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Culture Luxembourg

numéro 10

‡ culture ‡ voyage ‡ mode ‡ clubbing ‡ musique ‡ voiture ‡ interviews ‡ agenda ‡

Kris Van Assche

l’Homme Dior est belge Numéro Mode

BEL 2 ` — FRA 2 `

Emilie Simon ‡ Dave Spoon ‡ Burning Man ‡ Tamara Mellon


Vous apprécierez son dynamisme en un seul coup d’œil. L’Audi A5 Sportback. La force du design épuré. Design émotionnel et fonctionnalité sont la principale force de l’Audi A5 Sportback. La puissance de son design, qui tient ses promesses sportives à chaque fois que vous prenez la route, alliée à son espace et à son efficacité, lui confèrent un pouvoir de séduction indéniable. En prime, la transmission intégrale permanente quattro® aux quatre roues avec différentiel sport, proposée en option, renforce son dynamisme, caractéristique fondamentale du design Sportback. À coup sûr, vous le verrez par vous-même. Découvrez la nouvelle Audi A5 Sportback chez votre concessionnaire Audi.

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Consommation moyenne de 5,2 à 9,3 l/100 km selon motorisation. Émissions de CO2 de 137 à 216 g/km.


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Š GrÊgoire Alexandre

Crise de mode

Pour qui se prend-elle, cette crise, pour imaginer, une seconde, qu’il est de mon intention d’être raisonnÊ ? A dire vrai, la jeune arrogante m’amuse et m’excite davantage qu’elle ne m’effraie. Elle veut que je fasse des Êconomies et, immÊdiatement, j’ai envie d’or, de diamants et de galuchat. Il suffit qu’elle me parle de privation pour que je me rÊconcilie pour toujours avec le luxe le plus ostentatoire. Elle tente de culpabiliser mes dÊsirs qu’elle juge futiles et je me flatte de n’aimer que l’ÊphÊmère que je trouve littÊralement romantique. Elle me demande de freiner mes envies impulsives mais je ne peux pas mettre fin à la sensation de manque qui, finalement, m’anime plus qu’elle ne me frustre. Elle me chuchote des conseils rationnels. En vain, seuls les mots et les images des faiseurs de beau me touchent.

Ceux du crÊateur et artiste Kris Van Assche me vont droit au cœur lorsqu’il dÊclare que, de nos jours, le luxe se dÊfinit par  des dÊtails qui disent l’exception . L’irrÊvÊrence dÊlicieuse de Jimmy Choo qui s’invite chez H&M me comble. Les clichÊs que nous offre GrÊgoire Alexandre (LaurÊat du prix HSBC de la photographie 2009) m’enorgueillissent d’aimer la mode. Dans la sÊrie  You, everywhere you go , il met en scène trois femmes sans soucis de complexes modestes, qui exhibent des clous trop prÊcieux, des perles trop grandes, des Êpaules trop exagÊrÊes, des bodies trop sexy, des talons trop complexes et des bustiers trop judicieusement dÊmodÊs. Que la fête continue. † Pascal Monfort

numĂŠro 




HDBB6>G:

Luxuriant 10 Editeur Responsable ..................................................... Luxuriant SARL 42 Rue de Hollerich L-1740, Luxembourg Tirage ..................................................... 20 000 exemplaires Directrice Artistique ..................................................... Alice Litscher Fashion & Lifestyle Editor ..................................................... Pascal Monfort Marketing / Advertising ..................................................... Arnaud Decker arnaud@luxuriant.lu TĂŠl : (+352) 27 48 95 21 GSM : (+352) 621 210 180 RĂŠdacteur en chef ..................................................... SĂŠbastien VĂŠcrin sebastien@luxuriant.lu TĂŠl : (+352) 27 48 95 23 GSM : (+352) 621 493 980 IT Project manager ..................................................... Laurent Childz laurent.childz@luxuriant.lu Parutions ..................................................... 10 numĂŠros par an

RÊdaction ..................................................... Ben Andrews Marley Hutchison Steve Kugener Anne-Marie Schmit Christian Pearson Antoine Weber Thomas Decker Christine Delvaux Laurent Bravetti Caroline Puerta GÊraldine Grisey LÊa Revon Christophe Hanesse RÊgis Kuckaertz A.R Mari A.V Christophe Michel Fabien Rodrigues RS. François Koch CÊline Goncalves Julien Lion Photographes ..................................................... FrÊdÊric Berns Julia Champeau GrÊgoire Alexandre Vincent Habay Olivier Dessy Illustrations ..................................................... Minisushi Gilles Uzan SecrÊtaire de RÊdaction ..................................................... StÊphanie L. Abonnement et rÊservation ..................................................... Luxuriant magazine 42 Rue de Hollerich L-1740, Luxembourg T + 352 27 48 95 21 F + 352 27 48 95 25 info@luxuriant.lu www.luxuriant.lu



numĂŠro 

Sommaire ............................................................................................................... Éditorial........................................................................................... Luxorama

Charles Mandica..................................................

DĂŠcibel

Cico .........................................................................  Emilie Simon .......................................................  Die Out...................................................................  Rockhal ..................................................................  NathaĂŤl ................................................................... 

Vitrine

Punky b.................................................................. Vitrine .................................................................... Tamara Mellon..................................................... Kris Van Assche ...................................................  You, Everywhere you go ...................................

Vroum Service ................................................................................. Eldoradio ......................................................................................... Metropolis

Christiania.............................................................

La nuit.............................................................................................. Burning Man ........................................................ Extrabold ......................................................................................... LFI .................................................................................................... Steve’s corner .................................................................................. Fresh ................................................................................................. Blabla............................................................................................... Hangover ......................................................................................... In web we trust ............................................................................... Agenda ............................................................................................. Horoscope ........................................................................................


AJMDG6B6

Interview Charles Mandica  Mon plaisir ne devait pas souffrir d’une castration de toutes les libertÊs.  Cette interview conte l’histoire de Charles Mandica : l’homme qui visant la lune, est tombÊ sur une petite Êtoile. Il a rÊussi le pari d’accoucher d’un mÊlodrame dont l’intrigue principale se passe chez nous, au Luxembourg. Premier coup d’essai transformÊ en coup de maÎtre pour son roman intitulÊ Le Puzzle De Bestzeller, en passe de devenir un bestseller. AllÊluia !

s Amoureux du Grand-DuchÊ ? C’est mon pays d’attache, le plus beau du monde. J’y trouve une quiÊtude, une dynamique culturelle et un tissu social intÊressant, doublÊ d’un capital Êconomique palpitant. Je serai plus que fier si, par ce roman, je pouvais aider un peu à faire grandir la francophonie au Luxembourg.

s Tu as ÊditÊ ton roman tel un punk selon la mÊthode  Do It Yourself  ? J’ai complètement autoproduit et distribuÊ mon premier livre. C’est un projet en dehors de mes rÊfÊrences professionnelles. Je ne voulais pas qu’il y ait d’interfÊrences externes. Mon plaisir ne devait pas souffrir d’une castration de toutes les libertÊs. s Même le prix est punk ? Le prix est plus que punk : 11,88 pour un bouquin avec ces mensurations, 248 pages, 11 x 2,2 x 17,8 cm pour 246 grammes. C’est donnÊ ! s Philanthrope ? Mon livre n’est pas une entreprise avec un business model pour un objectif financier mais je ne veux pas pousser cela jusqu’à la philanthropie car, au bout du compte, j’aimerais gagner 300 ` pour partager un bon resto avec des amis. s Pourquoi 11,88 ` ? Je suis attachÊ aux symboles, pour le prix, le 11 est mon mois de naissance, le premier 8 reprÊsente l’infini et le second, celui du bonheur en Asie. La parution officielle s’est faite le 09/09/09. s Demain ? Hier, Êcrire ce livre fut pour moi un dÊfi, ensuite il s’est vendu, c’est devenu une prouesse et aujourd’hui il plaÎt, cela ressemble à un petit exploit. Demain, le rêve cachÊ derrière cette aventure, serait que mon livre devienne le scÊnario d’un film rÊalisÊ par les frères Dardenne‌ ou Jean-Jacques Annaud. Cela ne fait pas partie de mes projets de fin 2009 (rires). s Le pitch ? Un manuscrit dramatique tombe entre les mains d’un antihÊros qui s’amourache de la championne du monde des malheurs. Leurs histoires vont fusionner vers un mÊlodrame mêlant amour, voyage, crime, garde-à-vue et manipulation. s Une part d’autobiographie dans ton bouquin ? Oui, je cuisine bien le lapin aux olives, j’ai sÊjournÊ à Riga et en Australie mais je n’ai jamais tuÊ personne...



numĂŠro 

s Dans quelle mesure rends-tu hommage au Luxembourg dans ton roman ? Je suis le premier à prêcher la proximitÊ, mon livre est pensÊ, Êcrit et imprimÊ au Luxembourg. L’histoire se dÊroule au Grand-DuchÊ, mais ce n’est pas un guide touristique, mon deuxième livre comportera beaucoup plus de descriptions locales. s Les premières lignes de ton prochain ouvrage ? Il faisait tellement chaud, ce jour-là à la Schueberfouer, que les talons-aiguilles des femmes s’enfonçaient dans le goudron de la place du Glacis‌ † SÊbastien


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Interview Cico

Cico, l’ex tifoso du groupe Uranami, dÊfendra son album Libero Como Erminio sur les planches du festival Sonic Vision, le 27 novembre à la Rockhal. Le rappeur rital invite pas moins de neuf artistes du Grand-DuchÊ à pousser la chansonnette à ses côtÊs et nous livre une pop sincère qui fleure bon la dolce vita. s S.S. Lazio ou A.S. Roma ? Lazio ! Dans mon bled en Italie, quand ta famille supporte depuis plusieurs gÊnÊrations la Lazio, tu es forcÊment de la Lazio. s Ta couleur prÊfÊrÊe ? Le jaune, je suis daltonien et c’est la seule couleur que je perçois. Toi, par exemple, comme tu n’as pas de jaune sur toi, je te vois en noir et blanc. Voilà pourquoi le Roude LÊiw sur mon disque est en jaune au lieu d’être en rouge et bleu. s Les spots d’un vrai rital au Luxembourg ? Un vrai rital cÊlibataire, c’est partout sauf à la maison et un vrai rital avec femme et gamins, c’est à la maison et nulle part ailleurs. s Libero come Erminio ? C’est un clin d’œil au jeu de mots italien  Libero come Erminio Ottone , soit d’être libre comme un  mignottone , un gigolo. L’idÊe est de montrer que je suis libre, sur un point de vue musical, d’aller avec qui je veux et je le prouve avec les nombreux featurings de ce disque. Je suis accessible à tous les styles de musique, toutes les couleurs et toutes les religions. s Multi instrumentaliste, quel est ton joujou de prÊdilection ? Je me dÊbrouille avec pas mal d’instruments, mais c’est vraiment la guitare qui m’Êclate. Je suis informaticien alors quand je rentre du boulot, si j’ai envie de jouer de la musique, je prÊfère chercher une mÊlodie pendant deux heures sur ma guitare plutôt que de bricoler une boucle de rap sur mon ordinateur.



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 Je suis daltonien et c’est la seule couleur que je perçois. 

s Qui est ta princesse ? Ma mère, mais la chanson à laquelle tu fais rÊfÊrence est sur mon ex. Tu vois un peu l’ambiance, quand tu es dÊtruit par le fait qu’elle t’a abandonnÊ et que tu penses que tu ne t’en remettras jamais. Et bien c’est faux, aujourd’hui j’ai la plus belle femme du monde (sourire). s Un mot pour la communautÊ italienne du Luxembourg ? Je vous aime ! s Pour le pape ? Ora pro nobis, priez pour nous. s Et pour Silvio Berlusconi ? Allella ! Je suis ni pour, ni contre, je fais de la musique, pas de la politique. Va savoir, avec tout le fric qu’il a, si à sa place, nous n’aurions pas envie de faire les mêmes conneries que lui. Il est spontanÊ et grâce à lui, l’Italie est mondialement connue d’un point de vue comique. † SÊbastien


Nouveau design, nouvelle motorisation

Passez à la vitesse supérieure ! 3, 2, 1… Go !!!

Le nouveau site driving.lu est à présent en ligne ! N’attendez plus, surfez sur www.driving.lu pour découvrir toutes ses nouveautés. Des remarques, des suggestions sur tous ces changements ? Nous sommes très curieux de connaître votre avis. Envoyez-nous un mail à driving@editus.lu et nous vous répondrons rapidement.


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Interview Emilie Simon

 L’Êcriture s’est essentiellement passÊe derrière mon piano.  L’impÊratrice glaciale continue sereinement sa marche. Elle vient de parfaire le pianotage de son dernier album Big Machines dans la Big Apple. Big up à princesse Êlectro et gageons que son rÊcital rencontrera un big succès le 26 novembre sous les projecteurs du club de la Rockhal. s Le fil conducteur de ton album ? New-York, j’y suis partie parce que j’avais envie de prendre des vacances et finalement, j’y suis restÊe parce que cette ville m’apporte beaucoup d’Ênergie. s Tu n’en veux donc plus aux AmÊricains de t’avoir boudÊe quant au changement de la BO de La Marche De l’Empereur ? Je ne leur en ai jamais voulu de ne pas avoir gardÊ ma bande son pour la diffusion sur le marchÊ US de ce film même si, effectivement, cela m’avait fait de la peine de voir mon travail balayÊ (sourire). s Tu en as profitÊ pour recruter ta nouvelle cour musicale à New-York ? Les musiciens invitÊs sur mon disque sont des gens rencontrÊs au jour le jour, exceptÊ deux intervenants français. Ils font tous partie de mon aventure nord-amÊricaine, puisque j’ai aussi enregistrÊ à MontrÊal, une autre mÊgalopole que j’aime beaucoup.



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s Tu assumes ta filiation de Kate Bush ? J’assume, il n’y a pas de problème, en plus Kate Bush est une des premières femmes compositeurs et rÊalisatrices de l’histoire de la musique. Elle fait partie des artistes qui m’ont beaucoup marquÊe Êtant enfant au même titre que les Beatles et Johnny Michels. Maintenant, allez savoir pourquoi des rÊfÊrences très  katebushiennes  sont sorties sur cet album ? s La big machine qui t’a servi à composer tes mÊlodies ? L’Êcriture s’est essentiellement passÊe derrière mon piano avec simplement ma voix. La structure des morceaux a ÊvoluÊ comme cela pendant un peu plus d’une annÊe, avant que je dÊcide de passer au stade de la rÊalisation et de la production des sons sur mon ordinateur. s Un biopic sur toi, tu aimerais quelle actrice pour jouer ton rôle ? On me dit souvent que je ressemble à Audrey Tautou ou Marion Cotillard mais je pense que je serais prête à assumer le rôle moi-même (rires). s Viendras-tu à la Rockhal avec des instruments bizarres ? J’aurai une nouvelle version du  Bras , un appareil dÊsignÊ par Cyril Brissot de l’IRCAM qui me permet de traiter ma voix sur scène en temps rÊel. † SÊbastien


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ÂŤ Nous concrĂŠtisons un vieux rĂŞve Interview de rocker. Âť

Die Out!

Nous avons alpaguÊ Mathieu et Lionel, respectivement guitariste et chanteur de la formation hardcore Die Out!, pour leur chaparder une copie de leur dernier disque intitulÊ ItÊration. Les deux sbires natifs du plat pays ont accordÊ un peu de leur temps à Luxuriant et nous parlent des pyramides humaines, d’alcool et de luxe. Will hardcore survive ! s IdÊalement vous aimeriez mourir comment ? Sur scène, à la fin du set ! s Live fast, die young ? Profiter à fond du moment prÊsent, remplir notre vie d’expÊriences et ne rien avoir à regretter. s Die Out! dÊveloppe-t-il le syndrome de Peter Pan ? Nous voulons Êvidemment exploiter notre jeunesse mais en toute intelligence, afin de poursuivre l’expÊrience de notre passion toute notre vie. s Est-ce que Die Out! est hardcore jusqu’à la mort ? Même si nous ne lâchons pas nos boulots pour la musique hardcore (NDLR Mathieu est architecte et Lionel, graphiste), l’investissement est vraiment jusqu’à la mort. Nous dÊfendons une certaine mentalitÊ qui englobe un respect des choses, des êtres et de sa propre vie. s C’est quoi être hardcore? Cela peut être de ne pas boire d’alcool mais ce n’est pas notre cas. Il y a plein de mouvements nihilistes ou super nÊgatifs qui stÊrÊotypent le hardcore. En tous cas, nous ne sommes pas hardcore dans le sens oÚ nous refusons tout en bloc, l’alcool, la drogue, les sociÊtÊs de consommation ou la viande.



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s Vous refusez quoi alors ? Nous ne refusons rien mais nous donnons un avis sur des choses (rires). Notre musique parle d’actualitÊ et de rapports humains. s Vous remerciez sur votre site tous ceux qui vous ont laissÊs dormir sur leur sol, c’est cela le vrai luxe pour vous en tournÊe ? Le vrai luxe c’est de se retrouver chez quelqu’un qui, même si nous dormons sur son sol, va faire l’effort après le concert, de nous faire dÊcouvrir sa ville et de nous emmener en boÎte. s Un 7 pouces à 300 copies : c’est pas encore trop clichÊ en 2009 dans la scène hardcore ? C’est clair que c’est clichÊ, mais nous nous en moquons car nous concrÊtisons un vieux rêve de rocker. Si tu n’as pas de platines vinyles, dans le disque, tu as une carte de tÊlÊchargement avec les tracks et 4 bonus supplÊmentaires. s D’ailleurs, vous demandez aux internautes de copier et de partager votre musique avec tous leurs potes, Die Out! c’est tellement pourri que personne ne veut l’acheter? Quoi qu’il arrive, ils le feront, alors autant leur donner notre bÊnÊdiction : cela permet de rÊpandre notre musique et d’avoir plus d’opportunitÊs de concerts. s Qu’est-ce qui vous fait plaisir dans vos concerts ? Quand les kids nous prouvent leur gratitude en montant une pyramide humaine devant nous. Nous trouvons cela plus fun et plus positif qu’un pogo bourrin à coups de pieds retournÊs ! † SÊbastien


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The Asteroids Galaxy Tour

L’Êcho de la Rockhal Les vendredi 27 et samedi 28 novembre, la Rockhal propose sa seconde Êdition du Sonic Visions Showcases & ConfÊrences. Au programme cette annÊe : focus sur l’Italie, rencontres entre professionnels venus de toute l’Europe, forums de discussions, confÊrences mais aussi un vÊritable bombardement de plus de 20 concerts rÊpartis sur deux jours. À l’affiche, quelques mÊgatonnes du moment avec notamment les Silversun Pickups, The Asteroids Galaxy Tour mais Êgalement des torpilles prometteuses comme Piano Club, Hal Flavin, The Yupps, Abstract Sound Project ou encore les 2 obus Êlectroniques de fabrication locale, Flashy Rock et Christal & Crack. Un armement destructeur donc côtÊ programmation et côtÊ animations, l’artillerie lourde est aussi de sortie : la Rockhal, ÊpaulÊe par son centre de ressources, propose une sÊrie d’ateliers, de confÊrences et de forums afin d’ouvrir le dÊbat sur les sujets qui prÊoccupent et passionnent le monde de la musique : son financement futur et actuel. L’orateur principal de cette confÊrence est un gÊnÊral de renom, Carl Leigthon-Pope.



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Petite revue du paquetage : The Asteroids Galaxy Tour (DK) : première partie du concert de Katy Perry en juillet dernier à la Rockhal, le groupe danois revient ce 27 novembre au Sonic Visions pour prÊsenter Fruit, sa toute nouvelle arme de sÊduction massive. Silversun Pickups (USA) : rÊvÊlation 2009 et assurÊment Le groupe à suivre dans les prochaines annÊes. Les amÊricains ont le vent en poupe, un vent martial qui vient de les pousser jusqu’ à partir en campagne dans toute l’Europe, en première partie de Placebo. Swoon, leur dernier opus en date, est une vÊritable bouffÊe d’air frais qui synthÊtise à lui seul les termes indie et alternative. Julie’s Haircut (I) : sans aucun doute l’une des formations les plus intÊressantes de la scène rock alternative italienne qui combine une Ênergie live digne de Primal Scream et Kasabian. Bref une deuxième Êdition qui, nous l’espÊrons, fera quelques dÊgâts collatÊraux‌ † AV


BAKFORM


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Interview NathaĂŤl ÂŤ Meng bescht ErĂŤnnerung ass den ĂŠischten deel vu Busta Rhymes. Âť Dir kennt hien bestĂŤmmt vun der ÂŤMore Than RnBÂť CD oder dir waart den Busta Rhymes an d‘Rockhal lauschteren wou hien fir d‘Première Partie d‘BĂźhn gerockt huet... ech hunn mam NathaĂŤl iwer Musek, Projeen an LĂŤtzebuerg geschwat... s WĂŠini hues du däin Talent an däin Interessi fir d‘Musek a besonnesch R&B entdeckt? Ech war schon ĂŤmmer un Musek interessĂŠiert, säit ech kleng war, besonnesch d‘Musek dĂŠi meng Eltere gelauschtert hunn, klassesch Musek, afrikanesch Musek an nach „Chanson française“...GĂŠint 16 Joer hunn ech da vill Rap gelauschtert, mä vu dass ech ĂŤmmer gäre gesongen hunn sinn ech ĂŤmmer mĂŠi a Richtung R&B gaangen, dat heescht lo awer net dass ech mam Rap fäerdeg sinn. s Wat waren deng ĂŠischt musikalesch „Coups de cĹ“ur“? Dat ass wierklech schwĂŠier ze soen well ech bĂŤssen vun allem lauschtere mä R Kelly, den ĂŠischten Album vu Saian Supa Crew oder Boyz II Men sinn bestĂŤmmt ĂŤnner deenen. s Wat waren deng ĂŠischt BĂźhnen, ĂŠischt Gruppen, Musek-Partneren? Meng ĂŠischt BĂźhn wor an engem LycĂŠe mat menge Kollege vum A.L.S.; de K, GodiĂŠ an duerno sinn nach den Trefle 4 an de Lil‘Star ukomm. Deemools hate mir nĂŤmmen en Minidisc vun engem Kolleg fir an der Kummer opzehuelen. Mat hinnen hunn ech wierklech meng Passioun vun der BĂźhn erlieft. An obwuel ech lo mĂŠi am Domaine R&B schaffen bleift A.L.S. meng ĂŠischt Famill.



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s Ass et schwĂŠier sech eng platz ze man am R&B Milieu zu LĂŤtzebuerg, ass d’ Szeen gutt lieweg? Éierlech gesot gouf et fierun kuerzem nach keng Szeen... Mä et fänkt lues a lues un mat wuessen. Et gi puer Artisten dĂŠi cool Saache man. Läscht Joer hunn ech fir d‘CD vu MORE THAN R&B geschafft, op dĂŤser CD hunn puer vun deenen beschte LĂŤtzebuerger Artisten matgemaach, wĂŠi Bolingo oder Ravidson mat deenen ech hautdesdaags ganz enk schaffen. An mir probĂŠieren vis Ă  vis vum Ausland bĂŤssen d‘FändelsdrĂŠier vum LĂŤtzebuergesche R&B/Soul Muwwement ze sinn. s Deng bescht ErĂŤnnerung vun der BĂźhn? Meng bescht ErĂŤnnerungen sinn bestĂŤmmt den ĂŠischten deel vu Busta Rhymes an der Rockhal an en anere Show zu Sal am Cap-Vert 2008. Mä ech hunn der ganz vill anerer am kapp ĂŤnner deenen meng Collaboratioun mat der BrĂŠisseler Crew (JR, Six, Gandhi) oder nach d‘Première Partie vum Booba mat Taipan an Nytt mä mir hunn och mat Lord Kossity, Seyfu, les Neg‘Marrons d‘BĂźhn gedeelt. s Wat sinn deng Zukunftspläng? Fir dâ€˜ĂŠischt ass eng 5 Titel CD ĂŤnnerwee dĂŠi fir Ufank 2010 geplangt ass. Dann kennt mäin Master an Droit. Ech schaffen och op verschidden Projeen mam Bolingo, Ravidson an Amiel (mäin Brudder), jo ech mengen 2010 gĂŤtt en schĂŠinen „Jorgank“. s Deng 5 Hotspots zu LĂŤtzebuerg fir eppes z‘iessen, e Patt ze drĂŠnken, Party oder Musek ze lauschteren? Fir d‘Iessen fannen ech de Patagonia zu Hesper gutt, de Verso an Clausen fir en BĂŠier, fir Party fannen ech persĂŠinlech de White flott. Gutt Musek ginn ech an der Rockhal, den Atelier oder den Exit07 lauschteren. † François Koch


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NumĂŠro spĂŠcial mode

Š GrÊgoire Alexandre

Selon Coco Chanel,  la mode, c’est quelque chose au bord du suicide , un peu comme le bouclage de ce numÊro spÊcial mode à la fois excessif, intense et riche en art du changement. Alors des pieds à la tête, de la rue aux podiums, nos invitÊs se mettent à nu pour vous exposer leur vision de la mode.

Lunettes JF Rey All clothing VĂŠronique Leroy (including neck piece)

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Une fille, son look, ce jour-là s Qui es-tu ? Je m’appelle Nirina Schiltz, j’ai 29 ans, je vis et travaille au Luxembourg. Je suis propriÊtaire d’une petite boutique dans le centre-ville appelÊe  Hello Beluga . s Quand as-tu portÊ ce look ? Premier lundi de novembre, par un temps grisâtre et pluvieux, dans les rues de Hollerich. s DÊcris-nous ce que tu portes ? Je reviens tout juste d’un week-end à Stockholm oÚ j’ai dÊnichÊ plein de petites merveilles, notamment cette robe de la marque Velour ainsi que ces bottines de Minimarket qui ne quittent plus mes pieds. Il faudra très vite que j’en trouve une autre paire car j’ai peur de les avoir usÊes avant même que l’hiver n’ait vraiment commencÊ. Je porte une cape SessÚn de la saison prÊcÊdente. Le bracelet est de la jeune marque Daydream Nation pour laquelle j’ai eu un Ênorme coup de foudre rÊcemment. Le collier avec des vraies lunettes vintage est de la crÊatrice Claire Pain. Pour raviver le tout, j’ai ajoutÊ mon Êcharpe fuschia de McQ. s Pourquoi ce look et pas un autre ce jour-là ? Qu’il fasse beau ou qu’il pleuve, je ne me sens jamais plus à l’aise que dans une robe. Ce matin-là, j’avais envie de confort d’oÚ rien de mieux que ma nouvelle acquisition scandinave. Elle est incroyablement douce et sa coupe ÊvasÊe tellement facile à porter. Les bottes plates et Êtanches pour affronter le mauvais temps. Et ma grosse Êcharpe à enrouler plusieurs fois autour du cou pour me rÊchauffer car soyons honnêtes, il y a mieux qu’une cape pour tenir chaud. s En quoi ce look te reprÊsente (ou pas) ? Je crois que ce look me reprÊsente assez bien, simple mais avec une petite touche de couleur et d’humour. Certains de mes amis sont parfois morts de rire quand ils voient mon look ! Mais moi j’aime et j’assume. s Si tu Êtais un look pour une occasion particulière, tu serais ? J’adore l’univers de Charles Anastase, surtout sa dernière collection printemps – ÊtÊ. Il y avait là une silhouette, dans des tons crème, avec un haut drapÊ à volants, portÊ sur une crinoline semi transparente. Le tout accessoirisÊ avec des compensÊes hautes dans les mêmes tonalitÊs. C’Êtait un look romantique mais avec une touche punk girly, un ensemble que je me verrais bien porter à un mariage, le mien peut-être dans un futur proche. † Propos recueillis par Punky b www.punky-b.com



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En retenue RĂŠalisation : Pascal Monfort Photos : D.R.



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The Tamara ‘Jimmy Choo’ Mellon Interview Fashionistas, be prepared to go wild. Jimmy Choo is coming to your very own branch of H&M. The distinguished British fashion house will partner with the giant Swedish clothing retailer to bring you a stunning collection of luxury shoes and designer bags. The outstanding creations will be available exclusively in Luxembourg from the city H&M store, starting 14th November. We meet Tamara Mellon, President and Founder of the Jimmy Choo designer shoes line, to find out more about this intriguing alliance.

s How did the collaboration come about? The H&M marketing department got in touch with me and we had our first meeting in February. Immediately it was a ‘yes.’ I thought it would be very nice to do a shoe and bag collaboration and H&M has not done that before. I have been watching what H&M has done with other designers and the product is so well executed, and the idea is pioneering so we also felt flattered. We got straight on with the project of creating a fun, accessible collection with perfect party pieces to reach a young customer with a fashionable and independent spirit in this one-time collaboration. Then Margareta Van den Bosch, the H&M Creative Advisor, came back and suggested clothes. At first I thought help! But then I thought about how great it would be to create a complete look and vision for the Jimmy Choo for H&M woman. s What is the difference between the Jimmy Choo core customer and the woman who shops at H&M? The H&M customer is slightly younger, yet we wanted to stay true to what Jimmy Choo is. There’s always a rock chick there but also a sense of elegance. The Jimmy Choo Autumn/Winter 09 collection had a big Debbie Harry and chic punk rock inspiration - leopard, neon studs, dynamism - so that was our starting point. For H&M you can see the trickle-down effect. We were not sure at first whether we could use real leathers, studs, crystals and rivets, but when we found what was possible, it completely exceeded our expectations. s Heels and bags is a real departure for H&M, isn’t it? They have created shoes for the Viktor & Rolf collaboration and sneakers for Matthew Williamson but never a collection with an accessory designer. The pieces are slightly upgraded in prices from around 59 euros to 99 euros and the boots are more expensive but designs are made from leather with leather soles. With the big volume of production, they were able to keep this high level of quality. The range will go into around 200 stores globally. s How did you approach the clothes? I was essentially thinking about what would I wear with the shoes and bags and Margareta wanted it to be about party dressing as the range reaches the stores in November. A lot of my inspiration came from vintage pieces. Funnily enough I had recently been to Miami on a research trip and had come back with a number of pieces with a 80s feel including little dresses in leather or with crystal stone embroidery. When Margareta called, it felt like serendipity. I spun that 80s feel to have a modern, fresh appeal in the suede and leather



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dresses, and its great as leather in itself is so big for Autumn/ Winter.

Every piece was tested, and the team and I also did fittings to make sure the elegance, comfort and durability was there.

s In the current economic climate have you rethought how you dress? Funnily enough I am having more fun with my accessories. I am taking simple basic coloured dresses from my wardrobe - old, but good shapes - and putting new accessories with it. Suddenly that dress will look modern and fresh. The idea of that simple, easy dress really informs the collection. Last night I put on the one shouldered black leather dress with the cheetah shoes and I was ready to go.

s The entire collection is really in keeping with current Autumn/Winter trends - the 80s, leather, punk. You haven’t held back or recycled past collections... This was really about pushing it; not dumbing it down. It’s our first big collaboration, so we wanted to go for it.

s What about a heel height? Jimmy Choo is known for staggeringly high heels! I have gone for 110mm for most of the shoes in the Jimmy Choo for H&M collection, whereas at Jimmy Choo, our heel heights have a wide spectrum of range to encompass every aspect of the Jimmy Choo woman’s lifestyle, from flats & biker boots to the highest evening shoes constructed on 120mm.

s And out of interest, what were you wearing as a teenager in the 1980s? It was all about Alaia and bodycon. I used to save up to buy specific pieces. Before that I was into denim shorts and cowboy boots. But only I got into Debbie Harry, the reference point for this collection, back then in the late 1970s. I think I was too young so it’s wonderful to discover someone first time around. † Anne-Marie Schmit

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Interview Kris Van Assche  Ce n’est pas demain que les hommes porteront des robes. 

Kris Van Assche, c’est le Belge qui dessine Dior Homme, un directeur artistique authentique en perpÊtuelle quête d’esthÊtisme et de poÊsie. Il aime cÊlÊbrer une masculinitÊ qui prendrait le temps de se choyer et une fÊminitÊ qui ne cesserait de se rÊinventer. Parallèlement à Dior Homme, ce stakhanoviste du beau dirige sa propre ligne de vêtements siglÊe KRISVANASSCHE. Ses crÊations glorifient le chic d’antan, vÊnèrent le sens du dÊtail et exaltent une attitude sophistiquÊe en rupture avec l’uniformisation sportswear. Entretien  mitraillette  avec l’Homme Dior.

s Comment être ÊlÊgant aujourd’hui ? En ayant une allure qui reflète l’ÊlÊgance du cœur, intÊrieure. En Êtant sobre et moderne tout en Êvitant la convention ou, inversement, l’outrance. s Quelle est, selon vous, l’antithèse de l’ÊlÊgance ? Le dÊguisement et le  n’importe quoi . Vouloir  faire jeune  à tout prix est une attitude ridicule. Ou bien vouloir se vêtir pour exprimer un statut social. s A quoi sert la mode à l’aube de 2010 ? Un antidote à l’ennui.

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 Vouloir ‚ faire jeune › à tout prix est une attitude ridicule. 

Exposition à Hyères, 2009 s Qu’est-ce que le luxe de nos jours ? Des dÊtails qui disent l’exception, le savoir-faire et la beautÊ. s Que trouvez-vous  beau  ? Ce qui est dÊsirable. s Qui est la femme KVA de votre dernier dÊfilÊ ? Une fausse bourgeoise qui revisite les classiques en les modernisant. Elle incarne une fÊminitÊ Êternelle, dans des robes impeccables et sexy, sans vulgaritÊ. Elle est nette, coupÊe, stylÊe dans la simplicitÊ et l’Êvidence de sa sÊduction. Imaginez Grace Kelly dans les rues d’Anvers. s Vos clientes ressemblent-elles à la femme que vous imaginez lorsque vous crÊez ? Je n’imagine aucune femme en particulier. Je pars d’une silhouette, d’un dÊsir d’harmonie que doivent être capables de s’approprier toutes les femmes. Pas d’Êlitisme, la femme KVA me surprend toujours et j’en suis ravi. s Quels sont les essentiels d’un vestiaire fÊminin ? Une robe noire, une chemise blanche, un manteau, un trench... Finalement, ce n’est pas très loin du vestiaire masculin. s Y-a-t-il une pièce ou un accessoire qui ne fera jamais partie de vos collections ? Personne ne sait ce que je risque de faire d’ici 30 ans‌ Même pas moi.



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s Faut-il être schizophrène pour crÊer pour KVA et Dior Homme ? Non. Il faut être organisÊ et efficace, ce qui est le contraire de la folie. Les moyens dont dispose chaque maison, KVA et Dior, dÊterminent les collections. D’un côtÊ, on a une Êconomie serrÊe, une logique de jeune maison indÊpendante qui doit inventer tous les jours la formule pour concilier crÊativitÊ et rentabilitÊ. De l’autre, chez Dior, l’ampleur des moyens autorise l’expÊrimentation, le luxe et la dÊmesure. Les ateliers sont la pierre angulaire de cette organisation. Leur savoir-faire permet de crÊer des collections dans un esprit couture propre à Dior. s Travaille-t-on une collection pour la femme de la même façon que pour l’homme ? Avec la même intensitÊ mais pas avec les mêmes contraintes. Le vestiaire masculin est rÊduit et, quoi qu’on dise, ce n’est pas demain que les hommes porteront des robes ou des imprimÊs chocs. Inversement, on peut faire à peu près tout ce que l’on veut chez la femme. Il s’agit donc de resserrer, de recentrer le propos, d’être prÊcis et cohÊrent. Pour l’homme, il faut s’Êvader. Pour la femme, il faut Êlaguer. s Vous trouvez-vous des points en commun avec Monsieur Christian Dior ? Je ne pourrais jamais affirmer quoi que ce soit. Quelle prÊtention‌ Mais il semblerait qu’il recherchait avant tout  la beautÊ ‌ Je me retrouve là-dedans.


Collection homme automne / hiver 2009-2010 s Quelle vulgaritÊ pourrait vous conduire à vous mettre en grève ? De devoir travailler avec quelqu’un que je mÊprise. s Votre dressing ressemble-t-il à une boutique Dior Homme ? Non, pas vraiment, même si j’ai beaucoup de pièces Dior Homme bien-sÝr. J’ai aussi beaucoup de vêtements KVA et des t-shirts sans marque particulière que j’ai rapportÊs de mes voyages.

s Le jogging est-il nÊcessaire au vestiaire masculin contemporain ? Drôle de question. Non, je ne crois pas, parce qu’il n’embellit pas tout le monde. Contrairement à un costume bien coupÊ ou une chemise blanche. s Avez-vous une mÊthodologie que vous appliquez systÊmatiquement pour prÊparer vos collections ? Non, pas de rituel. Mes sources et mes influences sont diverses et changeantes. Un voyage, une musique, une photo peuvent numÊro 




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ÂŤ La femme KVA me surprend toujours. Âť

Collection femme printemps / ĂŠtĂŠ 2010 : backstage



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constituer le point de dÊpart d’une collection. Je ne veux pas de cadre rigide. Il me faut de la libertÊ pour crÊer, c’est indispensable. s Quelles sont les destinations de voyage qui vous ont le plus inspirÊ? Buenos Aires est ma ville sœur, celle vers laquelle je reviens sans cesse. J’y retrouve une ambiance urbaine à laquelle je m’identifie, entre passÊ et modernitÊ. La rue est une scène permanente, la sensualitÊ est partout, le mouvement et les contrastes aussi. Je ne m’en lasse pas car elle change tout le temps. s Pourriez-vous imaginer une collection inspirÊe d’un voyage au Grand-DuchÊ du Luxembourg ? Aucune idÊe, tout dÊpend de ce que je pourrais y vivre.

Collection femme printemps / ĂŠtĂŠ 2010

s Quel patrimoine culturel hÊritÊ de Londerzeel, votre village natal, retrouve-t-on dans votre travail ? L’apprentissage et le dÊfi. La belle lumière froide du Nord. La volontÊ de s’Êchapper du gris aussi‌ s Avez-vous parfois l’impression d’offrir à Dior une mode  à la belge  ? Ma  belgitude  est incontournable. Elle est faite de passion et de sobriÊtÊ mêlÊes. De rigueur et de dÊmesure. C’est une alliance de contraires qui se bousculent et forment une alchimie.

Collection femme printemps / ĂŠtĂŠ 2010 : backstage

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 Ma ‚ belgitude › est incontournable. 

Collection homme printemps / ÊtÊ 2010 s A qui avez-vous envie de dÊdicacer votre jeune carrière ? A ceux que j’aime, mais c’est encore trop tôt. s Avez-vous une dent contre les couleurs ? Au contraire, je les adore. Mais je trouve qu’elles sont vite inadaptÊes au vestiaire masculin, qu’elles frôlent le dÊguisement. Par contre, j’ai souvent utilisÊ des couleurs très fortes pour la femme. Des rouges sanguins, des bleus, des jaunes. s Quels sont les basiques d’un vestiaire masculin ? Toujours les mêmes : costume noir, chemise blanche, manteau, trench etc. Ces exercices de style sont immuables. Il faut composer avec et inventer quelque chose de nouveau à partir d’eux. s Avez-vous une muse ? Pas de muse  immuable ‌ Plutôt des personnes qui m’inspirent, mais cela change rÊgulièrement. s Que trouve-t-on à la lettre  J  de votre I-pod ? Justice, bande-son originale du dÊfilÊ Dior Homme: Blow. s Lisez-vous des magazines de mode ? Oui, même si, le week-end, je prÊfère les quotidiens.



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s Quel est votre livre de chevet ? The Precious Present de Spencer Johnson. s Y a-t-il un lien entre votre crÊation de mode et votre travail d’artiste ? Oui et non. Les installations que je conçois sont un univers à part, très distinct de la mode. J’y explore des donnÊes conceptuelles, dÊtachÊes des contraintes commerciales du prêt-à-porter. Cependant, tout ce que j’entreprends en art comme dans la mode est gouvernÊ par une quête de beautÊ et de sens. s Avez-vous mangÊ toutes vos betteraves, chez Françoise, vendredi soir, au dÎner de Rick Owens ? Non. Je connais bien les soirÊes mode maintenant. Je sais que l’on n’y va pas pour manger‌ J’avais donc mangÊ avant. Mais la soirÊe Êtait très rÊussie : un mix de gens Êtranges et inattendus. Très  frais . † Pascal Monfort Photo : Portrait : Julia Champeau DÊfilÊ : Patrice Stable Backstage et Accessoires : GaÍtan Bernard


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You, everywhere you go Photographe : GrĂŠgoire Alexandre Styliste : Rebecca Leach

Chemise, veste et chaussettes Uniqlo Pantalon en ciur Balenciaga Chaussures Converse model’s own



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Robe, chaussures et collants Alexander McQueen Page de gauche : Manteau-cape Giles Chaussures et jeans model’s own numÊro 




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Robe en laine beige brodÊe de clous et perles Giles Chaussettes model’s own Chaussures Gianvito Rossi Page de droite : Vestes Maxime Simons



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Page de gauche : Body Vilsbol de Arce Bottes VÊronique Leroy Ci-dessous : Robe Bottega Veneta Chaussures Gianrito Rossi Pochette Nina Ricci Pile de vetements model’s own

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Robe longue avec col de perles gĂŠant Moschino Chaussures Accessoire Diffusion Page de gauche : Robe Ă  pompons Lie Sang Bong Photographe : GrĂŠgoire Alexandre Styliste : Rebecca Leach Maquilleuse : Takako Olliver-Noborio Coiffeur : MickaĂŤl Jauneau Mannequins : Erica Krauter (Elite), Masha Kirsanova (Elite), Isabella Lindblom (Elite) Assistantes stylistes : Claire George et ChloĂŠ Neyret Vioz numĂŠro 




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Ass Kickin’ Figure de proue des sportives made in U.S., la Corvette entretient le mythe depuis maintenant plus de 50 ans. Sa mouture actuelle, dÊnommÊe C6, se rÊvèle diablement efficace et s’impose comme une rÊelle alternative aux rutilantes et ostentatoires germano-italiennes. Attention, pression sanguine en hausse ! Back to the Future Indissociable de l’AmÊrique des 50’s, la Corvette a vu le jour en 1953 à Flint, Michigan. Roadster biplace habillÊ d’une carrosserie en fibres de verre et dotÊ d’un 6 cylindres en ligne blue flame Chevrolet de 150ch, elle s’impose d’emblÊe comme LA rÊponse aux petits roadsters anglais très en vogue à l’Êpoque. Si l’engin affiche des performances modestes, il offre par contre un impressionnant concentrÊ de technologies et un comportement exemplaire encore inÊdits pour l’Êpoque. (R)Êvolution Si les 60’s voient le renforcement du caractère sportif de la Vette, les 70’s marqueront un tournant dÊcisif en insufflant à l’engin diabolique un design rÊvolutionnaire‌ et rÊsolument frimeur. 1984, retour au sommet avec une refonte totale du bolide en phase avec l’AmÊrique de Reagan et les aventures de Marty Mc Fly et autres Ferris Bueller : l’Êlectronique fait sa fulgurante apparition! 1997 marque le lancement de la C5. En près de 40 annÊes d’existence, la Vette est passÊe du statut de roadster spartiate à celui de GT ultra-performante à la tenue de route irrÊprochable et aux performances toujours à la hausse. Dernière en date, la C6 est commercialisÊe depuis 2006. Notre version d’essai affiche une cylindrÊe de 6200 cm3 et une puissance de‌ 436 ch. De quoi envoyer la sauce et titiller une F430. L’essai s’annonce fort en coups de pieds au c** ! LAPD & co Lorsque la charmante Laure me confie les clÊs de ma redoutable et inquiÊtante C6 en me lançant un bon amusement !, je suis immÊdiatement pris d’une proustienne rÊminiscence et les souvenirs commencent à m’envahir. Je me vois sur le tapis du salon familial occupÊ à briquer ma collection de Hot Wheels à coups de bombe Pledge en prÊvision d’une hÊroïque course de miniatures durant laquelle je colle une bonne paire de queues de poisson à mon fidèle cousin de 2 ans mon cadet. Sur le fier poste de tÊlÊvision Saba (à l’Êcran aussi plat que la morphologie de Shakira), Jon et Ponch de la sÊrie CHiPs sont occupÊs à en dÊcoudre avec deux malfrats en fuite à bord de leur Stingray noire. Ils envoient sÊvère dans les collines de Mulholland Drive. J’ai des Êtoiles plein les yeux et je passais les 10 annÊes suivantes à tanner mon oncle pour qu’il me laisse tenir le volant, puis passer les vitesses et enfin mettre sur 2 roues sa blanche Ritmo dans les parkings de supermarchÊs les dimanches après-midi. RÊveil !



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Born in the U.S.A. La mÊmoire rafraÎchie, je tourne la clÊ de contact, je presse le bouton start et‌ et‌ que dire ? Eh bien que la sonoritÊ du 6.2L est exquise, rauque et enivrante. Au diable l’hybride et les restrictions de CO2 (pendant 3 heures seulement) ! Les 436 bourrins vous propulsent dans un imaginaire plus proche des fabuleuses courses d’Indycar que du pÊlÊrinage familial chez Cactus le samedi après-midi. Et tout est là pour vous le rappeler : de la typo de compteur à l’affichage du logo Corvette sur le large Êcran de navigation. Bref, nous ne sommes pas là pour beurrer les sandwichs. Je pourrais Êpiloguer sur une pelletÊe de dÊtails techniques, mais je prÊfère laisser cela aux revues spÊcialisÊes. Ici, on parle de pur plaisir automobile, de sensations, d’huile et d’adrÊnaline. A peine quelques kilomètres et je me prends à rêver d’une fuite à bord de mon bolide. Les passants se retournent à s’en dÊvisser la tête et je jubile à l’idÊe de me manger quelques kilomètres de bitume. Je m’engage donc sur l’autoroute Luxembourg-Esch et je tente une petite poussÊe‌ Bluffant ! Le tonnerre gronde, la mÊcanique charge et mon cœur s’emballe. Puissante, rapide, hargneuse et volontaire, elle est bel et bien une GT exceptionnelle qui n’a rien à envier à ses rivales. Voiture de macho Êgoïste ? Sans doute, mais Voiture avec un grand V comme Vette. Conclusion La Corvette est de tous les superlatifs et joue la carte de l’hyper-sportivitÊ. Vous l’aurez compris, la fiche technique apparaÎt secondaire tant le plaisir procurÊ est immense. A bord de la C6, vous êtes seul et le regard rivÊ sur le compte-tours. Cela sent le cuir‌ et la fureur de vivre. On a aimÊ TOUT‌ mais aussi: La ligne exceptionnelle Le caractère polyvalent de l’engin, roulable tous les jours La taille du coffre La position de conduite La sonoritÊ du 6.2L Les sensations de conduite pure et dure Le mythe tout simplement On a moins aimÊ La rigiditÊ et le côtÊ  cheap  de certains plastiques † La Chevrolet Corvette C6 est disponible chez Autopolis (www.autopolis.lu) Christophe Michel


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Š Elizabeth Weinberg

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ELDORADIO CD-TIPP

Passion Pit: Manners Passion Pit aus Massachusetts si kierzlech mat hirer EP „Chunk of change“ an dem hyperaktiven HeliumHit „Sleepyhead“ em den Eck komm. An op hirem DebĂźtalbum maachen si elektronesch Kannerlidder fir Erwuessener dĂŠi staark un den New Yorker Duo MGMT erĂŤnnert. Mat engem Ă‹nnerscheet: Passion Pit sinn zu fĂŤnnef a kĂŤnnen nach vill mĂŠi halluzinogene KamĂŠidi maachen. InvitĂŠieren fir e puer Lidder gläich e richtege Kannerchouer an de Studio, am Plaz di kleng Kanner aus der BĂŠcks jäizen ze loossen. A wann den omnipresente Produzent Chris Zane, de Gitarrist Seth Jarbour an d‘BlĂŠiser vum Antibalas Afrobeat Orchestra am Studio optauchen, ass de geplangte Chaos komplett. Synthetesche Psychedelia mat Achtzeger-Touch? Souwisou. ElektrifizĂŠierten Indie-Rock? Och. World Music? Ass op mannst am Geescht präsent. Hitten ouni Enn? Wourop ee Substanzen huelen kann. DĂŠi een dann op di verschiddenste Plazen brĂŠngen. Am Opener „Make light“ zum Beispill an e Spillbuttek. Ee Lidd mat dreiwendem Bass an enger Neonsonn aus fiepsegen Synthesizer. Mee dono geet et rĂŠischt richteg lass. „Manners“ ass net nĂŤmmen deen Ăźblechen Indie-Rock-Album mat e puer individuelle Mierkmoler, mee huet wĂŠinst sengem elektroneschen Ă‹nnerbau vrun allem eent: ee richtegen Groove. Deen een beim lĂŤschtegen Titel „Little secrets“ direkt dozou verleet, mam Kannerchouer am Krees ze danzen. „The reeling“ taumelt dann am Delirium iwwert d‘Danzpist an spĂŠitstens dee verdrĂŠinten „Sleepyhead“ an dee kitschegen „Let your love



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grow tall“ loossen d‘Beem dann definitiv an den Himmel wuessen. Munitioun fir op mannst dat nächst halleft Joer „Weekend wars“ bitt „Manners“ allemol. Am beschten also gläich nach eemol nolueden. † Christine Delvaux


Winter by

Fashion

de gauche à droite et de bas en haut : Samsung B7620 Armani, oreillette Bluetooth Swarovski, oreillette Bluetooth Bang & Olufsen, Sony Ericsson Jalou Dolce & Gabbana, Asus Eee Swarovski, Samsung I7500 Armani.

Helpline gratuite 24h/24 et 7j/7: GSM 4321 - Tél. fixe 8002 4321 - www.luxgsm.lu LUXEMBOURG-GARE I BELLE ETOILE I CITY CONCORDE I DUDELANGE I ESCH-SUR-ALZETTE I ETTELBRUCK I JUNGLINSTER I KIRCHBERG I REDANGE I TROISVIERGES


B:IGDEDA>H

Christiania, ma bien-aimÊe Au commencement, vous avez le Danemark, grand gagnant 2009 des pays europÊens oÚ il fait bon vivre. La nation met un point d’honneur à gommer les inÊgalitÊs Êconomiques entre les diffÊrentes classes sociales : pas de trop riches et encore moins de trop pauvres. Ensuite, vous avez sa capitale, Copenhague, splendide mÊtropole rythmÊe par les cultures alternatives hors normes, un culte de la boisson sans limite, une bonhommie à toute Êpreuve et, pardonnez mon machisme, une fourmilière de blondes damoiselles hautes perchÊes, bonnes comme le bon pain. Et au milieu de tout cela, vous avez une commune libre baptisÊe Christiania, un paradis utopiste hors de l’Europe, autogÊrÊ par un bon millier de hippies, de squatteurs, de doux rêveurs et de bohèmes contestataires : suivez le guide ! A peine arrivÊs aux abords de Christiania, des panneaux vous interdisent de prendre des photos. A mon humble avis, les gentils freaks de ce village d’irrÊductibles glandeurs n’ont ni envie d’être dÊrangÊs dans leur oisivetÊ, ni envie d’être shootÊs comme des bêtes de foire et encore moins envie d’attirer les foudres du gouvernement sur leurs mœurs anti-bourgeois. Qu’à cela ne tienne, le journaliste d’investigation rebelle et engagÊ que je suis, a choisi l’option espion du KGB, en camouflant son vieux numÊrique sous son t-shirt, pour vous voler quelques images, certes pourries, mais authentiques de l’autre façon de vivre de ces insoumis. CrÊÊ en 1971 dans une



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caserne abandonnÊe, et depuis, maintes fois menacÊ d’expulsion par les autoritÊs danoises, le quartier libertaire dÊrange mais sÊduit aussi grandement tous les hurluberlus en quête d’expÊrimentations sociales. La vie s’est organisÊe autour de petits commerces sympas et atypiques : radio libre, boulangerie bio, jardin d’enfant verdoyant, cinÊma indÊpendant, salles de concert, skatepark, sans oublier les cÊlèbres tricycles à benne estampillÊs Christiania Bikes et, sur Pusher Street, les petites Êchoppes de vente de cannabis. La drogue douce s’affiche sur tous les faciès, un joint coincÊ dans le bec ÊdentÊ mais toujours souriant de 9 christianites sur 10. Quand aux drogues dures, elles ont longtemps ÊtÊ un problème de la citÊ et continuent de circuler maladroitement sous le manteau de zombies aux joues malingres. Lors de notre passage, une descente de 20 policiers a immobilisÊ pendant une heure le quartier. L’action coup de poing s’apparentait plus à une grosse fan-


faronnade pour rassurer l’opinion publique qu’à un vÊritable dÊsir de nettoyage, même si les petits comptoirs de haschich se sont vite pressÊs de plier bagages ‌ pour rÊapparaÎtre quelques heures plus tard. On parle quand même d’un business de 27 millions d’euros. Mais Christiania reste une belle ballade originale au milieu des bâtiments psychÊdÊliques qui Êgaieront vos soirÊes et vos chill dominicaux. Pour ce pèlerinage scandinave, l’ouverture d’es-

prit et la bonne humeur sont plus que conseillÊs. En tous cas, moi je plÊbiscite ce droit à la diffÊrence, à la nonchalance, à la paresse et au rejet du poncif travail-famille-patrie. Je pourrais encore philosopher sur cette anarchie pendant de nombreuses pages, mais ce Luxuriant 10ème Êdition s’est laissÊ sÊduire par l’univers de la mode, alors une fois encore, le luxe remplace la luxure dans ce magazine. † SÊbastien numÊro 




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POST-REPORT DU KNIGHT CLUBBER ! Voilà maintenant 10 ans que le Catclub est nÊ, 10 ans qu’il rythme les nuits luxembourgeoises, 10 ans qu’il Êmoustille les papilles des gourmands de ses saveurs ÊpicÊes.

bourg. DÊsormais, les mojitos et autres cocktails estivaux se savoureront toute l’annÊe  en terrasse  snobant la brise glaciale, la pluie et le froid du grand nord.

Au fil des annÊes, le Catclub s’est imposÊ comme un endroit incontournable de notre capitale, presque une institution pour les noctambules du Grand-DuchÊ (et ils sont nombreux !).

Autre nouveautĂŠ, les restaurants thaĂŻ et continental fusionnent et nous proposent une toute nouvelle carte prĂŞte Ă  aiguiser les appĂŠtits. Que vous soyez plutĂ´t cuisine asiatique ou traditionnelle, vous trouverez forcĂŠment votre bonheur parmi la large variĂŠtĂŠ de mets Ă  savourer.

Le secret de cette longÊvitÊ ? Un cadre original et un concept enchanteur oÚ se côtoient hommes d’affaires surbookÊs, brunes pÊtillantes, blondes Êclatantes et oiseaux de nuit dÊchaÎnÊs. Pour son anniversaire, le Catclub prend ses aises et brise les murs, offrant un espace bar qui s’Êtend à la terrasse jusqu’alors rÊservÊe aux quelques mois (jours ?!) de chaleur à Luxem-



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En 10 ans de fêtes, le Catclub n’a pas pris une ride‌sans Botox, ni chirurgie, il a rÊussi l’audacieux pari de rester l’un de ces lieux favoris de notre capitale. À dans 10 ans ! †


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A: ?DJG

Burning man J’ai dÊcouvert le Burning Man un peu au hasard de mes annÊes de zapping, en regardant du coin de l’œil un reportage ou deux sur ce curieux festival. Je me disais d’ailleurs qu’il fallait vraiment être allumÊ pour passer une semaine dans un dÊsert aride quand tant de destinations paradisiaques vous tendent les bras. Je me suis finalement laissÊ convaincre par deux amis que nous avions suffisamment eu notre lot de mers turquoise, de cocotiers et de sable fin, et qu’il Êtait temps de faire partie de ces excentriques pour l’Êdition 2009. Pour un allergique chronique aux acariens, une semaine à manger du sable promettait d’être dÊpaysante. A peine dÊbarquÊ sur le tarmac de Las Vegas, me voilà parti pour un road trip à travers la Death Valley, destination Black Rock City, citÊ du Burning Man et ÊphÊmère troisième plus grande ville du Nevada. Le panneau  Planet Exit , à la sortie de la dernière bourgade traversÊe, annonce la couleur. Le Burning Man, c’est cinquante mille personnes qui se rÊunissent pendant la dernière semaine d’aoÝt dans le dÊsert autour d’un grand bonhomme en bois, qui sera brÝlÊ le dernier jour. Le but de tout cela est de vivre une expÊrience communautaire et artistique, basÊe sur l’Êchange en s’autorisant toutes



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les extravagances possibles et inimaginables. Le camp est un gigantesque ovale constituÊ de cercles concentriques autour du  Man , avec des heures, comme un cadran et des lettres pour dÊfinir les rues. Chacun ramène de quoi subsister et se loger car il n’y a absolument rien si ce n’est des gens, de la poussière et des toilettes de chantier. L’argent n’a aucune valeur et l’Êconomie n’existe pas, seul le partage et le  gifting  font office de loi du marchÊ. Tout le monde est le bienvenu, personne ne vous demande ce que vous faÎtes dans la vie, mais simplement votre prÊnom, d’oÚ vous venez et ce que vous voulez boire. Je parle aux inconnus, pas de rÊseau tÊlÊphonique ni Internet, pas de montre au poignet, rien à vendre ni à acheter, je mange quand j’ai faim, je me lave avec des lingettes et surtout, je suis heureux d’être là. Chacun vit à son rythme au grÊ d’une fête permanente et d’activitÊs aussi diverses que dÊcalÊes. En vrac, j’ai fait du roller disco, j’ai participÊ aux flashes mobs dÊguisÊ en abeille, j’ai fait du vÊlo dans des tenues extravagantes, je me suis fait faire une carte d’identitÊ gÊnitale ou encore, j’ai aidÊ des artistes sur leurs projets. Les rencontres sont insolites et riches en anecdotes. J’ai discutÊ dans un bar de fortune, tenu par un chimiste nu, avec un corÊen sous acide qui jurait voir les lignes de sa main onduler. J’ai fabriquÊ une marionnette en chaussette avec


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A: ?DJG

les enfants du Kid village. J’ai trinquÊ avec des Russes et j’ai fini dans une tente pour assister à une dÊmonstration de  Shibari , l’appellation japonaise glamour du bondage, sur des volontaires curieux. Et tout cela le temps d’un après-midi. La nuit apporte elle aussi son lot d’expÊriences. J’ai dÊambulÊ de camp en camp, guidÊ par le hasard et le bruit. J’ai assistÊ à des performances thÊâtrales, squattÊ les nombreux dancefloors, chantÊ du U2 au micro en courant derrière la voiture karaokÊ. Je me suis accoudÊ à de nombreux comptoirs pour boire de la vodka soda tempÊrÊe, mon verre toujours en bandoulière. Je dis  mon  verre car oui, il y a une dÊmarche Êcologique derrière tout cela. Si l’alcool est gÊnÊreusement offert par les participants, les festivaliers ne cautionnent pas le gaspillage.



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Ainsi, bien que la fête soit permanente, je n’ai jamais vu traÎner le moindre dÊchet malgrÊ l’absence de poubelles. Les participants s’engagent à ne pas altÊrer le site protÊgÊ classÊ rÊserve naturelle et à le rendre dans le même Êtat qu’en arrivant. A la fin du festival, des volontaires restent pour s’assurer qu’aucune trace ne subsiste, comme si rien ne s’Êtait passÊ. C’est un peu cela le Burning Man, à chaque coin de rue, on dÊcouvre quelque chose de drôle, d’original, de surprenant, le tout dans une ambiance digne d’une gigantesque cour de recrÊation pour adultes. On s’amuse et on apprend à se connaÎtre simplement et sans prÊjugÊs, à partager, à ne rien attendre en retour de nos actes. L’annÊe prochaine, j’y retourne. † Julien Lion


Regagnez des couleurs, COMMUNIQUEZ!

Ne pas communiquer en pรฉriode de crise, cโ€™est prendre le risque de devenir invisible. Pourtant, communiquer permet : d %}BVHNFOUFS PV EF QSยŸTFSWFS TFT QBSUT EF NBSDIยŸ MFT DPODVSSFOUT BZBOU UFOEBODF ย™ TF DBDIFS d %}FNQยกDIFS MB DPODVSSFODF E}FOUSFS TVS VO NBSDIยŸ 7PJSF M}JODJUFS ย™ FO TPSUJS d %F NBJOUFOJS FU EF EยŸWFMPQQFS MB WBMFVS FU M}JNBHF E}VOF NBSRVF d %F OF QBT EFWPJS SBUUSBQFS VO HSPT EยŸรžDJU EF DPNNVOJDBUJPO QBS MB TVJUF

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Luxuriant TPVUJFOU MB QVCMJDBUJPO EF DF NFTTBHF


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La crise et le luxe

Le G20 de Pittsburgh à peine achevÊ, les spÊcialistes s’accordent à dire que la prochaine bulle spÊculative se constitue dÊjà. Essayer d’Êviter un nouveau krach Êconomique, c’est comme donner un Nurofen à quelqu’un qui a une calvitie. Le monde financier s’est offert le luxe d’une nouvelle crise, mais pour la première fois, elle a entraÎnÊ une vÊritable crise du luxe. Quelles sont les causes qui ont rendu la barrière entre la consommation courante et la somptuositÊ permÊable? Quelle en est la portÊe et comment les maÎtriser? Avant toute chose, il convient de revenir aux origines du luxe et à l’Êvolution de ce concept. La notion moderne de luxe remonte à la fin du XIXème siècle, pÊriode oÚ la rÊussite d’un individu ne se traduit plus par ses propriÊtÊs terriennes ou la table qu’il dresse pour ses invitÊs, mais par des signes distinctifs immÊdiats : la mode, les bijoux et plus tard l’automobile. Le phÊnomène d’industrialisation aboutit au dÊbut des annÊes 1970 à une industrie du luxe. Ces deux mots ont apparemment autant de choses en commun qu’un calcul mental et un calcul rÊnal, mais l’enjeu est de taille : rÊussir le grand Êcart entre le maintien de la tradition et la production en sÊrie, union contre nature scellÊe par la publicitÊ. Cartier ouvre la voie en 1972 par la crÊation de la gamme Must, qui offre pour la première fois des objets griffÊs mais abordables. Aujourd’hui, n’importe qui peut s’offrir une part de rêve, grâce au crÊdit, à la mondialisation et à internet. La rentabilitÊ d’une marque prestigieuse passe par la vente de parfums, lunettes et autres accessoires, auxquels on renonce en situation Êconomique prÊcaire. En Êlargissant la base de leur clientèle, les grandes enseignes du luxe se sont dÊveloppÊes, mais fragilisÊes. Le vin est tirÊ, il faut le boire jusqu’à la lie : Chanel a supprimÊ 200 CDD et le numÊro un mondial du luxe, LVMH, qui a annoncÊ courant fÊvrier une stagnation de ses bÊnÊfices sur les deux derniers exercices et qui a vu ses ventes progresser deux fois moins vite qu’en 2007 sur les branches de l’horlogerie et des vins et spiritueux, n’exclut pas des suppressions de postes fin 2009. Le darwinisme est la thÊorie selon laquelle les êtres vivants aujourd’hui rÊsultent de la sÊlection naturelle. La sphère Êconomique n’Êchappe pas à cette règle. C’est en cela que la crise actuelle est particulière : les Maisons qui jusque-là avaient ÊtÊ ÊpargnÊes, sont aujourd’hui plus ou moins gravement touchÊes.



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Comment dans ce contexte garantir la pÊrennitÊ des entreprises de ce secteur? Dans un monde oÚ couches sociales et biens de consommation se sont mixÊs, la publicitÊ en rÊpondant au besoin d’Êlitisme par la diffÊrenciation des produits, apporte une première rÊponse. La surenchère a cependant des effets pervers : les tendances trash ou porno chic n’ont pas sÊduit le grand public et ont fait s’Êloigner la clientèle traditionnelle. Autre exemple, Lacoste, marque bourgeoise par excellence, mais dont l’emblÊmatique crocodile a ÊtÊ adoptÊ par les jeunes des citÊs, a perdu sa cible première. Autre alternative : l’hyperluxe, qui rÊintègre la notion de raretÊ en maintenant la demande sous tension, quitte à faire des sacrifices en termes de productivitÊ et de profitabilitÊ. C’est typiquement le cas des horlogers suisses par exemple, tels Lange & SÜhne, qui produit 4000 montres par an, un retour aux fondamentaux en somme. Mais cette niche ne permet pas de dÊveloppement massif. La solution pour l’empire du luxe serait donc de proposer à la fois des produits accessibles à tous mais aussi de rÊserver à une clientèle haut de gamme des biens qui lui sont dÊdiÊs, en garantissant une stricte hermÊticitÊ entre les deux et un usage parcimonieux de la publicitÊ. La seule Maison à avoir rÊussi le tour de force de produire des gammes de produit accessibles et de garder une niche de produits d’exception sans vulgariser son image est Hermès, dont les cravates sont produites à des milliers d’exemplaires, mais dont les articles de maroquinerie sont reconnaissables uniquement entre initiÊs sans la nÊcessitÊ d’un logo affichÊ de manière ostentatoire. La consommation de masse ne dÊmocratise le luxe que de manière superficielle. La crise a modifiÊ la notion de luxe en y intÊgrant des valeurs morales, comme l’Êthique, une consommation responsable et une certaine part d’hÊdonisme. Ces notions rÊpercutÊes dans la sphère publicitaire modifieront-elles dÊfinitivement nos comportements au moment de la reprise Êconomique? L’argent passe-t-il momentanÊment ou dÊfinitivement au second plan? Gabrielle Chanel qui, nÊe dans la misère, a tutoyÊ les plus grands de son Êpoque a laissÊ à la postÊritÊ le paradoxe suivant : le parfum le plus vendu au monde et ces quelque mots, le contraire du luxe n’est pas la pauvretÊ, mais la vulgaritÊ. † RS. Illustration Gilles Uzan


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Interview Dave Spoon

Den 18. Dezember heescht et nees „Barbie is a B***“ an een vun den Top Acts ass den Dave Spoon. Ech hu mech elo schon mam DJ a Produzent iwwer Vergangenheet, aktuelles an d’Zukunft ĂŤnnerhaalen.... s Dave, waat war Deng allerĂŠischt CD? Mäin ĂŠischten Album kruut ech kaaf – an dat war ee vun der “Muppet Showâ€? an de spĂŠiden 70er. s Du hues e ganz eegenen Museksstyle. Kanns Du den fir eis dĂŠfinĂŠieren? SpoonHouse? Nee, quatsch, et ass just House mä mat mengen Influenzen. s Wat ass e gudde Remix Ă  la Dave Spoon? E “guddeâ€? Remix? Also, wannste mengs wĂŠi ech e gudde Remix produzĂŠieren... dat kann ech Dir haut nach ĂŤmmer net erklären s An e gudden DJ Set? All Club, all Stad op der ganzer Welt ass anescht. Et ass also ĂŤmmer ganz verschidden, well et ĂŤmmer en eenzegaartegen Event ass. Du kanns also keen „gudden“ Set spillen, mä just e Vibe erschafen den bei dĂŠi Zäit an dĂŠi Plaz passt. s Als Englänner, wĂŠi vill BĂŠier brauchs Du fir ganz “kreativâ€? opzeleen? Haha‌ also ech drĂŠnken ni wann ech schaffen. Dofir ass d’Änt wert wuel „0“. Ech hu viru laanger Zäit schon opgehal mat drĂŠnken fir dass ech mech op der Heemrees net sou schlecht fillen... Ech mengen do krisste eng vill mĂŠi intressant Ă„ntwert vu menge schwedesche Kollegen... s WĂŠieng Musek gĂŤtt Denger Meenung no, als engleschen Producer, den Hype vu Muer? Esou wĂŠi et ausgesäit setzen mir jo Trends, allerdings funktionĂŠieren dĂŠi oft just an de UK. Heisndo klappt et dann och nach an Australien oder de „coolen“ Stied an den USA. Dubstep war riesech! Mee wat kĂŤnnt als nächst? Ech wees et net, mee grad dat ass jo esou intressant un elektronescher MusĂŠk.



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ÂŤ Mäin ĂŠischten Album war ee vun der “Muppet Show. Âť s Waars Du an de 90er eigentlech och e richtegen Hardcore Raver? Ah jo! Zwar ouni Drogen, an just Musek vun de Mixtapes oder aus dem Radio. Well ech hat erĂŠischt 14 Joer. Mä de “UK Rave Soundâ€? vun de frĂŠien 90er war schon menges‌ s Hues Du e puer Rumeuren fir eis iwwer de Liam Howlett vun The Prodigy? Keng Rumeuren, mä hien huet mir frĂŠier vill gehollef fir unzefänken mat allem. Ech hunn zanter Joeren net mĂŠi mat him geschwat, mee et gĂŠif mech emol intressĂŠieren op hien nach ween ech sinn. s Du hues dach den Dizzee Rascal bestĂŤmmt kennegelĂŠiert wĂŠisste säi Remix produzĂŠiert hues? Ass heen e richtege „Gängster“? Jo mir hunn eis zu Ibiza getraff. Heen ass e richtegen Gentleman an eng Ikon an England. Mee e Gängster? Ech mengen do hueste besser heen selwer ze froen‌ s Deng bescht ErĂŤnnerung vun de läschten Joer als DJ? WĂŠi ech opgeluecht hunn an d’Sonn iwwer der Skyline vu Melbourne opgaange ass. Jo, dat war schon speziell. A mäin DĂŠbut am Pacha zesumme mam David Guetta. Dat war och genial! s GeschwĂŤnn kĂŤnns Du op LĂŤtzebuerg. Wat ass Däin ĂŠischten Gedanken wanns Du “LĂŤtzebuerg“ hĂŠiers? E Radio Sender! An einfach eng Plaz wou ech nach ni war‌ s An zum Schluss – e Message un Deng Fans hei? Ech kann et kaum erwaarden fir LĂŤtzebuerg emol ze gesinn. Merci dass Dir mir dat ermĂŠiglecht an e groussen Merci fir Ă„ren Support! Also, wien kĂŤnnt opd’Party? † Steve Kugener


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ÂŤ Ech muss de Raum spieren wann ech spillen. Âť

Interview Luke Laidback De Star-DJ ass den 18. Dezember op Besuch am Byblos an wärt do mat sengen intensiven House Beats de Public zum kachen brĂŠngen. Ech hu mech elo schon mam Luke iwwer seng Musek an seng Kung Fu Moves ĂŤnnerhalen. s Wat hues Du a läschter Zäit gemeet? Ech hunn u mengem neien Album geschafft. Ech mengen ech sinn elo esouwäit fäerdeg domat. s Ech hu gelies dass Du och gären Hip Hop lauschters. Ass dat och eng Inspiratioun fir Deng eegen Musek? Jo! Den alen Hip Hop fannen ech genial. Et huet mir nach ĂŤmmer e Gefill vun Energie ginn an och d’Gefill ech wier een Rebell a kĂŠint alles man wat ech wĂŠilt, op der ganzer Welt! An genau dĂŠi Gefiller well ech och a menger House Musek. s Immens vill DJen kommen aus Holland. Hues du eng Ahnung wisou? Ech mengen et ass dĂŠi Hollännesch MentalitĂŠit. Mir sin zimlech buedemstänneg an ĂŠierleech Leit. Dofir schaffen mir wierklech vill fir op e bestĂŤmmten Level ze kommen. D’House Szeen ass gigantesch hei! Esouguer nach mĂŠi grouss wĂŠi d’Hip Hop oder Trance Szeen a mengem Land. Mir mussen dofir als DJ hei extreme vill “schaffenâ€? fir de Public ze begeeschteren. Also, wa mir an aner Länner spillen ass et meeschtens vill mĂŠi einfach fir eis... s Waat ass fir Dech dat wichtegst wannste an engem Club hannert de Plackespiller stees? Ech muss mech an d’Leit eraversetzen an de raum “spierenâ€? wou ech sinn. An natirlech muss d’Equipement gudd sinn. D’Plackespiller sin wĂŠi eng Guitar fir den DJ‌. Also absolute PrioritĂŠit!



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s WĂŠi decidĂŠiers Du wĂŠien Lidd dass Du als nächst spills? bei mir ass alles Improvisatioun. Ech entscheeden dat dĂŠi Minutt wou ech et opleen. Et hänkt vu villen verschiddenen Aspekter of. De Leit, der Plaz, der Situatioun, dem Feeling,... Ech decidĂŠieren mech ĂŤmmer am läschten Moment, well ech dann genau dat Lidd spillen kann wat een dee Moment “brauchâ€?. s Scratchste dann nees mat Denger Nues? Haha‌ nee! Ech man dat nĂŤmmen a ganz speziellen Momenter‌. Oder wann ech richteg besoff sinn... haha! s Hues Du irgendwelch extra WĂŤnsch am Backstage? NĂś, alles wat ech brauch steet OP der BĂźhn. s WĂŠi gesäit e fräien Dag bei Dir aus? Ech hu net oft en Dag fräi. Mee meng Hobbyen sinn Kung Fu a Plackespiller. s Kung Fu? Wann een probĂŠiert Deng Plackespiller ze klauen – wĂŠien Move hues Du dann op Lager fir hien ze stoppen? Haha‌ ech benotzen den ‘Let-Tony-my-tourmanager-fix-it’ Trick. Esou hunn ech manner Stress. s Mengste Du kĂŠints Dech mam TĂźrsteher vum Byblos uleeĂŤ wanns Du do spills? Ech hu mat Leit trainĂŠiert dĂŠi ausgesinn wĂŠi TĂźrsteher, an ech ka nĂŤmmen soen: Et ass net d’GrĂŠisst dĂŠi zielt... s Gudd, dann musse mir eis jo keng Suergen man. Zum Schluss nach e Message un Deng Fans dĂŠi den 18. Dezember wärten am Byblos sinn? Loosst eis eng onvergiesslech Party man. † Steve Kugener


Aujourd’hui, la TV de demain !

www.hifi.lu

Il y a toujours un magasin HIFI International près de chez vous


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Je me chouchoute, tu te chouchoutes, il se chouchoute‌ On n’est jamais mieux servi que par soi-même, et parce que Loulou est un homme gÊnial, il comprend que nous nous octroyons ce qu’il ne pense par forcÊment à nous offrir : de la futilitÊ essentielle ! Quelques heures pour flâner au cœur de villes qui se mettent en quatre pour nous faire plaisir et nous dÊcouvrons vite que des enseignes innovantes arrivent, que d’autres se font un lifting ou proposent des horaires d’ouverture enfin adaptÊs aux working women que nous sommes‌ D’ailleurs, ce mois-ci, Luxuriant propose à nos talons de rester au vestiaire : nous assumons – en solitaire ou entre copines – les baskets et le doux parfum de la gomme sur l’asphalte, cette fois il y a une lionne dans le Blabla !!

Se saper – Mango mon “Heroesâ€? Heroes, c’est le nom sexy Ă  tomber de la dernière collection Mango Ă  ne pas manquer. Si les pièces basiques mĂŠritent toujours d’être dans nos placards, cette saison Mango a vraiment pensĂŠ Ă  tout‌ et mĂŞme Ă  nous transformer en Scarlett Johansson! La tigresse qui sommeille en chacune de nous saura jouer sa carte maĂŽtresse en aiguisant ses ĂŠpaulettes, son perfecto bad girl, sa ceinture portĂŠe bien haute sur une jupe très très moulante couleur 80’s pour aciduler le quotidien‌ La saison a du piquant Ă  la Blondie ! Elle annonce l’arrivĂŠe de Scarlett Johansson, la blonde atomique a ĂŠclipsĂŠ PĂŠnĂŠlope la brune et elle incarne une collection au top du glamour. ForcĂŠment, cela nous inspire ! Alors, sans filer chez le coiffeur se peroxyder la crinière, on se transcende tout au long de cet automne, comme si on devait sĂŠduire l’objectif de Mario Sorrenti – le photographe de la collection – et tour Ă  tour, on se dĂŠlecte de porter cette paire de jeans skinny noirs ou ce top imprimĂŠ lĂŠopard‌ On vit Ă  100% comme cette femme urbaine, indĂŠpendante et cosmopolite, idĂŠale selon Mango et selon nous-mĂŞmes ! Mango 76 rue de l’Alzette L-4010 Esch-sur-Alzette TĂŠl. : 26 54 04 56 Mango (Auchan) 2 rue Alphonse Weicker L-2721 Luxembourg TĂŠl. : 26 68 46 03



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Se booster – Lady Fitness C’est un petit bijou ce centre ! Attendu depuis bien longtemps par toutes celles qui se sont senties ÊpiÊes pendant leurs exercices par des yeux  mâles  intentionnÊs, il a enfin ouvert ses portes en plein cœur de Strassen. L’endroit est bien situÊ, design et chaleureux, Agathe ou Francesca nous accueillent avec un large sourire et nous appellent par notre prÊnom dès la seconde visite ! TerminÊ l’anonymat des centres impersonnels, ici on s’occupe de vous. Fitness, dÊtente, diÊtÊtique, gym douce‌ Tout y est, la rÊvolution est en marche : votre rÊvolution ! Le concept du Lady Fitness est dÊjà rÊputÊ en France, il repose sur quelques principes simples : un centre exclusivement fÊminin qui offre une prestation d’un rare sÊrieux, grâce aux diffÊrents programmes de suivi qui sont mis en place selon les particularitÊs de chacune, après un diagnostic physique, alimentaire et de la motivation, très dÊtaillÊ. L’argument choc du centre est la prÊsence permanente d’un coach sportif, qui motive, explique, suit et rythme les exercices de chaque sportive. Les efforts sont donc assistÊs, ludiques et effectuÊs sur des machines dernière gÊnÊration, plus efficaces et totalement respectueuses du corps. A l’inscription, une ceinture cardio paramÊtrÊe selon des donnÊes physiologiques 100% personnelles est offerte, elle sera le tÊmoin fidèle de chaque pas vers l’objectif fixÊ. TerminÊs les petit bobos, les arythmies et les mauvaises postures, au Lady Fitness nous ne sommes jamais seules face à sa machine. La forme sans perdre la santÊ‌ un bonus de choix pour toutes les femmes, quel que soit leur âge, et leur rÊsistance à l’effort. Pour celles qui n’ont pas de temps, le centre est ouvert toute la journÊe, proposant aux plus pressÊes un circuit minceur de 30mn que l’on peut boucler aisÊment entre midi et deux heures. Ni vue ni connue, on retourne au bureau après une bonne douche, dÊchargÊe de quelques cellules graisseuses mais chargÊe d’endorphines qui regonflent de bonne Ênergie notre moral ! En quelques semaines à ce rythme-là, le corps change et le bilan est vite fait : tonifiÊe, affinÊe, motivÊe‌ les abonnÊes en redemandent :  un concept unique, du sur-mesure pour les femmes ! J’y suis, j’y reste !! , confie Fabienne en sortant d’une sÊance. Quoi dire de plus si ce n’est de dÊcrocher votre tÊlÊphone pour prendre un rendez-vous d’essai ? Enfilez vos baskets et prenez la meilleure dÊcision de l’annÊe 2009 les filles : faites du sport ! Lady Fitness 132 rte d’Arlon L-8008 Strassen TÊl. : 26 31 10 39



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Se cultiver – International Motor Show de Luxembourg Parce que non, les voitures n’intÊressent pas que les garçons, nous aussi nous assumons le fait d’être sensibles aux formes d’une belle calandre ! Avec ou sans jolies pÊpÊes, nous nous rÊgalons de voir ces bolides affutÊs et super carÊnÊs, là juste à portÊe de main à l’International Motor Show de Luxembourg les 20, 21 et 22 novembre 2009. Pour sa 12e Êdition, les organisateurs ont sÊlectionnÊ les voitures et les motos reprÊsentant le nec plus ultra du milieu de la compÊtition, du vÊhicule d’exception et de collection... Que de promesses en perspective ! Jugez plutôt : le thème principal sera les 100 ans de Bugatti avec un rassemblement des plus belles crÊations d’Ettore Bugatti. Il y aura aussi un invitÊ spÊcial: le musÊe de l’Aventure Peugeot, qui prÊsentera notamment deux Formules 1 motorisÊes par la marque de Sochaux, ou la CitroÍn C4 WRC du sex(y)tuple champion du monde des rallyes, SÊbastien Loeb. De quoi faire rêver les as du volant que nous sommes, nous les conductrices de mini-voitures surpuissantes ! Pour motiver Loulou, prÊcisons qu’il y aura un plateau de motos Superbikes, des vÊhicules anciens de collection, des voitures de tuning mais aussi et surtout, une piste de karting indoor, des dÊmonstrations extrêmes de trial‌ adrÊnaline et rose aux joues assurÊs !! LuxExpo - Kirchberg, www.international-motorshow.com Contacts : info@pole-position.lu, TÊl. : 00352. 23 62 31 98 Se bichonner – Alena Institut Plus qu’un institut de beautÊ, Alena est un nouveau concept de bar à ongles et institut hommes & femmes. Et oui, ces messieurs y ont aussi leur place - on peut utiliser une seule voiture avec Loulou et se donner bonne conscience en lui payant son massage - les soins proposÊs sont pensÊs aussi pour eux et les esthÊticiennes leur dÊlivrent des conseils de pro qui nous Êviteront de passer pour la rabat-joie de service, qui insiste lourdement sur l’intÊrêt du gel anti-rides sous les yeux ! Nos deux hôtesses proposent un panel très complet de services dans une ambiance particulièrement relaxante : les traditionnels soins du visage et du corps, l’onglerie, la manucure, la pÊdicure, l’Êpilation et les massages, mais aussi de très bonnes idÊes originales comme les cours d’auto-maquillage ou l’extension de cils pas du tout drag queen. Nous attendons avec impatience les machines amincissantes et l’Êpilation dÊfinitive ! Alena travaille avec les inimitables produits Sothys et Alessandro, les connaisseuses sauront de quoi je parle ! Pour les adhÊrents il y a en plus une remise de 15%, les Êtudiants de moins de 20 ans ont eux un rabais de 20%. Il y a aussi des nocturnes‌ Je vous le dis, il faut foncer dÊcouvrir cette adresse †. Alena 148 route d’Arlon L-8010 Strassen Tel : 27 39 75 00 www.alenainstitut.lu Caro



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Interview Playground

ÂŤ Lâ&#x20AC;&#x2122;association mode et musique est un vieux dĂŠbat chez Playground. Âť Playground est la nouvelle sensation electro-rock ultra fashion. Playground signe des autographes sur la peau de ses fans. Playground sort son nouvel album Nightology sur le label musical de la marque Zadig & Voltaire. Playground sent bon la sueur, la dĂŠbauche, les dĂŠfilĂŠs de mode. Playground, câ&#x20AC;&#x2122;est la fusion entre Iggy Pop, Midnight Juggernauts, Daft Punk et Placebo. Playground en exclusivitĂŠ pour Luxuriant : rencontre avec Firouz Farman-Farmaian, leader charismatique du groupe. s Vous avez jouĂŠ Ă  la fĂŞte Marc Dorcel Ă  Paris. Câ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtait chaud en backstage ? Câ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtait très chaud partout et 30 tentes Quechua ĂŠtaient installĂŠes pour ceux qui cherchaient un peu dâ&#x20AC;&#x2122;intimitĂŠ (rires). s Il paraĂŽt que tu es un tombeur, pourrais-tu nous lâcher une anecdote sur tes relations avec tes fans ? Jâ&#x20AC;&#x2122;ai adorĂŠ signer le bras dâ&#x20AC;&#x2122;une fille après avoir jouĂŠ la première fois Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ElysĂŠe Montmartre. En gĂŠnĂŠral, je suis un mec relativement discret, ce qui ne mâ&#x20AC;&#x2122;empĂŞche pas dâ&#x20AC;&#x2122;avoir une vie assez active dans mon coin (sourire). s Qui joue dans votre Playground ? Aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui, Playground en live câ&#x20AC;&#x2122;est Firouz Farman-Farmaian au chant, Damien Keyser Ă  la gratte, Joss Albert aux machines. En studio, câ&#x20AC;&#x2122;est surtout la collaboration avec le producteur Eric ChĂŠdeville qui a permis de mĂŠtamorphoser notre fantasme du dĂŠbut en une rĂŠalitĂŠ musicale bien concrète.



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s Vous signez votre deuxième album oĂš vous affichez votre envie de faire le pont entre rock et electro. Pari artistique ou pitch commercial ? Câ&#x20AC;&#x2122;est dĂŠfinitivement un pari artistique, il suffit dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠcouter le dĂŠroulement quasi filmique des interludes de Nightology ou le choix de son intro dramatique. Mais câ&#x20AC;&#x2122;est un album que je pense commercial aussi, car je trouve les singles très rĂŠussis. s En collaborant avec Zadig & Voltaire, vous vouliez ĂŞtre habillĂŠs gratos ? Nous ne sommes malheureusement pas sapĂŠs gratuitement, exceptĂŠ sur quelques petits privilèges. Lâ&#x20AC;&#x2122;histoire qui nous lie Ă  Zadig & Voltaire Music, une entitĂŠ bien spĂŠcifique de la maison mère, est celle dâ&#x20AC;&#x2122;une belle rencontre avec le directeur artistique Thomas Pieds et le marketing manager Eric Massaroni. Nous partageons la mĂŞme envie de bousculer les idĂŠes reçues. s Dans votre Playground, on est plus branchĂŠ par le son ou par la mode ? Lâ&#x20AC;&#x2122;association mode et musique est un vieux dĂŠbat chez Playground. Nous avons vite bossĂŠ avec des marques quand les budgets de notre ancien label ont disparu. Il y a eu Vans, Eastpak, Electric et aussi pas mal de sĂŠries mode, des ĂŠditos ou des dates liĂŠs Ă  des events fashion. s Quel sera le prochain match de ton Playground ? Sur scène bien sĂťr pour notre tournĂŠe 2010, des concerts aussi dans les shops Zadig oĂš vous pourrez trouver lâ&#x20AC;&#x2122;album ĂŠditĂŠ en ĂŠdition limitĂŠe Ă  5000 exemplaires. â&#x20AC;  Laurent Photo : Alice Balas


Gagner le concours Trojka

ÂŤ Un concours dĂŠdiĂŠ Ă  tous les graphistes et crĂŠatifs Âť, dit-il. A la lecture des mots de ce vieux briscard de SĂŠbastien, mon sang ne fit quâ&#x20AC;&#x2122;un tour. CrĂŠatifs, nous le sommes tous. Alors, envie de vous mettre quelques biftons dans les poches avec le concours Trojka ? Voyons ce quâ&#x20AC;&#x2122;Internet peut faire pour vous. Inspiration Il y a deux choses qui vous aideront Ă  ĂŞtre inventif. La première est la recherche. Evitez tout de suite les efforts inutiles et passez par la case TroĂŻka, une orthographe plus courante en français. Que raconte Google Ă  ce sujet ? Scrutez le Web, les images, les vidĂŠosâ&#x20AC;Ś Les portes dâ&#x20AC;&#x2122;un monde dâ&#x20AC;&#x2122;idĂŠes sâ&#x20AC;&#x2122;ouvrent Ă  vous ; vous pouvez aller voir sur Wikipedia (http://wikipedia. org) pour en avoir le cĹ&#x201C;ur net, jâ&#x20AC;&#x2122;attendrai ici. Terme russe dĂŠsignant un ensemble de trois ĂŠlĂŠments, une troĂŻka peut reprĂŠsenter beaucoup de choses. Soyons fous, vous pouvez mĂŞme vous inventer lâ&#x20AC;&#x2122;une de ces choses. Mettez-vous en mode Davy Crockett et continuez Ă  traquer lâ&#x20AC;&#x2122;idĂŠe sur Wikipedia, vous finirez bien par dĂŠbusquer un triumvirat qui vous plaise assez pour en faire le thème central de votre projet. Jâ&#x20AC;&#x2122;ai une petite prĂŠfĂŠrence pour la rĂŠvolution russe, câ&#x20AC;&#x2122;est une vraie mine dâ&#x20AC;&#x2122;or, mais des sujets, vous pouvez en trouver Ă  la pelle. La deuxième chose, câ&#x20AC;&#x2122;est dâ&#x20AC;&#x2122;avoir une idĂŠe. Votre thème, il va



numĂŠro 

falloir le transmettre en image, format A4. LĂ  non plus, vous nâ&#x20AC;&#x2122;ĂŞtes pas seul. Des siècles de culture vous contemplent, petit Homme ; le passĂŠ de nos cousins de lâ&#x20AC;&#x2122;Est est Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;origine de nombreux courants artistiques. Allez fureter sur le rĂŠseau Behance (http://behance.net), deviantART (http://deviantart. com), Flickr Tags (http://flickr.com/photos/tags), FFFFound! (http://ffffound.com) ou mĂŞme Threadless (http://threadless. com). De lâ&#x20AC;&#x2122;inspiration, en veux-tu en voilĂ . Transpiration ÂŤ Le gĂŠnie, câ&#x20AC;&#x2122;est 1% dâ&#x20AC;&#x2122;inspiration, 99% de transpiration Âť disait mon ami Thomas Edison. En moins dâ&#x20AC;&#x2122;une heure, vous pouvez imaginer tout ce que vous voulez. Le reste, câ&#x20AC;&#x2122;est de lâ&#x20AC;&#x2122;application. Câ&#x20AC;&#x2122;est peut-ĂŞtre le seul avantage quâ&#x20AC;&#x2122;un graphiste aura sur vous, il connaĂŽt dĂŠjĂ  les outils, juste? Ce sont les losers qui disent ça ! Vous avez un plan qui vous plaĂŽt ? Vous pouvez utiliser Illustrator ou Word, sinon InDesign ou Visio mais encore Photoshop ou Google SketchUpâ&#x20AC;Ś peu importe. A vos pinceaux. â&#x20AC;  Concours sur www.luxuriant.lu Deadline 27/11/09 RĂŠgis

Image dâ&#x20AC;&#x2122;après une photo extraite du site www.valentina.net (il sâ&#x20AC;&#x2122;agit de sa grand-mère et son arrière-grand-père sur une TroĂŻka près de la ville dâ&#x20AC;&#x2122;Hughesovka, environ 1882)

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6<:C96

Vendredi 20 novembre Pete Tha Zouk. Byblos Scout Niblett. Exit07 Shinedown. Atelier International Motor Show (20-21-22). Luxexpo Elevation Night. The Point DJ Dee. Verso Luciole. Purple Lounge Festival de la percussion (20/22). Opderschmelz Reggae Veggie Night. Rockhalicious Magnum Night. Magnum Juste A Smile. Kulturfabrik The Transatlantic Collective. Lâ&#x20AC;&#x2122;InouĂŻ

Vendredi 27 novembre KaloomĂŠ. Kulturfabrik Hanna Hansen. Magnum DJ Dee. Verso Sonic Visions. Rockhal Resident Night. Flying Dutchman Vernissage Alex Fakso. Extrabold Hard Rock Night. Atelier Trouvailles(27-28-29). Philharmonie Natas Loves You. Exit07 Oswando. Purple Lounge Hexe Lilli Und Der Weihnachtszauber. Opderschmelz Call Notes. Philharmonie Charivari. Bonnevoie

Samedi 21 novembre Extrabold Party. MĂŠlusina Dj Christophe De Lima. Byblos Rafael GonzĂĄles & Rafael Amor - Cantautores. Ab NeumĂźnster Alcoholic Faith Mission & Virgin Passages. dqliq

Samedi 28 novembre Dj Paulette. Byblos Ho-Ag & Marvins Revolt. Verso Sonic Visions. Rockhal DJ Ramon. Magnum Disasteradio & READYdot. dqliq Extinct. Kulturfabrik

Ghinzu. Atelier Corey Gibbons. Palais DJ Chris. Rock Box Trash At Heart. Exit07 Magnum Night. Magnum

Louis Botella. The Point Picelectronic. Exit07 Catch Impro. Bonnevoie

Dimanche 22 novembre Mando Dio. Rockhal Cortège Saint-Nicolas. Esch Herman Kathanâ&#x20AC;&#x2122;s Busch-Werk. Opderschmelz Les Nuits de lâ&#x20AC;&#x2122;Erotisme. Byblos Crossroads feat. JoĂŤl Heyard. Ab. NeumĂźnster Lundi 23 novembre In Flames. Atelier Mardi 24 novembre Indochine. Galaxie Franui. Philharmonie AndrĂŠ Mergenthaler. Adagio Thionville Mercredi 25 novembre College Student Party. Verso Olivia Ruiz. Atelier Dan St Clair. Mudam Grigory Sokolov. Philharmonie Magnum Classics. Magnum

Dimanche 29 novembre Prodigy. Rockhal Dj Manu M & DJ Olvr. Ikki MH Allstars. Ab. NeumĂźnster Axelle Red. Atelier Les Nuits de lâ&#x20AC;&#x2122;Erotisme. Byblos Lundi 30 novembre Porcupine Tree. Rockhal John Abercrombie 4tet. Opderschmelz Set Your Goals. Kulturfabrik Mardi 1er dĂŠcembre Marcus Miller. Atelier Mercredi 2 dĂŠcembre The Whitest Boy Alive. Exit07 Chick Chicken Night. Rockhalicious Make A Wish & Choir Music. Mudam College Student Party. Verso Magnum Classics. Magnum The Black Out. Kulturfabrik Jeudi 3 dĂŠcembre Latino Night. Verso Lost Valentinos. Rockhal Franca Masu. Ab. NeumĂźnster

Jeudi 26 novembre

Russian Standard Vodka Party. Urban Belval Modern Bop Society. Ancien CinĂŠma Vianden Samedi 5 dĂŠcembre Bang Your Head. Kulturfabrik Publicist & Flou. dqliq Javier Krahe. Exit07 Pink. Rockhal Magnum World Club Music. Magnum Passoa And Piper Rose Evening. Urban Belval Ultrasocial with Congorock. Secret Garden Louis Botella & David Goncalves live. Byblos Golden Age. Verso

Make A Wish & Choir Music. Mudam Magnum Glitter & Glamour. Magnum College Student Party. Verso Jeudi 17 dÊcembre Lesebßhne by Kirps & Spada. dqliq Magnum Glitter & Glamour. Magnum Dj Luis. Verso Vendredi 18 dÊcembre Laidback Luke. Byblos Anastasia. Magnum Catch Impro. Bonnevoie Dj Dee. Verso Traumkapitän. Ancien CinÊ Vianden

Dimanche 6 dĂŠcembre SpĂŠcial Brunch avec St Nicolas. Ikki Les Nuits de lâ&#x20AC;&#x2122;Erotisme. Byblos

Samedi 19 dĂŠcembre Paul Potts. Rockhal Electric X-Mas. Verso Magnum Glitter & Glamour. Magnum Charivari. Bonnevoie Rock Party 3. Galaxie

Mardi 8 dĂŠcembre Rue Royale. AutrePart Damien Kleinâ&#x20AC;&#x2122;s Molecule Attitude Week (8-12). Rockhalicious Tokyo String Quartet. Philharmonie

Dimanche 20 dĂŠcembre Marilyn Manson. Rockhal Tequila Sauza Party. Urban Belval Every Time I Die. Kulturfabrik Les Nuits de lâ&#x20AC;&#x2122;Erotisme. Byblos

Mercredi 9 dĂŠcembre The Melvins. Kulturfabrik Magnum Classics. Magnum College Student Party. Verso

Mercredi 23 dĂŠcembre DJ Ramon. Magnum PlaysucrĂŠ Party. dqliq College Student Party. Verso

Jeudi 10 dĂŠcembre Retro Addicts. Verso

Vendredi 25 dÊcembre De Läb. Why Not Rudolphe the Reindeer Porno Party. dqliq Magnum Glitter & Glamour. Magnum

Vendredi 11 dĂŠcembre DJ Ramon. Magnum Pedro Cazanova invites Andrea. Byblos Da Crazy Dj Disco Show. The Point Joe Bonamassa. Atelier Chip & Mick. Purple Lounge DJ Dee. Verso Samedi 12 dĂŠcembre Norton. dqliq Scala Nobile. Kulturfabrik Magnum Night. Magnum Portes Ouvertes. CitĂŠ

Samedi 26 dĂŠcembre Enjoy Party. Byblos MĂŠtal X-Mas. Verso Ben Andrews. dqliq Moi Seul. Exit07 Kid Chris & Sua Amoa. Magnum Dimanche 27 dĂŠcembre Les Nuits de lâ&#x20AC;&#x2122;Erotisme. Byblos Mercredi 30 dĂŠcembre College Student Party. Verso

Dimanche 13 dÊcembre Après Ski. King Wilma Sascha Ley & Travelling Light Band.

Jeudi 31 dĂŠcembre New Years Night. Magnum

Ab. NeumĂźnster

We Are Family feat Sir Oliver. Byblos

Emilie Simon. Rockhal

Vendredi 4 dĂŠcembre

Oldskool Thursdays. Verso

Rammstein. Rockhal

Dullemajik - Häss de FlillÊken!

Claire Denamur. Purple Lounge

Mercredi 16 dĂŠcembre

Last Day on Earth Party. dqliq

Ab. NeumĂźnster

Magnum Night. Magnum

Wax Tailor. Kulturfabrik

Saint Sylvestre. Mansfeld



numĂŠro 

Sylvester! Verso


La brochure des projets 09/10 est disponible en tĂŠlĂŠchargement sur www.caritas.lu.


=DGDH8DE:

Horoscope BELIER (21 mars â&#x20AC;&#x201D; 20 avril) : Amour : Jupiter vous fait de gros bisous et espère que vous avez enfin rĂŠglĂŠ vos petits problèmes den-

BALANCE (23 septembre â&#x20AC;&#x201D; 23 octobre) : Amour : Le saviez-vous ? Une consommation excessive de chewing-gums est source dâ&#x20AC;&#x2122;un ÂŤ relâchement Âť intestinalâ&#x20AC;Ś Beurk ! Travail : Vous nâ&#x20AC;&#x2122;en foutez pas une et vous avez raison. Bosser comme un dingue câ&#x20AC;&#x2122;est tellement 2008.

TAUREAU (21 avril â&#x20AC;&#x201D; 20 mai) : Amour : Les astres sont avec vous en cette pĂŠriode de doutes et de craintes. Nâ&#x20AC;&#x2122;hĂŠsitez plus : volez des voitures, braquez une banque, escroquez votre prochainâ&#x20AC;Ś, nous sommes avec vous ! Travail : Souviens-toi de ce que tu as fait lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtĂŠ dernier. Ouais, ouais.

SCORPION (23 octobre â&#x20AC;&#x201D; 22 novembre) : Amour : Si vous ĂŠtiez un tout petit peu moins timide, vous arriveriez enfin Ă  inviter ce transsexuel qui vous plaĂŽt tant. Travail : ArrĂŞtez de manger vos crottes de nez.

taires. Travail : Prenez du temps pour vous relaxer, petits massages thaĂŻlandais, siestesâ&#x20AC;Ś Vous lâ&#x20AC;&#x2122;avez bien mĂŠritĂŠ.

GEMEAUX (21 mai â&#x20AC;&#x201D; 21 juin) : Amour : Besoin dâ&#x20AC;&#x2122;un passe-temps pour vous dĂŠtendre ? Ma foi, je nâ&#x20AC;&#x2122;en sais rien moi. Travail : Enlevez de jeunes demoiselles/damoiseaux et vendez-les Ă  la mafia. Je nâ&#x20AC;&#x2122;ai pas de prĂŠconisations concernant la mafia Ă  choisir, alors laissez parler votre bon cĹ&#x201C;ur : Russie, Chine, BrĂŠsil, Italieâ&#x20AC;Ś CANCER (21 juin â&#x20AC;&#x201D; 22 juillet) : Amour : Lâ&#x20AC;&#x2122;hiver arriveâ&#x20AC;Ś Trouvez-vous un(e) fiancĂŠ(e) pour hiberner. Câ&#x20AC;&#x2122;est toujours plus agrĂŠable que votre vieux radiateur. Travail : Vous aussi vous pouvez ĂŞtre une rock star, vive GarageBand ! LION (22 juillet â&#x20AC;&#x201D; 23 aoĂťt) : Amour : Trouvez une cave dĂŠsertĂŠe et organisez des combats entre nains. Travail : Nâ&#x20AC;&#x2122;oubliez surtout pas de payer les nains, ils sont très Ă  cheval sur les principes. VIERGE (23 aoĂťt â&#x20AC;&#x201D; 23 septembre) : Amour : Il paraĂŽt que Brad et Angelina sont sur le point de se sĂŠparer ! En ami(e)s fidèles, mettez votre vie sentimentale entre parenthèses et soyez lĂ  pour les aider en ce moment de crise conjugale. Travail : Prenez une commission sur les retrouvailles de Brad et Angie.



numĂŠro 

SAGITTAIRE (22 novembre â&#x20AC;&#x201D; 22 dĂŠcembre) : Amour : Vous avez besoin de changer dâ&#x20AC;&#x2122;air et vous voyagez sans cesse. Câ&#x20AC;&#x2122;est cela la belle vie ! Travail : Vous nâ&#x20AC;&#x2122;avez pas encore trouvĂŠ votre voieâ&#x20AC;Ś Mais cela viendra. CAPRICORNE (22 dĂŠcembre â&#x20AC;&#x201D; 21 janvier) : Amour : Votre gĂŠnĂŠrositĂŠ vous perdra. Non, Dieu nâ&#x20AC;&#x2122;a pas crĂŠĂŠ lâ&#x20AC;&#x2122;homme pour satisfaire toutes les femmes et vice versa. Travail : Engagez un dĂŠtective privĂŠ et vous saurez enfin qui est le (la) c****** qui se tape votre femme/mari. Qui a dit que la curiositĂŠ ĂŠtait un vilain dĂŠfaut ? VERSEAU (21 janvier â&#x20AC;&#x201D; 20 fĂŠvrier) : Amour : Comment ? Vous ne savez pas quoi mettre cet hiver ?! Bon, jâ&#x20AC;&#x2122;en connais une qui pourra vous aider : www.punky-b.com Travail : Une pluie de mĂŠtĂŠorites va sâ&#x20AC;&#x2122;abattre sur votre maison. Il ne fallait pas se moquer dâ&#x20AC;&#x2122;Harry Potter. POISSONS (20 fĂŠvrier â&#x20AC;&#x201D; 21 mars) : Amour : ArrĂŞtez dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŞtre une bouĂŠe humaine. Les restos du cĹ&#x201C;ur, câ&#x20AC;&#x2122;est fini. Travail : Si vous ne savez pas quoi faire de votre argent, jâ&#x20AC;&#x2122;ai vu un sac magnifique chez Chanel hier après-midi. Livraison Ă  domicile ou possibilitĂŠ de remise en mains propres sur Luxembourg. Qui dit oui ? â&#x20AC;  Mademoiselle LĂŠa Revon



Luxuriant N°10