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3 au 16 novembre 2015 Volume 11, numéro 5 24 pages Bimensuel gratuit

10 ANS!

ACTUALITÉS

UN JEUNE TRISOMIQUE INVITÉ À L’UQTR

Le professeur Martin Caouette du département de psychoéducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a invité un jeune homme français et trisomique dans son quotidien...

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ARTS ET SPECTACLES

LA MOUSTACHE À L’HONNEUR

Depuis quelques années déjà, Gambrinus s’implique dans la cause «Movember». Le «Movember» vise ramasser des fonds et faire avancer la cherche sur les maladies masculines...

le du à re-

BIG BRAVE AU CAFÉ FRIDA

L’UNDERGROUND À L’AVANT-PLAN

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SPORTS

FRANÇOIS PRATTE DANS LA COUR DES GRANDS

La soirée du 6 novembre prochain en sera une très spéciale pour un petit gars du coin. Après une carrière en boxe amateur d’un peu plus de 13 ans, le Trifluvien François Pratte disputera son...

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Par Alicia Lemieux, journaliste

À l’occasion de son tout premier spectacle, le nouveau Café Frida au centre-ville de Trois-Rivières accueillait en ses lieux, le 29 octobre dernier, le groupe Big Brave. C’est un local presque rempli d’une foule attendue pour voir le groupe performer. Une soirée haute en sonorités discordantes… intéressantes.

Des opportunités qui mènent loin

Atmosphère électrisante

Le groupe Big Brave est originaire de Montréal et s’inscrit dans le milieu musical depuis déjà 2012. Il lançait récemment son deuxième album Au de La déjà encensé par la critique et se méritant ainsi une place dans le célèbre New York Times. Revenu d’une brève tournée aux États-Unis en compagnie du groupe Goatsnake, il effectuait un bref arrêt à Trois-Rivières avant de se rendre au Royaume-Uni et en Europe pour une tournée de festivals et de spectacles.

Difficilement descriptible comme style musical, le groupe Big Brave se compose d’un batteur et de deux guitaristes. Ceux-ci exécutent une forme de dysfonctionnement entre leurs instruments déformant les sons et les interreliant sans trop de coordination. Les coups saccadés de la batterie, les glissements des cordes de la guitare et les poussées de voix...

À DÉTERMINER

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ACTUALITÉS

L’UQTR REND HOMMAGE À UN IMPORTANT DONATEUR ENSEIGNEMENT À L’UQTR

Le hall au pavillon Pierre-Boucher prend le nom de Hall Cogeco Bimensuel distribué à 3 000 exemplaires

Le professeur Martin Caouette du département de psychoéducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a invité un jeune homme français et trisomique dans son quotidien. Ce dernier, prénommé Robin, partagera le quotidien du professeur et de sa famille pour les six prochaines semaines. Le vendredi 23 octobre dernier il a pris parole lors d’un de ses cours.

sur le campus de l’UQTR et dans la région de Trois-Rivières. Pavillon Nérée-Beauchemin 3351, boulevard des Forges, Trois-Rivières (Québec), G9A 5H7 Téléphone: (819) 376-5184 poste 3 Publicité: (819) 376-5184 poste 1 Télécopieur: (819) 376-5239 Jean-Philippe Charbonneau | Directeur général dgcfou@uqtr.ca Alexandra Lemire | Rédactrice en chef redaction.zc@uqtr.ca Louis-Philippe Cantin | Rédacteur-adjoint et chroniqueur redaction.zc@uqtr.ca Laurence Gagné | Actualités laurence.gagne1@uqtr.ca Lucas Hubert | Actualités lucas.hubert@uqtr.ca Gwendoline Le Bomin | Actualités gwendoline.le.bomin@uqtr.ca Lysanne Marseille | Actualités lysanne.marseille@uqtr.ca Philippe Bourgoing Alarie | Arts et spectacles philippe.bourgoing.alarie@uqtr.ca Alicia Lemieux | Arts et spectacles alicia.lemieux@uqtr.ca Marie-Christine Perras | Arts et spectacles

PHOTO: DANIEL JALBERT

Louise St-Pierre, présidente et chef de la direction de Cogeco Câble Canada, Jean-Guy Paré, président du CA de la Fondation UQTR, Daniel Milot, directeur général de la Fondation UQTR et André G. Roy, recteur par intérim de l’UQTR.

À travers la nouvelle désignation du hall, l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et la Fondation de l’UQTR ont souhaité rendre hommage à l’entreprise Cogeco pour son remarquable engagement philanthropique envers la Fondation de l’UQTR.

marie-christine.perras@uqtr.ca Nadia Tranchemontagne | Arts et spectacles nadia.tranchemontagne@uqtr.ca Louis-Philippe Carbonneau | Sports louis-philippe.carbonneau@uqtr.ca Étienne Dubois | Sports etienne.dubois@uqtr.ca Chloé Labreveux | Sports chloe.labreveux@uqtr.ca Annabelle Deschênes-Gagné | Chroniqueuse annabelle.deschenes-gagne@uqtr.ca Sébastien F. Guertin | Éditorialiste sebastien.fguertin@uqtr.ca Kévin Gaudreault | Chroniqueur kevin.gaudreault@uqtr.ca Alexandre Laramée Zouéki | Illustrateur alexandre.laramee.zoueki@uqtr.ca Normand Leclerc | Chroniqueur normand_leclerc@hotmail.com Kristina Monfette-Fortin | Chroniqueur kristina.monfette-fortin@uqtr.ca

Un jeune trisomique dans des cours

Le «hall Cogeco», situé à l’entrée du Rectorat et de la salle du conseil d’administration, rappelle désormais le long soutien de l’entreprise à l’université. En effet, depuis la fin des années 80, Cogeco est un des principaux contributeurs financiers de la Fondation de l’UQTR. Cet appui a permis la réalisation de projets prioritaires de la Fondation, ainsi que la concrétisation d’activités reliées tout particulièrement aux technologies de l’information et de la communication. Le recteur par intérim de l’UQTR, M. André G. Roy, rappelle la longue fidélité de l’entreprise pour l’université: «L’histoire de l’UQTR est intimement liée à celle de Cogeco. Le fondateur de cette entreprise, M. Henri Audet, a participé activement à la mise sur pied de l’UQTR et fut le premier président du conseil d’administration de l’Université. Au fil des ans, ce partenariat ne s’est jamais démenti,

puisque Cogeco et ses dirigeants ont toujours eu à cœur le développement de l’UQTR».

Cérémonie d’hommage Lors de la cérémonie, célébrant la nouvelle désignation du hall, une plaque commémorative a été dévoilée, représentant le symbole de la reconnaissance de l’UQTR pour ce précieux soutien à la Fondation de l’université. De son côté, l’entreprise Cogeco est honorée par cet hommage. La présidente et chef de la direction de Cogeco Câble Canada, Mme Louise St-Pierre, partage sa fierté «de voir le nom de Cogeco associé à un établissement d’éducation de haut niveau, fortement enraciné dans son milieu». Elle rappelle aussi que «l’éducation a toujours représenté une valeur essentielle pour Cogeco. Suivant l’exemple du fondateur de l’entreprise, nous n’avons jamais hésité à nous engager tant sur le plan financier que sur le plan personnel pour promouvoir une éducation de qualité au sein même de la région qui a vu naître notre entreprise». Rappelons-nous que Pierre Boucher fût l’un des premiers gouverneurs de Trois-Rivières et qu’il fait donc partie intégrante du patrimoine historique de la région. (G.L.B.)

Né avec le syndrome de Down, autrement connu sous le nom trisomie 21, Robin a fait le voyage seul de la France au Québec. Le vendredi 23 octobre dernier, le jeune homme est venu parler de sa vie en France aux étudiants de M. Caouette. Robin, qui n’arrive pas toujours à expliquer clairement ce qu’il veut dire, a tout de même un talent avec le public. L’invité habite normalement seul dans son appartement et se fait à manger lui-même. Il raconte à son auditoire sa routine habituelle. Par la venue du jeune homme, le professeur Caouette veut «faire la démonstration que Robin [est] quelqu’un qui a pleinement sa place dans la société».

L’autodétermination incarnée Par sa venue Robin a soulevé un sujet qui est assez tabou dans notre société. Ce dernier, qui en a étonné plusieurs, est un modèle d’autodétermination selon Martin Caouette. Le professeur croit d’ailleurs qu’il est important de faire davantage de recherches avec des personnes affligées de déficiences intellectuelles : «On fait beaucoup de recherche pour les personnes qui ont une déficience intellectuelle. Il faut aussi faire une recherche avec ces personnes». «J’ai envie d’aider les personnes qui sont comme moi», Robin a-t-il confié à son auditoire. Ce dernier qui sait mettre un sourire aux lèvres de plusieurs pendant sa conférence, a déjà participé à un commercial de sensibilisation à la trisomie et s’apprête à devenir narrateur d’un livre pour enfant portant sur la trisomie. On lui lève notre chapeau. (L.M.)

Simon Murphy-Gauthier | Collaborateur simon.murphy-gauthier@uqtr.ca@uqtr.ca

Has been, ou comment avoir envie d’oublier?

Marie-Odile Richard | Chroniqueuse marie-odile.richard@uqtr.ca Michèle Robitaille | Chroniqueuse michele.robitaille@uqtr.ca Jean-François Veilleux | Chroniqueur et correcteur jean-francois.veilleux@uqtr.ca

LE MOT DE LA RÉDACTION

Tanya Beaudin | Partenariats dpcfou@uqtr.ca Mathieu Plante | Infographe et webmestre montagezc@gmail.com Camille Durand-Plourde | Correctrice camille.durand-plourde@uqtr.ca Photo de la une | Izabelle Dallaire

LOUISPHILIPPE CANTIN

Rédacteur-adjoint

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

SOMMAIRE ACTUALITÉS 2-8 LOISIRS 9 SOCIÉTÉ 10-11 ARTS ET SPECTACLES 12-19 SPORTS 20-23

Il est ici difficile de ne pas recouper les idées qui se présentent à l’intérieur de ma chronique lorsque vient le temps de vous parler en tant que rédacteur. Cependant, j’ose croire que cette tribune offre une liberté qui me permet de varier et d’exposer un ou quelques sujets qui m’auront fait réfléchir au cours des dernières semaines. Dans le dernier mot de la rédaction, il y a de ça déjà un mois, je vous parlais de ces artistes, autant comédiens, musiciens que peintres, qui se veulent sacralisés par leur public. Certaines figures culturelles, prenons Jean Leloup, ne cesseront presque

jamais de se renouveler et du même coup, de renouveler leur public. Certes, ce genre de perle se fait rare. Certains héros d’un temps déboulent rapidement au titre de zéros lorsque les générations s’écoulent. C’est ici ce dont j’aimerais vous parler. Qu’arrive-t-il lorsqu’un artiste passe du statut d’idole à un certain moment de sa carrière puis sombre lentement dans une forme d’oubli lorsque l’engouement qui l’entoure commence à s’émousser ? Vous l’aurez deviné, toutes ces idoles que l’on laisse tomber, toutes ces lames sociales culturelles que l’on laisse s’émousser, nous les connaissons sous le nom de has been. Le Zone Campus s’adressant à un milieu universitaire, il va se soi que les noms qui vous viennent à l’esprit lorsque vous lisez ces lignes, concordent probablement avec ceux que je ne nommerai pas ici qui parviennent également à hanter le mien de leurs mélodies qui, malgré leur saveur has been ou quétaine, restent toujours au final gravées dans la mémoire collective, si bien sur, j’utilise l’exemple de

la musique. Longue phrase, longue idée, plusieurs questions se présentent maintenant à moi. Comment fait-on pour juger qu’un artiste est devenu un has been? Serait-ce par son succès commercial? Personnellement je ne crois pas. Serait-ce par l’âge de son public? Ici, j’aurais plus tendance à dire oui, mais lancer cette affirmation, c’est de me ranger dans cette stigmatisation culturelle générationnelle. Il va de soi que le public plus jeune ne véhicule pas les mêmes idées ni les mêmes goûts que la génération d’avant, et que du même coup, il se rangera à l’inverse des tendances populaires de ses aînés. Cependant, est-ce vraiment là que se définit la ligne entre ce qui est au goût du jour et ce qui l’a funestement été? J’ose espérer que ces quelques idées lacées ici vous ferons discuter entre vous jeunes lecteur, et bien sur avec vos parents. Qui sait, vous trouverez peut-être un terrain d’entente dans ces plaisirs coupable que nous avons tous!


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ACTUALITÉS DES COURS EN LIGNE GRATUIT OUVERT À TOUS

L’UQTR prend la vague « MOOC » LYSANNE MARSEILLE Actualités

Depuis 2011 des « Massive Open Online Course » (MOOC) sont offert sur le web par plusieurs Universités à travers le monde. L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) offre depuis environ un an et demi, plusieurs cours qui s’inspirent des cours qui sont offert en lignes pour les étudiants. Sans obligation, des gens à travers le monde entier qui s’inscrivent, peuvent en apprendre d’avantage sur des sujets qui passionnent les professeurs de l’UQTR et ce, gratuitement.

Le premier « MOOC  » de l’UQTR concernant la fiscalité était réalisé par le département des sciences de l’administration de l’Université. Depuis, un second projet a été lancé. En effet, le 2 novembre, le département des sciences de l’éducation a lancé le second « MOOC » de l’UQTR. L’initiative vient cette fois de Claude Dugas (département des sciences de l’activité physique) et Mathieu Point, professeurs spécialisés en développement psychomoteur et notamment sur le jeu des enfants. Ce dernier, offre dans ses cours, un éventail d’informations pour les parents et les éducateurs à la petite enfance. La plateforme web, qui semble très ergonomique et facile à utiliser, offre d’autant plus du contenu qui est accessible à des personnes provenant de plusieurs milieux. L’enseignement est fait via des capsules web et quelques lectures sont proposées aux «étudiants».

Les «MOOC» comme outil de démocratisation du savoir Cette façon innovatrice d’enseigner est accessible à un large public et, selon Mathieu Point, «[Les « MOOCS »] sont une façon de démocratiser le savoir, une façon de rendre le savoir accessible ». La plateforme permet de la rétroaction entre les gens qui suivent le cours à travers des forums de discussion. Une attestation est remise aux «étudiants» à la fin des cinq semaines, si la formation est complétée et réussie, bien entendue. Les «MOOCS» ne donnent pas le droit à des crédits universitaires, contrairement aux cours universitaires. PHOTO: GRACIEUSETÉ

Mathieu Point, professeur au département des sciences de l’éducation et réalisateur du «MOOC» sur le jeu à la petite enfance.

Une formule gagnante Généralement les «MOOC» se déroulent sur cinq semaines. Pour abonder dans ce sens, pour les cinq prochaines semaines, quelques 3000

NOUVELLE ÉCOLE DE GESTION POUR L’UQTR

Nouveau concept pour favoriser l’attraction Le jeudi 22 octobre dernier, l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a annoncé la création d’une École de gestion qui regroupera toutes les activités de formation et de recherche relatives à la science de la gestion. Ce projet pilote de trois ans a pour but premier de mousser le sentiment d’appartenance de toute personne qui a à faire au Département des sciences de la gestion. Dirigée par le professeur Saïd Zouiten, l’École sera composée de quatre nouveaux départements. L’École de gestion accueillera plus de 3000 étudiants au premier, deuxième et troisième cycles dans les départements suivants: management, marketing et systèmes d’information, finance et économique et gestion des ressources humaines. D’autant plus, une quinzaine d’unités de recherche de l’UQTR se joindront à cette nouvelle structure.

Une image de marque vendeuse L’initiative émane, entre autres, du désir de créer une image de marque pour le Département des sciences de la gestion. D’ailleurs, la création de l’École de gestion ajouterait une certaine notoriété au département. «Nous souhaitons que ce concept d’École de gestion devienne une image de marque attrayante, favorisant le sentiment d’appartenance des étudiants et diplômés, mais aussi celui des professeurs, des chargés de cours et du personnel administratif. Cette nouvelle entité facilitera également le développement et la consolidation de partenariats, ici et à l’étranger, qu’il s’agisse d’enseignement, de recherche ou de services à la collectivité», souligne Sylvain Delisle, vice-recteur aux études et à la formation de l’UQTR. L’École de gestion comptera plus de 40 professeurs et 60 chargés de cours qui manifestaient le souhait d’être réunis selon leur champ d’expertise, à l’intérieur d’une école comme l’on retrouve dans des universités comme l’UQAM et l’UdeM. (L.M.)

internautes à travers le monde auront environ deux à trois heures de contenu accessible en ligne sur l’importance du jeu dans la petite enfance pour le développement des enfants et ce, gratuitement. Les professeurs Mathieu Point et Claude Dugas ont créé ce cours pour les parents et les éducateurs afin de souligner l’importance de favoriser le jeu libre, surtout à l’extérieur. Selon M. Point les enfants se développent avec le jeu libre et acquièrent plus d’autonomie grâce à ceux-ci.

Contrairement aux jeux dirigés, où des consignes sont données aux enfants, le jeu libre se veut un retour aux sources. C’est une façon de stimuler les jeunes enfants au lieu d’exercer une pression à la performance, tel qu’on le connaît dans notre société actuelle. Selon le professeur, «l’enfant est lui-même capable d’évaluer les risques». La formation viendra donc faire contrepoids aux parents et aux milieux de garde qui ont tendance à surprotéger les enfants.


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ACTUALITÉS

REPORTAGE

La Marche des femmes LUCAS HUBERT Actualités

Le 17 octobre dernier a eu lieu la Marche mondiale des femmes à Trois-Rivières. L’évènement se tient tous les cinq ans dans une ville différente du Québec, conjointement à d’autres villes dans le monde. J’ai eu l’honneur de donner un humble coup de main aux organisatrices pendant quelques heures à l’occasion de cette manifestation. Mais, pour la plupart d’entre elles, ce n’est rien de moins qu’un an et demi d’organisation et plus d’une centaine d’heures de leur temps qui ont été investis. J’ai pu m’entretenir avec Mathilde Loiselle, membre du comité logistique de la Marche, sur l’historique et les revendications de l’évènement. L’histoire L’année 1995 donna lieu à l’évènement connu sous le nom de la Marche des femmes contre la pauvreté, plus connu sous le nom de la Marche pour du pain et des roses, à Montréal. L’idée est purement d’origine québécoise, mais l’évènement est d’ampleur mondiale et restera cité comme l’un des moments fondateurs du mouvement altermondialiste. «Au Québec, cela a mené, peu de temps plus tard, à la Loi sur l’équité salariale». En 2000, plusieurs personnes ont décidé de recréer un évènement semblable qui se tiendrait une fois tous les cinq ans. Au Québec, la Marche a lieu à Montréal. 40 000 personnes, en provenance de toutes les villes du Québec, y participent. La réaction politique est

moins vive. 2005, la Marche prend place à Québec. 15 000 personnes s’y rendent. «En 2010, la Marche était à Rimouski. Nous avons eu environ 10 000 participants. Nous en avons à peu près autant cette année à Trois-Rivières», dit Mme Loiselle. «C’est beaucoup de gens, pour un évènement en région. Les gens de Montréal ou de Québec ont beaucoup moins tendance à prendre l’autobus pour aller manifester en région que le contraire.» Se tenant à deux jours de l’élection fédérale, la Marche de Trois-Rivières a pris une dimension particulière. Des candidats de plusieurs partis politiques fédéraux, et certains députés provinciaux se sont déplacés. Comme la Marche se veut apolitique, tous les candidats ont accepté de marcher sans afficher leurs couleurs. Des absents? «L’AGEUQTR n’a pas envoyé de représentants officiels à la Marche, ni dans les comités d’organisation depuis qu’ils m’ont envoyée, moi, il y a deux ans.», affirme Mathilde Loiselle.

Les enjeux Le thème de la Marche, cette année, était «Libérons nos corps, notre Terre et nos territoires». Les revendications de l’évènement se divisent donc en trois volets, expliqués principalement dans un document intitulé Texte de réflexion. Le premier est celui du corps : le corps des femmes subit partout et sans cesse l’objectification. Que l’on parle de culture du viol, de sexisme sur Internet, de violence conjugale, c’est au final la lutte pour l’accès à l’avortement qui semble de plus en plus fragile. L’accès aux contraceptifs qui assurent à la femme un contrôle personnel de sa reproduction et la violence des standards de beauté sont quelques-unes des nombreuses facettes du féminisme qui sont évoquées. L’évènement se veut aussi un soutien aux communautés lesbiennes,

PHOTO: GRACIEUSETÉ

L’évènement se tient tous les cinq ans dans une ville différente du Québec, conjointement à d’autres villes dans le monde. gaies, bisexuelles, transsexuelles, Queers, intersexuées et asexuées. La Marche soutient aussi la cause des trop nombreuses femmes autochtones disparues et assassinées. Une enquête est d’ailleurs demandée au gouvernement depuis trop longtemps sans que rien soit fait, du moins précisons ici qu’il s’agit du gouvernement Harper, défait il y a peu par les Libéraux de Justin Trudeau. Le second volet, celui de la Terre, s’attaque aux diverses formes d’exploitation: minières, pétrolières, agricoles, etc. qui s’effectuent en mettant en danger les écosystèmes. La Marche proclame un changement des modèles d’affaires insoutenables de ces industries. Le texte désire aussi que les autochtones aient leur mot à dire sur les exploitations ayant lieu sur leur territoire. Le volet final, celui du territoire, se veut principalement en solidarité avec les diverses revendications territoriales autochtones. Plus largement, la dévalorisation et la disparition de la culture et des traditions autochtones, telles que décrites dans le

rapport Vérité et réconciliation, sont dénoncées. Le territoire, au sens large du terme, doit redevenir un espace démocratique pour tous, individus et nations l’occupant. Dans un sens plus restreint, le texte de réflexion dénonce aussi l’embourgeoisement que subissent des quartiers plus défavorisés, poussant les plus pauvres à l’endettement ou à l’itinérance. Au final, les revendications de la Marche sont très larges. Elles incluent non seulement les revendications plus traditionnelles des mouvements féministes, mais aussi les revendications d’un grand nombre de communautés défavorisées. Ces communautés sont décrites comme les premières à être touchées par les diverses politiques d’austérité diminuant les ressources disponibles pour les plus démunis en rongeant le filet social. Que ces gens soient membres de minorités ethnoculturelles, de classes sociales pauvres ou simplement temporairement dans le besoin, c’est à eux avant tout que s’adresse une manifestation comme la Marche mondiale des femmes.


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ACTUALITÉS

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Éditorial.

ÉTUDE SUR LA BIBLIOTHÉRAPIE

Changer notre relation avec FINANCES PUBLIQUES l’anxiété grâce à des livres Sources et ressources Catherine Ethier, doctorante en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), mène actuellement une étude sur la bibliothérapie. Selon les explications de l’étudiante, «la bibliothérapie fait partie du grand groupe des auto-traitements. C’est l’utilisation du livre comme traitement». Cette pratique peut être effectuée à l’aide ou non d’un thérapeute. De plus, elle est souvent utilisée comme complément aux consultations avec le médecin et à ce qui est fait en thérapie. Les livres ont dorénavant une nouvelle fonction, en plus de nous divertir ou encore de nous cultiver: ils peuvent nous soigner. Néanmoins, tous les livres n’ont pas les mêmes impacts sur chaque personne. C’est pourquoi, Catherine Ethier rappelle «qu’il faut toujours être prudent en choisissant un livre. Il faut quand même garder en tête que la bibliothérapie a plusieurs avantages, mais aussi ses limites». En effet, une grande quantité de livres de bibliothérapie sont disponibles mais tous ne se valent pas. L’étudiante montre les effets bénéfiques que peut représenter la bibliothérapie: «Ça donne du pouvoir d’agir à la personne qui fait la lecture du livre parce que c’est elle qui crée le changement. Ça évite de se déplacer et c’est beaucoup moins dispendieux». Cependant, il faut choisir avec précaution car un livre peut avoir l’effet inverse: «Il ne faut pas aller dans une bibliothèque et choisir n’importe quel livre. Il faut savoir lesquels seraient bons pour nous. Il y a le danger de se faire un diagnostic personnel et de ne pas utiliser le bon livre.

PHOTO: GRACIEUSETÉ

SÉBASTIEN F. GUERTIN Éditorialiste

Catherine Ethier, doctorante en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières mène actuellement une étude sur la bibliothérapie. Ça pourrait avoir des effets néfastes dans certains cas».

Bibliothérapie et anxiété À travers son étude, l’étudiante au doctorat ne cherche pas à savoir comment réduire l’anxiété grâce à la bibliothérapie. Son approche est de changer la relation à l’anxiété ainsi que l’image que nous avons du trouble, qu’elle ne soit pas perçue négativement par la personne. «Au lieu d’essayer de contrôler l’anxiété, on va essayer de changer la relation à l’anxiété, que ce ne soit pas perçu comme quelque chose d’envahissant et de dérangeant», précise Mme Either. «Au lieu de se battre contre son anxiété, on apprend à lui faire une place, une place contrôlée». L’étude a débuté à la mi-octobre. (G.L.B.)

ABOLITION DU SIÈGE SOCIAL DE L’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC

L’UQTR s’y oppose fermement Le gouvernement Couillard a annoncé à la fin octobre une nouvelle mesure envisageant une réduction des pouvoirs, voire même l’abolition du siège social de l’Université du Québec (UQ) qui supervise l’ensemble des universités québécoises. L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) rejette cette nouvelle possibilité qui n’entraînerait, selon elle, que des inconvénients et s’inquiète aussi de l’avenir des régions. L’UQTR rappelle l’importance de conserver le siège social de l’Université du Québec (UQ) et défend le rôle et les économies du siège, essentiels pour le réseau des universités, en particulier pour celles qui sont situées en région, comme l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). La principale conséquence de cette mesure PHOTO: GRACIEUSETÉ

Le siège social de l’Université du Québec (UQ) supervise l’ensemble des universités québécoises.

entraînerait des coûts importants pour chaque établissement. Seulement pour l’UQTR, les nouveaux coûts sont évalués à près de huit millions de dollars. L’abolition du siège social affaiblirait également la capacité du réseau universitaire québécois à favoriser l’accessibilité à la formation, à promouvoir l’avancement de la recherche et à soutenir le développement régional.

Nécessité de conserver le siège social M. André G. Roy, recteur par intérim de l’UQTR rappelle que les services du siège social de l’Université du Québec sont essentiels. En effet, selon le recteur, «ils permettent de bénéficier au quotidien d’une vaste expertise dans plusieurs secteurs. Par ailleurs, la mise en commun de ces services partagés à l’ensemble des établissements du réseau engendre d’importantes économies d’échelle, qu’il s’agisse de recherche institutionnelle, des services de bibliothèque, des systèmes informatiques, de télécommunications, des assurances collectives ou de la gestion des régimes de retraite. Ces savoir-faire et ces économies contribuent non seulement au renforcement du réseau, mais aussi à la compétitivité et au rayonnement du Québec aux plans national et international». Pour rappel, au Québec, un diplômé sur trois est formé dans un des dix établissements du réseau de l’Université du Québec. Ce sont alors près de 100 000 étudiants qui fréquentent les quelques 1000 programmes offerts par les universités. Depuis sa création, l’UQTR a décerné plus de 71 000 diplômes. (G.L.B.)

Toujours à l’affut de ce qui se passe sur notre campus, Le Nouvelliste nous apprenait récemment qu’un vice-recteur recevait son plein salaire en même temps qu’une retraite de l’Université Laval. Les critiques prétendront que cela le regarde. Or, rappelons un règlement passablement intéressant. Dans le réseau public, quelqu’un touchant une retraite d’un organisme A ne reçoit que la moitié du salaire s’il (ou elle, mais entendons-nous que c’est plus souvent «il») obtient un poste de haut fonctionnaire pour un organisme B et continue de recevoir sa pension. L’idée ici est d’éviter que l’argent public serve à rémunérer deux fois la même personne, surtout dans les cas de salaires élevés comme ici. L’autre impératif pris en compte est d’attirer des candidatures de qualité pour les postes importants, ce qui explique que l’on permette tout de même de garder la pension et une partie de la rémunération. Sachant cela, on serait en droit de s’attendre aux excuses publiques et aux promesses de remboursement habituelles. Particulièrement dans un contexte de compressions budgétaires tel que l’on vit actuellement, c’est assez outrageux de voir que quelqu’un bénéficiant d’un salaire déjà très au-dessus de la moyenne reçoit plus que son dû. Cependant, même les plus alertes remarqueront que l’acte de contrition tarde à se manifester. Pourquoi? Parce que l’Université Laval, source du revenu original de monsieur, ne serait pas une institution publique, mais une université privée. La règle énoncée ci-haut ne s’appliquerait donc pas à la situation. La forme conditionnelle traduira ce que je pense de cet argument. Il convient effectivement de rétablir certains faits. Il est coutumier de parler d’universités privées et d’universités publiques au Québec. Toutefois, il s’agit là d’un raccourci; la situation s’avère un brin plus nuancée à l’examen. Ce qui est vrai, c’est qu’il existe bel et bien deux types d’universités. Premièrement, les Universités du Québec sont celles que l’on considère généralement comme les universités publiques. Elles possèdent effectivement un siège social centralisé, qui prend des décisions comme la nomination des hauts fonctionnaires par exemple et se situe généralement en région. Leur financement, outre leurs fondations souvent peu garnies, provient du ministère de l’Éducation. Deuxièmement, il existe aussi des universités dites «à charte», qui sont souvent considérées comme privées. Il est vrai que chaque université jouit d’une indépendance administrative plus grande que celles de la catégorie précédente et que leurs fondations ont tendance à être un brin plus profitables.

Cependant, elles sont financées par le ministère de la même manière que les établissements de l’UQ. Ainsi, bien que l’Université Laval soit du second type, il n’en demeure pas moins que les rentes de retraites qu’elle paie à ses employés sont prises à même de l’argent public. Dans cette histoire, on tente de nous faire croire qu’il s’agit d’au pire une zone grise, sinon que la règle ne s’applique pas de manière évidente. Peut-être pourrait-on admettre que, tout bien considéré, l’Université Laval n’est pas une institution publique à part entière. Sauf qu’il s’agit là d’un débat purement sémantique; son financement demeure majoritairement public. L’esprit du règlement en question ici n’est pas par rapport à la dénomination de l’institution, mais plutôt la source de ses ressources financières. Donc, l’UQTR en pleine période de compressions budgétaires paie un demi-recteur en trop. Et tant qu’à parler de rigueur budgétaire... J’ai fait allusion plus haut aux fameuses coupures que subissent les services publics depuis le renouveau du règne libéral à Québec. Parmi ces mesures parfois surréalistes, on nous annonçait que les médecins pourraient dorénavant surfacturer en toute légalité leurs patients. Quel est le rapport avec l’éducation ici? Les frais de scolarité. En fait, tous les frais reliés aux services publics.

L’esprit du règlement en question ici n’est pas par rapport à la dénomination de l’institution, mais plutôt la source de ses ressources financières. Rappelons que le principe fondateur des services publics est le suivant: tout citoyen ou citoyenne peut y accéder, non en fonction de sa capacité à payer, mais en fonction de ses besoins. Afin de les financer, on exige des gens qu’ils paient, non pas proportionnellement à leurs besoins, mais plutôt à leur capacité de payer respective. Ça s’appelle l’impôt progressif. Si cette formule peut en agacer plusieurs, notamment en ayant l’impression que ceux qui travaillent le plus paient pour les autres, c’est là en fait une vision déformée de la réalité qui nous est renvoyée par plusieurs populistes. S’il était ici question de biens de consommation plus ou moins de luxe (voitures, machines à café, ordinateurs, etc.), cette formule serait évidemment complètement injuste. Cependant, il est ici question des services visant à répondre aux besoins fondamentaux comme la santé, la sécurité, l’éducation, etc. Autrement dit, il s’agit de s’assurer que chaque personne ait accès aux biens publics nécessaires afin de mener une vie enrichissante selon ses aspirations. Cette nécessité fait qu’ils sont des droits et non des privilèges. C’est pourquoi tout nouveau frais dans ces domaines doit être regardé avec suspicion.


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ACTUALITÉS

LA RECHERCHE À L’UQTR

Nouveau système pour accorder la guitare PHOTO: GRACIEUSETÉ

GWENDOLINE LE BOMIN Actualités

Dans le cadre d’un cours de quatrième et dernière année, Philippe et son équipe vont passer un an à perfectionner un système qui accorde les guitares automatiquement. S’inspirant de ce qui a déjà été fait, les accordeurs automatiques existant depuis les années 2000, l’équipe souhaite optimiser ce système et apporter des correctifs sur le boitier se trouvant au bout du manche de l’instrument. Les six clés manuelles, situées sur la tête de la guitare qui permettent son accordage, sont remplacées par un boitier ainsi que par des clés robotisées qui s’ajustent elles-mêmes, le joueur n’a plus alors à s’en occuper. Placé au bout du manche, ce dispositif électronique va accorder au mieux la guitare et faire tourner automatiquement les chevilles. Philippe ajoute qu’ainsi «le système va s’occuper de tout ajuster, tout est accordé

«Après une chanson, il se peut que la guitare soit légèrement désaccordée, le système devrait alors accorder lui-même les désajustements». sans que tu aies à t’en soucier». Ce projet qui a débuté au début de la session, va permettre aux étudiants d’apprendre un peu plus sur ce genre de technologie. «On s’est dit qu’on pourrait améliorer ce qui existe déjà». En effet, le système actuel présente quelques lacunes. Par exemple, celui-ci ne s’accorde pas toujours convenablement quand l’écart entre la corde et la note voulue est trop grand.

CONCOURS « JEUNES VOIX ENGAGÉES »

Les étudiants universitaires invités à participer à un concours d’écriture À l’occasion du 75e anniversaire de la revue Relations, les étudiants et étudiantes universitaires de 18 à 30 ans sont invités à participer à un concours d’écriture pour partager leur analyse de la société actuelle et s’exprimer sur des enjeux et projets qui les interpellent.

Philippe Howard et son équipe vont passer un an à perfectionner un système qui accorde les guitares automatiquement.

Défis de l’équipe

Plusieurs étapes

Philippe et les membres de son équipe se sont donnés deux principaux défis. Ces derniers souhaitent d’abord que le système fonctionne en tout temps, qu’il détecte et qu’il accorde la clé que le joueur souhaite. Les étudiants ont pour but également de faire en sorte que le système puisse fonctionner en temps réel: il faut trouver un moyen lorsque le guitariste est en train de jouer, que le système détecte et s’accorde automatiquement, à tout moment. Philippe donne un autre exemple: «Après une chanson, il se peut que la guitare soit légèrement désaccordée, le système devrait alors régler lui-même les désajustements». Ce système permettrait alors d’éviter les possibles erreurs d’accordage ainsi qu’une perte de temps pour le joueur. Avec l’acquisition d’expériences en électronique et en programmation, le défi est de les appliquer à ce projet d’optimisation du système.

«De manière générale, ça marche très bien». Après deux mois, l’équipe est encore en phase de choix. Suite aux observations, les membres commencent à prendre des décisions. Ils ont étudié l’objet et fait l’analyse théorique du système et ils essayent de voir comment ils peuvent appliquer ces théories. Ces dernières permettent de comprendre le système et son utilisation. Ensuite, l’équipe doit acheter les pièces comme un mini-moteur électrique. Ils ont également trouvé la méthode d’acquisition de données pour capter les fréquences des cordes. Philippe ajoute qu’en janvier, «notre objectif est d’avoir un prototype fonctionnel et après on va le perfectionner». Techniquement, les clés manuelles sont enlevées pour faire place à un boitier, à une batterie et à des clés qui commanderaient l’ajustement. Ce projet fera l’objet d’une présentation finale, en avril, devant les professeurs supervisant leurs cours. Leur résultat dépendra de la bonne fonctionnalité du système.

Les textes devront aborder un sujet en lien avec la promotion et la construction d’une société juste et solidaire. Le texte peut être une analyse sociale, un essai ou un texte de création s’inscrivant dans le ton d’une revue qui privilégie l’analyse, la pensée critique et non pas l’expression d’opinions. Les textes pourront aussi s’inspirer des thèmes des trois dossiers qui marqueront le 75e anniversaire: l’amour du monde, la résistance et la création.

Les textes devront aborder un sujet en lien avec la promotion et la construction d’une société juste et solidaire. «C’est en effet dans un profond amour du monde que s’enracine l’engagement de la revue, son désir de résister, de protéger le bien commun, d’imaginer un monde différent et de créer de nouveaux rapports sociaux plus justes», affirme Jean-Claude Ravet, rédacteur en chef de Relations. Trois textes originaux seront publiés dans les pages de la revue en 2016. Les trois lauréats gagneront chacun une bourse de 500$ offerte par la Banque Nationale et Kateri Roy, conseillère en placement, Valeurs mobilières Desjardins. En plus de ce prix monétaire, les trois étudiants recevront un abonnement d’un an à Relations. Les étudiants intéressés peuvent soumettre leur texte au plus tard le 6 janvier 2016. Vous pouvez avoir d’autres informations sur le concours au www.revuerelations.qc.ca. (L.G.)


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ACTUALITÉS

COLLABORATION AVEC LA FRANCE

L’UQTR lance une nouvelle unité de recherche en santé musculosquelettique

L’ACTUALITÉ DÉMYSTIFIÉE

Le «chambreur» de Trois-Rivières Le « chambreur » MARIEODILE RICHARD Chroniqueuse

PHOTO: ENTÊTE UQTR

Robert W. Mantha, vice-recteur à la recherche et au développement (UQTR), Sylvain Benoit, directeur du Bureau de l’international et du recrutement (UQTR), Martin Descarreaux, professeur au Département des sciences de l’activité physique (UQTR), Arnaud Lardon, responsable du domaine Intégration des savoirs et savoir-faire en chiropraxie (IFEC), Daniel Milot, directeur de la Fondation de l’UQTR et Sébastien Charles, doyen de la recherche et de la création (UQTR).

LAURENCE GAGNÉ Actualités

En collaboration avec l’Institut Franco-Européen de Chiropraxie (IFEC) et le CIAMS, Université Paris-Sud, Université Paris-Saclay, en France, l’UQTR procède à la création d’une nouvelle unité de recherche en chiropratique. Une demi-douzaine d’experts du Québec et de la France feront partie de ce projet de recherche pour mieux comprendre les causes et les conséquences de ces dysfonctions et favoriser ainsi le transfert de connaissances scientifiques auprès des intervenants concernés par la santé musculosquelettique. Les travaux débuteront dès cet automne et porteront sur l’évaluation, la prévention et le traitement des conditions musculosquelettiques. Les facteurs de risques et la prise en charge des maux de dos, des blessures sportives et des conditions pouvant réduire les capacités fonctionnelles seront des sujets de recherche pour les chercheurs de l’unité. Martin Descarreaux, professeur au Département des sciences de l’activité physique de l’UQTR est un

des instigateurs du projet de recherche. Il est ravi de cette opportunité puisque «c’est grâce à ce genre de collaboration pluridisciplinaire qu’on peut envisager des solutions concrètes pour améliorer la qualité de vie des gens atteints de conditions musculosquelettiques». L’unité de recherche répond à un besoin grandissant au Québec et en France. Selon Arnaud Laron, responsable du domaine Intégration des savoirs et savoir-faire en chiropraxie de l’IFEC, affirme qu’il s’agit du deuxième motif le plus fréquent de consultation médicale.

«C’est grâce à ce genre de collaboration pluridisciplinaire qu’on peut envisager des solutions concrètes pour améliorer la qualité de vie des gens atteints de conditions musculosquelettiques» — Martin Descarreaux

Dans ses trois premières années d’activités, le projet sera en mesure de générer des retombées en subventions et contrats de recherche de l’ordre de 75 000$ à 100 000$, en plus de favoriser la mobilité internationale étudiante et professorale et le recrutement d’étudiants. Présentement, le projet est financé par l’IFEC, la Fondation de l’UQTR et l’Association française de chiropraxie.

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L’idée furtive d’aborder la pas si lointaine sortie du documentaire Novembre 84 au cinéma Le Tapis Rouge m’est venue à l’esprit quelques heures avant la date de tombée de ma chronique. Le sujet est sensible, c’est une évidence, mais le sujet est également compliqué à aborder. De quel droit puis-je commenter une histoire aussi horrible? J’hésite, mais peut-être est-ce mon devoir de faire perdurer sa mémoire? C’est donc avec humilité que je m’attèlerai à la tâche. 31 juillet 2007 Je me souviendrai toujours de la journée du drame. C’était le jour de l’anniversaire de ma mère. Je venais d’avoir quinze ans. La photo de la petite rouquine tournait en boucle dans notre salon. Mon cœur jeune et naïf me répétait que je devais faire quelque chose: organiser des battues, en parler à qui voulait bien l’entendre, n’importe quoi. Mais je n’ai rien fait. Et la petite Cédrika n’a pas été retrouvée non plus. 8 ans déjà sont passés, de nouvelles informations circulent ponctuellement sans jamais avoir mené à un dénouement. La petite Cédrika serait partie à la recherche d’un chien qu’une dame aurait perdu. Au moment de sa disparition, elle avait été vue pour la dernière fois arpentant le quartier à vélo à la recherche du canin. Claude Poirier s’est intéressé à l’affaire. On a parlé d’une voiture rouge aux poignées chromées. On a désigné quelques suspects sans que jamais l’enquête aboutisse.

Une affaire d’enlèvements En novembre 2014, le documentaire Novembre 84, réalisé par Stéphan Parent, prend l’affiche en salle de cinéma. Ce dernier a pour point central le meurtre de trois enfants, commis dans la région de Montréal dans les années 80. Le premier novembre 1984, le petit Maurice Viens, quatre ans, jouait près de la résidence familiale avec un ami. Lorsqu’un homme en voiture lui proposa de monter pour lui donner des bonbons, il n’hésita pas et ne fut jamais revu vivant. On retrouva son corps, recouvert d’ecchymoses, cinq jours plus tard dans une maison abandonnée en Montérégie. L’enfant avait la chemise retroussée jusqu’aux épaules et les pantalons baissés jusqu’aux chevilles. L’enquête démontra qu’il y avait eu agression sexuelle. La même journée, deux jeunes garçons, Wilton Lubin, 12 ans, et Sébastien Métivier, 8 ans, sont enlevés dans le quartier Hochelaga. Ce n’est qu’un mois plus tard qu’on repêche le corps de Wilton dans le fleuve St-Laurent et qu’on constate qu’il a été étranglé puis égorgé par le meurtrier. Le corps du petit Métivier, quant à lui, n’est jamais retrouvé.

Le documentaire de Stéphan Parent permet toutefois d’associer ces enlèvements d’enfants à d’autres, survenus dans les années 80 et 90. En effet, selon le réalisateur, les meurtres de Viens, Lubin et Métivier présentent des détails similaires à ceux de Denis Roux-Bergevin (5 ans) en 1985, Tammy Leaky (12 ans) en 1981, Pascal Poulin (10 ans) en 1989 et Marie-Ève Larivière (12 ans) en 1992. Lors de la disparition des trois jeunes enfants en novembre 1984, l’enquête policière désigne un premier suspect, un chauffeur de taxi de la ville de Montréal qui présente des signes de troubles mentaux et qui connait des détails troublants autour de la disparition des enfants. L’homme est toutefois relâché. Le suspect, surnommé le «chambreur» tout au long du documentaire est le fil conducteur qui relie toutes les affaires. En effet, il aurait toujours habité dans la région des enlèvements au moment des évènements et, fait surprenant, il s’est aussi avéré être le colocataire du chauffeur de taxi d’abord suspecté.

Le «chambreur» réside désormais dans la région de Trois-Rivières, et ce, depuis 2007, c’est-à-dire l’année de l’enlèvement de la petite Cédrika. La coïncidence est dérangeante. Cet homme, au lourd passé criminel d’agressions sur des mineurs, a été reconnu coupable du meurtre d’un enfant alors qu’il était lui-même mineur. Il aurait par ailleurs été interné à l’institut Pinel, avant d’être relâché, une semaine avant l’enlèvement du petit Denis Roux-Bergevin. Le «chambreur» réside désormais dans la région de Trois-Rivières, et ce, depuis 2007, c’est-à-dire l’année de l’enlèvement de la petite Cédrika. La coïncidence est dérangeante.

L’affaire Marc Perron Tout récemment, un homme a comparu devant le palais de justice de Trois-Rivières pour une agression perpétrée à l’encontre d’une adolescente sur la rue Laviolette. Perron a suivi l’adolescente, l’a agrippée puis lui a asséné plusieurs coups de masse. Un voisin est finalement intervenu, ce qui a fait fuir l’agresseur. Perron présente un lourd dossier judiciaire. En 2010, il écope de 20 mois de prison pour attouchements sur un mineur et en 1996, il purge également une peine de prison pour une affaire d’attouchements sur une mineure. Marc Perron pourrait-il être le «chambreur»? C’est la question qui est actuellement sur toutes les lèvres. L’avocat des familles des victimes, Marc Bellemare, n’exclut pas que Perron soit lié à l’affaire Cédrika Provencher. En attendant les derniers développements de l’enquête, souhaitons seulement que la justice fasse son œuvre et que la population trifluvienne soit à l’abri, avec Perron derrière les barreaux.


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3 au 16 novembre 2015

ACTUALITÉS

DU NOUVEAU DANS LE PERSONNEL

Sept nouveaux professeurs à l’UQTR L’UQTR accueille sept nouveaux professeurs dans les départements de génie industriel, de sciences infirmières, d’orthophonie, d’anatomie, de psychologie, de management et de sciences de l’éducation.

bases génétiques du comportement. Il a complété une maitrise et un doctorat en neuropsychologie clinique et expérimentale à l’Université de Montréal. Il a ensuite effectué des stages postdoctoraux en Californie et au Massachusetts.

PHOTO: ENTÊTE UQTR

Adel Badri, Département de génie industriel

Christophe N. Bredillet, Département de management

Titulaire d’un doctorat en génie de l’École de technologie supérieure, Adel Badri s’intéresse à l’analyse et la modélisation des risques de projets manufacturiers et miniers. Il s’intéresse aussi à la conception sécuritaire des équipements industriels et à l’analyse de la performance des PME. M. Badri a une dizaine d’années d’expérience dans les industries automobiles et minières, dans le secteur municipal ainsi que dans des entreprises européennes, tunisiennes et québécoises. Il est aussi membre de plusieurs sociétés savantes et associations scientifiques.

M. Bredillet est titulaire d’un doctorat en stratégie et management de programme et projet de l’École supérieure de commerce de Lille. Il a été professeur et directeur de la Project Management Academy à la Queensland University of Technology et professeur, doyen des programmes de 3e cycle et directeur général adjoint de l’École supérieure de commerce de Lille. À l’UQTR, il offrira les cours de faisabilité de projet, d’introduction à la gestion de projet et de méthodes de recherche en management de projets aux étudiants de cycles supérieurs.

Maude Dessureault, Département des sciences infirmières Maude Dessureault est infirmière. Elle a complété, en 2009, une maitrise en sciences infirmières à l’Université Laval. Elle est d’ailleurs toujours aux études au doctorat en sciences infirmières. Elle a déjà été chargée de cours à l’UQTR entre 2009 et 2015, en plus de travailler en soins critiques et en soins à domicile comme infirmière.

Dima Safi, Département d’orthophonie

Titulaire d’un doctorat en sciences biomédicales,

PHOTO: GRACIEUSETÉ

En haut: Stéphane Sobsak et Maude Dessureault. En bas: Dima Safi, Christophe N. Bredillet, Nancy Goyette et Adel Badri. Absent : Jean-François Lepage. option orthophonie de l’Université de Montréal, Dima Safi a complété un stage postdoctoral au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine. Avant son entrée à l’UQTR, Mme Safi était chargée de cours à l’Université de Montréal et à l’Université Libanaise, en plus de travailler comme orthophoniste clinicienne. Elle est membre de l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec (OOAQ) et de l’Association libanaise des orthophonistes (ALO).

ostéopathique, toutes deux délivrées par l’Université Libre de Bruxelles. Il a ensuite été professeur à cette même université à la Faculté de médecine de cette même université. Il a complété un postdoctorat à la Texas Tech University Health Sciences Center (TTUHSC) à Lubbock. Il est aussi évaluateur pour plusieurs revues scientifiques et son expertise est régulièrement sollicitée pour offrir des formations aux cliniciens dans le domaine des thérapies manuelles.

Stéphane Sobczak, Département d’anatomie

Jean-François Lepage, Département de psychologie

Stéphane Sobczak détient deux maitrises: une en kinésithérapie et réadaptation ainsi qu’une spéciale en sciences de la motricité, orientation kinésithérapie

M. Lepage est neuropsychologue spécialisé en neuropsychologie développementale. Ses champs de recherche touchent à la neurostimulation et aux

Nancy Goyette, Département des sciences de l’éducation Nancy Goyette est professeure spécialisée dans le domaine de la psychologie positive et du bienêtre en enseignement. Elle a fait ses études à l’UQTR où elle a complété une maitrise et un doctorat en éducation. Ses champs de recherche touchent à la formation psychologique des maitres, au développement de l’identité professionnelle, du bienêtre et de la passion dans l’enseignement, à l’accompagnement pédagogique, aux forces de caractère ainsi qu’à la littératie émotionnelle. (L.G.)

L’UNIVERSITÉ PRÉVOIT UN DÉFICIT DE 10,4 M$ D’ICI 2016 LES MÉDIAS DANS LA SOCIÉTÉ ET LEUR INFLUENCE SUR LE COMPORTEMENT HUMAIN

Déficit budgétaire à l’UQTR Forum étudiant de À la fin de l’été, l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) avait déjà un déficit de 4,2 millions de dollars sur ses prévisions. La prévision pour l’année 2015-2016 a été dévoilée au conseil d’administration, au cours d’une assemblée extraordinaire tenue le 20 octobre dernier.

de la masse salariale des chargés de cours». Toutefois, la présidente rappelle qu’«ils ne peuvent pas le faire de manière déraisonnable». Les nouvelles mesures pourraient touchées aussi les employés permanents mais l’université devra en débattre avec les syndicats.

Même si le recteur intérimaire, André G. Roy, avait été plutôt confiant quant au budget de l’UQTR pour l’année passée, la situation risque de changer cette année. Une fois de plus, l’université doit faire face à une compression budgétaire, imposée par Québec, de 11 946 400 $ pour l’année 2015-2016. Une seconde mise à jour budgétaire doit avoir lieu début novembre. Le vice-recteur aux ressources humaines a rencontré les syndicats et associations afin de leur présenter le document budgétaire en question. En effet, sans l’accord des syndicats, «aucune convention collective ne peut être modifiée» rappelle Carole Neill, présidente du Syndicat des chargés de cours. Toutefois, il pourrait avoir une exception dans le cas où le gouvernement impose une loi à cet effet.

Le budget de l’université est mis à mal parfois avec des hauts salaires. C’est le cas de M. Manthas, nouveau cadre supérieur de l’UQTR, qui touche un double salaire. En effet, l’ancien retraité reçoit une pension de l’Université Laval, où il a fait carrière, mais aussi son plein salaire de vice-recteur à l’UQTR. Ceci est contraire à la règle puisque ce soit au sein de l’appareil gouvernemental ou au sein réseau de l’Université du Québec, toute personne sortant de son statut de retraité pour occuper de retour une fonction publique, voit son salaire diminué de l’équivalent de la moitié de sa rente de retraite. Olivier Malo, vice-recteur aux ressources humaines, a déjà pris la défense de son collègue en déclarant que M. Manthas vient d’une université à charte (l’Université Laval), donc du secteur privé. Cette règle ne pourrait alors s’appliquer au cas du vice-recteur. Néanmoins, il faut savoir que le budget de l’Université Laval provient à près de 70% d’une subvention du ministère de l’Éducation et à près de 16% des droits de scolarité payés par les étudiants bénéficiant du programme de Prêts et bourses supporté par le gouvernement. On peut alors se demander si cet argument est bien légitime lorsque 80% des subventions proviennent de l’État. D’ailleurs, M. Manthas a l’intention de postuler au poste de recteur de l’UQTR. (G.L.B.)

Mesures possibles Il a été entendu que les économies sur la masse salariale pourraient concerner les chargés de cours. En effet, n’étant pas permanents, la direction pourrait annuler certains cours moins populaires auprès des étudiants. Mme Neill précise que la direction «n’a pas de permission à demander» si elle souhaite faire des économies. La présidente du Syndicat des chargés de cours ajoute que «dans le budget qui avait été déposé pour 2015-2016, on avait évalué une coupe d’environ 5 %

Controverses au sein des membres de l’administration de l’UQTR

psychologie à Trois-Rivières Jeudi, le 3 décembre à 19h aura lieu, sous le thème «Les médias dans la société et leur influence sur le comportement humain », la prochaine rencontre du Forum étudiant de psychologie de Trois-Rivières (FEPTR), à l’UQTR. La soirée sera animée par Kevin Gaudreault, doctorant en psychologie à l’Université et Sylvie Sauriol, neuropsychologue et chargée de cours. Plusieurs invités seront présents, dont le médecin et psychiatre Dr Pierre Mailloux, qui en est à sa troisième visite au FEPTR, ainsi que M. Christian Pagé, auteur, conférencier et journaliste. Catherine Gaudreault, journaliste radio au 106,9FM et Guillaume Morissette, chargé de cours et auteur, seront aussi de l’évènement.

effets des différents médias sur le comportement humain? L’expérience des réseaux sociaux sur Internet? Comment évoluons-nous ou régressons-nous en tant que société avec l’influence des médias? Quelles sont les distinctions entre la neutralité journalistique et le sensationnalisme?» Le forum sera accessible gratuitement à tous les intéressés. Ceux qui voudront y participer doivent s’inscrire à l’adresse pubfeptr@hotmail.fr, puisque les places sont limitées, en spécifiant leur programme d’étude. Le local sera aussi confirmé aux personnes inscrites. (L.G.)

Quelles sont les valeurs véhiculées dans les médias, et les effets des différents médias sur le comportement humain? Comment évoluons-nous ou régressons-nous en tant que société avec l’influence des médias? Les participants auront l’occasion d’échanger avec ces derniers à propos du thème de la réunion. Les sujets abordés lors du forum seront: «Quelles sont les valeurs véhiculées dans les médias, et les

PHOTO: GRACIEUSETÉ

Les participants auront l’occasion d’échanger avec les conférenciers.


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LOISIRS Vie de campus ALEXANDRE LARAMÉE ZOUÉKI

Jeux

Thème: Religion (5 lettres) Adam Adepte Allah Ave Baptême Bible Bouddhisme Cathédrale Catholique Chapelet Chapelle Christ Ciel

Curé Diable Dieu Église Enfer Enseignement Ève Ferveur Foi Frère Jéhovah Jérusalem Juif Limbe

Lucifer Missel Moine Mosquée Musulman Pape Pratiquant Presbytère Religieux Satan Secte Sœur Temple Testament

Mot mystère

Sudoku

Illustrateur

Mots croisés Horizontalement:

1. Philosophe, historien et homme politique italien (1866 - 1952) - Jardin public (anglicisme) 2. Avoir la chance de - Entraînent la courroie d’un moteur 3. Épouse d’Adam - Retrouver une situation favorable (p.p.f.p.) 4. Ville de Grande-Bretagne - Disculpa 5. Conjonction - Recouvert d’acier - Bradype 6. Homme politique italien (1903 - 1944) Habitant de la campagne 7. Traumatismes - Avalée 8. Hasard - Fragment d’un objet brisé 9. Chef religieux persan (1819 - 1850) - Tendra au moyen de ridoirs 10. Partie latérale du nez - Sourire d’un jeune enfant à l’adresse de qqn 11. Portent une crête - État de frayeur 12. Ville des Pays-Bas - Allongée

LA MAXSIM PAR SIMONAK

«La divague orange fait place aux rats de marée rouge.»

Verticalement:

1. Trois-mâts de la Méditerranée - Bananier des Philippines 2. Prit tel ou tel aspect - Mélodies 3. Rivière, en Afrique du Nord - Terres cultivables 4. Chrome - Lanterne - Saison 5. Colorer avec du rocou - Marque le lieu 6. Fée dans la tradition arabo-persane Premier magistrat municipal 7. Explorera en profondeur un sol - Affirme 8. Dans le titre d’un roman de Henryk Sienkiewicz - Renardes 9. Pousser son cri, en parlant d’un rapace nocturne Enduit de ciment appliqué sur un mur sans être lissé 10. Agence internationale de l’énergie atomique Produire l’ablation sur un matériau 11. Évalua de nouveau - Personne décédée de mort violente 12. Épreuve - Impalpable

SIMON MURPHYGAUTHIER Artiste indescriptible


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SOCIÉTÉ

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. Il est possible de réagir à leurs propos sur zonecampus.ca.

ENTRE LES DEUX PÔLES

Quelques distinctions entre l’envie et la jalousie KEVIN GAUDREAULT Chroniqueur

Les termes de la jalousie et de l’envie s’entremêlent souvent dans le langage populaire. Il est courant d’entendre des expressions utilisant le mot «jalousie» dans des situations où il serait plus juste de parler du mot «envie». Quelques similarités et différences existent entre les deux termes et sont à considérer, afin de bien les distinguer. Le dictionnaire Larousse (2015) définit la jalousie comme «un sentiment fondé sur le désir de posséder la personne aimée et sur la crainte de la perdre au profit d’un rival». Elle peut être présente dans les relations conjugales. D’ailleurs, elle peut également être vécue dans des situations comme la jalousie fraternelle entre frères et sœurs, par rapport à l’amour et/ou l’attention des parents ou de figures adultes significatives. Ne perdons pas de vue qu’il y a la jalousie sexuelle, et la jalousie non sexuelle. De plus, dans la jalousie, il y existe une relation entre deux personnes, ainsi que l’implication d’une tierce personne. Dans l’envie, il est pertinent de garder à l’esprit qu’elle peut être un besoin essentiel, ou simplement

un désir de possession de quelque chose. Par exemple, avoir envie de boire de l’eau alors que vous êtes assoiffé représente un besoin de base fondamental. L’envie de posséder un objet quelconque ne représentant pas un besoin essentiel est, quant à elle, bien différente. Du côté relationnel, le même dictionnaire présente l’envie comme «convoitise, mêlée ou non de dépit ou de haine, à la vue du bonheur ou des avantages de quelqu’un». Il y existe une comparaison entre soi et autrui. Ceci n’est pas obligatoirement spécifique à l’amour ou l’attention de quelqu’un et n’implique pas nécessairement une tierce personne à la relation. Les deux peuvent se vivre en même temps ou dans des situations semblables. Il est possible qu’une personne soit envieuse et vive de la jalousie à cause d’une même source. Dans d’autres mots, ce n’est pas noir ou blanc. Certains affirment également que l’envie peut causer la jalousie, ou en être à la source dans certaines situations. Toutefois, il existe des subtilités afin de bien les reconnaitre. Les racines du sentiment de l’envie prennent place en bonne partie dans la perception de soi, et/ou dans l’estime personnelle. Prenez l’exemple d’une personne faisant une réflexion sur ellemême, ainsi que sur ses réalisations. Il est possible que cette dernière soit fière et heureuse de vivre la vie qu’elle mène (à différents degrés). Elle peut aussi être insatisfaite d’être rendue où elle est aujourd’hui comparativement à quelqu’un d’autre. Dans le dernier cas, il est possible que la comparaison entre elle-même et autrui puisse créer des émotions de

colère, mépris, impuissance, humiliation et autres possibilités. Dans l’envie, ces émotions que la personne ressent sont alors redirigées envers la personne enviée. Comme il a été dit, contrairement à la jalousie, il n’est pas nécessaire de vivre une relation impliquant une tierce personne. Elle peut se vivre dans une simple relation entre un individu et une autre personne servant de point de comparaison. L’envie consiste pour une personne à vouloir posséder quelque chose (ou des réalisations) appartenant à autrui, et qu’elle ne possède pas elle-même. Cela peut impliquer également un désir de «vouloir déposséder» autrui.

Du côté relationnel, le même dictionnaire présente l’envie comme «convoitise, mêlée ou non de dépit ou de haine, à la vue du bonheur ou des avantages de quelqu’un». Il est difficile de trouver les causes exactes de l’envie, ainsi que ce qui peut la rendre plus difficile à vivre chez une personne comparativement à une autre. Chacun est unique et il s’agit de cas par cas. Toutefois, est-ce possible qu’un écart important entre les réalisations de la vie réelle d’une personne et la vie idéale qu’elle aurait souhaité avoir puisse être l’une des raisons provoquant le sentiment d’être «rongé» par l’envie?

Il existe un autre élément portant à réflexion. C’est celui de la possibilité ou de la capacité à pouvoir intégrer ses valeurs et de pouvoir les réaliser. Par exemple, si une personne trouve une valeur importante pour elle et qu’elle arrive à s’en servir de manière satisfaisante dans ses relations professionnelles, personnelles et sociales, est-ce qu’elle aura moins de risques de vivre une envie «empoisonnante» que si elle n’a pas la possibilité de le faire? L’envie du succès des autres peut se créer sur ces différentes racines, et il est possible de se poser ces questions. Toutefois, ceci nécessite préalablement le développement de l’acceptation et de la connaissance de soi, de la part des figures adultes significatives en bas âge. Ces éléments sont prioritairement transmis par les générations plus âgées (ex.: parents, famille élargie, substituts, mentors, etc.), impliquant des personnes qui ont appliqué ces principes et valeurs par elles-mêmes, et qui les ont transmises à la génération suivante. La possibilité d’être reconnu justement et respectueusement dans ses forces et ses limites, de la part des figures parentales et/ou significatives, peut aussi favoriser une estime de soi équilibrée dans l’enfance. Les relations avec les pairs à l’école auront aussi un impact important sur le développement. Car, en dehors de la maison, c’est en bonne partie en vivant et en se comparant avec les autres en société qu’il sera possible de se construire une estime personnelle dans l’enfance et l’adolescence.

QU’EST-CE QU’UN ÊTRE HUMAIN?

Un philosophe

De la connaissance à l’idée NORMAND LECLERC

Chroniqueur de l’Université du troisième âge

L’être humain est souvent défini comme un «homo sapiens», c’est-à-dire un être pour qui le savoir est fondamental pour survivre et être heureux. Le savoir ne concernera-t-il que le nombre de morts lors de la dernière tuerie? Que les calomnies les plus viles à propos de nos politiciens? La nature nous a donné un outil d’un pouvoir incroyable: notre cerveau. Qu’en ferons-nous? Qu’est-ce que la philosophie? Commençons par distinguer pseudo-philo et vraie philo. La pseudo-philo retient l’étymologie de «phila» qu’elle rend par amour (mot fourretout et vide), et «sophia» qu’elle traduit par sagesse, c’est-à-dire ce qui nous garde sages... face à la hiérarchie. Qu’est-ce que la vraie philosophie? «Philo» signifie ami ou attachement et «sophia» se traduit par savoir, connaissance. Alors, qu’est-ce qui constitue l’essentiel de la philo? Connaitre clairement de façon à agir efficacement. Si je ne comprends pas ce qui se passe, j’ai peur... et je ne sais comment réagir.

Quelle est la base physiologique de la philosophie? Le cerveau... plus précisément, le néocortex. Quel est le principal rôle de notre néocortex? Il produit des idées... jour et nuit. Quel est le lien entre l’idée et la connaissance? L’idée est à la connaissance ce que l’atome est à la matière: l’élément de base. Ensuite, qu’est-ce qu’une idée? Pour mieux comprendre, représentons-nous un édifice à trois étages. Au premier étage, idée vient de «idein» qui signifie voir. Donc, une idée, c’est d’abord ce que je vois. Par exemple, je vois un chien. Deuxième étage, une idée simple. Quand le chien est hors de ma vue, je m’en fais une représentation. Enfin, troisième étage, une idée abstraite. Quand j’ai vu Fido, Médor, Rintintin et une ribambelle de leurs semblables, j’ai une idée abstraite de la gent canine.

Qu’est-ce qui mène le monde? Une jeune femme, Peggy Terry, disait «avoir déjà vécu la moitié de sa vie et ne pas se rendre compte qu’on est en train de se faire manipuler, c’est triste et un peu effrayant.» Comment nous manipule-t-on? Par des idées. Nos comportements sont basés sur les idées. Quand quelqu’un nous inculque des idées, c’est comme s’il tirait les ficelles en coulisse. Alors, qui tire les ficelles... du pantin que nous devenons? Ce sont les institutions religieuses, les médias, quand ils nous inculquent

leurs idées. Prenons les États-Unis: 2/3 des jeunes femmes sont sujettes à des troubles alimentaires. Quelle est la source de ce dysfonctionnement?  L’inconscient comme aurait supposé Freud? Ou une idée qui valorise l’extrême maigreur? N’avons-nous pas avantage à prendre conscience que le pouvoir des idées est le plus important des pouvoirs?

Qu’est-ce que l’idéologie? Au sens strict, c’est l’étude des idées, ce qui équivaut au savoir des savoirs, au savoir radical. Au sens large, c’est un ensemble d’idées qui permet d’expliquer le monde, l’être humain, la sexualité, etc. Alors, si une idée peut suffire à transformer une vie, l’idéologie ne serait-elle pas 100 fois plus puissante... puisqu’elle touche à tous les domaines? La contrepartie, c’est qu’elle est un système qui peut nous faire agir à notre insu. Prenons l’exemple de M. Shafia... cet homme qui, avec l’aide de son fils et de sa femme, a tué trois de ses filles: a-t-il réfléchi lucidement en se disant que les filles n’ont pas le droit de se maquiller, de danser, de sortir avec des garçons, que ce sont des comportements inhumains? Ou a-t-il agi selon les idées que sa religion lui a inculquées, que les femmes doivent être asexuées, soumises à l’homme, etc.? Voilà: l’idéologie peut constituer un pousse-au-crime ou un tremplin vers le bonheur. Elle peut (comme dans le domaine sexuel) dresser des murs si hauts, si épais, si

infranchissables, qu’ils font de nous des prisonniers, des aliénés. Chose certaine, si nous ne changeons pas l’idéologie, aucun problème ne peut être résolu.

Idéologue Certaines idées peuvent-elles être dangereuses? Et comment! Nous n’avons qu’à penser à certaines idées religieuses (Dieu, âme), qui, dans un premier temps, peuvent être rassurantes, mais qui, à long terme, ne peuvent être que toxiques, ou à certaines idées du néolibéralisme (privatisation, précarisation des employés), pour nous en rendre compte. Quelle sera la tâche d’un idéologue, autrement dit, de tout être humain? Il devra étudier les idées... en les identifiant d’abord, puis, en se demandant: a) Cette idée est-elle vraie? b) Quelles en seront les conséquences?

Le pouvoir des idées est le plus important des pouvoirs. La guérison: au cœur de la philosophie Les idées sur lesquelles est bâtie la civilisation occidentale (patriarcat, tabous sur la sexualité, Idées absolues, etc.) sont suspectes... quand elles ne sont pas carrément toxiques... surtout quand nous sommes conscients que, sous les comportements, reposent les idées. La philo ne dit-elle pas devenir une pratique thérapeutique?


SOCIÉTÉ 11

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L’ART DE MONTER UNE MAYONNAISE ET AUTRES PROPOS COMESTIBLES

D’amour et de café frais KRISTINA MONFETTEFORTIN Chroniqueuse

Ça y est. Le temps froid s’est installé pour rester et, de jour en jour, la lumière décline. L’envie de rester chez soi en pyjama jusqu’à 15h devient difficile à réprimer. Le retour à la normale après la semaine de travaux et d’étude ne s’effectue pas sans heurts. Comment contrer la déprime automnale qui nous menace autrement qu’en se gavant de vitamine D? Si votre motivation scolaire diminue progressivement et menace votre réussite, les ateliers de groupe du SAE (Services d’aide aux étudiants) vous permettront peut-être de retrouver l’impulsion nécessaire pour vous investir dans vos travaux. Que ce soit pour comprendre les sources de votre procrastination et dominer cette fâcheuse habitude ou pour apprendre à gérer un stress qui serait devenu paralysant pour la réalisation de vos études, ces ateliers offrent des outils efficaces pour vous rendre maitre de votre succès scolaire. Il suffit parfois d’un petit changement d’habitude pour reprendre gout aux tâches à accomplir. Rien de mieux que d’aller travailler dans un nouvel environnement. Le lieu classique des étudiants est bien sûr la bibliothèque universitaire. Vous avez à portée

de main différentes ressources utiles: ordinateurs (dont le prêt de portables et de iPad), imprimantes, médiathèque, postes de travail individuel, etc. De plus, les ateliers de formation (End Note, recherches documentaires, etc.) peuvent être un coup de pouce intéressant pour vous aider dans la réalisation de vos travaux de session. Sans oublier la présence exceptionnelle du personnel de la bibliothèque qui conseille et assiste les étudiants avec professionnalisme et gentillesse. De plus, la bibliothèque nouvellement baptisée Roy-Denommé met à la disposition des étudiants des salles de travail d’équipe. Celles-ci sont d’ailleurs parfaites pour accueillir des séances d’étude de groupe: bon moyen pour s’entraider et se motiver. Attention, il faudra en faire la réservation à l’avance, car elles connaissent une popularité grandissante. Besoin d’un meilleur dépaysement que la bibliothèque pour raviver la flamme de l’étude? Les paroles de sagesse d’Angèle Arsenault me semblent tout indiquées pour orienter votre choix: mangez donc quelque chose d’agréable en révisant. Vous avez l’embarras du choix, car il existe de nombreux cafés prêts à vous approvisionner en caféine et en sucre durant les périodes d’examens. Le plus connu est sans nul doute le Morgane qui domine le paysage trifluvien du café. Peu importe la succursale que vous choisirez, vous pourrez y savourer un chai à la citrouille et déguster une petite viennoiserie en préparant vos examens. Pour ceux qui souhaiteraient faire différent, l’ouverture en septembre dernier du Café Frida a renouvelé l’offre en matière de café au centre-ville. D’abord,

le lieu est magnifique avec sa vue sur le fleuve et a été aménagé avec talent ce qui donne un décor original. Le café y est divin notamment grâce à l’association au fournisseur Phil & Sebastian. Les grignotines proposées à l’ardoise (toasts sucrées ou salées) sont savoureuses et abordables. En complément, les propriétaires du Café Frida poursuivent le projet d’y présenter des spectacles. Les amateurs de musique ont ainsi eu la chance le 29 octobre dernier d’assister à la prestation du groupe montréalais Big Brave.

Besoin d’un meilleur dépaysement que la bibliothèque pour raviver la flamme de l’étude? Les paroles de sagesse d’Angèle Arsenault me semblent tout indiquées pour orienter votre choix: mangez donc quelque chose d’agréable en révisant. À la boulangerie Le Panetier, vous trouverez aussi quelques tables pour travailler. Vous pourrez grignoter leurs superbes pâtisseries le tout dans une ambiance décontractée et parfumée par l’odeur du pain. Les bouquinistes dans l’âme ne sont pas en reste puisque La petite brûlerie / L’Histoire sans fin réunit en un seul lieu un café et une librairie d’occasion. Il s’agit d’un endroit tranquille pour siroter un breuvage chaud en étudiant (café torréfié sur place). Profitez-en pour repartir avec un livre d’occasion. Le Bucafin, situé sur le

boulevard Saint-Maurice, représente aussi une alternative intéressante, où vous pourrez réviser vos notes de cours et vous assurez de maintenir une hygiène de vie acceptable puisqu’il s’agit d’un café-laverie. Entre deux brassées, allez donc visiter le commerce voisin, soit la librairie L’Exèdre. Les charmantes libraires qui y travaillent se feront un plaisir de vous conseiller une lecture agréable. Quel que soit le lieu que vous sélectionnerez, vous avez l’option de ne pas travailler. Simplement y faire une pause afin de reprendre votre rythme d’étude en étant un peu relaxé.

Fait inusité Saviez-vous que Costco maintient le même prix de vente pour ses hotdogs (et autres produits prêts-à-manger) depuis le milieu des années 1980 ? La raison à cette pratique est simple: il s’agit d’une stratégie commerciale qui vise à attirer la clientèle en magasin. En effet, les consommateurs de junk food affamés qui se rendront sur place pour manger un hotdog à moindre cout auront aussi tendance à saisir cette occasion pour magasiner. L’humain est un être d’habitude, trait caractéristique profitable pour les entreprises qui tentent par tous les moyens de fidéliser le consommateur, en particulier par les programmes de récompense qui servent, en grande partie, à obtenir des informations sur les penchants de consommation des adhérents. En passant, vous avez bien votre carte Air Miles, SAQ inspire, Pure HMV, PC Plus, Aéroplan, Pétro Plus, Optimum...

JE ME SOUVIENS… AU POUVOIR, CITOYENS!

Nanana-na nanana-na hey hey hey goodbye JEANFRANÇOIS VEILLEUX Chroniqueur

C’est par voie de communiqué de la part du président du Parti conservateur du Canada que Stephen Harper a indiqué qu’il quittait son poste de chef du PCC, ayant (enfin) été mis à la porte du 24 Sussex. Voici donc un bref retour sur cette 42e élection fédérale, soit la plus longue campagne électorale au Canada depuis 1926. Avec un taux moyen de participation de 68,5% des électeurs, le plus haut depuis 1993, la majorité de la population canadienne a su mettre un terme à la gouvernance conservatrice. «Bon débarras!» comme l’a affirmé Françoise David. Harper aura également su se retirer de la scène politique de la même manière qu’il a agi au pouvoir: caché derrière les rideaux. Si une campagne électorale de 37 jours – le minimum requis par la loi – coute environ 375 millions de dollars selon Élections Canada, ces 78 jours de campagne ont pratiquement couté un milliard de fonds publics. Oui, cela en valait la peine pour se débarrasser d’un dictateur inculte, antisyndicaliste, antiécolo, antiprogrès et antidrogue (même si sa série préférée est Breaking Bad), mais au bout du compte, c’est encore le citoyen qui va payer. 17,5 millions de personnes sur 25,6 millions

d’électeurs inscrits sont allées voter. Par contre, sachant que le taux de participation oscille entre 58,8% (2011) et 79,4% (1958), rappelons que le Canada est loin d’être le champion de la démocratie, au sens de pouvoir au peuple. J’ai aussi eu un malaise avec certains de mes amis AA (Anarchistes-Abstentionnistes) qui refusent de participer au système électoral, déclarant qu’ils ne se sentent pas concernés, inspirés par les grands intellectuels de ce monde tels que Normand Baillargeon ou Noam Chomsky. L’objectif est très noble, juste, mais l’urgence de la réalité m’imposait d’agir. Refuser le devoir-privilège citoyen (le vote) en prétendant que la machine étatique ne peut être changée que de l’extérieur, je trouve que c’est une sorte d’aplaventrisme politique, une forme de soumission du fait qu’on refuse de changer le système de l’intérieur. Selon moi, les abstentionnistes laissent les autres choisir à leur place, mais se font tout de même imposer les mêmes lois, impôts et taxes. Je suis d’accord avec eux que la démocratie ne se résume pas à faire un vote aux quatre ans, mais j’ai quand même cette impression idéaliste que ce vote, le mien, peut faire une différence. Si au moins les votes annulés étaient comptabilisés, au lieu d’être simplement rejetés, on pourrait prendre acte de ces électeurs. Un autre problème, c’est que seulement un jeune sur quatre va voter, alors que les ainés participent à 80-90%. En d’autres mots, il semble que les gens de ma génération laissent un peu trop les vieux choisir le prochain gouvernement au lieu de promouvoir leurs valeurs. Finalement, il m’est impossible de passer sous

silence la désuétude de notre mode de scrutin uninominal à un tour, un héritage britannique. L’électorat canadien est de moins en moins bien représenté à Ottawa si on prend en compte les véritables résultats participatifs. Dans un système proportionnel, non seulement les libéraux n’auraient pas été majoritaires (134 députés au lieu de 184, donc sous la barre des 170 sièges requis), mais le Bloc québécois et le Parti vert du Canada auraient pu être reconnus officiellement comme un parti politique avec respectivement 16 puis 12 députés. Le NPD aurait eu 67 députés plutôt que 44 et le PCC 109 plutôt que 99. Ainsi, au total, 29,1% des sièges ont été mal attribués et environ 4,7 millions d’électeurs ont carrément gaspillé leur vote en le jetant à la poubelle! Espérons que le PLC ne remisera pas sa promesse d’instaurer la proportionnelle, afin qu’un jour chaque vote compte réellement. Il serait temps qu’on arrive au 21e siècle…

Dans un système proportionnel, les libéraux n’auraient pas été majoritaires. Cachez ce niqab que je ne saurais voir Malgré un déficit de visibilité dans les grands médias, sans doute une tentative de museler le mouvement indépendantiste du Québec (ce n’est pas nouveau comme tactique), le Bloc québécois a réussi à faire élire dix députés, soit cinq fois plus que ce qui lui restait. Il n’est pas étonnant que la majorité de ces députés aient été élus là où va passer l’oléoduc… Louis Plamondon, l’Ancien, a réussi à se

faire élire pour une dixième fois consécutive, bravo! Je félicite également Mario Beaulieu, près des jeunes, d’avoir été élu dans la Pointe-de-l’Île. Par contre, j’ai eu beaucoup de peine à entendre les accusations de «racisme» et de «xénophobie» qu’on a pu accoler aux bloquistes sur l’affaire du niqab. Défendre la laïcité stricte est quelque chose de plus en plus difficile à faire sur la place publique, même s’il reste encore beaucoup à faire pour parachever cet idéal avant tout symbolique. Déjà que la Constitution canadienne repose sur «la suprématie de Dieu», on repassera pour l’État laïc! Néanmoins, malgré la consigne nationale du vote anti-Harper, le Bloc québécois a, encore une fois, recueilli davantage de votes, seulement au Québec, que le Parti vert partout au Canada: un peu plus de 200 000 votes séparent le BQ (818 652) du PVC (605 864 voix). D’autre part, on reproche au BQ de n’avoir su rallier que 19,3% de l’électorat québécois, alors qu’au Canada, le NPD a fait un score égal avec 19,7%, soit un Canadien sur cinq, et même si Mulcair a perdu la moitié de ses sièges d’un océan à l’autre. En fait, c’est souvent la même chose dans les médias avec la cause indépendantiste: deux poids, deux mesures. Finalement, pourquoi prétendre que le Bloc québécois est mort? La nomination de la jeune économiste Catherine Fournier, 23 ans, à la vice-présidence du parti, et l’élection de quatre députés de ma génération au sein du BQ confirme la passation des pouvoirs aux Y mais surtout l’aspect intergénérationnel du mouvement indépendantiste. À suivre!


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3 au 16 novembre 2015

ARTS ET SPECTACLES NOUVELLES EXPOSITIONS AU CENTRE RAYMOND-LASNIER

«Vide-Grenier» et «L’arbre d’eau» donnent vie à l’inanimé NADIA TRANCHEMONTAGNE Arts et spectacles

Le 25 octobre dernier se tenait le vernissage de deux nouvelles expositions au Centre d’exposition Raymond-Lasnier de la Maison de la culture. «Vide-Grenier» d’Henri Morrissette et «L’arbre d’eau» s’y côtoient jusqu’au 29 novembre prochain. Le Centre d’exposition Raymond-Lasnier accueille pour cette double exposition deux artistes aux univers bien différents, soit Henri Morrissette et Clément Côté. Les deux hommes sont désormais des figures reconnues du paysage culturel trifluvien et offrent, encore une fois, un aperçu de leur talent artistique.

«Vide-Grenier» d’Henri Morrissette En entrant dans la salle d’exposition, les visiteurs tombent face à l’installation d’Henri Morrissette, installation avec laquelle l’artiste trifluvien montre une fois de plus son talent pour jouer avec la matière et

l’espace. Dans la première section, les spectateurs se retrouvent plongés dans une volière métallique. Grâce à divers morceaux métalliques, notamment des charnières, des têtes de marteau et plus encore, l’artiste a créé une multitude de petits volatiles. Ajoutant des pattes de sa confection à ces éléments de métal, l’artiste donne vie à l’inanimé. Outre ces oiseaux, d’autres créatures meublent l’espace et surtout l’imaginaire. Ils habitent l’espace, allant du sol jusqu’à des espaces plus haut perchés, donnant réellement une impression de volière vivante. La deuxième section, toute aussi animée, se détache de ces oiseaux pour offrir un univers bien différent. Le métal y est encore une fois représentée par des éléments que l’on reconnaît du quotidien. Des conserves rouillées, des métaux usés, du bois, des objets anciens et même des matériaux neufs, Henri Morrissette n’a pas peur du mélange des matières, y joignant pour cette partie des éléments incongrus et inusités comme des peluches ou des pieds de poupées. Pour n’en donner qu’un seul exemple, l’artiste montre son imaginaire inventif en attachant plusieurs de ces pieds de poupée ensemble qui, une fois peinturés en jaune, donne l’impression de bananes suspendus. Un plaisir d’inventivité! Alliant l’amusant à l’intriguant, Henri Morrissette sait comment créer des univers fascinants où

PHOTO: N. TRANCHEMONTAGNE

PHOTO: N. TRANCHEMONTAGNE

Henri Morrissette crée un univers vivant avec ses créatures hétéroclites qui suscitent la surprise et l’amusement. Parmi celles-ci, se trouvent notamment ces petits «gnomes» comme il les appelle lui-même. se trouve le mélange de l’imaginaire et du réel, du vivant et de l’inanimé. «Vide grenier c’est comme si j’ouvrais ma tête (le grenier) et que je vidais des idées entreposées là depuis longtemps. C’est leur donner vie et voir ça donne quoi en vrai et pas juste en idée», explique l’artiste concernant son installation. «Vide-Grenier c’est aussi le terme français pour vente de garage. Alors, c’est une façon de présenter des idées qui de prime abord, pourraient ne pas «fiter» ensemble, mais qui dans ce contexte peuvent cohabiter», ajoute-t-il, parlant de cette exposition comme une présentation de sa propre personne.

«L’arbre d’eau» de Clément Côté

«L’arbre d’eau» est une création saisissante autant par sa hauteur que par sa structure particulière. Son ampleur, autant physique que par l’extension des ombres, offre un résultat impressionnant.

Au fond du Centre d’exposition Raymond-Lasnier se trouve la sculpture de Clément Côté. Cette fois, on se retrouve dans un univers complètement différent. Au centre de l’espace se trouve une seule sculpture des plus imposantes. Contrairement à la multiplicité des matériaux que l’on retrouve chez Henri Morrissette, cette fois c’est la simplicité du matériel qui frappe. Cette sculpture représentant un arbre est entièrement constituée de bardeaux de cèdre, qui n’ont pas été repeints. Clément Côté a travaillé sur son arbre en découpant individuellement ces morceaux de bois qu’il a fixé les uns après des autres avec des vis. Ces vis,

visibles, ajoutent à l’ensemble un aspect particulièrement frappant, brute. Sans squelette à son œuvre, l’artiste Côté crée au gré de son imagination, formant cet arbre d’une hauteur impressionnante. De son sommet, sont suspendues à l’aide de fil transparent des gouttes d’eau, aussi formées à l’aide de bois. Un résultat impressionnant. L’artiste explique avec éloquence que pour lui, cet arbre signifie la vie. En plus de la sculpture en soi, les ombres que celui-ci projette contre le mur participent à l’œuvre, donnant l’impression d’oiseaux en plein envol.

«Vide-grenier c’est comme si j’ouvrais ma tête (le grenier) et que je vidais des idées entreposées là depuis longtemps. C’est leur donner vie et voir ça donne quoi en vrai et pas juste en idée» — Henri Morrissette

Les deux œuvres aussi différentes soient-elles semblent se compléter grâce à leur opposition. De l’installation à la sculpture, les deux artistes se sont investis dans une démarche artistique qui au final, donne deux résultats aussi vivants qu’impressionnants.

LIGUE UNIVERSITAIRE D’IMPROVISATION DE TROIS-RIVIÈRES

Un début de saison convaincant La mi-session, qui se présente avec une semaine de travaux et d’études, est le moment idéal pour observer ce qui s’est passé depuis la rentrée et ainsi de soumettre un bilan afin d’affronter les semaines restantes. C’est l’exercice auquel la présidente de la LUITR s’est prêtée. Célane Dodier Côte a relevé les bons coups et veut innover pour la suite des choses. La présidente du conseil d’administration est de prime abord très satisfaite de son équipe. L’ensemble des administrateurs travaille avec passion afin de faire rayonner la ligue d’improvisation. Il y a eu un vent de changement dans la manière de publiciser les matchs.

Les responsables des communications ont pris d’assaut les réseaux sociaux avec le concept #oselaluitr. «On se rend bien compte qu’en gardant les réseaux sociaux actifs ça fait de la belle pub et on voit la réponse immédiate du public», affirme Célane Dodier Côte. En plus de souligner l’achalandage record, la présidente se réjouit de la qualité des joueurs. Selon elle, les équipes sont diversifiées et c’est une des raisons de la force de cette cuvée. Certains styles sont plus théâtraux alors que d’autres abondent plutôt dans la veine gravelienne de l’improvisation, à savoir des joueurs à gags. Il y aura très certainement une délégation de la LUITR au tournoi du paradoxe qui se tient à Québec ce mois-ci.

Cette visite dans la Capitale Nationale permet d’échanger avec d’autres ligues et ainsi de parfaire son jeu et de découvrir des styles. Des équipes de l’extérieur seront invitées d’ici la fin de la saison. Toutes ces rencontres bonifient largement le jeu des improvisateurs. Célane Dodier Côte conclue en disant que «chaque région possède son petit grain de sel et qu’il faut aller y goûter». Des matchs spéciaux seront donc au programme de la saison afin de créer des événements tant pour les joueurs que pour le public. Les matchs ont lieu les lundis soirs à 20h00 à la Chasse-Galerie. Il faut noter que les matchs d’improvisation n’ont pas lieu lorsqu’il y a congé d’école. (M.-C.P.)

PHOTO: GRACIEUSETÉ

Le concept publicitaire #oselaluitr circule sur les réseaux sociaux.


arts et spectacles 13

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LES PROJETS D’UN ANCIEN ÉTUDIANT EN ARTS

Entretien avec Philippe Lafontaine Nouvellement diplômé de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) en arts, Philippe Lafontaine est un jeune homme plein d’ambition et de projets. Durant le mois d’octobre, l’artiste a notamment eu la chance d’exposer quelques-unes de ses toiles au Gambrinus. Ayant terminé son baccalauréat en arts à l’UQTR l’an dernier, Philippe Lafontaine ne chôme pas En fait, si son baccalauréat est terminé, l’artiste n’en a pas fini avec les études pour autant. Présentement, l’ex-universitaire poursuit une formation professionnelle en dessin de bâtiment. Il s’agit pour l’artiste d’un apprentissage de plus, une corde supplémentaire à son arc, avant de se diriger vers la maîtrise. Il est suggéré aux étudiants de prendre une pause PHOTO: PHILIPPE LAFONTAINE

Pour la fin de son baccalauréat, l’artiste a livré un projet proche du «street art» qu’il a longtemps pratiqué. L’artiste prend une pause après son baccalauréat, envisageant de commencer sa maîtrise en arts dans deux ans.

de deux ans entre le baccalauréat et la maîtrise, ce qu’il effectue en ce moment, mais qui ne signifie pas pour autant qu’il n’y réfléchit pas. «Ce deux ans là permet de muer ton projet, tu ne sors pas non plus de l’école et du BAC en te disant que tu es un artiste professionnel, ça te laisse aussi le temps de te monter un portfolio», explique-t-il. «Après ton BAC, tu as tellement été influencé par tes professeurs et tous tes travaux, les thématiques et tout, qu’à moment donné, tu ne sais plus trop qui tu es», ajoute-t-il, prenant ces deux ans comme un moment pour se retrouver comme artiste.

En tant qu’artiste Bien qu’ayant touché à plusieurs formes d’arts, Philippe Lafontaine se dit principalement peintre. Il cherche présentement surtout à revenir vers une forme d’art plus traditionnelle avec la peinture à l’huile à la spatule et du grand format. Quant aux thématiques, Philippe Lafontaine cherche un retour vers les paysages qu’il explique ainsi : «Mon but c’est de me rapprocher du paysage. Je veux me détacher un peu du «street art» pour me diriger un peu plus vers le paysage, j’en fais depuis plusieurs années. Je veux laisser teinter un peu le passé de la ville au travers». Malgré tout, il cherche à rester un artiste polyvalent. «Je n’ai aucune barrière aux médiums, même si j’ai des préférences» explique-t-il. Ces tentatives parfois hors de sa zone de confort sont ce qui permet selon lui de développer son art. «Ça forme une personnalité d’artiste, c’est plus intéressant de dire oui aux opportunités, même si on ne sait pas trop c’est quoi», dit-il avec un certain amusement.

COLLECTE DE FONDS POUR LA BIENNALE DE SCULPTURE ET LA GALERIE D’ART DU PARC

Des clés d’argent gagnantes Le 21 octobre dernier, la Galerie d’Art du parc (GAP) ainsi que l’organisme de la Biennale nationale de sculpture contemporaine accueillaient près de 200 invités à l’occasion de leur toute première édition de collecte de fonds nommée La Clé d’argent. C’est une invitation qui fut lancée aux différents secteurs d’activités de TroisRivières afin de mettre en commun les acteurs du milieu culturel et ceux du milieu des affaires. L’organisation a su viser juste en accueillant comme président d’honneur Pierre St-Jacques, propriétaire du Canadian Tire du boulevard des Forges. Malgré l’arrivée tardive de ce dernier, les invités ont eu la chance de déambuler sur les quatre étages du magnifique bâtiment patrimonial à l’occasion du 4 à 7 de cocktail dinatoire. Afin d’égayer les sens auditifs, la présence d’une violoniste et d’une violoncelliste donnait une ambiance de convivialité au concept. Lors de l’arrivée des invités, ceux-ci étaient priés d’aller se choisir une clé qui correspondait à un prix. «Avec la participation de 55 partenaires de la région, chaque invité repartira avec un prix, dont l’un est un voyage, en plus de cinq tirages aléatoires au cours de la soirée», mentionnait Christiane Simoneau, directrice générale de la Galerie d’Art du parc. Pour cette même occasion, une expo-vente regroupant plusieurs artistes d’ici et d’ailleurs était

disposée au premier étage de l’édifice. Il s’agissait de dons lors du passage de ces artistes au Biennale de sculpture contemporaine (BNSC) et les invités pouvaient faire l’achat de ces œuvres à 30% de rabais du prix d’origine. La Galerie d’Art du parc est un organisme sans but lucratif qui existe depuis déjà 42 ans et qui offre chaque année une dizaine d’expositions en plus d’évènements connexes de performances de tout genre. Il est possible d’en connaitre davantage au www.galeriedartduparc.qc.ca. (A.L.) PHOTO: A. LEMIEUX

Le concept de remettre des prix par l’entremise d’une clé a bien plu aux invités.

Ses récents projets Parmi ces opportunités, il a notamment joint le rang des artistes sculpteurs de l’Atelier Silex en tant que recrue pour les aider à ramasser des fonds lors de l’événement «Cossins poétiques et Patentes à gosses», le 8 octobre dernier. L’événement a été une belle occasion pour lui, non seulement d’aider l’Atelier Silex, mais aussi d’expérimenter, ce à quoi l’artiste ne semble jamais dire non. Si tous les fonds allaient à l’Atelier Silex, il a néanmoins reçu en échange trois mois d’ateliers avec eux. Une autre belle opportunité!

«Mon but c’est de me rapprocher du paysage. Je veux me détacher un peu du «street art» pour me diriger un peu plus vers le paysage, j’en fais depuis plusieurs années. Je veux laisser teinter un peu le passé de la ville au travers». — Philippe Lafontaine

Durant le mois d’octobre, Philippe Lafontaine a surtout eu la chance d’être exposé au Gambrinus. Une occasion qu’il n’avait pas prévu, mais qui s’est avéré une belle opportunité de sortir quelques toiles. Pour cette exposition, Philippe Lafontaine a été chercher dans ses dernières expositions et a réuni plusieurs toiles aux techniques mixtes, comme la peinture à l’aérosol avec pochoir, peinture à l’huile, peinture acrylique,

PHOTO: PHILIPPE LAFONTAINE

L’artiste éprouve une passion pour les paysages qu’il cherche à illustrer dans ses toiles. Philippe Lafontaine cherche d’ailleurs à retourner vers cette peinture de paysage qu’il exerce déjà depuis des années. plusieurs formes d’estampe et plus encore! C’est pour lui une exposition qui résume assez bien la fin de son baccalauréat. On retrouve dans cette exposition une partie de sa collection un peu plus «trash». Ses différentes collections font de lui un artiste qui s’adapte facilement à l’endroit ou à la situation qu’on lui propose. Philippe Lafontaine est un artiste coloré et qui n’est pas à court d’idées. Plusieurs de ses peintures traduisent son absence de barrières et la recherche d’aller plus loin. Il faudra attendre pour voir ce que cet artiste nous réserve pour le futur. (N.T.)


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3 au 16 novembre 2015

EN FORMULE 5 À 7

Nouvel album pour Daniel Morissette Le 31 octobre dernier avait lieu le lancement du deuxième album de l’auteur-compositeur-interprète Daniel Morissette au bar l’Embuscade. L’opus nommé L’argent prime jette sur la table les questionnements et les opinions de l’artiste sur l’obsession de l’argent dans notre société, le tout dans une ambiance folk. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’artiste sait s’occuper avant un spectacle. Très à l’aise avec son public, il prend le temps de discuter avec tous ceux qui ont pris la peine de se déplacer pour sa prestation. C’est depuis 15 ans déjà que l’artiste roule sa bosse dans le milieu du folk québécois, ce qui semble lui avoir donné un public fidèle. Ce deuxième album qui s’appelle L’argent prime sort six ans après son premier opus nommé Signé (2009). Le cul-de-sac environnemental, la politique, la famille et les affaires font partie des thèmes exploités. Le fil conducteur reste quand même l’obsession de l’argent. L’album est autoproduit par l’artiste. L’important pour lui était de prendre le temps de bien faire les choses. Il s’est également entouré de 3 musiciens pour l’accompagner dans ses performances dont Nicolas Gosselin à la basse, Dany Bergeron à la batterie et Louis Gagnon à la guitare et au ukulélé. C’est dans une ambiance de décoration d’Halloween de bar que l’artiste a donné rendez-vous à son public à l’Embuscade.

Le cul-de-sac environnemental, la politique, la famille et les affaires font parties des thèmes exploités. Le fil conducteur reste quand même l’obsession de l’argent. «Ceux qui sont déjà là, ce sera un extra c’est tout!» Daniel Morissette Dès les tests de son, Daniel Morissette a commencé à interagir avec ceux qui étaient présents. L’homme sympathique et nerveux pouvait voir les gens prendre les bancs du bar pour se rapprocher de la scène, un bon nombre d’entre eux avec l’album à la main. L’artiste venait y présenter 5 chansons de son nouveau répertoire dans une formule 5 à 7.

PHOTO: P. BOURGOING-ALARIE

BIG BRAVE AU CAFÉ FRIDA

Le troublant à son meilleur À l’occasion de son tout premier spectacle, le nouveau Café Frida au centre-ville de Trois-Rivières accueillait en ses lieux, le 29 octobre dernier, le groupe Big Brave. C’est un local presque rempli d’une foule attendue pour voir le groupe performer. Une soirée haute en sonorités discordantes… intéressantes. Des opportunités qui mènent loin

Daniel Morissette accompagné du bassiste trifluvien Nicolas Gosselin.

Le groupe Big Brave est originaire de Montréal et s’inscrit dans le milieu musical depuis déjà 2012. Il lançait récemment son deuxième album Au de La déjà encensé par la critique et se méritant ainsi une place dans le célèbre New York Times. Revenu d’une brève tournée aux États-Unis en compagnie du groupe Goatsnake, il effectuait un bref arrêt à Trois-Rivières avant de se rendre au Royaume-Uni et en Europe pour une tournée de festivals et de spectacles.

Atmosphère électrisante Il commença avec la chanson intitulée «Le perron d’église» qui met l’emphase sur les lieux où les gens discutaient par le passé. C’est un peu une critique sociale de nos nouvelles façons de communiquer par les réseaux sociaux et les téléphones. S’en suivit la pièce «Que vaut cette vie» qui côtoyait davantage le côté des affaires qui prône dans notre société. Après ces deux premières chansons, on pouvait comprendre la passion de l’artiste pour les paroles de ses chansons auxquelles il apporte beaucoup de soin. La suite a appartenu à la pièce  «Le balancier», mélodie plus douce que les précédentes. Louis Gagnon, guitariste pour l’occasion s’est offert quelques passages à la lap steel pour amener des sonorités plus rondes et chaudes. La cinquième et dernière pièce permit de montrer un côté plus entraînant de l’artiste. Des harmonies vocales des autres musiciens, mêlées à des passages de solos et des paroles entraînantes ont permis de terminer en beauté. L’artiste en a tout de même profité pour faire en rappel la pièce «De Trois-Rivières à Paris» présente sur son premier album. Pour obtenir l’album L’argent prime, vous pouvez vous rendre au Archambault de Trois-Rivières ou sur le site Bandcamp de l’artiste. En ce qui concerne de futures dates de spectacle, certaines sont en préparation. Pour ceux qui voudraient inviter l’artiste à faire une prestation à un événement, vous pouvez le contacter par Facebook. (P.B.A.)

Difficilement descriptible comme style musical, le

groupe Big Brave se compose d’un batteur et de deux guitaristes. Ceux-ci exécutent une forme de dysfonctionnement entre leurs instruments déformant les sons et les interreliant sans trop de coordination. Les coups saccadés de la batterie, les glissements des cordes de la guitare et les poussées de voix suite de la une à en dérégler les tympans amènent le spectateur à se questionner sur ce qui se passe réellement sous ses yeux. Après quelques minutes, les notes et la performance des musiciens viennent qu’à avoir raison sur le regard figé des spectateurs. Il faut savoir se

Après quelques minutes, les notes et la performance des musiciens viennent qu’à avoir raison sur le regard figé des spectateurs. laisser porter dans cette autre dimension proposée et vivre Big Brave. Les trois artistes semblaient très heureux de se retrouver à Trois-Rivières et la convivialité de l’espace ainsi que l’atmosphère ont rendu l’expérience unique. (A.L.)

PHOTO: A. LEMIEUX

Le groupe semblait voguer dans une autre dimension, mais il était en total contrôle de sa musique.

Semaine du 2 au 8 novembre 2015

Mardi de 15 h à 18 h, en rappel vendredi 17 h et dimanche midi

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10.

Artistes Les Conards à l’orange Philippe Brach Bernard Adamus Galaxie Joëlle Saint-Pierre Ponctuation Simon Kearney Navet Confit Les Incendiaires Francis Faubert

Pièces L’autobus Crystel Donne-moi z’en Portugal Cent pas Narcisse En attendant Mannequin de magasin Tozoku Maniwaki

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10.

Artistes The Matadors The Sheepdogs The Fratellis Metric Alabama Shakes The Dears Beirut Caveboy U.S. Girls New Order

Pièces Three Wolf Moon Downtown Me and the Devil For Kicks Future People I Used to Pray For the Heavens to Fall Gibraltar Something Like Summer Window Shades Restless


arts et spectacles 15

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JULIE BLANCHE AU CENTRE PAULINE-JULIEN

Traverser le temps ALICIA LEMIEUX

Arts et spectacles

Dans le cadre de sa tournée pour son tout premier album, l’artiste Julie Blanche se produisait le 24 octobre dernier au centre Pauline-Julien. Malgré l’absence d’un grand public présent, cette dernière ne s’est pas empêchée de livrer sa musique aussi naturellement et généreusement qu’à l’habitude, mais sous une formule plus intime. Douce fragilité Ce qui distingue particulièrement cette artiste des autres, ce sont ses mots posés délicatement un à un sur une mélodie enivrante qui transporte le public dans un monde tout près d’être magique par moment. Malgré tout, ses textes, écrits par Antoine Corriveau, sont le reflet d’une enfance relativement mouvementée. Julie Blanche, de son prénom et nom d’artiste, émane une sagesse qui donne une candeur unique à sa performance. Sans surprise, celle-ci ne se cache pas d’avoir toujours rêvé avoir 100 ans, et c’est sur cette idée qu’elle a terminé son spectacle sur la chanson La vie facile, écrite par Stéphane Lafleur du groupe Avec pas d’casque. «En fait, le concept, c’est

que dans l’ensemble du spectacle, je parle de mon enfance et que pour finir, j’aborde la vieillesse comme un état d’esprit avec lequel je suis désormais en paix. C’est un vrai cadeau que m’a offert Stéphane Lafleur avec cette chanson», mentionne l’interprète. Lors de son spectacle, l’artiste a interprété ses dix chansons issues de son premier album en plus d’une reprise de la chanson Leçon des ténèbres de l’artiste auteur-compositeur-interprète Philippe B. Le rapport très fréquent entre l’humain et la nature dans ses textes rappelle une douce amertume d’automne et un vent nostalgique qui n’était pas prévu ainsi, mais que l’artiste reconnait tout de même. La gestuelle qu’elle lie à ses mots donne des images à la fois de pureté angélique et, à d’autres moments, celles d’une vieille dame fragilisée par le temps. Malgré l’involontaire de tous ces concepts interreliés, cela fonctionne bien et le résultat est magnifique. Julie Blanche permet d’évader l’instant d’un moment son public dans un beau et long voyage dans le temps.

Une musique encrée En terme de sonorité, Julie Blanche s’entoure de quatre musiciens de grands talents. En effet, à la batterie, Stéphane Bergeron, du groupe Karkwa, s’exécute avec une percussion diversifiée, reproduisant autant des bruits de grincements que de vent, qui coordonne parfaitement à l’ambiance nostalgique du spectacle. C’est aussi une contrebasse, une guitare électrique, un cor français et un clavier qui complètent l’univers

PHOTO: A. LEMIEUX

Julie Blanche s’est offerte tout en fragilité et en douceur lors de sa venue au centre Pauline-Julien. sonore du spectacle. Par moment, Julie Blanche s’installe à son piano pour faire vivre sa musique du bout de ses doigts alors qu’à plusieurs moments elle est de retour debout pour laisser place à l’interprétation vocale. Ce sont également des harmonies de voix qui s’unissent parfaitement avec son contrebassiste Cédric Dind-Lavoie.

Avec son nouvel album, Julie Blanche commence à

s’inscrire dans le monde des grands avec entre autres sa nomination au prochain Gala alternatif de musique indépendante du Québec (GAMIQ) pour l’album POP de l’année et la révélation de l’année. Elle vient également de remporter, en mai dernier, le titre de «Découverte francophone» par les radios francophones publiques lui permettant la diffusion répétée de sa chanson La maison d’hier. Ce sont de belles reconnaissances qui inscrivent l’artiste tranquillement au sein des grands noms du milieu musical francophone.

notamment avec la troisième pièce. C’est pendant cette dernière que la foule a été encouragée à taper des mains pour suivre le rythme plus accrocheur. Une des chansons suivantes a permis à chacun d’entre eux de montrer leurs talents d’improvisateur avec de longs solos. Un fait intéressant sur le spectacle est qu’il contenait des pièces uniques qui sont seulement présentées

lors des spectacles et qui ne seront pas disponibles en téléchargement. C’est une raison de plus d’aller voir ce groupe qui a tout pour plaire aux mélomanes. Pour plus d’informations sur Cosmophone et pour suivre l’avancement de l’EP, vous pouvez vous rendre sur leur page Facebook. Un soundcloud est également disponible pour écouter une de leur pièce nommée «Reflets». (P.B.A.)

Une reconnaissance dans le milieu

SPECTACLE DE COSMOPHONE AU GAMBRINUS

Après les mardis de la relève Cosmophone, jeune groupe de Trois-Rivières, présentait son deuxième spectacle complet au Gambrinus le mardi 20 octobre dernier, le premier ayant eu lieu au Nord-Ouest Café il y a de ça quelques semaines. En pleine période de mixage pour un EP, la bande de musiciens est venue révéler leurs plus récentes compositions au public. C’est grâce à leurs deux participations aux mardis de la relève qu’ils ont eu l’occasion de venir réchauffer la salle de la microbrasserie bien connue pour son âme musicale. Cosmophone est une formation qui s’est fait découvrir au cours des deux dernières années avec leurs performances aux mardis de la relève. Ayant tous des formations en jazz, on pouvait sentir la forte influence de ce genre dans leur musique, en plus de sons électros et de pièces naviguant dans le rock progressif. Ils offraient au public des morceaux très compatibles avec beaucoup d’espaces disponibles pour les solos et les improvisations. On retrouvait Daniel Quirion au piano et synthétiseur, Catherine Laurin au chant, Anthony Richard à la basse, Antony Joubert à la batterie et Charles

PHOTO: P. BOURGOING-ALARIE

Les musiciens sont venus présenter leur récentes compositions au public du Gambrinus.

Martel, nouvellement guitariste pour le groupe. Le spectacle a commencé avec la pièce «Arbres Morts», première chanson présente sur leur EP en préparation. La salle était donc réchauffée pour la deuxième pièce nommée «Le Cœur Astronaute». Déjà, à ce moment du spectacle, on avait une bonne idée des couleurs musicales du groupe. Il présentait à la fois des pièces très douces et des rythmes de jazz plus osés,


16 arts et spectacles

3 au 16 novembre 2015

CHRONIQUE D’UN LUNATIQUE

Des chauves-souris et des côtes arrachées LOUISPHILIPPE CANTIN Chroniqueur

Il semble que le froid ralentit en quelques sortes le bon fonctionnement de mon cortex cérébral. Tranquillement, les mots, l’inspiration, se noient dans ma matière grise et oublient de me prodiguer leurs vertus, celles qui, à mesure de cogitation, étirent mes idées jusqu’à remplir ces pages blanches comme la neige qui arrivera bientôt sur le pas de nos portes. Passer sous la barre du zéro la nuit, c’est quitter la chaleur de la musique d’été, c’est d’accepter à contrecœur que la musique de Kurt Vile ne nous collera au tympan seulement si un feu brûle dans l’âtre. Tomber dans la torpeur, c’est tomber dans la mélancolie et laisser son être plonger à l’intérieur de musiques plus tourmentées, plus troublantes. D’ailleurs, c’est dans cet ordre d’idée que s’inscrivait le premier spectacle du tout nouveau Café Frida. J’y étais. En fait, toute une délégation du Zone Campus y était ainsi que plusieurs autres visages bien connus de la sphère culturelle trifluvienne. Ainsi je ne m’attarderai pas trop longuement sur le jeune groupe de Montréal, dont la réputation commence à faire tourner de plus en plus de têtes, surtout vu le son fort audacieux qu’eux seuls savent nous offrir. Par contre, sans m’attarder précisément sur Big Brave en soi, je crois que cette récente représentation dans un café qui, s’il avait une personnalité, vous dirait qu’il est tanné de me voir flâner en son antre, est parvenue à poursuivre ma réflexion qui s’installe dans les pages de ce numéro à l’intérieur de mon mot de la rédaction. Pour ceux qui auront pris le temps de consulter cette autre divagation écrite, vous serez déjà au courant du sujet : les has been. Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de lire, je vous invite ici, en toute humilité, à en faire la lecture, en espérant qu’il éveillera en vous quelques questionnements et que l’article suscitera la discussion entre vous. Dans cette chronique, j’aimerais davantage traiter de ce qui s’oppose diamétralement à ce phénomène qu’est celui du has been, fléau qui hante à peu près toutes les sphères sociales de notre merveilleux Québec. Je me lance donc, une fois de plus : Qu’est-ce qui s’oppose à ce qui est dépassé? Nous pouvons aborder cette question sous plusieurs angles. Le plus logique ici serait probablement d’affirmer que la nouveauté en culture, ce qui a tendance à briser des barrières constitue la meilleure arme contre le hasbinisme. Cependant, cette assertion, aussi simple soit-elle, soulève en moi une nouvelle question : Est-ce nécessaire de choquer, d’une manière ou d’une autre, pour briser des barrières? Ici, je crois que c’est est à vous de choisir

votre propre réponse à cette question. Pour ma part je reste pris dans un entre deux. L’histoire musicale nous a prouvé à plusieurs que ce qui forme les légendes des temps modernes est en grande partie la controverse. Je n’ai pas besoin ici de m’étaler trop longtemps pour que vous compreniez que Jim Morisson n’a pas fait l’unanimité à son arrivée sur la scène américaine. Le diabolisme de Black Sabbath était une des fortes parts de controverse qui leur permit de se forger un nom qui fait, encore aujourd’hui l’unanimité. Malgré leur âge, les vétérans du heavy metal restent toujours écouté par un public très jeunes, j’en fais moi-même partie. Dans le même ordre d’idées, j’adore les Beatles qui, malgré la sorte de douceur qu’on leur associe aujourd’hui, ont su briser certaines barrières grâce à leur image en début de carrière. Bien évidemment, tous ces grands du monde la musique avaient cette autre petit je ne sais quoi qui leur a permis de perdurer à travers les âges. On ne peut dissocier l’image de la musique dans ces cas bien précis. Cher lecteurs, il fut effectivement une époque où arborer une image choquante ne suffisait pas à se tailler un nom dans un monde où, au final, c’était la musique qui prédominait. Certains croiront que cette époque est révolue, je ne suis qu’à moitié d’accord.

Est-ce nécessaire de choquer, d’une manière ou d’une autre, pour briser des barrières? Cet éclatement, principalement vécu durant les années soixante et soixante-dix s’est également vu au Québec, particulièrement en poésie. Je ne citerai ici que les performances de Claude Péloquin et de Raoûl Duguay lors de la Nuit de la Poésie de 1970 pour vous faire comprendre mon point. Cependant, comment fait-on, en 2015, lorsque que tout a déjà été fait, lorsque toutes les têtes de chauve-souris ont été dévorées, lorsque toutes les côtes furent arrachées et lorsque toutes les chanteuses pop se sont dénudées? Pour ce qui est du Québec, certains audacieux parviennent encore à provoquer le malaise dans notre société qui, avouons-nous le, se fait souvent légèrement frileuse. Cela ne leur enlève pour autant pas de mérite. Lorsque je parle de cette audace, je pense par exemple à Philippe Brach avec son dernier vidéoclip pour la chanson Crystel, premier extrait de son plus récent album sorti en septembre dernier. Si vous ne connaissez pas le groupe Anatole, sachez également que leurs performances live se veulent remplie d’une langoureuse énergie qui en fera rougir plus d’un. Il paraitrait même que Klô Pelgag se fera raser la tête en spectacle bientôt (peut-être même est-ce déjà arrivé depuis l’écriture de l’article). Toutes ces tergiversations pour terminer en vous disant qu’il est certain que le Québec n’est pas ignorant à cette idée que nous devons avoir de se renouveler. Est-ce qu’il faut choquer pour réinventer, les débats sont maintenant ouverts!

VERNISSAGE AU FRIDA

Fine vapeur de douceur féminine PHOTO: M.-C. PERRAS

La candeur de Mathilde Cinq-Mars se lit par ses traits délicats.

MARIECHRISTINE PERRAS

Arts et spectacles

Pour la première fois depuis l’ouverture, le café Frida de la rue Des Forges accueille une exposition en arts visuels. Pour étrenner les murs du restaurant aux allures de cafétéria rustico-cégépienne, l’équipe présente les images de la jeune artiste Mathilde CinqMars. Le vernissage du 28 octobre dernier a permis de briser la glace et d’affirmer la vocation culturelle que veut se donner ce lieu aux abords du Fleuve. Le lieu qui occupe le coin de la bâtisse est drôlement découpé. La salle d’un chic jeunot-urbain a son charme, la terrasse est merveilleusement bien située, mais l’endroit ne laisse pas les œuvres se livrer totalement. La disposition des tables empêche l’œil de lire pleinement les dessins. Par contre, les œuvres de Mathilde Cinq-Mars remplissent leur mission d’envoyer des messages à la fois ludiques et sociaux. Parmi les œuvres accrochées se retrouve le dessin qui a servi à l’affiche du Long week-end du court. Depuis un peu plus de deux ans, Mathilde CinqMars est illustratrice pour des revues, des livres, des manuels scolaires. Elle travaille beaucoup sur commande, mais pour cette exposition-ci, elle a livré ses réflexions, ses idées et ses perceptions bien à elle. Ondulant entre des propositions à teneur écologique, féministe ou relationnelle, les dessins de la jeune femme diffusent de la douceur et une certaine candeur. Les coups de crayon sont rondement exécutés, ce sont des traits minces et élégants. L’accumulation du geste produit des images parfois bondées, surchargées, mais toujours d’une grande délicatesse. Des personnages-ballons, des bras-accordéons, des objets réconfortants, des plantes médicinales et des paysages oniriques traduisent un univers enfantin et chaleureux, qui a parfois des allures de Marc Chagall. Ses inspirations proviennent du quotidien et en quelques sortes de l’actualité. «Je regarde les journaux et quand il y a une image qui me touche, je la découpe. Je mets de la peinture acrylique blanche dessus alors là, il reste juste une forme comme un peu abstraite et là, je redessine par-dessus et je la découpe puis j’invente quelque chose qui va avec»,

confie l’artiste de 26 ans. Elle invente ses décors en superposant plusieurs images inspirées du réel, parfois la pose, les expressions ou encore les objets. Mathilde Cinq-Mars est représentée par les galeries Carré d’artistes, un regroupement qui a pour mission de démocratiser l’art contemporain. De par le monde, Carré d’artistes expose près de 600 artistes. Les œuvres de Mathilde Cinq-Mars sont conservées dans les locaux de New York. En plus de sa production affiliée avec cette galerie, la jeune femme travaille sur l’illustration d’un roman graphique avec Caroline Roy-Élément. Les deux artistes avaient d’ailleurs présenté une exposition plus tôt cette année où les mots de l’une venaient embrasser les images de l’autre. Elle a aussi été approchée par la CBC pour la création d’une scène d’animation pour la série X Company. Cette coproduction canadienne-hongroise de fiction porte sur l’espionnage pendant la Seconde Guerre mondiale.

Ondulant entre des propositions à teneur écologique, féministe ou relationnelle, les dessins de la jeune femme diffusent de la douceur et une certaine candeur. L’illustratrice pensait prendre un cours en design graphique, mais le succès la rattrapant, elle voguera plutôt sur sa production qui se vend bien. Forte de ses nombreuses collaborations, Mathilde Cinq-Mars se forge une place de choix dans le trop souvent hostile monde du marché de l’art.

PHOTO: M.-C. PERRAS

Les personnages-ballons traduisent un univers onirique et ludique


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SOIRÉE-BÉNÉFICE À L’ATELIER SILEX

Déguiser l’Halloween

VISIONS D’ANNA

«Écrire. Lire. Vivre.»

PHOTO: SÉBASTIEN COSSETTE

ANNABELLE DESCHÊNESGAGNÉ Arts et spectacles

J’ai toujours trouvé que l’automne avait un effet de réclusion qui sentait le chocolat chaud ou pour les plus fancy le latté à la citrouille. On l’entend chuchoter dans le murmure des feuilles qui orchestrent leur mort, qu’on est bien mieux à l’intérieur. Il prend toujours un réel plaisir à torturer les cous qui se baladent encore sans foulard laineux et les doigts qui se balancent toujours sans mitaines. Il est malin n’est-ce pas?

L’utilisation de plusieurs médiums renforçait l’immersion souhaitée par le collectif Les Quoi?.

Ce vendredi 30 octobre, les amateurs de musique et de danse étaient conviés à une soirée de danse underground. Pour la quatrième fois, l’Atelier Silex a invité le public à venir danser dans l’Espace 0…3/4 au son de musiques actuelles. Lors du Caniche Vampire, huit DJ se sont succédés afin d’endiabler la salle. Cet événement bénéfice s’est déroulé dans un décor original créé spécialement pour l’occasion par le collectif Les Quoi?

mêmes participants étaient invités à dessiner sur des tableaux blancs ce que bon leur semblait, ce qui donne lieu à des œuvres collectives improvisées. C’est un concept récurent pour le groupe Les Quoi? qui a également participé à l’élaboration des décors des trois dernières éditions. Ce sont Sébastien Cossette, Aurélie Lacroix, Geneviève Consigny et Gabriel Fugère-Buisson qui ont costumé la salle. Ce dernier a été invité à remplacer Sophie-Anne Belisle, qui ne pouvait être présente, mais qui est parmi les quatre membres-fondateurs du collectif.

Parmi la brochette de DJ se retrouvait Dany Janvier de Biobazar. L’artiste trifluvien sortira son dixième album plus tard ce mois-ci. Les styles dance et ambiance domine dans la démarche de ce dernier. En plus d’animer à la radio de CFOU, il travaille depuis une dizaine d’années sur son projet Biobazar. Les autres créateurs de sons et d’ambiances qui ont joué de la plaque tournante étaient Philippe Alarie, Martin Côté, Stéphane Corriveau, Julien Guay, François Bernier et Simon Ouellette. Le décor aux allures de plage glauque a été élaboré et conçu par quatre artistes de la région. Les membres du collectif se sont rencontrés au Cégep et ont ensuite poursuivi leur cheminement artistique à l’UQTR. Plutôt que de présenter une salle avec des éternelles citrouilles et une panoplie de monstres faussement épeurants, les jeunes artistes ont décidé de déguiser l’Atelier Silex et de déguiser l’Halloween. Ils ont donc habillé l’espace habituellement destiné à la diffusion classique d’œuvres d’art en une ambiance festive de bord de mer. Les Quoi? s’interroge sur les banalités qui truffent le quotidien. Individuellement, chaque membre du groupe a une pratique plus sérieuse et le fait d’être en collectif leur permet de basculer dans l’absurde, l’humour et l’anodin. Ils ne veulent pas se prendre au sérieux, ils veulent s’amuser avec les arts et tous ses possibles. Ils ont alors mis à profit leur démarche pour créer une œuvre installative qui déjoue l’industrie de l’Halloween en élaborant une ambiance festive où les participants évoluent à l’intérieur de leur œuvre. Les Quoi? aborde souvent la population, inclus le public dans ses créations et veut se doté d’une dimension sociale. Le groupe travaille actuellement sur une chaîne d’œuvres en correspondance. Les participants de la soirée arboraient évidement pour la plupart des déguisements. Ces

Cette soirée-bénéfice permet de soutenir les activités de l’Atelier Silex tout en offrant à la population l’occasion de rencontrer les artistes de l’atelier dans un contexte différent des vernissages. Cet événement couru par la communauté artistique de Trois-Rivières est une initiative de Sébastien Dulude, de Martin Brousseau, de Fontaine Leriche et d’Annie Pelletier. Cette soirée-bénéfice permet de soutenir les activités de l’Atelier Silex tout en offrant à la population l’occasion de rencontrer les artistes de l’atelier dans un contexte différent des vernissages. En plus de pouvoir danser au son de musiques inédites produites par des créateurs de grande envergure, les fêtards peuvent s’amuser pour une bonne cause. Une occasion de se laisser aller, de lâcher son fou tout en découvrant un lieu de production et de diffusion artistique. (M.-C.P.) PHOTO: SÉBASTIEN COSSETTE

C’est par l’originalité de leur déguisement que se démarquaient les participants.

Pour ma part, je trouve l’automne très convaincant. J’aime bien rester blottie dans mon appartement avec toutes sortes de bols et de tasses qui fument: un café, un potage, un thé, une soupe. Tout ce qui peut me réchauffer un peu puisque le soleil a donné des vacances à ses rayons. Maintenant que j’ai retrouvé un peu de ma chaleur corporelle, il me faudrait un truc pour me débarrasser de toute cette mélancolie qui accompagne (surtout) le mois de novembre. Novembre… porteur de chagrin, messager de la mélancolie. Novembre, c’est long. Novembre, c’est fait pour écrire. Écrire pour se débarrasser de la monotonie, du stress, de l’ennui. Comme le défendait Aristote, la littérature est une catharsis. C’est-à-dire qu’elle permet la purgation des passions. Écrire pour évacuer ses sombres songes, pour se soulager d’un poids lourd émotionnel quelconque. Bref, écrire quelques vers en pyjama, bien au chaud, en mangeant de la tarte aux pommes, ce n’est pas chic, mais c’est swell! Tout cela pour m’amener à vous partager une minime partie de mes interrogations des derniers temps. Depuis mon baccalauréat en études littéraires, je me suis souvent imaginé avoir mon propre salon littéraire, mon groupe de surréaliste à moi, rédiger un manifeste, vous voyez le genre? Quand je suis retombée sur mes deux pieds et que l’absence d’esprit créateur autour de moi m’a coupé les ailes, je me suis résignée à écrire seule et pour moi-même (pour l’instant). Par contre, j’ai continué à m’interroger à savoir s’il existait un ou des lieux réservés à la littérature, aux lecteurs, aux créateurs. Une Institution plus funky qu’une bibliothèque, une librairie ou un festival. Un endroit où la littérature est sur toutes les lèvres. C’est alors que mes oreilles sifflèrent en entendant «Maison de la littérature». Déjà, le mot «Maison» sonnait très confortablement dans mes oreilles et me rappela les frissons automnaux que je voulais fuir. Puis, le mot «littérature», LE mot que je ne me fatiguerai jamais d’entendre et de prononcer. Mais que pouvait bien être cette Maison de la littérature? Fraichement inaugurée le 8 octobre 2015 dernier, la Maison de la littérature est aménagée dans l’ancien temple Wesley qui fut, à l’origine, la toute première église de style néogothique à Québec, elle se trouve au cœur du VieuxQuébec, rue Saint-Stanislas. Résultant d’un partenariat entre la Ville de Québec et l’institut

canadien de Québec, la Maison de la littérature est annexée à la Bibliothèque de Québec et contient «des cabinets d’écriture, un atelier de BD, un studio de création, une résidence d’écrivains [et un salon de quiétude]». La programmation comporte des spectacles et évènements, des rencontres et conférences, des ateliers et formations. La Maison de la littérature regroupe une panoplie d’activités très intéressantes et culturellement enrichissantes! Entre autres, pendant le merveilleux mois de novembre (il faut bien s’encourager moralement), il y aura le lancement de «La shop à bulles». Il s’agit de quatre bédéistes (Djief, Mikaël, Richard Vallerand et Paul Bordereau) du Québec qui se regroupent afin de créer des ateliers concernant le travail entourant la création du 9e art, la bande dessinée. Il y aura, en particulier, des classes de maitres et un club de lecture. Une bonne façon de se rapprocher de son lectorat en tant qu’auteur de BD, d’autant plus qu’il s’agit d’un genre assez reclus du monde littéraire québécois. Et pourtant, de grands talents arpentent nos pavés littéraires. Je pense, entre autres, au bédéiste Michel Rabagliati et son personnage le plus connu, Paul. Toujours en novembre, une conférence ayant pour titre «1984 de George Orwell ou le mensonge du monde moderne» sera animée par le philosophe Raphaël Arceau-Mc Neil, s’arrimant à l’adaptation théâtrale du roman présentée par Le Trident.

Écrire quelques vers en pyjama, bien au chaud, en mangeant de la tarte aux pommes, ce n’est pas chic, mais c’est swell! De plus, je ne pouvais pas passer à côté du slam de poésie qui sera présenté chaque fois, invitant une dizaine de slammeurs à pelleter des nuages sur scène en collaboration avec la Ligue québécoise de Slam (LiQs). Il y a des activités gratuites, mais aussi payantes. Vous retrouverez toute la programmation nouvellement lancée sur www. maisondelalittérature.qc.ca. Enfin, sur les trois étages du bâtiment, vous pouvez admirer une vaste exposition permanente mettant en valeur le patrimoine littéraire québécois regroupant une centaine d’œuvres et d’auteurs aux thématiques historiques et contemporaines. Elle est accompagnée d’extraits d’archives de Radio-Canada à écouter à l’aide d’un audioguide. La Maison de la littérature est un lieu qui contribue «au rayonnement de la littérature et des auteurs québécois ici et à l’étranger». Accessible aux citoyens, aux auteurs et à tous les acteurs du domaine littéraire, mais aussi artistique, elle permet d’échanger sur la littérature et d’apposer son intérêt sur toutes les lèvres. Il faut se donner la peine de sortir de chez soi et de côtoyer des lieux comme la Maison de la littérature, même en novembre, au moins une fois! C’est notre devoir culturel quoi! Allez donc vous coller au cinéma Le Tapis rouge ou au Musée des cultures populaires. Novembre, c’est long. Vous aurez le temps de vous coller longtemps!


18 arts et spectacles

3 au 16 novembre 2015

LA PETITE TÉNÉBREUSE

Coquelicots, vétérans, mémoire Le jour du Souvenir

MICHÈLE ROBITAILLE Chroniqueuse

Peut-être avez-vous aperçu, depuis quelques jours, les petites fleurs rouges apparaitre, accrochées aux foulards et manteaux des passants dans la rue. Savez-vous à quoi servent ces fleurs de papier? En fait, il s’agit de représentation de coquelicots. Les gens qui les portent rendent hommage aux anciens combattants dans le cadre du jour du Souvenir. Cette journée a lieu, tous les ans, le 11 novembre. Le coquelicot est devenu l’emblème des soldats morts au combat pour les pays du Commonwealth après la Première Guerre mondiale. Avant 1914, les coquelicots n’abondaient pas dans les champs de France et de Belgique. Cependant, avec les combats et les bombardements, les sols riches en craie de la région de la Flandres devinrent gorgés de poussière de chaux, un terrain fertile pour la pousse des coquelicots. Après la guerre, la chaux a vite été absorbée et les coquelicots ont disparu. Cependant, ils sont restés dans les mémoires des soldats.

L’armistice Le 11 novembre 1918, à 11h, les combats s’arrêtèrent définitivement. L’armistice fut signé vers cinq heures, ce matin-là, dans un wagon de train, loin des regards. Ce contrat allait mettre fin à la Première Guerre mondiale, un des plus grands conflits qu’a connu l’humanité. L’armistice reconnaissait la défaite totale de l’Allemagne et la victoire des Alliés. Depuis ce jour, tous les 11 novembre, à la onzième minute de la onzième heure, un deux minutes de silence est respecté en mémoire des combattants décédés durant les grands conflits mondiaux.

Le jour du Souvenir Il est important de saisir la signification du jour du Souvenir. Cette journée, bien spéciale dans le cœur des anciens combattants, permet de se souvenir des sacrifices effectués par les soldats pour permettre de conserver la paix, au Canada. Souvent, la Première et la Seconde Guerre mondiale viennent en tête lorsqu’on pense à la commémoration. Cependant, il ne faudrait pas oublier les autres conflits comme la Corée, la Bosnie et, plus récemment, l’Afghanistan. Des soldats canadiens y sont décédés et plusieurs sont revenus bien amochés. Si ce n’est pas physiquement, les soldats sont épuisés mentalement et, malheureusement, ne savent pas vers qui se tourner. Que l’on soit pour ou contre la participation du Canada aux divers conflits internationaux, la santé des soldats devrait être un enjeu politique de premier ordre. Ces gens vivent des moments impossibles à comprendre sans les avoir vécus. Ils sont témoins de scènes difficilement imaginables et reviennent au sein de leur famille en devant reprendre leur vie «normale». Selon le plan, ils

devraient se réjouir de revenir en vie. Par contre, ils sont souvent rongés pas une bête intérieure. J’ai déjà parlé du syndrome de stress posttraumatique et je ne m’étendrai pas sur le sujet, mais je trouve important de parler de la santé mentale des soldats, avec les cérémonies commémoratives qui arrivent à grands pas. En fait, je me questionne: pourquoi est-ce encore si tabou de parler de ses troubles mentaux? Pourquoi n’y a-t-il peu ou pas de soutien pour les soldats de retour des combats en détresse psychologique? Aux États-Unis, plus de vétérans se sont suicidés à leur retour que de soldats tués au combat. C’est alarmant! L’armée ferme les yeux et n’apporte pas l’aide nécessaire. Mais il serait facile d’arrêter cette hémorragie en fournissant les soins adéquats. Malheureusement, pour les vétérans et leur entourage, on préfère soigner ce qui est visible. La tête reste mystérieuse et peutêtre a-t-on peur de réveiller quelque chose de plus gros que le choc posttraumatique…

Aux États-Unis, plus de vétérans se sont suicidés à leur retour, que de soldats ont été tués au combat. C’est alarmant! L’armée ferme les yeux et n’apporte pas l’aide nécessaire. Alors, ce 11 novembre, souvenez-vous des soldats. De tous les soldats. Qu’ils soient Canadiens, Américains, Ukrainiens, etc. Car chacun a vécu sa propre histoire de son côté. Chacun a probablement quelque chose à apporter à la société avec son expérience, et chacun mérite le respect, peu importe ses troubles physiques ou mentaux. Moi, je porte, avec fierté, le coquelicot. Je l’ai même tatoué sur mon bras. Oui, je suis historienne, mais ce n’est pas la principale raison. Je me sens redevable face à ces hommes et ces femmes qui se battent un peu partout et qui se sont battus pour nous permettre d’avoir des bonnes conditions de vie. Je le porte aussi en soutien aux personnes qui souffrent de problèmes mentaux, dont beaucoup sont des membres de l’armée. Alors, sortez votre contribution volontaire et achetez un petit coquelicot pour faire avancer les choses. Pour que la société évolue. PHOTO: M. ROBITAILLE

RENCONTRE AVEC GUILLAUME MORISSETTE

Unir ses passions PHOTO: GRACIEUSETÉ

Guillaume Morissette est écrivain et chargé de cours à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Guillaume Morissette est chargé de cours au département des sciences administratives à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). En 2013, celui-ci lance son premier roman intitulé La maison des vérités. En mars 2015, c’est au tour de L’affaire Mélodie Cormier de voir le jour. Même si le domaine littéraire et financier semblent être opposés, Guillaume les voit comme une belle juxtaposition alors qu’il a réussi à unir ses deux passions qui forment un équilibre parfait. Entre thriller psychologique et enquête policière Dans son premier roman, La maison des vérités, l’univers perplexe d’hommes et de femmes pris à l’intérieur d’une maison livre un récit psychologique troublant sur la capacité des individus à entrer en relation lors d’une période de grands enjeux. Dans le cas de L’affaire Mélodie Cormier, l’auteur explore davantage des faits et des actes reliés à une histoire fictive de crime se déroulant à Trois-Rivières. Cette série, bien qu’elle soit différente, met tout de même en relation la même équipe de détectives. Cet intérêt pour les histoires d’enquêtes et de meurtres ne datent pas d’hier: «J’ai toujours été très curieux des histoires d’enquêtes policières et j’ai aussi la chance de connaître plusieurs personnes qui travaille dans le milieu» mentionne-t-il. «Sans relater des faits réels, je m’inspire grandement d’histoires auparavant entendues, mais je les situe dans des lieux et des endroits réels à Trois-Rivières», explique Guillaume qui a choisi de situer son deuxième roman dans la ville mauricienne.

Son rapport avec la littérature

Champ de coquelicots, Normandie, France, 2008.

Avant d’écrire des livres, Guillaume Morissette a entre autres étudié en musique et c’est ainsi qu’il a développé son sens de l’écriture par la chanson. D’ailleurs, avec son groupe de musique, il se rappelle avoir inauguré le fameux bar universitaire la Chasse-Galerie à l’époque. Dans son besoin de combler son esprit plus cartésien, il décide de poursuivre ses études en finances à l’UQTR pour finalement se retrouver, en

2005, chargé de cours dans cette même université. En 2011, un soudain élan lui donne l’envie d’écrire un roman dans l’espace de 75 jours. Anodinement, il tombe peu de temps après sur la maison d’édition Guy Saint-Jean qui accepte de le publier dès 2013. C’est ainsi que débute une belle histoire pour cet homme qui se sent privilégié de pouvoir combler ses deux passions.

«Sans relater des faits réels, je m’inspire grandement d’histoires auparavant entendues, mais je les situes dans des lieux et des endroits réels à Trois-Rivières» — Guillaume Morissette

Une chance qui lui sourit Même si quelqu’un est capable d’écrire un roman, encore faut-il le publier et le vendre. En considérant qu’un best-seller au Québec correspond à 3000 copies vendues et que la plupart des auteurs ne vendront qu’entre 700 et 800 copies, il est inévitable que le marché soit difficile à percer. Prêt à tout, Guillaume ne s’est pas empêché d’aller cogner à la porte d’un commerce très sélectif qu’est le Costo. Suite à un discours persistant et en pleine confiance de son produit, il a réussi à faire entrer dans tous les Costco du Québec son deuxième roman L’affaire Mélodie Cormier. «Je crois en mon produit et j’avais confiance qu’il se vendrait très bien dans ces magasins», expose l’auteur qui sera d’ailleurs au Costo de Trois-Rivières le 18, 19 et 20 décembre prochain pour vendre et signer ses livres. Guillaume Morissette peut dire qu’il n’a pas froid aux yeux et qu’il témoigne de la nécessité même de croire en ses rêves et d’aller au bout de ses ambitions. Déjà un autre roman se prépare pour le mois de mars 2016 et il se garde actif à titre de chargé de cours à l’UQTR. Malgré que ses livres gagnent en popularité, il n’envisage tout de même pas quitter ses fonctions à titre d’enseignant et il souhaite même garder cet équilibre qu’il considère gagnant. (A.L.)


arts et spectacles 19

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LA BRONZE AU CAFÉ-BAR ZÉNOB

«La Bronze t’aime déjà. Suis-moi ailleurs, ça brille» — La Bronze PHILIPPE BOURGOING ALARIE Arts et spectacles

La Bronze, de son vrai nom Nadia Essadiqi, est montée sur scène le samedi 24 octobre dernier pour présenter son premier album éponyme au Café-bar Zénob. Derrière sa batterie, son clavier ou assise sans micro au bar, l’artiste surprend et nous dévoile un contenu varié, teinté de pop-rock et d’électronique. «On va attendre la fin de la game avant de commencer» — La Bronze C’est derrière une batterie que la jeune femme s’est présentée le samedi 24 octobre dernier, accompagnée de ses deux acolytes à la guitare et au clavier. La jeune auteure compositrice-interprète comédienne semble être une artiste à l’agenda bien rempli. En plus d’avoir joué dans des webséries et séries comme Quart de vie, Projet-M et 30 vies, Nadia Essadiqi s’est fait remarquer sur plusieurs scènes, notamment aux Francofolies de Montréal. Elle y a

partagé la scène avec des artistes bien établis tels que Dumas, Cœur de Pirate et Misteur Valaire. C’est sous le son d’une guitare rock qu’a commencé le spectacle, bientôt suivi par les tambours de La Bronze. On aurait pu s’attendre à voir la jeune artiste derrière son instrument jusqu’à la fin, mais ce ne fut pas le cas. Dès la deuxième chanson nommée Explose-moi, elle s’est approprié le micro principal, laissant des loops de drum faire la partie rythmique. On pouvait déjà sentir une ambiance plus festive avec des rythmes qui tendaient vers l’électronique. L’anarchie des gens heureux, troisième pièce de la représentation, goutait un peu plus la pop bonbon, mais variait le plaisir du spectacle. La chanson fait partie de l’émission Le chalet sur les ondes de Vrak Tv. La Bronze animait la foule tout le long du spectacle, que ce soit avec des réécritures cocasses pendant les chansons ou lors de ses interventions entre les pièces. «Vous voulez faire un chin à quoi? Moi je le fais à l’amour et à Xavier Dolan. Allez Trois-Rivières, ce soir pas d’inhibition.» -La Bronze On a pu la retrouver par la suite au clavier pendant que l’homme à l’instrument volé s’occupait du synthé. La chimie entre les musiciens s’opérait bien, mais pour la sixième chanson, elle s’est retrouvée

LE «MOVEMBER» AU GAMBRINUS

La moustache à l’honneur Depuis quelques années déjà, le Gambrinus s’implique dans la cause du «Movember». Le «Movember» vise à ramasser des fonds et faire avancer la recherche sur les maladies masculines, essentiellement le cancer de la prostate. Si les hommes du monde entier sont invités pour l’événement à se laisser pousser la moustache, le Gambrinus quant à lui invite aux artistes à mettre la moustache à l’honneur. Durant le mois d’octobre, le Gambrinus invitait les artistes à participer à l’événement qui aura lieu durant en novembre à la brasserie trifluvienne. Pour l’occasion, le Gambrinus exposera durant tout le mois des œuvres où la moustache est à l’honneur. Pour ces œuvres, les artistes sont libres de choisir le médium, la grosseur et la forme générale, tant que la moustache y est mise à l’honneur. La moitié du montant de la vente de chaque œuvre sera remise à la fondation Movember pour la recherche sur le cancer de la prostate et le Gambrinus s’engage à doubler ce montant. Les clients sont invités à voter durant le mois de novembre pour leur œuvre favorite, accompagné d’un don à la discrétion du client. L’artiste qui aura eu le plus de votes se méritera un souper au Gambrinus pour deux personnes d’une valeur de 60$. Un tirage entre les clients qui auront voté aura aussi lieu dont le prix sera une œuvre prédéterminée offerte gracieusement par un artiste. Le vernissage de l’événement aura lieu le 3 novembre dans une formule 5 à 7 où tous les artistes seront présents. Une autre soirée spéciale se tiendra le 28 novembre pour annoncer les gagnants de l’événement.

Dave Talbo, directeur des arts et spectacles du Gambrinus affirme que l’implication dans ce mouvement est un réel plaisir pour l’équipe. «À chaque année, ça prend un peu plus d’ampleur» avoue-t-il non sans une certaine joie. «Les employés du Gambrinus sont très proactifs et très impliqués», ajoute-t-il en mentionnant qu’à chaque année les hommes du Gambrinus se laissent fièrement pousser la moustache pour l’occasion. Dave Talbo précise aussi que l’invitation lancée aux artistes pour participer à l’événement s’adresse aux artistes de tous niveaux, professionnels comme amateurs. C’est aussi une occasion pour certains d’oser et de prendre part à un événement pour la bonne cause. (N.T.)

PHOTO: GRACIEUSETÉ

Il sera possible d’aller voir des œuvres spéciales «Movember» durant tout le mois de novembre au Gambrinus. Les contributions volontaires comme l’achat des œuvres servent à la recherche sur le cancer de la prostate, une cause désormais soutenue annuellement par le Gambrinus.

PHOTO: P. BOURGOING ALARIE

Les multiples talents de La Bronze l’amènent à travailler sur divers projets. seule au clavier. Écrit dans la cabane de Gilles Vigneault, cette pièce se voulait plus intime. On pouvait apprécier la grande maitrise vocale, à la fois dans la force et dans la douceur. Après ce moment plus tranquille, la douceur est repartie pour redonner la place à des rythmes plus festifs. Le claviériste en a profité pour sortir sa keytar (clavier en bandoulière) et faire un solo. Il y avait des LEDs qui sortaient de partout. L’instrument qui a apporté une touche d’humour nostalgique à la performance. C’était déjà la fin. Mais comme chaque spectacle

qui a plu mérite un rappel, elle s’est présentée sans micro et sans instrument, assise sur le bar. Son guitariste l’a rejointe et son autre musicien a sorti un accordéon. Il y a eu ensuite une pièce acoustique avec tout le public autour. Le tout s’est terminé sur une pièce créée en collaboration avec Misteur Valaire. Pour plus d’informations sur La Bronze, vous pouvez consulter sa page Facebook ou son site  www.labronze.ca. Des dates de spectacles se rajoutent constamment. Son album est disponible sur iTunes et partout où elle passe.


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3 au 16 novembre 2015

SPORTS BOXE : PREMIER COMBAT CHEZ LES PROFESSIONNELS POUR FRANÇOIS PRATTE

«J’attends ce combat depuis longtemps» PHOTO: EYE OF THE TIGER MANAGEMENT

LOUISPHILIPPE CARBONNEAU

Frapper un grand coup Pratte, qui est un habitué des compétitions internationales et qui a participé aux Jeux de la Francophonie ainsi qu’à ceux du Commonwealth chez les juniors, part avec une longueur d’avance selon les experts pour remporter le combat. Le Trifluvien n’a qu’un seul objectif en tête, c’est que le combat ne se rende pas jusqu’à la limite. «C’est sur que je vise rien de moins qu’une victoire par K.O. Si j’ai la chance de lui faire mal au cours des premiers ronds, je ne lui laisserai pas la chance de s’en sortir.»

Sports

La soirée du 6 novembre prochain en sera une très spéciale pour un petit gars du coin. Après une carrière en boxe amateur d’un peu plus de 13 ans, le Trifluvien François Pratte disputera son premier combat chez les professionnels à Trois-Rivières devant parents et amis. «Ça va être une soirée dont je vais me rappeler longtemps. De faire partie d’un gala organisé par Eye of the Tiger management, qui est selon plusieurs le plus gros promoteur de boxe au monde, chez moi à la maison c’est tout simplement incroyable», affirme l’étudiant au baccalauréat en communication sociale à l’UQTR. Pour ce baptême de feu, Pratte sera opposé au Shawiniganais du club X-Boxe Michael Gargouri, qui baigne lui aussi dans le domaine de la boxe depuis longtemps. Un boxeur plus grand et plus lourd avec une façon de boxer peu orthodoxe, qui risque sans doute d’être très agressif selon le protégé du club de boxe performance. «C’est un boxeur au style échevelé, on s’attend à ce qu’il nous fonce dessus du début à la fin avec des crochets. Ce n’est pas le plus puissant, mais il est plus lourd que moi alors c’est certain que ses coups vont rentrer»

Miser sur la patience Pratte qui s’entraîne depuis plusieurs mois sous la supervision de ses entraîneurs Jimmy Boisvert et

chaque round et de bien écouter les conseils de mon entraîneur tout au long du duel»

«Je vise rien de moins que de lui passer le K.O» — François Pratte

L’étudiant en communication sociale François Pratte fera ses débuts en boxe professionnelle le 6 novembre prochain à la bâtisse industrielle de Trois-Rivières. Denis Hince affirme qu’il devra s’ajuster au niveau professionnel. Le combat aura un round de plus et les gants seront plus petits, soit huit onces au lieu de dix. Cela fera en sorte que les coups feront davantage de dommage puisque le poids est réparti sur l’ensemble du gant et non uniquement sur les jointures comme on le voit chez les amateurs. Toutefois le boxeur de 25

ans mentionne que l’ajustement le plus important sera d’adopter un style différent s’il souhaite connaître du succès. «Je vais devoir être beaucoup plus passif et utiliser mon jab pour placer mes coups. Chez les amateurs, il faut être actif et toucher l’autre le plus possible. Vendredi, je vais devoir être patient, tenter de gagner

Au-delà du duel qui l’attend, François Pratte espère également démontrer toute l’étendue de son talent à Eye of the Tiger afin d’obtenir éventuellement un contrat qui pourrait l’affilier avec la légendaire organisation de promotion. Il s’agirait d’une opportunité idéale pour lui de monter les échelons de la boxe professionnelle. C’est donc un rendez-vous à ne pas manquer pour les amateurs de boxe de la région. Environ 1200 personnes sont attendues à la bâtisse industrielle à l’occasion de ce premier gala présenté en sol trifluvien depuis 2009. Les partisans auront également la chance de voir à l’œuvre un ancien représentant de l’équipe nationale canadienne de boxe aux Jeux olympiques de Londres en 2012, Simon Kean qui fera les frais de la finale.

BADMINTON: COMPÉTITION PAR ÉQUIPE FÉMININ ET MASCULIN À L’UNIVERSITÉ LAVAL

Acquérir de l’expérience Non ce n’était pas dans le but de tout rafler que les Patriotes ont finalement décidé de prendre part aux compétitions individuelles, mais plutôt pour acquérir de l’expérience. On peut dire que les Trifluviens ont appris à la dure face aux autres universités les 24 et 25 octobre derniers. Mise à part une belle bataille dans un revers de 3-2 face à l’École de technologie supérieure, l’UQTR a connu une journée au bureau assez difficile. Si on enlève le 3 de 5 face à l’ÉTS, Trois-Rivières n’a pas été en mesure de remporter un seul match. La troupe de Sabrina Lévesque-Bouchard s’est inclinée 5-0 face à l’Université Laval, à l’Université de Montréal (UdeM) ainsi que l’Université Sherbrooke. Les Pats ont également baissé pavillon contre l’Université du Québec à Montréal (UQAM) par la marque de 4 à 1, mais le point a été enregistré en raison d’un forfait de l’adversaire. Malgré tout la pilote de l’équipe n’était pas déçue après la fin de semaine. Selon elle ce scénario était tout à fait prévisible. Lévesque-Bouchard s’est

même dite surprise de l’opposition de ses protégés lors de certains matchs. «On allait là-bas pour acquérir de l’expérience et pour que nos joueurs puissent s’améliorer face à des adversaires de très bon calibre. Même que je ne m’attendais pas à ce que mes gars offrent autant d’opposition à leurs adversaires», a rajouté l’entraîneur des Pats. Il est vrai que malgré ce que le pointage indique, les joueurs des Patriotes ont livré de chaudes batailles aux représentants de l’UQAM, Montréal et Sherbrooke. Vincent Gauthier, Pascal Villemure et Simon-Pierre Frascadore n’ont pas à rougir de leurs performances. Gauthier a forcé la tenue d’une manche ultime face Lu Bonnet de l’UQAM avant de s’incliner 18-21. Le vétéran des Pats a également donné du fil à retordre au représentant de l’université de Sherbrooke Jean-Christophe Paquette, qui est difficilement sorti vainqueur du duel en deux sets identiques de 21-19. Selon le représentant de l’UQTR, c’est le manque de constance qui aura causé ces deux défaites. «J’ai connu des performances en dents de scie

tout au long de la journée, si je souhaite remporter ce genre de matchs, je devrai être plus régulier», soutient Gauthier. De leur côté, Villemure et Frascadore se sont signalés en fin de journée eux qui ont été les seuls à remporter un match au cours de la compétition avec des victoires face aux joueurs de l’ÉTS.

PHOTO: PATRIOTES UQTR

Laval tout simplement trop fort Le scénario a été plus difficile face au Rouge et Or de l’Université Laval. Les Patriotes n’ont pas fait le poids en accordant 210 points face à seulement 85 points marqués. Selon Gauthier il faudrait être quasi parfait pour espérer battre le Rouge et Or présentement. «En ce moment, ils survolent le circuit universitaire. Tu n’as pas le droit à l’erreur sinon ils te feront payer aussitôt». Le prochain tournoi des Patriotes aura lieu du 6 au 8 novembre à Longueil dans le cadre d’un tournoi civil. Il s’agira donc d’une belle occasion pour l’UQTR de reprendre confiance avant le dernier droit de la saison. (L.-P.C.)

Pascal Villemure a été le premier à inscrire les Patriotes dans la colonne des victoires lors de la dernière fin de semaine de compétition à Laval.


SPORTS 21

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HOCKEY: EXCELLENT DÉBUT DE SAISON POUR LES PATRIOTES

Toujours parfaits à domicile en cinq matchs ÉTIENNE DUBOIS Sports

À l’instar de la saison dernière, au cours de laquelle les Patriotes de l’UQTR avaient remporté neuf de leurs dix premiers matchs de la saison, la formation trifluvienne connait encore cette année un excellent début de saison. Majoritairement en raison de leur domination à domicile, les représentants de l’UQTR affichent un dossier de six victoires, un revers ainsi qu’un autre en temps supplémentaire, ce qui leur confère le deuxième rang de la conférence de l’Est des Sports Universitaires de l’Ontario. Seuls les Redmen de McGill, grâce à leur dossier de sept victoires et une défaite, parviennent à devancer les Pats et ce, que par un seul point. Les Patriotes recevaient le mercredi 21 octobre la visite des Stingers de Concordia au Colisée de Trois-Rivières. Après 60 minutes de temps réglementaire et une marque égale de 4-4, la prolongation a été nécessaire. Aucun filet lors des cinq minutes à quatre contre quatre, si bien qu’on a eu droit à une séance de prolongation de cinq minutes à trois contre trois. L’attaquant Tommy Giroux n’a pas fait durer le plaisir bien longtemps, marquant son deuxième filet de la rencontre après 40 secondes pour donner à son équipe un gain de 5-4. Mis à part le doublé de Giroux, Mathieu Lemay, Guillaume Asselin et Vincent Marcoux ont également fait scintiller la lumière rouge. Pierre-Maxime Poudrier, avec deux mentions d’aide, a également bien fait dans la victoire. Deux jours plus tard, les Patriotes se rendaient au McConnell Arena, à Montréal, pour y affronter les Redmen de McGill. Les Patriotes semblaient en voie de quitter la métropole sans récolter de point, mais Tommy Giroux, encore lui, a forcé la tenue de la prolongation en inscrivant son septième but de la saison avec 12 secondes à écouler à la rencontre.

Le défenseur des Redmen Samuel Labrecque a toutefois clos le débat rapidement, complétant son tour du chapeau en déjouant Sébastien Auger lors d’un avantage numérique. Giroux a été le meilleur chez les Patriotes, avec une récolte de deux buts et une passe.

Retour à domicile payant Les Patriotes recevaient vendredi soir dernier la visite des Warriors de Waterloo au Colisée de Trois-Rivières. Encore une fois, l’avantage numérique des Patriotes a été un facteur important Les Trifluviens, qui possède le deuxième meilleur avantage numérique au pays avec un taux de réussite de 33,3%, ont marqué à deux occasions avec l’avantage d’un homme, pavant la voie à une victoire de 6-1. Charles-David Beaudoin et Guillaume Asselin ont tous les deux réussi un doublé, alors que Jérémy Beaudry s’est fait complice de deux buts, en plus d’en marquant un de toute beauté.

Après huit parties, Guillaume Asselin et Tommy Giroux dominent tous les deux la colonne des buteurs du circuit interuniversitaire canadien (SIC), avec huit buts. Le lendemain, un match piège semblait attendre les représentants de l’UQTR, eux qui recevaient la visite des Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier, avant-derniers dans la conférence de l’Ouest des SUO. La rencontre a cependant été l’affaire du trio de Marc-Olivier Mimar, Tommy Giroux et Anthony Verret, qui ont tous récolté un but et deux passes. Le brio de ce trio a permis aux Patriotes de l’emporter 7-4 contre leurs rivaux ontariens. «Je pense qu’on est passé à côté du piège. On a eu un petit relâchement en deuxième. On a connu un passage avide d’environ 5-6 minutes pendant lequel on a fait des revirements et on a été un peu moins efficace en zone défensive. Règle générale, je suis vraiment satisfait du match», a avoué le pilote des Pats, Marc-Étienne Hubert, qui n’était pas pleinement satisfait de la performance de sa troupe au

NUIT SPORTIVE 2015

Une thématique originale Dans la nuit du 19 au 20 novembre 2015 aura lieu l’édition 2015 de la Nuit Sportive au Centre de l’Activité Physique et Sportive (CAPS) de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). La Nuit Sportive, organisée par les étudiants finissants au baccalauréat en enseignement en éducation physique et à la santé, a pour but de promouvoir la pratique d’activités physiques en consistant à exécuter une dizaine d’activités tout au long de la nuit. L’exercice physique est alors mis en valeur tout en apprenant à avoir du plaisir en s’habituant à adopter de saines habitudes de vie.

Un thème Chaque année, un thème désigné doit être respecté par chaque équipe souhaitant y participer. Cette saison, la Nuit se déroulera sous le thème des jeux vidéos. Plusieurs noms d’équipes ont déjà

PHOTO: BENOÎT VILLEMURE

été dévoilés comme, par exemple, Pac-Man, Mario, Donkey Kin, Lara Croft, Assassin’s Creed, NHL, Pokémon, Zelda, NBL, NFL, Just Dance, Duncks Hunters, Tony Hawk et Call of Duty. Une équipe doit être composée de 10 étudiants inscrits à l’UQTR et compter un minimum de deux filles. Les inscriptions se sont déroulées entre le 7 et le 15 octobre, au coût de 30$ par étudiant.

Le déroulement Durant l’événement, aucun participant ne pourra quitter le CAPS, excepté pour raison médicale. Les portes de ce dernier seront verrouillées à partir de 23h45 et ré-ouvriront à 5h30 le lendemain matin. Toutefois, un local sera tout de même mis à disposition afin de permettre aux étudiants le souhaitant de se reposer. Cette année, la Nuit Sportive compte 26 équipes inscrites (soit 260 participants) pour un total de 30 équipes maximum. (C.L.)

Guillaume Asselin célèbre en compagnie de Tommy Giroux, après que ce dernier ait donné la victoire 5-4 aux Patriotes en 2e prolongation contre les Stingers de Concordia. terme de la victoire de la veille. Après huit parties, Guillaume Asselin et Tommy Giroux dominent tous les deux la colonne des buteurs du circuit interuniversitaire canadien (SIC), avec huit buts. Les Patriotes prendront la route de l’Ontario cette fin de semaine alors qu’ils termineront leur

séquence de quatre rencontres consécutives les opposant à des formations de la conférence Ouest des Sports Universitaires de l’Ontario. Les hommes de Marc-Étienne Hubert affronteront les Gryphons à Guelph (3-4-0) vendredi soir, avant de se mesurer aux toujours excellents Mustangs de l’Université Western (6-1-0) le lendemain.


22 SPORTS

3 au 16 novembre 2015

CROSS COUNTRY

Les Patriotes, hôtes du championnat provincial Patriotes, composée de 7 recrues, n’avait aucune pression. Gabrielle Racine, capitaine de l’équipe, suivie des recrues Sabrina Chagnon, Charlotte Bernier et Marie-Pierre Coulombe, ont tenté d’atteindre le 5e rang en équipe.

PHOTO: PATRIOTES UQTR

CHLOÉ LABREVEUX Sports

Près de 1000 coureurs en provenance des réseaux civil, collégial et universitaire, ont pris part au plus important rassemblement du genre de la province.

Le samedi 31 octobre a eu lieu le Championnat Provincial civil, collégial et universitaire de cross-country. L’événement s’est déroulé sur les allées du club de golf de Grand-Mère et ses hôtes étaient les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et le Club d’athlétisme Zénix de la Mauricie. Ce championnat, qui est une présentation de Lait’s go sport!, s’est déroulé sous la présidence d’honneur de Monsieur Jean-Nicolas Duval, ex-Patriote et médaillé d’argent au championnat universitaire canadien. Près de 1000 coureurs en provenance des réseaux civil, collégial et universitaire, ont pris part au plus important rassemblement du genre de la province. «Le championnat provincial de crosscountry représente une excellente opportunité pour l’Université d’exposer la vitalité de nos programmes sportifs. C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que nous collaborons à la réalisation de ce championnat d’envergure provinciale» souligne Madame Johanne Giguère, vice-rectrice aux finances et à

Niveau collégial

Un patriote déterminé, non-loin de la ligne d’arrivée. l’administration de l’UQTR. Au total, neuf équipes universitaires et 35 collèges, du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), ont été représentées par des athlètes de très haut niveau.

Niveau universitaire Les Patriotes ont aligné une formation

complète avec 10 hommes et 10 femmes. Sur le plan individuel, le capitaine de la formation masculine, Marc-Antoine Senneville et ses coéquipiers Nicolas Gilbert et Simon Bouthilier, ont tenté de se hisser parmi les 20 premières positions du classement provincial. L’objectif d’équipe était quant à lui, d’atteindre le 4e rang. Du côté féminin, la jeune formation des

Au niveau collégial, plusieurs formations sont à surveiller. Les Diablos de Trois-Rivières, qui figurent parmi l’élite des équipes collégiales, les Électriks du Collège Shawinigan, ainsi que les Dragons du Collège Laflèche, compétitionneront parmi les 35 collèges représentés. Sur le plan individuel, tout est permis pour Kloé Gervais-Pépin, qui étudie au Cégep de Trois-Rivières, ainsi que la championne en titre, Jessy Lacourse, en provenance du Cégep de Victoriaville. C’est donc avec un enthousiasme certain que les Patriotes de l’UQTR, le Club athlétisme Zénix de la Mauricie et le RSEQ ont invité la population à se déplacer au Club de golf Grand-Mère pour assister à ce championnat provincial de crosscountry.

SOCCER: PLACE AUX SÉRIES ÉLIMINATOIRES

Rendez-vous avec Montréal en demi-finale La formation masculine de soccer des Patriotes a conclu sa saison régulière de la meilleure façon possible. Les hommes de Roch Goyette ont vaincu l’équipe répertoriée première au pays, les Citadins de l’UQAM, par la marque de 1-0 vendredi dernier au Stade Gilles-Doucet. «Nous avons joué un match de grande qualité. Nous avons joué avec la même rigueur et la même intensité que les derniers matchs. Même s’ils étaient assurés de terminer premiers au classement général, l’UQAM a tout de même utilisé son onze partant régulier. L’objectif premier, c’était d’avoir un résultat pour nous mettre en confiance afin de rentrer en séries. Mais pour les entraîneurs, ça nous permet de faire les derniers tests et de savoir qui est prêt à jouer dans le match le plus important de la saison (la demi-finale). Justement, la victoire de 3-1 des Carabins de dimanche soir dernier aux dépens de McGill leur a permis de terminer au deuxième rang, un point seulement devant les Patriotes, qui ont terminé quant à eux au troisième échelon. Cela veut donc dire que l’UQTR se rendra à Montréal ce vendredi dans le cadre des demi-finales. Le gagnant de cette rencontre affrontera en finale le vainqueur de l’autre demi-finale opposant l’UQAM (10-1-1, 1er) à Laval (5-6-1, 4 e). Goyette ajoute qu’avec ce gain contre l’UQAM, les Patriotes donnent un message clair à la ligue :  «On a été capables de battre les six équipes pendant la saison. On va être très compétitifs dans les séries. On a réussi à battre la meilleure équipe au pays et qui n’avait toujours pas perdu de la saison. On prend le

défi qui s’en vient au sérieux et avec un seul objectif, c’est de participer au championnat canadien.» La semaine précédente, le onze trifluvien n’avait pourtant récolté qu’un seul point sur une possibilité de six, avec un match nul de 1-1 donc Laval et un revers de 3-0 contre Montréal.

PHOTO: BENOÎT VILLEMURE

«On a réussi à battre la meilleure équipe au pays et qui n’avait toujours pas perdu de la saison. On prend le défi qui s’en vient au sérieux et avec un seul objectif, c’est de participer au championnat canadien.»

— Roch Goyette

«Contre Laval, on menait 1-0 tout le match. On jouait un match impeccable défensivement, mais on a encaissé un but dans les arrêts de jeu. On aurait pu facilement avoir une victoire dans cette rencontre», avoue Goyette. Même si la marque finale de 3-0 contre les Carabins semble démontrer une performance ordinaire de la part des Trifluviens, le pilote du onze trifluvien se disait toutefois fier de la performance de ses joueurs. «Comme je l’ai dit aux joueurs, il y a des défaites dont je ne suis pas satisfait, comme celle de 2-0 contre McGill. Mais pour celle-ci, on a joué un super bon match, toutes nos phases offensives étaient bonnes. Il manquait juste la réussite dans ce match, pendant que Montréal ont été hyper opportunistes, en marquant trois buts sur environ quatre occasions», a expliqué l’entraîneur.

Les Patriotes ont rendez-vous avec les Carabins de l’Université de Montréal ce vendredi 6 novembre, à Montréal, dans le cadre du match de demi-finale.

Le capitaine de retour

Les filles terminent sur une bonne note

Les Patriotes ont pu compter sur le retour de leur capitaine et pilier à la défensive, Louis-Thomas Fortier, lors de la victoire de 1-0 contre les Citadins. «Pour un joueur qui revenait de blessure et qui n’avait pas joué depuis deux ou trois semaines, c’était un match de qualité et au-delà de mes attentes. Tu vois que son leadership de capitaine fait une différence lorsqu’il est dans le groupe» indique Goyette au sujet de Fortier. Selon l’instructeur, mis à part les qualités de joueurs de son capitaine, ce sont ses qualités de leader qui amène la formation à un autre niveau.

Après avoir essuyé un cuisant revers de 8-0 contre Laval et de 2-1 contre Montréal, la formation féminine des Patriotes a entamé le dernier week-end d’activités avec le couteau entre les dents. Les protégées de Ghislain Tapsoba ont récolté leur première victoire de la campagne contre l’UQAM, par un score convaincant de 3-0 vendredi dernier. Puis, deux jours plus tard, les Pats ont poursuivi sur cette lancée, en venant à bout des Gaiters de Bishop’s au compte de 3-2. Valérie Noël et Laurence Vézina ont toutes les deux marqué dans les deux matchs pour les Patriotes. (É.D.)


SPORTS 23

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JOURNÉES PÉDAGOGIQUES SPORTIVES AU CAPS

Une alternative intéressante pour les parents Depuis cette année, une nouvelle alternative aux journées pédagogiques traditionnelles est offerte au Centre de l’activité physique et sportive (CAPS) Léopold-Gagnon. Les élèves du niveau primaire peuvent désormais vivre une journée pédagogique remplie de sport grâce à cette nouvelle initiative.

PHOTO: GRACIEUSETÉ

Tout au long de cette journée, les enfants participeront à une multitude d’activités sportives sous la supervision d’étudiants universitaires qualifiés. Les activités dirigées ont lieu de 9h à 16h, tandis que le service de garde est offert de 8h à 9h et de 16h à 17h 30. Lors de cette journée, les enfants auront besoin d’un lunch froid et de leurs vêtements pour l’intérieur et l’extérieur. Pour les journées pédagogiques sportives, la date limite d’inscription est le lundi qui précède la journée pédagogique concernée (voir le  calendrier scolaire 2015-2016 de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy). L’inscription se fait à la réception

UQTR lacrosse termine au premier rang! L’équipe de lacrosse de l’UQTR a terminé la saison en force dimanche (1er novembre) dernier. Avec leurs deux victoires face à l’Université du Québec à Chicoutimi et à l’Université de Montréal, Trois-Rivières s’est assuré de terminer la saison au sommet du classement de la Ligue universitaire de crosse au champ du Québec (LUCCQ). La troupe de Serge Lafleur affiche donc un dossier de 8 victoires contre seulement 2 revers au terme du calendrier régulier.

Ce jeune projet, mis en place depuis cette session, permet aux jeunes élèves de venir passer une journée pédagogique sportive au CAPS avec toute l’animation du Camp Multisports. Il s’agit également d’une option plus qu’intéressante pour les parents qui, pour la somme de 25 $, peuvent faire profiter leur enfant d’une belle alternative aux traditionnelles journées pédagogiques à la maison.

Tout au long de cette journée, les enfants participeront à une multitude d’activités sportives sous la supervision d’étudiants universitaires qualifiés.

LACROSSE: DERNIER TOURNOI DE LA SAISON 2015 DE CROSSE AU CHAMP

Des enfants heureux de participer à des activités que leur offre cette journée. du CAPS Léopold-Gagnon. Celle-ci est ouverte du lundi au vendredi de 8 h 30 à 21 h, ainsi que le samedi et dimanche, de 9 h à 17 h. «Pendant que vous procédez à l’inscription, vous pouvez utiliser le stationnement 15 minutes sur semaine et vous stationner à l’endroit qui vous convient le mieux la fin de semaine, le stationnement étant gratuit le samedi et le dimanche», conseille-t-on du côté des responsables du Centre de l’activité sportive et physique. Pour plus d’informations sur le sujet, vous pouvez visiter le site Web au  www.uqtr.ca/ caps, contacter Kim Dingle au 819 376-5011 (poste 4412), ou bien également visiter la page www.facebook.com/CampMultisports. (É.D.)

Les Trifluviens amorçaient donc leur dernière compétition de 2015 face à Montréal. Ceux-ci ont bien bataillé, mais les représentants de l’UQTR l’ont tout de même remporté 7-3. Le deuxième duel a été sans appel alors que Trois-Rivières a littéralement écrasé Chicoutimi 14 à 0. Jérémy Houle a été la grande vedette offensive lors de ces deux gains, lui qui a enregistré pas moins de six buts au cours du doublé de son équipe.

technique du bâton a été fulgurante. Notre positionnement sur le terrain a été impeccable et tous ont appliqué le système de jeu à merveille. Ce sont deux belles victoires d’équipe», ajoutait le pilote dimanche soir.

Une attaque difficile à contenir Les équipes adverses ont eu de la difficulté à contenir Trois-Rivières tout au long de la saison. Il ne faut pas chercher bien loin pour trouver la raison. L’UQTR peut compter sur plusieurs joueurs pour remplir les filets adverses. Selon Lafleur, Trois-Rivières a beaucoup plus de joueurs à contenir que l’an dernier. «Nous avons cinq joueurs qui peuvent faire la différence à chaque match soit les frères Houle, Gabriel Desrosiers, François Lacerte et Marc-Olivier St-Pierre. Il devient difficile pour les autres équipes de tous les surveiller étroitement.» (L.-P.C.) PHOTO: UQTR LACROSSE

«J’ai été impressionné du niveau de jeu que l’on a démontré». — Serge Lafleur

L’entraîneur Serge Lafleur était très fier de la tenue de ses joueurs au cours du week-end. Selon lui, sa formation a travaillé d’arrache-pied tout au long de la saison, spécialement lors des entraînements, et cela s’est fait voir avec une augmentation constante du niveau de jeu tant au niveau collectif qu’individuel. «J’ai été impressionné par la qualité de jeu que l’on a démontré. L’évolution des gars au niveau de la

UQTR Lacrosse amorcera son tournoi éliminatoire le 7 novembre prochain à St-Léonard (Montréal).


Zone campus 3 novembre 2015 (impression)  
Zone campus 3 novembre 2015 (impression)  
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