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25 mars au 7 avril 2014 | Volume 9, numéro 14 | 24 pages | Bimensuel gratuit

ACTUALITÉS

ÉLECTIONS DE L’AGE UQTR Le 17 mars dernier, les candidats pour le conseil exécutif de l’Association générale des étudiants de l’UQTR ont officiellement lancé leur campagne électorale sur le campus de l’université. Le 24 mars, le directeur général des élections, Jason Kemp, a animé un débat qui a permis à chacun d’entre eux de... ARTICLE COMPLET EN PAGE 3

CHAMPIONNAT CHAMPIONNAT PROVINCIAL PROVINCIAL DE DE VOLLEYBALL VOLLEYBALL

DEUXIÈME TITRE CONSÉCUTIF

ARTS

LE TALENT DES ÉTUDIANTS Le jeudi 13 mars dernier avait lieu au Cégep de Trois-Rivières la 10e finale locale d’UQTR en spectacle. C’est le duo composé d’Anthony Richard et de Kim St-Amand qui a remporté la première place. Il représentera l’université lors de la finale nationale Univers-cité en spectacle le 29 mars prochain... ARTICLE COMPLET EN PAGE 13

L’Université du Québec à Montréal accueillait le championnat provincial de volleyball féminin universitaire division 2 les 14 et 15 mars derniers. C’est sans grande surprise que les Patriotes sont parvenues à mettre la main sur une deuxième bannière consécutive et une troisième en quatre ans. Les joueuses de Par Hugo St-Pierre Hould, journaliste

l’UQTR ont d’abord vaincu l’Inuk de l’UQAC en demi-finale pour ensuite l’emporter sur l’équipe hôtesse, les Citadins, en finale. Tout le monde s’attendait à une finale chaudement disputée entre l’UQTR et l’UQAM, les deux formations ayant dominé le circuit tout au long de la saison. Premières au terme de la saison régulière, les Patriotes ont littéralement écrasé l’équipe de Saguenay en demi-finale par

la marque de 25-13, 25-17 et 25-18. Leur domination a permis à l’entraineur de donner un peu de temps de jeu à toutes ses joueuses lors de ce match. «Le fait que nous étions en grand contrôle m’a permis de récompenser certaines joueuses qui ont travaillé très fort durant toute la saison sans nécessairement fouler le terrain... ARTICLE COMPLET EN PAGE 19


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ACTUALITÉS

25 mars au 7 avril 2014

RASSEMBLEMENT NATIONAL ACADÉMIQUE 2014

Qualité de l’enseignement et financement

Pavillon Nérée-Beauchemin 3351, boulevard des Forges, Trois-Rivières (Québec), G9A 5H7 Téléphone: (819) 376-5184 poste 3 Publicité: (819) 376-5184 poste 1 Télécopieur: (819) 376-5239 Bimensuel distribué à 5 000 exemplaires sur le campus de l’UQTR et dans la région de Trois-Rivières.

«Simple ne veut pas dire facile.»

DIAMONDRA ARLHY RAMISAHANITRA Journaliste

— Jack Welch Jean-Philippe Charbonneau | Directeur général dgcfou@uqtr.ca Stéphanie Paradis | Rédactrice en chef redaction.zc@uqtr.ca Diamondra Arlhy Ramisahanitra | Actualités actualites1@zonecampus.ca Annie Boisjoli-Bélanger | Actualités actualites2@zonecampus.ca Alexandra Carignan | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca Félix-Antoine Désilets-Rousseau | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca Marie-Philippe Bibeau | Sports sports1@uqtr.ca Hugo St-Pierre Hould | Sports sports2@uqtr.ca Myriam Lortie | Journaliste myriam.lortie@uqtr.ca Lili Brunet St-Pierre | Chroniqueuse lili.brunet.st-pierre@uqtr.ca Sébastien F. Guertin | Chroniqueur sebastien.fguertin@uqtr.ca Kévin Gaudreault | Chroniqueur kevin.gaudreault@uqtr.ca Nicolas Gauthier | Chroniqueur nicolas.gauthier@uqtr.ca Cindy Gilbert | Chroniqueuse cindy.gilbert@uqtr.ca Jean-Samuel Guay | Chroniqueur jean-samuel.guay@uqtr.ca Normand Leclerc | Chroniqueur normand_leclerc@hotmail.com Jean-François Veilleux | Chroniqueur jean-francois.veilleux@uqtr.ca Alexandre Laramée Zouéki | Illustrateur alexandre.laramee.zoueki@uqtr.ca Valérie Venne | Correctrice valerie.venne@uqtr.ca Mathieu Plante | Infographe et webmestre montagezc@gmail.com Virginie Lessard | Partenariats dpcfou@uqtr.ca Photo de la une: Christopher Plamondon Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

Le samedi 15 mars dernier, l’AGE UQTR a accueilli la 3e édition du Rassemblement national académique à l’UQTR. Cette rencontre a réuni les associations étudiantes de Sherbrooke, d’Outaouais, de Rimouski, de Saguenay, de Québec et de Montréal, plusieurs professeurs et chargés de cours ainsi que le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne. La journée a permis de soulever des enjeux liés à l’enseignement universitaire et de mettre en commun des réflexions et des pistes de solutions aux problèmes. «Ce qui participe à la qualité est un ensemble de facteurs, donc un ensemble d’acteurs. Par conséquent, la qualité doit être vue dans une perspective d’ensemble, non dans une perspective décomposée», précise Carole Neill, présidente du Conseil provincial du secteur universitaire du Syndicat canadien de la fonction publique et présidente du Syndicat des chargés de cours.

Photo: D. A. Ramisahanitra

Max Roy, Pierre Duchesne et Carole Neill. ministre de l’Enseignement supérieur, a quant à lui souligné que «l’université était un pilier de la démocratie».

«Ce qui participe à la qualité est un ensemble de facteurs, donc un ensemble d’acteurs. Par conséquent, la qualité doit être vue dans une perspective d’ensemble, non dans une perspective décomposée» — Carole Neill

Conceptions de l’université Les intervenants ont été unanimes par rapport à leur conception de l’université. Pour Madame Neill, l’université doit transmettre les savoirs et participer à la formation du jugement critique. «L’université doit être enracinée dans sa communauté et elle doit être source de progrès social, économique et culturel», explique-t-elle. De son côté, Max Roy, président de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université, a confirmé que «l’université doit être capable de permettre à l’individu d’accéder à une carrière. Celui-ci doit être capable d’évoluer dans sa carrière grâce à son sens critique qu’il a pu développer à l’université». Pierre Duchesne,

Priorités «Quelle est la contribution des différents acteurs de l’université pour lui permettre d’accomplir ses missions?» Telle est la question fondamentale lancée par Madame Neill. Elle y répond en voulant faire comprendre que les employés de soutien et le personnel non enseignant ne sont pas des accessoires ni des périphériques. «Ces personnes contribuent à la qualité de la formation tous les jours en maintenant la ventilation, le chauffage, c’est-à-dire qu’elles assurent un environnement sain et des conditions d’exercice favorable à l’enseignement et à l’apprentissage»,

soutient Madame Neill. Celle-ci met l’accent sur les apports du personnel non enseignant dans l’atteinte des objectifs de l’université. Toujours dans cette optique, elle veut briser la croyance qui associe à la qualité de l’enseignement le statut de celui qui donne le cours. Un des principaux sujets abordés lors de cette rencontre était aussi le chantier sur le financement. Les priorités ne peuvent être réalisées sans subvention. «L’argent, c’est le nerf de la guerre», renchérit Madame Neill. Le chantier de financement est le plus important et le plus complexe, car le critère de financement de base sur l’effectif des étudiants est problématique. Face à l’augmentation de la population étudiante, il est difficile et quasiment impossible d’offrir un encadrement. «La relation pédagogique est difficile quand une classe est populeuse», raconte Monsieur Roy. Améliorer ce rapport pédagogique passe par le recrutement de ressources professorales et de personnel de soutien, et ceci est synonyme de couts. «L’université doit avoir un financement à la hauteur de ses besoins. L’université ne doit pas être financée en fonction des intrants», a-t-il insisté. Le ministre rajoute que «l’idéal est d’avoir un financement qui tient compte du principe que l’université est une institution, et il faut un équilibre entre enseignement et recherche pour pouvoir réexaminer la formule du financement».

EXPÉRIMENTATION 6

Rallye UQTR, un rendez-vous qui promet

SOMMAIRE ACTUALITÉS 2-7 Jeux de la traduction

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Un historien chez Ubisoft

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PSIJ

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SOCIÉTÉ 8-12 ARTS ET SPECTACLES

13-17

Francis d’Octobre

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Spectacles au Zénob

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Danse: Les mêmes yeux que toi 15 Galerie r3: Figures de temps croisés 16 SPORTS 19-23 Soccer

19/21

Badminton

20

Hockey

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La deuxième édition du Rallye UQTR se tiendra le samedi 5 avril prochain. En collaboration avec le Fonds de solidarité FTQ, cet évènement sera l’occasion de vivre une dernière année mémorable pour les finissants. Outre la somme de 1000$ décernée à l’équipe gagnante, plusieurs autres prix seront offerts aux équipes participantes. Le Rallye UQTR est une activité de la série Expérimentation du Guide de survie, organisée par le Bureau des diplômés de l’UQTR. Comme les activités précédentes, le Rallye UQTR permettra aux participants d’augmenter leurs chances de remporter l’un des gros prix en faisant tamponner leur Guide de survie. «L’objectif d’Expérimentation 6 est, en plus de pouvoir faire rencontrer des finissants d’au-

tres départements de l’UQTR, d’approfondir la connaissance de l’université trifluvienne par les futurs diplômés et de leur faire découvrir certains endroits moins familiers de la ville de Trois-Rivières», explique Sophie Riopel, coordonnatrice au Bureau des diplômés. Les participants peuvent s’inscrire en équipe de trois ou de quatre, dont au moins deux finissants. Chaque équipe doit cogiter pour trouver son propre itinéraire pour rejoindre une station dans les meilleurs délais. À noter qu’il y a des épreuves à compléter avant de pouvoir rejoindre une autre station. «Dans le cadre de cette compétition, il y a plusieurs stations à compléter. Il y a celles qui sont sportives et d’autres qui sont plus intellectuelles», précise Madame Riopel. L’idée de faire un rallye automobile repose grandement sur le désir de faire profiter d’une

journée ludique aux finissants. «Au cours de cette journée, organisateurs et participants s’amusent et rient énormément», souligne la coordinatrice du Bureau des diplômés. Des photographies seront réalisées à chaque passage à une station. À la fin de la journée, tous se réuniront à la Chasse Galerie pour la remise des prix et pour se détendre autour d’un verre et d’un barbecue. Toutefois, les rituels du départ rappellent l’importance d’une conduite responsable et sécuritaire. À noter que plusieurs bénévoles aident les organisateurs dans la réalisation de toutes les Expérimentations. Par ailleurs, «la seule condition que demande l’UQTR est le financement du carburant par les participants, condition qui ne semble pas les rendre moins enthousiastes», conclut Madame Riopel. (D.A.R.)


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ACTUALITÉS ÉLECTIONS DE L’AGE UQTR

Des candidats et un débat ANNIE BOISJOLIBÉLANGER Journaliste

Le 17 mars dernier, les candidats pour le conseil exécutif de l’Association générale des étudiants de l’UQTR ont officiellement lancé leur campagne électorale sur le campus de l’université. Le 24 mars, le directeur général des élections, Jason Kemp, a animé un débat qui a permis à chacun d’entre eux de se présenter à la communauté universitaire. Les candidats aux différents postes sont: Mathieu Roy à la présidence, Christian Jr Bourdon aux finances et développement, Audrey Cloutier et Robin Fournier à la vie associative et à l’environnement, William Lamontagne aux affaires académiques de premier cycle, Karim Laroussi aux affaires académiques des cycles supérieurs, Alex Brisebois-Proulx

aux affaires sociopolitiques et Cathy Simon aux communications. Cette année, aucun candidat ne se présente aux postes de secrétariat général et de vice-présidence aux affaires socioculturelles.

Photo: S. Paradis

Pour la plupart d’entre eux, un des points les plus importants, c’est que les étudiants se sentent concernés par l’AGE et ses projets, qu’ils soient plus informés à son sujet et qu’ils s’impliquent davantage dans les activités. Priorités des candidats Pour la plupart d’entre eux, un des points les plus importants, c’est que les étudiants se sentent concernés par l’AGE et ses projets, qu’ils soient plus informés à son sujet et qu’ils s’impliquent davantage dans les activités. Pour Audrey Cloutier, il est important qu’il

Photo: S. Paradis

Robin Fournier, Christian Jr Bourdon et Cathy Simon lors du débat le 24 mars dernier.

Audrey Cloutier, Karim Laroussi, Alex Brisebois-Proulx, Christian Jr Bourdon, Mathieu Roy et Cathy Simon. Absents sur la photo: Robin Fournier et William Lamontagne. y ait une cohésion entre les différentes associations étudiantes du campus, mais aussi que l’AGE fasse en sorte que le pavillon à la vie étudiante soit de plus en plus axé sur le développement durable et l’environnement. Alex Brisebois-Proulx, pour sa part, souhaite organiser des conférences afin de permettre aux étudiants d’entendre ce que les différents politiciens ont à dire en dehors du contexte électoral. Cathy Simon souhaite quant à elle continuer ce qu’elle a commencé lors de son mandat actuel, soit retravailler la politique d’affichage et le plan stratégique pour les réseaux sociaux. Christian Jr Bourdon souhaite retravailler certains services et même en redresser quelques-uns. Il souhaite aussi assurer une meilleure gestion des liquidités. Karim Laroussi veut quant à lui apporter des solutions aux problèmes que les étudiants aux cycles supérieurs peuvent rencontrer pendant leur parcours. Mathieu Roy souhaite pour sa part tra-

vailler les ententes avec l’UQTR, renouveler les partenariats existants et garder la même ligne directrice que l’AGE a déjà en ce moment.

Le débat Le 24 mars dernier, date de début de la période de vote, les étudiants pouvaient assister au débat des candidats qui s’est tenu à la Chasse Galerie, dès 16h. C’était l’occasion pour eux de parler de leurs priorités pour l’année à venir, mais aussi de débattre entre eux des enjeux sur lesquels l’AGE devrait se pencher. En effet, les candidats se sont vus poser des questions personnalisées pour chaque poste, avant de clore le tout avec une période de questions pour le public.

Période de vote Les étudiants ont du 24 au 27 mars pour voter pour les candidats qu’ils souhaiteraient voir siéger au conseil exécutif de l’AGE UQTR. C’est le 28 mars que les résultats du vote seront dévoilés à la Chasse Galerie.


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ACTUALITÉS

25 mars au 7 avril 2014

JEUX DE LA TRADUCTION

Une équipe de l’UQTR participe pour la troisième année consécutive ANNIE BOISJOLI-BÉLANGER Journaliste

Du 7 au 9 mars dernier avait lieu à l’Université Laval la 9e édition des Jeux de la traduction. Onze universités canadiennes participaient à l’activité, dont l’UQTR. Pour sa part, la cohorte de l’UQTR en était à sa troisième participation. La plupart des universités étaient représentées par des équipes d’au moins sept personnes, soit six participants et un bénévole, qui est souvent un ancien participant, ainsi que d’un professeur accompagnateur et d’une mascotte. La première journée, ce sont toutes les épreuves individuelles ou en petites équipes qui ont lieu, tandis que la simulation professionnelle se passe le lendemain. Entre les épreuves, les participants sont invités à de petites conférences données par les professeurs accompagnateurs sur divers sujets liés à certains aspects parfois plus techniques de la traduction. Ce sont aussi les professeurs accompagnateurs qui corrigent les textes des différentes épreuves et qui jugent ceux qui sont les meilleurs. Les étudiants peuvent aussi rencontrer des représentants de divers bureaux de traduction et ainsi se famil-

iariser un peu avec le fonctionnement de ces entreprises.

Photo: Courtoisie

Les épreuves Les étudiants devaient participer à plusieurs épreuves, qu’elles soient individuelles ou en équipe. La traduction vers l’anglais et vers le français, qui était une activité individuelle, consistait à traduire un texte dans un laps de temps donné avec seulement l’aide d’un dictionnaire unilingue. L’épreuve sur la traduction de chanson consistait à traduire une chanson tout en conservant son rythme, ses assonances et même ses rimes. Les participants devaient aussi faire une adaptation publicitaire pour laquelle les participants devaient faire preuve de créativité et d’innovation dans leur traduction. L’épreuve de traduction audiovisuelle consistait à traduire un extrait d’émission ou de film. Les difficultés de cette épreuve résidaient dans les expressions, les jeux de mots ou les jurons utilisés dans ces extraits. Selon Myriam Bougie, une des participantes de cette année, c’est la traduction historique qui était une des épreuves les plus difficiles. En effet, les participants devaient entre autres traduire une lettre qu’un officier avait écrite à Samuel de Champlain tout en conservant le style de l’époque, la forme et, si possible, les mêmes tournures de phrases qui sont aujourd’hui vieillies. Finalement, dans une épreuve de simulation

Du fond vers l’avant: Sarah Bélanger, Andréanne Castonguay, Myriam Bougie, Patricia Corriveau, Louise Paquette et Joanne C. Brouard. professionnelle, l’équipe devait agir comme si elle était un bureau de traduction en traduisant un texte tout en passant par les différentes étapes, du moment de la réception du texte à sa livraison.

Mentions Malgré le fait qu’elle n’ait pas gagné de prix, l’équipe de l’UQTR a quand même reçu quelques mentions cette année. Joanne C. Brouard a terminé en quatrième position dans l’épreuve individuelle de traduction vers le français. L’équipe a terminé en quatrième position dans l’épreuve

de traduction historique, en deuxième position pour la traduction de bande dessinée et dans le top 5 pour la traduction de deux publicités.

Programme de traduction de l’UQTR Contrairement à d’autres universités, l’UQTR est la seule à offrir le programme de traduction complètement en ligne. Cela fait en sorte qu’il comprend des étudiants issus de plusieurs régions et pays. Il y a environ 117 étudiants qui sont inscrits au certificat et pas loin de 200 au baccalauréat. Un projet de maitrise serait aussi en développement.

FONDATION DE L’UQTR

Nomination du nouveau directeur général DIAMONDRA ARLHY RAMISAHANITRA Journaliste

Les membres du conseil d’administration de la Fondation de l’UQTR ont ratifié la nomination de Daniel Milot au poste de directeur général de l’organisme. Monsieur Milot entrera en fonction à la fin du mois de mars. La Fondation de l’UQTR a confié plusieurs missions à son nouveau directeur général, notamment celles de gérer les ressources humaines et financières ainsi que de planifier et de coordonner les activités de financement de la Fondation, à savoir la prochaine campagne majeure de financement. Monsieur Milot traitera aussi tous les projets entre la Fondation et l’UQTR. Celui-ci veillera à la réalisation des plans de développement stratégique et de sollicitation de la Fondation, à la mise en place des meilleures

pratiques philanthropiques et à l’établissement de communications soutenues avec les donateurs. Ancien étudiant de l’UQTR, Monsieur Milot y a décroché son diplôme de baccalauréat en administration des affaires. Le nouveau directeur général de la Fondation de l’UQTR possède un parcours constitué de plus de 25 années d’expérience dans la gestion stratégique et l’élaboration de plans d’action. En effet, il a déjà occupé plusieurs postes de vice-présidence dans de grandes entreprises du domaine des télécommunications. En 2007, Monsieur Milot a fondé sa propre entreprise spécialisée en coaching d’affaires professionnel et en consultation, Dan Milot Expérience-Conseil Inc. Par ailleurs, Monsieur Milot s’est également investi dans le domaine sportif. Il a d’ailleurs été à la tête du comité organisateur de la Coupe Memorial Mastercard 2012, le plus important tournoi de hockey junior majeur au pays, qui s’est tenu à Shawinigan.


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Sébastien F. Guertin

La belle -mère

CHANTIER INNOVATION D’AÉRO MONTRÉAL

Nomination prestigieuse pour un professeur FÉLIX-ANTOINE DÉSILETS-ROUSSEAU Journaliste

Le mercredi 12 mars dernier, Darli Rodrigues Vieira, professeur du Département des sciences de la gestion de l’UQTR, a été invité à siéger comme membre du Chantier Innovation d’Aéro Montréal, en reconnaissance de son expertise dans le secteur aérospatial. Les membres du Département de gestion se réjouissent de la nomination de leur collègue, comme en témoignent les propos de Saïd Zouiten, directeur du département: «C’est avec fierté que nous avons appris l’invitation officielle d’Aéro Montréal à l’endroit du professeur Rodrigues Vieira. Je transmets mes sincères félicitations au professeur Vieira et lui souhaite un grand succès dans l’accomplissement de son mandat.» Ce n’est pas un hasard si le professeur Vieira était dans la mire d’Aéro Montréal, puisqu’il est titulaire de la Chaire de recherche en gestion de projets aéronautiques de l’UQTR. Cette Chaire se donne pour mission d’aider les entreprises de la région trifluvienne à approfondir leurs connaissances en gestion de projets aéronautiques, tout en renforçant leur compétitivité jusque sur la scène internationale. La participation active dans cette Chaire de recherche lui a donné un sincère coup de pouce pour sa nomination au sein du Chantier Innovation d’Aéro Montréal.

Le Chantier Innovation d’Aéro Montréal

Aéro Montréal a pour mission de rassembler

tous les acteurs du secteur aérospatial autour d’objectifs communs et d’actions concertées en vue d’en augmenter la cohésion et aux fins d’optimiser la compétitivité, la croissance et le rayonnement de la grappe aérospatiale, afin qu’elle demeure une source de création de richesse encore plus importante pour Montréal, le Québec et le Canada. Le Chantier Innovation est sous la direction d’Aéro Montréal et il s’emploie à définir la stratégie d’innovation aérospatiale ainsi qu’un plan d’action pour le Québec. Son mandat implique tous les éléments concernant l’innovation aérospatiale, du concept à la commercialisation, en faisant un détour par la recherche universitaire. C’est un projet auquel participera activement le professeur Vieira. Photo: UQTR

Darli Rodrigues Vieira, professeur du Département des sciences de la gestion.

Entrepreneurs et chercheurs d’emploi étaient présents

Selon Marie-Ève Perron, responsable de l’évènement, ce sont dans les domaines de la santé, de l’ingénierie et de l’administration que la demande en main-d’œuvre est la plus grande. Cependant, des représentants des domaines de l’informatique, de la psychologie, de la psychoéducation, de la récréologie, de la communication et de plusieurs autres domaines étaient présents. Quelques entrepreneurs souhaitaient effectuer

Tours d’ivoires et acrasie Dans notre dernier numéro, il était question du conflit opposant l’AGE UQTR et l’AEMS. Celui-ci était à propos d’une redevance, versée par le café du pavillon Michel-Sarrazin à la Chasse Galerie, que certains trouvaient abusive. Sur cette question, j’avais soulevé qu’on assistait à un dialogue de sourds entre deux parties aux prises avec des guerres d’orgueil. Or, cela me pose un problème plus fondamental. Quand j’ai commencé à écrire cette chronique, j’avais comme objectif de redorer un peu l’image du milieu associatif dans notre université, qui avait été passablement malmenée ces dernières années. Et ce n’est pas par souci de défendre mes amis ou mon implication passée. La plupart des étudiants ignorent tout ce que les différentes associations qui les représentent font pour eux. Je ne me pencherai pas en détail là-dessus, mais il reste néanmoins affligeant de constater le peu d’intérêt que la majorité des UQTRiens portent à ces organismes.

Démocratie

JOURNÉE CARRIÈRE

Le 19 mars dernier, au Centre de l’activité physique et sportive de l’UQTR, avait lieu la 14e édition de la Journée carrière, organisée par le Service d’aide à l’emploi de l’université. Pour l’occasion, c’est un peu plus de 70 entrepreneurs et représentants d’ordres professionnels, provenant de différentes régions du Québec et cherchant des employés dans diverses disciplines, qui étaient présents. L’évènement, qui était gratuit, visait les chercheurs d’emploi parmi les étudiants, les diplômés de l’UQTR et la population de la région.

MODE ÉLECTORAL

des entretiens d’embauche directement sur place. Il était donc conseillé que les chercheurs d’emploi soient prêts à une telle éventualité.

Services offerts En plus de pouvoir apporter leur CV aux entrepreneurs présents, les visiteurs pouvaient aussi profiter des services de conseillers experts en recherche d’emploi offerts en collaboration avec le Carrefour jeunesse-emploi de Trois-Rivières/ MRC des Chenaux. Les participants pouvaient donc faire analyser leur CV et recevoir des conseils sur la façon de le bonifier ainsi que des techniques d’approche des employeurs. Stratégie Carrière et les Services d’accueil des nouveaux arrivants étaient quant à eux présents afin de donner des conseils aux personnes immigrantes et aux résidents permanents afin qu’ils puissent s’intégrer au marché du travail canadien. De plus, les chercheurs d’emploi pouvaient obtenir de l’information sur les possibilités d’emplois permanents liés à leur domaine ou encore sur les stages et les emplois d’été disponibles. (A.B.-B.)

C’est déplorable dans la mesure où les étudiants se trouvent à ne pas profiter de choses payées par leurs cotisations, premièrement, mais aussi pour la santé des associations elles-mêmes. En effet, dans le mouvement étudiant, on carbure à la démocratie directe. Cela signifie que chaque personne a son mot à dire sur les décisions de l’association. Or, ce n’est pas au nom d’un beau principe abstrait que l’on fonctionne de cette manière. C’est parce que l’implication de la totalité des gens touchés par une décision dans le processus décisionnel empêche que certains groupes d’intérêts particuliers noyautent ces décisions. Le problème, c’est quand justement la majorité se désintéresse de ces faits et laisse une minorité s’en occuper. La minorité finit par s’enfermer dans ses propres enjeux, qui ressemblent de moins en moins aux préoccupations de la majorité. Je fais référence ici au phénomène de la tour d’ivoire. Étant donné le peu d’intérêt des citoyens, les élus ont de moins en moins de contacts avec ceux-ci. Ils ne les comprennent plus, parce que leur réalité est devenue différente. Je ne pense donc pas, sauf exception bien sûr, que les officiers de l’AGE et les administrateurs soient de mauvaise foi. Leur faute, à mon avis, est de se complaire dans ce monde à part qu’est devenu leur blanc édifice. C’est tellement facile de se dire «de toute façon, ils s’en foutent». Cependant, ils ne sont pas les seuls à blâmer. La première responsabilité des citoyens (ainsi que des membres d’une association), c’est de voter. Cela suppose aussi d’avoir pris les quelques minutes nécessaires

à s’informer au sujet des candidats. Vous me répondrez qu’il n’y a qu’une seule candidature à la plupart des postes. Si le candidat ne fait pas, il est toujours possible de voter pour la chaise. Une fois cette étape remplie, informez-vous afin de savoir qui vous représente au conseil d’administration. Et posez des questions à cette personne. C’est de cette manière que vos associations se rapprocheront le plus de vous. Le lien doit être rétabli entre celles-ci et leurs membres. N’existent-elles pas pour les servir justement?

Leur faute, à mon avis, est de se complaire dans ce monde à part qu’est devenu leur blanc édifice. C’est tellement facile de se dire «de toute façon, ils s’en foutent». Cynisme et suicide politique Parlant de servir, on se demande comment la démission du vice-président à la vie associative peut bien servir à quoi que ce soit. Celle-ci aurait eu lieu durant un conseil d’administration spécial ayant été convoqué afin d’éclaircir une apparence de conflit d’intérêts dans le renouvellement d’un contrat. Or, les accusations ayant été réfutées, l’élu en question a considéré que cela nuisait quand même à l’image de l’association. Il lui a donc semblé préférable de perpétrer un hara-kiri politique, plutôt que de continuer à alimenter le cynisme populaire. Justement, la lutte au cynisme n’a pas besoin de martyrs. Elle a besoin qu’on cesse d’alimenter la bête par contre. Si sa diète repose sur l’image négative, en quoi est-ce la combattre que de partir avec fracas, déféquant sa frustration sur ses nouveaux ex-collègues? Là encore, en pleine consultation sur la restructuration de l’AGE, en quoi le fait de ne plus avoir de vice-président à la vie associative va-t-il être bénéfique pour les membres?

Volonté Je terminerai par une capsule éclair de déformation professionnelle. Comme certains le savent, j’étudie présentement en philosophie. Un auteur célèbre dans le domaine disait qu’une des manières les plus communes de faire du mal n’était pas par méchanceté. En effet, selon lui, la plupart des mauvaises choses arrivaient à cause d’un manque de volonté. Le concept d’acrasie désigne justement le fait d’aider le mal par notre manque de volonté à agir contre lui. Ce serait la forme la plus commune et ordinaire de mauvaise action. À qui de droit...


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ACTUALITÉS

25 mars au 7 avril 2014

UN HISTORIEN CHEZ UBISOFT

REPRENDRE LE CHEMIN DE L’ÉCOLE

Le 18 mars dernier, Maxime Durand, ancien étudiant au baccalauréat en histoire de l’Université de Montréal, a été invité à présenter une conférence aux étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières sur le parcours qui l’a amené à travailler chez Ubisoft comme consultant historique pour les jeux Assassin’s Creed.

En réponse à la demande de l’organisme Maman va à l’école, la professeure Rollande Deslandes, du Département des sciences de l’éducation, et la professeure Marie-Claude Rivard, du Département des sciences de l’activité physique, ont collaboré étroitement pour éclairer les gens sur le combat quotidien des mères monoparentales de retour sur les bancs d’école. Maman va à l’école est un organisme à but non lucratif qui veut apporter de l’aide à ces mères.

Conférence sur un parcours atypique

Monsieur Durand, qui est maintenant employé permanent, a expliqué comment il a obtenu ce poste, a donné certains conseils concernant des expériences de travail pertinentes et a décrit en quoi consistaient ses fonctions au sein de l’entreprise de jeux vidéo.

Obtention du poste Monsieur Durand a commencé par expliquer que, tout comme quelques-uns de ses collègues universitaires, il s’était inscrit au baccalauréat en histoire en espérant par la suite faire une maitrise et possiblement un doctorat. Un courriel envoyé aux étudiants du Département en histoire, dans lequel une offre d’emploi chez Ubisoft était décrite, l’a fait changer ses projets. La personne recherchée devait avoir de très bonnes connaissances en histoire, particulièrement pour la période de la Révolution américaine, devait être dynamique et connaitre à peu près tout de la période historique mentionnée. Selon Monsieur Durand, ce n’est pas seulement grâce au fait qu’il s’intéressait particulièrement à la Révolution américaine qu’il a été choisi comme consultant historique, mais aussi grâce à ses diverses expériences connexes, comme son stage d’enseignement en anglais à McGill et le fait qu’il ait été guide et interprète dans un musée. «J’ai aussi fait preuve de beaucoup de transparence pendant mon entrevue et j’ai présenté des points qui, selon moi, auraient pu être intéressants pour des joueurs. Comme j’ai deux frères dans le domaine, je savais à peu près ce qui pourrait les intéresser», expliquait Monsieur Durand. De plus, selon lui, être proactif

et répondre rapidement à une demande d’emploi est un signe de dynamisme et d’intérêt.

Les tâches Les tâches liées au poste de consultant historique consistent en plusieurs aspects. Tout d’abord, l’historien doit chercher des sources, entre autres sur les changements iconographiques entre la période étudiée et maintenant. Il doit également étudier des archives afin de recréer le plus fidèlement possible les villes, les costumes et même les métiers de l’époque ainsi que les personnalités qu’il était possible de croiser dans les différents quartiers des villes, selon leurs principales classes sociales et occupations. Monsieur Durand explique que, pour ce qui est des costumes et des reconstitutions des villes, il est arrivé parfois que lui et son équipe aient à faire des généralités historiques, plutôt que de rester fidèle à 100% aux réalités de l’époque. «Comme le personnage principal tue souvent des gardes, il aurait été mal vu que certains postes, qui étaient habituellement attribués à des enfants à l’époque, le soient aussi dans le jeu», expliquait Monsieur Durand. Par contre, pour ce qui est des faits historiques, il était important qu’ils soient fidèlement représentés. L’historien doit aussi faire un certain travail de diplomatie, car il doit bien sûr trouver les informations historiques, mais en plus, il doit convaincre l’équipe de les intégrer dans le jeu. Il met aussi l’équipe en contact avec des éléments de l’époque, comme des mousquets, des épées, des instruments de musique ou des reconstitutions de batailles, afin que les membres comprennent bien la dynamique qu’ils doivent intégrer au jeu. Il fait aussi affaire avec des experts externes lorsqu’il doit approfondir certains sujets. Selon Monsieur Durand, pour exercer ce métier, il faut être passionné et ne pas avoir peur de s’investir. «Lorsqu’on est près de l’aboutissement d’un projet, il n’est pas rare de faire des semaines de 70 heures, mais lorsqu’on voit le résultat, on se dit que ça vaut la peine». (A.B.-B.)

Le combat quotidien des mères monoparentales

Il est connu qu’il est difficile de concilier vie familiale et vie scolaire. À ceci s’ajoutent les difficultés financières. «L’objectif de cette étude, initié par l’organisme Maman va à l’école, n’est pas de fournir des recommandations universellement applicables, mais d’identifier les façons d’aider les mères monoparentales, à la fois dans leur rôle d’étudiante et de parent», souligne la professeure Deslandes. Six groupes de discussions ont ainsi permis de réaliser l’étude. À travers ce projet, l’organisme Maman va à l’école a rejoint les intérêts de recherche de la professeure Deslandes qui s’est toujours intéressée aux relations entre l’école, les familles et la communauté. Le fruit des travaux des professeures Deslandes et Rivard servira de matériel de base aux projets d’intervention de cet organisme et éclaireront sur les raisons qui retiennent celles qui n’ont pas encore effectué un retour aux études.

plusieurs s’accordent pour dire que ce retour sur les bancs de l’école est motivé par le désir d’améliorer leur situation financière. «Très motivées au départ, certes, plusieurs répondantes avouent avoir déjà eu la tentation de décrocher à nouveau à cause d’un rythme de vie qui met à rude épreuve leurs capacités d’endurance», révèle Madame Deslandes. Questionnées sur leur quotidien, les répondantes ont dévoilé une vie stressante. Entre obligations familiales et exigences scolaires, celles-ci se disent exténuées. «Quand les enfants tombent malades ou manifestent des problèmes de comportement, en plus de passer une nuit blanche, les mères n’ont pas pu avancer dans leurs travaux et trainent ainsi leur fatigue en cours le lendemain», rapporte Madame Deslandes. Plusieurs d’entre elles se sentent aussi incompétentes et découragées, surtout si leurs enfants éprouvent des difficultés d’apprentissage. À ceci s’ajoute l’épreuve de l’organisation du temps des mères qui commencent leur journée très tôt et dont les retards au centre de formation, lorsque trop nombreux, sont pénalisés. «Toutes ne bénéficient pas de l’aide de leur famille pour garder leurs enfants ou pour leur emprunter un moyen de transport si leur automobile est défectueuse», raconte la professeure. Par ailleurs, la pression financière pèse lourd. «L’aide gouvernementale qui leur est offerte, à titre d’étudiante, ne prend pas en compte le nombre d’enfants ou le cout élevé de l’essence», explique la chercheuse.

L’endurance à rude épreuve

Des pistes de solutions

Les recherches effectuées sur les mères monoparentales ont permis de comprendre de multiples raisons qui les ont réorientées vers le milieu scolaire. Âgées de 24 ans et plus, celles-ci se sont inscrites à la formation générale aux adultes ou à la formation professionnelle. Si certaines évoquent un désir de décrocher leur premier diplôme, d’autres avancent la raison d’un accomplissement personnel. Cependant,

À l’issue de ces discussions, plusieurs mères monoparentales étudiantes ont même suggéré des solutions pour les accommoder dans leur nouvelle vie de maman-étudiante, comme bénéficier des services de garde à proximité ou sur les lieux mêmes de formation, concorder leurs congés avec les journées pédagogiques de leurs enfants ou tout simplement parler à quelqu’un pour être écoutées et entendues. (D.A.R.)

PROGRAMME DE STAGES INTERNATIONAUX POUR LES JEUNES

Emily Gow passe six mois au Gabon Concordant avec sa volonté de s’ouvrir au monde, l’Université du Québec à Trois-Rivières, par le biais du Bureau des relations internationales, a participé, pour la première fois, au Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) en 2013 et a permis aux dix-huit stagiaires canadiens sélectionnés de partir en Afrique. Subventionné par le gouvernement du Canada, ce stage international a duré six mois. Une formation pré-départ a été organisée dans les locaux du Bureau des relations internationales de l’UQTR. Pour cette première participation au PSIJ, les destinations étaient le Sénégal, le Gabon et le Madagascar. Au cours du stage, les responsables de l’UQTR se sont déplacés dans ces pays pour faire un suivi du programme. Emily Gow, de la Colombie-Britannique, a fait partie des dix-huit stagiaires diplômés de

différentes spécialités (travail social, éducation spécialisée, actions sanitaires, biologie médicale et communication) envoyés au Gabon entre juin et septembre 2013. Les autres stagiaires étaient issus de l’Ontario, du Manitoba, du Nouveau-Brunswick et du Québec. Madame Gow, questionnée sur les raisons qui l’ont poussée à postuler pour ce stage international, raconte qu’elle a toujours voulu aller en Afrique et qu’elle a toujours valorisé les expériences éducatives dans un contexte international. «J’ai vu l’offre sur le site de l’Agence canadienne de développement international à quelques semaines près de la clôture de l’offre, après plusieurs mois de recherches», raconte-t-elle. Il y a deux ans, Emily Gow s’est investie dans la recherche de projet de cette envergure et a postulé pour un stage au Mali, projet qui a malheureusement été annulé à cause de l’instabilité politique dans le pays hôte. Par contre, elle n’a jamais oublié ce rêve.

Défis Emily Gow a réalisé son stage en tant qu’intervenante pour les adultes en éducation préscolaire dans un institut de formation qui était en pleine réorganisation de sa structure. De ce fait, les responsables de l’institut national ne semblaient pas être tout à fait prêts à accueillir les dix-huit stagiaires en action sociale et sanitaire. «La capacité d’adaptation de chaque stagiaire a donc été mise à l’épreuve», explique Madame Gow. Le personnel administratif n’était pas entièrement disponible pour pouvoir attribuer à ces nouveaux venus une tâche précise. C’était à eux que revenait la tâche d’analyser continuellement les besoins prioritaires et déterminer les actions afférentes. Le stage leur a également permis d’évaluer leurs propres compétences et de mieux comprendre les enjeux de coopération internationale. En effet, des plans de travail appelés «mandats»

ont été rédigés au départ, mais ils ont été modifiés et réajustés une fois sur place. Toutefois, le fait que le français soit la langue officielle au Gabon les a accommodés dans leur nouveau milieu et leur collaboration étroite avait favorisé leur succès.

Avantages Outre le fait de pouvoir proposer des changements qui serviront à améliorer la qualité de l’enseignement du pays hôte, les stagiaires ont pu connaitre un nouveau milieu, une culture inconnue. «Le Gabon me manque. C’est un pays chaud avec une population très sympathique. Je me suis fait beaucoup d’amis fantastiques», confie Emily Gow. Les nombreuses semaines passées dans ce pays d’Afrique centrale ont permis de multiplier les rencontres mémorables, de surmonter des défis personnels et de créer des relations au travail. (D.A.R.)


ACTUALITÉS

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HISTOIRE RÉGIONALE DU CENTRE-DU-QUÉBEC

Le CIEQ lance son site

Le potentiel de la différence

ANNIE BOISJOLI-BÉLANGER Journaliste

Le 12 mars dernier, le Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIEQ) procédait au lancement de son site «Centre-du-Québec – Bases de données en histoire régionale». L’évènement, qui avait lieu au Salon rouge de l’UQTR, était présidé par Yvan Rousseau et Claude Bellavance, professeurs responsables du projet. Ils ont présenté les différentes bases de données qui seront rendues publiques sur le site du CIEQ.

Claude Bellavance et Yvan Rousseau, professeurs et chercheurs au CIEQ.

Selon le site Internet du CIEQ, celui-ci «s’est donné pour mission de préserver et de diffuser les matériaux qui ont alimenté les travaux de ses chercheurs.» Les textes, photographies et fichiers documentaires présentés ont entre autres servi à la rédaction du volume Histoire du Centre-du-Québec, qui a été publié par Claude Bellavance, Yvan Rousseau, Jean Roy et leur équipe. Le site est séparé selon les trois catégories décrites précédemment qui, à leur tour, sont séparées en index. Les personnes visitant le site ont aussi le choix de faire une recherche par auteur, par titre ou par date en utilisant le moteur de recherche intégré au site. Il est possible de trouver environ 45 000 fiches documentaires tirées de plusieurs médias, comme des journaux, des études, des brochures et des documents d’archives; 1000 illustrations et photographies de paysages,

personnages, modes de vie, évènements, bâtiments et réalisations régionales depuis le XIXe siècle ainsi qu’une bibliographie comportant environ 4000 titres d’ouvrages portant sur la région Centre-du-Québec. Cette bibliographie est séparée en deux grands ensembles, soit un peu plus de 3000 notices publiées par Yves Beauregard, qui comportent l’essentiel des publications datant d’avant 1986 et environ 1000 notices supplémentaires portant sur les travaux publiés entre 1986 et 1998. Plusieurs éléments devraient être ajoutés avec le temps. Déjà, il est prévu que la bibliographie soit enrichie des titres des textes ayant été publiés depuis 1998. Des photographies et fichiers documentaires devraient aussi être rajoutés. Le projet est donc en pleine expansion et promet d’occuper les chercheurs pendant encore quelque temps.

MYRIAM LORTIE Journaliste

Conférence-midi C’est une conférence-midi qui a officiellement inauguré la Journée internationale de la francophonie le 20 mars dernier. Conférencier de ce rendez-vous, le président de l’AUF a partagé sa fierté tout en évoquant les avantages de parler

Le rêve de Félix-Antoine

français face à un public hétérogène. D’après les propos de Monsieur Miraoui, comme langue seconde, la langue française est un véritable atout et une marque de distinction. «Le français est une langue d’excellence», précise-t-il. Il a cité l’exemple du Vietnam où 90% des nouveaux gradués qui maitrisent le français à l’oral et à l’écrit trouvent un emploi en très peu de temps par rapport aux autres étudiants. Pareil pour le cas du Brésil où parler une autre langue que le portugais, notamment le français, aide à augmenter les chances de signer un contrat de travail. «Le diplôme est nécessaire, mais la maitrise d’une deuxième langue et une forte culture générale s’avèrent être des atouts considérables», a insisté Monsieur Miraoui.

Show de menteries

De la théorie à la pratique

Le Théâtre du cégep de Trois-Rivières a aussi célébré la francophonie à sa façon. Au moyen de la langue française, trois concurrents conteurs ont fait voyager les invités dans un monde imaginaire. Les participants ont suscité l’intérêt du public avec une histoire sur le hockey, un conte sur des poupées fabriquées en chaussettes et le monde imaginaire du Diable et de Dieu. À la fin de ces prestations, les invités ont tranché sur le sort des candidats en décernant un prix à Rémi Francoeur. (D.A.R.)

Quel plaisir de m’immiscer doucement dans un atelier donné par des étudiants à Félix-Antoine, dans son environnement de travail, la cafétéria. L’atmosphère est à la blague et à l’entraide. Aujourd’hui, on apprend les couleurs en anglais. Félix-Antoine se souvient de celles qu’il a apprises la semaine dernière. «On va avoir à travailler avec des étudiants comme Félix-Antoine», «On peut mieux adapter notre enseignement», «Ça enlève le malaise de travailler avec une clientèle déficiente intellectu-

Célébration de la langue française

Déclarant l’ouverture officielle de la célébration des Journées de la francophonie en Mauricie, Sylvain Benoit, directeur du Bureau des relations internationales de l’UQTR et président du comité organisateur, souligne que «l’UQTR est très fière des liens internationaux qu’elle tisse et qui permettent de partager et d’apprendre les uns des autres». Cette date a principalement été marquée par une conférence-midi avec l’intervention d’Abdellatif Miraoui, président de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), et par un Show de menteries au Théâtre du cégep de Trois-Rivières.

Pour Paul Gaudet, chargé de cours à l’UQTR, il était inconcevable que la presque totalité des futurs enseignants, qui auront certainement à interagir avec des élèves qui ont des besoins particuliers, n’aient jamais été en contact avec des gens présentant une déficience intellectuelle. De son côté, Félix-Antoine, trisomique 21, rêvait de suivre un cours à l’Université. Il n’en fallait pas plus pour que Paul Gaudet force un peu le cosmos pour que les planètes s’alignent.

Il existe une vingtaine de Centres de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement (CRDITED) au Québec ayant pour mission de faire connaitre les besoins et de promouvoir le potentiel de ces personnes ainsi que de leur famille, tout en leur offrant des services. Ces centres gèrent différents Plateaux de travail dont le but est l’insertion de ces personnes dans la société. Le Plateau de travail du CRDITED de la Mauricie et du Centre-du-Québec, auquel participe l’UQTR, a initialement été logé au pavillon Michel-Sarrazin, lequel abrite les programmes de psychoéducation et de psychologie. Lorsque celui-ci est déménagé au pavillon Pierre-Boucher, beaucoup plus central sur le campus, très peu d’étudiants interagissaient avec les gens du Plateau, par peur ou méconnaissance de leur différence. Vous avez d’ailleurs probablement déjà vu Félix-Antoine en train de ramasser des plateaux dans la cafétéria en vous demandant qui il était. Paul Gaudet a vu l’incroyable opportunité que ce déménagement comportait, autant pour ses étudiants que pour Félix-Antoine et les autres. En l’intégrant dans ses cours, ses étudiants peuvent maintenant interagir avec lui tout au long de la session, en passant de la théorie à la pratique et en appliquant des stratégies utiles aux troubles d’apprentissages reliés à leur spécialité. Et les résultats sont étonnants. Paul Gaudet accueille donc de trois à cinq bénéficiaires du Plateau de travail dans ses cours. Pour eux, le simple fait de tenir en place pendant trois heures et d’assister à un cours «comme les autres» est une fierté qui fait scintiller leurs yeux et qui agrandit leur sourire, à en faire frissonner.

JOURNÉES DE LA FRANCOPHONIE EN MAURICIE

Pour la deuxième année consécutive, l’UQTR s’est associée à plusieurs organismes et institutions régionaux pour souligner la Journée internationale de la francophonie. La Mauricie a prolongé cet hommage à la langue française sur dix jours, soit du 20 au 30 mars, sous le thème Fiers au cœur de la francophonie.

PAUL GAUDET, CHARGÉ DE COURS À L’UQTR

ellement quand tu n’en as jamais côtoyé avant», «C’est agréable de socialiser avec eux et de voir leurs progrès», me confirment ces futurs enseignants. Félix-Antoine, lui, me rappelle que ça fait 10 ans qu’il suit des cours à l’UQTR et que toutes les équipes sont ses préférées.

Un enseignement exceptionnel Au gré des accents madelinots, dans un œil vif, Paul Gaudet, disponible à souhait, visiblement passionné, me raconte ses aventures. Je sais bien que tous ces étudiants ne connaitraient pas cette expérience s’il n’était pas là. Il faut dire que la dimension humaine de l’UQTR constitue une force. Paul Gaudet ira, le 20 mars prochain, récolter le Prix d’excellence en enseignement, soit la plus haute distinction honorifique qu’un enseignant peut recevoir à l’UQTR. Les élèves du BÉPEP viennent aussi de lui donner le titre d’Enseignant de l’année. Il estime à plus de 5000 le nombre d’étudiants auxquels il a enseigné l’intervention auprès des élèves en difficultés. Il se dit près des étudiants et il préconise un apprentissage concret: «Je ne suis pas un théoricien, je suis un praticien». Fort de ses diverses formations universitaires (psychologie, administration scolaire, etc.) - l’équivalent de trois baccalauréats - et une maitrise en adaptation scolaire, il a toujours œuvré à titre de personne-ressource pour les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA). Paul Gaudet a toujours favorisé leur inclusion et croit en leur potentiel. Son travail avec les gens du Plateau demande beaucoup de logistique, notamment pour les horaires de travail, ainsi qu’un contrôle serré, ce qui n’est pas toujours évident. Aussi, le fait d’inviter des élèves comme Félix-Antoine dans ses cours demande certainement une énergie supplémentaire. * À travers les réponses généreuses, claires et rapides, on comprend qu’il y croit vraiment et que son salaire réside dans le fait de voir leur joie de participer à son cours. «Quand je vois des étudiants aller s’asseoir avec eux à la cafétéria un an plus tard, c’est empreint d’une grande richesse. Ces personnes font partie de notre société et ils ont des choses à nous apprendre. Ils ne baissent pas les bras malgré leurs difficultés et ils arrivent à réaliser leurs rêves. Bien souvent, c’est nousmêmes qui les limitons». Les phrases s’enchainent à un point tel qu’il est difficile ne pas se laisser imprégner de cette passion pour le potentiel de chaque être humain.

Photo: M. Lortie

Paul Gaudet a toujours cru à l’inclusion et au potentiel des élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage.


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25 mars au 7 avril 2014 Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

SOCIÉTÉ ENTRE LES DEUX PÔLES

Le respect de la hiérarchie des générations KÉVIN GAUDREAULT Chroniqueur

Chronologiquement, les enfants retiennent en partie de leurs parents (habitudes, traits, hérédité), et non l’inverse. C’est pour cette même raison qu’il pourrait être dans le sens de la nature qu’il appartienne au parent de se comporter comme un parent, et non comme un(e) ami(e) de ses enfants. En d’autres mots, le parent aurait, selon les stades de développement de l’enfant, un rôle d’encadrement, d’accompagnement et d’éducation. Et c’est à partir de ces fonctions qu’il pourra permettre à un enfant de s’élever à un niveau permettant de se déployer. Il est nécessaire que l’enfant et le parent puissent se différencier pour que l’enfant se construise une identité propre et réalise une vie affective en dehors de la famille. Le but n’est pas ici de couper la communication aux parents, mais plutôt de ne pas les prendre de manière exagérée pour leurs confidents tout au long de la

vie. L’inverse existe aussi, car il est possible que des parents prennent leurs enfants comme ceux et celles qui vont combler leurs besoins face à l’ennui, la dépression, l’anxiété ou la solitude… qui sont des problèmes d’adultes et qui ne leur appartiennent pas. Pour aller dans le même sens, l’enfant jeune n’a pas l’obligation d’entendre toutes les discussions du parent avec les autres, concernant son autre parent ou des membres de la famille. Il peut s’agir de problèmes d’adultes qui ne sont pas nécessaires dans l’intérêt de son développement, car ils ne concernent pas l’enfant (ex.: assumer un rôle «d’arbitre» dans un conflit entre les parents). Cependant, cela ne signifie pas comme parent de lui mentir ou de ne pas répondre à ses questions si c’est le cas, mais plutôt de bien juger de ce qui lui appartient, selon les situations changeantes et les différents stades de la vie. Dans des conditions où la séparation entre les générations est peu élaborée, il peut être difficile de «couper le cordon». Ceci pourrait dans certains cas avoir un effet de difficulté à vivre des deuils amoureux par la suite. Il est possible d’avoir comme image en tête le retour de l’enfant chez ses parents, à un âge avancé, après une rupture conjugale. Il n’est pas totalement mauvais de le faire et le point ici n’est pas de faire des généralisations. Et le but n’est pas non

plus de critiquer les personnes qui le font, car il s’agit d’un exemple servant au sujet. Toutefois, l’absence de distinctions entre les générations peut faire partie de la cause de ce phénomène, puisque l’on peut croire que l’être humain est naturellement fait pour voler de ses propres ailes lorsqu’il atteint un certain âge. Le fait de se comporter comme un parent, et non un ami, peut tout de même être mal interprété par l’enfant, car si le parent décide naturellement de mettre des limites et barrières dans sa relation avec l’enfant, ce dernier peut vivre du rejet ou de l’abandon du parent. Comme parent, il est nécessaire de dire verbalement les raisons derrière les comportements. Cette communication a comme utilité de faire une différence, car l’enfant saura que le parent ne le fait pas par méchanceté, mais par respect pour son autonomie. Il pourra se sentir alors vivant en tant que personne, et non comme le prolongement du père ou de la mère. Cette distinction peut être difficile à faire, même pour certains parents qui «ne veulent pas faire de peine à leur enfant». Dans le cas où le mode de relation «amicale» entre parent et enfant est installé, il est possible de croire qu’il peut se transmettre aux générations suivantes. Par exemple, lorsque l’enfant deviendra parent, ses propres parents pourront entretenir le même type de relation avec les pe-

tits-enfants et venir interférer dans leurs rôles respectifs. Vous entendrez alors des disputes teintées de colère et d’incompréhension. Ce type de réaction peut, dans certains cas, être le résultat d’une relation où les frontières des générations n’ont pas été bien différenciées. Permettre à l’enfant jeune d’avoir des activités pour lui seulement, ou bien de le laisser s’occuper de son hygiène de manière autonome aussitôt qu’il atteint l’âge de pouvoir le faire, sont des exemples de moyens simples pour commencer à établir une base de frontières entre les générations. Il est aussi souhaitable que le parent puisse reconnaitre que ce n’est pas parce qu’il est le père ou la mère qu’il a le devoir et le droit de s’impliquer dans toutes les facettes de la vie de son enfant. Toutefois, attention à l’extrême opposition, qui serait la négligence ou l’ignorance… et qui ne serait pas plus souhaitable. Il s’agit plutôt de favoriser la conservation d’une voie où le parent peut se garder suffisamment de place pour avoir son monde intime, ses amis et ses occupations, et où l’enfant (jeune, adolescent ou adulte) a également son monde intime, ses amis et ses activités, en deux univers séparés. Avec ces éléments respectés, il est possible que la «crise d’adolescence» soit mieux vécue, ainsi que l’intimité par la suite à l’âge adulte.

l’existence de guerres organisées, et même de génocides, dès l’aube de la civilisation, soit 10 000 ans avant notre ère. L’arc et la lance ont été inventés avant la roue. Il est donc proprement naturel de s’entretuer. Avec le temps, comme pour toutes les facettes de notre condition, la guerre a été rationalisée, organisée et améliorée. La guerre est devenue la plus pure forme d’affirmation politique. Nous lui avons donné un cadre juridique, nous lui avons donné de l’estime et du mérite, mais n’est-ce pas là que de vaines tentatives pour embellir l’ignominie? Qu’y a-t-il de si vertueux à tuer ses semblables? Il a fallu les deux guerres mondiales pour pousser la guerre dans ses derniers retranchements et faire enfin tomber le rideau de valeur et de mérite qui déguisaient l’horreur et la haine.

avons flirté avec une guerre nucléaire à quatre reprises? La première fois, c’était pendant la guerre de Corée, lorsque la Chine est entrée en guerre du côté de la Corée du Nord. En février 1951 pour être précis, le général américain Douglas MacArthur a proposé au président de l’époque, Harry Truman, de bombarder la Chine et la Corée du Nord à l’arme atomique, question de mettre fin à cette guerre qui s’embourbait. Heureusement pour l’humanité, Harry Truman a refusé ce plan et congédié le général.

l’OTAN attaquait. Très rapidement, l’erreur a été révélée et le calme est revenu, mais cette erreur prouve le danger perpétuel que représente le mariage entre l’informatique et l’armement nucléaire. Finalement, un incident méconnu d’une fusée norvégienne a eu lieu le 25 janvier 1995. Un groupe de scientifiques ont lancé une fusée depuis la Norvège pour étudier les aurores boréales. Mais voilà, l’information sur ce lancement n’était pas montée jusqu’à la défense stratégique russe. Rapidement, les radars russes ont détecté la fusée et l’ont identifiée comme étant possiblement un missile nucléaire américain. Ainsi, alors que la fusée scientifique montait dans l’ionosphère, l’armée russe est tombée en état d’alerte maximale. Le président russe de l’époque, Boris Eltsine, a été réveillé et amené dans le bunker de commandement stratégique du Kremlin. La valise de contrôle de l’arsenal nucléaire russe a été ouverte, la clef a été tournée, mais Elstine a hésité. Il ne pouvait se résoudre à l’idée que les Américains lancent une attaque nucléaire sur la Russie, c’était impossible. Effectivement, après quelques minutes de stress intense, les radars ont été en mesure de déterminer que la fusée se dirigeait loin de l’espace aérien russe et ne représentait pas une menace. Cela a été la seule fois de l’histoire où une valise de contrôle nucléaire stratégique a été armée. Merci à Boris Eltsine d’avoir été patient. Le risque existe, l’erreur existe, et il y aura une prochaine fois.

TOUT EST BIZARRE

La guerre NICOLAS GAUTHIER Chroniqueur

La guerre est aussi vieille que l’humanité. Il est communément admis que le plus vieux métier du monde soit la prostitution. Probablement, mais un autre métier se perd aussi dans les origines de la civilisation humaine: le chasseur. À l’âge des cavernes, la guerre était omniprésente, non seulement contre nos semblables, mais aussi contre la nature. Il fallait chasser pour manger et il était nécessaire de se défendre des prédateurs. C’était bien avant le triomphe de l’humain sur la nature, bien avant l’oisiveté, et la condition humaine, jadis, ne se résumait qu’en la reproduction et l’acquisition de nourriture. La vie n’était que survie. Il est donc logique que le sexe et la violence soient des fondements de la condition humaine. C’est sans doute avec la sédentarité que la guerre s’est émancipée. La rivalité, le désir de posséder davantage et l’incompréhension haineuse à l’égard de la différence ont sans doute modelé les premières guerres à proprement parler. L’archéologie ainsi que l’art rupestre tardif, comme l’art levantin, prouvent

La bombe nucléaire C’est à l’arme nucléaire que nous devons la paix. C’est l’équilibre de la terreur, la certitude d’une destruction totale, qui étouffa enfin nos désirs de violence… du moins, pour l’instant. Il y a de l’espoir. Après tout, la guerre froide s’est terminée sans destruction du monde. Néanmoins, il ne faut jamais oublier le caractère profondément faillible de l’humanité. La stupidité et l’erreur surgissent toujours un jour ou l’autre, souvent cachées derrière une illusion de contrôle. Et lorsqu’il s’agit d’un pouvoir capable d’anéantir toute vie sur Terre, l’erreur et la stupidité sont inadmissibles. Saviez-vous que nous

Saviez-vous que nous avons flirté avec une guerre nucléaire à quatre reprises? La seconde fois, c’était lors de la crise des missiles cubains, du 15 au 28 octobre 1962. Pour faire court, l’Union soviétique avait déployé des missiles nucléaires à Cuba. Les États-Unis se sont sentis menacés et, dans la nuit du 27 octobre, lorsque l’ultimatum américain a pris fin, il n’aurait suffi que d’un coup de feu pour déclencher l’apocalypse. Heureusement encore, Kennedy et Kroutchev ont fait prévaloir le dialogue sur les armes, au grand désarroi des militaires qui auraient tout donné pour une bonne guerre. La troisième fois, c’était le 26 septembre 1983 lorsqu’une erreur dans le système informatique a fait croire aux Soviétiques que


SOCIÉTÉ

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L’APLOMB DANS LA TÊTE

Mon ami dyslexique LILI BRUNET ST-PIERRE Chroniqueuse

J’ai un meilleur ami de sexe masculin – même si je ne lui reconnais aucun attribut sexuel – et c’est sans doute la seule personne qui me donne envie de croire en l’amitié gars-fille. Chez lui, c’est un peu ma deuxième maison, je suis un fantôme semi-permanent dans son salon qui lui demande de partir du café à intervalle régulier. Et avant ça, c’était à la maison de sa mère où je lambinais à écouter Le Cinquième élément en buvant de la limonade. Bref, cette semaine je me retrouvai encore une fois à abuser des ressources limitées de son frigidaire, bien à l’aise dans le divan pendant qu’il testait son dernier achat de matériel de photo. Je cherchais un sujet de chronique autre qu’électoral pour le journal, et il m’a envoyé: «Écris donc sur moi! Sur ton ami dyslexique», avant de retourner à la recherche de l’éclairage idéal.

C’est ce que j’aime de mon meilleur ami. Il mélange les lettres et a de la difficulté à rester assis trop longtemps. Il perd sa concentration s’il fixe sur quelque chose, et il la perd officiellement quand il écoute South Park. Il fera surement encore du skate à 40 ans, et continuera de dire que c’est un art. C’est surement la seule personne de qui je prends des ordres dans la cuisine, et qui a le droit – restreint – de me dire de la fermer. Si on déchire bruyamment une enveloppe, ou s’il y a une scène qui le dégoute dans un film, ça lui fait mal dans les genoux. Il travaille des nuits complètes sur le montage de ses films, plus perfectionniste qu’un chirurgien du cerveau. Et après un souper trop copieux, il se couche sur le plancher de bois franc avec sa coupe de vin, comme s’il déclarait forfait face à un plat de pâtes. C’est ce que j’aime de lui, je disais: il est dyslexique, et il est énormément d’autres choses. Au secondaire, il devait associer les matières scolaires à des couleurs; les mathématiques en rouge, le français en vert. Il avait toujours une caméra dans les mains, une idée de projet. Aujourd’hui quand il déménage, les boites pour la cuisine sont identifiées en rouge, les boites pour le salon en vert. Il a encore une caméra dans les

mains, parfois deux, et douze idées de projets en tête. En secondaire 3, on a refusé son admission au secondaire. Il allait dans le genre d’école où tu perds tout intérêt comme élève au moment où tu arrêtes de jouer au basketball à un niveau compétitif. Alors il a dû aller à l’école aux adultes, pendant que tous, nous préparions nos bals de finissants. Il trainait sa caméra un peu partout. Quand il a eu l’idée de s’inscrire pour un DEC en production télévisuelle, le directeur de l’école aux adultes lui a conseillé d’être plus réaliste et d’aller faire une technique. Il alourdissait le système, il prenait la place d’un autre élève avec du potentiel, il parait. Il l’a écouté, le directeur, et il a été réaliste: il s’est inscrit au DEC en production télévisuelle comme il le désirait. Il l’a obtenu, en terminant son stage à Radio-Canada. Ça n’a pas été facile. Ça n’a jamais été facile en fait, pour mon ami dyslexique. Il est facilement distrait, et il inverse des lettres un peu trop souvent. Il fait surement les jeux de mots les plus surprenants qu’on puisse imaginer, sans s’en rendre compte, ce qui est d’autant plus drôle. Il était jeune quand le système scolaire lui a lâché la main. La métaphore est un peu douce ici, disons que le système l’a plutôt repoussé de toutes ses forces. Il s’est retrouvé

à 15 ans sans soutien ni cadre. Alors qu’on se plaignait dans nos écoles secondaires qu’on nous trace un chemin préétabli, il n’avait aucune direction d’affichée sur le sien. Il s’est carrément fait dire qu’il n’avait rien dans la tête par son directeur d’école… mais il n’a jamais lâché sa caméra. Ni cessé de croire en ses projets. Et en ce sens-là, il est beaucoup plus concentré que bien des étudiants comme moi qui peinent à se motiver à terminer un travail de session dont on nous a expliqué la démarche en détail trois fois. Quand je vois aller mon meilleur ami, j’ai l’impression que la vie forme beaucoup mieux que l’Université. Un matin cette semaine, je suis tombée sur un ami de mon père au restaurant. Il déjeunait avec une belle madame toute pétillante, c’était son amie de jeunesse. Maintenant les deux à la retraite, ils se remémoraient des souvenirs; les soirées arrosées, leurs premières amours et de leurs parents respectifs qu’ils connaissaient mutuellement, toujours en riant des déboires de l’un et de l’autre. Je me suis dis qu’on aura certainement l’air de ça dans 40 ans, mon ami dyslexique pis moi. Je vais rire de lui encore, c’est certain. Il me dira d’arrêter de chialer deux minutes. Et je vais le laisser faire, parce qu’en quelque part, c’est lui le plus brillant de nous deux.

JE ME SOUVIENS… AU POUVOIR, CITOYENS!

Regard sur les élections québécoises 2014 JEANFRANÇOIS VEILLEUX Chroniqueur

Au moment d’écrire cette chronique, nous sommes seulement au jour 10 de la campagne électorale. Je profite de l’occasion pour vous partager mes réflexions sur certains adversaires au développement du Québec. COALITION AVENIR QUÉBEC: Depuis sa création controversée à Victoriaville en avril 2012, en pleine révolution étudiante, ce parti est déjà en train de disparaitre. Je crois sincèrement que ce sera la dernière élection de François Legault, l’homme d’affaires opportuniste qui a décidé de quitter le PQ en 2009, fatigué de se battre pour la libération de son pays. Pourtant, lorsqu’il était député responsable des finances en 2005, il avait élaboré un «budget de l’an 1» démontrant l’aspect rentable de la souveraineté du Québec qui débloquerait cinq milliards de dollars. Quoique cet exercice financier doit être mis à jour, la démarche était intéressante et démontre les convictions profondes de l’homme qui s’écriait encore fièrement à Drummondville en 2006: «Et pour être capable de le faire, ben on a besoin, plus que jamais, d’avoir tous nos moyens. Pis ça, il faut l’expliquer à la population: avoir tous nos moyens, c’est la souveraineté du Québec.» Déjà que son logo arc-en-ciel en a fait rire plus d’un dès le départ, semblable à une

céréale OGM de Monsanto, voilà que le nouveau slogan caquiste a fait rire à son tour. Après «C’est assez, faut que ça change!» en 2012 (une mièvre répétition du slogan de Lesage en 1960), voilà qu’«On se donne Legault», un jeu de mots puéril pour lequel j’espère personne n’a été payé pour l’avoir trouvé. Plusieurs internautes ont trouvé des alternatives amusantes, par exemple imaginant que son nom serait François Laporte, ou bien s’adressant au PLQ en faisant référence au transfuge Dr Barette: «On t’redonne le gros»! Dans Trois-Rivières, c’est finalement l’agent immobilier Diego Brunelle Diaz, connu dans le milieu sportif trifluvien, qui portera les couleurs de la CAQ. En effet, l’ex-candidate à la mairie Catherine Dufresne a d’abord refusé l’offre du parti. Après s’être humiliée une première fois pour avoir divisé le vote et permis à Yves Lévesque de continuer à régner sur la capitale de la Mauricie, au détriment de la compétente Sylvie Tardif, il est heureux qu’elle ait fait le bon choix. En fait, je n’ai pas la chance de connaitre Diego Brunelle Diaz, mais depuis que son chef a dit en octobre 2011 qu’il fermerait les cégeps, je ne vois plus du tout l’utilité de ce parti. Si faire le ménage de l’État c’est fermer des institutions d’enseignement, je redoute que ce businessman veuille gérer le Québec comme une PME, notamment avec des contrats de performance pour les professeurs ou les médecins. Espérons que mon ami Sylvain Fournier (QS) dans l’Assomption ne divise pas assez le vote pour le faire réélire, comme cela a été le cas le 4 septembre 2012… *

PARTI LIRÉRAL DU QUÉBEC: Je vous invite d’abord à visiter le site www.liberaux. net qui démontre avec sources à l’appui plus d’une centaine de tromperies, d’aberrations, de scandales et de mensonges de ce parti. Ça se dit champion de l’économie, mais le PLQ a endetté le Québec d’au moins 66 milliards en neuf ans de pouvoir (2003-2012), sans parler de leur priorité en 2003: la santé et les urgences dans les hôpitaux… qui a stagné, voire empiré durant leur tyrannie. Philippe Couillard a d’ailleurs été ministre de la santé pendant cinq ans jusqu’à sa démission en juin 2008, après avoir grand ouvert les portes de la privatisation à notre système de santé.

Ça se dit champion de l’économie, mais le PLQ a endetté le Québec d’au moins 66 milliards en neuf ans de pouvoir. Nous savons tous ce que veut dire «les vraies affaires» pour le Parti libéral du Québec: les nombreuses visites de l’UPAC, les enveloppes brunes, les post-it pour nommer des juges, la perte de 40 milliards à la Caisse de dépôt, le vol d’Anticosti, le refus de tenir une enquête sur la collusion dans l’industrie de la construction pendant deux ans et demi… Alouette! De plus, avec ses nombreux discours de peur, je souhaite sincèrement que Couillard ne soit pas élu dans Roberval. Par contre, je souhaite la meilleure des chances à la candidate Fatima Houda-Pepin, en faveur de la

charte, et qui fait un excellent travail dans le dossier du pont Champlain. Chez nous, la très discrète Danielle StAmand ne sera pas de la partie, et je lui souhaite prompt rétablissement. Mais en tant que citoyen de la Mauricie depuis six ans, je me dis aussi bon débarras! Elle a toujours voulu suivre la ligne du parti concernant la répression de la grève étudiante et la stupide juridicisation de ce conflit, et soutenu la réfection couteuse de Gentilly-2 alors qu’à plusieurs reprises, Hydro-Québec avait averti le gouvernement Charest de la non-rentabilité de la reconstruction de la centrale nucléaire désuète de Bécancour, vieille de 30 ans. Le candidat libéral trifluvien est JeanDenis Girard, un proche du maire Yves Lévesque. Selon Vincent Gauthier du Nouvelliste, il a dû démissionner comme agent officiel du maire Lévesque lors de la dernière campagne électorale municipale «pour avoir envoyé un courriel à des fins partisanes depuis son adresse professionnelle de courrier électronique de la Caisse Desjardins.» D’autres faits étonnants concernent le dossier de l’amphithéâtre: en juin 2011, on annonçait qu’il serait prêt pour mai 2013! Or, un an plus tard, nous ne sommes présentement qu’à 60% de la construction… et la ville doit aller en justice pour un litige avec plusieurs entrepreneurs régionaux. En effet, la ville a reçu en septembre dernier une mise en demeure de la firme ADF qui réclame 1,8 million $ pour des couts supplémentaires reliés au chantier de l’amphithéâtre de Trois-Rivières sur Saint-Laurent. Élire un proche du maire fédéraliste Yves Lévesque? Non merci.


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SOCIÉTÉ

25 mars au 7 avril 2014

CHANGER LA VIE (6)

Politique: Vivons-nous en démocratie? NORMAND LECLERC Chroniqueur

J’ai l’impression que, si j’effectuais un sondage parmi mes concitoyens, la plupart affirmeraient «croire» à la démocratie. Où est le problème? C’est une croyance. Un philosophe (quelqu’un qui veut vivre selon la raison) a-t-il avantage à examiner cette croyance? Définitivement. Mais, commençons par une question d’ordre plus général. Pourquoi m’intéresser à la politique? La plupart des jeunes (et bien des moins jeunes) disent: «La politique ne m’intéresse pas. Je n’y comprends rien. Je préfère laisser ces choses-là à des gens compétents.» Grave erreur! C’est le meilleur moyen de nous faire abuser. Pourquoi m’intéresser à la politique? Parce que le pouvoir influence directement ma vie quotidienne... et mon portefeuille. Plus globalement, la politique a pour but de répondre à la question: comment vivre ensemble? Alors, si nous remettions en question l’ordre politique actuel de façon à en construire un qui vise le bonheur de la communauté? Qu’est-ce que la démocratie? Est-il possible que la démocratie dans laquelle nous vivons ne soit que nominale? Qu’elle n’ait de démocratique que le nom? Pour sa part, Benito Mussolini était d’avis que «la démocratie est la forme de gouvernement qui donne à la population l’illusion qu’elle a le pouvoir.» En effet, étymologiquement, demos signifie peuple, et kratos, pouvoir. C’est-à-dire: le pouvoir appartient au peuple. Malgré cette belle définition, qui, actuellement faisant partie du peuple, se

sent en pouvoir? Le vote ne représente qu’un seul volet de la citoyenneté, et pas nécessairement le plus important tellement il est biaisé. N’est-il pas temps d’évoluer dans notre façon de penser et de vivre notre dimension politique? De passer de l’étape de l’enfance à l’âge adulte?

Politique enfantine Politique et religion. La religion a-t-elle influencé la politique? Évidemment. L’influence-t-elle toujours? Oui... et cela, d’au moins deux façons cruciales. 1A - Notre Père. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les politiciens traitent le peuple comme une masse d’enfants attardés (même aujourd’hui, malgré les progrès de la Révolution tranquille)? N’est-ce pas parce qu’un croyant (80% des gens le sont toujours) est un enfant... dont la prière préférée est le Notre Père? Les personnes religieuses (donc habituées à croire) font davantage confiance aux institutions telles que le gouvernement, le parlement, le système d’éducation, et cela, sans le moindre sens critique. N’est-il pas temps de nous libérer de ces hurluberlus aux comportements paternalistes? 1B - Dieu règne ainsi. Dans la religion, on considère que tout pouvoir vient de Dieu. Y résister ou se rebeller, c’est résister contre Dieu. C’est sans doute ce qui faisait dire à Stendhal: «L’idée la plus utile aux tyrans est celle de Dieu.» Alors, quelles sont les racines de la tyrannie, du totalitarisme, de l’impérialisme? Je dirais que la première racine est dans notre cerveau reptilien (volonté d’être le premier), et cette voie que la nature (non la nature humaine) nous indique, la religion vient la «fixer» dans des dogmes. Ainsi, tout pays ayant des visées impérialistes aura avantage à favoriser la foi en une religion et tout premier ministre, président ou maire

voulant gouverner en monarque encouragera l’idéologie chrétienne. C’est le modèle: Dieu règne ainsi. 2 - Politique et capitalisme. L’autre principale raison pour laquelle nous subissons une politique enfantine est notre organisation économique: le capitalisme. Pourquoi la démocratie, tel que nous l’expérimentons, ne conduit-elle qu’aux scandales, à la corruption? C’est que, dans les circonstances actuelles, l’État est un pouvoir au service du capital. Même si les politiciens, lors des élections, nous assurent que leur victoire serait une victoire pour le peuple, il reste qu’après le scrutin, le parti gagnant oublie complètement le peuple et gouverne selon les intérêts des nantis (qui ont rempli ses caisses électorales). Ce qui fait que, présentement, nous vivons dans des sociétés qui sont gouvernées pour les riches et que la démocratie que nous connaissons n’est qu’une mascarade.

Politique adulte Politique rationnelle. Quelle sera la force d’une telle politique? Cela me parait une lapalissade de l’exprimer, mais je ne vois pas d’autre moyen de procéder: un État rationnel sera un État dont les citoyens conformeront leur conduite aux exigences de la raison. Aussi évident que paraisse ce principe, il est un facteur de progrès. L’accession aux fruits de la raison et de la connaissance est le meilleur moyen de libérer les peuples (de même que les individus) de la servitude. Une condition: égalité. Plusieurs conditions, autant négatives (abolition de toutes traces de féodalité, de tous privilèges) que positives (reconnaitre la primauté de la raison, encourager la liberté de penser, respecter la liberté d’expression, etc.) sont essentielles pour qu’existe

OPINION

une réelle démocratie. Étant donné l’espace dont je dispose, je ne peux aborder qu’une de ces conditions, base de toute démocratie: l’égalité économique. Dans une société unidimensionnelle, comment se fait-il que l’égalité économique ne soit pas effective? Les égalités sociale, juridique, éducative, etc., ne sont-elles pas inutiles si elles n’ont pas pour base l’égalité économique? Je pense que sans égalité économique, il est vain de parler d’égalité, puisque les nantis, grâce à leur argent, trouveront toujours le moyen de se payer les meilleurs avocats, les meilleurs professeurs, les meilleurs architectes...

L’accession aux fruits de la raison et de la connaissance est le meilleur moyen de libérer les peuples (de même que les individus) de la servitude. Évoluons. Actuellement, avons-nous les politiciens que nous méritons? Non. Nous avons ceux qu’imposent les idées religieuses et les idées capitalistes. Pouvons-nous espérer que la démocratie que nous connaissons ne soit qu’une phase de l’évolution vers une véritable démocratie? Oui, mais écoutons Dickens qui nous a signalé un problème: «L’homme devra se réformer lui-même avant de transformer ses structures.» Ce qui signifie que si l’être humain veut humaniser la politique, il doit commencer par s’humaniser lui-même. Concrètement, l’être humain devra évoluer du cerveau reptilien au néocortex. La démocratie sera une conquête de la raison, une façon efficace de vivre ensemble.

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

Mangeons et buvons, car demain nous mourrons SODOKE KOSSI FABRICE Département de génie mécanique

Suite au triple meurtre qui est survenu à Trois-Rivières et qui a touché le monde estudiantin de Trois-Rivières, plusieurs questions existentielles revenaient au cours des discussions avec mes collègues ou mes amis sur cet évènement. Celles qui m’ont particulièrement touché sont les suivantes: Est-ce que ça vaut la peine de donner autant d’efforts dans la vie en tant qu’étudiant si notre finalité est la mort? Si nous sommes faits pour mourir, ne faut-il pas profiter de la vie en comblant chaque jour nos besoins, car on ne sait pas ce que demain nous réserve? Je me suis rendu compte que ce n’est pas la première fois que ces questions existentielles sont posées, et d’ailleurs plusieurs livres abordent ce sujet. J’ai souvent l’habitude de

consulter un vieux livre daté de plus de deux mille ans pour m’éclairer avec ce genre de questions. Un des passages de ce livre résume ainsi la vie humaine: «Elle fleurit le matin, et elle passe, on la coupe le soir et elle sèche… Les jours de nos années s’élèvent à soixante-dix ans, et pour les plus robustes à quatre-vingt ans. Et l’orgueil qu’on en tire n’est que peine et misère. Car il passe vite et nous nous envolons.» (Psaumes 90). En allant un peu plus loin dans ma lecture et en méditant sur ce passage, je me suis rendu compte que Moïse, l’auteur de ce texte, reconnait certes que la vie est courte, mais que c’est ce que j’en fais et ma manière de la vivre qui lui donne une qualité exceptionnelle. C’est comme un papillon qui, malgré sa courte vie sur terre (trois jours), ne va plus ramper sur les branches comme une chenille ou attendre dans son cocon que les trois jours passent, mais s’envole dans les rayons de soleil, nous égaie de ses belles couleurs, butine de fleur en fleur tout en contribuant à la pollinisation. Il est vrai que l’on essaie tant bien que mal d’obtenir une qualité

de vie exemplaire qui aura un impact positif sur notre entourage, mais on a de la difficulté. Ceci nous amène souvent au découragement ou à l’amertume, comme le dit si bien un autre passage de ce livre: «Car je ne sais pas ce que je fais; le bien que je veux, je ne le fais pas; mais le mal que je hais, je le fais… Malheureux homme que je suis! Qui me délivrera de ce corps de mort?» (Romains 7,15).

Si je n’avais qu’une heure de temps à vivre sur terre ou s’il m’arrivait un évènement tragique, je sais qu’avec lui j’ai fait ma meilleure part sur terre. C’est le fabricant Apple qui peut me dire comment bien utiliser mon iPad pour bien profiter de toutes ses fonctionnalités. S’il y a donc un Dieu qui a créé toutes choses bonnes et qui est le maitre des temps et de l’univers, lui seul

peut donc nous apprendre à avoir une qualité de vie meilleure. C’est lui qui possède le mode d’emploi pour notre existence. Je dirai comme l’auteur du Psaume: «Apprends-nous à bien compter nos jours et nous obtiendrons la sagesse du cœur... Rassasie-nous de chaque matin de ta bonté et nous serons toute notre vie dans la joie et l’allégresse». Si je n’avais qu’une heure de temps à vivre sur terre ou s’il m’arrivait un évènement tragique, je sais qu’avec lui j’ai fait ma meilleure part sur terre. Pour finir, celui qui nous a montré un très bon et fascinant exemple de qualité de vie, c’est le Christ. Malgré qu’il n’ait vécu qu’une trentaine d’années, il a eu un impact majeur sur la vie de beaucoup de ses contemporains et cela continue encore aujourd’hui. Il ne nous demande qu’à faire le pas vers lui et il se chargera du reste: «Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.» (Matthieu 11, 28). Je vous invite à lire ce merveilleux bouquin qu’est la Bible et à venir assister à une rencontre du GBU pour partager ensemble chaque semaine un passage de ce livre.


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LOISIRS Le p’tit Zouéki illustré

Jeux

Mot mystère

Sudoku

Par Alexandre Laramée Zouéki

Thème: Insectes (8 lettres) Abdomen Acariens Aiguillon Aile Apiculture Arachnide Araignée Argiope Argyronète Arpenteuse Bacille

Bec Blatte Bourdonnement Cafard Cancrelat Corselet Dard Épeire Insectarium Insecticide Insectifuge

Lente Limaçonne Miellification Moustiquaire Perce-oreille Pesticide Puce Pupe Termitière Ver Veuve

Mots croisés Horizontalement:

Verticalement:

1. Chauve-souris 2. Protection - Photographe français 3. Tour - Drame lyrique japonais - Mauvais tableau 4. Fleuve de Russie - Ampère-heure 5. Cuisinier - Personnes ignorantes 6. Imagerie par résonance magnétique Ruthénium - Poisson voisin de la sardine 7. Euphories 8. Agile - Prophète biblique 9. Grande quantité - Prédisposé 10. Europium - Orignal - Lycée professionnel 11. Reine de Castille et de León Fils d’Anchise et d’Aphrodite 12. Répondre - Cessation collective et concertée du travail

1. Devin 2. Action de se tromper - Grand monastère orthodoxe 3. Samarium - Halos lumineux - Coups de baguettes 4. Infliges une peine - Infinitif - Graffiti 5. Il incendia le temple d’Artémis à Éphèse Quotient intellectuel 6. Note - Proxénète 7. Adj. dém. - Solution 8. Sur la croix - Roman de Chateaubriand 9. Prénom masculin - Recouvrir d’une mince couche d’aluminium 10. Reptile dinosaurien - Néon 11. Attelles - Unité monétaire principale de la Bulgarie 12. Issue - Adj. poss. - Glaive


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25 mars au 7 avril 2014

OPINION

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

ImAGE MICHAËL MAGNY Département de philosophie et des arts

Par où commencer? J’ai jadis refusé d’être sur le comité d’embauche d’une éducatrice de la halte-garderie parce que je connaissais la candidate et qu’elle était de mon gout. Pour moi, c’est de l’éthique élémentaire. J’étais allé chez elle trois fois parce que mon meilleur ami fréquentait sa colocataire. J’avais une excuse pour lui parler, j’ai donc appris à la connaitre un peu. J’ai su qu’elle cherchait un job auprès des enfants, je lui ai parlé de la halte, elle était très intéressée, elle a postulé auprès de l’éducatrice principale, elle l’a tout de suite charmée, elle a eu le poste. Et j’étais absent pendant le comité d’embauche, sur lequel je siégeais pourtant, parce que je jugeais que ma relation avec elle pouvait influencer mon jugement et que, si l’un des dix mille membres que je représentais à l’époque apprenait mon action, il aurait à mes yeux parfaitement le droit de hurler au scandale, qu’elle ait dument mérité cet emploi ou non. On ne parle pas de ma sœur, on ne parle pas de ma femme, on parle simplement d’une amie qui me faisait de beaux sourires, et j’ai pourtant préféré laisser à d’autres, plus neutres, le soin de dispenser l’argent des dix mille membres sur des ressources humaines que je savais être

de qualité. Question d’intégrité personnelle et d’image professionnelle. Simple anecdote. L’AGE UQTR est une personne morale dont la vocation est politique. Sa légitimité se fonde sur sa capacité de mobilisation, ellemême dépendante de la confiance qu’on lui accorde. Elle fait valoir nos droits auprès des instances qui lui sont supérieures et elle soutient (techniquement) les instances qui lui sont inférieures poursuivant les mêmes buts qu’elle. À travers tout ça, elle organise des partys pour se faire connaitre, elle finit donc par se faire connaitre surtout comme une organisatrice de partys. Une bien belle image, si on s’arrête aux Shows de la rentrée et au Carnaval. Panem et circenses. Quand on creuse un peu cependant (vraiment, un tout petit peu, pas besoin de discuter avec tout le monde pendant quatre ans pour voir le problème), on se rend vite compte que: - Le quorum de l’Assemblée générale, de 60 personnes pour 10 000 membres, est généralement à peine atteint. - Le taux de vote aux élections du conseil exécutif avoisine les 10% (le DGE de cette année espère ambitieusement atteindre les 15%). - Le nombre total de candidatures est inférieur au nombre de postes sur le conseil exécutif (la chaise est un candidat à prendre au sérieux).

- Très peu d’étudiants non-administrateurs siègent sur les comités. Ce sont de graves problèmes, parce que: «L’AGE UQTR est une personne morale dont la vocation est politique. Sa légitimité se fonde sur sa capacité de mobilisation, elle-même dépendante de la confiance qu’on lui accorde.» Et il y a des gens qui trouvent ça normal. La question qui tue: Pourquoi sommes-nous dans une semblable situation? Y aurait-il un problème avec notre image?

L’AGE UQTR est une personne morale dont la vocation est politique. Sa légitimité se fonde sur sa capacité de mobilisation, elle-même dépendante de la confiance qu’on lui accorde. Serait-ce parce que l’éthique élémentaire dont j’ai parlé plus haut n’est pas appliquée par l’ensemble des décideurs? Ou est-ce parce que ces mêmes décideurs ne voient pas de problème à déroger aux statuts et règlements généraux et aux politiques parce que c’est coutume d’y déroger? Ou encore parce que les rares étudiants s’intéressant aux décisions plus substantielles que les partys «s’acharnent» contre les individus qui commettent les erreurs qu’on les laisse commettre? Ou parce que notre conseil d’administration

ne fait pas la différence entre des collègues de travail sympathiques et des ami(e)s en situation conflictuelle, distinction cruciale pour la saine gestion des ressources humaines de tout organisme public? Parce qu’on se moque des décisions prises en Assemblée générale? Parce qu’on brandit des menaces de poursuite à tout-va? Toutes ces réponses? Aucune? Aucune, évidemment. Tous les éléments énumérés plus haut n’ont rien à voir avec la situation, et c’est tout pétri de mauvaise foi que j’intente un tel procès moral à une institution aussi droite et prospère que l’AGE. Juste à voir ses états financiers et son taux d’implication exemplaire, aucun travail d’introspection n’est ici nécessaire. Suis-je bête... J’ai démissionné. À un mois et demi de la fin de mon mandat. Un mois et demi pendant lequel j’aurais pu être payé à ne rien faire si je l’avais voulu, les procédures pour me «renvoyer» étant trop longues et trop compliquées pour que quelqu’un s’en donne la peine. J’écris ces lignes avec deux craintes. La première, que quelqu’un confonde la liberté d’expression que j’exerce ici avec de la diffamation et utilise les fonds de l’association pour faire justice à son ego. La deuxième, beaucoup plus importante, est que cette lettre reste lettre morte, comme bien d’autres lettres avant, pourrissant dans les archives pour avoir montré à l’AGE son reflet. Du gaspillAGE.

Conseil d’administration: Manque d’éthique et non-respect des politiques (suite) JEAN-SÉBASTIEN BERTHELOT Département des sciences de l’environnement

Cela aura pris un avis juridique pour dire, qu’en jurisprudence, seules les situations où la personne est conjointe ou de votre famille que celle-ci est une apparence de conflit d’intérêts. Bref, c’est tout à fait correct de négocier le contrat d’un ami. C’est tout à fait légal que cette personne soit votre meilleur ami(e) ou que cette personne soit votre amoureux(euse). De facto, il est donc normal que vous n’en informiez pas les personnes avec qui vous travaillez. C’est malheureusement ce que je retiens du CA spécial de l’AGE UQTR. Cela pose un questionnement. Pourquoi, si les décisions étaient si éclairées que ça, n’est-il pas possible de se justifier simplement avec nos statuts et règlements ainsi qu’avec les normes du travail? La nécessité d’un avis juridique démontre, en mon sens, que les critiques étaient fort pertinentes. Et pourtant, lors de ce CA spécial, les accusations ont fusé à l’égard des critiques: on les a

blâmées des dépenses reliées à l’avis juridique et on les a accusées d’acharnement, de possibilité de harcèlement psychologique envers l’employé, d’insinuation de faire dans le personnel et, la cerise sur le sundae, le président de l’association qui se moque carrément de la démarche. Pourtant, lors de l’intervention précédente, celui-ci avouait sa propre relation d’amitié avec l’employé(e), relation qui n’était pas connue du conseil d’administration ni du comité de négociation, alors qu’il participait au comité de négociation. Cela fait donc deux ami(e)s au lieu d’un(e) seul(e) qui ne sont pas déclarés et qui ont agi comme négociateur. Si les questionnements sont trop embarrassants pour ces gens, ceux-ci n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes. Les faits sont là, pourtant: des ami(e)s des deux côtés d’une table de négociation, le tout dans un processus qui ne respecte pas nos politiques des ressources humaines. L’avis juridique ne contredit rien de cela. Par contre, il amène une précision. La politique des ressources humaines n’étant presque jamais respectée, il serait difficile de justifier son application dans ce cas précis si l’employé était à poursuivre l’AGE UQTR pour résiliation de contrat. Cette situation aurait pu facilement être évitée si le conseil d’administration actuel et

des dernières années, dont j’étais membre, n’avait pas fait preuve de laxisme dans l’application des statuts et règlements, et si les ami(e)s s’était annoncé(e)s comme tel et abstenu(e)s du processus. Je me dois quand même de reconnaitre mes erreurs. D’un point de vue de la jurisprudence, l’éthique dans les instances a été respectée puisque la définition de conflit d’intérêts ne s’applique qu’à des conjoint(e)s ou à des membres de votre famille. Bref, ce n’est pas ce qui se sait, mais ce que vous pouvez démontrer hors de tout doute. Pourtant, éducaloi.qc.ca donne une définition beaucoup plus large de ce qu’est l’apparence de conflit

d’intérêts et le cas présent permet peu de doute sur la question. Je digère encore mal le mépris et les attaques personnelles qui ont été faites par des administrateurs et des membres du conseil exécutif. Cela n’a pas sa place. Chacun des étudiant(e)s qui se sont présentés à ce CA est membre de l’association. Ils paient leurs cotisations. Il est normal que le conseil d’administration et le conseil exécutif aient des comptes à rendre à ceux-ci et il est inacceptable que des membres soient accueillis par la mesquinerie. Si les critiques vous dérangent, assurez-vous de ne pas laisser l’occasion à ce qu’elles aient lieu.


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ARTS ET SPECTACLES UQTR EN SPECTACLE

Le talent des étudiants Photo: M. Lortie

MYRIAM LORTIE

C’est le groupe trifluvien Mimi Vanderglow qui s’est occupé de la deuxième partie du spectacle. Ces «rockers de bonne famille» ont présenté six de leurs morceaux pendant que les juges délibéraient. Le chanteur du groupe, Karl Hébert, a rappelé le passage de Mimi Vanderglow à la toute première édition d’UQTR en spectacle.

Journaliste

Le jeudi 13 mars dernier avait lieu au Cégep de Trois-Rivières la 10e finale locale d’UQTR en spectacle. C’est le duo composé d’Anthony Richard et de Kim St-Amand qui a remporté la première place. Il représentera l’université lors de la finale nationale Univers-cité en spectacle le 29 mars prochain. De plus, il aura la chance d’offrir une performance lors du Festivoix. Les trois gagnants sélectionnés par un jury se sont vu remettre des bourses totalisant 1000$. C’est par la danse, le chant, le théâtre et la musique que les étudiants ont dévoilé leurs talents en matière d’art de la scène. Une vingtaine de participants ont défilé sous les yeux des spectateurs pour présenter dix numéros évalués par un jury expérimenté constitué de Vincent Desjardins, Steve Bernier, Rémi Francoeur, Marie-Josée Duquet et Bob St-Laurent. Le nombre d’inscriptions ayant été plus élevé que les autres années, la coordonnatrice de l’évènement, Camille Tremblay, se disait réjouie de la qualité du spectacle que les étudiants ont présenté. En plus des dix prestations, les spectateurs ont eu droit aux interventions humoristiques de

Un groupe trifluvien en deuxième partie

À l’arrière: Camille Tremblay, Daniel Dugas, les représentantes des Caisses populaires Desjardins, Kim St-Amand, Anthony Richard et Jean-François Veilleux. À l’avant: Isabelle Bédard, Marie-Ève Gagnon, Laurence Périgny et François Ladouceur. deux animateurs, Benoit Taillon et Jonathan Côté, qui ont assuré la transition entre les numéros.

Les gagnants C’est pour la qualité professionnelle de leur numéro et pour leur complicité que le jury a choisi le duo qui a interprété Imparfait de Daniel Bélanger, accompagné au piano et à la guitare, avec une projection illustrant la productivité, le matérialisme et les apparences, en arrière-plan. La deuxième place revient au Théâtre des

poêles à bois, composé d’Isabelle Bédard, François Ladouceur, Laurence Périgny et Marie-Ève Gagnon. C’est l’originalité de son numéro théâtral portant sur la ponctuation, la syntaxe et la diction qui lui a valu ce titre. La troisième place revient aux gagnants de l’année dernière, soit Daniel Dugas au violon et Jean-François Veilleux à la batterie. Les étudiants en philosophie ont marié les deux instruments dans un numéro composé de six courtes pièces tirées des folklores du monde.

C’est pour la qualité professionnelle de leur numéro et leur complicité que le jury a choisi le duo qui a interprété Imparfait de Daniel Bélanger, accompagné au piano et à la guitare. Univers-Cité en spectacle: une mission Univers-Cité en spectacle est un concours universitaire dédié aux arts de la scène. L’évènement vise à offrir l’opportunité aux étudiants des universités francophones du Canada de participer et de s’investir dans un évènement pluridisciplinaire d’envergure. Le 29 mars prochain, Univers-Cité en spectacle présentera, lors de la finale nationale, un spectacle diffusé à la télévision, composé des numéros gagnants de chaque université participante. Des bourses d’une valeur totale de 1800$ seront offertes aux gagnants.

SORTIE D’ALBUM

La plénitude de Francis d’Octobre ALEXANDRA CARIGNAN Journaliste

Le 18 mars dernier, l’auteur-compositeur-interprète Francis d’Octobre lançait son deuxième album, Le Commun des immortels. Après trois ans d’absence, l’artiste nous offre un album intime et serein. Originaire de Drummondville, Francis d’Octobre fait de la musique depuis son enfance. Élevé parmi des scientifiques, il va se démarquer par son amour de cet art en débutant à la batterie. Évoluant vers la guitare, il met ses propres poèmes en musique, créant aussi les accords qui les accompagnent. Son déménagement à Montréal lui ouvrira de nombreuses portes, dont celle qui le mènera à faire la première partie du groupe Alfa Rococo. Peu à peu, il réussit à se faire un nom et décroche un contrat qui lui permettra d’enfin

créer son premier album en 2010, Ma bête fragile. Écrivant sa propre musique ainsi que les paroles, il coréalisera cet album qui sera bien accueilli par le public québécois. Ce premier opus présente un artiste sensible et doué pour l’écriture des textes. Si l’ensemble de l’œuvre a un caractère plutôt triste, la musicalité fait pencher le tout vers la douce mélancolie.

Changer de cap Pour son deuxième album, Francis d’Octobre a plutôt voulu utiliser une autre formule. Bien qu’il ait aimé son expérience de réalisation, il a préféré se concentrer sur les textes et la musique. Plus précisément, il voulait travailler ses chansons pour qu’elles soient moins tristes que sur son premier opus. L’artiste a en effet comme premier réflexe de se tourner vers une introspection, ce qui fait pencher la mélodie et les paroles vers quelque chose de plus sombre. Il ne faut cependant pas se laisser berner. Francis d’Octobre produira toujours une musique sentimentale abordant les émotions humaines puisqu’il fait, et aime faire, de la musique intime. C’est un juste milieu qu’il veut

trouver entre la musique nostalgique et celle plus upbeat. Avec son deuxième album sorti le 18 mars dernier, l’artiste a réussi à bien doser ces deux facettes émotionnelles.

Photo: Alain Décarie

Le Commun des immortels Après trois ans d’attente, Francis d’Octobre a finalement présenté son deuxième album, Le Commun des immortels. Cette fois-ci, il a fait appel à Jeannot Bournival pour la réalisation de l’album. Ce dernier, originaire de la Mauricie, est bien connu dans le milieu artistique puisqu’il a réalisé notamment les albums de Sagapool, East Road et Fred Pellerin. Francis d’Octobre a donc pu se vouer entièrement à l’écriture de son album. D’ailleurs, dès la première chanson, Six pieds sous neige, on peut entendre ce nouveau souffle qui dose bien la musique mélancolique et un rythme plus entrainant. En effet, Beauté Pandore, Règne animal et Une vie de funambule abordent des mélodies pop jusqu’à aller à un ver d’oreille, tandis que L’Amour mystique, Jouet de guerre et Ma plénitude sonnent plus tristes et nostalgiques.

Le Commun des immortels est le deuxième album de Francis d’Octobre. Au final, c’est un album calme et constant que nous a offert Francis d’Octobre pour ce début de printemps un peu morose. Loin de déstabiliser les auditeurs qui ont écouté en boucle son premier opus, il vient créer une belle suite à son univers caractérisé par des textes magnifiques.


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ARTS ET SPECTACLES

25 mars au 7 avril 2014

SOIRÉE ROCK AU CAFÉ BAR LE ZÉNOB

SPECTACLE

Tous Azimuts, de la Amélie Gagnon littérature à la musique en toute simplicité ALEXANDRA CARIGNAN

Photo: Félix Perron-Brault

Journaliste

Le 22 mars dernier, Amélie Gagnon était de retour sur scène après un an d’absence. Elle a offert un spectacle intimiste au café bar le Zénob où elle a montré que la simplicité est parfois la meilleure qualité à posséder. Tous Azimuts était de passage au café bar le Zénob le vendredi 14 mars dernier. FÉLIX-ANTOINE DÉSILETS-ROUSSEAU Journaliste

La bande de Québec, Tous Azimuts, s’est présentée le vendredi 14 mars dernier au café bar le Zénob du centre-ville de Trois-Rivières pour présenter la version rock de son spectacle. La troupe de Québec était accompagnée de la chanteuse folk-pop Mélanie Sants qui s’est produite en première partie. La musique sympathique de Mélanie Sants a su se percer un chemin dans les dédales de ce sous-sol mythique. L’écho de son mélange des genres folk, blues et même jazz a très bien reflété ses influences du monde tout en introduisant très bien le groupe principal de la soirée. Par contre, malgré une solide performance, sa formule demeure statique et emmurée dans les clichés; se présenter seule sur scène assise sur un tabouret une guitare à la main, il n’y a malheureusement rien de novateur dans cette formule. Tous Azimuts est ensuite débarqué sur la scène en formule rock devant un Zénob presque complet. Ils ont choisi une formule électrique, c’est-à-dire d’utiliser tous les instruments électriques comme la guitare, le clavier, la basse et la guitare du type lapsteel. Par contre, la formule acoustique, préconisée à certains moments sur l’album, aurait peut-être été mieux adaptée pour l’endroit et aurait rendu davantage justice à la voix douce et contrôlée de Jordane Labrie, la chanteuse de la formation.

Tous Azimuts ou dans tous les horizons Les cinq membres de la formation ont fréquenté la même école secondaire. Ce n’est cependant que depuis trois ans qu’ils sont embarqués dans le projet musical sorti directement de la tête de Clément Desjardins, celui qui compose la majorité de la musique et des paroles du band. Le nom Tous Azimuts peut sembler bizarre ou tordu, voire incompréhensible. Par contre, pour Desjardins, il est tout simple: «C’est le nom d’un des chapitres de la biographie de René Lévesque qui veut dire dans toutes les directions, de toutes les manières, mentionne-t-il. Même si René Lévesque parlait de ça lors du référendum de 1980, notre groupe n’est pas si politisé que ça, le nom était beau et nous reflétait bien.» Sans être engagée, la formation a une volonté de raconter et de partager sa vision du monde dans une langue qui se doit, selon eux, d’être belle. D’ailleurs, le choix de chanter en français allait de soi pour les cinq membres du groupe, même si ça représente parfois un plus grand travail. Le souci de la langue est apparent dans les textes du groupe, comme c’est le cas de la chanson Tiers nord qui lance un appel au voyage, sensiblement comme les fameux romans routes qui semblent avoir une grande influence sur le parolier Desjardins. «La littérature m’influence beaucoup, notamment Jacques Poulin avec son célèbre Volkswagen blues, dit-il. Mais la poésie aussi pour le travail des mots. Il y a ces incontournables comme Gérald Godin, Roland Giguère et Gaston Miron, mais aussi le méconnu Denis Vanier qui va plus dans le trash.»

Amélie Gagnon est bien connue en Mauricie. Auteure-compositrice-interprète accomplie, c’est certainement le talent et la persévérance qui lui ont permis d’être où elle est. C’est dès son tout jeune âge qu’elle commence la guitare, passion qu’elle développe aux côtés de son père, lui aussi guitariste. Très tôt, elle se met à écrire des textes et à composer une musique pour les accompagner. La maitrise qu’elle a de sa voix et ses textes accrocheurs font qu’elle ne passe pas inaperçue dans le monde musical trifluvien. La dernière fois que nous avons vu Amélie Gagnon, c’était avec son quartet débordant d’énergie. Même si elle adorait la dynamique qui s’en dégageait, elle a voulu changer de cap. Pour accompagner ses nouvelles compositions, elle souhaitait un entourage plus simple et plus intimiste. C’est donc avec une formule duo qu’elle retourne sur les planches cette année. Accompagnée de Charles Martel à la guitare électrique et d’elle-même à la guitare acoustique, elle voulait offrir au public un spectacle sans apparats. «C’est un peu comme un retour aux sources. Les chansons parlent plus d’un cheminement, de ce qu’on fait, d’où on s’en va dans la vie en général. Il n’y a pas vraiment de chansons d’amour, c’est vraiment une autobiographie envers moi-même que je m’offre», explique-t-elle.

ce qu’elle avait à proposer au public, soit un spectacle simple et chaleureux. Tout au long de la soirée, elle a alterné entre d’anciennes chansons et ses dernières compositions. De prime abord, il faut dire que la voix d’Amélie Gagnon impressionne. Si elle sait se faire forte et bien ancrée, elle peut se faire douce et nostalgique en un rien de temps. L’artiste maitrise en effet parfaitement sa voix, ce qui permet au public d’apprécier ses chansons, même s’il ne connait pas l’auteure-compositrice-interprète. La première partie du spectacle a été plus calme avec des chansons comme Deux faces, À quoi bon et Une seconde. Elle s’est ensuite mise à jouer des airs plus upbeat et entrainants, avec J’ai poussé ma luck, Veston cravate ou encore Danse en fou, qui tendent vers la pop acoustique et qui sont de véritables vers d’oreille. Au final, la nouvelle formule proposée par Amélie Gagnon est très efficace. Même s’il n’y a pas de batterie ou de basse, les deux musiciens réussissent à produire un son plus qu’entrainant. Plusieurs spectacles sont à venir puisque le spectacle au Zénob n’était que le début d’une belle aventure.

Deux guitares et une voix C’est au café bar le Zénob qu’Amélie Gagnon lançait son premier spectacle avec cette formule, le 22 mars dernier. L’atmosphère intimiste de la place collait parfaitement avec

Photo: A. Carignan

C’est en formule duo qu’Amélie Gagnon a présenté ses nouvelles compositions.

LES SOIRÉES CACHÉES CFOU

Du folk intimiste

Les Soirées cachées CFOU ont présenté leur plus récent évènement le mardi 18 mars dernier. Pour cette deuxième soirée de la session, les organisateurs ont été plus cachotiers qu’à l’habitude en y présentant deux artistes plutôt qu’un seul: Coco Méliès et Elliot Maginot.

Photo: Jean-Yves Bergeron

Le duo Coco Méliès a lancé la soirée de bon pied en instaurant une ambiance feutrée. Les voix graves, mais justes et puissantes de Francesca Como et de David Méliès, agencées à leurs guitares acoustiques, étaient parfaitement adaptées pour le genre de soirée que prévoyaient les organisateurs, c’est-à-dire une soirée douce et mélodieuse présentée dans une ambiance planante et inusitée.

En quittant la scène, Méliès a lancé: «Ce fut une performance cachée et totalement débranchée!». Il faisait évidemment référence au style qu’il avait exploité durant sa prestation, mais aussi au concept unique des Soirées cachées CFOU. La table était mise pour l’évènement principal de la soirée. Pour sa prestation, Elliot Maginot a fait le choix de se produire seul, une guitare à la main, derrière un clavier et n’ayant à sa disposition que quelques pédales pour produire ses effets sonores. Dans la musique de Maginot se cache un talent indéniable. Sa voix juste et aérienne est contrôlée et maitrisée. Son univers musical est invitant, mais il est surtout doté d’une certaine naïveté qui facilite l’accessibilité à sa musique et à sa vision du monde.

Un emplacement idéal La Galerie r3 représentait un endroit idéal pour ce genre de soirée. Elle participait à la création de l’atmosphère artistique en ces toiles accrochées sur les murs et ce haut plafond fait de poutres d’acier. C’était un endroit taillé sur mesure pour ce doux folk que présentaient les deux groupes de la soirée, et plus de 80 personnes avaient les yeux rivés sur les artistes lors des deux prestations. Jean-Philippe Charbonneau, directeur général de la radio CFOU, se réjouissait de l’emplacement du spectacle. «Le but aussi des Soirées cachées est de faire découvrir le campus. Alors, transformer la nouvelle Galerie r3 du campus en un lieu scénique était pour nous un pur plaisir et allait de pair avec les objectifs des soirées cachées.» (F.-A.D.-R.)


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DANSE CONTEMPORAINE

Les mêmes yeux que toi MYRIAM LORTIE Journaliste

Inspiré de la schizophrénie de son père, Anne Plamondon présentait, le jeudi 20 mars dernier à la salle Anaïs-Allard-Rousseau, son premier spectacle solo de danse contemporaine, Les mêmes yeux que toi. Seule sur scène pendant une heure, Anne Plamondon livre une performance danse-théâtre créée avec l’aide de l’actrice, auteure et metteure en scène Marie Brassard. En plusieurs tableaux, représentant différentes perspectives de la maladie de son père, elle raconte son histoire, sa détresse, sa folie ainsi que ses propres souvenirs. Superposant les réalités, elle incarne tantôt cet homme perdu, personnalité disloquée où coexistent et se succèdent comportements anormaux, langage délirant et conduites incohérentes, tantôt cette femme, témoin du naufrage, qui voit la démarcation entre la démence et la «normalité» hésiter sous ses yeux. C’est avec fragilité qu’elle explore les zones grises de ces états qui font parfois souffrir. Elle aborde l’incompréhension des autres et évoque le souvenir du malade tel qu’il était avant de basculer dans la folie. Par son corps en mouvement, elle invite à un fascinant récit sur la pensée sans

limites qu’un corps peut contenir, perdant parfois tous ses repères, ne sachant même plus comment marcher. Sur une scène dégarnie, la scénographie évoque, par ses éclairages, les fenêtres d’un hôpital psychiatrique. On peut aussi entendre chanter son père sur une des trames sonores, alors qu’elle ne savait pas encore qu’elle allait créer ce spectacle.

En plusieurs tableaux, représentants différentes perspectives de la maladie de son père, elle raconte son histoire, sa détresse, sa folie ainsi que ses propres souvenirs. Aborder la maladie mentale sur scène Anne Plamondon est claire: elle n’aurait pas pu créer ce spectacle si ce n’était pas «quelque chose de réglé» en elle, le but n’était pas une délivrance. Celle qui est en paix avec la maladie de son père a dit s’être inspirée de son histoire pour ce spectacle solo. Elle a réfléchi pendant huit ans avant de trouver un sujet assez saisissant pour y investir toute son énergie dans la création. L’interprète n’a pas voulu entrer dans la caricature et le cliché de la folie: «Je voulais parler

COUPE DES ASSOCIATIONS DE L’AGE UQTR

Gagnants du concours de poésie et de photographie Dans le cadre de la Coupe des Associations, l’AGE UQTR a présenté le mercredi 12 mars dernier son concours de poésie sous le thème La face cachée, à la Chasse Galerie de l’UQTR. L’évènement a aussi été l’occasion du dévoilement des gagnants du concours de photographie qui se tenait plus tôt au courant de la semaine. Le jury, composé de Michaël Magny, d’Alexandre Nana et de Jean-François Chapdelaine, jugeait la dizaine de participants issus de différents domaines d’études, en fonction de trois critères: l’originalité de la mise en scène, la qualité du texte et l’exploitation de la thématique. Les gagnants se voyaient tous remettre des points pour leurs associations respectives. C’est David Ferron, étudiant en histoire, qui a remporté la bourse de 100$ qui revenait à la première place du concours. «C’est un des seuls poètes qui a su toucher à tous les critères», a expliqué Jean-François Chapdelaine. La deuxième place est revenue au gagnant de l’an passé, Daniel Rock Généreux, étudiant en études françaises, se méritant une bourse de 50$. L’artiste se disait heureux de pouvoir diffuser ses textes et «surpris des talents qu’il découvre à chaque année». Le public a choisi, à égalité, de remettre son prix Coup de cœur d’une valeur de 50$ à Olivier Chevrette, de l’APARTS, ainsi qu’à Alexandre Laramée Zouéki, étudiant en communication sociale. Jean-François Chapdelaine a d’ailleurs remis une mention spéciale à Olivier

Chevrette pour s’être démarqué dans une performance et une mise en scène colorée. Pour ce qui est du concours de photographie, le premier prix de 100$ a été remis à l’Association des étudiants en ergothérapie. La seconde place a été accordée à l’Association des étudiants en psychoéducation qui s’est vue remettre une bourse de 50$. Finalement, le coup de cœur du public est revenu à l’Association mathématiques et informatique qui a elle aussi reçu un prix de 50$. (M.L.) Photo: M. Lortie

Alexandre Laramée Zouéki, l’un des deux Coup de cœur du public, était déguisé en fée des dents pour l’occasion.

Photo: M. Lortie

Par son corps en mouvement, Anne Plamondon invite à un fascinant récit sur la pensée sans limites qu’un corps peut contenir. d’un moment dans la vie de Yves, faire une histoire à partir d’un sujet plus grand que moi, oublier mon ego». À partir d’un thème personnel qu’elle n’exploite pas de façon caricaturale ou dramatique, elle a ainsi créé un spectacle authentique qui allait toucher les gens. Elle se disait d’ailleurs surprise de la réaction du public et des témoignages touchants qu’elle recevait, alors que son but était de créer un moment de danse intéressant.

Anne Plamondon Formée en danse classique à l’École nationale de Ballet du Canada et au Banff Centre for the Arts, l’artiste originaire de Québec a obtenu son diplôme de l’École supérieure de Ballet du Québec en 1994. Interprète professionnelle, elle danse au Québec comme à l’étranger dans des œuvres de chorégraphes de renom. Depuis 2002, elle danse avec le Groupe RUBBERBANDance.


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ARTS ET SPECTACLES

25 mars au 7 avril 2014

EXPOSITION À LA GALERIE r3

Figures de temps croisés Photo: M. Lortie

MYRIAM LORTIE Journaliste

Le jeudi 13 mars dernier avait lieu le vernissage de l’exposition Figures de temps croisés à la Galerie d’art r3. C’est l’exploration de la thématique de la temporalité qui a guidé les artistes Branka Kopecki et Diane Létourneau dans la création de leurs œuvres.

C’est l’exploration de la thématique de la temporalité qui a guidé les artistes Branka Kopecki et Diane Létourneau dans la création de leurs œuvres.

L’exposition réalise l’accomplissement d’un dialogue entre deux artistes à propos du temps en regard de l’œuvre visuelle qui pense l’espace de l’image. Pour cette exposition, l’instantanéité de la photographie, le passage du temps nécessaire au dessin et à la peinture ainsi que le mouvement des images de la vidéo s’allient pour rendre un lieu précis et authentique propre à chaque image. Un lieu dont nous pouvons dire encore que le sens émerge du processus de sa construction à même les qualités singulières des pratiques qui s’y rencontrent. Dans ce contexte, le paysage comme idée et comme représentation s’avérait particulièrement propice aux rencontres entre des approches, des perceptions et des gestes d’ordres multiples. Ce choix s’est fait de façon très naturelle, le paysage étant un lieu plutôt statique, mais qui, au gré du temps, des saisons, des jours et des nuits est appelé à changer. «Nous n’avons pas su tout de suite ce que l’autre allait faire», explique Diane Létourneau, qui a travaillé la peinture sur des photographies numériques de Branka. Elles ont constaté à la fin qu’elles avaient toutes deux exploré les notions d’éloignement et de rapprochement, rendant les tableaux très «tactiles».

Branka Kopecki Née à Sarajevo, Branka Kopecki a étudié en Yougoslavie et en Italie dans les domaines de la philosophie de l’art et de la littérature comparée en arts, avant de travailler dans différents quotidiens comme chroniqueuse artistique et littéraire. En 1995, elle s’installe au Québec où elle entreprend des études en arts visuels. Elle complète en 2007 un doctorat en arts visuels et histoire de l’art à l’Université Laval. Depuis l’été 2009, elle travaille comme professeure à l’Université du Québec à Trois-Rivières et enseigne en tant que chargée de cours à l’Université Laval.

Diane Létourneau Après l’obtention d’un baccalauréat en arts visuels de l’École des arts visuels de l’Université Laval, elle poursuit des études libres en philosophie, en anthropologie et en muséologie au deuxième cycle, toujours à l’Université Laval, où elle achèvera la scolarité de la maitrise en histoire de l’art. Elle complète en 1995 une maitrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Depuis plus de trente ans, elle enseigne comme chargée de cours à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université Laval.

Galerie d’art r3 Située au local 1050 du pavillon Benjamin-Sulte à l’Université du Québec à Trois-Rivières, la galerie accueille des artistes professionnels canadiens et d’ailleurs. Elle s’inscrit dans une tradition de diffusion de la recherche et de la création artistique contemporaine.

L’exposition est présentée jusqu’au 28 mars, du lundi au vendredi de 10h à 17h, à la Galerie d’art r3. L’entrée est libre.

EXPOSITION

L’art cartographié Jusqu’au 20 avril prochain, le Centre de diffusion Presse Papier présente l’exposition Chemins dépliés (Estampes et Kaléidoscopes) de l’artiste Anne Heyvaert. Cette dernière y présente un hypnotisant mélange entre la cartographie et l’art. Anne Heyvaert est née à Memphis aux États-Unis d’une mère française et d’un père belge. Deux ans après sa naissance, sa famille est déménagée en Belgique, et ensuite dans le sud de la France. Pour ses études, l’artiste s’est dirigée vers Paris pour finalement s’établir en Espagne où elle est présentement professeure à la Faculté des Beaux-Arts de Pontevedra à l’Université de Vigo. Ces informations sont importantes pour l’artiste puisque c’est par elles qu’elle se définit et fait son art. En effet, les œuvres d’Anne Heyvaert ont cela de particulier: l’importance de la cartographie et de la géographie. Utilisant le médium de l’estampe, l’artiste prend pour base d’inspiration les reliefs et les détails qui se trouvent sur les cartes géographiques. C’est plus de 12 œuvres qu’elle présente à l’atelier Presse Papier, dont deux spécialement créées pour l’occasion avec une carte de Trois-Rivières.

Il y a plusieurs aspects intéressants à l’exposition Chemins dépliés (Estampes et Kaléidoscopes). Ce sont la disposition et l’accrochage des estampes qui intriguent en premier. En effet, l’artiste a fait un début d’origami pour donner du relief à ses œuvres, délimitant des prismes à travers les cartes. De plus, les détails des œuvres sont différents selon l’approche qu’on donne aux estampes. De loin, ce sont les formes en prismes qui se démarquent et, de près, ce sont toutes les informations sur les cartes qui ressortent. L’exposition est d’une grande beauté et vaut certainement le détour. (A.C.)

Photo: Anne Heyvaert


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EXPOSITION

L’espace et l’apocalypse ALEXANDRA CARIGNAN Journaliste

Jusqu’au 19 avril prochain, le Centre d’exposition Raymond-Lasnier (CER-L) présente deux expositions, soit Contempler le silence de Valérie Morrissette et Révélations anticipées de Janie Julien-Fort. L’espace au profit de la mémoire La première exposition qui se présente au visiteur est celle de Valérie Morrissette, ConPhoto: CER-L

Janie Julien-Fort présente son apocalypse avec Révélations anticipées.

templer le silence. Issue du baccalauréat en art à l’UQTR, elle a notamment reçu en 2012 la bourse Gilles-Verville et a participé à l’exposition collective Jouer dans le trafic l’année suivante. Pour sa première exposition solo au CER-L, Valérie Morrissette a choisi de présenter le fruit de son projet de maitrise, qu’elle fait à l’Université Laval. Mélangeant estampes et installations, l’artiste aborde le sujet de la représentation de l’espace et les émotions qu’il engendre. «Les images d’architecture peuplent ma tête comme tant de souvenirs rattachés aux espaces que j’ai fréquentés, aux espaces que j’ai habités. Ces images se sont imprimées dans mon cerveau et ont germé pour ne me laisser qu’un souvenir peu précis, parfois flou, voire morcelé de la réalité. Cette image est pour moi beaucoup plus évocatrice de l’expérience vécue que la photo elle-même», explique Madame Morrissette La première partie de l’exposition présente ce morcèlement à travers l’estampe. Sur le mur, on retrouve des images de bâtiments s’entremêlant avec des arbres colorés. Toujours dans le but de démanteler l’espace, elle a reproduit ses estampes sur d’immenses plaques, mais où les bâtiments sont représentés sur du métal, et les arbres sur du plastique. Dans la deuxième salle, des installations prennent place, mélangeant estampes sur verre et branches d’arbre. L’exposition de Valérie Mor-

IMPROVISATION

La LUITR débarque à Boréalis Le 20 mars dernier, la LUITR a offert un spectacle bien spécial puisqu’elle passait la soirée au Centre d’histoire de l’industrie papetière Boréalis. Une occasion comme celle-ci est rare pour les improvisateurs. Pour ces derniers, Boréalis délaissait son côté muséal pour se transformer en terrain de jeu pour une soirée d’envergure. Premièrement, une équipe formée de membres de la LUITR actuelle improvisait dans les diverses salles du musée. Ensuite, c’est un match en deux parties qui se déroulait dans la salle des expositions temporaires alors que la nouvelle LUITR affrontait l’ancienne.

Photo: A. Carignan

Les différentes salles de Boréalis devenaient le théâtre des improvisateurs.

Au sein de l’équipe de la LUITR, les spectateurs pouvaient reconnaitre Jean-René «Cocotte» Boutin (c), Élodie Mongrain, Jean-François Latour, Philippe Grenier et Laurence Gélinas qui troquait son habit d’arbitre pour celui d’improvisateur. Pour les affronter, les organisateurs de l’évènement ont repêché des anciens joueurs de la LUITR, soit Luc Massicotte (c), Hélène Martin, Marc-André Fortin, Louis-Étienne Villeneuve et Rémi Francoeur.

L’espace comme improvisation La première partie du spectacle était plus qu’originale. Sans thèmes ni cocus, les joueurs s’inspiraient des lieux pour commencer des improvisations qui prenaient place directement dans le musée. Ils ont usé d’ingéniosité, en incorporant dans leurs histoires les machines, les objets d’animation ou encore en occupant les différentes caractéristiques des lieux. Mentions aux improvisateurs qui ont eu lieu dans les voutes, où la conspiration à croisé le film d’horreur et un jeu de cache-cache. Le tout s’est terminé par un match durant lequel les deux générations de la LUITR s’affrontaient dans une formule mélangeant le style gravélien et le style libre. C’est au final une magnifique soirée qui a pris place à Boréalis. Ce sont des évènements comme ceux-ci qui permettent de revisiter un lieu et de nous le montrer sous un nouveau jour. (A.C.)

rissette est une exposition impressionnante qui questionne la perception de chacun face à l’espace.

Photo: CER-L

L’apocalypse en photographie La deuxième exposition présentée est celle de Janie Julien-Fort. Utilisant le médium de la photographie, elle explore le thème de la fin du monde pour Révélations anticipées. Ses photographies sont particulières parce qu’elle utilise un sténopé, soit un appareil avec un trou de très faible diamètre. Le tout donne un aspect flou et presque abstrait à ses photos qui abordent des couleurs flamboyantes. Le tout présente une ambiance post-apocalyptique, un sujet qui l’intéresse particulièrement. Se disant ouvertement influencée par les rumeurs de fin du monde, la littérature apocalyptique et le réchauffement climatique, elle a voulu tenter de représenter des décors qui pourraient être issus de ces univers. Divisées en cinq séries, les photographies sont installées de manière à représenter ce qui ressemble à des constellations. Parfois très grandes, parfois minuscules, ces œuvres impressionnent par leur sujet. L’originalité de la disposition des œuvres dans la salle vient couronner la beauté de cette exposition.

L’architecture au service de l’art Le dimanche 13 avril prochain aura lieu l’activité «Quand le patrimoine devient matière à création», divisée en deux volets. Les visiteurs

Valérie Morrissette présente sa première exposition solo Contempler le silence. pourront assister à une rencontre et discussion avec l’artiste Valérie Morrissette au CER-L, et ensuite à la conférence de Mélissa Thériault, professeure au Département de philosophie et des arts de l’UQTR, portant sur l’art, le patrimoine et la transmission, au Manoir Boucher de Niverville. L’activité est gratuite et débutera à 14h au CER-L et se terminera vers 16h au Manoir Boucher de Niverville. Les personnes intéressées peuvent réserver leur place au 819-372-4611.

12E ÉDITION DU THÉÂTRE DOMINO

Création en accéléré La 12e édition du Théâtre Domino s’est tenue le 16 mars dernier dans un café bar Zénob rarement aussi bondé un dimanche soir. C’est l’auteur Pierre Corbeil avec sa pièce Edna de Tarse qui a été élu Coup de cœur du public, ex aequo avec l’une des comédiennes de son équipe, Joliane Dufresne. Trois courtes pièces ont été écrites, montées et jouées dans l’espace de 48 heures à l’occasion de ce défi théâtral ponctuel. Les auteurs avaient 24 heures pour pondre un texte théâtral sous le thème: «Qui vit sans folie n’est pas aussi sage qu’on le croit», une citation de François de La Rochefoucauld. Ils devaient aussi y intégrer une citation de Confucius, «J’entends, j’oublie. Je vois, je me souviens. Je fais, je comprends», en plus de choisir une contrainte parmi plusieurs, comme l’arrêt sur une image, un silence, un moment de chœur, etc.

L’animatrice et organisatrice du Théâtre Domino à Trois-Rivières, Stéphanie Ribeyreix, était satisfaite de la soirée: «Ce qui est touchant et surprenant dans ce défi, c’est de savoir que la veille on n’avait rien. Tout ça a donné lieu, ce soir, à des moments de théâtre très justes et forts».

Les équipes Toutes les équipes ont été formées à la suite d’un tirage au sort. La première équipe a présenté Les plaques de Serge Brosseau, mis en scène par Katy Boucher et interprété par Sarto Gendron, Julie Balleux et Denys Kane. La deuxième équipe a présenté Edna de Tarse de Pierre Corbeil, mise en scène par Gilles Devault et interprétée par Lionel Berthoux, Marie-Christine Perras et Joliane Dufresne. Pierre McLeod, auteur pilier du Théâtre Domino, a signé la troisième pièce La page 117, avec Rachel Éthier, Eve Lisée et Rémi Francoeur, dans une mise en scène de Martin Bergeron. (M.L.)

Photo: M. Lortie

Les comédiennes Marie-Christine Perras et Joliane Dufresne dans la pièce Edna de Tarse.


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SPORTS CHAMPIONNAT PROVINCIAL DE VOLLEYBALL

Deuxième titre consécutif pour les Patriotes Photo: Christopher Plamondon

HUGO ST-PIERRE HOULD

présentions notre meilleur volleyball, et c’est ce que les filles ont fait, chapeau à elles!», lance l’entraineur, fier de ce que ses joueuses ont accompli encore une fois cette année.

Journaliste

Une victoire d’équipe L’Université du Québec à Montréal accueillait le championnat provincial de volleyball féminin universitaire division 2 les 14 et 15 mars derniers. C’est sans grande surprise que les Patriotes sont parvenues à mettre la main sur une deuxième bannière consécutive et une troisième en quatre ans. Les joueuses de l’UQTR ont d’abord vaincu l’Inuk de l’UQAC en demi-finale pour ensuite l’emporter sur l’équipe hôtesse, les Citadins, en finale. Tout le monde s’attendait à une finale chaudement disputée entre l’UQTR et l’UQAM, les deux formations ayant dominé le circuit tout au long de la saison. Premières au terme de la saison régulière, les Patriotes ont littéralement écrasé l’équipe de Saguenay en demi-finale par la marque de 25-13, 25-17 et 25-18. Leur domination a permis à l’entraineur de donner un peu de temps de jeu à toutes ses joueuses lors de ce match. «Le fait que nous étions en grand contrôle m’a permis de récompenser certaines joueuses qui ont travaillé très fort durant toute la saison sans nécessairement fouler le terrain suite de la une à plusieurs reprises cette année. Tout le monde a mis la main à la pâte et je suis d’autant plus content de cette victoire pour cette raison», commente l’entraineur-chef Étienne Lefebvre.

Les joueuses des Patriotes, dont les trois membres de l’équipe d’étoiles, célébrant un point lors de la finale provinciale.

La finale tant attendue Depuis quelques années, les matchs opposant l’UQTR à l’UQAM donnent droit à des affrontements enlevants. La finale 2014 n’a pas fait exception à la règle alors que les Patriotes l’ont emporté en quatre manches de 25-20, 16-25, 25-17 et 25-20. Si la seconde manche a été relativement difficile, il en a été tout autre pour le reste du match. «L’entraineur de l’UQAM a tenté de nous surprendre avec une stratégie défensive en tentant de contrer notre attaque qui leur a fait mal toute la saison, laissant des lacunes dans leur propre offensive. La tactique n’a visiblement pas fonctionné alors que toutes nos attaquantes sont sorties très fortes. Je tiens à dire un merci tout particulier à mes adjointes Andrée-Anne Charrette et Marie-Ève Gi-

rouard qui se sont montrées très rassurantes et aidantes dans les rares creux qu’a connus notre équipe cette saison», résume l’entraineur après la victoire.

Bon plan de match L’entraineur Lefebvre est reconnu pour toujours avoir de bons plans de match. Grâce à plusieurs séances vidéo d’équipe, il a encore une fois été en mesure de cibler les faiblesses défensives de ses adversaires et de contrer leur attaque qui avait fait des ravages dans la ligue cette année. «Nous avions effectivement un bon plan de match pour jouer contre l’UQAM. Néanmoins, comme je l’ai répété toute l’année, ça se passe de notre côté. Aucune équipe de cette ligue ne pouvait nous atteindre si nous

Alors que c’est souvent une ou deux joueuses qui ressortent du lot dans un match de volleyball, c’est toute l’équipe qui a connu une performance remarquable lors de ce match. Chaque attaquante est ressortie avec huit ou neuf points marqués, ce qui a rendu d’autant plus difficile le travail en défensive pour l’UQAM, ne sachant plus où donner de la tête. Entre autres, la joueuse de centre Joannie Caron a tiré un de ses meilleurs matchs de la saison, contrant beaucoup d’attaques de l’adversaire. Ann-Marie Cloutier, qui avait connu une légère baisse de régime depuis quelques matchs, est revenue à ses bonnes habitudes et a fait très mal aux Citadins, notamment par ses services lourds et ses puissantes attaques.

Des vétéranes émotives Quatre joueuses du six partant ne seront pas de retour l’an prochain: Ann-Marie Cloutier, Myrianne Courteau, Marie-Christine Gravel et Amélie Chapleau. Il y avait de l’émotion dans l’air au terme de leur dernier championnat provincial universitaire, elles qui avaient développé une belle complicité et un grand sentiment d’appartenance envers les Patriotes. Bonne nouvelle néanmoins, l’entraineur-chef Étienne Lefebvre sera de retour pour une quatrième saison avec le club trifluvien. «Si l’année dernière avait été difficile par moments, celle-ci fut belle en tout point! J’ai déjà hâte à l’an prochain!»

SOCCER

En préparation pour les séries La semaine précédant le début des séries éliminatoires de soccer, les Patriotes étaient en mode préparation afin d’affronter leur adversaire respectif. L’équipe féminine a affronté les Stingers de Concordia lors de leur match des quarts de finale à domicile. Lors de leur dernier affrontement avant les séries, les Patriotes avaient terminé le match par un résultat nul de 0 à 0 face aux Stingers: «Nous avions été mis en difficulté à la première mi-temps où elles s’étaient imposées physiquement et elles avaient été plus en mouvement que nous. Nous savons à quoi nous attendre et nous allons travailler pour être prêts, car nous n’avons rien à perdre», a mentionné l’entraineur, Ghislain Tapsoba. Cette fois-ci, l’équipe s’est assurée de monter d’un cran dans leurs performances afin d’être en mesure de remporter le match contre les Stingers et, par le fait même, d’aller le plus loin possible dans les séries éliminatoires. Les Patriotes ont été en préparation pour les séries durant toute la semaine du 10 mars. Lors

de ces préparations, l’équipe s’est axée sur ce qu’elle a bien fait dernièrement, autant offensivement que défensivement. De plus, elle a beaucoup pratiqué l’action; être plus en mouvement et disponible pour leurs coéquipières: «Nous sentons que les filles sont prêtes et elles le montreront dimanche!», a affirmé l’entraineur, avant le début des séries. Côté match, la formation de l’UQTR s’attendait à ce que celui-ci soit serré. «Concordia nous a montré au dernier match qu’elle pouvait être menaçante, et c’est une équipe qui joue très bien en contre», a indiqué Ghislain Tapsoba. Ainsi, les Patriotes devront maintenir leur rythme et gagner leur duel face aux Stingers: «Notre objectif est d’imposer notre jeu, ne pas subir et être concentré durant le match», a confié l’entraineur.

Soccer masculin Le dimanche 16 mars, l’UQTR a disputé les quarts de finale contre le Rouge et Or de l’Université Laval. Lors de leur dernière rencontre, les Patriotes s’étaient inclinés 2 à 1 contre cette équipe. Cette fois-ci, la troupe trifluvienne s’est

Photo: Patriotes

Maxime Cormier lors d’un tir. préparée en fonction de mettre de la pression sur la défensive adverse ainsi que de s’assurer de gagner leur duel: «Nous respectons Laval qui a une puissante attaque et nous tenterons de mettre beaucoup de pression sur le porteur du ballon», a indiqué l’entraineur, Pierre Clermont. De plus, les

Patriotes ont pratiqué leur technique de jeu dans le but de dominer leur adversaire. «Nous anticipons une bonne performance de notre ligne d’arrière et nous sommes convaincus que notre dynamisme en offensive pourrait surprendre Laval», a affirmé l’entraineur de l’équipe masculine. (M.-P.B.)


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25 mars au 7 avril 2014

SPORTS

ACTIVEZ VOTRE SANTÉ

Entrainement: mythes et réalités CINDY GILBERT Chroniqueuse

Dans le merveilleux monde du conditionnement physique, il y a une tonne de théories, d’études et d’opinions sur divers sujets. On entend plusieurs personnes qui s’improvisent «spécialistes de la santé» nous parler de plusieurs approches en matière d’entrainement. De cela découlent des tonnes d’interprétations et on ne sait plus faire la différence entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Afin de nous aider à démystifier tout ça, voici quatre mythes et réalités sur l’entrainement. Si je m’étire après un entrainement… Je vais être moins courbaturé le lendemain: FAUX. Lorsque vous faites un exercice intense qui demande un effort important à vos muscles, ceux-ci devront s’adapter à l’effort demandé. Pour se faire, il y aura des micros-déchirures, un peu comme des micros-blessures à l’intérieur de vos muscles, d’où la sensation d’inconfort le lendemain ou le surlendemain de votre entrainement. Créer un étirement par-dessus vos micros-blessures ne va pas agir comme en pansement. On peut même remarquer l’effet inverse chez les gens qui s’entrainent en hypertrophie. En étirant leurs muscles après un entrainement aussi exigeant, ils créeront encore plus de déchirures. Cependant, dans le cas de monsieur-madame-tout-le-monde qui s’entraine en endurance musculaire, il n’y a aucun danger de faire des étirements après ses séances. En sachant que ça ne règle pas le problème des courbatures, il faut quand même prendre en considération les bienfaits des étirements. Ils permettent de conserver ou même d’améliorer l’amplitude au niveau de nos articulations, d’avoir une meilleure posture et de réduire les risques de blessures à long terme.

Si je transpire lors de mon entrainement… Ça veut dire que j’ai travaillé fort: FAUX. La quantité de sueur va dépendre de plusieurs facteurs physiologiques. La sudation est un phénomène d’élimination de la chaleur corporelle par évaporation. Lors d’un entrainement, la température de notre corps augmente. Afin de maintenir l’équilibre parfait (homéostasie), on va produire de la sueur pour faire redescendre notre température. Ce phénomène sera encore plus important au fur et à mesure que notre corps s’habituera aux exigences qu’on lui demande. Donc, plus on s’entraine, plus on s’adapte et, du même coup, plus on transpire. D’autres facteurs physiologiques entrent en ligne de compte quant à la quantité de sueur produite. Par exemple, les personnes en surplus de poids étant munies de réserves de graisse qui ont un effet isolant, leur température corporelle est plus facile à augmenter. Aussi, les hommes ont tendance à suer un peu plus que les femmes à cause de l’énergie dégagée par leur importante masse musculaire. Malgré tout, il faut

prendre en considération la génétique: chaque personne a une capacité différente d’adaptation à l’effort. Si on compare deux femmes du même âge, du même poids et du même niveau de conditionnement physique, une d’entre elles pourrait suer beaucoup plus que l’autre suite à un bagage génétique différent.

Pour bruler des graisses et perdre plus de poids… Je dois diminuer mon intensité lorsque je fais du cardio: FAUX. Il est vrai que le principal carburant utilisé lors d’exercices cardiovasculaires de faible intensité est les lipides (gras). Plus notre intensité est élevée, plus on commence à bruler des glucides (sucres). Quand on atteint une très grande intensité, on puise presque uniquement dans nos glucides. Cependant, si on fait un bilan de la dépense énergétique, à la fin d’un exercice de faible intensité comparativement à la fin d’un exercice de forte intensité, on aura brulé beaucoup plus de calories lors de ce dernier type d’entrainement. Ainsi, dans les heures qui suivront, on aura besoin d’encore plus d’énergie pour récupérer, ce qui augmentera le total de la facture de dépense calorique. Donc, si vous avez un objectif de perte de poids, il est excellent d’y mettre un maximum d’efforts. Le problème, c’est qu’avec trop d’intensité, on ne maintiendra pas longtemps la cadence. De là l’intérêt de travailler avec des intervalles. On y retrouvera des efforts intenses entrecoupés de périodes de récupération. C’est la formule gagnante pour travailler en haute intensité et maintenir plus longtemps la cadence.

L’entrainement cardio… Fait perdre plus de poids que l’entrainement musculaire: FAUX. Une des premières choses à vérifier avant le type d’entrainement, c’est l’intensité de celui-ci. Pour une même période de temps, si vous pratiquez un exercice cardio de faible intensité, il est probable que vous dépensiez moins d’énergie (calories) qu’avec un exercice de musculation intense. D’un autre côté, il est vrai que si on compare une séance de cardio à une séance de musculation d’une intensité similaire, on dépensera plus de calories au moment de l’entrainement cardio. Cependant, il faut prendre en considération que nos muscles prennent 48 heures pour se réparer. On dépense donc plus de calories dans les jours qui suivent pour récupérer. De plus, le fait d’augmenter notre masse musculaire permet d’augmenter notre métabolisme de base, ce qui fait en sorte qu’on brule encore plus de calories au repos. Ceci étant dit, un combiné d’exercices cardiovasculaires et musculaires reste la meilleure solution pour perdre du poids. En processus de perte de poids, il faut mettre de l’intensité dans notre programme cardiovasculaire et ne pas mettre de côté les exercices musculaires, qui sont tout aussi indiqués. Les petits désagréments comme les courbatures du lendemain ou une sudation abondante durant un entrainement font partie du processus et nous n’avons pas le contrôle sur eux. Aussi bien focaliser sur le sentiment de fierté et d’accomplissement qu’on a à la fin de notre séance d’entrainement!

BADMINTON

Une joueuse des Patriotes au championnat canadien universitaire HUGO ST-PIERRE HOULD Journaliste

Malgré une saison affligée par les blessures l’an dernier, Sabrina LévesqueBouchard s’est démarquée en 2013-2014. Elle a d’ailleurs été invitée à participer au championnat canadien universitaire de badminton en compagnie de Maxime Rome, un membre de l’équipe du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke. Le parcours du duo aura été de courte durée au championnat canadien alors qu’ils ont perdu d’entrée de jeu face au couple du Rouge et Or de l’Université Laval. Le premier set a été chaudement disputé. Alors que LévesqueBouchard et son coéquipier tiraient de l’arrière 14-18, ils sont parvenus à resserrer le match 18-19 pour finalement s’incliner 18-21. Au cours du second engagement, les représentants de l’Université Laval ont augmenté leur jeu d’un cran pour mettre fin aux espoirs de LévesqueBouchard, l’emportant 21-9. «Nous avons affronté un duo qui gagne régulièrement des tournois dans le A. Ils sont habitués de jouer ensemble alors que nous n’avions même pas eu la chance de pratiquer une seule fois!», confie-t-elle au terme de son premier championnat canadien. Pour ajouter au niveau de difficulté, elle évoluait avec un partenaire gaucher, ce qui accentue de beaucoup l’ajustement qu’elle a dû faire. «Malgré tout, nous avons eu une bonne cohésion ensemble. Nos adversaires étaient coriaces, chapeau à eux», continue-t-elle. L’athlète avoue qu’elle aurait préféré affronter des joueurs qui ne sont pas québécois afin de vivre une expérience encore plus spéciale. Le tirage au sort en a décidé autrement.

D’autres Patriotes performent à Shawinigan Les 15 et 16 mars derniers se tenait un tournoi civil ABC à Shawinigan. Plusieurs

membres de la formation des Patriotes y participaient dans les catégories B et C. Anne Lachance et Pascal Villemure se sont inclinés en demi-finale du double mixte B dans un affrontement très serré, baissant pavillon en deux sets identiques de 19-21. Maxime Olivier a également atteint la demi-finale, pour sa part en double masculin B avec son coéquipier du club CEBCM, s’inclinant en trois manches. Il est également revenu en force dans le tableau principal du simple masculin B, tout comme Simon Savard, les deux perdant leur match de huitième de finale. Dans la catégorie double mixte C, Sophie Duguay et Maxime Olivier ont échappé la finale en trois sets. Duguay a également fait un quart de finale en simple. Anne Lachance et Sabrina Lévesque-Bouchard représentaient un espoir de victoire important pour le club des Patriotes en double féminin C. Pourtant, elles ont dû s’avouer vaincues en demi-finale dans un match âprement disputé jusqu’à la manche ultime.

Bonnes ou mauvaises performances, les joueurs des Patriotes sont tous en préparation pour le championnat provincial Élite/ABC. Préparation pour le provincial Bonnes ou mauvaises performances, les joueurs des Patriotes sont tous en préparation pour le championnat provincial Élite/ABC qui se tiendra du 11 au 13 avril prochains à Québec. Sabrina Lévesque-Bouchard représente un grand espoir de médaille d’or, elle qui a choisi de participer aux compétitions dans la classe C cette année dans le but de gagner en expérience et de tenter autant que possible de gouter à la victoire. Ce tournoi représente le point culminant de la saison pour la grande majorité des athlètes de badminton du Québec, étudiants universitaires ou non.

Photo: Benoît Villemure

Sabrina Lévesque-Bouchard est sortie grandie de son expérience de championnat canadien universitaire.


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SPORTS

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SOCCER FÉMININ

Les Pats s’inclinent en demi-finale MARIEPHILIPPE BIBEAU Journaliste

L’équipe féminine de soccer des Patriotes a vaincu Concordia en quart de finale du championnat provincial du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ). Elle s’est cependant inclinée face aux Carabins de l’Université de Montréal lors de la demi-finale. Les Patriotes ont commencé les séries éliminatoires à domicile le 16 mars dernier au Complexe sportif Alphonse-Desjardins. La formation féminine de l’UQTR recevait les Stingers de l’Université Concordia. L’équipe a connu un excellent match face à son adversaire. «Nous avons manqué de constance et nous avons connu des hauts et des bas, mais la performance d’équipe a été incroyable», a confié l’entraineur, Ghislain Tapsoba. En début de première demie, les filles ont été très présentes dans la zone adverse et elles n’avaient pas peur de lancer vers le filet. Vers la 22e minute, les Patriotes ont raté une belle chance de marquer alors qu’un tir de pénalité leur a été accordé, le ballon frappant la barre latérale. Par la suite, la formation de l’UQTR a très bien défendu le ballon et a été en mesure de gagner son duel pour concrétiser une occasion de marquer. Les Patriotes ont finalement compté à la 41e minute sur un tir lointain de Sabrina Bernier. En deuxième mi-temps, les Patriotes ont travaillé énormément ensemble. Ce travail collectif a été un succès, puisque l’équipe a dû se défendre

avec seulement 10 filles suite à une expulsion d’une joueuse à seulement 35 minutes de la fin. La gardienne Gabrielle Lambert est demeurée solide en effectuant des arrêts clés. De plus, elle avait une très bonne lecture du jeu et a su s’impliquer également à la défensive. Les Stingers ont procédé à un corner qui a été bien près d’un but; l’arrière, Roxanne Corbeil, était très bien placée et a permis à l’équipe de garder les devants. Les Patriotes ont blanchi Concordia par la marque de 1 à 0: «Cette victoire était notre première de la saison d’hiver et cela donne confiance au groupe. Nous sommes conscients de notre potentiel», a affirmé l’entraineur suite à ce gain.

En demi-finale Suite à sa victoire contre Concordia, la troupe trifluvienne s’est positionnée pour la demi-finale où elle a affronté une équipe de taille: «Ce sera un match compliqué, mais nous avons beaucoup de confiance», a confié l’entraineur quelques jours avant la rencontre. La formation était bien préparée pour affronter son adversaire: «Nous avons l’intention d’être compétitifs comme nous avons pu l’être contre elles lors de la saison régulière. Depuis notre premier match, nous avons énormément progressé. Nous allons mieux jouer», a ajouté Monsieur Tapsoba. Le dimanche 23 mars dernier, les Patriotes étaient sur la route afin d’affronter les Carabins de l’Université de Montréal au Complexe multisports de Laval. Cette rencontre s’annonçait difficile, puisque Montréal est une équipe solide ayant terminé au premier rang du classement. En première mi-temps, la formation trifluvienne pensait trop individuellement et cela a rendu la tâche plus difficile. Effectivement, les Carabins avaient un esprit d’équipe de vainqueurs très présent et cela leur a permis de dominer les Patriotes.

SOCCER MASCULIN

Les Patriotes éliminés avec positivisme L’équipe masculine de soccer a affronté le Rouge et Or de l’Université Laval au Stade Telus à Québec lors des quarts de finale le 16 mars dernier. Les Patriotes ont disputé un excellent match contre le Rouge et Or malgré la défaite: «Le match de quart de finale a été de loin la meilleure performance de la saison de soccer intérieur. Nous sommes certes très déçus du résultat, mais satisfaits de la qualité que nous avons offerte durant ce match», a confié l’entraineur, Pierre Clermont. En début de partie, l’équipe adverse a été dominante pendant une vingtaine de minutes. En effet, elle a passé ces minutes dans la zone des Patriotes en mettant beaucoup de pression afin de concrétiser ses chances de marquer. Le gardien de but des Patriotes, Raphaël Bélanger-Vaillancourt, est demeuré solide et a pu faire des arrêts clés en empêchant le Rouge et Or de prendre les devants. La formation trifluvienne a su s’adapter rapidement, puisque le rythme du match était très élevé. Elle a réussi à clore la première demie sur un verdict nul de 0-0 malgré que l’Université Laval ait dominé les Patriotes dans les tirs au but.

Le vent a tourné en seconde demie. Les Patriotes se sont installés dans la zone du Rouge et Or et ont ouvert la marque à la 70e minute de jeu. Effectivement, la jeune recrue Guillaume Comtois-Noël a marqué suite à un coup de pied de coin tiré par Maxime Cormier. Il n’a fallu que quelques minutes pour que l’Université Laval réplique et égalise le pointage. Un tir de pénalité leur a été accordé à la 73e minute et celui-ci a été le premier tir de l’équipe adverse en seconde mitemps. Cette partie s’est terminée en tir de barrage, puisque le pointage était de 1 à 1: «L’Université Laval concrétisait ses trois tirs alors que leur gardien stoppait notre second tireur», a indiqué l’entraineur. Le match s’est ainsi terminé 2 à 1; cette défaite des Patriotes met fin à leurs séries éliminatoires. L’UQTR a connu une très bonne saison: «Cette saison de soccer intérieur a permis à notre très jeune équipe de démontrer hors de tout doute sa progression depuis janvier, mais aussi d’affirmer que les Patriotes seront de redoutables adversaires à l’automne prochain», a révélé Monsieur Clermont. (M.-P.B.)

«Nous n’avons pas joué comme nous l’avions fait lors de nos deux derniers matchs», a mentionné Ghislain Tapsoba. À la 45e minute, l’UQTR a encaissé le premier but des Carabins. En deuxième mi-temps, l’équipe a beaucoup mieux performé, mais le manque de concentration de la part des filles leur a couté deux autres buts. Les Patriotes ont été en mesure d’avoir un certain contrôle sur le jeu seulement vers la fin du match, mais il était trop tard pour y revenir. «Si nous avions joué en première mi-temps, le résultat aurait été différent. On a plus senti un travail d’équipe en deuxième mi-temps. Il y a de belles choses que nous avons réalisées dans ce match et on est déçu de ne pas continuer l’aventure, mais nous savons ce qui nous a manqué», a ajouté Monsieur Tapsoba. Les Patriotes se sont finalement inclinées 3 à 0.

Photo: M.-P. Bibeau


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25 mars au 7 avril 2014

SPORTS

HOCKEY

Un nouveau gardien pour les Patriotes MARIE-PHILIPPE BIBEAU Journaliste

L’entraineur de l’équipe de hockey des Patriotes a signé avec un nouveau gardien pour la saison prochaine suite au départ de Marc-Antoine Gélinas. C’est le joueur Francis Desrosiers qui comblera son départ au sein de l’équipe universitaire. Suite à la fin de la saison des Patriotes, le gardien numéro un de l’équipe, Marc-Antoine Gélinas, s’est mis en réflexion sur sa carrière et a décidé de ne pas être de retour la saison prochaine. En effet, ce jeune portier de 25 ans tentera sa chance à nouveau dans les rangs professionnels. Gélinas ne sait donc pas encore avec quelle équipe il évoluera l’an prochain. Celui-ci est ouvert à divers horizons, que ce soit les ÉtatsUnis, l’Europe ou bien la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH). Moins de 24 heures après l’annonce du départ du gardien, l’entraineur des Patriotes, MarcÉtienne Hubert, a conclu une entente avec Francis Desrosiers qui vient tout juste de terminer sa

saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). L’entraineur des Patriotes est heureux de retrouver ce jeune vétéran, car ils ont eu l’occasion de travailler ensemble auparavant avec les Saguenéens de Chicoutimi, et ce, pendant deux saisons. «Ce n’est pas le gardien avec le plus gros gabarit, mais il est talentueux, en plus d’être un coéquipier très apprécié», a-t-il mentionné. Pour la prochaine saison, le gardien numéro un de l’équipe des Patriotes sera Guillaume Nadeau et celui-ci est très enthousiaste de pouvoir se positionner comme le gardien partant. L’entraineur l’a toutefois prévenu que Desrosiers dispose de ressources suffisantes pour lui pousser dans le dos.

Un jeune gardien Francis Desrosiers a commencé sa carrière dans la LHJMQ en 2009 où il a été un choix de 5e ronde des Saguenéens de Chicoutimi. Le hockeyeur a joué cette saison 2013-2014 avec les Phoenix de Sherbrooke; il a été le gardien numéro un de l’équipe. Après quatre saisons dans la LHJMQ, le jeune gardien âgé de 20 ans a reçu trois offres afin de poursuivre sa carrière, dont l’UQTR. Francis a finalement choisi les Patriotes: «Je connais le coach qui est là (Marc-Étienne

Hubert); il m’a coaché à Chicoutimi, et je connais une couple de gars. J’ai entendu de beaux mots de cette organisation. J’ai décidé d’aller là et de foncer avec eux», a-t-il confié. Comme plusieurs jeunes hockeyeurs, Francis Desrosiers aurait pu s’orienter vers la ligue américaine afin de faire une carrière professionnelle, mais il a décidé de poursuivre ses études: «Je veux penser au papier avant de penser à aller plus loin dans le hockey», a-t-il mentionné. Ce gardien de but étudiera en administration l’an prochain à l’UQTR.

«J’ai entendu de beaux mots de cette organisation. J’ai décidé d’aller là et de foncer avec eux.» — Francis Desrosiers Ce jeune athlète originaire de Saint-Eustache est bien conscient que la ligue universitaire n’est pas la même chose que le junior: «C’est moins de matchs et je sais qu’il y a un bon gardien (Guillaume Nadeau) là aussi. Je vais faire ce que je peux pour jouer le plus de matchs possibles. Je dois aussi prendre les études à cœur», a affirmé Francis Desrosiers.

Photo: M.-P. Bibeau

Marc-Antoine Gélinas quitte les Patriotes.


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SPORTS

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PROFIL D’ATHLÈTE

Retrouvailles des sœurs Trottier chez les Pats HUGO ST-PIERRE HOULD Journaliste

L’ainée Corinne et la benjamine Rachel forment tout un duo. Toutes deux originaires de Lac-Mégantic, c’est Corinne qui a été la première à prendre le chemin de Trois-Rivières. Son but était de faire partie de l’équipe de volleyball division 1 des Diablos du Cégep de Trois-Rivières, et Rachel l’a rejointe deux ans plus tard avec la même intention. Après une brillante carrière dans les rangs collégiaux, les voilà à nouveau réunies chez les Patriotes. Étudiante de deuxième année en psychoéducation, Corinne fait partie des Patriotes depuis son arrivée à l’UQTR. Elle est d’ailleurs une joueuse importante de la formation. Évoluant comme libéro la première année, elle a repris son rôle de passeuse en raison notamment de la blessure d’Andrée-Anne Charrette.

Sa principale qualité dans ce poste se traduit par ses choix de jeux qui donnent souvent des maux de tête aux bloqueuses adverses. Recrue chez les Patriotes cette année, Rachel en est à sa première année au baccalauréat en études françaises du Département de langue et communication. Étudiante et athlète très assidue, elle est une coéquipière hors pair. Si plusieurs croient qu’elle aurait pu se tailler une place dans une équipe universitaire de division 1, l’entraineur du Rouge et Or de l’Université Laval en a décidé autrement, car elle a été coupée de l’alignement dans les toutes dernières joueuses présentes au camp d’entrainement. Chez les Patriotes, elle reprend le rôle de libéro laissé vacant par sa sœur. À sa dernière année en ligue collégiale division 1, elle a fait partie de la deuxième équipe d’étoiles. Elle était également parmi les joueuses de réserve de l’équipe du Québec présente au Jeux du Canada de Sherbrooke l’été dernier. Cette année, elle s’est mérité le titre de recrue de l’année en plus de faire partie de l’équipe d’étoiles de la ligue de volleyball universitaire division 2 du RSEQ.

Une belle complicité En plus de faire partie de la même équipe, elles partagent une maison avec une autre athlète des Patriotes et le copain de Corinne. «Nous nous soutenons beaucoup, souvent sans même avoir à se parler. Nous nous complétons également très bien, au volleyball comme dans la vie de tous les jours», s’entendent-elles toutes deux pour dire. Il est très rare de voir les deux sœurs se chicaner, mais elles n’ont pas peur de se dire les vraies choses, d’où provient d’ailleurs leur belle complicité. Sans se chamailler, elles aiment bien se taquiner quelque peu. «On écœure ceux qu’on aime!», de dire Corinne en riant. Les filles auraient trouvé difficile de devoir toutes deux se battre pour le même poste de libéro cette année. La blessure de la passeuse des Patriotes aura au moins eu cet aspect de positif.

En deuil avec Mégantic Malgré le fait qu’elles n’aient pas perdu de famille ou d’amis très proches, plusieurs de leurs connaissances sont parties lors de la

Photos: Patriotes

Corinne et Rachel Trottier. tragédie de Lac-Mégantic. «Le rythme de vie a complètement changé là-bas. C’est tout un choc que la ville a subi lors de cette journée tragique», commente Corinne en se rappelant les évènements noirs du 6 juillet dernier. Corinne est maintenant bien installée à Trois-Rivières, mais Rachel retournera dans sa ville natale pour l’été dans le but de travailler comme monitrice dans un camp de jour.

PROFIL D’ATHLÈTE

Marie-Claude Villemure: recrue à 25 ans Marie-Claude s’est mise au volleyball tard dans sa vie, si bien qu’à 25 ans, elle en est seulement à sa première année au sein de l’équipe de volleyball des Patriotes. Alors qu’elle n’avait jamais reçu d’entrainement concret auparavant, elle ne peut que s’améliorer à une vitesse fulgurante. Modeste, elle confie qu’elle aimerait toujours plus s’améliorer, notamment sur l’aspect technique.

mente-t-elle à propos de son nouveau choix de carrière. Elle aura tout de même eu le temps de travailler comme kinésiologue, notamment pour le Complexe sportif Alphonse-Desjardins, offrant plusieurs types de cours de groupe. Elle a également suivi quelques équipes sportives comme thérapeute, entre autres une équipe de hockey au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières et une équipe masculine de volleyball au Cégep de Trois-Rivières.

Marie-Claude est détentrice d’un baccalauréat en kinésiologie de l’UQTR depuis décembre 2012. Elle trouvait que cette profession n’offrait que très peu d’opportunités d’emploi et s’est réorientée vers les sciences infirmières depuis l’automne dernier. «Je souhaitais demeurer dans le domaine de la santé et la réadaptation physique me passionne. Je suis très heureuse d’avoir pris cette décision», com-

Une jeunesse passée à l’écurie De 12 à 17 ans, elle a pratiqué l’équitation sept jours sur sept dans son patelin natal de St-Maurice. Elle y a fait tous les entrainements et les parcours de compétition sans jamais réellement compétitionner. «Les compétitions équestres demandent un stress très intense au cheval. C’était tout simplement contre mes principes d’en demander autant à ma jument»,

lance-t-elle, amoureuse des animaux. Elle possède encore trois chevaux chez ses parents, mais ne pratique plus l’équitation depuis la mort de sa jument, elle qui avait développé une trop belle complicité avec celle-ci pour recommencer du tout début avec un autre cheval.

Encore à ses débuts en volleyball On peut dire qu’en volleyball, elle n’a pas eu un cheminement normal. C’est à 21 ans qu’elle a fait ses premiers pas sur un terrain. Elle avait dans son cercle d’amis d’excellents joueurs de volleyball qui l’ont aidé à s’améliorer rapidement. «Le fait d’avoir aujourd’hui ma chance avec les Patriotes m’a permis de voir ce qu’est une équipe de volley, moi qui est plutôt une habituée des sports individuels. J’ai de l’intérêt pour ce sport depuis longtemps, mais je n’ai jamais vraiment eu l’opportunité de le pratiquer de manière régulière et sérieuse. La chance

s’est présentée cette année et je suis sautée dedans à pieds joints!», envoie-t-elle, enjouée. Marie-Claude se définit elle-même comme une workaholic alors qu’elle ajoute au volleyball et à son difficile baccalauréat plusieurs heures de travail. (H.S.H.) Photo: Patriotes

Semaine du 24 au 30 mars 2014 Jeudi de 15h à 18h, en rappel vendredi à 17h et dimanche à midi

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Artistes Mange l’Ours Mange Auguste Jacquemort Pépé et sa guitare On a créé un monstre Mardi Noir Alexandre Désilets Marc-Antoine Larche David Giguère Ariel

Pièces Brody d’Ace 3 jours en hiver Squelette de bois Ça pue Ta langue sale Palais de mélamine Perle rare Les courants d’air La pornographie Ma haine

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Artistes Broken Bells Pine Tarts Joben Sebastien Grainger Balladur Mark Berube Kandle The Pack A.D. Pif Paf Hangover Rebekah Higgs

Pièces Holding on for Life Young Summer Take a Ride Some People Are Ghosts Too Soon Pretty Face Carnival Demon Airborne 12 Pack Loneliness


Profile for Mathieu Plante

25 mars au 7 avril 2014 (impression)  

25 mars au 7 avril 2014 (impression)  

Profile for mplante
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