l’UQTR s’est équipé d’un nouveau système de caméras placées stratégiquement sur le campus. De petites caméras qui passent souvent inaperçue en raison de leur taille et leurs emplacements. Elles sont souvent difficiles à détecter, ce qui ne donne pas l’impression d’être observé. Par contre, ce n’est pas dans tous les pavillons que les caméras sont si discrètes. Effectivement, le pavillon NéréeBeauchemin, qui abrite les bureaux de l’AGE UQTR, la Chasse-Galerie, le 1012 ainsi que les médias étudiants est sous intense surveillance depuis cet été. On retrouve plus d’une douzaine de caméras dans le pavillon. Cela incluant les bars étudiants, des locaux pourtant gérés par ces derniers, qui ont leur propre sécurité. À première vue, on pourrait croire à un voyeurisme quelque peu pervers. Tout le monde sait que, depuis plusieurs années, les responsables de la sécurité de l’UQTR salivent à l’idée de s’ingérer dans la sécurité de ces établissements étudiants. Heureusement pour eux, la chance de s’imposer s’est présentée avec le renouvellement du contrat d’occupation de la Chasse-Galerie avec l’UQTR. Dans le cadre de cette nouvelle entente, c’est le Service de la protection publique qui gère la surveillance ainsi que la sécurité lors des évènements étudiants dans les deux bars. C’est un comité formé de deux membres de l’exécutif de l’AGE UQTR et de deux membres du personnel de l’UQTR qui

Malgré tout, lorsque l’on se réfère aux évènements tragiques de Dawson, Caltech et de la Polytechnique, nous pouvons nous compter chanceux d’avoir autant de caméras stratégiquement disposées sur le campus. Si ce système de surveillance sauve une vie, il aura valu la dépense. On se croit souvent à l’abri jusqu’à ce que ça nous arrive. Reste à savoir si les agents de sécurité sont formés pour affronter un tel évènement et si l’utilisation des caméras de sécurité peut vraiment servir. Nous n’avons pas le choix de céder une partie de nos libertés afin d’être en sécurité. Un malheur peut arriver vite. Espérons seulement que ceux qui ont le contrôle sur les caméras les utiliseront pour le bien de tous et non pour épier les étudiants simplement sur des présomptions. Un tel profilage serait fortement répréhensible et sans but. De plus, soulignons que l’expérience des gardiens de sécurité de l’UQTR peut avoir de bons côté lorsqu’il est temps de gérer des crises ou de gros évènements. Nous pouvons donc tirer du positif de cette expérience. Nous ne sommes pas dans un état policier comme dans 1984. Big Brother ne nous regarde pas encore. Par contre, il s’agit peut-être d’une porte ouverte vers une surveillance encore plus intense dans les prochaines années. Mais après tout, alors que l’on tient absolument à donner notre location sur Facebook et dans nos tweets, pouvons-nous vraiment affirmer que Big Brother ne nous regarde pas un peu?

Chroniqueur

1,67 MILLION DE DOLLARS EN SUBVENTION

L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a obtenu 1,67 million de dollars en subvention du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture.

EN PLEINE FACE

SIMON FITZBAY

Composition

aura pour mission, notamment, d’accroître les connaissances sur la création, le développement, la pérennité et la performance des PME. Des dizaines de chercheurs en provenance du Québec, du Canada et d’ailleurs dans le monde s’y côtoient. En fait, l’UQTR aimerait que ce Centre soit le plus grand regroupement de recherche interdisciplinaire et interuniversitaire sur les PME et l’entrepreneuriat au Canada. Fondé en 1993, le Centre interuniversitaire d’études québécoises a, quant à lui, obtenu 1,44 million de dollars sur six ans. Cette subvention lui permettra de poursuivre et de développer son important projet de recherche concernant les changements sociaux et culturels de la société québécoise. Rappelons que le programme de recherche de ce Centre se décline en trois axes : les populations et leurs milieux de vie, les institutions et les mouvements sociaux, ainsi que la culture québécoise. (G.R.)

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Dans l’excellente fiction 1984, le romancier George Orwell fait l’ébauche d’un monde contre-utopique où l’État a investi l’ensemble des vies des citoyens par le biais de propagande et d’un slogan évocateur : «Big Brother vous regarde». Le monde dépeint par Orwell est celui d’un état policier où tous les faits et gestes des citoyens sont observés à la loupe.


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ACTUALITÉS

ENTENTE DE COOPÉRATION INTERNATIONALE ENTENTE POUR LES ÉTUDIANTS ET LES JEUNES DIPLÔMÉS DE L’UQTR

L’UQTR soutient le Gabon Récemment, le ministre gabonais de la Santé, des Affaires sociales, de la Solidarité et de la Famille était de passage à l’UQTR pour conclure et officialiser une entente de coopération internationale d’envergure avec notre établissement d’enseignement trifluvien. Cette entente de coopération permettra à l’UQTR de transmettre son expertise, sa vision et ses connaissances au Gabon. En effet, notre institution d’enseignement aura l’opportunité de participer à la mise en application du plan d’action de l’Institut national de formation d’action sanitaire et sociale (INFASS) du Gabon. Cet Institut a pour mandat d’améliorer la formation des personnels paramédicaux et du secteur social de ce pays. L’établissement trifluvien contribuera à des projets touchant notamment les sciences infirmières, la pratique sage-femme, les sciences de l’éducation et la psychoéducation. Dans cette visée, l’UQTR aidera les quelque 1,5 million de Gabonais à se doter de ressources humaines qualifiées dans ces secteurs essentiels au développement des services de santé. Lorsqu’elles seront bien formées, ces ressources humaines pourront, à leur tour, rendre ces mêmes services plus accessibles à la population gabonaise. Par ailleurs, toujours dans le cadre de cette entente, l’UQTR se chargera de développer, de renouveler et d’évaluer les différents programmes de formation déjà en place. L’université trifluvienne permettra également à l’INFASS d’acquérir différentes compétences, dont certaines sur les plans managérial, tech-

nique et pédagogique. Fait à noter, des projets de recherche sont également prévus dans le cadre de cette entente de coopération. «Notre université a su leur offrir une expertise de formation et de recherche répondant à leurs besoins particuliers. En exportant notre savoir-faire dans ce pays, nous encourageons le partage des connaissances et des pratiques, au profit de la collectivité. Cet échange favorise également la rencontre des cultures et la mobilité de notre communauté universitaire», souligne M. André Paradis, recteur par intérim de l’UQTR. Notons que M. Sylvain Benoit, directeur du Bureau des relations internationales de l’UQTR, a souligné que cette grande entente de coopération pourrait, dans l’avenir, se développer davantage. «L’implication de l’UQTR, actuellement ciblée à des domaines précis, pourra éventuellement s’élargir à d’autres disciplines.» Depuis 2005, le Gabon a déjà réalisé plusieurs actions à l’échelle nationale afin d’améliorer les conditions de santé de ses habitants. Par exemple, en plus d’effectuer des états généraux de la santé et un colloque sur la politique sociale, le Gabon a fièrement élaboré sa Politique nationale de la santé et son Plan national de développement sanitaire. En terminant, il importe de mentionner que les étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières sont également concernés par cette entente de coopération internationale avec le Gabon. En effet, ces derniers pourront profiter de ce nouveau projet pour développer une expérience pratique et effectuer un stage enrichissant dans ce pays de la région subsaharienne de l’Afrique. (G.R.)

Un renouvellement tout naturel GUILLAUME RIVEST Actualités

L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), la Jeune Chambre de commerce de la Mauricie (JCCM) et l’Association générale des étudiants de l’UQTR (AGE UQTR) ont renouvelé, pour une deuxième fois, l’entente de partenariat les unissant. Depuis 2006, ces trois organisations travaillent de concert pour les étudiants et les nouveaux diplômés de l’UQTR. L’entente récemment signée leur permettra de collaborer étroitement pour les trois prochaines années. Autrement dit, cette entente permettra à l’UQTR, à la JCCM et à l’AGE UQTR de s’unir pour mieux réussir. Accordant une place de choix dans leurs préoccupations quotidiennes aux études supérieures, au cheminement de carrière des jeunes professionnels et au développement socioéconomique de la Mauricie et du Centredu-Québec, ces trois organisations pourront, en travaillant conjointement, atteindre leurs buts et leurs objectifs respectifs. D’abord, cette entente permettra à la Jeune Chambre d’offrir aux étudiants de l’UQTR la possibilité de développer leur réseau de connaissances et de préparer leur entrée sur le marché du travail. La JJCM pourra, par l’entremise cette entente, promouvoir ses services au sein de la communauté universitaire trifluvienne. Autrement dit, les étudiants seront invités à devenir membre de la JJCM et à profiter des avantages reliés à ce statut. Dans cette optique, l’AGE UQTR offrira différents espaces promotionnels à la JJCM sur ses babillards et dans l’agenda étudiant.

En plus, une activité-rencontre de la Jeune Chambre se tiendra annuellement sur le campus afin de faciliter les discussions et les échanges entre la communauté universitaire et la Jeune Chambre. Suivant cette même entente, l’UQTR et l’AGE UQTR profiteront d’une visibilité au moyen des outils de communication et de promotion de la JCCM. En plus, un siège du conseil d’administration de la Jeune Chambre sera réservé à un étudiant de l’UQTR. Par ailleurs, la Jeune Chambre s’engage à octroyer le statut de membre-gouverneur à une personne désignée par l’UQTR. Soulignons aussi que la JCCM accueillera, dans ses bureaux, des stagiaires de l’UQTR de différentes disciplines. Enfin, une fois par année, une conférence offerte par un professeur de l’UQTR et touchant un sujet d’intérêt pour les membres de la JCCM se tiendra à l’occasion d’un déjeuner Lève-tôt. Selon Mme Nancy Munger, présidente de la Jeune Chambre de commerce de la Mauricie, le renouvellement de cette entente était tout naturel, considérant que «la JCCM constitue un tremplin dans le monde des affaires, autant pour les étudiants que les jeunes diplômés.» L’an dernier, l’AGE UQTR avait réussi à augmenter significativement l’implication étudiante auprès de la Jeune Chambre. Selon M. Hugo Mailhot-Couture, président de l’AGE UQTR, «nous souhaitons poursuivre sur cette lancée, afin de favoriser l’intégration de nos membres sur le marché du travail.» En d’autres mots, cette entente permettra aux trois organisations de se développer et d’accroître leur rayonnement dans la région. Cette entente permettra aussi de répondre davantage aux besoins des étudiants et des nouveaux diplômés de l’UQTR en matière, notamment, de réseautage et d’entreprenariat.

RETOUR DU 5 À 7 DES ASSOCIATIONS

Une soirée sous le thème de la moustache! Le 5 à 7 des associations est une activité organisée par l’AGE UQTR depuis plusieurs années déjà. L’édition automnale de cet évènement, qui devait originellement avoir lieu le 9 novembre, a été remise au 16 novembre et débutera à la ChasseGalerie avant de se transporter vers les locaux des associations étudiantes situées au sous-sol du pavillon Pierre-Boucher. Thématique et activités D’emblée, il est important de mentionner que l’activité s’adresse aux gens impliqués dans leur conseil exécutif (CX) d’association. Le tout débutera à 17h à la Chasse-Galerie où de la pizza et de la bière seront offertes aux participants, qui devront s’être préalablement inscrits auprès du vice-président aux affaires internes de l’AGE UQTR, M. Ludovic Nadeau. Vers 19h, les représentants de l’AGE

conduiront tout le monde au sous-sol du Pierre-Boucher où des jeux seront organisés par chacune des associations prenant part à l’évènement. Des équipes seront alors formées et essaieront à tour de rôle les jeux proposés. La consommation d’alcool est autorisée pour les jeux, un permis spécial a d’ailleurs été demandé pour l’occasion. Puisque le rendez-vous des CX a lieu au mois de novembre, les organisateurs ont choisi cette année la thématique du Movember. Les gens sont invités à organiser des jeux ayant un lien avec la moustache et le respect du thème vaudra des points car, rappelons-le, le 5 à 7 des associations s’inscrit dans la Coupe des associations de l’AGE. L’activité, qui connaît habituellement un bon succès, aura un deuxième volet à la session d’hiver qui marquera le début de la campagne électorale visant à élire les officiers de l’AGE UQTR pour 2012-2013. (C.B.)


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SOCIÉTÉ LE REVERS DE LA MÉDAILLE

Junk life MICHAËL MAGNY Chroniqueur

L’ouverture du Tim Hortons tombe à point, j’avais depuis longtemps l’envie de ramener à votre bon souvenir un concept devenu usé et tabou : la société de consommation. Je n’en parlerai pas d’un point de vue écologique, les hippies insistent déjà beaucoup (trop?) sur cet aspect de la situation, mais bien au contraire, j’aimerais vous faire réaliser ce qu’elle est pour vous et ce que vous êtes pour elle. Très honnêtement, savez-vous cuisiner? Si je pose la question, c’est qu’il s’agit là de la moindre des compétences requises pour pouvoir légitimement se prétendre autonome et indépendant, et parce que les nombreux visages que j’aperçois dans les divers fast food me semblent toujours les mêmes, et non ceux de gens qui «font une petite exception» pour le

plaisir. Oh! Mais vous êtes indépendants financièrement, suis-je bête… Primo, avoir besoin que quelqu’un fasse quelque chose de vital à notre place, c’est dépendre de lui. Secundo, je parlerais bien plus volontiers d’une dépendance financière : sans l’argent, livrés à nous-mêmes, peut-être serions-nous tous de parfaits incapables. Tertio, si nous sommes effectivement ce que nous mangeons, une bonne partie des individus de la population nord-américaine, voire occidentale, sont de véritables tas de m*rde ambulants. Que nous côtoyons en nous en lavant les mains, si vous permettez. Quand on parle d’une société de consommation, le junk food est probablement le premier exemple qui vient à l’esprit; elle est pourtant bien loin de se résumer à ça. N’avezvous jamais l’impression d’entendre de la junk music, qui raconte toujours les mêmes insanités sur, grosso modo, le même fond sonore fort peu harmonieux? Loin de moi l’idée de dénigrer toutes les chansons qui traitent de sexualité : c’est un excellent sujet et une grande source d’inspiration artistique. Le problème, c’est la musique à la manière de Ford : produite à la chaîne, populaire l’instant d’un été, puis

jetée aux oubliettes, conçue pour ne pas faire long feu. Sans devenir de grands amateurs de classique du jour au lendemain, nous gagnerions peut-être à écouter plus souvent des chansons ayant un minimum de profondeur sentimentale et intellectuelle. Junk food et junk music… pourquoi pas junk love et junk friends? Combien y a-t-il de relations strictement utilitaires, combien de couples basés sur la simple satisfaction du bas ventre, combien de réels amis qui se donnent la peine d’être des aidants naturels les uns pour les autres et offrent un réel support en cas de coup dur plutôt qu’un simple divertissement? Combien y a-t-il de disputes pour des insignifiances? Combien y a-t-il de gens qui donnent sans compter, qui pardonnent, qui «callent off» à leur emploi pour visiter un ami à l’hôpital et lui donner le temps qu’il mérite? «Suis-je un bon ami?» est une question que nous ne nous posons plus suffisamment souvent, si vous voulez mon avis. Je pourrais même vous parler de junk job. Comme toute cette belle grande horloge qui priorise la quantité sur la qualité nécessite énormément de rouages bien huilés qui n’accomplissent qu’une seule tâche humaine-

ment aliénante, elle embauche la première personne venue sur le seul critère qu’elle veut bien sacrifier des heures de sa vie en échange de quelques malheureux dollars. Tout ce temps qu’un individu pourrait investir dans un art ou un sport, dans la fondation d’une PME, dans une meilleure participation à l’univers politique, et j’en passe, gobé par une machine où l’argent travaille de lui-même à enrichir les riches et à assurer que les pauvres ne puissent pas en sortir, et où, comble de l’horreur, ce que nous envions aux puissants, c’est leur droit à la paresse et non leur pouvoir d’action, permettez-moi d’appeler cela du gaspillage de vie. Plutôt que de constamment vivre au crochet d’un Léviathan qui dévore certaines vies humaines comme on dévore parfois un Big Mac, pourquoi ne pas vous lancer en entreprenariat? Pourquoi ne pas remplacer les grandes chaînes par des casse-croûtes locaux, créer des coopératives pour les ébénistes québécois, faire l’épicerie au marché Godefroy? Si tous étaient un peu plus autonomes, au sein du Canada ou d’un Québec souverain, les lacunes du capitalisme seraient déjà beaucoup moins dévastatrices.


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SOCIÉTÉ

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SANS MERCI

À poils! MARIEANDRÉE GAUTHIER Chroniqueuse

Idée déclencheuse : Movember. Ce mouvement social où les hommes se laissent pousser la moustache tout au long du mois de novembre pour, en principe (!), soutenir financièrement la recherche contre le cancer de la prostate. Plusieurs collègues étudiants, enthousiasmés par la cause, soutiennent agir malgré de fortes réticences de leur conjointe. Étant donné qu’il est rare d’être en couple avec une femme ayant une moustache aussi garnie que peut l’être celle d’un homme après 30 jours consécutifs sans entretien, bien que des cas rarissimes puissent exister, messieurs, accepteriez-vous que votre femme se laisse elle aussi pousser le poil pubien? Considérant que c’est la seule partie poilue que vous risquez d’embrasser chez la gente féminine… À l’adolescence, les poils sont les premiers signes du développement de la femme. Ils sont synonymes de maturité sexuelle. Ils visent, entre autres, à cacher le sexe féminin. Le pro-

blème, c’est l’épilation. Cette pratique visant à réduire les réflexions désobligeantes et les regards désapprobateurs à l’égard d’une toison trop garnie (et visible). Sans poil, mesdames, vous risquez de moins ressentir les caresses de votre partenaire, car les poils sont des vecteurs sensoriels, directement reliés au système nerveux. Qui plus est, les glandes à la base du poil émettent des phéromones. Ces dernières sont responsables de l’odeur si caractéristique de l’être désiré qui nous séduit et nous attire sexuellement. Sans poil, on ne peut passer sous silence les irritations causées par l’épilation ou le rasage et les difficultés sexuelles qui en résultent… Alors, à la plage ou à la piscine, à la vue d’un léger débordement capillaire au niveau du maillot, une certaine excitation devrait se faire ressentir : les poils cachent un sexe, un sexe que vous songez à caresser et qui sous ces caressent se laisserait doucement aller… La pornographie et les médias sont à prendre en grande considération quant à la perception actuelle reliée au poil. En effet, l’accessibilité à la pornographie et sa consommation accrue émettent des références sexuelles qui se traduisent dorénavant en préférences sexuelles. Je mettrais ma main au feu que certains hommes n’ont jamais vu de femmes avec du poil! La femme pornographique est si lisse…

Et pourtant, le poil n’enlève rien aux pratiques sexuelles : les poils sont situés à l’extérieur du vagin, l’intérieur en est dépourvu. S’il y avait quelque chose de dérangeant avec le poil, lors du cunnilingus par exemple, ce serait plutôt les poils sous forme de moustache ou de barbe… Pour leur part, les médias véhiculent un discours normatif par le biais de croyances, de valeurs et de comportements : le poil c’est sale, ça pue, c’est laid; il faut le couper, l’arracher! En somme, ce discours est sexiste : quand ces mêmes opinions sont-elles tournées vers les hommes? Non, un homme avec du poil, c’est viril! C’est une caractéristique socialement acceptée.

Je mettrais ma main au feu que certains hommes n’ont jamais vu de femmes avec du poil! Les femmes sont (encore) la cible pour cause d’une société qui se cherche, qui s’égare, qui s’éloigne de plus en plus du naturel : utilisation populaire du maquillage, du Botox, du silicone. (Et que dire de l’usage du déodorant?) Une illusion du consensus social plane; supprimer ses poils est normal. Mais qui osera alors s’afficher autrement?

La lutte pour disposer de son corps et d’en préserver l’intégrité est loin d’être déterminée. Les contraintes exercées sur nos corps sont d’autant plus de l’ordre du capitalisme : une valeur marchande est créée avec tous ces produits visant à l’épilation et au rasage. L’estime de soi étant remise en cause ici, les industries capitalisent pendant que les femmes culpabilisent. Assumer ses poils, c’est se questionner sur l’origine de ses comportements et prendre conscience des conséquences sur soi et sur autrui. Assumer ses poils, c’est se réapproprier les codes du genre. Le poil, ce n’est pas juste une affaire d’hommes! Une femme peut être des plus attirantes même si un ombrage se dessine au-dessus de sa lèvre supérieure, même si en retirant sa culotte vous êtes étonné-e, même si vous restez paralysé-e devant des aisselles aux allures marginales : la femme reste belle! Mais le privé est politique et la conformité aux dépens de choix éclairés, on passe son tour! C’est pourquoi, pour citer la sexologue française Sophie Bramly, à chacune ses envies, en connaissance de cause! En guise de conclusion militante, j’enjoins la minorité active à montrer du poil! Ainsi, on peut croire que le poil sera banalisé et que cet été, le poil sera à l’honneur sur les plages! Et pour les autres, il le sera demain dans votre chambre à coucher!

AU POUVOIR, CITOYENS!

10 dates fondatrices de la langue française – partie 1 JEANFRANÇOIS VEILLEUX Chroniqueur

Issu du langage proto-indo-européen, le français figure parmi les principales langues romanes avec l’italien, l’espagnol, le roumain et le portugais. Le français est une langue attestée depuis plus de 1500 ans, un mélange de germanique (francique, alsacien, lorrain), d’italique (latin) et de celtique (gaulois, breton). Le wallon, l’occitan et le catalan sont également d’origine romane. Voici une brève histoire de ses racines et de son évolution. - 3000 : Le premier alphabet, d’origine phénicienne, a été découvert sur les côtes de Syrie. Ensuite, les Grecs s’approprièrent le système et le perfectionnèrent. Puis, les Romains en firent l’alphabet que nous connaissons aujourd’hui. Entre -159 et -120, à la suite d’un appel à l’aide des Grecs sur place, la première colonisation romaine de la Gaule reçoit le nom de provincia, c’est-à-dire «pour les vaincus». Vers 400, Saint-Jérôme de Stridon traduit le texte hébreu de la Bible en latin, ce qu’on

nomme la Vulgate. L’Église s’était opposée à toute traduction en langue vulgaire, par crainte d’hérésie. Le latin s’imposa donc rapidement comme langue officielle face au celte des Gaulois et s’était maintenu dans ce rôle malgré l’invasion germanique des Francs. 25 décembre 496 : Clovis, un Franc Salien dont le peuple occupait le territoire de l’actuelle Belgique, occupe le royaume gallo-romain depuis dix ans et se convertit au christianisme en se faisant baptiser à Reims. Pour la première fois dans l’histoire, un roi germanique choisit volontairement et librement la foi catholique. En conséquence, le Royaume des Francs est le premier État chrétien après la chute de l’Empire romain d’Occident. 534 : Ayant battu les Wisigoths en 507 – année où apparaît pour la première fois la fleur de lys sur son drapeau, et qui symbolisera à jamais la royauté française – Clovis réunit le royaume des Burgondes à celui des Francs et reçoit le titre de consul romain qui lui fut remis par un ambassadeur venu de Byzance (Empire romain d’Orient) : cette assimilation explique en partie le fait que ce soit la langue du peuple dominé qui fut adoptée par l’envahisseur germanique, si bien qu’il finit par abandonner, après plusieurs siècles de bilinguisme (jusque vers 900), sa propre langue, le francique. Au VIIe siècle, apparaît le nom «Francia» pour désigner le pays d’où sont originaires

les Francs. On peut y délimiter le langage d’oïl (sorte d’ancien français) dans la zone de colonisation franque, c’est-à-dire la France du Nord, et le langage d’oc (occitan), bien implanté au sud, car l’occupation wisigothe n’avait pas été suffisante pour germaniser le pays. C’est donc l’invasion franque qui a donné au gallo-romain cette forme particulière de prononciation qui a fini par aboutir au français. Ce bilinguisme a entraîné une forte évolution phonétique qui a fait du français une langue beaucoup plus éloignée de la prononciation latine que ne le sont l’occitan, l’italien ou l’espagnol. 813 : Les évêques réunis en concile à Tours prirent la décision de demander aux prêtres, non de célébrer les offices dans la langue maternelle du peuple, mais de faire les prêches et d’expliquer la parole de Dieu en langue «tudesque» (langage de Charlemagne, monté sur le trône en 768), soit dans la «lingua romana rustica» qui deviendrait un jour le français. En fait, le concile entérinait le fait que le peuple ait perdu la compétence du latin et qu’il fallait désormais s’adresser à lui dans sa langue. À la suite du concile, les clercs commencèrent à essayer de mettre par écrit leur langue maternelle, un langage qui sera utilisé trente ans plus tard pour la première fois dans un acte officiel. 842 : Le premier texte connu entièrement écrit en proto-français est la partie française des Serments de Strasbourg, qui jette les bases

d’une partition de l’empire de Charlemagne. Ce premier document a une double importance car ces serments sont aussi fondateurs de la nation française. 843 : Le Royaume de France naît par le Traité de Verdun lorsque les trois fils de Charlemagne se divisèrent le territoire, par une alliance entre Charles le chauve et Louis, unis contre leur frère Lothaire. 911 : Le roi Charles doit abandonner une partie de son territoire à Rollon, le chef viking norvégien venu conquérir la France au nom du Danemark. Cette province deviendra la Normandie – finalement rattachée en 1204 au royaume de France, annexée sous la pression militaire du roi Philippe-Auguste – terre d’origine de la majorité de la nation québécoise actuelle, les Canadiens français. 1er juillet 987 : Exaspérés par la faiblesse des derniers héritiers de Charlemagne, les principaux seigneurs de Francie occidentale (la France actuelle) offrent la couronne royale au meilleur d’entre eux, le comte de Paris, Hugues Capet, un homme mûr de 47 ans. Celui-ci devient roi des Francs sous le nom d’Hugues 1er, premier roi de France à ne pas parler le germanique. Une langue qui n’évolue plus est une langue morte, vouloir figer une langue, c’est vouloir la tuer, aimer une langue, comme aimer une personne, c’est vouloir qu’elle vive.


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JEUX

Par Hubert Samson, étudiant à la maîtrise en Études québécoises à l’UQTR

«Celui qui porte le joug sans se révolter mérite de porter le joug.» – Proverbe roumain

Horizontalement :

Verticalement :

1. Action de procréer 2. Expédia - Arme 3. Le moi - Tissus en fibres de raphia 4. Imbécile - Oiseau passereau 5. Actinium - Objet intentionnel de la pensée, pour la phénoménologie - Diplôme du troisième cycle de l’enseignement supérieur 6. Sculpteur italien (1509 - 1590) - Imitation des premiers sons émis par un bébé 7. Ville de Corée du Sud - Chiffre 8. Enlèvement illégal d’une personne Pousser des cris de fureur(p.p.) - Mendélévium 9. En Auvergne, coulée volcanique dont la surface est rugueuse et chaotique - Touche 10. Cri des charretiers - Nom de trois ducs de Bohême (Xe-XIes.) 11. Laissa qqch. de côté - Lettre 12. Entrelaça des brins - Cédée

Sudoku

1. Enlever la coquille d’un oeuf dur - Insecticide 2. Activité commerciale - Alliage 3. Coup - Reine de Lydie célèbre pour ses amours avec Héraclès 4. Électronvolt - Pot-de-vin - Face du dé 5. Langue germanique parlée par les anciens peuples de la Scandinavie - Oiseau échassier à bec long et courbé vers le bas 6. Couple de deux idées, de deux principes complémentaires - Bombarda 7. Île croate de l’Adriatique - Ouvrages scolaires 8. Qui blesse par sa cruauté - Enseignement assisté par ordinateur 9. Hauteurs de l’ouest de la France - Actes législatifs émanant du roi 10. Passionnée - Pâturage d’été, en haute montagne 11. Chef-lieu de canton de la Somme Ville de l’est du Zimbabwe 12. Tellure - Boissons alcooliques

Depuis plus de cinquante ans, le Parti libéral fédéral s’applique à construire l’image nationale du Canada (adoption de l’unifolié, rapatriement de la constitution, promotion du multiculturalisme, etc.). Mais en remplaçant les libéraux au pouvoir, le Parti conservateur impose un nouveau paradigme national et identitaire. Les conservateurs instrumentalisent les symboles de la royauté et de l’armée pour redéfinir les valeurs canadiennes puis cristalliser le nationalisme canadien. Ils utilisent ces icônes à des fins partisanes afin de s’insérer dans l’histoire du pays. Toutefois, l’image du Canada imposée par l’État fédéral ne correspond jamais vraiment au Québec. Plongé dans l’ombre de l’unifolié canadien et de la Couronne britannique, le Québec est appelé plus que jamais - à former un État souverain, une nation civique dûment constituée.

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Mots croisés

Le Fantasque

SOCIÉTÉ

Mots mystères Thème : Géométrie (10 lettres) Axe Abaissement Arc Bissectrice Circonférence Cône Cotangente Côté Cube Cylindre Décagone Dodécaèdre Hendécagone Heptaèdre

Heptagone Homographie Horizontale Involution Parallélépipède Parallélogramme Pentédécagone Perpendiculaire Quadrilatère Rabattement Sphéroïde Tangente Théorème Transversale


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14 au 27 novembre 2011

ARTS ET SPECTACLES LES MERCREDIS DE LA CHASSE-GALERIE

Party d’halloween Photos : Drame Mohamed Belgasime

MARIEMICHÈLE CARON Arts et spectacles

Le mercredi 2 novembre avait lieu le party spécial halloween à la Chasse-Galerie de l’UQTR. Pour l’occasion, les étudiants ont usé d’imagination pour arriver avec des costumes farfelus, effrayants et spéciaux. Aussi, le airbrush était à l’honneur pour les employés du café-bar. La soirée débutait tranquillement tandis que la maquilleuse Lorie Hamel maquillait les employés au airbrush. L’artiste exerce le métier depuis environ deux ans et a déjà plusieurs réalisations à son actif. En plus de faire beau-

coup de corporatif, d’événements et de concours, elle a travaillé sur le film Les immortels dont la sortie est prévue le 23 novembre dans les cinémas. «À part dans les concours où je suis très préparée, dans la plupart de mes maquillages je ne suis pas de modèle, je maquille avec l’inspiration du moment», explique-t-elle. Lorie Hamel s’est donc amusée une partie de la soirée à transformer les membres du personnel en différents personnages. Ils étaient magnifiquement bien réussis. La Chasse-Galerie et le 1012 se sont remplis peu à peu, et c’est finalement des centaines d’étudiants qui ont participé à l’événement. Ils n’ont pas hésité à se déguiser en grand nombre; la variété des costumes était époustouflante. Le retour de la relâche était probablement chargé d’examens pour plusieurs, la fête était donc bien méritée. Encore une fois, le party du mercredi à l’UQTR a été un franc succès.

NOUVEL ALBUM POUR LES COWBOYS FRINGANTS

Que du vent

Le populaire groupe québécois Les Cowboys Fringants ajoute un nouvel album à sa discographie. L’album Que du vent est disponible à partir du 14 novembre sur iTunes et dans les magasins. C’est le 26 octobre que le premier extrait de leur album sortait. Dès la première écoute, on reconnaît le style musical des Cowboys Fringants, très festif et entraînant. À notre grand plaisir, le violon est très présent tout au long de la chanson, ce qui lui donne beaucoup de rythme. La pièce Paris-Montréal suit l’évolution de l’album L’Expédition, et est très accrocheuse malgré le fait qu’elle n’ait pas un texte engagé comme on pouvait en entendre dans la majorité des pièces de Break Syndical. Les fans du groupe avaient très hâte à l’annonce de cet album. Ils n’ont pas hésité à voter en grand nombre pour leur groupe favori qui a eu l’honneur d’aller chercher le Félix du Groupe de l’année au Gala de l’ADISQ. Les Cowboys Fringants ont remercié sincèrement leur public. «Nous sommes vraiment touchés par cette démonstration de fidélité dont vous nous avez fait

part», exprimaient-ils sur leur page Facebook le lendemain de l’événement. Les Cowboys Fringants débuteront leur tournée le 10 décembre Chez Maurice à St-Lazare et poursuivront le 15 décembre à Victoriaville. Ils partiront pour 14 dates en Europe au mois de février et viendront enflammer la salle J.-Antonio-Thompson de Trois-Rivières le 31 mars prochain. Les billets pour ce spectacle sont en vente sur le site enspectacle.ca ou sur le réseau Ovation. (M.-M.C.)


ARTS ET SPECTACLES

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SPECTACLE D’INGRID ST-PIERRE

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Photo : Sylvain Dumais

Petits bonheurs MÉLISSA BEAUPRÉ Arts et spectacles

Ingrid St-Pierre était en spectacle le 28 octobre dernier à la salle Anaïs-AllardRousseau de la Maison de la Culture de Trois-Rivières. Celle que l’on a pu découvrir dans les différents cafés trifluviens était heureuse d’être de retour ici afin de présenter les chansons de son premier album Ma petite mam’zelle de chemin, paru en mai 2011. Ingrid St-Pierre est apparue sur scène en début de spectacle afin de présenter celui qu’elle avait invité afin d’assurer la première partie, le Trifluvien Benoît Rocheleau. Ce multi-instrumentiste a travaillé aux côtés de plusieurs artistes dont Tricot Machine et Andrea Lindsay, en plus d’avoir lancé son tout premier album cet automne. Benoît Rocheleau a suscité de très bonnes réactions de la part du public grâce à ses chansons accrocheuses. L’auteur-compositeur-interprète a d’ailleurs fait bien rire les spectateurs grâce à sa chanson Bubblicious Baby ainsi qu’à sa version réinventée de la chanson Pâtes au basilic d’Ingrid St-Pierre. C’était une belle occasion de découvrir le talent de ce jeune artiste fort intéressant.

Après un court intermède, Ingrid St-Pierre est revenue sur scène afin de présenter ses chansons. Elle était accompagnée du quatuor à cordes QUATR’AILES composé de musiciennes ayant étudié au Conservatoire de musique de Trois-Rivières. Édith Fitzgerald (violon I), Joanie Turcotte (violon II), Sarah Martineau (alto) et Camille Paquette-Roy (violoncelle) ont donc assuré avec brio les mélodies et les choeurs lors des chansons d’Ingrid St-Pierre.

L’auteure-compositriceinterprète a offert au public quelques nouvelles chansons qui figureront sur son prochain opus, qu’elle «bricole» pour le moment. En plus d’interpréter les pièces de son premier album, l’auteure-compositrice-interprète a offert au public quelques nouvelles chansons qui figureront sur son prochain opus, qu’elle «bricole» pour le moment. Parmi celles-ci, Avalanches, une très belle chanson qu’elle a composées lors d’un récent séjour dans l’Ouest canadien. Le public a également eu droit à un chant latin, le premier qu’elle a appris lorsqu’elle était adolescente et qu’elle chantait dans les églises. Ingrid St-Pierre a interprété la majorité de ses chan-

NOUVEL ALBUM D’ANTOINE GRATTON

La défense du titre La défense du titre, le nouvel album d’Antoine Gratton, sera dans les bacs le 15 novembre prochain. Pour les plus impatients d’entre vous, l’album est disponible depuis le 1er novembre en téléchargement légal sur iTunes. Un quatrième album aux sonorités nouvelles, tout en respectant la touche de soul/funk d’Antoine Gratton. La défense du titre est un album qui ressemble beaucoup aux précédents dans la carrière d’Antoine Gratton par sa forme. Une dizaine de pièces figurent sur cet opus, ponctuées de quelques intermèdes musicaux. Sur cet album-ci, on retrouve un prologue et un épilogue, comme si l’auteur-compositeur-interprète racontait une certaine histoire à travers l’ensemble de ses nouvelles chansons. Côté musical, Antoine Gratton a conservé quelques valeurs sûres, mais a osé un peu plus pour certaines pièces. Certes, le piano et le banjo sont des incontournables chez l’artiste, mais on remarque également la présence de cordes tels que des violons en passant par des mélodies beaucoup plus électros. On attend déjà avec impatience la venue d’Antoine Gratton en spectacle puisque sa force demeure sa présence sur scène. L’énergie dégagée y est incroyable et des chansons comme Les chaleurs ainsi que Dis-nous ce que tu veux seront certainement des moments forts sur scène. Du côté des textes, on retrouve des chansons qui ont pour thème majoritairement l’amour ou les femmes. Même si ces thèmes ont déjà été

Photo : Courtoisie

longuement exploités par l’artiste au cours de sa carrière, il réussit à quelques reprises à innover à travers ses textes. Les pièces Pinte de rousse et New-York City témoignent de cette innovation. Coup de coeur pour la chanson 80’s party qui décrit avec humour et justesse la génération de «hipsters» qui peuple ce monde. Le texte de la chanson est un vrai petit bijou, en plus de la mélodie qui est accrocheuse et qui rappelle celles qui ont traversé les années 1980. En somme, le nouvel album d’Antoine Gratton est très fort au niveau des mélodies et des arrangements. Quelques points perdus concernant les textes : nous sommes loin de ce qu’il a produit en 2006 avec Il était une fois dans l’Est. Cependant, Antoine Gratton réussit à bien défendre son titre en nous offrant un travail bien fait pour ce quatrième album. (M.B.)

Ingrid St-Pierre sera en supplémentaire le 6 avril prochain à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la Culture de Trois-Rivières. sons en s’accompagnant elle-même au piano. À plusieurs reprises, elle n’a pas hésité à se lever debout en mettant un joli chapeau qui lui donnait un air espiègle, tout en interprétant les chansons un peu plus enjouées de son répertoire. L’artiste a également joué quelques notes de ukulélé malgré le peu de pratique qu’elle possède avec cet instrument.

Faire sa petite mam’zelle de chemin Le spectacle d’Ingrid St-Pierre, ce sont de petits bonheurs qui nous sont présentés. Les chansons sont charmantes et parsemées

d’anecdotes de la jeune artiste qui le sont tout autant. Les choses se passent plutôt bien pour Ingrid St-Pierre. Depuis la sortie de son premier album, le succès et les bonnes nouvelles s’accumulent. L’auteure-compositrice-interprète vient tout juste de lancer son deuxième extrait radio (Pâtes au basilic) et était heureuse d’annoncer lors de la soirée du 28 octobre qu’elle sera en supplémentaire le 6 avril 2012, toujours à la salle Anaïs-Allard-Rousseau. Tout juste avant, elle sera de passage à Bécancour, au Moulin Michel le 24 mars prochain.


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LIGUE UNIVERSITAIRE D’IMPROVISATION DE TROIS-RIVIÈRES

Match spécial contre Ottawa MÉLISSA BEAUPRÉ Arts et spectacles

Le lundi 31 octobre dernier, la LUITR accueillait à la Chasse-Galerie de l’UQTR l’équipe de la Ligue d’improvisation étudiante universitaire de l’Université d’Ottawa (la LIEU) pour un match spécial. L’équipe d’Ottawa a démontré un sens du punch et une écoute exemplaire sur l’improvisoire, ce qui lui a valu la victoire du match par la marque de 8 à 4. Une équipe spéciale de la LUITR a donc été formée pour l’occasion, composée d’Alex Drouin (c), Jonathan Larochelle, Vanessa Fortier et Simon Charron. Du côté d’Ottawa, ce sont les joueurs Pascal Justin Boyer (c), Manuel Belmadani, Carla De Ciccio et Miguel Martin qui étaient présents. L’animation de la soirée était assurée par Mathieu Roy et le match a été surveillé sous l’œil attentif de l’arbitre MarcAndré Fortin. Ce dernier a d’ailleurs débuté la soirée avec un sarcasme bien placé lors de l’échauffement des joueurs sous des thématiques d’halloween telles que «L’île de la mort» et «Brume radioactive». La LIEU a commencé en force lors de ce match spécial alors qu’elle a remporté les deux premières improvisations de la soirée. Certes,

l’équipe d’Ottawa est particulièrement forte en improvisation. On se rappelle qu’en mars dernier, la LIEU a remporté les honneurs lors de la Coupe Universitaire d’Improvisation (CUI) qui a eu lieu à Sherbrooke. La LUITR a tout de même réussi à récolter son premier point lors de la troisième improvisation de la soirée, une mixte qui avait pour titre «Les joyeux disparus» et qui devait être chantée. Ce sont les capitaines de chaque équipe, Alex Drouin et Pascal Justin Boyer qui ont participé à cette improvisation dans laquelle une symbiose parfaite était présente entre les deux joueurs. Malgré cela, ceux-ci ont reçu une pénalité pour non-respect de la carte thème. Tout au long de la soirée, les joueurs ont dû faire face à des improvisations plutôt longues, allant parfois de cinq à six minutes. C’était notamment le cas lors de la dernière improvisation avant l’entracte, une comparée qui avait pour titre «Terre sauvage». Alors que la LUITR a offert un excellent jeu à la manière d’un conte africain, les points ont récompensé la LIEU pour son conte amérindien. En cette première partie de match, le pointage était de 3 à 2 pour Ottawa.

La LIEU dans une lancée La seconde partie du match a débuté avec l’impro-UQTR qui avait pour thème le sentiment de compétence chez l’élève, une

Photo : Marie-Eve B. Alarie

Les capitaines des deux équipes ont performé lors d’une improvisation chantée sous le thème «Les joyeux disparus». improvisation qui a causé certaines difficultés chez les deux équipes. Par la suite, la LIEU a enchaîné les points, les conduisant ainsi à une victoire de match. Notons cependant un gain de deux points pour la LUITR lors d’improvisations où l’équipe de Trois-Rivières s’est vraiment démarquée, notamment dans «Un beau grand bateau» ainsi que dans «Le vent de l’ouest». À la fin de celle-ci, Alex Drouin a reçu une pénalité d’expulsion de la part de l’arbitre Fortin. Même malgré une demande de l’équipe d’Ottawa de ramener Drouin sur l’improvisoire, la LUITR a dû terminer le match sans capitaine. Malgré son expulsion ainsi qu’une défaite

de son équipe, Alex Drouin a reçu la troisième étoile du match, précédé par Simon Charron, également de la LUITR. La première étoile a été décernée à Pascal Justin Boyer, capitaine de la LIEU. Le prochain match spécial de la ligue universitaire d’improvisation de Trois-Rivières aura lieu le lundi 28 novembre prochain où l’équipe affrontera le KIK de Québec, une équipe volante de l’Université Laval composée de joueurs de la LUI (Ligue universitaire d’Improvisation) et de la LIMUL (Ligue d’improvisation marginale de l’Université Laval). À ne pas manquer, dès 20h à la Chasse-Galerie de l’UQTR.

SORTIE CD

Cœur de Pirate lance l’album Blonde AUDREY TREMBLAY Rédactrice en chef

Après avoir charmé la francophonie avec son indéniable talent en 2009, Cœur de Pirate a lancé son deuxième opus le 8 novembre dernier au plus grand plaisir de ses admirateurs. L’album Blonde est empreint de maturité. Débutant avec un chœur de jeunes enfants accompagné par un orgue, cet album à saveur pop est plus diversifié que le précédent. Il se sépare même en deux parties bien distinctes. Dans la première partie, sa voix, que l’on reconnaitrait parmi des centaines, est accompagnée de plus de guitares et de percussions, notamment dans les titres plus rythmés tels que Danse et Danse, Golden Baby et Verseau. Et en seconde partie, on retrouve les ballades, bien que moins nombreuses, qui rappelleront aux auditeurs l’album éponyme de 2009. La formule gagnante de piano-voix a encore une fois été brillamment utilisée,

notamment pour les émouvantes chansons Cap Diamant et Place de la République. La chanson sombre et touchante, La petite mort va, quant à elle, piquer droit au cœur. Dans son ensemble, l’album est un chef-d’œuvre signé Béatrice Martin. Gageons que cet album suivra les traces du premier et se vendra en quantité abondante. Déjà, le premier extrait radio, Adieu, fait son entrée dans les palmarès du Québec, de la France et de la Belgique.

Photo : Courtoisie


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CONCOURS DE POÉSIE ET D’ARTS VISUELS

Une soirée réussie! MARIE-MICHÈLE CARON Arts et spectacles

L’AGE UQTR organisait, mercredi le 2 novembre, un concours de poésie et d’arts visuels à la Chasse-Galerie. Plus de 70 personnes écoutaient attentivement les performances sur scène. Les participants récitaient leur poème avec fierté et certains avec originalité. On pouvait également compter 11 toiles sur la scène, toutes plus impressionnantes et minutieusement travaillées les unes que les autres. Les artistes présentaient des heures de travail aux étudiants. Aussi, une quinzaine d’artistes sont montés sur scène pour lire le poème sur lequel ils avaient travaillé. Différentes thématiques étaient abordées telles que l’amour, l’esthétique, la société superficielle, le suicide, etc. D’excellents poèmes ont surpris le public, par la justesse des mots ou par une performance scénique qui sortait de l’ordinaire.

Poésie

C’est la talentueuse Roxane Sévigny qui s’est

mérité la première position au concours avec son poème Superficialis. En deuxième position, Carol-Ann Hobbs s’est démarquée avec son poème Confidence du corps et c’est finalement David Marchand qui s’est mérité la troisième place avec L’homme-image. Les trois étudiants sont issus du Baccalauréat en lettres et linguistique, comme la majorité des participants. Aussi, des mentions spéciales ont été données à David Ferron et Hugo Bourdelais.

Photos Photo : M.-M. Caron

Arts visuels Cinq étudiants se sont démarqués avec leur toile. En première place, Jérémie Deschamps du Baccalauréat en arts a remporté les honneurs avec une œuvre d’art avec beaucoup de détails et de minutie. En deuxième position, l’étudiante en communication sociale, Jo-Annie Chicoine Bourassa avec une toile aux couleurs chaudes et aux techniques mixtes. Finalement, Bryan Faucher du Baccalauréat en philosophie a séduit les juges et s’est retrouvé en troisième place. Deux mentions spéciales ont aussi été accordées pour les arts visuels, ce sont les artistes Roxane Sévigny (lettres et linguistique) et Stéphane Jutras (histoire) qui les ont reçues. Ce sont les juges Sébastien Dulude, étudiant au doctorat en lettres et spécialisé en poésie

Concours de poésie à la Chasse-Galerie.

Jo-Annie Chicoine, deuxième position en arts visuels.

Première position pour l’œuvre de l’artiste Jérémie Deschamps. québécoise et Myriam Ross, étudiante à la maitrise en philosophie et spécialisée en esthétique qui ont eu la tâche de sélectionner les gagnants du concours. L’organisatrice du concours, AnnJulie Durocher exprime ses impressions de la soirée : «Je suis très contente, particulièrement du nombre de participants. Je m’attendais à environ dix, alors que c’est près d’une trentaine

qui se sont inscrits. Je suis aussi satisfaite de la salle, la Chasse-Galerie est restée pleine jusqu’à la fin.» Une soirée similaire est prévue pour le 24 novembre, à la Chasse-Galerie de l’UQTR. L’AGE change toutefois la thématique, dès 19h, c’est une soirée de musique qui débutera et plusieurs performances musicales seront jugées.


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SPECTACLE DE DUMAS

Formule intime MÉLISSA BEAUPRÉ Arts et spectacles

Le chanteur Dumas était en spectacle à Trois-Rivières le 4 novembre dernier. C’est à la salle Anaïs-Allard-Rousseau, où il n’avait pas joué depuis une dizaine d’années, que Dumas est venu présenter le spectacle tiré de sa tournée Un train dans la nuit. Un spectacle dans lequel l’artiste a présenté ses meilleures chansons dans une formule beaucoup plus intime que dans les tournées précédentes. L’an dernier, Dumas avait présenté son spectacle Traces au Théâtre du Cégep de TroisRivières. On se souvient que la soirée avait été forte en énergie, alors que Dumas avait donné tout ce qu’il avait pu afin de présenter un spectacle complet, voire même presque parfait. Lors de la soirée du 4 novembre, l’histoire s’est répétée et, encore une fois, le public a reçu beaucoup de cet artiste généreux. La formule un peu plus intime aurait pu stopper l’énergie

contagieuse de Dumas, mais il n’en a pas été ainsi. Tout au long du spectacle, l’artiste a fait participer la foule, a offert une performance à l’image de ce qu’on connaît de lui. Plus la soirée avançait, plus on sentait l’artiste se détacher de cette formule intime. À la fin de la soirée, le public a retrouvé cette ambiance festive et beaucoup plus rock qu’il avait présentée l’an dernier. Dumas a interprété plusieurs excellentes chansons qui proviennent de différentes périodes de sa carrière. De Ferme la radio à Le Bonheur, en passant par Fixer le temps, c’est toute une série de succès que Dumas nous a fait revisiter. En effet, des styles un peu plus planants ou plus rock sur le plan musical ont été appliqués lors de l’interprétation de certaines chansons, ce qui leur a donné un tout nouveau souffle. Nous avons ainsi eu droit à une version complètement différente de Miss Ecstasy, laquelle était impeccable. Au cours de la soirée, Dumas a également fait deux reprises, soit Modern Love de David Bowie (chanson qu’il a pris plaisir à traduire en français), ainsi que la chanson Psycho Killer du groupe Talking Heads. Un retour dans les an-

Photo : Rolline Laporte

Dumas a présenté son spectacle Un train dans la nuit dans lequel il a interprété ses meilleures chansons dans une formule intime. nées 1980 qui était véritablement du bonbon pour les oreilles. Dans un volet un peu plus acoustique, Dumas s’est déplacé au cœur de la salle Anaïs-Allard-Rousseau avec sa guitare. Monté sur un banc, au milieu de son public, il a interprété la chanson thème du film Les Aimants, c’est-à-dire la pièce Tu m’aimes ou tu mens. Bref, tous les succès étaient présents, l’ambiance était à son comble et Dumas et ses musiciens affichaient une très belle complicité entre eux. Une recette gagnante pour un spectacle qui, pourtant, n’apportait pas de nouvelles pièces de la part de l’artiste.

L’artiste et son public Une des forces de Dumas est la relation qu’il bâtit avec le public lors de ses spectacles. Dès le début de la soirée, son humour sympathique

a conquis les gens dans la salle, lesquels étaient très réceptifs aux demandes du chanteur. Lors du spectacle, nous avons assisté à la création d’une ambiance digne du Stade olympique, comme il l’avait demandé afin de créer son spectacle Dumas 360, une référence bien sûr humoristique au groupe U2 et aux immenses structures présentes lors de leur passage à Montréal l’été dernier. À plusieurs moments, le public était appelé à intervenir dans les chansons, que ce soit pour imiter le bruit des oiseaux (!) pour chanter des paroles, ou bien même pour créer un «TroisRivières», une série de claquements de doigts très distincte et construite dans le cadre du spectacle. Dumas est drôle, Dumas est bon et on attend avec impatience la création de nouveau matériel afin de revivre des spectacles endiablés comme il sait si bien en donner.

SPECTACLE DE JEAN-MARC PARENT

Raconteur hors pair L’humoriste et maître raconteur JeanMarc Parent était à la salle J.-Antonio Thompson de Trois-Rivières les 3 et 4 novembre pour présenter son spectacle Torture. Il avouait être très heureux de revenir à Trois-Rivières, dans une salle qu’il apprécie particulièrement. Aussitôt les lumières levées sur la scène, Jean-Marc Parent a reçu un accueil très chaleureux de la part du public trifluvien. La salle, remplie à pleine capacité, applaudissait vivement l’artiste. Dès le début, il s’est mis à raconter ses histoires du quotidien en parlant des tortures qu’il a pu vivre en société et en amitié. Il raconte d’une manière si habile qu’il entraîne les gens dans l’anecdote et les fait rire aux éclats à plusieurs reprises. Il est expert dans l’exagération, ce qui rend les histoires encore plus drôles. Actif dans le métier depuis plus de 20 ans, Jean-Marc Parent est réputé pour rallonger ses spectacles. Jeudi soir, l’humoriste a dévié de son canevas à quelques reprises pour interagir avec deux spectatrices. Les deux dames se parlaient entre elles et malgré le fait qu’elles étaient à plus de trente sièges, elles dérangeaient clairement l’humoriste. Jean-Marc Parent s’est servi de ce fait cocasse pour faire rire encore plus le public. Il s’est permis de les taquiner tout en mettant subtilement au clair

qu’elles devaient se taire pour qu’il puisse se concentrer. Malheureusement, la deuxième partie n’était absolument pas à la hauteur de la première. Alors que l’humoriste touchait à plus de cinq sujets en début de spectacle, après l’entracte, il s’est concentré sur deux sujets, dont un pendant plus de 45 minutes. Une histoire de pierre aux reins a pris trop de place dans le spectacle. Le public a ressenti beaucoup de longueurs; même si Parent est un très bon raconteur, l’histoire perdait son intensité et captait de moins en moins l’attention. D’une durée d’un peu plus de trois heures incluant l’entracte, le spectacle comprenait une première partie avec beaucoup de rebondissements et d’anecdotes hilarantes. La deuxième partie avait certains points négatifs, mais était tout de même divertissante. Le spectacle Torture contient donc d’excellents numéros, mais ce n’est pas l’ensemble de l’œuvre qui obtient de bons commentaires. Comme Parent s’emporte parfois dans ses histoires, peut-être que le spectacle varie de soirée en soirée et que celui-ci n’était qu’exception. Le spectacle de Jean-Marc Parent sera en supplémentaires les 24-25 et 26 mai 2012. Les places s’envolent rapidement, rendez-vous sur le réseau Ovation pour la réservation des billets. (M.-M.C.)


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CENTRE D’EXPOSITION RAYMOND-LASNIER

Deux expositions à voir MÉLISSA BEAUPRÉ Arts et spectacles

Deux nouvelles expositions sont présentées au Centre d’exposition Raymond-Lasnier de la Maison de la Culture de Trois-Rivières. Jusqu’au 20 novembre prochain, vous aurez l’occasion de voir Autoportrait de l’Atelier Presse Papier en collaboration avec l’organisme Proyecto’ Ace, ainsi que Présence de Régent Ladouceur. La première salle du Centre d’exposition Raymond-Lasnier présente Autoportrait, caractérisée par une série d’impressions numériques et de techniques mixtes. L’atelier Presse Papier et l’organisme Proyecto’Ace proposent le travail de différents artistes à travers le monde dans une exposition itinérante. La ville de TroisRivières a la chance d’accueillir cette exposition pour son premier arrêt, juste avant de s’envoler dans plusieurs autres pays, tels que l’Alaska, la Suède, l’Argentine, le Brésil ainsi que l’Espagne.

Sept groupes d’artistes de onze nationalités différentes ont travaillé sur le thème de l’autoportrait en lien avec des sousthèmes particuliers. L’onirisme, l’identité et la politique ne sont que quelques-uns des nombreux sujets abordés grâce à la production d’autoportraits pour cette exposition, laquelle

Photos : M. Beaupré

Trois-Rivières a la chance d’accueillir cette exposition pour son premier arrêt, juste avant de s’envoler dans plusieurs autres pays. permet de regrouper des artistes du monde entier face aux mêmes préoccupations. Le tout, sans frontière. Certaines oeuvres comportent des histoires fascinantes. Grâce aux visites guidées du Centre d’exposition Raymond-Lasnier, le visiteur a la chance d’en apprendre un peu plus sur les artistes qui exposent ainsi que sur leur démarche artistique. Ainsi, toutes sortes d’émotions sont suscitées à la vue des oeuvres Quelques autoportraits exposés par Presse Papier et Proyecto’Ace.

Les œuvres de Régent Ladouceur présentent un regard introspectif sur le passage du temps.

présentées. Un petit sourire en coin lorsqu’on observe les oeuvres de la section «Mise en scène» jusqu’au bouleversement total dans la section «Blessures». Du côté de la deuxième salle du Centre d’exposition Raymond-Lasnier, on présente les oeuvres de Régent Ladouceur, sous le titre de Présence. Une importante série d’œuvres ornent les murs de la salle, lesquelles représentent un travail amorcé il y a quatre ans et qui abordent la thématique du temps. L’être humain et sa condition amènent le visiteur vers une réflexion sur les différentes façons de voir le temps. Il s’agit d’une exposition très personnelle pour l’artiste, qui représente souvent dans ses oeuvres des gens qu’il a côtoyés dans sa vie. Dans une ambiance particulière et où les couleurs sont sombres, l’artiste invite les visiteurs à se faire leur propre histoire des œuvres selon leur titre. En somme, Autoportrait et Présence sont deux expositions qui vous feront certainement réfléchir, en plus de voir le travail d’artistes de

grand talent. Jusqu’au 20 novembre 2011, entrée gratuite.

À venir au CER-L Pour la fin du mois de novembre, le Centre d’exposition Raymond-Lasnier accueillera le Salon des Métiers d’Art de Trois-Rivières, soit les 24-25-26 et 27 novembre prochains. À partir du 4 décembre, on plonge dans un monde fantastique avec L’hiver s’installe, une exposition qui illustre une partie d’un conte grâce à diverses installations créées par six artistes. Le monde des arts et de la littérature fusionneront dans cette exposition ludique menée par la commissaire Geneviève Guillemette. Une visite gustative sera également offerte le 8 décembre prochain. Une occasion toute spéciale de goûter au travail de différents cuisiniers de la région qui se laisseront inspirer par les oeuvres de L’hiver s’installe. Pour plus de détails concernant les expositions et activités du Centre d’exposition Raymond-Lasnier, visitez le http://cer-l.ca/.


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CINÉ-CONFÉRENCE

VA VOIR AILLEURS (J’Y SUIS)

S’aventurer au Népal

T-Rès tsé SÉBASTIEN DULUDE Chroniqueur

Trifluvie, je t’aime. Tu me fais rire quand t’es fière de ta réputation de snob. Tu me fais rire quand tu vas pas souvent au centre-ville parce que le stationnement est rare, ou cher. Tu me fais rire quand tu te baignes à l’Île St-Quentin. Tu me fais rire quand t’as peur d’essayer un resto qui n’est pas sur la rue des Forges. Tu me fais rire quand tu dis «une beigne». Tu me fais rire quand tu sais pas c’est où Le Colimaçon. Tu me fais rire quand tu prends l’autoroute pour circuler à l’intérieur de la ville. Vaut mieux en rire. Si un ou plusieurs des énoncés suivants te décrivent, pas de doute, t’es un Trifluvien. *** Tu sais que t’habites à Trois-Rivières quand t’es un gars de 28 ans qui aime les New Cities. Tu sais que t’habites à Trois-Rivières quand tu considères que le Grand Prix est un événement culturel. Tu sais que t’habites à Trois-Rivières quand t’as hâte à la foire agricole pour manger des Roll Dogs. Tu sais que t’habites à Trois-Rivières quand le propriétaire d’un Harvey’s peut se faire élire maire. Tu sais que t’habites à Trois-Rivières quand tu rencontres le maire sur la piste cyclable et qu’il te parle de son amphithéâtre. Tu sais que t’habites à Trois-Rivières depuis plus de 3-4 ans quand tu te rappelles de la madame maquillée épeurante qui servait les déjeuners au Snack. Tu sais que t’habites à Trois-Rivières quand tu peux nommer cinq célébrités trifluviennes : Maurice Duplessis, le doc Mailloux, Isabelle Blais, Colette Provencher et Steve Bégin. Tu sais que t’habites à Trois-Rivières quand tu trouves que le Morgane fait du bon espresso. Tu sais que t’habites à Trois-Rivières quand t’as vu 17 fois Pépé et sa guitare au Gambrinus. Tu sais que t’es né à Trois-Rivières quand

t’es fier de dire que tu as connu le bassiste de Simple Plan dans le temps qu’il jouait avec Reset. Tu sais que t’habites à Trois-Rivières et que t’as des problèmes dans la vie quand t’as un bill ouvert au Canoë, au Tunnel, à La Relâche, au Cabaret Royale, au Dou Pob, au Pi-Gal, à l’Accro Bar, au Duvernay, au Pied du Coteau, au Balcon, au Pub 127 ou chez Gate. Tu sais que t’habites à Trois-Rivières quand t’es pas certain si on peut faire des jokes sur les Hell’s. Tu sais que t’es un vrai Trifluvien quand t’as été quelques fois au Cabarin et au Motel Coconut avec des amis montréalais. Tu sais que t’habites à Trois-Rivières quand t’as pas d’amis montréalais. Tu sais que t’habites à Trois-Rivières quand tu penses que Le Temple est la plus grande discothèque au Québec. Tu sais que t’es sur une terrasse de la rue des Forges à Trois-Rivières quand ça fait dix fois que tu vois passer la même mini Cooper. Pis que t’espères qu’elle finisse par écraser le cowboy. Tu sais que t’habites à Trois-Rivières quand t’adores les comédies musicales. Tu sais que t’habites à Trois-Rivières quand t’as jamais été au Musée québécois de culture populaire. Tu sais que t’es né à Trois-Rivières secteur Cap-de-la-Madeleine quand tu spécifies «frites congelées» chez Patachou. Tu sais que t’habites à Trois-Rivières quand tu connais la moitié du monde à la piscine de l’Expo, pis que tu y vas quand même. Tu sais que tu viens de Trois-Rivières quand tu sais que le gars de Tricot Machine jouait dans un band punk nommé Brain Puker et se faisait surnommer «Bécik». Tu sais que t’habites à Trois-Rivières quand tu connais le prénom du bébé pas encore né de Fabiola Toupin. Tu sais que t’habites au centre-ville de TroisRivières quand tu vas au Zénob avec ta guitare pour jouer «Wish you were here» autour du feu. Tu sais que t’habites à Trois-Rivières quand tu peux reconnaître quelques chroniqueurs du Nouvelliste saouls à l’Embuscade. Tu sais que t’habites à Trois-Rivières quand t’es chroniqueur du Zone Campus et que plus personne veut te parler à l’Embuscade.

Photo : Yannick Gervais

Vue sur l’Himalaya.

MARIE-MICHÈLE CARON Arts et spectacles

Le 28 octobre dernier, Les aventuriers voyageurs présentaient une ciné-conférence sur le Népal. Pour ce faire, les conférenciers Yannick Gervais et Marie Bolduc-Béliveau commentaient leur film à la salle Louis-Philippe-Poisson de la Maison de la culture. Ancien étudiant de l’UQTR en administration des affaires et fondateur de l’organisme Les aventuriers voyageurs, Yannick Gervais venait à Trois-Rivières présenter son cinquième film de voyage. Après le Bali et l’Indonésie, Patagonie-Chili-Bolivie, le Mexique et le Guatemala, le conférencier a décidé d’explorer le Népal et d’y amener sa caméra. Le jeune homme qui a mis les pieds dans plus de 23 pays est parti au printemps dernier avec sa conjointe Marie Bolduc-Béliveau pour un voyage de six semaines dans le but de vivre une expérience hors du commun et de capter les plus belles images du Népal. C’était une première pour la ciné-conférence du Népal et malgré quelques problèmes techniques avec le vidéo, le couple a très bien présenté le résumé de leur voyage. La salle Louis-Philippe-Poisson qui affichait complet était composée d’un public très à l’écoute, les gens posaient des questions pertinentes et riaient des moments cocasses du voyage.

Les deux conférenciers ont pris soin de faire des recherches et d’approfondir leurs connaissances pour donner des informations pointues qui aidaient à la compréhension du mode de vie des habitants, de la symbolique des objets spirituels ou des lieux tels que les temples. Ils ont donné des explications sur la culture bouddhiste et différentes pratiques religieuses dans certaines villes du Népal tout en restant objectifs. Aussi, plusieurs entrevues, sous-titrées en français, avec des Népalais ajoutaient à la pertinence et à la qualité du film. Les deux voyageurs ont également présenté le moment de leur voyage où ils ont fait de la randonnée dans la région de l’Everest et leur ascension du mont Gokyo Ri (5300m) alors qu’ils ont eu une vue imprenable sur les montagnes de l’Himalaya. La conférence sur le Népal sera présentée à plusieurs autres reprises dans la région de Montréal, entre autres le 30 novembre au cinéma Beaubien et le 4 janvier au cinéma Beloeil. L’organisme Les aventuriers voyageurs présente aussi des ciné-conférences de voyages en Équateur, Australie, Pérou, Philippines et autres. Les horaires des présentations sont disponibles au www.lesaventuriersvoyageurs.com. L’expérience de conférencier-voyageur pourrait vous intéresser? Les aventuriers voyageurs offrent des formations sur la réalisation de son premier film de voyage (50$), l’initiation au montage vidéo (60$) et la manipulation de caméra (60$). L’organisme vous guidera aussi dans le choix de la destination et du type de voyage pour un film unique.

Semaine du 7 au 13 novembre 2011 Les jeudis à 14h et les vendredis à 17h à CFOU

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Artistes Galaxie Propofol Malajube Les Vulgaires Machins Peter Peter Marc Déry Crash Ton Rock Monogrenade OK Volca Kid Sentiment

Pièces Shanghaï Fibre optique Le Blizzard Et même si Rien ne nous rassemble Welcome Il priait Obsolète Pluie d’automne Si belle

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10.

Artistes The Horrible Crowes The Kooks Mother Mother Black Lips Ohbijou Jane’s Addiction Timber Timbre Rich Aucoin Young Galaxy Wilco

Pièces Behold the Hurricane Is It Me Baby Don’t Dance Raw Meat Niagara Irressistible Force Woman It Peripheral Visionaries I Might


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SPORTS TAPSOBA HONORÉ

UNE PREMIÈRE DÉCEPTION

Ghislain Tapsoba a reçu le titre d’entraineur de l’année

Premier tournoi de volleyball pour les Patriotes Photo : Patriotes

Les Patriotes occupent le deuxième rang au classement général avec deux victoires et une défaite.

JOANY DUFRESNE Sports

La formation de volleyball des Patriotes a participé les 4 et 5 novembre derniers à son premier tournoi de la saison à l’UQAM. Pour l’occasion, les joueuses de Claude Turcotte s’en sont sorties avec deux victoires et une défaite leur menant au deuxième rang du classement. Bien que plusieurs pourraient qualifier cette performance d’excellente pour une première cette saison, Claude Turcotte reste déçu du bilan de la fin de semaine. «Je n’aime pas perdre», ditil en riant. Après s’être mérité le titre de championnes provinciales de la saison 2010-2011, les Patriotes s’attendaient à connaître un meilleur tournoi. «On a eu des séquences qui étaient un peu plus difficiles», confie l’entraineur. En effet, les Trifluviennes ont réussi à remonter la pente de peine et de misère à certaines reprises contre l’UQAM, mais elles ont succombé par un set. Les Patriotes ont accordé plusieurs points en ligne aux Citadines avant d’être en mesure d’en inscrire, ce qui a grandement nui à l’équipe selon Turcotte. «Notre défensive a eu de la difficulté. Les filles étaient nerveuses aussi, elles ont perdu confiance au courant de la partie», explique l’instructeur. Il y a toutefois un point positif à retenir de tout cela. «Quand on a une défaite comme cela, on a des leçons à en tirer et on essaie de trouver la solution. Il va juste falloir travailler plus fort encore», renchérit Turcotte. Les Patriotes peuvent cependant trouver un peu de réconfort dans les résultats acquis

contre les équipes des universités de Rimouski et d’Outaouais. Par la marque de 3 à 0, les Patriotes ont gagné ces deux duels. Malgré cela, elles s’attendaient à un écart plus élevé dans les résultats recueillis à chaque set. Ce n’était pas des victoires convaincantes soutient l’entraineur. Ses joueuses ont abaissé leur intensité à plusieurs moments au cours du tournoi.

«Quand on a une défaite comme cela, on a des leçons à en tirer et on essaie de trouver la solution. Il va juste falloir travailler plus fort encore.» – Claude Turcotte Cette déception survient après que les Patriotes aient connu deux excellentes performances lors des parties hors-concours. Les Trifluviennes ont vaincu l’Université du Québec à Chicoutimi en finale du tournoi pré-saison du Cégep Lévis-Lauzon. Elles ont aussi remporté leur match hors-saison contre l’équipe de volleyball sénior de Trois-Rivières.

Des joueuses qui se démarquent Ce premier tournoi a par ailleurs été l’occasion rêvée pour les recrues des Patriotes de démontrer leur savoir-faire. Nadine Razafiarison a connu tout un début de tournoi en cumulant plus de seize points lors de la première partie. Elle s’est malheureusement blessée au genou contre l’UQAM, ce qui inquiète l’entraineur quant à la gravité de sa blessure. La capitaine Marie-Ève Girouard et Sabrina Descôteaux-Asselin ont pour leur part été les meilleures marqueuses pour l’UQTR en inscrivant quatorze et neuf points respectivement.

Le réseau du sport étudiant du Québec a annoncé le 3 novembre dernier les étoiles et les honneurs individuels en soccer pour la saison 2011. Pour la première fois dans l’histoire de l’équipe de soccer féminin des Patriotes, l’entraineur Ghislain Tapsoba s’est mérité la mention d’entraineur de l’année. Natif de Ouagadougou au Burkina Faso, Tapsoba a fait son entrée chez les Patriotes en 2004 en tant que joueur pour la formation de soccer. Il a évolué sous le règne de Pierre Clermont cinq ans avant de se joindre à MarieÈve Nault en tant qu’assistant-entraineur de l’équipe de soccer féminin des Patriotes. Un an plus tard, il a remplacé Nault à la tête de la formation. Depuis son arrivée au poste d’entraineurchef, les Patriotes connaissent une grande évolution. C’est sous la gouverne de Tapsoba que les joueuses de l’UQTR ont vécu leur meilleure saison à vie en obtenant une fiche de 4 victoires, 6 défaites et 4 parties nulles. «Je suis très surpris et très honoré. Avec la saison que l’on a connue l’année dernière (1 victoire, 10 défaites et 1 nulle), c’est une belle progression que l’on a eue cette saison et c’est une belle récom-

pense d’être l’entraineur de l’année. Je suis très content», a commenté Tapsoba. Présentement étudiant à la maîtrise en administration, Ghislain Tapsoba est aussi impliqué dans le soccer à Trois-Rivières. Il occupe notamment les fonctions de directeur technique pour les Rebelles de l’Est en plus de participer aux programmes parascolaires de l’FQOCF des Chenaux. Tapsoba est aussi membre de la formation de soccer sénior élite du FC Trois-Rivières. Il est d’ailleurs en nomination à titre de joueur le plus utile. (J.D.)

Photo : Patriotes

Les Patriotes ont connu leur meilleure saison à vie sous la gouverne de Tapsoba.


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14 au 27 novembre 2011

SPORTS

UNE FIN À L’IMAGE DE LA SAISON

Les Patriotes éliminés du Championnat provincial de soccer JOANY DUFRESNE

Photo : Archives

La saison de la formation masculine de soccer des Patriotes a connu une triste fin le 4 novembre dernier. Les Trifluviens se sont inclinés par la marque de 0-1 contre les Redmen de McGill au Stade PercivalMolson en demi-finale du Championnat provincial de soccer universitaire.

«C’était un excellent match, un vrai match de séries éliminatoires» – Pierre Clermont Trois minutes plus tard, le sauveur de McGill a effectué une frappe de 20m pour déjouer le cerbère trifluvien Vincent Guay-Côté. Bien que les Trifluviens ont dominé la fin de la partie en tirant à plusieurs reprises sur le gardien montréalais, ce but encaissé a été suffisant pour donner la victoire à McGill. «On a tout fait pour aller marquer et malheureusement, on n’a pas réussi avant la fin du match. C’est sûr qu’on est déçu, mais comme les gars le disaient en sortant du vestiaire, on a joué un gros match. On n’a aucun regret», révèle l’instructeur.

Courage et passion Constatation intéressante, les recrues tout comme les vétérans ont livré une belle per-

L’équipe de soccer masculin s’est taillé une place en séries éliminatoires Avec les résultats obtenus cette saison, tout prédisait que l’équipe masculine de soccer des Patriotes ne participerait pas aux séries éliminatoires de soccer extérieur pour une cinquième année consécutive. Le vent a cependant soufflé en sa direction alors qu’un miracle lui a permis de disputer sa première demi-finale dans le réseau universitaire québécois de soccer depuis 2006.

Sports

Pour ce dernier affrontement de la saison, les Patriotes ont disputé une partie exemplaire. «C’était un excellent match, un vrai match de séries éliminatoires», affirme l’entraineur Pierre Clermont. Dominantes tour à tour, les deux formations ont livré un combat engagé. Les Patriotes ont raté une belle occasion de s’inscrire à la feuille de match en début de deuxième demie. Ils ont effectué un tir au but, mais un joueur montréalais a réalisé un sauvetage in extremis en délogeant le ballon par dessus le filet. «On se demande encore comment il a fait», blague Clermont.

DEUXIÈME CHANCE POUR LES PATRIOTES

Pierre Clermont, entraîneur de l’équipe des Patriotes soccer masculin. formance et ils ont prouvé hors de tout doute qu’ils étaient de calibre. Après avoir connu une première saison époustouflante, Guillaume Surot s’est encore une fois dévoué sur le terrain pour se mériter le titre de joueur du match et une place avec la deuxième équipe d’étoiles nommée par le Réseau du sport étudiant du Québec. Pour sa part, le défenseur Jean-François Fournier a excellé à la défensive. Il a connu, selon son entraineur, sa meilleure partie de l’année. Le vétéran a notamment reçu une place avec la première équipe d’étoiles pour une deuxième saison consécutive. Alors que son entrée sur le terrain a ajouté de l’entrain aux Patriotes, Michel Carbonneau a dû quitter le jeu aux prises avec des problèmes respiratoires à la suite d’un coup de pied reçu dans les côtes. Ce dernier s’ajoute à la liste des blessés qui ont performé pour les Pats cette saison. Notamment, Philippe St-Laurent et Yannick Fournier ont fait preuve de courage en participant à la demi-finale alors que tous deux présentaient encore des lésions.

Hockey

Soccer

Vendredi 18 novembre à 19h vs. Toronto (Aréna de Trois-Rivières-O.)

Une pratique de soccer aura lieu à chaque semaine jusqu’à Noël. Celle-ci est ouverte à tous les gars et les filles qui souhaitent jouer à l’hiver.

Samedi 19 novembre à 14h vs. RMC (Colisée de Trois-Rivières)

Contactez Pierre Clermont au (819) 376-5011 poste 4410 ou pierre.clermont@uqtr.ca

Les Patriotes possédaient une fiche de 8 défaites et 2 victoires en date du 23 octobre. Ces résultats prédisaient l’exclusion de la formation trifluvienne aux demi-finales des séries. Une importante annonce au cours de la semaine suivante a cependant redonné espoir aux hommes de Pierre Clermont. Le réseau du sport étudiant du Québec signalait au total treize parties perdues par forfait pour les équipes de l’Université de Sherbrooke, l’Université Laval et l’Université du Québec à Montréal. Ces formations se sont vues pénalisées, car des joueurs inéligibles figuraient parmi leur alignement partant. Ces derniers, disqualifiés par le réseau Sport interuniversitaire canadien, n’avaient pas respecté leur standard académique imposé par la ligue. Les trois universités fautives ont demandé un appel en cour, leur cause a toutefois été refusée. Pour les Patriotes, cela signifiait qu’ils ajoutaient trois victoires à leur actif, passant ainsi du cinquième au troisième rang du classement. Sachant que les quatre premières positions participaient aux séries éliminatoires, les Trifluviens avaient une deuxième chance de marquer l’histoire. Pour ce faire, ils se devaient de remporter

Photo : Patriotes

Seifeddine Dhaoui. leur match du 28 octobre contre le Rouge et Or. Motivés plus que jamais, les Patriotes ont récolté une convaincante victoire de 4 à 1 abaissant ainsi leurs adversaires au cinquième rang. «On avait droit à une deuxième chance et les joueurs en ont profité», a commenté l’entraineur Pierre Clermont. Seifeddine Dhaoui a été un véritable héros pour son équipe alors qu’il a été l’instigateur du premier but des siens, en plus d’être complice des buts de Philippe St-Laurent et Guillaume Surot. Le vétéran Abdoulaye Kante a consolidé la victoire des Patriotes, alors que ces derniers ont évolué à 10 contre 11 durant les cinquante dernières minutes de jeu suite à l’expulsion de Michel Carbonneau. Par ailleurs, les Patriotes ont réalisé tout un exploit aux dires de Clermont en inscrivant deux points en désavantage numérique. «On a joué une partie exceptionnelle. C’était l’euphorie dans le vestiaire après la partie», ajoute Clermont. Les Patriotes ont de ce fait accédé à la demifinale du 4 novembre dernier contre les Redmen de l’Université McGill. (J.D.)

PLUS D’EXPÉRIENCE POUR PLUS DE MOTIVATION

L’équipe de cross-country au Championnat canadien Six coureurs de la formation de crosscountry des Patriotes ont participé le 12 novembre dernier au Championnat canadien qui se déroulait à l’Université Laval. L’équipe souhaitait y acquérir expérience et motivation. «On souhaite prendre plus d’expérience, signale François Trudeau, entraineur aux côtés de Jean Lemoyne. On veut aussi y trouver de la motivation pour la prochaine saison.» C’était l’occasion idéale pour les Patriotes d’observer et de s’inspirer de certains des meilleurs coureurs du pays. L’instructeur était enthousiaste à l’idée de voir en performance Alex Genest du Lac-aux-Sables qui se classe parmi les meilleurs de sa catégorie au Canada. Pour l’évènement,

l’UQTR était représentée par Vanessa Lahaie, Marie-Élène Côté, Frédéric Montplaisir, Étienne Lavoie-Trudeau, Bobby Robidas et Steve Fréchette. Ces derniers se sont qualifiés pour la compétition nationale à la suite de leurs performances, notamment au Championnat provincial du 29 octobre dernier à Chicoutimi. La délégation masculine avait recueilli la cinquième position. Ils étaient à huit points seulement de leur plus proche rival, l’Université Concordia. Du côté des filles, elles ont aussi terminé au cinquième rang alors qu’elles étaient amputées de leur meilleure coureuse. Malheureusement, les résultats du Championnat canadien n’étaient pas disponibles au moment de mettre sous presse. (J.D.)


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SPORTS

OÙ EST LA DÉFENSIVE ?

Les Patriotes perdent deux points au cours de la fin de semaine JOANY DUFRESNE Sports

La jeunesse de l’équipe de hockey des Patriotes lui cause bien des problèmes cette saison. L’indiscipline a encore une fois eu raison des hommes de Jacques Laporte contre Nipissing. Heureusement pour ces derniers, ils savent aussi profiter des avantages numériques. «On a bâti une équipe en fonction de l’intensité et l’agressivité. Parfois, ça joue contre nous, mais il faut apprendre à être tout aussi intenses en restant disciplinés. Il faut trouver le juste milieu», affirme Laporte. C’est plus de dix-huit punitions dont ont écopé les Patriotes au cours de leurs rencontres contre Nipissing et Ryerson les 4 et 5 novembre derniers. Cette situation ne serait pas aussi grave si la défensive des Patriotes était impeccable. Toutefois, l’aspect défensif de leur jeu s’avère être leur bête noire du moment. Alors qu’ils dominaient Nipissing par deux buts en fin de deuxième période, les Patriotes sont revenus de l’entracte avec un peu trop de confiance. Après 2 minutes de jeu, leurs adversaires ont pris le contrôle du jeu pour porter la marque finale à 3-4. «Nous avons une équipe jeune et des fois elle ne sait pas comment garder son avantage. Ça fait partie de notre apprentissage», explique Laporte. Les Patriotes poursuivront au cours des se-

maines à venir le développement de leur jeu défensif. Autant en échec avant qu’en défensive de zone, ces derniers veulent donner le moins d’occasions que possible à l’équipe adverse. «Il ne faut pas jouer sur nos talons, mais être en pleine possession de nos moyens», révèle l’entraineur. Point positif pour la formation trifluvienne, leur offensive est irréprochable. Ils ont su le démontrer en affrontant Ryerson. À neuf reprises, les Trifluviens ont trouvé le fond du filet des Torontois dont cinq fois en première période seulement. Cette convaincante victoire arrivait à point alors que les joueurs de l’UQTR se préparaient à affronter leurs rivaux de toujours, les terribles Redmen de McGill.

Un gardien épuisé? Bien qu’il ait connu un bon début de saison, Guillaume Nadeau a été un peu faible au cours de la dernière semaine. À la suite de la défaite du vendredi contre Nipissing, les entraineurs ont décidé de remplacer Nadeau par son homologue Vincent Lamontagne lors de la partie contre Ryerson. «On ne mettra pas le blâme sur Nadeau vu qu’il nous en a donné plus que pas assez jusqu’ici, mais on aurait dû gagner contre Nipissing, commente Jacques Laporte. On menait 3 à 1 après deux périodes.» Malgré la saison en dents de scie de son cerbère, l’entraineur affirme qu’il préfère lui donner une claque dans le dos que de lui faire porter le blâme. Un peu de repos redonnera probablement sa rigueur au jeune gardien. (J.D.)

Photo : Archives

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UNE DÉFAITE AMÈRE

Les Patriotes s’inclinent devant Carleton Les amateurs de hockey de Trois-Rivières ont assisté à tout un massacre le 26 octobre dernier au Colisée alors que les Patriotes recevaient Carleton. C’est avec peine que les Trifluviens ont réussi à inscrire un but pour empêcher les Ontariens de s’en sortir avec un blanchissage. L’ambiance n’était pas à la fête dans le vestiaire des Pats à la suite de cette déchirante défaite par la marque de 1-7. «C’était la semaine de relâche et les gars semblaient avoir une moins bonne préparation individuelle pour la partie», a commenté l’entraineur Jacques Laporte. Après deux minutes de jeu seulement, Carleton a pris les devants en ouvrant la marque. Au lieu de redoubler d’efforts, les Patriotes ont opté pour la paresse de l’indiscipline. Plus de quinze punitions ont été décernées aux Trifluviens au cours de la rencontre. De ce total, on dénombre six punitions majeures de 10 minutes pour inconduite. Ce mauvais comportement de la part des hommes de Laporte a profité à l’équipe ontarienne qui a marqué en avantage numérique deux fois. Les Patriotes ont pour leur part bénéficié d’une des cinq situations à 5 contre 4 auxquelles ils ont eu droit dans la partie pour se sauver d’un blanchissage. La recrue Olivier Ouellet assisté

Photo : Courtoisie

de Pierre-Luc Lessard et Maxime Robichaud a su déjouer Matthew Dopud pour inscrire son équipe sur la feuille de pointage alors que le score était de 1 à 2. Ce n’était malheureusement pas suffisant pour les Pats. Outre l’indiscipline des joueurs, les deux gardiens de la formation n’ont pas offert de bonnes performances. Guillaume Nadeau qui figurait comme gardien partant a rapidement été remplacé après avoir accordé quatre buts après 36 minutes de jeu. Vincent Lamontage n’a pas plus été capable de prendre la relève de son compatriote en encaissant trois buts en 25 minutes. (J.D.)


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Zone Campus 14 novembre 2011  

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