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L’ E S C A L I E R EXTERIEUR, UN DISPOSITIF ARCHITECTURAL DANS LA VILLE Un lieu privilégié du piéton


L’ESCALIER EXTERIEUR, UN DISPOSITIF ARCHITECTURAL DANS LA VILLE Un lieu privilégié du piéton

PROFESSEURS ENCADRANTS DU DIPLOME Adeline (B.) Chifflet (C.), Deletraz (P.) Depollier (G.) Grenier (M.) Putz (D.) Vetorello (J.P.) INTERVENANTS JURY Chapuis (D.) Durand (J.P.)

Mémoire de Master 2 Studio : Les pensées du projet, L’architecture comme discipline Sous la direction de Guy Depollier

TOURNIER Lorène ENSAG 2017-2018


ESCALIER L’étymologie du mot escalier vient du latin scala, et du grec « skalinos », signifiant oblique. En grec « klimax » de « klima », inclinaison. Ainsi l’escalier évoque le mouvement oblique, ascendant ou descendant. En appui sur la terre, la paroi oblique de l’escalier nous invite à la conquête du ciel. L’escalier nous élève vers un bâtiment, une église ou une esplanade. L’escalier sépare et relie, il est l’intervalle, entre l’origine bien établie et l’objectif invisible làhaut, l’aventure inépuisable vers laquelle tend la ligne directrice. L’escalier est un lieu, il est l’intervalle invisible entre passé et futur, rythmant l’instant, chemin métaphorique de la vie, entre derrière et devant. On avance par étapes, on fait escale. Il donne une échelle de mesure de l’espace et du temps. L’escalier est le sentier à l’échelle du pas. Il traverse les courbes de niveaux et nous fait sentir l’ascension. L’escalier définit l’espace, il est à la fois voie, rue, limite, décor, il peut agrandir et amplifier l’espace. Perloff (M.), «Escalier/lien/lieu: questionner la signification symbolique de l’espace public urbain», http://www.michelperloff.com/l_escalier.php


SOMMAIRE


Introduction

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I / L’escalier dans l’histoire de l’architecture 13 21

a ) A travers des archétypes emblématiques b ) A travers la ville de Marseille 1. Histoire 2. Typologie

II / L’escalier en tant que place dans la ville 37 41 45

III / Expérimentation sur l’escalier urbain 51 53 55 57

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a ) Manipulation des dimensions : emprise, dénivelé, profil b ) Différents rapports avec le contexte bâti c ) Manipulation de type établi d ) Manipulation sur un ilôt IV / L’escalier fondamental à Marseille

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a ) Les escaliers touristiques emblématiques à Rome b ) Les escaliers esplanades de Paris c ) Les escaliers monumentaux de Marseille

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a ) Expérimentation sur un site schématisé à Marseille b ) Etude du Roucas Blanc c ) Collage de manipulation sur le site Conclusion Bibliographie

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Référencement photographique Référencement figure

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Figure 2 : Photographie de ThamĂ s (U.) en 2008 Ă  Peschici, Apulia, Italie The journey of life


INTRODUCTION

Pour commencer ce travail de fin d’étude, j’ai choisi dans un premier temps un « thème » d’architecture qui m’intéressait. J’ai alors cherché une récurrence dans mon travail depuis le début de mes études : l’escalier. J’ai traité l’escalier à différentes échelles à travers mon parcours : dans un pavillon d’exposition, dans une maison, dans un aménagement de logements collectifs, dans le paysage, etc… Pour cette dernière année je me suis particulièrement intéressée à l’espace publique dans la ville, et en particulier l’escalier urbain. Sujet complexe et difficile à délimiter, j’ai effectué beaucoup de recherche sur les escaliers extérieurs : escalier-bâtiment, escalier-amphithéâtre, escalier-jardin, escalier-place, pont-escalier, escalier d’eau, tour-escale etc… pour tenter de définir au mieux l’escalier urbain. La réflexion s’est ensuite développée sur l’escalier comme lieu a part entière dans la ville, au même titre qu’une place ou une rue. L’escalier relie et met en évidence ce qui l’entoure, il est une respiration dans la ville. Les expérimentations tentent de développer un tissu urbain fait uniquement d’escalier, il devient alors fondamental. Il est la seule manière d’arpenter la composition pour le piéton. Il s’agit également d’utiliser les différentes particularités analysées lors de mes recherches à travers des situations particulières de l’escalier. L’escalier compose les rues et dessert les logements de manière individuelle, mais il met en relief et amplifie l’effet d’un monument, ou encore met à distance.

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I / L’ESCALIER DANS L’HISTOIRE DE L’ARCHITECTURE

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A) A travers des archétypes de l’escalier d’extérieur B) En particulier dans la ville de Marseille 1. Histoire 2. Typologie


LES ARCHÉTYPES DE L’ESCALIER EXTERIEUR

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Figure 3 : Tournier (L.), 2018, Schémas des archétypes à travers sept typologies : 1) Batiment - Escalier, 2) Escalier - Amphithéâtre, 3) Escalier - Jardin, 4) Escalier - Place, 5) Pont - Escalier, 6) Tour - Escalier

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BATIMENT - ESCALIER L’escalier extérieur constitue le toit de la construction. Il fait corps avec le bâtiment : il est à la fois l’origine relié à la terre et l’arrivée qui s’élève vers le ciel. L’escalier se donne à regarder sans artifice, sans dissimulation. On distingue facilement sa géométrie et son parti formel.

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2.

3.

Figure 4 : Tournier (L.), plan, coupe de la Casa Malaparte, Capri, Italie construit en 1937. Et gravure, 1894, de l’église de l’annunziata à Liparia

4.

5.

4. 6.

Figure 5 : Botta (M.), photographie et plans du site de l’architecte. Cantina Petra, Suvereto, Italie www.botta.ch/it/cantine%20vinicole?idx=2

Par exemple l’escalier de la Casa Malaparte fait référence à un model formel d’un escalier qu’il avait rencontré dans sa vie (figure 2.3.). La référence est creusée dans la pente rocheuse

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qui accède au parvis d’une église, l’église de L’annunziata à Lipari. La forme de l’escalier est évasé vers le haut, les marches sont étroites en bas afin de s’adapter à l’environnement topographique de la roche et s’élargissent au fur et à mesure qu’on s’élève (figure 2.2.).


ESCALIER - AMPHITHÉÂTRE Les premiers théâtres grecs datent des Ve et VIe siècles avant J.C. ; de plan semi-circulaire, ils profitaient d’une déclivité naturelle, auquel s’adossent les gradins. Des escaliers rayonnants desservent les places assises. (figure 4). Le théâtre romain, reprend la forme générale du théâtre grec mais devient un bâtiment urbain, il est formés de portiques et de galeries superposées qui portent les gradins (figure 5).

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2.

Figure 6 : coupe perspective du Théâtre d’Epidaure, en Grece, daté du VI ou IIIe siècle av. J.C. tirée de l’article La Calle Trujillo, 26/06/2012, «Apuntes desenterrados», Una mirada escueta a los origenes del teatro occidental - IIIe partie

3.

4.

Figure 7 : Plan et coupe du Colisée à son état originel, , Rome, italie, 70 - 80 ap J.C. tiré de Jung (I.), 2014, «De l’utilisation d’un archétype traditionnel pour libérer l’espace», Fabriquer et Exploiter l’épaisseur, ENSA Marseille et photographie Tournier (L.), 2015, état actuel du colisée.

5.

6.

Figure 8 : Plan masse de l’auditorium Parco della musica à Rome, construit par Renzo Piano et achevé 2002 et photographie Tournier (L.), 2016, Superposition de l’amphithéâtre exterieur, de la galerie d’accès au salle et la salle de concert au dernier plan.

Dans l’architecture contemporaine, on retrouve une réinterpretation de ces archétypes d’amphithéâtre. Par exemple dans le Parco Della Musica de Rome, Renzo Piano installe

un amphithéâtre extérieur semi-circulaire avec des galeries souterraines qui réservent les différentes salles de concert (figure 6).

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ESCALIER - JARDIN L’escalier est présent dans l’architecture des jardins, il amplifie et met en relief la déambulation et rythme la découverte dynamique du paysage. Il permet de prendre de la hauteur, varier les points de vue, rythmer la marche et provoquer le déplacement. L’usage des escaliers dans les jardins se développent principalement aux XVe et XVIe siècles, au moment des recherches sur la perspective et l’intérêt pour la nature qui donnera naissance à la peinture de paysage (figure 7). Il peut aussi se mêler aux bâtiments qui ornent les jardins (figure 8). Les escaliers mettent alors en scène notre vision de l’espace et du paysage (figure 9).

1.

2.

Figure 9 : Photographie de Baldini (C.), 2015, dans l’article Viaggo nei giardini di Firenze, et Plan du Giardino di Boboli en l’état actuel, Tuscanyadmi, 2017, Florence, Italie

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4.

Figure 10 : Photographies de Andrew (J.), 12/10/2015, «Exploring the Palaces of Lisbon via Pestana Palace» escaliers du Jardin du Palais Marquise Fronteira à Lisbonne, Portugal, construit en 1670,

5.

6.

Figure 11 : Photographie des Jardins de la Fontaine, Nime, France, 1745 dans l’article du site lovely planet, 01/08/2015, «Les plus beaux parcs et jardins de France» et extrait de plan des jardins dans l’article du site botanique jardins et paysages, 03/01/2015 «Michel Corajoud, Christian Liger : deux regards sur un jardin», Réflexions sur les jardins et le paysage

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ESCALIER - PLACE L’escalier joue parfois le rôle de lieu de rencontre. Alors qu’il est un élément d’architecture qui met en mouvement et incite au déplacement, il peut être utilisé pour un moment d’arrêt, de pause. On s’y retrouve, on y reprend son souffle pour continuer l’ascension, on se retourne pour admirer la vue, le temps est suspendu. Il offre une respiration et une mise en scène de la ville.

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2.

3.

4.

Figure 12 : Coupe et plan schématisé de la Cordonata dei Capitolini, Tournier (L.), 2017 et photographie de Mancini (R.), 2012, Scalinata della Basilica Santa Maria in Aracoeli, construite en 1348 par Andreozzi (S.), et photographie d’un site internet publié en 2017, Cordonata de Michel Ange.

5. 1.

7.

6.

8.

Figure 13 : coupes et plans de la Piazza di Spania, à Rome, construit entre 1723 et 1726 par l’architecte Francesco De Sanctus, Italie, éléments tirés de Schwarting (J.M.), 2017, Rome : urban formation and transformation, édition ORO, New York, pp. 168 et photographies de site internet de la ville de Rome, Sovrintendenza capitalina ai beni culturali, «Scalinata di Trinità dei Monti», 2013

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PONT - ESCALIER Dans les villes parcourues d’eau, on trouve des ponts formés d’un double emmarchement qui épouse une forme voutée, permettant ainsi le passage des bateaux jusqu’à une certaine hauteur. Les ponts rythment la promenade de la ville, en montant quelque marches, on surplombe un moment le cours des canaux et leur animation. De plus ils offrent une percée lumineuse dans le tissu urbain des constructions.

Figure 14 : Scan au laser 3D, 2002, Pont «Trepponti» à Comacchio, Italie construit en 1638, état actuel par l’agence Geogrà et plan de Tournier (L.), Ponte di Trepponti, rapport à l’eau et aux bâtiments alentour.

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Figure 15 : photographie de Piemonte (D.), 2010, Ponte della Paglia construit en 1360 et reconstruit en 1854, à Venise, Italie et Impression sur carte, Michelini (G.), Il Ponte della Paglia, Venise, Italie, 1988

3.

Figure 16 : Photographie historique, du site internet l’artnouveau.com, daté d’environ 1900, Le pont des Granges aux Belles sur le Canal St Martin, Paris construit en 1860 et élément graphique d’un site internet Spplit.

Figure 17 : Photographie de Rousselot (D.), 2015, dans l’article Passerelle Solférino, Marc Mimram, Paris 7e, Equerre d’argent 1999 / lauréat, AMC.

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TOUR - ESCALIER Dans l’espace public, la conquête et la maitrise de l’espace passent par la vision large du territoire : tours, donjons, clochers, campaniles, phares, et escalier sont les instruments de cette domination. La tour affirme une suprématie sur l’environnement. Dans les clochers, les phares et les campaniles cet effet de suprématie est accentué par l’effort à fournis pour monter jusqu’au sommet. On retrouve d’ailleurs le nombre de marches sur un panonceau à l’entrée de ces bâtiments.

Figure 18 : plans, coupe et élévation de la Colonne de trajan de Rome, Italie, construit entre 107 et 113, Banister (F.), 1921, A History of Architecture on the Comparative Method, 6e édition New York : Charles Scribner’s Sons, p. 105

Figure 19 : plans, coupe et élévation du Campanile Basilique San Zeno, Verona, Italie, construit en 1178, tirés d’une étude de «projet de restauration et réhabilitation du campanile de l’église de San Zeno», Flavio Carlo Pachera Architecte, Verone

Figure 20 : dessin du Phare des Baleines à L’Ile de Ré, construit en1854. document Montagne (B.), 2010, «Phares et balises», rapport de la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites du 14 décembre 2010.

Figure 21 : élévation de la Tour perret, Grenoble, France, construit en 1925 pour l’exposition de la houille blanche, élément tiré de l’article Figure 22 : « Entretenir, tour observatoire, Grenoble (Isère), Plans d’origine », Observatoire URCAUE Auvergne Rhône-Alpes

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Figure 23 : Tournier (L.), 2017, plan des multiples escaliers, avec le bâtiment et les courbes de niveaux, Le panier, quartier typique de Marseille

Dans la ville de Marseille, on retrouve différentes collines sur lesquels sont implantés des quartiers emblématiques comme le Panier, le Mont Victor, le Vallon des Auffes, le Roucas Blanc ou l’Estaque. On retrouve différents types escaliers : l’escalier rue - rue des moulins (IIe Arr.), l’escalier d’ornementation - les escaliers du «socle» de la Majore (IIe Arr.)... Ils constituent toujours une transition dans la ville, entre deux espaces distingues et différents dans leur ambiance et leur usage - escalier du cours julien (VIe Arr.) , entre un quartier dense et un quartier plus

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résidentiel - montée de la Napoule (VIIe Arr.) ou encore pour mener à un bâtiment emblématique - escaliers de la gare St Charles (VIIe Arr.). Le Panier est un des quartiers le plus ancien de la ville de Marseille, composé comme un village, on y trouve des ruelles étroites, et ombragés. L’ascension se fait à travers une multitude d’escalier du aux pentes raides de la butte. Le quartier est parsemé de lieux culturels et historiques comme la vieille Charité, l’hotel de ville, la maison diamantée etc… Des aérations dans le tissu dense comme la place de Lenche ou la place Lorette offre des lieux typiques et conviviaux au quartier.


À L’ECHELLE DE LA VILLE, ETUDE A MARSEILLE Les villes, le plus souvent, sont nées sur des points stratégiques de communication et proche de l’eau. Leur implantation première s’est faite sur des terrains peu accidentés, au pied des reliefs. Mais leur développement les a conduit à investir, tout autour du noyau d’orignie, des sites plus élevés. Ainsi Marseille a conquis les flancs des monts plus ou moins escarpés qui encadrent la baie et le port. D’une manière générale, le mouvement des escaliers est ascendant : ils permettent de passer d’un centre urbain dense vers des hauteurs plus tranquilles comme le mont de Notre-Dame de la Garde ou vers des quartiers plus spécialisés comme le Roucas Blanc uniquement résidentiel. Ces escaliers développés comme un lien entre le centre urbain et les hauteurs, épousent la topographie du tissu bâti et révèlent la logique de construction des quartiers. Leurs traitements témoignent d’ un savoir-faire de l’aménagement de l’espace public, notamment dans la définition du nivellement : insertion de l’escalier dans la topographie, correspondance des repos intermédiaires avec les rues adjacentes ou les seuils des immeubles, recueil et évacuation des eaux de pluie ou de lavage visible dans les profils des marches.

Figure 24 : Tournier (L.), 2017, carte de topographie de la ville, Marseille, une ville qui s’est développée sur ses hauteurs

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volee saillante

en largeur de rue

VOLEES BORDEES DE PERRES

VOLEES BORDEES DE TERRASSES

volee LATERALE

VOLEE DOUBLE A MONTEES CONVERGENTES

passage

VOLEE A REPOS A RETOUR COMPLET

Figure 25 : Tournier (L.), 2018, schémas des types d’escalier rencontrés à Marseille et reprenant des canons de l’escalier à travers son histoire.

A partir d’une étude faite par l’APUR à Paris, « En marche, les escaliers des rues de Paris » en 2001, j’ai établie une classification typologique à partir de types : volée saillante, volée en largeur de rue, volée dans un passage, volées bordées de perrés, volée bordée de terrasses, volée latérale, volée double à montée convergentes et volée à

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repos à retour complet. Cette étude a été appliquée sur la ville de Marseille. D’autre type existe mais nous pas été trouvé dans la ville de Marseille. La recherche s’est faite à partir de carte donnée par Openstreetmap. org qui signale les escaliers dans les rues de la ville. Et une deuxième recherche par googlemap en streetview qui m’a permis d’établir le type de l’escalier.


CLASSIFICATION TYPOLOGIQUE TYPE Principe commun à une variété de phénomènes. Quatremère de Quincy définie le type comme étant une image à copier ou à imiter tout en étant l’idée d’une règle au modèle. Il se différencie du modèle par sa multiplicité d’interprétation « Le modèle, entendu dans l’exécution pratique de l’art est un objet qu’on doit répéter tel qu’il est ; le type est au contraire un objet d’après lequel chacun peut concevoir les ouvrages qui ne se ressembleraient pas entre eux. Tout est précis et donné dans le modèle ; tout est plus ou moins vague dans le type.» Quatremère de Quincy (A.C.), 1832, Dictionnaire historique d’architecture comprenant dans son plan les notions historiques, descriptives, archéologiques, biographiques, théoriques, didactiques et pratique de cet art, Paris, Librairie Adrien Le Clère. Il s’agit d’une classification typologique selon les types donnés à travers les escaliers de Marseille mis en parallèle avec des escaliers qui font références.

volee saillante

en largeur de rue

passage

bordee de terrasses

bordees de perres

volee double a montees convergentes

volee laterale

volee a repos a retour complet

Figure 26 : Multiples auteurs, photographies des Archétypes des types de la classification

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ESCALIER EN LARGEUR DE RUE

Figure 27 : Tournier (L.), 2018, schéma typologie, volée en largeur de rue

Figure 28 : Photographie de la Montée de Bueren à Liège, Belgique

Pour un faible dénivelé, une ou deux volées suffisent. L’enmarchement donne une impression de sol plié. En l’absence de repos intermédiaire entre les volées il n’y a pas de seuil distribuant des bâtiments. Ceux-ci sont accessibles par les rues des niveaux supérieurs et inférieurs - escaliers du Vallon des Auffes (VIIe Arr.) - impasse de la Salette (VIIe Arr.)... IIe Arrondissement - montée des Accoules, - rue des Moulins, - rue des Repenties, - rue Fonderie Vieille, - rue Michel Salvarelli, - rue Puis Baussenque, - rue Sainte-Françoise, - rue Michel Salvarelli, - rue Puis Baussenque, - rue Sainte-Françoise, - traverse des Cartiers, VIe Arrondissement - impasse Sébastien Casanova, - montée de la Croix, - montée Notre-Dame,

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Figure 29 : Photographie de Studio LS, 2000, la piazza Inferiore della Basilica di San Francesco, Assise, Italie

Pour un dénivelé important, plusieurs volées se succèdent. Si la voie est étroite et longue, elle prend un caractère pittoresque accentué par l’accès aux parcelles riveraines situé au niveau des repos intermédiaires Traverse des Cartiers (IIe Arr.), traverse des Amoureux (VIe Arr.)...

- rue d’Avignon, - rue de la Guinée, - rue des Amoureux, (132-136) - rue Ernest Barbut, - rue Lamartine, - rue Notre-Dame des Anges, - traverse des Amoureux, - traverse du Casse-cou, VIIe Arrondissement - chemin du Souvenir, - boulevard de Tellue (72), - escaliers du Vallon des Auffes, - impasse Blanc, - impasse de la Salette, - impasse des Beaux Yeux, - traverse des Cartiers,


Figure 30 : Photographie de Littlewood (A.) & Newell (K.), 2013 la rue des Moulins, Marseille (IIe Arr.)

Figure 31 : Photographie de Stelma (A.), 2014, la rue saint françoise, Marseille (IIe Arr.)

VIe Arrondissement - impasse Sébastien Casanova, - montée de la Croix, - montée Notre-Dame, - rue d’Avignon, - rue de la Guinée, - rue des Amoureux, (132-136) - rue Ernest Barbut, - rue Lamartine, - rue Notre-Dame des Anges, - traverse des Amoureux, - traverse du Casse-cou, VIIe Arrondissement - chemin du Souvenir, - boulevard de Tellue (72), - escaliers du Vallon des Auffes, - impasse Blanc, - impasse de la Salette, - impasse des Beaux Yeux, - impasses des intimes, - impasse des Ollivary 7e - traverse du Frioul, 7e - impasse du plateau, 7e - impasse Henri, - impasse Loubière, - impasse Marius Durbec, - montée de la batterie,

Figure 32 : Photographie de Phil., 2013 la montée de la Napoule, Marseille (VIIe Arr.)

- montée de la belle vue, - montée des croquants, - montée Gilleux, - montée Montplaisir, - montée du Roubion, - montée de la Napoule, - montée du Plateau, - montée de la batterie, - montée des escaliers, - montée Maldrome, - rue Chaix, - rue Chanot, - rue des Ecoles, - rue du Bois Sacré, - rue Jean-Baptiste de Valbelle, - rue Joinvilles, - rue Malmousque, - rue Marcel Véve, - rue Martin Brignaudy, - rue Massaliote, - rue de Nice, - rue Vendome, - rue Vicher Maurel, - traverse Aubert, - traverse Chabas, - traverse de la fausse monnaie, - traverse des mèches, - traverse du Génie,

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PASSAGE

Figure 33 : Tournier (L.), 2018, schéma typologie, passage

Figure 34 : Photographie Alinari (F.), 1890, Scala Regia de Bernini au Vatican, Rome

- Dans le IIe Arr. on retrouve le passage Lorette - le passage entre le square Protis et la rue Saint-Tomé - le passage entre la rue de la clovisse et la rue St Barbe. Ce type de configuration se retrouve aussi dans le quartier de l’estaque (XVI Arr.) - entre la rue Emile Doria et la traverse du Port de Bouc - entre la rue Pasteur et le boulevard Roger Chieusse - entre la rue Marcel Redelsperger et la montée des Usines

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Figure 35 : Photographie Mildiou, 2006, Passage Lorette, Marseille, (IIe Arr.)


VOLÉES BORDÉES DE PERRES

VOLEES BORDEES DE Figure 36 : Tournier (L.), 2018, schéma typologie, volée bordée de perrés

Figure 37 : photographie Abadie (P.), 1910, le Sacré Coeur, Paris

La configuration la plus fréquente correspond à une volée centrale bordée par deux perrés latéraux d’égale largeur. Mais des variantes sont possibles comme les escaliers du Cours Julien (VIIe Arr.) où l’escalier est composé de trois volées alternée de volées latérales et des volées centrales, ou la montée de l’Oratoire (haut) (VIe Arr.), composé d’un escalier latérales dans la végétation donnant une vue sur la ville. Ie Arrondissement - Montée Ludovic Henri Monnier,

Figure 38 : photographie personnelle, 2017, escalier du cours Julien, Marseille, (VI Arr.)

VIIe Arrondissement - rue Frank Esposito, - rue sauveur Tobelem, XVe Arrondissement - boulevard Bellevue Quartier Verduron, - rue des Ombrelles, XVIe Arrondissement - chemin de la Nerthe, - passage Ferrari, - traverse Jeanette,

IIe Arrondissement - rue de la Clovisse, VIe Arrondissement - boulevard André Aune (haut), - montée de l’Oratoire (haut), - escalier du cours Julien, - rue Paradis, (165-155),

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VOLÉES BORDÉES DE TERRASSES en largeur de rue

VOLEES BORDEES DE Figure 39 : Tournier (L.), 2018, schéma typologie, volée bordée de terrasses

Figure 40 : Massina (M.), 1948, Figure 41 : photographie escalier du château San souci à Postdam, Tavola LVIII, Tecnica

architettura urbanistica delle scale, édition Vallecchi, Florence

Généralement il est composé d’une volée centrale bordée par deux séries de terrasses latérales. Parfois, la configuration est dissymétrique et les volées sont bordées que d’un seul côté. La liaison entre le bâti et les terrasses est un élément à travailler lors d’un projet. Le soubassement peut accentuer ou se fondre dans les terrasses, il est un élément intermédiaire entre la paroi verticale et le pan incliné de l’escalier. Parfois les terrasses peuvent être privées et forment des seuils d’entrées dans des habitations, entre l’espace public et l’escalier.

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Montée Ludovic Henri Monnier, google street view

Cette configuration traduit souvent une cohérence et une simultanéité de conception entre l’escalier et les plans de Rez-dechaussée des immeubles riverains. L’escalier est en fait la voie structurant un lotissement. Quelques exemples illustrent ce principe de configuration au panier : la rue Fortia et la rue Marcel Paul dans le panier (Ie Arr.) - et la rue Henri Tasso et la rue Marchetti vers l’hôtel de ville (IIe Arr.).


VOLÉES SAILLANTES

Figure 42 : Tournier (L.), 2018, schéma typologie, volée saillantte

Figure 43 : photographie, 2015 des escaliers entre la ville basse et la ville haute de Modica, Italie

Figure 44 : Massina (M.), 1948, gravure de la place d’Espagne, à Rome, Tavola XLVI, Tecnica architettura

urbanistica delle scale, édition Vallecchi, Florence

Généralement composée d’une volée centrale, bordée de garde corps et d’un espace entre celui-ci et le contexte bâti. Pour un faible dénivelé, la volées est adosée au plan vertical, et émerge dans l’espace public comme un perron - ... Pour un dénivelé plus important, l’émergence de la volée centrale à un fort impact sur l’espace public. Une interstice se créée entre l’escalier et le bâti alentour créant un espace difficile à entretenir sans fonction vraiment défini - rue Perlet (VIIe Arr.)

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VOLÉES LATERALES

Figure 45 : Tournier (L.), 2018, schéma typologie, volée latérale

Figure 46 : Photographie du site de l’architecte, José Antonio Lapena (M.) et Elias Torees (E.) , 2000 , Escalator du Paseo del Recaredo, Toledo

Cette configuration permet, pour un même dénivelé à franchir, de consommer moins d’emprise au sol dans le linéaire de la rue dans la direction du cheminement que le dispositif dans l’axe de la rue. Cependant cette configuration forme un effet de barrage de la vue par le sens d’implantation des marches, qui met en évidence le plan vertical du dénivelé.

IIe Arrondissement - escalier esplanade de la Tourette, - rue du Château Joly, - rue du vieux Palais, - rue Miradou, VIe Arrondissement - rue Fort du Sanctuaire,

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Figure 47 : photographie de SodiSabi, 2016, escalier menant à l’esplanade de la Tourette, Marseille

L’escalier est alors vu de profil et la pente à gravir est souligné par l’inclinaison des garde-corps. Cette configuration introduit un changement de direction des cheminements au niveau des paliers et des repos. L’implantation des volées donne un profil dissymétrique - rue du Château Joly (IIe Arr.) - rue du Fort du Sanctuaire (VIe Arr.) montée du Souvenir Français (VIIe Arr.)- le chemin des Peintres (XVIe Arr.) VIIe Arrondissement - Avenue Vaudoyer / Quai de la Tourette, - montée du Commandant René Valentin, - montée du Souvenir Français, - rue Charras / rue Robert et Fenelon Guidicelli, - vieux chemins d’endoume, XVIe Arrondissement - le chemin des Peintres,


VOLEES DOUBLES A MONTÉE CONVERGENTES

Figure 48 : Tournier (L.), Figure 49 : Massina (M.), 1948, 2018, schéma typologie, volée gravure antique, Tour de Babel, double à montées convergentes Tavola XXXV, Tecnica architettura

Figure 50 : Photographie de Rava (M.), Scalinata Camilo Poli, Genova

urbanistica delle scale, édition Vallecchi, Florence

Inventaire du type dans les rues de Marseille, aussi complet que possible, dans les limites données par le temps. Il est très probable qu’il y ai des oublis. VIe Arrondissement - montée de l’Oratoire, - rue Breteuil (218), XVe Arrondissement - boulevard Henri Barnier / traverse de la Barre, - chemin de la Madrague / lycée St Exupéry,

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VOLÉES AVEC REPOS À RETOUR COMPLET

Figure 51 : Tournier (L.), 2018, schéma typologie, volée à repors à retour complet

IIe Arrondissement - rue Fontaine neuve, 2e - rue Louis Astouin, 2e VIe Arrondissement - rue Armand Bédarride, 6e - montée Notre-Dame, 6e - rue Madagascar, 6e - rue Pythagore, 6e VIIe Arrondissement - montée de la Napoule, 7e - escalier du Prophète, 7e - impasse Graff, 7e XVIe Arrondissement - impasse Sanguinetti, 16e

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Figure 52 : escalier des voûtes de la Majore, photographie du geste d’or

Figure 53 : Photographie de Phil, avril 2011, impasse Graff, Marseille (VIIe Arr.) dans son article «Roucas Blanc»


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II/ L’ESCALIER EN TANT QUE PLACE DANS LA VILLE 37

A) Les escaliers à travers l’histoire de Rome

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B) L’escalier en tant que lieu de pause à Paris

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C) Les escaliers monumentaux de Marseille


Piazza del Popolo, 1822 Piazza di Spagna, 1725 Porto di Rietta, XIVe S.

Scalinata dei Capitolini, 1549

Figure 54 : Plan de Rome, avec les différentes places emblématiques de son histoire. Schwarting (J.M.), 2017, Rome : urban forma-

tion and transformation, édition ORO, New York. pp-44

TRADUCTION Cordinata : elle désigne communément une rampe. Plus précisément une rue en pente, dont l’emmarchement est constitué de marches de faible hauteur (compris en 8 à 10cm), assimilé à des pas-d’âne, dont le nez de marches est marqué de cordoni, en pierre ou en brique (figure …). Cordoni : élément d’architecture de forme cylindrique ou arrondie en relief sur une surface plane, de fonction décorative (figure …).

Scalinata : Grand escalier formé de larges marches, la plus part du temps pour accéder à un bâtiment important ou emblématique ou à un espace public et de culture (figure …).

Figure 55 : Cordoni, Massina (M.), 1948, Tavola XLVIII, Tecnica architettura urbanistica

delle scale, édition Vallecchi, Florence

36


L’ESCALIER À TRAVERS L’HISTOIRE DE ROME Les sept collines de Rome sont les collines sur lesquelles étaient installées sept tribus indépendantes au VIIIe siècle av J.C : le l’Aventin, le Caelius, le Capitole, l’Esquelin, le Palatin, le Quirinal et le Viminal. C’est au contact de ces sept collines que Rome fut fondée par Romulus et Rémus en -757. La ville s’est ensuite développée sur ces sept collines. Les collines sont des entités autonomes, et monter les escaliers qui y mènent constitue un réel voyage à la découverte de spectacles et d’ambiance très différents de ceux du centre-ville. La Cardonata du Capitole met en scène la place dessiné par Michel Ange, comme un décor de théâtre à travers l’espace délimité par les bâtiments. La scalinata della Trinità Dei Monti est un lieu de rencontre des romains et des touristes. Elle constitue un transition forte entre le quartier animé et commerçant de la place et la tranquillité des jardins de la colline du Quirinal.

CHAMP DE MARS

QUIRINAL VIMINAL CAPITOLE

ESQUELIN

PALATIN

JANICULE

L’AVENTIN CAELIUS

Figure 56 : plan schématique, Tournier (L.), 2015 les septs collines de Rome,

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Figure 57 : Assocation culturelle pour la diffusion du patrimoine historique et artistique, 1602, Plan, facçade, détail d'escalier de l'église

Santa Trinità dei Monti fut construite en 15019, d’architecture gothique, elle est complété au XVIe siècle par un nouveau bâtiment réalisé par Giacomo Della Porta et Carlo Maderno. Entre 1723 et 1726 la

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France fait construire la Scalinata de la place d’Espagne par l’architecte Francesco De Sanctis, de style baroque tardif, il est entièrement revenu de marbre blanc (138 marches).


Figure 58 : Massina (M.), 1948, , Escalier piéton à caractère décoratif, Antique port di rietta sul Tevere, à Rome, Tavola LVIX bis, Tecnica architettura urbanistica delle scale, édition Vallecchi, Florence

Figure 59 : Tournier (L.), 2017, plan de la Cordonata de Michel Ange et de la scalinata di Santa Maria in Aeroli

Le paysage urbain du Capitole est marqué d’escalier. On remarque la différence de registre à travers les escaliers présents avec les différents traitement et temporalité. Par exemple l’escalier de la Santa Maria Araceli est plus raide que la Cordonata de Michel Ange, il demande un effort pour accès à la religion, l’usager s’élève vers le ciel.

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Figure 60 : Tournier (L.), 2019, Coupes schématiques : Piazza di Spagna, Santa Maria della Trinità à Rome et Montmartre, le Sacré-Coeur à Paris.

Dans la ville, l’escalier est un élément de liaison essentiel entre les quartiers, il facilite et accompagne les transitions entre deux espaces différents. A Paris, le passant quitte l’animation des boutiques de Barbès et des grands boulevards, pour gravir l’escalier de la montée du Sacré Coeur, l’ambiance est à la promenade et au repos. La vue s’ouvre sur les toits de Paris.

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Au sommet le Sacré-coeur, monument emblématique de Paris, et le quartier de montmartre, pittoresque et provincial. Ce « rôle  » de l’escalier se retrouve de la même manière avec la piazza di Spagna à Rome, l’escalier fait le lien entre le quartier des boutiques de luxes et le mont de la villa Borghese, lieu de promenade parsemé de bâtiments culturels comme la villa Médicis.


L’ESCALIER EN TANT QUE LIEU DE POSE À PARIS

PLACE et ESCALIER C’est un lieu où se produisent des activités et des événements. L’escalier peut faire office de lieu ou d’une série de lieux. Une ville peut aussi bien être constituée d’un grand nombre d’espaces escaliers tout en étant un lieu en soi. LIEU Ce concept fait référence à la connaissance de l’espace des sociétés, il porte sur le coprésence, la cospatialité. Le concept de lieu se fonde sur l’idée qu’il y a lieu quand au moins deux réalités sont présentes sur le même point d’une étendue. C’est un espace générateur d’identification, un espace singulièrement structuré par des habitudes et des rythmes, ayant une histoire, des pratiques et un devenir. Lévy (J.) et Lussault (M.), 2003, Dictionnaire de la géographie et de l’espace des sociétés, édition Belin

Figure 61 : Tournier (L.), 2017, Relevés d’ambiances : Grande Arche de la Défense, Trocadero, Montée du Sacré-Coeur, Paris

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1.

2.

3.

Figure 62 : Tournier (L.), 2017, Maquettes formelles des escaliers de l’Arche de la Défense, de la montée du Sacré Coeur et du Trocadero.

Les escaliers choisis à Paris présentent différentes caractéristiques : les escaliers du Trocadero (maquette 1) et les escaliers de l’Arche de la Défense (maquette 3) sont en réalité des socles des bâtiments qu’ils desservent contrairement aux escaliers de la montée du Sacré Coeur (maquette 2). Pour les «escaliers socles» (maquette 1 et 3), on remarquera que malgré qu’ils soient des espaces publics investis par toutes types d’usages comme manger, s’arrêter, contempler, jouer, se représenter, danser etc... ils ne sont pas des places à part entière, ils font partis d’un tout indissociable.

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Par ailleurs les escaliers de la montée du Sacré Coeur (maquette 2) sont un espace public et végétalisé permettant la contemplation et la promenade à travers différents dénivelés. On retrouve des escaliers peu pentu en périphérie, à l’ombre des arbres et une montée droite, plus raide, pour monter directement vers la basilique. Ces escaliers sont investis comme du mobilier urbain, on s’y assoit, on glisse, on contemple etc... Le jardin est composé par strates et de même l’escalier offre différentes hauteurs de point de vue sur les toits de Paris.


1.

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3.

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Escaliers du Trocadero

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19.

20.

Escaliers du Sacré Coeur

Escalier de la Défense

Figure 63 : Tournier (L.), 2017, photographies des escaliers de l’Arche de la Défense, de la montée du Sacré Coeur et du Trocadero, Paris

De plus ces escaliers sont dans des matériaux pérennes qu’on retrouve dans le traitement noble de l’espace public. Pour l’arche de la Défense l’architecte a construit en marbres de Carrare comme Michel Ange, malheureusement le marbre blanc absorbé trop l’eau, des travaux de rénovations ont permis le remplacement par du granit. ( et ). On remarquera que le matériau reflète la lumière naturelle (20.), les mains courantes en verre se détachent de l’emmarchement (17.) et permet aussi la descente des eaux pluviales, on retrouve ce traitement le long des murs qui contiennent l’escalier (19. et 16.) On retrouve le même matériau, le granit, pour

les escaliers de l’entrée de l’Opera Bastille, celui-ci est noir et reflète aussi la lumière. Les gardes corps sont en aluminium ( )… A l’inverse les escaliers de la montée du Sacré Coeur sont en béton revenu de ciment, d’un matériau moins noble. (14.;10.). C’est le jeu des perrés qui lui donne sont caractère (11.). Les grandes pentes végétalisées accentue leur dimension (9.). On retrouve un dessin particulier du profil où le perrès est une assise le long de la marche et l’eau ruisselle le long des perrés. (12.)

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Figure 64 : Tournier (L.), 2017, photographie des main courantes et des accès créé en 1983 pour accéder à la galerie de la gare

Figure 65 : Tournier (L.), 2017, Schémas d’implantations de l’escalier de la Gare Saint-Charles avec son contexte bâti.

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LES ESCALIERS MONUMENTAUX À MARSEILLE

L’escalier monumental de la gare Saint Charles a été conçu pour relier la gare à la ville. Haut de 15,5m, il est en pente relativement douce, rythmé par sept paliers. et composé de 104 marches, dont certaines reçoivent des sculptures de dimensions importantes. Inauguré en 1927, il sera modifié en 1983 pour desservir directement le hall de la gare à travers une galerie souterraine. Ces escaliers ne sont pas seulement un lien entre l’esplanade de la gare et le boulevard d’Athènes, mais c’est une place ouverture sur Marseille. Où les voyageurs et les marseillais bénéficient d’une vue exceptionnel sur la ville et la Notre-Dame de la Garde, emblème de la cité phocéenne. Les sculptures qui ornent l’escalier, présentent à la fois l’origine de la ville, son histoire de port et de lien avec les colonies mais ainsi les événements de l’histoire ainsi que ses richesses. C'est un lieu symbolique d'entrée dans la ville.

Figure 66 : photographie de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, 1927, escalier de la gare St Charles, Marseille

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RELEVE DE L'ESCALIER DE LA GARE ST CHARLES

Figure 67 : Tournier (L.), nov 2017, Relevé sur place, dimensions d'enmarchements, nombre de marches, palier, emplacement des statues, volées de marches.

370 35 35

400

35 105

370

35 30

35

Figure 68 : Tournier (L.), nov 2017, Relevé sur place, dimensions de marches, détail, blocs de marbre blanc sur ossature prédisposée

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Figure 69 : Tournier (L.), nov 2017, Relevé et photographie sur place, mise au propre à la main , détail de l'éclairage publique et de la main courant, féeonnerie verte, sous-bassements en béton revêtu de ciment, enmarchement en pierre.

Figure 70 : Tournier (L.), nov 2017, Photographie des ferroneries des mains courantes et rembardes sur la rue dessous, puit de lumière

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5.

4.

3.

2.

1.

0

20

40

m

Figure 71 : Tournier (L.), 2017, plan masse de l’esplanade de l’hôtel de ville à Marseille. 1. ancien hôtel de ville, 2. maison diamantée, 3. pavillon Daniel, 4. église des Accoules, 5. Hôtel Dieu.

La place publique de l’hôtel de ville de Marseille est un escalier-esplanade au coeur du quartier Bargemon, il fait le lien entre l’Hotel-Dieu et les immeubles de Pouillon sur le vieux-port. Franck Hammoutène a réalisé l’extension de l’hôtel de ville sous cette place publique. Cet aménagement met en valeur le patrimoine ancien du quartier : l’hôtel Dieu, la Maison diamantée, le Pavillon Daniel, l’église des Accoules, et l’hôtel de ville. (figure

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65). Le projet est réversible, en surface c’est un espace publique minérale de 20 000m2 qui accueille dans sa sous-face un espace musela pour les expositions municipales, une salle de conseil, des bureaux etc... Pour absorber les bruits de la place, les dalles structurelles sont doublées par des dalles de 10cm d’épaisseur, supportant le revêtement de sol en pierre. Reposant sur des résilient, ces dalles sont désolidarisées des dalles structurelles (figure 66).


0

4

8

m

Figure 72 : Tournier (L.), 2017, coupe sur l’extension de l’hotel de ville, détail de l’enmarchement et de la structure.

Figure 73 : Tournier (L.), 2017, oupe paysagère de la place, environnement bâti de patrimoine culturel, vue sur le Vieux-Port, trait d’union avec l’Hôtel-Dieu.

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50


III / EXPERIMENTATION SUR L’ESCALIER URBAIN 49

A) L’influence du dénivelé sur l’emprise

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B) Les diffférents rapports de l’escalier à son contexte bâti

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C) Manipulation et formation d’un tissu urbain

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D) Manipulation sur un ilôt d’habitats


escalier d’ENTREE DE L’OPERA BASTILLE,

escalier DU TROCADERO, TOUS DE MEME DIMENSION 5SAUF RENNOVATION 2H+G=63,3

33,7

39,5

2H+G=62,5

2,8 2

12

11,5

14,8

uNITeS : CM ECH 1/100

escalier DU TROCADERO, TOUS DE MEME DIMENSION 5SAUF RENNOVATION

escalier D’ENTREE DE LA GRANDE ARCHE DE LA Defense, 2H+G=62,6

31

uNITeS : CM ECH 1/100

35

5,3 4,9

10,5

2H+G=61

13

15,8

uNITeS : CM ECH 1/100

uNITeS : CM ECH 1/100

Figure 74 : Tournier (L.), 2017, Relevé des dimensions d’enmarchement à Paris - Opéra Bastille, escalier d’entrée - Trocadero, escaliers du socle - Grande Arche de la Défense, enscalier du socle.

Les escaliers se référent tous à une règle de proportion, celle de l’homme, avec son corps, son époque, ses pratiques, sa culture, ses rêves et sa vie sociale. C’est pourquoi cette formule n’a pas été la même au cours de l’histoire. Ainsi les recherches sur l’escalier m’ont conduit à découvrir d’autre formule : Celle de Vitruve, 15 av J.C.-, Rome où H 22.9 - 24.7 cm et G 45.7 - 61.0 cm. Ou encore celle d’Alberti, 1452, Italie où H 15.2 - 22.2 cm et G 30.5 - 59.2cm avec des volées de 7 à 9 marches. Et Palladio, 1570, Italie où H 10.2 - 17.5 cm et G 30.5 - 52.6 cm avec des volées de 11 à 13 marches.

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Formules tirées de Koolhaas (R.), Boom (I.), Westcott (J.), 2014, Stair, collection Elements of architecture, édition Marsilio, Venise CONCEPTION La configuration de l’escalier dépend des dimensions de son implantation et du dénivelé associé. La volée peut être considérée comme le module de base, permettant de multiples combinaisons, l’amplitude, le rythme, le nombre, la dimension, la forme, la position dans la pente caractérisent chaque escalier.


L’INFLUENCE DU DÉNIVELLÉ SUR L’EMPRISE

Cette série de manipulation de maquette est une première approche de dimensionnement du projet. Il a été question de déterminer la dimension de l’escalier, c’est-à-dire son dénivelé, sa largeur, son rapport au bâti. Cette manipulation permet de dégager des compositions qui fonctionnent - série (3 et 4) et es compositions qui ne fonctionnent pas - série (1 et 2). Pourquoi ? L’absence de contexte de la série 1 ne permet pas une mise en valeur mutuel du bâti et de l’escalier, dans la série 2 le bâti contient l’escalier mais celui-ci n’est pas assez épais pour exister. Alors que dans les séries 3 et 4, le bâti et l’escalier sont en liens, ils dialoguent de manière différente. Le bâti dessiner une limite visuelle à l’escalier et cadre sa vue, l’escalier se développe entre les deux niveaux de rue et existe en tant que lieu au même titre que le bâtiment. Les dimensions ont été établies à partir de la règle de Blondel : 60 < 2H + G < 64. 1.

2.

3.

4.

Figure 75 : Tournier (L.), 2017, Maquette d’étude sur les dimensionnements de l’escalier par rapport au hauteur de bati, rapport de proportion

53


Figure 76 : Studio Matériel immatériel, maquette Miniature Concrete Homes n°9

La suite de la manipulation continue sur le rapport entre l’escalier et le bâti qui le contient. L’escalier peut-être ornemental, série 1, avec un dessin particulier de sa tranche et un faible dénivelé. La série 2, offre un escalier bordé de terrasses, qui peuvent être habitée dessus (escalier jardiniere dans le Panier) ou dessous (escalier de l’hotel de ville à Marseille), La série 3 travaille sur des ouvertures possibles du bâti, elle offre un décalage qui permet un apport de lumière au bâtiment gauche et une entrée potentielle au bâtiment droit.

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La série 4 s’organise avec une cours d’entrée et la volée est saillante. La cours créée une distance entre l’espace public et l’espace privée représenté par l’ouverture, mais elle pause un problème de vis à vis depuis l’escalier sur le logement. Nous pouvons ainsi envisagé que le bâtiment est composé d’atelier au Rez-de-Chaussée avec une cours végétalisée qui intime et peut etre un lieu d’exposition. La série 5, le bâtiment s’ouvre et amplifie l’escalier, l’entrée au bâtiment se fait par le haut. Enfin la série 6, l’escalier est bordé d’une part d’une pente végétale ou minérale et de l’autre d’un bâtiment. On retrouve ce dispositif dans la Montée de Notre-Dame de la Garde à Marseille.


LES DIFFÉRENTS RAPPORTS AU CONTEXTE BATI

1.

2.

3.

4.

5.

6. Figure 77 : Tournier (L.), 2017, Maquette d’étude sur les dimensionnements de l’escalier par rapport au contexte bâti

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Figure 78 : Umemoto (D.), Maquettes du Soma Cube inventé par Piet Hein en 1933

Le Soma cube est un casse-tête géométrique inventé par Piet Hein en 1933. Il utilise les 7 polycubes concaves composés de moins de 5 cubes unitaires (1 tricube et

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6 tétracubes). Il existe 240 combinaisons possibles permettant de former un cube de 3 unités de côté.


MANIPULATION D’UN TISSU URBAIN TISSU URBAIN, rapport entre l’espace bâti et le milieu urbain. Ensemble des dispositifs spatiaux et distributions spatiales d’un espace. Il comprend le réseau urbain (ville reliées par des axes sur lesquels circulent des flux), l’armature urbaine (desserte et encadrement territorial dévolu à l’ensemble des villes). Il est basé sur une organisation hiérarchique des ville entre elles, sur un maillage plus ou moins serré. Ainsi Denise Pumain emploie-t-elle l’expression « système de villes ». Pumain (D.), 1993, les systèmes de villes, Encyclopédie de Géographie, volume 2, édition Economisa

Figure 79 : Tournier (L.), 2017, Manipulations à partir de maquettes d’études, création d’une place encadrée de bâtiments et d’escaliers descendants et désservants d’autre bâti.

57


A partir de la sErie 2 et 6, vu prEcEdemment :

Figure 80 : Tournier (L.), 2018, Eléments graphiques d’une composition établie à partir des maquettes précedentes. Combinaison de deux types en un type. Composition d’une rue deservant des immeubles. Combinaison de deux types schematisés précedemment. Création d’un espace de terrasses

58

0

3

6

m

vegetalisées (à investir par les habitants), pour intimiser les entrées individuels dans les logements et accentuer la transition entre l’espace public et l’espace privé de l’habitat.


MANIPULATION D’UN ILOT D'HABITAT

Figure 81 : Tournier (L.), 2018, Axonomètrie d’un ilot Système de terrasses en coeur d’ilôt, escalier-rue en périphérie d’ilôt, accès indépendant à chaque logement à des niveaux différents, système de garage en périphérie qui forme des terrases pour la manoeuvre de

la voiture... Différents circulation sont envisagés, la voiture étant sur la périphérie des ilôts l’accès se fait en latérale de la pente, contrairement aux escaliers qui sont des espaces privilégiés du piéton.

+10,40 +10,40

+10,40 +13,76

+17.28

+17.28

+7,04

+13,76

+7,04

+7,04 +10,40

+10,40

+3,52

+3,52 +7,04

+3,52

+3,52

+0,00

+0,00

0

5

+7,04

+0,00

10

m

Figure 82 : Tournier (L.), 2018, Plan toiture d’un ilôt formé de huits habitations et de douze locaux pour des magasins, restaurant... au 1/500

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Figure 83 : Tournier (L.), 2018, axonomètrie d’un ilôt, rue escalier et garage. Travail par strates.

la rue-escalier dessert 3 habitats, composé d'une entrée individuelle avec garage double, d'un salon, cuisine et d'un ensemble de chambre variable. C'est une prémise à une logique d'organisation où l'on distingue les circulations des vehicules avec celles des piétons à travers des escaliers.

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De plus un coeur d'ilôt est formé, et accueille un espace semi-collectif propre aux habitations de l'ilôt composé de aménagement végétal et d'une piscine comme on trouve dans les résidences à Marseille.


+7,04

+6,88

+6,24 +5,60

+4,96 +7,04

+4,32

+3,52 +7,04 +3,36

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+1,44 +3,52

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4

m

+3,52 +3,36 +2,72 +2,08 +1,44 +0,80

Figure 84 : Tournier (L.), 2018, plan de niveau, niveau type, logement mono-orientĂŠ Figure 85 : niveau rez-de-chaussĂŠe, commerce, restaurant.

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IV / L’ESCALIER FONDAMENTAL 63

A) Experimentation sur un site schématisé

65

B) Experimentation sur un site à Marseille


Figure 86 : Tournier (L.), 2017, Maquette d’étude, schématisation d’un site à Marseille, analyse des types bâtis, des vides et posibilité de dispositifs entre escalier et bâti

Figure 87 : Tournier (L.), 2017, Maquette d’étude, schématisation d’un site à Marseille, analyse de la pente, du lien entre les hauteurs de bâti et le dénivelé

Experimentation à partir d’un gabarit de parcelle donné par le contexte bâti. La parcelle et délimitée par un grand mur de soutenement en pierre au sud. La différence de niveau est d’environ 15m. La volonté était de recréer un lien entre deux quartiers de densité différentes à travers un escalier urbain qui puisse être investi comme une place donnant à voir la ville et un monument en son sommet. L’escalier est pensé comme un trait d’union offrant une

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vue sur le Vieux-Port avec au loin la Majore et de deviner, découvrir à un bâtiment culturel en son sommet. Le boulevard est mis à distance de cette place grace a un socle habité de commerces donnant sur le boulevard. Le lien est fait par un escalier monumental comme ceux du socle de la Majore.


EXPERIMENTATIONS SUR SITE Cette maquette représente une situation bâti schématique à Marseille, boulevard de la corderie. On remarque la démarcation entre le centre dense urbain au bord du Vieux-Port, avec un faible dénivelé. Un espace vide non investit. Et une contexte bâti moins dense, plus éparse, représentant du logements semi-collectifs et des maisons individuelles dans une forte pente. Cette maquette m’a permis de mieux comprendre le vide centrale, sa proportion particulière et son rapport à son environnement proche et lointain. Composée de strates, elle permet d’isoler des situations et ainsi de pouvoir amplifier des observations.

Figure 88 : Tournier (L.), 2017, Maquette d’étude, essais de dispositif d’escalier et de bâti pour former un escalier-esplanade et une rue-escalier

Un trait d’union offrant une vue sur le Vieux-Port et au loin la Majore et d’accéder à un bâtiment emblématique en son arrivée. Cette maquette a été réalisée au 1/1000, chaque marche de l’escalier de la maquette représente une hauteur de 1m. Malgré la proportion établie de l’escalier soit juste, le gabarit de la place ne permet pas de faire un escalier esplanade comme espéré. Cette piste a donc été abandonnée. Ce projet n’a pas été abouti car exposé plein nord et ses proportions ne permettent pas de créer une place-escalier.

65


IMPLANTATION Le projet se propose de travailler sur ces différentes « tranches  » de tissu urbain à travers l’escalier. Ce qui l’entoure et sa

manière d’exister sous tout aussi important que ces dimensions, ses matériaux et sa lumière naturelle mais aussi de l’espace public urbain durant la nuit.


EXPERIMENTATION SUR UN SITE À MARSEILLE

Figure 89 : Tournier (L.), 2015, carte schématisée, courbes de niveaux et tracés de pente, mont comportant le quartier du Roucas Blanc et le mont Saint Victor avec la Bonne-Mer en son sommet.

Marseille _ Roucas Blanc Le Roucas-Blanc est un des sept quartiers du VIIe Arrondissement à Marseille. D’une superfine de 44,8 hectares il représente 3 7000 habitants de la population de Marseille. C’est donc un quartier très résidentiel situé sur un mont il offre une magnifique vue sur la mer à différentes hauteurs de point de vue : de la Corniche jusqu’à un mont à une hauteur équivalente de Notre-Dame de la Garde, accessible d’ailleurs en parcourant une nombreuse montée d’escalier. L’implantation permet de reprendre des principes étudiés durant le début de l’année. Comme le fait de créer une transition entre deux ambiances de ville à travers l’escalier. Ici de la place du Prophète en passant par la Corniche en traversant les quartiers résidentiel du Roucas-Blanc jusqu’à arriver à un bâtiment « emblématique » de la ville, aujourd’hui une église se trouve au sommet du mont.

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Figure 90 : Tournier (L.), 2018, carte 1/10 000, Analyse implantation bâti, Roucas Blanc

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Figure 91 : Tournier (L.), 2018, carte 1/10 000, Analyse tissu urbain, Roucas Blanc, tranche d'ĂŠtude.

69


Figure 92 : Tournier (L.), 2018, redessin des escaliers Escher, L'escalier de Penrose

70


CONCLUSION

Nous pouvons observer que les escaliers sont très présents à toutes les échelles : dans le paysage, la ville, le quartier, l’ilot et même l’habitat. Présents partout et pourtant différents à chaque fois. L’escalier se développe sous différentes formes, matériaux, fonctions… Nous pourrons observer que tous les escaliers ne sont pas des lieux remarquables et pourtant on garde le souvenir des escaliers que l’on parcourt quelqu’il soit. A la différence du mur dont l’image première évoque la rigueur, la stabilité et la construction, l’escalier est multiple, il se prête à toutes les inventions formelles et à tous les déploiements spatiaux. Quelles que soient sa fonction, son implantation, sa hauteur, ses matériaux, il entraine toujours celui qui le parcourt dans une aventure, minuscule ou grandiose. Découverte, conquête, exploit, mise en scène, vision, franchissement, élévation ou isolement, autant de mouvement, rythme ou interruption à travers ses escaliers. Lié au corps et à l’homme, l’escalier met en mouvement physiquement et psychiquement. Elément de la composition architecturale, l’escalier se manipule se définit et se dimensionne, il n’est pas adapté à toutes les implantations comme j’ai pu l’observé dans la première expérimentation. Cette première approche théorique montre la richesse et la complexité de la construction d’un escalier.

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Figure 93 : photographie de Habhakk, 2016, Escalier construit par Alvaro Siza entre 1991-1998, Ă Salemi, en Sicile, Italie

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BIBLIOGRAPHIE OUVRAGES Dubois-Petroff (M.P.), 2006, L’escalier, collection Recettes d’architecture, édition Massin, Paris Koolhaas (R.), Boom (I.), Westcott (J.), 2014, Stair, collection Elements of architecture, édition Marsilio, Venise Massina (M.), 1948, Tecnica architettura urbanistica delle scale, édition Vallecchi, Florence Schwarting (J.M.), 2017, Rome : urban formation and transformation, édition ORO, New York. Talamona (M.), 1995, La maison Malaparte, édition Carré, Paris Walter (M.) et Arqué (S.), 2012, L’escalier : un parcours dénivelé, édition Citadelles & Mazenod, Paris ARTICLES DE REVUE El Croquis n°182, 2016, « Viviendas sociales Porto Seguro = Porto Seguro social housing : Sao Paulo, Brasil 2009 2013 », Madrid, p 34-45 ACTES DE COLLOQUE ET SEMINAIRE Association Internationale du développement urbain, Séminaire : La mobilité verticale dans la ville : « Pentes, escaliers, rampes, passerelles, ascenceurs urbains, ascenseurs inclinés, escalators, funiculaires téléphériques », à Lisbonne du 2 au 4 septembre 2013, Atelier Parisien d’Urbanisme, Paris en marche, les escaliers des rues de Paris, étude Janvier 2001, Paris Centre d’études supérieurs de la Renaissance , Colloque : L’escalier dans l’architecture de la Renaissance, à Tours du 22 au 26 mai 1979, édition Picard, Paris, 1985

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RÉFÉRENCEMENTS PHOTOS ET PLAN

BATIMENT - ESCALIER 1. Eléments graphiques personnels 2. Eléments graphiques personnels 3. http://www.botta.ch/it/CANTINE%20VINICOLE?idx=2 4. http://www.botta.ch/it/CANTINE%20VINICOLE?idx=4 5. http://www.botta.ch/it/CANTINE%20VINICOLE?idx=3

ESCALIER - AMPHITHÉÂTRE 1. coupe perspective du Théâtre d’Epidaure, en Grece, 26/06/2012 daté du VI ou IIIe siècle av. J.C. La Calle Trujillo «Apuntes desenterrados», Una mirada escueta a los origenes del teatro occidental - IIIe partie, 2.https://500px.com/photo/236107297/theater-of-epidaurus-by-stefano-roccato?ctx_ page=1&from=user&user_id=4991334 3. Jung (I.), 2014 «De l’utilisation d’un archétype traditionnel pour libérer l’espace», Fabriquer et Exploiter l’épaisseur, ENSA Marseille 4. Photographie personnelle 28/08/2015 5. https://i.pinimg.com/originals/37/3f/18/373f18d5352d8fde2655051b1f0592c9.jpg 6. Photographie personnelle 10/01/2016

ESCALIER - JARDIN 1. https://imgur.com/BkxDLYj 2. https://tuscanyplanet.com/wp-content/uploads/2017/06/Boboli-Gardens-Map.jpg 3. «Exploring the Palaces of Lisbon via Pestana Palace», 12/10/2015, http://www.whatisjameswearing.com/wpcontent/uploads/2015/11/Palacio-Fronteira_3.jpg 4. «Exploring the Palaces of Lisbon via Pestana Palace», 12/10/2015, http://www.whatisjameswearing.com/wpcontent/uploads/2015/11/Palacio-Fronteira_4.jpg 5. «Les plus beaux parcs et jardins de France» 01/08/2015, site internet lovely planet, https://www.lonelyplanet. fr/sites/lonelyplanet/files/jardins_de_la_fontaine.jpg 6. «Michel Corajoud, Christian Liger : deux regards sur un jardin», Réflexions sur les jardins et le paysage, 03/01/2015, http://www.botanique-jardins-paysages.com/jardins-de-la-fontaine-christian-liger-et-michelcorajoud-confrontation-de-deux-regards/

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ESCALIER - PLACE 1. Eléments graphiques personnels produits à partir de Schwarting (J.M.), 2017, Rome : urban formation

and transformation, édition ORO, New York, pp. 115 2. Eléments graphiques personnels produits à partir de Schwarting (J.M.), 2017, Rome : urban formation and transformation, édition ORO, New York, pp. 114 3. Mancini (R.), «Scalinata», 28/02/2012, wikitecnica.com/storia 4.http://static.nanopress.it/r/845X0/www.nanopress.it/wp-content/uploads/2017/05/0_Cordonata_-_ Dioscuri_-_Palazzo_Senatorio.jpg 5. Schwarting (J.M.), 2017, Rome : urban formation and transformation, édition ORO, New York,

pp. 167 6. Schwarting (J.M.), 2017, Rome : urban formation and transformation, édition ORO, New York, pp. 168

7. Site internet de la ville de Rome, Sovrintendenza capitalina ai beni culturali, «Scalinata di Trinità dei Monti», 2013 8. Site internet de la ville de Rome, Sovrintendenza capitalina ai beni culturali, «Scalinata di Trinità dei Monti», 2013

PONT - ESCALIER 11. Scan au laser 3D du Pont «Trepponti» à Comacchio par l’agence Geogrà en préparation d’une restauration. https://www.geogra.it/cms/en1033-comacchio-ferrara.asp 12. Eléments graphiques personnels, réalisés à partir des documents du même site. 13. photographie de Piemonte (D.), Ponte della Paglia, Venise, Italie 14. Impression sur carte, Michelini (G.), Il Ponte della Paglia, Venise, Italie, 1988 15. http://paris1900.lartnouveau.com/paris10/canal_st_martin/le_canal_st_martin_1900 16. Elements graphiques d’un site internet Spplit, la box canal saint-martin, https://spplit.com/boxes/Canal_ Saint_Martin#3 17. Photographie de Rousselot (D.), 09/10/2015, Passerelle Solférino, Marc Mimram, Paris 7e, Equerre d’argent 1999 / lauréat, https://www.amc-archi.com 18. Elements graphiques tirés de l’article de Rousselot (D.), 09/10/2015, Passerelle Solférino, Marc Mimram, Paris 7e, Equerre d’argent 1999 / lauréat, https://www.amc-archi.com

ESCALIER D’EAU 1. Plan général du château et des jardins de Saint Iidefonce, 1725, gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France 2. http://www.russiaviptravel.com/uploads/assets/medium/p-1.jpg 3. http://www.worldfairs.info/paris89/pavillons/bigplantrocadero.jpg 4. http://paris1900.lartnouveau.com/paris16/trocadero/cpa/pcscult.htm

TOUR - ESCALIER 1. Banister (F.), 1921, A History of Architecture on the Comparative Method, 6e édition New York : Charles Scribner’s Sons, p. 105 2. Eléments graphiques tirés d’une étude de «projet de restauration et réhabilitation du campanile de l’église de San Zeno», Flavio Carlo Pachera Architecte, Verone 3. Montagne (B.), 2010, «Phares et balises», rapport de la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites du 14 décembre 2010. 4. « Entretenir, tour observatoire, Grenoble (Isère), Plans d’origine », Observatoire URCAUE Auvergne RhôneAlpes, https://www.archi20-21.fr/edifices/tour-observatoire/etat-d-origine/

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RÉFÉRENCEMENTS DES FIGURES

Figure 1 : Photographie de Scianna (F.) en 1987 à Marpessa in Caltagirone, Sicile, Italie Marpessa Figure 2 : Photographie de Thamàs (U.) en 2008 à Peschici, Apulia, Italie The journey of life

I / L’escalier dans l’histoire de l’architecture

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a ) A travers des archétypes emblématiques

Figure 3 : Tournier (L.), 2018, Schémas des archétypes à travers sept typologies : 1) Batiment - Escalier, 2) Escalier - Amphithéâtre, 3) Escalier - Jardin, 4) Escalier - Place, 5) Pont - Escalier, 6) Tour - Escalier Figure 4 : Tournier (L.), plan, coupe de la Casa Malaparte, Capri, Italie construit en 1937. Et gravure, 1894, de l’église de l’annunziata à Liparia Figure 5 : Botta (M.), photographie et plans du site de l’architecte. Cantina Petra, Suvereto, Italie www.botta.ch/it/cantine%20vinicole?idx=2 Figure 6 : coupe perspective du Théâtre d’Epidaure, en Grece, daté du VI ou IIIe siècle av. J.C. tirée de l’article La Calle Trujillo, 26/06/2012, «Apuntes desenterrados», Una mirada escueta a los origenes del teatro occidental - IIIe partie Figure 7 : Plan et coupe du Colisée à son état originel, , Rome, italie, 70 - 80 ap J.C. tiré de Jung (I.), 2014, «De l’utilisation d’un archétype traditionnel pour libérer l’espace», Fabriquer et Exploiter l’épaisseur, ENSA Marseille et photographie Tournier (L.), 2015, état actuel du colisée. Figure 8 : Plan masse de l’auditorium Parco della musica à Rome, construit par Renzo Piano et achevé 2002 et photographie Tournier (L.), 2016, Superposition de l’amphithéâtre exterieur, de la galerie d’accès au salle et la salle de concert au dernier plan. Figure 9 : Photographie de Baldini (C.), 2015, dans l’article Viaggo nei giardini di Firenze, et Plan du Giardino di Boboli en l’état actuel, Tuscanyadmi, 2017, Florence, Italie Figure 10 : Photographies de Andrew (J.), 12/10/2015, «Exploring the Palaces of Lisbon via Pestana Palace» escaliers du Jardin du Palais Marquise Fronteira à Lisbonne, Portugal, construit en 1670, Figure 11 : Photographie des Jardins de la Fontaine, Nime, France, 1745 dans l’article du site lovely planet, 01/08/2015, «Les plus beaux parcs et jardins de France» et extrait de plan des jardins dans l’article du site botanique jardins et paysages, 03/01/2015 «Michel Corajoud, Christian Liger : deux regards sur un jardin», Réflexions sur les jardins et le paysage Figure 12 : Coupe et plan schématisé de la Cordonata dei Capitolini, Tournier (L.), 2017 et photographie de Mancini (R.), 2012, Scalinata della Basilica Santa Maria in Aracoeli, construite en 1348 par Andreozzi (S.), et photographie d’un site internet publié en 2017, Cordonata de Michel Ange. Figure 13 : coupes et plans de la Piazza di Spania, à Rome, construit entre 1723 et 1726 par l’architecte Francesco De Sanctus, Italie, éléments tirés de Schwarting (J.M.), 2017, Rome : urban formation

and transformation, édition ORO, New York, pp. 168 et photographies de site internet de la ville de Rome, Sovrintendenza capitalina ai beni culturali, «Scalinata di Trinità dei Monti», 2013

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Figure 14 : Scan au laser 3D, 2002, Pont «Trepponti» à Comacchio, Italie construit en 1638, état actuel par l’agence Geogrà et plan de Tournier (L.), Ponte di Trepponti, rapport à l’eau et aux bâtiments alentour. Figure 15 : photographie de Piemonte (D.), 2010, Ponte della Paglia construit en 1360 et reconstruit en 1854, à Venise, Italie et Impression sur carte, Michelini (G.), Il Ponte della Paglia, Venise, Italie, 1988 Figure 16 : Photographie de Rousselot (D.), 2015, dans l’article Passerelle Solférino, Marc Mimram, Paris 7e, Equerre d’argent 1999 / lauréat, AMC. Figure 17 : plans, coupe et élévation de la Colonne de trajan de Rome, Italie, construit entre 107 et 113, Banister (F.), 1921, A History of Architecture on the Comparative Method, 6e édition New York : Charles Scribner’s Sons, p. 105 Figure 18 : plans, coupe et élévation du Campanile Basilique San Zeno, Verona, Italie, construit en 1178, tirés d’une étude de «projet de restauration et réhabilitation du campanile de l’église de San Zeno», Flavio Carlo Pachera Architecte, Verone Figure 19 : dessin du Phare des Baleines à L’Ile de Ré, construit en1854. document Montagne (B.), 2010, «Phares et balises», rapport de la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites du 14 décembre 2010. Figure 20 : élévation de la Tour perret, Grenoble, France, construit en 1925 pour l’exposition de la houille blanche, élément tiré de l’article Figure 21 : « Entretenir, tour observatoire, Grenoble (Isère), Plans d’origine », Observatoire URCAUE Auvergne Rhône-Alpes

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a ) A travers la ville de Marseille 1. Histoire

Figure 22 : Tournier (L.), 2017, plan des multiples escaliers, avec le bâtiment et les courbes de niveaux, Le panier, quartier typique de Marseille Figure 23 : Tournier (L.), 2017, carte de topographie de la ville, Marseille, une ville qui s’est développée sur ses hauteurs Figure 24 : Tournier (L.), 2018, schémas des types d’escalier rencontrés à Marseille et reprenant des canons de l’escalier à travers son histoire. Figure 25 : Multiples auteurs, photographies des Archétypes des types de la classification

2. Typologie Figure 26 : Tournier (L.), 2018, schéma typologie, volée en largeur de rue Figure 27 : Photographie de la Montée de Bueren à Liège, Belgique Figure 28 : Photographie de Studio LS, 2000, la piazza Inferiore della Basilica di San Francesco, Assise, Italie Figure 29 : Photographie de Littlewood (A.) & Newell (K.), 2013 la rue des Moulins, Marseille (IIe Arr.) Figure 30 : Photographie de Stelma (A.), 2014, la rue saint françoise, Marseille (IIe Arr.) Figure 31 : Photographie de Phil., 2013 la montée de la Napoule, Marseille (VIIe Arr.) Figure 32 : Tournier (L.), 2018, schéma typologie, passage Figure 33 : Photographie Alinari (F.), 1890, Scala Regia de Bernini au Vatican, Rome Figure 34 : Photographie Mildiou, 2006, Passage Lorette, Marseille, (IIe Arr.) Figure 35 : Tournier (L.), 2018, schéma typologie, volée bordée de perrés Figure 36 : photographie Abadie (P.), 1910, le Sacré Coeur, Paris Figure 37 : photographie personnelle, 2017, escalier du cours Julien, Marseille, (VI Arr.)

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Figure 38 : Tournier (L.), 2018, schéma typologie, volée bordée de terrasses Figure 39 : Massina (M.), 1948, escalier du château San souci à Postdam, Tavola LVIII, Tecnica architettura

urbanistica delle scale, édition Vallecchi, Florence Figure 40 : photographie Montée Ludovic Henri Monnier, google street view Figure 41 : Tournier (L.), 2018, schéma typologie, volée saillantte Figure 42 : photographie, 2015 des escaliers entre la ville basse et la ville haute de Modica, Italie Figure 43 : Massina (M.), 1948, gravure de la place d’Espagne, à Rome, Tavola XLVI, Tecnica architettura

urbanistica delle scale, édition Vallecchi, Florence Figure 44 : Tournier (L.), 2018, schéma typologie, volée latérale Figure 45 : Photographie du site de l’architecte, José Antonio Lapena (M.) et Elias Torees (E.) , 2000 , Escalator du Paseo del Recaredo, Toledo Figure 46 : photographie de SodiSabi, 2016, escalier menant à l’esplanade de la Tourette, Marseille Figure 47 : Tournier (L.), 2018, schéma typologie, volée double à montées convergentes Figure 48 : Massina (M.), 1948, gravure antique, Tour de Babel, Tavola XXXV, Tecnica architettura urba-

nistica delle scale, édition Vallecchi, Florence Figure 49 : Photographie de Rava (M.), Scalinata Camilo Poli, Genova Figure 50 : Tournier (L.), 2018, schéma typologie, volée à repors à retour complet Figure 51 : escalier des voûtes de la Majore, photographie du geste d’or Figure 52 : Photographie de Phil, avril 2011, impasse Graff, Marseille (VIIe Arr.) dans son article «Roucas Blanc»

II / L’escalier en tant que place dans la ville p37

p34

a ) Les escaliers touristiques emblématiques à Rome

Figure 53 : plan schématique, Tournier (L.), 2015 les septs collines de Rome, Figure 54 : Plan de Rome, avec les différentes places emblématiques de son histoire. Schwarting (J.M.), 2017,

Rome : urban formation and transformation, édition ORO, New York. pp-44 Figure 55 : Cordoni, Massina (M.), 1948, Tavola XLVIII, Tecnica architettura urbanistica delle scale,

édition Vallecchi, Florence Figure 56 : Assocation culturelle pour la diffusion du patrimoine historique et artistique, 1602, Plan, facçade, détail d'escalier de l'église Figure 57 : Massina (M.), 1948, , Escalier piéton à caractère décoratif, Antique port di rietta sul Tevere, à Rome, Tavola LVIX bis, Tecnica architettura urbanistica delle scale, édition Vallecchi, Florence Figure 58 : Tournier (L.), 2017, plan de la Cordonata de Michel Ange et de la scalinata di Santa Maria in Aeroli

p39

b ) Les escaliers esplanades de Paris

Figure 59 : Tournier (L.), 2019, Coupes schématiques : Piazza di Spagna, Santa Maria della Trinità à Rome et Montmartre, le Sacré-Coeur à Paris. Figure 60 : Tournier (L.), 2017, Relevés d’ambiances : Grande Arche de la Défense, Trocadero, Montée du Sacré-Coeur, ParisTournier (L.), 2017, Maquettes formelles des escaliers de l’Arche de la Défense, de la montée du Sacré Coeur et du Trocadero.

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Figure 61 : Tournier (L.), 2017, photographies des escaliers de l’Arche de la Défense, de la montée du Sacré Coeur et du Trocadero, Paris

p43

c ) Les escaliers monumentaux de Marseille

Figure 62 : Tournier (L.), 2017, photographie des main courantes et des accès créé en 1983 pour accéder à la galerie de la gare Figure 63 : Tournier (L.), 2017, Schémas d’implantations de l’escalier de la Gare Saint-Charles avec son contexte bâti. Figure 64 : photographie de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, 1927, escalier de la gare St Charles, Marseille Figure 65 : Tournier (L.), nov 2017, Relevé sur place, dimensions d'enmarchements, nombre de marches, palier, emplacement des statues, volées de marches. Figure 66 : Tournier (L.), nov 2017, Relevé sur place, dimensions de marches, détail, blocs de marbre blanc sur ossature prédisposée Figure 67 : Tournier (L.), nov 2017, Relevé et photographie sur place, mise au propre à la main , détail de l'éclairage publique et de la main courant, féeonnerie verte, sous-bassements en béton revêtu de ciment, enmarchement en pierre. Figure 68 : Tournier (L.), nov 2017, Photographie des ferroneries des mains courantes et rembardes sur la rue dessous, puit de lumière Figure 69 : Tournier (L.), 2017, plan masse de l’esplanade de l’hôtel de ville à Marseille. 1. ancien hôtel de ville, 2. maison diamantée, 3. pavillon Daniel, 4. église des Accoules, 5. Hôtel Dieu. Figure 70 : Tournier (L.), 2017, coupe sur l’extension de l’hotel de ville, détail de l’enmarchement et de la structure.

III / Expérimentation sur l’escalier urbain p49

p46

a ) Manipulation des dimensions : emprise, dénivelé, alentour

Figure 71 : Tournier (L.), 2017, Relevé des dimensions d’enmarchement à Paris - Opéra Bastille, escalier d’entrée - Trocadero, escaliers du socle - Grande Arche de la Défense, enscalier du socle. Figure 72 : Tournier (L.), 2017, Maquette d’étude sur les dimensionnements de l’escalier par rapport au hauteur de bati, rapport de proportion

p51

b ) Expérimentation du contexte bâti et son rapport direct

Figure 73 : Studio Matériel immatériel, maquette Miniature Concrete Homes n°9 Figure 74 : Tournier (L.), 2017, Maquette d’étude sur les dimensionnements de l’escalier par rapport au contexte bâti

81


p53

c ) Manipulation d'un tissu urbain, par collage

Figure 94 : Umemoto (D.), Maquettes du Soma Cube inventé par Piet Hein en 1933 Figure 95 : Tournier (L.), 2017, Manipulations à partir de maquettes d’études, création d’une place encadrée de bâtiments et d’escaliers descendants et désservants d’autre bâti.

p55

c ) Manipulation d'un ilôt d'habitat et de commerces

Figure 75 : Tournier (L.), 2018, Eléments graphiques d’une composition établie à partir des maquettes précedentes. Combinaison de deux types en un type. Figure 76 : Tournier (L.), 2018, axonomètrie d’un ilôt, rue escalier et garage. Travail par strates. Figure 77 : Tournier (L.), 2018, Plan toiture d’un ilôt formé de huits habitations et de douze locaux pour des magasins, restaurant... au 1/500 Figure 78 : Tournier (L.), 2018, Axonomètrie d’un ilot Figure 79 : Tournier (L.), 2018, plan de niveau, niveau type, logement mono-orienténiveau rez-de-chaussée, commerce, restaurant.

IV / L’escalier fondamental à Marseille p63

p60

a ) Expérimentation sur un site schématisé à Marseille

Figure 80 : Tournier (L.), 2017, Maquette d’étude, schématisation d’un site à Marseille, analyse de la pente, du lien entre les hauteurs de bâti et le dénivelé Figure 81 : Tournier (L.), 2017, Maquette d’étude, schématisation d’un site à Marseille, analyse des types bâtis, des vides et posibilité de dispositifs entre escalier et bâti Figure 82 : Tournier (L.), 2017, Maquette d’étude, essais de dispositif d’escalier et de bâti pour former un escalier-esplanade et une rue-escalier

p65

b ) Etude du Roucas Blanc

Figure 83 : Tournier (L.), 2015, carte schématisée, courbes de niveaux et tracés de pente, mont comportant le quartier du Roucas Blanc et le mont Saint Victor avec la Bonne-Mer en son sommet. Figure 84 : Tournier (L.), 2018, carte 1/10 000, Analyse implantation bâti, Roucas Blanc Figure 85 : Tournier (L.), 2018, carte 1/10 000, Analyse tissu urbain, Roucas Blanc, tranche d'étude.

Figure 86 : Tournier (L.), 2018, redessin des escaliers Escher, L'escalier de Penrose Figure 87 : photographie de Habhakk, 2016, Escalier construit par Alvaro Siza entre 1991-1998, à Salemi, en Sicile, Italie

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TOURNIER Lorène ENSAG 2017-2018

Profile for Lorène TOURNIER

L'escalier urbain, un lieu privilégié du piéton dans la ville  

L'escalier urbain, un lieu privilégié du piéton dans la ville  

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