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Le FC Sarrebourg en 32e de finale de la Coupe de France en 1999 contre Rouen

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Samedi. Les médias normands.

Pause café.

ROUEN

SPECIAL COUPE

En directe d

2

Vendredi. Les joueurs en route pour Rouen.

Arrivée à Rouen.

Lundi 25 janvier 1999

Sarrebourg

SPECIAL

IAL COUPE SPECCOUPE

la tête haute

Une tragédie dans la patrie de Corneille. Un penalty assassin sifflé à quelques minutes des tirs aux buts. Et un héros, Dariusz Szeja, en état de grâce sur la pelouse du stade Robert-Diochon, qui a, à de nombreuses reprises, retardé l’échéance. Le Football Club de Sarrebourg a rendu les armes samedi soir, à Rouen, après une partie épique. Devant près de 4 000 spectateurs, dont plus de 200 Sarrebourgeois, l’équipe alignée par Olivier Frœmer a livré une partie pleine de courage et de volonté face à une formation d’expérience et de qualité. Mais l’abnégation des Mosellans n’a pas suffi. Les Lorrains sortent de la Coupe de France la tête haute. ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■

LE FILM DU MATCH

Le traditionnel échange de fanions entre les deux capitaines. Hervé Blum pour le FCS et Marc Leduc pour l’OGR. Nous sommes à quelques minutes du coup d’envoi. Le capitaine sarrebourgeois remet à son homologue un ballon en cristal spécialement fabriqué pour le match.

Ça y est, on est dans le vif du sujet. Le stade Robert-Diochon et ses quelque 4 000 spectateurs — dont plus de 200 Sarrebourgeois — mettent une ambiance digne des plus belles heures de la Coupe de France. Les joueurs d’Olivier Frœmer (ici Pascal Jacquel) vont offrir une résistance héroïque à des Rouennais très entreprenants pendant tout le temps réglementaire.

90 minutes n’auront pas suffi aux deux équipes pour se départager. Le score est toujours vierge. M. Launey rappelle les formations pour une petite pause avant les prolongations. Le kinésithérapeute lorrain en profite pour s’occuper des mollets et des cuisses du FCS qui ont été soumis à rude épreuve…

Le rêve du FC Sarrebourg vient de s’envoler avec le penalty sifflé par l’homme en noir à la 117e et transformé par Deletang. Dur, très dur à encaisser… « Momo » Ketlas, Hervé Roche et Roland Gendarme et vont saluer leurs supporters, exemplaires tout au long des 120 minutes, avant de reprendre le chemin des vestiaires. La déception est immense.

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Avec les honneurs

Une « BA » pour la « B » Si l’équipe première est sous les feux des projecteurs, l’équipe B n’en est pas pour autant oubliée par Olivier Frœmer et les dirigeants du FC Sarrebourg. Avant de rejoindre le stade Robert-Diochon à Rouen, les réservistes ont ainsi eu droit à une visite du Stade de France. Avec tous les souvenirs qui s’y rattachent… En plus, le club a décidé de leur remettre un jeu complet de l’équipement de ces 32es de finale de la Coupe de France. Une bonne action en direction des footballeurs de l’équipe B. Mais surtout une beau mouvement collectif.

Textes : Paul-Marie PERNET Photos : Bruno ESTRADE. En collaboration avec Emmanuel UROZ (textes) et Laurent MAMI (photos).

Les joueurs du FC Sarrebourg peuvent être fiers. Face à une équipe de Rouen de niveau « National », leur courage et leur solidarité ont été extraordinaires.

C

’est l’histoire de seize Les Sarrebourgeois repartent mecs qui ont tout donné. donc vaincus, mais avec la tête Tout ce qu’ils avaient haute, n’ayant rien à se reprodans le ventre et dans les cher. Oser plus ? Ils n’en posséjambes. Luttant avec leurs daient pas les moyens. Ressortir armes, le cœur et l’amitié, ils proprement les ballons ? Les ont résisté tant bien que mal anciens pro ne le leur permetaux assauts répétés taient pas. de leurs adverAlors après le saires. Epuisés, ils match et cette fin si couraient pour les Luttant avec leurs cruelle, le coup a copains, pour les armes, le cœur et été dur à encaisser, gens venus les sou- l’amitié, ils ont résisté mais les sourires tenir en dépit du tant bien que mal aux ont vite repris le long trajet, pour les dessus sur les assauts répétés de couleurs de la larmes. Façade leurs adversaires. ville… et pour eux. pour les uns, il est Pour se prouver vrai. Que ce sontqu’ils n’ont pas de ils dit après la balimites quand l’honneur est en taille ? « On a pas besoin de se jeu. Et si, à la fin, leurs genoux parler » lâchait l’entraîneur à touchaient l’herbe, si leurs yeux la sortie des vestiaires. Ils étaient embués, ils ont pu regar- avaient tout dit avant : der leurs vainqueurs droit dans « Soyons des guerriers ! » Ils les yeux, serrer les "paluches" l’ont été, valeureux, vaincus, fièrement. Fiers d’eux, à raison. fiers. Rouen était trop fort, et Si le taureau est tombé, il a en- l’arbitre ne voulait pas décider core ses oreilles pour entendre de quel côté se joueraient les les félicitations de tous. tirs aux buts…

« Un groupe très soudé » • Olivier Frœmer (entraîneur du FCS) : « Ce soir, j’avais des guerriers sur le terrain. C’est dommage d’être éliminé sur une décision d’arbitrage, et difficile à accepter pour les joueurs. On a joué avec nos armes, et avec la chance qu’on avait ce soir, on gagnait aux penaltys… Mes joueurs ont fait un exploit. On possède un groupe très soudé ». • Peter Wagter (défenseur FCS) : « On est triste de perdre à trois minutes de la fin. Sur l’action, le joueur plonge ! On a fait preuve d’agressivité et de combativité. C’est dur ! » • Gérald Weltz (Milieu du FCS) : « Rouen méritait de gagner. On était bien en place, avec un grand Darek (Szeja). A dix pendant les prolongations, on peut repartir la tête haute. Maintenant, c’est le championnat ». • Detauh Guede (Attaquant FCS) : « Je m’attendais à ce type de match. Le milieu de terrain n’a pu me ravitailler car, en face, ils jouaient très bien. Je suis tombé sur un très grand stoppeur ». • Serge Fabien (Défenseur FCS) : « On est passé par toutes les émotions ce soir. C’est

Olivier Frœmer : « J’avais des guerriers sur le terrain. C’est dommage d’être éliminé sur une décision d’arbitrage ». le football ! » • Ludovic Husser (Attaquant FCS) : « Sur l’action du penalty, le joueur se fait luimême le croc-en-jambe et m’embarque avec lui. Il a bien joué le coup. C’est dur de perdre comme ça ».


… mise en pratique.

En direct

SPECIAL COUPE de

La théorie…

Sucres lents pour l’effort. SPECIAL

IAL COUPE SPECCOUPE

Lundi 25 janvier 1999

« Robert-Diochon ». Stress et concen-

3e

3

Décidément, les Sarrebourgeois n’en finissent plus de jouer les prolongations. Le club house a connu une fois de plus l’affluence des grands jours. Après le pressing sur le téléphone, pour réserver les précieux sésames normands, c’était à un marquage sévère des joueurs du FCS que les supporters se sont adonnés, hier matin. Des moments que seul le sport est capable de procurer.

Foule sentimentale Regards, sourires, souvent sans rien dire. Une foule sentimentale, une communion dans un seul et même but : partager. Jouer collectif, en langage footballistique. Difficile cependant de se réveiller après un tel week-end. Difficile de reprendre le rythme du quotidien. Difficile simplement de se quitter. Ces maudits « Diables rouges » ont brisé le rêve de toute une région. « Il va falloir gérer l’après-Coupe de France » confiait en aparté un dirigeant. A défaut de prolongations, le championnat n’est-il pas un excellent… prolongement de cette aventure historique ?

La tactique gagnante des dirigeants du FCS

MI-TEMPS

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Christian Blondel, qui avale son p’tit déj’, regrette « comme tout le monde cette fin tragique » mais préfère garder comme souvenir de ces 32es de finale de la Coupe de France « la joie d’une groupe et plus largement de toute une région ». L’avis d’un habitué du stade municipal qui continuera de suivre ses favoris.

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Entre les bus, les écharpes, les programmes, les petits déjeuners et la réservation de l’hôtel des joueurs, le FC Sarrebourg a montré un sens de la tactique et de l’organisation sans faille.

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240 240, c’est le nombre de petits déjeuners préparés hier matin pour le retour des héros de Normandie. Les joueurs du Football Club de Sarrebourg, les dirigeants ainsi que les nombreux supporters ont ainsi prolongé cette formidable aventure au club-house jusque près de 10 heures. Est-il besoin de dire que l’on y a fait et refait le match ? Inutile aussi de préciser qu’après les émotions vécues la veille au soir, le menu préparé par le club a été un véritable succès. Les prolongations et le retour dans les cars, la nuit, ont ouvert les appétits des petits et des grands. Et le menu composé de café, brioche, beurre et confiture, n’a laissé personne sur la touche.

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du jour

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R

oland Nosal, vice-président du FCS, savoure son café. Presque 9 heures, hier matin, au club house. Soulagé comme toute l’équipe dirigeante avec à sa tête JeanJacques Morin, fier du parcours des leurs sur et en dehors du terrain. « C’est une grosse satisfaction pour nous » confirment-ils, pas peu fiers d’avoir déplacé les foules en Normandie. Gérer une équipe de plus de 200 individualités demandent de l’organisation. Et un sens de la rigueur prononcé. De multiples réunions de travail pour désigner des responsables de cars, pour distribuer les billets, pour déterminer l’emploi du temps. Rien a été laissé au hasard. Résultat ? La tactique du club mosellan a été payante. Et gagnante à tous points de vue. Sur le terrain et dans les vestiaires. Les protégés d’Olivier Frœmer, arrivés la veille du match, ont vécu le temps d’un week end au rythme des professionnels. Tout le monde en redemande. A quand le prochain périple ?

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C

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hiffre

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Sarrebourg-Rouen-Sarrebourg : les supporters ont voyagé en première classe grâce au Football Club de Sarrebourg.

Le

ROUEN

Un débarquement en Normandie

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Une équipe n’est rien sans ses supporters. Samedi, le douzième homme du Football Club de Sarrebourg a répondu une fois de plus présent. A l’appel des sirènes de la Coupe de France.

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Il joue en attaque à Abreschviller. Martial Michel, presque 12 ans, a particulièrement été impressionné par les joueurs rouennais. « Ils sont très forts » même si ce jeune supporter, qui n’a pas ménagé ses encouragements trouve le penalty «très sévère ».

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’est qu’il faut en avoir du souffle pour utiliser ce genre d’ustensile. Avec près 4 000 spectateurs, il faut savoir faire entendre sa voix. Et surtout savoir se faire reconnaître. Alors rien de tel qu’un mégaphone pour hurler ses slogans à son équipe favorite. « Et ils sont où ? Et ils sont où ? Et ils sont où les Rouennais ? » Ou encore : « Allez Sarrebourg, allez, allez, allez… » Le stade Robert-Diochon n’a certes plus sa réputation d’antan. Les Beltramini, Bensoussan, Buisine ou Monczuk avaient samedi soir pour noms Yazmadjian, Rognard, Cottet et Moreira. La division 1 hier, la CFA 2 aujourd’hui. Mais une lutte, un combat âpre et difficile que le douzième homme des « bleu et blanc » a livré avec volonté et couDans l’enfer des « diables rouges », le mégaphone n’était pas de trop rage. Des supporters lorrains qui ont été d’impecpour se faire entendre des « bleu et blanc ». cables ambassadeurs de la région.

Gilbert Betti est « heureux d’avoir participé à un événement rare ». « On leur a opposé une résistance féroce mais on malheureusement cédé sur un penalty. C’est dommage ». S’il est déçu ? Il retient surtout la « bonne ambiance du périple en Normandie » et la « formidable aventure du FCS ».

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Jacqueline Heiny n’a qu’un mot pour qualifier la soirée de samedi : « parfaite ». Jusqu’à cette « maudite 117e minute ». « J’étais déjà du voyage à Ay » confie-telle en avalant son café. « L’ambiance était excellente dans les bus. Les supporters sont formidables. Mais on aurait tant aimé jouer contre Marseille ». Peut-être l’année prochaine…

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Gaston Jacobi, président du supporter-club du FC Metz, n’en est pas moins un fan du FCS. « Les Sarrebourgeois ont magnifiquement représenté la région : sur le terrain et dans les tribunes ». Pour lui, les joueurs ont vraiment disputé « le match de leur vie ». En plus, le report du match des Grenats pour cause de brouillard lui a permis hier après-midi d’assister à leur qualification hier aprèsmidi, à Saint-Symphorien, contre les Girondins de Bordeaux.

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EXEMPLAIRES

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Le sacré numéro des portables

Ils ont donné de la voix. Et essayé par tous les moyens de montrer la voie à leurs favoris. Les supporters sarrebourgeois n’ont pas été effrayés par les quelque 650 km de bus jusqu’en Normandie. Pas plus que par les « Diables Rouges » et leurs centaines de fans. Tous les moyens étaient bons pour se faire entendre, la trompette pour sonner le rappel des troupes mais aussi les banderoles et les slogans, parfois en patois, pour encourager les joueurs mosellans. Une belle victoire dans les tribunes, en tout cas.

Le bonheur, c’est simple comme un coup de fil. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les téléphones portables ont tourné à plein régime tout le week end entre la Moselle et la Normandie. Les dirigeants et les joueurs sur place dès vendredi soir ont pu de cette manière connaître quasiment minute par minute l’évolution, samedi, des bus de supporters. Une bonne manière aussi de ne pas lâcher d’un « crampon » la formation d’Olivier Frœmer dont chacun des faits et gestes étaient suivis à distance. De la composition de l’équipe à la nouvelle coupe de Pileggi en passant l’assistance routière dans Rouen pour retrouver le stade Robert-Diochon. Une chance, en tout cas, de ne plus se retrouver hors jeu. En jouant la ligne.


0818

Spor ts

B*

FOOTBALL

en bref

A la deux, à la Troyes… TROYES - MONTPELLIER : 2-1 Stade de l’Aube. Mi-temps : 10. Temps : frais et brumeux. Spectateurs : 8 085. Arbitre : M. Batta. Buts : Troyes : Tomczyk (4), F. Silvestre (50 csc) ; Montpellier : Maoulida (89). Les Troyens marquaient d’entrée, sur une ouverture de Rivenet pour Tomczyk, qui venait battre le gardien Cassard de près à l’issue d’une course de 25 mètres (4e). Les rares répliques venaient de Thimothèe, sur son aile gauche, mais, à la pause, le gardien troyen Weber n’avait pratiquement eu aucun tir montpelliérain à stopper. Au contraire, Troyes creusait

l’écart dès le début de la seconde période, sur une balle récupérée en milieu de terrain par Rivenet pour Tomczyk, dont le centre était malencontreusement détourné dans son but par le défenseur montpelliérain Franck Silvestre. Cassard, pris à contre-pied, ne pouvait rien (50). Il fallait l’entrée en jeu de l’attaquant international Espoirs Maoulida pour que Montpellier se montre enfin dangereux. Son premier était bien capté par Weber (74). Le deuxième était le bon. Mais Troyes résistait jusqu’au bout.

Paris FC pêche le gros PARIS FC - LORIENT : 1-0 Stade Charléty. Mi-temps : 0-0. Temps : couvert. Spectateurs : 3000. Arbitre : M. Anton. But pour le Paris FC : Bruno (79). Avertissement au Paris FC : Bruno (7) Bien qu’ils se soient offerts quelques occasions en première période à l’instar de ce coup franc de Pédron trop écrasé (6), les Lorientais atteignaient la pause sans avoir trouvé le chemin du but. De son côté, Paris ne déméritait pas. Ainsi, dès la première minute, les Parisiens, par Soler, marquaient un but justement refusé pour un hors jeu, avant d’exercer durant 45 minutes un pressing constant. En seconde période, Lorient ne parvenait pas à trouver la faille. Au contraire, Malheiro, entré juste en jeu, adressait un centre au point de penalty et Bruno d’un tir rasant inscrivait le but de la qualification pour les Parisiens.

Les cloches sonnent pour Roland Nicod

de

Saint-Etienne, une grosse pointure de D2 (1-0). Nicod aura été le grand homme du match. Malgré une belle organisation et une nette domination, les Toulousains se heurtaient sans cesse au gardien jurassien et à sa défense. La séance des tirs au but allait consacrer Nicod. Tous les joueurs de champ ayant tiré, le gardien jurassien inscrivait son tir au but avant d’arrêter celui de son homologue toulousain Philippe Schuth.

ARMENTIERES - LENS : 2-5 A.P. LENS. — (Armentières, qui recevait, avait choisi de jouer au stade Félix-Bollaert de Lens). Mi-temps : 2-2. Fin du temps réglementaire 2-2. Spectateurs : 15 245. Arbitre : M. Kalt. Buts : pour Armentières : Maniez (3, 40) ; pour Lens : Eloi (2), Foé (21), Moreira (96, 119), Smicer (105). Avertissements : à Armentières : Leroy (90) ; à Lens : Ismaël (105)

Sarrebourg est tombé avec les honneurs face à Grand Rouen, victime d’un pénalty assassin à trois minutes de la fin de la prolongation. Szeja avait longtemps retardé l’échéance. La sanction n’en n’est que plus cruelle.

Sarrebourg: grosse frustration O

n comprend vite quelle sera la physionomie du match. Pour Rouen qui presse, Sarrebourg recroquevillé qui défend bec et ongles. D’entrée de jeu les Rouennais imposent leur jeu fluide dans un 3-5-2 qui leur permet de trouver des intervalles très gênants pour leur adversaire. Si la première occasion est sarrebourgeoise par le biais de Gamond sur coup franc (1ère), le reste n’est plus qu’une domination sans partage des Rouennais. Martin décale ainsi Deletang dont le centre trouve la tête de Moreira. Idéalement servi celui-ci place la tête audessus (8e). Au quart d’heure, Cottet se retrouve seul aux quinze mètres, pivote mais frappe au-dessus. La menace se presse. Dans la foulée, à la 21e, sur un corner, Cottet voit sa reprise contrée. Puis sur coup franc, il place son ballon au-dessus de la transversale (25e). Mais la plus belle occasion échoue à Droesch. Sur un centre parfait de Moreira venu de la droite, le meneur de jeu rouennais place un missile de la tête. Premier miracle de la soirée de Szeja qui

plonge et sort le ballon (31e). Droesch, encore lui, va alors se distinguer sur deux coups francs consécutifs, mais il trouvera Szeja très inspiré. La dernière occasion échoue à Moreira qui dévisse sa frappe.

La barre sauve Szeja Le match repart sur le même rythme en seconde période. La pression s’accentue et on assiste à une attaque-défense dantesque. Pourtant, c’est Sarrebourg qui s’offre encore une fois la première occasion avec une bonne balle en profondeur de Roche pour Jacquel. Yazmadjian s’interpose (48e). Puis Moreira place une frappe plongeante de peu à côté (52e). Sur le contre, Guede ose une frappe lointaine qui manque de surprendre Rouen. Mais dès lors commence un siège des buts sarrebourgeois avec pour débuter une volée sensationnelle de Deletang (57e) qui rase le montant droit de Szeja. S’ensuit une frappe puis une autre de Cottet (60e et 70e). Les deux au-dessus. Droesch s’y met sur coup franc, directement sur Szeja (74e). Puis à la 75e, sur un centre en retrait de Mo-

reira. La balle est contrée et atterrit sur le dessous de la transversale avant d’être dégagée en catastrophe par Hussong. Sarrebourg casse le jeu et Rouen s’épuise à dominer aussi vainement. Mais à la 86e, c’est encore Szeja qui nous gratifie d’un arrêt-réflexe venu d’ailleurs. Sur un corner, une tête à bout portant est sortie de la lucarne. On en arrive aux prolongations. Rouen est atterré. La prolongation est du même tonneau que le match avec encore une domination sans partage des Rouennais. Mais la fatigue les empêche de se procurer des occasions très franches. Pourtant, avec la sortie sur blessure de leur capitaine BLum, les Sarrebourgeois jouent et tiennent le coup à dix. On approche des tirs au but. La deuxième mi-temps des prolongations sera fatale aux Sarrebourgeois. Sur un penalty très généreusement accordé à la 117e, Szeja doit s’incliner sur le tir de Deletang. C’est une fin cruelle pour le FC Sarrebourg, mais logique au vu du match. Emmanuel UROZ.

Stade Robert Diochon. Fin du temps réglementaire 0-0. Bon terrain. Temps frais. Le but pour Rouen : Deletang (117e sur penalty). 4 000 spetateurs environ. Arbitre M. Launey. Avertissements à Rouen : Droesch (114e) ; à Sarrebourg : Hussong (4e), Wagter (60e), Guede (89e), Jacquel (117e). LES EQUIPES : Sarrebourg : Szeja, Wagter, Hussong, Fabien, Blum, Gamond, Weltz, Roche, Guede, Jacquel, Pileggi. Remplaçants Husser, Litscher, Grosse, Kubler, Ketlas. Rouen : Yazmadjian, Martin, Lerefait, Bohokel, Rognard, Leduc, Cottet, Deletang, Moreira, Droesch, Larue, Duthuit, Calatraba, Ratsimpazasy, Monteilh, Duchon.

HAGUENAU - BLENOD : 6-0 Mi-temps : 3-0. Temps froid. Epais brouillard à partir de la 70e. Terrain gras. Arbitre M. Giancatarina. 102 spectateurs payants. Buts Haguenau : Dorn (6e, 30e sur penalty et 49e), Bey (45e) Bauer (55e), Barbier (81e). La première action de Blénod vers le but alsacien se situait à la 16e minute de jeu, Diagne se démenait en vain à la pointe de l’attaque en compagnie de Girardin mais leur action était trop timide pour inquiéter la défense alsacienne. Le seul tir au but digne de ce nom fut l’œuvre de Scaccia (29e), mais la balle frôla la barre transversale. Haguenau avait déjà porté son avance à 3-0. Dès la 6e, Dorn s’échappa sur la gauche et profita du manque d’agressivité de son défenseur pour ouvrir la marque 1-0. A la 28e, Hollard, le gardien de Blénod sauva dans les pieds de Bey. A la 30e, sur un centre de Bey, l’arbitre sanctionna une petite poussette d’un défenseur de Blénod, d’un penalty qui surprit tout le monde y compris les joueurs de Haguenau. Dorn porta la marque à 2-0. Ce n’était pas fini, puisqu’à la 45e, servi en profondeur par Bauer, Bey s’échappa sur la gauche, prit son défenseur de vitesse et inscrivit le 3-0 sans opposition sérieuse. On attendait une réaction de Blénod en deuxième mitemps. Mais dès la reprise, une grossière mésentente de la défense centrale des visiteurs permit à Dorn de marquer son troisième but. Nouvelle bévue d’un défenseur à la 55e, nouveau but de Haguenau par Bauer ! A 20 minutes de la fin, un épais brouillard enveloppa le terrain. On devina quelques arrêts de Hollard sur des corners mais ne put éviter le 6ème but inscrit par Barbier à la 81e… LES EQUIPES : Haguenau : Jund, Jérôme, Offner, Dally (Werle 63e), Knobloch, Brengel, Bey, Frumholz, Dorn, Muller (Heit 68e), Bauer (Barbier 74e). Blénod : Hollard, Schmitt, Bourgatte, Franceschi, Talotte, Roge, Singeot, Louis, Girardin, Scaccia (Scherer 67e), Diagne.

Sarrebourg est passé très près d’un retentissant exploit

Le bon point à Forbach Au vu du match, les Forbachois auraient mérité mieux que ce résultat nul de Forbach pour faire quelques essais ; quant à Forbach, sa situation l’oblige à faire un résultat. Après le fameux quart d’heure d’observation, qui les a vu gâcher de belles opportunités pour cause de hors jeu, c’est un coup franc puissant mais non cadré de Vairelles qui ouvrait le bal des occasions. Réponse du berger à la bergère par Micciche pour Nadhamou, un peu court (21e). Les Mosellans n’avaient pas eu le temps d’apprécier. Dos Santos commettait l’irréparable dans les pieds de Florentin qui se faisait justice lui-même (1-0, 22e). Nancy ouvrait ainsi le score un peu contre le cours du jeu. Forbach avait la meilleure des réactions. En une minute, Micciche puis Zimny et Martinez avaient la possibilité d’égaliser. Ce qui devait arri-

asvel - sluc en pro a

Une classe d’écart

de l’inusable Micciche qui trouvait Nadhamou. Ce dernier ajustait tranquillement Levaux (1-1, 42e). Dos Santos devra juste avant la pause partir à l’horizontale pour sauver son camp sur une tête de Florentin. A la reprise, la bataille en milieu restait vive et c’était tout juste si Dos Santos sourcillait sur une frappe d’Oliseh (53e). De son côté, Levaux était plus inquiété, voir fébrile sur les balles aériennes. Il désertait ses buts de manière in-

pour l’équipe au chardon, Vairelles ou Bachtobji étaient là pour écarter le danger. Forbach dominait la fin de rencontre face aux jeunes Nancéiens, obtenant de nombreux corners mal négociés. Dans les derniers instants, Marcilly cafouillait un ballon sur Levaux. Dipoko, entré depuis quelques secondes et qui traînait par là, était repris par le même Marcilly qui se rachètait de son erreur. Forbach pouvait avoir de regrets…

NANCY - FORBACH 1-1 Stade Picot II. Mi-temps 1-1. Arbitre M. Lecoq. Buts : Nancy : Florentin (22e sur penalty) ; Forbach : Nadhamou (42e). Avertissements : Nancy : Jefferson (73e), Florentin (92e) ; Forbach : Bracigliano (45e), Merten (64e). Remplacements : Nancy : Traoré par Nicaise (68e) ; Forbach : Martinez par Custos (46e), Nadhamou par Dipoko (89e).

K

eith Hill dans les tribunes, casquette vissée sur le crâne et veste sur les épaules. Mauvaise surprise pour le SLUC qui se privait finalement des services de son Américain, insuffisamment remis. Comme souvent, les Lorrains ne pouvaient défendre intégralement leurs chances chez un cador. Reste que Nancy tenait la dragée haute à l’ASVEL en ce début de match étincelant. Sonko faisait mousser Villeurbanne mais les hommes d’Olivier Veyrat ne lâchaient pas prise : deux coups de patte de Lewis et une grosse présence de Markannen offraient des garanties aux Meurthe-et-Mosellans (88). Lion ayant décidé de faire parler la poudre (dunk et shoot longue portée), Sy se remémorant son rôle essentiel devant Levallois, le SLUC prenait cette fois ses aises, ce qui constituait une délicieuse suprise (8-15). Une prise de pouvoir dénuée de contestation en dépit des gestes précis de Rudd et d’un retour dû à un excellent passage de Pluvy. Les Lorrains manoeuvraient le plus souvent en tête dans cette première mi-temps (55 % d’adresse), s’octroyant notamment une série irrésistible à trois points : Lawrence, Markannen et Cérase (21-26). Avant le détour aux vestiaires, les débats s’équilibraient, le SLUC tentant de négocier au mieux des rotations obligatoirement réduites. Le collectif tournait toujours rond répondant du tac au tac à l’impressionnant dispositif villeurbannais. L’esprit d’entreprise de Lion derrière sa ligne permettait aux Lorrains d’accuser un écart minimum à la pause (43-40).

Le moteur Henrie

Le brouillard a empêché hier soir le match de CFA 2 Thionville-L’Hôpital de se jouer. C’est par conséquent aujourd’hui à 15 heures que les deux équipes en découdront au stade de Guentrange.

Fulham, le club londonien de troisième division entraîné par Kevin Keegan, a créé la première surprise du quatrième tour de de la Cup, en éliminant (20) Aston Villa, coleader du championnat d’Angleterre. Fulham a marqué ses deux buts en première mi-temps, par Morgan et Hayward. Aston Villa, privé de deux de ses attaquants vedettes, Dion Dublin, blessé, et Stan Collymore, en conflit avec son entraîneur John Gregory, n’a jamais pu trouver la clé de la défense de Fulham. L’équipe de Keegan, a ainsi éliminé son deuxième club de Premier League en deux tours, après Southampton (1-0) au 3e tour.

BASKET

Nancy n’affichait pas complet à Villeurbanne et cela s’est vu. Sans Keith Hill, les Lorrains n’ont pu inquiéter une ASVEL au profil conquérant (87-66). ancy profite de la venue ver, arriva par l’intermédiaire considérée mais heureusement Séance de rattrapage mardi contre Limoges.

Thionville - L’Hôpital aujourd’hui à 15 heures

Aston Villa sorti !

Les tirades de Guede au pays de Corneille

Paul-Marie PERNET.

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ne réponse de Normand à Rouen : le débarquement des Sarrebourgeois commence bien. « Mais il est hors jeu, vot’ numéro 9 » assène un supporter local. P’t’être ben qu’oui... A peine trois minutes de jeu, pour la première fois du match, Detauh Guede, le n°9 du Fc Sarrebourg, va plonger. Et tenter de fausser compagnie à son garde du corps, Gustave Bohoken. Stade Robert-Diochon. Il est un peu plus de 20 heures. Début du premier acte des 32es de finale de la Coupe de France. Première tirade entre les deux hommes. On se juge, on se jauge. Bien sûr, Laurent Roussey fait maintenant banquette à la place de Robert Vicot, Marc Leduc a enfilé le brassard de capitaine de Jean-François Beltramini. Deux dépôts de bilan ont mis hors jeu le Football club Grand Rouen. Une véritable tragédie au pays de Corneille. La division 1 ne rime plus qu’avec les souvenirs. Et l’Olympique du Grand Rouen-nouvelle appellation depuis 1997-donne aujourd’hui la réplique en CFA 2.

Les Michel Bensoussan, Jean-Luc Buisine et Didier Monczuk ou Christophe Horlaville, nouvelle recrue du FC Metz, ont maintenant pour noms Vincent Yazmadjian, Philippe Rognard, Christophe Cottet ou Rogerio Moreira. Mais le combat n’en est pas plus facile pour autant. La domination est normande mais la réussite sarrebourgeoise. Guede, lui, attend son heure qui viendra. Ou ne viendra pas. Normandie, quand tu nous tiens. Un appel, deux appels dans l’espace. Le one man show est périlleux. Surtout quand dans l’ombre des projecteurs, votre défenseur vous coupe tous vos effets. A peine quinze minutes d’entracte, sans son garde du corps, que le sifflet de l’arbitre, M. Launey, rappelle déjà les acteurs en scène. Début de second acte prometteur avec, au bout de dix minutes de jeu, la première occasion réelle du joker sarrebourgeois. Laissé pour une fois libre de tous mouvements, il tente sa chance à une trentaine de mètres de la cage rouennaise. Un coup d’épée dans l’eau sur les terres de Jeanne la Pucelle. Metteur en scène, Olivier Froemer se fait alors souffleur pour encourager son fer de lance à provoquer, toujours et encore. Le n°9 sait aussi faire jouer ses partenaires. Illustration à moins d’un quart d’heure de la fin de la rencontre où il attire la défense pour démarquer Pascal Jacquel. Sans succès. A force de buter sur la défense, à force de courir dans le vide, Guede perd son calme. Et hérite d’une carton jaune pour protestation. Il reste quatre minutes à jouer. Le rideau tombe. Le duo Guede-Bohoken va jouer les prolongations.

cfa 2

La déroute

18

32es de finale

GRAND ROUEN.......... 1 SARREBOURG ... 0 a.p.

JURA SUD - TOULOUSE : 1-1 A.P. Jura Sud qualifié aux tab (8-7) Lons-le-Saunier. 0-0 à la fin du temps réglementaire.Spectateurs : 4500. Arbitre : M. Ledentu. Buts : pour Jura Sud : Martenat (97) ; pour Toulouse : Lauwers (115). Avertissements à Jura Sud : Peuget (21), Janod (23), Corvino (85) ; à Toulouse : Lauwers (25), Moreau (83). Grâce à leur gardien de but, Roland Nicod, les Jurassiens ont réalisé un nouvel exploit après avoir sorti au tour précédent

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coupe france

Dimanche 24 janvier 1999

Maître des airs, Forbach peut désormais croire en des jours meilleurs

Avec un Henrie des plus beaux instants, Villeurbanne tapait un grand coup : 8 points en un temps éclair permettaient au prétendant au titre de se détacher (53-42). Une avance appréciable pour une ASVEL redevenue maîtresse du parquet. Lewis effaçait une partie de ce handicap d’un tir lointain (57-51) mais le plus éprouvant était à venir pour capt’ain Derrick et ses amis. La leçon d’Euroligue avait été retenue par les Rhôdaniens. Ils s’appliquaient à détruire toute velléité nancéienne en maintenant une avance avoisinant les dix unités. Rudd en remettait une couche au moment où les Lorrains osaient un rapproché si bien que la course poursuite prenait des allures de vain effort (67-56). La maîtrise était la propriété de l’équipe disposant du maximum d’atouts. Ce qui permettait à l’ASVEL d’augmenter son capital. Une nouvelle fois, le SLUC (à peine 26 points en deuxième période) payait cher l’absence d’un des joueurs majeurs. ∆ SLUC - Limoges Mardi 20 h palais des sports de Gentilly

Ismaila Sy et les Nancéiens manquaient de moyens pour inquiéter l’ASVEL.

VILLEURBANNE - NANCY : 87-66 Astroballe. Mi-temps : 43-40. Spectateurs : 3 868. Arbitres : M. Vauthier et Mlle Julien VILLEURBANNE : 32 paniers (dont 8 sur 22 à trois points) sur 61 tirs. 15 lancers francs sur 19 tentés. 20 fautes personnelles. Un joueur sorti : Palmer (39e). Marqueurs : Rudd (6), Sonko (9), Amet (2), Pluvy (15), Percevault (2), Digbeu (9), Bloem (13), Henrie (19), Palmer (12) NANCY : 20 paniers (dont 9 sur 25 à trois points) sur 51 tirs. 17 lancers francs sur 21 tentés. 22 fautes personnelles. Un joueur sorti : Markkanen (38e). Marqueurs : Robinson (7), Sy (4), Lion (9), Cerase (6), Markkannen (15), Lewis (12), Lawrence (13).


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Le FC Sarrebourg en 32e de finale de la Coupe de France en 1999 contre Rouen by Le Republicain Lorrain Documentation - Issuu