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Spectacle Nipaimianan

Fêtera ses 15 ans!

Trois-rivières : Fondation Je marche vers mon avenir p-7 Mani-uTenaM : Première édition Colloque Pakatakan p-8 MonTréal : sortie du film Tia et Piujuq p-26


EN BREF

SORTIE DU LIVRE JEUNESSE MOKATEK ET L’ÉTOILE DISPARUE Les Éditions Hannenorak ont publié le premier livre jeunesse du dramaturge malécite Dave Jenniss intitulé Mokatek et l’étoile disparue le 27 novembre 2018.

Description Pour le petit Mokatek, compter les étoiles pour s’endormir chaque soir est un réel plaisir. Depuis la disparition de sa mère sous les eaux de la rivière, il aime raconter ses journées à celle qui brille le plus dans le ciel, sa boussole qui, de là-haut, le protège : l’étoile du Nord. Un soir de pleine lune, l’étoile du Nord disparaît. C’est alors le début d’un voyage initiatique pour retrouver l’astre brillant et pour découvrir la force et le courage qu’il porte à l’intérieur de lui. Une quête vers lui-même, vers ses origines, qui sera guidée par l’esprit des sons et des animaux.

L’auteur Né d’une mère québécoise et d’un père malécite, Dave Jenniss se distingue comme auteur de théâtre depuis 2008, avec ses textes d'une vérité touchante aux racines autochtones. Récipiendaire de plusieurs bourses de création individuelles, il a pu mettre sur papier Wulustek (Dramaturges Éditeurs, 2011), Le tambour du temps et Ktahkomiq. Il a aussi écrit Toqaq mecime puwhite / Delphine rêve toujours, une fabuleuse histoire pour le jeune public sur la reconquête du tambour sacré. Depuis 2008, il se fait remarquer par son écriture pour le théâtre, grâce à des textes d’une touchante vérité, nourris par ses racines autochtones. Par la suite, il créait sa première pièce pour la petite enfance, Mokatek et l’étoile disparue, ainsi que sa première pièce pour jeune public intitulée Delphine rêve toujours. Kthakomiq, sa dernière création pour grand public, réunit cette fois-ci le théâtre et la danse. Dave Jenniss est directeur artistique du théâtre Ondinnok de Montréal

(N° ISSN Bibliothèque Nationale du Canada : Imprimé : Innuvelle ISSN 2561-1275 Électronique : Innuvelle ISSN 2561-1283)

Directeur général : Normand Ambroise rédactrice en chef : Suzanne Régis

Journalistes : Suzanne Régis, Joannie Gill, Joyce Dominique Collaborateurs : Arthur Fontaine, Laurence Lainé (TAQ), Eve Bastien (CEPN), Joannie Caron (RCAAQ) Correctrice : Michèle Bergeron

Crédit photo (page couverture) : Roger Vachon infographie : Linda Renaud (MAP DESIGN) Tirage : Plus de 8 000 copies

Merci à l’Institut Tshakapesh, CDFM, nos partenaires.

Logos des nations commandités par Tourisme Autochtone Québec.

Vous avez une nouvelle ? 418 962-3535 et 418 962-3550 info@lavoixdespremieresnations.ca

depuis le mois de mars 2017. Il est aussi comédien, auteur de théâtre et scénariste. Mokatek et l’étoile disparue fut à l'origine une pièce de théâtre créée en 2018 par le théâtre Ondinnok et Vox Théâtre.

Vous avez une publicité ? 418 962-3535 pub@lavoixdespremieresnations.ca Bureau du journal 108-B, boul. des Montagnais Uashat (Québec) G4R 5P9 Membres du C.A. Sylvie Ambroise, présidente Augustin Michel-Ambroise, vice-président Johnny Jean-Pierre, administrateur

livre illustré par Claudie Côté Bergeron.

Dave Jennis

Myriam Baril-Tessier

2 • la voix des Premières nations [Décembre-Janvier 2018-19]

Contactez-nous


nation innue

Florent Vollant et le groupe Nikamu Mamuitun

15e spectacle Nipaimianan/Noël ! Mani-utenam – Le spectacle  Nipaimianan/Noël est très attendu chaque année à l’approche des Fêtes. Ce qui a débuté par un cadeau offert par les chefs innus pour souligner le travail exceptionnel de Florent Vollant, est devenu à présent un cadeau que les gens accueillent avec bonheur depuis maintenant 15 ans!!! Les gens pourront une fois de plus se réunir à la Salle de spectacle Jean-Marc Dion de Sept-Îles mercredi, le 19 décembre prochain.

F

lorent Vollant se souvient de son premier spectacle de Noël. « À l’approche de Noël, les chefs innus se sont unis pour m’offrir un cadeau, soit de donner un spectacle à la Salle Jean-Marc Dion. Et lorsque j’ai vu qu’il y avait beaucoup de monde, j’ai décidé de renouveler l’expérience l’année suivante… et l’année d’après… et ainsi de suite, et depuis, on l’a toujours fait! Au départ, il n’y avait pas beaucoup de non Autochtones et maintenant il y en a de plus en plus! ».

Pour sa part, Florent est heureux de

Invités

Cette fois-ci, le groupe Nikamu Mamuitun / Chansons rassembleuses est l’invité spécial. Un projet de résidence de création qui a réuni des jeunes issus de deux peuples à Petite Vallée au printemps 2017. Les huit jeunes ont travaillé à écrire et interpréter des chansons en langue autochtone et en français, avec des guides tels que Florent Vollant et Marc Déry. Dans le groupe, il y a les jeunes Innus, Matiu Vachon, ScottPien Picard, Karen Pinette, l’Atikamew Yvan Boivin-Flamand, et les jeunes Québécois, Cédrik St-Onge, Marcie, Chloé Lacasse et Joëlle Saint-Pierre. En fait, c’est la salle de spectacle qui coûte cher; faire venir les artistes, les loger, couvrir les frais de repas et aussi payer un cachet. Je ne leur demande pas de venir gratuitement. Je ne leur demanderais pas ça… Ils ne sont pas riches les artistes. Je vais trouver l’argent pour les payer. Je finis parfois par en trouver et je peux ainsi les inviter », a fait savoir Florent. Nous n’avons pas de subvention. Il y a un soutien de la part d’ITUM, Tshakapesh, PAL airlines, CKAU… Tous ceux qui nous aident sont nommés dans notre affiche.

Événement familial

Ce que Florent Vollant aperçoit devant la scène, ce sont des familles réunies autour de cet événement. « Il y a des enfants, des aînés, des femmes, des hommes, des jeunes filles et gars. Ils sont tous là, c’est un événement familial. De la scène, lorsque je chante, j’ai vu des enfants assis près de leur grand-mère, le père était là, sa femme et leurs jeunes enfants. Ils sont tous assis ensemble. Les enfants s’étaient endormis… je vois ça, je trouve cela merveilleux! C’était ce but-là qu’on voulait atteindre ». Une impression de déjà vu. « Dans le temps, nos parents se réunissaient sous la tente. J’ai écouté ce qu’ils m’ont conté. Il y avait aussi un tel rassemblement à Noël. Lorsqu’ils partaient en automne sur le territoire, les familles se disaient déjà où elles passeraient Noël, c’est à cet endroit qu’on passera Noël, si vous désirez venir. Puis ils se rassemblaient avec plusieurs familles et passaient Noël ensemble. Un peu comme faisaient nos parents, cette période les réunissaient, avec les autres dans le respect. C’est ce que je vois à chaque année », a confié le chanteur.

Chaque année, poursuit le chanteur, il y a un énorme travail à faire pour monter ce show. Même après 15 ans d’expérience, ça ne se fait pas tout seul, on reçoit de l’aide. Il y a plusieurs amis qui nous aident dans ce projet. Ça demande une grande organisation », a-t-il souligné.

Fonds

Les montants amassés à chaque

spectacle servent au fonctionnement du studio Makusham. Avec ça, on peut fonctionner pendant un an. Ça paye l’électricité, le déneigement, les assurances qui sont coûteuses, bref, tout ce qui touche aux communications du studio Makusham. Comme ça, on ne court jamais après personne, on peut s’auto-suffire. Il n’y a qu’une fois par année où nous demandons de l’aide,  [et c’est pour le spectacle de Noël].

Album

S’il veut faire un album? « Et « coline! » (rire). J’ai un de mes amis qui me dit  : Ça serait le temps d’en faire un autre! J’en ai assez de toujours réécouter ton album. Tu devrais en faire un nouveau! (rire) ». Je ne veux pas en rire… J’aimerais ça, j’aimerais ça on dirait. Ça serait bien, comme tu me dis, plusieurs m’en parlent. Tu sais ce que je ferais ? Je retravaillerais avec les mêmes qui étaient là dans le premier album. Luce Dufault, Zacharie Richard, Richard Séguin, je les réinvite-

rais, Ray Bonneville, Lucien GabrielJourdain… tu me le fais penser là! Ça médite, j’y pense, j’y pense… ».

Mots de la fin de Florent

« 15 ans! 15 ans de mercis pour les gens. Tous ceux-là qui sont venus ces 15 dernières années, ceux qui m’ont soutenu, encouragé, tous ceux m’ont aidé, Mathieu McKenzie, sa femme Nelly Jourdain, Kim Fontaine, Éric Poirier, mes enfants. Ma fratrie qui était là, il y en a qui sont décédés maintenant, ma sœur Doris Vollant, elle était toujours là, mon petit frère Pepet (Réginald Vollant), il était toujours là, il m’a toujours soutenu. Tous ceux qui m’ont enlacé lorsque tout était fini, les amis qui nous donnent un coup de main dans l’organisation. Je vois mes petits-enfants courir partout, c’est ce que représente Nipaimianan pour moi. Je peux dire que c’est ça mon Noël à moi. Merci aussi à Innuvelle », a-t-il conclu.

[Décembre-Janvier 2018-19] la voix des Premières nations • 3

Son fils Mathieu McKenzie a ajouté que c’est devenu un échange culturel entre les Innus et les Québécois. « Au commencement, ils étaient environ une trentaine et 15 ans plus tard, il y a près de 200 Septiliens qui y assistent. Nous habitons près l’un de l’autre, et le temps d’une soirée, on est ensemble et la musique nous rapproche. C’est là que je remarque qu’il y a une progression ».

voir que leur spectacle est très prisé. « Chaque année, nous avons des gens, nos frères de Matimekush, de Kawawachikamach, de Nutashkuan, d’Ekuanitshit… Ceux qui viennent pour faire leurs emplettes de Noël et de même viennent jouer au bingo. Ils viennent voir le spectacle, c’est plaisant ! […] D’ailleurs, plusieurs Innus me disent que c’est à ce moment-là que Noël débute pour eux ».

Roger Vachon

Journaliste

Véronique Régis

Par suzanne régis


preMièreS nationS

Inauguration d’une murale

Hommage à la cinéaste Alanis Obomsawin

L’

œuvre devient la 20e murale de la collection Les bâtisseurs culturels montréalais proposés par MU, un organisme de bienfaisance. Elle devient aussi la quatrième murale de MU mettant en vedette le patrimoine autochtone.

Peinte par une artiste autochtone

4 • la voix des Premières nations [Décembre-Janvier 2018-19]

Pour l’élaboration de l’œuvre, un appel de candidatures dédié aux artistes autochtones a été lancé. Meky Ottawa, une artiste Atikamekw a eu l’honneur d’être choisie. Originaire de Manawan, Meky n’en est pas à sa première œuvre. Elle est devenue artiste de la relève en 2016 et a pu participer au laboratoire médiatique de l’Office

Souvenirs des années 70

La murale a été inspirée par une photo d’Alanis Obomsawin qui a été prise au Festival de folklore Mariposa de Toronto, en 1970. Des enfants ont été peints autour d’elle, à son plus grand bonheur. « Ce sont des enfants de Moose Factory dans le Nord de l’Ontario, à la Baie James,

De gauche à droite : rafael sottolichio, artiste muraliste qui a dirigé l’équipe de Mu dans la réalisation de la murale; arnaud Grégoire, artiste de la relève; alanis obomsawin;  Meky ottawa, artiste atikamekw qui a conçu l’œuvre.

qui étaient dans une école résidentielle. À la récréation je jouais avec eux », a expliqué la cinéaste. La directrice générale de MU, ÉlizabethAnn Doyle souligne que «  sa lutte pour l’éducation et les droits des enfants rejoint entièrement les valeurs de MU. Alanis Obomsawin fait partie des grandes de ce monde et nous lui témoignons toute notre admiration ».

À propos d’Alanis Obomsawin

Alanis Obomsawin est l’une des plus remarquables réalisatrices autochtones de la planète, ce qui lui a permis d’être reçue commandeure de l’Ordre de Montréal en 2017. Elle a milité toute sa vie pour mettre en lumière et défendre les cultures des Premières Nations en donnant la parole aux Autochtones. « Pour moi, chacun de leurs mots est sacré. Je peux dire que je suis très contente d’entendre les gens parler et que je travaille pour effacer les injustices et faire connaître la vraie histoire de notre pays », a-t-elle confié. Mme Obomsawin a reçu plusieurs mentions d’honneur ces dernières années. Le prix du gouverneur général pour les arts de la scène en 2008 et le prix Albert-Tessier du Québec en 2016. Elle est aussi artiste graveuse, chanteuse et conteuse. Elle a été reçue membre de l’Ordre du Canada en 1983 et grande officière de l’Ordre national du Québec, en 2016.

Un pas vers la réconciliation

La cinéaste constate que depuis ces cinq dernières années, les Canadiens sont plus à l’écoute et souhaitent que justice soit faite envers les peu-

aperçu de l’œuvre murale rendant hommage à alanis obomsawin, dans la pénombre de la nuit, arrondissement ville-Marie.

alanis obomsawin et Meky ottawa, admirant l’œuvre murale lors de la soirée d’inauguration.

ples autochtones. Ce qu’elle a toujours rêvé pour l’avenir des peuples autochtones se passe en ce moment même. « On va à un endroit où on n’est jamais allé avant. Je suis très reconnaissante du fait que je vis encore pour voir ces changements  », s’est-elle réjouie. Pour Meky Ottawa, Alanis Obomsawin a, en quelque sorte, guéri l’image que

Olivier Bousquet

Montréal – une murale rendant hommage à la grande cinéaste abénaquise alanis obomsawin a été inaugurée le mois dernier, en plein cœur de l’arrondissement Ville-Marie. Cette œuvre permet de retracer la carrière de cette grande dame qui a toujours milité pour les siens.

National du Film (ONF), avec l'oeuvre ayant pour titre « déranger ». Elle s’est par la suite fait connaître en 2017 lors de sa participation au projet ELLES Autochtones du Musée des Beauxarts de Montréal, par son installation immersive Kushapetshekan/Kosapitcikan- « épier l’autre monde », réalisée en collaboration avec Eruoma Awashish et Jani Bellefleur-Kaltush. Les médiums qu’elle utilise sont la vidéo, l’illustration et l’installation, afin de traiter de sujets de l’univers autochtone. « Quel cadeau de savoir que l’artiste qui a été choisie fait partie des Premières Nations. Non seulement elle offre sa création, mais celle-ci lui permet en même temps d’apprendre et d’échanger avec un groupe d’artistes experts en art mural », s’est exprimée Alanis Obomsawin.

Olivier Bousquet

Journaliste pigiste

Olivier Bousquet

Par Joannie Gill

les gens avaient de nous, les Autochtones. De son côté, la mairesse de Montréal démontre également sa volonté de réconciliation. « La Ville poursuit son soutien concernant tout ce qui vise à rétablir une relation plus harmonieuse et plus respectueuse avec les peuples autochtones », a conclu la mairesse, Valérie Plante.


[Décembre-Janvier 2018-19] la voix des Premières nations • 5


Par laurence lainé

agente de communication et marketing. TAQ

Lors de l’assemblée générale de tourisme autochtone Québec (taQ), qui a eu lieu le 8 novembre dernier à l’espace Culturel ashukan, une formation portant sur l’écosystème touristique a été présentée par notre conseiller marketing Jason picard-Binet aux membres et partenaires présents. Cette formation exhaustive a été développée en collaboration avec la firme par Conseil et l’association des réceptifs et forfaitistes du Québec (arF Québec), afin d’offrir un outil pertinent qui permet à nos entreprises touristiques de mieux comprendre l’environnement dans lequel elles œuvrent, les caractéristiques du réseau de distribution et les opportunités qui s’offrent à elles, autant en termes de financement que de partenariats.

Le tourisme au Québec et le tourisme autochtone

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L’industrie touristique du Québec renferme à elle seule plus de 32 000 entreprises et crée plus de 377 000 emplois. De ces entreprises, 83 % emploient moins de 20 employés annuellement. Son apport économique au Québec est plus élevé que l’agriculture, les mines ou l’aérospatiale. Annuellement, c’est près de 8 millions de touristes hors Québec qui mettent les pieds au Québec.

Le tourisme autochtone brille également par son impact socioéconomique sur les communautés et la province, mais aussi par son exceptionnelle croissance dans les dernières années. Au Québec, il existe

Chronique touristique

L’écosystème touristique

environ 230 entreprises touristiques autochtones, c’est-à-dire, des entreprises administrées ou à propriété d’une majorité d’Autochtones offrant une expérience touristique. Environ 65 % de ces entreprises ont la fierté d’être membre chez Tourisme Autochtone Québec et peuvent être regroupées sous 4 principaux secteurs : nature et aventure, chasse et pêche, art et culture, hébergement et restauration.

Partenariat et financement

TAQ estime que le développement de partenariats est une approche à mettre de l’avant afin de faire grandir rapidement les entreprises touristiques autochtones au Québec. Considérant que l’industrie du tourisme autoch tone est dans un contexte où la demande dépasse l’offre, il est essentiel de travailler en collaboration avec les acteurs clés de l’industrie pour optimiser les expériences touristiques autochtones offertes. De cette façon, TAQ entretient des liens soutenus avec plusieurs partenaires tant au niveau national, provincial que local, toujours dans l’optique de positionner le tourisme autochtone sur les marchés cibles. La recherche active de financement est un autre levier considérable pour appuyer le développement de l’offre touristique autochtone. TAQ est continuellement à l’affût des différentes opportunités de financement qui s’offrent aux entrepreneurs et s’assure de partager avec ses membres l’information pertinente. Également, comme il existe plusieurs sources et modèles de financement disponibles, nous nous assurons de bien accompagner les entrepreneurs dans leur

démarche de demande d’aide financière et ainsi assurer la mise en œuvre des projets.

Critères pour être de calibre international

Bien qu’une entreprise opère depuis plusieurs années sur un marché local, il se peut qu’elle ne réponde pas aux critères internationaux. En effet, les attentes sont beaucoup plus élevées sur de tels marchés, compte tenu du fait que le voyageur et les agences opèrent à distance et désirent avoir des réponses en tout temps, 24 h/24, 365 jours par année. De plus, elle doit répondre à de nouvelles exigences gouvernementales de santé et sécurité propres à chaque pays. Il est aussi crucial d’offrir une expérience culturelle authentique et de qualité, offrant une constance en tout temps puisqu’une mauvaise expérience pourrait être fatale pour la réputation du produit et ainsi miner la crédibilité de toute l’industrie touristique autochtone. Un autre élément non négligeable est qu’une liste de

prix garantis et commissionnables doit être établie 2 ans à l’avance puisque les agences créent et ven dent leurs itinéraires. Ceci requiert donc une planification accrue et une excellente connaissance des coûts et des marges de profit désirées.

Le réseau de distribution

L’écosystème touristique a beaucoup évolué au fil des années. Les tendan ces d’achat des voyageurs également, obligeant ainsi les entreprises à innover et évoluer dans ce nouveau contexte de voyage. Cependant, il existe encore aujourd’hui un réseau de distribution à respecter lorsqu’une entreprise désire vendre un produit touristique sur les marchés. Brièvement, les avantages de travailler avec un tel réseau sont de profiter d’une visibilité accrue sur les marchés, de jouir de la notoriété du partenaire auprès de la clientèle, de déléguer une partie du fardeau lié à la gestion des réservations, etc. Comme dans toute chose, cela comporte également quelques désavantages. Puisque c’est un réseau

assez complexe, cela peut prendre jusqu’à 3 ans à mettre en place. Ensuite, les relations et liens de confiance doivent être régulièrement entretenus afin de maintenir la réputation de votre entreprise, mais également, celle de l’industrie touristique autochtone en général. De plus, afin que les agences acceptent de travailler avec vous, il est impératif d’offrir un tarif commissionnable variant de 10 % à 30 %.

Conclusion

Un survol a été présenté via cette chronique touristique, mais la formation complète regorge d’informations pertinentes pour toute entreprise touristique désirant en apprendre davantage sur l’environnement dans lequel elle œuvre. D’ailleurs, l’équipe de Tourisme Autochtone Québec est très fière d’ajouter cette formation à sa boîte à outils qui remplit bien notre mission visant à offrir une gamme de produits et de services favorisant le développement des entreprises, l’amélioration des pratiques d’affaires et leur positionnement sur les marchés touristiques.

Jason Picard-Binet, conseiller marketing chez TaQ présentant la formation.

Nelson Boisvert

preMièreS nationS


nation atikaMekw

Petite enfance

Journaliste

trois-rivièves – C’est au rythme du chant des petit enfants atikamekw que les activités de la Fondation nikanik nit ici  matcan  Je marche vers mon avenir ont été lancées aujourd’hui à trois-rivières.

G

râce à l’initiative des directrices Paula Saint-Pierre, Suzanne Chilton et Kathy Black des trois centres de la petite enfance (CPE), respectivement Obedjiwan, Manawan et Wemotaci, qui ont constaté que le tiers seulement des enfants bénéficiait des services professionnels des CPE. Les deux autres tiers n’y ont pas accès par manque de place; c’est pourquoi, les directrices (maintenant membres du conseil d’administration de la Fondation) se sont entourées de gens qui voulaient faire la différence et soutenir ces tout-petits, d’où la mise sur pied de la Fondation.

Cette dernière aura pour mission d’appuyer les familles et les organismes en place pour combler des besoins de base (nourriture et vêtements) des enfants et offrir des mesures éducatives, du matériel d’apprentissage ainsi que des services professionnels. La Fondation veut ainsi permettre à chaque enfant d’atteindre ses rêves et de s’épanouir, physiquement et psychologiquement. Les conditions de vie dans les communautés atikamekw sont difficiles

et les enfants en bas âge et leur famille sont les premiers à être affectés par les problèmes socioéconomiques et l’isolement. Pourtant, les Atikamekw entrevoient l’avenir avec optimisme et on assiste en ce moment à un véritable « baby-boom » au sein de la Nation. Seulement dans les trois communautés de Manawan, d’Opitciwan et de  Wemotaci, on compte plus de 1000 enfants âgés de 0 à 5 ans.

Selon le président de la Fondation, Martial Awashish, les enfants sont le bien le plus précieux que toute nation possède et il en va de la responsabilité collective d’en prendre soin. « C’est pourquoi l’équipe de la Fondation, des Atikamekw et des Québécois, se sont réunis afin de tout mettre en œuvre pour aider ces petits de 0 à 5 ans et leur famille ».

Le lancement a eu lieu en présence des chefs des communautés Atika mekw, ainsi que des dignitaires et des élus de la région qui s’étaient déplacés pour l’occasion, MM. Martial Awashish, président de la Fondation, Constant Awashish, grand chef de la Nation Atikamekw, et Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) ainsi que Mme Sylvie D’Amours, ministre responsable des Affaires autochtones, ont tour à tour rappelé l’importance de soutenir les initiatives permettant aux enfants d’atteindre leur plein potentiel. Lorsqu’il est question des enfants, a insisté le grand chef du CNA,

Constant Awashish, il ne faut rien négliger pour les aider à atteindre leur plein développement. « Ils représentent l’avenir de notre Nation! Je suis fier des initiatives qui sont faites pour venir en aide aux petits atikamekw et leur famille. J’invite les organisations qui sont amies des enfants et des Atikamekw à observer et soutenir ce type d’initiative.  

Pour le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Ghislain Picard la réconciliation entre peuples devient un lieu de rencontre pour des initiatives qui invitent à la collaboration entre Premières Nations et Québécois. La Fondation Je marche vers mon avenir répond à cet appel et nous permet de travailler ensemble à la réalisation de projets communs. Je tiens à remercier celles et ceux qui collaborent à la réalisation de ce beau projet ». La ministre responsable des Affaires autochtones du Québec, Mme Sylvie D’Amours, affirme qu'en tant que société, il faut travailler à protéger et accompagner les tout-petits dans un présent et vers un avenir qui leur garantit des conditions optimales de développement de leur potentiel humain. «  Cela doit être accompli tout en respectant leur culture et leur langue propres. La mission de la Fondation  Je marche vers mon avenir rejoint ces objectifs », a-t-elle conclu.

Un don important

La mise en œuvre de la mission et

l’atteinte des objectifs de la Fondation seraient évidemment impossibles sans appui financier. À ce titre, l’entreprise Produits forestiers Résolu, qui est partenaire du Conseil d’Opitciwan en matière d’exploitation d’une scierie dans la communauté, s’est démarquée comme véritable leader du développement social et culturel des communautés atikamekw en profitant du lancement de la Fondation pour annoncer un don majeur de 25 000 $. 

Pour obtenir plus d’informations au sujet de la Fondation ou pour faire un don, visitez le www.jemarcheversmonavenir.org ou la page facebook Fondation je marche vers mon avenir.

sylvie D’amours, ministre responsable des affaires autochtones du Québec.

De gauche à droite derrière : Paul-émile ottawa, chef de Manawan; Michel lessard, directeur général de la Fondation; François néashit, chef de Wemotaci; éric Duguay administrateur; Christian awashish, chef d’opiciwan et administrateur; Constant awashish, grand chef du Cna; Martial awashish président du c.a.; Paula saintPierre, administratrice; Ken st-Gelais de la coentreprise de la scierie d’opiciwan; Ghislain Picard, chef de l’aPnQl. De gauche à droite, Kathy Black et suzanne Chilton administratrices.

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[Décembre-Janvier 2018-19] la voix des Premières nations • 7

JOYEUSES FÊTES HAPPY HOLIDAYS

Kathy Chambers

Par suzanne régis

Kathy Chambers

Fondation Je marche vers mon avenir


nation innue

Semaine de sensibilisation aux dépendances

Première édition Colloque Pakatakan

L’

8 • la voix des Premières nations [Décembre-Janvier 2018-19]

une parmi les organisateurs de l’événement, Louise Rock, a raconté comment a débuté ce projet. « Moi je suis responsable en Santé mentale (Uauitshitun) depuis presque deux ans. Dans mon emploi, j’avais aussi pour mandat d’organiser un colloque. René-John Fontaine travaille en intervention en toxicomanie. L’an dernier, il a été mandaté pour assister au déroulement du colloque de prévention suicide nommé Dialogue pour la vie, afin de voir s’il serait possible de réaliser ce genre d’événement ici. Je lui ai demandé si nous pourrions organiser ensemble le colloque, puisque nous avons le même type de clientèle : toxico, santé mentale, suicidaire, c’est la même clientèle, ça va ensemble. Il a accepté, ensuite on a fait un brainstorming, et on s’est vraiment emballé sur la façon dont on voulait monter le projet ». Elle a continué « Ça touche plusieurs points, il fallait vraiment réfléchir à la façon d’atteindre le plus possible les différentes facettes pour rejoindre

notre équipe

Ce qui était vraiment important pour Mme Rock, était d’inclure la culture à l’événement. « Nous avons inclus la culture, la spiritualité et on a pu même installer un abri sur la tente à suer. Pour moi, c’était un rêve ça! J’espérais qu’un jour, mes anciens patrons comprendraient l’importance de la culture dans mon travail. Lorsque j’étais à Miam Uapukun, je ne pouvais pas le faire. Et j’ai vu que cette fois-ci, on pouvait la faire entrer, car toute l’équipe y a cru ».

Durant les 4 jours du colloque, plusieurs conférences et ateliers étaient au menu. Il y a eu plusieurs témoignages, des enseignements spirituels, des ateliers tels que la Loi P-38 (Droit de recours en santé mentale), le deuil, le TDAH, la violence conjugale, médecine traditionnelle, estime de soi, gestion de crise à l’urgence, usage des drogues, etc. Plusieurs personnes étaient invitées pour partager, enseigner, expliquer des thèmes dont Christian Fontaine, Mélodie Jourdain, Rolland Thirnish, Brian Deer, Jessica Vollant, Mary Coon, Viviane Michel, Laurette Grégoire, Stéphane Bourgouin, Carmen Vachon, Normand Pilot, Stéphanie Vollant, Dr Jean-François de la Sablonnière, Judith Morency Menutan Vollant, Mylène Jourdain, Roger Vachon, Francine Jourdain, Stéphane Bélanger, Edmond Michaud, Dr Pierre St-Arnaud.

une participante du colloque, lise régis.

Deux des organisateurs, rené-John Fontaine et louise rock.

Les dépendances touchent les gens de tous horizons. « Il y avait toute sorte de participants. Il y avait des jeunes mais peut-être pas assez; nous avons voulu donner une conférence pour eux; nous n’avons pas choisi le bon moment, car à l’école secondaire Manikanetish de Uashat, cette date correspondait à la fin d’étape. C’est pourquoi on ne voulait pas les déranger durant leurs examens. Par contre, on prend note de choisir une meilleure date l’an prochain. [ ]

Les organisateurs étaient surpris de voir le nombre de participants. «  Nous nous attendions à peut-être 50-60 personnes. Il y a eu 200 inscriptions ici à Uashat, Mani-utenam. Et ceux de Unaman Shipi, Ekuanitshit, Pakua Shipi étaient environ 35 en tout. On a limité les inscriptions à 12 personnes par communauté afin de ne pas être pris au dépourvu, car c’est notre première expérience, il ne fallait pas gérer quelque chose d’énorme. Mais on verra l’année prochaine [si on peut en prendre plus], on pourra être mieux organisé.

une représentation sur le thème de la famille qui part en portage vers le terriroire.

L’une des participante Lise Régis, qui était présente tout le long du colloque, dit avoir appris bien des choses. « Ça m’a vraiment intéressée et ceci va me permettre de cheminer, je connais mieux les choses. C’est vraiment l’fun. Les parents qui y ont participé apprennent des choses et peuvent ainsi faire de la prévention

auprès de leurs enfants. Toutes les personnes invitées ont exposé clairement leur sujet. Bref, je trouve que le colloque a été bien organisé, et je suis heureuse de savoir qu’il y en aura un autre l’année prochaine », a-t-elle conclu.

nos collaborateurs

Nous sommes à la recherche de pigistes autochtones. SUZANNE RÉGIS

JOANNIE GILL

JOYCE DOMINIQUE

LAURENCE LAINÉ

JOANNIE CARON

Rédactrice en chef et journaliste

Journaliste pigiste

Journaliste pigiste

Tourisme Autochtone Québec

EVE BASTIEN

Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec

Conseil en Éducation des Premières Nations

Suzanne Régis

Mani-utenam – Franc succès pour la première édition du Colloque pakatakan/portage, attirant 230 participants qui ont répondu à l’invitation à Mani-utenam du 12 au 15 novembre 2018. C’est au mois de novembre qu’a lieu la semaine de sensibilisation aux dépendances et les organisateurs ont décidé de lancer l’événement pour sensibiliser les gens aux prises avec des troubles liés à l’usage de substances ou leurs proches qui veulent en savoir davantage sur cette réalité.

les gens. Notre équipe est composée de deux générations, nous étions moitié 50 ans et plus et l’autre moitié était composée de jeunes. Une belle chimie s’est installée. Car les jeunes ont une force en matière de technologie, comme monter la publicité par exemple. Et nous, nous sommes fort en ce qui a trait à la culture, on est fort sur le terrain ».

Suzanne Régis

Journaliste

Suzanne Régis

Par suzanne régis

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Lettre ouVerte

Les Autochtones ne sont pas un bloc monolithique :

Comment développer une relation basée sur la reconnaissance des différences mutuelles saient prêts à investir dans le projet. Bien que surprenante aux premiers abords, cette nouvelle nous apprend une chose : les Autochtones ne sont pas un bloc monolithique.

ÉRIC DUGUAY Conseiller au Cabinet de relations publiques NATIONAL

Pendant que tous les regards étaient tournés vers l’ouest au printemps dernier, certaines manchettes dans les médias en ont fait sourciller plus d’un. Alors qu’un grand nombre de Premières Nations au Canada avaient signé un traité d'alliance contre les projets d'expansion des sables bitumineux tels que le projet Trans Mountain de Kinder Morgan, on apprenait que 43 chefs des Premières Nations de l’ouest du pays se di-

Trop souvent, lorsque l’on parle des enjeux qui ont une incidence sur le développement politique ou social des Premières Nations, l’idée dominante véhiculée par les médias, les politiciens ou la population en général est que « les » autochtones veulent ceci, ou « les » Autochtones pensent cela. On parle des autochtones comme s’ils ne faisaient qu’un, comme s’ils étaient tous identiques. Cette perception est erronée et mérite qu’on y accorde quelques réflexions.

Il ne faut pas perdre de vue que, de la même façon que le Québec est différent de l’Alberta, autant par sa langue que par sa culture ou ses positions politiques, chacune des 630

communautés des Premières Nations et des 54 communautés inuit présentes au Canada est différente. Elles se distinguent par leur histoire et parce qu’elles possèdent leur propre langue, leurs pratiques culturelles et leurs croyances.

Dans ce contexte, un exemple d’idée reçue a depuis longtemps été que les Autochtones étaient de farouches environnementalistes, toujours opposés au développement économique et prêts à mettre des bâtons dans les roues à tout projet sur leur territoire ancestral. Pourtant, dans une grande majorité de cas, les Conseils de Premières Nations et des communautés inuit sont favorables au développement économique de leur région.

Comme tous les autres gouvernements des nations de la planète, les élus des Conseils cherchent à

assurer la croissance économique et à fournir des emplois de qualité à leurs membres. Ils ne veulent cependant pas être mis de côté ou pire, tenus pour acquis. Les Premières Nations et les Inuit veulent simplement faire valoir leurs droits constitutionnels et être perçus comme des partenaires des projets. En outre, ils veulent avoir leur mot à dire dans la façon de faire les choses. Ils sont en droit de s’attendre à être traités sur un pied d’égalité et veulent développer et entretenir des relations de nation à nation.

Ainsi, chaque distinction culturelle sera autant de facteurs qui viendront influencer la position des leaders autochtones sur les enjeux qui impactent leur territoire traditionnel ou leur développement socioéconomique. Il en va de même pour les relations entre les nations autochtones et les entreprises ou

les gouvernements. Dès lors que nous avons compris cette évidence, il va de soi que nous devons adapter notre approche lorsqu’il est question d’aborder une démarche de développement économi que ou de consultation. Les Conseils étant de véritables gouvernements, les relations avec les communautés autochtones relèvent donc inévitablement d’une démarche de relations gouvernementales. Il est donc pertinent pour les entreprises de faire appel à des consultants experts qui connaissent l’environnement politique des communautés autochtones, comme elles le font pour leurs relations avec les autres paliers de gouvernements. Il en va de même pour les Conseils qui doivent composer avec les entreprises et les gouvernements. Un accompagnement adéquat peut faire la différence.

[Décembre-Janvier 2018-19] la voix des Premières nations • 9


nation innue

Tournoi Mario Vollant devient Tournoi Anisheniu

S

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elon le principal organisateur, Gilbert Vollant, frère du défunt Mario, ceci a créé des réactions. « Oui, il est regrettable qu’on doive changer le nom du tournoi puisque les gens étaient habitués au Tournoi Mario Vollant, surnommé TMV par les plus jeunes. Cependant, nous avons choisi d’appeler le tournoi amérindien Anisheniu. C’est le titre d’une chanson composée et interprétée en l’honneur de Mario Vollant par le chanteur Bryan André ».

Le premier tournoi a débuté le 6 décembre 1996 à l’aréna de Maniutenam. Depuis, cet événement sportif, qui se tient toujours au début de décembre, rassemble un grand nombre de hockeyeurs, amateurs de hockey de tous les âges dont plusieurs viennent de différentes communautés et Nations. De plus, l’approche des Fêtes attire les familles venant de l’extérieur, qui profitent de l’occasion pour magasiner leurs emplettes des Fêtes.

Mario Vollant travaillait déjà comme homme d’entretien à l’aréna. Il était également un joueur du tournoi. Selon Gilbert Vollant, Mario était un grand joueur. Les spectateurs venaient le voir jouer pour ses prouesses sur la glace. Bien des années plus tard Enrico Fontaine, fils de Mario a rejoint les rangs des joueurs pour ensuite se joindre aux organisateurs du tournoi. Mario Vollant a été diagnostiqué d'un cancer vers le début de l’année 2000, auquel il a succombé en août de la même année.

Par la suite, frères et sœurs ont entrepris des démarches pour que l’aréna puisse, en sa mémoire, porter le nom de ce joueur passionné de la glace. Ils ont eu gain de cause et l’aréna de Uashat mak Mani-utenam est devenu l’aréna Mario Vollant en 2003. Un des coéquipiers et ami de Mario, Kina André, se souvient des années où ils ont joué ensemble. « Son leadership était incontestable. Il ne se décourageait pas, il jouait jusqu’à la fin. Son tempérament bouillant et son intelligence sur la glace nous conduisaient souvent en finale. Son intégrité et sa fidélité envers sa communauté ont laissé sa marque », m'a partagé M. André. Un autre joueur, Michel Rock, a dit qu’il avait vécu 23 ans d’histoire sur

Mario vollant

l’équipe Michel Jourdain ébénisterie sans pression (vétéran).

Thérèse Vollant

Mani-utenam – avec son 23e tournoi, celui qu’on connaissait sous le nom de tournoi de hockey Mario Vollant devient dorénavant tournoi Anisheniu (ange). avec ce changement d’appellation, les responsa bles de l’événement ont tenu à honorer feu Mario Vollant dont le tournoi portait le nom jusqu’à présent. Cet événement annuel a lieu à l’aréna Mario Vollant du 6 au 9 décembre 2018.

À l’origine, le tournoi amérindien fut organisé par Gilbert Vollant, frère de Mario et leur sœur Thérèse. Au fil des années s’est rajouté un autre frère, Zacharie Vollant.

ce tournoi. Il a participé à tous les tournois, toutes classes confondues. Il a joué, gagné et perdu contre Mario Vollant. « D’ailleurs Mario est le seul joueur que j’ai vu maîtriser à merveille la technique de la cuillère », a-t-il dit avec admiration. Lorsque le journal lui a demandé ce qu’il ressentait face à la modification du nom, il a répondu: « Ça me fais de quoi. Je n’ai pas le mot exact, mais ça me fait de quoi. Dans ma tête ça restera le tournoi Mario Vollant ».

Événement socio-culturel

Depuis 2008, le tournoi n’attire pas que les amateurs de hockey, mais également les joueurs de bingo. À cette époque, Yves Rock, directeur de la radio CKAU Kushapetshekan, a profité de cet événement pour lancer un bingo monstre dans lequel, il y a plus de $50 000 en prix.  Les amateurs de bingo de partout sur la

une équipe naskapi de Kawawachikamach. Côte-Nord viennent y jouer. De plus, durant le tournoi, il y a des soirées dansantes dans lesquelles, il y a eu des lancements d’album. Depuis le grand voyage de Mario Vol-

Thérèse Vollant

Journaliste pigiste

Thérèse Vollant

Par Joyce Domique

23e édition de hockey

lant, d’autres joueurs l’ont rejoint, tels que Gilles Jourdain, Antoine Jourdain, André Pilot, Alex Cormier (classe vétéran du premier tournoi). Également John Washish et JamesHermel Picard.


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12 • la voix des Premières nations [Décembre-Janvier 2018-19]

Charles Robertson

président

Judith Mckenzie vice-président

Noëlla Ambroise secrétaire-trésorier

Rosanne Grégoire administratrice

Zacharie Vollant administrateur

Kenny Fontaine administrateur

Jonathan Pinette-Grégoire administrateur


EN BREF

NOUVEAUX SERVICES AMBULANCIERS À MANAWAN Manawan — Les habitants de la communauté de Manawan se sentiront plus en sécurité maintenant qu’un tout nouveau service ambulancier d’urgence est offert sur place. en effet, deux ambulanciers-paramédicaux seront en poste et un véhicule ambulancier sera désormais stationné en tout temps dans le village.

C

ette nouvelle fait suite à la décision du précédent ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette. Après de longs mois de négociations, la communauté a obtenu gain de cause. Le Chef Paul-Émile Ottawa affirme que « les obstacles pour faire valoir nos droits ont été nombreux, mais l’arrivée des services ambulanciers permanents à Manawan est la preuve qu’avec la persévérance et des efforts, tout est possible ».

Cela représente une fierté pour le Conseil des Atikamewk de Manawan. Depuis le 25 novembre dernier, cette acquisition fait valoir le droit de bénéficier de ce service au même titre que l'ensemble de la population québécoise.

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nation innue

Chronique

Vous souvenez-vous, il y a 20 ans…

Le journal La Voix des premières nations souligne cette année son 20e anniversaire. Lancé en février 1998, le mensuel appelé auparavant innuvelle a su devenir une référence en tant que média autochtone à travers les années. Dans le cadre de cette année anniversaire, la direction du journal vous présente les manchettes de l’époque afin de vous faire vivre un retour dans le passé. Voici les manchettes qui paraissaient dans l’édition de décembre-janvier 1998-99.

uNe Première éBeC : CollaBoqu au ratioN autoChtoNe DaNS uNe eSCouaDe aNti-Drogue

Ntée PoliCe mo00$ remiS 10 : C itam Du quéBe t aPiSheN au Proje

ioN SuBmerSla Croix a S t N a av remet aiN D : hyDro totale a Famille jour àl

uNitotal : uNe Dette De 2 millioNS aSSumée Par itum?

1999 : que Souhaiter aux autreS ???

aSSoCiatioN DeS FemmeS Du quéBeC : miChèle auDette remPorte leS éleCtioNS

e traPPe le CamP DaSSiNaN Sur Nit

régioNal tourNoimeN-ShiPi De uNa t Du louP le ProjeiNvite… vouS

l éDitoriaelle v u N -BéBé iN

leS 20 aNS De l’ iCem : uNe vitalité iNSPirée DeS aîNéS e guylaiNe PiNette, uN iCe rv Se au iNterPrète DeS PatieNtS iNNuS

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CluB iNNu BaDm FiNale régioNaiNtoN : le jeux Du quéBeCDeS

moNtréal Deuxième Colloque : N la PoiNte Du jour/PimaDiziwi à moN av -iNNue et Fière iS De l’être

DoSSier Delgam uukw : le juge Delgamuukw, De meNt qui reSteNt eN S CoNSéqueNCeS Core à meSurer


Apu takuak tshishiku anu menuat tshetshi ititat «Tshinashkumitinan» katshi miniat tshishutshenitamunuau ume nutim eshpishat pipun.

Tshipakushenimitinan tshetshi natshishk tshissitutameku mak tshetshi shuenimituieku ume mamu tshe taieku ashit tshikanishuauat mak tshuitsheuakanuauat. Anitshenat tshe kushpiht, nipakusheniten tshetshi mishta-ashteieshkushieku, tshetshi minuatameku ashit tshetshi shapenitameku… mak tshetshi mishta-nipatatsheieku! Tshima ume ussi-pipun minikauieku uenutishiun mak tshetshi shapenitameku kassinu tshekuan tshe tutameku!

u

Tshima minuatamek ussi-pipun! Katakuaitshet Germain St-Onge mak ukupaniema

De très Joyeuses Fêtes !

Il n’y a pas de moment mieux choisi pour vous dire «Merci» de la confiance que vous nous avez accordée tout au long de l’année. Nous vous souhaitons des moments «innu-bliables» et chaleureux auprès de votre famille et de vos amis. Pour ceux qui partent vers le territoire, je vous souhaite une abondance de repos, de joie, de rire, de plaisir… et beaucoup de gibier! Que la nouvelle année vous apporte la prospérité et la passion dans vos activités!

Bonne et Heureuse Année ! Le directeur Germain St-Onge et son équipe

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André Lemelin

Tshima mishtaminuatameku umeni Tshishe-minashtakana!


Vous trouverez dans ce journal une sélection de trois recettes réconfortantes à réaliser en famille durant le temps des fêtes. Cuisiner est une importante compétence à acquérir dans la vie. C’est aussi une bonne façon d’adopter de saines habitudes alimentaires.

Saviez-vous que… Les enfants qui font la fine bouche seront plus portés à essayer un mets qu’ils ont aidé à préparer ? alors qu’attendezvous pour mettre la main à la pâte !

Ingrédients

- 1 c. à soupe (15 ml) de beurre mou - 12 petits oeufs - 2/3 tasse (160 ml) de lait entier (3,25% de M.G.) - Une pincée de sel - Une pincée de poivre - 12 asperges fraîches - 1 morceau de fromage ferme (Mozzarella ou Cheddar blanc), d’environ 7 cm de longueur

Recettes du temps des fêtes

Frittati frittatas

Préparation

Ce qu’un adulte peut faire : 1. Laver la coquille des œufs avec de l’eau et du savon (si les œufs sont manipulés par des enfants d’âge préscolaire). 2. Blanchir les asperges pendant trois minutes dans de l’eau bouillante, les plonger dans l’eau froide, puis les égoutter. 3. Couper le morceau de fromage en 12 tranches d’environ ½ centimètre d’épaisseur. 4. Préchauffer le four à 180o C (350o F).

Ce qu’un enfant peut faire : 5. À l’aide d’un pinceau, enduire de beurre les 12 compartiments d’un moule à muffins. 6. Casser les œufs dans un bol. Mélanger à l’aide d’un fouet. 7. Ajouter le lait, le sel et le poivre. Mélanger et réserver. 8. Couper les asperges en petits morceaux. 9. Couper les tranches de fromage en deux.

10.Verser le mélange d’œufs dans les compartiments du moule à muffins. 11.Ajouter des morceaux d’asperges dans chaque compartiment. 12.Déposer dans chaque compartiment deux tranches de fromage sur le mélange.  13.Demander à un adulte de faire cuire les frittatas pendant 15 minutes.

Variantes : Ajouter une petite gousse d’ail pour donner du goût et un

demi-poivron rouge pour ajouter de la couleur. Bon appétit!

Laisser tiédir et servir.

résultat de la recette de la frittati frittatas.

Les Producteurs laitiers du Canada

Spécial des Fêtes

La clientèle Kapatakan Gilles Jourdain est un centre résidentiel communautaire (CRC) qui offre un service d’hébergement. Nous accueillons exclusivement des adultes autochtones (hommes et femmes), purgeant une (ou des) sentence(s) dans une institution provinciale ou fédérale, qui ont des permissions de sortir à des fins de réinsertion sociale, des permissions de sortir préparatoire à la libération conditionnelle et ceux en libération conditionnelle. Nous accueillons également ceux qui ont reçu une mesure sentencielle leur permettant d’évoluer en milieu ouvert. En fait, nous pouvons accueillir les clients sous le coup d’une ordonnance de probation avec suivi, d’une ordonnance de probation avec travaux communautaires et d’une ordonnance de sursis. Par contre, ils doivent avoir le désir et la volonté de compléter le programme de réhabilitation de 12 semaines que nous offrons. Le processus d’admission est enclenché sur la demande volontaire du contrevenant et avec l’autorisation de son intervenant correctionnel.

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La langue d’usage Tous les documents du programme étant en français, les ateliers se donnent en innu et français. Par consé quent, les clients devront être en mesure de comprendre, lire et parler le français aisément. Notre centre offre 20 lits, 18 en provenance de la clientèle provinciale et 2 de la clientèle fédérale. Une chambre adaptée de 2 places peut même accueillir les personnes à mobilité réduite et/ou les femmes.

L’approche Nous préconisons une approche basée sur la culture autochtone. En fait, nous offrons un programme de guérison abordant diverses thématiques visant à outiller nos résidents dans leur démarche de réinsertion sociale et ce, par une prise de conscience quant à leur parcours criminel. De plus, nous les guidons pour trouver des pistes de solutions afin de ne plus retourner dans leurs anciens comportements ainsi que dans le système judiciaire.

POUR NOUS JOINDRE CRC Kapatakan Gilles Jourdain 60, rue Innut Mani-utenam (Québec) G4R 4K2 Téléphone : 418 927-2984 Télécopieur : 418 927-3523 Courriel : kapatakan@globetrotter.net Site web : www.kapatakan.ca


LE SEUL L COLLÈGE PREMIÈRES NA ATIONS TIONS AU QUÉBEC

Institution KIUNA Vous V ous vous intéressez à l’étude de la littérature, des arts, de la culture et de l’histoire des Premières Nations, aux questions de droits et de titres autochtones, au développement économique et à l’autonomie gouvernementale ou vous voulez simplement explorer des moyens de servir votre communauté ? N’hé it plus… N’hésitez l venez ét étudier di avec a nous !

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kiuna-college.com


18 • la voix des Premières nations [Décembre-Janvier 2018-19]


nation innue

Agrandissement de Mashteuiatsh

Le projet d’agrandissement du territoire de Mashteuiatsh fait un pas important

Par Joannie Gill Journaliste pigiste

Mashteuiatsh – une annonce importante vient d’être publiquement partagée en lien avec le projet d’agrandissement du territoire de Mashteuiatsh. Le mois dernier, le gouvernement du Canada a signé l’acte de vente de cinq lots qui permettront d’agrandir le territoire de Mashteuiatsh. La superficie totale de 1,2 km2 a été achetée par les autorités canadiennes qui lui confient le titre de terre fédérale. L’étape suivante qui viendra clore le projet consiste en l’obtention d’un décret afin que ce territoire devienne formellement « terres de réserve ».

C

es lots avaient dès lors été obtenus il y a quelques années par une entité de la communauté, auprès des anciens propriétaires de Roberval concernés. En outre, il est important de souligner que ce processus d’ajout de terres de réserve n’a aucun lien avec la négociation du traité.

Actuellement, le territoire de Mashteuiatsh ne possède aucun passage

direct vers la route régionale 169. « Avec cet agrandissement, Pekuakamiulnuatsh Takuhikan a d’abord l’intention d’activer son projet de route d’accès jusqu’à la route régionale 169  », a expliqué CharlesÉdouard Verreault, vice-chef aux relations avec les Premières Nations et les gouvernements et conseiller délégué au territoire. «  Il est prévu que cette portion devienne une zone industrielle et commerciale.  » Il a également tenu à souligner que cette nouvelle route permettra d’augmenter la sécurité dans les quartiers à vocation résidentielle, en déplaçant le transport lourd vers la nouvelle voie d’accès. 

À titre comparatif, Mashteuiatsh détient 15 km2 de superficie totale, la municipalité de Saint-Prime détient 162 km2 tandis que Roberval s’étend sur 200 km2. Pour de plus amples informations, une capsule explicative du projet d’agrandissement est disponible sur la nouvelle page Facebook de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, ou e n c o re v i s i t e z l e s i t e o f f i c i e l www.mashteuiatsh.ca .

EN BREF

LA CONTROVERSE DE L’ATLAS SUR LES PEUPLES AUTOCHTONES

C

e qu’il faut savoir, c’est que ces changements découlent d’une invitation du MEES qui a lui-même sollicité les membres des peuples autochtones à participer à la révision du programme d’histoire qui est enseigné dans les écoles. Cette réforme ne se limite en aucun cas aux Premières Nations et elle a été travaillée en collaboration avec des experts dans le domaine, contrairement aux insinuations de certains médias. Ces modifications aux livres d’histoire ne sont aucunement le fruit d’un quelconque lobbying ou groupe de pression. «Il est grand temps que l’histoire ne soit plus contée à travers le regard subjectif du conquérant», a tranché le chef de l’APNQL, Ghislain Picard. (J.G.)

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wenDake — Dans un communiqué de presse dévoilé le 22 novembre dernier, L’apnQL et le Cepn se sont adressés aux journalistes, aux historiens et aux académiciens qui s’en sont pris aux premières nations concernant certains termes utilisés dans la réforme des livres d’histoire, notamment dans l’Atlas des peuples autochtones paru au mois d’août dernier.


20 • la voix des Premières nations [Décembre-Janvier 2018-19]


Spécial des Fêtes

Recettes du temps des fêtes

Soupe minestrone en tasse

½ carotte

Ingrédients

1 branche de céleri

¼ tasse (60 ml) de petits haricots rouges en conserve, sans sel ajouté

¼ tasse (60 ml) de grains entiers de maïs surgelé, décongelé

½ tasse (125 ml) de tomates broyées en conserve, sans sel ajouté ½  c. à thé (2 ml) de poudre d’ail

1 c. à thé (5 ml) de basilic séché Sel et poivre noir au goût

¼ tasse (60 ml) de nouilles à soupe 2 tasses (500 ml) d’eau

¼ tasse (60 ml) de fromage Parmesan

Préparation

1. Râper la demi-carotte et couper la branche de céleri en petits morceaux. 2. Rincer et égoutter le maïs et les haricots rouges.

3. Prendre 4 tasses à café d’un volume d’au moins 1 ½ tasse (375 ml). Mettre dans chacune d’elles 1 c. à soupe (15 ml) de haricots et de maïs, puis répartir également dans chacune les deux légumes préparés.

4. Dans chaque tasse, ajouter 2 c. à soupe (30 ml) de tomates broyées, une grosse pincée de poudre d’ail, ¼ c. à thé (1 ml) de basilic séché, du sel, du poivre et 1 c. à soupe (15 ml) de nouilles à soupe non cuites. 5. Mélanger et couvrir chaque tasse d’une pellicule plastique.

6. Placer les 4 tasses au centre du four à micro-ondes et cuire 3 minutes à pleine puissance. 7. En attendant, chauffer l’eau dans une bouilloire.

résultat de la recette de soupe minestrone en tasse.

Les Producteurs laitiers du Canada

9. Râper le fromage Parmesan et l’ajouter à la soupe au moment de déguster.

Nos employés, syndicats et partenaires communautaires ont prouvé qu’en travaillant ensemble, nous pouvons développer des façons collectivement avantageuses de renforcer notre entreprise et nos communautés. Tout en continuant de mettre l’accent sur la sécurité, nous avons cette année signé une nouvelle convention collective de cinq ans avec le Syndicat des Métallos, investi des fonds dans nos communautés et inauguré la mine Moss, laquelle permettra de prolonger nos activités. Nous sommes convaincus qu’avec votre soutien et votre dévouement, nous continuerons à développer des façons de bâtir ensemble une entreprise plus solide. Nous vous remercions de tout cœur et nous vous souhaitons de joyeuses fêtes ainsi qu’une heureuse année sous le signe de la santé. Le Comité exécutif d’IOC : Clayton Walker, président et chef de la direction Chantal Lavoie, chef des opérations Donald Tremblay, chef des services financiers Maurice McClure, vice-président, finances et stratégie Maxime Savignac, vice-président, ressources humaines, communications et relations externes

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8. Dans chaque tasse, ajouter ½ tasse (125 ml) d’eau bouillante. Couvrir rapidement d’une nouvelle pellicule plastique et laisser reposer pendant 10 minutes ou jusqu’à ce que les nouilles soient gonflées et cuites.

Alors que 2018 tire à sa fin et que nous préparons la période des Fêtes, nos pensées se tournent vers ceux qui ont contribué de différentes manières à faire de cette dernière année, une réussite.


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Le centre de conditionnement physique Miluelimun de Mashteuiatsh accueille les familles

Journaliste

Mashteuiatsh – Le centre de conditionnement physique Miluelimun a tout pour se démarquer des autres gyms : il est abordable, bien situé et l’ambiance y est décontractée et familiale. Depuis son ouverture en juin 2017, l’établissement offre à ses abonnés une vaste gamme d’activités et d’équipements neufs, autant pour les petits que pour les grands.

Un gym axé sur la famille

Le centre est le reflet de l’une des principales valeurs des Premières Nations, celle de la famille. Les parents sont invités à fréquenter le gym avec leurs enfants s’ils le souhaitent.

22 • la voix des Premières nations [Décembre-Janvier 2018-19]

« Je me sens à l’aise d’y aller avec mon enfant sans avoir l’impression de déranger », a confié Julie Rousseau, une abonnée régulière. Un espace adapté pour jeunes est situé en plein cœur de la salle. Le coin enfants est décoré avec des affiches d’activités de motricité et plusieurs équipements tels que des trampolines et des ballons qui sont disponibles pour les plus petits. « Tu ne fais pas garder ton enfant, non, il s’entraîne avec toi! Ce qui est bien, c’est qu’en tout temps, les parents et les jeunes peuvent se voir  » a expliqué Julie Girard, directrice santé des jeunes et des familles.

Des effets positifs à long terme

C’est connu, l’activité physique est une bonne façon de préserver sa santé. En fréquentant le gym avec son enfant, celui-ci observe son parent s’entraîner, ce qui lui donne un exemple à suivre pour adopter une vie active. « Ce que l’on souhaite, c’est qu’un jeune qui accompagne sa maman de façon régulière se sente assez familier de l’endroit pour que dans 10 ans il préserve ses saines habitudes de vie et continue de le fréquenter  », a espéré madame Girard. Cynthia Courtois, une maman abonnée, apprécie particulièrement cet aspect: « C’est important de montrer l’exemple, insiste-elle, ça motive les enfants à faire comme nous. Eux aussi sont fiers d’eux après une séance d’entraînement! » tient- elle à préciser.

Un centre qui porte bien son nom

Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, le Conseil de Mashteuiatsh est un des trois partenaires qui ont financé le projet, avec Affaires autochtones et du Nord Canada ainsi que la Caisse du Pekuakami. D’après le conseiller Jonathan Germain, ce que le conseil désire, c’est que les gens prennent plaisir à s’entraîner en ces lieux. Miluelimun signifie « on se sent bien quand on fréquente ce lieu ». Selon quelques abonnés, c’est mission accomplie!

« Je m’entraîne au gym parce que c’est proche de chez nous et de mon travail. Le prix est plus qu’abordable et les appareils sont neufs », a confié Julie Rousseau. Un autre client actif Kevin Duchesne, quant à lui, s’entraîne là parce qu’il trouve cela très plaisant et qu’il y est bien accueilli.

Adapté aux Pekuakamiulnuatsh

Le centre Miluelimun a développé, en collaboration avec David Gill, un athlète originaire de Mashteuiatsh, des programmes adaptés aux Pekuakamiulnuatsh. À la suite de l’analyse du plus récent portrait de santé de la communauté, une équipe de kinésiologues et David Gill se sont inspirés de leurs constats afin de proposer des exercices pour le portage, le canot, la perte de poids et la mise en forme. De petits cartons expliquant chaque programme d’entraînement sont d’ailleurs à la portée des abonnés dès leur inscription.

Ouvert pour tous

En plus d’accueillir les enfants, il existe un programme d’accès ilnuaitun mahk nanahku aluepuna qui aide les moins favorisés en leur offrant l’opportunité de fréquenter le gym sans frais. En effet, une quarantaine de clients ont reçu leur abonnement gratuitement via ce service. « Ce geste a vraiment mis

la façade du centre d’entraînement Miluelimun situé près de l’église de Mashteuiatsh.

en action des gens qui, autrement, n’auraient peut-être pas eu les moyens de se payer des abonnements au gym » souligne Julie Girard. L’abonnement est offert à tous, incluant les habitants des villes avoisinantes. « Comme c’est dans la communauté, je rencontre des gens que je connais, mais je fais de nouvelles rencontres aussi car les gens des environs viennent également » a affirmé Julie Rousseau.

L’anecdote du rabais éternel

Pour la première année, le Conseil Pekuakamiulnuatsh Takuhikan a décidé d’offrir à tous un rabais promotionnel de 25% sur la grille tarifaire du gym. Depuis l’ouverture, on constate l’inscription de 215

Pekuakamiulnuatsh Takuhikan

Par Joannie Gill

clients, dont 87 qui sont des abonnés actifs, en date du 8 novembre 2018. Le conseil ne s’attendait apparemment pas à une si grande popularité, comme Julie Girard l’indique : « Dans les prévisions de revenus, on se disait  que si on avait 50 abonnés dans l’année on allait être contents. Finalement, ça va vraiment au delà de nos attentes ». Grâce à cet engouement, le rabais de 25% perdurera encore quelques années, ce qui offre une meilleure accessibilité.

Coordonnées

Le centre Miluelimun est situé au 52, rue Uapakalu, à Mashteuiatsh au Lac Saint-Jean. Le gym est accessible 24 heures sur 24 pour tous les abonnés actifs.


Tshima milupaliek ume Nipaimahanan mahk Utshemitunan! Au nom de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh, c’est de tout cœur que nous vous souhaitons de très joyeuses fêtes et une inspirante nouvelle année 2019, à l’image de la tradition d’amitié et d’échanges qui nous unit. MEILLEURS VOEUX!

Sur la photo : Stacy Bossum, Charles-Édouard Verreault, chef Clifford Moar, Élizabeth Launière, Jonathan Germain et Patrick Courtois (absent : Stéphane Germain).

Shtemauelimitun mak uauitshitun Ume anutshish e papaniti Tshishe-minashtakana, eukuan kassinu mamu tshikanishinuat mak tshuitsheuakannuat pakushenitetau tshetshi minuenitakuat mak tshetshi minupanit umenu ussi-pipunnu tshe utinakannit. Miam nanitam ka tutak nekaussei ute innuat Essipit, ui atamishkueu nutim innuat ka taniti ute pet tshiuetinit, e minuashteshinit Nipaiamianannu, auassa e papinit, uikanishimuaua e minuenitaminiti, shatshitunnu e petaniti tshishennuat. Nantam akua tshe tutameku meshkanat taiekua.

1671, rue Ouiatchouan Mashteuiatsh (Québec) G0W 2H0 www.mashteuiatsh.ca

Respect et entraide La période des Fêtes représente pour chacun d’entre nous l’occasion de célébrer avec nos familles et amis. Souhaitons-nous un Noël illuminé par la joie des enfants, le bonheur des parents et la sagesse des aînés. Dans la foulée de cette tradition, le Conseil de la Première Nation des Innus Essipit souhaite transmettre à ses membres et à tous les Nord-Côtiers ses meilleurs vœux de santé, d’amour, de bonheur et de succès pour l’année qui vient.

[Décembre-Janvier 2018-19] la voix des Premières nations • 23


preMièreS nationS

Participation parentale et communautaire de PN e

Participation record à la 3 conférence

Conseillère en communication, CEPN

Saint-Sauveur – pour une troisième année consécutive, le Conseil en Éducation des premières nations (Cepn) a tenu sa conférence Je m’implique! sur la participation parentale et communautaire des premières nations, les 1er et 2 novembre derniers au Manoir SaintSauveur. réunis sous le thème « Collaborer pour l’avenir », plus de 130 participants, dont 110 parents, ont profité de cette occasion pour s’outiller, élargir leur réseau et faire partager leurs expériences.

E

24 • la voix des Premières nations [Décembre-Janvier 2018-19]

n 2009, lors de la 19e Conférence sur l’éducation des Premières Nations, les parents avaient exprimé le désir d’obtenir des outils pour appuyer leurs démarches visant à améliorer la participation parentale afin qu’ils puissent mieux accompagner leurs enfants dans leur cheminement scolaire. En juin 2013, les communautés mem-

bres du CEPN, réunies en assemblée générale, ont convenu de faire de la participation parentale et communautaire une priorité et un domaine de gouvernance en éducation des Premières Nations. En juin 2015, afin de soutenir les efforts des communautés en vue d’atteindre les normes en matière de participation parentale et communautaire établies dans le cadre de son projet de gouvernance en éducation des Premières Nations, le CEPN lançait sa campagne de sensibilisation avec le slogan Je m’implique! C’est de cette initiative qu’ont émergé les conférences sur la participation parentale et communautaire.

Des conférences marquées par l'échange

En plus de proposer des conférences portant sur ces normes de gouvernance et différentes approches de la parentalité, il était essentiel pour les organisateurs d’aborder des enjeux contemporains auxquels font face les parents, tels que la cyber intimi-

dation et la consommation de can nabis, et de faire une place de choix à des échanges inspirants. C’est ainsi que le chef de l’APNQL, Ghislain Picard, s'est livré avec une grande générosité sur les difficultés, mais surtout les joies d’être père, grand-père et arrière-grand-père, des rôles qui revêtent pour lui une importance fondamentale. Quatre générations de femmes fortes, en l'occurrence Marie-Ange Malec, Yvonne Mestenapeo, Daisy Bellefleur et Raphaëlle Kaltush-Mestenapeo, ont aussi offert un témoignage à cœur ouvert sur l’influence du soutien de la famille tout au long de la vie et du parcours scolaire et professionnel.

Les technologies au service du rayonnement de l’événement

Afin de permettre au plus grand nombre de profiter des conférences, le CEPN les a diffusées en temps réel

une participante à la 3e Conférence et son fils.

sur sa chaîne YouTube. Il est d’ailleurs toujours possible de les visionner en visitant le site Web de la conférence à www.cepn-fnec.com/implication. Les participants ont aussi pu faire connaître leurs impressions à l’occasion de vox pop présentés en direct sur la page Facebook du CEPN.

« La présence de chaque participant est une action bienveillante motivée

CEPN-FNEC

Par eve Bastien

par les enfants et les petits-enfants des communautés des Premières Nations. Tous représentent une force, un maillon d’une grande chaîne forgée par la résilience, le courage et l’espoir d’un avenir toujours meilleur », de conclure la directrice de la gouvernance et de l’administration scolaire du CEPN, madame Mira Levasseur-Moreau.


Spécial des Fêtes

Le rêve de Tshiuetin

Conte collectif composé par des jeunes du comité Tshinanu de Masteuiatsh

Avec les années, il avait appris à vivre son deuil et à croire qu’il finirait sa vie sans les revoir. Il s’était toutefois marié et avait sept enfants. En cette famille résidait son bonheur, mais le doute n’a jamais quitté son cœur. Une nuit, quelques jours avant Noël,

un rêve très fort vint hanter son sommeil. Ainsi, un majestueux harfang des neiges se mit à lui parler. Il lui confia en ululant qu’il avait un message très important à lui livrer et qu’il venait de la part du grand esprit. — Ta famille est toujours vivante. Tes parents sont très âgés, mais ils sont bel et bien vivants, lui annonça le majestueux oiseau.

L’oiseau lui avait expliqué qu’il devrait traverser le fleuve gelé et les vents glaciaux du Pekuakami. Après la pénible et longue marche, il devrait marcher plusieurs kilomètres dans la forêt austère et rencontrer un ours et une meute de loups. Après plusieurs jours à désespérer, le chef arriva enfin, épuisé, au lieu

de son adolescence, là où il avait vu ses parents, il y avait si longtemps. Rien! Découragé, il s’assied et pleura en tourna son visage vers le ciel. Soudain, une tendre main caressa doucement son visage. Sans avoir à détourner ses yeux, il devina qu’il s’agissait de sa mère qui lui murmurait une douce chanson.

Tendrement, il ferma les yeux et profita de ces secondes magiques. Ces moments comptèrent pour le plus magnifique et le plus incroyable des noëls. Avec sa famille, il repartit vers son campement et tous vécurent de nombreuses années dans le bonheur et la prospérité.

Comité Tshinanu

Il y a très longtemps, dans les grandes contrées du Nord, vivait un chef nomade qui était très aimé des gens de sa communauté. Son nom était Tshiuetin. Il aidait son peuple et leur donnait des denrées quand ils avaient faim et partageait ses grands savoirs concernant la chasse et la pêche. Or, sur le cœur de ce gentil chef pesait un grand malheur. Alors qu’il avait 15 ans et qu’il était allé chasser en forêt avec sa famille, une horrible tempête de neige a fait en sorte que les membres de sa famille se sont tous égarés. D’ailleurs, à 40 ans, il ne les avait jamais revus : ni son père, ni sa mère, ni ses frères ou sœurs.

— Comment puis-je les retrouver? questionna le chef comme dans un étrange rêve où il se sentait éveillé.

— Ta mission est de retourner là où tu étais. Or, avant d’arriver, tu devras vaincre les forces de la nature et affronter de bien grands adversaires. Après une longue discussion, le chef s’éveilla et comprit qu’il n’avait pas rêvé, car il trouva une plume blanche du harfang dans les longs cheveux de sa femme.

Florianne Basile, Julie-anne Dominique, stéphanie nepton, Chloé vallée et vicky robertson.

À l’occasion de cette merveilleuse période des Fêtes, le CEPN vous offre ses meilleurs vœux.

Joyeuses Fêtes et bonne année de toute l’équipe! [Décembre-Janvier 2018-19] la voix des Premières nations • 25

85, boulevard Bastien, suite 100 Wendake (Qc) G0A 4V0 1-877-842-6354

www.rcaaq.info


nation inuit

Tia et Piujuq de Lucy Tulugarjuk

À l’affiche au Cinéma moderne de Montréal

Par suzanne régis

Montréal – isuma Distribution international est heureuse d’annoncer,

Journaliste

qu’après avoir été présentée en première mondiale à l’ouverture du 36e

Transport Ferroviaire Tshiuetin

Toute l'équipe de Transport Ferroviaire Tshiuetin offre à sa précieuse clientèle, ses meilleurs vœux de paix et de bonheur en ce magnifique temps des fêtes!

HORAIRE DES TRAINS POUR LES MOIS DE DÉCEMBRE ET JANVIER

DÉCEMBRE 2018 MAR

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Départs de Sept-Îles

418 962-5530 418 960-0982 1 866 962-0988

Départs de Schefferville

418 585-2333

Noël

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26 • la voix des Premières nations [Décembre-Janvier 2018-19]

www.tshiuetin.net

Le film met en vedette, Tia Bshara – Tia; Nuvvija Tulugarjuk – Piujuq; Eiman Aliaber - Amani; Ghaiss Gharibet – Samir; Madeline Ivalu – Ananatia; Jacky Qrunnut – Jacky et la durée du film est de 79 minutes. Il est écrit par Marie-Hélène Cousineau, Samuel Cohn-Cousineau et Lucy Tulugarjuk. Ce long métrage marque la première collaboration entre une société de production inuit et une actrice issue

https://www.youtube.com/watch? v=KPy19sgVzQE

JANVIER 2019 DIM

Bureau fermé : • Noël (25 déc.) • Lendemain de Noël (26 déc.) • Jour de l’an (1 jan.)

L’été se déroule lentement pour Tia, petite fille Syrienne de 10 ans qui vient de déménager à Montréal avec ses parents, qui se sent seule et triste dans son nouvel environnement. Son été prend une autre tournure lorsqu’elle découvre un portail magique qui la transporte sur la toundra arctique. Elle y rencontre Piujuq, une fille Inuk de son âge, ensemble elles découvrent un univers de magie et mythologies inuit.

La productrice Marie-Hélène Cousineau a passé un mois avec des fillettes de 10 ans. « Elles sont si originales, drôles, pleines de vie et rayonnantes, comme le sont Tia et Piujug. L’expérience a été magnifique, autant à Montréal que sur le rivage de l’île d’Igloolik. Tia Bsahara, 6 mois après son arrivée au Canada comme réfugiée, se retrouvait à camper avec des inuit en faisant un film sur la petite île d’Igloolik. Je lui prédis un avenir radieux et je suis rassurée qu’elle soit ici au Québec avec sa famille. Lucy Tulugarjuk par son intégrité artistique et culturelle et sa passion pour partager la culture inuit a dirigé les enfants avec brio même si elle ne parlait pas la même langue que Tia. Les filles elles, ont passé outre le problème de la langue et ont développé une joyeuse amitié : bel exemple pour nous tous  »! Pour écouter la bande annonce :

LUN

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Tia Bshara (gauche) comme Tia et nuvijja Tulugarjuk (à droite) comme Piujuq dans Tia et Piujuq dirigé par lucy Tulugarjuk.

Tia et Piujuq de lucy Tulugarjuk.

Sivumu Northern Productions

LUN

Synopsis

des réfugiés syriens accueillis en hiver 2017/18 au Canada. Cette collaboration a été le fruit d’une rencontre des producteurs avec Tia Bshara dont la famille fut parrainée par la ville de Rimouski. La réalisatrice s’est dite admirative devant la capacité des deux jeunes interprètes Tia et Piujuq à se comprendre instantanément.

Sivumu Northern Productions

DIM

Carrousel du film de rimouski en septembre dernier et en grande première montréalaise le 9 décembre dernier au Cinéma du parc, Tia et Piujuq de la réalisatrice Lucy tulugarjuk sera à l’affiche au Cinéma Moderne de Montréal les 23 et 28 décembre. Le film est en inuktitut, arabe et anglais avec sous-titres français.


i i i ih k i roo aramikota ik tatoo ki kicikanc ik cikw ik Joyeuses Fêtes ê es et Bonne Annéée 2 2019

Conseil de la Natio on Atikamekw 290, rue Sa aint-Jose eph, C.P. 848, La Tuque e (Québec) G9X 3P6 - Tél.

[Décembre-Janvier 2018-19] la voix des Premières nations • 27


nation innue

Partenariat entre Innus et Allochtones

Par suzanne régis Journaliste

Sept-Îles – un vent de rapprochement souffle de plus en plus entre innus et allochtones de Sept-Îles. un autre partenariat a été scellé avec la construction du chalet d’accueil de la Station de ski Gallix. innu takuaikan uashat mak Mani-utenam (ituM) en association avec les pêcheries uapan  versent ensemble 60  000$ pour la construction du bâtiment. La saison de ski débutera le 20 décembre prochain et le chalet sera prêt à

accueillir les gens. par contre, les glissades seront prêtes quelques jours plus tard.

L

e directeur logistique de la Station Gallix, Julien Picherit, est fier de ce partenariat. « Cet  apport financier est une contribution importante dans la construction du nouveau chalet d’accueil. Cependant, il reste possible encore pour les entreprises locales, mais aussi pour les particuliers de contribuer financièrement au chalet ».

(SIJA)

COMITÉ DE SOLIDARITÉ/ TROIS-RIVIÈRES cs3r.org/stages 819 373-2598

Ce bâtiment neuf offre un cadre agréable et lumineux aux amateurs de glisse, mais aussi aux familles désirant passer un bon moment. « Une autre nouveauté est l’ajout de fenêtres qui permettent de voir la pente école et les glissades, tout en restant à l’intérieur du bâtiment. Ces nombreuses fenêtres permettent aussi à la lumière d’entrer beaucoup plus qu’auparavant. Le nouveau chalet verra sa capacité doubler. « Le nouveau chalet mesure 30 m sur 21. Il est beaucoup plus

large que l’ancien chalet, et fait environ la même longueur que celui-ci. Grâce à sa forme beaucoup plus carrée, nous avons pu améliorer et optimiser la disposition des différents espaces ». L’escalier est mieux placé, les piliers ont pu être enlevés, et nous avons pu ajouter un espace bar et une salle de conférence  »  a spécifié M. Picherit.

Phase II du chalet

Un autre partenaire s’implique dans le projet. La Société du Plan-Nord

Station Gallix

Un nouveau chalet d’accueil à Gallix

offre un montant de 100 000$ pour l’achat de mobilier (tables, chaises) et d’équipements (cuisine, sonorisation) à l’intérieur du nouveau bâtiment.

Clientèle

Une grande partie de la clientèle vient de Uashat mak Mani-utenam. « L’an passé, nous avons accueilli des groupes de Sports et Loisirs ITUM, du Centre d’amitié autochtone de SeptÎles, de l’Institut Tshakapesh, ainsi que les écoles Johnny-Pilot de Uashat, Tshishteshinu de Maliotenam et Teueikan d’Ekuanitshit », a-t-il indiqué.

AGA

28 • la voix des Premières nations [Décembre-Janvier 2018-19]

2 départs n par destinatio en 2019! NICARAGUA

SÉNÉGAL

Tourisme communautaire 6 places disponibles Stage de 4 mois*

Promotion des droits des femmes 6 places disponibles Stage de 4 mois*

• Entreprenariat • Marketing web • Écotourisme et environnement • Échanges culturels

• Entreprenariat • Marketing et agroalimentaire • Artisanat • Santé et droits des femmes

Soumettez votre candidature : cs3r.org/stages

Lors de l’Assemblée générale annuelle du samedi 24 novembre, les membres de la station ont exprimé leur satisfaction de voir enfin l’aboutissement du projet de chalet. Les membres ont réitéré leur confiance vis-à-vis du conseil d’administration en place, en reconduisant à leur poste 5 des 6 membres en élection. « Le nouveau venu du CA est  Kenny Fontaine, directeur des Sports et Loisirs d’ITUM. Dans une optique de rapprochement et de collaboration approfondie entre les membres des différentes communautés, l’équipe de la station se félicite de son élection », a exprimé Julien Picherit.

La vente de présaison continue

La prévente continue jusqu’à la veille de l’ouverture. Retrouvez tous nos tarifs sur notre site internet www.skigallix.com, notre page Facebook www.facebook. com/skigallix  ou par téléphone au 418 766-5900.

TiraGe

Un combo de 2 passes adultes + 2 passes enfants pour une journée de ski sera tiré le 25 décembre. Il suffit de donner votre nom et numéro de téléphone à Julien Picherit à l’adresse suivante : logistique@skigallix.com


Spécial des Fêtes

Vox pop de Noël

L'un de vos plus beaux souvenirs du temps des Fêtes?

souvenir de ClauDia PeTiQuay Atikamekw de Wemotaci

souvenir de FranCis verreaulT-Paul Ilnu de Mashteuiatsh

souvenir de rosalie PiCarD Wendate de Wendake

Personnellement, j’ai un faible pour Noël. Cette fête représente pour moi un rassemblement familial que je chéris au plus haut point. Nous avons toujours cette même routine que j’adore. Durant la journée, ce sont les préparatifs pour la soirée : emballage de cadeaux, derniers préparatifs, cuisine et musique. Le tout débute avec notre traditionnel souper chez mon papa. Quelques cadeaux sont déballés et vers 21 h, mon frère et moi allons du côté de notre famille maternelle afin de poursuivre la frénésie de cette merveilleuse fête. Pour moi, Noël rime avec rires, enfants, nourriture, beaucoup de nourriture, famille et joie. À tous, joyeux temps des Fêtes avec ceux que vous aimez!

Pour ma part, mon plus beau souvenir du temps des Fêtes est assurément lorsque j’ai fêté mon premier Noël avec mon fils au moment où il n’avait que 7 mois. C’était merveilleux de se plonger dans la magie des fêtes avec mon garçon qui rendait tout plus beau. L’aider et le voir déballer ses cadeaux était un moment parfait. J’ai aussi aimé sa réaction lors de sa rencontre avec le Père Noël, il était très calme et joyeux! Bref, c’était certainement un de mes meilleurs souvenirs à vie.

souvenir de HayFa DoMiniQue

souvenir de Helly-anna Boivin

souvenir d’anniCK TreMBlay

Ilnue de Mashteuiatsh

Mes plus beaux souvenirs se passent avec ma famille. Nous nous réveillons tous à minuit et après, on mange. On est tous en pyjama et on jase ensemble. Évidemment, pendant la nuit, on joue à des jeux de société et les aînés donnent les cadeaux aux enfants et aux adolescents. Quand les cadeaux sont déballés, on remercie les gens et on s’amuse. C’est toujours une nuit magnifique et je garderai à jamais de bons souvenirs de mes noëls d’enfance.

Ilnue, Atikamekw et Crie

Pour moi, le mot Noël et l’expression « temps des Fêtes » signifient famille. Je repense aux repas où il y avait des mets autochtones et traditionnels. Nous étions tous heureux, réunis autour de la table. Je repense aussi à ce geste inoubliable où nous sortions tous dehors, à minuit, le 31 décembre. Un adulte tirait alors un coup de fusil pour saluer l’année qui s’en allait et celle qui commençait.

Ilnue de Mashteuiatsh

Un de mes plus beaux souvenirs de Noël remonte à mon enfance. Je passais mes vacances chez mes grands-parents. La famille entière était réunie. C’était une grande maison à trois étages où nous aimions nous amuser entre cousins et cousines. Je me souviens encore de l’odeur de la tourtière du Lac SaintJean qui prenait place majestueusement sur une grande table. C’était un pur délice! Nous étions en campagne, alors la motoneige et les jeux extérieurs étaient à l’honneur. Un sentiment de liberté totale nous habitait.

[Décembre-Janvier 2018-19] la voix des Premières nations • 29

Mes plus beaux souvenirs du temps des fêtes sont assurément les Noëls où ma famille était réunie dans la maison de ma kokom. Je me rappelle de l’ambiance. C’était magique! Je me rappelle des lumières sur le sapin qui brillait. J’ai toujours été émerveillée devant un sapin de Noël, je le suis encore aujourd’hui. Des cadeaux, il y en avait à n’en plus finir. Tout le monde était heureux. Mes nombreux cousins et moi-même courions partout. En fait, nous étions vraiment tannants. Heureusement, les adultes nous laissaient être tannants, car c’était Noël. Aujourd’hui, ma kokom n’est plus là, mais je garderai toujours son souvenir vivant le jour de Noël. Aujourd'hui, je laisse mes enfants être des enfants et j’essaie de leur transmettre ces valeurs familiales.


preMièreS nationS

40 ans pour le Centre d’entraide et d’amitié autochtone de Senneterre

Par Joannie Caron

Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec

Senneterre – Le 23 novembre der nier, plusieurs personnes étaient

Aci minawatc e natciparik kitci miirwatcitcikatek kitci pa mireritcikatek, ki mikawerimitinaan kitci arimikatak kitci

MIRO NIPA AIMIHAIEKW ACITC KITCCI PE OCKI ASKIWOK 2019. Taapickotc kitci pa miro aitacikeiekw kaaskina kiwitcicaniwawik kitci mamatinamatoiekw cawerimitowin, sakkihitowin acitc pekaterimowin.

En cette période de réjouissances et de festivités, nous désirons vous souhaiter un JOYEUX NOEL et une BONNE ANNÉE 2019. Que vos grands rassemblements familiaux soient marqués par le partage, l’amour et la paix.

Ume Nipaiamianan mak Utshemitunan, tshipakushenimitinan tshetshi

MINU-NIPA M AIAMIAIEKU mak U M MINU-UTSHEMITUNANITSHEIEK 2019 Tsshima ume mamui 2019. mamuituiek ituieku ashit tshikanishuauat mishat anite matinuemitun, shatshittun mak tshiamenitamun.

réunies au Chalet Shabogamak en bordure du Lac parent, afin de souligner les 40 ans d’activités du Centre d’entraide et d’amitié autochtone de Senneterre et par la même occasion, l'ouverture du nouveau bâtiment du Chalet Shabogamak.

L

e Centre d’entraide et d’amitié autochtone de Senneterre a ouvert ses portes à l’automne 1978. À cette époque, sa création devait répondre aux besoins des Autochtones qui recherchaient un lieu d’hébergement. La ville de Senneterre est située à la croisée de la route 113 et du chemin de fer, ce qui créait un carrefour important pour les Cris, les Algonquins et les Atikamewks.

Des services qui ont évolué

Avec les années, les besoins se sont définis et de plus en plus de services étaient offerts. En plus du service d’hébergement, la petite équipe offrait des services de liaison et de transport pour les patients autochtones ainsi que des services de liaison avec le milieu de l’éducation. Le Centre d’amitié a agi également comme acteur de changement dans la région, pour lutter contre la discrimination à l’égard des premiers peuples. La présence du Centre d’amitié dans la ville de Senneterre a permis, au fil des années, d’observer un réel rapprochement entre les Autochtones et la population allochtone.

Inauguration des nouvelles installations

Le Centre d’amitié a procédé par la même occasion à l’ouverture du nouveau Chalet Shabogamak. Acquis en 1999, ce chalet est situé en pleine nature, permettant ainsi au Centre d’organiser une multitude d’activités culturelles, sociales et récréatives avec les jeunes et les aînés, entre autres. Devenu désuet, le chalet a été reconstruit à neuf pour offrir des installations dynamiques et modernes et qui reflètent les cultures autochtones. Le chalet a une vue exceptionnelle sur le lac et permet d’accueillir une cinquantaine de personnes. Les aînés s’y rassemblent chaque semaine pour échanger et tenir des activités traditionnelles. Ancien lieu de commerce de fourrures, Shabogamak veut faire revivre ce chapitre de l’histoire en proposant, entre autres, des randonnées en canot. Le site permet de recevoir des visiteurs dans la région de Senneterre afin de promouvoir la richesse de la culture. Via sa programmation d’activités, Shabogamak permet la préservation de la culture et offre une opportunité d’échanges culturels unique dans la région de Senneterre.

Le colloque SOC CAM 2019

SON RÉSEA R U ET T SES DÉFIS À Chicoutimi, le 19,20 et e 21 février 2019 PRINCIPALES CONFÉRENCES

> Engagement (imp plication du milieu) >

tique

> Influ uences des nouvelles technologies

l’équipe du Centre d’entraide et d’amitié autochtone de senneterre.

RCAAQ

30 • la voix des Premières nations [Décembre-Janvier 2018-19]

Aujourd’hui, le Centre est composé d’une équipe de 10 personnes qui

s’affairent à offrir de l’accompagnement en employabilité, des services pour la petite enfance, de l’aide aux devoirs, de l’accompagnement et des références pour les services disponibles dans la ville, des activités culturelles traditionnelles, des activités entre jeunes et aînés, des cercles de partage et bien plus.


[Décembre-Janvier 2018-19] la voix des Premières nations • 31


32 • la voix des Premières nations [Décembre-Janvier 2018-19]


Les Astres et Vous

par : innustradamus, Medium... Saignant né en décembre – le lièvre

Le temps des fêtes de cette année sera une période importante de votre vie. Une rencontre avec le sexe opposé dans un bar de la ville pourra être la bonne pour votre avenir amoureux. Vous avez deux enfants et votre futur partenaire en a sept. Il ne devrait pas avoir de problèmes dans votre nouvelle vie de couple. L’année 2019 s’amorcera dans l’amour et le bonheur. Votre couple réalisera de nombreux projets qui rendront heureux votre famille agrandie. Un projet de construction d’une maison est dans l’air.

né en janvier- le caribou

Attendez-vous à recevoir de nombreux cadeaux à la période de la fête de Noël. Pendant toute l’année 2018, vous avez aidé plusieurs personnes et la Providence vous récompensera pour votre bonté et de votre cœur géné reux. Vous n’avez pas consommé de boisson depuis plus de six mois et vous êtes en très grande forme mentale et physique. Il serait temps de vous trouver un partenaire de vie en 2019. Plusieurs personnes vous courtisaient en 2018 et vous n’étiez pas prêt pour cela. Agissez.

né en février – la martre

Les éléments de votre four ont atteint leur durée de vie et quelques ronds également. Votre partenaire de vie se chargera d’aller acheter une cuisinière flambant neuve. Ce sera votre cadeau des fêtes et oubliez votre petit voyage au casino. Beaucoup d’achalandage dans votre demeure et beaucoup de partys aussi. L’année 2019 commencera en lion. Votre emploi vous amènera à faire un voyage d’affaires dans la grande métropole. Vous réussirez un coup d’éclat, vous obtiendrez une grosse subvention.

né en mars – le vison

Vous passerez un très beau temps des fêtes avec vos amis et votre famille. Une personne de votre entourage vous annoncera qu’elle se mariera en juillet 2019. Il est fort probable que votre couple y pense sérieusement aussi. Vous vivez en concubinage depuis trop longtemps, près de dix ans déjà. Vos enfants le souhaiteraient grandement. C’est peut-être en 2019 que vous

allez annoncer vos noces. Côté santé, reprenez vos marches de santé et diminuez la cigarette. Votre rythme cardiaque faiblit.

né en avril – la truite grise

La moitié de vos cadeaux sont déjà achetés et ce sont les plus chers. Il ne faudrait pas oublier ceux de votre amant ou de votre maîtresse, les fêtes tourneraient au vinaigre. Côté santé, une verrue fera soudainement son apparition sur l’un de vos doigts. Tous les membres de votre famille seront estomaqués et n’oseront plus vous donner la main. Pour l’année 2019, il faudra vous prendre en mains au niveau financier. Vous jouez souvent aux machines de Loto-Québec et cela vous ruine.

né en mai - l’outarde

Un début de mois difficile pour votre portefeuille. En négligeant les paiements de votre carte de crédit et les comptes courants, vous aurez de nombreuses difficultés pour passer le temps des fêtes comme les années passées. Vous serez dans l’obligation de passer des billets pour la mini et en retirer quelques dollars. L’année 2019 sera meilleure pour vous. Sur le plan santé, vous allez perdre les kilos en trop et votre foie se remettra de vos abus d’alcool. Une thérapie serait l’idéale.

né en juin – le saumon

La période des fêtes vous fera engraisser de trente livres. Il vous sera difficile de les perdre pour 2019. La consommation de gras est très néfaste pour vous. Vous mangez près de 10 livres de chips par semaine et une quarantaine de petits gâteaux Vachon. Il y a une forte probabilité que vous ayez le diabète. Une grosse décision à prendre pour l’année 2019. D’autre part, sur le plan travail, votre employeur vous augmentera au niveau salarial. Prenez des billets de loterie, la chance est avec vous.

né en juillet – le renard

Pour l’une des premières fois de votre vie, vous ne passerez pas la fête de Noël chez-vous. Vous et votre partenaire de vie serez à Cuba. Un voyage payé par la famille dans son ensemble. Même le curé de la paroisse vous commanditera. Vous passerez une très belle semaine en amoureux. Pour ce qui est de 2019, la cigogne vous rendra visite en novembre. Votre partenaire mettra au monde un joli garçon de 9 livres, un costaud. Votre troisième enfant naîtra le 17 novembre. Ce sera la joie dans la famille.

né en août – le porc-épic

Que diriez-vous de passer les fêtes en forêt? C’est pourtant cela qui va se produire. Vous possédez déjà un beau chalet sur le bord d’un lac et vos enfants seront grandement intéressés à passer un séjour de deux semaines dans votre territoire de chasse. Vous allez réussir à tuer deux caribous et plusieurs perdrix. Vous ne devriez pas apporter votre 40 onces de gin, vous vous soulerez comme une vieille bottine. Pour 2019, ce sera une bonne année financière. Vous pourrez amasser plus de 10 000$.

né en septembre – la ouananiche

Vos vacances des fêtes se passeront dans la grande région métropolitaine de Montréal. Deux de vos enfants vous accompagneront pour ce séjour de deux semaines. Il se peut qu’il y ait un voyageur surprise qui prendra part à ce voyage. Vous aurez la chance de voir un match du Canadiens. Une première pour vous et vos enfants. Si l’on jette un coup d’œil pour 2019, la loterie vous apportera beaucoup de dollars. Prenez de la 6/49 et le Banco. Ces gains vous permettront de voyager dans les pays chauds.

né en octobre – le loup

Vos enfants souhaiteraient passer les vacances de Noël à Québec. Ce serait une première pour votre famille. Une expérience à vivre absolument. Un fait cocasse se passera durant le réveillon, vous vous retrouverez sous la table à manger après avoir bu cinq pintes de vin. Dur réveil pour vous pour la Fête de Noël. Ce qui vous attend pour 2019, pas de changement au niveau de votre surconsommation de vin rouge. Côté santé, votre foie sera mal en point. Grosse décision à prendre sur ce plan.

né en novembre – le castor

Deux semaines en forêt est le projet en priorité. On vous dira à l’oreille que l’on a vu beaucoup de caribous dans votre territoire de chasse. Vous serez nombreux à festoyer et la viande de bois sera au menu. Il faudrait que vous trouviez une motoneige pour que vos enfants s’amusent comme des petits fous. Seul ombre au tableau, les ongles de vos pieds ont atteints une longueur impensable. Il faudra utiliser une hache pour régler ce problème. Pour 2019, il faudra recommencer à payer vos dettes.

[Décembre-Janvier 2018-19] la voix des Premières nations • 33


Spécial des Fêtes préparation : 10 minutes

Recettes du temps des fêtes

Pain de viande gratiné

Cuisson : 6 à 8 heures

portions : 6 à 8

1 oignon

Ingrédients

2 œufs

½ tasse (125ml) de lait

1/3 tasse (80ml) de pâte de tomates

1 tasse (250 ml) de flocons d’avoine à cuisson rapide 1 c. à thé (5 ml) de sel

½ c à thé (2,5 ml) de poivre

2 lb (1 kg) de bœuf haché maigre

1 tasse (250 ml) de fromage Cheddar

Variante : Vous pouvez remplacer le tiers du bœuf haché par des lentilles 1. Râper l’oignon.

Préparation

2. Casser les œufs dans un grand bol.

3. Ajouter l’oignon, le lait et la pâte de tomates et mélanger à l’aide d’une fourchette. 4. Mesurer les flocons d’avoine et incorporer au mélange. 5. Ajouter le sel et le poivre.

6. Ajouter le bœuf et remuer avec la fourchette, juste assez pour mélanger uniformément 7. Déposer dans la mijoteuse et former un pain en pressant le mélange ; laisser environs un pouce (2,5 cm) d’espace entre le côté de la mijoteuse et le pain. 8. Couvrir et cuire à basse température de 6 à 8 heures, ou la température élevée de 3 à 4 heures, jusqu’à ce que le pain ait bien bruni et qu’un thermomètre inséré au centre indique au o o moins 165 F (74 C) 9. Râper le fromage et le déposer sur le dessus du pain.

résultat de la recette du pain de viande gratiné.

Les Producteurs laitiers du Canada

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Couvrir la mijoteuse et cuire à température élevée de 5 à 10 minutes, ou jusqu’à ce que le fromage ait fondu.


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Le Chef

Mike Pelash Mckenzie

Les conseillers

Virginie Michel

Maya Fontaine

Marie-Marthe Fontaine

Antoine (Maniteu) GrĂŠgoire

Mathieu McKenzie

Mike Utussmash Mckenzie

William Fontaine

Jonathan Shetush

Dave Vollant

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Décembre-Janvier 2018-19 (Vol. 21 - No. 11)  

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