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8 au 21 septembre 2015 Volume 11, numéro 1 24 pages Bimensuel gratuit

10 ANS!

ACTUALITÉS

ZONE CAMPUS SOUFFLE DIX BOUGIES!

Il y a 10 ans, le 5 septembre 2005, paraissait la toute première édition du journal des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières, le Zone Campus...

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ARTS ET SPECTACLES

CHANGEMENT DE DIRECTION

SPECTACLE DE LA RENTRÉE DE L’AGE UQTR

L’UQTR TOURNÉE VERS L’AVENIR

C’est avec Galaxie, Koriass et Loco Locass que le spectacle de la rentrée universitaire trifluvienne compte se démarquer le 9 septembre prochain. Le spectacle de la...

Rencontre avec le recteur par intérim André G. Roy

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SPORTS

DÉBUT DE LA SAISON UNIVERSITAIRE DE GOLF

Même si les Patriotes de l’UQTR sont parvenus à prendre le quatrième rang au pays lors du plus récent championnat canadien disputé à Halifax, détrompez-vous si vous...

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Par Laurence Gagné, journaliste

La rectrice Nadia Ghazzali a quitté ses fonctions à la fin du mois de mai dernier à la suite d’un rapport du Vérificateur général du Québec (VGQ) sur la gestion de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). La présidente de l’université, Sylvie Beauchamp, a annoncé au début juin la décision unanime de l’Assemblée des gouverneurs de nommer

André G. Roy à titre de recteur par intérim. Le Zone Campus l’a rencontré pour faire le point sur la situation. Portant la tâche de redresser l’administration de l’Université trifluvienne, M. Roy se dit confiant. Le recteur par intérim connait bien l’UQTR, pour y avoir occupé plusieurs postes, dont celui de cadreconseil auprès du recteur, de secrétaire général, de vice-recteur aux ressources humaines et de directeur

des affaires juridiques de l’institution trifluvienne. Depuis 2009, il tenait le poste de secrétaire général de l’Université du Québec. Si le rectorat de Nadia Ghazzali a été passablement controversé depuis quelques années, André G. Roy ne croit pas que cela ait pu ébranler la confiance des étudiants envers l’établissement. «C’est grâce à la qualité du personnel, les professeurs, les chargés de cours...

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8 au 21 septembre 2015

ACTUALITÉS ASSOCIATION GÉNÉRALE DES ÉTUDIANTS

Le bilan de la période estivale 2015 Bimensuel distribué à 3 000 exemplaires sur le campus de l’UQTR et dans la région de Trois-Rivières.

LYSANNE MARSEILLE Actualités

Pavillon Nérée-Beauchemin 3351, boulevard des Forges, Trois-Rivières (Québec), G9A 5H7 Téléphone: (819) 376-5184 poste 3 Publicité: (819) 376-5184 poste 1 Télécopieur: (819) 376-5239 Jean-Philippe Charbonneau | Directeur général dgcfou@uqtr.ca Myriam Lortie | Rédactrice en chef redaction.zc@uqtr.ca Olivier Bellemare | Actualités olivier.bellemare@uqtr.ca Laurence Gagné | Actualités laurence.gagne1@uqtr.ca Gwendoline Le Bomin | Actualités

La nouvelle année scolaire s’annonce riche en défis pour l’Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AGE UQTR), après un été mouvementé. C’est avec un vent de fraicheur que l’association entame l’année 2015-2016. Une démission au sein du nouveau conseil exécutif au courant de l’été, une revue de la planification stratégique, puis une revue des façons de procéder aux conseils d’administration ont consumé le temps des officiers de l’AGE UQTR durant cette période.

gwendoline.le.bomin@uqtr.ca Lysanne Marseille | Actualités lysanne.marseille@uqtr.ca Philippe Bourgoing Alarie | Arts et spectacles philippe.bourgoing.alarie@uqtr.ca Alicia Lemieux | Arts et spectacles alicia.lemieux@uqtr.ca

Après avoir complété deux mois à son mandat, la vice-présidente aux communications qui avait été élue par la population étudiante de l’UQTR en avril dernier, Chloé Cano, a renoncé à ses fonctions. Alhassania Khouiyi, élue en conseil d’administration le 26 juillet

2015, assurera la suite du mandat. Tel que discuté avec le nouveau président de l’AGE UQTR, Jean-René Leblanc: «les démissions [des officiers] sont et seront toujours une problématique pour l’Association générale des étudiants ». Ce souci peut également se voir greffer à la revue de la planification stratégique, tel que prévu pour les années 2016 à 2021. Jean-René Leblanc souligne d’ailleurs que la fréquence du changement des officiers de l’AGE UQTR rend difficile le maintien d’un fil conducteur. L’équipe a choisi de revenir en force pour le mandant 20152016 des officiers de l’AGE UQTR en reprenant ce plan d’action pour se fixer des objectifs pour les cinq prochaines années. Prévue pour cinq ans, cette planification permettra «de meilleurs objectifs pour un but commun», souligne le président. D’autant plus, le projet aura plusieurs objectifs. La plus importante, selon ce dernier, serait de revoir la façon d’intéresser, mais surtout d’attirer les étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières envers l’Association générale des étudiants. L’étude des faiblesses de l’AGE UQTR en 2013 permet au nouveau conseil exécutif de se fixer des objectifs concrets et réalisables afin d’augmenter le sentiment d’appartenance des étudiants. Dans cette lignée, tous les

PHOTO: M. LORTIE

Jean-René Leblanc, président de l’AGE UQTR. vice-présidents ont commencé à se fixer des objectifs afin de revoir la façon d’attirer la population étudiante. Finalement, la restructuration des instances de l’AGE UQTR est un sujet qui semble avoir été discuté et travaillé pendant l’été par le secrétaire général. Les discussions qui se retrouvent présentement sur la table seraient de segmenter les conseils d’administration en deux: un conseil tourné vers les enjeux sociaux et un conseil davantage administratif. Une proposition risque d’être faite au conseil d’administration de l’AGE UQTR le 20 septembre, pour ensuite être présentée aux étudiants le 23 septembre en Assemblée générale. À suivre, donc.

Alexandra Lemire | Arts et spectacles alexandra.lemire@uqtr.ca Marie-Christine Perras | Arts et spectacles marie-christine.perras@uqtr.ca Louis-Philippe Carbonneau | Sports louis-philippe.carbonneau@uqtr.ca Étienne Dubois | Sports etienne.dubois@uqtr.ca Chloé Labreveux | Sports chloe.labreveux@uqtr.ca Louis-Philippe Cantin | Chroniqueur louis-philipe.cantin@uqtr.ca Camille Durand-Plourde | Chroniqueuse camille.durand-plourde@uqtr.ca Sébastien F. Guertin | Éditorialiste sebastien.fguertin@uqtr.ca Kévin Gaudreault | Chroniqueur kevin.gaudreault@uqtr.ca Alexandre Laramée Zouéki | Illustrateur alexandre.laramee.zoueki@uqtr.ca Normand Leclerc | Chroniqueur normand_leclerc@hotmail.com Kristina Monfette-Fortin | Chroniqueur kristina.monfette-fortin@uqtr.ca Simon Murphy-Gauthier | Collaborateur simon.murphy-gauthier@uqtr.ca@uqtr.ca Marie-Odile Richard | Chroniqueuse marie-odile.richard@uqtr.ca Michèle Robitaille | Chroniqueuse michele.robitaille@uqtr.ca Jean-François Veilleux | Chroniqueur et correcteur jean-francois.veilleux@uqtr.ca Tanya Beaudin | Partenariats dpcfou@uqtr.ca Mathieu Plante | Infographe et webmestre montagezc@gmail.com Camille Durand-Plourde | Correctrice laurence.gelinas@uqtr.ca Photo de la une | Laurence Gagné Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

SOMMAIRE ACTUALITÉS 2-9 SOCIÉTÉ 10-11 LOISIRS 12 ARTS ET SPECTACLES 13-19 SPORTS 20-23

ASSOCIATION GÉNÉRALE DES ÉTUDIANTS

Le projet d’association nationale: en développement C’est en 2009 que l’Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AGE UQTR) s’est désaffiliée de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). Depuis la Table des régions de 2014, plusieurs universités travaillent vers un même but: la création d’une nouvelle association nationale. Ce projet qui se met en branle depuis les derniers mois en est un de grande envergure pour l’AGE UQTR. En voici les détails. L’Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières avait décidé en 2009 de se désaffilier de la FEUQ puisque le fonctionnement de cette association ne répondait pas aux besoins de l’AGE UQTR. Plusieurs autres

régions où l’on retrouve des universités, Rimouski et Chicoutimi entre autres, sentaient également peu d’appui de la part de la FEUQ, qui est aujourd’hui dissoute. Le mode de fonctionnement basé sur la représentativité brimait plusieurs universités des régions, plus petites, puisque c’est le nombre d’étudiants qui définissait le poids de l’université dans la prise de décisions de la FEUQ. Le projet d’association nationale viserait donc plus de représentativité, puisqu’une association étudiante universitaire représenterait un seul vote. Le projet d’association nationale vise à représenter les droits de ces derniers devant le Gouvernement québécois lors de quelconques polémiques. Les statuts et règlements de l’association

nationale, possiblement sous le nom d’Union étudiante du Québec, qui dicteront son fonctionnement, auraient été rédigés par le président de l’AGE UQTR, Jean-René Leblanc, au courant de l’été. Selon ce dernier, le fonctionnement de la nouvelle association serait déjà en marche. Un site Web expliquant le fonctionnement du projet ainsi que ses visées serait en construction. Or, on vise un référendum à l’automne ou à l’hiver quant à l’adhésion au projet, qui entrainerait des couts directs pour les étudiants de l’UQTR, soit une cotisation de l’ordre de 5$ ou moins par étudiant. Une proposition pourrait être faite au conseil d’administration le 20 septembre quant à l’adhésion à cette nouvelle association. Si la proposition est acceptée, elle devra être discutée par les étudiants de l’UQTR à l’Assemblée générale du 23 septembre. (L.M.)


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ACTUALITÉS CHANGEMENT DE DIRECTION

L’UQTR tournée vers l’avenir LAURENCE GAGNÉ Actualités

La rectrice Nadia Ghazzali a quitté ses fonctions à la fin du mois de mai dernier à la suite d’un rapport du Vérificateur général du Québec (VGQ) sur la gestion de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). La présidente de l’université, Sylvie Beauchamp, a annoncé au début juin la décision unanime de l’Assemblée des gouverneurs de nommer André G. Roy à titre de recteur par intérim. Le Zone Campus l’a rencontré pour faire le point sur la situation. Portant la tâche de redresser l’administration de l’Université trifluvienne, M. Roy se dit confiant. Le recteur par intérim connait bien l’UQTR, pour y avoir occupé plusieurs postes, dont celui de cadreconseil auprès du recteur, de secrétaire général, de vice-recteur aux ressources humaines et de directeur des affaires juridiques de l’institution trifluvienne.

Depuis 2009, il tenait le poste de secrétaire général de l’Université du Québec. Si le rectorat de Nadia Ghazzali a été passablement controversé depuis quelques années, André G. Roy ne croit pas que cela ait pu ébranler la confiance des étudiants envers l’établissement. «C’est grâce à la qualité du personnel, les professeurs, les chargés de cours, suite de la une l’encadrement, les facilités d’accès, la vie ici à Trois-Rivières. Ce sont les gens de l’UQTR qui font en sorte que les étudiants continuent à s’inscrire ici», croit le recteur. Sans avoir de chiffres officiels encore, l’UQTR semble d’ailleurs enregistrer une hausse d’étudiants pour la session à venir. Le recteur croit aussi que les avancées qui se font à l’UQTR donnent une renommée à l’institution. «On a des professeurs-chercheurs qui ont des subventions de recherche importantes et qui font des recherches dans plusieurs domaines. C’est important non seulement pour le développement de la science, c’est important aussi pour le développement du Québec. Ce sont des domaines de recherche qui se font ici, avec des gens qui sont reconnus mondialement.»

Suivre les recommandations

Depuis le début de son mandat, le recteur travaille

à élaborer un plan d’action qui répond au rapport du VGQ. Il souhaite répondre positivement aux recommandations émises dans le document concernant l’établissement. Les grandes lignes du plan d’action? Des cadres de référence pour que les démarches soient respectées et que le conseil d’administration soit toujours informé. «Le plan d’action de l’université fait en sorte qu’on va créer des cadres de référence qui vont être adoptés par le C.A. et qui vont être obligatoires pour tout le monde.

son rectorat devra être déposé lorsque le recteur en titre arrivera en poste. «Les membres du conseil d’administration de l’UQTR, réunis le 31 août en séance extraordinaire, ont d’ailleurs adopté le plan d’action proposé par la direction de l’Université visant à répondre aux recommandations du Vérificateur général du Québec quant à la gestion et la gouvernance et ce, par 23 actions structurantes.»

Des tableaux de bord réguliers sur l’avancement des travaux… Tout ce qui encadre l’action administrative dans ces matières. On gère ici, et dans toutes les universités, des fonds publics. C’est absolument important d’avoir les meilleures pratiques. On essaie de se donner une meilleure chance.» André G. Roy est clair par rapport à la gouvernance de l’UQTR: il veut de la transparence dans tous les dossiers. «On va s’assurer que, dorénavant, en matière contractuelle et en matière immobilière, les gens qui travaillent à développer ces projets et à présenter des appels d’offres aient tous les outils pour faire en sorte que les choses se passent le mieux possible, avec le plus de transparence possible, et que le conseil d’administration soit constamment formé pour que les décisions soient éclairées.» Ce gros dossier qui anime

Lorsqu’on pose la question des coupes budgétaires à venir, André G. Roy semble moins confiant. Après l’annonce d’une coupe de 2,8 millions au printemps, le recteur craint que le chiffre n’augmente encore. «Si on a peur? Oui. On craint qu’il y en ait d’autres. Il risque d’y en avoir encore beaucoup. On a envoyé un message en commission parlementaire: on a fait nos efforts de guerre, qu’ils arrêtent de couper dans l’enseignement supérieur, non seulement dans l’université, mais aussi dans l’éducation à tous les niveaux.» André G. Roy sera recteur par intérim jusqu’à l’arrivée en poste officielle d’un recteur en titre. Un appel d’offres sera lancé par le conseil d’administration prochainement pour la désignation du recteur de l’Université du Québec à Trois-Rivières. D’ici là, André G. Roy promet de continuer de faire avancer les choses.

Les coupes du gouvernement à l’UQTR


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ACTUALITÉS

REPORTAGE

Littératie financière déficiente chez les étudiants OLIVIER BELLEMARE Actualités

La rentrée scolaire amène avec elle son lot de défis: études, travail et budget serré. Ainsi, de nombreux étudiants doivent recourir à l’aide financière afin de subvenir à leurs besoins. Chaque année, la situation est d’autant plus préoccupante puisqu’une partie des étudiants n’ont aucun plan de match pour le financement de leurs études supérieures. De quoi ajouter l’argent à la liste des sources de stress avec lesquelles les universitaires doivent jongler pendant leur parcours universitaire. Portrait révélateur des étudiants à l’UQTR L’aide financière aux études (AFE) du gouvernement québécois fait partie prenante du paysage de la communauté étudiante de l’Université du Québec à Trois-Rivières. En 2013-2014, un étudiant du campus sur trois a complété une demande d’aide financière. C’est donc le tiers des étudiants trifluviens qui doivent s’endetter pour compléter leur projet d’étude. Et la facture est salée! Les dépenses ne se limitent

pas qu’aux frais de scolarité, mais aussi aux dépenses de subsistance: logement, nourriture, vêtements, chaussures, etc. En plus d’avoir recours aux prêts et bourses de l’AFE, certains enregistrent un endettement supplémentaire au privé afin de combler le manque à gagner.

Crouler sous la pression Selon une étude réalisée par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) en 2009, 25% des étudiants sondés s’attendent à avoir une dette de 18 000 à 20 000$ à la fin de leurs études de premier cycle. Cet endettement retarde alors les projets de vie: achat d’une première maison, fondation d’une famille, création d’une entreprise ou encore la poursuite d’études aux cycles supérieurs. «C’est certain, en tant qu’étudiante, je prévois contracter des dettes. Dans ce contexte-là, ça occasionne beaucoup de pression sur ma vie personnelle et scolaire», confie une étudiante de premier cycle. «J’ai déjà de la misère à rejoindre les deux bouts, je ne peux pas placer de l’argent de côté pour des projets futurs.»

Une gestion financière problématique Dans cette même étude réalisée par la FEUQ, les étudiants à temps plein répondent dans une proportion de 38,2% que les motifs financiers sont les causes principales de l’abandon ou l’interruption de leurs études.

C.A. DE L’AGE UQTR

Yan Martel, conseiller et responsable du service d’aide financière de l’UQTR, soulève que la mauvaise gestion financière pourrait aussi être en cause. «C’est déplorable le manque d’informations des étudiants sur la gestion des finances personnelles», explique-t-il. «Il n’est pas étonnant d’en voir certains qui se présentent sans plan de match pour financer leurs études. C’est très préoccupant comme situation.» Selon lui, il existe une grande lacune au niveau de la gestion financière et personnelle. Comme pour la société québécoise, il existe chez les étudiants une carence en littératie financière.

Connaissances financières limitées Depuis 2009, les cours d’éducation économique ne sont plus présents dans le parcours standard au secondaire. Une partie de la matière de l’ancien cours d’économie a été greffée à un nouveau cours intitulé Monde contemporain. Abordant l’actualité et différentes disciplines des sciences humaines, le cours laisse de côté certains volets très importants de l’économie. Les étudiants ont moins de connaissances générales sur les questions financières, gèrent laborieusement leurs finances personnelles, comprennent plus difficilement certaines décisions gouvernementales et les enjeux qui les entourent. «C’est un des efforts qui devra être fait par la société québécoise pour outiller davantage les jeunes adultes en terme des finances personnelles.

PHOTO: O. BELLEMARE

Yan Martel, conseiller et responsable du service d’aide financière de l’UQTR. Sinon, on va former de mauvais consommateurs», ajoute Yan Martel. Étant l’un des services les plus employés par les étudiants, le service d’aide financière de l’UQTR a pour mission d’aider les étudiants à éviter une situation où ils ne seraient plus en mesure de rembourser leurs dettes. La rentrée scolaire est un bon moment pour planifier ses finances personnelles et pour approfondir ses connaissances en matière d’économie afin d’échapper à une situation de stress. Pour plus d’informations sur la gestion des finances, consulter le site de L’Autorité des marchés financiers (www.lautorite.qc.ca), ou encore l’Agence de la consommation en matière financière du Canada (www.fcac-acfc.gc.ca).

SONDAGE UQTR

Restructuration au cœur de la réunion

Une université grandement appréciée

Le dimanche 23 août avait lieu la 385e réunion du conseil d’administration de l’Association générale des étudiants (AGE) qui abordait plusieurs thèmes qui seront d’actualité pour l’année à venir. Plusieurs projets en cours vivront certainement une effervescence pour 2015-2016. On se penche, entres autres, sur le projet de restructuration des instances de l’AGE UQTR et sur le mouvement de grève tel qu’il était question en 2014-2015.

En regard du sondage effectué par les Services aux étudiants (SAE) en janvier et février dernier auprès des étudiants étant inscrits à au moins un cours lors du trimestre d’hiver, une conclusion ressort: les étudiants apprécient grandement leur université.

La première phase de la restructuration des instances serait enclenchée Le secrétaire général de l’Association générale des étudiants, Jonathan Clermont, explique le projet de restructuration des instances de l’AGE UQTR. Ce projet viserait à reconstruire la structure des conseils d’administration de l’AGE UQTR. Ce besoin émane d’une augmentation de 38% de la communauté étudiante. Ceci aurait un impact direct sur la structure de l’Association générale des étudiants par le biais d’une augmentation du nombre de programmes en peu de temps. Cette augmentation a notamment des impacts quant à la durée des conseils d’administration (C.A.) tenus par le conseil exécutif de l’AGE et les représentants des associations de deuxième niveau. La plupart du temps, les C.A. tenus par ces deux partis peuvent s’éterniser jusqu’aux petites heures du matin. Plusieurs administrateurs manifestent leur mécontentement par rapport à cette situation depuis un bon nombre d’années maintenant.

Un conseil des enjeux sociaux et un conseil d’administration Après plusieurs mois de recherche sur le sujet, le secrétaire général de l’Association a mis le doigt sur

une donnée très importante concernant ces fameux conseils d’administration. Cette recherche montre que les sujets traités en C.A. peuvent être divisés en deux catégories: des dossiers plus administratifs et des dossiers à caractère social. Le nombre de communications en lien avec ces deux sujets est plus ou moins moitié-moitié. Or, l’idée serait de scinder les conseils d’administration en deux. On parle donc d’un conseil d’administration sur les enjeux à caractère social et d’un conseil d’administration administratif. Il va sans dire que ce projet demande encore beaucoup de travail et devra être revu au prochain C.A. qui se tient le 20 septembre prochain. Beaucoup des questions restent présentement en suspens et plusieurs administrateurs ont manifesté leur inquiétude par rapport à cette nouvelle façon de procéder. Si cette nouvelle structure plait aux administrateurs du conseil d’administration lors de la prochaine réunion, une période d’essai de cette nouvelle façon de fonctionner sera votée en Association générale (A.G.) avec les étudiants de l’UQTR le 23 septembre prochain, au local 1012 du pavillon Nérée-Beauchemin.

Pas de grève pour l’UQTR Au cours de cette 385e réunion du conseil d’administration, un administrateur a soulevé un point fort important qui en chatouille plus d’un: qu’en sera-t-il du mouvement de grève et de l’AGE UQTR? La réponse du conseil exécutif a été claire et précise puisque, pour l’instant, personne n’aurait manifesté l’intérêt de rejoindre le mouvement de grève proposé par certaines universités québécoises. On dit que le mouvement de grève serait plutôt spécifique à certains programmes universitaires et viserait davantage les Cégeps qui vivent actuellement d’importantes compressions budgétaires. (L.M.)

Sur les quelque 2300 étudiants ayant répondu au sondage Internet, «plus de 80% d’entre eux considèrent que leur expérience universitaire répond à leurs attentes, ces dernières étant même dépassées chez 12% des répondants», affirment les Services aux étudiants. Il est à noter que les éléments se retrouvant en tête de liste comme étant les plus agréables à l’UQTR sont «les cours, la taille des groupes, l’expertise professorale et le milieu de vie».

Des services accessibles Sur les 27% de la population étudiante ayant répondu à l’enquête, 45% affirment avoir consulté un des nombreux services offerts aux étudiants de l’UQTR. Parmi ces services se retrouvent le service d’accueil et d’intégration, celui de santé et de psychologie, de soutien à l’apprentissage, d’orientation et d’emploi, et le plus côtoyé, le service d’aide financière. La très grande majorité des bénéficiaires de ces services ne sont pas gênés de dire que les SAE ont un impact positif sur leur cheminement universitaire. Dans une section du questionnaire, où les étudiants étaient appelés à inscrire leurs difficultés scolaires, plus du tiers ont partagé avoir des problèmes concernant leurs stratégies d’étude. La procrastination ainsi que la difficulté à gérer son temps se retrouvent non loin derrière. Le stress, l’anxiété ainsi que la détresse psychologique sont également des points abordés. Les Services aux étudiants sont présents sur le campus afin de venir en aide aux étudiants souffrants

de problèmes comme ceux-ci. Une visite saura sans doute en convaincre plus d’un des bienfaits de ces services offerts à l’UQTR.

Sentiment de bienêtre Pour plusieurs étudiants, l’université n’est pas qu’un lieu d’apprentissage et de partage du savoir, il s’agit également d’un endroit de plaisir et de rencontres amicales. Plus de 50% des étudiants affirment passer entre une heure et cinq heures par semaine sur le campus de l’UQTR pour leur plaisir personnel, pour y pratiquer une activité physique ou encore pour s’impliquer auprès d’une association étudiante. De plus, le sentiment de sécurité règne sur les terrains de l’université trifluvienne puisque 99% des répondants au sondage se sentent en pleine confiance par rapport à la sécurité offerte. Tous les services offerts aux étudiants, la qualité de l’enseignement et l’atmosphère sécuritaire sur le campus sont quelques-uns des points qui font que l’UQTR est une université où il fait bon d’étudier. (A.L.) PHOTO: A. LEMIRE

Les services aux étudiants sont disponibles afin d’aider les étudiants de l’UQTR pour différents problèmes qu’ils peuvent rencontrer tout au long de leur parcours scolaire.


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ACTUALITÉS

NOUVELLES INFRASTRUCTURES À LA CHASSE GALERIE

Le café-bar se refait une beauté pour la rentrée Deux mois ont été nécessaires pour rénover le pavillon de la Chasse Galerie et le bar luimême. L’ensemble des travaux a pris fin à la mi-août. Fermée depuis le 23 juin, la Chasse Galerie a rouvert ses portes vers la mi-juillet. On peut dès lors découvrir de toutes nouvelles structures, à commencer par le mobilier, les chaises, les tables et le comptoir. La peinture a également été rafraichie et les deux murales ont été retouchées. Néanmoins, c’est le pavillon qui a subi le plus de changements avec une nouvelle porte d’entrée double qui évitera les files d’attente lors des prochaines soirées. Un bureau a été construit dans le pavillon attenant la Chasse Galerie où prendra place le gérant afin d’être directement sur place. Son ancien bureau accueille désormais l’équipe de la radio CFOU.

«La Chasse Galerie est le principal lieu de vie sociale sur le campus, il faut profiter de cet atout». — Jonathan Cossette, gérant de la Chasse Galerie

Toutefois, la Chasse Galerie a gardé la même superficie et tout a été pensé pour gagner de la place. En effet, la banquette qui se trouvait à l’entrée du bar a été enlevée pour laisser place à un deuxième comptoir, augmentant ainsi la capacité d’accueil. À l’extérieur, la terrasse reste la même et accueille les clients qui profitent du soleil.

Nouvelles activités On retrouvera encore cette année les activités à succès telles que le karaoké organisé tous les mardis soirs et l’improvisation. Lors du party de la rentrée, en plus du terrain extérieur et du local 1012, la Chasse

De nombreuses rénovations ont été réalisées pendant l’été à la Chasse Galerie. Galerie n’est pas en reste puisqu’un groupe viendra chanter de célèbres reprises le 9 septembre prochain. Une nouveauté cette année: les mercredis et jeudis, les salles sont mises à disposition pour les associations étudiantes afin qu’elles profitent des locaux (la Chasse Galerie et le 1012) pour organiser des soirées. Jonathan, le gérant de la Chasse Galerie, espère que les consommateurs vont arriver en grand nombre et qu’ils vont apprécier les nouvelles infrastructures. Il rappelle aussi l’importance de venir, car les profits sont redistribués directement aux différentes associations de l’Association générale des étudiants (AGE) sous forme de bourses, d’évènements, etc. La Chasse Galerie propose du café équitable à consommer sur place ou à emporter, des sandwichs variés à des prix compétitifs ainsi qu’un large choix de bières et de forts. La Chasse Galerie s’adresse avant tout aux étudiants et offre un cadre propice pour décompresser, étudier et discuter entre amis. Jonathan Cossette ajoute que le bar reste «le principal lieu de vie sociale sur le campus, il faut profiter de cet atout». (G.L.B.)

De nouveaux programmes pour les 50 ans et plus à l’UQTR

Cette dernière rappelle les nombreux avantages que représente l’UTA: «L’Université du troisième âge, c’est aussi un milieu de vie unique, un lieu de partage des connaissances, un lieu de rassemblement. Le plaisir d’apprendre sans les exigences des travaux à remettre, d’examens et de lectures obligatoires». De plus, l’ensemble des formations est ouvert à toutes les personnes désirant étudier, et ce, sans contrainte d’admission. L’UTA permet aussi un certain enrichissement culturel et une meilleure compréhension de notre société en perpétuel changement. Les nouveaux programmes proposent cette année des ateliers d’écriture de biographie et de chansons, ainsi qu’une formation portant sur la

CRISE DE GESTION À L’UQTR

Appartenance et démission Éditorialiste

UNIVERSITÉ DU TROISIÈME ÂGE

Chaque année, depuis neuf ans, l’Université du troisième âge (UTA) offre une quarantaine de formations aux personnes âgées de 50 ans et plus. Le 1er septembre dernier, Patricia Powers, ambassadrice de l’UTA et chargée de cours à l’UQTR, a animé la présentation des activités offertes par l’UQTR.

Éditorial.

SÉBASTIEN F. GUERTIN

PHOTO: M. LORTIE

santé environnementale des lacs et des rivières. Ces formations durent tout au plus dix semaines. Les autres disciplines proposées sur le campus de l’UQTR ainsi que dans certaines municipalités de la région sont variées: elles comprennent l’art et la culture, l’environnement et les sciences, la géographie et la géopolitique, l’histoire, la littérature,

«L’Université du troisième âge, c’est aussi un milieu de vie unique, un lieu de partage des connaissances, un lieu de rassemblement».

- Patricia Powers, ambassadrice de l’UTA et chargée de cours à l’UQTR l’économie, la philosophie, la psychologie, la santé, la sociologie et les sciences politiques. Depuis sa création, l’UTA ne cesse d’attirer les personnes en quête d’enrichissement de la culture personnelle et connait une fréquentation croissante avec 1500 inscrits au cours de l’année 2014-2015. (G.L.B.)

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Qui suit mes articles depuis un certain temps sait que les débuts de session sont ma bête noire. J’y déplore toujours que rien ne s’est passé encore; difficile, dans ce contexte, de sortir des banalités habituelles. Mais pas cette année! Cette année, comme plusieurs le savent déjà surement, l’été s’est vu le théâtre de plusieurs rebondissements dans la saga épique opposant la dorénavant ex-rectrice, Nadia Ghazzali, et (apparemment) le reste de la haute direction de l’UQTR. J’ai ajouté «apparemment» à cause de la simplicité apparente du problème pour l›observateur moyen. «Nadia Ghazzali» semble rimer avec «tyran autoritaire» et le restant de la population du Pierre-Boucher tremblerait face à ses caprices. Pas étonnant, dès lors, qu›autant de gens aient applaudi le jour où elle «s’est faite démissionner». Rappelons toutefois que la majorité des rapports de ladite saga dans Le Nouvelliste étaient des témoignages de personnes ayant perdu des plumes dans cette histoire. Indéniablement, ceux-ci étaient emplis d’amertume face à leur situation et ne se sont pas gênés pour écorcher au passage celle qu’ils considéraient comme coupable de leurs maux. Mais qu’en est-il des autres? Plusieurs fois, il a été rapporté que le parti de la rectrice refusait de commenter des situations qui étaient examinées en justice. Il est évident que ces scrupules n’ont pas été partagés par tous les acteurs de l’histoire. N’en demeure pas moins que celle-ci s’est «faite démissionner», comme j’ai dit plus haut, par le ministre de l’Éducation. Était-ce bien judicieux de la part de ce dernier? Votre humble serviteur considère que non, pour deux raisons. Premièrement, cela crée un horrible précédent. Les universités, y compris les Universités du Québec, se doivent d’être des organismes indépendants. Pour des raisons dont l’espace me manque afin de bien les exposer ici, la mission universitaire demande à ce que l’on laisse les universitaires se débrouiller entre eux. En effet, un ministre appartient à un parti donné et, ainsi, à un véhicule idéologique donné. Si je suis partisan de la présence du politique sur le campus, le forum que j’y vois ne remplit pas son rôle si une idéologie donnée peut en couper la tête comme bon lui semble. Peut-on donc prétendre que le ministre a fait preuve d’ingérence? Je pense que oui. Peut-on prétendre que cette ingérence était idéologiquement teintée? Il y a ici un terrain de football que je ne franchirai pas. Par contre, je ne me vois pas prétendre le contraire pour autant. Deuxièmement, la faiblesse des arguments évoqués afin de retirer la confiance du ministère envers Mme Ghazzali laisse présager qu’il

s’agissait d’une question d’image plutôt que de faits. Par exemple, un des faits évoqués était une enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) réalisée à l’UQTR et dont le rapport était apparemment désastreux. Or, alors que l’on faisait porter l’entièreté du blâme sur la rectrice, quiconque lisait les petits caractères apprenait qu’en fait, la période visée par l’enquête chevauchait deux rectorats et que, la moitié de cette période était imputable à un autre recteur. Cet évènement a pourtant été, apparemment, la goutte qui a fait déborder le vase pour M. le ministre. C’est effectivement suite à cela qu’il a plié sous les pressions des critiques (notamment CAQuistes, ces grands défenseurs de l’éducation) et a désigné la sortie à Mme Ghazzali. Évidemment, celle-ci n’est pas blanche comme neige. Il n’en est pas moins troublant de constater que les titres de journaux semblent avoir eu plus de poids que les faits. Souhaitons bonne chance au recteur par intérim.

«Or, alors que l’on faisait porter l’entièreté du blâme sur la rectrice, quiconque lisait les petits caractères apprenait qu’en fait, la période visée par l’enquête chevauchait deux rectorats et que, la moitié de cette période était imputable à un autre recteur.» Gestion de l’appartenance Les plus anciens se rappelleront peut-être de la pose des fanions aux lampadaires de l’avenue Gilles-Boulet et des nouvelles affiches aux entrées du campus. Tout ce bel exercice de branding avait couté plusieurs centaines de milliers de dollars, alors que l’on coupait dans le service aux étudiants (SAE). On nous promettait toutefois que cela allait contribuer à un sentiment d’appartenance et que, du coup, cet argent serait récupéré au centuple via la fondation. J’admets n’avoir pas pris la peine de vérifier avec cette dernière instance l’impact de ces mesures sur les donations. Compte tenu de la grogne suscitée à l’époque par ces installations, je peine néanmoins à croire que cela fut rentable. Observons d’un autre côté le spectacle de la rentrée, parrainé par divers organismes étudiants. Évidemment, la contribution de l›administration à cet évènement est minime. Pourtant, il s’agit probablement de l’événement qui contribue le plus à forger une appartenance à l’Université. Peut-être serait-il temps de cesser de concevoir l’Université comme une marque, dont il s’agit d’améliorer le branding pour créer une fidélisation. Moderniser le logo apparait bien logique pour qui désire vendre du Pepsi, mais ça n’a pratiquement rien à voir avec la fierté qu’on éprouve par rapport à son alma mater.


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8 au 21 septembre 2015

10 ANS!

Il y a 10 ans, le 5 septembre 2005, paraissait la toute première édition du journal des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières, le Zone Campus. Cette journée, le campus ajoutait à la radio étudiante CFOU 89,1 FM et au journal de l’institution EnTête ce nouveau média qui deviendrait, avec les années, un incontournable de l’université trifluvienne. Depuis son lancement, le journal des étudiants de l’UQTR s’est modifié pour offrir un service à la hauteur de ce que souhaitaient les lecteurs. À l’époque, le manque d’information auprès des étudiants de l’université a laissé place à la création de ce journal. «On avait et on a toujours peu de moyens pour bâtir une salle de nouvelles. Il y avait donc une ouverture pour un journal fait par des étudiants, pour leur donner de l’expérience en écriture journalistique avec des personnes ressources non étudiantes pour les guider», affirme Mathieu Plante, infographe et webmestre au Zone Campus depuis les débuts du journal. Tout au long de son avancée, le Zone Campus

a pu voir l’ajout de nombreuses chroniques, d’un caricaturiste, d’un éditorialiste en plus de la section «arts et spectacles» qui couvre maintenant plus large.

La parole aux rédacteurs en chef Élizabeth Marineau, une des premières rédactrices en chef du journal en 2008-2009 et maintenant employée du vice-rectorat à la recherche et au développement à l’UQTR, affirme que «le Zone Campus comptait sur une petite équipe. Chaque nouvelle édition du journal, sans relever de l’exploit herculéen, constituait une fierté». De son côté, Felipe Antaya conserve d’excellents souvenirs de ses années passées au Zone Campus comme journaliste aux sports et en tant que rédacteur en chef de 2008 à 2010. «Je me souviens également de l’excellent esprit de groupe qui régnait lors de mon passage au Zone Campus. Même après avoir terminé notre emploi, bon nombre d’entre nous ont continué à se réunir pour le plaisir». Pour Audrey Tremblay, rédactrice en chef au

...souffle dix bougies!

Zone Campus de 2010 à 2012, son passage au journal lui aura ouvert des portes vers la cour des grands. À la suite de ses premières expériences en tant que journaliste et rédactrice en chef, Audrey Tremblay dit avoir pu «cibler ses intérêts, commettre ses premières fautes (sans trop de répercussions), faire de grands apprentissages, perfectionner son style, commencer un réseau de contacts, mais surtout, vivre une expérience extrêmement enrichissante». Depuis maintenant trois ans, l’ancienne rédactrice en chef du Zone Campus travaille pour Le Nouvelliste. «Il a fallu du temps, des efforts, du travail, mais je dois dire merci en partie au Zone Campus», ajoute-t-elle. Myriam Lortie, l’actuelle rédactrice en chef, est également d’avis que le Zone Campus lui aura permis d’ouvrir plusieurs portes, elle qui a également eu la chance d’écrire pour Le Nouvelliste. «C’est un tremplin dans un parcours. Je sais que plus tard, je pourrai dire que c’est là que tout a commencé.» Pour les prochaines années, l’équipe du journal espère être plus présente sur le Web, notamment par la refonte de son site Internet.

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PHOTO: ZONE CAMPUS

L’équipe du Zone Campus à l’automne 2015. Tous ceux qui sont passés par le Zone Campus en ressortent changés par toutes les belles rencontres et les amitiés qui se sont créées pendant leurs années au journal. Longue vie au Zone Campus! (A.L.)

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ACTUALITÉS

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ACTUALITÉS

LA RECHERCHE À L’UQTR

Troubles dysphasiques chez les jeunes: problèmes d’accès aux soins GWENDOLINE LE BOMIN Actualités

Julie Mongrain, étudiante à la maitrise en orthophonie, a mené une enquête sur l’accès aux soins des enfants atteints d’un trouble primaire du langage. 93% des parents se montrent insatisfaits et jugent que la situation pourrait être améliorée dans la province québécoise. L’étude révèle l’inégalité entre les différents types d’établissements. Les services orthophoniques sont offerts par le réseau de la santé et le milieu de l’éducation, mais aussi dans les cliniques privées. Le temps d’attente diffère entre les deux. Dans le secteur privé, le délai d’attente pour une évaluation orthophonique est de 3,5 mois en général, tandis qu’en secteur public, il est de 8,5 à 11,2 mois. Les parents préfèrent alors se diriger vers les établissements privés. Cependant, ces services ont un cout élevé: «le montant net payé pour des services orthophoniques privés s’élève en moyenne autour de 4000$». 377 parents d’enfant âgé de 2 à 17 ans souffrant de dysphasie ont répondu au questionnaire de l’étudiante, qui est supervisée par le professeur Bernard

Michallet (Département d’orthophonie, UQTR). Ce trouble du langage toucherait 7% des élèves et se répercute sur le court, moyen et long terme, sur les plans affectif, linguistique, social et scolaire. Selon l’étude, réalisée à l’automne 2014, la quantité de services orthophoniques offerts aux enfants est insuffisante. D’autres facteurs sont inquiétants: les délais d’attente sont généralement longs et de nombreux parents rencontrent des difficultés pour accéder aux services assurés par les divers établissements publics.

PHOTO: ANNIE BRIEN

Tous les établissements ne se valent pas Les enfants atteints de troubles dysphasiques nécessitent généralement un suivi pendant de nombreuses années. Néanmoins, selon Julie Mongrain, «il semble que plus l’enfant vieillit, moins les services sont disponibles. Seulement 53% des enfants dysphasiques du primaire et 25% du secondaire ont effectivement bénéficié de thérapies orthophoniques. Cependant, les parents d’enfant ayant obtenu un code ministériel confirmant une déficience langagière sévère se disent plus satisfaits de la continuité des services orthophoniques lors de la rentrée scolaire».

L’étudiante à la maitrise en orthophonie, Julie Mongrain, aux côtés de son superviseur, le professeur Bernard Michallet, directeur du Département d’orthophonie de l’UQTR. largement satisfaisantes. De plus, les parents d’enfant dysphasique apprécient la collaboration vécue avec les divers établissements de services. En effet, près de 90% des parents collaborent étroitement avec les orthophonistes.

Une qualité des services satisfaisante La qualité des services orthophoniques offerts par les deux types d’établissement et la compétence des orthophonistes rencontrés se révèlent toutefois

Au sein de la famille Notons aussi que ces troubles dysphasiques ne concernent pas seulement l’enfant, mais ils ont

également un impact sur toute la famille. Les résultats de l’étude rapportent des chiffres alarmants. Plus de 80% des parents ayant participé à l’étude affirment vivre un niveau d’inquiétude élevé dû à la dysphasie de leur enfant et 57% rapportent que ce trouble bouleverse leur vie familiale. D’ailleurs, près de 70% des parents consacrent beaucoup de temps à la maison à réaliser des activités orthophoniques avec leur enfant.

LE NAVIRE LAMPSILIS DE L’UQTR DE RETOUR DE MISSION

Une douzaine d’étudiants participent à un stage scientifique PHOTO : ENTÊTE

Le navire de recherche Lampsilis de l’UQTR.

Le navire de recherche de l’UQTR, le Lampsilis, a accueilli une douzaine d’étudiants en écologie aquatique les 25 et 26 aout dernier pour un stage scientifique sur le fleuve Saint-Laurent. Les étudiants à la maitrise et au doctorat, venus du Québec et de l’Ontario, participaient à un cours en écologie fluviale d’une semaine lors de leur sortie sur le navire. Ce navire de 25 mètres, équipé comme un bateau de pêche, mais aussi comme un laboratoire, leur a permis de recueillir des données à six endroits différents sur le lac Saint-Pierre. Ils ont

ensuite mis leurs résultats en commun à la fin de la mission de recherche, le tout supervisé par des professeurs-chercheurs de l’UQTR. «Cette mission scientifique donne aux étudiants une chance unique de parfaire leur formation en écologie, tout en manipulant des appareils de pointe». Le professeur Gilbert Cabana, du Département des sciences de l’environnement de l’UQTR, accompagnait les étudiants à bord du Lampsilis. Ce cours en écologie fluviale est offert dans le cadre du Programme ÉcoLac, qui se déroule sur six ans. Il comporte des stages nationaux et internationaux, ainsi que des cours et des ateliers pour

les jeunes professionnels en écologie aquatique. Le programme vise à préparer une relève qui possède une solide formation et les habiletés nécessaires pour passer efficacement chez les employeurs. Le navire Lampsilis a fait de nombreuses missions jusqu’en 2012, après avoir couté près de 3 millions de dollars à construire en 2005. Par contre, ses sorties se font de plus en plus rares, à cause des compressions budgétaires auxquelles fait face l’UQTR. Pierre Magnan, professeur titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écologie des eaux douces, se dit inquiet de la situation et espère trouver une autre source de financement. (L.G.)


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ACTUALITÉS

UNE PREMIÈRE À L’UQTR

Le camp de jour CSI pour les jeunes curieux Cet été, pour une première fois, de jeunes passionnés de science de 11 à 15 ans ont expérimenté l’enquête criminaliste sur le campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) en participant au camp de jour CSI-UQTR. Le camp CSI-UQTR, dont le nom a été emprunté à la célèbre série télévisée américaine, a accueilli plus d’une cinquantaine de jeunes durant l’été. Durant leur semaine de camp, les participants ont appris la démarche scientifique derrière le domaine de la criminalistique. Ils étaient accompagnés d’étudiants de l’UQTR formés en analyse de traces et de professeurs de l’université spécialiste dans le domaine. Les jeunes enquêteurs avaient cinq jours pour trouver une piste de solution au crime commis à l’UQTR, en passant par l’identification du problème, la collecte de données, le choix méthodologique et l’analyse des résultats. Ils devaient élucider le crime à l’aide d’analyses d’ADN, de la microscopie, de l’étude d’empreintes digitales et d’empreintes de pas ainsi qu’au dépistage de diverses substances. Ils ont donc été initiés aux techniques de pointe de la criminalistique: la science des traces. Le camp CSI-UQTR était une nouveauté unique et originale cette année. Il a été offert pendant quatre semaines au cours de l’été, grâce à un partenariat entre le Conseil de Loisir Scientifique

Chroniqueuse

Mauricie Centre du Québec (CLSMCQ) et l’UQTR. Le CLSMCQ a pu apporter son expertise en camp de loisir scientifique ainsi que du soutien au niveau logistique. L’UQTR a permis d’avoir des professionnels pour bien encadrer les jeunes et d’avoir les locaux nécessaires au bon déroulement du camp. L’objectif était bien simple; faire vivre la réalité de la démarche scientifique dans le cadre du crime ludique qui leur était soumis. Ils avaient aussi la chance de se familiariser avec les locaux universitaires ainsi qu’avec le domaine de la science. Ils peuvent donc maintenant se projeter dans l’avenir et considérer un futur domaine d’étude. (L.G.)

Plus de mille nouveaux étudiants étrangers à l’UQTR

En amont des deux kiosques d’accueil qui étaient situés dans le Hall Albert-Tessier, une nouvelle initiative avait été mise en place cette année par les Services aux étudiants. Le bureau de Martin Lambert, situé au 1251 Albert-Tessier avait été changé en salon pour les étudiants internationaux. À cet endroit, les étudiants provenant d’ailleurs pouvaient échanger avec les étudiants d’ici sur n’importe quel sujet. De nombreux conseils leurs ont été donnés concernant la vie étudiante et la culture québécoise, entre autres. On pouvait d’ailleurs lire dans un livre d’or laissé à la disposition des étudiants étrangers: «L’accueil est formidable et bien pensé, merci pour tout UQTR».

l’Université du Québec à Trois-Rivières. Une innovation qui provient d’un travail de recrutement de la part de l’ÉIF à l’automne dernier. Il faut noter que la plupart des étudiants étrangers proviennent habituellement de l’Afrique de l’Europe et de l’Amérique du Sud.

Visite guidée de la ville de Trois-Rivières Pour achever les activités d’accueil destinées aux étudiants étrangers, une sortie gratuite dans la ville de Trois-Rivières était organisée le dimanche 6 septembre. Après avoir visité le musée Boréalis et le centre-ville, les quelques cent étudiants inscrits ont passé la soirée aux Délices d’automne au parc portuaire. (L.M.)

PHOTO: L. MARSEILLE

Une trentaine d’étudiants chinois intégrés par l’École internationale de français L’École internationale de français (ÉIF) de l’UQTR a accueilli des étudiants chinois afin qu’ils apprennent à parler et à fonctionner en français avant d’intégrer un programme de baccalauréat à

Je ne vous parlerai pas de politique MARIEODILE RICHARD

RENTRÉE SCOLAIRE

Depuis maintenant deux semaines, les Services aux étudiants (SAE) ont travaillé d’arrache-pied afin d’accueillir du mieux qu’ils le peuvent des centaines d’étudiants provenant des quatre coins du globe. Plusieurs activités avaient été mises en place afin d’accueillir les étudiants étrangers à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

L’ACTUALITÉ DÉMYSTIFIÉE

PHOTO: ENTÊTE

Shany Deshaies, Danick Labbé et Philippe Rousseau, en compagnie de l’animateur Jérôme Dumas.

Une centaine d’étudiants étrangers au parc portuaire dégustant les Délices d’automne au parc portuaire.

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L’été tire sa révérence et je n’ai d’autres choix que de dépoussiérer mon vieil ordinateur portable dans la chaleur accablante d’un appartement mal aéré. Je vous l’avoue, la paresse estivale s’est emparée de moi et j’ai à peine suivi d’une oreille les faits marquants du début de la plus longue campagne électorale n’ayant jamais eu lieu au Canada. Je ne vous parlerai donc pas de politique. Étudiants, étudiantes, qui, parmi vous, n’a jamais procrastiné l’étude d’un examen ou la rédaction d’un travail en regardant avidement une des nombreuses séries télévisées qui pullulent désormais gratuitement (et illégalement) le web? Parmi ces séries télévisées, s’il y en a bien une qui a su trouver son public chez les étudiants, c’est How I met your mother. Barney Stinson est l’un des personnages télévisés préférés des jeunes adultes. Qui n’a pas déjà éclaté de rire en découvrant une de ses nombreuses façons d’appâter les femmes? J’entends déjà vos cerveaux bouillir de plaisir en repensant au Playbook, ce fameux livre, écrit de la main de Barney, supposé enseigner aux hommes de quelles façons ils peuvent réussir à conquérir la gent féminine. Croyez-le ou non, ce livre existe bel et bien et pas seulement dans le New York de Ted Mosby. Dans le monde réel, toutefois, l’idée est déjà beaucoup moins drôle et d’autant plus dérangeante.

Roosh World Tour s’arrête à Montréal Roosh V, ça vous dit quelque chose? Bienheureux celui qui répondra non à la précédente question. Pour le plaisir d’apprendre à le connaitre (mais surtout pour vous en faire un portrait), voici deux courtes citations tirées de son blogue (www.rooshv.com). Notez, toutefois, que les traductions sont libres: «Modern women are too broken, unreliable, and narcissistic to be give men anything reliable besides fornication.» (Les femmes modernes sont trop brisées, peu fiables et narcissiques pour donner quoi que ce soit d’autre que des relations sexuelles aux hommes). «I’ll tell you what love is: when a girl begs you to keep going even though you know she already came, even though she’s drying up, and even though you know it’s causing her pain.» (Je vais vous dire ce qu’est l’amour: quand une fille te supplie de continuer même si elle a déjà atteint l’orgasme, même si elle n’est plus lubrifiée et même si elle a mal). Non seulement Roosh V tient-il un blogue

dans lequel il se permet de donner son avis sur les relations humaines et sur la nature des femmes, mais il est aussi l’auteur de Bang. The pickup bible that helps you get more lays. Il a également récemment commencé une tournée mondiale pour enseigner des moyens d’obtenir des faveurs sexuelles du plus grand nombre de femmes possibles aux hommes de toutes origines. Sa venue à Montréal a généré un important scandale alors que le maire lui-même a affirmé que le conférencier n’était pas le bienvenu à Montréal et que l’opposition féministe n’a pas tardé à se faire entendre. Malgré l’annulation de la location de sa salle par l’hôtel où la conférence devait être tenue, il semblerait que l’évènement ait néanmoins eu lieu dans un endroit gardé secret.

Quand commence et se termine la liberté d’expression? Place au débat Quand commence et se termine la liberté d’expression? Des milliers de théoriciens ont cherché à répondre à cette question sans jamais trouver de réponse satisfaisante. La loi prévoit déjà que certains propos ne peuvent être tenus en public, notamment lorsqu’il y a incitation à la haine. Le problème dans un cas comme celui qui nous intéresse, c’est que Roosh V n’incite pas directement à la haine, mais il la banalise. Banaliser la haine est-il moins nocif pour une société et ses jeunes esprits? Je ne crois pas. À ce jour, rien ne prouve que le blogueur n’ait jamais commis quoi que ce soit d’illégal. Le danger, avec ce genre d’individu, c’est que son discours se retrouve trop souvent à être entendu par des esprits déjà tourmentés qui trouvent un certain réconfort dans la violence. Si un homme commet une agression sexuelle après avoir assisté à la conférence de Roosh V, qui sera tenu responsable du crime? Plus largement, le consentement est-il réellement une question de oui ou de non? Sur le site de Bang, Roosh V explique de quelle façon il parvient à éviter de se faire dire non. Lorsqu’un des deux tiers manipule l’autre pour parvenir à une relation sexuelle, y a-t-il toujours consentement? J’ai un aveu à vous faire, je vous ai menti. En début de chronique, j’ai affirmé que je ne parlerais pas de politique. Pourtant, rien n’est plus politique que les notions de liberté d’expression et de sécurité publique. En tant que société, sommes-nous prêts à encourager la banalisation du viol? Pourtant, au nom de la liberté d’opinion et de parole, c’est ce que nous faisons. Roosh V est-il un délinquant dangereux? Là n’est absolument pas le point. Doit-on l’empêcher de propager des idées menant à la haine des femmes? J’en suis persuadée.


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8 au 21 septembre 2015

SOCIÉTÉ

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. Il est possible de réagir à leurs propos sur zonecampus.ca.

ENTRE LES DEUX PÔLES

Le développement et la transmission de la confiance KEVIN GAUDREAULT Chroniqueur

La «confiance en soi» peut parfois être confondue avec d’autres termes comme l’affirmation ou la conviction d’avoir raison. Une personne peut faire paraitre une image «sure d’elle-même», en ayant un ton autoritaire et/ou contrôlant, et être perçue par autrui comme étant un individu ayant une forte personnalité. Alors qu’il peut au contraire s’agir d’un masque. Dans certains cas, il est possible qu’une personne puisse tout de même être confiante, car il ne s’agit pas nécessairement d’un élément d’exclusion. Toutefois, il arrive que la «confiance en soi» ne soit pas la bonne expression à utiliser afin de décrire un individu agissant en montrant souvent une image «dure». Le Larousse (2015) définit la confiance comme «assurance, hardiesse, courage qui vient de la conscience qu’on a de sa valeur, de sa chance». Cette définition semble se concentrer sur la réelle impression qu’une personne peut ressentir d’être sure d’elle-même par rapport à ses vécus intérieurs et à ses comportements. Mais à la base, comment

la confiance en soi se nourrit-elle? Selon Erik Erikson (1902-1994), l’être humain passe par sept stades de son développement psychosocial. Le premier stade, qui est la fondation solide du développement, se produit à partir de la naissance jusqu’à environ un an et demi ou deux ans. C’est celui de la confiance. À cette étape cruciale, l’enfant sera dans une confrontation continuelle entre la confiance et la méfiance, lors des situations vécues face à la satisfaction de ses besoins de base. S’il reçoit suffisamment de satisfaction face à ses besoins affectifs et physiques de la part d’une figure chaleureuse et nourrissante, il développera une confiance envers cette personne. À partir de cette condition, l’enfant pourra se sentir prêt à aller vers les autres et explorer son environnement avec assurance. Cette confiance pourra également se généraliser face au monde, tout au cours de la vie. Au contraire, si un enfant en bas âge ne reçoit pas de réponse adéquate à ses besoins de base, ou est éduqué par la négligence, l’abus ou la violence, il aura davantage de risques d’être dans l’incapacité de développer la confiance. Pourquoi? Car la figure ayant pour rôle de permettre à l’enfant de développer le sentiment de confiance n’aura pas réalisé sa tâche de transmission. Cependant, la figure d’attachement doit quand même garder un niveau de méfiance saine (de base), afin qu’il n’y arrive pas d’accidents qui font partie de la vie. Elle doit aussi encourager graduellement l’enfant à prendre ses premières initiatives.

L’expression disant qu’il faut «un minimum de confiance en soi pour permettre à quelqu’un de développer sa propre confiance en lui-même» trouve tout son sens. Sans confiance de la part de la figure d’attachement, le bébé risque de devenir craintif et méfiant envers les autres, de développer un propre manque de confiance envers lui-même, et d’avoir davantage de difficulté à tolérer l’incertitude. Une personne adulte ayant reçu suffisamment satisfaction lors de cette phase sera davantage portée à garder un plus haut niveau d’espoir face à l’avenir. Elle pourra vivre des relations intimes avec une plus grande capacité de rapprochement et vivra une sécurité présente en fond, par rapport à soi et à l’autre. Il est possible de faire une comparaison avec les fondations solides de la maison. Lors de temps de grandes tempêtes, elles risquent de faire moins de dégâts. L’exemple du gilet de sauvetage sur l’eau est aussi intéressant, où la personne peut généralement se sentir plus à l’aise d’affronter certains environnements hostiles avec cette protection.

Dans la confiance, l’espoir reste, malgré l’incertitude et l’imperfection. Pour revenir à l’exemple de la confusion du terme de «confiance» pour décrire une personne contrôlante et autoritaire, il est nécessaire de parler de l’humilité. La personne ayant suffisamment

confiance en elle-même aura habituellement une aisance pour ne pas avoir à remettre constamment en question les autres et leur imposer des comportements ou des points de vue. Elle aura davantage l’habitude de laisser les autres prendre des initiatives et de se développer pour réaliser le meilleur d’eux-mêmes. Mais, la confiance ne signifie pas la naïveté totale. Elle implique une capacité de juger des situations, sans perdre de vue l’aspect du respect envers soi et envers l’autre. Dans la confiance, l’espoir reste, malgré l’incertitude et l’imperfection. De plus, les relations sont généralement moins conflictuelles, car elles sont accompagnées d’une certaine ouverture et d’une flexibilité envers le changement. Sans ceci, il est difficile de parler de confiance et l’utilisation de ce terme devient inexacte. Par ailleurs, il ne s’agit pas d’un élément à catégoriser («avoir ou ne pas avoir»), mais plutôt d’une présence à voir selon un degré pouvant varier d’une personne à l’autre. Malgré une enfance difficile, il peut y avoir des éléments au cours de la vie qui aideront à développer un certain degré de confiance. Des gens peuvent faire une différence dans la vie d’une personne fragilisée. Par exemple, des membres de la parenté, des mentors, des professionnels, etc. Ces relations significatives peuvent, dans certains cas, aider en partie à grandir intérieurement et à diminuer la souffrance liée à cette carence affective en bas âge. D’autres éléments à propos de ce sujet seront prochainement abordés, dont l’aspect génétique…

QU’EST-CE QUE L’ÊTRE HUMAIN?

À chacun son identité? NORMAND LECLERC

Chroniqueur de l’Université du troisième âge

Une façon personnalisée de poser la question de l’identité est de me demander: «qui suis-je?». C’est la deuxième des trois questions fondamentales, après «d’où viens-je?», et avant «où vais-je?». Quelle est ma véritable identité? Une personne peut-elle abriter deux Moi? Quelles sont les fondations de mon identité? Pas facile de répondre à de telles questions, n’est-ce pas? Quoi qu’il en soit, même si personne ne sait précisément ce qu’est l’identité, ni ce qu’est le Moi, chacun veut y voir un bien précieux... de sorte qu’il est bon que je me demande: «de quoi est-il question quand je parle de mon identité?».

Crise d’identité? Sommes-nous en crise d’identité? J’ai comme intuition, qu’à notre époque, les gens ne savent plus qui ils sont... un peu comme Stendhal dans Vie de Henry Brulard qui lui faisait dire: «Je me suis assis sur les marches de San Pietro, et là, j’ai rêvé une heure ou deux à cette idée: je vais avoir 50 ans, il serait bien temps de

me connaitre. Qu’ai-je été, qui suis-je? En vérité, je serais bien embarrassé de le dire». Et moi, est-ce que je peux dire, en vérité «je ne sais pas qui je suis»? Est-ce que j’attendrai d’être dans l’unité des soins palliatifs pour me poser la question?

Qu’est-ce que l’identité? Définitions insuffisantes. D’un côté, si je pose la question «qui es-tu?» à différentes personnes, elles me répondront en donnant leur nom, leur profession, leur statut familial, social, etc. Est-ce suffisant? Même si j’ai passé ma vie à m’identifier à ma profession, et à travers elle, à être reconnu socialement, cela ne suffit pas, n’est-ce pas? Cela signifierait que si je perds mon emploi, ou lorsque j’arrive à la retraite, je ne suis plus rien? D’un autre côté, il y a tous ces beaux parleurs qui nous invitent «à découvrir notre Moi suprême au plus profond de notre coeur »... ou qui nous disent: «L’identité repose sur une espèce de socle primordial. Il nous suffit de creuser assez profondément pour retrouver ce socle». Le problème, c’est qu’il n’en est rien: nous aurons beau creuser indéfiniment, un tel socle n’existe pas. Alors, est-il possible de se connaitre soi-même?

Mon hypothèse Faisons appel à l’étymologie. N’étant pas un spécialiste de cette discipline, je peux fort bien me tromper. Mais d’après mon gros bon sens,

je vois les racines «id» et «entitas». Commençons par l’«entité». Selon le Petit Robert, c’est «ce qui constitue l’essence d’un genre ou d’un individu». La civilisation judéo-chrétienne dans laquelle je vis le niera impérieusement, mais mon essence, c’est mon corps... et non une âme imaginaire. Ainsi, mon identité, c’est d’abord ce corps que je suis et grâce auquel on me reconnait. Et le «id»? Je pense que, quand on veut définir l’identité d’une personne en se servant de la racine «idem», qui donnerait identique, semblable, on se trompe. La racine «id» vient de «idein», signifiant voir... et a donné le mot «idée» en français me semble convenir nettement mieux. Mon identité, avec ce «id», serait non seulement mon corps, mais également mes idées... produites de mon cerveau. N’est-il pas vrai que l’être humain est un animal si spécial, qu’en certaines circonstances, ses idées sont plus importantes que son corps lui-même?

L’essence du moi? En pratique, à quoi m’amène ce fameux «id»? Je peux toujours répondre à la question «qui suis-je?» en disant: je suis un homme, un père, un professeur... retraité, un lecteur, un baiseur, etc. Il s’agit là de caractéristiques partielles. Mais quelle est l’essence de mon moi? Si je cherche mon identité, que trouverai-je? La recherche d’identité n’est-elle pas une recherche

de mes idées... surtout les plus importantes qui évolueront en valeurs... que j’actualise dans la plupart de mes comportements au quotidien?

Identité fixe ou en construction? Dans la civilisation occidentale (à base de judéo-christianisme), les espèces sont créées fixes et l’identité a comme caractéristique la même fixité pour la durée de la vie... sinon pour l’éternité. Pour ma part, j’adopte une conception évolutive de la vie où j’ai à construire mon identité. Dans cette conception, rien n’est donné en totalité à la naissance: tout est à bâtir. Pour me construire, je devrai choisir mes idées, mes idéaux, mes idées-forces, mon idéologie. Bref, mon identité sera un chantier permanent. Je serai un être en mouvement perpétuel, toujours inachevé.

Né pour penser? Qu’est-ce qui fait que je suis moi? Semblable à tous les autres êtres humains... et, en même temps, différent? Mon corps, bien sûr, mais surtout les idées que je fais miennes: mon identité, mes attitudes, ma vision du monde sont formées d’une multitude d’idées... autant que possible soigneusement choisies. Jusqu’à mon dernier souffle, je pourrai les compléter, les enrichir... et même les changer. Ce sont mes idées qui me permettront de donner du sens (un but) à ma vie... et même de mener une vie plus heureuse.


SOCIÉTÉ 11

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L’ART DE MONTER UNE MAYONNAISE ET AUTRES PROPOS COMESTIBLES

Faire autrement KRISTINA MONFETTEFORTIN Chroniqueuse

Le retour en classe est synonyme de plusieurs choses: les retrouvailles amicales après les vacances estivales, l’approche de l’automne et du temps des pommes... Mais qui dit rentrée scolaire, dit aussi dépenses substantielles, et ce, peu importe le niveau de scolarité. À de nombreuses reprises, j’ai eu la très désagréable expérience d’entendre des parents se plaindre des couts élevés reliés à l’éducation de leur progéniture. Le commentaire qui revient le plus fréquemment? «Tu me coutes cher!» Cette petite remarque anodine, dite le plus souvent à la boutade, demeure néanmoins insidieuse et culpabilisatrice pour l’enfant. Elle illustre à quel point de nombreux parents ne semblent pas envisager les bénéfices à long terme de l’éducation. Il vaudrait mieux pour eux de considérer ces dépenses comme un investissement en l’avenir de leur enfant (et de la société), plutôt que de s’en plaindre. Ce qui m’attriste le plus, ce sont les familles pour lesquelles l’achat des fournitures scolaires représente un véritable défi financier et qui doivent

parfois choisir entre combler les besoins de base de leur famille ou acquérir les manuels scolaires des enfants. Manger ou s’instruire? Ce dilemme parental devrait amener certains parents à y penser à deux fois avant de dire à leur enfant «Tu me coutes cher!» Heureusement, plusieurs organismes se mobilisent afin d’enlever un peu de poids sur les épaules de ces parents en leur fournissant des paniers de vivres ou encore des sacs à dos remplis d’articles scolaires. C’est le cas de Moisson Mauricie, Centraide ou encore des Artisans de la paix. Je vous encourage fortement à leur donner des denrées non périssables ou des dons en argent afin qu’ils puissent poursuivre leur mission essentielle. Les étudiants universitaires font également face à des situations financières précaires qui représentent un obstacle à la réussite de leurs études. De ce fait, l’UQTR propose de nombreux services pour les soutenir. L’un de ceux-ci est la Fondation de l’UQTR qui distribue de nombreuses bourses d’études universitaires. Détrompez-vous si vous croyez que seuls les étudiants les plus performants de leur cohorte ont accès aux bourses d’études, car à chaque type de situation correspond un type de bourse. Les bourses d’implication, de soutien ou sportive ne sont que quelques exemples du genre de bourses offertes par différents organismes, dont la Fondation de l’UQTR. Soyez à l’affut des nouvelles annonces de bourses sur le site des Services aux étudiants (www.uqtr.ca/sae) et n’hésitez pas à visiter le bureau de l’aide financière au 1260 Albert-Tessier

pour obtenir davantage d’informations à ce sujet. Bien qu’essentielles à la poursuite des études de nombreux universitaires, ces bourses ne constituent pas la seule manière de parvenir à ses fins. Si vous êtes de ceux qui savent user de créativité, il existe des moyens alternatifs pour subvenir à vos besoins. C’est exactement ce que prône l’Accorderie de Trois-Rivières. Je me suis entretenue avec Martino Vidot, président du conseil d’administration de l’Accorderie et vice-président de l’Association syndicale des travailleurs(es) étudiant(es) de l’UQTR (ASTRE) pour en apprendre un peu plus sur cet organisme. La mission de l’Accorderie est ambitieuse: lutter contre l’exclusion sociale et favoriser l’autonomie de ses membres en misant sur la coopération. Plus précisément, l’Accorderie revient à un système qui met au cœur de son fonctionnement le troc. Les accordeurs ne troquent pas d’objets, ils s’entraident en échangeant des services.

Grâce à la plateforme informatique de l’Accorderie, les usagers peuvent trouver un accordeur offrant le service dont ils ont besoin. Chaque accordeur qui rend un service accumule ainsi des

heures échangeables contre un service d’un autre accordeur. De cette façon, une heure de rénovation pourra être utilisée pour suivre une heure de cours d’espagnol. Les accordeurs proviennent de tous les milieux, ce qui crée une grande variété dans les services proposés. En plus des échanges de services, l’Accorderie a mis en place un système d’épicerie collective visant à réduire les factures alimentaires de ses participants. Des soupers collectifs sont aussi organisés pour créer des liens entre les membres. Durant l’automne, les ateliers allumés abordent des sujets aussi variés que la culture Heavy Metal ou la gestion d’un budget. Le 24 septembre, l’atelier Cuisiner équilibré pour les petits budgets permettra de découvrir les alternatives pour manger sainement sans se ruiner. Pour de plus amples informations au sujet de l’Accorderie ou pour devenir membre, vous pouvez consulter leur page Facebook ou leur site internet (accorderie.ca/ trois-rivieres/). Dans un tout autre ordre d’idées, le campus compte actuellement de nouveaux occupants. Effectivement, l’UQTR abrite désormais deux ruches d’abeilles en partenariat avec Miel des Trois-Rivières. La récolte de l’été sera disponible lors du Marché de Noël qui aura lieu en décembre dans le hall GillesBoulet du pavillon Albert-Tessier. C’est avec grand bonheur que l’on constate un désir d’innover au sein du campus. Néanmoins, plusieurs défis attendent toujours d’être relevés. Voyons ce que nous réservera la prochaine année!

dans le Bas-Saint-Laurent, j’ai également eu la chance de rencontrer M. Roméo Bouchard, pilier derrière le projet d’une Assemblée constituante citoyenne du Québec (ACCQ) qui va d’ailleurs se rassembler une première fois à Drummondville le 12-13 septembre prochain. En 2011, j’avais été cofondateur avec lui et plusieurs autres militants d’une coalition de gens qui voulaient faire élire des députés indépendants, non partisans, afin de renouveler notre vision du parlementarisme, ce qui deviendra la Coalition pour la constituante, puis enfin le Parti des Sans Partis. Intitulé Constituer le Québec – pistes de solution pour une véritable démocratie, et préfacé par le fringant Gabriel Nadeau-Dubois, ce petit bijou d’une centaine de pages fait la promotion d’idées géniales pour réformer nos institutions. Abordant des thèmes tels que l’absentéisme électoral, le tirage au sort des élus, la démocratie directe, le principe de proximité et l’économie citoyenne, la mission essentielle de l’auteur est de réformer notre connaissance sur notre pseudodémocratie. Citant en exemple l’Islande, le Venezuela, l’Équateur et la Bolivie, cet essai nous convainc de l’importance de transformer notre rapport aux médias et aux élus ainsi que l’urgence de réformer la démocratie et restaurer le pouvoir du peuple, seule autorité légitime. «La politique n’est pas une expertise: c’est l’art du bien commun». C’est l’affaire de tous les citoyens de se vouer à la saine gestion et aux fondements de notre régime soi-disant démocratique. Autrement, comme dit le slogan, «si tu ne t’occupes pas de la politique, c’est la politique qui va s’occuper de toé». En dernier lieu, j’ai eu l’incroyable opportunité de rencontrer l’écrivain Victor Lévy-Beaulieu (VLB). Comme je viens de Cacouna, et qu’il habite à 15

minutes de chez moi, à Trois-Pistoles, je suis allé cogner à sa porte pour obtenir un exemplaire signé de sa dernière brique. Intitulé 666 – Nietzsche, dithyrambe beublique, l’auteur nous plonge dans l’univers impressionnant de mon philosophe préféré, au centre de mon mémoire philosophique sur la musique métal dont la soutenance aura d’ailleurs lieu à l’UQTR au début novembre. Avec ses 1400 pages (!), VLB nous parle du contexte entourant l’œuvre nietzschéenne (les origines de l’Allemagne, les sources de l’antisémitisme, la réforme de Luther, la relation entre Wagner et Nietzsche, etc.) par l’entremise d’un récit autobiographique saupoudré de vérités fracassantes, de jeux de mots littéraires (comme Morial-Mort) et de secrets personnels entourant sa vie. La franchise et l’amour qui éclairent le lecteur au fil des pages nous poussent à reconsidérer l’héritage d’un de nos écrivains les plus prolifiques. * Le 12 aout dernier, c’était la deuxième édition de la journée «J’achète un livre québécois». J’en ai profité pour me procurer à la COOPSCO le tout récent ouvrage de Martine Ouellet, ancienne ministre des Ressources naturelles, qui a d’ailleurs reçu mon vote lors de la course à la chefferie du PQ. Intitulé Mieux d’État, et préfacé par l’honorable progressiste Claude Béland, l’ouvrage aborde une idée que je partage sincèrement, que l’État doit retrouver son rôle et protéger le bien commun en assurant des services de qualité, n’en déplaise aux Caquistes, aux Duhaimistes et aux Libertariens de ce monde ainsi qu’à tous ces libéraux partisans de la doctrine austéritaire – loin d’être une mesure de développement économique, au contraire. Et vous, qu’avez-vous acheté?

Manger ou s’instruire? Ce dilemme parental devrait amener certains parents à y penser à deux fois avant de dire à leur enfant «Tu me coutes cher!»

JE ME SOUVIENS… AU POUVOIR, CITOYENS!

Lire pour vivre sa liberté JEANFRANÇOIS VEILLEUX Chroniqueur

Chroniqueur dans ce journal depuis janvier 2009, j’ai eu l’opportunité de vous confier plusieurs choses sur moi, mes idées, mes valeurs et mes buts. Or, peu de monde sait que j’ai un amour envers la littérature, une passion profonde pour le livre en papier. Depuis l’été 2009, je dresse une liste des ouvrages que j’ai l’occasion de digérer avec mes yeux, soit en moyenne un livre par semaine depuis au moins six ans. Voici un bref retour sur certaines de mes lectures d’été. Étudiant en philosophie (deuxième cycle) et complétant l’hiver prochain un second baccalauréat en histoire, mes préférences vont évidemment en premier vers la littérature engagée et les écrits politiques. C’est en ce sens que l’intellectuel et felquiste Pierre Vallières, avec son ouvrage Un Québec impossible (1977), m’a ouvert les yeux encore plus grands sur la nécessité de construire une solidarité québécoise et d’opérer un changement de paradigme de la redistribution des richesses nationales. Quoique vieilli de 40 ans, ce livre est troublant d’actualité considérant que nous sommes toujours embourbés dans une politique-spectacle où les banques ont préséance sur les populations et où le capitalisme ingère l’environnement à notre détriment. Il est urgent de sortir du banditisme économique si nous

voulons survivre en tant que peuple et aspirer à l’autodétermination. «Nous avions besoin d’une révolution. Nous nous sommes contentés de mots», dit-il. Ensuite, c’est grâce au prosyndicaliste et libre-penseur Michel Chartrand que j’ai pu compléter ma réflexion sur les divers enjeux (malheureusement toujours actuels) de la pauvreté. Écrit en 1999 avec Michel Bernard, et publié par les éditions de L’Aut’Journal, ce Manifeste pour un revenu de citoyenneté est toujours pertinent. Récemment, la Finlande annonçait l’instauration d’un tel revenu minimum pour chacun de ses citoyens afin de combler leurs besoins primaires (se nourrir, s’habiller, se loger). Il est primordial de comprendre que la lutte aux inégalités sociales et à l’analphabétisme passe avant tout par le combat contre la pauvreté. La justice sociale ne doit pas être qu’une formule sur un programme électoral mais bien une véritable quête commune pour rétablir le droit social. Le Québec est loin d’être étranger à la solidarité et au modèle coopératif, voire à l’idée de «se faire justice soi-même», comme en témoigne les évènements du Printemps érable ou les Rébellions de 1837-38. À ce sujet, je vous recommande deux récents ouvrages d’historiens aux Éditions Septentrion. Tout d’abord, le dernier livre de Gilles Laporte, Brève histoire des Patriotes, qui synthétise ses vingt ans de recherches patriotiques, puis celui d’un ancien professeur de l’UQTR, René Hardy, intitulé Charivari et justice populaire au Québec, deux délicieuses et judicieuses lectures pour mieux comprendre notre passé, nos traditions et tout notre héritage. À lire absolument! * Durant mes vacances dans mon coin de pays,


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8 au 21 septembre 2015

LOISIRS Vie de campus ALEXANDRE LARAMÉE ZOUÉKI

Jeux

Thème: Personnalités (5 lettres) Armstrong Aznavour Bécaud Belmondo Bon Jovi Bowie Brassens Bruel Cage Chaplin Clerc Dean

De Funès Depardieu Depeche Mode Di Caprio Dion Dior Dylan Eastwood Electra Enya Gainsbourg

Guns n’ Roses Hallyday Harrison Iglesias Lévesque L’Hermitte McCartney Morissette Timberlake Truffaut Witherspoon Wood Zellweger

Mot mystère

Sudoku

Illustrateur

Mots croisés Horizontalement:

1. Questionnait 2. Dépression marécageuse du Soudan méridional Poisson - Nielsbohrium 3. Donnent le signal de départ - Prairie 4. Succombes - Strict 5. Métal précieux - Courant 6. Choc - Enlève de la matière à un objet 7. Connut - Grassouillette 8. Ramera - Mit en vers 9. Relatif à un asile psychiatrique - Nombre 10. Son symbole est “a” - Caractère de ce qui est net 11. Île de l’océan Atlantique - Suinterai - Quelqu’un 12. Vitesses résiduelles d’un navire - Posséderont

LA MAXSIM PAR SIMONAK

«Nouvelle session: cessions jamais d’en apprendre.»

Verticalement:

1. Écris - Rivière de Suisse 2. Missive - Fromage 3. Faisait sien 4. Ira çà et là - Commentaire, notes servant à l’intelligence d’un texte 5. Rôtis - Inventa - Coutumes 6. Voie publique - De la même mère 7. Goinfres - Ornera 8. Se fait avec des gestes - Outil 9. Conjonction - Imaginer - Manière de lancer 10. Donne une formation politique 11. Jésus, le Nazaréen, roi des Juifs - Intervalle musicale 12. Mouche - Organisent autour d’un thème

SIMON MURPHYGAUTHIER Artiste indescriptible


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ARTS ET SPECTACLES LE SPECTACLE DE LA RENTRÉE DE L’AGE UQTR

Galaxie, Koriass et Loco Locass sur le campus PHILIPPE BOURGOING ALARIE Arts et spectacles

C’est avec Galaxie, Koriass et Loco Locass que le spectacle de la rentrée universitaire trifluvienne compte se démarquer le 9 septembre prochain. Le spectacle de la rentrée de l’Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières propose, pour une deuxième année, un spectacle extérieur d’envergure organisé par la radio campus CFOU 89.1 FM. Il sera offert gratuitement aux étudiants et aux membres du personnel de l’UQTR. PHOTO: DANY JANVIER

En 2014, le groupe Radio Radio faisait partie des têtes d’affiche du spectacle extérieur.

C’est dès 19h que le groupe Galaxie montera sur scène. Actif sur la scène musicale depuis 2002 sous le nom de Galaxie 500 (2002 à 2010), il s’est fait connaitre par la critique et les amateurs de rock grâce à leur album éponyme. C’est en février dernier que le groupe sortait son quatrième album studio, Zulu. On peut les retrouver dans les médias grâce à leur dernier succès radiophonique «Dragon» et à leur première partie des Rolling Stones au Festival d’été de Québec.

Il sera offert gratuitement aux étudiants et aux membres du personnel de l’UQTR. La scène Vidéotron se trouvera juste à côté de la Chasse Galerie. Présent depuis plus de dix ans sur la scène hip-hop québécoise, Koriass sera accompagné sur scène de son orchestre quasi complet et de trois invités bien connus du milieu: Karim Ouellet, Misteur Valaire et Loud Lary Ajust. Fort de plusieurs albums récompensés aux prix SOCAN, au Gala de l’ADISQ et aux GAMIQ, le rappeur fait partie des rares au Québec à avoir plus de deux millions de vues sur ses vidéoclips diffusés sur YouTube. L’un d’eux, L’Enfant de l’asphalte, dépasse à lui seul le million de visionnements. Très actif sur les réseaux sociaux et les plateformes web, ses textes ont fait des passages remarqués sur le site et dans le magazine Urbania. Ce sera le trio composé de Biz, Batlam et Chafiik qui clôturera la soirée. C’est en 2012, après huit ans d’absence, que le groupe Loco Locass sortait son album «Le Québec est mort, vive le Québec!»,

THÉÂTRE DES GENS DE LA PLACE

Démystifier l’injustice ou Le Projet Laramie Le Théâtre des Gens de Place (TGP) amorcera sa 23e saison cet automne avec la pièce Le Projet Laramie présenté à la salle Anaïs-Allard-Rousseau du 17 au 26 septembre prochains. C’est par cette œuvre, inspirée de faits réels, que la troupe trifluvienne emportera son public par des récits marquants relatant la fin tragique de Matthew Shepard au Wyoming. 1998, la ville de Laramie est une petite ville au Wyoming où il semble bon vivre. Un endroit paisible qui se partage la devise de vivre et laisser vivre. Une communauté unie au malheureux destin. Le 7 octobre 1998, le corps d’un jeune homme âgé de 21 ans est retrouvé à l’extrémité de la ville dans un piètre état. Il a été kidnappé et sauvagement battu à mort par deux autres jeunes garçons en raison de son homosexualité. C’est une population bouleversée et une nation choquée qui s’élevèrent devant cette injustice humaine. The Laramie Project est une pièce écrite par

PHOTO: DANY JANVIER

Moisés Kaufman et le Tectonic Theatre Project qui résulte de plus de 200 entretiens avec des citoyens de la ville de Laramie à la suite de l’incident. Issue de la traduction d’Emmanuel Schwartz, le TGP décide de s’attaquer à cette œuvre poignante considérée comme l’une des pièces les plus jouées à ce jour en Amérique. C’est au metteur en scène Marc-André Dowd, assisté d’Éric Langevin, ainsi qu’à une équipe de 11 comédiens que reviendra la tâche de faire revivre plus d’une dizaine de personnages livrant des témoignages les plus émouvants les uns des autres. Rappelons que le TGP est une compagnie de théâtre voulant faire la promotion de la relève théâtrale amateur en région mauricienne. À l’aube de sa saison 2015-2016, il est possible de se procurer un passeport au cout de 50$ ou encore à 38$ pour les étudiants. Cette exclusivité permet l’accès à la programmation complète du TGP pour l’année. Pour plus d’information, visitez leur site Internet au www. tgptheatre.com. (A.L.)

L’an passé, le spectacle de la rentrée avait attiré environ 3000 spectateurs sur le campus. album qui les a ramenés à l’avant de la scène musicale. Le lancement qui a eu lieu pendant le «printemps érable» a soulevé une foule de plus de 80 000 personnes, la plus grande de l’histoire des FrancoFolies. C’est entouré de quatre musiciens chevronnés que le groupe présentera son spectacle dans une ambiance qu’il dit «manifestive». Pour ceux qui voudront poursuivre la soirée, le café bistro La Chasse Galerie proposera un groupe qui reprendra des classiques des dernières années. Le DJ Toast Dawg sera aussi présent au 1012 Nérée-Beauchemin pour continuer les festivités jusqu’à la fin de la soirée. La scène Vidéotron se trouvera juste à côté de

la Chasse Galerie. Les spectateurs pourront bénéficier tout au long de la soirée de plusieurs attraits supplémentaires sur les lieux du spectacle, tout cela dès 18h. Sur place, plusieurs bars et le food truck du Buck Traiteur proposeront un menu festif et différentes consommations pour l’évènement. Plusieurs tentes promotionnelles, guichets automatiques et vestiaires seront disponibles, à l’image d’un festival. De nombreux prix de présence seront aussi donnés tout au long de la soirée. Des billets sont en vente au cout de 10$ pour les diplômés de l’UQTR et 30$ pour le grand public. Ils sont disponibles à l’adresse: www.lepointdevente. com.

ENSEMBLE VOCAL DE L’UQTR

Période de recrutement ALICIA LEMIEUX

Arts et spectacles

Le retour en classe est souvent synonyme d’une routine autour de laquelle s’alternent les devoirs, les cours et le travail. Cependant, pour éviter de tomber trop rapidement dans une «écoeurantite aigüe» de ce cercle vicieux, il existe plusieurs implications externes offertes pour agrémenter une session, telles que l’Ensemble vocal de l’UQTR. L’Ensemble vocal est en effet à la recherche de voix féminines pour se joindre à sa chorale dès l’automne. Celle-ci s’inspire davantage d’un répertoire de musique sacrée et classique sans tout de même s’empêcher l’appropriation d’autres styles. Fondé en 1987, le chœur était à la base formé de voix mixtes et s’incluait à l’intérieur du Département de musique de l’université jusqu’en 2008. C’est par

un manque de voix masculines que l’orientation de la chorale s’est concentrée en un chœur féminin. L’Ensemble vocal de l’UQTR compte déjà plus d’une centaine d’œuvres interprétées à ce jour. À l’été 2013, c’est en France que se retrouve la troupe à l’occasion de la tournée «De glaces et d’espaces». De plus, c’est en collaboration avec Gilles Bellemare que l’Hymne à l’UQTR, De la connaissance au Savoir, a pris vie en 2014.

L’Ensemble vocal de l’UQTR compte déjà plus d’une centaine d’œuvres interprétées à ce jour. Dirigé par le chef de choeur Claude Léveillé, deux concerts sont annuellement produits dont le premier, cette année, qui sera présenté en décembre s’intitulant Noël de la Bonne Chanson. Les répétitions auront lieu les jeudis soirs de 19h à 21h30 au Pavillon Michel-Sarrazin. Pour plus d’informations, il est possible de visiter la page Facebook de l’Ensemble vocal de l’UQTR ou encore son site internet au www.uqtr.ca/ensemblevocal.


14 arts et spectacles

8 au 21 septembre 2015

BIENNALE INTERNATIONALE D’ESTAMPE CONTEMPORAINE

Bacchanale d’œuvres disparates tout l’été La 9e Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières (BIECTR) s’est terminée le dimanche 6 septembre dernier. Pendant onze semaines, les 57 artistes en provenance de 26 pays ont exposé au total 300 œuvres. En plus des quatre lieux principaux de diffusion, un circuit d’expositions parallèles dans quelques villes de la région s’est greffé à cet évènement qui ne cesse de gagner en popularité, mais surtout en crédibilité. Depuis sa première édition en 1999, la BIECTR est devenue le plus grand rassemblement entièrement dédié à l’estampe au Canada. Les œuvres éclectiques de la Biennale font voyager dans de multiples univers. Il est toujours impressionnant de voir avec quel génie et quelle dextérité les artistes de l’estampe arrivent à renouveler cet art traditionnel. L’expression de cette innovation audacieuse était exposée au Musée Pierre-Boucher. L’Ontarien Yael Brotman a sculpté ses impressions afin de créer des structures qui rappellent des ponts, des quais et des promenades. Ce sont pour lui des constructions humaines qui protègent de la force de

l’eau. Ses gravures imprimées sur papier japonais sont collées sur du carton mousse et permettent ainsi à l’artiste de monter ses formes. Parmi les œuvres plus classiques se distingue le travail d’Ariane Fruit. Cette artiste française grave sur des planches de linoléum grand format. Ses estampes noir et blanc sont d’une vibrance déconcertante. Les nuances de gris sont ciselées minutieusement aux fils des entailles dans la matrice. Ce sont les représentations de stations de gares ou de métros au moment où la ville va trop vite. Ces côtés artificiels et impersonnels des heures de pointe deviennent émouvants et transcendants devant cette force frémissante. Les estampes d’Ariane Fruit, présentées à l’ancienne gare ferroviaire, ont d’ailleurs reçu une mention d’honneur de la part de l’organisation de la BIECTR. La Belge Martine Souren exposait à la Galerie d’art du parc un travail ludique. Elle aime observer les passants, surtout les femmes. Elle leur invente des vies, des aventures. «Souvent ces destinées quotidiennes rejoignent l’universel. Ces femmes croisées dans la rue ressemblent aux héroïnes des légendes. Je les dessine plus tard, dans mon atelier. Je m’efforce de retrouver leur énergie, leur

dignité et leur mystère», affirme Martine Souren. Haute d’un peu plus d’un mètre, mais suspendue de manière à ce qu’elle paraisse grandeur nature, cette horde de femmes dupliquées s’impose comme autant de guerrières du quotidien. Invitée par l’Atelier Presse-Papier, elle a aussi présenté une exposition solo au centre de diffusion de l’atelier pendant la Biennale. Du côté du Centre d’exposition Raymond-Lasnier, les tendances étaient beaucoup plus dans l’unification du quotidien et de l’art. Visiblement inspirés par le Pop Art, plusieurs artistes ont dénoncé l’actualité mondiale. De Monsanto aux technologies intrusives, de la restauration rapide aux faux superhéros, de l’austérité aux crimes de guerre, les débris d’une société qui regorge de maux sont dépeints avec brio. Parmi ces artistes revendicateurs, Valérie Guimond, chargée de cours au Département des arts, expose ses impressions grands formats qui portent un regard sur l’univers de l’enfance parfois corrompu. Chapeau bas aux artistes qui prennent position et offrent un miroir souvent désobligeant, mais toujours nécessaire à ceux peut-être qui refusent de voir. L’artiste iranien Mehdi Darvishi s’est vu décerner le grand prix de la Biennale pour ses œuvres.

PHOTO: CENTRE D'EXPOSITION RAYMOND-LASNIER

La série Chimères de Valérie Guimond, chargée de cours au département des arts de l'UQTR, questionne les dogmes enfantins. L’exécution sobre de son travail est touchante car son propos est directement en lien avec le climat de guerre du Moyen-Orient. Les œuvres respirent la mort désolante et le repli sur soi. Solide de son administration et de ses nombreux partenaires, dont l’Université du Québec à Trois-Rivières, la 9e édition de cet évènement de grande envergure se clôture sur une note positive. Cette abondance de couleurs, de formes, de textures, de techniques est impressionnante. Vive la différence, la simplicité et la vérité. (M.-C.P.)

PEINTURE, ESTAMPE ET TRAVAIL

Stéphanie Bernier: les arts après les études Stéphanie Bernier fait partie des étudiantes qui ont fait leur parcours universitaire à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Diplômée en arts visuels en 2005, on peut la découvrir dans diverses expositions dont la collective Rouli-Roulant vibre en bleu, présentée à la fin de l’été au Café-Galerie l’Embuscade. C’est avec 10 ans d’expérience qu’elle explique le milieu et les débouchés du domaine des arts à Trois-Rivières.

PHOTO: COURTOISIE

Un air de carnaval, 2014, acrylique sur merisier russe.

Même avec un emploi à temps plein comme coloriste, la jeune artiste expose encore à plusieurs endroits. Des bars et salles comme le Temps d’une Pinte, l’Embuscade, le Gambrinus et la Maison de la Culture offrent une vitrine aux artistes pour vendre leurs œuvres. Un des inconvénients est le faible cout de la vie à Trois-Rivières. Cela peut représenter

un avantage pour les étudiants de l’extérieur, mais c’est aussi un facteur qui déteint sur les prix des créations. Par exemple, une planche de skate vendue dans l’exposition Rouli-roulant vibre en bleu coute 120$. C’est moins qu’à un endroit où le bassin de population est plus élevé, comme à Montréal ou à Québec. Mais, Trois-Rivières reste une ville où il est tout de même possible de faire carrière.

Des bars et salles comme le Temps d’une Pinte, l’Embuscade, le Gambrinus et la Maison de la Culture offrent une vitrine aux artistes pour vendre leurs œuvres. Le baccalauréat en arts visuels apporte beaucoup de choses, que ce soit la photo, le dessin ou

la sérigraphie. C’est important parce qu’il faut être prêt à être multitâches. À ses débuts, Stéphanie Bernier a d’ailleurs fait des photos de mariage, du body painting dans les bars ou de la peinture en direct. Les enseignants apprennent donc aux élèves à développer un bon portfolio pour trouver de l’emploi. «Ça prend quelqu’un d’ouvert. Il y a du nu. La censure, ça ne fait pas partie des options. Il faut être curieux et très manuel, car on se sert de différents outils pour travailler les matériaux», explique Stéphanie Bernier. Les études sont également un bon moyen d’essayer des moyens d’expression, comme l’estampe, qui sont inaccessibles pour les particuliers en raison de leurs couts. Ces techniques peuvent devenir les spécialités de certains élèves et même, peut-être, mener à des carrières futures. (P.B.A.)

Période du 25 août au 13 septembre 2015 Pour les heures de diffusions de l’émission, visitez cfou.ca

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Artistes Marie-Pierre Arthur Galaxie Rose Fargo Les Shrimps Baden Baden Ponctuation Salomé Leclerc Les Ape-ettes Sahara Pony

Pièces Papillon de nuit Champ de mine Velvet Le doute J’ai plongé dans le bruit Poésie automatique Vers le sud Tu m’aimes-tu? (même pas proche) Délice L’amour argent

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10.

Artistes The Weather Station Yukon Blonde Hot Chip Metric No Joy Jamie XX Danko Jones She Serpent Braids The Vaccines

Pièces Loyalty Saturday Night Why Make Sense? The Shade Remember Nothing Loud Places Watch You Slide Black Sawn Miniskirt Handsome


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NOUVEAUX LOCAUX ET NOUVEAUX PROJETS

La rentrée pour CFOU 89.1 FM PHOTO: M. LORTIE

PHILIPPE BOURGOING ALARIE Journaliste

La radio étudiante CFOU 89,1 FM est de retour cette année avec de nouveaux projets et l’intention de garnir son registre d’émissions, d’animateurs et de chroniqueurs, le tout dans de nouveaux studios. Plusieurs projets ont occupé l’équipe de la radio cet été comme la couverture du FestiVoix, du Grand Prix de Trois-Rivières et la diffusion des matchs de baseball des Aigles. Pour la rentrée, c’est le spectacle de la rentrée et la couverture du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue qui occupaient l’équipe. C’est en faisant peau neuve que la radio fera sa rentrée en septembre. Un nouveau local est mis à la disposition des membres de l’équipe. Le directeur général de la radio, Jean Philippe Charbonneau, rapporte qu’il y a eu un grand travail d’effectué pour améliorer la qualité du matériel et l’aménagement du studio: il est plus grand que l’ancien, vitré et un espace sera même réservé pour les performances acoustiques des artistes invités. Même avec un local en construction, la saison estivale a été très occupée. C’était la première année que la radio couvrait les matchs des Aigles de Trois-Rivières, autant locaux qu’à Québec et en Ontario pour la dernière série. Des animateurs sont aussi allés couvrir le Grand Prix de Trois-Rivières pour la troisième année consécutive. «C’était une

David Ferron animera encore une fois l’émission musicale Palmarès du monde cet automne. bonne occasion pour eux d’aller sur le terrain et d’animer en public», rapporte Jean-Philippe Charbonneau. Il y a aussi des discussions en cours avec l’équipe de hockey universitaire Les Patriotes pour radiodiffuser les matchs pendant la saison.

À la recherche de talents La radio CFOU 89.1 FM est toujours à la recherche de nouvelles émissions et donc de nouveaux animateurs. Pour ceux qui seraient plus

hésitants ou moins disponibles, des postes de chroniqueurs cherchent preneurs à raison d’interventions de plus ou moins dix minutes. «Il n’y a pas d’expérience requise pour rentrer. On offre la formation sur la console et tout. Les gens peuvent arriver avec une idée et la travailler avec Alain Lefebvre (directeur de la programmation et animateur)», explique Jean-Philippe Charbonneau. C’est une bonne façon de s’introduire dans le milieu radiophonique. Alain Lefebvre déclare que cette

activité a apporté beaucoup de confiance à des gens qui pouvaient être plus timides par le passé. Il est possible de se procurer un formulaire directement au local de CFOU, situé derrière la Chasse Galerie. Sinon, il est disponible en ligne sur le site de la radio, au www.cfou.ca, dans l’onglet mission. Une équipe professionnelle d’animateurs est là pour épauler les nouveaux candidats et les introduire tranquillement dans le milieu radiophonique. Il est possible d’assister à une émission en direct pour se faire une idée et rencontrer les animateurs. Les personnes intéressées ont jusqu’à la mi-octobre pour poser leur candidature. Il n’est pas nécessaire d’être étudiant pour postuler.

C’est une bonne façon de s’introduire dans le milieu radiophonique. Alain Lefebvre déclare que cette activité a apporté beaucoup de confiance à des gens qui pouvaient être plus timides par le passé. La radio étudiante CFOU se démarque depuis plusieurs années par sa mission qui est de présenter du contenu complémentaire aux stations commerciales. Elle a pour but de favoriser la circulation des idées, la diversité musicale et le développement de la connaissance à l’aide d’émissions variées dans le domaine de la culture, de l’information, de la pédagogie ou juste de la détente. C’est aussi et surtout une plateforme de diffusion qui est offerte et modelée par les étudiants de l’UQTR et la communauté de Trois-Rivières.

LIGUE UNIVERSITAIRE D’IMPROVISATION DE TROIS-RIVIÈRES

Le retour des joggings noirs Une équipe impliquée ALEXANDRA LEMIRE Journaliste

L’été aura permis à la Ligue universitaire d’improvisation de Trois-Rivières (LUITR) de prendre du repos tout en se gardant active. Pendant la saison des vacances, les organisateurs ont pu faire le plein de nouvelles idées afin de permettre des spectacles d’improvisation des plus divertissants. Avant le début de cette 11e saison, la LUITR s’est échauffée en organisant quelques évènements pour garder ses joueurs alertes. Quelques soirées «LUITR pour emporter» ont eu lieu. Cela consiste en des parties d’improvisation se déroulant pour la plupart du temps dans la résidence ou encore dans la cour extérieure d’un admirateur d’improvisation. L’évènement marquant de l’été restera sans aucun doute la partie d’improvisation disputée contre une équipe de la Belgique au deuxième étage de la microbrasserie Le Temps d’une Pinte, au centre-ville de Trois-Rivières. Cet évènement, où le mélange des cultures s’est opéré, a donné de beaux moments de folie dans une ambiance internationale.

Lors de cette 11e saison, le quatuor qui revêtira les chandails de capitaines est : Alexandre Laramée-Zouéki et Vincent Rainville, qui n’en sont pas à leur première expérience en tant que maitre de leur équipe, ainsi que Nadia Tranchemontagne et Gabriel B. Houde, deux nouveaux capitaines qui ont su démontrer leur talent devant le public de la Chasse Galerie lors de leur année recrue la saison dernière. Une nouvelle tête prendra également le poste de présidente de la LUITR; Célane Dodier-Côte présidera l’organisation pour l’année en cours. De plus, pour une deuxième année consécutive, Mathieu Plante reprendra le micro de l’animation afin de divertir le public entre les improvisations.

PHOTO: LUITR

Un début de saison tout en force Selon la présidente, «un match d’ouverture hors du commun va se jouer le 14 septembre. Il faut s’attendre à une multitude de surprises qui vont mettre en valeur nos quatre capitaines et qui vont aussi certainement les déstabiliser. C’est une première pour la LUITR et nous avons bien hâte de voir». Cette année, la ligue essaie de se revaloriser et veut proposer aux gens d’oser la LUITR; que ce soit pour tenter sa chance au camp de recrutement ou simplement pour se divertir un lundi soir à la Chasse Galerie.

Pour la 11e saison de la LUITR, le public de la Chasse Galerie peut s’attendre à de belles surprises, du rire à profusion et du divertissement assuré.

Camp de recrutement La LUITR invite toute personne à se présenter les 21 et 22 septembre au camp de recrutement à la salle Rodolphe-Mathieu du

pavillon Michel-Sarazin de l’UQTR afin de s’amuser et de se mettre à l’épreuve sous l’œil attentif des quatre capitaines de la saison 20152016.


16 arts et spectacles

8 au 21 septembre 2015

PERCEPTIONS D’UN LUNATIQUE

LE LONG WEEKEND DU COURT AU CINÉMA LE TAPIS ROUGE

Commencer l’année Les courts métrages à la mesure de notre été à l’honneur LOUISPHILIPPE CANTIN Chroniqueur

C’est la chemise ouverte et la productivité en lambeaux que je choisis de mettre un terme à ces longues vacances d’été en tachant d’encre virtuelle la première page de mes toutes premières lignes pour le Zone Campus. La cigale et les mélodies de l’envoutant Abraxas de Santana viennent m’éloigner de cette éminente rentrée que je semble me refuser d’accepter. Le café, lui, me rappelle l’arrière-gout de toutes ces sessions que j’ai déjà passées à rêvasser dans quelconque salle de classe du pavillon Ringuet. Qu’est-ce que ça signifie un été off pour un étudiant? Pour ma part, tout commence avec les festivals, l’espèce de ferveur qu’ils transportent, comme si chacun d’entre eux cherchait à devenir le fier porte-étendard, l’héritage de tous les Woodstock de ce monde. Qu’il est agréable de regarder autour de soi et de voir chaque année de jeunes étudiants se promettre et se concocter leur propre Summer of Love. Cependant, il reste clair que toute bonne chose arrive à une fin, et que toute bonne fin constitue le commencement d’une autre histoire. Dans cette optique, quoi de mieux que de commencer cette nouvelle année universitaire avec un bon gros show de la rentrée? Car il est ici question de dire un dernier au revoir au bon temps, pour réaliser qu’on ne fait que souhaiter la bienvenue à un autre temps, qui finalement, ne sera peut-être pas plus triste que son prédécesseur. Suivant cette semi-longue réflexion, j’ai donc été épris de l’envie de vous parler du spectacle de la rentrée 2015, vous, bonnes gens de l’UQTR. Avant de me lancer dans les formalités, j’aimerais m’arrêter sur cette crotte sur le cœur que je crois partager avec quelques-uns d’entre vous, fidèles lecteurs que vous êtes. Je me lance donc: maintes fois, il me fut donné d’entendre quelques menus fretins se plaindre de la vie étudiante de l’UQTR, lancer des tirades fort stylisées telles que: «Université de marde» ou encore «Campus de B.S. où y ç’passe jamais rien». Autrement dit, j’ai entendu de véritables coquins se prononcer sans s’impliquer. Il faut avouer que l’UQTR ne s’est jamais montré la plus participative en terme de soulèvement socio-universitaire, si on la compare aux universités montréalaises. Par contre, en ce qui a trait à la vie étudiante, il faut avouer que les comités organisateurs n’ont rien à envier aux autres universités québécoises, sauf peut-être le budget. Reste cependant qu’il est périlleux de comparer le budget évènementiel d’une association étudiante de moins de 15 000 étudiants à celui d’une université de presque 50 000 étudiants comme l’Université Laval, puisque ce même budget est formé en grande partie de

cotisations. Il semble qu’au final, nous ne nous en sortons pas si mal ici, à Trois-Rivières, lorsqu’on compare la programmation de notre spectacle de la rentrée à celui de la prestigieuse Université mentionnée précédemment. Évidemment, mon objectif n’est pas ici de descendre une institution par rapport à une autre, mais simplement de remettre les pendules à l’heure, pour ceux qui auraient tendance à arborer l’attitude de la pitié face à notre belle université moulée dans le béton à la grandeur (sans offense à l’architecte). Ainsi, prêtons-nous au jeu et jetons un sournois coup d’œil à la programmation du spectacle de la rentrée de l’Université Laval. Premièrement, force est de constater que leur comité organisateur n’a pas chômé. Effectivement, l’ULaval semble s’être gratifiée d’un petit festival juste pour elle, et pour les autres, puisque les spectacles semblent tous gratuits. Ils sont forts là-dessus Québec, les évènements gratuits, faut leur accorder. Minifestival n’est pas peu dire puisqu’il n’y a pas une, ni deux, mais bien six scènes où il sera possible d’apprécier plusieurs genres différents de musique presque exclusivement québécoise, du rock à l’électronique il y en a pour tous les gouts, de Raton Lover jusqu’à Marie-Pierre Arthur en passant par un DJ set de Karim Ouellet.

«En ce qui a trait à la vie étudiante, il faut avouer que les comités organisateurs n’ont rien à envier aux autres universités québécoises, sauf peut-être le budget» Cependant, Karim, on le retrouvera également à notre spectacle de la rentrée de l’UQTR, merci d’ailleurs à Koriass, à qui on a offert la liberté de nous préparer un cocktail fort intéressant d’artistes qui nous permettra entre autres de revoir Misteur Valaire cette année. Je spéculerai en disant qu’ils s’occuperont des instrumentations durant tout ce beau melting pot d’artistes-là. À leurs côtés, ce sont les vétérans de Loco Locass, et Loud Lary Ajust, que vous aurez peut-être su apprécier sous le dôme l’hiver dernier. Ces derniers ont déjà eu des expériences avec Koriass par le passé et leur chanson O.N.O. a déjà été remixée par Misteur Valaire. J’ose donc croire que la fête battra autant son plein sur la scène que devant celle-ci. Finalement, c’est Galaxie qui viendra satisfaire les amateurs de fuzz, de percussions et de bon gros garage-rock électropsychédélique bien sale. La réputation du groupe n’est plus à refaire suite à leur performance en première partie des Rolling Stones sur les plaines d’Abraham. Bien vitement, je conclurai donc cette première chronique en souhaitant vous avoir momentanément convaincu que l’UQTR sait parfois bien faire les choses et que cette session d’automne 2015 commence en beauté avec un spectacle francophone d’une qualité évidente, se tenant fièrement debout auprès de nos universités cousines.

PHOTO: N. TRANCHEMONTAGNE

Alexandre Dostie et Marie-Pier Lacroix Couture, investigateurs du projet, en compagnie d’Anthony Hamelin, le cinéaste qui se livrera au défi de la réalisation d’un court film lors du Long weekend du court.

NADIA TRANCHEMONTAGNE Collaboration spéciale

C’est le 26 aout dernier que se tenait la conférence de presse pour Le long weekend du court. L’évènement qui en est à sa deuxième édition se déroulera du 25 au 27 septembre, encore cette année dans l’enceinte du Tapis rouge. Le long weekend du court offre la projection des meilleurs courts métrages de la dernière année. Le projet est une initiative de Traveling, les films qui voyagent, dans le cadre du Programme pour les arts et les lettres de la Mauricie. À la suite du bilan positif de la première édition, les investigateurs du projet ont décidé de renouveler l’expérience et même d’y apporter quelques améliorations. L’an dernier, la projection des courts métrages se tenait dans la plus petite des salles d’une capacité de 59 places. Non seulement toutes les représentations affichaient-elles complet, mais elles débordaient même jusqu’au café du Tapis rouge où l’on projetait aussi les courts métrages. Un beau problème auquel les organisateurs ont répondu en décidant d’occuper cette année la salle intermédiaire qui offre 90 sièges. Le long weekend du court s’annonce plein de promesses. L’évènement offre cinq volets: un régional, un provincial et trois internationaux. Le volet régional, qui ouvre le bal, comprendra dix courts métrages provenant d’aussi loin que Victoriaville. La programmation québécoise comprend quant à elle six films, dont Jutra de Marie-Josée Saint-Pierre, un court-métrage ayant été sélectionné pour la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. Les trois programmations internationales sont pour leur part le fruit des voyages des organisateurs, Alexandre Dostie et Marie-Pier Lacroix Couture, dans plusieurs festivals à l’étranger. Pour ces volets, la conférence de presse a notamment

fait mention de deux courts métrages très attendus, soit Tant qu’il nous reste des fusils à pompe et Tempête sur Anorak, ce dernier a d’ailleurs été présenté comme avant-gout du festival à ceux qui assistaient à la conférence de presse. Un visionnement très prometteur! L’organisation travaille présentement à la présence d’invités internationaux, un élément qui reste tout de même à fignoler selon Alexandre Dostie, mais qui est fortement souhaité pour favoriser l’échange qui est déjà bien présent. L’évènement est l’occasion de faire des rencontres intéressantes tout en appréciant en primeur des courts métrages d’une grande qualité pour une somme modique.

«L’évènement est l’occasion de faire des rencontres intéressantes tout en appréciant en primeur des courts métrages d’une grande qualité pour une somme modique.» Cette année encore, l’évènement invite un cinéaste de la région à relever le défi d’un film improvisé qui devra être réalisé durant les trois jours du long weekend, à partir de contraintes imposées. Le film qui résultera de ce défi sera présenté en clôture du festival. C’est Anthony Hamelin, un jeune homme talentueux de la région, et étudiant de l’UQTR, qui a été choisi pour le défi. Ce dernier travaille présentement sur la rédaction de contenu Web pour la série Les Beaux Malaises. Autre grande nouveauté de cette deuxième édition. Le long weekend du court annonçait dans sa conférence de presse une tournée régionale qui se déroulera plus tard cet automne. La tournée ira notamment à Saint-Tite, Shawinigan et Saint-Éliede-Caxton, prolongeant le festival pour trois autres dates qui sont encore à déterminer. L’affiche promotionnelle, dont la conception est une gracieuseté de Symptôme créa/comm, a été réalisée à nouveau par la talentueuse illustratrice Mathilde Cinq-Mars.


arts et spectacles 17

www.zonecampus.ca

LES SAGES FOUS ET LE THÉÂTRE INSOLITE

La beauté extérieure

MANGE, LIS, AIME

Au y’able les puristes?

PHOTO: SUZANNE PERREAULT

CAMILLE DURANDPLOURDE

MARIECHRISTINE PERRAS

Chroniqueuse

Arts et spectacles

C’est à l’église Sainte-Cécile, dans le quartier ouvrier du même nom à Trois-Rivières, que les Sages Fous ont présenté leur saison de théâtre insolite. Après deux ans d’absence, ils ont concocté à nouveau une programmation à leur image. Trois fins de semaine de l’été étaient dédiées à la compagnie théâtrale trifluvienne et à leurs invités. C’est donc les 28 et 29 aout dernier que s’achevait ce concept estival présenté en collaboration avec la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières. Dans une ambiance médiévalo-foraine, le public était attendu sur le parvis d’église, ce qui fait écho aux présentations théâtrales du Moyen-Âge. C’est le spectacle Tricycle qui était à l’honneur pour les Sages Fous. Présenté en ébauche lors du Microfestival de la marionnette inachevée l’année dernière, le produit final était dévoilé à l’intérieur de l’église. Les places étant limitées. Ce ne sont pas toutes les convives qui ont pu assister à ce spectacle qui devait être fidèle à cette compagnie internationale qui jongle entre marionnettes, ambiance glauque, ingéniosités mécaniques et lenteur rituelle. Le jardin attenant à l’église, baptisé Jardin de petites formes pour l’occasion, a accueilli des spectacles diversifiés. Dans une iourte, les spectateurs pouvaient assister à une coproduction France-Québec, Petits pains oubliés. Les élèves de l’école Saint-Paul ont été invités pour présenter deux courtes histoires insolites. Leur enseignante, Justine Bertounesque, a invité les Sages Fous dans son école et a ainsi fait naitre une complicité entre les artistes et les élèves. Absolument inspirés par les marionnettes et l’esthétique des Sages Fous, les jeunes élèves ont réussi à étonner et à captiver. En plus du bonheur d’assister à des spectacles extérieurs par un temps clément, s’ajoute également celui de découvrir des créations originales. Les deux autres productions à s’être enracinées dans le jardin étaient d’une beauté fascinante. L’artiste multidisciplinaire Julie Desrosiers conçoit et manipule ses marionnettes et ses masques. D’une douceur absorbante, la jeune femme transporte petits et grands dans un univers directement issu des contes. PHOTO: CAROLINE HAYEUR

L’élégance et la délicatesse de Julie Desrosiers s’harmonisent à une scénographie magnifique.

Les péjoratifs s’accumulent au sujet du français familier québécois, trop souvent qualifié d’une sous-langue «désarticulée, appauvrie, informe». La linguiste AnneMarie Beaudoin-Bégin prouve le contraire dans son remarquable essai La langue rapaillée. Combattre l’insécurité linguistique des Québécois.

Le sympathique micropersonnage de Claudine Rivest évolue dans un monde ludique conçu avec des objets d’un nécessaire à couture. L’histoire racontée est celle d’une naissance. La naissance d’une existence. Mais surtout la naissance d’une différence. Comment accepter l’enfant réel? Ses expériences en arts visuels et en scénographie sont évidentes et délicates. Malgré les quelques longueurs, c’est un spectacle impressionnant. Le travail esthétique, la beauté des masques et l’ingéniosité de l’organisation de l’espace surpassent la parfois trop lente exécution. En plus de ses spectacles grand public, Julie Desrosiers œuvre du côté de la performance. Pas étonnant vu son bagage artistique. Entre résidence à l’Usine C et à Charleville-Mézières en France, en plus de ses créations performatives, elle offre des animations sur mesure et excelle en bodypainting.

Ce spectacle devait être fidèle à cette compagnie internationale qui jongle entre marionnettes, ambiance glauque, ingéniosités mécaniques et lenteur rituelle. Le petit clou de la soirée était un séduisant micropersonnage. Présenté par TY Théâtre, Pipeman show dévoilait une micromarionnette. Dans un castelet miniaturisé, le délicieux personnage se mouvait à travers un décor fait d’éléments de boite à couture. Sur une musique amusante et loufoque, Claudine Rivest donne vie à Pipeman, un bonhomme espiègle et aventureux. La candeur de la créatrice se transpose dans son personnage et rend les deux fort attachants. D’une grande simplicité, ce spectacle de cinq minutes est ludique et rigolo. Claudine Rivest a étudié les arts visuels et se forge une personnalité artistique du théâtre à l’art clownesque pour éventuellement apprivoiser et adopter la marionnette. Elle fonde sa compagnie en 2014 à la suite de rencontres déterminantes au Pays de Galles, en Angleterre et en Écosse. Ce microthéâtre se promène de par le monde et a récemment atterri en République tchèque. Pas plus grand qu’une mallette, ce théâtre est conçu pour l’itinérance et prend souvent d’assaut la place publique. Longue vie à cette compagnie singulière. Pour clôturer la saison du théâtre insolite, le public était au rendez-vous. Les accros de l’organisation se pardonnent amplement lorsque la qualité des productions présentées s’offre aux spectateurs. Dommage que tous les spectacles ne soient pas accessibles faute d’espace et de temps. Les Sages Fous ont des amis et collaborateurs inopinément merveilleux.

La linguiste rebelle se désaffilie des vieux puristes. Loin de nous dicter comment parler et quoi ne pas dire, elle offre, à revers, «un vibrant plaidoyer en faveur de la vitalité du registre familier dans les contextes où il peut s’épanouir, de la variation comme principe d’existence de la langue et du français vif, à l’usage encadré et non écrasé, par les normes prescriptives», comme l’affirme Samuel Archibald dans la préface.

Une linguiste qui dérange Nombreux sont ceux qui pensent, encore aujourd’hui, que le français est mal parlé au Québec, si bien qu’il finira par disparaitre. La solution? Enrayer le registre familier et adopter, du mieux qu’on le peut, le fameux français international, aussi appelé français soutenu/standard. Parler un «meilleur français» deviendrait ainsi une arme destructrice contre l’assimilation anglaise et l’anéantissement de notre langue. Anne-Marie Beaudoin-Bégin ne sent pas le danger: le registre familier québécois est loin d’être un parasite destructeur. Le français international est constamment altéré partout où on le parle, et cette diversité ne mène pas à la disparition d’une langue. La linguiste s’efforce de rappeler que le français ne se résume pas au «français standard» puisque, comme elle le dit, «il n’y a pas UNE langue française. Il y a DES langues françaises. Et c’est l’amalgame de toutes ces langues françaises qui donne la Langue Française». Notre langue se déplie en une multitude de variétés qui doivent être également considérées. Le registre soutenu, normé et fortement standardisé, s’emploie dans certains contextes, alors que le registre familier est plus approprié pour d’autres situations.

La richesse de la diversité Pour redonner les lettres de noblesse au registre familier, il fallait d’abord prouver que le registre soutenu n’est «rien d’autre qu’un code social de plus, régi par des règles prédéfinies qu’il s’agit d’appliquer dans les situations adéquates». L’auteure nous rappelle avec raison que les outils linguistiques (dictionnaires, ouvrages de référence) ont été conçus par des humains qui ont entrepris une sélection subjective d’un lexique soi-disant meilleur de la langue française. Si le mot performer n’apparait pas dans le dictionnaire, ça veut simplement dire que ce mot n’a pas été élu «mot pouvant faire partie du dictionnaire» par une certaine élite. Performer, en revanche, existe et peut être utilisé dans certains contextes. Par cette démonstration, la linguiste désacralise le fameux dictionnaire et insiste sur son caractère

arbitraire. On dit souvent que le registre familier n’apporte pas une profondeur comme le peut le français soigné. Bullshit selon Anne-Marie Beaudoin-Bégin. Le registre familier – tout comme le registre soutenu – donne accès à des réflexions profondes, voire savantes. Il apporte un effet stylistique singulier et il est utilisé intelligemment par certains chroniqueurs. La linguiste réussit, sans trop de mal, à nous convaincre du lustre que revêt notre langue bien à nous.

La logique des puristes Pourquoi surf, web et steak sont acceptés, même si ce sont des anglicismes, alors que kit ne l’est pas? Pourquoi informel est toléré, alors que son antonyme est condamné ? Tout simplement parce que la langue française est régie par des règles souvent illogiques. Malgré tout, certains puristes veulent, par souci de crédibilité, trouver des explications et nier le caractère illogique de la langue française. C’est là que se situe le problème selon l’auteure. En s’efforçant de masquer le caractère insensé de la langue, les puristes exaspèrent les gens. Par conséquent, nombreux sont ceux qui «capitulent et cessent d’accorder de l’importance aux sacro-saintes règles (c’est d’ailleurs ce qui est un peu en train de se passer), ou bien ils se tournent vers l’anglais, simplement». Entendons-nous, l’auteure ne veut pas que nous plongions dans une anarchie langagière, laissant place à toutes les libertés. Elle conseille simplement aux puristes de montrer la langue soutenue telle qu’elle est, c’est-à-dire souvent insaisissable et régie par des règles qui ne proviennent pas de l’Évangile, mais qui ont été choisies par une certaine élite.

L’éloge du parler québécois La langue rapaillée. Combattre l’insécurité linguistique des Québécois engage une réflexion sur la perception commune et sévèrement faussée de notre langue. En fermant le livre, croyez-moi, vous aurez envie de parler fièrement le registre familier et de crier «Au y’able les puristes!». L’essai de cette linguiste dégourdie et de cette excellente vulgarisatrice inaugure bien cette prochaine série de chroniques littéraires qui se concentre sur la littérature québécoise. Il s’agira, encore cette année, de faire découvrir des auteurs du Québec qui jouent brillamment avec les mots et qui prouvent, tout comme le fait Anne-Marie Beaudoin-Bégin, que la langue française n’a nul besoin de revêtir l’élégance du français soutenu pour créer des œuvres à la fois remarquables, accessibles et riches.

PHOTO: ÉDITIONS SOMME TOUTE

La langue rapaillée. Combattre l’insécurité linguistique des Québécois Anne-Marie Beaudoin-Bégin Somme toute Montréal, 2015, 120 pages


18 arts et spectacles

8 au 21 septembre 2015

LA PETITE TÉNÉBREUSE

L’attaque d’une nation 11 septembre 2001

MICHÈLE ROBITAILLE Chroniqueuse

Où étiez-vous le 11 septembre 2001 à 8h46? Quoi? Pas de «bonne rentrée» ni de «bon retour»? Eh bien non. Je commence cette nouvelle année en force et vous demande de vous creuser les méninges en reculant 14 ans en arrière. Plusieurs d’entre vous n’étaient probablement que de jeunes enfants lorsque les attentats sur le World Trade Center à New York sont survenus, cependant, du haut de mon âge vénérable, j’étais assise à l’école secondaire de l’Érablière, à SaintFélix-de-Valois, en secondaire quatre, en classe d’histoire, à côté de mon amie Marie-Pier… Je ne comprenais pas trop ce qui venait d’arriver, mais je me souviens du climat de panique qui régnait à l’intérieur de l’école. Il n’y avait pas vraiment moyen d’avoir des explications complètes, évidemment les téléphones intelligents en 2001, ça n’existait pas! Je ne connaissais même pas le World Trade Center. Tout ce que j’en connaissais, c’était un épisode des Simpson où Homer buvait trop de jus de crabe et devait aller se soulager au sommet d’une des tours, dans la seule salle de bain fonctionnelle. À 15 ans, j’avais d’autres préoccupations, comme potiner, bouder mes amies pour des peccadilles et écrire des lettres soigneusement pliées… Mais l’anxieuse que je suis était tout de même très inquiète de notre sort prochain… Était-ce la Troisième Guerre mondiale? Allions-nous devoir nous enrôler pour combattre vers le MoyenOrient? Ces questions semblent peut-être futiles aujourd’hui, mais à l’époque, elles étaient bien d’actualité.

Les attentats Le matin du 11 septembre 2001, quatre avions de la compagnie American Airlines ont été détournés par des terroristes liés au groupe Al-Qaïda. Deux sont allés s’écraser sur les tours jumelles, un avion s’écrasa sur le Pentagone et le dernier alla s’écraser dans un champ en Pennsylvanie, les passagers ayant pris le contrôle sur les terroristes. Cet avion était destiné à s’écraser sur la capitale, Washington D.C. Les États-Unis étaient attaqués. La dernière attaque directe sur le territoire américain remontait à l’attentat de Pearl Harbor, en 1941. Attentat qui allait entrainer les ÉtatsUnis dans la Seconde Guerre mondiale. Comme Franklin Delano Roosevelt l’avait fait en 1941, le Président Georges W. Bush prononça son fameux discours où il disait qu’il fallait prendre un camp: «Vous êtes avec ou contre nous».

L’après 11 septembre À New York, la catastrophe prend de l’ampleur vu le nombre de victimes – environ 3000 – et l’effondrement des tours jumelles. Une vague de solidarité assez impressionnante viendra toucher la Grosse Pomme, alors que des milliers de bénévoles iront aider à retrouver les victimes parmi les débris. Plusieurs ne furent jamais retrouvés. Beaucoup de médecins, infirmiers, et autres travailleurs

canadiens de la santé allèrent donner un coup de pouce aux autorités locales. J’ai un peu compris à quel point il s’agissait d’une catastrophe sans précédent, lorsque mon père, alors infirmier retraité depuis quatre ans, nous mentionna qu’il avait envie d’aller aider. La ville se releva petit à petit. Le ménage fut long, très long. En novembre 2007, soit presque exactement six ans après les attentats, j’ai eu la chance d’aller à New York. Je suis allée voir ce qui restait de l’attentat. Il faut comprendre que le World Trade Center était situé dans le bas de la ville, près de Wall Street, où les gratte-ciels sont collés les uns sur les autres et où le ciel n’est presque pas visible. En 2007, les débris étaient encore bien visibles et présents. Un amas de métal, de fer tordu, de morceaux de béton enchevêtrés les uns sur les autres. À ce moment, j’ai réalisé à quel point cela avait dû sembler être l’apocalypse, littéralement, pour les New-Yorkais. Le sentiment est difficile à décrire, si on ne connait pas la ville de New York. En voyant les restes des tours, j’ai compris le chaos qui régnait à l’époque. J’ai compris ce que l’adolescente de 15 ans ne comprenait pas dans les yeux remplis de détresse de sa professeure d’histoire, chère Sylvie.

Le matin du 11 septembre 2001, quatre avions de la compagnie American Airlines furent détournés par des terroristes liés au groupe Al-Qaïda. Deux allèrent s’écraser sur les tours jumelles, un avion s’écrasa sur le Pentagone et le dernier alla s’écraser dans un champ en Pennsylvanie, les passagers ayant pris le contrôle sur les terroristes. Puis, je suis retournée en 2009 et en 2012. Déjà, on commençait à vouloir exploiter la situation de façon touristique. Le temps apaise tout, semble-t-il... Cependant, comme je le mentionnais lors d’une chronique précédente, les Américains ont un don pour la commémoration. Et en voyant le Mémorial, en décembre 2014 (oui, j’aime bien visiter New York!), j’ai senti un apaisement. Le Mémorial en question est simple et rend hommage à toutes les victimes des attentats. Leurs noms sont inscrits sur deux énormes carrés de pierre entourant l’ancien emplacement des tours. Des chutes d’eau s’y déversent. Je dois l’avouer, c’est beau et bien fait. Alors, où étiez-vous le 11 septembre 2001 à 8h46? Et, au fait: bonne rentrée 2015 à tous! Je suis plus que contente de vous retrouver, chers lecteurs! PHOTO : MICHÈLE ROBITAILLE, 2014

Mémorial du 11 septembre.

INSTALLATION D’ISABELLE CLERMONT À LA MAISON ROCHELEAU

Une performance de «dévernissage» saisissante

PHOTO: STÉPHANE BÉLANGER

Isabelle Clermont durant sa performance en collaboration avec Monique Juteau. Micro à la bouche et hautparleur autour du cou, l’artiste créait des effets sonores saisissants.

La Maison Rocheleau accueillait cet été une installation d’art contemporain de l’artiste Isabelle Clermont. Cette installation, La polyphonie de sens II, se trouve à être la deuxième partie de l’exposition La polyphonie des sens qui avait débuté au Manoir Boucher de Niverville au printemps dernier. L’exposition s’est tenue du 22 juin au 7 septembre 2015. Isabelle Clermont est une artiste multidisciplinaire originaire de Trois-Rivières. Toujours enivrée par sa passion pour l’art, l’artiste ne semble jamais manquer de projets et de nouvelles idées. Le 27 aout dernier, elle invitait les gens à assister, selon ses propres termes, à un «dévernissage». Quelques jours avant la fin de l’exposition, les gens ont pu non seulement voir l’installation, mais assister à une performance haute en couleur.

La performance Intitulé Duo pour escalier, l’évènement en collaboration avec Monique Juteau est décrit par l’artiste comme étant «un évènement performatif de 666 marches qui penche du côté des gestes et des mots». Le duo formé par les deux femmes se qualifie d’incroyable, réunissant les univers différents de chacune dans une parfaite complémentarité. Cette démonstration mettait en valeur les talents de conteuse de Monique Juteau et de performatrice d’Isabelle Clermont. Cette performance a permis aussi à Isabelle Clermont d’exploiter l’un de ses plus grands talents : la multidisciplinarité. Devant une Maison Rocheleau bondée de curieux, Isabelle s’est livrée à des chorégraphies senties, jouant autant avec le son qu’avec l’image. Tous les sens étaient stimulés dans cette présentation participative et immersive. Des clochettes ont même été données aux invités qui devaient, au moment venu, participer à la musicalité de la performance. À l’aide d’un micro et d’un hautparleur attaché à son cou, Isabelle Clermont a réalisé l’un des moments marquants de cette performance. Le petit micro à l’intérieur de sa bouche, l’artiste créait des effets sonores dignes des grands fonds marins. D’une simplicité de réalisation désarmante, le procédé a permis de livrer un résultat saisissant, d’une émotion profonde et d’une intensité difficilement qualifiable. Isabelle Clermont a parlé de cette performance comme étant une offrande permettant au public d’ouvrir leur intérieur et de se laisser emporter. Une offrande qui a été reçue à bras ouverts par les personnes présentes, visiblement charmées par la performance

qui sort un peu de la facture habituelle de l’artiste. On y retrouvait cette fois avec un grand plaisir une Isabelle Clermont très ludique.

L’exposition Tout comme pour la première partie de l’exposition, Polyphonie des sens II a su prendre place dans un lieu charmant qui en lui-même offre beaucoup à l’œuvre. Utilisant sculpture, encre, estampes numériques et effets sonores, l’installation est saisissante au premier regard. Le jeu entre le lieu et l’œuvre se fait bien sentir.

Le duo formé par les deux femmes se qualifie d’incroyable, réunissant les univers différents de chacune dans une parfaite complémentarité. Fidèle à elle-même, l’artiste offre avec son installation un univers en soi, fascinant et enivrant. Avec l’aide de Denis Dion, Isabelle Clermont a fait l’enregistrement d’une trame sonore saisissante. Un banc de piano en bois retouché par l’artiste permet de s’assoir face à l’installation, d’écouter cette trame sonore et de s’en laisser imprégner. Le cœur de cette installation réside en cette centaine de notes de piano étendues sur le sol et disposées de manière méticuleuse. Toutes les notes ont été travaillées, marquées par des élans poétiques provenant d’Isabelle Clermont elle-même, mais aussi de Marie-Josée Ayotte et de Mathieu Croisetière. Ces pièces de piano peuvent être achetées au cout de 10$ chacune, ce qui permet de rapporter une partie de l’œuvre chez soi. (N.T.) PHOTO: STÉPHANE BÉLANGER

Trois œuvres picturales suspendues prenaient part à l’exposition en plus de l’installation in situ au sol. Celles-ci donnaient couleur et grandeur à l’exposition.


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SPORTS CHEERLEADING

Une nouvelle année pour les Patriotes volonté d’apprendre et une forme physique très raisonnable.

CHLOÉ LABREVEUX Sports

La nouvelle année universitaire commence et les différentes équipes de Patriotes s’affairent déjà à trouver les nouvelles recrues qui leur permettront de performer au mieux tout au long de la prochaine saison. L’équipe de cheerleading ne déroge pas à la règle: après une année de compétitions s’étant terminée en beauté, les entraîneurs mesurent l’importance de choisir de bons éléments. La pratique du cheerleading à l’Université du Québec à Trois-Rivières comprend une à trois pratiques par semaine, «c’est un sport qui mêle la gymnastique, les acrobaties et la danse», précise Paméla Caron, l’une des entraîneuses de l’équipe. Ces différentes raisons sont celles pour lesquelles les qualités requises pour intégrer l’équipe sont la

PHOTO: PATRIOTES UQTR

De la détermination Plusieurs objectifs animent alors l’équipe cette année. Le premier est de terminer premier au moins une fois au cours de la saison. Le second est de terminer sur le podium à chaque compétition. Notons que l’an dernier, les Pats sont montés sur le podium lors de quatre compétitions sur les cinq annuelles. Enfin, le dernier est d’effectuer chaque run sans aucune déduction. Ces objectifs ne pourront cependant être atteints sans efforts, comme le mentionne Paméla, «il est difficile dans une petite ville comme Trois-Rivières de trouver de très bons athlètes». De plus, «les autres équipes ont déjà effectué leurs sélections et ont donc déjà commencé les entraînements». Elle et les autres entraîneurs comptent cependant sur le grand esprit d’équipe des Pats pour performer au mieux et s’améliorer, d’autant plus qu’une grande partie des athlètes de l’an passé demeurent dans l’équipe cette année. Un ajustement aura cependant lieu du côté des coachs: à Chloé de Haerne, Olivier Lasnier et Paméla Caron s’ajoute Dominique

L’équipe au complet lors des derniers championnats provinciaux. Riendeau, ancien athlète, à titre d’entraîneur de gymnastique.

Une équipe qui monte Comme l’indique Paméla, «l’an passé a été l’une de nos plus belles saison, il y a beaucoup de pression cette année pour continuer sur le même chemin». En effet, durant plusieurs années, l’Université du Québec à Montréal, l’Université de Montréal et l’Université Laval demeuraient les meilleurs. Cependant, contre

toute attente, à la dernière compétition de la saison dernière qui fût les championnats provinciaux, les Patriotes de l’UQTR ont terminé deuxièmes à 0,05 points de la victoire. Les Pats deviennent ainsi l’équipe à craindre. Paméla précise également que «nos résultats de l’an passé nous ont permis d’acquérir le respect des autres équipes, on espère que ça va encourager certains étudiants de l’université à faire partie de l’équipe». Notons que les sélections auront lieu les 14 et 16 septembre.

24E SALON DES VINS, BIÈRES ET SPIRITUEUX DE TROIS-RIVIÈRES

Un salon des vins 2.0 Encore une fois cette année, l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et la Société des alcools du Québec (SAQ) tiendront leur traditionnel Salon des vins, bières et spiritueux. La soirée présentée sous la coprésidence d’honneur de Daniel Milot, directeur général de la Fondation de l’UQTR, et de Yves Desmarais, bâtisseur du Salon des vins, se tiendra le 25 septembre prochain au Centre d’activité physique et sportive (CAPS) Léopold-Gagnon dès 16h30. Considéré par la plupart comme l’événement à des pas manquer à l’automne, la 24e édition promet d’être plus intéressante que jamais. Malgré les succès que ce rassemblement amène année après année auprès des quelques 1400 visiteurs qui participent à cet incontournable, le Salon des vins, bières et spiritueux des Trois-Rivières a visé encore plus haut cette année pour tenter d’offrir aux curieux une soirée hors du commun. Malgré tous les commentaires positifs des dernières années, plusieurs petits points ont joué contre les organisateurs, qui ont bien voulu les régler en 2015. Il y aura d’abord la présence du «food truck» Au Pied de Cochon qui permettra aux gens de manger sur place plusieurs mets typiques de la maison. Il s’agit d’une belle acquisition pour le comité organisateur, puisqu’ils ne verront pas quitter ceux qui souhaitent manger un repas complet. «Lors des dernières années, malgré la présence de plusieurs bouchées sur place, les gens quittaient pour aller manger. Cette année, les gens pourront s’alimenter sur place, en plus de continuer à déguster

une multitude de produits», affirme Daniel Goyette, coordonateur de l’activité. Le salon fermait ses portes aux alentours de 21h lors des éditions précédentes. Les choses seront différentes cette année puisqu’un après-salon Cocktails et mixologie, présenté par Jack Daniel’s, sera offert à ceux qui souhaitent étirer la soirée le temps de quelques heures et découvrir les facettes de la mixologie dans une ambiance des plus chaleureuses.

Activité Veuve Clicquot et gastronomie Outre les nouveautés présentées plus haut, il y aura également l’activité Veuve Clicquot et gastronomie, présentée par la célèbre maison de champagne. Tout ceux qui souhaitent s’y inscrire, au coût d’un billet de 100$, auront la chance de goûter à de somptueux champagnes accompagnés de canapés. Le coût de ce billet comprend également l’entrée ainsi que toutes les autres activités sur le site durant la soirée.

Tolérance zéro! Encore une fois cette année, la Fondation Katherine Beaulieu sera présente au CAPS pour sensibiliser les gens à la conduite avec les facultés affaiblies. Tout comme elle l’a fait l’année dernière, elle offrira aux participants des alcotests pour ceux qui pensent être en mesure de retourner sagement à la maison. À tout cela s’ajoute bien sûr un service de raccompagnement pour ceux qui auront su profiter pleinement de ce rendez-vous annuel. À noter que les billets sont présentement en prévente en ligne pour la somme de 20$. Tous les profits seront distribués à la Fondation Katherine Beaulieu ainsi qu’au Fond des Patriotes. (L.-P.C.)


SPORTS 21

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NOUVELLE ENTRAÎNEUSE-CHEF POUR L’ÉQUIPE DE VOLLEYBALL FÉMININE

Girouard s’amène aux commandes LOUISPHILIPPE CARBONNEAU Sports

C’était un secret de polichinelle, le Service de l’activité physique et sportive (SAPS) de l’UQTR a annoncé, le 25 août dernier, la promotion de Marie-Ève Girouard à titre d’entraîneuse-chef de l’équipe de volleyball féminine des Patriotes. Celle-qui agissait en tant qu’adjointe lors des deux dernières campagne aura donc le mandat de ramener l’Université de Québec à Trois-Rivières (UQTR) au sommet de la ligue universitaire division 2. Le choix était logique, détentrice d’un baccalauréat en enseignement de l’éducation physique et de la santé à l’UQTR Girouard a remporté deux championnats de 2010 et 2013 avec les Pats en tant que joueuse et un troisième comme assistante aux

côtés d’Étienne Lefebvre en 2014. En plus d’avoir côtoyé les joueuses lors des deux dernières saisons, le nouveau pilote des trifluviennes a dirigé l’école secondaire Des Pionniers ainsi que l’équipe espoir de l’Attaque de la Mauricie. Selon Pierre Clermont, coordonateur du sport d’excellence, elle a toutes les qualités requises pour remplir cette commande.

«Marie-Ève possède tout le potentiel pour diriger cette équipe».

–Pierre Clermont, coordonnateur du sport d’excellence à l’UQTR

«Marie-Ève possède tout le potentiel pour diriger cette équipe. Sa rigueur, sa détermination et son adhésion aux valeurs du sport universitaire soutenues par une grande passion pour le volleyball nous ont convaincus de lui offrir le poste d’entraîneuse-chef des Patriotes.»

Une motivatrice hors pair

Girouard, qui a toujours été présente dans la

GRAND DÉFI PIERRE LAVOIE

Un élan de solidarité de la part des étudiants en médecine podiatrique Le Grand défi Pierre Lavoie est une initiative qui a pour but de cibler les jeunes sédentaires et de les amener à changer leurs habitudes de vie par la pratique de la course à pied. Pour ce faire, chaque école participant à l’événement doit former une équipe d’environ 40 jeunes qui devront se relayer toute une fin de semaine afin de parcourir en courant la distance entre Québec et Montréal. Une année durant, les jeunes s’entraînent et améliorent leur condition physique pour relever ce défi ayant eu lieu au courant du mois de mai. Comme le précise Chloé Picard-Lalonde, présidente de l’Association des étudiants en médecine podiatrique, «la course à pied est un sport dont la pratique mène souvent à de nombreuses blessures au niveau des membres inférieurs». De plus, «les nouveaux coureurs sont particulièrement à risque puisqu’ils ont tendance à augmenter l’intensité de leurs entraînements alors que leur corps n’est pas encore habitué à subir le stress généré par la course. Les blessures peuvent alors les

PHOTO: PATRIOTES UQTR

décourager au point d’abandonner la pratique de leur nouveau sport». Enfin, «les podiatres sont des professionnels de santé parfaitement compétents pour soigner et réduire les inconforts dus aux pathologies causées par la course».

Des soins offerts généreusement Ce sont donc pour toutes ces raisons que, lors du dernier Défi, les étudiants en médecine podiatrique ont décidé de s’impliquer en offrant des soins gratuitement à tout coureur le nécessitant et ce, tout au long du trajet. Les athlètes ont donc eu la chance de «se faire panser leurs ampoules et «tapper» leurs fascites plantaires ou leurs périostites afin de pouvoir poursuivre la course», selon Chloé Picard-Lalonde. Des podiatres se sont également portés volontaires pour superviser les étudiants et plusieurs compagnies ont généreusement offert de fournir le matériel médical nécessaire. Cette initiative emplie de solidarité et d’altruisme aura très certainement permis d’améliorer l’expérience des jeunes au Grand défi Pierre Lavoie. (C.L.)

PHOTO: COURTOISIE

Les étudiants en médecine podiatrique de l’UQTR ont donné des soins bénévolement.

Entraîneuse adjointe d’Étienne Lefebvre pendant deux saisons, c’est Marie-Ève Girouard qui aura la tâche de ramener les Patriotes au sommet de la division 2 de volleyball universitaire. sphère du volleyball est décrite comme étant une passionnée de son sport. Mais un autre qualificatif revient souvent lorsqu’on parle d’elle: motivation. Chanelle Larocque qui l’a cotôyée pendant deux ans alors qu’elle s’alignait avec l’équipe, affirme que Girouard sait tirer le meilleur des joueuses. «Elle amenait beaucoup d’énergie. Elle était très motivante lorsqu’elle s’adressait aux filles et nous

donnait envie de nous dépasser. Je suis certaine qu’elle connaîtra du succès.» Girouard succédera donc à Étienne Lefebvre qui a connu beaucoup de succès au cours de son passage avec les Patriotes. Celui-ci a gagné trois fois le championnat en 2011, 2013 et 2014 en plus d’être nommé entraîneur de l’année du RSEQ en 2013 et 2014.


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SOCCER UNIVERSITAIRE FÉMININ ET MASCULIN

«On vise le championnat» - Roch Goyette Après une saison intérieure pendant laquelle la formation masculine aura terminé au premier rang de la saison régulière, l’entraîneur-chef Roch Goyette n’entend pas diminuer ses attentes envers son équipe pour la saison à venir. «Mes attentes resteront toujours les mêmes : gagner le championnat et assurer le développement des athlètes. De plus, une grande tâche que nous avons cette année est d’intégrer les nombreuses recrues de qualité dans notre structure», fait valoir le pilote. Tel qu’il l’avait mentionné lors de l’élimination de sa formation aux dépens du Rouge et Or de l’Université Laval en demi-finale des séries éliminatoires la session dernière, Goyette a été agressif dans son recrutement afin d’aligner la meilleure équipe possible pour cette saison. «Effectivement, nous sommes allés chercher beaucoup de recrues de grande qualité et ce, à tous les postes, ce qui me compliquera la tâche au moment de sélectionner 18 joueurs pour le match de vendredi, et un onze partant, mais qui me permettra de varier mes alignements face à l’adversaire du week-end», soutient Goyette, qui se dit bien heureux de pouvoir compter sur le retour de son meilleur buteur de la dernière saison, Michel Carbonneau, et

de Maxime Cormier. Après deux rencontres face à des formations universitaires américaines (Merimack University et Bentley University) et deux autres contre des équipes collégiales AAA du Québec (Garneau et Montmorency), le onze trifluvien a conclu son calendrier préparatoire contre les champions des Maritimes l’an dernier, les Varsity Reds de UNB, match remporté par l’UQTR par la marque de 1-0.

«Nous sommes allés chercher beaucoup de recrues de grande qualité et ce, à tous les postes.» — Roch Goyette

qui sont capables de garder possession du ballon et offensivement, elles sont plus menaçantes», relate-t-il. «Il y aura beaucoup de visages cette année. La moitié de l’effectif est composé de recrues. Plusieurs joueuses nous ont quittées l’année passée, dont la capitaine et gardienne Gabrielle Lambert, mais aussi la milieu de terrain Sabrina Bernier notamment», explique Tapsoba. À noter toutefois le retour d’Annabelle Côté dans les buts, elle qui avait fait partie de l’équipe il y a deux ans. À l’instar de leurs collègues masculins, les filles ont également vaincu les Varsity Red de UNB au compte de 3-0, ce qui est très encourageant pour les prochaines semaines.

Beaucoup de nouveaux visages chez les filles

Direction Sherbrooke pour le début de la saison

Du côté féminin, c’est majoritairement l’offensive qui a fait défaut la saison dernière, alors que les Patriotes n’avaient réussi à marquer qu’un seul but en cinq rencontres de saison régulière. Pour l’entraîneur-chef Ghislain Tapsoba, ce sera assurément un aspect à améliorer cette saison s’il désire que son équipe puisse remplir les attentes qu’il s’est fixé, soit de participer aux séries éliminatoires. «C’est surtout dans l’animation du jeu que la différence se fera. Nous possédons des joueuses

Autant du côté masculin que féminin, le premier match de la saison aura lieu le vendredi 11 septembre face au Vert et Or de l’Université de Sherbrooke. «Je m’attends à jouer contre une équipe qui possède beaucoup de «punch» offensif et une structure défensive très hermétique. L’objectif reste néanmoins toujours le même, soit de gagner lors du match d’ouverture pour entrer dans le championnat en tête dès le premier week-end», a confié Goyette.

FORMULE SAE UQTR

PHOTO: PATRIOTES UQTR

Roch Goyette pourra compter sur le retour de son meilleur buteur lors de la dernière saison, Michel Carbonneau. L’entraîneur de la formation féminine s’est également dit confiant à l’aube de ce premier match. «Le début de saison est important et nous devrons aller chercher le maximum de points lors de notre premier weekend. Nous y allons pour prendre 3 points.» (É.D.)

DÉBUT DU CAMP D’ENTRAÎNEMENT DE LACROSSE

L’équipe au Grand Prix de Trois-Rivières

«On peut penser au premier rang»

Les étudiants en ingénierie de l’Université du Québec à Trois-Rivières ont défendu leurs bolides à la fin aout, lors du Grand Prix de Trois-Rivières (GP3R). Créée en 1981, Formule SAE est l’une des plus importantes compétitions d’ingénierie étudiante au monde. Cette présence des universitaires au GP3R a permis de promouvoir leur génie devant les amateurs de courses automobiles et de vanter également les mérites de l’École d’ingénierie de l’UQTR.

Aussitôt la session d’automne entamée, les joueurs de lacrosse de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) devront se remettre au travail à l’occasion de camp d’entraînement de l’équipe. C’est donc la semaine prochaine que la troupe de Serge Lafleur, composée principalement de vétérans, foulera la surface synthétique du Centre d’activité physique et sportive (CAPS) en préparation de sa prochaine saison qui débutera le 19 septembre prochain.

Les étudiants du campus trifluvien ont brillé lors de la Compétition internationale de Formule SAE (Society of Automotive Engineers) qui avait lieu en mai dernier sur le Michigan International Speedway, près de Détroit. En effet, ces derniers sont arrivés 21es au rang mondial sur 110 équipes. Depuis 1994, une vingtaine d’étudiants de l’UQTR, provenant de plusieurs programmes,

participent à cette compétition universitaire annuelle. Ces derniers doivent concevoir un véhicule monoplace en sa totalité. Ils se doivent alors d’allier la performance avec la technologie et l’élégance tout en restant le plus économique possible. Ce projet permet d’appliquer dans la réalité la théorie apprise en classe et d’affronter des défis.

Le soutien fondamental des professeurs Le groupe peut compter sur l’encadrement des professeurs pour cette compétition, la plus importante dans ce domaine en Amérique du Nord. D’ailleurs, le directeur de l’École d’ingénierie de l’UQTR rappelle que «les professeurs impliqués dans les projets de courses en Formule SAE et en Mini Baja SAE font un excellent travail d’encadrement, ce qui est fortement apprécié par nos étudiants». Ce genre de compétition nécessite aussi beaucoup d’organisation et de préparation afin d’être prêt le jour des évènements.

Les trifluviens nous ont habitués à de bons résultats au cours des dernières années, et l’édition 2015-2016 ne devrait pas y faire exception. Pas moins de douze vétérans seront de retour lors du match inaugural, sans compter la venue de cinq nouveaux joueurs très prometteurs. Le camp de sélection tenu l’hiver dernier aura donc été très bénéfique pour l’entraîneur-chef de l’équipe, qui a ajouté plusieurs atouts à sa formation. «Nous avons recruté deux joueurs de hockey de la Ligue nord-américaine de hockey en François Lacerte et Julien Houle. Les autres sont également de très bons athlètes et même si ils n’ont pas beaucoup d’expérience au lacrosse, leur capacité d’adaptation est impressionnante», soutient Lafleur.

sera un sérieux candidat aux grands honneurs cette année, eux qui jouissent d’un très gros bassin de joueurs. Toutefois, il mentionne que son club n’est pas en reste, loin de là. «Montréal devraient nous donner beaucoup de fil à retordre eux qui auront sans doute un très bon alignement. Mais nous serons également très dangereux, on peut penser au premier rang nous aussi!» Nous aurons donc la chance de voir à l’œuvre les représentants des Patriotes dans un peu plus d’une semaine alors que s’amorcera le premier tournoi de la saison. Pour ce premier rendez-vous, c’est Chicoutimi qui sera l’hôte de la compétition. PHOTO: UQTR LACROSSE

Tous les éléments sont là

PHOTO: ENTÊTE UQTR

Les étudiants de l’UQTR sont arrivés 21e au rang mondial sur 110 équipes à la compétition de mai.

Même si la ligue ne comprend que quatre équipes, soit Chicoutimi (UQAC), Montréal (UdeM) et Sherbrooke (UdeS), Lafleur croit que ses joueurs devront trimer dur s’ils souhaitent terminer en tête du classement général. L’Université de Montréal

L’heure est aux préparations pour la troupe de Serge Lafleur en vue du match inaugural du 19 septembre.


SPORTS 23

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UNE PRÉPARATION DE L’AUTRE CÔTÉ DE L’ATLANTIQUE

Des recrues à surveiller chez les Patriotes ÉTIENNE DUBOIS Sports

Même si les Patriotes de l’UQTR sont parvenus à prendre le quatrième rang au pays lors du plus récent championnat canadien disputé à Halifax, détrompez-vous si vous croyez qu’ils ne viseront pas aussi haut, sinon plus, encore cette saison. Malgré le départ d’excellents vétérans, tels que Tommy Tremblay, Billy Lacasse et Guillaume Nadeau, les nouvelles acquisitions de qualité effectuées par Marc-Étienne Hubert et toute son équipe depuis l’année dernière feront des Pats encore une fois une équipe à battre au pays lors de la campagne à venir. «Nous sommes plus jeunes, ça c’est certain. Même si nous avons perdu plusieurs vétérans qui

ont joué quatre saisons avec nous, nous avons rentré beaucoup de talent, de vitesse et de fougue. Il va falloir laisser le temps à la chimie s’installer dans l’équipe et on va regarder notre équipe progresser en travaillant fort. Tant que je serai en place, mon objectif sera et restera de terminer le plus haut possible au classement», a affirmé Hubert, qui en sera à sa troisième saison derrière le banc des Patriotes.

«Même si nous avons perdu plusieurs vétérans qui ont joué quatre saisons avec nous, nous avons rentré beaucoup de talent, de vitesse et de fougue.» — Marc-Étienne Hubert

En plus de Philippe Lefebvre, qui était dans le giron des Patriotes la saison dernière sans toutefois pouvoir disputer un match, les attaquants Mathieu Lemay, Pierre-Maxime Poudrier, Simon Tremblay et Olivier Caouette, ainsi que les défenseurs Alexandre

PHOTO: PATRIOTES UQTR

PHOTO: ENTÊTE UQTR

C’est Martin Lefebvre qui portera le «C» cette saison. Il sera secondé par Marc-Olivier Mimar, Tommy Giroux, Philippe Lefebvre et Pierre-Olivier Morin. Leclerc et Charles-David Beaudoin se sont joints au groupe. Pour sa part, le gardien Sébastien Auger n’est pas encore certain d’être un Patriote cette saison, puisqu’il a reçu une invitation pour participer à un camp de la Ligue Américaine de Hockey (LAH). S’il parvient à se tailler un poste, son entraîneur Marc-Étienne Hubert devra donc trouver un autre gardien pour seconder Francis Desrosiers. L’entraîneur a d’ailleurs avoué être sur ce dossier à temps plein depuis quelques jours.

Expérience enrichissante en France Pour la deuxième fois en autant d’années, les Patriotes se sont rendus de l’autre côté de l’océan Atlantique afin d’affronter des équipes professionnelles européennes dans le cadre de la Coupe Napoléon, avec l’objectif de se préparer à la saison qui approche à grands pas. Au terme des trois rencontres de la compétition, les Pats ont affiché un dossier d’une victoire et deux revers, grâce à un gain de 6-1 aux dépens des Trappers de Tilburg, combiné à des défaites de 7-5 et 3-2 face aux Gothiques d’Amiens et le Anglet Hormadi

Élite, respectivement. «Nous avons très bien joué tout au long de la compétition. Il ne faut pas analyser notre résultat simplement en terme de niveau des victoires et des défaites, mais surtout en terme de richesse d’expérience que nous avons pu vivre là-bas», analysait Hubert. «Les joueurs se sont très bien comportés autant sur la glace qu’à l’extérieur, et notre équipe a été très appréciée puisque les gars ont démontré beaucoup de classe. Ça permet à nos joueurs de laisser une très belle carte de visite aux équipes professionnelles là-bas, et le programme des Patriotes a très bien paru également», a-t-il poursuivi. Le premier match préparatoire des Patriotes aura lieu le samedi 12 septembre, alors que les Pats visiteront pour l’occasion leurs rivaux de toujours, les Redmen de McGill, sur le coup de 17h. Notons également qu’un match préparatoire est prévu entre le Blizzard de Trois-Rivières de la Ligue Nord-Américaine de Hockey (LNAH), et les Patriotes, le mercredi 30 septembre à compter de 19h30 au Colisée de Trois-Rivières.

DÉBUT DE LA SAISON UNIVERSITAIRE DE GOLF

Un départ prometteur pour les Patriotes La recrue des Patriotes de l’UQTR, Anthony Demers, a réussi sa rentrée dans le circuit universitaire québécois avec brio, concluant le premier tournoi de la saison au troisième rang, grâce à des rondes de 72 et 70. «Anthony (Demers), c’est un homme rempli de talent, mais surtout, rempli de confiance. S’il avait calé ses petits roulés de cinq pieds et moins aux 9e, 10e et 11e trous de sa première ronde, il aurait été -6 après 11 trous. C’est une machine à birdie, et on a quelque chose de solide avec lui», confiait l’entraîneur Pascal Garneau au sujet de sa verte recrue. Malheureusement pour Demers, ses deux doubles bogeys commis lors du neuf de retour l’auront finalement ramené à la normale après 18 trous. Néanmoins, trois oiselets lors des six derniers trous du deuxième parcours ont permis au golfeur d’Acton Vale de prendre le 3e échelon. Même si ce dernier est celui qui est ressorti du lot du côté des Pats, une solide performance de ses coéquipiers aura permis aux Patriotes de se classer au 4e rang sur les 11 universités participantes au terme du premier tournoi de la saison qui se

tenait sur les allées du club de golf Royal Québec, à Québec. C’est Carl Gélinas, grâce à des rondes de 78 et 71, qui a remis le deuxième meilleur résultat cumulatif pour la troupe de Pascal Garneau. Ses deux oiselets et un aigle lors des six derniers trous de sa ronde finale l’ont fait grimper jusqu’à la 16e position.

PHOTO: PATRIOTES UQTR

«Anthony (Demers), c’est un homme rempli de talent, mais surtout, rempli de confiance.» — Pascal Garneau

Parmi les autres résultats des Patriotes, notons également la performance de Mikaël Langlois (8075, +11, 34e position), de Jason MacKenzie (74-82, +12, 36e position), de François Mooijekind (76-81, +13, 39e position), et d’Alexandre Chayer (78-81, +15, 46e position). Pascal Garneau se disait ravi par la performance de ses joueurs, qui ont tous joué au moins une ronde sous les 80. «J’entame ma 10e année avec les Patriotes, et je suis convaincu que nous avons la meilleure équipe depuis que je suis là.»

Les golfeurs des Patriotes seront à surveiller cette saison, alors que tous les six ont réussi à jouer au moins une ronde sous les 80.

MacKenzie toujours à la tête Pour une deuxième année de suite, c’est Jason MacKenzie qui arbore le titre de capitaine de l’équipe, et l’honneur semble amplement mérité. «Jason, c’est un motivateur, un travaillant, une personne qui est non seulement respecté, aimé, mais aussi un peu admiré des jeunes, donc il remplit la tâche à merveille», révèle Garneau. Après une excellente première ronde de 74,

une malchance s’est abattue sur MacKenzie. «Dans le champ de pratique avant la deuxième ronde, Jason a brisé son «driver», et ça a modifié sa stratégie c’est bien évident, car il a utilisé son bois 3 sur les tertres de départ», a conclu l’entraîneur. Le prochain tournoi se tiendra les 12 et 13 septembre à Sherbrooke, sur le parcours du club de golf Milby. (É.D.)


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Zone campus 8 septembre 2015 (impression)  

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