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Crown Blue Line & le port de Douelle Mars | Avril 2007

N째 136

La grande distribution Entrepreneurs des territoires Le savoir-faire agricole au service de tous

alimentaire dans le Lot


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ENTREPRENDRE 134


Comment l’industrie anticipe les mutations 4-18

DOSSIERS

4-13

La grande distribution alimentaire dans le Lot Les rayons de la croissance

14-18

Les Entrepreneurs des Territoires Le savoir-faire agricole au service de tous

22-27 ENTREPRISES 22-23 CMPC Le nettoyage industriel éco-responsable 24-25 Janicot Les promoteurs du terroir 26-27 Scierie Frégeac Une cadence soutenue par le bois sous rail 30-32 PLEIN CADRE 30-32 La Louve Édition La littérature au service de l’Histoire 33-43 ENJEUX 33-35 Vayrac conforte son pôle commercial 36-37 ADEFPAT Un appui décisif aux projets 38-39 Hôtellerie de pleil air Cahors accueille les 5e Assises régionales 40

Comment se protéger contre la délinquance économique

41-43 Crown Blue Line & le port de Douelle Une union au long cours 44-57 L’ACTUALITÉ EN BREF 44

Repères Éco

45

Commerce

46

Tourisme

47

Vient de paraître

48-51 Formation 52-54 Conjoncture 55

Indicateurs

56

Petites annonces

58-59 LES 20 ANS D’ENTREPRENDRE 1990-1993 : gérer les mutations économiques

Entreprendre Bimestriel Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot Quai Cavaignac - 46000 Cahors Tél. 05 65 20 35 48 Directeur de la Publication : Michel Bès Conception & réalisation : Campagne de Presse Régie publicitaire : Editions Bucerep, Philippe de Vriendt, 05 63 05 84 66 Photos : Pierre Lasvènes, Michel Camiade Mise en page : François Cadart Imprimerie : France Quercy / Cahors M ACommission R S - A V R I Lparitaire 2 0 0 7 : 1 402 ADEP ISSN : 0992 - 681 X Abonnement : 7,50 €

A en croire la plupart des leaders syndicaux et des médias, Airbus Industrie connaît une « crise » qui « menace » l’ensemble de ses soustraitants. Pourtant, si l’on analyse les enjeux avec calme et lucidité, c’est bien de dénouement de crise dont nous devrions parler. En effet, la véritable crise est née de l’opposition de deux volontés farouches, du côté allemand comme du côté français, qui visaient à capter la part la plus avantageuse au profit de leurs fleurons industriels respectifs. L’exigence d’une parité absolue dans la répartition des rôles et des tâches était le fondement même de la crise. Il était essentiel que cette évidence soit connue et reconnue par tous. C’est désormais chose faite et, de ce point de vue, la fameuse « crise » est désormais derrière nous. L’indispensable travail d’audit a été mené et il a effectivement mis en lumière les nombreux doublons qui pénalisaient la bonne marche de l’entreprise, aussi bien en ce qui concerne les postes de direction générale que les processus, les systèmes informatiques ou les procédures qualité. Désormais, la performance commerciale ne peut être pénalisée que par un phénomène difficilement maîtrisable, qui est la faiblesse du dollar. Par définition, elle plombe les résultats d’un industriel qui conçoit ses prix et paie ses sous-traitants en euros. Pour le reste, où est donc la menace pour les sous-traitants d’Airbus Industrie ? S’agit-il de l’indispensable amélioration des processus industriel, comme il est de bon ton de l’affirmer ? Si tant est que le risque soit celui-là, il faut réaffirmer que l’industrie lotoise a largement anticipé les mutations. Les entreprises du département se sont déjà préparées à la réduction du nombre de sous-traitants directs voulue par Airbus, notamment en créant des groupements technologiques et industriels, tels que Masters ou Alliance Nouvelles Technologies, ou en délocalisant elles-mêmes les activités à faible valeur ajoutée. Bien sûr, il n’est pas question d’afficher un optimisme béat et il faut espérer que les exigences du plan Power 8 soient raisonnables et qu’elles ne mettent pas en péril le tissus industriel des sous-traitants. Reste que seul un goût immodéré pour le sensationnalisme peut conduire à présenter la mutation de l’industrie aéronautique comme une « catastrophe ». C’est faire injure aux responsables des entreprises concernées d’imaginer qu’elles n’ont pas pris les devants : ce n’est pas la première fois que l’industrie lotoise démontre qu’elle sait garder les pieds sur terre tout en travaillant pour le ciel. Jean-Pierre Lagane Président de la CCI du Lot

3


DOSSIER

La grande

Les rayons de la croissance ans le Lot, la grande distribution alimentaire a doublé sa surface de vente en moins de deux décennies et n’entend pas ralentir sa progression. Les projets se multiplient en effet, notamment à l’initiative des enseignes du « discount ». C’est le cas de Aldi à Saint-Céré, de Netto à Souillac et de Ed à Prayssac. De son côté, l’hypermarché Leclerc de Capdenac-le-Haut va s’agrandir de 800 mètres carrés. Panorama.

D 4

ENTREPRENDRE 136


DOSSIER

distribution alimentaire

dans le Lot ENSEIGNES

1998

2007

Nbre de Surface de Nbre de Surface de vente magasins vente (m2) magasins

Evolution Surface de vente 2007/1998

ALDI

-

-

2

1 361

Les enseignes nationales dans le département du Lot

CARREFOUR

1

3 440

1

3 440

CASINO

5

3 645

3

2 950

CHAMPION

4

5 500

3

5 119

EVOLUTION 1998-2007

ECOMARCHE

3

2 240

4

2 728

HUIT A HUIT

1

340

1

313

• Le plancher commercial de la grande distribution a progressé entre 1998 et 2007 de 7 585 m2 soit 16,7 %.

INTERMARCHE

6

7 915

6

8 909

LEADER PRICE

2

1 400

4

3 240

• On observe que le nombre de points de vente a peu augmenté (de 43 à 46), et que l’évolution est due à l’agrandissement des magasins, parfois lié avec des changements d’enseignes.

LECLERC

7

12 200

7

14 639

LIDL

1

674

4

3 131

NETTO

-

-

3

2 230

SPAR

1

435

3

1 295

• Dans le département du Lot en 2007, la grande distribution généraliste compte : - 4 hypermarchés (+ 2 500 m2) - 29 supermarchés (entre 300 et 2 499 m2) - 13 hard discounts.

SHOPI

4

2 643

5

3 557

TOPCO

3

1 670

-

-

CDM

1

400

-

-

N.B. : Ne sont pas comptabilisés les deux moyennes surfaces spécialisées en vins et boissons et un magasin de surgelés.

M A R S - AV R I L 2 0 0 7

LE MUTANT

1

770

-

-

SUPER RALLYE

2

1 670

-

-

CODEC

1

385

-

-

43

45 327

46

TOTAL

52 912 + 16,7 %

5


DOSSIER LA GRANDE DISTRIBUTION ALIMENTAIRE DANS LE LOT

Le bal des enseignes La croissance continue de la grande distribution alimentaire s’est accompagnée d’importantes restructurations et de nombreux changements d’enseignes. Ces dix dernières années auront par ailleurs été marquées par l’ascension impressionnante du hard discount : + 364 % pour Lidl, en termes de surface, depuis 1998. a forte progression de la grande distribution alimentaire dans le Lot ne bénéficie pas à l’ensemble des enseignes et ne doit pas faire oublier que le département n’est pas concerné par la tendance au gigantisme qui caractérise les nouveaux centres commerciaux apparus à la périphérie des métropoles régionales. A titre de comparaison, à une centaine de kilomètres de Cahors, le centre commercial de Portet-sur-Garonne – qui abrite le plus grand hypermarché d’Europe – occupe à lui seul une surface totale de plus de 60 000 mètres carrés, soit plus que l’ensemble des grandes surfaces alimentaires lotoises. L’analyse de l’évolution des différentes enseignes au cours de ces dix dernières années fait ainsi apparaître deux tendances majeures : • une restructuration importante : cinq enseignes ont disparu du fait de fusions, de rachats ou de défaillances (CDM, CODEC, Le Mutant, Super Rallye et TOPCO), deux nouvelles enseignes de « hard discount » se sont installées dans le Lot depuis 1998 (Aldi et Netto), tandis que Leader Price et Lidl ont respectivement enregistré des croissances de 364 % et 131 % en dix ans ; • une relative stagnation des leaders historiques de la grande distribution alimentaire : quatre enseignes ont progressé depuis 1998 en termes de surface de vente (Intermarché, Leclerc, Shopi et SPAR), tandis que trois autres enregistraient un recul (Casino, Champion et Huit à Huit). De son côté, le plus grand hypermarché lotois, le Carrefour de Cahors, reste stable avec 3 440 mètres carrés.

L

6

ENTREPRENDRE 136


DOSSIER LA GRANDE DISTRIBUTION ALIMENTAIRE DANS LE LOT

Baromètre national de la grande distribution : le format hypermarché a le vent en poupe Au niveau national, après avoir plafonné autour de 50 % en 2003 et 2004, la part de marché valeur des hypermarchés remonte pour atteindre 53,6 % en 2006. Entre produits de grande consommation et rayons frais, ce format a progressé de 4,4 % l’an passé. Sa réaction très vive sur les prix, face aux arguments frappants du hard discount, porte visiblement ses fruits. Du côté des supermarchés, la courbe est à la baisse. Ces magasins pèsent 32,9 % des parts de marché, alors que leur part était évaluée à environ 35 % il y a quatre ans. Le nombre des points de vente reste très stable. Le parc est en forte restructuration, partagé entre grands supermarchés et format soft discount. Les ventes étaient, en 2006, en érosion de 0,2 %. A eux de s’appuyer sur leurs atouts pour rebondir : le frais, la proximité, à condition de faire face à la dégradation des marges.

Les projets récemment acceptés • Une extension d’hypermarché : Leclerc à Capdenac-le-Haut (+ 800 m2). • Trois extensions de supermarchés (+ 2 059 m2). • Quatre créations de supermarchés hard discount : + 3 754 m2 de surface de vente. • TOTAL : + 6 613 m2, soit + 12,8 %.

Le hard discount est en pleine expansion géographique et crée toujours plus de points de vente. Pourtant, auprès du consommateur, l’embellie de 2004 semble en panne. La part de marché de ce format tourne autour de 13 %, en baisse de 2,1 %. Moins conquérant, le hard discount doit s’attacher à répondre aux critiques : modèles de magasins standardisés, présentations peu soignées, marques peu identifiées. Par ailleurs, sur son cheval de bataille des prix, il doit trouver la parade à la réaction efficace des hypermarchés.

La CDEC réformée en CDAC on conforme aux directives de Bruxelles car « entravant la liberté d’établissement », n’ayant pas répondu aux attentes des lois dites Royer (1973) et Raffarin (1996), la Commission départementale d’équipement commercial (CDEC) et son équivalent national la CNEC vont être totalement réformées. Rappelons que leur mission est d’analyser les projets de créations et d’agrandissements des surfaces de vente supérieures à 300 mètres carrés. Censées représenter un « garde fou » contre la course aux surfaces, elle n’a pu empêcher celle-ci au plan national face à des critères purement économiques. Une Commission de modernisation de l’urbanisme commercial planche sur les contours d’un nouveau système, faisant la part belle à la liberté d’implantation ou d’agrandissement. Désormais, la CDAC (Commission départementale d’aménagement commercial) remplacera l’ancienne structure.

N

• De la CDAC seront écartés les professionnels ayant des activités en concurrence avec les demandeurs. • Les demandes de créations seront couplées à celle de l’obtention du permis de construire. • Les critères d’utilité économique seront prohibés car contraires à la liberté d’établissement figurant dans la loi européenne. • Les notions d’aménagement du territoire et d’environnement deviendront les principaux critères d’autorisation.

M A R S - AV R I L 2 0 0 7

7


DOSSIER LA GRANDE DISTRIBUTION ALIMENTAIRE DANS LE LOT

Guerre de surfaces, mais guère de place… Au début des années 90, le Lot comptait 35 grandes surfaces alimentaires qui occupaient ensemble un peu plus de 30 000 mètres carrés. A la fin de cette année, 50 magasins se partageront 60 000 mètres carrés. Dans tous les cas, la grande distribution alimentaire peut mettre en avant un atout déterminant : son rôle sur le marché de l’emploi. 1 200 personnes travaillent dans ce secteur en 2007, soit 200 de plus qu’il y a huit ans.

Nouvelle accélération du « hard discount »

C

e quasi doublement de la surface, en moins de 20 ans, suffit à illustrer l’impressionnant dynamisme de la grande distribution et permet d’esquisser l’évolution de cette profession au cours des années à venir. Concrètement, il n’est pas question de ralentir le rythme : + 20 %, en termes de surface, pour la seule année 2007. La grande distribution comprend trois catégories de magasins : les hypermarchés (surface de vente supérieure à 2 500 m2), les supermarchés classiques (surface de vente entre 300 et 2 500 m2) et les hard-discount (supermarchés avec une politique commerciale axée sur les produits sans marque connue et à prix très bas). La course à la surface de plancher commercial se poursuit donc, légitimée par

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un argumentaire particulièrement efficace : la nécessité de s’adapter aux demandes des consommateurs et la lutte contre l’évasion commerciale vers les grands pôles implantés dans les départements limitrophes : Brive, Montauban, Toulouse, voire Fumel, Villeneuve-surLot ou Villefranche-de-Rouergue. Economiquement, les gains en terme de parts de marché suivent - ou précèdentce mouvement vers la croissance : alors que la part du gâteau grignotée par la grande distribution représentait 59 % des achats en 1995, elle est aujourd’hui de 68 %. Bien sûr, la tendance n’est pas propre au département et il s’agit d’un constat largement partagé sur l’ensemble du territoire national.

L’analyse des implantations prévues dans un futur proche confirme l’expansion soutenue des enseignes identifiées par l’appellation « hard discount ». Quatre nouveaux sites sont annoncés dans le Lot pour les mois à venir. Il s’agit là d’un particularisme lotois, car cette forme de distribution est mesurée en recul, en termes de parts de marchés, sur l’ensemble du territoire national. Jusqu’ici, ses atouts principaux étaient de mettre en avant une politique de forte maîtrise des prix, vendant des produits sans marque ou portant leur propre signature.

ENTREPRENDRE 136


DOSSIER LA GRANDE DISTRIBUTION ALIMENTAIRE DANS LE LOT

En fait, il apparaît que ce canal de distribution évolue vers une formule hybride, appelée « soft discount » : ils se rapprochent ainsi des supermarchés classiques, notamment au niveau des aménagements. Chaque mois, la CDEC (Commission départementale d’équipement commercial) doit examiner de nouvelles demandes de création ou d’extension. Les élus locaux, les consommateurs et les chambres consulaires, représentés

dans cette structure, doivent faire des choix et rendre des arbitrages difficiles : leur objectif est d’examiner ces projets tout en veillant à ne pas trop pénaliser le maillage des petits commerces de proximité, tellement essentiel pour le maintien d’une activité économique au cœur des villages lotois. Toutefois, cette formule de CDEC vit ses derniers mois puisqu’elle va être remplacée par un système plus

libéral, conforme aux préconisations européennes en la matière. Reste que le meilleur moyen de prendre le pouls de la grande distribution alimentaire est de donner la parole aux responsables de magasin. En l’occurrence, ils font preuve d’une certaine prudence dans leurs analyses, aussi bien au niveau des investissements qu’au sujet de la valorisation respective des rayons frais et non alimentaires. Témoignages.

LA GRANDE DISTRIBUTION EN 2007 Les grands groupes de la grande distribution présents dans le Lot

LECLERC

ITM (INTERMARCHE)

PROMODES - CARREFOUR

Enseignes / Localité Surface de vente (m2)

Enseignes / Localité Surface de vente (m2)

Enseignes / Localité Surface de vente (m2)

LECLERC PRADINES CAPDENAC LE HAUT SOUILLAC BIARS SUR CERE GRAMAT SAINT LAURENT LES TOURS FIGEAC (Centre L. Gambetta)

INTERMARCHE GOURDON CAHORS (Terre Rouge) MARTEL CAHORS (avenue M. Bastié) FIGEAC PRAYSSAC

CARREFOUR CAHORS

3 440 3 440

CHAMPION GOURDON FIGEAC PRAYSSAC

5 119 2 000 1 795 1 324

SHOPI GRAMAT MONTCUQ LES QUATRE ROUTES DU LOT LABASTIDE MURAT SAINT CERE

3 557 1 050 795 718 544 450

Total LECLERC

14 639 3 419 3 300 2 900 1 900 1 320 1 200 600

14 639

Sources : DDCCRF et CCI Lot

CASINO

8 909 2 300 1 715 1 294 1 200 1 200 1 200

ECOMARCHE PUY L’EVEQUE LACAPELLE MARIVAL BAGNAC SUR CELE CAJARC

2 728 800 798 650 480

NETTO CAHORS (Regourd) SOUILLAC SAINT LAURENT LES TOURS

2 230 1 200 650 380

Total ITM 2 950 1 150 1 000 800

SPAR CAHORS CASTELNAU MONTRATIER VAYRAC

1 295 391 464 440

LEADER PRICE CAHORS GOURDON FIGEAC SAINT LAURENT LES TOURS

Total CASINO Sources : DDCCRF et CCI Lot

M A R S - AV R I L 2 0 0 7

313 313

Total PROMODES CARREFOUR 12 429

Enseignes / Localité Surface de vente (m2) CASINO CAHORS GOURDON SOUILLAC

HUIT A HUIT CRESSENSAC

13 867

Sources : DDCCRF et CCI Lot

Sources : DDCCRF et CCI Lot

LIDL Enseignes / Localité Surface de vente (m2)

ALDI

3 240 700 700 820 1 020

LIDL GRAMAT CAHORS CAHORS (Le Montat) BIARS SUR CERE

3 131 880 997 674 580

Enseignes / Localité Surface de vente (m2) ALDI CAHORS FIGEAC

1 361 600 761

7 485

Total LIDL

3 131

Total ALDI

1 361

Sources : DDCCRF et CCI Lot

Sources : DDCCRF et CCI Lot

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DOSSIER LA GRANDE DISTRIBUTION ALIMENTAIRE DANS LE LOT

dépense moyenne par panier est forte, ce qui prouve que les clients concentrent au maximum leurs achats au même endroit ». Pourtant, il constate que la consommation évolue peu en dépit d’une baisse globale des prix ces trois dernières années. Avec 37 salariés, le magasin réalise un chiffre d’affaires de 13 millions d’euros, y compris l’activité de la stationservice. « Nous avons réalisé une belle progression, car il ne générait que 8 millions lorsque je l’ai repris », remarque le Pdg. Quant à l’avenir, Loïc Caraës n’avance aucune idée arrêtée. « La grande distribution entre dans les années charnières liées à la loi Dutreil sur les marges arrières. Il faudra être de plus en plus professionnel pour tirer son épingle du jeu » conclut-il.

Loïc Caraës

Loïc Caraës Pdg du magasin Champion de Gourdon « Une taille humaine et le choix du frais » Avec 2 000 mètres carrés, le magasin Champion de Gourdon est considéré comme une moyenne surface, à l’instar de ses voisins Intermarché, Lidl et Leader Price. « Avec une zone de chalandise d’environ 22 000 habitants, il n’est pas question de se lancer dans une course effrénée. Gourdon apparaît même d’ores et déjà bien pourvue en termes de mètres carrés », constate Loïc Caraës, Pdg de Champion. A 47 ans, ce Brestois d’origine, pur produit de la grande distribution, est installé en Gourdonnais depuis 2001. « J’ai revendu le magasin que je gérais en Bretagne suite à la fusion PromodèsCarrefour, en 2000, avec la ferme intention de rebondir ailleurs. J’ai pris ici une location-gérance avant d’acheter en 2004, juste avant l’agrandissement de 1 500 à 2 000 mètres carrés », précise le chef d’entreprise. Exprimant le souci de ne surtout pas pénaliser le centre-ville, mais de freiner le phénomène d’évasion

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commerciale vers Brive, Loïc Caraës veut favoriser l’émergence d’un pôle fort sur place : il a ainsi milité pour que JouéClub puisse s’installer sur sa zone commerciale, ainsi qu’un magasin de chaussures. « C’était nécessaire, en particulier pour contrer l’autre paule commercial, plus proche du centre-ville et clairement desservie par un rond-point. Par ailleurs, le lotissement qui doit être construit avec une quarantaine de maisons, va me recentrer un peu », espère le dirigeant de Champion. Economiquement, le fait que Gourdon soit un peu trop richement pourvu en grandes surfaces induit à ses yeux une situation difficile pour chacun : force est de limiter les investissements, de moderniser sans excès et de savoir se démarquer en cultivant ses atouts. « Heureusement que nous disposons d’une bonne saison touristique. Mais il faut se battre et être très professionnel pour garder le cap des objectifs. Les atouts de notre magasin sont une taille raisonnable, la valorisation des produits frais et du service à la coupe, notament le rayon boucherie, un choix important et la présence d’un rayon presse, sans oublier l’accueil et la propreté du magasin. Quant aux prix, nous proposons des produits de base souvent moins chers que ceux des hard-discounters, affirme Loïc Caraës. La

Nicolas Pilon Pdg de l’hypermarché Leclerc de Capdenac-le-Haut « Mettre en avant les professionnels des métiers de bouche » Nicolas Pilon n’a que 34 ans. Son allure juvénile et sportive pourrait faire oublier qu’il a franchi les étapes au pas de charge : titulaire d’un MBA (Master of Business Administration) décroché aux Etats-Unis, son parcours s’inscrit dans l’historique familial : ses parents dirigent l’hypermarché Leclerc de Rodez.

ENTREPRENDRE 136


DOSSIER LA GRANDE DISTRIBUTION ALIMENTAIRE DANS LE LOT

Polyglotte, le jeune homme aurait pu tenter une installation à l’étranger : il a préféré s’installer dans le Lot, après avoir fait ses preuves à Perpignan en qualité de chef de rayon, puis de cadre. Le sésame, il l’a obtenu en recueillant les cinq parrainages nécessaires pour monter sa propre affaire, comme le veut la règle dans le groupe Leclerc. Créé en 1986 par Gérard Gouet, le supermarché à l’enseigne bleue et rouge a été agrandi une première fois en 1993, passant à 2 500 mètres carrés. « Cela fait quatorze ans que nous attendions un peu plus d’espace et nous avons multiplié les demandes. Nous avons obtenu l’autorisation de la CDEC et nous allons aménager 800 mètres carrés supplémentaires avant l’été », se réjouit Nicolas Pilon, aux commandes du magasin depuis l’an 2000. Depuis son arrivée, il n’a cessé de prendre des initiatives : 25 % du bénéfice est reversé aux salariés, la rénovation du magasin Leclerc du centre de Figeac et la création de l’atelier boulangerie-pâtisserie ont été menées à bien en 2001, l’hypermarché a été remodelé, la certification qualité AFAQ brillamment décrochée en 2004, le centre auto créé la même année, l’espace culturel en 2005 et la distribution de fuel domestique est l’une des innovations de l’année 2007. Au-delà de l’agrandissement programmé, Nicolas Pilon prépare le lancement d’une activité de traiteur, avec des fabrications maison. « Fait sur place, c’est meilleur et moins cher, à condition Elise et Nicolas Pilon

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Jean-Marie Dizol

de trouver de bons professionnels. La certification nous oblige à l’excellence, c’est la barre au-dessus de laquelle nous devons nous maintenir. Nous avons donné l’exemple avec le rayon boucherie, animé par neuf spécialistes qui traitent six bêtes par semaine, toutes en provenance du terroir local, via l’abattoir de Saint-Céré », explique le chef d’entreprise. Par ailleurs, une centaine de fournisseurs locaux livrent leurs produits à l’hypermarché : du cabécou au poulet en passant par les conserves. Totalisant des effectifs de 168 équivalents temps plein sur ses quatre sites, tous mutualisés sous la même enseigne, le Centre Leclerc dessert une zone de chalandise de 60 000 habitants : certains clients viennent de Decazeville, d’autres de Maurs dans le Cantal proche. Il réalise un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros, incluant le carburant. « La situation est saine, en dépit d’un tassement général dans l’alimentaire. En proposant des produits culturels, qui arrivent en deuxième position du non alimentaire derrière le textile, nous amortissons cette érosion. Les magasins sont en audit permanent : une responsable qualité se met dans la peau du client et traque les points faibles. L’ensemble du personnel joue le jeu », se félicite Nicolas Pilon.

Bientôt, vont apparaître les premiers chariots équipés d’un lecteur de code barre : le client, à mesure de ses achats, rentrera le code et appréciera le montant exact de ses courses. « Dans un premier temps, nous réserverons cet accès aux acheteurs les plus fidèles. C’est un gros investissement, qui va accélérer notablement le passage en caisse : les gens n’auront plus qu’à régler le montant. C’est un rapport de confiance à instaurer, mais à l’analyse il s’avère que ce système pousse très peu à la fraude », constate Nicolas Pilon.

Jean-Marie Dizol Pdg du magasin Intermarché de Prayssac « Moins de marges pour de meilleurs prix » Chez Intermarché, le moral est au beau fixe : l’an passé, l’enseigne a été couronnée entreprise n° 1 en France, affirmant la notoriété de son image. « C’est la première fois qu’une société de

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DOSSIER LA GRANDE DISTRIBUTION ALIMENTAIRE DANS LE LOT

grande distribution arrive en tête », précise avec le sourire Jean-Marie Dizol. En 1985, cet Agenais, scientifique de haut vol, a épousé le destin des adhérents Intermarché : il est passé devant ses pairs et a vu son projet retenu pour sa pertinence. Au terme des stages obligatoires, le postulant a été reconnu « affectable ». Il a pu alors fonder sa propre entreprise, consacrant toutefois un tierstemps au service du groupement : c’est ainsi que fonctionne Intermarché. Avec sa compagne, il a débarqué en 2003 dans la Basse-Vallée du Lot, de retour dans son pays après un crochet par la Savoie. « Intermarché a désormais digéré l’aventure allemande avec les magasins Spar : ce fut une expérience délicate qui a heureusement pris fin. Notre groupe a bien réagi à la concurrence des hard discounters, en serrant un peu plus encore les prix et en réduisant un peu plus les marges », analyse le Pdg. La carte de fidélité et ses points doublés le jeudi, les avantages du mardi, la gamme Top-Budget et ses 370 produits dans chaque famille de l’alimentaire, le développement des marques propres, l’ouverture du dimanche matin : tout cela a pesé dans la contre-offensive menée contre les enseignes qui jouent les prix bas.

Adossés à des structures industrielles de fabrication, les responsables des magasins se sentent réellement soutenus par un groupe solidaire. « Ce printemps, nous passons de 1 200 à 1 600 mètres carrés. Cela ajoutera un confort très appréciable à l’acte d’achat. A Prayssac, la surface ramenée au nombre d’habitants est correcte et permet de bien travailler », estime Jean-Marie Dizol. Ce magasin, qui compte 31 salariés, réalise 10 % de son chiffre d’affaires avec les rayons non alimentaires : c’est plus qu’il y a trois ans. Avec la stationservice, ce chiffre atteint les 9,5 millions d’euros. Le chef d’entreprise n’oublie pas pour autant l’Ecomarché qu’il possède aussi à Puy-l’Evêque. Cette moyenne surface joue un rôle de commerce de proximité important dans cette commune.

Alexandre de Mareuil Responsable régional d’expansion chez Lidl « Privilégier des moyennes surfaces à l’architecture soignée »

L’enseigne allemande a pris pied en France dès 1989, en partant de Strasbourg où elle a installé le siège de sa filiale. Le sigle, présent dans toute l’Europe, orne 1 200 magasins dans l’hexagone. Le concept est simple : favoriser les courses rapides, en moins de vingt minutes. Par définition, le nombre de références doit rester limité (moins de mille par magasin) mais le consommateur doit avoir le choix de la meilleure qualité. Ainsi, vous ne trouverez pas de carburant chez Lidl, ni de pain, de viennoiserie, de charcuterie ou de boucherie : aucun produit frais. « Ce choix du 100 % libre-service nous permet de proposer des prix inférieurs de 30 à 40 % par rapport aux marques comparables. Certaines d’entre elles figurent d’ailleurs dans nos rayons pour que le client puisse comparer les prix. Tous nos sites sont par ailleurs identiques et aménagés de la même façon, afin de faciliter la circulation des clients », précise Alexandre de Mareuil. Pour ce qui est du non alimentaire, les magasins proposent une forte rotation : chaque lundi et jeudi, de nouveaux articles sont proposés. « Cela crée une animation et les prix pratiqués sont réellement intéressants », explique Alexandre de Mareuil. Toutefois, les Lidl - deux sites à Cahors, un autre à Gourdon et un quatrième à Gramat - vendent à 80 % de l’alimentation. Quant aux surfaces, elles sont volontairement réduites : le magasin-type fait entre 800 et 900 mètres carrés. Les magasins sont bâtis de façon soignée, en évitant les bardages et en privilégiant les toits pentus. Les extérieurs, les parkings notamment, sont traités en pavés autobloquants. Une formule appliquée partout, puisque la société est totalement intégrée. « Il se crée environ 50 à 60 nouveaux magasins par an en France. Tous les magasins appartiennent à Lidl, le personnel et l’encadrement étant salariés par le groupe. Ils sont environ 34 à travailler sur les quatre sites lotois », recense Alexandre de Mareuil. ■

Alexandre de Mareuil

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ENTREPRENDRE 136


Certificat FIDUCIO

LE CERTIFICAT ÉLECTRONIQUE Véritable passeport pour la dématérialisation, il est exigé pour réaliser de nombreuses procédures via Internet.

Le certificat électronique est un fichier qui authentifie l’identité de la personne signataire, l’intégrité des documents échangés et l’assurance de leur non répudiation. Certains certificats assurent en option la confidentialité des documents en les cryptant. Le certificat électronique permet les opérations suivantes : réponses à des appels d’offres en marchés publics déclaration et règlement de la TVA par Internet (Télé TVA) déclaration et règlement de cotisations par e-mail (DUCS) déclarations sociales en ligne (Net-entreprises) déclarations d’achat et de cession de véhicules (Téléc@rte grise) Envoi de factures dématérialisées Signature de documents (contrats, bons de commandes, notes de frais, etc.) et des courriers électroniques (lettre simple ou recommandée électronique) Accès au compte fiscal en ligne Accès sécurisé à des services bancaires

Quelques jours suffisent pour obtenir un certificat, délivré sur un logiciel, une clé USB ou une carte à puce. Les tarifs varient entre 59 et 120 euros par an.

La demande de certificat électronique se fait auprès de La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot Renseignements : 05 5 20 30 19 ou en ligne sur le site : www.chambersign.tm.fr M A R S - AV R I L 2 0 0 7

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Le savoir-faire agricole au service de tous Le métier des entrepreneurs agricoles a fortement évolué au cours des dernières années et s’est étendu à de nouvelles activités, au-delà des travaux traditionnels de battage. Ils interviennent désormais sur l’ensemble des territoires avec deux nouvelles missions : les travaux forestiers et les travaux ruraux. Explications.

Gilles Saysset et Georges Lavaux, Présidents du Syndicat des Entrepreneurs des Territoires du Lot.

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ui sont les Entrepreneurs des Territoires ? Pour mieux le comprendre, il faut se rappeler les appellations successives de cette profession séculaire. Ce métier est en effet né voilà plus d’un siècle avec pour premier objectif de permettre aux exploitants agricoles de réaliser la moisson dans des conditions moins pénibles et de façon plus efficace et rapide. On parlait alors d’entreprises de « battage à la ferme ». A partir de 1945, ces prestataires de services sont logiquement devenus les premiers promoteurs de la mécanisation de l’agriculture et la profession a adopté le terme d’entrepreneur agricole pour se désigner. Dès lors, la montée en puissance du machinisme dans toutes les zones rurales a pris une nouvelle ampleur. Le Lot a emboîté le pas de cette évolution dès les années 50 et, au cours des deux décennies suivantes, la moissonneuse-batteuse, notamment, est devenue une composante « naturelle » du paysage quercynois.

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Naturelle, certes, mais également de plus en plus chère et sophistiquée. Un chiffre suffit pour préciser l’ampleur de l’investissement : il faut aujourd’hui compter de 200 000 à 250 000 euros pour acquérir une moissonneuse-batteuse de haute qualité. Ces vingt dernières années, les entrepreneurs agricoles ont vu ces investissements croître régulièrement et ont dû se prêter à des exercices financiers de plus en plus complexes pour pérenniser leur activité historique de battage. Ainsi, la plupart d’entre eux a constaté que l’amortissement des machines, traditionnellement réalisé en cinq ans, devait aujourd’hui être étalé sur sept ans, sachant que cette filière agricole fonctionne sans subvention ni aide particulière de l’Etat. Dans le même temps, les entrepreneurs agricoles ont dû s’adapter à la mutation des espaces ruraux, ce qui les a conduit à étendre leur champ d’action à deux nouvelles activités : les travaux forestiers et les travaux ruraux. Concrètement, cette

évolution les amène désormais à intervenir au-delà des seules zones agricoles et à assurer des prestations sur l’ensemble des territoires et pour tout type de clientèle, depuis les collectivités jusqu’aux particuliers en passant par les entreprises et les grands fournisseurs d’infrastructures, tels qu’EDF ou la SNCF. Il était donc temps de changer de nom. C’est chose faite depuis 2005 : ce sera désormais « Entrepreneurs des Territoires ». Au-delà de cette diversification, les entrepreneurs des territoires se sont fixés de nouvelles missions, liées au développement durable, à la préservation de l’environnement, à l’entretien du patrimoine naturel ou à la promotion des énergies renouvelables. Par définition, cette profession « nouvelle » réunit des métiers traditionnels, que l’INSEE avait coutume d’identifier avec trois codes NAF (014 A, 014 B et 020 D). Sur cette base, les statistiques estiment que le Lot compte 260 entrepreneurs des territoires, faisant travailler plus de 400 actifs. Encore faut-il noter que cette estimation laisse de côté les entrepreneurs qui ne sont pas recensés sous les trois codes NAF officiels. On peut donc, avec toutes les réserves liées à une approximation, parler de 300 entreprises qui réunissent plus de 500 actifs. Pour mesurer le poids économique des Entrepreneurs des Territoires dans le Lot, il suffit de se prêter à une comparaison simple : ils représentent ensemble un nombre d’emplois comparable à celui de la MAEC à Cahors ou du groupe Pivaudran à Souillac et SOLEV à Martel… Et il est entendu que ces

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chiffres ne tiennent pas compte des nombreux emplois saisonniers auxquels ont recours ces entrepreneurs durant l’été.

Des prestations innovantes pour de nouveaux besoins Une des meilleures illustrations du rôle déterminant que joueront les Entrepreneurs des Territoires au cours des années à venir concerne la gestion des terres agricoles. On le sait, c’est dans l’agriculture que la vague massive de départs à la retraite aura l’ampleur la plus forte. C’est dans ce secteur également que les transmissions et les reprises d’activité sont et resteront les moins nombreuses. Pour tous ceux qui souhaitent conserver leur patrimoine agricole sans devenir eux-mêmes exploitants, l’alternative est simple : soit ils placent leurs terres en fermage, sachant que la formule reste rigide et difficilement révocable ; soit ils font appel à un prestataire qui exploitera la terre en leur nom d’un bout à l’autre de la chaîne, depuis le semis jusqu’à la livraison aux organismes stockeurs. En l’occurrence, cette fonction de maintien des terrains agricoles va jouer un rôle déterminant dans le développement des Entrepreneurs des Territoires. De la même manière, la redéfinition des missions des DDE intervenue dans le cadre des lois de décentralisation nécessite une implication croissante de ces entrepreneurs dans l’entretien des routes, des cours d’eau, des parcs régio-

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naux, des espaces verts et, dans certains cas, dans les aménagements fonciers. Ces deux exemples permettent de mieux apprécier les nouvelles perspectives qui s’ouvrent aux « ex » entrepreneurs agricoles. Pour autant, les défis ne manquent pas. Au-delà de l’importance croissante des investissements qu’ils doivent réaliser pour leur activité historique – le battage – les entrepreneurs sont confrontés aux délais d’exploitation très courts de leurs machines : les matériels de battage ont beau coûter 200 000 euros et plus, ils ne sont utilisés que 250 à 300 heures par an.

Conséquence de cette durée réduite du battage : les horaires de travail sont d’abord fixés par les caprices du ciel, qui tiennent rarement compte de la trêve du weekend… Dans ces conditions, les Entrepreneurs des Territoires sont confrontés à des problèmes de main d’œuvre sans équivalent. Ils doivent par ailleurs consentir de nouveaux investissements pour se mettre en conformité avec une réglementation de plus en plus contraignante en matière de circulation, de sécurité et de protection de l’environnement. Pour passer ces obstacles, les Entrepreneurs des Territoires ont décidé de se réunir au sein d’une fédération afin de s’engager ensemble dans une démarche de qualité et de formation. 15 entrepreneurs détiennent d’ores et déjà la certification DAPA (Distributeur et Applicateur de Produits Antiparasitaires). Le syndicat lotois compte aujourd’hui 33 membres. Nul doute qu’ils seront de plus en plus nombreux au fil des mois et des années qui viennent au vu des deux atouts majeurs de la profession : le développement est assuré… et l’activité n’est pas délocalisable. Entrepreneurs des Territoires du Lot Renseignements : 05 65 35 08 01

Entreprises de travaux agricoles : des parts de marché impressionnantes Les parts de marché des entreprises de travaux agricoles au niveau national sont supérieures à 50% pour plusieurs activités majeures, comme les récoltes de céréales à paille (55%), les récoltes de maïs grain (70%) ou les récoltes légumières (90%). Pour les secteurs qui le concernent, le Lot enregistre des chiffres comparables aux moyennes nationales.

Les Entrepreneurs des Territoires dans le Lot Code NAF 014 A 014 B 020 D TOTAL

Libellé de l’activité (INSEE) Services aux cultures productives Réalisation et création de plantations ornementales Services forestiers

Entreprises 110 130

Actifs (estimation) 150 200

20 260

50 400

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Quercy Techniques Vignobles Au service des viticulteurs Créé en 2005 à Albas, Quercy Techniques Vignobles a développé un savoir-faire exclusif à l’attention du secteur viticole. Un secteur en pleine restructuration porté par une nouvelle demande de services spécifiques.

Laurent Dubernard

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ardi 6 mars, 9h30, le rendezvous est fixé près d’Albas, dans la vallée du Lot. Aux commandes de son imposante machine, Laurent Dubernard pré-taille ce matin une parcelle de vigne. Chaque année, ce type d’intervention représente quelques 200 heures de travail pour ce jeune entrepreneur des territoires qui a créé son entreprise, Quercy Techniques Vignobles, en 2001, après avoir fait ses premières armes professionnelles dans les grandes entreprises agricoles du Nord de la France et dans le Gers. « Entre 2004 et 2006, j’ai saisi l’opportunité qui m’était offerte de reprendre 25 hectares de vignes en fermage sur la commune, en plus de ma propriété familiale. Je disposais de tout l’équipement nécessaire me permettant de pro-

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poser mes services à l’extérieur », explique Laurent Dubernard. Dans les faits, les vendanges représentent la plus grosse part de l’activité de Quercy Techniques Vignobles. « Nous avons vendangé 200 hectares de vigne en 2006, et nous devrions passer le cap des 300 hectares cette année », indique l’entrepreneur. Au-delà du département, celui-ci intervient également dans l’Héraut, où il travaille en collaboration avec un entrepreneur agricole du Languedoc qui, en retour, le seconde ponctuellement dans le Lot. « Nous pratiquons des échanges de services. Cela nous offre davantage de souplesse et, surtout, nous permet de mieux rentabiliser nos investissements matériels qui sont très lourds. » En l’occurrence, le coût d’une machine « multifonctions » pour effectuer les travaux de pré-taillage, d’application des traitements et de vendange, oscille autour de 150 000 euros. Pour faire face à l’inflation de la demande, Quercy Techniques Vignobles prévoit d’acquérir une seconde machine de ce type dans le courant de 2007.

« Depuis le revirement de conjoncture survenu dans les années 2003-2004, le vignoble lotois est en pleine restructuration et cette situation engendre de nouvelles demandes de prestations spécifiques. Au-delà de notre clientèle historique de petites propriétés, nous côtoyons de plus en plus de clients qui disposent de surfaces plus importantes. Ces derniers souhaitent sous-traiter la maintenance de leurs vignobles, notamment en raison de la difficulté à recruter du personnel spécialisé », commente Laurent Dubernard. L’entrepreneur réalise aujourd’hui tous types de travaux d’entretien sur les vignobles. En particulier, il est agréé par le Ministère de l’Agriculture pour l’application des traitements phytosanitaires, via la certification DAPA (Distributeurs et Applicateurs de Produits Antiparasitaires) garantissant la qualité de ses connaissances et de ses compétences professionnelles dans le domaine. A l’avenir, il souhaiterait proposer à ses clients ses différentes prestations dans le cadre de contrats de services annuels. « Cela nous permettrait d’optimiser nos plannings d’interventions et de lisser les pics de demande. C’est par ailleurs un excellent moyen de fidéliser sa clientèle », souligne Laurent Dubernard qui nourrit également l’ambition de recruter à terme un technicien spécialisé, en charge du suivi de l’évolution des besoins des exploitations pour une meilleure qualité du service rendu.

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Jean-Claude et Florent Planques Des champs aux forêts Créée en 1971, l’entreprise de travaux agricoles de Jean-Claude Planques n’a jamais cessé d’investir dans de nouveaux matériels pour assurer la diversification de ses activités. Au-delà du battage et du stockage de la paille, les travaux forestiers représentent aujourd’hui un tiers de son chiffre d’affaires.

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a famille Planques a suivi au plus près les évolutions de l’agriculture dans le département et, plusieurs fois, elle les a anticipé. Dès 1962, l’exploitation était ainsi dotée de sa première moissonneuse-batteuse. Lorsqu’il reprend la ferme familiale en 1969, Jean-Claude Planques constate rapidement que les activités doivent être réorientées : il décide notamment d’abandonner la production laitière et investit dans une nouvelle machine, pour créer une entreprise de travaux agricoles en 1971. L’activité progresse alors rapidement et Jean-Claude Planques parvient à acquérir une seconde moissonneuse-batteuse en 1975. Dès lors, les investissements vont se multiplier et permettre les premières diversifications de l’entreprise : la récolte du maïs, les semis de tournesol, l’élagage, le pressage en balle ronde, puis en balles carrées, ou encore le broyage forestier. Les travaux de moissonnage, qui représentaient le cœur de l’activité à la création de l’entreprise, ne représentent plus aujourd’hui qu’un tiers du chiffre d’affaires, les deux autres tiers étant générés à égalité par le stockage de la paille et par les travaux forestiers. « Nous avons démarré nos activités au début des années 90 grâce à l’acquisition des premiers broyeurs, explique Jean-Claude Planques. Nous avons rapidement eu l’opportunité d’intervenir sur des projets importants, comme le débroussaillage du camp militaire de Gramat. Avec une entreprise forestière, nous avons traité près de 150 hectares ». Implantée à l’extrême sud-est du département, à Saux, au-delà de Saint-Matré, à quelques encablures du Lot-etGaronne et du Tarn-et-Garonne, l’entreprise a élargi son rayon d’action vers les territoires voisins, mais également vers

la Dordogne, où elle a pour clients plusieurs propriétaires de forêts privées. Cette activité forestière conduit également l’entreprise à devenir un acteur du patrimoine naturel. C’est le cas pour ses prestations dans le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy ou encore pour le travail mené à Luzech, où une association pastorale a été créée pour aménager de nouveaux espaces de pâturage aux moutons.

A l’heure où il s’apprête à passer le témoin à son fils Florent, âgé de 28 ans, Jean-Claude Planques reste toujours animé par la même passion pour le machinisme : « c’est cette passion qui a permis notre développement et mon premier objectif était de la transmettre à mon fils ». Ce premier pari est gagné. L’entreprise se prépare désormais à finaliser la transmission de l’activité et prépare les développements à venir, ce qui passera probablement par la constitution d’une SARL. Ce faisant, l’entreprise se conforme aux objectifs définis par la Fédération des Entrepreneurs des Territoires : valoriser le savoir-faire accumulé dans les travaux agricoles pour le mettre au service de l’ensemble de l’espace rural.

Jean-Claude Planques et son fils Florent.

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DOSSIER

Claude Bouyssou Compléter les travaux agricoles en relançant la scierie Claude Bouyssou fut l’un des premiers entrepreneurs agricoles lotois à investir dans des matériels complexes, tels que les éclateurs à maïs sur récolteuses-hacheuses à maïs Kemper. Il développe aujourd’hui son activité en relançant la scierie familiale.

Claude Bouyssou

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l’est du département, Claude Bouyssou arpente ses terres pentues en bleu de travail. Il assure des prestations pour la moisson et l’ensilage auprès des exploitants du Ségala lotois et des territoires limitrophes du Cantal et de l’Aveyron. Une activité qui implique de disposer de matériels nombreux et parfaitement entretenus. Il suffit d’ailleurs de parcourir les hangars pour prendre la mesure des investissements réalisés : moissonneuses-batteuses, ensileuses… « J’ai été le premier dans la région à disposer d’un éclateur à maïs monté sur une récolteuse-hâcheuse et à utiliser une moissonneusebatteuse de type coteaux. J’ai également la possibilité d’ensiler les céréales immatures, ce qui se révèle très utile lors des périodes de sécheresse », ajoute Claude Bouyssou. Au-delà des investissements, l’enjeu porte sur l’amortissement des machines, dans un contexte où le nombre d’exploitations est en diminution. De fait, les engins ne sont utilisés que quatre mois par an en moyenne. Sachant qu’il faut investir environ 150 000 euros pour une récolteuse-hâcheuse, sans compter les coûts annexes liés aux accessoires indispensables, l’exercice financier est complexe. C’est pourquoi Claude Bouyssou souhaitait relancer la scierie familiale, délaissée pendant plusieurs années. Le redémarrage de cette activité s’imposait d’autant plus qu’il dispose de la surface couverte nécessaire et maîtrise parfaitement les techniques pour travailler ce matériau noble : mécanique, hydraulique et affûtage. « Il n’y a pas de scierie de ce côté nord de Figeac. Il n’est pas question de voir les choses en grand et je tiens à privilégier une qualité optimale pour des applications de menuiserie. J’envisage d’acheter une scie moderne et de recruter deux personnes polyvalentes parmi les saisonniers que j’emploie pour les missions agricoles », précise Claude Bouyssou. Ecologiste de nature, soucieux d’abattre ses arbres dans les règles de l’art et surtout de reboiser en essences variées, l’entrepreneur prend également en charge l’entretien de parcs et de jardins. ■

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PUBLI REPORTAGE

Phyt’s : un succès bel et bien bio A l’origine de tout projet, il y a une intuition. Et le projet ne devient succès que si l’intuition s’impose comme une conviction pour l’ensemble des partenaires, depuis les investisseurs jusqu’aux clients. Autrement dit, la première qualité d’un entrepreneur est d’avoir confiance en son projet, mais l’autre condition sine qua non, c’est qu’il ait de bonnes raisons d’y croire. Voici l’aventure de Phyt’s, qui écrit aujourd’hui l’une des plus belles pages de l’histoire économique lotoise. maginez la scène comme s’il s’agissait d’un « clip » publicitaire. Les responsables de l’un des premiers groupes américains de distribution achèvent une mission de prospection en Europe. Ils sont épuisés par plusieurs dizaines de visites de sites de production, tous implantés dans d’impressionnantes zones industrielles. Et ils arrivent à Caillac, département du Lot, France, sous le soleil. Le film commence : la caméra saisit les regards interrogateurs que s’échangent les

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managers états-uniens. A la veille de regagner l’autre côté de l’Atlantique, les voilà plongés au milieu des vignes, devant les locaux d’un des leaders mondiaux de la cosmétique « bio » : il s’agit d’anciens chais aménagés. Durant ce premier plan, le réalisateur continue de braquer le visage des cadres désarçonnés. La porte de Phyt’s s’ouvre et ils entrent… Fondu enchaîné. Au début de la séquence suivante, on voit la porte s’ouvrir à nouveau. Les Américains sortent, s’interrogent du regard et acquies-

cent de la tête. L’un d’eux, dont on suppose qu’il est le patron, saisit son téléphone portable et commence à parler (le sous-titrage en français apparaît alors en bas de l’écran) : - « Bonjour, nous sommes encore en France. Nous devons confirmer une commande immédiatement. Faites un virement de 200 000 dollars au nom de la société Phyt’s. La somme doit être sur leur compte dans la journée. Au revoir. » Au moment où le dirigeant américain glisse son smartphone dans la poche intérieure

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PUBLI REPORTAGE

de sa veste, le Pdg de la société française apparaît dans le champ, souriant et lance : - « Allons déjeuner ! ». C’est la fin du spot. Pour mieux comprendre le message, le plus simple est de s’adresser au réalisateur. En l’occurrence, c’est le patron de Phyt’s, qui est apparu à la fin du film, Thierry Logre.

Un développement durable accéléré En réalité, il ne s’agit pas d’un court métrage. Plus simplement, cette scène a bel et bien eu lieu à Caillac, dans les locaux que les laboratoires Phyt’s occupent depuis le printemps 2006, à savoir les anciens chais du Château Lagrezette. Ce nouveau contrat, parmi bien d’autres, vient récompenser huit ans de travail et de développement dédiés à une intuition : l’avenir de la cosmétique passe par la « naturo-esthétique », un concept déposé par Phyt’s. Il repose sur l’utilisation de 100% de produits bio pour la fabrication des produits, alors même que la réglementation, la charte Cosmébio, n’exige qu’une proportion de 95%. Cet engagement exclusif a permis à Phyt’s de concevoir une offre sans équivalent dans le monde de la beauté. Partenaire de l’entreprise de Thierry Logre depuis sa création, la Banque Populaire Occitane a en l’occurrence pleinement joué son rôle de conseiller, d’investisseur et, au final, d’accélérateur du business. Retour sur la genèse d’un succès.

Des chais sans déchet Professionnel des marchés pharmaceutiques depuis plus de 20 ans, Thierry Logre a notamment occupé des fonctions de cadre dirigeant dans l’un des premiers laboratoires français avant de fonder une première entreprise spécialisée dans les acces-

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soires de traumatologie, tels que les bandes de compression et les compresses chaud/froid. Grâce à plusieurs innovations exclusives, la société – LMK – connaît une croissance rapide et développe une clientèle impressionnante : l’Armée, les laboratoires Pierre Fabre, les leaders de la distribution d’articles de sports, des SAMU, des SDIS ou encore des fabricants d’armoire à pharmacie pour les entreprises. C’est dans le même temps que se forge sa conviction : les produits dédiés à la santé et à la beauté doivent être, plus que tout autre, « éco responsables ». Il crée donc l’Institut Jérodia, qui propose des compléments nutritionnels 100% naturels. Lui aussi connaît un développement accéléré. La progression des activités est telle que Thierry Logre installe un premier atelier relais à Crayssac en 2001. Mais il est persuadé qu’il doit passer la vitesse supérieure, notamment via une opération de croissance externe. En la matière, le chef d’entreprise fait appel à l’expertise du Groupe Banque Populaire, qui le met en rapport avec une entreprise de Perpignan spécialisée dans les produits cosmétiques bio, Phyt’s, lesquels sont exclusivement distribués par les esthéticiennes professionnelles. Impressionné par le savoir faire du laboratoire, Thierry Logre décide de multiplier les investissements : il rachète les chais du château Lagrezette à Caillac pour y installer la nouvelle unité de production et les services administratifs, renforce les travaux de R&D – toujours réalisés à Perpignan – afin d’étendre les différentes gammes de produits, internationalise la distribution et crée deux nouvelles marques (Gamarde pour les pharmacies et parapharmacies et Biguine Bio pour la distribution spécialisée). Bilan : le chiffre d’affaires a triplé en moins de trois ans, celui du groupe Jérodia est passé de 4 millions d’euros en 2004 à près de 8 millions en 2006 et le nombre de salariés dépassera 140 à la fin de

cette année contre… 24 en 2003. Quant aux objectifs 2007, Thierry Logre a d’ores et déjà la certitude, en ce début de printemps, qu’ils seront largement dépassés. Quel enseignement tire-t-il de ce parcours d’exception ? « Au-delà des chiffres, nous démontrons qu’il est possible d’allier sur notre terroir le développement durable, une démarche écologique et l’épanouissement personnel ». C’est ce que Thierry Logre expliquera dans quelques jours aux distributeurs coréens qui viendront à Caillac. Et il ne fait pour lui aucun doute qu’ils seront convaincus. ■

Caillac, centre de formation international Sur une surface de 7 000 mètres carrés, le site de Caillac réunit à la fois une unité de production et de conditionnement certifiée par ECOCERT et un centre de formation qui reçoit chaque année près de 2 500 esthéticiennes de toutes nationalités : russes, américaines, italiennes, espagnoles, coréennes, etc. Une activité qui contribue bien sûr à la promotion de la marque Phyt’s mais qui concourt également à l’activité économique de la région, notamment en matière de tourisme et d’hôtellerierestauration. Mieux, Phyt’s inaugurera avant l’été un spa et une boutique qui attireront de nouveaux visiteurs à Caillac.

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ENTREPRISES

CMPC

Le nettoyage industriel éco-responsable Installée dans une clairière à Cambes, la société CMPC conçoit, fabrique et commercialise une gamme de 450 produits dédiés à la maintenance et au nettoyage industriel. Le nouveau directeur général, Stéphane Hay, ambitionne de ne proposer que des produits propres, respectueux des hommes et de l’environnement. L’outil de travail, en conformité avec l’ensemble des normes, est en mesure de relever ce défi.

prise est ceinturée par un rideau de chênes caussenards. Une zone qui était loin d’exister quand Michel Puertas, le fondateur, quittant la région parisienne, choisit d’installer son unité dans le Lot en 1977. Un choix a priori étonnant, consistant à implanter une société qui manipule des produits chimiques en pleine nature, loin de toute zone industrielle. Par ailleurs, son associé de l’époque, Claude Chastagnol, était un Lotois. Dès l’origine, CMPC (Compagnie Moderne des Produits Chimiques) s’était forgée la réputation d’un spécialiste du nettoyage industriel ou artisanal, pour le bâtiment ou les collectivités. Hygiène des mains et

du corps, assainissement des surfaces et de l’air, maintenance des locaux et des installations, décapants et peintures, dégrippants et lubrifiants, entretien des véhicules et engins de travaux publics : le savoir-faire de CMPC est vaste.

Certification Iso 14001 en cours d’instruction Depuis 2004, l’entreprise s’est résolument engagée dans une démarche environnementale. L’objectif est clairement de passer du niveau artisanal au stade industriel, tout en développant une

De gauche à droite : Stéphane Hay, directeur général, Pascal Eudo, responsable qualité, et Sébastien Cantaloube, responsable marketing.

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roduire proprement des produits respectueux de l’utilisateur dans un environnement préservé : c’est ainsi que le nouveau directeur général de CMPC résume le mot d’ordre de l’entreprise. Cette ambition s’accorde pleinement au site : implantée à Cambes, près de la zone d’activités Quercypôle, l’entre-

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ENTREPRISES

gamme respectueuse tant des hommes que du milieu naturel. « C’est un virage crucial mais obligatoire, explique Stéphane Hay. Ici, nous ne fabriquons pas les molécules, mais nous sommes des mélangeurs. A partir de la matière première, il s’agit d’élaborer les meilleures recettes possibles pour le large éventail des applications de nos clients ». En ce qui concerne les démarches qualité et environnement, les étapes ont été franchies au pas de charge : norme Iso 9001 version 2000, et bientôt l’Iso 14001. La traçabilité est également omniprésente sur le site, tandis qu’un laboratoire interne permet d’effectuer des autocontrôles afin de garantir la qualité des produits, en entrée comme au cours des processus d’élaboration. Des passages incontournables vers le « produire propre » et la généralisation des produits biodégradables. L’enjeu consiste également à anticiper les évolutions du cadre réglementaire européen. De fait, l’Europe s’intéresse fortement à la chimie et multiplie les directives : l’entreprise a ainsi appris qu’elle disposait d’un délai de six mois pour abandonner les nonyls phénols, alors que 70 % de ses produits en contiennent. « Nous avons dû refaire nos formulations et remplacer cette molécule interdite par une autre avec les nouvelles procédures à transmettre au client, indique Pascal Eudo, responsable de la conduite des certifications qualité. La veille technologique doit être permanente, car la réglementation évolue en moyenne tous les trois mois. » Cet impératif d’innovation fait pourtant sourire le nouveau directeur, venu à la chimie en pensant que cet univers était plus stable que celui qu’il venait de quitter, à savoir la micro-informatique.

Une flotte d’une soixantaine de commerciaux Dans tous les cas, la surveillance du site est complète : la société a investi dans un sol étanche et récupère tous les rejets, sachant que le bâtiment est lui-même construit sur une cuve de rétention. Quant aux déchets chimiques, ils partent

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Le laboratoire de l’entreprise.

Echantillons de produits.

à Carcassonne où se trouve une unité de traitement spécialisée. Les autres éléments, bidons souillés et autres déchets industriels spéciaux ou banals, sont récupérés par la société lotoise Prévost Environnement. Le volet commercial est placé sous la responsabilité de Sébastien Cantaloube, responsable marketing. Sur 86 salariés, la force de vente représente à elle seule une soixantaine de commerciaux. Ces derniers doivent constamment conforter leurs connaissances techniques, pour mieux convaincre les clients des bienfaits de produits certes plus chers, mais impactant moins le milieu naturel et moins agressifs pour l’utilisateur. La diffusion des produits est assurée par trois filiales commerciales : la Sercom, fondée en 1993, s’occupe du quart Sud-Est ; Ybredis, créée en 1997, a en charge le grand Ouest et CMPC Réseau, mise en place en décembre 2006, se consacre au quart Sud-Ouest. « Nous envisageons de travailler davantage le Nord et la région parisienne, régions très industrielles. Nos clients étant surtout des TPE, PME et PMI, nous devons les visiter périodiquement. Notre force est dans la souplesse et le contact direct, dans les explications que nous apportons sur l’utilisation des produits, chacun étant par ailleurs doté d’une fiche technique et d’une fiche sécurité », ajoute Stéphane Hay. Dès son arrivée, le jeune directeur s’est efforcé d’optimiser tous les secteurs : mise en conformité de l’outil, formations, force de vente, administratif, finances, informatique. Heureusement, l’Internet à haut débit est arrivé grâce à la création de

Quercypôle, ce qui simplifie les contacts avec les clients, la descente et la remontée des informations et la logistique. « Le désenclavement numérique est essentiel, cela favorise notre vision nationale et internationale sur le métier. Mais cela ne remplace pas la présence sur les salons », poursuit Stéphane Hay. CMPC fait désormais partie des quinze premières entreprises sur ce marché, qui compte une cinquantaine d’acteurs. ■

CMPC en bref • Entreprise fondée en 1977 par Michel Puertas et dirigée depuis 2004 par Stéphane Hay. • 150 fournisseurs de matière première. • Clients : TPE, PME, PMI, collectivités territoriales et artisans. • Surface couverte : 2 800 m2, sur une surface de deux hectares. • Effectifs : 86 salariés, dont une soixantaine de technico-commerciaux. • Chiffre d’affaires : 8 millions d’euros. • Objectif : passer de 5 % de produits biodégradables à 50 % dans dix ans.

Action de la CCI du Lot La CCI du Lot accompagne CMPC dans tout ce qui concerne les certifications, tant qualité que respect de l’environnement. Yasmina Loiseau, animatrice Environnement à la CCI, assure sa mission de conseil, montage des dossiers et demande de subventions dans la démarche de la société vers l’Iso 14001.

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ENTREPRISES

JANICOT Les promoteurs du terroir Dignes héritiers des talents commerçants de leur père, Désiré Janicot, les jumeaux Alain et René tracent leur propre route depuis trente ans. Le premier a l’âme vigneronne, le second s’est découvert conserveur. Leur marque, La Mémé du Quercy, commercialise les très authentiques produits griffés Terroirs Gourmands, une association qui réunit aujourd’hui dix-neuf producteurs.

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a scène se déroulait au début du mois de mars, près de Valroufié, en bordure de la nationale 20. Là, on pouvait voir la famille Janicot en train de charger dix tonnes de marchandises « made in Lot » dans des fourgons, en direction du Salon de l’Agriculture. C’est devenu un rituel : depuis maintenant trente ans, les Janicot préparent leur séjour annuel à la Porte de Versailles. L’aventure impulsée par Désiré Janicot, ce Limousin d’origine établi dans le Lot après un crochet par Sète, a trouvé de dignes successeurs en ses deux fils, Alain et René. En 1969, le premier, se démarquant de la ligne paternelle, ne souhaitait pas reprendre les différents

restaurants montés ou rachetés par son père : à vingt ans, il préférait affirmer son autonomie en vendant des cartons de vins dans un cabanon de fortune, au bord de la Nationale 20. Bientôt, avec son frère jumeau, ils construisaient un solide bâtiment en pierres de taille pour abriter leur enseigne, La Mémé du Quercy, clin d’œil appuyé au célèbre Pépé Alfred Roques, qui triomphait alors sur les terrains de rugby. Avec le père en fer de lance et les deux fils en chevaux-légers, la croisade visant à faire connaître et à défendre la qualité du terroir quercynois était en marche. Aujourd’hui, l’association Terroirs Gourmands du Quercy rassemble dix-

neuf producteurs. Les produits vedettes sont, bien sûr, le vin et le foie gras : les passions respectives d’Alain et de René, qui ont poussé la démarche jusqu’à devenir eux-mêmes producteurs. « Nous avons commencé par le plus contraignant : vendre les produits. Sachant précisément ce que désirent les consommateurs, nous pouvons désormais remonter les attentes jusqu’à la production », expliquent-ils. Côté vignoble, complétant l’éventail des plus prestigieuses bouteilles de l’appellation Cahors, on peut déguster les fruits des deux propriétés acquises par Alain Janicot : les domaines de Mériguet et de Matèle. Une production en petite quantité - 40 à 45 hectoDe gauche à droite : René, Yann, Alain et Anthony Janicot.

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ENTREPRISES

Le foie gras, produit-vedette de La Mémé du Quercy.

Terroirs gourmands du Quercy : une association de talents • Six viticulteurs en AOC Cahors : les Châteaux La Caminade, Chambert, La Coustarelle, Gaudou, La Borie, Les Rigalets. L’entreprise s’apprête à aménager son chai pour l’ouvrir à la visite.

litres à peine - mais de grande qualité, remarquée au Concours général agricole de Paris. Dans le domaine du foie gras, René Janicot et Michel Monteil ont installé leur laboratoire artisanal au Hameau des Saveurs : là encore, les distinctions pleuvent, à l’image de la médaille d’argent décrochée en 2005 pour le « foie gras entier en semi-conserve ».

Savoir-faire et faire-savoir La clé du succès de cette entreprise, c’est la participation aux salons : une quinzaine par an, en France comme à l’étranger. « Nous y réalisons la moitié de notre chiffre d’affaires global », calcule Alain Janicot. Par ailleurs, ce dernier désormais épaulé par ses deux fils, Yann (le gestionnaire) et Anthony (l’homme de terrain), peut compter sur ses boutiques : à Toulouse, Cordes, Vers, Saint-CirqLapopie, sous la Halle de Cahors et bientôt à Paris, elles véhiculent l’image gagnante des producteurs associés. La vente sur place à Valroufié, par correspondance via la gamme des catalogues ou sur le site internet, aux comités d’entreprises démarchés par les revendeurs, apportent leurs pierres à un édifice cohérent et conquérant. Toujours en quête

JANVI ER-FÉVR I ER 2007

d’idées novatrices, l’équipe Janicot anticipe : sur place à Valroufié, elle s’apprête à aménager le vaste chai pour l’ouvrir à la visite. « Nous avons obtenu l’autorisation de vinifier hors de l’aire de production. La cave pourra être visitée par les touristes pressés, amenés par les autocaristes après un petit crochet depuis l’autoroute. » Une initiative salutaire pour une appellation qui doit redorer son blason. La tâche tient à cœur à Alain Janicot, par ailleurs président délégué de l’Union Interprofessionnelle du Vin de Cahors. « Les vignerons ont réalisé des efforts importants pour optimiser la qualité. Les sélections rigoureuses, sur les surfaces comme sur les productions doivent porter leurs fruits. A nous de savoir défendre la réputation du Malbec, et c’est en bonne voie : le cahors est aujourd’hui champion de France à l’export », affirme-t-il. Sans faire plus de bruit que nécessaire, l’entreprise Janicot S.A. poursuit son bonhomme de chemin, ancrée sur ses valeurs de base. Tournant le dos aux sirènes de la grande distribution, ces « derniers des Mohicans », comme ils se désignent euxmêmes, sont de très valeureux ambassadeurs de notre région. Et si l’image du Lot gourmand est reconnue un peu partout, leur propre trajectoire n’y est sûrement pas étrangère. ■

• Deux viticulteurs en Coteaux du Quercy : Le Campanier, Domaine de Lacoste. • Deux conserveurs : Ets Catusse, La Mémé du Quercy. • Trois liquoristes : Louis Roque à Souillac, Maison Denoix à Brive, Elie-Arnaud Denoix à Turenne. • Trois confiseurs : Les Délices de la Vicomté, la Biscuiterie de Rocamadour, la Maison Roucadil. • Un apiculteur : Les Ruchers de l’Hort. • Un spécialiste de la truffe : la Maison Pébeyre. • Une coopérative agricole : Val Ca Dis à Souillac. • Les boulangers de Croustilot.

La S.A. Janicot en bref • Fondée en 1977 par Désiré Janicot. Président : Alain Janicot. Directeur : René Janicot. • Fichier clients : 40 000 adresses. • Effectifs : 10 salariés, 27 en intégrant le Hameau des Saveurs et les commerciaux. • Chiffre d’affaires : 2,2 millions d’euros.

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ENTREPRISES

Scierie Frégeac Une cadence soutenue par le bois sous rail Dans le Ségala lotois, les scieries faisaient naguère partie d’un paysage naturellement boisé. L’entreprise Frégeac, implantée près de Saint-Céré, est l’une des dernières aventures familiales. Depuis l’après-guerre, elle débite des bois ramassés en bord de route, non loin de ses bases. Centrée sur son métier, cette affaire discrète sagement menée par Jean-Marc Frégeac jouit d’une bonne santé.

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rès ancrées dans le cadre rural du département, les scieries maintiennent une activité économique dans des villages parfois isolés. Ce n’est pas tout-à-fait le cas de Latouille, situé à quelques kilomètres de Saint-Céré, et où l’on trouve encore plusieurs petites entreprises actives dans des domaines diversifiés. Mais concentrons-nous sur la scierie familiale Frégeac qui jouit d’une très forte notoriété dans son secteur. A l’origine, le fondateur de l’entreprise, père de l’actuel dirigeant, travaillait en itinérant, promenant sa scie mobile de site en site au gré des commandes. « Il s’approvisionnait à proximité, en grande partie dans les gorges de Verdale. Son produit était surtout, à l’époque, le charbon de bois qu’il partait livrer à Toulouse avec son camion

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à gazogène », précise Jean-Marc Frégeac, aux commandes de la scierie depuis 1976. Au départ, l’entreprise travaillait aussi en amont dans le domaine de l’exploitation forestière. Mais ce secteur est aujourd’hui abandonné, la scierie s’étant recentrée sur son cœur de métier. Les achats sont effectués en bord de route, à des abatteurs et débardeurs, sur la grande région Centre : dans le Lot et en Corrèze d’abord, en Haute-Vienne ensuite. Quand il faut des essences feuillues de grande qualité, la scierie va s’approvisionner un peu plus loin, notamment dans les forêts autour de Châteauroux. Un grumier au volant d’un gros camion-grue sillonne les routes forestières et transporte la matière première jusqu’au site de Latouille.

Les produits commercialisés par la société Frégeac sont de nature diverse, mais le bois sous rail exigé par la SNCF représente aujourd’hui, à lui seul, la moitié du chiffre d’affaires de l’entreprise. En effet, les caractéristiques mécaniques du bois demeurent très intéressantes pour les lignes secondaires en particulier, sur des terrains parfois difficiles. En l’occurrence, les régions de Limoges et de Lyon, sont notamment en quête de traverses en chêne. « Les commandes se maintiennent et tendent même à se développer depuis deux ans. Nous en profitons à plein, puisque l’atelier-magasin de la SNCF n’est qu’à quelques kilomètres de chez nous : les frais de transport des bois de traverses, d’appareils et d’ouvrages d’art tels que les éléments de ponts sont ainsi

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ENTREPRISES

Pilotée en cabine, la scie de tête qui équipe l’atelier peut également être programmée pour opérer automatiquement.

limités », explique Jean-Marc Frégeac. La SNCF offre, en outre, une visibilité de trois ans sur le marché du bois sous rail, aux cours desquels les commandes devraient tomber à un rythme soutenu : une aubaine pour la dizaine de scieries lotoises qui ont choisi de se positionner sur ce segment porteur.

La fabrication de planches génère 30 % du chiffre d’affaires de l’entreprise.

tation d’origine. Une opération qui lui a permis d’optimiser l’organisation de son outil de production. Disposant d’une surface couverte globale de 2 500 mètres carrés, les professionnels de l’entreprise peuvent désormais travailler de façon très rationnelle. ■

Des commandes d’Angleterre et d’Espagne

La scierie Frégeac en bref L’autre moitié de la production de l’entreprise Frégeac est destinée à deux marchés. Tout d’abord, 20 % des bois partent alimenter un secteur du bâtiment toujours aussi dynamique. La fabrication de charpentes en débit sur liste aux mesures et longueurs, en douglas ou en chêne, est soutenue par les commandes d’un important client anglais. Les poutres de cheminées, les parquets prêts à la pose et les parquets flottants bruts, dont beaucoup sont expédiés en Espagne, valorisent le savoir-faire de la maison bien audelà de son fief d’origine. Enfin, les 30 % restants concernent les planches dans toutes leurs applications ; sachant qu’une grande partie est utilisée pour la fabrication de cercueils. « Ma clientèle est essentiellement professionnelle. Elle reste fidèle à l’entreprise, car nous avons tissé des relations de confiance. Récemment, j’ai réalisé quelques opérations immobilières à Saint-Céré, avec l’in-

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Jean-Marc Frégeac et sa secrétaire Christelle Couffignac.

tention de ralentir les cadences de la scierie. Mais face à la demande croissante, émanant en priorité des chemins de fer, j’ai dû relancer la vapeur », confie le patron de la scierie Frégeac qui emploie aujourd’hui neuf salariés. En 2000, l’atelier a pu se doter d’une scie de tête flambant neuve avec le soutien de fonds européens. Pilotée en cabine, celle-ci peut également être programmée pour opérer automatiquement en cas de besoin. Bien équipée et solidement campée sur ses marchés, l’entreprise qui sous-traite à l’un de ses clients le séchage des bois, récolte aujourd’hui les fruits du recentrage opéré sur son cœur de métier. Ces dernières années, la scierie a saisi l’opportunité de s’étendre dans la vallée, sur un terrain à proximité de son implan-

• Reprise en 1976 par Jean-Marc Frégeac à son père, fondateur dans les années cinquante. • Production quotidienne : 50 mètres cubes de grumes. • Effectifs : neuf salariés. • Surface couverte : 2 500 m2 • Chiffre d’affaires : 762 000 euros. • Répartition : commandes SNCF 50 %, planches de toute nature 30 %, secteur bâtiment 20 %.

Action de la CCI du Lot La CCI du Lot a aidé l’entreprise Frégeac à monter son dossier de demande de subvention pour s’équiper d’une scie de tête performante. Elle a ainsi bénéficié d’un soutien financier important de la part de la Communauté européenne.

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COMMUNIQUÉ

Le Marché des Professionnels du Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées

« Nous dynamisons le tissu économique local » Entretien avec Didier Salgado Responsable du Marché des Professionnels Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées • Quelle est la position du Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées auprès de cette clientèle ?

Plus de 50% des professionnels du territoire de Nord Midi-Pyrénées sont clients du Crédit Agricole. Quels sont les atouts de la banque mutualiste et les nouveaux services qu’elle propose ? Les réponses de Didier Salgado, Responsable du Marché des Professionnels. • Quelle est votre définition du Marché des Professionnels ? Didier Salgado : Cette dénomination regroupe l’ensemble des activités non agricoles qui représentent un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 million d’euros. Il s’agit donc du cœur du tissu économique des quatre départements du Lot, de l’Aveyron, du Tarn et du Tarn-et-Garonne, constitué par les petites entreprises, les professions libérales, les commerçants, les artisans ou encore les associations. Il faut également noter que le Service du Marché des Professionnels assure la relation avec les pharmacies, quel que soit leur chiffre d’affaires.

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Didier Salgado : Plus de 50% de ces professionnels sont clients du Crédit Agricole sur ce territoire. Cette position prépondérante s’explique par notre forte présence et par un maillage du territoire sans équivalent. Avec 35 Agences, nous disposons ainsi du premier réseau dans le Lot. Un autre point fondamental est lié au pouvoir de décision des Agences : la décision est prise au niveau du département dans 99% des cas. Cette proximité et cette autonomie nous ont permis de mettre en place des processus qualité qui accélèrent le traitement des dossiers. Dans la plupart des cas, les réponses aux demandes de crédit sont données sous cinq jours et le traitement des projets plus complexes n’excède pas douze jours. En 2006, nous avons réalisé 280 millions d’euros de crédits à moyen terme et 110 millions d’euros de crédit de trésorerie. Par ailleurs, depuis l’an dernier, nous sommes résolument impliqués dans l’action de Quercy Initiative Développement (QUID). Notre partenariat permet aux entreprises de bénéficier d’un doublement du prêt d’honneur. • Cela signifie-t-il que les 35 Agences lotoises du Crédit Agricole peuvent assurer le suivi des clients professionnels ? Didier Salgado : Le suivi des clients professionnels est effectivement réalisé par chaque Agence et nous avons souhaité faciliter les démarches des chefs d’entreprise en leur garantissant que le même conseiller suivrait à la fois leurs comptes professionnels et privés. Au-delà, le marché des professionnels intervient en appui auprès des Agences : il permet aux entreprises d’accé-

Quelques chiffres à fi

n 2006 Nombre d e Clients Pr o fe ssionnels Notammen t 10 400 Co

45 000 mmerçant s 7 400 Artis ans 4 800 Prof essions libér ales 300 Pharm acies 14 000 As Financem sociations ents d’équi pements pr of es si on Réalisatio nels 278 ns de Cré M€ dits tréso rerie Equipemen 110 M€ t Compte -Service 15 500 cl ients

der à une réponse plus rapide sur les projets de création, de développement et de reprise d’activité, ou encore sur le montage de dossiers de demande de financements tels que QUID. En complément, une unité Assurances rencontre les clients et propose une gamme de produits adaptés (assurances personnes, biens et responsabilité civile professionnelle). Ainsi, le Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées propose une palette complète d’offres et de services, dans les domaines de l’épargne salariale, du paiement sécurisé sur Internet et des services professionnels dédiés, tels que Santeffi pour les métiers de la santé. • Quels autres types de nouveaux services envisagez-vous de lancer ? Didier Salgado : Le service Marché Professionnels du Crédit Agricole Nord MidiPyrénées est localisé à Cahors. C’est lui qui lance les nouveaux produits destinés aux professionnels. Ainsi, suite à l’accord passé avec la SIAGI, le Crédit Agricole a intégré dans son offre de « prêt repreneur » une garantie qui préserve le patrimoine privé de l’acquéreur. Dans le même esprit, nous proposons une offre pour les créateurs d’entreprises en partenariat avec OSEO. Par ailleurs, nombre de nouveaux services de banque à distance sont désormais accessibles par Internet tels que les remises d’effets ou les virements internationaux.

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COMMUNIQUÉ

Questions à :

Jean-Luc Maffre, Directeur des Marchés des Professionnels et de l’Agriculture au Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées • Quelle est la part du Marché des Professionnels dans l’activité du Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées ? Notre banque a un nombre de clients Professionnels, dans l’ensemble de sa clientèle, supérieur à ce qu’il est dans les autres Caisses de Crédit Agricole. Ceci est dû à l’importance de l’artisanat et du tourisme dans notre région, et aussi d’une particularité « Aveyronnaise » puisque nous sommes le principal banquier des cafés-hôtels-restaurants aveyronnais à Paris, ce qui nous donne une expertise particulièrement élevée dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Il en est de même en Agriculture, secteur dans lequel la part de marché est beaucoup plus importante chez nous bien sûr que chez nos concurrents, et c’est un euphémisme !

• Quelles sont aujourd’hui les principales attentes des clients professionnels ? Il n’est pas possible d’apporter une réponse unique à cette question car ce marché est très diversifié. Les professions libérales ont un rapport à « l’argent » très différent des commerçants ou des artisans. Tous veulent du conseil à valeur ajoutée avec un interlocuteur compétent, disponible et discret - nous en avons une centaine dans nos Agences et l’accès à un ensemble de produits et services très étendu. Les Pharmaciens ou les Artisans sont généralement plus consommateurs de Crédit que les Médecins ou certains commerçants. Ils souhaitent également des services associés au traitement de leurs flux d’encaissement ou de dépenses, et des conseils pour le placement de leur épargne privée et professionnelle. Ils ont également des besoins d’Assurances de tous types. Notre force dans ce domaine est de jouer sur notre métier de « bancassureur ». Lorsque nous assurons un client professionnel, nous le connaissons déjà sur le plan bancaire. Cela nous permet de gagner du temps, de mieux maîtriser le risque et de proposer des services combinés entre les deux métiers, ce que les assureurs traditionnels ou les courtiers ont du mal à faire.

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Les équipes dédiées aux professionnels

Professionnels : les services spécialisés du Crédit Agricole • Service International • Service Epargne Salariale • Service Conseil Privé pour la gestion de patrimoine haut de gamme • Services financiers spécialisés en affacturage et en leasing :

MARCHÉ DES PROFESSIONNELS Didier Salgado, Bernard Lafon, Chrystèle Clauzel, Stéphanie Faure et Valérie Marroufin.

- « Crédit-Agricole Leasing » pour tout besoin de crédit-bail mobilier et immobilier, location financière… - « Eurofactor » pour l’affacturage • Moyens de paiement : - « CEDICAM » pour la monétique et les moyens de paiements et d’échange • Assurances : - « PREDICA » et « PACIFICA » nos filiales d’assurances des personnes et des biens ASSURANCES DES PROFESSIONNELS Didier Malbouyssou, Alexandre Canac, François Riols, Michel Bordas et Jean-Claude Valette.

nte a n g a g e u iq t é n o m La France, de la monétique en Leader incontesté me la plus gam la e pos pro le Crédit Agricole services : de paiement et de large de solutions t électronique - terminaux de paiemen mise à en main (maintenance, - service de location clés lle) jour technique et logicie s que chè de s eur lect s - éditeur

ées a icole Nord Midi-Pyrén Par ailleurs, Crédit Agr différents aux es pté ada s ion développé huit opt et d’activités : types de commerces paiements D) : encaissement des - Vente à distance (VA r. rrie cou ou par par téléphone, par fax espèces petits montants réglés en des t men aisse enc : - MONEO es. ativ priv es cart ress ou - Cartes American Exp quatre fois paiement en trois ou de ité sibil pos : 3 - TOP os. eur 700 2 u’à jusq sans frais s grâce l’encaissement des chèque - RESIST : sécurisation de ques irréguliers, en chè des l ona nati ier à l’accès au fich s. éditeur lecteur de chèque liaison avec l’utilisation d’un ée. dur rte possibilité de contrats cou - Activité saisonnière : cais l’en de tion de la gestion et - E-Tansaction : sécurisa t. rne Inte sur e cart par sement des paiements s de santé iée aux professions libérale - Santeffi : solution déd icaux. méd s acte 29 des tion ges iser la pour simplifier et automat


PLEIN ENJEUX CADRE

La Louve Édition La littérature de l’Histoire Assiégé par la poussée des nouveaux vecteurs de connaissances, le livre tente de défendre sa citadelle en s’appuyant sur ses qualités propres. Bien campé sur son créneau - l’histoire sous des angles insolites – l’éditeur cadurcien La Louve se fraie un passage étroit mais gagnant dans cet univers dominé par les puissants groupes d’édition.

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PLEIN CADRE

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Du premier métier exercé par Jean-Louis Marteil, il ne reste pas grand-chose, à l’exception d’un imposant reflex numérique posé sur le bureau : dans une autre vie, l’homme fut photographe. D’abord en qualité d’indépendant durant six ans, puis à la tête d’une boutique implantée à Castelnau-Montratier. Mais déjà en 1992, les images cédaient du terrain au verbe. Une pièce de théâtre, « Et Dieu reconnaîtra les siens », séduisait les programmateurs de France Culture et devenait un roman. Une série de fictions historiques suivait, déclinant le thème de l’épopée cathare. A ce jour, les œuvres complètes de l’auteur comptent onze ouvrages, dont quelques essais littéraires et historiques.

C’est en 2000 qu’il rencontre celui qui réveillera sa fibre éditoriale : Noël Balen, cheville ouvrière de la société Dire Editions. « Il m’a beaucoup appris sur le plan de la réalisation technique et du métier d’éditeur sous tous ses aspects : les relations avec les auteurs et les libraires, la publicité ou les opérations promotionnelles. Ce faisant, il a fait naître une vocation.», explique JeanLouis Marteil. Hélas, comme souvent dans ce milieu fragile, sa première aventure de directeur littéraire tourne court. Qu’importe, le pli est pris : la deuxième étape le conduit chez l’Hydre Editions, autre expérience fondatrice. « C’est par l’intermédiaire de Jean-Luc Toussaint, créateur de l’Hydre, que j’ai rencontré Eric Floury : libraire à Toulouse, celui-ci voulait en parallèle développer une activité d’édition. Depuis janvier 2006, nous sommes associés au sein de La Louve Editions », explique Jean-Louis Marteil.

Etendre son rayonnement au-delà de la région Dans le cadre de ce partenariat, JeanLouis Marteil sera chargé de poursuivre ce travail de fond et de gérer l’ensemble de l’activité éditoriale : le choix des textes, la fabrication de l’ouvrage et son parcours jusque dans les librairies via le diffuseur national. En très peu de temps, ce professionnel dévoré par sa passion s’est taillé une place d’honneur sur des manifestations importantes telles que Bayeux, Blois et bien d’autres. Aujourd’hui, les livres édités par La Louve se retrouvent sur tous les grands rayonnages de France : grandes librairies, Fnac, etc. Reste à mieux pénétrer les plus petites officines, ce qui représente un véritable travail de fourmi. « Nous sommes référencés partout. La difficulté est d’être présents réellement et en permanence, tant les libraires sont envahis par la surproduction des grosses maisons », note l’éditeur cadurcien. Son autre ambition déclarée est de couvrir tout le territoire, bien au-delà de la seule région Midi-Pyrénées. Un objectif dicté par le choix éditorial lui-même, puisque les auteurs sélectionnés travaillent sur le large spectre de l’histoire, avec un accent particulier sur l’époque médiévale, sans connotation régionaliste. Aux côtés de la collection Histoire, cultivant la même veine mais avec une orientation plus littéraire, les petits volumes réunis sous le titre générique Terre de Mémoire alignent leurs couver-

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Crédits photographiques jean-Louis Marteil.

ien ne permet de deviner que l’habitation de Jean-Louis Marteil abrite une maison d’édition. Rien, jusqu’à ce que le visiteur soit invité à pousser la porte du sous-sol. Là, dans un local inexorablement grignoté par les cartons de livres, on découvre tout l’attirail du parfait éditeur : une batterie d’ordinateurs en attente et tous les outils de communication qui relient l’entreprise lotoise à l’extérieur. Aux murs, des rayonnages confortent le sentiment premier. Ici l’objet imprimé règne en maître, avec deux thématiques dominantes immédiatement identifiées : l’histoire, médiévale en priorité, et la littérature.


tures sobres et élégantes : ils rassemblent des textes sur Figeac, Oradour-sur-Glane, Verdun, les Cévennes, bientôt Aigues-Mortes et la terrible Pripyat, voisine de Tchernobyl. Ils sont autant d’invitations à la découverte ou à la réflexion sur la mémoire accidentée des lieux. Dernièrement, l’éditeur a été contacté par un auteur belge, maître de recherche à l’université de Namur, séduit par la qualité des ouvrages signés La Louve. Il a adressé un texte remarquable, Le Nez de Cléopâtre, une étude sur Sainte-Beuve et la philosophie de l’histoire, à travers un surprenant parcours dans la littérature française. Voilà qui amorce une nouvelle collection. « Nous voulons sortir entre huit et douze titres chaque année, tous genres confondus. Si le développement se confirme, j’envisagerai une embauche à temps complet », confie Jean-Louis Marteil. Au plan économique, le bilan de la première année est satisfaisant : des prix ont déjà couronné quelques titres et un catalogue vient d’être édité. Certains, comme La Croisade des Pastoureaux, sont presque épuisés. Moissac, histoire d’une abbaye, a de son côté recueilli plus de 600 souscriptions. Pour l’impression, Jean-Louis Marteil fait confiance à France Quercy et se réjouit de disposer à Cahors d’une structure de qualité. C’est dit, le métier d’éditeur a bien sa place dans l’économie lotoise. ■

Les titres au catalogue de La Louve Editions • Collection Histoire • La Croisade des Pastoureaux, de Georges Passerat. • Le Choix Hérétique, d’Anne Brenon. • L’Hérésie en Héritage et Femmes en Languedoc, de Gwendoline Hancke. • Moissac, histoire d’une abbaye, de Chantal Fraïsse. • Le Comté de Foix, de Claudine Pailhès. A paraître : Hauts lieux romans dans le sud de l’Europe, Images et imaginaire au Moyen Age, Les Fabliaux, Affairistes et Usuriers au Moyen Âge, Le Cheval de Bataille au Moyen Age, Le Nez de Cléopâtre.

• Collection Terre de Mémoire • Cévennes, de Patrick Cabanel. • Oradour-sur-Glane, de Jean-Louis Marteil. • Verdun, de Jean-Louis Marteil et Catherine Panot. • Figeac-en-Quercy, de Michel Camiade. A paraître : Pripyat, de Cécilia Colombo et La Tour de Constance, de Patrick Cabanel.

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ENJEUX

Vayrac

conforte son pôle commercial Le nord du Lot a le vent en poupe et Vayrac entend bien bénéficier de cette dynamique. Le fait est que la commune ne manque pas d’atouts, depuis la proximité de l’aéroport de Brive-Cressensac et du carrefour autoroutier jusqu’à la perspective de la future zone d’activités de 15 hectares à Bétaille-Puybrun.

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ous les éléments sont réunis pour que Vayrac connaisse une véritable renaissance. Il suffit, pour s’en convaincre, de parcourir les rues de ce bourg de 1 200 habitants : les nouveaux commerces sont nombreux et l’unité de ton des devantures (en bois et peintes de couleurs vives) illustre la coordination des efforts. De fait, chacun connaît ici l’enjeu. Il s’agit notamment de contrecarrer la dégradation de l’axe Biars-sur-Cère/Brive - la Route départementale 820 – fréquenté par un nombre croissant de poids lourds. La

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première bonne nouvelle, c’est qu’il n’y en a plus pour très longtemps : l’ouverture de la déviation est planifiée pour 2009. Bientôt débarrassé de cet encombrant trafic, le centre du bourg a saisi l’opportunité pour mettre à l’étude une opération « Cœur de Village », destinée à relancer le développement du chef-lieu de canton. La perspective séduit les acteurs du commerce local, qui voient d’ores et déjà s’installer de nouveaux habitants, lesquels arrivent pour l’essentiel du sud de la Corrèze voisine. Cette première impulsion a suffit pour qu’un

vent d’optimisme souffle à nouveau sur Vayrac. D’autant que la commune est pourvue de la gamme complète des commerces de proximité et que les professionnels de la santé y sont restés nombreux. C’est sur ce socle que Vayrac a décidé de fonder ses développements à venir. La priorité à l’activité commerciale est ainsi inscrite dans le plan local d’urbanisme (PLU) : les rez-de-chaussée à usage commercial doivent obligatoirement conserver cette destination en cas de cession. Co-président de l’Association des

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ENJEUX

de façon très dynamique l’association des commerçants. En rénovant une ruine en plein centre-bourg pour implanter son activité il y a cinq ans, c’est elle qui a réellement lancé un mouvement qui n’a fait que s’amplifier ensuite », explique le jeune président. Recensant les initiatives récentes, il cite le cabinet d’assurances Axa, la mercerie Au Fil des Passions, l’apparition d’un magasin d’optique, la cave à vins Les Saveurs du Terroir ou encore la crêperie L’Endroit. Sans compter que les projets se multiplient : une boutique d’informatique, un café-pub, un agent immobilier, un commerce de parapharmacie, produits bios et cosmétiques, un magasin de cycles et motoculture, etc. Autant dire que les deux présidents de l’ACAPL, Yoann Heurtevent et Olivier Duchatelet, sont satisfaits de voir leurs troupes s’étoffer et rajeunir : les nouveaux commerçants vayracois sont aussi jeunes (entre 30 et 40 ans), qu’entreprenants. Au final, les animations sont échafaudées en un temps record et remportent un succès croissant. En la matière, le dernier marché de Noël a surpris tout le monde en attirant à Vayrac un nombre inespéré de chalands. Pour l’occasion, ce sont les acteurs économiques euxmêmes qui ont acheté le bois et qui se sont retroussés les manches pour construire la douzaine de chalets. « L’année prochaine, nous envisageons de tenter un marché nocturne à l’occasion

de Noël. D’autres opérations figurent au programme : des bons d’achat pour la Fête des Mères, une brocante fin juillet, ainsi qu’un marché des producteurs de terroir en octobre, au cours duquel on pressera 1 tonne et demie de pommes pour fabriquer du cidre. L’équipe est très mobilisée et multiplie les initiatives », se réjouit le président Yoann Heurtevent.

Limiter l’évasion commerciale Que peut-il bien manquer ? Yoann Heurtevent n’est pas dupe : ce n’est, selon lui, qu’un début. « Vayrac a besoin de commerces dans le domaine de l’équipement de la personne et d’un restaurant haut de gamme. Il faudrait également redynamiser le marché hebdomadaire, sachant que Biars et Brive ne sont situés qu’à une trentaine de kilomètres. L’évasion commerciale existera toujours, nous le savons, mais nous avons tous les atouts pour la limiter ». A la mairie, Hugues du Pradel partage le constat et les espoirs de ses administrés. « A notre niveau, il nous appartient de favoriser ce dynamisme en l’accompagnant le mieux possible. Accueillir et écouter les candidats à l’implantation, les mettre en relation avec les bailleurs, participer aux conditions de leur réussite en soignant le cadre du village, veiller à la fluidité de la circulation et à la facilité du stationnement : tout cela

Des devantures de bois aux couleurs tendres ou vives.

Commerçants, Artisans et Professions Libérales (ACAPL), Yoann Heurtevent constate lui aussi que la commune bénéficie d’une nouvelle dynamique. A 33 ans, ce professionnel du tourisme a installé des bungalows au bord de la rivière, puis racheté Safaraid et sa flotte de canoës. Son épouse Marjorie vient de créer un commerce de thé, café et articles de décoration, baptisé « Le comptoir d’Hortense ». « Le renouveau est patent. Les commerces et services repris ou créés en sont la preuve : en premier lieu, il faut saluer l’initiative de Corinne Mazet avec sa boutique mode et décoration Besoin d’Envie, qui a présidé pendant 18 ans et La cave à vin des Saveurs du terroir offre une grande diversité de produits.

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ENJEUX

Corine Mazet a ouvert les portes de sa boutique au cœur du village il y a cinq ans.

HLM et de sept maisons à bâtir sur un lotissement privé. Dans le même temps, une nouvelle gendarmerie va être construite, libérant l’ancien bâtiment pour implanter une crèche et des logements sociaux. De même, la réalisation d’une nouvelle maison de retraite est programmée et l’ancien site pourrait intéresser un groupe hôtelier. « Il est évident que Brive a besoin de nouveaux espaces pour garantir son

développement : c’est notre chance, à la condition expresse de savoir préserver avant tout un cadre naturel et une qualité de vie très enviables. En améliorant le réseau routier, le Conseil Général nous rapproche du futur aérodrome, des autoroutes et des bassins de Brive et de Biars. Nous disposons de nombreux atouts et de très peu de nuisances. C’est la clé de notre vitalité », conclut Hugues du Pradel. ■

Vayrac en chiffres POPULATION

Yoann Heurtevent et Olivier Duchatelet, co-présidents de l’Association des Commerçants, Artisans et Professions Libérales.

est important », souligne l’élu. En toute logique, les actions de la mairie portent sur trois domaines prioritaires : mettre en place un système de subventions pour ravaler les façades, aménager le Cœur de Village avec la Communauté des Communes et renforcer la communication sur le tissu artisanal et commercial via le site Internet. En ce qui concerne le centre bourg, l’étude en cours s’agrège avec celle de la déviation de la départementale : « Il faut gagner en convivialité, maîtriser le stationnement, améliorer la signalétique et créer des parcours qui tirent mieux profit des rives de la Dordogne », considère le maire. C’est un fait : les nombreux projets immobiliers conduisent la commune à anticiper des infrastructures proportionnées. Il est en effet question de dix pavillons dans le cadre d’une opération

Population Habitants Ménages Nombre de personnes par ménage (*)

1982 1 194 432 2,53

1990 1 166 480 2,28

1999 1 188 520 2,15

(*) Le nombre de personnes par ménage a été calculé d’après la population des ménages qui est parfois inférieure à la population totale (personnes vivant en communautés exclues). Entre les deux derniers recensements, la commune de VAYRAC, chef-lieu de canton, a gagné 22 habitants (+ 1,9 %).

ACTIVITES COMMERCIALES ET ARTISANALES Commerces alimentaires

Boucheries charcuteries Alimentation Boulangeries pâtisseries Produits régionaux

Equipement de la personne

Mercerie Vêtements

Equipement de la maison

Meubles Quincaillerie

Culture Loisirs

Librairie presse Fleurs

Santé hygiène beauté

Pharmacie Optique Institut beauté, parfumerie Salon de coiffure

Automobile

Garage

Autres activités

Agences immobilières Pressing Pompes funèbres Auto écoles

Café hôtel restaurants TOTAL

3 2 3 2 10 1 2 3 1 1 2 1 1 2 2 1 2 3 8 2 2 3 1 1 2 7 7 7 37

Un marché hebdomadaire se tient le jeudi et le samedi matin et une foire a lieu les 1er et 3e jeudis matin de chaque mois. Pour Hugues du Pradel, maire de Vayrac : « L’aménagement du cœur de village est une priorité ». M A R S - AV R I L 2 0 0 7

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ENJEUX

ADEFPAT Un appui décisif aux projets Epauler les dirigeants durant les phases de création ou de développement de leurs entreprises, au travers de prestations de conseil et de formation. Telle est la mission de l’Association pour le Développement par la Formation des Projets, des Acteurs et des Territoires (ADEFPAT), active dans la région depuis 1983. Explications.

D

ans le Lot, de nombreux créateurs d’entreprises ont eu l’occasion de recourir aux services de l’ADFPAT. A titre d’exemple, le festival de musique Ecaussystème de Gignac, l’enseigne Croustilot, la boutique Les Fins Gourmets à Limogne, ou encore la scierie Gorse, l’entreprise Boy et Maury, Le Hameau des Saveurs, Le Relais de la Tour et Les Esclargies ont profité des conseils et des formations dispensés par cet organisme très actif dans la région. L’ADEFPAT est née en 1983 dans les départements du Tarn et de l’Aveyron, avant d’essaimer dans le Lot et le Tarn-etGaronne quelques années plus tard. L’idée première qui a conduit à la création de cet organisme émanait d’un constat simple : dans les territoires ruraux, les porteurs de projets se cassaient régulièrement les dents sur des questions de méthode et de procédures. Comment s’y retrouver dans la jungle des réglementations de tous ordres ? Par quel bout attraper le fil conducteur qui conduit à l’aboutissement d’un projet ? A quelle porte frapper pour obtenir des conseils judicieux sans engager des fonds dissuasifs ?

projets. Concrètement, le premier interlocuteur du porteur de projet reste l’organisme de développement territorial, sachant que la notion de territoire peut être étendue à un pays, comme par exemple le Parc naturel régional des Causses du Quercy, à un département entier ou encore, à une filière économique : tel fut notamment le cas avec les boulangers pour Croustilot ou avec les associations de tourisme équestre. Dans les faits, l’agent de développement territorial reste le contact permanent de

l’entrepreneur tout au long de l’évolution de son projet, ce qui lui permet d’en mesurer les différentes étapes. Car au fil des rencontres avec son conseiller formation de l’ADEFPAT, le porteur de projet doit intégrer des suggestions, préciser son objectif de départ et hiérarchiser ses priorités. Pour ce faire, il est accompagné pas-à-pas par un cabinet-conseil désigné par l’association en fonction du domaine d’activité envisagé : le chef d’entreprise acquiert ainsi les compétences propres à le mener vers la réus

A condition de passer par les territoires, le programme européen et le contrat de plan Etat-Région proposaient des financements substantiels : de par ses compétences et son expérience de terrain, l’ADEFPAT a obtenu la délégation de gestion de ces crédits, lui permettant d’apporter son soutien aux porteurs de Suzanne Guérin, conseillère formation-développement.

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ENTREPRENDRE 136


ENJEUX

site. Il bénéficie, par ailleurs, de l’avis éclairé d’un comité d’appui au projet, composé notamment de financeurs et de représentants des administrations. « Il est essentiel d’aider le candidat à y voir clair dans sa démarche. Poser des garde-fous, exprimer des suggestions, cela permet de sécuriser les premiers pas de l’initiative. Au-delà des créateurs d’entreprises, nous aidons aussi les dirigeants qui se retrouvent aux prises avec des difficultés, des choix stratégiques à valider ou des situations de crise à gérer. Dans ce cas, l’expérience démontre que l’apport d’un regard extérieur est particulièrement bénéfique », témoigne Suzanne Guérin, conseillère formation-développement à l’ADEFPAT. Au final, il appartient au Conseil d’administration de l’ADEFPAT, réunissant des représentants des territoires, des chambres consulaires et du Conseil économique et social, de se prononcer : si les critères de sélection sont entérinés, l’accompagnant lance la convention avec le territoire qui s’engage dans le suivi. Chaque acteur du triangle, l’agent de développement, le cabinet de formation et le conseiller ADEFPAT, restent présents comme autant de ressources disponibles dans le cadre d’un échange permanent. A terme, une évaluation précise est effectuée et un point annuel est assuré sur l’ensemble des projets accompagnés. « Au-delà de l’aspect statistique, ce suivi des actes fournit des indications d’ordre qualitatif. Ainsi, nous sommes par exemple en mesure de savoir pourquoi tel ou tel projet s’est concrétisé positivement ou, à l’inverse s’est soldé par un échec », affirme Suzanne Guérin. Actrice du développement économique en Aveyron, celle-ci a rejoint son département d’origine - le Lot - en 1993. A cette époque, Suzanne Guérin a noté un certain retard des chefs d’entreprises lotois à s’approprier les services de l’ADEFPAT. « Nous avons lancé les premières démarches dans le secteur du tourisme : des activités transversales, faciles à diffuser. Ce qui fait que nous avons été longtemps identifiés comme intervenant en priorité dans ce domaine spécifique. Mais depuis, notre palette d’expertise s’est notablement élargie », relève-t-elle. ■

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Il a fait appel aux conseils et aux formations de l’ADEFPAT

Franck Tonel, pâtissier à Puy-l’Evêque : « Mon gâteau aux noix a sauvé l’entreprise » Quatorze mois de travaux dans la Grand-Rue de Puy-l’Evêque ont mis à mal l’équilibre économique des commerçants riverains. La situation du pâtissier Franck Tonel s’était fortement dégradée quand il songea à faire appel, via la Communauté de Communes de la Vallée et du Vignoble, à une structure capable de le soutenir. Pour rebondir, ce professionnel avait un projet en tête, ou plus précisément une recette : celle d’un gâteau aux noix élaboré dans le respect d’une ancienne tradition. « J’ai rencontré Suzanne Guérin de l’Adefpat. Après m’avoir longuement écouté sur le projet et interrogé pour tester ma motivation, elle m’a fait bénéficier d’un accompagnement par le cabinet Socodit », explique Franck Tonel. Un long parcours commençait alors pour relier l’idée initiale au produit fini, présenté dans un packaging attrayant et désormais largement distribué dans les petits et les grands commerces du département. Il a fallu étudier le concept, la fabrication, le marketing et la gestion, autant de domaines difficiles à appréhender et à maîtriser pour qui n’y est pas préparé. « Aujourd’hui je peux l’avouer, l’intervention de l’Adefpat qui s’est déroulée sur deux ans, a été décisive. Je vends ce gâteau aux noix depuis l’an passé, et les volumes de ventes ont été particulièrement satisfaisants l’été dernier : c’est devenu ma spécialité », confie le commerçant. Ce dernier envisagerait bien de se consacrer totalement à ce produit qui commence à intéresser quelques négociants de la capitale : il embaucherait alors deux personnes supplémentaires. « Mais j’ai appris à être prudent et patient », souligne-t-il enfin.

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ENJEUX

Hôtellerie de plein air Cahors accueille les 5e Assises régionales Les 12 et 13 mars derniers, la CCI du Lot hébergeait les 5e Assises régionales de l’hôtellerie de plein air. L’occasion de faire un tour complet de ces activités en fonction de différentes thématiques : accessibilité des terrains et équipements aux handicapés, insertion paysagère, charte « Camping Qualité », promotions par Internet ou évolutions de la fréquentation.

D

urant deux jours à la CCI du Lot, la salle Estival a été animée par des professionnels de l’hôtellerie de plein air. Ils venaient des huit départements de Midi-Pyrénées afin de tracer un tour d’horizon complet de leur activité sous l’autorité du président, Michel Dubiet. Parmi les principaux sujets évoqués, la charte Camping Qualité a fait l’objet d’un long développement de la part du cabinet LMV Conseil. L’importance de ce label a été largement mise en avant, en premier lieu parce qu’il permet aux campings indépendants d’afficher fortement leur professionnalisme. 109 établissements dans la région, sur 571, dont 19 dans le Lot, bénéficient de cette marque d’excellence. Mais l’objectif est de hausser encore ces chiffres et les terrains qui souhaitent rejoindre le groupe des labellisés « Camping Qualité » doivent exprimer leur demande auprès de l’association régionale ou départementale. Dans un deuxième temps, un auditeur anonyme vient visiter le site et contrôle, 24 heures durant, la qualité des installations en notant 500 critères. La commission d’attribution, composée de

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Le président Michel Dubiet a ouvert les débats de cette première édition lotoise des Assises régionales de l’hôtellerie de plein air.

consommateurs, de professionnels et d’institutionnels, accepte de labelliser l’établissement s’il satisfait au moins 80 % des points de la grille et répond aux critères éliminatoires.

Par la suite, le camping est contrôlé tous les trois ans. Au bout de neuf ans, il est à nouveau audité de façon complète. Accueil, propreté, informations, qualité des emplacements, cadre naturel, calme ou sécurité figurent sur la liste des engagements que prend l’exploitant vis-à-vis de ses clients. Lors de son intervention, le responsable du cabinet LMV Conseil, Max Leguevaques, a insisté sur quelques détails qui, souvent, font la différence. Simples à mettre en œuvre, basés sur le bon sens, ils permettent de gagner - ou de perdre - des points précieux dans l’optique de la labellisation : rapidité des réponses aux courriers email ou postaux, documentations complètes et traduites en langues étrangères, présence d’un message d’accueil, affichage du nombre d’emplacements et d’hébergements locatifs, procédures pour réserver et payer son séjour, accueil ou non des animaux, signalétique précise et pictogrammes évidents. L’affichage des heures d’ouverture de la barrière, le fleurissement de l’accueil, la boisson offerte à l’arrivée, l’accompagnement jusque sur l’emplacement, l’état des sanitaires, la fourniture

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ENJEUX

Les campings du Lot en assemblée générale

Magali Rouzies, représentant la Fédération Régionale de l’Hôtellerie de Plein Air, a rappelé l’importance pour les campings de garantir aux personnes handicapées, qui représentent près de 20 % de la population, une meilleure accessibilité.

d’informations touristiques complètes, l’enquête de satisfaction, sont autant d’éléments à ne pas négliger pour passer brillamment l’étape de labellisation. Cette première édition lotoise des Assises de l’Hôtellerie de plein air fut également l’occasion d’aborder le rôle important des campings dans la préservation de l’environnement et la gestion

paysagère aussi bien que la montée en puissance d’Internet. Le web s’est en effet révélé comme un outil particulièrement efficace pour la promotion de l’hôtellerie de plein air, pour la connaissance des attentes des clients et, de plus en plus, pour la réservation. Enfin, Magali Rouzies, représentant la Fédération Régionale, a détaillé les enjeux de l’accessibilité des terrains aux handicapés. ■

Hôtellerie de plein air par catégorie au 1er janvier 2007

2005

2006

nombre et % Région/France métropolitaine(%) 2006

67 266 201 38 572

66 268 208 39 581

5,2 7,0 8,9 5,3 7,1

2 407 14 803 17 609 6 194 41 013

2 268 14 715 18 577 6 541 42 101

3,1 4,3 5,5 3,7 4,5

Midi-Pyrénées

Nombre de campings 1 étoile 2 étoiles 3 étoiles 4 étoiles Total Nombre d'emplacements (1) 1 étoile 2 étoiles 3 étoiles 4 étoiles Total

(1) Correspond à la totalité des emplacements dans les campings : emplacements offerts à la clientèle de passage et emplacements loués à l'année. Source : INSEE, Direction du tourisme

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Myriam Quantin

L’association réunissant les différents terrains lotois profitait de ces journées pour tenir son assemblée générale annuelle. La Présidente, Myriam Quantin, y a exposé les chiffres-clés : 61 campings adhèrent au collectif sur environ 110 établissements au total. 19 terrains lotois sont classés Camping Qualité. Dans son rapport, Myriam Quantin a par ailleurs esquissé les contours de la saison 2006 : les résultats affichés sont légèrement inférieurs à ceux de l’année précédente en emplacements nus, et stables en occupation des équipements locatifs. La fréquentation étrangère s’établit à 47 %, dont 76 % en provenance des seuls Pays-Bas. Le site Internet www.tourismelot.com a quant à lui reçu 21 709 visites, soit 1 810 contacts mensuels. Le jeu destiné à faire gagner des séjours a recensé 800 participants et il sera renouvelé cette année. L’opération « Vivez le printemps dans le Lot » a généré quelques 171 séjours. En matière de formation, douze campings lotois ont abordé les questions de marketing avec le cabinet Qappa, en partenariat avec l’ADEFPAT et la CCI du Lot. Enfin, il est envisagé la création d’un emploi à temps partagé, afin d’assurer les tâches de secrétariat qui incombent à l’association.

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ENJEUX

Particulièrement exposés au vol, les ordinateurs portables contiennent souvent des informations essentielles pour l’entreprise.

Comment se protéger contre la délinquance économique

Tout comme la veille technologique, l’information stratégique est vitale pour l’entreprise. Mais il faut savoir la maîtriser et surtout la protéger des regards envieux et des piratages potentiels. Sur quinze mois, depuis que l’Etat a mis une riposte en place, 34 vulnérabilités ou actes hostiles ont été recensés par les Renseignements généraux dans le Lot : 62 % ont concerné des faits commis et avérés, et 75 % des auteurs ont été identifiés. Une démarche systématique se met en place auprès des acteurs économiques.

C

hef d’entreprise, vous recevez une délégation étrangère et quelques gestes suspects vous mettent la puce à l’oreille. Ou encore, une femme de ménage se montre un peu trop curieuse en fouillant dans vos dossiers, hélas laissés à sa portée. Autre cas de figure, vous ne vous déplacez jamais sans votre ordinateur portable, dans lequel figurent bien sûr les documents essentiels sur l’entreprise : un simple vol et c’est le drame, surtout si vos fichiers sont en « accès libre », sans mot de passe ni cryptage. Dans un contexte concurrentiel exacerbé, les Anglo-Saxons et les Japonais ont anticipé depuis longtemps sur les mutations de l’économie. La France avait pris un retard qu’elle est en passe de rattraper : pour ce faire, Alain Juillet - un Lotois d’adoption, qui dirigea nombre d’entreprises avant de devenir le numéro deux de la DGSE - vient d’être nommé par les pouvoirs publics Haut responsable à l’intelligence économique. Il donne de cette dernière une définition qui a le mérite de la clarté : « C’est la maîtrise et la protection de l’information stratégique, utile pour tous les décideurs économiques », explique-t-il. La plupart des chefs d’entreprises pratiquent la veille technologique, identifiée comme indispensable par tout dirigeant qui veut faire évoluer ses process, inventer des concepts, déposer des brevets ou garder un œil vigilant sur la concurrence. Par contre, l’intelligence économique est souvent négligée faute

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de cerner les contours d’un risque multiforme. C’est là que commence le travail des Renseignements généraux, dont un service est désormais consacré à ce domaine. « Nous visitons toutes les entreprises et pas seulement celles qui manipulent des données sensibles. N’importe qui peut subir des préjudices sur son site, qu’ils soient financiers, informatiques, intrusions consenties, atteintes aux savoir-faire ou même à la réputation », explique un agent des Renseignements généraux du Lot. Connaissant parfaitement le territoire départemental et rassemblant, de par sa mission régalienne, des informations sur chaque secteur d’activité, cette administration est en première ligne aux côtés d’autres services comme la DST, la DPSD ou la gendarmerie. « Nous rencontrons le dirigeant, nous listons avec lui les vulnérabilités éventuelles, et nous l’aidons, gratuitement, à mettre en place les réflexes de base face aux risques. Souvent, le chef d’entreprise est surpris, il ne se croyait pas vraiment concerné. Il faut savoir que Midi-Pyrénées est la quatrième région française la plus attaquée », ajoute notre interlocuteur. Si vous constatez un phénomène de nature à mettre en péril l’information stratégique de votre entreprise, n’hésitez pas à contacter les Renseignements généraux. Téléphone : 05 65 23 17 48 ou 49. Demander le référent intelligence économique. Pour de plus amples détails, vous pouvez aussi visiter le site internet www.intelligence-economique.gouv.fr.

Le rapport national des Renseignements généraux en quelques chiffres-clés • 1 entreprise sur 4 est victime d’actions d’intelligence économique. • 1 victime sur 10 est issue du secteur de l’automobile. Autres secteurs très menacés : l’aéronautique, la métallurgie-sidérurgie, les télécommunications, la robotique. • 1 société touchée sur 3 est vulnérable sur le plan financier. • 1 indélicatesse sur 6 est commise par une personne présente dans les locaux mais extérieure à l’entreprise : stagiaire, chercheur étranger, membre d’une délégation étrangère... • 3 actions hostiles sur 4 sont commanditées par des pays étrangers.

Vulnérabilité économique des entreprises : huit classes de risques, du plus fréquent au plus rare • Risques financiers • Intrusions consenties • Atteinte aux savoir-faire • Atteinte physique sur sites • Désorganisation et fragilisation • Risques informatiques • Atteintes à la réputation • Risques humains.

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ENJEUX

Crown Blue Line & le port de Douelle Une union au long cours

n ce début d’été 1990, Erika et Jacques Guénin attendaient leurs premiers clients. Tout était prêt : la flottille de sept bateaux, les équipements nécessaires pour les amarrer sur la base naissante de Douelle et, bien sûr, le Lot lui-même. En l’occurrence, le premier plaisancier qui se présenta au « bureau » - il s’agissait d’un ancien séchoir à tabac – fut un ressortissant américain. L’aventure lotoise de Crown Blue Line pouvait commencer.

E

Officiellement, la rivière est redevenue navigable le 30 juin 1990, sur un parcours de 64 kilomètres. Dès cette saison inaugurale, les responsables de la société de location furent convaincus que le pari était gagné : les sept bateaux sans permis avaient totalisé 140 semaines de location et accueilli 700 personnes. Crown Blue Line

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décide donc d’aller plus loin dès le printemps 1991 en amarrant dix bateaux supplémentaires sur sa base de Douelle. Erika et Jacques Guénin se préparent aujourd’hui à ouvrir leur dix-huitième saison sur la rivière et peuvent se montrer confiants : le taux d’occupation des vingt bateaux sera particulièrement élevé en 2007 et le nombre de plaisanciers devrait avoisiner 2 500. Retour sur un parcours exceptionnel. En bateau… et à cheval.

en bref e in L e lu Crown B udary. Castelna

le Lot. , 20 dans 1976 à e : p n ro o u ti E a en • Cré ux : 540 de batea e : 18. c n • Nombre es en Fra s a b d’euros. e d rs. millions 0 2 • Nombre : saisonnie 6 0 ires 20 née et 8 a n ff a l’ ’a à d 4 e : elle • Chiffr és à Dou de salari re b 41 m o •N


ENJEUX

Une vingtaine de bateaux est amarrée sur sa base de Douelle.

Crown Blue Line à l’abordage du Lot A

la fin des années soixante, le Canal du Midi était considéré comme moribond. Le trafic commercial entre l’Atlantique et la Méditerranée était devenu insignifiant et l’Etat s’interrogeait sur l’avenir du gigantesque ouvrage d’art. Il fut même question, un temps, de le recouvrir pour y aménager l’autoroute des deux mers, alors en projet. L’idée, heureusement, sera rapidement abandonnée. Heureusement, car le canal allait effectivement bientôt renaître, notamment grâce à l’intuition d’un journaliste anglais. Michael Treat était en effet persuadé que le Canal du Midi avait toutes les qualités pour séduire les touristes français et étrangers. En 1969, il installa huit bateaux sur la base de Toulouse : le succès fut immédiat et il décida d’installer la société Crown Blue Line à Castelnaudary. Non content de « sauver » le Canal du Midi, désormais

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classé Patrimoine Mondial de l’Unesco, Michael Treat donnait là naissance à ce qui deviendra le numéro 1 européen de la location de bateaux sans permis. Le succès des premières saisons sur le Canal du Midi conduisit en effet Blue Line à reproduire l’expérience ailleurs. A partir de 1976, il s’installera successivement sur le Canal latéral à la Loire, sur le Canal de Nantes à Brest, sur le Canal de Bourgogne et en Camargue. L’essor du tourisme fluvial gagnait ainsi l’ensemble du pays, jusqu’au Lot en 1990. Dans le même temps, le loueur étendait ses activités en Europe, depuis la Hollande jusqu’à l’Italie, en passant par l’Allemagne, l’Irlande, l’Ecosse, l’Angleterre et la Belgique. Le développement accéléré de Crown Blue Line ne passe pas inaperçu et l’entreprise est rachetée en 2000 par le groupe First Choice Holidays, 6e acteur

du tourisme au niveau mondial. Mieux, l’entreprise fait l’acquisition en 2003 de l’un de ses principaux challengers, Connoisseur, 4e loueur européen. Crown Blue Line dispose aujourd’hui d’une flotte de 540 bateaux, dont 411 en France.

Un cheval mené en bateau Portés par le dynamisme du groupe Crown Blue Line, Erika et Jacques Guénin fidélisent une clientèle de plus en plus large et redoublent d’imagination pour proposer des séjours touristiques originaux. Leur démarche donne notamment naissance à un concept : le « bateau-cheval ». Concrètement, Crown Blue Line a inventé pour le Lot une formule qui associe la location d’un bateau sans permis et celle de chevaux, qui accompagnent l’embarcation tout au long du chemin de

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ENJEUX

Crown Blue Line a inventé pour le Lot le concept de « bateau-cheval ».

longueur totale des pontons d’amarrage sera portée à 48 mètres. « La clientèle du tourisme fluvial est naturellement très sensible à la préservation de l’environnement, explique Jacques Guénin. Des aménagements comme celui qui permet de récupérer les eaux usées répondent réellement à leurs attentes ».

Présents dans le Lot depuis près de vingt ans, les responsables de la base de Douelle peuvent donc aborder les saisons à venir avec optimisme. Ce qu’ils font avec leurs pointes d’accent respectives : Jacques avec l’accent nordiste (il a été formé à la navigation par son père, transporteur fluvial sur les canaux du Nord Pas-de-Calais) et Erika avec l’accent britannique (elle a grandi dans l’ouest de l’Angleterre). ■

La CCI du Lot engagée dans le tourisme fluvial

Jean-Marc Foissac et Martin Blote, techniciensmécaniciens, aux côtés de Jacques et Erika Guénin.

Promue par le Conseil Général du département, la navigabilité du Lot avait impliquée un investissement lourd à la fin des années 80. Le nouveau programme d’aménagement, voté en septembre 2004, représente une nouvelle enveloppe de 25 millions d’euros, abondée à hauteur de 75 % par l’Europe, l’Etat et la Région Midi-Pyrénées. Engagée dans ce projet économique dès 1986, la CCI du Lot est aujourd’hui la chambre consulaire qui gère le plus grand nombre de ports de plaisance (Bouziès, Douelle, Luzech et Saint-Mary). En 2007, la CCI équipera l’ensemble de ses bases d’équipements de pompage des eaux usées des bateaux avec le soutien financier de l’Agence de l’Eau et du Conseil Général.

L’offre séduit en priorité une clientèle étrangère.

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Crédits photographiques Christian Decome.

halage aménagé. L’offre est entièrement « packagée » et le loueur fournit jusqu’au harnachement et au foin. Au-delà des plaisanciers, l’idée séduit les professionnels du tourisme et la presse : l’idée du « bateau-cheval » reçoit le Trophée du Tourisme de Midi-Pyrénées en 1997. Par ailleurs, l’originalité de la formule conforte la réputation de la base de Douelle à l’étranger : « 70 % de nos clients sont étrangers, explique Erika Guénin. Il s’agit en premier lieu d’Allemands, de Danois, de Belges et d’Anglais, mais nous constatons une forte augmentation du nombre de clients italiens, espagnols ou issus des pays d’Europe de l’Est. Enfin, la fréquentation des non européens a elle aussi considérablement progressé et représente jusqu’à 10 % de notre clientèle. Dans ce cas, les pays les plus représentés sont l’Afrique du Sud et Singapour ». Le couple n’entend pas ralentir l’allure, d’autant que le Lot bénéficie et bénéficiera de nouveaux soins : le parcours est prolongé dès cette année de plus de 10 kilomètres grâce à l’aménagement de trois nouvelles écluses et la rénovation des berges est largement avancée sur le territoire de la Communauté de Communes du Pays de Cahors. Ce sont autant de nouvelles perspectives de développement qui ont convaincu la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot de renforcer l’équipement du port de plaisance de Douelle, dont elle est gestionnaire. Ainsi, la base sera équipée dès cette année d’un système de récupération des eaux usées, d’un parking fermé, de sanitaires intégrant un accès pour les handicapés, d’un portique et d’un hangar à bateaux, tandis que la


les brèves REPÈRES ÉCO Des lycéens entrepreneurs Dans le cadre du concours « Lycéens créateurs », sept étudiants du lycée Louis Vicat de Souillac ont créé une entreprise – virtuelle – dont ils devront viabiliser l’activité. Tous engagés dans la filière BTS Energétique, ils doivent franchir les différentes étapes de la création d’entreprise, depuis l’étude de marché initiale jusqu’au choix de la structure juridique. En l’occurrence, les lycéens ont choisi une activité de diagnostic des performances énergétiques, un domaine appelé à se développer rapidement puisque les nouvelles réglementations imposent ce type de bilan lors de toute transaction immobilière. Il s’agit notamment, grâce à des relevés, d’identifier les défauts d’isolation et de fournir des conseils pour mener les travaux nécessaires. L’opération est soutenue par l’Education Nationale et les Chambres de Commerce et d’Industrie de Midi-Pyrénées.

La MAEC Groupe Cahors s’implante en Inde Le Groupe Cahors a finalisé en février dernier le rachat de l’usine indienne TekComponent, spécialisée dans la fabrication de composants électriques. Basée dans la région de Bombay, l’usine emploie 60 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros.

Vins de Cahors : black & rosé Les vins de Cahors ont multiplié les opérations de communication au cours du premier trimestre. En janvier, l’Union Interprofessionnelle du Vin de Cahors a organisé un colloque à l’occasion du lancement de l’appellation « black wine », avec l’ambition revendiquée de reconquérir les marchés anglo-saxons. De son côté, le Syndicat des Vins de Pays du Lot s’est engagé dans une campagne de promotion du Cahors « rosé » : la production régionale de vin rosé est actuellement de seulement 10 000 hectolitres et pourrait potentiellement atteindre 300 000 hectolitres dans quelques années.

Nouvel engagement de Ratier-Figeac pour l’innovation Ratier-Figeac lance un nouveau projet de Recherche & Développement dans le cadre du pôle de compétitivité Aéronautique, Espace et Systèmes embarqués. Soutenue par la région Midi-Pyrénées, la Communauté de Communes de FigeacCajarc et l’Etat, l’entreprise investira près de 3 millions d’euros dans ce programme, qui débouchera sur des créations d’emplois au cours des vingt prochaines années. Pour conduire ce projet de création d’une technologie d’organes de pilotage, Ratier-Figeac s’est associé à deux laboratoires toulousains et à une entreprise spécialisée des Pays de la Loire.

Bilan positif pour l’emploi dans le Lot En matière d’emploi, le Lot a enregistré en 2006 des résultats supérieurs aux moyennes régionales et nationales. Sur le bassin économique de Cahors, le nombre de demandeurs d’emplois a connu une forte baisse (– 13,1%) et le nombre de bénéficiaires du RMI a également reculé (– 16,4%). Dans le même temps, le taux de chômage a diminué de près de 11% sur le bassin de Figeac.

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les brèves COMMERCE Accompagner la transmission de commerce L’une des missions de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot est d’accompagner le chef d’entreprise qui envisage de céder son affaire et de faciliter ainsi la transmission/reprise de commerce dans le département. • Depuis plusieurs années, la CCI édite un catalogue des affaires à céder dans le Lot et adhère au réseau ACT Contact (parution d’un bulletin régional d’annonces d’entreprises à céder dans les secteurs du commerce, de l’artisanat et des services et site www.actcontact.net ). Ces offres sont diffusées gratuitement à tout repreneur potentiel. • Parallèlement, les animateurs techniques de la CCI peuvent donner des conseils et aider les cédants à évaluer leur affaire (visite d’information et réalisation d’un pré-diagnostic). • Des conférences sont régulièrement organisées sur le thème de la transmission en partenariat avec les professionnels de la transaction. • Le réseau des CCI de Midi-Pyrénées a créé un site régional www.leparcourstransmission.com pour aider les cédants et les repreneurs à aborder les différentes étapes de la négociation d’entreprise. • Un « Guide Pratique de la Transmission » vient d’être édité par le réseau pour aider les commerçants à se poser les « bonnes questions » afin de préparer et de réussir au mieux la transmission de leur entreprise. Ce guide peut vous être adressé gratuitement sur simple demande (dans la limite des stocks disponibles). Contact : Secteur Commerce, tél. 05 65 20 35 41.

Vide-greniers : deux par an maximum pour les particuliers Les brocantes et les vide-greniers sont des types de ventes au déballage qui connaissent depuis quelques années un développement considérable. Ils sont devenus des moments forts de l’activité commerciale et touristique. Ainsi, dans le seul département du Lot, 279 vide-greniers et brocantes ont été organisés en 2006. es brocantes sont des manifestations qui regroupent des professionnels ayant la qualité de commerçants et qui sont inscrits au Registre du Commerce et des Sociétés.

L

• un particulier ne peut participer à des ventes au déballage qui se situent en dehors de la commune, de l’intercommunalité, de l’arrondissement départemental… ».

Les vide-greniers sont des manifestations où des particuliers peuvent être autorisés, à titre exceptionnel, à vendre des biens personnels mobiliers usagers.

Pour tout renseignement : Secteur Commerce, tél. 05 65 20 35 41.

Pour éviter les abus et dérives para-commerciales, une circulaire ministérielle du 13 avril 2006 est venue préciser le caractère exceptionnel de la participation des particuliers à ces vide-greniers. « Les particuliers non inscrits au Registre du Commerce et des Sociétés sont autorisés à participer aux ventes au déballage en vue de vendre exclusivement des objets personnels et usagés deux fois par an au plus, à condition qu’ils aient leur domicile ou leur résidence secondaire dans la commune,…. Ce dispositif autorise désormais explicitement les particuliers à participer aux ventes au déballage, en assortissant cette autorisation de trois limitations : • un particulier ne peut vendre que des objets personnels et usagés, • un particulier ne peut participer à plus de deux ventes par an,

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les brèves TOURISME

Devenir un « Relais de l’Information Touristique » Dans le cadre de la nouvelle formule des Journées de l’Entreprise, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot, en partenariat avec l’association de commerçants Cahors Actif, l’Office de Tourisme de Cahors et le Comité Départemental du Tourisme du Lot, a présenté le 6 mars dernier le lancement de l’opération « Relais Information Touristique de Cahors ». Une opération novatrice qui pourrait faire école dans d’autres villes du département. Explications.

T

ous les partenaires du tourisme à Cahors étaient réunis à l’occasion de cette soirée. Le Comité Départemental du Tourisme, l’Office de Tourisme et l’animateur du patrimoine Ville d’Art et d’Histoire ont présenté aux commerçants cadurciens l’intérêt de proposer un accueil spécifique aux clientèles touristiques. Les attentes des visiteurs excursionnistes ou touristes étant différentes de celles des clientèles autochtones, les commerçants sont amenés à adopter une attitude sensiblement différente. Animée par Monsieur Robert, consultant, la soirée s’est déroulée en plusieurs étapes. Dans un premier temps, Claudie Ramière du Comité Départemental du Tourisme a présenté les chiffres clés de l’observatoire départemental : offre en hébergement, fréquentation, dépenses des touristes sur leur lieu de vacances et répartition par poste. Suite à cette intervention, Monsieur Robert a souligné le rôle fondamental des commerçants comme relais de l’information touristique, comme ambassadeurs de leur ville et de leur

Inciter les commerçants à devenir des ambassadeurs de leur ville.

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département, ainsi que leur fonction de trait d’union entre le terroir et ses richesses et le visiteur. Afin d’aider les commerçants dans cette démarche, un kit de documentations éditées par le Comité Départemental du Tourisme, l’Office de Tourisme de Cahors et le service du patrimoine Ville d’Art et d’Histoire a été proposé aux commerçants présents. Les animateurs les ont commentés invitant les professionnels à se les approprier afin de faciliter leur rôle de conseil aux touristes en séjour. La présentation s’est achevée par une navigation découverte de www.tourisme-lot.com, site Internet conjoint de la CCI et du CDT. En plus du kit de documentation, les commerçants présents ont été invités à entrer dans l’opération « Ambassadeurs lotois » leur permettant de découvrir gratuitement les sites du département et de participer à une visite nocturne exceptionnelle de Cahors en bateau au début de l’été. Cette opération novatrice testée à Cahors pourra se poursuivre dans les autres villes du département. Contact service tourisme CCI du Lot : Tél. 05 65 20 35 33 e-mail : tourisme@lot.cci.fr

ENTREPRENDRE 135


VIENT DE PARAÎTRE

FLEURISTE EN BOUTIQUE Ce guide professionnel est la seconde édition du mémo-métier Fleuriste en boutique, mise à jour, remaniée et enrichie. Il fait en huit chapitres un point complet sur l’activité de fleuriste. Au sommaire : l’actualité et les chiffres clé de la profession, le métier de fleuriste en boutique, l’ouverture d’une boutique, les aspects juridiques et fiscaux, les cotisations sociales obligatoires, la boutique au quotidien, le développement d’une clientèle, les obligations comptables et la gestion de l’entreprise.

Consultable au Centre de Documentation

GUIDE PRATIQUE DU MANAGEMENT QUALITÉ-SÉCURITÉ-ENVIRONNEMENT

LES FOIRES ET LES MARCHÉS DE PLEIN AIR DANS LE LOT

Clair et didactique, cet ouvrage pratique de la collection QualiGuide livre une mine d’informations dans le domaine du management appliqué à la qualité, à la sécurité et à l’environnement. Segmenté en cinq grands chapitres, il aborde le volet normatif et réglementaire, développe la mise en application des démarches et référence les acteurs nationaux et régionaux qui accompagnent, forment et informent, ainsi que les organismes certificateurs.

Le secteur Commerce de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot vient de publier une étude complète sur les foires et les marchés de plein air dans le département. Une page est dédiée à chaque commune accueillant une foire ou un marché. De nombreuses informations y sont détaillées, comme les jours, les horaires, les lieux d’emplacement, le nombre et la qualité des exposants, le fonctionnement ou, encore, l’existence d’un règlement écrit. On y trouve également les contacts des responsables.

Consultable au Centre de Documentation

Consultation et vente au Centre de Documentation (prix : 10 euros)

QUID

Créateurs, repreneurs d’entreprises dans le Lot Un coup de pouce financier pour vous aider

Les prêts d’honneur consentis par QUID sont compris dans une fourchette allant de 3000 à 15 000 euros. Ils sont destinés à renforcer les fonds propres des créateurs ou des repreneurs. Leur but premier est de jouer un rôle de levier dans l’obtention de crédits bancaires. Sans intérêt, sans garantie, ils sont remboursables en général sur trois ou quatre ans et donnent lieu, le cas échéant, à un différé de remboursement.Outre le soutien financier pur et simple, l’offre QUID est complétée par d’autres avantages: les jeunes entreprises peuvent être accompagnées dans le montage du dossier, puis bénéficier d’un suivi technique de la part des organismes partenaires. De plus, un système de parrainage peut être mis en place pour donner confiance à l’entrepreneur.

Quid ?

Comment ?

Quels financements ?

Quercy Initiative Développement, association loi de 1901, plate-forme d’initiative locale.

Attribution d’un prêt d’honneur : sans garantie, sans intérêt, remboursable sur deux à quatre ans, éventuel différé de remboursement.

Pour qui ?

Combien d’entreprises ?

Les créateurs, les repreneurs d’entreprises. Les activités suivantes, relevant d’une inscription au registre du commerce et des sociétés, sont éligibles à un prêt QUID: • Activités industrielles ou de services pour l’industrie • Activités de négoce de forme indépendante • Activités d’artisanat de production • Commerce de détail en milieu rural • Services technologiques ou activités innovantes. En reprise seulement: BTP, hôtellerie et hôtellerie de plein-air.

80 créateurs ou repreneurs d’entreprises lotois ont déjà été soutenus par QUID.

Ils sont assurés par : • L’Union Européenne, • L’Etat, • L’Union des Entreprises Lotoises, • Divers industriels du département, • La Banque Populaire Occitane, • La Caisse d’Epargne de Midi-Pyrénées, • Le Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées, • Le groupe d’assurances Malakoff, • EDF, • Le Conseil général du Lot, • La Caisse des Dépôts et Consignations, • La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot.

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Renseignements : Loïz Pierre Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot Tél : 05 65 20 35 01 loiz.pierre@lot.cci.fr

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FORMATION LANGUES SPECIALISEES

LA SEMAINE DE L’APPRENTISSAGE

La troisième promotion du cycle « Langues spécialisées » a débuté le 26 février dernier. Cette formation, d’une durée totale de 545 heures, a pour objectif de professionnaliser les participants dans l’usage des langues à caractère professionnel dans les secteurs agro-viticole, immobilier, tourisme/hôtellerie/loisirs et dans tout secteur d’activité où les échanges commerciaux ont une dimension internationale. Les participants seront disponibles le 28 mai 2007 pour une période de 5 semaines en entreprise. Contact : Annick MACHABERT (Tél. 05 65 20 48 70)

Organisée à l’initiative de Conseil Régional Midi-Pyrénées, la semaine de l’apprentissage est programmée cette année du 23 au 27 avril 2007. Durant cette période, le Point A sera à la disposition du public pour présenter l’apprentissage, informer sur les filières et les diplômes, et renseigner sur le statut des apprentis, ainsi que sur les formalités et démarches à accomplir avant la signature d’un contrat d’apprentissage. Le public sera reçu pendant les créneaux horaires de 9h-12h et 14h-17h ou sur rendez-vous au 05 65 20 48 60.

PORTES OUVERTES DE L’IFA

POINT A de la CCI du LOT Au forum de l’orientation organisé par le Rotary Club à Figeac... Le 5 février 2007 était proposé une nouvelle édition du Carrefour des Métiers organisé comme chaque année par le Rotary Club de Figeac. Cette manifestation s’est déroulée à l’espace François Mitterand et a permis d’accueillir les classes de 3e, 2de et 1re des établissements de Figeac et de la région. La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot présentait les métiers et filières pour accéder aux métiers de la vente, du tourisme et de l’environnement. Au total, ce sont environ quarante jeunes qui ont pu être renseignés sur les secteurs d’activité présentés.

...et au salon Proforma organisé par le CIO à Cahors Le point A de la CCI de Lot était également présent au forum de l’orientation organisé le 6 mars par le Centre d’Information et d’Orientation de Cahors. Cette manifestation s’adressait aux élèves de 3e du bassin de Cahors et de l’Ouest du département, ainsi qu’à leurs parents. Le Point A présentait à cette occasion les métiers de la vente et a renseigné près de 35 jeunes sur les filières de formation existantes, en particulier celles de l’Institut des Forces de Vente.

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L’Institut de Formation par Alternance de la CCI du Lot ouvrira ses portes au public le mercredi 25 avril 2007 de 14h à 18h. Les apprentis actuellement en formation de l’Institut des Forces de Vente et l’équipe pédagogique pourront ainsi transmettre divers renseignements sur le contenu de la formation, informer sur les modalités de l’apprentissage, organiser des mises en situation commerciale, etc. Contact : Andréa POTERIE (Tél. 05 65 20 48 69)

ASSISTANTES COMMERCIALES Une nouvelle promotion du cycle « Assistantes Commerciales » a débuté le 5 mars dernier. Cette formation d’une durée de 540 heures a pour objectif de professionnaliser des collaboratrices chargées d’assister les dirigeants de TPE ou les responsables commerciaux de PME-PMI dans le développement et le suivi de l’activité commerciale de l’entreprise. Les participantes seront disponibles le 28 mai 2007 pour une période pratique d’un mois en entreprise. Contact : Annick MACHABERT (Tél. 05 65 20 48 70)

FORMATION MECANIC VALLÉE Afin de poursuivre l’accompagnement engagé auprès des entreprises de la Mécanic Vallée en matière de développement économique et industriel, et dans le prolongement des cycles de formation organisés pour leurs dirigeants, les Chambres de Commerce et d’Industrie du Lot, de Rodez-Villefranche-Espalion et du Pays de Brive, Tulle et Ussel proposent à compter du mois d’avril 2007 une nouvelle formation intitulée « Adjoint d’entreprise PME-PMI de la Mécanic Vallée ». Contact :Christophe Dussaud (Tél. 05 65 20 48 70)

ENTREPRENDRE 135


FORMATION

FORMATION CONTINUE INTER-ENTREPRISES AVRIL - MAI - JUIN 2007 Formation

Dates

Durée

Lieu

17 et 24 avril

2 jours

Service Formation Emploi, CCI du Lot, Cahors

WORD Perfectionnement

31 mai

1 jour

Service Formation Emploi, CCI du Lot, Cahors

Découverte d’Internet / messagerie Outlook

11 juin

1 jour

Service Formation Emploi, CCI du Lot, Cahors

5 et 12 juin

2 jours

Service Formation Emploi, CCI du Lot, Cahors

à déterminer

2 jours

Service Formation Emploi, CCI du Lot, Cahors

17, 18 et 19 avril

2 jours et

Service Formation Emploi, CCI du Lot, Cahors

25, 26 et 27 avril 22, 23 mai et 8 juin

3 jours

Service Formation Emploi, CCI du Lot, Cahors

7 juin

1 jour

Service Formation Emploi, CCI du Lot, Cahors

à déterminer

3 jours

Figeac Cahors

23 avril

1 jour

Service Formation Emploi, CCI du Lot, Cahors

à déterminer

2 jours

Figeac Cahors

26 avril

journée

Service Formation Emploi, CCI du Lot, Cahors

CACES R389

18, 19 et 20 avril 21, 22 et 23 mai 20, 21 et 22 juin

3 jours

Cahors, Figeac, Gourdon ou Prayssac

CACES R386

14, 15 et 16 mai

3 jours

Cahors, Figeac, Gourdon ou Prayssac

CACES R372

26, 27 et 28 avril 28, 29 et 30 mai 25, 26 et 27 juin

3 jours

Cahors, Figeac, Gourdon ou Prayssac

CACES R390

16, 17 et 18 avril 13, 14 et 15 juin

3 jours

Cahors, Figeac, Gourdon ou Prayssac

EXCEL Initiation

WORD Initiation EXCEL Perfectionnement Auditeur interne en management environnemental Management d’équipe Accueil téléphonique et physique Habilitation électrique du personnel électricien et non-électricien Hygiène alimentaire SST (Sauveteur Secouriste du Travail ) Recyclage SST

Permis C

du 29 mars au 11 avril du 30 avril au 22 mai du 28 mai au 7 juin

Cahors, Figeac, Gourdon ou Prayssac

Permis Ec

du 12 au 25 avril du 30 avril au 15 mai du 14 au 27 juin

Cahors, Figeac, Gourdon ou Prayssac

Permis QS

26 et 27 avril 23 et 24 mai 27 et 28 juin

2 jours

Cahors, Figeac, Gourdon ou Prayssac

Sous réserve des places disponibles.

Pour vous inscrire ou pour toute information complémentaire, contactez-nous au 05 65 20 48 70 ou 05 65 20 48 69 ou par mail :

annick.machabert@lot.cci.fr

M A R S - AV R I L 2 0 0 7

SERVICE FORMATION EMPLOI Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot 107, quai Cavaignac - 46002 Cahors www.lot.cci.fr

05 65 20 48 70

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Centre d’Étude des Langues Pour apprendre, réapprendre ou se perfectionner en langue étrangère, le Centre d’Étude des langues de la CCI du Lot propose une offre de formation multiple en anglais, allemand, chinois, espagnol, italien, japonais, portugais, polonais et russe. Le Centre d’Étude des Langues s’engage à étudier la formule qui correspond le mieux à vos besoins et à vos disponibilités :

cours cours cours cours cours

individuels, collectifs, par téléphone, de conversation téléphonique, spécifiques (langues des affaires, techniques industrielles,…)

Pour tous renseignements : Cathy Gabillard 05 65 20 48 60

e c n a n r e t l a ’ L pourquoi pas vous?

Fonds Social Européen

Le Point A de la CCI au service des entreprises et des jeunes: • vous informe sur l’alternance : contrats de professionnalisation, et d’apprentissage • aide les jeunes dans leur orientation professionnelle, • facilite la mise en relation entre les entreprises et les jeunes • dispose d’une bourse de l’alternance (offres et demandes)

Contactez-nous : CCI Lot - Point A Tél. 05 65 20 48 60 50

ENTREPRENDRE 136


FORMATION

LE BILAN DE COMPÉTENCES

IFV SECTION APPRENTISSAGE

UN ATOUT POUR LE DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES DES ENTREPRISES ET DE LEURS SALARIÉS

Partez gagnants, formez dès octobre 2007 vos futurs commerciaux

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot vient d’être retenue par le conseil d’administration du FONGECIF MIDIPYRENEES pour réaliser des bilans de compétences au titre des années 2007 et 2008. Toute entreprise et tout salarié souhaitant bénéficier de ce dispositif peuvent désormais contacter la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot.

■ Les objectifs du bilan de compétences Pour l'entreprise, le bilan de compétences est un outil de gestion et de valorisation des ressources humaines pour : • mieux organiser la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences • favoriser la gestion des carrières et la mobilité professionnelle. Pour le salarié, le bilan de compétences s’inscrit dans une démarche de mobilité professionnelle et/ou personnelle avec pour objectifs de construire une stratégie de mobilité dans l’entreprise ou dans un autre secteur d’activité, d’aider à structurer une réflexion sur un avenir professionnel, d’accompagner une volonté d’évolution professionnelle, de préparer à la reconnaissance et à la Validation des Acquis de l’Expérience, d’étudier la faisabilité d’un projet professionnel précis et le cas échéant, de décliner ce projet en hypothèses de formation.

■ La réalisation du bilan de compétences Basé sur le volontariat du salarié, le bilan de compétences peut être réalisé dans le cadre d'un congé spécifique ou intégré dans le plan de formation de l'entreprise. La durée moyenne d’un bilan de compétences varie entre 15 et 24 heures réparties sur plusieurs semaines (8 semaines maximum).

■ Le congé de bilan de compétences Le salarié justifiant d'au moins cinq années d'activité salariée, dont 12 mois dans l'entreprise, peut demander une autorisation d'absence d'une durée maximale de 24 heures à son employeur pour réaliser un bilan de compétences. La rémunération du salarié est égale à celle qu'il aurait perçue s'il était resté à son poste de travail (dans la limite de 24 heures). Elle lui est versée par l'employeur, lequel est remboursé par l'organisme collecteur. La réalisation du bilan de compétences est subordonnée à la signature d'une convention par le salarié, l'organisme paritaire agréé au titre du congé individuel de formation (FONGECIF, ou dans certains cas, OPCA de branche) et la CCI du Lot.

■ Le bilan de compétences dans le cadre du plan de formation de l'entreprise Inscrit dans le cadre du plan de formation, le bilan de compétences est réalisé avec le consentement du salarié. La mise en œuvre du bilan fait l'objet d'une convention tripartite signée par l'employeur, le salarié et la CCI du Lot. Le coût du bilan de compétences est à la charge de l'employeur qui peut l’imputer sur son budget « plan de formation ». CONTACT :

CCI du LOT Jérôme SERIER 05 65 20 48 60 jerome.serier@lot.cci.fr

Fongécif Midi-Pyrénées TOULOUSE Tel : 05 62 26 87 87 Fax : 05 62 26 87 81

Vous recherchez des vendeurs ? Avez-vous pensé à l’apprentissage ? La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot vous propose sa section Institut des Forces de Ventes sous statut apprentissage. Son objectif est de former vos futurs vendeurs grâce à un programme particulièrement adapté aux missions actuelles attendues à un poste de commercial.

Rémunération minimale : de 41% à 61% du SMIC

Incitations financières : Exonération des charges, prime à l’embauche, prime à l’effort de formation (suivant les cas).

Public : jeunes de 18 à 25 ans.

Durée : 2 ans (400 heures par an)

Fréquence : Trois semaines par mois dans votre entreprise, au poste de travail ; une semaine par mois en formation à la CCI du Lot. Si cette formule vous intéresse, n’hésitez pas à contacter le service formation de la CCI du LOT au 05 65 20 48 70. E-mail : ccf@lot.cci.fr


CONJONCTURE

A la fin de ce premier trimestre 2007, l’économie départementale a rapidement surmonté la dépression consécutive aux fêtes de fin d’année et retrouvé son bon rythme de croisière. Les saisons et les campagnes, il est vrai, s’imbriquent dans le temps et les unes ne sont pas terminées qu’il faut déjà préparer les autres : les fêtes de Pâques sont là et la saison touristique frappe à la porte mobilisant un pan complet de notre économie, des productions et métiers de bouche aux activités d’accueil, d’hébergement, de loisirs. En ce début d’année, nous avions lié la reprise à la contribution et à la réactivité de trois forces locales : la filière mécaniqueaéronautique, le bâtiment et travaux publics, la consommation des ménages. Elles n’ont pas failli et elles se trouvent toutes trois aux avants postes de notre économie pour la tirer vers le haut et lui conférer le dynamisme que nous avons souvent souligné dans ces colonnes. L’aéronautique régionale, avec le plan de restructuration « Power 8 » d’Airbus fait la une des médias et pourrait inquiéter et déstabiliser nos nombreux sous-traitants locaux. Les faits sont là, les contrats se poursuivent et, dans l’immédiat, le niveau d’activité de ces derniers n’en semble pas significativement affecté. La demande est ferme, plutôt orientée à la hausse par rapport à l’année passée à même époque. Les commandes se renouvellent, les plans de charge sont satisfaisants avec une bonne visibilité à moyen terme, surtout dans l’industrie et la construction. Les capacités de production sont bien utilisées, parfois fortement sollicitées dans quelques secteurs. Les investissements d’amélioration de la productivité et de la sécurité se poursuivent ; quelques autres, capacitaires, plus importants, sont légèrement décalés, échéances électorales obligent. Les recrutements, face à des besoins en hausse, se poursuivent et contribuent progressivement à l’amélioration de la situation de l’emploi. Sur le moyen terme, les prévisions des professionnels sont prudentes mais relativement confiantes quand au maintien d’un niveau d’activité satisfaisant.

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AÉRONAUTIQUE La bonne orientation du secteur aéronautique n’a pas faibli. Les plans de charge pour 2007 sont encourageants et ne marquent pas de signes d’essoufflement. L’agitation médiatique autour du plan de restructuration d’Airbus n’a pas, pour le moment, d’effet négatif significatif sur le niveau d’activité de nos sous-traitants.

MACHINES SPECIALES Les carnets d’ordres sont toujours bien alimentés et assurent une charge de travail satisfaisante pour le court et le moyen terme. Le secteur aéronautique et ses satellites figurent toujours parmi les principaux clients de nos entreprises.

MÉCANIQUE GÉNÉRALE La demande en provenance du secteur aéronautique est active et les besoins de sous-traitance sont toujours à un niveau élevé. Les commandes ne faiblissent pas et, face à des cadences de production soutenues, certaines entreprises recrutent ou prévoient de le faire. Quelques tensions se manifestent sur les approvisionnements en matière de disponibilité et de coût.

CONSTRUCTION ÉLECTRIQUE ET ÉLECTRONIQUE La situation est relativement stable dans ce secteur et ne devrait pas subir de fortes modifications au cours des mois à venir . Les marchés extérieurs viennent en renfort d’une demande intérieure plutôt atone, notamment pour ce qui est du secteur automobile. L’aéronautique et le bâtiment sont toujours des donneurs d’ordres importants pour nos entreprises.

BUREAUX D’ETUDES TECHNIQUES L’activité s’établit à un niveau satisfaisant même si la reprise, après la coupure de fin d’année, n’est pas des plus franches. Au niveau des commandes, surtout pour le long terme, un certain attentisme se manifeste probablement suscité par les échéances électorales à venir.

BÂTIMENT & TRAVAUX PUBLICS Bâtiment Comme le révèle la dernière enquête diligentée par la Fédération Départementale du Bâtiment et des Travaux Publics du Lot l’activité du secteur, en ce début d’année, est toujours bien orientée. Les commandes se renouvellent et le plan de charge des entreprises à 6 mois est relativement consistant. Travaux publics Les carnets de commandes des entreprises des travaux publics sont jugés satisfaisants et comparables à ceux constatés un an auparavant à même époque. Lors de l’enquête de conjoncture de janvier quelques entreprises déclarent disposer d’un plan de charge important en ce début d’année 2007.

TRANSPORTS Transport de marchandises, messageries A un an d’intervalle la stabilité prévaut. Les conditions de rentabilité demeurent précaires et les trésoreries sont tendues. Les prévisions à moyen terme se veulent plutôt optimistes, malgré un contexte difficile, au vu des contacts et des commandes passées. Transports de voyageurs Le niveau d’activité à cette époque de l’année est jugé satisfaisant. Les commandes en cours sont encourageantes et permettent de tabler sur une bonne activité pour ce début de printemps. Le temps, plutôt beau, incite au voyage et motive certains clients pour l’excursion.

BOIS Première transformation (scierie, parquet) L’année 2007 démarre de façon satisfaisante avec des volumes de production et de livraisons plutôt à la hausse. Les capacités de production sont bien utilisées, les commandes se renouvellent et les prévisions sont assez optimistes pour les mois à venir. Deuxième transformation (menuiserie du bâtiment) La demande est toujours soutenue, en relation avec le bon niveau d’activité dans la construction et la rénovation de logements.

ENTREPRENDRE 136


CONJONCTURE

Les carnets de commandes s’étoffent, les moyens de production sont bien utilisés et les fabrications relativement actives.

FILIÈRE VIANDE Exportation de bestiaux L’activité du secteur en cette période de l’année est relativement calme et consacrée à la réactivation des réseaux commerciaux. Le salon de l’agriculture à Paris est en point de mire avec ses présentations remarquables et les nombreux contacts qu’il permet de réaliser. Abattage et négoce de viande Après une fin d’année plutôt dynamique l’activité de la filière viande est assez calme, mais supérieure à celle de l’année précédente à même époque, crise aviaire oblige. La préparation des fêtes de Pâques, toutes proches, est en cours et re-dynamise certains secteurs à commencer par la filière ovine et les productions avicoles. Conserves fines Les professionnels de la filière gras, dans l’ensemble satisfaits de la campagne de fin d’année, reconstituent leurs stocks, préparent les fêtes de Pâques, redonnent du tonus à leur politique de communication. Leur présence au salon de l’agriculture à Paris témoigne de leur volonté de se faire mieux connaître aussi bien du grand public français que des professionnels étrangers ; il y assurent la promotion de la qualité et des compositions des terroirs de Midi Pyrénées.

LAIT ET FROMAGE Lait de vache Les volumes livrés sont relativement stables d’une année sur l’autre et les débouchés assez bien assurés. Les prix à la production, jugés peu rémunérateurs, sont un sujet de préoccupation pour les producteurs. Fromage de chèvre L’appellation « AOC Rocamadour » en est à sa onzième année dans un contexte de vente plutôt bien orienté. Après une fin d’année dynamique les producteurs reconstituent leurs stocks et préparent les expéditions de Pâques.

TRAVAIL DU GRAIN Fabrication d’aliments du bétail La demande est toujours ferme dans un contexte de quasi épuisement des stocks de fourrages et de céréales suite à un été relativement sec. La mise en place des jeunes volailles dans les élevages active les fabrications et les livraisons pour ce secteur. Biscuiterie Ce début de campagne marque un ralentissement saisonnier des fabrications notamment en produits de bouche.

Les préparations glacées reprennent et réactivent la demande en produits meringués qui entrent dans leur composition.

FRUITS ET LEGUMES Stations fruitières Les fruits d’hiver (pommes et kiwis) sont en situation de concurrence sur les linéaires ; la possibilité pour nos entreprises de travailler sur des niches de marchés, aussi bien en France qu’à l’étranger, leur permet de se démarquer d’une trop forte pression. La campagne truffe touche à sa fin et se caractérise par de faibles apports et des prix de marché surévalués. Produits transformés (confitures, avant-produits industriels) La tendance sur le marché des confitures et compotes est à la stabilité d’une année sur l’autre à même époque. La communication, un marketing adapté, des nouveautés, dynamisent les linéaires. Les avant produits industriels poursuivent la reconstitution de leurs stocks et voient leurs livraisons s’activer en préparation de la campagne d’été.

VIN ET BOISSONS Vin de Cahors L’effort individuel des professionnels, doublé d’un effort collectif de structuration et de promotion de la filière, se concrétise peu à peu au niveau des ventes, aussi bien en France qu’à l’international. De nouveaux positionnements et une politique commerciale plus agressive et plus cohérente accompagnent dans le bon sens les efforts de chacun. Eaux embouteillées Les ventes sont stables d’une année sur l’autre à même époque dans un contexte général d’accroissement de la consommation. Des niches existent pour des eaux locales bien « promotionnées » et qui savent intégrer les bons réseaux de distribution.

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CONJONCTURE

CONJONCTURE COMMERCE

janvier 2007 Statistiques nationales

Évolution des chiffres d’affaires en valeur (source : Banque de France) ÉVOLUTION CA EN VALEUR ALIMENTAIRE VIANDE TEXTILE / HABILLEMENT CHAUSSURE MEUBLE APPAREILS ÉLECTROMÉNAGERS ÉLECTRONIQUE grand public QUINCAILLERIE BRICOLAGE LIVRE ET PAPETERIE HORLOGERIE / BIJOUTERIE AUTOMOBILES NEUVES AUTOMOBILES OCCASION ENSEMBLE DU COMMERCE DE DÉTAIL

Janvier 2007 / Janvier 2006 en % 2,9 0,6 3,9 10,9 4,6 4,5 16,6 5,0 8,2 - 1,7 14,7 0,2 - 5,7 4,5

Dans l’ensemble, l’activité commerciale a bien démarré en 2007 et enregistre une hausse sensible sur un an.

Alimentation :

Equipement de la maison :

Autres activités :

Les ventes de produits alimentaires ont bien progressé au mois de janvier 2007. Ce sont les supermarchés (+4,8 %) et les hypermarchés (+2,4 %) qui ont été bénéficiaires. Les commerces traditionnels sont par contre en léger repli par rapport à janvier 2006 (-1,3 %).

Meuble, électroménager, électronique grand public : ventes satisfaisantes en janvier par rapport au même mois de l’an passé.

Bon début d’année pour les commerces de bijoux. Par contre, les commerces de détail de livres et papeterie sont en recul de 1,7 % en janvier 2007.

Bon début d’année également pour les activités de bricolage et de quincaillerie par rapport à janvier 2006.

Début d’année très calme dans le commerce automobile.

Les ventes de produits de boucherie charcuterie sont restées sensiblement au même niveau qu’en janvier 2006. ÉVOLUTION CA en VALEUR

Equipement de la personne : Bon début d’année 2007 pour les commerces d’habillement et de chaussures. Les magasins succursalistes ont enregistré les meilleures progressions. Les soldes d’hiver ont débuté cette année le 10 janvier.

54

ENSEMBLE DU COMMERCE DE DÉTAIL Dont petit commerce (hors automobile) Dont grande distribution

Janvier 2007 / Janvier 2006 EN % + 4,5 + 6,1 + 0,2

Dans l’ensemble, toutes activités confondues, en janvier 2007, le courant d’affaires a davantage progressé dans le petit commerce que dans la grande distribution.

ENTREPRENDRE 136


INDICATEURS

8 000 6 657

6 822 6 199

Jan. Fév. 07

981

1 086

+ 10,7

Occasions

2 256

2 568

+ 13,8

M A R S - AV R I L 2 0 0 7

2004

2003

C’est le montant des investissements déclarés par les entreprises lotoises en 2006. Une augmentation de 4,8% par rapport à 2005 (28,7 millions d’euros)

OFFRES D’EMPLOIS AU 31 DÉCEMBRE 800

2006

368

2004

100

345

2003

200

256

335

2002

300

286

2001

321

570

499

445

500 400

608

576

2005

700 600

2000

C’est la variation triennale de l’indice du coût de la construction au troisième trimestre 2006. 3e trimestre 2003 : 1 203 3e trimestre 2006 : 1 381

MILLIONS D’EUROS

C’est le montant des exportations lotoise en 2006. Une augmentation de 10,5% par rapport à 2005 (202 millions d’euros)

1998

14,80%

autorisés dans le Lot pour l’année 2006. Une augmentation de 20,1 % par rapport à 2005 (1 957)

MILLIONS D’EUROS

1997

C’est le chiffre d’affaires des entreprises lotoise en 2006 déclaré pour l’assujetissement à la TVA. Une augmentation de 4,2% par rapport à 2005 (3,75 milliards d’euros)

C’EST LE NOMBRE DE LOGEMENTS

223 30,1 1996

MILLIARDS D’EUROS

4 064

2 351

Évolution %

2 mois

Neufs

3,91

4 550

1 000

1999

Jan. Fév. 06

4 976

5 187 5 334

IMMATRICULATION DE VÉHICULES 2 mois

4 859

2006

4 681

2001

2 000

1999

3 000

1998

au 31 décembre 2006. Une diminution de 1 % par rapport à décembre 2005

1997

C’EST LE TAUX DE CHÔMAGE

4 000

5 543

2000

5 000

2005

6 000

2002

7 000

1996

7,5%

DEMANDES D’EMPLOIS AU 31 DÉCEMBRE

0

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ENTREPRENDRE 136


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1987-2007 : Les 20 a 1990-1993 : gérer les mutations économiques @@@@@ @@ ?e@@@ @@@@@@ @@ @@ @@@@@@ @@@?e @@ @@ @@e?@@ ?@@@@@ @@ @@@@@@ @@ @@@@@e @@@?e ?e@@@ ?@@@@@ @@@@@@ @@ @@@@@e @@e?@@ @@ ?e@@@ @@@@@@ @@@ @@ @@@ @@@?e @@ ?@@ @@@ @@ @@@@@e @@e?@@ @@@ @@ ?e @@@@@@ @@@ @@ ?e @@ ?@@@@@ @@@@@@ @@e @@@ @@e?@@ @@@ ? @@@ @@e ?@@@ @@@ @@@ @@@@@e ?? ?@@ @@@ ?@@ ?? @@h ?@@ @@h ?@@ ?? @@h ?@@ @@h ?@@ @@h @@h @@@@@@ @@@ ?@@ @@ ?@@@@@ @@@ @@ @@@ @@@ @@@?e ?e@@@ @@ @@@ ?@@ @@ @@@@@@ @@e ?@@ @@ @@@ @@e @@ ?e@@@ @@@@@@ @@@ @@ @@@ @@@?e ?@@ @@ @@@ @@ @@@@@e @@e?@@ @@@ @@ ?e @@@@@@ @@@ ?e @@@ @@@ @@e?@@ ?@@@@@ @@g @@@@@@ @@@@@e @@g @@g @@@?e ?e@@@ @@g ?@@@@@ @@@@@@ @@g @@g @@@@@ @@ ?@@ @@@ @@@@@@

2e

ue q o p é

Tourisme, industrie, commerce ou services : les différents secteurs d’activités de l’économie lotoise abordaient au début des années 90 des évolutions déterminantes, à l’heure où l’Union Européenne accélérait sa montée en puissance.

L’essor du tourisme fluvial (1) L’année 1990 est d’abord marquée par l’arrivée des premiers touristes « fluviaux » sur le Lot. Grâce à la rénovation de treize écluses et à la création d’un quatorzième ouvrage d’art au lieu dit Galessie, la rivière est d’emblée navigable sur 65 kilomètres. La société Blue Line est la première à se « jeter à l’eau » en proposant sept bateaux à la location. Aujourd’hui nommée Crown Blue Line (voir article page 41), la même entreprise dispose d’une flotte de 20 embarcations, ce qui correspond assez justement à la progression du tourisme fluvial

sur le Lot au cours des deux dernières décennies. Pour mémoire, le premier locataire d’un house boat sur la rivière était un ressortissant des Etats-Unis. Aujourd’hui comme en 1990, près de 80% de la clientèle est étrangère.

La progression continue des grandes surfaces (2) Alors que l’essor de la grande distribution faisait débat partout en France, un décret vint modifier en 1992 la loi Royer avec pour objectif d’instituer davantage de transparence dans les décisions d’exten-

sion. Ainsi, le décret instaurait un vote public dans les commissions départementales d’urbanisme commercial (CDUC). Premier témoin des difficultés rencontrées par le commerce traditionnel en milieu rural comme en centre ville, la CCI du Lot s’opposait logiquement aux projets d’extension. De leur côté, les responsables lotois de la grande distribution réaffirmaient que leur développement devenait la seule réponse efficace à l’évasion commerciale vers les départements limitrophes. En 1991, le Lot comptait 35 grandes surfaces alimentaires pour

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1

2

3

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ENTREPRENDRE 136


ans d’Entreprendre une surface de 30 000 mètres carrés. En 2007, les 51 magasins implantés dans le département représenteront ensemble 60 000 mètres carrés.

Industrie et BTP : les locomotives de l’économie lotoise (3) Après deux années de forte croissance du chiffre d’affaires et des résultats nets, en 1989 et 1990, l’économie lotoise marquait le pas en 1991, notamment du fait des difficultés enregistrées dans le commerce de détail. Dans le même temps, la CCI du Lot accompagnait la montée en puissance des secteurs de l’industrie et du bâtiment & travaux publics, respectivement galvanisés par la forte demande générée par Airbus et par la mise en œuvre des grandes infrastructures dans le domaines des transports. RatierFigeac s’impose comme la figure de proue de l’industrie lotoise en inaugurant trois nouveaux ateliers. De 1987 à 1991, l’entreprise a ainsi triplé son chiffre d’affaires.

Par ailleurs, la chambre consulaire renforce ses investissements dans la formation et dans les pépinières de Mercuès, Saint-Céré et Figeac. Signe de ce regain de vitalité, le magazine Entreprendre adopte fin 1991, pour la première fois, la couleur pour ses pages de couverture.

Le Lot gagne l’export (4) Fin 1992, le magazine fête son 50e numéro en présentant le bilan très positif des exportations des entreprises lotoises. Le chiffre d’affaires à l’export était en effet passé de 435 millions de francs (66,5 millions d’euros) à 848 millions (129,3 millions d’euros) entre 1986 et 1991, soit une progression de 95%. Si 30% des exportations étaient alors réalisées par l’industrie mécanique, aéronautique et électrique, le premier exportateur lotois restait de loin l’agriculture et l’agro-alimentaire, avec 62% du chiffre d’affaires. Au niveau des entreprises, le top 5 des exportateurs

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lotois était en 1991, dans l’ordre : Andros, Crassat, Ratier, Boin et MAEC. Le chiffre d’affaires du Lot à l’export était de 202 millions d’euros en 2005, soit une progression de 56% par rapport à 1991.

Les arguments du tourisme lotois (5) Le tourisme s’impose dès la fin des années 80 comme une activité économique à part entière. Les statistiques publiées en 1991 par le magazine Entreprendre sont éloquentes : en quinze ans, le nombre de gîtes ruraux est passé de 70 à 850 dans le département et, chaque été, l’afflux de touristes conduit à un doublement de la population lotoise. Cette évolution est d’abord le fruit des investissements publics et privés. Le nombre de camping progresse de 30% entre 1983 et 1991 et le nombre d’emplacements de 34%. Le Lot sera ainsi un des grands bénéficiaires de l’essor du tourisme « vert ».

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M A R S - AV R I L 2 0 0 7

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