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Etude exclusive de la CCI sur les zones d'emploi :

L'ÉCONOMIE LOTOISE REDÉPLOYÉE Juillet | Août 2006

N° 132

GOUFFRES & GROTTES

Les discrets trésors du Lot


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contact à la CCI : Centre de Formalité des Entreprises Tél. 05 65 20 35 11 e-mail : cfe@lot.cci.fr

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F. F, inspecteur du travail 4-13

DOSSIER Étude exclusive : L’économie lotoise redéployée

12-21

ENTREPRISES

12-13

Trufarome Des flacons jusqu’à l’ivresse

14-15

Dubicki La pierre réinventée

16-17

Lotoquine tire le bon numéro

18-19

Aqua Corail La passion des petits animaux de compagnie

20-21 Côté Rocher Humour et comédie au village 22-33 ENJEUX 22-24 Loisirs récréatifs, tournez manèges… Trampobobile : au diable la gravitation ! 26-30 Gouffres et grottes Les discrets trésors du Lot 32-33 Amiante Mode de non emploi 34-35 INITIATIVE CCI 34-35 Service Environnement Un capital bien gardé 37-50 L’ACTUALITÉ EN BREF 36-39 Repères Éco 40

Commerce

41

Tourisme

42

Vient de paraître

43-45 Formation 46-48 Conjoncture 49

Indicateurs

50

Petites annonces

Entreprendre Bimestriel Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot Quai Cavaignac - 46000 Cahors Tél. 05 65 20 35 48 Directeur de la Publication : Michel Bès Conception, réalisation, régie publicitaire : Campagne de Presse Photos : Pierre Lasvènes, Michel Camiade Mise en page : François Cadart Imprimerie : France Quercy / Cahors Commission paritaire : 1 402 ADEP J U I L L E T- AO UT 2 0 0 6 ISSN : 0992 - 681 X Abonnement : 7,50 €

F

. F n’aime pas les chefs d’entreprise. Ils sont forcément exploiteurs, naturellement tricheurs. F. F appartient sans doute à cette bruyante et remuante cohorte acharnée à prouver le manichéisme d’une société où les patrons sont toujours méchants, les salariés toujours victimes. Une France sans patrons, débarrassée du risque d’entreprendre, du courage de l’initiative, de la volonté de créer serait tellement plus fraternelle, plus libre, plus égalitaire. Que F. F échafaude des lendemains meilleurs, c’est son droit. Que F. F milite pour éradiquer capitalisme, libéralisme, mondialisme et autres «affreuses réalités» du temps, c’est sa liberté. Que F. F exerce la profession d’inspecteur du travail, c’est un choix honorable s’il assortit la nécessaire rigueur d’une fonction avec les objectifs et le cadre d’action fixés par l’Etat. S’il accomplit ses devoirs dans la dignité de sa délicate mission, le respect des droits et de l’honneur des uns et des autres. Le problème c’est que le fonctionnaire F, abrité derrière un statut on ne peut plus protecteur, fait des heures supplémentaires pour ses idées personnelles avec les fruits de sa récolte professionnelle (voir page 31). Chargé par l’Etat de faire respecter des droits, F. F s’est engouffré sans vergogne dans les espaces de non-droit ouvert par le cyber-espace, lançant un blog pour déverser régulièrement des interprétations très subjectives de ses visites professionnelles dans les entreprises du Lot. Utilisant des initiales suffisamment explicites pour identifier les entreprises et leurs responsables, voire des photos, F. F se livre ainsi à un florilège de délations et d’accusations sans fondement, dignes des polices politiques d’un autre temps, forcément impossibles à caser dans ses rapports officiels. Faux zélateur mais vrai corbeau, F. F surfe tranquillement sur cet air du temps qui semble vouloir tuer l’image de l’entreprise, casser les derniers ressorts de l’économie d’un pays bien malade. Entre les slogans d’une rue manipulée, les net-élucubrations des Messieurs. F, X ou Y et la démagogie politicienne, nous voilà sans aucun doute bien armés pour affronter les défis du monde dans un repli gaulois formidablement porteur. L’Etat peut-t-il laisser les Messieurs F, X ou Y, demain peut-être fonctionnaires de la justice ou des impôts, raconter sur un blog, transformé en média militant, tout ce que le droit et leur devoir de réserve leur interdisent de dire et d’utiliser ? Va-t-on sans réagir laisser des apprentis sorciers détruire à petit feu le socle essentiel de notre économie ? Les réponses à ces questions sont d’autant plus simples à apporter que F.F est tout aussi facilement identifiable que l’auteur de ces quelques lignes.

J-P. L. Président de la CCI du Lot

3


DOSSIER ÉTUDE EXCLUSIVE

L’économie loto

19 82 et 19 99

Pr og 1 er ress : c io + anto n de 16 n d la ,4 e L po % alb pul Pr en en ati og tre qu on 1 er ress 19 e tot : c io al 82 e et + anto n de 73 n d la 19 99 ,7% e S po al pu en via lat Pr og tre c ion r e sa 19 1 er ss la 82 : z io rié n o et + ne de e 19 24 d’e s in 99 ,2 mp scr % lo ipt Pr en i de ion og tre Ca s a ay ress 20 ho u R an io 02 rs CS 1 er t un n de et : c e la 2 an m p + to pl op 005 18 n d oi ul at ,4 e C io % at n u ac en s tiv tre e

« Ces deux dernières décennies, le Lot est devenu de plus en plus "rurbain", les cantons ruraux étant fortement réinvestis par des salariés travaillant dans les centres urbains et les nouvelles zones d'activité. C'est la zone d'emploi de Cahors qui bénéficie le plus largement de cette évolution, au profit de l'ensemble de la partie méridionale du département ».

4

ENTREPRENDRE 132


DOSSIER ÉTUDE EXCLUSIVE

oise redéployée e tissu économique lotois a connu des changements progressifs mais déterminants au cours des deux dernières décennies. Si certaines de ces évolutions sont connues, l’étude menée par la CCI du Lot sur les trois zones d’emploi du département met en lumière des mutations plus inattendues. La première concerne les rythmes de croissance de chacun des bassins économiques : contrairement à une idée reçue trop tenace, c’est la zone d’emploi de Cahors - et l’ensemble de la partie méridionale du Lot - qui affiche les résultats les plus élevés. Elle se place ainsi en première position pour cinq des huit variables considérées, les chiffres étant issus des statistiques de l’INSEE, de l’ASSEDIC ou de la CCI : ce bassin est le premier en ce qui concerne l’augmentation du nombre d’habitants, l’évolution de la population active, la progression du nombre de salariés, les créations d’entreprises industrielles du secteur privé ou le nombre d’inscriptions au Registre du Commerce et des Sociétés. Il est clair que ce bilan très flatteur diffère largement de ceux qui claironnent que le secteur de Cahors serait, dans le meilleur des cas, en stagnation. En parallèle, la zone d’emploi de Figeac voit l’excellence de ses résultats dans le

L

J U I L L E T- AO UT 2 0 0 6

domaine aéronautique tempérés par le déclin de sa démographie et par la concentration du nombre d’entreprises. Là encore, la somnolence supposée de l’un et l’extrême dynamisme attribué à l’autre ne correspondent à aucune réalité statistique. Par ailleurs, la zone d’emploi du Nord du Lot, qui bénéficie elle aussi d’une forte réputation de dynamisme, présente dans les faits des croissances relativement modestes. Au-delà, cette étude de la CCI du Lot confirme que les développements ne profitent plus aux métropoles de chacune des zones d’emploi mais plutôt aux cantons limitrophes. En l’occurrence, les plus fortes progressions sont enregistrées par ceux de Lalbenque, de Saint-Géry, de Catus ou de Livernon. En résumé, cette étude accrédite deux tendances fortes : d’une part, les grands chantiers d’infrastructure liés aux transports, aux télécommunications et au tourisme ont effectivement conduit à une nouvelle répartition du travail ; d’autre part, les évolutions les plus marquantes concernent moins les nouveaux équilibres entre les trois zones qu’une nouvelle forme de partage, au sein de chaque zone, entre les métropoles et les espaces dits « ruraux ». Panorama.

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DOSSIER ÉTUDE EXCLUSIVE

Zones d’emploi les nouveaux équilibres Chacune des trois zones d’emploi du Lot (Cahors, Figeac et Nord du Lot) doit gérer l’écart grandissant entre son image et sa nouvelle situation économique et démographique. En l’occurrence, ces deux dernières décennies ont bien été marquées par un rééquilibrage du marché du travail, dont la zone d’emploi de Cahors apparaît comme le premier bénéficiaire.

L

’idée a longtemps prévalu : il y aurait plusieurs économies lotoises. Selon cet a priori, les parties nord et est du département sont immanquablement en développement tandis que le sud du territoire resterait confronté à une stagnation, voire à un recul. L’étude exclusive menée par la Chambre de Commerce et d’Industrie sur les trois zones d’emploi du Lot conduit à fortement tempérer ces constats, hérités de réalités d’un autre temps. Concrètement, le concept de zone d’emploi a été défini dès le début des années quatre-vingts par le Ministère du Travail afin de faciliter le suivi des évolutions des différents bassins économiques. Le département a ainsi été divisé en trois zones, dont les limites sont sensiblement différentes des arrondissements. La zone d’emploi de Cahors, la plus importante, rassemble ainsi les treize cantons de l’arrondissement de la ville-Préfecture ainsi que ceux de Labastide-Murat, Saint Germain du Bel Air et Salviac. A elle seule, la zone d’emploi de Cahors représente près de 50% de la population du département. Selon ce découpage, le second bassin est, en termes de population, la zone d’emploi du Nord du Lot, qui réunit 9 cantons (Bretenoux, Gourdon, Gramat, Martel, Payrac, Saint-Céré, Souillac, Sousceyrac et Vayrac) et qui affiche la plus forte densité d’habitants au kilomètre carré (près de 35, contre 30,7 pour l’ensemble du département). Enfin, il faut noter que cette étude n’analyse que la partie lotoise de la zone 6

d’emploi de Figeac, qui déborde par ailleurs largement vers l’Aveyron et le bassin économique de Decazeville. De fait, cette zone d’emploi ne compte que six cantons dans le département et apparaît à la fois comme la plus petite (moins de 22% de la superficie) et la moins peuplée (20,6% de la population du département). Dans tous les cas, l’évolution de ces trois entités économiques cohérentes vient contredire la plupart des idées reçues concernant les forces et les faiblesses des différents territoires lotois.

La dynamique cadurcienne Fondée sur l’analyse des tendances plutôt que sur des constats réalisés à partir de l’actualité immédiate, cette étude permet tout d’abord de présenter trois conclusions. La première est que la zone d’emploi de Cahors est celle qui obtient les meilleurs résultats pour cinq des huit critères utilisés : évolution de la population totale, de la population active ayant un emploi, de la population salariée, du nombre d’entreprises industrielles du secteur privé et du nombre d’inscriptions d’entreprises au Registre du Commerce et des Sociétés. La seconde est que la zone d’emploi du Nord du Lot présente, sur le long terme (d’une manière générale, les chiffres couvrent une période allant de 1982 à 2005), des résultats très contrastés : si elle apparaît comme la plus dynamique pour trois des huit variables retenues

(évolution du nombre de salariés des entreprises privées, du nombre de salariés dans les établissements privés et du nombre d’entreprises du secteur privé), la zone septentrionale est pénalisée par les reculs de la population active ayant un emploi et du nombre d’entreprises privées du secteur industriel. La troisième et la plus surprenante des conclusions concerne les difficultés rencontrées par la zone d’emploi de Figeac, qui obtient les résultats les plus faibles pour six des huit critères. Le verdict des chiffres contraste ainsi fortement avec l’image particulièrement dynamique de la région figeacoise : les reculs les plus marqués concernent la population (-4,4% entre 1982 et 1999), la population active ayant un emploi (-5% sur la même période) et le nombre de créations d’entreprises (- 6,6% entre 2002 et 2005). Dans les faits, ces variables minimisent les performances pourtant remarquables de cette zone d’emploi, notamment dans le secteur aéronautique. Au-delà, ces tendances ne doivent pas faire perdre de vue que chacune de ces trois zones d’emploi doit gérer un historique et des tissus économiques difficilement comparables. Il n’en reste pas moins que les deux dernières décennies ont plutôt été marquées par un rééquilibrage que par une accentuation des disparités. Ce premier panorama de l’économie lotoise méritait donc d’être complété par des approches plus précises, concernant à la fois les différents cantons et les secteurs d’activités. Explications. ENTREPRENDRE 132


DOSSIER ÉTUDE EXCLUSIVE

Autoroute A20, Internet haut débit ou aérodrome Brive-Souillac : les infrastructures jouent un rôle déterminant dans le développement des trois zones d’emploi du Lot. Sur les 8 variables économiques prises en compte, la zone d’emploi de Cahors occupe la première position pour 5 d’entre-elles ; il s’agit de variables importantes, plutôt généralistes, relatives à la population, à l’emploi total et à la création d’entreprises. La zone d’emploi du Nord du Lot place 3 variables en première position dans des domaines plus spécifiques attachés à l’économie marchande et à l’industrie. La zone d’emploi de Figeac est caractérisée par une relative stabilité sur les périodes concernées avec des évolutions généralement inférieures à la moyenne départementale. Le contexte économique général absorbe et fait rentrer dans la moyenne quelques performances remarquables, notamment dans le domaine des activités liées à l’aéronautique.

ZONES D’EMPLOI VARIABLES ECONOMIQUES

PERIODE CAHORS FIGEAC NORD ENSEMBLE CONCERNEE DU LOT DEPARTEMENT

Population totale (INSEE)

1982-1999

7,25

-4,43

3,66

3,51

Population active ayant un emploi (INSEE)

1982-1999

3,46

-4,98

-1,25

0,14

Population salariée (INSEE)

1982-1999

27,42

17,37

24,08

24,23

Salariés des Ets privés (ASSEDIC)

1993-2004

29,05

30,62

36,56

31,82

Salariés des Ets privés industriels (ASSEDIC)

1993-2004

3,3

0,5

18,8

8,5

Entreprises du secteur privé (ASSEDIC)

1993-2004

11,0

6,1

19,1

12,6

Entreprises industrielles du secteur privé (ASSEDIC)

1993-2004

5,2

2,9

-2,5

1,9

Inscriptions d’entreprises au RCS (CCI)

2002-2005

24,2

-6,6

1,0

8,6

Position 1 Position 2

5 2

2

3 4

-

Score

Les chiffres clés des zones d’emploi du Lot Zones d’emploi

CANTONS

SUPERFICIE

POPULATION TOTALE RP (1999)

DENSITE

Nbre

km2

%

Nbre HABITANTS

%

Nbre HABITANTS/km2

16

2 622

50.3

76 377

47.7

29.1

Cahors Figeac

6

1 135

21.8

32 924

20.6

29.0

Nord du Lot

9

1 459

27.9

50 733

31.7

34.8

Total Lot

31

5 216

100

160 034

100

30.7

Source INSEE

J U I L L E T- AO UT 2 0 0 6

Définies par le Ministère du Travail en 1982, les limites des zones d’emploi n’épousent pas nécessairement les frontières des espaces administratifs (arrondissements ou départements) et ont été conçues pour correspondre à des bassins économiques cohérents,afin de faciliter l’étude des problèmes d’emploi. Le découpage a été modifié après le recensement de 1990 et il est devenu effectif au 1er janvier 1994. Ces zones d’emploi sont avant tout fondées sur des critères d’homogénéité et de solidarités économiques, de migrations alternantes et de taille minimum.

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DOSSIER ÉTUDE EXCLUSIVE

Filières

Le Nord du Lot conforte sa vocation industrielle

Le dynamisme de chaque zone d’emploi est en général évalué à l’aune des résultats du secteur le plus représenté. Le Nord du Lot affiche sans conteste les meilleures performances en ce qui concerne les créations d’emplois dans l’industrie : 42,5% des salariés de ce secteurs sont concentrés dans cette zone, qui représente pourtant moins du tiers de la population et du territoire du département.

A

vant de considérer l’évolution de chacune des zones d’emploi, il importe de rappeler que l’ensemble du département présente un bilan très positif. Pour la période 19932004, les chiffres rendus publics par l’ASSEDIC font apparaître une progression de près de 32% du nombre de salariés dans les établissements privés. Concrètement, le Lot comptait en 2004 environ 32 000 salariés dans le secteur privé, soit 7 700 de plus qu’en 1993. Mieux, cette évolution positive s’est vérifiée sur les trois zones d’emploi de façon relativement homogène : les progressions de chacune d’entre elles vont de + 29% à + 36,5%, la plus forte évolution étant enregistrée par le Nord du Lot. La zone d’emploi du Nord du Lot présente la plus forte progression des effectifs salariés du secteur privé entre 1993 et 2004. Il faut toutefois noter que la part la plus importante de cette progression a été enregistrée entre 1993 et 1999. Dans le même temps, la zone d’emploi de Figeac affiche la plus forte proportion de salariés du secteur privé et Cahors se place logiquement en retrait du fait de son rôle de Préfecture. La principale différence dans les évolutions des différentes zones d’emploi semble liée au renforcement du pôle industriel du Nord du Lot : ce secteur représentait en 2004 42,5% des emplois de cette filière dans le département,

8

du Lot affiche la plus forte proportion d’entreprises (inscrites au registre du Commerce et des Sociétés) : 46 pour 1 000 habitants contre seulement 37,4 pour Cahors et 38,8 pour Figeac.

contre 38,8% en 1993. De ce point de vue, la partie septentrionale du Lot a clairement creusé l’écart par rapport aux deux autres zones d’emploi. Une autre variable déterminante est que le Nord

Les salariés des établissements privés affiliés à l’ASSEDIC 2004 Zones d’emploi

%

%

SALARIES

%

TAUX SAL.

EVOL. 99/04

EVOL. 93/04

13 896

43,5

17,66

9,62

29,05

Figeac

7 496

23,4

22,1

15,84

30,62

Nord du Lot

10 593

33,1

20,27

11,62

36,56

Département

31 985

100

19,40

11,69

31,82

Cahors

Source ASSEDIC Taux de salariés : nombre de salariés pour 100 habitants.

Salariés des établissements privés industriels affiliés à l’ASSEDIC 2004 Zones d’emploi

SALARIES

%

% TAUX SAL.

EVOL. 93/04

Cahors

2 484

30,7

3,3

3,3

Figeac

2 173

26,8

6,6

0,5

Nord du Lot

3 446

42,5

6,8

18,8

Département

8 103

100

5,1

8,5

Source ASSEDIC Taux de salariés : nombre de salariés pour 100 habitants.

Zone d’emploi du Nord du Lot Composée de 9 cantons - Bretenoux , Gourdon, Gramat, Martel, Payrac, Saint Céré, Souillac, Sousceyrac et Vayrac – cette zone d’emploi héberge 31,7% de la population lotoise et présente la plus forte densité (34,8 habitants au km2 contre 30,7% pour l’ensemble du Département).C’est par ailleurs la zone la plus composite avec 4 pôles d’activité dominants (Biars/Saint Céré, Souillac/Martel/Vayrac, Gourdon et Gramat), fédérés par une attractivité touristique importante. La zone est marquée par une forte diminution de la population active, tandis que la population totale et l’emploi salarié évoluent au même rythme que celui du département. Dans ce contexte, ce sont les cantons de Souillac et de Payrac qui présentent les meilleurs résultats, notamment en ayant contribué à hauteur de 55% à l’accroissement de la population de la zone de 1982 à 1999. Par ailleurs, le canton de Bretenoux, notamment avec la zone industrielle et commerciale de Biars sur Cère, apporte une contribution importante à l’accroissement de la population active et de l’emploi salarié.

L’aéroport de Brive-Souillac et le désenclavement de la zone de Bretenoux, Biars et Saint-Céré vont encore renforcer l’attractivité de ce bassin économique.

ENTREPRENDRE 132


DOSSIER ÉTUDE EXCLUSIVE

Démographie La zone d’emploi de Figeac pénalisée Le dynamisme démographique est devenu un indicateur essentiel pour anticiper le développement des différents bassins économiques. Les évolutions des deux dernières décennies ont conduit à d’importants mouvements de population vers la partie sud du département et, au sein de chaque zone, à un peuplement rapide des cantons limitrophes de villes comme Cahors ou Figeac. Des changements qui confirment que le lieu de résidence sera de moins en moins souvent le lieu de travail.

A

vec seulement 6 cantons Cajarc, Figeac Est et Figeac Ouest, Lacapelle Marival, Latronquière et Livernon – la zone d’emploi de Figeac est la moins étendue (21,8% de la superficie) et la moins peuplée (20,6% de la population totale) des trois entités du département. Au-delà, c’est la seule zone du Lot à présenter un solde négatif pour l’évolution de sa population : elle a reculé de 4,43% entre 1982 et 1999, tandis que la zone d’emploi de Cahors enregistrait dans le même temps une progression de 7,25%. Cette situation démographique peut se révéler pénalisante pour cette zone, à l’heure où les autres bassins du Lot connaissent de leur côté une accélération des flux migratoires. Les projections établies à partir des recensements intermédiaires réalisés depuis 1999 indiquent que le cap des 180 000 habitants sera passé avant 2020, soit 25 000 habitants de plus qu’en 1982. Cette forte progression bénéficie tout d’abord aux communes des cantons limitrophes de ceux de Cahors et de Souillac. C’est notamment le cas pour Lalbenque, Catus ou Saint-Géry (voir le tableau « Les plus fortes variations de population »). Une évolution conforme aux tendances rele-

vées à l’échelon national : les cantons situés en périphéries des villes et des grands axes routiers accueillent un nombre croissant de salariés qui travaillent à l’extérieur de leur territoire. Les deux zones d’emploi traversées par l’autoroute A20 apparaissent ainsi particulièrement concernées par le « divorce » entre le lieu de travail et le lieu de résidence. En toute logique, ce divorce bénéficie à de nombreuses communes proches de centres urbains où de zones d’implantations économiques : leur population progresse significativement, générant des besoins nouveaux en matière d’infrastructures, de commerces et de services de proximité. Concrètement, la plupart de ces cantons connaît une progression exponentielle de sa population salariée : + 73,7% pour Salviac en 1982 et 1999, + 70,4% pour Lalbenque ou + 66,6% pour Saint-Géry. Au cours de la même période, la population salariée de Cahors n’a progressé que de 13,8%. Ces mouvements de population conduisent donc à des rééquilibrages entre les trois zones d’emploi aussi bien qu’à l’intérieur de chacune d’entre elles. De la même manière, la population salariée de Livernon a progressé de 51,4% quand celle de Figeac évoluait de 14,4%.

Population totale (recensements de 1982 et de 1999) Zones d’emploi Cahors Figeac Nord du Lot Département Source INSÉE

J U I L L E T- AO UT 2 0 0 6

1982 NBRE % HAB. 71 215 46,1 34 449 22,3 48 938 31,6 154 602 100,0

1999 NBRE HAB. 76 377 32 924 50 733 160 034

% 47,7 20,6 31,7 100,0

EVOL.% 90/99 4,06 -1,20 3,09 2,63

EVOL.% 82/99 7,25 -4,43 3,66 3,51

Les plus fortes variations de la population (évolution de 1982 à 1999, source INSEE)

Position sur les 31 cantons 1

Lalbenque : + 16,4% (zone d’emploi de Cahors)

2 Catus : + 15,8% (zone d’emploi de Cahors) 3 Saint-Géry : + 13,6% (zone d’emploi de Cahors) 29 Labastide Murat : - 8,2% (zone d’emploi de Cahors) 30 Sousceyrac : - 13,3% (zone d’emploi du Nord du Lot) 31 Latronquière : - 25,0% (zone d’emploi de Figeac)

Les plus fortes variations de la population (évolution de 1982 à 1999, source INSEE)

1

Salviac : + 73,7% (zone d’emploi de Cahors)

2 Lalbenque : + 70,4% (zone d’emploi de Cahors) 3 Saint-Géry : + 66,6% (zone d’emploi de Cahors) 29 Gourdon : + 14,1% (zone d’emploi du Nord du Lot) 30 Cahors : + 13,8% (zone d’emploi de Cahors) 31 Latronquière : - 0,2% (zone d’emploi de Figeac)

9


DOSSIER ÉTUDE EXCLUSIVE

Emploi et population salariée Les nouveaux atouts de la zone d’emploi de cahors Toutes les statistiques conduisent au même constat : le Lot a engagé sa révolution « rurbaine », cet adjectif inélégant étant construit sur un néologisme associant « rural » et « urbain ». Concrètement, cette évolution est marquée par l’installation de nouvelles populations salariées dans des cantons ruraux et, dans le Lot, elle bénéficie tout d’abord à la zone d’emploi de Cahors.

A

u-delà de son dynamisme démographique, la zone d’emploi de Cahors a bénéficié d’une évolution favorable du marché du travail. C’est ainsi le seul des trois bassins du département à avoir vu évoluer positivement sa population active (salariée et non salariée). Elle a en effet progressé de 3,46% entre 1982 et 1999, quand les zones de Figeac et du Nord du Lot accusaient respectivement des reculs de 4,98% et 1,25%. Pour l’essentiel, ce bon résultat a été obtenu au cours de la décennie quatre-vingt-dix et permet à la zone cadurcienne de conserver le taux d’actifs le plus élevé dans le département. En l’occurrence, il faut noter que la période analysée n’intègre pas les retombées liées à l’achèvement de l’autoroute A20. S’il est désormais avéré qu’il a accéléré l’installation de nouveaux salariés autour du nouvel axe routier, il est encore trop tôt pour mesurer l’ampleur des mouvements de populations ainsi générés. Dans tous les cas, avant même l’ouverture de cette infrastructure, la zone d’emploi affichait le plus fort taux de salariés (29,5 pour 100 habitants en 1999 contre 24,8 en 1982) et la plus forte progression (27,4%, contre 24% pour la zone du Nord du Lot et 17,4% pour celle de Figeac). Des statistiques plus récentes, fondées sur le nombre d’inscriptions et de radiations au Registre du Commerce et des Sociétés, confirment les bons résultats de la zone d’emploi de Cahors, avec une progression de 24,2% du nombre d’inscriptions entre 2002 et 2005, contre un évolution de 1% pour la zone du Nord du Lot et un recul de 6,6% pour celle de Figeac. 10

Dans le même temps, le nombre de radiations d’entreprises a progressé de moins de 15% dans l’espace cadurcien quand il a atteint 22,8% dans le nord du département et 29% dans le figeacois. Là encore, les variations ne doivent pas seulement être observées entre les trois espaces économiques mais également au sein de chacun d’entre eux. De fait, le développement de l’Internet à haut débit et la multiplication des projets de très haut débit sont susceptibles d’amplifier l’installation d’entreprises et de salariés dans les cantons limitrophes des centres urbains et de l’autoroute. A moyen terme, d’autres projets d’infrastructure viendront accentuer les rééquilibrages entre les différentes zones. C’est notamment le cas pour le désenclavement du

bassin économique de Bretenoux-BiarsSaint-Céré et pour l’ouverture de l’aérodrome de Brive-Souillac. Chaque zone d’emploi est par ailleurs engagée dans plusieurs projets de création, d’extension ou de requalification de zones d’activité et la plus ou moins grande spécialisation de chacune d’elle déterminera le niveau de complémentarité – ou de concurrence – entre les trois zones d’emploi du département. Dans tous les cas, il faut à la fois se réjouir du bon niveau d’infrastructure dont disposera le Lot à la fin de cette décennie et constater que les départements voisins disposeront d’atouts comparables. En d’autres termes, les Lotois ne gagneront rien à se tromper de concurrents…

Population active ayant un emploi (recensements de 1982 à 1999) Zones d’emploi

ACTIFS

1982 %

Cahors Figeac Nord du Lot Département

28 024 13 035 19 037 60 096

46,6 21,7 31,7 100,0

48,2 20,6 31,2 100,0

TAUX ACTIFS 37,9 37,6 37,0 37,6

EVOL. 90/99 6,22 0,18 3,56 4,09

% EVOL. 82/99 3,46 - 4,98 - 1,25 0,14

1999 TAUX SALARIÉS % SAL. 24,82 22 523 49,1 23,10 9 340 20,4 23,07 14 010 30,5 23,88 45 873 100

TAUX SAL. 29,49 28,37 27,62 28,66

EVOL. 90/99 18,48 13,71 17,33 17,13

% EVOL. 82/99 27,42 17,37 24,08 24,23

TAUX ACTIFS ACTIFS 39,3 28 995 37,8 12 386 38,9 18 798 38,9 60 179

1999 %

Source INSÉE Taux d’actifs : population active ayant un emploi pour 100 habitants.

Population salariée (recensements de 1982 à 1999) Zones d’emploi Cahors Figeac Nord du Lot Département

SALARIÉS

1982 %

17 676 7 958 11 291 36 925

47,9 21,5 30,6 100

Source INSÉE Taux de salariés : nombre de salariés pour 100 habitants.

ENTREPRENDRE 132


L’attractivité des territoires n’influe pas uniquement sur l’économie du tourisme ; elle joue également un rôle croissant dans le repeuplement des cantons ruraux.

Evolution du nombre d’inscriptions au RCS (2002-2005) Zone d’emploi de Cahors : + 24,2% Zone d’emploi du Nord du Lot : + 1% Zone d’emploi de Cahors : - 6,6% Source : CCI du Lot

CANTONS

Population Population Population totale active salariée ayant un emploi Évolution en %

CAHORS (3) CASTELNAUMONTRATIER CATUS CAZALS

Évolution en %

Évolution en %

9,3

13,8

6,1

7,3

63,9

15,8

18,4

61,3

9,9

3,3

-15,9

45,8

LABASTIDE-MURAT

-8,2

-12,2

24,8

LALBENQUE

16,4

13,9

70,4

LAUZES

-3,3

-13,0

33,2

LIMOGNE

2,7

-14,3

50,5

LUZECH

9,0

5,1

23,1

MONTCUQ

5,5

-13,7

42,2

PUY-L’EVEQUE

23,8

-1,9

-3,7

ST-GERMAINDU-BEL AIR

6,9

-2,4

55,6

ST-GÉRY

13,6

8,1

66,6

SALVIAC

9,2

-1,4

73,7

ENSEMBLE ZONE D’EMPLOI DE CAHORS

7,2

3,5

27,4

ENSEMBLE DEPARTEMENT DU LOT

3,5

0,1

24,2

Source INSÉE

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ENTREPRISES

Trufarome Des flacons jusqu’à l’ivresse Entre Cahors et Lalbenque, on ne peut parler de truffe sans évoquer tout naturellement la maison Pébeyre, fondée en 1897. Mais cette vénérable société cadurcienne évolue avec son temps : depuis 1987, sa filiale Trufarome développe des huiles aromatisées qu’elle met en bouteille. Le petit embouteillage occupe aujourd’hui une part significative de son activité, qui intègre un volet de façonnier et s’est développée sur le segment du commerce de vins de qualité.

D

ans le cadre de leur activité de négociant en truffes, Jacques Pébeyre puis son fils, PierreJean, se sont attachés à financer des recherches fondamentales et à favoriser la publication de thèses universitaires consacrées au précieux tubercule. En analysant le cycle de vie du champignon, il s’agissait de comprendre pourquoi, chaque automne, la peau de la truffe vire du rouge au noir et sa chair du jaune au blanc marbré caractéristique de sa maturité. Il s’agissait également de découvrir pourquoi ce champignon développe à cette période l’arôme très subtil qui attire irrésistiblement les gourmets. « Nous avons sollicité l’expertise des biologistes pour tenter de percer ce mystère odoriférant. Ces derniers nous ont renvoyés vers des chimistes. C’est Thierry Talou, de l’Institut National Polytechnique de Toulouse dirigé par le professeur Gaset, qui a réussi à identifier puis à décomposer l’arôme de la truffe », explique PierreJean Pébeyre.

Cette étape cruciale a été franchie en 1985, grâce à des méthodes très innovantes pour l’époque. La technique étant protégée par un brevet international, rien ne s’opposait à la naissance de Trufarome deux ans plus tard. La filiale de la société Pébeyre a testé le fruit de son alchimie savante auprès de restaurateurs et des amateurs de truffes. Mais

ce n’est qu’en 1998 que la maison a décidé de commercialiser ce produit à grande échelle : « Il était très copié, alors il fallait sauter le pas. L’huile aromatisée ne remplace pas la truffe, c’est autre chose. D’ailleurs, la sortie de ce produit n’a aucunement perturbé le marché du tubercule. Depuis trois ou quatre ans, les ventes de Trufarome sont en croissance régulière de 20 à 30 points. Près de 60 % de notre production part à l’export, aux Etats-Unis et en Asie », précise Pierre-Jean Pébeyre. Une petite partie alimente un réseau d’épiceries fines et de grands magasins spécialisés en fleurons gastronomiques.

Une chaîne d’embouteillage ultra moderne Pour accompagner ce développement, les méthodes artisanales du départ, mises au point dans les locaux de la rue Frédéric-Suisse, ont dû être sérieusement modernisées : un site nouveau a été créé quai Cavaignac, occupant une partie de l’ancien garage Peugeot. Placé sous la responsabilité et les compétences d’Eric Pedeflous, il emploie quatre équivalents temps plein. Côté matériel, le site abrite aujourd’hui une chaîne d’embouteillage ultra moderne, spécialisée dans les petits contenants entre trois et vingt-cinq centilitres : de la mignonnette servant d’échantillon jus-

qu’à la chopine, désignation consacrée du quart de litre. Par ailleurs, une surface de 800 mètres carrés est dédiée au stockage. Pourvu d’une telle unité de production, pour laquelle la certification Iso 22000 est prévue courant 2006, le dirigeant s’est interrogé : pourquoi ne pas proposer, en parallèle à ses propres productions, de l’embouteillage à façon destiné à des fabricants ? En effet, la chaîne peut conditionner en petits flacons et en petites séries tous les liquides alimentaires possibles et imaginables : des huiles, des vins et alcools, des spiritueux, des jus, des sirops... « Nous nous approvisionnons auprès de verriers spécialisés dans les petites bouteilles élégantes. Pour les compagnies aériennes, nous réalisons des bouteilles en matière plastique légères et transparentes », souligne Pierre-Jean Pébeyre.

Pierre-Jean Pébeyre, dirigeant de l’entreprise, et Eric Pedeflous, responsable du site du quai Cavaignac.

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ENTREPRENDRE 132


ENTREPRISES

Près de 60 % de la production de Trufarome sont aujourd’hui exportés vers les Etats-Unis et l’Asie.

Quant aux machines annexes, étiqueteuses et sertisseuses mises au point avec les établissements Albagnac de Sauzet, elles assurent l’ensemble des tâches nécessaires à la finition des produits.

L’unité de production de l’entreprise sera certifiée Iso 22000 cette année.

Suivre l’évolution des modes de consommation En marge de son activité d’embouteillage, la société Trufarome s’est diversifiée sur un marché complémentaire : la commercialisation d’une large gamme de vins du Sud-Ouest en petit conditionnement. Une idée bien dans l’esprit du temps : les amateurs consomment moins d’alcool mais plus intelligemment. En fins gourmets, ces derniers veulent adapter le breuvage aux plats qu’ils consomment. En compagnie, pour un repas partagé, ils souhaitent que chacun puisse choisir le vin qu’il préfère. Seuls, ils hésiteraient à déboucher une bonne bouteille alors qu’ils se font plaisir avec une chopine de 25 centilitres. « Nous avons sélectionné des vins issus de propriétés reconnues, dans quelques belles appellations régionales : Cahors, Gaillac, Bordeaux, Minervois, Corbières, Fitou, Pomerol. Affichant l’étiquette propre au domaine de production, ils engagent leur nom. La maison Pébeyre engage aussi le sien et affirme ses choix en tant qu’acteur de la gastronomie haut de gamme », justifie le dirigeant.

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La société a sélectionné une gamme de vins régionaux issus de domaines renommés.

De la truffe nature à l’huile aromatisée, en passant par le conditionnement des vins et autres spiritueux... Pierre-Jean Pébeyre était loin d’imaginer les détours du chemin lorsqu’il a repris l’affaire des mains de son père. Mais le chef d’entreprise a su saisir les opportunités à mesure qu’elles se présentaient à lui, tout en restant dans un domaine – le plaisir des sens - qui distingue la maison Pébeyre et forge sa notoriété depuis plus de cent ans.

Action de la CCI du Lot La société Trufarome a bénéficié du soutien de la CCI du Lot pour mener à bien sa démarche de certification Iso 22000 (management de la sécurité alimentaire). A cette occasion, elle a pu participer à une action collective de formation sous l'égide du Conseil régional de Midi-Pyrénées.

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ENTREPRISES

DUBICKI La pierre réinventée Experte dans la technique de la pierre reconstituée, la société Dubicki fabrique et livre de superbes dallages et margelles pour piscines. Les parements de murs, les piliers de portails et les dessus de murs figurent également au catalogue de cette entreprise familiale, reprise par le fils du fondateur il y a cinq ans. Histoire d’un passage de témoin réussi. démarrage de la production. « C’est en 2001, au sortir de l’Ecole d’Ingénieurs de Tarbes, que j’ai pris la décision de m’engager dans cette activité. De son côté, mon père souhaitait arrêter de travailler. La transition s’est faite très naturellement, car je connaissais bien l’entreprise, où je donnais un coup de main chaque été », explique Sébastien Dubicki.

Sébastien Dubicki et Sandra Arènes.

A

la sortie de Frayssinet-le-Gélat, en direction de la Dordogne et de Villefranche-du-Périgord, le site industriel de la société Dubicki joue la discrétion : l’impact visuel est gommé par la colline, tandis que le bruit inhérent à l’activité est parfaitement confiné dans les bâtiments. Propreté des locaux et sécurité des travailleurs sont, aux yeux de Sébastien Dubicki, dirigeant de l’entreprise, deux impératifs intimement liés aux exigences de la productivité. Cet homme de trente ans, ingénieur de formation, a repris et développe avec sa compagne, Sandra Arènes, l’entreprise de pierre reconstituée fondée par ses parents, Raymond et Joëlle Dubicki, dans les années 90. Au départ, un vieil atelier situé dans le village abritait les essais et le

En 2002, sous l’impulsion du jeune dirigeant, le nouvel atelier de la société Dubicki sort de terre à l’écart du bourg. « Avec mon père, nous avons étudié minutieusement la conception de cet outil de travail performant, avant de le réaliser », souligne le responsable. En visitant les lieux, on peut constater combien tout a été pensé pour limiter la pénibilité et améliorer la qualité des produits finis. De par sa formation pointue en mécanique, Sébastien Dubicki se trouvait bien placé pour concevoir et construire une machine dotée d’automatismes poussés.

tout étant lié avec du ciment blanc. Les adjuvants qui apportent des qualités de longévité aux matériaux, tout en réduisant leur porosité resteront, en revanche, mystérieux. « Nous utilisons des produits adaptés et subtilement dosés », se limite à préciser Sébastien Dubicki, tout en ajoutant que « des tests effectués par un laboratoire parisien ont souligné la qualité de ce béton, dont la capacité de résistance mécanique a doublé en l’espace de dix ans ». Dans l’atelier, les divers composants nécessaires à la fabrication sont acheminés sur tapis roulant vers une sorte de gros pétrin, dans lequel ils sont malaxés et amalgamés. La « pâte » ainsi constituée part alimenter trois postes de travail, dont

Une chaîne de production ergonomique Sans dévoiler les secrets propres à la recette de fabrication, citons les principaux ingrédients de la pierre reconstituée : de la poudre de pierre, du gravier ou du sable de silice ou de calcaire ; le Tous les ouvriers sont équipés de casques anti-bruit.

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ENTREPRISES

Dallages et margelles génèrent 90 % du chiffre d’affaires de la société.

deux postes manuels et une chaîne automatique. Déversée dans des moules de différentes tailles, et soumise à des vibrations, celle-ci durcit pendant quelques heures dans une étuve garantissant un taux d’humidité de 90 %. Sur la chaîne de fabrication, pour la réalisation de laquelle l’entreprise a reçu des aides de l’Europe et du Département, un ingénieux système de rails et de wagonnets a été mis au point afin de limiter au maximum la manutention des dalles : en bout de chaîne, le démoulage est automatique. Dès cet hiver, la mise sur palette des produits standards sera également automatisée.

4 000 palettes de produits par an L’activité de l’entreprise étant saisonnière, car fortement liée à la construction des piscines, neuf salariés font tourner les machines durant l’automne et l’hiver, tandis qu’ils sont une quinzaine du printemps à l’été. « Grâce à l’évolution des équipements, leur principale tâche est une mission de surveillance. Je suis très attentif à la santé et à la sécurité de mes salariés, je travaille en collaboration avec les services de la CRAM de Midi-Pyrénées pour les renforcer. Evidemment, le mal au dos est notre pire ennemi. Mais au niveau sonore, toutes les machines sont isolées et les ouvriers équipés de casques anti-bruit », assure Serge Dubicki.

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L’entreprise est également spécialisée dans la fabrication de pierre de parement.

Quelque 4 000 palettes de produits signés Dubicki, dont 35 000 mètres carrés de dallage et 75 000 pièces de margelles, quittent le site de Frayssinet chaque année. Ils représentent 90 % d’un chiffre d’affaires estimé à 900 000 euros, les 10 % restants proviennent de l’activité de fabrication de dessus de murs, de pierre de parement, de piliers de portail et de quelques salons de jardin. La clientèle de l’entreprise est essentiellement constituée de négociants en matériaux installés dans le Lot et l’Aveyron. Toutefois, l’industriel compte également quelques clients fidèles dans le grand Sud-Ouest et à l’échelle nationale. « Jusqu’à présent, nous étions polarisés sur l’optimisation de notre outil de production. Mais à partir de l’hiver prochain, je compte

renforcer notre démarche commerciale pour développer nos ventes », conclut, optimiste, Serge Dubicki.

La société Dubicki en chiffres • Fondée par Raymond et Joëlle Dubicki, reprise en 2001 par Sébastien Dubicki et Sandra Arènes. • Déménagée en 2002 hors du bourg. • Effectifs : entre 9 et 15 salariés. • Surface couverte : 800 mètres carrés. • Production annuelle : 4 000 palettes (35 000 mètres carrés de dallage, 75 000 pièces de margelles). • Produits pour piscine : 90 % du chiffre d’affaires. • Chiffre d’affaires : 900 000 euros.

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ENTREPRISES

Lotoquine

tire le bon numéro Née sur le marché étroit du loto clé en main, cette entreprise basée à Figeac a progressivement diversifié son savoir-faire. Les produits de tombolas et de loteries, les tickets à gratter en tous genres, les bracelets d’identification, les objets promotionnels, les tracts et les affiches remplissent désormais les pages de ses quatre catalogues. Portrait d’une entreprise qui réussit à faire carton plein.

D

ans les travées des stades allemands, lors de la dernière coupe du monde de football, les poignets de nombreux supporters étaient ceints d’un bracelet en silicone aux couleurs de leur équipe favorite. De même, les applaudissements retentissaient plus fort grâce aux bangers, ces bâtons-tambours gonflables. Beaucoup de ces objets ont été commercialisés par la société figeacoise Lotoquine. Fondée en 1992, cette dernière a démarré son activité sur le marché du jeu de loto. « Informaticien de formation, j’ai conçu un programme qui permet d’éditer des cartons frappés de numéros en aléatoire ordonné : autrement dit, sur lesquels le hasard pur est soumis à des contraintes spécifiques. A l’aide de mon ordinateur, j’ai pu ainsi composer quelque 150 000 grilles différentes », explique Pascal Mallet, fondateur et président de la SAS Lotoquine. Les locaux de l’entreprise, implantés sur la zone d’activités de l’Aiguille, héber-

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gent une imprimerie numérique. Les cartons de jeu sont façonnés ici et déclinés en de multiples variantes pour séduire les amateurs de tous rangs : bingo américain, loto tiercé, loto pétanque, loto horoscope, loto halloween, loto de l’Europe… Colorés en fonction des thématiques, ces cartons peuvent également servir de support de publicité, afin de permettre aux associations organisatrices d’événements de mieux récupérer leur mise. Jetons, marqueurs, trousses à pions, bouliers de tirage, bâtons magnétiques pour retirer les pions, tee-shirts et casquettes figurent parmi la longue liste de produits dérivés commercialisés par la société. Ces derniers sont conçus et dessinés par une équipe de graphistes en interne et leur réalisation est sous-traitée en Chine. Quant aux lots décernés aux gagnants, ils peuvent également être fournis par Lotoquine qui distribue au total près de 250 références de produits. « Chaque fois que cela est pos-

sible, nous passons commande à des fabricants de la région », précise Alain Hilbert, directeur général arrivé dans l’entreprise en 1998.

Une nouvelle offre sur mesure pour les commerçants Pour autant, si le loto reste le produitphare de Lotoquine, il n’a plus l’exclusivité dans les quatre catalogues, d’une centaine de pages chacun, édités par la société figeacoise. Celle-ci s’est en effet ouverte au marché de la tombola clé en main et s’est développée dans le vaste secteur des tickets à gratter, en s’équipant d’une machine à sérigraphier qui masque la case et son symbole gagnant ou perdant. « Nous proposons des séries de 350 à 400 tickets pour les petites associations, et jusqu’à 2 000 ou 3 000 pour les plus grandes. Les clients ne s’occupent que de vendre les tickets, et nous fournissons les lots qui seront

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ENTREPRISES

Pascal Mallet, président de la SAS Lotoquine, et Alain Hilbert, directeur général et commercial.

remis aux heureux gagnants », indique Pascal Mallet. Dans ce registre également, la gamme de produits dérivés calendriers personnalisés, petits lots de consolation, objets marqués ou textiles promotionnels… proposée par Lotoquine est très étendue. Dans le même esprit, la société s’est attaquée au secteur de l’animation commerciale. Elle propose, notamment, à l’attention des associations de commerçants des « packs » loteries, incluant les tickets, les affiches, les tracts et autres produits d’accompagnement. Pour la rentrée prochaine, Lotoquine prévoit de lancer une nouvelle déclinaison du loto, destinée à s’inscrire dans les manifestations promotionnelles organisées par les commerçants au fil de l’année : SaintValentin, fête des mères, Noël… Enfin, la société commercialise des bracelets d’identification. De couleurs et de

matières différentes, ceux-ci permettent de contrôler les entrées ou de sécuriser les accès de zones sensibles. Certains modèles sont inviolables et indéchirables, et remplacent favorablement le laissez-passer par tampon. « De nombreux clubs de football, de Ligue 1 et 2 notamment, utilisent nos bracelets. Nous avons également décliné un modèle pour Reporter sans frontière, lors de la prise d’otage des deux journalistes français en Irak. Le porteur du bracelet s’engageait à le porter jusqu’au jour de leur libération », rappelle Pascal Mallet.

Croissance et labellisation en perspective Aujourd’hui, l’équipe de Lotoquine fédère vingt-deux professionnels, dont huit commerciaux. « Un responsable de

production vient d’arriver dans l’entreprise, et nous souhaitons recruter prochainement deux personnes supplémentaires. Notre activité s’apparente à la vente à distance, nous adressons des catalogues et des mailings. Nous disposons d’un gros fichier d’associations, qu’il faut maintenir à jour : c’est là un travail essentiel. Par ailleurs, notre site Internet n’est plus seulement une vitrine mais un véritable site marchand, sur lequel nos clients peuvent passer commande », explique Alain Hilbert. Fort d’un chiffre d’affaires en croissance régulière, Lotoquine s’attache désormais à pérenniser ses acquis sur un marché où la concurrence reste partielle ou ponctuelle. « Nous occupons correctement notre petite niche », commente sobrement le président de l’entreprise, qui souhaite concrétiser plusieurs projets dans les mois à venir. Au programme : l’instauration de normes de qualité, l’extension des locaux et l’acquisition de nouveaux équipements d’impression couleur.

Lotoquine en bref • Fondé en 1992 par Pascal Mallet. • En SAS depuis 2002. • Effectifs : 22 salariés, dont 40 % en production et 40 % au service commercial. • Gamme sur catalogues : 100 pages, 250 références. • Surface couverte : 1 000 mètres carrés, 300 mètres carrés supplémentaires prochainement. • Site internet : www.lotoquine.com

Pratiqué dans le cadre de manifestations festives où de compétitions, le loto, qui était autrefois autorisé deux mois par an et dans trente départements du sud de la France, est devenu populaire dans l’ensemble de l’Hexagone comme dans la plupart des pays européens.

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ENTREPRISES

Aqua Corail La passion des petits animaux de compagnie Aqua Corail est une Arche de Noé bruissante et colorée : des oiseaux, des poissons et des petits rongeurs y attendent un acquéreur. Installé au départ dans un petit local du centre-ville de Cahors, Laurent Bertin a transféré sa boutique dans un quartier périphérique pour gagner de l’espace et étendre son offre.

Laurent Bertin

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ENTREPRISES

A

u commencement était la passion. Lorsqu’il a pris l’initiative de fonder une petite animalerie à Cahors, Laurent Bertin n’a pas eu beaucoup à apprendre sur les poissons et les oiseaux qui constituent son fond de commerce. Par contre, en dépit de son bagage en langues étrangères appliquées à l’économie, il a dû développer ses compétences dans le domaine de la gestion et de la vente. « Je n’ai pas suivi de formation, j’ai tout appris sur le terrain. C’était il y a 18 ans, heureusement l’affaire a grandi progressivement. Au début, j’ai fait la sourde oreille face au pessimisme des banquiers qui pensaient que je ne tiendrais pas six mois », se souvient Laurent Bertin. A l’époque, il n’y avait qu’un magasin de ce type en centre-ville : les établissements Bonnave, place Galdemar. Mais selon le jeune homme, Cahors offrait suffisamment de potentiel pour accueillir un deuxième point de vente spécialisé. Il s’est donc installé dans une petite boutique de vingt mètres carrés, rue du Château-du-Roi, pour tester le marché tout en limitant les risques. Un an plus tard, Laurent Bertin transférait son entreprise dans des locaux plus spacieux sur le Boulevard Gambetta. Installé depuis 1997 à La Beyne, derrière le magasin Carrefour, Aqua Corail s’étend désormais sur 250 mètres carrés.

Conseils et services aux clients Le dirigeant a vite compris qu’il fallait jouer avec les saisons pour proposer une offre en parfaite adéquation avec la demande. En effet, le petit peuple des aquariums séduit plutôt la clientèle à l’arrivée de l’automne ; le commerçant référence alors quelque 250 espèces de poissons d’eau douce et d’eau de mer. De très jolies flammes sobres ou fluorescentes dessinent des méandres compliqués entre les plantes aquatiques des

aquariums, instaurant un climat propice à la méditation sereine. L’été, Aqua Corail propose un éventail de poissons de bassins, d’étangs ou de mares : des carpes, des poissons rouges mais également des variétés japonaises. « Ma valeur ajoutée réside dans le conseil que je suis en mesure d’apporter à la clientèle, car au début beaucoup de gens sont désemparés devant l’aquarium. Parfois, des familles achètent des poissons en grande surface, puis viennent me voir pour obtenir des informations sur la nourriture ou les soins nécessaires aux animaux. Cette expertise contribue à fidéliser les clients », souligne Laurent Bertin. Un aquarium de taille moyenne (soit de 250 litres) tout équipé, coûte dans les 300 euros : il convient parfaitement aux attentes des particuliers. Mais quelques professionnels, des responsables d’entreprises, des commerçants, des restaurateurs ou encore des administrations achètent des aquariums beaucoup plus volumineux (jusqu’à 1 200 litres par exemple) pour orner leur locaux. Ces professionnels peuvent bénéficier d’un contrat d’entretien auprès d’Aqua Corail, dont les spécialistes interviennent sur site pour vider l’aquarium, le nettoyer et rééquilibrer le niveau d’eau et d’oxygène du contenant. Dans les volières, les populations d’oiseaux s’étoffent le printemps venu : les classiques canaris, les grandes et les petites perruches voisinent avec le très aguichant petit diamant mandarin. Les amateurs peuvent également s’offrir des perroquets, dont le prix atteint parfois mille euros pour les espèces rares et apprivoisées. « Depuis la grippe aviaire, nous n’avons plus le droit d’importer les oiseaux. Il faut se contenter des élevages européens », indique le responsable. Quant aux rongeurs, ils attendrissent le regard des enfants toute l’année. Chinchillas, lapins, cochons d’Inde, rats, souris et hamsters se partagent les cœurs et exigent un entretien tout de même plus limité que les poissons. « Certains commerçants proposent aussi des serpents, ce n’est pas mon cas, faute de goût personnel pour les reptiles. En revanche, il m’arrive parfois de commercialiser des furets ou des La CCI du Lot tient à disposition du public, dans son centre de documentation, des études et des chiffres sur le marché de l’aquariophilie.

Dans les volières, les populations d’oiseaux s’étoffent le printemps venu.

ratons-laveurs, mais la législation sur ces animaux est devenue plus contraignante », précise Laurent Bertin, qui compte parmi ses clients de véritables passionnés, possédant une collection complète d’animaux de compagnie.

Une gamme étendue de produits complémentaires Dans les allées du magasin, une grande part de l’espace est occupée par les aliments, les plantes et autres accessoires nécessaires aux poissons, aux oiseaux et aux petits rongeurs. Mais les propriétaires de chiens et de chats peuvent également y trouver des croquettes, des colliers, des jouets, des manteaux et des niches pour leurs animaux de compagnie. Par ailleurs, un espace librairie présente de nombreux ouvrages dédiés aux différentes espèces du monde animal. En termes d’organisation opérationnelle, Laurent Bertin est assisté d’un collaborateur et emploie ponctuellement un apprenti. « Je n’ai pas pâti de l’ouverture de GammVert : la maison Bonnave ayant fermé durant la même période, il y a eu phénomène de compensation naturelle après que ce dernier ait liquidé sa marchandise à petit prix », constate le chef d’entreprise. Si ce dernier reconnaît que sa passion initiale est, aujourd’hui, plus raisonnée, et qu’il n’a plus d’animaux à la maison faute de temps pour s’en occuper correctement, Laurent Bertin se félicite d’avoir pérennisé son affaire en dépit des oiseaux de mauvais augure.

Aqua Corail en bref - Fondé en 1988 par Laurent Bertin. - Surface de vente : 250 mètres carrés. - Espèces de poissons à la vente : 250. - Prix moyens des oiseaux : entre 10 et 60 euros. - Prix moyens des poissons : entre 1 et 60 euros. - Prix d'un aquarium de 250 litres équipé : environ 300 euros.

Les petits lapins restent les compagnons préférés des enfants. J U I L L E T- AO UT 2 0 0 6

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ENTREPRISES

Côté Rocher Humour et comédie au village

A Rocamadour, entre vallée et sanctuaires, la rue Roland-LePreux aligne ses boutiques à touristes le temps d’une saison. Surprise du 1er avril, une nouvelle enseigne au masque rigoleur vient de prendre place près de la porte du Figuier : le caféthéâtre Côté Rocher. Intime et chaleureux, c’est un joli havre d’humour, de comédie et de musique, dont la scène et la terrasse resteront ouvertes toute l’année.

T

out le monde connaît la famille Delpech à Rocamadour. Les grands-parents de Corinne y installèrent leur boulangerie. Son père, Christian, y cultiva la nostalgie avec son petit musée dédié aux jouets automobiles anciens ; il y tient aujourd’hui un commerce de bouche. Sa sœur, Catherine, est responsable de l’hôtel Les Vieilles Tours. Quant à sa mère, elle anime la Maison de la Noix. C’est pourquoi, à l’issue d’un long parcours consacré au théâtre, la jeune femme n’a pas 20

hésité longtemps avant de choisir le lieu où poser ses valises. Corinne Delpech pratique l’art de la comédie depuis l’âge de douze ans. A Gramat, elle a foulé ses premières planches sous la houlette d’Hélène Le Bail, avant de rejoindre le conservatoire de Toulouse et de travailler au sein de la compagnie montalbanaise dirigée par Jean Durozier. Tous les chemins de la réussite passant par Paris, elle s’est présentée pour une audition à la fameuse salle de spectacles de Bobino. Là, ses

Corinne Delpech

talents de comédienne ont été remarqués par Philippe Bouvard et Paul Lederman, qui était notamment le producteur de Coluche. Les deux hommes cherchaient une vingtaine de jeunes comiques pour les intégrer à leur spectacle. Six mois durant, Corinne Delpech a tourné dans ce qui deviendra, entre 1998 et 2000, l’émission de télévision Bouvard du Rire diffusée sur France 3. Tout aussi importante fut l’étape suivante : un duo monté avec Geneviève Gil. Ce spectacle détonnant a été joué ENTREPRENDRE 132


ENTREPRISES dans les principaux cafés-théâtres de France. Voyageant entre Toulouse, Avignon et Paris, la comédienne obtint ensuite un rôle majeur dans la pièce Le Clan des Divorcés, un beau succès signé Alil Vardar.

Une programmation éclectique et la promotion d’artistes locaux C’est en 2002 que l’idée d’installer son café-théâtre à Rocamadour commença à germer. « Je souhaitais continuer d’exercer mon activité de comédienne et trouver un point d’ancrage », explique Corinne Delpech. Après avoir réuni deux maisons, pour implanter un espace d’accueil en rez-de-chaussée et une salle de spectacle à l’étage, aménagé une superbe terrasse donnant sur des grottes ouvertes dans le rocher, et installé un ascenseur à l’attention des personnes à mobilité réduite, Côté Rocher a levé le rideau le 1er avril dernier. Grâce aux relations nouées dans le milieu, il n’était pas difficile de trouver un parrainage : également installé dans la région, Patrick Sébastien a répondu présent et a participé à l’inauguration de l’établissement. Quant à la composition de l’affiche, les amis et les complices de Corinne Delpech n’attendaient que ses propositions. C’est Noëlle Perna, très connue à travers son personnage de Mado la Niçoise, qui a ouvert le bal ce printemps. « Noëlle m’a gentiment offert les deux journées de lancement, et depuis c’est le défilé des copains et des copines. Ce sont tous de vrais professionnels, que l’on voit de temps à autre sur le petit écran », souligne Corinne Delpech. Aujourd’hui, Côté Rocher a trouvé son rythme de croisière : du vendredi soir au mardi soir, la salle est réservée aux spectacles de café-théâtre. Chaque mercredi, le trio de musiciens amadouriens, Les Milandes, fait virevolter le public des

Une centaine de spectateurs peut prendre place dans la salle de spectacle.

soirées dansantes. Les jeudis enfin, place aux soirées musicales : blues, chanson française, swing, tango ou musique tzigane avec le violoniste hongrois-amadourien, Gregor Kartaï. La volonté de proposer une affiche d’une grande diversité culturelle s’ajoute à celle de promouvoir des artistes locaux.

Faire vivre le village douze mois par an « Dans la salle climatisée où une centaine de spectateurs peut prendre place, le programme est quotidien, jusqu’au 31 octobre. Mais face au succès que nous rencontrons – les spectateurs viennent de Gramat, Saint-Céré et Cahors, mais aussi de Brive, Toulouse ou Montauban - je vais tenter d’ouvrir toute l’année. L’hiver, Côté Rocher fonctionnera comme un piano-bar et un café-théâtre. Je sais que certains restaurateurs restent ouverts durant la saison creuse et que d’autres y pensent, afin de faire vivre le village douze mois par an », envisage Corinne Delpech. Il faudra toutefois profiter de la belle saison pour découvrir, en avant ou en aprèsspectacle, les délices de la terrasse illuminée de l’établissement. Ouverte sur le rocher et sa grotte, cette coulisse insolite constitue un coin intime qui interroge

sur les mystères de Rocamadour. On peut également y admirer et y acheter des peintures et des sculptures, réalisées par des amis ou des relations de Corinne Delpech. « Je suis très satisfaite de ces trois premiers mois, même s’il est encore très tôt pour dresser un bilan. Pour lancer mon projet, j’ai bénéficié d’une petite aide financière du Parc naturel régional des Causses du Quercy dans le cadre de l’opération Leader Plus. Pour l’instant, je n’ai pas encore eu le temps de lancer une démarche de promotion commerciale, seul le bouche-à-oreille fait son effet. J’ai pu embaucher un régisseur, Marc Clavel, originaire de Rocamadour, qui s’est formé spécialement à ce métier. Dans un proche avenir, je prévois de renforcer l’équipe. Mais il faudra attendre deux à trois ans avant d’être suffisamment identifiée dans le paysage », remarque sagement Corinne Delpech, comédienne et désormais chef d’entreprise.

Côté Rocher Café-théâtre à Rocamadour Réservations : 05 65 10 93 39 Internet : www.coterocher.com Tarifs : 10 euros pour les soirées dansantes 12 euros pour les spectacles

Des tableaux sont exposés dans le hall d’acceuil. J U I L L E T- AO UT 2 0 0 6

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ENJEUX

Loisirs récréatifs

Tournez manèges… L’été, les fêtes foraines fleurissent un peu partout. Le temps d’un week-end, elles transforment nos places et nos villages, allument des éclairs dans les yeux des enfants et réveillent la nostalgie de leurs parents. Un forain lotois lève pour nous le voile sur les coulisses d’un métier difficile, toujours exercé avec passion.

C

e premier mardi de juillet, les caravanes, le camion tracteur et les remorques sont garés sur le foirail d’un village du nord-est lotois. D’ici, on aperçoit le clocher sous lequel la fête foraine battra son plein samedi et dimanche prochains. Arrivé le matin même de Rieupeyroux (Aveyron), le clan des Courchinoux (père et fils, épouse et belle-fille) attend sous un soleil de plomb que les électriciens veuillent bien brancher l’indispensable climatisation. Jeudi après-midi, il faudra monter le manège pour enfants et le petit stand de pêche aux canards, soit quatre à cinq heures de travail. Heureux, Claude Courchinoux ? En tout cas, il ne se verrait pas faire autre chose, lui l’héritier de plusieurs générations vouées aux fêtes foraines. Il a pourtant goûté à une autre vie, quand son père, malade, a dû stopper le convoi : il a travaillé un temps à l’usine Ratier de Figeac. Mais depuis 1987, il a repris la route et retrouvé son bonheur, résumé en un mot : l’indépendance. « Ce n’est

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pas un métier facile. Nous sommes parfois repoussés loin des cœurs de villages. Certaines fêtes sont supprimées et les distractions se multiplient. Ces dernières années, nos chiffres d’affaires ont subi une forte érosion. Il y a aussi le poids des charges similaires à celles des commerçants et des artisans, et le prix du gasoil. Il faut avoir la vocation, sinon on ne tient pas », reconnaît le forain, dont le fils Christophe a décidé de reprendre le flambeau. Auparavant, il suffisait d’une grosse saison (de Pâques à octobre) pour garantir son revenu. Mais aujourd’hui, un forain doit tourner onze mois sur douze s’il veut équilibrer ses finances. « En janvier, nous nous consacrons à l’entretien du matériel et à la programmation des tournées pour l’année. Entre février et avril, je rejoins un parc d’attractions que mon cousin a créé près de Clermont-Ferrand. Cela permet d’assurer un minimum de revenu pendant la saison creuse. Ensuite, je sillonne le Lot, le Cantal, l’Aveyron et la Lozère.

Puis, je descends vers le Midi, l’Aude en particulier, où les fêtes ont lieu de l’automne jusqu’à début décembre. Enfin, j’installe mes manèges à Figeac pour les fêtes de Noël », explique Claude Courchinoux. Lorsqu’il souhaite postuler pour s’installer sur un nouveau site, le professionnel doit déposer sa candidature à la mairie ou auprès du comité des fêtes. Si son attraction n’est pas déjà représentée sur les lieux, il a quelques chances d’être retenu.

250 000 euros pour un manège Côté investissements, le manège enfantin a été rajeuni en 1991. Sur la même structure de base, les sujets (voitures, animaux…) ont été mis au goût du jour. Près de 10 000 euros ont ainsi été investis dans du matériel d’occasion, sachant que le prix d’un manège neuf sur remorque avoisine les 250 000 euros. « Les amortissements sont quasi impossibles, il faut un gros apport personnel.

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ENJEUX

Il existe bien des sociétés de crédit privées pour les forains, mais elles proposent des taux dissuasifs », explique Claude Courchinoux. Le père comme le fils aiment évoquer l’esprit forain, tissé de solidarités et d’entraides. « On se serre les coudes, car nous sommes un peu des laissés pour compte. Un exemple : nous n’avons pas de ministère de tutelle, alors que le cirque est rattaché au Ministère de la Culture. Sur la route, c’est l’incertitude. Avec mon convoi long de 29 mètres, je ne sais même pas si j’ai le droit de circuler : je suis à la merci d’un excès de zèle des forces de police. Nous qui ne dépassons pas les 5 000 kilomètres par an, sommes obligés de passer chaque année devant les services techniques. Et tous les deux ans, il faut se soumettre au contrôle de sécurité des manèges : tout cela a un coût. Par ailleurs, le grand public confond nos métiers de commerçants non sédentaires avec les activités des gens du voyage et se méfie. Avant, dans un vil-

MAI-JUIN 2006

Claude et Christophe Courchinoux.

lage, on fêtait l’arrivée des forains, ce n’est plus le cas aujourd’hui », regrettent les deux hommes. Attaché à ce que ses cinq enfants, tous forains, puissent suivre une formation professionnelle et décrocher un diplôme (lui-même est ajusteur et menuisier) en dépit des difficultés liées à l’itinérance, Claude Courchinoux

mène sa barque en homme sage. Son épouse, secrétaire comptable, a quitté une carrière sédentaire pour lui apporter ses compétences. « Certains forains, qui ne savent ni lire ni écrire, sont réellement pénalisés dans leurs rapports avec les mairies et les administrations », estime-t-il, heureux et fier de pouvoir passer le relais à son fils Christophe.

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ENJEUX

Trampomobile au diable la gravitation ! Depuis un an, Jérémie Bouscat promène son Trampomobile sur les routes du Sud Ouest. Mêlant l’art chorégraphique du trampoline et le grand frisson du saut à l’élastique, cette attraction, inédite dans le Lot, rencontre un succès croissant.

A

vec son étrange machine, sorte de gros insecte bondissant qui dresse ses antennes-mâts à huit mètres de haut, Jérémie Bouscat ne passe pas inaperçu. Lorsque celle-ci est en service et qu’un enfant ou un adulte réalise des sauts gigantesques en plein ciel, le spectacle est assuré et la queue des amateurs de sensations fortes s’allonge démesurément. Voici un an, ce jeune sportif titulaire d’un brevet d’Etat d’animateur en canoë-kayak lançait son entreprise individuelle baptisée O Ciel. De l’eau à l’air, le bond semblait osé mais entre-temps, le Trampomobile avait opéré sa séduction. « Mon beau-père, Pierre Lasvènes, avait admiré ce drôle d’engin à Puy-l’Evêque, lors de la Fête de la Rivière. Connaissant mes goûts pour les activités sportives plutôt ludiques et le contact avec les enfants, il m’a conseillé d’approfondir le sujet », confie Jérémie Bouscat. Cette attraction, qui marie l’art chorégraphique du trampoline et le grand frisson du saut à l’élastique, n’existait pas encore dans le Lot. « Le sauteur enfile un baudrier relié aux mâts par les élastiques ; les chocs sont donc très adoucis. Par ailleurs, il est impossible de retomber hors des tapis du trampoline : la sécurité

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est totale », explique-t-il. D’autant que les élastiques sont changés plusieurs fois par an et que la machine dans son ensemble est contrôlée tous les trois ans. En observant une séance, il est curieux de constater qu’un enfant peut sauter et s’amuser en réalisant des saltos et autres figures acrobatiques durant une bonne vingtaine de minutes, alors qu’en général un adulte s’essouffle au-delà de cinq minutes...

Des particuliers aux professionnels et aux collectivités Forte d’un an d’expérience, l’activité de O Ciel gagne du terrain : quelques comités d’entreprises, des collectivités, des clubs sportifs, des associations de commerçants et des comités des fêtes ont su profiter d’une animation qui sort des sentiers battus et procure du plaisir aux petits comme aux grands. « Deux formules sont offertes aux professionnels ou aux collectivités, qui peuvent opter pour un forfait à la journée sans limitation du nombre de participants ou choisir une formule de billetterie à la séance au tarif de cinq euros », précise Jérémie Bouscat.

Les 3 et 4 juin derniers, le public a pu contempler ou essayer le Trampomobile d’O Ciel lors de la 8e édition du Montathlon, puisque la discipline faisait partie des épreuves sportives de la manifestation. Récemment, une grande surface de bricolage a célébré son anniversaire en offrant à ses clients le loisir de virevolter sur le Trampomobile installé sur son parking. Autre exemple à Castres, où à l’appel du comité d’entreprise des Laboratoires Pierre Fabre, l’appareil a propulsé 300 enfants dans l’azur. « L’été, je sors tous les jours, notamment dans les campings, tandis que je travaille essentiellement le week-end le reste de l’année. Je me déplace surtout dans le Lot, mais je m’installe aussi parfois à Montauban et à Toulouse. J’ai même commencé à travailler dans les stations de ski l’hiver dernier. L’installation de l’appareil est assez physique elle aussi : il faut dresser les mâts et régler minutieusement les élastiques. Dans l’avenir, je pense multiplier les trampolines et les mâts pour faire face au succès croissant de cette activité et m’installer sur les fêtes foraines. Il me faudra alors prendre quelqu’un pour me seconder », prévoit Jérémie Bouscat.

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ENJEUX TOURISME

GOUFFRES & GROTTES Les discrets trésors du Lot Le « tourisme des cavernes » a connu ses « trente glorieuses » de 1960 à 1990, avec jusqu’à un million de visiteurs pour le seul département du Lot. Depuis, la fréquentation a marqué un recul d’environ 20%. Les sites lotois se sont regroupés au sein d’une association pour mutualiser les opérations de promotion. Voyage au centre du tourisme lotois.

L

a France est l’un des pays les plus richement dotés en grottes et en gouffres. Avec 107 grottes aménagées, elle se place au troisième rang mondial, derrière la Chine (230) et les Etats-Unis (230). Cette richesse naturelle est très inégalement répartie sur le territoire national, puisque le grand sud

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ouest concentre à lui seul plus de 60 des 107 grottes françaises. Dans ce contexte général, le Lot occupe une place particulièrement privilégiée : le département compte une dizaine de sites principaux et, surtout, il abrite la première grotte touristique de France, le gouffre de Padirac, qui accueille chaque année plus de 350 000 visiteurs (contre près de 500 000 dans les années quatrevingts). Au total, les grottes lotoises accueillent plus de 800 000 personnes, soit, selon les années, de 20 % à 25 % des visites réalisées en France. Logiquement, les grottes et les gouffres occupent la première place en termes de fréquentation avec plus de 20 % des entrées des sites touristiques. Au-delà de ce premier constat avantageux, l’économie des grottes et des gouffres est confrontée à plusieurs problèmes récurrents, dont les premiers sont la baisse continue du nombre de visiteurs, depuis une quinzaine d’années, et un manque d’investissement pénalisant. Les professionnels de ce secteur touristique ont réagi à plusieurs niveaux. A l’échelon national, la plupart des sites sont réunis au sein de l’association ANECAT. Dans le Lot, la quasi-totalité des grottes a rejoint l’association « Gouffres et Grottes du Lot », dont l’une

des principales vocations est le développement des opérations communes de promotion. Cette mutualisation des efforts a longtemps été freinée par les différences de statut juridique des sites : en France, 63 % des grottes appartiennent à des propriétaires privés – qui constituent en général des SA ou des SARL – tandis que les 37 % restants sont détenus par des collectivités locales, par l’État ou gérés par des associations. Les professionnels lotois ont dépassé ces clivages en associant toutes les bonnes volontés et, mieux, ils ont intégré trois sites de départements voisins (le gouffre de La Fage en Corrèze, les grottes de Fontirou dans le Lot-etGaronne et de Foissac dans l’Aveyron). En ce qui concerne les professionnels inscrits au registre du commerce, la CCI du Lot assure leur représentation dans les salons et workshops liés au tourisme et édite un manuel de vente. Pour mémoire, c’est dans le Lot qu’est né le « tourisme des cavernes » : Edouard-Alfred Martel, le découvreur du gouffre de Padirac, a ouvert le site aux touristes dès 1898. Gageons que le département jouera également un rôle de précurseur en donnant un nouvel essor à ses gouffres et à ses grottes. Présentation des sites lotois. ENTREPRENDRE 132


ENJEUX TOURISME

Padirac

un gouffre au sommet Le gouffre de Padirac reste le site emblématique du tourisme souterrain. Exploité depuis 108 ans, il conserve le record de fréquentation au niveau national, avec plus de 350 000 visiteurs.

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ès le 1er novembre 1898, un premier groupe de visiteurs a pu descendre dans le gouffre de Padirac. Il a utilisé les escaliers construits par Louis Armand, disciple d’Armand Viré, sur les conseils de Gustave Eiffel, puis emprunté le boyau taillé sur 28 mètres de profondeur pour atteindre la rivière souterraine. Déjà, ce public a pu découvrir son cours en barque sur un parcours identique à celui d’aujourd’hui. Auparavant, seuls quelques salpêtriers en quête de matière première, destinée à la fabrication de poudre à canon, osèrent s’aventurer dans cet énorme trou qui servait de déchetterie avant l’heure. Autre visiteur téméraire : un commissaire de police, descendu récupérer un cadavre. Le réseau de la rivière, lui, avait été découvert sur deux kilomètres par Edouard-Alfred Martel, fondateur de la spéléologie moderne, en juillet 1889. Par ailleurs, le gouffre de Padirac dispose d’une faune exceptionnelle comprenant des insectes uniques, dont les trichoptères.

Aujourd’hui, nous sommes parvenus à repérer plus de 40 kilomètres de cours d’eau souterrains, comprenant des affluents. Pour autant, une grande partie du réseau reste encore inexplorée : chaque année, deux sorties de spéléo-plongeurs, de cinq à dix jours, tentent de percer d’autres secrets.

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Dans les années trente, un premier ascenseur atténuait l’effort consenti par les touristes et le circuit complet du « nouveau Padirac » était conçu en 1939, incluant la salle du Grand Dôme. « En 1991, nous battions notre record de visiteurs avec 460 000 entrées. Ensuite, la baisse constatée partout a également touché Padirac ; nous en sommes à plus de 350 000 visites, selon la façon dont sont articulés les ponts du printemps », explique Laetitia de Vazelhes, PDG de la Société d’exploitations spéléologiques de Padirac. L’été 2003, frappé par la canicule, laissait augurer des records d’affluence, les touristes devant logiquement être attirés par ce gouffre de fraîcheur. « De fait, nous avons enregistré cette année là une augmentation de plus de 4,3 %, avec 382 285 visiteurs contre 366 369 en 2002 », se souvient Laetitia de Vazelhes. La Société d’exploitations spéléologiques du gouffre de Padirac affiche un chiffre d’affaires d’environ 2,7 millions d’euros. Elle est propriétaire de deux kilomètres de tréfonds, des bâtiments comprenant l’accueil, les ateliers ou les réserves, ainsi que du parc, des parkings et de l’hôtel. Elle mobilise douze collaborateurs à longueur d’année. Mais, en saison, les effectifs atteignent jusqu’à 85 personnes pour assurer les diffé-

Le gouffre vu du bas

rentes tâches : guides à pied connaissant la géologie et maîtrisant une langue étrangère, guides bateliers titulaires d’un permis de conduire, d’un brevet de natation et possédant des bases en premiers secours, liftiers accompagnant les ascenseurs, personnels administratifs, caissiers, vendeuses en boutique ou encore agents d’entretien. « 98 % de nos salariés sont saisonniers et ont un emploi à côté. Certains sont agriculteurs ou éleveurs. En 2006, nous avons dû recruter cinq guides bateliers pour palier aux nombreux départs à la retraite, explique Laetitia de Vazelhes. Quant à l’avenir ? Des projets sont bien sûr à l’étude afin de renouveler la visite du célèbre gouffre. La direction souhaite, en particulier, s’orienter vers l’événementiel et le développement de produits dérivés. Gouffre de Padirac 46500 Padirac 05 65 33 64 56 www.gouffre-de-padirac.com

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ENJEUX TOURISME

Lacave

mise sur l’extension

La fréquentation annuelle de la grotte atteignait 140 000 personnes dans les années soixante.

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es grottes de Lacave ont célébré leur centenaire l’an passé. C’est en effet, en 1905 qu’Armand Viré, directeur du Muséum d’Histoire naturelle de Paris, libéra l’accès en perçant un tunnel depuis le village de Lacave. Accompagné de quelques passionnés locaux, il avait auparavant repéré cette cavité inviolée en explorant une igue (ou aven) ouverte sur le plateau. Deuxième site souterrain du Lot en terme de fréquentation après Padirac, Lacave brille avant tout de mille beautés naturelles. Ici pas de présence humaine ou animale, mais une suite de salles et de lacs superbes dans lesquels se reflètent les joyaux des plafonds. Les éclairages très étudiés, notamment en lumières noires, révèlent les subtilités des transparences pétrifiées.

Grâce au train électrique parcourant le tunnel d’accès sur 500 mètres, puis à l’ascenseur qui prend le relais, le visiteur jouit sans fatigue excessive d’un spectacle étonnant pendant 1 h 15. « Ces aménagements ont été réalisés dans les La salle des lacs.

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Dans le Lot, les grottes de Lacave occupent le second rang après Padirac, avec environ 100 000 visiteurs par an. En trente ans, la fréquentation a reculé de près de 40 %. Le responsable du site mise notamment sur une extension des grottes pour séduire de nouveaux visiteurs. années soixante. La fréquentation annuelle atteignait alors 140 000 personnes. Depuis, elle a subi une érosion de 1 % à 2 % chaque année, pour se stabiliser autour de 100 000 visiteurs. Cela étant, le début de cette année semble prometteur », constate Jean-Pierre Hélie, directeur et propriétaire du site, acheté par son père Jean à Armand Viré. La société réalise un chiffre d’affaires estimé à 535 000 euros. Elle fait travailler cinq salariés à l’année mais, en haute saison, plus de quinze personnes sont chargées de recevoir l’afflux des touristes, français à 60 %. A noter que la part des visiteurs espagnols est en hausse constante, du fait en particulier de la proximité du pèlerinage marial de Rocamadour. « Il s’agit d’une bonne clientèle, dotée de moyens financiers importants et que nous démarchons régulièrement », précise le responsable. Dans quelques années, de nouvelles salles devraient être présentées aux amateurs de parcours souterrains. « Nous étudions la possibilité de percer un autre tunnel, ouvrant un cheminement circulaire sur

Jean-Pierre Hélie, directeur et propriétaire du site.

de très belles cavités », explique JeanPierre Hélie. Une nouveauté qui relancerait l’intérêt pour les grottes de Lacave, dont la promotion passe par les salons et surtout l’internet : le site, très visité, permet de réduire les déplacements. Ayant l’habilitation tourisme, Lacave peut proposer des produits complets, dont des séjours de trois jours, en partenariat avec des hôteliers et restaurateurs. Par ailleurs, la visite de deux lieux touristiques à plein tarif allège le coût des entrées sur six sites du secteur. Grottes de Lacave 46200 Lacave Tél. 05 65 37 87 03 www.grottes-de-lacave.com La cascade des neiges.

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ENJEUX TOURISME

Cougnac

créer une synergie entre les sites Francis Jach, responsable du site.

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es grottes de Cougnac, près de Gourdon, font partie des plus récentes du Lot… en termes d’exploitation. Ouvertes aux touristes depuis 1949, elles ont été découvertes grâce à la sécheresse qui a marqué les années de l’immédiat après-guerre. C’est un radiesthésiste qui a localisé la cavité. Le site dispose de deux principales richesses : une densité de concrétions (stalactites, stalagmites et colonnes) exceptionnelle et les plus anciens dessins préhistoriques originaux accessibles au public en France. Deux atouts qui ont permis aux grottes de Cougnac de connaître une croissance régulière du nombre de visiteurs jusqu’en 1990, la barre des 30 000 visiteurs annuels ayant été franchie durant les années soixantedix. « La décennie quatre-vingt-dix a marqué le début d’une baisse continue de la fréquentation, explique Francis Jach, responsable du site. De 30 500 visiteurs en 1990, nous sommes passés à 23 500 en 2005, soit un recul de 23% en quinze ans ». Peintures rupestres.

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Outre leur végétation minérale, les grottes de Cougnac disposent d’un atout unique : elles proposent les plus anciennes peintures préhistoriques originales encore accessibles au public. Cette richesse n’a pourtant pas permis d’endiguer la baisse du nombre de visiteurs (- 23% en quinze ans). Pour son responsable, Francis Jach, les sites lotois doivent multiplier les actions communes pour redynamiser cette forme de tourisme. surtout, à la multiplication de la concurrence. Cette concurrence est bien sûr celle des autres grottes, mais elle est accrue par des phénomènes touristiques de mode, souvent limités dans le temps ».

Pour cette SARL, qui fonctionne uniquement en autofinancement, le principal enjeu reste de garantir la conservation du patrimoine pariétal, pour lequel la principale menace est – paradoxalement – un trop grand nombre de visiteurs. « Les contraintes liées à la conservation des peintures sont assurément un frein pour le développement de Cougnac, précise Francis Jach, mais la baisse de la fréquentation est d’abord liée au manque de notoriété du site et,

Membre convaincu de l’association « Gouffres et Grottes du Lot », Francis Jach estime ainsi que le développement du visitorat passe par une plus grande collaboration entre les différents sites de la région. La société emploie deux personnes à plein temps et une personne sept mois sur douze, auxquelles viennent s’ajouter trois salariés saisonniers durant l’été.

Grottes de Cougnac Payrignac 05 65 41 47 54 ou 05 65 41 22 25 www.grottesdecougnac.com Concrétions.

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ENJEUX TOURISME

Rocamadour et sa grotte des Merveilles Moins connue que les autres sites préhistoriques du département, la grotte des Merveilles, ouverte sur le causse de Rocamadour, abrite d’émouvantes peintures vieilles de 25 000 ans. Pour renforcer l’intérêt des visiteurs, ses responsables envisagent d’installer un petit musée sur le site.

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onique Batut, propriétaireexploitante de la grotte préhistorique des Merveilles, a tous ses souvenirs ici. C’est en 1920 que son grand-père, retraité des douanes, a découvert sur son terrain un effondrement d’où sortaient des fouines. L’année suivante, les amis de la famille ont pu effectuer les premières visites à huit mètres sous terre, en compagnie du préhistorien M. Niederlander. Classé Monument historique en 1925, le site a été ouvert au public en 1945. Tapissée de concrétions et de gours, où se reflètent des myriades de stalactites, la grotte des Merveilles offre surtout un témoignage émouvant de l’art du paléolithique supérieur. Les dessins – chevaux, cervidés et mains négatives – qui ornent ses parois, ont été datés de 25 000 ans par l’archéologue Michel Lorblanchet. « Malheureusement, la grotte des Merveilles est peu connue et peu valorisée par les guides. En outre, les amateurs ont parfois des difficultés à trouver le site ; nous souhaiterions que sa signalisation soit renforcée sur les axes principaux, tels que la route Brive-Rodez », témoigne Monique Batut. A l’instar des autres grottes préhistoriques du Lot, le site subit une baisse de fréquentation : il a accueilli l’an passé 15 000 personnes, alors qu’il y a quinze ans ce nombre oscillait autour de 20 000.

« Il ne faut pas trop s’étonner : dans le même temps, le nombre de sites de visites payants à Rocamadour est passé de 4 à 14. Les visiteurs sont très sollicités, car il y a énormément de choses à découvrir dans la région », estime la responsable. La grotte des Merveilles reste ouverte toute l’année pour les groupes, sur réservation. Entre avril et septembre, l’entreprise en nom propre qui en assure l’exploitation emploie un guide. Deux étudiants à mitemps arrivent en renfort en juillet et en août. De son côté, le mari de la propriétaire, électricien de métier, s’occupe de l’entretien du parc de 1 500 mètres carrés et des éclairages dans la grotte. Le bâtiment d’accueil, édifié en 1993, abrite également une boutique joliment achalandée. Enfin, Monique

Batut nourrit le projet d’installer un petit musée exposant les nombreux objets recueillis lors des fouilles : celui-ci fournirait aux visiteurs un complément d’information pertinent avant leur descente dans la grotte. Grotte préhistorique des Merveilles 46500 Rocamadour Tél. 05 65 33 67 92 www.grottedesmerveilles.com

Les principaux gouffres et grottes du Lot 30

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Certificat FIDUCIO

LE CERTIFICAT ÉLECTRONIQUE Véritable passeport pour la dématérialisation, il est exigé pour réaliser de nombreuses procédures via Internet.

Le certificat électronique est un fichier qui authentifie l’identité de la personne signataire, l’intégrité des documents échangés et l’assurance de leur non répudiation. Certains certificats assurent en option la confidentialité des documents en les cryptant. Le certificat électronique permet les opérations suivantes : réponses à des appels d’offres en marchés publics déclaration et règlement de la TVA par Internet (Télé TVA) déclaration et règlement de cotisations par e-mail (DUCS) déclarations sociales en ligne (Net-entreprises) déclarations d’achat et de cession de véhicules (Téléc@rte grise) Envoi de factures dématérialisées Signature de documents (contrats, bons de commandes, notes de frais, etc.) et des courriers électroniques (lettre simple ou recommandée électronique) Accès au compte fiscal en ligne Accès sécurisé à des services bancaires

Quelques jours suffisent pour obtenir un certificat, délivré sur un logiciel, une clé USB ou une carte à puce. Les tarifs varient entre 59 et 120 euros par an.

La demande de certificat électronique se fait auprès de La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot Renseignements : 05 5 20 30 19 ou en ligne sur le site : www.chambersign.tm.fr


ENJEUX ENVIRONNEMENT

Amiante mode de non emploi En ce qui concerne les risques liés à l’amiante, la France est passée de la théorie (l’évaluation des risques et la sensibilisation) à la pratique (la prévention et le traitement). Rappel du cadre réglementaire qui entre en vigueur… aujourd’hui.

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i les risques liés à l’amiante ont été largement médiatisés, le niveau de connaissance des différents intervenants (donneurs d’ordres, maîtres d’œuvre ou prestataires) sur leurs obligations reste notoirement insuffisant. Ce constat est d’autant plus d’actualité que la législation continue d’évoluer et que le temps n’est plus à la seule sensibilisation : tous les professionnels sont désormais censés connaître leurs devoirs en termes de formation et de compétences depuis le décret du 25 avril 2005, qui entrera en application dans sa totalité avant la fin de cette année. Pour mémoire, plus de 52 000 entreprises sont concernées dans la région Midi-Pyrénées, dont plus de 10 000 pour les seuls métiers du second œuvre du

Les principales maladies liées à l’amiante Le cancer broncho-pulmonaire (l’association amiante et tabac multiplie par 50 le risque de développer ce cancer). Le mésothéliome ou cancer de la plèvre (lié à l’inhalation de fibres d’amiante dans 80 % à 90 % des cas). Les asbestoses (fibroses pulmonaires) Les lésions pleurales bénignes (épaississements localisés de la plèvre, accompagnés ou non d’une altération de la fonction respiratoire).

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bâtiment. Les professions les plus directement menacées sur le plan de la santé sont celles de chauffagiste, de plombier, de maçon carreleur, de peintre en bâtiment, de plaquiste, d’électricien, d’ascensoriste, de canalisateur, de poseur de faux plafonds, etc. L’attention des pouvoirs publics est d’autant plus forte que ce risque « différé » montre de plus en plus clairement ses effets dévastateurs : sur les 33 000 maladies professionnelles enregistrées depuis 1985, plus de 5 600 se sont déclarées au cours de la seule année

2004. Et la majorité des cancers décelés aujourd’hui ont été causés par une inhalation datant des années… soixante. Dans tous les cas, près d’un tiers des malades de l’amiante sont des professionnels des BTP. Un chiffre suffit d’ailleurs à rappeler l’ampleur du chantier : tout bâtiment construit avant 1977 est susceptible de contenir de l’amiante. « Tous les professionnels doivent mener une réflexion sur la gestion des risques liés à l’amiante, car le cadre réglementaire

Les points clés de la législation L’amiante ne se trouve pas seulement dans les matériaux isolants ou les toitures mais également dans les canalisations, les faux plafonds, les couvertures de sol types dalles de linoléum… A ce titre c’est l’ensemble des professions du BTP (premier et second œuvre) qui se trouve directement concerné. L’amiante non friable (ex. éverite) est désormais réglementée au même titre que l’amiante friable.

• Instauration d’une durée maximale pour le port ininterrompu des EPI respiratoires après avis du médecin du travail.

Les propriétaires d’établissement antérieurs à 1977 et recevant du public ou des salariés ont l’obligation de faire réaliser un diagnostic établissant la présence d’amiante (friable ou non) sur les sites.

Enfin les entreprises intervenant spécialement pour le retrait et le confinement de l’amiante doivent être titulaire d’un certificat de qualification. Lors de travaux de désamiantage il est par ailleurs demandé d’établir un plan de retrait comprenant :

Tous les corps de métiers susceptibles d’être exposés à de l’amiante doivent respecter un certain nombre de précautions telles que :

• Instauration d’un temps d’habillage et de déshabillage ainsi qu’un temps de pause après avis du médecin. • Obligation d’un contrôle des niveaux d’empoussièrement en fibres d’amiante par le chef d’entreprise.

• le type et les quantités d’amiante manipulés • la date et la durée des travaux, le nombre de travailleurs impliqués

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ENJEUX ENVIRONNEMENT

sera de plus en plus contraignant, rappelle Claude Cancel, Ingénieur Prévention de l’OPPBTP (Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics). Chacun, qu’il soit client ou prestataire, doit aujourd’hui intégrer les coûts liés au diagnostic technique et au plan de retrait lors de l’estimation des travaux ». Pour ce faire, l’essentiel reste de se former et d’acquérir les compétences adaptées. Concrètement, l’enjeu consiste également à identifier les bonnes filières pour la formation, la réalisation de diagnostic, l’attribution des aides ou l’achat des matériels et des équipements de protection.

Les organismes de diagnostic

En la matière, les premiers vecteurs de diffusion des pathologies liées à l’amiante sont en effet l’ignorance et, surtout, les idées reçues, telles que « il n’y a pas de moyen de savoir s’il y a encore de l’amiante dans une habitation », « tous les immeubles ont été désamiantés », « on ne tombe pas malade en respirant de l’amiante une fois de temps en temps » ou « si on doit tomber malade à cause de l’amiante, ça arrivera quand on sera très vieux ». Autant d’affirmations auxquelles l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) répond par des démentis édifiants, à découvrir sur le site www.amiante.inrs.fr.

Jean-Pierre Almeida 29 avenue du 7ème RI - 46000 Cahors 06 63 25 34 62

Gérard Destacamp BP 34 - 46300 Gourdon 05 65 41 09 78 Laurence Gayet 13 rue des Capucins - 46700 Puy L’Evêque 05 65 30 86 30 Cabinet Agenda 46 Arnis, route de Lalbenque - 46000 Cahors 05 65 21 75 94

Aterplo Expertises Le Dom - 46130 Cornac 06 87 96 19 43 Cabinet Diagamter 119 bd Gambetta - 46000 Cahors 05 65 22 08 91 ou 05 53 09 77 43 (agence de Périgueux) Cabinet Valton Le Moulin des Fumades - 46000 Payrignac 05 65 41 04 70 Quercymex Les Roques - 46500 Gramat 05 65 33 11 05

• la durée maximale du port d’EPI et les temps de pause/habillage/déshabillage • les attestations de compétence (formation) des travailleurs impliqués • les résultats des recherches et repérages des matériaux amiantés (fournis par les propriétaires)

Compte tenu de l’ensemble de ces obligations, on peut aisément comprendre que toute opération touchant de près ou de loin à l’amiante soit considérée a priori comme coûteuse. Il sera nécessaire que les assurances prennent en compte ces nouveaux éléments afin de ne pas inciter leurs assurés à faire appel à des entreprises ne respectant pas la réglementation.

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Bernard Lirou Saint-Henri - 46000 Cahors 05 65 22 69 93

Les prestataires spécialisés « amiante » collectant dans le Lot (Source : www.ordimip.fr) Prévost Environnement 418 route de Mels - 46090 Lamagdelaine 05 65 35 30 60 Sourzat ZA Route de Souillac - 46600 Martel 05 65 37 31 36 Braley Rouergue Loca Benne Bezonnes - 12340 Bozouls 05 65 44 93 24 COVED Midi Atlantique 9 chemin des Silos - 31100 Toulouse 05 62 87 15 40 ISS Environnement ZI de Beauregard - 19100 Brive 05 55 17 03 35 Socodeli ZI de l’Estagnol - 11000 Carcassonne 04 68 72 78 61 TREDI Services ZI du Terroir - 31140 Saint-Alban 05 34 27 05 80 WCMI Sodepol Espace Saint-Marc - 12850 Onet-le-Château 05 65 69 89 86

Informations OPPBTP (Organisme Professionnel de

Michel Lachaud 23 rue Faigherbe - 46400 Saint-Céré 05 65 38 06 70

Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics)

• Claude Cancel, Ingénieur Prévention, Comité Régional Sud de l’OPPBTP

Gétude BP 15 - 12700 Capdenac Gare 05 65 64 72 58

• Gérard Todeschi, Délégué à la Prévention pour le Lot, Comité Régional Sud de l’OPPBTP

Eurodiag BP 29 - 19120 Beaulieu 05 55 91 27 01

Téléphone : 05 61 44 52 62 3, chemin de la Cépière 31081 Toulouse cedex www.oppbtp.fr

HM Diagnostic 14 bd de la Gare - 31500 Toulouse 05 61 32 75 73

INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) Téléphone : 01 40 44 30 00 30, rue Olivier Noyer 75680 Paris cedex 14

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INITIATIVE CCI SERVICE ENVIRONNEMENT

Un capital bien gardé Créé dès 1998, le service environnement de la CCI du Lot accompagne les entreprises du département en assurant à leur demande un suivi individuel, en leur proposant des formations ou en les aidant à constituer leur dossier, dans le cadre des programmes de préservation du cadre de vie. Dans le même esprit, ce service intervient depuis 2000 dans le domaine de la prévention des risques professionnels.

D

eux constats ont conduit la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot a créer un service dédié aux questions d’environnement : d’une part, le département propose un cadre de vie exceptionnel ; d’autre part, la préservation de cette qualité de vie est une condition sine qua non pour le développement du tourisme, qui joue un rôle essentiel dans l’économie locale. Dans la région MidiPyrénées, la CCI du Lot a ainsi été la première, après celle de la Haute Garonne, à créer une entité « environnement ». Une création décidée dès 1998, pour un département (le seul dans la région Midi-Pyrénées) qui ne compte aucun site classé « Seveso ». Quelles sont ses missions ? La première consiste à apporter un conseil et une aide individualisés à chaque entreprise lotoise. Les sujets liés à l’environnement concernent en effet l’ensemble des entrepreneurs, dans la mesure où ils recouvrent à la fois la gestion de l’énergie, des déchets, de l’eau, de l’air, du sol ou des

stocks. En la matière, les services proposés par la CCI du Lot concernent l’accompagnement technique (recherche de prestataires et gestion de la relation avec les services de l’Etat et les collectivités territoriales), l’assistance juridique et l’aide au montage des dossiers de financement. Concrètement, le service « environnement » de la CCI peut être sollicité par une entreprise qui découvre qu’elle n’est pas en conformité et qui s’interroge logiquement sur ses obligations. En l’occurrence, la Chambre de Commerce et d’Industrie peut lui apporter des informations concernant le cadre réglementaire et la mettre en relation avec des services de l’Etat compétents.

Faciliter l’accès aux aides Ces actions individuelles peuvent être liées à des aides spécifiques, souvent couplées au contrat de plan État Région ou à l’agence de l’Eau Adour Garonne. Dans le cas d’une PME qui souhaite

adopter l’énergie solaire, la subvention peut représenter jusqu’à 70 % du coût du pré-diagnostic, tandis que l’investissement peut être pris en charge à hauteur de 50 % par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et le Conseil Régional. Le service environnement de la CCI intervient également dans le cadre de quatre opérations collectives. La première, lancée dès 2001, concerne le management environnemental et permet aux entreprises de bénéficier d’une aide qui peut aller jusqu’à 80 %. 33 entreprises ont à ce jour bénéficié de ce programme financé par le Conseil Régional et l’ADEME. Deux autres opérations d’envergure ont été initiées en 2005 pour garantir la meilleure qualité de l’environnement des principaux sites touristiques lotois. Afin d’améliorer la qualité des eaux de baignade du Lot et du Célé, la CCI accompagne les PME dans l’ensemble de leurs démarches. Ce programme, financé par l’Agence de l’Eau, concerne 25 communes riveraines des deux cours d’eau et est

Un programme pour améliorer la qualité de l’eau des zones de baignades du Lot et du Célé.

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INITIATIVE CCI SERVICE ENVIRONNEMENT

potentiellement ouvert à plus de 400 entreprises des secteurs de l’imprimerie, de la mécanique générale, de l’agroalimentaire, de l’hôtellerie et de la restauration. Dans ce cas, l’aide s’élève à 30 % des investissements nécessaires pour mettre en conformité les systèmes d’assainissement et de stockage des déchets. Concrètement, les projets portent pour l’essentiel sur la mise en place de séparateurs pour les hydrocarbures ou les graisses alimentaires.

Un programme dédié aux très petites entreprises Dans le même esprit, l’Agence de l’eau et la Région Midi-Pyrénées ont lancé une opération dédiée aux très petites entreprises (TPE) situées dans le Parc Régional des Causses du Quercy. Dans ce cas, l’objectif est d’aider les professionnels de l’agroalimentaire, de la restauration ou de l’hôtellerie de plein air à limiter les pollutions générées par leurs activités. Le programme concerne ainsi potentiellement plus de 160 entreprises et les aides peuvent atteindre 50 % de l’investissement. Là encore, l’action de la CCI est liée à la sensibilisation (notamment via la distribution d’un éco-guide, également diffusé dans le cadre de l’opération précédente dédiée à 400 entreprises), à la réalisation de diagnostics et à l’assistance au montage des dossiers.

Enfin, le service environnement intervient dans le cadre d’une opération de valorisation (stockage, collecte, élimination) des huiles alimentaires usagées. Lancé à l’initiative de la Chambre Réionale de Commerce et d’Industrie et de la Confédération Générale de l’Alimentation de Détail (CGAD), ce programme est financé par l’ADEME, la Région Midi-Pyrénées et l’Agence de l’eau. Il s’adresse à l’ensemble des intervenants de la restauration, depuis les traiteurs jusqu’aux unités de restauration collective. Ces quatre opérations prendront fin en décembre 2006. Il n’est toutefois pas trop tard : le montage d’un dossier dure en général deux à trois semaines. Par ailleurs, un programme de formation continue de deux jours et demi, destiné aux chargés de mission ou aux correspondants environnement en entreprise a été lancé. La CCI intervient également au niveau de la formation initiale, à Figeac, dans le cadre de l’IUT de génie mécanique et des licences professionnelle de QCM (Qualité, Contrôle et Métrologie) et de CFAO (Conception et Fabrication Assistée par Ordinateur).

Une action étendue à la gestion des risques professionnels Depuis 2000, le service environnement mène également des actions dans le domaine de la gestion des risques professionnels. Elles consistent notamment en un accompagnement individuel des entreprises dans le cadre de programmes de prévention financés par la Direction du Travail et par le Fonds Social Européen. La CCI peut ainsi réaliser trois visites dans les entreprises pour valider les différentes étapes de la rédaction du document unique. Cette rédaction peut également être facilitée par un programme de cinq demi-journées de formation. Par ailleurs, les délégués du personnel et les membres des CHSCT (Comités d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail) peuvent accéder à des formations d’une journée. Dans le domaine de la prévention des risques professionnels, la CCI du Lot a

par ailleurs multiplié les partenariats avec les différents organismes et services impliqués : l’Inspection du Travail, la Médecine du Travail, les syndicats professionnels, le MIDACT (Agence Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail) ou le GAPRAT (Groupe d’Analyse et de Prévention du Risque Alcool au Travail).

Deux spécialis s au service des te entreprises

Deux conseillères sont à la dispos ition des entreprises au se in du service en vironnement de la CCI du Lot. Yasmina Loiseau , diplômée de l’I ns tit ut d’éco -co ns eil de St ra sb ou rg et Gabrielle Mauvo is, diplômée de l’École des Métiers de l’Enviro nnement de Renn es (Master en Gestion indu strielle de l’env iro nnement, peuvent être cont actées au 05 65 20 35 01.

Contrôles : qui fait quoi ? Les installations dites « classées » peuvent faire l’objet de différents contrôles ; divers organismes intervenant en fonction des activités de l’entreprise. Pour l’essentiel, les contrôles sont réalisés par : - la DRIRE (Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement), - la DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales), - la DSV (Direction des Services Vétérinaires), - la DDAF (Direction Départementale de l’Agriculture et des Forêts), - la Mairie.

Un guide pour informer les professionnels des exigences réglementaires qui s’appliquent à leur activité. J U I L L E T- AO UT 2 0 0 6

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les brèves REPÈRES ÉCO Une leçon d’optimisme pour les entrepreneurs lotois A l’invitation de la CCI, l’historien Jacques Marseille, professeur à la Sorbonne, a présenté devant les chefs d’entreprises lotois les conclusions de sa dernière analyse et a mis en lumière l’écart grandissant entre le pessimisme exprimé par la France « légale » et le dynamisme qui caractérise la France « réelle ». Résumé. A l’occasion de son assemblée générale, le 12 juin dernier, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot avait invité Jacques Marseille, professeur d’histoire économique et sociale à la Sorbonne. Auteur de plusieurs ouvrages édifiants sur les points de blocage qui freinent l’économie française, l’universitaire vient de publier Du bon usage de la guerre civile en France, essai dans lequel il stigmatise le pessimisme dont l’Hexagone semble avoir fait une devise ces dernières années. Jacques Marseille a ainsi rappelé qu’une étude menée en 2006 dans 25 pays européens a conduit à ce constat inquiétant : à la question « avez-vous confiance en l’avenir ? », la France se classe nettement au dernier rang. Une situation d’autant plus paradoxale que le pays continue d’afficher d’excellents résultats pour nombre de variables déterminantes. Entre autres exemples, Jacques Marseille a rappelé que sa démographie est l’une des plus dynamiques d’Europe, qu’elle reste la première destination touristique mondiale, que l’ensemble des grands groupes français continue de gagner des parts de marché à l’international et que, d’une manière générale, la France demeure la 5e ou la 6e puissance mondiale. Concrètement, Jacques Marseille estime qu’une des premières explications de ce pessimisme ambiant est la baisse continue du pouvoir d’achat des classes moyennes. Cette dégradation serait ainsi à la base des problèmes majeurs que rencontre le pays et conduit à la dramatisation de chaque nouvelle épreuve : depuis la canicule de l’été 2003 en passant par la crise du CPE, jusqu’à l’éviction de Paris pour l’organisation des Jeux Olympiques de 2012. Le regard d’historien que Jacques Marseille porte sur cette situation le conduit pourtant à présenter des perspectives résolument optimistes, fondées sur le fait que la France devra de gré ou de force adopter une politique adaptée à la réalité de son économie, notamment marquée par une dette record de l’Etat. Et ce, à échéance de quelques mois. En d’autres termes, Jacques Marseille mise sur une prochaine sortie du statu quo, mais seulement après une inévitable et salutaire exacerbation de la crise.

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Professeur d’histoire économique et sociale à la Sorbonne, Jacques Marseille a dénoncé le pessimisme irrationnel que manifeste l’Hexagone.

2005 : nouveau regain d’activité pour la CCI du Lot La CCI a présenté son rapport d’activité pour l’année 2005. La Chambre consulaire gère désormais près de 6 600 établissements, dont 19,6 % pour l’industrie, 44,5 % pour le commerce et 35,9 % pour les services. Par ailleurs, les trois services de la CCI (appui aux entreprises, formation-emploi et administration) ont tous enregistré une progression significative de leurs activités.

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les brèves REPÈRES ÉCO Annuaire des Entreprises de France Deux millions d’entreprises inscrites au RCS accessibles en ligne Issu de l’expertise du réseau des Chambres de Commerce et d’Industrie, l’Annuaire des Entreprises de France (AEF) est disponible sur Internet (www.aef.cci.fr) depuis le printemps. Le service est proposé par la société CCI.fr, créée par les CCI pour mettre leur offre en ligne. Concrètement, un moteur de recherche intuitif permet à l’internaute de sélectionner jusqu’à 27 critères associés à la localisation, l’activité, les produits et les services, les chiffres clé ou le profil de l’entreprise recherchée. De son côté, la base de données recense deux millions d’entreprises inscrites au Registre du Commerce et des Sociétés. Cette base est actualisée en permanence par les expertsmétiers des Chambres. En outre, le service offre à l’utilisateur la possibilité de commander très simplement des fichiers d’entreprises, en choisissant l’un des trois modes de paiement proposé et le type de support (téléchargement, disquette, CD-Rom, liste papier ou étiquettes). Enfin, il permet aux dirigeants de valoriser leur entreprise sur AEF en utilisant des pages web personnalisables. Renseignements : CCI du Lot Tél. : 05 65 20 35 15 veronique.miquel@lot.cci.fr

Recrutement : un vivier de candidatures à la disposition des entreprises du Lot

Depuis le début de l’année, la CCI reçoit un nombre grandissant de candidats proposant leurs compétences aux entreprises du Lot (professionnels en poste, mutation de conjoints, demandeurs d’emploi, militaires en reconversion). La CCI sélectionne les profils, centralise ces candidatures et les proposent aux entreprises en recherches de compétences. Elles concernent tous les secteurs d’activités : commercial, BTP, administratif, hôtellerie restauration, industrie…

Les charcutiers lotois s’associent pour recruter Créé en 2005, le Syndicat de la Charcuterie du Lot a signé en juin dernier une convention avec l’ANPE. Le Lot est ainsi le second département de la région Midi-Pyrénées, après celui des Hautes-Pyrénées, à monter un tel partenariat avec la mission locale de l’ANPE. A cette occasion, les professionnels lotois ont rappelé les fortes évolutions des métiers de la charcuterie en termes de salaires, de respect des horaires et de valeur ajoutée, la majorité des charcutiers ayant développé une activité de traiteur.

Contact : Jérôme SERIER Tel : 05 65 20 48 67

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les brèves REPÈRES ÉCO Un guide touristique dédié aux handicapés

Des communautés de communes aux communautés d’agglomération

Le Lot montre l’exemple : c’est le premier département français à disposer d’un guide touristique destiné aux personnes à mobilité réduite. Réalisé par un Lotois, Jonathan Dupire, lui-même handicapé moteur et Président de l’association Voyager Accessible, ce guide est le fruit de 500 visites de sites touristiques, de campings, d’hôtels ou de restaurants, effectuées avec un véhicule aménagé en présence d’une ergothérapeute. Le guide du globe roller (Editions Divona) est disponible dans les 7 Offices du Tourisme du Département au prix de 10 euros.

Dans le cadre d’un programme lancé à l’échelle nationale, la Préfecture du Lot mène une étude depuis le début de l’année sur l’évolution des structures intercommunales. Déjà en pointe au niveau de la réforme de l’Etat (le Lot est aujourd’hui le département pilote en la matière), la Préfecture du département a identifié cinq communautés d’agglomération potentielles, correspondant à cinq bassins économiques : la basse vallée du Lot, la Bouriane, le causse central, le Figeacois et la vallée de la Dordogne. Dans ce nouveau contexte, la communauté d’agglomération de Cahors compterait plus de 70 000 habitants, soit deux fois plus que l’actuelle communauté de communes et, d’une manière générale, les dotations des intercommunalités élargies augmenteraient dans une fourchette de 35 % à plus de 50 %. Il faut noter que cette réflexion peut quelquefois dépasser le cadre départemental : Capdenac-Gare, dans l’Aveyron, a ainsi officialisé son projet d’intégrer la communauté de communes de Figeac-Cajarc. Deux autres communes aveyronnaises, Bagnac et SaintPerdoux, devraient bientôt lui emboîter le pas.

Le vin de Cahors investit le Brésil Thierry Baltenweck, vigneron à Luzech et Président du Syndicat d’Expression des Terroirs AOC des Vins de Cahors, a créé une société d’importation de vins français au Brésil. La naissance de la société « La Compagnie France Malbec » a été officialisée cinq mois seulement après que le vigneron lotois ait effectué un premier voyage au Brésil, en février dernier. Sur place, Thierry Baltenweck a pu avoir confirmation de l’engouement des amateurs de vin pour le cépage Malbec. Si les premiers mois d’activité confirment l’importance de la demande, La Compagnie France Malbec prévoit d’étendre rapidement son activité aux quatre autres pays du Mercosur (l’Argentine, le Chili, l’Uruguay et le Paraguay). Par ailleurs, Thierry Baltenweck souhaite reproduire cette expérience en Asie et se rendra en chine à la fin de l’année pour étudier la création d’un comptoir d’importation.

Un fichier d’adresses d’entreprises lotoises

Pour mieux cibler ses prospects, réussir ses opérations de marketing direct, mieux connaître son marché et ses concurrents, la CCI du Lot propose aux entrepreneurs un fichier d’adresses d’entreprises lotoises. Ce dernier peut être utilisé sur mesure, en fonction de critères de sélection personnalisés : géographie (commune, canton, arrondissement…) ; activité (secteurs commerce, industrie et services), code APE ; effectif salarié ; date de création de l’entreprise, etc. Cet annuaire est disponible sur des supports variés : fichier informatique, liste papier, étiquettes… Sa livraison est immédiate après l’acceptation de la commande.

Niveau d’excellence pour le Centre d’Etudes de Gramat Le Centre d’Etudes de Gramat (CEG) a officialisé début juillet sa triple certification. Le site dispose désormais des niveaux de qualification les plus élevés : ISO 9001, ISO 14001 et OHSAS 18001. Au-delà de la reconnaissance des efforts du CEG, ces certificats pérennisent l’activité du site, qui emploie d’ores et déjà près de 300 personnes.

Renseignements : CCI du Lot Tél. : 05 65 20 35 15 veronique.miquel@lot.cci.fr

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les brèves REPÈRES ÉCO De nouvelles possibilités pour l’insertion professionnelle des jeunes sous main de justice Le Ministère de la Justice a lancé une opération de parrainage des jeunes de 16 à 21 ans placés sous main de justice afin de favoriser leur insertion professionnelle. Concrètement, les directeurs de la protection judiciaires sont en quête de parrains susceptibles d’accueillir des jeunes sélectionnés par les autorités judiciaires. Dans ce contexte, l’ensemble des coûts liés aux opérations de parrainage est pris en charge par l’Etat. Les conditions du stage sont définies par une convention de parrainage qui précise les engagements du Ministère et les rôles du chef d’entreprise parrain.

Le Lot annonce de quel bois il se chauffera Six communes lotoises ont d’ores et déjà annoncé la création de réseaux de chaleur au bois, qui seront pilotés par le syndicat mixte départemental pour l’élimination des déchets : Aynac, Caillac, Cajarc, Catus, Les Quatres Routes et Livernon. Des opérations dans lesquelles le SYDED est fortement impliqué, notamment au niveau de la maîtrise d’ouvrage. Plus de quinze nouveaux projets de réseaux de chaleur au bois sont par ailleurs à l’étude au SYDED. Pour rappel, le SYDED alimentera ces systèmes de chauffage avec le bois de récupération qu’il collecte. La formule permet une économie de 20 % par rapport aux autres sources d’énergie et le renforcement des politiques d’aides permet aux communes de bénéficier de subventions représentant au moins 50 % de l’investissement.

Création de « Lot Développement Aménagement » Le Lot est désormais doté d’une nouvelle structure capable d’intervenir comme opérateur pour l’aménagement des zones d’activité et d’habitation, en remplacement de l’Agence Lotoise de Développement. Cette société d’économie mixte départementale a officiellement été créée le 23 juin dernier et réunit le département, la CCI, la Communauté de Communes du Pays de Cahors et la Caisse des Dépôts et Consignations. Lot Développement Aménagement dispose d’un capital de 446 200 euros et sera opérationnelle dès ce mois d’août avec une équipe de huit personnes. La nouvelle entité reprend l’ensemble des missions de l’Agence Lotoise de Développement, désormais dissoute.

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les brèves COMMERCE Rendez-vous à La Caravane de Entrepreneurs à CAHORS le lundi 11 septembre 2006 Cette Caravane des Entrepreneurs a deux objectifs. D’une part, aider les chefs d’entreprises dans leur réflexion et démarches pour qu’ils préparent suffisamment à l’avance la transmission de leurs entreprises. D’autre part, conseiller les candidats repreneurs pour qu’ils soient capables de reprendre les entreprises qui sont ou vont être à transmettre. La Caravane des Entrepreneurs a défini un circuit de 100 villes étapes entre mars et octobre 2006. Elle sera à CAHORS le lundi 11 septembre prochain. Les commerçants et chefs d’entreprises qui envisagent à court et moyen terme de vendre leurs affaires pourront rencontrer des experts et conseils et aborder les questions de cessions, de transmission et de reprise d’entreprises. Les candidats repreneurs d’entreprises sont également invités à venir pour évoquer les différents aspects de la reprise d’activités. Pour tout complément d’information : www.caravanedesentrepreneurs.com ou www.forces.fr Tél. : secteur commerce 05 65 20 35 41

Naissance de l’Association des commerçants du Pays de Souillac Cette nouvelle association, créée en mars dernier sous l’impulsion d’un groupe de commerçants de SOUILLAC, a pour but de promouvoir, développer et valoriser le petit commerce local. Elle s’est fixée plusieurs objectifs ambitieux : le lancement d’une carte de fidélité collective (avec le concours de la société CEV cartaplus), la création d’un site Internet, la revalorisation des commerces vacants et, enfin, l’animation de la ville et du Pays de SOUILLAC. Plus de cinquante commerçants du Pays de SOUILLAC, séduits par le programme d’actions, ont déjà adhéré à cette nouvelle association, dont le Bureau est constitué comme suit : Président : Luc MATOSEVIC (Radio TV HIFI Téléphonie) Vice Présidents : Bernadette GARAGATY (Fleurs) et Cédric ODIN (Informatique) Trésorier : Thierry PONT (Imprimerie) Trésorier adjoint : Patricia NEAL (Artisanat d’art) Secrétaire : Jean Philippe BESOMBES (assurances) Secrétaire adjoint : Véronique DELMON (Prêt à porter). La carte de fidélité est en préparation et devrait être lancée dès la rentrée avec un groupe de 23 commerçants. Quant au site Internet, actuellement en cours de réalisation, il devrait être mis en ligne à la fin de l’année. Il faut souhaiter un bon succès à ces initiatives qui sont des réponses aux attentes des consommateurs et qui offrent des moyens pour fidéliser la clientèle sur le pôle commercial de SOUILLAC et des villages proches.

Puy-L’Évêque : enfin la grand’ rue est ouverte ! Après plusieurs mois de travaux, la grand’ rue de Puy-L’Évêque a été ré-ouverte le 15 juillet dernier au grand soulagement des commerçants et des élus locaux. Cette ville chef-lieu de canton va retrouver son rythme normal et le centre ancien qui relie le haut et le bas de la ville va être à nouveau accessible. Pour célébrer l’événement, l’association des commerçants et des artisans ont organisé une réception et a offert l’apéritif aux clients le samedi 15 juillet à 18 h 30. Plus de 1 000 personnes ont participé à cette fête. Les commerces du centre ancien ont été très pénalisés depuis deux ans à cause des travaux de rénovation du la rue. Plusieurs commerces ont d’ailleurs disparu ou changé d’emplacements. Il faut espérer que ces travaux, qui ont nécessité des investissements très importants, seront appréciés par la population et les nombreux visiteurs, et que cette petite ville de 2 300 habitants retrouvera sa vitalité commerciale.

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les brèves TOURISME Premières tendances de la saison touristique 2006 : Un mois de mai satisfaisant Le retour du printemps a marqué l’arrivée des premiers touristes dans le département. Afin de mieux connaître le profil de nos visiteurs, le Comité Départemental du Tourisme du Lot interroge mensuellement 150 prestataires et dresse un baromètre d’opinion présentant la nature de la fréquentation. Les premières données de la saison apparaissent plutôt favorables : la fréquentation s’est, en effet, maintenue par rapport à 2005, et a augmenté pour 45% des répondants. La clientèle française s’est accrue, de même que les clientèles britanniques et néerlandaises. Ces résultats positifs peuvent s’expliquer par différents facteurs : un mois de mai très favorable offrant de nombreux week-ends prolongés, une météo plutôt agréable et l’augmentation du nombre de randonneurs sur le chemin de SaintJacques de Compostelle. En revanche, le marché de la clientèle « groupes », qui est plus sensible au critère du « prix » qu’à celui du « rapport qualité/prix », et l’euro, fort peu favorable à certains marchés, inquiètent les professionnels même si le niveau des réservations apparaît globalement meilleur que l’an passé.

Journée porte ouverte Camping Qualité Le 16 juin dernier étaient organisées les Journées Nationales Portes Ouvertes du label « Camping Qualité ». A cette occasion, le Domaine de la Faurie à Seniergues, membre de l’association (un des 20 campings labellisés du département), avait organisé une visite de son établissement, dans le cadre de laquelle il a présenté les spécificités et l’intérêt d’entrer dans une telle démarche. Pour le professionnel, il s’agit de veiller en particulier aux équipements, aux prestations proposées et à l’accueil ; pour le client, choisir un camping labellisé est une garantie supplémentaire de la qualité des services proposés.

30 juin 2006 : Lancement des Bistrots en pays Est Quercy Un an après le lancement en Pays Bourian et avant l’initiation de la démarche sur le Parc Naturel, les Bistrots de Pays continuent de se développer dans le Lot. Depuis un an, 7 cafés et/ou restaurants du Pays Est Quercy se rencontrent régulièrement afin d’adhérer à la charte. Ils ont suivi une formation spécifique leur permettant d’intégrer la philosophie de ce label dont l’objectif est d’assurer la pérennité du lien social dans les villages et le relais en matière d’information touristique. Ces professionnels ont, en outre, élaboré un apéritif commun à base de liqueur de châtaigne, produit du terroir quercynois.

J U I L L E T- AO UT 2 0 0 6

Les Bistrots entrés dans la démarche : - La Presqu’Ile, Gorses, M. et Mme Lavergne - Le Café de Paris, Latronquière, Mme Lherm - Le Gouzou, Montet et Bouxal, M. et Mme Pecheyran - Le Café du Midi, Lacapelle-Marival, Mme Combelles - La Forge, Faycelles, Mme Toullic et M. Richard - Le Relais de la Tour, Capdenac-Le-Haut, M. et Mme Birou - Le Café des Sports, Bagnac-Sur-Célé, M et Mme Bos

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VIENT DE PARAÎTRE

LES NOUVEAUX MAGASINS DE DÉTAILS

LES SALARIÉS DE L’ÉCONOMIE ALIMENTAIRE EN MIDI-PYRÉNÉES

Conçu comme un outil opérationnel et structuré, ce livre s’adresse à tous ceux qui sont porteurs d’une idée de création comme à tous les commerçants désireux de se développer avec succès. L’ouvrage explique comment choisir un positionnement gagnant et le mettre en œuvre par, entre autres, le choix d’un emplacement, d’un merchandising, d’une communication et d’un service à la clientèle adaptés et cohérents. Plusieurs créateurs de ces nouveaux univers y témoignent de leur expérience et de leurs objectifs de développement.

La filière de l’économie alimentaire, qui regroupe les industries alimentaires, le commerce alimentaire et la restauration cherche à rendre ses métiers attractifs et à élever le niveau de compétence de sa main-d’œuvre, afin d’améliorer sa compétitivité. Fruit d’un partenariat entre l’Insee et la Direction régionale de l’Agriculture de MidiPyrénées, ce dossier dresse un état des lieux de la filière mettant en lumière sa large répartition sur le territoire régional, l’expansion et la structure de ses effectifs salariés, ainsi que les conditions de travail qu’elle offre.

Consultable au Centre de Documentation

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QUID

DONÉO - OBSERVATOIRE RÉGIONAL DU COMMERCE ET DES SERVICES EN MIDI-PYRÉNÉES Né de la volonté des CCI, unies au sein de la CRCI Midi-Pyrénées, ce premier Observatoire régional du commerce et des services est riche d’informations sur les pôles commerciaux au niveau interdépartemental et régional (nombre d’établissements, type d’activité, nombre de salariés, surface de vente…). Il fournit également des données pertinentes sur la répartition de la population en Midi-Pyrénées et sur la consommation des ménages.

Consultable au Centre de Documentation

Créateurs, repreneurs d’entreprises dans le Lot Un coup de pouce financier pour vous aider

Les prêts d’honneur consentis par QUID sont compris dans une fourchette allant de 3000 à 15 000 euros. Ils sont destinés à renforcer les fonds propres des créateurs ou des repreneurs. Leur but premier est de jouer un rôle de levier dans l’obtention de crédits bancaires. Sans intérêt, sans garantie, ils sont remboursables en général sur trois ou quatre ans et donnent lieu, le cas échéant, à un différé de remboursement.Outre le soutien financier pur et simple, l’offre QUID est complétée par d’autres avantages: les jeunes entreprises peuvent être accompagnées dans le montage du dossier, puis bénéficier d’un suivi technique de la part des organismes partenaires. De plus, un système de parrainage peut être mis en place pour donner confiance à l’entrepreneur.

Quid ?

Comment ?

Quels financements ?

Quercy Initiative Développement, association loi de 1901, plate-forme d’initiative locale.

Attribution d’un prêt d’honneur : sans garantie, sans intérêt, remboursable sur deux à quatre ans, éventuel différé de remboursement.

Pour qui ?

Combien d’entreprises ?

Les créateurs, les repreneurs d’entreprises. Les activités suivantes, relevant d’une inscription au registre du commerce et des sociétés, sont éligibles à un prêt QUID: • Activités industrielles ou de services pour l’industrie • Activités de négoce de forme indépendante • Activités d’artisanat de production • Commerce de détail en milieu rural • Services technologiques ou activités innovantes. En reprise seulement: BTP, hôtellerie et hôtellerie de plein-air.

80 créateurs ou repreneurs d’entreprises lotois ont déjà été soutenus par QUID.

Ils sont assurés par : • L’Union Européenne, • L’Etat, • L’Union des Entreprises Lotoises, • Divers industriels du département, • La Banque Populaire Occitane, • La Caisse d’Epargne de Midi-Pyrénées, • Le Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées, • Le groupe d’assurances Malakoff, • EDF, • Le Conseil général du Lot, • La Caisse des Dépôts et Consignations, • La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot.

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Renseignements : Loïz Pierre Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot Tél : 05 65 20 35 01 loiz.pierre@lot.cci.fr

ENTREPRENDRE 132


FORMATION

LES OUTILS DE MANAGEMENT POUR LA PME UNE FORMATION POUR LES DIRIGEANTS DE TPE,PME-PMI La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot organise à partir de septembre 2006 une action de formation à destination des dirigeants de TPE et PME-PMI en partenariat avec le Groupe Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse. Ce cycle intitulé « Les outils de management pour la PME » a pour objectif de renforcer les connaissances et compétences du dirigeant en matière de stratégie d’entreprise afin de l’aider à progresser au quotidien dans le développement de sa structure.

Contact : Christophe Dussaud - Tél. 05 65 20 48 70

J UAI R M L LSE- T A-VAROI LU T2 020060 6

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FORMATION

Centre d’Étude des Langues Pour apprendre, réapprendre ou se perfectionner en langue étrangère, le Centre d’Étude des langues de la CCI du Lot propose une offre de formation multiple en anglais, allemand, chinois, espagnol, italien, japonais, portugais, polonais et russe. Le Centre d’Étude des Langues s’engage à étudier la formule qui correspond le mieux à vos besoins et à vos disponibilités :

cours cours cours cours cours

individuels, collectifs, par téléphone, de conversation téléphonique, spécifiques (langues des affaires, techniques industrielles,…)

Pour tous renseignements : Cathy Gabillard 05 65 20 48 60

e c n a n r e t l a ’ Lpourquoi pas vous?

Fonds Social Européen

Le Point A de la CCI au service des entreprises et des jeunes: • vous informe sur l’alternance : contrats de professionnalisation, et d’apprentissage • aide les jeunes dans leur orientation professionnelle, • facilite la mise en relation entre les entreprises et les jeunes • dispose d’une bourse de l’alternance (offres et demandes)

Contactez-nous : CCI Lot - Point A Tél. 05 65 20 48 60


FORMATION

IFV SECTION APPRENTISSAGE Pour former vos futurs vendeurs dans des conditions intéressantes

Formation Technicien Supérieur des Forces de Vente Le service Formation Emploi, sous réserve d’une décision favorable de la commission permanente du Conseil Régional Midi-Pyrénées, ouvrira à compter d’octobre une formation nouvelle de Technicien Supérieur des Forces de Vente. Homologuée à niveau III (BAC+2), cette formation réalisée en partenariat avec la CCI du Pays de Brive aura pour objectif de former des commerciaux opérationnels capables de gérer un secteur de vente et de négocier à haut niveau de décision. Elle s’adressera à des demandeurs d’emploi en reconversion professionnelle et à des salariés en contrat ou période de professionnalisation. Contact : Christophe Dussaud

Vous recherchez des vendeurs ? Avez-vous pensé à l’apprentissage ? La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot vous propose sa section Institut des Forces de Ventes sous statut apprentissage. Son objectif est de former vos futurs vendeurs grâce à un programme particulièrement adapté aux missions actuelles attendues à un poste de commercial.

Rémunération minimale : de 41% à 61% du SMIC

Incitations financières : Exonération des charges, prime à l’embauche, prime à l’effort de formation (suivant les cas).

Public : jeunes de 18 à 25 ans.

Durée : 2 ans (400 heures par an)

Fréquence : Trois semaines par mois dans votre entreprise, au poste de travail ; une semaine par mois en formation à la CCI du Lot. Si cette formule vous intéresse, n’hésitez pas à contacter le service formation de la CCI du LOT au 05 65 20 48 70. E-mail : ccf@lot.cci.fr J U I L L E T- AO UT 2 0 0 6

Formations Mécanic Vallée Dans la perspective de poursuivre l’accompagnement engagé auprès des entreprises de la Mécanic Vallée en matière de développement économique et industriel, et dans le prolongement du 1er cycle de formation organisé pour leurs dirigeants, les C.C.I. du Lot, de RodezVillefranche-Espalion, du Pays de Brive, de Tulle et Ussel proposent à compter de septembre 2006 un nouveau programme de formation : • un 2e cycle de formation action « Chef d’entreprise PME-PMI de la Mécanic Vallée », • une formation nouvelle « Adjoints d’entreprises PME-PMI de la Mécanic Vallée ». Contact : Christophe Dussaud

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CONJONCTURE

En cette période de l’année, l’économie lotoise est conditionnée par deux impératifs : l’accueil touristique et la satisfaction des multiples besoins des touristes en matière de consommation de produits de base, de services, de loisirs et de culture, mais également l’anticipation de la rupture estivale pour en minimiser les effets négatifs, qui porte essentiellement sur le renforcement des stocks dans les entreprises de production et la mise en ordre des chaînes et des ateliers de fabrication pour une rentrée immédiatement opérationnelle. Ces deux impératifs fortement dynamisants mobilisent énergies et moyens de production. Bien que cette période ait été bien préparée et se présente sous les meilleurs auspices deux inconnues demeurent : d’une part, le niveau de fréquentation et de consommation touristique, fortement dépendant de facteurs extérieurs imprévisibles, comme le temps ou quelque événement international contrariant ; seul un bilan de fin de saison permettra de trancher. D’autre part, la conjoncture de rentrée qui peut s’écarter de sa bonne orientation générale actuelle sous l’effet d’annonce de réformes difficiles, de la publication de mauvais résultats – emploi / chômage par exemple -, de perspectives d’agitation sociale ; on en connaît les effets désastreux sur la consommation des ménages et sur l’activité économique en général. L’activité, aux premiers jours de ce deuxième semestre, est en général bonne et la reprise se présente dans des conditions jugées normales par les entreprises avec des carnets de commandes et des plans de charges satisfaisants, notamment dans l’industrie et les activités de construction et d’aménagement. Les investissements s’activent pour gagner en capacité de production et en productivité, pour mieux maîtriser la qualité et la sécurité des produits, pour réduire la consommation d’énergie ainsi que l’impact sur l’environnement. L’emploi s’ajuste progressivement aux besoins structurels des entreprises ainsi qu’à des besoins spécifiques nouveaux, tels la qualité, la sécurité, la productivité et l’innovation qui vont dans le sens d’un management plus responsable, imposé par le législateur, les donneurs d’ordres et les clients. Les prévisions à moyen terme sont, dans l’ensemble, favorablement orientées mais les opérateurs restent prudents et attendent les premiers jours de la rentrée pour se prononcer.

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AÉRONAUTIQUE Les rythmes de fabrication et de livraison sont toujours élevés et les capacités de production utilisées à leur niveau maximal. Les prévisions sont bonnes, les investissements et les recrutements se poursuivent pour répondre à la demande. Les retards relatifs à l’assemblage de l’A380 provoquent une accélération des cadences. L’agitation médiatique autour de la direction des structures EADS/AIRBUS est actuellement sans conséquence sur l’activité des sous-traitants.

MACHINES SPECIALES Les carnets de commandes sont étoffés et les capacités de production utilisées à leur niveau optimal. Le secteur aéronautique est fortement demandeur comme en attestent les nombreuses consultations adressées aux opérateurs avec des exigences de délais de réponse plutôt accélérés.

MÉCANIQUE GÉNÉRALE Les besoins de sous-traitance aéronautique sont pressants et vont en s’accroissant dans le temps. Le bon niveau d’activité devrait se maintenir au cours des mois à venir et même progresser dans certains domaines. Quelques tensions se manifestent sur les approvisionnements en matière de disponibilité et de coût.

CONSTRUCTION ÉLECTRIQUE ET ÉLECTRONIQUE La demande en provenance de l’aéronautique et du bâtiment est bien orientée et devrait s’accroître à la rentrée. Les carnets de commandes sont jugés satisfaisants et les rythmes de production et de livraison d’un bon niveau.

BUREAUX D’ETUDES TECHNIQUES L’activité en ingénierie technique est bien orientée et fortement dynamisée par les sollicitations de l’aéronautique régionale. Les perspectives à plus long terme restent confiantes compte tenu de besoins pressants d’optimisation des procédés de fabrication (capacité, débit

et productivité) et de la nécessité de développer des technologies innovantes plus sûres, plus respectueuses de l’environnement et plus économes en main d’œuvre.

BÂTIMENT ET TRAVAUX PUBLICS Bâtiment En gros œuvre l’activité est toujours bien orientée et certains chantiers s’activent pour terminer avant la période des congés d’été. En second œuvre la demande est toujours pressante et les délais de réalisation parfois allongés. L’ouverture des résidences secondaires et touristiques génère également des besoins supplémentaires et urgents qu’il est nécessaire de satisfaire. Travaux publics Le plan de charge est jugé correct et à même d’assurer le plein emploi des moyens en place. Les projets du Département en matière d’infrastructures, de désenclavement, d’amélioration des conditions de circulation, de mise en sécurité sont autant d’éléments rassurants pour les mois à venir.

TRANSPORTS Transport de marchandises, messageries Les transports locaux bénéficient de l’afflux touristique qui accroît le volume de consommation et par conséquent les besoins en matière de transport et de logistique. Au-delà d’un bon niveau d’activité les trésoreries sont toujours tendues et les marges très étroites. Des réactualisations tarifaires sont plus que jamais nécessaires ; elles pourraient avoir lieu à la rentrée. Transports de voyageurs Les transports scolaires prennent fin et libèrent des moyens qui peuvent être mis à disposition de l’accueil touristique. Les autocaristes moins présents sur les destinations lointaines, notamment en direction des pays du sud, peuvent consacrer un peu de temps libre à la préparation de nouveaux produits et de nouvelles destinations.

BOIS Première transformation (scierie, parquet) L’activité est soutenue et la demande en progression, en prévision des congés du

ENTREPRENDRE 132


CONJONCTURE

secteur du bâtiment. Les capacités de production sont utilisées à plein et les entreprises constituent quelques stocks pour la rentrée. Deuxième transformation (menuiserie du bâtiment) La demande est toujours soutenue en relation avec le bon niveau d’activité dans la construction et la rénovation de logements. Le niveau des fabrications est jugé satisfaisant ; il permet une bonne utilisation des moyens de production.

ventes, notamment à l’international ainsi qu’auprès de la grande distribution. La présente campagne d’été voit se remettre au goût du jour les rosés, dont l’accroissement de la demande se confirme et s’accélère apportant une contribution positive au courant d’affaires. Eaux embouteillées Les conditions climatiques proches de l’état caniculaire en ce début d’été augmentent les besoins en eaux de table et imposent des cadences soutenues de fabrication et de livraison.

FILIÈRE VIANDE

LAIT ET FROMAGE

Exportation de bestiaux La campagne de vente des jeunes bovins d’herbe se prépare et les transactions s’accélèrent significativement à compter de ce mois d’août. La production locale est d’un bon niveau tant en quantité qu’en qualité ; elle est à même de satisfaire la demande des principaux pays clients que sont l’Italie, l’Espagne et le Portugal.

Lait de vache La collecte, encore dynamique, est bien absorbée par les fabricants de crèmes et entremets glacés ainsi que par les fromagers qui sont en période de renforcement des stocks avant les baisses de production laitière et de fabrication de plein été.

Abattage et négoce de viande Ce secteur est essentiellement marqué par le retour à la confiance des consommateurs rassurés par la bonne gestion de la crise aviaire, par la vigilance des services de contrôle, ainsi que par les efforts importants réalisés par les professionnels en matière de transparence, de traçabilité, de sécurité alimentaire et de qualité. Cette bonne appréciation bénéficie à l’ensemble des viandes et, surtout, aux viandes de volailles dont la consommation avait fortement chuté.

Fromage de chèvre La montée en puissance des achats touristiques raffermit la demande et active les fabrications. L’AOC Rocamadour a toujours la faveur des consommateurs contrairement à un certain nombre d’autres appellations dont les ventes sont plutôt à la stabilité.

TRAVAIL DU GRAIN Fabrication d’aliments du bétail Les conséquences de la sécheresse précoce sur les pâturages ainsi que sur les cultures à ensiler se manifestent déjà,

ce qui avance le recours aux aliments composés de substitution avec un effet plutôt positif sur les mises en fabrication et les livraisons. Biscuiterie Les produits meringués destinés aux préparations glacées bénéficient d’une demande toujours soutenue. Pour les spécialités locales, les achats progressent de façon significative à la faveur de l’arrivée des touristes dans la région.

FRUITS ET LEGUMES Stations fruitières La campagne d’été (melons, courgettes) à débuté dans un contexte de fortes chaleurs favorable aux achats de produits rafraîchissants ; la demande a été plus précoce et plus dynamique que certaines années à la même période. La récolte de masse pourrait être affectée par la sécheresse avec une diminution des volumes et une bonification de la qualité, éléments permettant de minimiser l’afflux d’apports et la chute des prix de pleine saison. Produits transformés (confitures, avant-produits industriels) Les compositions fraîches et allégées, telles les compotes et les jus de fruits, disputent le leadership aux confitures plus traditionnelles. En produits professionnels, les fabricants de desserts et crèmes glacées sont actuellement de gros consommateurs, ainsi que d’une façon plus générale, l’ensemble des utilisateurs d’ingrédients alimentaires qui renforcent leurs stocks en prévision de l’arrêt estival de certaines fabrications.

Conserves fines La production est soutenue pour renforcer les stocks en prévision des ventes estivales et de la fermeture temporaire de certains sites de fabrication. Les efforts pour étoffer la palette de produits et l’intensification de la prospection commerciale portent leurs fruits et élargissent significativement le potentiel de clientèle. Une revalorisation des tarifs est envisagée avant le démarrage de la campagne d’hiver.

VIN ET BOISSONS Vin de Cahors L’intensification des actions commerciales pour surmonter l’état de crise de début d’année s’avère encourageante et débouche sur une progression des

J U I L L E T- AO UT 2 0 0 6

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CONJONCTURE

CONJONCTURE COMMERCE DE DÉTAIL Statistiques nationales Évolution des chiffres d’affaires en valeur (source : Banque de France) ÉVOLUTION CA EN VALEUR

MAI 06 MAI 05

5 MOIS 06 5 MOIS 05

ALIMENTAIRE

2,3

1,0

VIANDE

3,9

2,8

TEXTILE / HABILLEMENT

3,9

1,7

CHAUSSURE

-1,9

-0,4

MEUBLES

-0,3

1,1

APPAREILS MÉNAGERS

0,2

1,2

ÉLECTRONIQUE Grand public

27,4

6,1

QUINCAILLERIE

6,4

2,5

BRICOLAGE

2,6

1,0

LIVRES ET PAPETERIE

1,3

-1,8

HORLOGERIE / BIJOUTERIE

2,2

1,6

AUTOMOBILES NEUVES

-1,8

1,0

AUTOMOBILES OCCASION

-0,3

-0,4

ENSEMBLE DU COMMERCE DE DÉTAIL

4,0

1,6

Alimentation : Les ventes de produits alimentaires ont progressé au mois de mai 2006 par rapport à mai 2005 (+2,3%). En cumul sur les cinq premiers mois de l’année, les chiffres d’affaires sont en hausse de 1%. Les ventes de produits de boucherie charcuterie sont augmentation de 2,8% depuis le début de l’année.

Evolution CA en valeur

Mai 06/Mai 05

5 mois 06/ 5 mois 05

Ensemble du Commerce de détail

4,0

1,6

Dont petit commerce (hors automobile)

4,8

1,9

Dont grande distribution

2,5

0,4

Autres activités : Equipement de la personne :

Equipement du logement :

Dans l’habillement, en mai 2006, les ventes ont progressé de 3,9% par rapport à mai 2005. En cumul sur les cinq premiers mois 2006, les ventes sont en hausse de 1,7%. Par contre, les affaires dans le secteur de la chaussure sont moins satisfaisantes. Les ventes sont en recul de 1,9% au mois de mai et enregistrent une évolution négative sur les cinq premiers mois 2006.

Meuble : Stagnation des ventes en mai et léger retard depuis le début de l’année par rapport à l’an passé.

48

Electroménager : progression de ventes de 1,2% depuis le début de l’année 2006. Electronique grand public : forte progression de ventes en mai 2006. Bon mois pour les activités de bricolage et de quincaillerie.

Les commerces de détail de livres et papeterie sont en recul de 1,8% depuis le début de l’année 2006 et celles de la bijouterie sont en hausse de 2,2%. Les ventes d’automobiles neuves et d’occasion sont en recul au mois de mai 2006. Dans l’ensemble, toutes activités confondues, le courant d’affaires a davantage progressé dans le petit commerce que dans la grande distribution généraliste.

ENTREPRENDRE 132


INDICATEURS

6 051 4 936

2 000

6 mois

2004

3 000

2003

4 000

4 202

3 958

1 000

8,27

IMMATRICULATION DE VÉHICULES Janvier à Juin 05

4 569

4 484

2006

4 599 5 248

2005

5 000

2002

6 000

2001

6 472

2000

au 31 mai 2006. Une diminution de 3,4 points par rapport à mai 2005 (8,9%)

7 000

1999

C’EST LE TAUX DE CHÔMAGE

8 000

1998

8,6%

DEMANDES D’EMPLOIS AU 31 MAI

6 mois

Janvier à Juin 06

Évolution %

Neufs

3 509

3 474

- 1,0

Occasions

7 416

7 324

- 1,2

EUROS

C’est le taux horaire du SMIC à compter du 1er juillet 2006 Une revalorisation de 2,99% par rapport au 1er juillet 2005 (8,03 euros)

55,5 494 931 MILLIONS D’EUROS

J U I L L E T- AO UT 2 0 0 6

814

2006

690

2005

759

2004

659

2002

609

2003

620

749

2001

C’est la variation triennale de l’indice du coût de la construction au premier trimestre 2006. 1e trimestre 2002 : 1 159 1e trimestre 2005 : 1 270

933

926

2000

9,57%

C’est le nombre de logements autorisés dans le Lot au premier trimestre 2006. Une progression de 8,1% par rapport au premier trimestre 2005 (457)

OFFRES D’EMPLOIS AU 31 MARS 1200 1100 1000 900 800 700 600 500 400 300 200 100 0

1999

Une diminution de 2,6% par rapport à 2003 (956)

1998

C’est le nombre de créations d’entreprises dans le Lot en 2004.

C’est le montant des exportations lotoises au premier trimestre 2006. Une hausse de 12,1% par rapport au premier trimestre 2005 (49,5 millions d’euros)

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PETITES ANNONCES

DEMANDE D’EMPLOI Tél. 05 65 20 35 17 Assistant communication / marketing 132 E 1 Action de promotion des ventes, gestion de la documentation technique, organisation administrative du service, participation à des actions de communication (préparation des salons…). Assistant d’éducation : co-animation de cours, suivi pédagogique. Maîtrise des logiciels de bureautique : pack office, Publisher et outils Internet. Formation : Niveau BTS Action Commerciale. Expérience professionnelle : industrie métallurgie, éducation nationale. Assistante trilingue : Anglais / Allemand / Français 132 E 2 Préparation d’action de communication, gestion du secrétariat (administratif, commercial). Réalisation de plan de prospection, gestion et suivi de clientèle étrangère. Professeur d’allemand langue étrangère : préparation de parcours pédagogique individuel ou par groupe de niveau, réalisation de cours et traduction de documents technique. Maîtrise des logiciels de bureautique : pack office, Publisher et outils Internet. Formation : Maîtrise d’Anglais et de littérature comparée & Maîtrise de Sciences Politiques « relations franco-allemandes ». Expérience professionnelle : services, hôtellerie, enseignement. Comptable 132 E 3 Réalisation de compte de résultat, de bilan et des déclarations (revenu, TVA…). Gestion et suivi du portefeuille de clients (artisans et sociétés). Gestion sociale : rédaction contrat de travail, bulletin de paie, déclaration sociale. Formation : DUT Gestion des Entreprises et des Administrations option finances et comptabilité. Expérience professionnelle : cabinet d’expertise comptable, banque. Assistante de direction 132 E 4 Gestion du secrétariat, animation du service, mise en place de reporting et suivi des activités et des plannings, préparation et organisation des réunions. Participation à la mise en place de la démarche Qualité. Suivi de la création du site Internet de l’entreprise. Secrétariat commercial : action de prospection téléphonique, suivi des stocks, administration des ventes (facturation, relance…). Langue : anglais pratique courante. Formation : niveau BTS secrétariat commercial, DU Qualité & Management dans les structures sanitaires et sociales. Expérience professionnelle : industrie, services, chimie, maintenance, association. Employé polyvalent 132 E 5 Commis de cuisine, service en salle, employé d’étage. Vente de produits alimentaires : mise en rayon et suivi des stocks. Aide ménagère : accompagnement de personnes âgées dans leurs actes quotidiens (ménage, repas…). Formation : niveau CAP vente. Expérience professionnelle : restauration, commerce, aide à la personne.

50

DEMANDE / OFFRE D’EMPLOI : CCI / Carine Souquet - Tél. 05 65 20 35 17 Candidature (lettre de motivation et CV) à adresser S/Réf C/ECCI à : CCI du Lot - Pôle Emploi/RH 107, Quai Cavaignac BP 79 46002 CAHORS cedex 9carine.souquet@lot.cci.fr

OFFRE D’EMPLOI Tél. 05 65 20 35 41 COMMERCIAL ITINERANT - H/F Pour le compte d’une entreprise de concession de voiture, nous recherchons un commercial itinérant. Dans le cadre d’une nouvelle activité vous assurerez la commercialisation de voitures sans permis. Au sein de l’équipe de commerciaux vous prospectez auprès d’un portefeuille de clients sur le département du Lot et de l’Aveyron (Rodez). Vous serez également amené à participer à des foires et salons. De formation commerciale, vous avez une expérience significative de la vente. Vous êtes autonome et disponible. Contrat : CDI Salaire :Fixe + commission + Voiture de fonction Société basée à Figeac COMPTABLE – H/F Pour le compte d’un cabinet d’expertise comptable,nous recherchons un comptable.Vous assurez la gestion et le suivi d’un portefeuille de clients, dans ce cadre vous réalisez les comptes de résultats, les bilans, les déclarations, … et vous prenez en charge la gestion sociale. De formation supérieure en comptabilité (minimum Bac + 2) vous pouvez justifier d’une expérience significative dans ce secteur. La pratique courante de l’anglais est indispensable. Contrat : CDI Salaire : à négocier selon profil Lieu de travail : Saint-Céré

VENTES & LOCATIONS Tél. 05 65 20 35 41 CHARCUTERIE TRAITEUR EPICERIE FINE 132 V 1 A vendre cause santé fonds de commerce de charcuterie traiteur, crèmerie, cave à vins, épicerie fine – Travaux faits en 2005 – Très bon chiffre d’affaires en progression : 160 000 € Possibilité de faire boucherie – Proximité autres commerces – Pas de concurrence directe – Affaire idéale pour couple. PEPINIERES, PAYSAGISTE, ENTRETIEN DE PARCS ET JARDINS 132 V 2 A vendre nord du Lot vallée de la Dordogne, activité de pépinières, paysagiste, création et entretien de parcs et jardins – Bon emplacement en bordure de route, solides références et excellente notoriété – Conviendrait à professionnel du secteur disposant d’une capacité financière en rapport avec la valeur de l’entreprise.

LOCAL COMMERCIAL 132 V 3 A louer dans ville nord du Lot local commercial bien situé (proximité commerces banques et place du marché) – Surface de vente 18 m2 et 4 m2 de réserve, vitrine – Loyer 420 €/mois. ELECTROMENAGER, TV, RADIO, ARTS DE LA TABLE, DECORATION 132 V 4 A vendre fonds de commerce électroménager TV radio et magasin vaisselle, cadeaux, articles de décoration... à Catus – 2 locaux différents de 40 m2 de surface de vente chacun et 4 mètres de vitrine chacun et 20 m2 de réserve – Loyer 625 € pour les 2 locaux – Affaire saine conviendrait pour couple – possibilité de dissocier les deux activités. FRUITS ET LEGUMES 132 V 5 A vendre fonds de commerce de fruits et légumes en centre-ville de Figeac (près du Musée Champollion) – Rue piétonne – Bon état des locaux – Surface de vente 30 m2 et réserve 35 m2 - Bonne affaire. ARTICLES DE DECORATION, BIJOUX, CADEAUX 132 V 6 A vendre cause retraite fonds de commerce articles de décoration, cadeaux, bijoux à Cahors – Clientèle fidélisée – Très bon emplacement en centre-ville – Surface de vente 33 m2 + réserve de 20 m2 - Loyer modéré 268 €/mois – Possibilité cession droit au bail – Bail tous commerces. ELECTROMENAGER, AMEUBLEMENT, LITERIE 132 V 7 A vendre fonds de commerce d’électroménager, ameublement, literie dans commune de 1 500 habitants nord du Lot – Surface de vente du magasin 600 m2 - bon état des locaux – accès rapide à l’A20 – Comptages routiers 7 000 véhicules/jour – Parking – Bonne notoriété. EBENISTERIE V8 A vendre fonds de commerce Ebénisterie (agencements, placards, cuisines,...) – Atelier de 800 m2 et surface de vente 150 m2 - Accès rapide A20 – Comptages routiers 7 000 véhicules/jour – Bon, état du matériel et des locaux – Bonne notoriété. LOCAUX COMMERCIAUX DANS SITE TOURISTIQUE 132 V 9 A louer dans édifice majeur du patrimoine dans village à fort potentiel touristique : - bail commercial avec licence IV : bar et petite restauration - bail commercial atelier d'artisan d'art 76 m2 - bail commercial atelier d'artisan d'art 81 m2 avec salle d’exposition Envoyer dossier de candidature à la Mairie. DROIT AU BAIL 132 V 10 A céder droit au bail à Cahors – Rue commerçante – Loyer mensuel avec charges 372 €. Surface de vente et réserve 70 m2.

VENTES & LOCATIONS - Tél. 05 65 20 35 41 Dans le cadre du dispositif Transmission/ Reprise, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot édite un catalogue d’affaires à céder dans le département (annonces gratuites) à l’attention des candidats à la reprise de commerces.

ENTREPRENDRE 132


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Jean-Michel INESTA David THIRION une équipe de spécialistes dans tout le LOT Le cabinet n° 1 lotois en assurances vie, retraite, prevoyance Le n°1 cadurcien et n° 2 lotois en assurances IARD particulier ou entreprises

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