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Périodique spécialisé du groupe fenaco-LANDI | www.revueufa.ch

Edition 3 | 2018

Expliquer l’agriculture Tout agriculteur peut expliquer les valeurs intrinsèques des denrées alimentaires suisses aux consommateurs.

Annonce

Page 8

PROPRE EN ORDRE, OTHELLO!

Plus d‘informations: www.agrar.bayer.ch

Divers systèmes d’irrigation

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Recherche sur le feu bactérien 

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Le champion Steve Guerdat donne des conseils Page 42


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Numéro 1 en Suisse et en Europe. En selle! Les passionnés de sport équestre optent pour le Ford Ranger, véhicule tracteur par excellence avec une charge remorquable de 3.5 tonnes et sa transmission intégrale enclenchable avec démultiplication. Venez donc le tester.


Sommaire

Editorial Chères lectrices, chers lecteurs,

fenaco actuel

Pick-up pour l’agriculture Dans les fermes, les pick-up sont devenus des auxiliaires incontournables. Nous comparons les modèles actuels.

28

Nombreux atouts – arguments en faveur de la viande suisse  4 En un mot 5 7 Transports d’animaux: 1re place pour Anicom

Gestion Communiquer les valeurs intrinsèques 8 Série prévention du stress: le burnout 11 Série analyse de branche d’exploit.: blé & céréales fourragères12 Formations ES 14 Brèves16

Technique agricole

Recherche sur le feu bactérien Outre l’optimisation de la pro­ tection des plantes, la sélection de variétés adaptées est également très importante.

Les pick-up dans l’agriculture 18 Systèmes d’irrigation pour diverses cultures 22 Test pratique: Amazone ZG-B8200 24 Brèves26 Nouveautés/concours27

62

La recherche sur le feu bactérien porte ses fruits 28 Sous-semis32 Fumure des herbages 34 Nouveautés concernant la protection des plantes 2018  36 Bio: le millet, une alternative en grandes cultures 38 Brèves41

Production végétale

Optimiser les nids à porcelets Un nid à porcelets idéal apportera suffisamment de chaleur sans augmenter la consommation d’énergie.

Information pour les membres du groupe fenaco-LANDI | mars 2018

12

Collaborer en se faisant confiance Comment les frères Joye de Mannens font-ils pour exploiter leur domaine ensemble et avec passion?

De la poule à l’œuf de Pâques Inauguration de la LANDI Cossonay Pour la LANDI Sursee, les changements sont aussi une opportunité

04 07 18

Le LANDI Contact joint au présent envoi aborde notamment la collaboration pratiquée par les frères Joye, la production d’œufs de Pâques et la professionnalisation constatée à LANDI Sursee.

Photo page de couverture: LID

Production animale Un champion olympique donne de l’Hypona à ses chevaux 42 UFA-actuel: valeur ajoutée élevée en production animale 45 Les exploitations UHS augmentent leurs performances  49 Pas de communication, pas de veau 50 Brèves51 Une bonne année SQB 52 60 ans d’UFA: 60 lapereaux par lapine et par an  54 Les besoins en paille augmentent  56 Davantage de Swissness pour IP-Suisse 58 Focus: soins des porcelets allaités   Décharger les truies  59   Eviter les porcelets affaiblis 60   Diarrhée chez les porcelets allaités: un sujet récurrent  61   Beaucoup de chaleur mais uniquement dans le nid 62

La Revue UFA reste passionnante. Dans la présente édition, nous montrons comment nous pouvons tous contribuer à communiquer les valeurs de l’agriculture suisse à la population. En plus de cela, nous comparons plusieurs pick-up et évoquons dès la page 28 comment maîtriser efficacement le feu bactérien ainsi que tous les efforts que cela implique de la part de la recherche. La rubrique consacrée aux animaux de rente met l’accent sur les porcelets avec un cahier spécial. Qu’il s’agisse du LANDI Contact ou de la Revue UFA: je vous souhaite une lecture passionnante et me réjouis de votre feed-back constructif.

Markus Röösli Rédacteur en chef de la Revue UFA

Vie quotidienne Essence d’Iva: l’esprit des demoiselles sauvages  Pruneaux séchés au vin rouge Planter ses propres kiwis  Regioterre: un partenariat loyal Voyage agricole en Pologne  Brèves/tirage au sort

64 66 67 68 69 70

s évitez les Avec nous, vou tent et lacunes: compé bien conseillé!

Salade Lollo rouge | © Agrisano

18

Dans la présente édition, exceptionnellement, je ne cherche pas en priorité à attirer votre attention sur la Revue UFA, mais sur le LANDI Contact qui y est joint. Nous avons beaucoup travaillé pour donner un nouveau look à ce journal et nous avons entièrement revu son concept. Désormais, nous accordons une place centrale aux membres du groupe fenaco-LANDI, notamment en publiant dans chaque édition le portrait d’un membre et en répondant aux questions que les coopé­rateurs posent à leur LANDI ou à fenaco. Dans la rubrique « de la terre à la table », nous sortons par ailleurs des sentiers battus et présentons toutes les étapes à franchir jusqu’à l’élaboration d’un produit fini. Toutes ces nouvelles rubriques sont bien entendu complétées par des informations issues des régions fenaco.

Pour les familles paysannes! Toutes les assurances à portée de main.

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fenaco actuel

Faits concernant la viande suisse

Des atouts indéniables La viande suisse est sûre, saine et de haute qualité. Cette affirmation peut être étayée par de nombreux faits. La Revue UFA a réuni les principaux arguments qui font qu’il vaut la peine à long terme d’opter pour la viande suisse.

E

n Suisse, les standards de pro­ duction animale sont nettement plus élevés qu’à l’étranger, no­ tamment grâce aux sorties régulières en plein air, aux étables respec­ tueuses des animaux, aux fourrages adaptés et aux temps de transport aussi courts que possible. Les ani­ maux de rente sont élevés en combi­ nant l’alimentation, les possibilités

de mouvement et le temps de repos. Les conditions de production sont aussi plus respectueuses de l’envi­ ronnement avec une part élevée d’herbages, une utilisation respec­ tueuse des ressources et des exploi­ tations familiales. La viande suisse produite dans ces conditions fournit des nutriments de haute valeur. Bien que les ménages suisses ne consa­

SRPA

83,7 %

Le programme volontaire « Sorties régulières en plein air » (SRPA) garantit que les animaux puissent régulièrement passer du temps dehors dans les prairies.

des exploitations suisses ont participé au programme SRPA en 2015.

crent plus guère qu’un peu plus de 6 % de leur revenu à l’achat de den­ rées alimentaires, la pression qui pèse sur les prix reste élevée. S’agissant de la viande, les prix nettement plus avantageux pratiqués dans les régions limitrophes peuvent être tentants pour les consommateurs. Produire de la viande en respectant les principes du développement durable a toute­ fois son prix. Dans les pages qui suivent, la Revue UFA présente, avec Proviande, les principaux faits dé­ montrant quelles sont les mesures ap­ pliquées et développées par les dé­ tenteurs suisses d’animaux pour produire de la viande sûre, saine et de haute valeur en respectant l’environ­ nement et la nature.  n

La Suisse – pays d’herbages En Suisse, la surface agricole utile s’élève à quelque 1,05 million d’hectares. Pour des raisons topographiques, seul un tiers convient aux grands cultures. Au total, près de 70 % de la surface agricole utile en Suisse sont des herbages. Nous, les humains, ne pouvons pas utili­ ser nous-mêmes l’herbe qui pousse sur les prairies suisses. Mais nos vaches, nos chèvres et nos moutons se nourrissent de cette herbe et nous permettent ainsi de pro­ duire des denrées alimentaires, de la laine et du cuir de très bonne qualité.

Beaucoup de fourrage indigène Nous produisons nous-mêmes une grande partie de la nourriture destinée à nos animaux. Le fourrage que nous importons est constitué principalement de céréales et de soja.

86 % de la production en Suisse 4

14 % d’importations REVUE UFA  3 | 2018


fenaco actuel

En un mot

76 %

Tirer le meilleur parti

Beaucoup de fourrage grossier

Pour le bien-être de l’animal La détention d’animaux de rente proche de la nature et respectueuse des animaux occupe une place im­ portante dans notre pays. La Suisse possède l’une des lois sur la protec­ tion des animaux les plus sévères au monde. Les conditions régissant la détention des animaux et la manière de les traiter, mais aussi les exi­ gences en matière de formation et de formation continue des déten­ teurs d’animaux sont clairement définies dans la loi.

En Suisse, les ruminants, notamment, sont nourris principalement avec du fourrage grossier – c’est-à-dire de l’herbe et du foin – et reçoivent en proportion peu d’aliments concentrés.

24 %

99

des produits à base de soja importés pour la fabrication d’aliments pour animaux sont certifiés (ProTerra, BioSuisse, Donau Soja).

Soja certifié Depuis l’interdiction des farines animales dans les aliments, les besoins en soja, notamment, ont augmenté. Mais le soja importé provient – dans la mesure du possible – d’une production certifiée durable. Par ailleurs, l’agri­culture suisse s’efforce de privilégier de plus en plus des aliments pour animaux issus de la production européenne.

Les animaux valorisent les sous-produits Chaque année, quelque 310 000  t d’issues de meunerie, de pulpe de betterave sucrière, de mélasse, de tourteau de colza, de drèches de bras­ serie, etc. sont mises en valeur sous forme de fourrage. Tonne 

Dans la comparaison internationale, la Suisse est d’une manière générale un consommateur de soja insignifiant. Sa part dans la consommation mondiale s’élève à 0,1 %.

Les aliments fourragers suisses sont composés pour 20 % de sous-produits de l’industrie alimentaire suisse et réduisent le gaspillage alimentaire.

98 %

Pas de technologie génétique & Co. Nos animaux de rente sont nourris exclusivement avec des aliments sévèrement contrôlés, conformes aux exigences des espèces et respectueux de l’environnement. Ils sont exempts d’organismes génétiquement modifiés et ne contiennent pas non plus de farines animales. Les hormones et antibiotiques visant à obtenir de meilleurs rendements sont également proscrits.

de la surface agricole utile de la Suisse est gérée selon les PER, dont 13,5 % selon les directives bio. Prestations écologiques requises (PER)

Les prestations écologiques requises définissent les normes pour une agriculture respectueuse de l’environnement en Suisse. La protection du sol, un assolement raisonné et une détention animale conforme aux exigences des espèces en font notamment partie. Seules les exploitations respectant ces normes pourront prétendre aux paiements directs octroyés par la Confédération.

Dans le groupe fenaco-LANDI, l’en­ semble de la chaîne de valeur de la viande suisse regroupe sous un même toit les producteurs, soit les agricultrices et les agriculteurs suisses, le commerce de détail Volg avec le label Agri Natura, Anicom, l’entreprise de commerce d’ani­ maux de rente et Ernst Sutter SA, le transformateur de produits carnés. Chaque maillon contribue à l’image positive de la viande suisse, une denrée alimentaire sûre, saine et de haute qualité. Le centre de compétence Viande de fenaco, Ernst Sutter SA, est un acheteur important de bétail de boucherie en Suisse et ainsi un par­ tenaire solide de l’agriculture indi­ gène. Pour Ernst Sutter SA, il est donc parfaitement logique de sou­ tenir les éleveurs suisses de bétail dans le développement écono­ mique de leurs entreprises. C’est ce qui nous a notamment incités à contribuer au financement initial du service sanitaire pour les veaux qui a été créé fin 2016, ou à nous enga­ ger, en plus du cofinancement d’un fonds, pour le programme sanitaire Porc Plus, qui verra le jour début mai 2018. Ces deux initiatives doivent permettre aux agriculteurs et aux engraisseurs d’élever des ani­ maux en bonne santé et économi­ quement rentables, autant de conditions incontournables pour produire une viande suisse d’excel­ lente qualité. En résumé, le groupe fenaco-LANDI s’engage tout au long de la chaîne de valeur en fa­ veur de la viande suisse, une denrée de haute qualité. Dans les efforts que nous accomplissons quotidien­ nement pour produire des denrées alimentaires suisses qui soient saines pour les consommateurs, nous nous engageons également en faveur de la viande, afin de tirer le meilleur parti de ce qui est bon. Reto Sutter

Membre de la Direction Responsable du département Viande

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fenaco actuel

53,5 %

100 g de côtelettes d’agneau couvrent plus de 100 % du besoin journalier en vitamine B12.

des animaux de rente suisses ont été détenus conformément aux directives SST en 2015. Systèmes de stabulation particulièrement respectueux des animaux (SST)

Vitamine B12

SST est un autre programme volontaire dont profitent de nombreux animaux de rente suisses. Selon les espèces, il garantit par exemple des aires de couchage recouvertes de litière, un accès à la lumière du jour et/ou une aire de repos accessible à toute heure.

Cette vitamine est fournie uniquement par les aliments d’origine animale. Elle contri­ bue à la formation des globules rouges et à la santé des cellules nerveuses.

8 Suisse

heures

24 Europe

Protéines La viande est une source im­ portante de précieuses pro­ téines, essentielles pour la constitution et l’entretien des muscles.

100 g de viande couvrent environ un quart du besoin journalier en protéines.

Temps de transport courts

Heures

La loi suisse sur les transports d’animaux est la plus sévère au monde et autorise des temps de transport de 8 heures au maxi­ mum. En outre, elle impose des exigences claires relatives à la manière de traiter les animaux avant et pendant le transport, aux moyens de transport, à l’es­ pace requis, à la formation du personnel des entreprises de transport, etc. Les abattoirs étant répartis uniformément dans notre pays et situés relativement près des exploitations d’éle­ vage, les temps de transport sont souvent nettement plus courts que ceux prescrits par la loi. En Europe, on autorise selon les espèces des temps de transport pouvant atteindre 24 heures.

Vitamine A La vitamine A est importante pour la vision, le développement du système immunitaire et la santé de la peau. On la trouve principa­ lement dans les abats.

100 g de foie de veau couvrent plus de 100 % du besoin journalier en vitamine A.

Explications

2 % Suisse

70 % Monde

Vitamine B1 Cette vitamine nous aide à absorber les hydrates de carbone et contribue par conséquent à notre approvi­ sionnement en énergie. On en trouve dans tous les types de viande, mais principalement dans celle de porc.

100 g de viande de porc couvrent 91 % du besoin quotidien en vitamine B1. 6

La Suisse – château d’eau Avec plus de 1500 lacs, fleuves et rivières, de nombreux glaciers et une quantité de précipitations relativement élevée, la Suisse est le château d’eau de l’Europe. Les nombreuses précipitations en Suisse nous permettent de renoncer en grande partie à une irriga­ tion artificielle. Tandis que l’agriculture consomme dans le monde entier près de 70 % de l’ensemble de l’eau douce, ce chiffre ne s’élève qu’à 2 % en Suisse.

Besoins journaliers: valeurs de référence DACH pour les hommes et les femmes âgés de 25 à 51 ans. Quantités: viande crue Auteure Alice Chalupny, Communication d’entreprise fenaco, 8401 Winterthour Viande Suisse – quelques faits Proviande coopérative, 3001 Berne, www.viandesuisse.ch REVUE UFA  3 | 2018


fenaco actuel

Classement de la Protection suisse des animaux concernant les transports d’animaux

Les chauffeurs Anicom à la première place Sur mandat du commerce de détail et des prestataires de label, la Protection suisse des animaux (PSA) réalise chaque année quelque 250 contrôles de transports d’animaux pour s’assurer de la qualité de ces transports. Sur la base des résultats obtenus, la PSA établit un classement en fin d’année. L’an dernier, la première place est revenue à Anicom.

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dépendant du chauffeur et de sa fa­ çon de travailler. Le lien avec l’agri­ culture et l’expérience dans la ma­ nutention des animaux sont des critères incontournables pour être engagé. L’accompagnement par des chauffeurs au bénéfice d’une longue expérience est un élément central de la formation. Tous les chauffeurs suivent régulièrement des forma­

Stefan Schwab

Service de contrôle PSA: classement des entreprises de transport de gros et de petits animaux Uniquement les entreprises faisant l’objet de plus de 3 contrôles par an 14 12 10 8 6 4 2 0 1 2  34  5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 ■ Anicom est numéro 1 ■ Nombre moyen de points/contrôles 2017 – Moyenne

Anicom mise sur des chauffeurs bien formés et expérimentés dans la manutention des animaux. Photo: Anicom

contrôle, le chauffeur ne reçoit au­ cun feed-back concernant les résul­ tats, qui lui seront communiqués seulement après que le contrôle aura été entièrement traité. En fin d’année, la PSA établit un classe­ ment selon les points négatifs des entreprises de transport. Avec une moyenne de trois points négatifs, Anicom a été classé meilleur trans­ porteur de Suisse en 2017. Ce résul­ tat nettement supérieur à la moyenne, qui est de six points néga­ tifs, s’explique par le professionna­ lisme des chauffeurs. Bonne formation et expérience Anicom est exigeant envers ses chauffeurs, la qualité des transports

Anicom

Qu’est ce qui est contrôlé ? Les contrôles s’effectuent à l’aide de check-lists élaborées par la PSA et basées sur les prescriptions légales, voire sur des prescriptions plus res­ trictives. Le contrôle prend en compte la manière dont les animaux sont traités, le respect des densités d’occupation, l’aménagement des installations de chargement et des compartiments de transport, l’ex­ haustivité des documents ainsi que le respect des temps de transport et le mode de conduite du chauffeur. Les manquements se soldent par des points négatifs. Un document d’ac­ compagnement incomplet est par exemple considéré comme un man­ quement léger et sanctionné par un point négatif. Un camion surchargé ou un traitement peu respectueux des animaux est par contre considé­ ré comme un manquement grave ou très grave, sanctionné par 5 à 15 points. Plus le nombre de points est élevé, plus le résultat enregistré

par le transporteur est mauvais. Pour l’entreprise de transport, les résultats du contrôle peuvent se tra­ duire par des sanctions financières représentant un montant à quatre chiffres. Les manquements les plus fréquents sont les effectifs en sur­ charge, la manutention inappropriée des animaux ou des couloirs d’ache­ minement inadéquats. Durant le

Ø Nombre de points négatifs

L

es transports d’animaux sont un sujet sensible. Ainsi, la façon de traiter les animaux et le bon dé­ roulement du chargement et du trans­ port ont une importance prépondé­ rante. La PSA procède à des contrôles pour vérifier que les prescriptions lé­ gales sont respectées. Elle distingue deux types de contrôles: les contrôles d’accompagnement et les contrôles de réception. Les contrôles de récep­ tion se déroulent exclusivement à l’endroit où le déchargement a lieu, alors que dans le cas des contrôles d’accompagnement, le contrôleur de la PSA étend son suivi à l’ensemble du trajet. Ces deux types de contrôles s’effectuent à l’improviste.

tions continues. Des séances in­ ternes sont par ailleurs organisées deux fois par an. « A nicom est fier des bons résultats obtenus et continuera à investir dans la formation des chauffeurs afin de pouvoir maintenir les stan­ dards élevés atteints dans le do­ maine sensible du transport d’ani­ maux » , explique Christian Probst, responsable de la logistique et membre de la Direction d’Anicom. « E n respectant les standards les plus élevés au monde en matière de transports d’animaux, nous sommes convaincus de créer un critère de différenciation et par conséquent un argument de vente en faveur de la viande suisse » , précise-t-il. n

Auteur Stefan Schwab, président de la Direction, responsable des achats, Anicom SA, 3052 Zollikofen 7


Gestion

A Hagenwil bei Amriswil, Benno Schildknecht produit dans une communauté d’exploitation du lait sous le label Suisse Garantie. Photo: Gabriela Küng

8

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Gestion

Valeurs intrinsèques

Attirer l’attention des consommateurs par une attitude positive Les denrées alimentaires suisses présentent de nombreux atouts, même lorsqu’elles ne se différencient pas visuellement des denrées étrangères. En plus des campagnes de marketing organisées au niveau national, chaque agriculteur peut s’investir personnellement pour améliorer l’image de l’agriculture et par conséquent la demande en produits suisses.

V

isuellement, un verre de lait suisse ne se distingue pas d’un verre de lait produit à l’étranger. Il en va de même pour les œufs suisses, les steaks suisses ou les pommes suisses, par exemple. Et pourtant , les produits indigènes coûtent plus chers que les produits comparables importés. La différence réside dans les valeurs intrinsèques des produits suisses, comme les prescriptions plus strictes en matière de protection des animaux, le mode d’exploitation plus durable, la tradition paysanne, l’artisanat ou le fait que les denrées alimentaires suisses sont totalement exemptes d’organismes génétiquement modifiés. Suisse Garantie a lancé une nouvelle campagne marketing au début de l’année 2018 pour que les consommatrices et les consommateurs soient mieux informés de ces valeurs.

« L’essentiel est invisible pour les yeux » Le message de la nouvelle campagne est communiqué sur des panneaux publicitaires et dans des spots mar-

keting. A cette occasion, le produit occupe toujours une place centrale. Plusieurs produits agricoles se présentent dans un spot T V, dans le cadre de ce qui s’apparente à un « s how pour célibataires » et attirent l’attention des spectateurs sur leurs valeurs intrinsèques. Les produits qui quémandent un rendez-vous sont le beurre, le cervelat, la pomme, la tomate, la pomme de terre et l’œuf. Ils le font dans plusieurs dialectes. Ces spots peuvent être téléchargés sur le nouveau site Internet www.suissegarantie.ch. « U n bon produit a besoin d’une bonne histoire pour bénéficier d’un maximum de crédibilité » , précise Urs Schneider, président d’Agro Marketing Suisse, lors d’un événement qui s’est déroulé en janvier 2018. La campagne nationale doit permettre de faire prendre conscience au consommateur de tout ce que recèle un produit suisse. Outre leur qualité, les denrées suisses sont également synonymes de places de travail, de distances de transport réduites et de nombreux autres éléments positifs.

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Gestion matrices et les consommateurs pour leur expliquer ce qu’est le métier d’agriculteur et contribuer à ce qu’ils aient une bonne opinion de nous » , explique Benno Schildknecht. Les discussions directes y contribuent mais ne suffisent pas à elles seules, selon lui.

Photo: LID

Faire travailler son esprit, ses mains et son cœur L’école à la ferme (EàF) invite les élèves de tous les degrés scolaires à suivre un enseignement à la ferme qui met la réalité de la vie au centre des activités. En tant qu’agriculteur et donc prestataire, vous avez ainsi la possibilité de sensibiliser les consommateurs d’aujourd’hui et de demain à l’agriculture et aux denrées alimentaires suisses. L’école à la ferme est un projet qui s’inscrit dans le cadre de la campagne «Proches de vous. Les paysans suisses», laquelle a pour objectif de faire connaître les prestations variées des familles paysannes pour la société et de souligner ainsi l’importance de l’agriculture en Suisse. L’EàF cherche toujours des familles paysannes intéressées à participer à ce projet. Plus d’informations sur l’inscription et les exigences à remplir sur www.ecolealaferme.ch ➞ Prestataires ➞ Devenir prestataire.

Auteure Gabriela Küng, Revue UFA, 8401 Winterthour 10

Que peut faire l’agriculteur ? Benno Schildknecht est agriculteur à Hagenwil bei Amriswil où il exploite en collaboration avec Rico Meilin une communauté d’exploitation comptant 70 vaches laitières. La communauté d’exploitation produit du lait sous le label Suisse Garantie. Benno Schildknecht estime que la communication de base est une bonne chose. Il est toutefois aussi clairement d’avis que les agriculteurs doivent s’engager activement. « E n tant qu’agriculteur, je suis proche des consommateurs et je suis toujours en contact direct avec eux lorsque je travaille à l’extérieur » , explique Benno Schilknecht. « D ans la mesure du possible, j’explique les spécificités de l’agriculture suisse aux promeneurs et leur présente les atouts de la production indigène. » Les normes de protection animale élevées font notamment partie de ces atouts. « J e souhaite engager des discussions directes avec les consom-

Contribuer à une bonne image Ce que tout agriculteur peut faire directement dans le cadre de son travail quotidien, c’est améliorer l’image de l’agriculture ou, en tous cas, ne pas la dégrader. « Par exemple, lorsqu’on fait passer les vaches par la route, il faudrait impérativement tout nettoyer après son passage », explique Benno Schildknecht. En purinant, il faut aussi veiller à une propreté maximale et faire par exemple attention de ne pas salir la route. Il est également primordial de tenir compte de la météo, des jours de la semaine et de l’heure de la journée. Benno Schildknecht utilise pour sa part un pendillard lorsqu’il épand du purin, pour réduire les odeurs. « L es sujets évoqués plus haut sont autant de petites choses qui peuvent inciter le consommateur à avoir une image négative de l’agriculture indigène, ce qu’il faut à tout prix éviter », explique l’agriculteur. Selon lui, un agriculteur ne doit en aucun cas se distinguer par un comportement négatif. Les enfants et la famille Bien qu’il ne pratique pas la vente directe, Benno Schildknecht attache énormément d’importance aux discussions directes avec les consommateurs. « L a solution la plus simple consiste à faire un tour d’étable avec les visiteurs » , assure-t-il. Il est également assez facile d’ouvrir les portes de l’étable aux amis de ses enfants. « Les enfants apprennent à appréhender les animaux et ils peuvent les nourrir. Selon les conditions, il est parfois possible de les emmener en tracteur. Autant d’événements qui resteront gravés dans leur mémoire » , explique l’agriculteur. Il y a quelques années, Benno Schildknecht a organisé une semaine à la ferme pour une classe d’école, en collaboration avec tous les agriculteurs de son village.

Au cours de cette semaine à la ferme, les élèves ont pratiqué chaque jour une activité différente à la ferme. La nuit, ils ont dormi sur la paille. « L es élèves n’oublieront sûrement jamais la semaine qu’ils ont passée ici » , explique l’agriculteur. Benno Schild­ knecht sourit à l’évocation de cet événement: « P lusieurs enfants nous ont aidés à ramasser les prunes. Tout d’un coup, ils ont réalisé que cela représente un gros travail et que tout ne se fait pas en une demi-heure. Cette semaine a été clôturée par une soirée à l’intention des parents, qui ont eux aussi été impressionnés par la visite.  » Nombreuses possibilités Outre l’école à la ferme (voir encadré), il existe d’autres moyens pour présenter son exploitation au public et renforcer ainsi l’image de l’agriculture suisse. Dans le cadre des visites d’étable, un projet de la campagne de base « P roches de vous, les paysans suisses » , les exploitations agricoles ouvrent leurs portes à des moments bien définis. En respectant des consignes d’étable très strictes, les visiteurs peuvent visiter les étables aux horaires prévus à cet effet . Cela peut être pendant les heures d’affouragement, le weekend ou pendant les horaires d’ouverture du magasin à la ferme. La visite d’étable permet aux consommateurs et aux agriculteurs d’entrer en contact direct. Pour les fermes pratiquant la vente directe ou l’agritourisme, c’est également l’occasion de se faire connaître. Toutes les exploitations concernées sont mentionnées dans l’appli « à la ferme » ainsi que dans une brochure. Les informations à l’intention des personnes intéressées sont mentionnées sous www. visitesdetables.ch ➞ exploitations ➞ inscription. Les autres offres proposées sont le brunch du 1 er Août, les poteaux indicateurs, l’agritourisme, la vente directe et de nombreuses autres choses, soit tout ce qui attire le consommateur à la ferme. Urs Schneider conclut: « L ’agriculteur est le meilleur des vendeurs. Il est authentique et montre ce qu’est l’agricul­ture suisse. C’est notre point fort. » n REVUE UFA  3 | 2018


Série: prévention du stress 6|6

Gestion

Burnout

Reconnaître les signes avant-coureurs et agir Selon une étude réalisée par Agroscope, plus de 11 % des agricultrices et des agriculteurs présentent des symptômes de burnout. Comment remarque-t-on que l’on est affecté par un burnout et comment prévenir ce danger ?

L

es agricultrices et les agriculteurs sont souvent soumis à une énorme charge de travail. Des défis plus ou moins importants et des travaux de routine gourmands en temps et pénibles les attendent à tous les coins de l’exploitation. A cela s’ajoutent des mauvaises surprises liées aux caprices de la météo, des directives administratives, voire des conflits au sein et en dehors de la famille. Une telle pression devient rapidement insupportable pour ceux qui la subissent, avec des conséquences qui peuvent être potentiellement graves: une exposition permanente au stress peut ainsi être une source de burnout. Ce risque ne doit pas être pris à la légère sachant qu’un burnout non traité peut entraîner une dépression assortie d’une longue période d’incapacité de travail et d’un risque de suicide. Signes avant-coureurs Les personnes concernées sont souvent considérées comme «  e xemplaires » et ayant du succès. Elles travaillent plus que la moyenne. Les attentes associées à l’image idéale que l’on se fait de « l’agriculteur suisse » sont très élevées. Pour satisfaire à cet idéal, beaucoup d’agriculteurs en font trop mais n’en sont pas conscients. Selon un sondage réalisé par Agroscope Tänikon, 11,6 % des agriculteurs présentent des symptômes de risque de burnout. Les signes avant-coureurs sont multiples et sont surtout alarmants lorsqu’ils s’accumulent et qu’ils deviennent permanents. Les symptômes corporels vont de la fatigue constante aux maux de tête, d’estomac et de dos chroniques en passant par une capacité de concentration réduite et de profonds troubles du som-

meil. D’un point de vue émotionnel, cette surcharge de travail se traduit par une certaine apathie, un manque de motivation, un désengagement social et le sentiment diffus que rien n’a de sens et que son propre travail est sans effet. Lutter contre ce phénomène Une fois que le burnout a tissé sa toile, seules des mesures médicales appropriées et psychothérapeutiques peuvent apporter une aide. Dans ce genre de cas, les personnes concernées ou leurs proches doivent immédiatement s’adresser à leur médecin. Il est préférable d’opter pour des mesures préventives contre le burnout lorsque la charge de travail est encore considérée comme supportable. Par exemple: • Redéfinir et consolider ensemble les objectifs personnels, familiaux et professionnels

• Etoffer son réseau social, la multiplicité des contacts assurant une protection efficace • Identifier et éliminer les facteurs de stress (travaux gourmands en temps, travaux peu appréciés, contexte hostile, exigences irréalistes, etc.) • Veiller à un sommeil et à des loisirs suffisants en respectant un plan • Réduire ou arrêter la consommation d’alcool, de nicotine ou d’autres substances addictives • Apprendre des techniques de détente (yoga, méditation, training autogène, etc.) et les mettre en pratique régulièrement.  n

Toute la série de prévention du stress peut être téléchargée sous www.revueufa.ch ➞ Service des lecteurs ➞ Téléchargement.

Ueli Straub

Auteur Ueli Straub, collaborateur au sein du groupe de travail Exploitation, famille, diversification; Agridea, Lindau, www.agridea.ch Cartoon Michael Knipfer, graphiste, Agridea, Lindau, www.agridea.ch

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Gestion

Série: analyse des branches d’exploitation 4|9

Le blé et les céréales fourragères

Les coûts généraux font la différence En ce qui concerne les céréales fourragères, la valorisation du travail est deux fois plus faible que pour le blé. Les grands écarts entre les exploitations s’expliquent par l’utilisation de la main-d’œuvre et des machines.

Alexander Zorn

Markus Lips

A

groscope a analysé la rentabilité des cultures fréquemment pratiquées en Suisse. Le principal instrument de mesure de succès est la valorisation du travail (en francs par heure). Le présent volet de la série « Analyse des branches d’exploitation » est consacré aux branches d’exploitation Blé et Céréales fourragères. Pour la branche d’exploitation Blé, les résultats portent sur 341 comptabilités d’exploitations PER spécialisées en grandes cultures, au cours de la période 2010-2014. Dans ces exploitations, le solde « R ecettes moins

les coûts » abouti à une perte calculée de 200 francs par hectare. En zone de plaine, le revenu horaire calculé d’environ 26.50 francs par heure n’est pas atteint. La valorisation du travail est inférieure à ce montant et s’élève en moyenne à 23  francs de l’heure. La structure des coûts est dominée par la rémunération du travail (28 % des coûts totaux), les coûts de machines (27 % ) et les charges spécifiques (21 %). Additionnés ensemble, ces trois postes de coûts représentent les trois quarts des coûts totaux.

La valorisation du travail est deux fois plus élevée pour le blé que pour les céréales fourragères. Photo: G. Küng

Différences au niveau des coûts La comparaison entre le groupe inférieur et le groupe supérieur (soit le

Coûts, recettes et valorisation du travail pour les branches d’exploitation Blé et Céréales fourragères (Fr. par hectare). Blé Toutes les exploitations Recettes totales

Céréales fourragères Parts des coûts [%]

Quartile inférieur

Quartile Toutes les supérieur exploit. (n=217)

Parts des coûts [%]

Quartile inférieur

Quartile sup.

5252

4947

5518

4571

4130

4996

Recettes sans paiements directs

3371

3063

3624

2763

2355

3193

Paiements directs (répartis sur branches d’exploit.)

1881

1883

1894

1808

1775

1803

5453

6965

4351

5439

6513

4440

Coûts totaux Paiements directs

1140

21

1167

1107

1018

19

988

943

▪ Semences

266

5

271

247

202

4

190

190

▪ Engrais

348

6

360

332

339

6

335

279

▪ Protection des plantes

222

4

244

216

231

4

242

196

▪ Autres charges spécifiques

305

6

292

312

247

5

221

279

Fermage surfaces agricoles Coûts généraux totaux

664

12

664

664

664

12

664

664

3649

67

5134

2580

3757

69

4861

2833

▪ Travail

1522

28

2339

930

1618

30

2172

1030

▪ Machines

1459

27

1751

1226

1484

27

1739

1334

668

12

1045

425

654

12

950

469

–200

–2018

1167

– 867

– 2384

556

23.00

3.40

60

12.30

– 3.20

40.80

▪ Bâtiments et autres coûts généraux Bénéfice calculé Valorisation du travail [Fr./h]

Source: comptabilités d’exploitations PER du type grandes cultures dans la région de plaine, de 2010 à 2014.

12

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niveau bénéfice calculé. Comme c’est le cas pour le blé, cet écart s’explique surtout par des coûts de main-d’œuvre et de machines différents. Concernant les céréales fourragères, le quartile supérieur se distingue par un net avantage au niveau des recettes, avec un écart de près de 870 francs par hectare.

quartile inférieur respectivement supérieur, en fonction de la valorisation du travail réalisée et de l’année considérée) indique un écart de 3185 francs au niveau du bénéfice calculé. Le meilleur résultat du quartile supérieur s’explique à la fois par des recettes supérieures et des coûts inférieurs. L’écart est nettement plus important au niveau des coûts. Dans le cas de la branche d’exploitation Céréales fourragères, l’analyse a porté sur l’orge, l’avoine et le triticale. Le dépouillement des 217 comptabilités prises en considération indique une perte calculée de 867 francs par ha, ce qui correspond à une valorisation du travail légèrement supérieure à 12 francs de l’heure. La structure des coûts ressemble à celle du blé avec une prédominance des coûts de main-d’œuvre (30 % des coûts totaux) et des coûts de machine (27 % ). L’addition de ces deux postes de coûts et des charges spécifiques (19 % des coûts totaux) représente 76 % des coûts totaux. Le comparatif entre les exploitations qui réussissent le mieux (quartile supérieur) et celles qui réussissent le moins bien (quartile inférieur) démontre qu’il existe un écart de 2940 francs au

Structure de coût identique La comparaison entre les cultures démontre que le blé et les céréales fourragères présentent une structure de coûts assez semblable. Les recettes générées par les céréales fourragères sont toutefois inférieures de plus de 600 francs à celles du blé. Il en résulte donc une valorisation du travail nettement moins bonne. L’analyse porte toutefois uniquement sur les céréales fourragères affectées à la vente. Dans le cas d’une mise en valeur interne au sein de l’exploitation, la production de céréales fourragères peut être potentiellement intéressante d’un point de vue économique. L’importance des écarts de coûts constatés entre les groupes au niveau des coûts généraux démontre qu’il existe un potentiel d’optimisation certain pour les grandes cultures. Les gains d’efficacité potentiels sont particulièrement importants pour la maind’œuvre. L’utilisation efficace des machines recèle aussi un certain potentiel d’économie. n

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Gestion

Agrocommerçant /e ES Agrotechnicien /ne ES oui, parce que …

… j’agis avec un esprit d’entreprise Cette formation te fera vraiment progresser … Comme Mathias Flückiger. Aujourd’hui, il est gestionnaire du centre de production végétale de fenaco à Lyssach www.agrotechniker.ch • www.agrokaufmann.ch

UIT GRAT Auteurs Alexander Zorn est un collaborateur scientifique et Markus Lips est responsable du groupe de travail Economie d’entreprise, Agroscope, Tänikon. L’analyse complète portant sur sept branches d’exploitation est mentionnée au chapitre 4 du rapport Agroscope Science no 53 (www.agroscope.ch).

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Gestion

Les formations ES

Le marché a besoin de spécialistes En suivant une formation ES d’agrotechnicien ou d’agro-commerçant, les agricultrices et les agriculteurs acquièrent des bases théoriques solides et axées sur la pratique. Et cela en vaut la peine, car l’agriculture et les secteurs qui sont situés en amont et en aval manquent toujours de spécialistes.

L

e secteur agricole a besoin de spécialistes. En suivant une formation ES d’agrotechnicien ou d’agro-commerçant, les jeunes agriculteurs acquièrent les outils dont ils ont besoin. « L es agro-commerçants jouent un rôle essentiel dans notre entreprise: ils ont suivi une formation agricole pratique et acquièrent, dans le cadre de leur formation ES, de bonnes connaissances dans le domaine de l’économie, du commerce et des marchés agricoles » , explique Bertrand Gumy, directeur de LANDI Moudon-Bercher-Mézières.

Beat Schmidiger, responsable de la région Suisse centrale chez Anicom SA, engage lui aussi volontiers des diplômés ES: « I ls sont des conseillers techniques compétents, parce qu’ils sont capables de combiner la théorie et la pratique et parce qu’ils parlent la langue de nos clients. » Quelle formation choisir? Les formations ES d’agro-commerçant et d’agrotechnicien s’adressent à des personnes souhaitant occuper des fonctions exigeantes dans une entreprise située en amont ou en

aval de la chaîne de valeur agricole. Les LANDI et d’autres entreprises, comme Anicom ou UFA par exemple, proposent aussi des postes à responsablité. Ces formations se distinguent par l’accent placé sur les aspects économiques pour la première et sur les aspects techniques pour la seconde. Les agro-commerçants bénéficient d’une formation approfondie dans les disciplines commerciales et économiques. Les agrotechniciens consacrent quant à eux beaucoup de temps aux aspects techniques, tant en production animale qu’en pro-

Tableau: Aperçu des formations d’agro-commercant ES et d’agrotechnicien ES Site

Centre de formation Feusi Berne (BE)

Institut agricole Grangeneuve (FR)

Inforama Rütti Zollikofen (BE)

Strickhof Lindau (ZH)

Formation

Agro-commerçant ES

Agrotechnicien ES Agro-commerçant ES

Agrotechnicien ES

Agrotechnicien ES Agro-commerçant ES

Spécificités

En cours d’emploi Samedi et cours bloc

En français Agrotechnicien: cours d’emploi Agro-commerçant: temps complet

En cours d’emploi, 2 jours par semaine

A temps complet

Durée

3 ans

En cours d’emploi: 3 ans A temps complet: 2 ans

3 ans

2 ans

Coûts

Env. 6700 fr. par an, y c. travail de semestre et de diplôme, taxes d’examen, excursions, diplôme dans une langue supplémentaire et simulation d’entreprise. Supports d’enseignement et repas non compris. Taxe d’inscription: 210 fr.

2300 fr. par an, y c. école de chef d’exploitation, matériel scolaire, voyage d’étude, excursions, diverses taxes. Repas et hébergement non compris.

3200 fr. par an, y c. taxe d’examen, excursions, voyage d’étude, supports d’enseignement. Repas non compris (sous réserve de modification de prix).

A temps complet: 3800 fr. par an. Voyage d’étude, supports d’enseignement, repas et hébergement non compris.

Journées d’informations

12.03.2018, 18 h 04.04.2018, 18 h 02.05.2018, 18 h 23.05.2018, 18 h

27.03.2018, 19 h

06.03.2018, 20 h

27.03.2018, 19 h 30 08.05.2018, 19 h 30  (à Lindau)

Délai d’inscription

30.06.2018

30.06.2018

30.04.2018

Mi-août

Début des cours

18.08.2018

01.10.2018

14.08.2018

22.10.2018

Contact

Patrick Kipfer Feusi Bildungszentrum AG 3014 Berne  031 537 36 36 patrick.kipfer@feusi.ch www.feusi.ch

Laurent Monney IAG Grangeneuve 1725 Posieux  026 305 55 50 iagcftn@fr.ch www.grangeneuve.ch

Kaspar Grünig Inforama Rütti 3052 Zollikofen  031 636 41 53 kaspar.gruenig@vol.be.ch www.inforama.ch

Claude Gerwig Strickhof 8315 Lindau  058 105 99 15 claude.gerwig@strickhof.ch www.strickhof.ch

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Gestion duction végétale. Le volet économique est davantage ciblé sur l’analyse et la planification d’une entreprise. Postes de travail intéressants « U n diplômé ES pourra travailler dans les secteurs Agro, Energie ou dans les finances et le controlling, en fonction de ses intérêts et de ses points forts », explique Bertrand Gumy. A LANDI Moudon-BercherMézières, les postes de responsable Agro et de responsable des ventes externes, deux postes-clés, sont occupés par Justine Chèvre et Danaé Perrin. Toutes deux avaient déjà travaillé à LANDI Moudon-BercherMézières durant leur formation d’agro-commerçante. Anicom engage des diplômés ES dans trois secteurs, à savoir dans la vente, la gestion de produit Bétail bovin et le commerce. Pour Beat Schmidiger, il est important que les diplômés bénéficient d’un niveau de compétence sociale élevé, qu’ils soient de bons négociateurs et qu’ils soient ca-

Danaé Perrin et Justine Chèvre, toutes deux agro-commerçantes, occupent des postes-clés du secteur Agro de LANDI Moudon-Bercher-Mézières. Photo: zvg

pables de s’imposer. En effet, chez Anicom, les diplômés ES sont quotidiennement en contact avec les clients et les acheteurs et ils ont des responsabilités importantes. Formation continue Les agro-commerçants et les agrotechniciens peuvent suivre une large palette de formations continues. En faisant preuve de la flexibilité nécessaire, ils ont de bonnes chances d’occuper des postes de cadres à responsabilité. Les personnes qui aiment les chiffres peuvent par exemple suivre

LBBZ Schluechthof Cham (ZG)

BZB Rheinhof Salez (SG)

Agrotechnicien ES

Agrotechnicien ES

A temps complet et en cours d’emploi

En cours d’emploi (y c. examens professionnel et de maîtrise)

A temps complet: 2 ans En cours d’emploi: 3 ans

3 ans

4800 fr. par an, y c. supports d’enseignement, taxes d’examen, voyage d’étude (Danemark/Suède) et excursions. Repas, hébergement et modules à option non compris.

Env. 4700 fr. par an, y c. école de chef d’exploitation. Supports d’enseignement, excursions, voyage d’étude et repas non compris.

12.03.2018, 20 h

Plantahof: 14.02.2018 Rheinhof (à Flawil): 20.03.2018 Arenenberg: 24.04.2018

30.04.2018

15.05.2019

20.08.2018

15.08.2019

Franz Müller LBBZ Schluechthof Cham 6330 Cham  041 227 75 58 franz.mueller@zg.ch www.schluechthof.ch

Koni Höhener BZB Rheinhof 9465 Salez  058 228 24 16 koni.hoehener@lzsg.ch www.bzbrheinhof.ch

« Chez nous, les diplômés ES exercent des responsabilités importantes. » Beat Schmidiger, Anicom

une formation continue de comptable ou de contrôleur avec brevet fédéral (spécialiste en finances et en comptabilité). Les agro-commerçants ES peuvent opter pour la passerelle qui leur permet de suivre une formation post-grade dans une haute école spécialisée en économie (Bachelor of Business Administration) pour occuper des fonctions de cadre. Les diplômés qui ont des affinités avec le commerce peuvent suivre des formations dans le domaine des achats, de la vente ou dans le Key Account Gestion (gestion de la clientèle). Les cursus CAS (Business Communication, Project Management & Re-Engineering, International Management, Gestion de l’environnement et Eco Economics ou Droit agricole) sont des alternatives attrayantes qui peuvent être suivies par les diplômés ES après étude de leur dossier. Un atout Selon Bertrand Gumy, la formation ES est toujours un atout, que le diplômé dispose d’une exploitation agricole ou non: « D ans tous les cas de figure, cette formation représente un atout dans le vaste domaine n qu’est le secteur Agro. » 

Auteure Gabriela Küng, Revue UFA, 8401 Winterthour

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Gestion

Défaut de construction ou faute de la victime ?

Nouvelles du Tribunal fédéral Andreas Wasserfallen avocat et agronome, Berne  031 300 37 00

A utilisait une grue à fourrage pour transporter de l’ensilage. Il avait déployé totalement le bras télescopique hydraulique pour soulever un chargement d’ensilage. Au cours de cette manœuvre, les boulons fixant la tourelle rotative au support de la grue avaient lâché, provoquant une chute d’environ 4 m du bras de la grue et de la cabine du conducteur. A avait été blessé dans l’accident. Il avait déposé une plainte pénale contre le constructeur et le marchand/ fournisseur de la grue à fourrage, arguant que cette dernière souffrait d’un défaut de construction. Le ministère public avait classé la plainte. Le tribunal cantonal avait ensuite rejeté le recours déposé par A contre cette décision, considérant que si A avait entretenu sa grue conformément aux

règles de l’art et à la législation en vigueur, la chute ne se serait pas produite. Tous les indices concordaient pour dire que la victime était responsable de la cause essentielle de la chute de l’engin en négligeant les précautions de sécurité les plus élémentaires. Le Tribunal fédéral a vu les faits d’un autre œil. Il a en effet estimé que, au vu des circonstances, il était arbitraire de ne pas entrer en matière sur les indications de A concernant un possible défaut de construction et de rejeter ses réquisitions de preuve au motif qu’un défaut de construction ne pouvait probablement pas être prouvé. On ne pouvait par ailleurs pas exclure a priori que les boulons de fixation de la tourelle rotative n’auraient pas été remplacés, ou du moins pas suffisam-

ment tôt, par une personne formée à cet effet. La décision du tribunal cantonal ne permettait pas non plus de définir dans quelle mesure le marchand/fournisseur n’aurait pas respecté son devoir d’information envers A concernant les obligations de ce dernier en matière de maintenance de la grue. Par ailleurs, l’enquête effectuée ne permettait pas d’exclure avec une clarté suffisante pour le classement de la plainte que les responsables du fabricant et du marchand/fournisseur n’auraient pas eu un comportement pénalement répréhensible. Le Tribunal fédéral a donc admis le recours de A et renvoyé l’affaire au tribunal cantonal en vue d’un nouveau jugement. (Arrêt 6B_498/2017)

Prix indicatif du lait inchangé Lors de sa séance du 21 février, le comité de l’Interprofession du lait (IP Lait) a décidé de maintenir le prix indicatif du lait A à 68 centimes par kilo pour le 2e trimestre. La décision a été prise après une brève discussion, une adaptation n’entrant pas en ligne de compte vu la situation actuelle du marché. Le comité a aussi discuté de la forte augmentation de la production lai-

tière des deux derniers mois et de la hausse des stocks de beurre. L’IP Lait va par ailleurs s’engager pour qu’à l’avenir, les produits laitiers suisses puissent être vendus avec la mention « sans OGM ». La législation actuelle l’interdit, alors que c’est une pratique autorisée dans les pays voisins. L’IP Lait demande donc la révision la plus rapide possible de l’ordonnance ad hoc.   IP Lait

Emmi adhère au Réseau soja suisse Le transformateur de lait Emmi est désormais membre du « Réseau soja suisse », qui s’engage en faveur de l’utilisation de soja fourrager issu de cultures durables. En devenant membre du réseau, Emmi souhaite soutenir le travail de ce dernier. Le Réseau soja suisse regroupe les principaux acteurs de l’agriculture et du secteur agroalimentaire. LID

Hausse des denrées bio

La demande en produits bio augmente au niveau mondial. Les productrices et les producteurs sont toujours plus nombreux à se lancer en production biologique. Comme l’indiquent le FiBL et l’organisation IFOAM-Organics, les chiffres concernant la production biologique sont désormais répertoriés dans 178 pays. Au niveau mondial, les ventes de produits bio représentent un montant de 89.7 milliards de francs. C’est aux EtatsUnis que le marché du bio est le plus important (38.9 milliards d’euros), suivis de l’Allemagne (9.5 milliards), de la France (6.7 milliards) et de la Chine (5.9 milliards). Dans le monde, 2,7 millions d’agriculteurs produisent selon les normes bio. C’est en Inde (835 200), en Ouganda (210 352) et au Mexique (210 000) qu’ils sont les plus nombreux. En 2016, 57,8 millions d’hectares étaient cultivés en bio, soit 7,5 millions de plus qu’en 2015: un record. LID

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Technique agricole

Pick-up dans l’agriculture

Utilitaire et tout confort

Le pick-up dispose déjà d’une longue histoire, avec des premiers exemplaires qui ont été conçus il y a plus de 90 ans. Comme pour les voitures en général, un long chemin a été parcouru pour arriver aux modèles actuels. Même s’il reste un véhicule de travail et de terrain, il n’a rien à envier à la voiture de ville en termes de confort et de technologie.

Photo: Nada Girl/Shutterstock.com

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REVUE UFA  3 | 2018


Technique agricole

L

e concept de base du pick-up repose sur une cabine simple et un châssis solide, de bonnes suspensions et un pont supportant les grandes charges. Dans l’histoire automobile, Ford a été le premier à proposer ce type de véhicule en 1925. Depuis, de nombreux constructeurs ont suivi avec des modèles qui se ressemblent souvent. Le véhicule purement utilitaire a peu à peu évolué en passant d’une cabine rustique deux places à une cabine 2x2 places, voire à la double cabine pour cinq occupants. En revanche, plus la cabine grandit et plus la longueur du pont diminue. Le véhicule de travail est devenu plus confortable et comprend le même équipement intérieur que les voitures de tourisme. Le pick-up reste un utilitaire fait pour le terrain. Les modèles comparés peuvent tous transporter une

charge supérieure à une tonne sur le pont et tracter une remorque freinée dépassant trois tonnes. La conduite en ville est plus difficile, surtout pour les parcages, puisque la longueur de chacun des cinq modèles est supérieure à 5,2 m. Ford Ranger Ce modèle est le pick-up le plus vendu en Europe, il se distingue par son allure imposante et c’est également celui qui affiche le poids à vide le plus élevé. Ford propose le Ranger en quatre versions: XL, XLT, Limited et Wildtrak (de la version la plus simple à la plus sophistiquée). Il est proposé avec une boîte de vitesses manuelle à six rapports ou en automatique avec six rapports également. Il n’est toutefois pas équipé d’une transmission intégrale permanente. Suivant la version, des fonctions comme le système de franchissement

de ligne, le système de détection des panneaux de circulation sont disponibles. Le système de contrôle de la pression des pneus est une autre option équipant les modèles haut de gamme. Dans le catalogue 2018, le premier prix débute à 35 250 francs T VA comprise pour le modèle de base avec double cabine. Mitsubishi L200 En 2018, Mitsubishi présente la cinquième génération du modèle L200. Selon un test réalisé par le journal 4x4 Magazine, le confort est amélioré grâce aux sièges offrant une excellente position de conduite. La colonne de direction réglable en hauteur et en profondeur améliore aussi le confort pour le conducteur. Deux boîtes de vitesses sont disponibles, à savoir la boîte mécanique équipée de six rapports ou la boîte automatique à cinq rapports. Le fa-

Fiches techniques des différents modèles en version double cabine

Motorisation Transmission

Ford Ranger

Mitsubishi L200

Nissan Navara

Toyota Hilux

VW Amarok

2.2 TDCi 130/160 CV 3.2 TDCi 200 CV Méca 6/auto 6 4x2/4x4 sans différentiel central + réduction, bloc. AR (option)

2.4 DI-D 154 CV 2.4 DI-D 181 CV Méca 6/auto 5 4x2/4x4 permanent Réduction et blocage central

2.3 dCi 160 CV 2.3 dCi 190 CV Méca 6/auto 7 4x2/4x4 sans différentiel central + réduction

2.4 D4-D 150 CV

3.0 TDI 204 CV 3.0 TDI 224 CV Auto 6 4x4 permanent

Suspension avant

Méca 6/auto 6 4x2/4x4 sans différentiel central + réduction + blocage AR

Double triangulation, ressorts hélicoïdaux, barre stabilisatrice

Suspension arrière

Essieu rigide, ressorts à lames

Dimensions L/l/h mm

5362/1860/1815

5205/1815/1780

Essieu rigide, ressorts hélicoïdaux, barre stabilisatrice 5330/1850/1840

5330/1855/1815

5254/1954/1834

Empattement mm

3220

3000

3150

3085

3097

Garde au sol mm

232

205

223

227

249

Poids à vide kg

2375

2050

2170

2235

2300

Poids remorquable max. kg

3500

3100

3500

3200

3500

Charge utile max. kg

1030

1035

1052

1035

1050

Consommation l/100 km

11,5

10,8

10,9

10,3

11,6

Essieu rigide, ressorts à lames

Sources: données du constructeur et 4x4 Magazine

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Technique agricole torisation. « C e modèle est disponible en V6 3.0 TDI uniquement, la version quatre cylindres et 2,0 l ne répondant plus aux normes européennes » , explique le conseiller de vente chez VW à Yverdon. C’est le modèle le plus puissant de la comparaison avec 204 et même 224 CV. Il est proposé avec une boîte de vitesses automatique à six rapports et il s’agit d’un 4x4 permanent. Les trois versions Highline, Comfortline et Aventura se distinguent principalement par les équipements de série supplémentaires dont ils sont équipés. Sur ce point, le modèle Aventua est le plus complet.

Un grand choix d’accessoires sont disponibles pour les pick-up, comme le couvre benne ou le hard top. Photo: Jean-Pierre Burri

bricant propose aussi deux types de transmission: Easy Select ou Super Select en 4x2 ou 4x4 permanent avec différentiel central et une gamme courte. Au niveau des suspensions, ce modèle est équipé de lames à ressorts à l’arrière comme la quasi-totalité des pick-up. Selon le magazine français, l’insonorisation de la cabine a aussi été améliorée. Parmi les cinq véhicules comparés, celui-ci est le plus léger pour une puissance dans la moyenne. Nissan Navara La principale nouveauté concerne la suspension arrière munie de ressorts hélicoïdaux. Le véhicule est devenu plus confortable et peut tracter une remorque freinée de 3,5 t pour les modèles 4x4. En ce qui concerne la transmission, le mode 4x4 n’est pas permanent. Au niveau du moteur, la version turbo atteint 160 CV alors que la bi-turbo développe 190 CV. Nissan propose le pick-up Navara en quatre versions: Visia, Acenta, N-Connecta et Tekna (de la version la plus simple à la plus équipée). « N issan dispose de 80 ans d’expérience dans le domaine des pick-up et propose des véhicules robustes qui sont

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faits pour le travail » , affirme Stefan Gruenig, directeur associé du garage des Lovats à Yverdon-les-Bains. Plusieurs fabricants, comme Mercedes ou Fiat, ont conçu leur pick-up sur la base du modèle Navara de Nissan. Toyota Hilux Toyota est le fabricant qui a vendu le plus de pick-up dans le monde, selon ses propres chiffres, avec le modèle Hilux qui a maintenant plus de cinquante ans. Malgré une puissance inférieure, il affiche de belles aptitudes dans le terrain. La technologie et l’assistance à la conduite sont complètes avec un avertisseur de franchissement des lignes, une reconnaissance des panneaux de signalisation et un système anti-collision. Au niveau de la transmission, le blocage du différentiel à l’arrière fait partie de la dotation de série et le 4x4 n’est pas permanent. Sur la route le véhicule roule en mode propulsion. Le Hilux existe en quatre version, Terra (cabine simple), Luna, Sol et Premium. VW Amarok Sur le VW Amarok, la grande nouveauté se situe au niveau de la mo-

Confort et motorisation Les équipements intérieurs et le confort de ces véhicules tout-terrain approchent ceux des voitures de ville. Chaque fabricant propose plusieurs versions allant du modèle de base au modèle équipé de toute la technologie d’aide à la conduite disponible actuellement. La tendance est aux motorisations plus économiques et plusieurs marques comme Fiat, Mercedes, Renault et d’autres se sont lancées sur le marché des pick-up. n

Auteur Jean-Pierre Burri, Revue UFA, 1510 Moudon Photos Fournies par les importateurs

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Technique agricole

Technique d’irrigation

Arrosage adapté à la culture Les années se suivent avec une tendance plus marquée à la sécheresse. Selon les régions ou les cultures, les rendements peuvent varier sensiblement, surtout dans les sols légers et perméables. Dans un contexte marqué par une agriculture plus technique et des exigences de qualités très strictes, la qualité et le rendement passent par l’adoption de solutions pratiques.

L

Un arrosage à l’aide d’un enrouleur requiert peu de main-d’œuvre lors de l’installation.

’arrosage est un moyen important pour influencer le rendement et la qualité des cultures. C’est dans cette optique que trois agriculteurs et un pépiniériste de la région de Lyss ont fondé une association pour la réalisation d’un projet d’arrosage en commun. Fort de ses 40 ans d’expérience dans l’arrosage, l’entreprise Aebi Suisse implantée à Gampelen et Andelfingen a réalisé ce projet. « Avant le premier coup de pioche, un projet d’arrosage nécessite une planification soignée. Nous devons vérifier la disponibilité de l’eau en suffisance dans la nappe, obtenir les autorisations pour le pompage, les passages de routes ou sous la ligne de chemin de fer. Dans notre planification, nous tenons aussi compte des cultures de nos clients, afin de leur proposer le type d’arro-

Le but de l’arrosage consiste à obtenir des rendements stables et une qualité régulière.

sage le plus adapté apportant le meilleur rendement », déclare le spécialiste Stefan Binggeli, responsable des projets arrosage chez Aebi Suisse.

Les phases d’un projet Dans un premier temps, un projet est défini selon le périmètre d’arrosage désiré, le ou les points d’eau à disposition ainsi qu’une disposition approximative des conduites souterraines ou de surface pour alimenter les différentes parcelles. Vient ensuite une planification plus fine avec une discussion précise des besoins. Une fois en possession de ces éléments, une proposition est faite pour la station de pompage la mieux adaptée à la situation et qui permet d’obtenir le meilleur rendement. Le volet administratif consiste à obtenir les autorisations nécessaires: concession d’eau, courant électrique sur place et droits de passages. La construction Dans la mesure du possible, les travaux sont réalisés après la récolte, entre deux cultures principales. « O utre l’étude de projet, les points de distribution d’eau (hydrantes) étant définis précisément, nous pou-

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Technique agricole vons réaliser tous les travaux de sondage, creusage, fraisage, pose des conduites y compris la station de pompage avec nos propres équipes techniques. La mise en service ainsi que les tests de fonctionnement et de mise en pression sont aussi réalisés par nos soins » , explique encore Stefan Binggeli. Dans le cas du projet de l’association de Lyss, l’arrosage

Le projet de l’association de Lyss en chiffres Surface irrigable: 65 ha Conduites en PVC de Ø 140 mm posées: 2182 m Conduites en PVC de Ø 110 mm posées: 1330 m Pompes: 2 pompes immergées Saer 8“, 50 CV, 21-120 m3/h à 11 bars. 13 passages de routes ou chemins, dont 5 avec un forage dirigé.

concerne des grandes cultures, pommes de terre et légumes, mais aussi des plantes de pépinière nécessitant un système d’arrosage « g outte à goutte » . Comme le projet comporte une différence d’altitude de 42 m entre la station de pompage et le point le plus haut du réseau, chaque hydrante souterraine est équipée d’une soupape de réduction de pression et d’un compteur de volume indépendant. Station de pompage La station de pompage est équipée de deux pompes immergées complémentaires de 50 CV chacune. Lors de la mise en marche de l’installation par l’envoi d’un SMS, la pompe prioritaire est enclenchée. Si le besoin en eau dépasse la capacité de pompage de la première pompe, la seconde se met en marche et la première pompe commandée par un convertisseur de fréquence adapte automatiquement son régime pour fournir le débit et la pression désirée dans le réseau. La commande à distance de cette station permet une mise en marche avec une durée programmée, deux choix

Avantages et inconvénients des systèmes les plus courants Asperseurs en lignes alu/PE

Avantages

Inconvénients

Technique simple, manipulation aisée

Répartition irrégulière de l’aspersion

Utilisable d’une manière universelle

Sensible au vent

Intensité de l’aspersion préservant le sol

Entrave les mesures de soin

Appropriés pour parcelles de forme irrégulière

Forte charge de travail

Aspersion anti-gelée possible Rollomats avec fort asperseur

Grande capacité d’aspersion

Sensible au vent

Peu de travail (peu de main-d’œuvre)

Intensité d’aspersion élevée (inappropriée pour

Répartition régulière de l’eau (sans vent)

nouvelles plantations) Risque de formation de boue

Rapide réglage de l’installation pour d’autres cultures

Haute pression requise Répartition inexacte de l’eau en terrain irrégulier

Rollomat Grande capacité d’aspersion avec chariot Irrigation précise le long des bords porte-buse Répartition exacte de l’eau, peu sensible au vent

Inapproprié sur des parcelles petites/irrégulières Forte intensité de précipitations Répartition d’eau imprécise lors d’aspérités du terrain/passage

Pression nécessaire faible Irrigation goutte à goutte

Economie d’eau et d’énergie

Beaucoup de travail

Faible risque de contamination

Limitation des soins mécanisés

Pas sensible au vent

Risque d’obstruction

Fertigation possible

Humidification irrégulière du sol (assolement)

Source: Centrale suisse de la culture maraîchère et des cultures spéciales CMM

de pression et un arrêt individuel de la part de chaque utilisateur enregistré dans le système. En cas de problème, les utilisateurs sont avisés par un message sur le téléphone mobile. La concession d’eau autorise un pompage maximal de 2000 l/min (120 m 3/h) et le système permet un débit minimal de 350 l/min (21 m 3/h) selon les besoins. Choix d’un systèmes d’arrosage Selon une étude de la Centrale suisse de la culture maraîchère et des cultures spéciales (CCM), en termes de coût et pour un arrosage d’appoint de 75 mm d’eau, les asperseurs en lignes et les enrouleurs se situent sensiblement au même niveau. Le système de goutte à goutte coûte par contre deux fois plus pour une même quantité d’eau. Pour le choix d’un système d’irrigation, il faut aussi tenir compte des avantages et des inconvénients de chaque méthode (tableau) et des cultures à irriguer. Le type de sol, la déclivité du terrain ou encore la main-d’œuvre disponible jouent également un rôle important. L’étude indique aussi que les coûts

L’enclenchement des pompes peut se faire à distance à l’aide d’un smartphone.

dépendent en plus des performances des installations, des frais d’acquisition ou encore du prix de l’eau. La disponibilité limitée des ressources est un fait indéniable. Une meilleure efficience permet d’économiser de l’eau, pour un apport plus régulier sans perturbation par le vent. Dans des cultures pérennes, une fois installé, un système goutte à goutte requiert très peu de main-d’œuvre et permet d’apporter, avec un équipement adéquat, les éléments nutritifs au meilleur moment.  n

Auteur Jean-Pierre Burri, Revue UFA, 1510 Moudon Photos Aebi Suisse

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Technique agricole

Test pratique

Amazone ZG-B 8200 Super

Chaulage avec Agro-Kalk et l’épandeur Amazone Un chaulage régulier apporte des bienfaits reconnus aussi dans les prairies et pâturages. Lors de l’application, un fort développement de poussière pose un problème de précision et des pertes à cause du vent. Une table d’épandage de fabrication maison pour ce semoir trainé permet un épandage précis tout en limitant le dégagement de poussière.

D

epuis plusieurs années déjà, Beat Brügger épand de la chaux Agro-Kalk sur ses parcelles et pour les clients de son entreprise de travaux agricoles. L’ancien semoir porté était déjà équipé d’une table d’épandage permettant une application précise avec moins de poussière et de pertes. Cette année, Beat Brügger a fait l’acquisition d’un semoir trainé Amazone ZG-B 8200 Super. Pour un épandage plus précis de la chaux, il a décidé de construire une table d’épandage pour cette nouvelle machine. Une fois déplié, ce cadre en tubes carrés couvert avec des tôles inox et entouré d’une bâche (jupe) atteint une largeur de 9 m. Le silo de stockage de 100 t de chaux Agro-Kalk dont le dépôt LANDI de Tavel est équipé permet un remplis-

Des pneus larges pour limiter la pression au sol et une table d’épandage pour la précision de semis.

Balance de contrôle pour la déter­ mination du contenu de trémie.

sage rapide et un transport rationnel jusqu’aux champs. Beat Brügger peut rouler jusqu’à 40 km/h sur la route avec son semoir, pour un poids total de 10 t.

Amazone ZG-B 8200 Super Pour un volume de cuve de 8200 l, la construction sur un châssis robuste et une technique simple et efficace assure une poids à vide relativement

Portrait: « La terre est notre bien le plus précieux » 

Beat Brügger, agriculteur et entrepreneur de travaux agricoles à St-Antoine (FR).

24

L’exploitation de Beat Brügger est située en dehors du village de St-Antoine dans le district de la Singine à dix minutes en voiture de la ville de Fribourg. Depuis 2003, il gère l’exploitation reprise de son père, plus les surfaces achetées en 2007 à son oncle et quelques hectares en location. Sur son domaine situé en zone préalpine et des collines à 720 m d’altitude, Beat Brügger produit du lait et des cultures. Le lait livré à la fromagerie de St-Antoine est transformé pour moitié en Gruyère et moitié en fromage pour l’exportation. La rotation de cultures comprend 27 ha avec du blé, du colza, de l’orge et des prairies temporaires mises en place avec des mélanges de deux et trois ans. Les prairies naturelles et les surfaces écologiques s’étendent sur 8 ha auxquels s’ajoutent 3 ha de forêt. L’écurie transformée en 2010 en stabula-

tion abrite 30 vaches laitières Red Holstein. Beat Brügger dispose aussi de 55 places d’engraissement pour taureaux. Il utilise surtout des taureaux Limousins et Simmental. Une quinzaine de génisses sont estivées sur un alpage du Lac Noir. Le fourrage sec est rentré dans le séchoir en grange et une partie de l’herbe est préfanée puis transformée en bouchons au séchoir de Tavel. « Avec des herbage de qualité plutôt axés sur les graminées, la teneur en protéine des bouchons atteint 18 %, ce qui en fait un bon aliment à un prix intéressant », explique Beat Brügger lors de la visite de la Revue UFA sur son exploitation. Pour l’engraissement, le maïs est acheté et stocké dans un silo tranchée de 300 m3. Les travaux d’entreprise réalisés sont la préparation du sol et les semis, les traite-

ments phytosanitaires, la fumure, l’épandage des engrais de ferme et toute la chaîne de récolte des fourrages secs. L’ensemble de ces prestations est réalisé par Beat Brügger et deux chauffeurs, dont l’un est également mécanicien et procède à tous les travaux d’entretien et de mécanique dans l’atelier installé sur l’exploitation. Pour l’application de chaux Agro-Kalk, Beat Brügger a acquis un épandeur Amazone ZG-B 8200 Super. « Il s’agit d’un modèle traîné de grande capacité. Je peux ainsi charger la chaux à partir d’un silo de 100  t installé sur le site de Tavel et appartenant à LANDI Sense Düdingen. Pour limiter la poussière, nous avons construit une table d’épandage de 9 m de largeur entourée d’une bâche. Fixée à l’arrière du semoir, elle permet de semer la chaux avec

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Test pratique

Technique agricole

Avec la table d’épan­ dage, la largeur de travail atteint 9 m.

faible. Équipé d’un timon pour l’attelage inférieur avec un œillet Scharmüller K80, la machine dispose d’un centre de gravité bas. « J ’ai demandé des pneumatiques très larges, une option dont ce semoir a été équipé

un degré de précision élevé et en limitant le dégagement de poussière », précise l’entrepreneur. Beat Brügger entretien de très bons rapports avec cette coopérative, où il achète les semences, les engrais et les produits phytosanitaires. Il apprécie le fait que la LANDI dispose de stocks, surtout lorsqu’un produit vient à manquer pour un client. Beat s’est aussi spécialisé dans les sursemis de prairies, au printemps dans les pâturages et plutôt en automne pour les prairies à faner. Il est convaincu de l’efficacité de cette pratique, à condition de déposer la graine à 1 cm de profondeur et en contact avec la terre. Ce qui fonctionne parfaitement avec son semoir trainé Amazone Cirrus 3003 Compact.

par Amazone directement à l’usine. Je dispose d’une meilleure stabilité pour semer la chaux dans les prairies en pente de notre région et j’évite l’effet de ripage d’un tandem » , explique Beat Brügger en présentant sa machine munie de pneumatiques 850/50 R30.5. Ces mêmes pneumatiques extra larges équipent également les épandeurs pour le fumier et le lisier. La simplicité et le fonctionnement entièrement mécanique de la machine ont aussi convaincu l’entrepreneur. Le seul appareil électronique est la balance de pesée à affichage digital. Elle dispose d’une fonction de contrôle du poids restant dans la trémie du semoir et sert à déterminer la quantité de chaux apportée sur chaque parcelle. Entraînement et convoyeur Le modèle de semoir Amazone ZG-B Super convient pour tous les types d’engrais minéraux, les diverses granulations de chaux ou encore les engrais en pellets. L’entraînement du convoyeur à bande se fait via la roue

motrice du sol avec une régulation du débit proportionnel à l’avancement (DPA mécanique). Une autre option est le système de doubles trappes à commande hydraulique pour une coupure de l’épandage unilatérale à gauche ou à droite. En gestionnaire efficace appréciant le travail précis, Beat Brügger a équipé ses trois tracteurs John Deere de système GPS Auto track. Avec la station RTK dont il est équipé et les parcelles enregistrées, il travaille avec des jalonnages fixes depuis quelques années sur son exploitation et chez plusieurs de ses clients. « C ette méthode permet de passer plus tôt dans les champs et facilite le travail dans les parcelles de forme irrégulière » , assure l’entrepreneur, qui apprécie également la collaboration avec la maison Ott pour les adaptations qui peuvent être réalisées d’usine sur les machines Amazone. Dans son atelier mécanique, Beat Brügger réalise des travaux de construction métallique, entre autres aussi la table d’épandage pour l’application de chaux n avec son nouveau semoir. 

Auteur Jean-Pierre Burri, Revue UFA, 1510 Moudon Photos Jean-Pierre Burri Informations La Revue UFA publie, en ordre dis­persé et sous le titre « Tests prati­ques  », des com­ptes rendus concernant des machines agricoles. Les per­sonnes inté­ressées ou les propriétaires de ma­chines sont choisis en collaboration avec les constructeurs ou les importateurs. www.ott.ch

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Technique agricole

Kuhn – 190 Years of Excellence

Fondée en 1828 en Alsace, au cœur de l’Europe, la marque Kuhn s’est progressivement imposée comme une référence du machinisme agricole, en contribuant activement et durablement à la modernisation des exploitations agricoles, sur tous les continents. Beaucoup d’innovations marquantes ont vu le jour au sein du Groupe Kuhn, dans tous les domaines d’activité, avec la commercialisation de solutions exclusives, toujours plus novatrices. Le monde agricole et les attentes des producteurs évoluent rapidement , avec l’augmentation de la taille des exploitations, la mondialisation des marchés, les exigences croissantes des consommateurs, mais également l’évolution technologique (numérisation, connectivité, gestion intelligente des données…). « A ujourd’hui plus que jamais nous croyons en l’avenir de l’agriculture et de notre secteur d’activité. Nos 190 ans d’expérience et l’engagement de nos collaborateurs, associés à la performance de nos réseaux de distribution qui garantissent la proximité avec les utilisateurs, nous permettent d’envisager l’avenir avec passion et con­fiance » , précise Thierry Krier, PDG du Groupe. A ce jour, le Groupe Kuhn est présent dans une centaine de pays et emploie plus de 5000 personnes sur ses 11 sites de production et 11 sites de distribution mondiaux.  Kuhn

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Kverneland Optima SX – High Speed La nouvelle conception du cœur semeur de l’Optima SX assure une haute précision de semis jusqu’à 18 km/h. Les ingénieurs Kverneland ont introduit une nouvelle technologie: le cœur semeur de l’Optima SX est pressurisé. Les semences sont propulsées dans le sillon par un flux d’air à une vitesse de 70 km/h. Une roue souple protégera les semences les plus délicates. « D ans le cas d’un semis de précision à grande vitesse, le défi le plus important consiste à placer la semence avec précision. Le nouvel élément semeur Optima SX « H igh Speed » garantit une

très grande précision de semis même à grande vitesse tout en améliorant considérablement la productivité du semoir », explique Constantin Homann, Spécialiste Produit semis de précision Kverneland. L’Optima SX dispose d’un entraînement électrique du cœur semeur. Celui-ci se caractérise par un couple d’entraînement très faible. De ce fait, l’Optima SX n’a pas besoin de génératrice électrique. Cela simplifie la conception de la machine et contribue à réduire le coût d’utilisation de la machine. L’Optima SX « H igh Speed » s’in­ scrit dans la tendance à l’agricul-

HE-VA – herse-étrille professionnelle

Coupe-cube Trioliet Grâce à sa profondeur de coupe de 105 cm, le coupe-cube Lely TU 180 XL est idéal pour remplir les cuisines d’alimentation. Le bloc contient beaucoup de fourrage et peut être stocké facilement dans la cuisine d’alimentation. Le coupe-cube vient compléter le système d’alimentation automatique Lely Vector, qui permet de stocker de nombreux types de fourrage dans une cuisine d’alimentation. Pour une alimentation optimale, la cuisine d’alimentation doit être remplie une fois tous les trois ou quatre jours, avec un contrôle régulier pendant cet intervalle. Ce coupe-cube peut être fixé sur les chargeurs télescopiques ainsi que sur les tracteurs. Le coupecube sera livré via le réseau de Lely Center sous le nom Lely BC 180 XL.  Lely

Le fabricant danois d’outils pour la préparation du sol dispose d’une gamme parfaite de hersesétrilles de 3 à 12 m de largeur de travail. Leurs avantages convainquent les utilisateurs actuels. Les doubles dents peuvent être changées sans outils et combinées de diverses manières. Avec ses sections pendulaires et la possibilité de régler l’agressivité des dents, la herseétrille HE-VA est très performante. Ce formidable outil est par ailleurs particulièrement convaincant en agriculture biologique grâce à son robuste châssis soudé et ses larges roues de guidage en profondeur réglables par tiges filetées. Pour l’ensemencement ou le réensemencement des prairies, la herse-étrille peut être équipée d’une barre niveleuse et d’un semoir, pour la rendre encore plus polyvalente. Ott

ture de précision. Isobus en standard, il peut accéder à la coupure de rangs par GPS, ou la modulation des densités de semis. Pour les agriculteurs souhaitant optimiser leur semis, l’Optima SX « High Speed » peut également semer en Geoseed quinconce ou parallèle à très grandes vitesses. Le nouvel élément semeur Optima SX « H igh Speed » a été présenté à Agritechnica. Il sera disponible sur les châssis TF Profi (8 rangs, trainé) et Optima V. Kverneland

Q-Companion Cloud et App en Suisse

Avec la nouvelle série Q, Ålö a lancé en 2017 Q-Companion, une solution digitale complète pour un travail sûr et efficace avec le chargeur frontal. Ce nouveau système d’aide à la conduite inédit améliore les conditions d’utilisation du chargeur frontal en recourant à une technologie sensorielle moderne. Avec une fonction de pesée intégrée, une surveillance de fonctionnement et un rappel de maintenance, Q-Companion aide l’utilisateur à être encore plus efficace. La nouvelle fonction comprend un service Cloud et une App pour smartphone, avec lesquels les résultats du pesage peuvent être gérés de façon simple et enregistrés pour le traitement ultérieur. L’accès au service Cloud peut se faire à tout moment au moyen de l’App ou de l’ordinateur.  Ålö/Speriwa AG REVUE UFA  3 | 2018


Brèves

Synkro: Les pros du déchaumage La gamme de déchaumeurs à dents Synkro série 1030 de Pöttinger est adaptée au déchaumage en surface et au travail en profondeur pour des tracteurs à partir de 110 CV. Les déchaumeurs de la série 1030 se distinguent par leur très grande polyvalence. Le réglage de profondeur de travail est centralisé et disposé à l’avant

de l’outil. Le nouveau réglage hydraulique de la profondeur de travail est réalisé en continu depuis le siège du tracteur. La tête d’attelage réglable permet une adaptation optimale aux différentes géométries des tracteurs. Au moins 11 dents assurent un enfouissement optimal et un mélange terre-résidus de culture in-

tensif. Les dégagements entre poutres de 75 cm et sous bâti de 85 cm garantissent un travail exempt de risques de bourrage. Une large gamme de socs, en solo ou avec ailerons et déflecteurs, est adaptée à toutes les conditions d’utilisation. Les socs Durastar Plus avec une résistance à l’usure multipliée par six réduisent le temps de remplacement. Les ailerons bénéficient de deux positions de fixation, soit pour un travail superficiel sur toute la largeur, soit pour une pénétration plus agressive et un déchaumage profond. Pöttinger AG 5413 Birmenstorf  056 201 41 60 www.poettinger.ch

Chiffres Krone 2017

A contre-courant – ces mots décrivent bien l’évolution de l’entreprise Krone ces dernières années. Alors que plusieurs constructeurs de machines agricoles ont enregistré de fortes baisses de leur chiffre d’affaires, Krone a réalisé un chiffre d’affaires record lors de cette année commerciale. Le chiffre d’affaires global du groupe Krone s’élève à 1,9  milliard d’euros (1,8 milliard d’euros l’année précédente).

Le groupe Krone a réalisé 27,2 % de son chiffre d’affaires en Allemagne contre 28,4  % l’année précédente.  Krone

Chiffres Amazone 2017 Au cours de l’exercice 2017, le chiffre d’affaires total d’Amazone a progressé pour atteindre 457 millions d’euros. Il s’agit d’un nouveau record dans l’histoire de l’entreprise. Le chiffre d’affaires a augmenté de 12,6 % par rapport à l’année précédente. Les chiffres d’affaires des activités préparation du sol et protection des cultures ont enregistré une progression supérieure à la moyenne. Avec un taux de 80 % à l’exportation, l’augmentation des ventes a été parti-

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Technique agricole

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Machine de l’année 2018 – le nouvel Axion 900.

ment été enregistrée en Allemagne et en Autriche. En France, les ventes ont dépassé les prévisions. Amazone comptait en 2017 près de 1850 salariés, dont 130 apprentis. L’entreprise a investi plus de 7 % de son chiffre d’affaires dans les secteurs de la recherche et du développement.  Amazone

Les grands tracteurs de Claas partagent beaucoup de « gènes familiaux » avec les grandes machines de récolte et sont de ce fait des leaders. La toute dernière distinction en est la preuve: un jury de journalistes spécialisés dans la technique agricole a élu le nouvel Axion 900 tracteur de l’année 2018, dans la catégorie des grands tracteurs. Notamment grâce à une puissance de moteur allant jusqu’à 445 ch apportant toute la force au sol et poussé par une transmission en continu C-matic. Et plein d’autres nouvelles fonctions et d’équipements pour affronter les tâches conséquentes.

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Production végétale

Fruits à pépins

La recherche contre le feu bactérien porte ses fruits Dans le cadre du projet faîtier « Ensemble contre le feu Vanessa Reininger

bactérien », Agroscope à Wädenswil planche sur une gestion durable du feu bactérien, une maladie des fruits à pépins très contagieuse et qui doit être obligatoirement annoncée. Outre une utilisation optimale des produits de

Anita Schöneberg

protection des plantes, la sélection de variétés de pommes et de poires robustes est un élément central.

Markus Kellerhals

L

e feu bactérien, provoqué par Erwinia amylovora, est une des maladies des arbres fruitiers à pépins les plus dangereuses qui soit. Il peut provoquer de grandes pertes économiques et est par conséquent soumis à l’obligation d’annoncer. En arboriculture fruitière, le feu bactérien peut toucher les pommiers, les poiriers et les cognassiers. En fonction des dispositions cantonales, les arbres infectés dans les zones contaminées doivent être assainis par la taille ou la cassure phytosanitaire, voire arrachés si ces mesures n’ont pas suffi. La réussite de la gestion du feu bactérien repose sur trois éléments: une protection des plantes efficace, des variétés robustes et des mesures d’hygiène et de culture appropriées. Regroupement de la recherche Le projet faîtier « E nsemble contre le feu bactérien » regroupe depuis 2014 toutes les activités de recherche des principaux acteurs suisses. Celles-ci portent , entre autres, sur des mesures directes (produits phytosanitaires [PPh]) et indirectes (sélection, variétés) cen-

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sées permettre une gestion efficace du feu bactérien et sont développées de manière à être d’une utilité maximale pour la pratique. Stratégies alternatives Au printemps 2013, Agroscope à Wintersingen (BL) a mis en service une parcelle d’essai sous filet totalement imperméable aux insectes, unique en Suisse, pour y mener des recherches en plein air sur le feu bactérien. On y teste, sur des pommiers en fleurs, la stratégie d’application optimale de PPh autorisés et de nouvelles substances qui ont donné des résultats prometteurs en laboratoire et sous serre. Depuis l’abandon de la streptomycine, en 2016, les PPh alternatifs et leur stratégie d’application dans la production des fruits à pépins ont pris beaucoup plus d’importance. Ces recherches ont notamment conclu que lorsque le risque d’infection via les fleurs est élevé, il faut appliquer les PPh alternatifs tous les deux à trois jours pour maintenir le nombre de bactéries au plus faible niveau possible. La réduction du potentiel infectieux dans la parcelle et REVUE UFA  3 | 2018


Production végétale

Visite d’essai dans la parcelle sous filet au centre fruitier d’Agroscope Breitenhof à Wintersingen, en respectant les prescriptions en matière de biosécurité. REVUE UFA  3 | 2018 29


Production végétale

Créer des connaissances pour la pratique Les résultats de la recherche sont présentés à l’occasion de séminaires professionnels et sous formes de fiches variétales, de fiches Agroscope, de recommandations et de brochures destinées aux vulgarisateurs et aux producteurs (p. ex. fiches techniques no 732 et 738 ou Agroscope Transfer no 97/2015 « Hygiène, contrôle, assainissement – éléments d’une gestion du feu bactérien gagnante »). Ces documents sont disponibles gratuitement sur www.varietes-arbo.ch,www.varicom.ch, www.go-fred.com

1 · La variété de pomme Ladina résiste bien au feu bactérien.

dans les environs proches est une condition sine qua non. Variétés sur le banc d’essai Lorsque le risque d’infection est élevé durant la floraison, toutes les variétés de fruitiers à pépins peuvent en principe être atteintes. Mais dans les variétés robustes, une fois l’infection réalisée, les bactéries se propagent plus lentement dans les tissus de la plante, ce qui augmente les perspectives de succès des mesures d’assainissement. Chez Agroscope, les variétés et les nouvelles obtentions sont testées en deux étapes quant à leur résistance au feu bactérien. Dans une première étape, les plantes sont infectées artificiellement dans une serre de sécurité (photo 2). Comme les fleurs représentent la voie d’infection principale, les variétés les plus robustes sont testées au cours d’une seconde étape dans la parcelle étanche aux insectes (photo 3). Des tests sur plusieurs années ont permis l’actualisation de la fiche Agroscope « Feu bactérien – Sensibilité des fruits à pépins » , qui aide les producteurs, les vulgarisateurs et les particuliers dans le choix de variétés résistantes. Jalons importants La résistance aux maladies est un critère important dans la sélection de nouvelles variétés de fruits à pépins 30

2 · Inoculation de la pousse apicale avec une solution bactérienne dans la serre.

3 · Pulvérisation de bactéries du feu bactérien sur des fleurs d’arbres de deux ans en pots.

chez Agroscope. Deux groupes de résistances au feu bactérien sont à disposition: • Des variétés et des numéros de sélection robustes comme Enterprise, Rewena, Ladina, etc. • Des pommiers sauvages avec une résistance marquée au feu bactérien comme Malus robusta 5 ou Evereste Le croisement de résistances de pommiers sauvages demande plus de temps. Comme les fruits de ces derniers sont petits, durs et souvent amers, il faut en prévoir environ cinq générations successives avant de sélectionner une pomme de qualité commerciale résistant au feu bactérien. Ce qui prend 25 à 30 ans. La méthode « f ast track » avec phases de développement en serre et stimulation hivernale artificielle en chambre froide a permis de réduire la durée d’une génération à deux ans, ce qui a déjà permis de développer des produits intermédiaires résistant au feu bactérien et produisant des fruits de qualité prometteuse.

Nouvelles obtentions robustes La variété de pomme tolérante au feu bactérien Ladina, développée par Agroscope à partir d’un croisement Topaz × Fuji, produit des fruits d’un rouge intense, très juteux et développant un excellent arôme. Toutefois, la période commerciale de ce fruit est limitée de la mi-septembre à la fin janvier. VariCom Sàrl (www.varicom.ch) est responsable de la commercialisation des nouvelles variétés fruitières d’Agroscope. D’autres nouvelles obtentions résistantes au feu bactérien sont en cours de développement. Nouvelle poire La nouvelle poire CH 201-FRED, sélectionnée par Agroscope, est issue d’un croisement Harrow Sweet × Verdi réalisé en 2000 à la station de recherche de Conthey (VS). L’arbre affiche une croissance compacte, donne de bons rendements réguliers et, selon les résultats des essais, résiste plutôt bien au feu bactérien. Ses fruits sont jaune-vert, avec des REVUE UFA  3 | 2018


joues rouges appétissantes. Ces fruits sont croquants et se conservent bien. Cette nouvelle poire suisse devrait redynamiser la consommation. Pommes à cidre de qualité La conversion de l’assortiment variétal à des variétés robustes est plus simple à réaliser pour les pommes à cidre que pour les pommes de table, car pour les fruits de transformation, l’apparence et le nom ne jouent aucun rôle. Pour assurer l’approvisionnement en matière première suisse, les aptitudes des anciennes variétés et des nouvelles obtentions de pommes à cidre sont testées en culture et au pressoir. Cela signifie que les variétés doivent être robustes ou résistantes au feu bactérien, à la tavelure et à l’oïdium, fournir des rendements importants et réguliers et produire beaucoup de jus

de bonne qualité. Les quelque 20 variétés les plus intéressantes des projets dédiés aux fruits à cidre (actuellement Herakles Plus) figurent dans la brochure d’Agroscope « Beschreibung wertvoller Mostapfelsorten » (www.varietes-arbo.ch). Outre les variétés traditionnelles comme la Grauer Hordapfel, on y trouve toute une série de nouvelles, comme Rewena, Remo ou Empire, qui résistent non seulement au feu bactérien, mais se distinguent aussi par

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Production végétale

Sous-semis

Un élément important de l’agriculture durable Les sous-semis réduisent la pression des adventices et augmentent la fertilité des sols. Pour pouvoir profiter concrètement de ces avantages, il faut choisir pour chaque culture principale le mélange adéquat.

Hanspeter Hug

Colza avec mélange sous-semis UFA Colzafix.

O

n appelle sous-semis les semis mis en place sous une culture principale, que ce soit une grande culture ou une culture pérenne. Effet Un sous-semis peut en principe être mis en place dans presque toutes les cultures. Selon les espèces sous-semées et la date de semis, on obtient un couvert végétal déjà durant la croissance de la culture principale ou après sa récolte. Le couvert a ainsi la capacité de fixer des éléments nutri-

tifs supplémentaires, qui risquent moins d’être lessivés. La couverture et l’enracinement améliorent la structure du sol et sa portance, et ils modifient voire répriment la pression des mauvaises herbes. L’effet bénéfique des sous-semis se ressent aussi de façon durable sur la teneur en humus. Si le sous-semis se compose de plantes fourragères, celles-ci peuvent être distribuées au bétail. Que sous-semer ? Afin de garantir le succès de la culture principale et du sous-semis,

ceux-ci ne doivent pas se faire concurrence pour l’eau, la lumière, la place, la chaleur ainsi que pour les éléments nutritifs. Le sous-semis ne doit pas monter en graine, pour ne pas affecter la récolte. Il doit être compatible avec la rotation et ne pas laisser de repousses dans les cultures suivantes. Les espèces à port bas sont avantagées par rapport à celles à port élevé. Les mélanges pour sous-semis peuvent être semés sur le sol ou dans le sol, selon la mécanisation. Cela n’est pas possible avec toutes les semences qui pourraient convenir comme sous-semis.

Photo: Hanspeter Hug

Gestion des mauvaises herbes et semis Diverses expériences montrent que les sous-semis permettent de réduire considérablement la pression des adventices, même s’ils ne les maîtrisent en général pas complètement. Dans les cultures de colza, par exemple, ils donnent souvent des résultats positifs, mais il est plus difficile d’agir sur les adventices problématiques comme le liseron, le chardon ou le chiendent . Les sous-semis s’inscrivent souvent dans un contexte de lutte mécanique contre les adventices et d’abandon des herbicides. Mais il existe aussi d’autres solutions, comme l’application d’un herbicide de contact pur avant le sous-semis, ou le traitement chimique limité, en fonction de la situation, à la bordure du champ ou aux parties touchées de la parcelle. Ce sont là deux possibilités de réduire les apports de substances chimiques dans le sol. Les sous-semis doivent toujours être mis en place sur sol fraîchement tra32

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Production végétale

Mélanges pour sous-semis vaillé, après le passage de la sarcleuse ou de la herse-étrille. On sème soit superficiellement, soit au passage du rouleau semoir après le semis. Là aussi, plus le semis est exact, plus les chances de réussite sont grandes.

Semis avant la couverture du sol

Utilisation comme fourrage

Mélange hivernant composé uniquement de légumineuses, fort pouvoir de régénération

13

Supporte l’ombrage prolongé du maïs, hivernant

20

Mélange composé uniquement de légumineuses, très bonne couverture du sol, hivernant

13

À sous-semer au printemps dans les céréales de printemps ou d’automne

20

Mélange composé uniquement de légumineuses, très bonne couverture du sol, hivernant

18

Se développe très fortement à maturité des tournesols

20

Dérobée idéale après la récolte des asperges, non hivernant

32

Mélange équilibré, couverture rapide du sol, non hivernant

30

Densité de semis kg/ha

Maïs UFA Maislegu

UFA Maisfix

Quand sous-semer ? Selon la culture principale, la pression attendue des adventices et le type de mauvaise herbe, on a le choix entre diverses méthodes de sous-semis: • Semis en même temps que la culture principale: soit les semences sont mélangées, soit elles sont semées séparément au semoir combiné, au dernier passage de la herse. • Semis à la herse-étrille juste avant que la culture principale ne lève. • Semis à la herse-étrille, tant que c’est possible (selon la culture principale). • Semis juste avant la fermeture des rangs. Plus tôt le sous-semis est mis en place, mieux il peut se développer avant que la culture principale ne recouvre le sol, l’objectif étant le développement intégral du sous-semis avant la fermeture des rangs. Si le sous-semis est mis en place juste avant la fermeture des rangs, la semence peut germer et commencer à lever à l’ombre de la culture principale. Elle « a ttend » à ce stade jusqu’à maturité de la culture principale, lorsque le sol est de nouveau

Semis avec culture principale

Céréales UFA Ceralegu

UFA Cerafix Tournesol UFA Solegu

UFA Sofix Asperges UFA Spargelfix Colza UFA Colzafix

moins ombragé, puis se développe lentement. Ce type de sous-semis est en général peu développé au moment de la récolte. Deux à trois semaines plus tard, la couverture végétale est complète. Agriculture durable Les sous-semis sont également possibles en agriculture biologique. Les mélanges riches en légumineuses, notamment, améliorent le bilan azoté. En comparaison des engrais verts,

semés après la récolte, les sous-semis établis valorisent plus rapidement et mieux les engrais de ferme grâce à leurs racines bien développées. Bon nombre d’agriculteurs doivent d’abord s’habituer à cette technique. Cependant, les couvertures végétales mises en place entre des cultures principales pour réprimer les mauvaises herbes sont des occasions de faire avancer une agriculture durable et socio-compatible, sans pertes de rendement ni de valeur. n

Auteur Hanspeter Hug, Semences UFA, 8401 Winterthour

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Sous-semis de Semences UFA our p s s e Welln sols vos

www.semencesufa.ch REVUE UFA  3 | 2018 33


Production végétale

Fumure des herbages

Qualité et rendement des cultures fourragères Une production efficace de fourrages grossiers implique une stratégie qui tienne compte des besoins de l’exploitation et du potentiel du sol. La fumure occupe ici une place de choix. Elle a un grand impact direct et indirect sur le rendement quantitatif et la qualité du fourrage.

Matthias Wüthrich

L

e but de la fumure des herbages est toujours d’obtenir des fourrages de base de qualité. L’emplacement de la parcelle est le facteur qui détermine l’intensité d’exploitation et les combinaisons d’espèces possibles. Plus les conditions sont favorables, plus l’exploitation peut être intensive. La fumure des prairies et des pâturages est déterminante pour la croissance, mais aussi pour la composition botanique. Moment de coupe L’obtention d’un fourrage riche en énergie et en protéines passe par une

Exemple de fumure de surfaces herbagères en mode intensif N

P 20 5

K 2O

Mg

140

98

315

30

30 m3

32

26

113

9

100 kg

20

10

0

3

100 kg

20

10

0

3

25 m3

26

21

94

8

Norme de fumure pour un rendement de 119 dt MS/ha (kg/ha) Février Lisier bétail laitier 1 : 1  Mars Nitrophos 20.10.0 (3 Mg 8 S) Après 1 coupe re

Nitrophos 20.10.0 (3 Mg 8 S) Lisier bétail laitier 1 : 1  Fin d’été Nitrophos 20.10.0 (3 Mg 8 S) Lisier bétail laitier 1 : 1  Total

100 kg

20

10

0

3

25 m3

26

21

94

8

144

98

300

33

première utilisation précoce. Le fourrage jeune est plus digeste. Si l’on souhaite disposer de plus de structure, la première utilisation a lieu plus tard. Le rendement quantitatif augmente fortement selon le stade du fourrage. C’est surtout pendant la phase générative que les graminées 34

produisent le plus de biomasse. En revanche, la digestibilité et la valeur nutritive du fourrage diminuent avec l’augmentation de la teneur en fibre brute. La règle générale s’applique: plus l’exploitation est intensive, plus la valeur du fourrage augmente. Avec la hausse de la fréquence d’utilisation, la valeur fourragère augmente parallèlement à la fumure. En général, l’optimum entre la qualité et le rendement est atteint au stade de l’épiaison. Le rendement en biomasse maximal est atteint lors des deux premières utilisations. La fumure préalable joue par conséquent un rôle très important. Engrais organiques Les engrais de ferme sont la principale source d’éléments nutritifs des prairies et des pâturages. Leur composition varie toutefois fortement en fonction de l’exploitation. Les PRIF 2017 (Principes de la fertilisation des cultures agricoles en Suisse) fournissent des valeurs indicatives sur les teneurs. Idéalement, pour être fixé, l’agriculteur fait analyser ses propres engrais de ferme. C’est le seul moyen de les intégrer correctement dans le plan de fumure. Alors que le purin de bovins est relativement riche en potassium, le lisier de porcs est plutôt pauvre en ce nutriment. Pour le phosphore, c’est le contraire. Une fumure répondant idéalement aux besoins des herbages devrait être basée à parts égales sur du purin de bovins et du lisier de porcs. Compléments minéraux Une complémentation minérale des engrais de ferme aide à éviter un ap-

port excédentaire d’un élément nutritif. Une fumure minérale avec de l’azote rapide et des engrais soufrés comme Nitrophos 20.10.0 (3 Mg 8 S) garantit d’autre part une première pousse de qualité au printemps. Lorsque la température du sol est encore basse, au printemps, les éléments nutritifs contenus dans les engrais de ferme ne sont pas encore accessibles en suffisance pour couvrir les besoins déjà élevés des herbages. L’herbe commence en effet à pousser lorsque la température du sol dépasse 5° C. Le choix de l’engrais minéral dépend de l’analyse du sol et des teneurs des engrais de ferme. Pour pouvoir utiliser plus d’engrais minéraux pour la complémentation dans les cultures fourragères, il faudrait répartir une partie des engrais de ferme dans les grandes cultures. Composition botanique L’azote augmente les teneurs en protéines et le rendement quantitatif. Les graminées tirent parti d’une fumure azotée, alors que le trèfle et les autres plantes sont prétérités par des apports élevés en azote. Plus les apports d’azote sont abondants et plus l’utilisation doit être intensive. Si tel n’est pas le cas, les adventices nitrophiles prennent rapidement le dessus. La fumure avec les éléments nutritifs de base que sont le phosphore, le potassium et le magnésium devrait être planifiée au moyen d’une analyse du sol. Ces éléments nutritifs agissent d’abord sur la qualité du fourrage grossier, puis sur le rendement. L’épandage de phosphore stimule la croissance des légumineuses et des autres plantes, favorisant un rapport équilibré entre les légumiREVUE UFA  3 | 2018


Production végétale neuses et les graminées. Les légumineuses absorbent nettement moins bien ces éléments nutritifs que les graminées et se développent mal lorsqu’ils font défaut. Pas d’exédents de potassium Il convient d’éviter tout excédent en potassium. Cet élément nutritif est en concurrence avec le sodium, le magnésium et le calcium. Lorsqu’un sol affiche des teneurs élevées en potassium, les éléments nutritifs précités sont mal absorbés et peuvent induire une carence en magnésium chez les animaux (tétanie d’herbage). Afin d’éviter un déficit de magnésium dans les herbages, il faut viser une dose de K pour deux doses de Mg dans le sol. Besoins en soufre Les plantes utilisent le souffre pour mettre en valeur l’azote qu’elles ont absorbé. Si le soufre fait défaut,

l’azote est moins bien valorisé et le rendement baisse. Selon l’intensité de l’utilisation, les herbages retirent du sol 20-35 kg/ha de soufre. Un fourrage de base riche en souffre est également bénéfique pour les animaux qui ont besoin de cet élément nutritif. Des teneurs en soufre élevées stabilisent par ailleurs l’ensilage. Les engrais minéraux soufrés devraient être épandus au printemps, lorsque la minéralisation dans le sol ne permet pas encore de couvrir les besoins des plantes. Amélioration du sol Comme mentionné au début, le sol joue un grand rôle pour le rendement et la qualité. Le chaulage permet de modifier le pH ainsi que la structure et la stabilité des sols. Pour une disponibilité optimale des éléments nutritifs, le pH des herbages devrait être d’au moins 6,5. En cas d’utilisation de la chaux d’algues Ha-

Conseils pour les herbages en début de croissance Hersage: élimine les parties végétales mortes et la couche feutrée, éclaircit la couche herbeuse, à combiner éventuellement avec un sursemis. Stimule le tallage et la repousse. Passage du rouleau: égalise le sol, rappuyage du couvert végétal, stimule le tallage et la repousse. Respect de la hauteur de coupe: idéale de 6-8 cm. Combinaison de soufre et d’azote: au printemps, fumure avec des engrais minéraux à action rapide comme Nitrophos Rapid. Démarrage de la croissance à partir d’une température du sol de 5° C.

solit Combi pour le chaulage d’entretien, les animaux et les plantes bénéficient de l’apport de nombreux oligo-éléments, en plus du calcaire et du magnésium. Le chaulage favorise la croissance des racines, la vie dans le sol et l’aération du sol. n

Auteur Matthias Wüthrich, service technique Landor, Birsfelden

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Production végétale

Matières actives et produits

Protection des plantes: nouveautés 2018 La liste des produits phytosanitaires homologués est actualisée chaque année. En 2018, on ne compte que deux nouvelles matières actives. Afin d’éviter la formation de résistances, il faut continuer d’alterner les matières actives et recourir à de nouvelles solutions.

Geri Busslinger

La résistance du vulpin aux herbicides est un des plus grands défis auquel la lutte contre les adventices est confrontée. Photo: hapo/landpixel.de

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E

n 2018, on compte très peu de produits phytosanitaires vraiment nouveaux sur le marché suisse. La matière active penoxsulam de la famille des inhibiteurs de l’ALS, dans le produit Citadel de la maison Stähler, et la matière active spinetoram dans le produit Zorro de la maison Omya utilisé comme insecticide, sont les seules véritables nouveautés. Tous les autres produits sont des combinaisons inédites de matières

actives ou des produits proposés en Suisse sous de nouvelles appellations par d’autres entreprises. Il faut continuer à lutter avec les moyens existants contre la perte d’efficacité des matières actives et les résistances de plus en plus fréquentes des adventices, des maladies et des ravageurs aux matières actives. Les produits phytosanitaires ne sont qu’une partie de la solution. Il faut en même temps planifier intelligemment et optimiser tous les autres facteurs ayant une influence sur l’efficacité, comme la technique d’application, le moment des traitements, l’alternance des matières actives et les rotations culturales. En agriculture biologique, les produits à base de cuivre, de soufre et de chaux restent les options

les plus efficaces pour lutter contre les maladies. Dans ce domaine aussi, la recherche fait d’immenses efforts pour développer des solutions équivalentes, en particulier pour réduire à moyen terme l’utilisation du cuivre. Mise en œuvre des restrictions et des directives Les directives existantes et nouvelles régissant l’utilisation et la gestion des produits phytosanitaires influencent de plus en plus le choix de l’exploitant. De nouvelles restrictions concernant certaines matières actives comme le S-métolachlore, le nicosulfuron et la terbuthylazine pour le maïs, déclenchées principalement par des résidus trouvés dans les eaux de surface, imposent une sélection réfléchie des matières actives par parcelle pendant trois ans. Si la pratique arrive à bien appliquer ces directives, de manière à faire diminuer les valeurs mesurées dans les eaux, ces molécules continueront d’être commercialisées, ce qui est très important pour disposer à l’avenir aussi d’herbicides et d’alternatives efficaces pour le maïs. Nouvelle norme contre le vulpin La résistance de plus en plus répandue du vulpin à pratiquement toutes les familles de matières actives disponibles est d’ores et déjà un très grand défi pour certaines importantes zones de grandes cultures de Suisse. Elle est également devenue l’un des problèmes majeurs pour d’autres pays céréaliers d’Europe comme l’Allemagne et l’Angleterre. Sous le nom d’Atlantis Flex (propoxycarbazone + mésosulfuron), Bayer commercialise sur le marché suisse un produit pou-

Pertes d’efficacité Faut-il mettre l’agressivité accrue des maladies dans nos grandes cultures au cours de ces dernières années sur le compte des pertes d’efficacité des fongicides ou du changement des conditions climatiques ? Dans le cas de Cercospora, qui attaque les betteraves sucrières, on constate des pertes d’efficacité des fongicides de toutes les familles de matières actives. Des degrés d’efficacité satisfaisants ne sont plus atteignables que par un choix optimal des produits et du moment d’application, par l’alternance des matières actives disponibles et une technique d’application optimale. De plus amples informations seront disponibles dans le numéro de mai de la Revue UFA.

vant être utilisé au printemps, de préférence au stade DC 21-29, pour le blé, le triticale et le seigle. Atlantis Flex atteint les degrés d’efficacité les plus élevés contre le vulpin multirésistant avec une quantité d’application de 0,2 kg/ha en mélange avec Husar Plus 0,2 l/ha (iodosulfuron + mésosulfuron), un produit qui vient également d’être homologué. L’utilisation d’herbicides dans la rotation doit impérativement être planifiée de façon à faire alterner de manière appropriée les familles de matières actives et pour que d’anciennes matières actives puissent à nouveau être intégrées dans la stratégie. C’est le seul moyen d’éviter de devoir prendre des mesures complémentaires contre les adventices, et au final d’économiser des frais. Changement dans la protection des plantes La recherche et l’industrie travaillent à plein régime pour essayer de développer des alternatives commercialisables aux produits phytosanitaires de synthèse, engendrant moins d’émissions dans l’environnement et réduisant les résidus dans les aliments. Cet objectif ne peut toutefois pas être atteint du jour au lendemain. La sélecREVUE UFA  3 | 2018


Production végétale Nouveaux produits 2018 Culture

Produit

Pandorra Stähler Céréales Atlantis Flex Bayer Céréales Husar Plus Bayer Céréales Flurox 200 Leu+Gygax Céréales, maïs, Starane Max oignons, gazons Stähler Céréales, prairies, Titan Leu+Gygax pâturages Céréales

Betteraves fourragères et sucrières Oignons, maïs, maïs sucré Pommes de terre, viticulture Viticulture Viticulture Viticulture Viticulture

Opal Leu+Gygax Xinca Omya Eleto Stähler Stamina Viti Stähler Booster SF Leu+Gygax Escort Omya Citadel Stähler

Matière active

Quantité

Effet principal

Utilisation, remarques

50 g/l bixafen + 166 g/l tébuconazole 6,8 % propoxycarbazone + 4,5 % mésosulfuron 50 g/l iodosulfuron +7,5 g/l mésosulfuron 200 g/l fluroxypyr

1,5 l/ha

Fongicide, contre toutes les principales maladies des céréales Spécialiste graminées en blé d’autome, blé de printemps, triticale et seigle Contres les dicotylédones dans toutes les céréales sauf l’avoine Contre les adventices, spécialement sur gaillet gratteron Contre les adventices, spécialement sur gaillet gratteron Contre les adventices problématiques dans céréales, prairies et pâturages

En mélange avec Daco 500, réduction à 1,2 l de Pandorra/ha Spéc. contre les foyers résistants de vulpin et le ray-grass Sur sites problématiques en mélange avec Atlantis Flex Jusqu’à DC 39 dans toutes les céréales/1 traitement max. Jusqu’à DC 39 dans toutes les céréales / autres autorisations div. Céréales: DC 21-39; Prairies et pâturages: traitement plant par plant 0,7%; DA: vaches 3 / génisses 2 sem. 2 traitements max. Délai d’attente: 5 semaines

0,2-0,33 kg/ha 0,15-0,2 l/ha 0,9 l/ha

333 g/l fluroxypyr

0,3-0,54 l/ha

375 g/l 2,4-D + 75 g/l fluroxypyr + 30 g/l clopyralide 100 g/l époxiconazole + 100 g/l azoxystrobine

2 l/ha 1 l/ha

Contre cercosporiose, ramulariose, oïdium, rouille

402 g/l bromoxynil

0,2-1 l/ha

180 g/l diméthomorphe + 180 g/l zoxamid 672 g/l phosphonate de potassium + 300 g/l folpet 672 g/l phosphonate de potassium + 300 g/l folpet 33 % cymoxanil + 33 % zoxamide 480 g/l oryzalin + 1,4 g/l penoxulam

0,5-1 l/ha

Herbicide de contact pour lutter contre les adventices annuelles Contre le mildiou de la pomme de terre et le mildiou de la vigne Mildiou avec effet partiel contre le botrytis Mildiou avec effet partiel contre le botrytis Mildiou de la vigne

4 l/ha (0,25 %) 4 l/ha (0,25 %) 0,45 kg/ha (0,028 %) 4-5 l/ha

Herbicide, en prélevée des adventices

Viticulture, fraises, divers légumes Viticulture, arboriculture

Saphire Syngenta

50 % fludioxonil

0,5-0,9 kg/ha

Fongicide contre la pourriture grise

Delan Pro Syngenta

2,25-4 l/ha

Mildiou et pourriture noire de la vigne. Contre la tavelure des fruits à pépins

Arboriculture

561 g/l phosphonate de potassium + 125 g/l dithianon codlemone

CheckMate Dispenser Arbo Stähler codlemone CheckMate Puffer Arbo Stähler 250 g/l pyriméthanil Faban BASF + 250 g/l dithianon

400 dispensers/ha 2-3 puffers/ha

Technique de confusion sexuelle contre le carpocapse de la pomme Technique de confusion sexuelle contre le carpocapse de la pomme Tavelure sur fruits à pépins

Zorro Omya

0,2-0,3 kg/ha

Arboriculture Arboriculture Arboriculture

25 % spinetoram

1,2 l/ha

Tordeuses et chenilles dans les fruits à pépins, psylle du poirier

Utilisation en postlevée précoce des adventices Additif recommandé contre l’alternariose sur pommes de terre Mélange prêt Stamina et Folpet application préventive Mélange prêt Stamina et Folpet application préventive 3 traitements max. avec la MA zoxamide par an Application au plus tard fin juin / en mélange avec un herbicide de contact A surtout un effet préventif / réduction du nombre de matières actives par rapport à Switch Action préventive et systémique / fortes adhérence et résistance à la pluie Surface minimum 1 ha, surveillance de l’efficacité importante Planification et distribution des puffers par un conseiller de Stähler Du débourrement à la fin de la floraison / 3 traitements max. avec anilinopyrimidines 2 traitements max. par parcelle et par an / DA : 3 semaines

* liste non exhaustive, les changements d’homologation ne sont pas mentionnés

­ tion de variétés moins sensibles et l’exploitation de toutes les possibilités offertes par les biotechnologies (p. ex. auxiliaires, technique de confusion sexuelle) pourront y contribuer. L’ensemble de ces développements va marquer à l’avenir la protection des plantes et pourrait améliorer l’acceptation par la population des mesures de protection des plantes nécessaires pour assurer la production alimentaire. Importance croissante de conseils qualifiés Le très vaste choix de produits phytosanitaires disponibles en Suisse est

trompeur. En réalité, des matières actives importantes disparaissent du marché. Il n’y en a presque plus de nouvelles et il ne faut pas s’attendre à ce que des matières actives d’autres familles soient lancées dans un avenir proche. La perte d’efficacité ou les résistances des adventices, des maladies et des ravageurs aux importants produits phytosanitaires sont un sujet de préoccupation croissant. De nouvelles restrictions d’emploi de ces produits, mais aussi la multiplication des contraintes venant du secteur alimentaire (par exemple le nombre de résidus, les restrictions pour le

glyphosate), n’améliorent pas la situation. Le praticien a plus que jamais besoin de connaissances techniques approfondies pour élaborer les meilleurs plans de traitement sur son exploitation. Il devient de plus en plus difficile, sur le plan technique, de planifier correctement les mesures phytosanitaires dans le respect de toutes les autorisations et ordonnances de la politique agricole. C’est la raison pour laquelle le groupe fenaco-LANDI propose depuis de nombreuses années un service de conseil assuré par un groupe de spécialistes compétents et proches de la pratique. n

Auteur Geri Busslinger, fenaco Protection des plantes, www.production­ vegetale.ch Autres documents techniques Les assortiments choisis du groupe fenacoLANDI peuvent être obtenus gratuitement chez LANDI et sur www.production­ vegetale.ch. Les assortiments suivants sont disponibles: grandes cultures et cultures fourragères, arboriculture, cultures maraî­chères, viticulture, petits fruits et agriculture biologique.

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Page Bio

Sorgho et millet

Des plantes alternatives en grandes cultures Le sorgho et le millet sont des plantes robustes qui diversifient la rotation. Le sorgho (variété de l’espèce Sorghum) peut être utilisé comme alternative au maïs. Le millet commun (Panicum miliaceum) est quant à lui récolté pour ses graines et utilisé dans l’alimentation humaine.

L

ors de la Journée des grandes cultures bio, qui a eu lieu en janvier dernier au FiBL, à Frick, Stefan Jegge, agriculteur, et Peter Suter, du centre agricole de Liebegg, ont parlé de leur expérience avec ces cultures. Sorgho Le sorgho est une alternative fourragère au maïs. Les zones sèches

Les graines de millet commun n’arrivent pas au même moment à maturité. Photo: photowind/Shutterstock.com

Auteure Verena Säle, Revue UFA, 8401 Winterthour

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conviennent à sa culture, car son énorme masse racinaire lui confère une grande capacité d’absorption de l’eau. En plus d’être très robuste, le sorgho est peu sensible aux maladies et aux ravageurs. De plus, les dégâts dus au gibier ne sont pas un problème, car il attire peu les sangliers. Le semis est généralement réalisé de la mi-mai à la mi-juin. Stefan Jegge a fait de bonnes expériences avec un semis monograine et une densité de semis de 30 à 35 graines au mètre carré. Comme le maïs, le sorgho a un démarrage lent et il faut donc réduire au maximum la concurrence des adventices. Stephan Jegge a constaté que l’usage de la herse-étrille n’est pratiquement pas possible, tant les

jeunes plantes de sorgho sont fines. Il mise donc sur le sarclage, raison pour laquelle il sème à une distance de 15 cm entre les rangs. La haute teneur en fibres du sorgho en fait un bon fourrage pour ruminants. Stephan Jegge a constaté que ses animaux digèrent mieux le sorgho que l’ensilage de maïs et le valorisent mieux. Le passage du maïs au sorgho n’a en outre pas modifié la productivité laitière. Dans l’ensemble, Stephan Jegge voit le sorgho comme un complément à l’herbe et à l’ensilage de maïs. Il en recommande la culture dans les régions chaudes et sèches en été, mais pas au-dessus de 600 m d’altitude. Dans les zones favorables à l’herbe, il préférerait cette dernière au sorgho. L’agriculteur a également indiqué que dans les zones chaudes, le sorgho est un bon fourrage intermédiaire.

Le sorgho peut être une alternative au maïs ensilage. Photo: Verena Säle

Millet commun Le millet commun peut être une culture lucrative, a expliqué pour sa part Peter Suter, du centre agricole de Liebegg, où sont réalisés des essais de cette culture. Comme le sorgho, le millet commun peut être semé dans les zones chaudes à partir de la mi-mai. A noter qu’il est sensible au gel tardif. Le lit de semence doit être fin et bien rappuyé. On sème sur la couche de circulation de l’eau. Comme pour le sorgho, l’utilisation de la herse-étrille pour dé­ sherber les cultures de millet est difficile; il est donc recommandé de sarcler en cas de semis en ligne. Peter Suter souligne qu’il faut contrôler la présence de datura dans

les champs. Cette solanacée produisant des alcaloïdes tropaniques toxiques, il faut lui appliquer la tolérance zéro dans le millet. La récolte du millet représente un vrai défi. Comme les graines mûrissent irrégulièrement, il est difficile de déterminer le moment optimal de la moisson. Par ailleurs, il faut assurer une prise en charge et un séchage immédiats des graines, ce qui implique de s’entendre au préalable avec le centre collecteur. Au moment de la moisson, la paille de millet est encore verte. Elle contient de nombreux nutriments dont la culture suivante pourra profiter. n REVUE UFA  3 | 2018


PHYTO-NEWS

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L’expertrépond Après un hiver doux, à quoi faut-il être attentif dans la lutte contre les adventices dans les céréales ? L’orge d’automne et des céréales d’automne ont déjà été traitées en grande partie pendant le très bel automne 2017. Les champs de céréales non traités sont en partie déjà fortement envahis. Il faudrait commencer les traitements le plus rapidement possible.

Lutte efficace contre le ray-grass et les bromes dans les céréales Les années plus chaudes et le changement climatique favorisent la multiplication de ces adventices tenaces. Nous recevons des demandes et des réclamations concernant l’efficacité faiblissante des herbicides actuels contre le ray-grass et les bromes. Pourquoi les adventices sont-elles devenues plus envahissantes ? Les premiers problèmes sont observés sur les exploitations pratiquant exclusivement les grandes cultures avec une rotation étroite céréales d’automne-colza. Les problèmes s’aggravent encore lors de l’utilisation commune des machines, qui favorise la propagation des adventices. Les bordures des champs sont les premières touchées. Les graines prêtes à germer se propagent à l’intérieur du champ à partir des bandes vertes entre champ et chemin agricole, ou le long des parcelles de céréales ou de colza. Le mulching ou la fauche précoce, voire répété, des bordures des champs empêche l’expansion des adventices. Au cours de la rotation, il faudrait combattre le ray-grass et les bromes avec des herbicides sélectifs anti-graminées tel Select pour réduire la pression dans les céréales. Dans le blé d’automne, l’épeautre et le seigle, Talis s’avère très efficace.

Conseilpratique Affronter la bise Les journées de printemps ensoleillées sont idéales pour combattre les adventices dans les céréales. Si seulement la bise – source de nuisances récurrente – était un peu moins mordante… L’agriculture est ici aussi au centre des préoccupations et il convient de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour prévenir la dérive. En cas de forte bise, le choix de la bonne buse et de la vitesse de passage adaptée est très important. Saviez-vous qu’avec un complément de 0,5 l/ ha de Gondor, vous pouvez réduire la dérive de 50-75 %, et être donc plus efficace sur vos parcelles ?

Pourquoi la lutte mécanique est-elle un défi, ce printemps ? L’hiver a été doux et très arrosé. Les adventices ont beaucoup poussé et les sols sont difficilement accessibles. Contrairement au printemps 2017, marqué par une faible présence d’adventices, il faut s’attendre cette année à des dégâts liés aux passages et à une moindre efficacité du hersage. Quelles adventices requièrent notre attention ? Après l’automne sec, les champs de céréales sont parsemés de gaillets. La repousse doit être contrôlée même sur les parcelles traitées en automne. Ce printemps, Stähler propose pour la première fois le nouveau produit anti-gaillet Starane Max. L’association de Andreas Friedli 0,3-0,5 l/ha de ce produit à d’autres Chef technique chez herbicides est très bien tolérée dans Stähler Suisse SA tous les types de céréales.

Conseilproduit Lutte efficace dans les céréales d’automne Avec le mélange Talis + Concert SX, le producteur obtient une flexibilité très élevée et une efficacité redoutable. Les dosages peuvent être adaptés en fonction des adventices et de la météo. Pour les adventices tenaces comme les bromes et le chiendent, des traitements fractionnés avec 2 × 125 g/ha sont les plus efficaces. Stade Traitement standard fin mars – début avril

DC 25-29

DC 29-30

Talis 200-250 g/ha + Concert SX 100 g/ha + Gondor 0,5 l/ha

Contre les bromes et le chiendent 2 traitements dans les 14 jours

Talis 125 g/ha + Gondor 0,5 l/ha

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Production végétale

Plantes vigoureuses avec Trichoderma harzianum Dans le domaine des phytostimulants écologiques, des espèces de Trichoderma sont sélectionnées en laboratoire, lesquelles sont capables de rendre d’importants éléments nutritifs, comme le phosphore et le fer, mieux assimilables pour les arbres et les plantes. Trichoderma harzianum est ainsi capable, grâce à son imposant arsenal d’enzymes – cellulase, cellobiase, pectinase et glucoamylase – de valoriser les

spores de pathogènes et de stimuler la résistance et la croissance des racines. Les traitements prophylactiques à base de Trichoderma sont très indiqués pour rééquilibrer la vie microbienne dans le sol. Des études et des essais ont montré que les cultures ainsi traitées – tournesol, petits fruits (framboises, fraises), divers légumes tels que salades et tomates – font preuve d’une tolérance accrue au

stress et se portent mieux. Les haricots, les pois, la betterave rouge, les épinards et diverses plantes d’ornement, notamment, sont plus vigoureux grâce à Trichoderma. Avengelus F est une culture prête à l’emploi de Trichoderma harzianum en vente auprès de Semences UFA Auxiliaires.

Champignons de Paris bio Ces trois dernières années, les quantités de champignons de Paris bio vendues dans le commerce de détail suisse ont continuellement augmenté. De janvier à novembre 2017, les achats ont tota-

Microorganismes utiles Il est possible d’augmenter les rendements de 40% en apportant aux sols des microorganismes utiles au moment des semis – ce qu’on appelle des bioinoculats. Telle est la conclusion d’une méta-analyse menée à l’échelon planétaire par le FiBL et l’Université de Bâle. Pour déployer un effet optimal, les microorganismes dépendent de la teneur du sol en phosphore assimilable pour les plantes. Autrement dit, la fertilisation au phosphore doit être adaptée aux microorganismes sélectionnés. Les bactéries rhizobium vivant en symbiose avec les papilionacées – haricots, pois – sont les meilleurs garants de l’efficacité des inoculats en termes d’augmentation sensible du rendement.   FiBL

Vin de bonne qualité L’année viticole 2017 a été affectée par de fortes gelées nocturnes en avril, qui ont causé de graves dommages à la vigne. En outre, les températures mesurées en été 2017 comptent parmi les trois plus élevées depuis le début des relevés, après celles de 2003 et 2015. Ces phénomènes marquants ont pesé sur la vendange. Ainsi, la récolte 2017 ne représente que 72% de celle de l’année précédente en Suisse romande (−24,7 millions de litres), 81% en Suisse alémanique (−2,4 millions de litres) et 77% en Suisse italienne (−1,4 million de litres). En raison des fortes précipitations qui ont prévalu pendant l’été 2016, la floraison de la vigne a été moins importante en 2017, ce qui a réduit la production de baies. De plus, la chaleur de l’été 2017 a provoqué un stress hydrique modéré, avec pour résultat des baies plus petites et moins juteuses, dont la teneur naturelle en sucre était élevée. La qualité du raisin s’est donc révélée très satisfaisante.  Office fédéral de l’agricuture

lisé 439 t. Une analyse du prix des champignons de Paris blancs dans le commerce de détail classique montre que l’écart entre le bio et le conventionnel était en moyenne de 7,4% entre janvier 2015 et novembre 2017. Par rapport aux fruits et légumes, cet écart est relativement faible. Cela s’explique par le fait que l’offre en champignons de Paris bio est constituée en grande partie de produits meilleur marché provenant de l’étranger. L’arrivée sur le marché, en décembre 2017, des champignons de Paris bio produits en Suisse change la donne. Le prix moyen pour les champignons de Paris bio se situait début janvier à 15.65 fr./kg et était ainsi supérieur de 24% à celui des champignons de Paris conventionnels.   Bulletin du marché bio

Glyphosate Le Parlement européen entend faire la lumière sur les mécanismes qui ont conduit à la prolongation de cinq ans de l’autorisation du glyphosate. La commission doit examiner la procédure d’autorisation des pesticides en général, et du glyphosate en particulier. L’influence de l’industrie sur la procédure d’autorisation doit également être examinée. LID

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Inventaire homogène des surfaces d’assolement Le Plan sectoriel des surfaces d’assolement (SDA) doit être retravaillé. Il s’agit entre autres d’en améliorer la mise en œuvre. Un groupe d’experts mis en place est arrivé à la conclusion que le plan SDA est un instrument efficace pour le maintien des terres agricoles de qualité. Il convient donc d’en garder les grandes lignes, comme l’écrit l’Office fédéral du développement territorial (ARE). Le point fort du plan est notamment , selon les experts, le contingent fixé de SDA à conserver. Les experts déplorent toutefois qu’il ne repose pas sur des bases fiables pour tout le pays. Les cantons, acteurs de la mise en œuvre, n’utilisent pas tous les mêmes méthodes pour inventorier leurs SDA. Or les experts considèrent l’homogénéité des relevés comme indispensable. L’un des principaux défis consiste à accorder aux cantons une marge de manœuvre pour leur développe-

ment économique. Ceux-ci doivent pouvoir compenser les SDA rendues imperméables, par exemple en revalorisant des sols. De même, il faudrait pouvoir exiger de la Confédération des compensations pour ses constructions. Enfin, pour qu’elle ait plus de poids, cette protection fixée jusqu’à présent dans l’ordonnance sur l’aménagement du territoire devrait être réglée dans la loi éponyme. Le plan sectoriel SDA remanié doit passer en consultation par audition fin 2018; le Conseil fédéral pourrait l’approuver en 2019. LID

Toujours actuel www.revueufa.ch

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Production animale

Steve Guerdat

Le champion utilise Hypona Sarah Hirsbrunner

Markus Boll

Steve Guerdat alimente ses chevaux de compétition avec simplicité. Photo: Sarah Hirsbrunner

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Production animale

Steve Guerdat est un cavalier qui rencontre un grand succès en compétition. Il a déjà remporté de nombreux titres. L’obtention de telles victoires passe par des chevaux de très haut niveau, un entraînement intensif ainsi qu’un engagement de tous les instants. Mais comment sont nourris des chevaux de sport comme Bianca XXXIV ou Corbinian ?

S

teve Guerdat a débuté sa carrière très jeune. Sa passion pour les chevaux s’est révélée alors qu’il était âgé de 9 ans et ne l’a plus jamais quitté depuis. « A la maison, nous avons toujours élevé des chevaux. J’ai grandi avec eux et ils continuent à m’enthousiasmer aujourd’hui encore  », explique ce sportif professionnel qui sait rester modeste malgré tout. « Pour moi, le saut n’est pas un métier mais une passion » , affirme le jurassien de 36 ans. Son grand rêve consistait à gérer son propre centre équestre. Ce rêve est devenu réalité en février 2017, date à laquelle Steve Guerdat a acheté un centre équestre à Elgg (ZH). Ce dernier s’étend sur 15 ha, dispose de trois écuries pouvant abriter jusqu’à 40 chevaux, d’une grande halle couverte, d’un carré en gazon ainsi que de deux carrés de sable et d’un manège. Entouré par une équipe solide Le manège d’Elgg abrite actuellement 21 chevaux, dont la championne Bianca XXXIV, qui a été couronnée « c heval de l’année 2017 » lors du CSI de Zurich. Les chevaux sont soignés par Steve Guerdat et son équipe de huit personnes, qui comprend un préparateur, six palefreniers et une personne chargée de l’entretien des surfaces. « J ’ai besoin d’une équipe sur laquelle je puisse compter, car je suis très souvent engagé à l’extérieur » , précise Steve Guerdat. Ses collaborateurs assument de nombreuses responsabilités, que ce soit dans le domaine des soins, de l’alimentation ou de la sortie des chevaux. Une collaboratrice officie en tant que responsable générale. « M ais au final, c’est quand

même moi qui prend les décisions, car c’est moi qui suis responsable » , affirme Steve Guerdat. La qualité du fourrage de base joue un rôle central « E n principe, tous nos chevaux sont nourris de la même manière » , explique le champion olympique. La ration de base se compose de foin de grande qualité livré par un producteur des environs. « C e foin est ventilé avant d’être pressé en grandes balles carrées. » En plus de cela, les chevaux reçoivent une fois par jour du haylage, qui est distribué en même temps qu’un des trois repas de foin. Les chevaux consomment bien entendu également de la paille.

Guerdat leur distribue aussi des électrolytes, pour qu’ils se rétablissent rapidement et compensent les pertes de minéraux dues à leur forte transpiration.

Gérer simplement l’affouragement complémentaire Depuis deux ans et demi, Steve GuerAliment spécial: ne donner que dat utilise l’aliment pour chevaux Hypona, avec succès. Hypona 788 Optice qui est nécessaire mal est distribué en tant qu’aliment Steve Guerdat utilise peu d’aliment complémentaire, en spécial. « D ’une manière générale, j’esfonction de la ra« Travailler dur tion de base. « L es time que les chevaux sont bien chevaux consompour atteindre ment très bien cet ses objectifs est approvisionnés avec aliment combi », notre ration », exla seule façon de plique le champion précise le cavalier. olympique. Il consi« D’une manière géréussir. » nérale, nous distridère malgré tout Steve Guerdat buons la même que certains produits sont un bon quantité d’aliment complément et les utilise de manière à tous les chevaux, à l’exception de ciblée, notamment le cumin noir et ceux qui sont au repos ou qui sont le gingembre sous forme de poudre. moins actifs. » Dans ces cas-là, les « L e gigembre est également bon quantités diminuent, pour éviter tout pour l’homme et agit contre les ulapprovisionnement excédentaire. cères gastriques  », précise Steve Outre Hypona 788, les chevaux reçoivent également des minéraux. Guerdat. Lorsque ses chevaux sont soumis à En plus de cela, les chevaux consomment une fois par semaine une porun entraînement intensif, Steve

Steve Guerdat a fêté des grandes réussites avec Bianca XXXIV, qui a été nommée «c heval de l’année 2017 » au CSI de Zurich. Photo: zvg

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Production animale tion d’Hypona 899 Mash. « L es substances mucilagineuses qu’il contient ont un effet bénéfique sur les parois intestinales » , précise Steve Guerdat. C’est la raison pour laquelle il distribue une fois par jour du son humide en complément à Hypona 788. Alimentation et championnats Pour éviter aux chevaux des changements de ration trop brusques, lors des concours, Steve Guerdat s’efforce de distribuer une ration qui ressemble le plus possible à celle que reçoivent les chevaux lorsqu’ils sont dans leurs quartiers à Elgg. Parfois, cet objectif

Plan de ration de Bianca XXXIV Fourrage Matin

Quantité

Foin Hypona 788 Optional

1-1,5 kg

Sel minéral Midi

Foin et haylage Hypona 788 Optional

1-1,5 kg

Carottes Soir

Foin Hypona 788 Optimal + son humide

1-1,5 kg

1 × par semaine Hypona 899 Mash

1,25 kg

Huile alimentaire Poudre de gingembre

Auteurs Sarah Hirsbrunner, Marketing UFA, 3360 Herzogenbuchsee Markus Boll, spécialiste Hypona, 9501 Wil

est difficile à atteindre: « L a plupart du temps, nous manquons de place pour charger du foin dans notre véhicule de transport. Nous achetons par conséquent souvent du foin sur place », explique Steve Guerdat. Dans la mesure du possible, nous emmenons avec nous les aliments complémentaires destinés aux chevaux. Les

aliments Hypona sont ainsi présents aux grands concours de saut européens. Steve Guerdat tient toutefois à relativiser les choses: « A u final, ce n’est pas la nutrition qui a, à elle seule, l’impact le plus important sur le niveau de performance du cheval. Le succès dépend également de l’entraînement, du savoir-faire et de la chance. » Des chevaux de l’avenir Outre des chevaux de sport, Steve Guerdat élève également des jeunes chevaux qui pourront, avec un peu de chance, être utilisés à un niveau élevé en compétition. Ces chevaux nécessitent un grand investissement en temps. Vu la vaste expérience dont il dispose en tant que cavalier, Steve Guerdat identifie rapidement quel cheval a du potentiel. « Je consacre volontiers beaucoup de temps à la formation des futurs chevaux de saut prometteurs » , explique le champion de saut. Pour cela, il se rend fréquemment à l’étranger avec des jeunes chevaux, pour les présenter dans le cadre de concours internationaux. « C es concours sont une occasion idéale pour tester ou présenter le potentiel d’un cheval » , explique Steve Guerdat . «  Ils permettent aux chevaux de gagner en expérience et de nouer des relations commerciales intéressantes.  » Visions et objectifs Lorsque l’on demande à ce sportif professionnel comment il envisage son avenir, la réponse fuse rapidement: « J e souhaite continuer comme

Hypona 788 Optimal « Je donne de l’Hypona 788 à mes chevaux, avec succès ! » Steve Guerdat Hypona 788 Optimal est un aliment polyvalent. Cet aliment combi est distribué à tous les chevaux, des chevaux de sport aux chevaux de loisir. Chaque cheval est nourri en fonction de ses besoins, en adaptant les quantités distribuées. L’aliment combi se compose de granulés et d’une forte proportion de flocons, ce qui lui confère une certaine légèreté et une excellente digestibilité. Les composants de valeur comme le marc de pommes et les caroubes garantissent une excellente appétibilité et contribuent au bien-être de l’animal. Steve Guerdat utilise Hypona 788 Optimal en tant qu’aliment complémentaire principal pour ses chevaux de sport. L’aliment combi convient également pour les chevaux en formation ou pendant la phase de croissance. La LANDI Eulachtal et le conseiller Hypona conseillent les cavaliers pour toutes les questions qui ont trait à l’affouragement.

je l’ai fait jusqu’à aujourd’hui et rester passionné  !   » Rétrospectivement, Steve Guerdat estime que sa victoire aux jeux olympiques de Londres est le plus grand succès de sa carrière. La finale du championnat du monde qui se déroulera à la mi-avril à Paris est son prochain objectif majeur. « P lusieurs prix des nations et concours comme S’Hertogenbosch, Falsterbo et Aix-La-Chapelle sont également au programme et précéderont les championnats du monde qui auront lieu en septembre aux Etats-Unis. »  n

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les futurs détenteurs suisses d’animaux. En tant que détenteurs d’animaux, vous êtes au cœur de nos préoccupations. Nous tenons à vous remercier de votre coopération et de votre fidélité en vous offrant un rabais Jubilé de

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REVUE UFA  3 | 2018 45




EN ROUTE AVEC …

… Armin Auf der Maur, spécialiste UFA engraissement des veaux

Une forte valeur ajoutée grâce à la production

A

rmin Auf der Maur a parfaitement su trouver ses repères dans les petits cantons primitifs. Depuis un peu plus de deux ans, il conseille des engraisseurs de veaux de Suisse centrale qui utilisent souvent le lait de leurs vaches pour leurs veaux à l’engrais. Tout le monde apprécie son calme et sa fiabilité – qu’il s’agisse du choix de la bonne poudre de lait , de questions de santé ou de problèmes de maintenance des automates d’allaitement. L’exploitation familiale de Walter et Michaela Bissig, à Isenthal (UR) se situe dans la région dévolue à Armin Auf der Maur. Le couple gère ensemble une surface utile de 22 ha et détient 7 vaches, 20 génisses, 10 veaux, 10 veaux à l’engrais et 50 brebis. Les Bissig élèvent des Brown Swiss avec passion. Par le passé, ils ont régulièrement participé aux expositions et ils vendent toujours beaucoup de bétail d’élevage. Une fille de Jolden élevée chez eux vient même d’obtenir le titre de vice-championne, à la dernière Swiss Expo de Lausanne.

Le lait est pour les veaux Le lait produit ici ne suit pas la filière de la transformation: les Bissig le valorisent par le biais de l’engraissement des veaux dont ils écoulent ensuite la viande. Leurs vaches sont presque exclusivement inséminées avec du sperme sexué. Une partie des veaux à engraisser vient d’exploitations tierces, toujours les mêmes. « A insi, j’ai des animaux en bonne santé et je peux éviter le commerce. Toutes les parties profitent d’un prix attractif. Je vais moi-même chaque fois chercher les veaux » , précise l’exploitant. Au cours des deux premières semaines, les veaux sont détenus séparément. A l’arrivée, ils reçoivent une dose de fer et de sélénium. Les antibiotiques ne sont utilisés qu’au cas par cas, les Bissig renoncent totalement aux traitements des groupes. « Tant que les veaux sont détenus séparément, ils ont la priorité à l’automate d’allaitement par rapport aux animaux plus âgés, de sorte qu’ils apprennent rapidement à boire et sont moins stressés » , ajoute Michaela Bissig, qui s’occupe beaucoup des veaux. Dans l’étable, un grand ventilateur fait circuler l’air qui est ainsi toujours de bonne qualité. Séparés dès le démarrage Au début, les veaux reçoivent ad libitum une ration distribuée au DAL,

comprenant 80 % de lait, 20 % d’eau et 15 g/l d’UFA 202. Pendant environ une semaine, on leur donne de l’UFA Fer-Plus (3 g/l) via le doseur d’additifs, à l’automate. Après la phase de démarrage, la part de lait va de 80 à 100 %, selon la quantité de lait entier produite par les vaches. La buvée est valorisée jusqu’à 200 g de matière sèche, pour que la consommation se stabilise à quelque 15 l par veau et par jour. Si nécessaire, on utilise de l’UFA top-fit au doseur d’additifs, notamment si la consommation des veaux diminue. « U FA 202 convient

UFA top-fit: lorsque la con­som­mation de buvée est faible Le lait entier seul n’est pas assez riche en vitamines et en oligoéléments pour répondre aux besoins des veaux à l’engrais. Une complémentation est donc indispensable. Avec UFA top-fit, les veaux sont toujours parfaitement approvisionnés et donc plus résistants. Walter et Michaela Bissig utilisent ponctuellement UFA top-fit plusieurs fois pendant l’engraissement , lorsque la consommation des veaux diminue: « S i l’ingestion de buvée diminue à moins de 13-14 l par jour, nous donnons de l’UFA top-fit pendant une semaine, et les veaux retrouvent le bon rythme » , précise l’exploitant. La dose ajoutée est de 5 g par litre de buvée. Les veaux sont commercialisés via le canal « Swiss Quality Veal ».

Armin Auf der Maur, Brunnen (SZ) Etat civil: Né le: Formation: Hobby: Devise: 46

marié à Marlen, 3 enfants 22.03.1984 agriculteur élevage du bétail « l à où il y a une volonté, il y a un chemin » REVUE UFA  3 | 2018


très bien aux animaux engraissés chez les Bissig. Avec la proportion élevée mais légèrement fluctuante de lait entier, ils obtiennent de beaux veaux bien couverts » , complète Armin Auf der Maur. Les Bissig ont délibérément opté pour un DAL ad libitum sans colliers identificateurs, car ils détiennent un nombre facilement gérable de veaux à l’engrais, et les veaux d’élevage ne sont pas détenus près des veaux à l’engrais. « N ous sommes très souvent avec nos veaux et nous voyons tout de suite si l’un d’entre eux n’est pas en forme et ne boit pas. Nos animaux font partie de la famille » , commente Walter Bissig en souriant. S’il y a un problème à l’automate, on peut toujours compter

sur Armin – soit on peut résoudre le problème par téléphone, soit Armin vient rapidement pour réparer. L’exploitant apprécie cette disponibilité. Gagner plus grâce au label Les veaux prêts pour la boucherie sont commercialisés sous le label Swiss Quality Veal. Ce label exige que les veaux doivent être détenus selon les normes AQ et reçoivent au moins 300 litres de lait entier. La taille des groupes est limitée à 30 veaux, la classe de graisse doit être de 3 ou 4, et la charnure doit atteindre au moins la classe T. Les Bissig réalisent en moyenne un surprix de 70 centimes par kg de poids mort. A l’abattage, les veaux sont âgés de 120 à 150

jours, la taxation fluctue entre T3 et C3, selon la génétique des veaux. A part l’élevage du bétail et l’engraissement des veaux, l’élevage ovin est aussi une ressource importante des Bissig. Avec leur cinquantaine de brebis, ils produisent de la viande d’agneau pour le label « V iande d’agneau Suisse centrale » . « S elon les exigences, les agneaux doivent satisfaire aux directives SRPA et le trafic des animaux doit être enregistré dans la base de données Agate. Ainsi, j’obtiens 70 francs de plus par agneau, sur le marché » , relève encore Werner Bissig, parmi les avantages du label. Une production animale réussie Dans l’ensemble, les Bissig misent totalement sur la production animale. Les surfaces de l’exploitation n’autorisent que les cultures fourragères et sont presque uniquement exploitées en travail manuel. « P lus des deux tiers des terres sont des pentes d’au moins 50 % . La faux et le souffleur de feuilles sont d’importants outils sur ces prairies. Nous ne pouvons pas laisser les vaches pâturer car les dommages à la couche végétale et les pertes seraient trop élevés », explique l’exploitant . Une production animale rentable est donc déterminante pour générer une certaine valeur ajoutée, dans ces conditions.  n

Lien vers le film «Laits UFA» http://www.ufa.ch/fr/wp-login.php/ aliments/poudre-de-lait/

La ferme des Bissig se trouve à 800 m d’altitude, à Isenthal.

Portrait d’exploitation Walter et Michaela Bissig, avec Sandro (né en 2000), Reto (né en 2002) et Lukas (né en 2004) Surface utile: 22ha de surface agricole utile Cheptel: 7 vaches (BS), 18 génisses d’élevage, 10 veaux d’élevage, 10 veaux à l’engrais, 50 brebis Main-d’œuvre: le couple d’exploitants, aidé par ses enfants et occasionnellement (récoltes de fourrages) des collègues

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47


DE LA RECHERCHE UFA

Fortifier les veaux bio Immédiatement après la naissance, le veau est encore immunisé grâce aux anticorps présents dans le colos-trum. Le développement de ses propres anticorps va ensuite prendre quelques semaines, au cours des-quelles il est exposé à des risques infectieux élevés. UFA top-natur est la nouvelle spé-cialité UFA biocompatible pour veaux. Cette spécialité contient des oligoéléments, des vitamines, de l’énergie très disponible, des bacté-ries lactiques, des composants végé-taux et des électrolytes. Elle a un effet bénéfique sur le comportement de succion, le système immunitaire, la fonction

pulmonaire et le système digestif des veaux bio. Utilisation et dosage: On utilise UFA top-natur en préven-tion dès le 3ème jour de vie,

À LIRE pen-dant au moins 3 à 4 semaines. La dose est de 40 g par 100 kg de poids et par animal. Cette poudre ne peut être utilisée que pour compléter le lait entier.

UFA-Rumilac: Utilité variée UFA-Rumilac prévient les météorisations mousseuses et les troubles digestifs inhérents à l’alimentation. Lorsqu’une gran-de part de la ration se compose de fourrages verts, les mé-téorisations peuvent être un thème. Avant tout, la jeune herbe mouillée, le trèfle et les dérobées aggravent la situation. UFA-Rumilac est enrichi en acides gras Omega-3 essentiels, en vitamines A et D3, dont les avantages sont les suivants: • Diminue le risque de météorisation des ruminants • Soutient la digestion • Soutient le développement du foetus, l‘état de santé et la vitalité de l‘organisme. • Augmente l‘efficacité alimentaire • Améliore la digestion des protéines • Favorise l’ingestion grâce à son appétence

ANIMAUX D’AGRÉMENT

Nourrir les poulinières selon leurs besoins De nombreuses poulinières se trouvent actuellement en phase finale de leur gestation. Durant

48

cette période, il est plus que jamais essentiel de couvrir tous les besoins nutritionnels de la

jument et de son fœtus. Celui-ci se développe rapidement : il exige des apports nutritionnels appropriés. Par ailleurs, il prend de plus en plus de place et, de ce fait, la capacité d’ingestion de la jument diminue. Il lui faut donc non seulement un fourrage grossier de haute qualité mais aussi un aliment complémentaire concentré pour satisfaire ses besoins. Utilisé dès le 8e mois de gestation, HYPONA 786 pour juments poulinières garantit des apports nutritionnels complets et tout à fait suffisants, tout en préparant la jument à sa prochaine lactation. Des graines de tournesol et des flocons de pois favorisent la digestion et fournissent des protéines digestibles.

• Stimule l‘élimination de l‘arrière-faix Utilisation: 250 g par vache et jour avec des rations printanières riches en jeune herbe. UFA-Rumilac se prête très bien lors de change-ment de ration ou en situation de stress. Chèvres et moutons jusqu‘à 50 g par animal et par jour.

Conseillers UFA 3052 Zollikofen 058 434 10 00 1070 Puidoux 058 434 09 00 6210 Sursee 058 434 12 00 9501 Wil 058 434 13 00 ufa.ch REVUE UFA  3 | 2018


Production animale

Retours de chaleur

En l’absence de communication, pas de veau Les éleveurs sont souvent confrontés à des vaches qui reviennent en chaleur. Un embryon se trouverait souvent dans l’utérus, mais sans pouvoir se manifester. Les causes des retours de chaleur sont multiples. L’affouragement en est une.

C

hez les vaches, après insémination, l’ovule est fécondé dans 90 % des cas. Pourtant, de nombreux embryons meurent au cours de leurs 16 premiers jours de vie et les vaches reviennent alors en chaleur, 21 jours après avoir été inséminées. Mais pourquoi l’embryon ne parvient-il pas à se nidifier dans l’utérus  ?

UFA 269 fertil plus – l’aliment flushing UFA 269 fertil plus est un aliment qui a été spécialement développé dans ce but. Cet aliment flushing se compose à hauteur de 50 % de graines de lin et est par conséquent riche en acides aminés oméga-3 et en énergie. Il contient aussi beaucoup de béta-carotène et de vitamine E. UFA 269 fertil plus est distribué dès la phase précédant l’apparition des chaleurs, pendant 20 jours, à raison d’un kilo par vache et par jour. UFA 269 fertil plus peut également être distribué à titre prophylactique à toutes les vaches pendant la phase de démarrage.

La communication joue un rôle central Souvent, il s’agit d’un problème de communication. Pour que l’embryon puisse se développer, il faut qu’il communique très tôt avec sa future mère. Le 16 e jour, la fine enveloppe qui recouvre l’embryon envoie le signal nécessaire à l’utérus pour l’informer qu’un embryon vivant est bien présent. Suite à cela, l’utérus est irrigué davantage et la production de l’hormone appelée prostaglandine, qui devrait déclencher un nouveau cycle, est empêchée. Le corps jaune reste actif et continue à produire la progestérone, l’hormone

de gestation. Lorsque le signal émis par l’enveloppe de l’embryon fait défaut ou qu’il n’est pas manifeste, l’utérus réagit immédiatement. Il produit davantage de prostaglandine et le prochain cycle associé à une nouvelle chaleur débute trois à quatre jours plus tard, avant que la vache revienne en chaleur. L’énergie en tant que facteur Mais quelles sont les mesures contribuant à améliorer durablement la communication avec l’embryon  ? L’approvisionnement en énergie via la ration joue un rôle capital. Le lait utérin qui nourrit l’embryon pendant les premières semaines de vie contient de nombreux nutriments (sucres), minéraux et des neurotransmetteurs. La qualité du lait utérin passe toutefois par un approvisionnement suffisant. En cas de carence, l’embryon ne parvient pas à se développer normalement. Il est faible et finit par mourir. Au cours de la phase précédant la première chaleur, l’apport en énergie a déjà un impact important sur le succès de gestation: chez une vache approvisionnée de manière optimale, les ovules se développent mieux et la chaleur est plus marquée. Dans ces conditions, l’embryon est finalement plus grand, mieux approvisionné et il se développe plus rapidement. Flushing Les vaches qui affichent des performances élevées et qui souffrent de troubles du métabolisme et d’infections aiguës sont particulièrement sujettes aux problèmes d’embryons affaiblis et de retours de chaleur. Chez ces animaux, il est judicieux

d’envisager un flushing. Les vaches concernées bénéficient d’un apport en énergie et en additifs supplémentaires dès le début des chaleurs. Les acides aminés oméga-3 sont les précurseurs de la progestérone, une hormone de gestation. L’utilisation d’oméga-3 a un impact bénéfique sur l’embryon, qui a de meilleures

Hansueli Rüegsegger

Samuel Brunner

Si l’embryon est trop faible pour se manifester, la vache revient en chaleur.

chances de se développer et de se nidifier. Les oméga-3 sont surtout contenus dans les graines de lin et dans l’herbe en vert. Le fourrage conservé et le maïs sont très pauvres en oméga-3. La béta-carotène a un impact favorable sur la « qualité » des chaleurs. Une carence à ce niveau entraîne une réduction de l’intervalle entre les chaleurs, entrave l’ovulation et augmente la fréquence des kystes. L’herbe fraîche est particulièrement riche en béta-carotène. Les teneurs de l’herbe récoltée diminuent toutefois au fur et à mesure que la durée de conservation augmente. n

Photo: Sandra Frei

Auteurs Hansueli Rüegsegger, responsable bétail laitier UFA SA, 3360 Herzogenbuchsee; Samuel Brunner, responsable de ressort, service technique UFA, 6210 Sursee, www.ufa.ch

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Production animale

Journée UHS

Formation et convivialité « Merci »: c’est par ce message que Paul Stucki a ouvert la journée UFA Herd Support 2018. Conformément à la devise du 60e anniversaire d’UFA, le chef des ventes du service technique de Zollikofen a remercié les clientes et les clients pour leur fidélité et l’étroite collaboration entretenue avec les 116 exploitations UHS.

Esther Koller

D

epuis 2013, la moyenne d’étable des exploitations UHS est passée de 8800 kg à 9400 kg, et a donc augmenté de 500 kg. Les numérations cellulaires et la santé de la mamelle sont restées stables.

Prévenir les risques de kystes Cet hiver, les kystes sont par contre un problème pour de nombreuses exploitations. Selon Martin Ruchti, spé-

Aperçu: chiffres-clés des exploitations UHS de la région Plateau central Chiffre-clé Nombre d’exploitations

Photo: Esther Koller

Auteure Esther Koller, Trainee cadre du groupe fenaco-LANDI, 3360 Herzogenbuchsee 50

cialiste Bétail laitier chez UFA, éviter un bilan énergétique négatif a un impact déterminant sur la prévention des kystes. Les organes reproductifs étant insuffisamment approvisionnés en cas de déficit en énergie, les kystes sont une des conséquences directes d’un bilan énergétique négatif. A titre de mesure préventive, il faut viser un BCS correct au moment du vêlage (3,5) et procéder à un suivi intensif au cours de la phase de transition. Plein gaz pendant la phase d’élevage ! « Indépendamment du niveau de performance ultérieur, un élevage inten-

Unité

Inférieure

Supérieure

Nombre d’animaux

38

11

117

Production d’étable

9387

kg

5512

13 573

Production d’étable (standard. 7,3 %) matière grasse/protéine) Graisse

9551

kg

5543

13 563

4,07

%

3,54

4,60

Protéine

3,36

%

3,07

3,56

Urée

23

Production laitière par jour de vie

12,3

Animaux avec <100 000 cellules

63,3

Animaux avec >350 000 cellules

8,9 30,3

Proportion d’animaux en 1re lactation

Martin Ruchti, spécialiste bétail laitier UFA, a attiré l’attention des chefs d’exploitation UHS sur les risques découlant d’un bilan énergétique négatif.

Ø 116

têtes

mg/dl

16

33

kg/jour

7,2

16,4

%

39,6

89,4

%

1,2

24,1

%

4,7

51,1

lactation

1,9

4,4

Moyenne de lactation

2,9

Age au premier vêlage

27,7

mois

24,6

36,3

Intervalle entre les vêlages

388

jours

357

426

Jours de lactation en Ø

172

jours

136

209

sif au cours des six premiers mois joue un rôle central » , explique Simon Schurtenberger, spécialiste Bétail bovin chez UFA. Au cours de cette phase, un affouragement intensif favorise la division cellulaire. Un affouragement intensif aide aussi les veaux à produire davantage de cellules en vue de la production laitière et contribue à une meilleure résistance aux maladies. Un affouragement optimal et progressif est un élément incontournable pour disposer de vaches performantes et en bonne santé. Marque auriculaire intelligente Lors de la journée UHS, le fonctionnement d’UFA-Smartbow a pu être consulté de près sur l’exploitation de Christoph Rüegsegger et a fait l’objet d’une discussion avec les participants. A ses yeux, la surveillance individualisée de l’activité de rumination et des chaleurs est un des

éléments clés d’UFA-Smartbow. Le programme est capable d’identifier des changements de comportement individuels de chaque animal, avant même l’apparition de symptômes manifestes. L’alarme déclenchée sur son téléphone mobile permet à Christoph Rüegsegger de réagir très tôt, avant même l’apparition de troubles métaboliques, et d’influencer ainsi le succès de la guérison. Ce système aide aussi l’éleveur à détecter les chaleurs. Il s’agit d’un avantage particulièrement évident chez les animaux qui font des chaleurs silencieuses ou en présence d’une forte charge de travail à l’extérieur pendant la période de végétation. Bien que la capacité d’observation de l’agriculteur continue à jouer un rôle important, le système Smartbow aide à améliorer la santé des animaux et par conséquent à réduire les frais vétérinaires et les coûts d’insémination. n REVUE UFA  3 | 2018


Production animale

La production de fromage atteint un record

Les vaches taries et leur potentiel

En 2017, la production de fromage s’est élevée à 189 292 t en Suisse, un record. Selon TSM Fiduciaire Sàrl, le record de 2015 a ainsi été dépassé de près de 500 t. Les spécialités fromagères telles que l’Emmentaler AOP (+ 8,4 %), le Gruyère AOP (+ 9,2 % ), le fromage à raclette, le Vacherin Fribourgeois AOP (+ 9,1 %) et la Tête de Moine AOP (+ 7,2 %) ont progressé.

En 2017, la production laitière est restée stable par rapport à l’année précédente, à 3,32 millions de tonnes. De janvier à mai 2017, les quantités mensuelles ont été inférieures à celles de 2016. Le reste de l’année, la production a par contre été supérieure. Pour le mois de janvier 2018, on s’attend à une nouvelle progression des quantités de lait produites (+ 6,5 %).

Comme ce fut le cas les années précédentes, le nombre de producteurs de lait a continué à diminuer (– 776, à 20 211 producteurs, soit une diminution de 3,7 %). La production de lait moyenne par exploitation a atteint 164 409 kg, ce qui représente une augmentation de 6364 kg (+ 4 %). Près d’un quart des producteurs de lait affichent une production supérieure à 200 000 kg de lait par an. Ces exploitations produisent une part importante du volume de lait produit en Suisse, avec plus de 50 % du volume total. LID

Allemagne : diminution de la production de viande En 2017, les abattoirs allemands ont produit 8,11 millions de tonnes de viande. Par rapport à l’année précédente, cela représente une baisse de 2  % (– 167 000 t), selon l’Office allemand de la statistique.

« Initiative FAIR » Le nouveau label pour les produits laitiers peut être utilisé lorsque les producteurs bénéficient d’un prix net garanti de 75 ct./kg de lait et qu’ils souscrivent aux programmes de bienêtre animal SST et SRPA. Les producteurs n’ont par ailleurs pas le droit d’utiliser des fourrages contenant des OGM ou de l’huile de palme. L’initiative et le label n’en étant qu’à leurs débuts, les consommateurs ne trouvent pas encore les produits labellisés en magasin. « C ette initiative ne se limite pas aux neuf agricultrices et agriculteurs que nous sommes » , a expliqué Priska Wismer-Felder, l’une des initiatrices, lors de la conférence de presse. Priska Wismer-Felder et ses collègues sont persuadés que les consommateurs sont prêts à payer davantage pour leur lait dès lors qu’ils savent que cet argent revient effectivement aux agriculteurs. LID

Comparaison des résultats La situation difficile qui prévaut sur le marché du lait oblige chaque producteur à se confronter à sa propre situation économique. A titre individuel, les producteurs ont malheureusement très peu d’impact sur le prix du lait qu’ils perçoivent. L’impact sur les coûts de production et par conséquent sur la rentabilité de la production laitière est par contre d’autant plus grand. Le « calculateur en ligne des coûts de la production laitière » a été actualisé. Il permet à chaque producteur de connaître les coûts de production de son exploitation, de les analyser et de déceler les réductions de coûts possibles. Tout producteur de lait peut télécharger le calculateur de coût sur Internet en cliquant sur le lien correspondant à l’adresse www.swissmilk.ch et utiliser gratuitement l’outil de calcul. En introduisant quelques chiffres clés, chacun pourra calculer ses coûts de production individuels et les comparer avec les valeurs de référence d’un groupe de comparaison. Franz Sutter et Chiara Augsburger, Agridea

Quelle est la durée idéale de tarissement d’une vache ? Comment peut-on améliorer la qualité du colostrum et à quoi ressemble la ration idéale d’une vache tarie ? Ces questions, notamment, ont été traitées lors du séminaire 2018 sur les ruminants organisé à la HAFL à Zollikofen. En voici un bref résumé: • La durée idéale du tarissement est de six à huit semaines. Une durée raccourcie entraîne une baisse de la productivité, une augmentation des teneurs du lait, un colostrum de moindre qualité et une augmentation du nombre de cellules. • Pour vêler sans stress, une vache devrait être en contact visuel avec le troupeau, disposer de suffisamment d’espace et se trouver sur une surface antidérapante. • Le veau doit ingérer du colostrum le plus rapidement possible, car l’absorption des anticorps n’est possible que pendant un bref laps de temps. La mortalité augmente en cas d’ingestion insuffisante. • La quantité et la qualité du colostrum ne sont pas liées. • Les vaches qui tombent malades après le vêlage (métrite, mammite, cétose, fièvre du lait) mangent déjà nettement moins une semaine auparavant. La consommation de matière sèche devrait donc être aussi élevée que possible durant le tarissement. • Une ingestion d’énergie trop élevée durant le tarissement favorise le risque de cétose en début de lactation. • Les rations de tarissement suisses ont souvent trop de calcium et de phosphore, mais manquent de magnésium. fsn

Concernant les porcs, les abattages ont reculé de 2,6  % (– 1,5 million d’animaux) pour atteindre 57,9 millions d’animaux. A noter que le nombre de porcs importés et abattus dans les abattoirs allemands a nettement diminué (– 18 % , soit – 839 000 animaux). Durant la même période, le nombre de porcs allemands abattus a baissé de 1,3 % (– 690 000 animaux), à 54 millions d’animaux. Au total, la production de viande de porc a diminué de 127 600 t pour atteindre 5,45 millions de tonnes. LID

Toujours actuel www.revueufa.ch

REVUE UFA  3 | 2018 51


Production animale

Engraissement de taureaux

Forte demande pour le Swiss Quality Beef

Une bonne année SQB Stefan et Ursula Kaufmann produisent des taureaux d’engraissement sur leur exploitation, et ce depuis de nombreuses années. En raison de leur longue expérience, les Kaufmann ont connu plusieurs périodes de prix et de marché différentes. En 2017, la production SQB a été couronnée de succès.

Oliver Schmidt

Sarah Hirsbrunner

Pour disposer rapidement d’un taux de couverture suffisant, les taureaux doivent déjà mettre de la graisse pendant la phase de pré-engraissement.

52

L

a famille Kaufmann a arrêté la production laitière en 1975, date à laquelle elle s’est lancée dans l’engraissement de gros bétail. L’exploitation s’est ensuite développée au fil des ans et les Kaufmann engraissent désormais 50 taureaux, avec succès: « Par le passé, nous avons réalisé de nombreux prix différents. En 2000, suite à la crise de l’ESB, les prix ont atteint un plancher absolu de 6.20 fr./kg PM. En 2017 par contre, nous avons réalisé un prix moyen de 9,94 fr./kg PM » , explique Stephan Kaufmann, qui engraisse depuis 2011 des taureaux légers dans le cadre du programme Swiss Quality Beef (SQB). « N ous n’avions encore jamais obtenu d’aussi bons résultats. Par ces chiffres, je souhaite démon-

trer qu’une stratégie claire est la clé du succès » , explique-t-il. Démarrage en fanfare Les Kaufmann accordent beaucoup d’attention à la santé des veaux d’engrais: « E n production SQB, des veaux d’engrais en bonne santé sont un élément clé de la réussite. Lorsque ce n’est pas le cas, il est presque impossible de produire des taureaux légers qui répondent aux critères de qualité » , précise le chef d’exploitation. Les veaux sont tout d’abord élevés dans un igloo situé en dehors de la stabulation. Après une semaine environ, les veaux d’engrais sont déplacés dans l’étable d’élevage. Chez les Kaufmann, les veaux sont nourris au seau deux fois par jour. La buvée

Les taureaux légers sont très demandés sur le marché. Les morceaux nobles correspondent parfaitement aux besoins du secteur de la restauration. La part élevée de graisse intramusculaire se traduit par une viande très tendre. En plus de cela, le label SQB permet aux producteurs de gagner plus d’argent, les exigences liées au label étant compensées par un supplément intéressant. Exigences SQB • Au niveau des lots livrés, les animaux doivent peser entre 220,1 kg et 280 kg. • Les animaux qui pèsent moins de 220,1 kg et plus de 280,1 kg sont payés au prix AQ du jour • Classement CH-TAX pour les animaux TàC • Classes de graisse 3 et 4 • Lots constitués d’au moins 5 animaux Vous êtes intéressés ? Votre spécialiste UFA Bétail bovin se tient volontiers à votre disposition.

est complétée avec 130 g de poudre de lait par litre et enrichie en vitamines et en oligo-éléments au cours des dix premiers jours de vie. La vaccination contre la grippe fait égale-

REVUE UFA  3 | 2018


Production animale ment partie du programme global d’installation à l’étable. Ce programme est appliqué après une semaine environ et répété par la suite. « Pour que la panse se développe assez rapidement, les veaux reçoivent de l’UFA 116 F, du maïs et du foin. Ainsi, nous faisons tout pour que les veaux enregistrent un bon démarrage » , explique Stefan Kaufmann. Dès que la consommation de concentrés est supérieure à 2 kg, la ration de pré-engraissement est modifiée et les veaux d’engrais sont sevrés. « Pour garantir une couverture en graisse suffisante à la fin de la période d’engraissement, qui est relativement courte, il est important que les animaux commencent déjà à former des réserves pendant la période au cours de laquelle ils reçoivent du lait » , précise encore le chef d’exploitation. Ration adaptée aux besoins des ruminants La ration de pré-engraissement se compose d’ensilage de maïs, d’ensilage d’herbe et de foin ainsi que de 1,5 kg d’UFA 233 et de 0,5 kg d’UFA 129. « J ’attache beaucoup d’importance à ce que la ration couvre les besoins et qu’elle soit adaptée à la

rumination, raison pour laquelle nous utilisons de l’ensilage d’herbe et du foin dans la ration de pré-engraissement » , explique Stefan Kaufmann. Sur son exploitation, l’ensilage d’herbe est riche en structure, ce qui ralentit la vitesse de transit. Lors de la phase de finition, outre une ration composée à hauteur de 70 % de maïs, les taureaux reçoivent encore 2,2 à 2,5 kg d’aliment complémentaire. « L a ration fonctionne bien et est bien adaptée à notre concept » , affirme le chef d’exploitation. Grand succès avec la production SQB Stefan et Ursula Kaufmann estiment que la production SQB présente de nombreux avantages: « Avec les taureaux SQB, nous produisons une viande qui est demandée sur le marché » , explique Stefan Kaufmann. Pour cet engraisseur, disposer de la race appropriée et avoir assez de place pour les jeunes animaux (à cause des besoins en animaux supplémentaires) sont des éléments clés pour réussir. Stefan Kaufmann utilise des croisements race laitière et Limousin/Angus, sachant que les animaux issus de tels croisements par-

viennent plus rapidement à un taux de couverture suffisant et qu’ils sont mieux adaptés au concept pratiqué par l’exploitation. Conclusion En optant pour le label SQB, l’exploitation Kaufmann a trouvé la stratégie qui lui convient. Aux yeux des Kaufmann, des animaux précoces, un élevage intensif et un degré d’efficacité élevé sont des éléments incontournables pour réussir. La rentabilité est prioritaire et la production de taureaux légers y contribue dans une grande mesure.  n

En 2017, Ursula et Stefan Kaufmann ont réalisé de bons prix avec leurs taureaux SQB.

Auteurs Oliver Schmidt, spécialiste Toro auprès du service technique UFA, 9501 Wil Sarah Hirsbrunner, Marketing UFA, 3360 Herzogenbuchsee Photos Sarah Hirsbrunner

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Production animale

60 ans d’UFA

60 lapereaux par lapine et par an L’élevage de lapins est pratiqué depuis longtemps, que ce soit pour l’auto-approvisionnement, pour la production carnée ou pour l’élevage d’animaux domestiques. UFA s’investit pour soutenir la professionnalisation de l’engraissement et la détention compétente de cet animal en tant qu’animal domestique.

Martina Hauser

L

es lapins sont domestiqués depuis 1400 ans seulement, suite aux efforts déployés par des moines français dans la péninsule ibérique. Dans notre pays, la cuniculture s’est développée dans les exploitations, à des fins d’auto-approvisionnement, ainsi que dans les ménages privés à la campagne. Il arrivait ainsi fréquemment que les jeunes garçons gagnent leur premier argent de poche en engraissant des lapins. Cette activité était d’ailleurs souvent assez rentable, la ration des lapins étant financée par les parents. Consommation de viande constante, à un faible niveau Les chiffres concernant les effectifs de lapins ou la consommation de viande de lapin par habitant ne sont pas d’une fiabilité à toute épreuve. Selon Proviande, la consommation s’élève à 0,19 kg par personne et par

Felix Näf a été récompensé sur le plan international pour le système de détention de lapins qu’il a lui-même conçu. Photo: CIWF

54

année. Ce chiffre tient toutefois uniquement compte des abattages réalisés par les grands distributeurs. Beaucoup de lapins, dont ceux qui proviennent d’élevages où ils sont élevés pour des raisons esthétiques liées à la race, sont abattus et commercialisés par des boucheries locales. Selon Felix Näf, de Kani-Swiss, la « consommation de viande de lapin par habitant » avoisine 0,5 kg par an. L’engraissement de lapins Autrefois, les lapines étaient élevées seules. Les lapins d’engraissement étaient par contre détenus au sein de grands lots d’engraissement. L’avènement de la détention en plein air date de 1998. En 2004, Felix Näf, un pionnier de l’élevage cunicole, a fondé Kani-Swiss. Dans ce système d’intégration, les lapines d’élevage sont élevées en groupe, comme les animaux d’engraissement. Aujourd’hui,

Saviez-vous que… … dans la production professionnelle, l’objectif d’élevage est de 60 lapereaux sevrés par lapine et par année ? … la consommation de viande de lapin par habitant s’élève à seulement 0,5 kg en Suisse ? La viande de lapin est pourtant excellente pour la santé. Il s’agit en effet d’une viande riche en protéines et pauvre en graisse ainsi qu’en cholestérol. … les lapins sont domestiqués depuis 1400 ans seulement, soit beaucoup plus tardivement que les porcs, les moutons ou les bovins ?

les groupes sont constitués de 20 à 25 animaux d’engraissement (contre près de 200 par le passé). Plus le nombre d’animaux qui vivent au sein d’un groupe est restreint et plus la pression liée aux maladies est faible. Il est par ailleurs plus facile de garder une vue d’ensemble sur les petits groupes que sur les groupes de grande taille. Actuellement la production professionnelle de lapins mise sur la race hybride ZIKA, qui se distingue par une fertilité excellente et de bons taux d’accroissement. La race ZIKA a été sélectionnée parmi les meilleures races d’engraissement, sur plus de 40 générations. La production de lapins a été intensifiée au fil des ans. Le nombre de portées par lapine et par année est passé de cinq à sept alors que la durée de gestation (31 jours) et la durée d’allaitement (28 jours) sont restées constantes chez les lapines d’élevage. Aujourd’hui, une la-

REVUE UFA  3 | 2018


Production animale

pine donne naissance à neuf lapereaux par portée. Les exploitations d’élevage visent 60 lapereaux par lapine et par année. La durée d’engraissement (de la naissance à l’abattage) a pu être réduite de 90 à 84 jours, ce qui atteste une meilleure mise en valeur du fourrage. Aliment pour lapereaux exempt de coccidiostatiques La coccidiose est une maladie imprévisible et malheureusement très répandue, raison pour laquelle les alim e n t s c o n t e n a i e n t a u t re f o i s généralement des coccidiostatiques à effet prophylactique. Cela fait désormais plus de 20 ans que les aliments distribués aux lapins avant l’abattage doivent être exempts de coccidiostatiques, pour éviter toute présence de résidus dans la viande. En bio, l’utilisation de coccidiostatiques est interdite. L’aliment combi UFA 858 est le premier aliment pour lapin exempt de coccidiostatiques produit par UFA dès 1996. Par la suite, la gamme s’est étoffée avec l’aliment complet UFA 854 pour les lapins d’engraissement et avec l’aliment bio UFA 850 combi. UFA 855, un aliment qui a fait ses preuves L’aliment combi UFA 855 a été commercialisé pour la première fois en 1965. Ce produit a été constamment développé et adapté aux dernières connaissances en date. Le fenouil est par exemple entré dans la composition de cet aliment il y a 20 ans environ. Le fenouil améliore l’appétence et a un effet positif sur la digestion des lapins. Les caractéristiques principales comme la teneur en structure par exemple, n’ont cependant pas été modifiées. L’aliment combi s’est surtout imposé chez les personnes élevant des lapins à titre accessoire et qui distribuent à ces derniers également du foin, des carottes et des restes de légumes affichant un bon niveau d’hygiène.

Ses troubles de la vision n’empêchent pas Daniela Moser, de Walkringen, d’élever ses lapins avec succès: elle pose ici avec le vainqueur des lapins nains de couleur bleu argenté, alimenté depuis toujours avec UFA 855 Combi. Photo: Martina Hauser

Aliment combi ou granulés ? Des essais portant sur les aliments pour lapins ont été réalisés par le passé à l’exploitation d’essai UFABühl, notamment en 1986 lorsqu’une comparaison a été effectuée entre les aliments combi et les aliments complets. Ce comparatif portait sur le déroulement de l’engraissement et l’appétence de ces deux types d’aliments. Il a permis de tirer des enseignements intéressants: les lapins nourris avec l’aliment sous forme granulé UFA 856 ont affiché une consommation et un accroissement journalier plus élevés. Concernant le test d’appétence entre l’aliment granulé et l’aliment combi, aucune préférence n’a été constatée de la part des lapins. Aujourd’hui, les exploitations d’engraissement utilisent généralement des aliments granulés, pour éviter que les lapins trient certains composants et pour assurer un approvisionnement optimal. Les essais d’affoura-

Elevage de lapins de race Aujourd’hui, le standard regroupe 43 races. Le nombre de races reconnues en Suisse a fortement augmenté ces dernières années. L’élevage de lapins de race diffère beaucoup de l’élevage de lapins d’engraissement. Les lapines de race mettent généralement bas deux fois par année. En règle générale, les lapereaux sont sevrés après 56 jours. Après le sevrage, les petits sont élevés et sélectionnés le moment venu. Les animaux sélectionnés sont ensuite présentés lors d’expositions alors que ceux qui n’ont pas été retenus sont généralement engraissés. L’affouragement des animaux est restrictif. Les lapins ne doivent pas atteindre le plus vite possible leur poids final mais engraisser de façon continue et arriver finalement à leur poids idéal.

gement ne sont plus réalisés à UFA-Bühl mais directement dans les exploitations d’engraissement. Ces essais visent souvent à réduire la consommation de coccidiostatiques. Les chercheurs d’UFA ont remporté un autre succès en développant l’aliment d’adaptation UFA 853. Depuis cette date, UFA 853 est utilisé pour résoudre certains problèmes au cours du premier tiers de l’élevage. n

Auteure Martina Hauser, Marketing UFA, 3360 Herzogenbuchsee

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Production animale

Importations de paille

Importance dans l’élevage des animaux Le besoin de paille en Suisse a fortement augmenté ces dernières années. La détention des animaux sous labels favorisant son utilisation en est responsable. Les producteurs suisses de céréales ne pouvant plus couvrir le besoin, les importations sont toujours plus importantes.

Patrick Tschudi

Christoph Meierhans

Thomas Bruderer

L

a paille n’est pas seulement un sous-produit issu de la production de céréales, mais aussi une matière première aux applications multiples dans l’élevage du bétail et des petits animaux. Le temps où les importations de paille étaient réduites à des grosses et petites bottes est révolu. Ces dernières années, la gamme de produits s’est agrandie avec la professionnalisation de l’agriculture. Aujourd’hui, l’agriculteur a le choix entre différentes longueurs de brins et de coupes, grandeurs de balles, types de paille et d’emballages. Labels avec beaucoup de paille La quantité de paille produite en Suisse n’est pas suffisante pour couvrir une demande qui est en croissance constante. Les labels promus dans l’élevage par différents grands distributeurs au début des années 90, spécialement dans l’élevage porcin, ont générés une grande demande pour une paille de très haute qualité. De grandes quantités sont achetées principalement dans les régions où la production céréalière n’est pas possible, ou sous certaines conditions. Les agriculteurs s’engagent à utiliser de la paille à titre de litière ou d’occupation pour leurs animaux. La qualité de la paille est donc une condition importante pour une détention respectueuse des animaux et pour obtenir de bons résultats. Suite à cette évolution, entre autres, les importations ont augmenté de manière constante ces 25 dernières années (graphique). Actuellement, environ 300 000 t de paille sont importées par année, principalement

56

1

en provenance d’Allemagne, de France et d’Italie. Importance Les nouveaux systèmes de stabulation avec de la paille sont en vogue. Ce sont surtout les besoins en produits transformés industriellement tels que la paille hachée, les pellets et les miettes de paille qui ont augmenté. Avec la politique agricole actuelle, l’augmentation de la participation au programme SST y contribue également. Pour des raisons économiques, techniques ou hygiéniques, on revient toujours à la bonne paille qui a fait ses preuves. Elle offre une bonne isolation thermique et assure une faible charge en ammoniaque dans l’air. De plus, elle est biodégradable et n’entraîne aucune acidification supplémentaire des sols. Qualité La paille moisie, ou qui sent le renfermé, ne doit en aucun cas être utilisée comme litière ou pour la nourriture, mais doit être éliminée. En raison de mauvaises conditions mé-

2

téorologiques, la charge en mycotoxines peut être très élevée, en particulier dans la paille de blé. La limite de tolérance des ruminants est un peu plus élevée, en revanche les porcs sont très sensibles. Lors du choix et de l’optimisation de la litière, il faut impérativement tenir compte de la santé et du bien-être de l’animal, pour disposer d’une litière adaptée aux besoins. A l’achat, une attention particulière doit être portée à l’application et à la qualité des produits choisis. Paille courte La paille hachée prend de plus en plus d’importance et elle peut être utilisée de différentes manières. Outre les produits alternatifs tels que les pellets, les miettes ou la farine de paille, la paille partiellement dépoussiérée et transformée industriellement dans des longueurs différentes de 3/4/5/12 cm en grosses balles d’environ 200 à 600 kg (liées par bande de plastique, fil de fer ou ficelle), est de plus en plus appréciée. Cette évolution s’explique prinREVUE UFA  3 | 2018


Production animale

Importation de paille en Suisse en tonnes 400 000 350 000

1 · Contrôle de qualité systématique de la matière première « paille » 2 · Paille de qualité qui accède au processus de traitement 3 · La poussière est aspirée lors du procédé de traitement 4 · Paille hachée ANIbric dans sa forme compacte et reliée avec des bandes plastiques (7 fois)

300 000 250 000 200 000 150 000

2002

2004

2006

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2014

2016

Photos: fenaco GOF

3

cipalement par les différents systèmes de stabulations, les besoins réduits en place, la meilleure capacité d’absorption et, enfin, la charge de travail réduite par rapport aux balles de paille pressées aux champs. La paille hachée est devenue un produit très populaire chez les éleveurs

4

de porcs. La production industrielle de paille hachée est principalement basée sur la paille de blé de bonne qualité. La paille longue est hachée, nettoyée, partiellement dépoussiérée et défibrée mécaniquement. Cela permet d’élaborer une litière très moelleuse et particulièrement absor-

bante, disponible en différentes longueurs, selon les besoins. La paille hachée industriellement est idéale pour l’alimentation des ruminants, par exemple en tant que complément aux rations alimentaires humides ou pauvres en structure. La paille défibrée est plus digeste !  n

ANIbric paille hachée – la nouvelle qualité en provenance de France ! L’entreprise familiale Groupement Foncier Agricole Briotet-Isnard, située dans la Côte d’Or en France, s’est spécialisée, depuis le mois de janvier 2018, dans la production de paille hachée. Les mois précédents le lancement de la production, une broyeuse à paille industrielle, ultra moderne, efficace et axée sur la qualité a été installée. Cette entreprise fabrique le nouveau produit ANIbric paille hachée, en exclusivité pour le groupe fenaco-LANDI. Les balles ont une dimension de 80 × 115 × 120 cm, pèsent environ 300 kg et sont reliées avec 7 bandes plastiques. Les brins de paille sont régulièrement hachés jusqu’à une longueur d’environ 4 cm. Les dimensions des balles ont été optimisées pour un transport éco-

nomique et écologique. Ces balles solides et très compactes permettent plusieurs transbordements et se prêtent très bien à un entreposage temporaire. La paille hachée ANIbric correspond parfaitement aux exigences les plus récentes. Pour le produit de base, une partie de la paille provient de leur propre production, ainsi que de la paille achetée dans la région. Le contrôle de qualité est assuré en permanence par les collaborateurs de la production. Ce produit de qualité est partiellement dépoussiéré, ce qui réduit considé­rablement une possible contamination bactérienne. Lors du procédé de fabrication, la poussière est aspirée et réutilisée dans une installation régionale de biogaz. Le cycle

d’une production qualitative et respectueuse de l’environnement est ainsi fermé. Logistique Possible avec camion-remorque ou semi-remorque à condition que l’accès et le déchargement soient garantis. Combinaison possible avec des produits de paille traditionnels moyennant un supplément de prix. Rapport qualité-prix Le rapport qualité-prix, comparé aux grosses balles traditionnelles, est meilleur et plus économique pour l’éleveur, grâce à la forme très compacte et au poids de chargement plus intéressant de la paille hachée ANIbric.

Auteurs Patrick Tschudi et Christoph Meierhans, Commerce de fourrages grossiers et litières, fenaco GOF, 3001 Berne; Thomas Bruderer, Responsable du centre de compétence Suisse orientale, fenaco GOF, 8401 Winterthour Infoline gratuite 0800 808 850 www.litieres.ch www.landi.ch Commandes et informations complémentaires Auprès de votre Team Agro de la LANDI.

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Production animale

Production porcine

Davantage de Swissness Les nouvelles directives IP-Suisse sont entrées en vigueur le 1er mars. A travers ces directives, IP-Suisse mise davantage sur le Swissness. Depuis cette date, les producteurs porcins IP-Suisse ne peuvent plus utiliser que des aliments composés produits en Suisse et de la génétique porcine suisse.

Daniela Bigler

Tony Agner

Depuis le 1er mars, les éleveurs porcins IP-Suisse doivent obligatoirement utiliser de la génétique suisse.

A

vec ses nouvelles directives, IP-Suisse crée une différenciation supplémentaire avec les denrées produites à l’étranger tout en soutenant l’image de la viande de porc suisse. « En Suisse, nous disposons d’une génétique extraordinaire et d’une qualité de viande hors norme qui nous permet de nous distinguer par rapport à la production étrangère. Il faut en tirer parti » , explique Beat Hauser, responsable du secteur Production animale chez IP-Suisse au moment d’expliquer les changements de directives. L’été dernier, l’organisation avait déjà informé ses producteurs des modifications prévues des directives. Les nouvelles directives sont entrées en vigueur au 1 er mars 2018. Pour les exploitations qui disposent encore d’un verrat de troupeau d’une autre race, le délai transitoire échoit à la fin 2018. Changement au niveau de la génétique Concrètement, les directives suivantes sont entrées en vigueur au

1 er mars pour les éleveurs porcins IPS: en ce qui concerne la ligne maternelle, les éleveurs sont autorisés à utiliser les animaux des races Grand porc blanc (GPB), Landrace suisse (LS) et Primera ainsi que des croisements issus de GPB et de LS. Les truies Landrace suisse doivent être issues à hauteur d’au moins 50 % de génétique suisse. En ce qui concerne la ligne paternelle, les éleveurs peuvent uniquement utiliser la race Premo avec le génotype AA E. coli F18. Les verrats affichant ce génotype transmettent une résistance contre la souche de bactérie E. coli F18. Grâce à cette résistance, leurs descendants ne souffrent pas d’œdème. Grâce à un élevage ciblé, de nombreux verrats Premo affichent déjà le génotype souhaité. Les éleveurs porcins ne sont donc pas trop limités au niveau du choix des verrats. Les cochettes doivent provenir exclusivement d’exploitations de herdbook Suisag. Les éleveurs ont donc tout intérêt à demander les certificats d’origine nécessaires et/ou à demander si

Autres modifications des directives dans le secteur porcin: • Affouragement: les aliments composés doivent être produits en Suisse (valable dès le 1.7.2018). • Litière: 50 % de la litière doit se composer de paille affichant une longueur minimale de 5 cm . • AFP: passage d’une exploitation de mise bas à un autre cercle uniquement en accord avec IPS, les exploitations de monte ne peuvent pas changer de cercle. • Affouragement (recommandation): affouragement par phase avec une teneur réduite en phosphore dans l’engraissement porcin.

leur fournisseur de cochettes est inscrit au herdbook Suisag. Mise en œuvre des directives IP-Suisse a lancé la mise en œuvre des directives. Depuis le 1 er mars, pour ses clients IP-Suisse, Suisag ne commercialise plus que des doses de sperme conformes aux directives IPSuisse. Des documents facilitant les contrôles ont été créés pour pouvoir contrôler la mise en œuvre. Des conventions ont par ailleurs été signées entre IP-Suisse, les éleveurs, le commerce de bétail et Suisag. Aujourd’hui déjà, de nombreuses exploitations satisfont aux exigences requises. n

Photo: Anicom

Ligne maternelle

rand porc blanc (GPB) Landrace G min. 50 % de génétique CH

Auteurs Daniela Bigler, responsable label, Anicom, 3052 Zollikofen Anton Agner, technicien d’élevage UFA 2000, 6210 Sursee,  058 434 12 00 58

Ligne paternelle F1

Primera

Premo homozygote résistant à E. coli F18

Porcelets IPS de génétique suisse résistant aux œdèmes

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Production animale

Soins des porcelets allaités

Alimentation

Soulager les truies En raison de leur excellente fertilité, nos truies donnent naissance à un nombre toujours plus élevé de porcelets, bien que cet objectif d’élevage ne soit pratiquement plus poursuivi. Pour pouvoir sevrer ce nombre élevé de porcelets, il faut soutenir efficacement les truies et leurs porcelets.

S

elon l’évaluation UFA 2000, le nombre moyen de porcelets sevrés a été en 2017 de 11,2 par portée. Pour préserver la longévité des truies malgré une telle performance et contribuer à la survie des porcelets, il est nécessaire de soulager les truies, ce qui passe par une alimentation correcte des porcelets. Habituer ces derniers à consommer une nourriture solide présente un autre avantage: les jeunes animaux, qui apprennent tôt à consommer des aliments, n’enregistrent pas de baisse de croissance après le sevrage. Il faut intervenir souvent dès les premières semaines de vie. Pour que les porcelets démarrent bien et deviennent de bons sujets d’engraissement, ils doivent apprendre tôt à consommer des aliments solides. Observer la nature Le système digestif des porcelets nouveaux-nés fonctionne différemment de celui des porcs adultes. Au cours des premières semaines de vie, il est axé naturellement sur le lait et s’adapte peu à peu à la nourriture solide. Dans la nature, cette transition a lieu beaucoup plus tard et de façon moins brutale que dans l’élevage. Pour éviter de trop solliciter l’appareil digestif et ses enzymes, il faut atténuer les effets de ce changement et soutenir les animaux. Importants changements Durant les premiers jours de la vie d’un porcelet, l’enzyme qui intervient le plus dans la digestion est la lactase, qui sert à digérer le lactose, suivie de la lipase, pour digérer les graisses. La pepsine et la trypsine,

qui participent à la digestion des protéines, ne sont que peu présentes au début. L’enzyme servant au fractionnement de l’amidon (amylase) est absent. La production de lactase augmente au cours des deux premières semaines, puis cesse au bout de cinq à six semaines. Les autres enzymes apparaissent alors en quantité suffisante, si bien que les porcelets peuvent digérer de plus grandes quantités d’aliments. Quelle transition ? A cause de la production d’enzymes, il est primordial d’adapter l’alimentation à chaque phase, tant en termes de quantité que de composition des aliments. Au cours des premiers jours, les porcelets ne peuvent ingérer que de très petites quantités d’aliments. Ils ne peuvent en outre digérer et assimiler pour ainsi dire que les composants du lait. Un pre­ starter doit donc contenir beaucoup de composants laitiers nourrissants et être très appétissant et digeste. On peut modifier l’alimentation au bout de quelques jours. Lors du sevrage, il est important d’utiliser un aliment qui est bien consommé et très digeste. Idéalement, cet aliment devrait déjà être distribué pendant la période d’allaitement et continué à l’être quelques jours après le sevrage; il sera ensuite mélangé au prochain aliment pour porcelets. Avec une telle transition en douceur, on évite les interruptions de croissance après le sevrage. La solution ad hoc UFA a la solution adaptée à chaque phase: un prestarter UFA 302 conte-

nant des composants laitiers très nutritifs et très digestes, un aliment de démarrage UFA 304 et un aliment de sevrage UFA 308-6, qui fait aussi partie du concept UFA Securo. Cette stratégie d’alimentation des porcelets contribue à leur santé en leur apportant les additifs indispensables et aide à réduire la consommation d’antibiotiques. n

Manuel Jossen

Graph. 1: Stratégies pour l’élevage de porcelets Naissance 1,5 kg 302

Sevrage Vente 7-8 kg PV 25 kg PV

304–2

308

311 

Santé Performance

302

304

310

302

304

312/313

Simplicité

475-5

Bio

474-5

Graph. 2: Aliment pour porcelets en fonction de l’âge Prestarter

1 lactase

2 amylase

Starter

3

Elevage

4 5 âge (semaines) lipase

6

7

pepsine + trypsine

Auteur Manuel Jossen, responsable SPP UFA SA, 3360 Herzogenbuchsee

REVUE UFA  3 | 2018 59


Production animale

Soins des porcelets allaités

Premiers jours de vie

Gagner plus avec des porcs qui se sentent bien Les premiers jours de vie des porcs sont décisifs. A travers différents signes, les porcs nous montrent quel est leur état de santé et ce à quoi il faudrait faire attention. Les éleveurs qui interprètent correctement ces signes et qui agissent en conséquence ont davantage de succès.

Kees Scheepens

L

es premiers jours de vie des porcelets sont décisifs. Un porcelet affaibli à la naissance et qui végète pendant ses premières heures de vie ne pourra plus rattraper son retard et restera toujours à la traîne. Le problème perdurera de la période de l’allaitement à l’abattage, en passant par le sevrage, l’élevage et l’engraissement. Ce genre de cas devrait être le plus rare possible. L’observation des signes émis par les porcs permet d’identifier plus tôt les animaux à problème et de réagir en conséquence, conformément au principe «  regarder-réfléchir-agir » . Regarder Le principal frein à la croissance est le stress, qui peut lui-même être engendré par le froid, la chaleur, les courants d’air, etc. Les porcelets nous avertissent qu’ils sont stressés: ils se perdent par exemple dans les box, n’arrivent pas à se diriger jusqu’aux tétines ou s’entassent souvent les uns sur les autres. Chez les porcelets, les problèmes de diarrhée démontrent aussi que quelque chose ne va pas, à cause d’un agent pathogène ou du froid. Observer ces signes aide à déterminer quelle est la source du problème.

Auteur Dr Kees Scheepens, vétérinaire et spécialiste hollandais des signaux émis par les porcs.

60

Réfléchir Le climat qui prévaut dans le box de mise bas a beaucoup d’impact sur le sentiment de bien-être du porcelet. Les porcelets qui s’entassent les uns sur les autres indiquent que les températures sont trop basses ou qu’il y a trop de courants d’air. Lorsque c’est effectivement le cas, le système de navigation interne des animaux

Des poids à la naissance équilibrés et élevés permettent d’avoir plus de porcelets sevrés par portée. Photo: David Aebi

ne fonctionne plus. Les porcelets se perdent alors dans les boxes et ne trouvent plus les tétines. Ils ne consomment pas assez de colostrum et le font trop tard, ce qui se répercute sur leur croissance, pouvant même engendrer leur mort. La diarrhée est un problème auquel la plupart des détenteurs de porcs ont été confrontés. Elle peut découler d’un agent pathogène ou résulter de courants d’air et de températures trop basses. Chez les porcs on parle de l’axe cerveau-intestin. Lorsque la flore intestinale est détériorée, comme c’est notamment le cas en présence de diarrhées, les animaux se sentent mal. Il s’agit d’une source de stress: en effet, quelle personne serait capable d’effectuer une tâche exigeante d’un point de vue psychique ou physique alors qu’elle souffre de diarrhée ?

Agir Observer ces signes et les interpréter correctement permet d’agir pour réduire leurs conséquences négatives et éviter que cette situation se reproduise. Après la naissance, les porcelets doivent pouvoir consommer immédiatement du colostrum. Les porcelets affaiblis et désorientés doivent être amenés à la mamelle. Les porcelets en bonne santé peuvent être brièvement tenus à distance une fois qu’ils ont tété, pour que les porcelets plus faibles puissent recevoir suffisamment de colostrum (2-2,5 dl). Dans les nids à porcelets, la température devrait adaptée de manière à ce que les porcelets se répartissent de manière homogène. L’observation des animaux est le facteur le plus important; il s’agit d’abord de regarder, puis de réfléchir et enfin d’agir. n REVUE UFA  3 | 2018


Soins des porcelets allaités

Production animale

Colibacille

La diarrhée des porcelets: un problème récurrent La diarrhée est la maladie numéro un des porcelets. Ses conséquences économiques sont souvent importantes, d’autant qu’il ne faut pas sousestimer le travail exigé par les porcelets malades.

Q

uand l’intestin est sain, il ne peut presque rien arriver de grave. Facile à dire, mais toute une série de bactéries, de virus et de parasites peuvent affecter l’équilibre intestinal. Les porcelets sont les plus sujets à la diarrhée dans leurs premiers jours de vie. Faute de réaction rapide, les pertes sont particulièrement élevées durant cette période.

Comme les problèmes ne sont pas toujours causés par les colibacilles, il est toujours intéressant d’effectuer une analyse. Le schéma de vaccination est toujours adapté aux spécificités du troupeau.

le vétérinaire de troupeau. L’utilisation d’antibiotiques doit être responsable. Des solutions électrolytiques sont en outre distribuées aux porcelets pour compenser la déshydratation.

Le bon traitement au bon moment Une analyse doit non seulement détecter l’agent pathogène, mais aussi

Mesures d’accompagnement Diverses mesures permettent de réduire la pression infectieuse et d’améliorer l’immunité des porcelets. Le

Le colibacille, principal coupable On trouve des colibacilles à peu près partout, dans les box de mise bas et aussi dans l’intestin. Ce sont les gènes de virulence, qui permettent à l’agent pathogène de se fixer sur la paroi intestinale (adhésines) ou produisent des toxines, qui sont décisifs pour l’apparition de la maladie. Si le porcelet a reçu trop peu d’anticorps via le colostrum, les colibacilles se multiplient et provoquent la diarrhée. Le problème affecte surtout les porcelets issus de remontes. Les porcelets produisent des fèces aqueuses et jaunâtres et se déshydratent. Mieux vaut prévenir Une vaccination appropriée de la mère permet d’améliorer la qualité du colostrum; la truie produit davantage d’anticorps, qu’elle transmet à ses porcelets. Mais pour savoir quel agent pathogène pose problème dans le troupeau, il faut tester les bons animaux au bon moment. C’est le vétérinaire de troupeau qui décide quel matériel analyser. En fonction du pathogène isolé, on utilisera un vaccin habituel du commerce ou on fera produire un vaccin spécifique.

Stefan Hutter

La diarrhée au cours des premiers jours de vie induit souvent un taux de mortalité élevé. Photo: agrarfoto.com

définir le profil de résistance de ce dernier. En effet, un antibiotique n’agit pas contre tous les agents pathogènes. De plus, il ne sert à rien en cas d’infection virale ou parasitaire, ce qui explique souvent l’inefficacité du traitement. L’administration par voie orale ou intramusculaire dépend du médicament et des symptômes. Il faudrait toujours élaborer un schéma de traitement avec

système « t out dedans-tout dehors » appliqué à la maternité, avec nettoyage et désinfection appropriés, et la bonne hygiène des box sont aussi importants que l’optimisation du climat de la porcherie. Les mesures de réduction du syndrome MMA permettent aussi de réduire les problèmes de diarrhées à colibacilles. Il ne faut enfin pas négliger l’alimentation et l’abreuvement. n

Auteur Stefan Hutter, PigVets GmbH, 3303 Zuzwil

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Production animale

Soins des porcelets allaités

Nid à porcelets

Bien au chaud, mais seulement dans le nid Quand le climat est agréable pour la truie mère, ses porcelets ont trop froid. D’où l’importance d’un bon nid pour ces derniers. Mais pour que la chaleur du nid ne chauffe pas toute la porcherie et que les porcelets s’y retirent pour se reposer, le nid doit être aménagé correctement.

B

eaucoup de petits groins et de petits pieds qui guignent, sagement alignés sous le rideau du nid à porcelets: voilà l’image idéale de porcelets dans leur nid. Une image qui indique qu’ils se sentent bien et que le climat est idéal. C’est l’objectif que s’est fixé Ruedi Gehri, de Sax (SG), qui a récemment commencé à remplacer ses anciens nids par de nouvelles installations. Ne pas chauffer la porcherie Au cours de leurs premiers jours et semaines de vie, les porcelets ont besoin de beaucoup de chaleur. Ils n’ont en effet que de faibles réserves et se refroidissent vite. Il est par ailleurs prouvé qu’ils ont besoin de chaleur pour développer et maintenir leur vitalité. Mais il arrive souvent que le nid à porcelets chauffe toute la porcherie, ce qui a plusieurs inconvénients. D’abord, quand il fait trop chaud dans la porcherie, les porcelets ne se retirent pas dans le nid pour dormir, mais restent près de leur mère, ce qui augmente nettement le risque d’écrasement, surtout durant les premiers jours de vie. Ensuite, les truies mangent moins et produisent donc moins de lait. Enfin, la consommation d’énergie augmente nettement. En conclusion, on note des différences importantes si seul le nid est chauffé ou toute la porcherie.

Auteure Sandra Frei, Revue UFA, 3360 Herzogenbuchsee Photos Sandra Frei

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Essais dans un local Ce sont les raisons qui ont poussé Ruedi Gehri à transformer ses locaux de mise bas. Il a commencé à la fin décembre avec un premier local. Les cinq box de mise bas existants ont

Avant la transformation… … et après. Désormais les porcelets sont bien au chaud.

été démontés pour faire place à quatre nouveaux, plus spacieux. Outre la surface, le pourcentage de sol en dur a également été augmenté. Un système d’abreuvoirs a été installé, ainsi que des barreaudages. Les nids à porcelets ont également été remplacés. Ruedi Gehri élève au total 90 truies mères et engraisse lui-même une bonne moitié des gorets qu’il produit. Sa porcherie d’engraissement compte 380 places et est située juste à côté de la porcherie d’élevage. Les

deux porcheries ont été construites en 1976 et sont constamment adaptées aux nouvelles directives. Les truies mettent bas dans un système en continu, c’est-à-dire chaque semaine. Dans les anciens box de mise bas, il n’existe pas de vrai nid à porcelets. La zone de repos est certes munie d’un plafond dans lequel la lampe infrarouge est installée, mais le nid n’est pas fermé sur deux côtés. « J e règle la température en modifiant la hauteur de la lampe. Au début, elle est placée très bas, puis je REVUE UFA  3 | 2018


Production animale

Annonce

Soins des porcelets allaités

Le chef d’exploitation Ruedi Gehri (à dr.) et Hanspeter Hohl (spécialiste des porcs chez UFA) sont unanimes: la transformation a tenu ses promesses.

la relève au fur et à mesure » , explique Ruedi Gehri. Contributions pour la transformation Pour la transformation de ses box de mise bas, le chef d’exploitation a choisi le système d’ATX Suisse GmbH, soutenu financièrement par AgroCleanTech. Son efficacité énergétique est particulièrement élevée et il dispose, outre de parois isolées et d’un plafond, d’un rideau Thermopig, qui réduit considérablement les pertes thermiques. La demande de soutien, déposée avant le début des travaux, a été approuvée rapidement et AgroCleanTech rembourse 15 % du prix des nids et 40 % de celui des rideaux. Mais la transformation n’a pas seulement valu la peine financièrement. L’éleveur saint-gallois explique: « Les porcelets se couchent nettement mieux dans le nid et ils ne se mettent pratiquement plus en tas. La température est désormais réglée précisément grâce à un capteur. Nous commençons à 36° C et réduisons ensuite la température d’un degré tous les trois jours. Je peux aussi la corriger ma-

nuellement si je constate que les porcelets ont trop chaud ou trop froid. Lors de la mise bas, j’enlève systématiquement le rideau pour que les porcelets puissent mieux trouver le nid. Désormais, les truies mettent bas sur le sol en dur, si bien que les porcelets vont plus rapidement dans le nid. » Ruedi Gehri ne peut pas encore tirer de conclusions concrètes s’agissant des performances et de l’état de santé des animaux. Mais il a l’impression que dans les nouvelles installations, les portées sont plus régulières et que le nombre de pertes a baissé. L’exploitant veut encore attendre pour tirer des conclusions sur la consommation d’électricité. Les essais comparables en cours démontrent qu’il est possible de réaliser des économies d’électricité pouvant atteindre 70  % . Commande passée Rudi Gehri a encore besoin d’un peu de temps pour s’habituer à travailler dans les nouvelles conditions : « Pour les vaccins et la distribution de fer aux porcelets, on ne peut plus passer que par le couloir, alors qu’auparavant, c’était différent. Mais les avantages du système sont nettement supérieurs et je dois juste m’y habituer encore un peu » , explique-t-il. Hanspeter Hohl, spécialiste des porcs chez UFA , complète en disant que pour des raisons architecturales, les nids à porcelets n’ont pas pu être placés transversalement par rapport aux box de mise bas: « D ans une construction neuve, on peut tenir compte de cette nécessité, mais dans une transformation, ce n’est pas toujours possible. Chez Ruedi Gehri, on a quand même trouvé une bonne solution. » La preuve: les autres nids ont déjà été commandés auprès du fabricant. n

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Vie quotidienne

Essence d’Iva

La liqueur aux plantes de Samuel Bernhard se déclinait en Crème d’Iva et en Fleur d’Iva.

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L’esprit des demoiselles sauvages

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Vie quotidienne

Jadis, elle servait de remède universel contre les maux des hommes et des bêtes. Puis elle se transforma en liqueur aux plantes savoureuse qui devint la boisson emblématique de l’Engadine, encore fabriquée aujourd’hui par la population locale.

L

’achillée musquée est une plante aromatique odorante, qui pousse surtout dans les Alpes orientales. En romanche, on l’appelle aussi iva. Ses substances amères et les principes actifs de son huile essentielle sont employés depuis des siècles pour lutter contre la perte d’appétit et les troubles gastro-intestinaux. Remède traditionnel L’utilisation de l’achillée musquée à des fins curatives est bien antérieure à sa transformation en boisson alcoolisée. Cette plante était récoltée pendant sa floraison, en plein été, puis séchée pour en faire un remède de grand-mère bu en guise de tonique ou appliqué comme lotion sur les blessures, pour soigner les êtres humains et les animaux de rente. En 1768, Albrecht von Haller, un érudit naturaliste bernois, fit état des usages médicinaux de l’achillée musquée. Selon lui, les montagnards l’employaient «comme thé pour exciter la sueur» et, sous sa forme concentrée, contre les malaises, les indigestions, les troubles de l’estomac, les flatulences et les coliques. En outre, en 1782 déjà, un certain père Gujan, des Grisons, évoquait une liqueur spiritueuse et savoureuse à base de cette plante, préparée depuis plusieurs années en Engadine. Par la suite, les confiseurs grisons ont popularisé la liqueur nommée Iva dans leurs cafés et confiseries éparpillés aux quatre coins de l’Europe et au-delà. Un spécialiste des plantes médicinales Le plus fervent défenseur des traditions entourant l’Iva fut Samuel

Bernhard, un pharmacien engadinois fin connaisseur des plantes médicinales. En 1854, il ouvrit une pharmacie à Samedan et commença à fabriquer cette liqueur aux plantes en 1860, dans son officine d’abord, puis dans une manufacture construite spécialement pour sa production. Il suivait sa propre recette, mais s’inspirait des procédés ancestraux qui consistaient à la macération et à l’extraction des feuilles et fleurs séchées d’achillée musquée. L’Iva existait sous quatre formes: un bitter et un vin proposés comme remèdes pour stimuler la digestion, renforcer les nerfs et éteindre la fièvre, ainsi que deux liqueurs raffinées destinées à la dégustation. L’étiquette des bouteilles et la publicité dans les journaux montraient une jeune fille charmante à la chevelure fleurie qui cueillait des achillées musquées dans un paysage alpin idyllique. Irrésistible, n’est-ce pas? L’Iva rencontra un succès fulgurant. La manufacture d’Iva à Samedan L ’ u s i n e d e p ro d u c t i o n d ’ I v a construite en 1878 par Samuel Bernhard et inaugurée en 1880 fut l’une des premières petites exploitations industrielles du village. Elle se dressait en face de la maison de cure (qui abrite aujourd’hui l’Academia Engiadina). Cet emplacement de choix, à deux pas de l’hôtel de luxe ouvert en 1870, était stratégique. En effet, nombreux étaient les pharmaciens inventifs qui produisaient leurs spécialités spiritueuses à proximité d’hôtels dans différents lieux de cure à l’étranger, car les hôtes constituaient leur clientèle principale. Par la suite, l’usine fit faillite et fut mise en vente en 1908.

Heini Hofman

L’achillée musquée pousse dans les Alpes orientales jusqu’à plus de 3000 m d’altitude.

Plante des demoiselles sauvages L’achillée musquée (Achillea erba-rotta subsp. moschata) ressemble à l’achillée millefeuille, plus courante, mais s’est adaptée au milieu alpin en s’apetissant. Elle pousse dans les éboulis et les tapis végétaux clairsemés des sols alpins pauvres en calcaire jusqu’à plus de 3000 m d’altitude. Dans les Grisons, les feuilles sont appelées Wildfräuli-Chrut, c’est-à-dire «plante des demoiselles sauvages», et les fleurs Wildmännli-Chrut, «plante des damoiseaux sauvages». En romanche, l’achillée musquée est nommée iva, flur d’iva ou, en Haute-Engadine, plaunta d’iva. En français, elle doit son nom à Achille qui, mortellement blessé au talon, l’utilisa sur les conseils de la déesse Aphrodite pour apaiser ses souffrances.

Ce qui en advint par la suite est incertain. Selon le registre de vente, la production d’Iva (en tant que marque déposée) changea plusieurs fois de mains, déménagea de Samedan à Coire avant de s’installer à Davos dans une entreprise familiale qui continua à inscrire fidèlement le nom de Bernhard sur les bouteilles, jusqu’à la disparition du breuvage original dans les années 1990. Certes, on produit encore la liqueur Iva, mais toute référence à Samuel Bernhard a désormais définitivement été effacée des étiquettes. Actuellement, de nombreux Engadinois distillent encore de l’Iva pour leur consommation personnelle, chacun (ou presque) ayant sa n propre recette.

Auteur Heini Hofmann Photos Tirées du livre Gesundheitsmythos St. Moritz

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Vie quotidienne

Recettes

Pruneaux séchés au vin rouge

Séchés mais non moins savoureux

Marietta Zimmermann

Pendant l'hiver, les trésors déshydratés de l'été nous rappellent la saison estivale. Marietta Zimmermann nous livre sa recette des pruneaux séchés au vin rouge, qui se conservent durant plusieurs mois. De quoi préparer un savoureaux dessert en un tour de main !

Pruneaux séchés au vin rouge

Des délices à base de légumes plus si frais: découvrez les recettes sur www.revueufa.ch, onglet Recettes. Photo: Marietta Zimmermann

Pruneaux au vin rouge et glace vanille: un dessert rapide et savoureux. Photo: Marietta Zimmermann

1,2 kg de pruneaux séchés, coupés en deux, dénoyautés (les pruneaux de Fellenberg s’y prêtent particulièrement bien) 1,5 l de vin rouge 600 g de sucre 2 bâtons de cannelle 4 clous de girofle 1 anis étoilé 8 tranches de gingembre, non pelé 2 sachets de sucre vanillé 1 feuille de laurier 2 bandes de zeste de citron bio Placer les pruneaux séchés dans une terrine ou un récipient en verre propre. Porter le vin à ébullition avec les autres ingrédients. Laisser refroidir dans la casserole. Verser le li-

quide refroidi par-dessus les pruneaux et laisser reposer à couvert pendant deux jours à température ambiante. Porter encore une fois à ébullition le jus sans les fruits et laisser refroidir. Verser à nouveau par-dessus les fruits et laisser reposer deux jours. Répéter la procédure trois à quatre fois jusqu’à ce qu‘il n’y ait plus de mousse et que le jus se soit épaissi. Remplir les bocaux. Les pruneaux doivent être entièrement recouverts de liquide. Bien fermer les bocaux et laisser reposer dans un endroit frais pendant au moins deux mois. On peut alors les conserver pendant plusieurs mois et ils constituent un joli cadeau. Dresser sur une assiette et servir avec de la glace vanille ou de la n crème chantilly à la vanille. 

Marietta et Hans-Peter Zimmermann vivent avec leurs cinq enfants au cœur de la Suisse, plus précisément à Stans (NW). Ils y gèrent une exploitation laitière de 13 ha comptant également un verger et diverses cultures. La vente directe a, de tout temps, été un important pilier pour la famille. Autrefois, l’oncle des Zimmermann faisait du porte-à-porte avec sa voiture pour vendre des fruits et des pommes de terre. Aujourd’hui, la famille Zimmermann commercialise ses produits au magasin de la ferme et, depuis plus de trente ans, au marché hebdomadaire de Stans. Au marché, les Zimmermann vendent essentiellement des produits de saison issus de leur propre exploitation ou des environs. La question de l’affectation des restes est un sujet récurrent. Marietta aime fouiller dans les livres de cuisine et dans des magazines pour y trouver de nouvelles idées qu’elle essaie immédiatement. C’est ce qui l’a par exemple incitée à déshydrater des fruits et des légumes. Marietta Zimmermann a tout d’abord essayé de les cuire au four. Par la suite, elle s’est acheté un déshydrateur spécial. Désormais, elle en possède même plusieurs dans la chambre aménagée pour la production. C’est ainsi que naquirent les délices déshydratés, tels les chips de légumes, les soupes aux légumes, le sel aux herbes ainsi que les pruneaux utilisés pour cette recette. www.bauernapero.ch www.natuerlichnidwalden.ch

Union suisse des paysannes et des femmes rurales Un réseau de femmes d’avenir www.paysannes.ch. L’association professionnelle pour les paysannes défend les intérêts des femmes et des familles rurales et s’engage en faveur de sujets concernant l’alimentation et l’économie domestique. Vous aimeriez vous aussi présenter vos recettes préférées dans la Revue UFA ? Alors prenez contact avec Anne-Marie Trümpi, au 058 433 65 22, anne-marie.truempi@ufarevue.ch. 66

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Côté jardin

Vie quotidienne

Planter des groseilles chinoises

Planter ses propres kiwis Initialement, la groseille chinoise est originaire de Chine. Ce n’est qu’au début du XXe siècle que commença son épopée victorieuse en tant que kiwi, en Nouvelle-Zélande. Depuis, d’innombrables variétés sont apparues, dont certaines poussent également chez nous dans les régions viticoles et le long des façades de maison abritées.

L

a plupart des espèces de kiwis sont dioïques: sans plante mâle pour la pollinisation, aucun fruit ne pousse sur les plantes femelles. Un mâle suffit pour un harem de 6 à 8 plantes femelles. Dès la 5 e année de végétation, on peut récolter, en octobre, près de 30 kg de kiwi par plante, à la main ou aux ciseaux.

Astuce pour que les fruits murissent rapidement Les kiwis se conservent plusieurs semaines dans une cave fraîche ou dans le bac à légumes du frigidaire. Ces fruits riches en vitamines sont mûrs dès qu’ils se déforment sous une légère pression du doigt. La maturation des kiwis peut être accélérée en emballant une pomme avec les kiwis dans un sachet plastique. Les minikiwis à petits fruits (actinidia arguta), également appelés kiwaïs, peuvent en revanche être directement dégustés avec la peau à peine cueillis. Ils mûrissent dès le mois de septembre et sont plus doux que leurs cousins poilus. Si vous souhaitez déjà déguster des petits fruits lisses en août, optez pour des kiwis d’été (actinidia kolomikta). Tout comme les kiwis arguta, cette variété pousse même dans un grand pot sur le balcon ou la terrasse. Ils grimpent facilement le long d’une treille en bambou, d’un support ou d’un treillis et transforment l’endroit en une agréable tonnelle.

Auteure Edith Beckmann, journaliste indépendante RP de Frauenfeld (TG), jardinière passionnée ayant des racines dans l’agriculture

Plante grimpante résistante Outre son goût délicieux et ses bienfaits pour la santé, cette jolie plante grimpante vaut aussi la peine d’être cultivée: elle ne connaît quasiment pas de nuisibles ou de maladies. Les fleurs parfumées de couleur blanche se déploient de mai à juin. Les kiwis poussent sur les ramifications qui apparaissent lors de la taille. Les fruits sont plus gros lorsque la plante n’a pas trop de feuillage superflu à nourrir. Variantes de kiwis Il existe aussi une variété à chair jaune parmi les kiwis à gros fruits, le Kiwigold ou Goldkiwi. Sa peau est peu poilue et sa chair est plus douce que celle des variétés bien connues à chair verte. Les kiwis à petits fruits (actinidia arguta) sont très savoureux: la variété « M aki » arbore des fruits rouges de 3 à 4 cm et l’« A mbrosia » des fruits verts. L’« I ssai » porte de petits kiwis non poilus et lisses de 2 à 3 cm. Le « K iwino » est une variété sélectionnée par la station fédérale de recherche de Wädenswil (FAW), au bord du lac de Zurich. Les fruits verts et non poilus mesurent 3 à 4 cm de long, se consomment avec la peau et dégagent un fort arôme de kiwi. Plantation et soins Le printemps, lorsque le sol s’est réchauffé, est la période idéale pour planter les kiwis. La plantation doit intervenir au plus tard jusqu’en septembre pour que les plantes puissent encore bien s’enraciner avant l’arrivée de l’hiver. Il faut les planter dans une terre riche en humus sans eau stagnante et à un endroit abrité. Un espacement d’au moins 3 m est né-

Edith Beckmann

Un plaisir pour les yeux et le palais: la peau et la chair savoureuse du kiwi arguta « Kens Red » sont violettes. Photo: Häberli Beeren AG, Neukirch

cessaire entre les plantes femelles. L’espacement par rapport aux plantes mâles doit être de 1 à 2 m. Lorsque la place disponible est plutôt restreinte, optez pour des espèces autofertiles, telles que « Jenny » à gros fruits ou la plante à minikiwis «  I ssai  » . n

Petites astuces pour le jardin potager et d’ornement • Lorsque la terre est trop sèche, répandez 2 pelles de compost ou d’engrais complet par m2 en fumure de fond et binez légèrement. • Les semis en plein air débutent par les mâches, épinards, poireaux, pois mange-tout, petits pois, fèves, panais, salades à tondre, cressons, ciboulettes, radis et persils. Les carottes suivent dès la mimars. • Il est temps de planter les rosiers, les arbustes, tout l’assortiment de baies ainsi que les fougères de jardin et les herbes vivaces. • Procédez au traitement de débourrement des arbres fruitiers. • Pour réaliser une récolte précoce, couvrez la rhubarbe de non-tissé ou de film perforé ou retournez un grand pot sur la plante. • Sortez les géraniums, fuchsias et anthémis

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Vie quotidienne

Collaboration

Au sein de l’association Regioterre, les producteurs reçoivent une garantie de prise en charge de la part des consommateurs. Photo: Ruth Bossert

Abonnements de légumes

Un partenariat loyal Les consommateurs et les agriculteurs membres de l’association Regioterre collaborent étroitement ensemble. Les premiers obtiennent des légumes frais bio provenant de leur région et les seconds des prix plus rémunérateurs.

L Atteindre de meilleurs résultats ensemble La collaboration procure de nombreux avantages, que ce soit dans le domaine des achats, de la produc­tion ou de la commercialisation. Les paysannes et les paysans collaborent toujours davantage, selon le slogan « ensemble, ça va mieux ». Sous www.lid.ch, vous trouverez des infor­mations supplémentaires concernant le présent article (uniquement en allemand). 68

orsque Katharina Jud va cherticulièrement , le mode d’engagecher son sac de jute au dépôt ment qui lie les deux parties. de Saint-Gall et qu’elle le déProducteurs au comité balle à la maison, elle y trouve des Selma et Peter Fust-Hengartner pommes, du chou frisé, des pommes gèrent un domaine bio bourgeon. Ils de terre, du jus de pomme, de la y pratiquent la producsalade pain de sucre et tion laitière et y élèvent de la mâche. Il s’agit là « Les prix de légumes d’hiver tyconvenus sont en plus 50 poules ainsi piques, tous produits que deux cochons. valables pour en bio, qui plus est partoute l’année. » 250 arbres haute-tige faitement frais et élabosont affectés à la fabriPeter Fust, rés dans des conditions cation de fruits de table agriculteur équitables. Katharina et de cidrerie. La production de légumes se pratique sur Jud est membre du comité de l’association Regioterre. «  Po u r une surface d’un demi-hectare. Les conclure un abonnement de léFrust-Hengartner vendent leurs progumes, il faut être membre de l’asduits dans le magasin de la ferme, au sociation. » Katharina Jud a opté marché et approvisionnent l’association Regioterre. Peter Fust est pour Regioterre parce qu’elle apprécie énormément le concept de membre de Regioterre depuis la l’agriculture solidaire, la collaboracréation de cette dernière, en 2011, tion directe entre les producteurs en tant que producteur et membre et les consommateurs et, plus pardu comité. A l’image de Katharina

Jud, sa collègue au sein de l’association, Peter Fust rappelle que des prix corrects, une prise en charge garantie et des contrats sûrs sont les éléments clés de toute collaboration. Les producteurs travaillent très bien avec Romano Andreoli, le responsable logistique. La séance de production a lieu deux fois par an. Lors de cette dernière, les producteurs indiquent ce qu’ils comptent cultiver. Le reste du temps, les producteurs ont jusqu’au samedi matin pour annoncer les produits qu’ils livreront jusqu’au mardi matin. Transparence complète Lors des assemblées générales, les producteurs annoncent leurs produits et leurs prix. « L es prix n’ont encore jamais fait l’objet de discussions », explique Peter Fust. Les listes sont tout d’abord transmises aux membres pour qu’ils puissent en discuter. Les prix convenus sont valables pour une année, même en cas de grêle, d’inondation, de sécheresses ou d’autres pertes dues aux conditions climatiques et lorsque les prix de vente évoluent fortement.  Ruth Bossert, LID REVUE UFA  3 | 2018


Voyage d’étude agricole

Voyage agricole en Pologne

s r u e t c e l e r f f o

Voyage des lecteurs UFA du 14 au 21 juin 2018

Du 14 au 21 juin 2018, nous nous rendrons en Pologne dans le cadre du voyage des lecteurs de la Revue UFA: Depuis la capitale Varsovie, nous voyagerons en bus en passant par la Mazurie et la région des Milles Lacs en direction du nord jusqu’à Gdansk sur la mer Baltique, puis nous nous envolerons en direction du sud pour Cracovie. Ce voyage des lecteurs de la Revue UFA offre en peu de temps une variété de paysages vastes et variés avec des forêts et des lacs, ainsi que la côte de la mer Baltique, des villes historiques (la capitale Varsovie, la ville portuaire de Gdansk, la ville culturelle de Cracovie), la plus grande mine de sel préservée en Europe et bien d’autres encore.

Limousines. • Marché de gros Bronisze à Varsovie sur 65 ha, avec un département fruits et légumes ouvert quotidiennement. • Exploitations familiales typiques avec diverses cultures et bétail laitier • Coopérative de producteurs de légumes avec une large gamme de produits • Foire agricole régionale avec exposition d’animaux d’élevage • Informations détaillées sur l’agriculture polonaise et ses différentes activités d’exportation La surface cultivée polonaise couvre 14,9 millions d’hectares, soit 47,5 % de la superficie totale des terres et 8,5 % de la surface cultivée de l’UE. n

Talon d´inscription

Prix et services Le prix forfaitaire de CHF 1885.– par personne (pour un groupe d’au moins 25 personnes) comprend les prestations suivantes: • Vols avec SWISS Zurich-Varsovie/ Cracovie-Zurich ainsi que GdanskCracovie avec LOT, en classe économique, taxes incluses (état: janvier 2018). • Hébergement dans des hôtels de bonne classe moyenne, base chambre double avec bain ou douche/WC, petit-déjeuner inclus. • 7 repas du soir et un repas de midi • Toutes les visites professionnelles et touristiques selon publication du voyage détaillée. • Tous les trajets en bus confortable • Guide local germanophone tout au long de votre voyage. • Dans le cas d’une participation suffisante de participants francophones nous ferons tout notre possible pour que la traduction soit adéquate.

L’éventail des visites professionnelles de ce voyage vous séduira par sa variété, sa qualité et son authenticité: • Exploitation de 850 ha avec 730 ha de cultures arables (blé, colza, fèves fourragères) et 80 vaches allaitantes

Découvrir en quelques jours la culture et l’agriculture polonaises. Inscrivez-vous maintenant!

Vie quotidienne

• Documents de voyage détaillés • Accompagnement de la Revue UFA de/à Zurich

Itinéraire détaillé et formulaire d’inscription sur www.revueufa.ch, onglet Service des lecteurs ou sur www.agrar-reisen.ch Organisateur: Voyageplan, Grand-Rue 98, 1820 Montreux,  021  966  44  11; info@voyageplan.ch Dernier délai d’inscr.: 10 avril 2018

Pas inclus trajet depuis/vers l’aéroport de Zurich (départ 12h05/retour 16h25), autres repas principaux supplémentaires, toutes les boissons, dépenses personnelles, assurance de voyage, supplément chambre individuelle, tous les services non mentionnés dans la publication du voyage. Visites techniques, prix et prestations sous réserve de modifications.

Talon d’inscription pour le voyage des lecteurs 2018 de la Revue UFA en Pologne A renvoyer le plus rapidement possible mais au plus tard le 10 avril 2018 à: Revue UFA, voyage des lecteurs en Pologne, Case postale 344, 8401 Winterthour 1er nom (selon passeport) 2e nom (selon passeport) Prénom (selon passeport) Prénom (selon passeport) Rue

NPA, lieu

Date de naissance

Date de naissance

Téléphone E-mail M Chambre double M Chambre simple M Je/nous souhaitons une assurance annulation avec assistance Date Signature


Vie quotidienne

Fait maison, naturellement Pia Amstutz-Grädel

Vinaigrette à l’orange et à la menthe

2 c.s. de vinaigre balsamique sel poivre noir du moulin 2 c.c. de moutarde 1 orange, non traitée un peu de zeste d’orange râpé 1 c.c. de menthe séchée, réduite en poudre 5 c.s. d’huile d’olive quelques feuilles de menthe fraîche Mettre le vinaigre balsamique, le sel, le poivre, la moutarde, le jus

Photo: isignstock.com

de l’orange entière, un peu de son zeste râpé et la menthe séchée dans une terrine. Bien mélanger à l’aide d’un fouet jusqu’à ce que le sel se soit complétement dissout. Ajouter l’huile goutte par goutte tout en fouettant afin d’obtenir une sauce onctueuse. Hacher finement les feuilles de menthe et les mélanger à la vinaigrette avant de servir. La sauce à salade riche en vitamines s’associe bien à la salade verte ou à celle aux légumes. www.inforama.ch 

Pa r t i c i p et gagn ez ez ! Tirage au sort… Au printemps, la nature sort de son sommeil hivernal. Pour que vous soyez prêt(e) le moment venu, la Revue UFA procèdera au tirage au sort pour gagner un jeu de cinq sachets de graines en rubans et en disques, qui feront de vos semis un jeu d’enfant. Participez et gagnez l’un des six sets de graines, composés d’un sachet de mesclun, de radis rouges, de carottes, de racines rouges, de doucette et de mélange de salades lollo. Envoyez un SMS avec la mention KFL semences, votre nom et votre adresse, au n o 880 (1 fr.). Le délai de participation est fixé au 20 mars 2018. Les conditions de participation se trouvent sur www.revueufa.ch. Le Mémento est également disponible auprès de la Revue UFA et de www.revueufa.ch au tarif spécial. 70

On recherche des fermes pour le brunch du 1 er Août Les festivités du 1er Août organisées dans des fermes depuis 25 ans sont très appréciées. L’affluence est grande et bien souvent, le nombre de fermes ne suffit pas à couvrir la demande. La poursuite de ce projet nécessite la participation de toutes les familles paysannes qui ont œuvré à l’organisation de cet événement jusqu’ici et celle de nombreuses nouvelles familles engagées, qui sont prêtes à ouvrir les portes de leurs exploitations et à accueillir des hôtes le jour de la fête nationale. L’Union suisse des paysans et les responsables des brunchs auprès des chambres d’agriculture cantonales soutiennent les paysannes et les paysans lors des préparatifs et mettent à leur disposition de la documentation et du matériel, avec le concours de sponsors. Pour les exploitations

hôtes, toutes ces prestations sont gratuites. De plus, les exploitations organisant un brunch du 1er Août recevront un petit cadeau de remerciement et pourront gagner des vacances d’une valeur de 1500 francs. Les exploitations intéressées peuvent s’annoncer dès maintenant et jusqu’au 27 avril: Union suisse des paysans, brunch du 1 er  Août 2018, Laurstrasse 10, 5201 Brugg, info@brunch ou www.brunch.ch/fr/prestataires

Apinella reconduit en 2018 Les apicultrices et les apiculteurs suisses contrôlent leurs ruchers dans le cadre du programme de détection précoce national Apinella, qui sert à déceler une éventuelle infestation par le petit coléoptère de la ruche. Ce parasite des abeilles est considéré en Suisse comme une épizootie à combattre. En 2017, plus de 1300 contrôles ont été effectués au total. Comme en 2015 et 2016, aucun petit coléoptère de la ruche n’a été découvert dans les plus de 140 ruchers contrôlés. La Suisse reste donc à ce jour indemne de ce parasite. Comme le risque d’une introduction du petit coléoptère de la ruche en Suisse est toujours présent, le programme Apinella est reconduit en 2018. De début mai à fin octobre, des apiculteurs contrôleront à nouveau toutes les deux semaines des ruchers à des endroits stratégiques sélectionnés dans tout le pays.  OSAV

Le permafrost se déplace Des chercheurs de l’EPFZ ont démontré à l’aide d’un glacier rocheux situé dans le Valais que ce dernier se déplace et évolue rapidement. Suite au changement climatique, les glaciers glissent le long des pentes, s’affaissent , s’élargissent et peuvent même

Photo: isignstock.com

s’effondrer. Plusieurs facteurs accélèrent ce phénomène: les précipitations, l’augmentation des températures, la teneur en eau et la température et la composition du permafrost. Les scientifiques n’ont pas constaté un danger immédiat pour les vallées situées en dessous du glacier. Les glaciers rocheux doivent néanmoins continuer à être surveillés. EPFZ REVUE UFA  3 | 2018


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• Croisière dans la catégorie de cabine réservée • Pension complète à bord • Guide touristique germanophone à bord • Animation à bord

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4e jour: Repos en mer.

6e jour: Dublin, la capitale de l’Irlande, est en même temps la plus grande ville du pays. Elle se trouve sur la côte est de l’île. 7e jour: A l’ouest de l’Ecosse est nichée la ville de Greenock, à 40 km de Glasgow. 8e jour: Repos en mer. 9e jour: Depuis le port de Invergordon, vous avez la possibilité de faire une excursion au Loch Ness. 10e jour: Repos en mer. 11e jour: Votre croisière touche à sa fin dans le port de Hambourg. Déjeuner à bord, puis débarquement et retour individuel en Suisse.

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Organisateur: Croisières MSC

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CHF 30.– par personne, max. CHF 60.– par dossier MSC Meraviglia

Année de construction 2017 – 2244 cabines – 11 bars – 7 restaurants – 19 ponts – 4 piscines – 9 jacuzzis – théâtre et casino – zone spa et thermale – et davantage. Les CGV actuelles de Croisières MSC s’appliquent. La promotion n’est ni rétroactive, ni cumulable. Certains lieux de départ peuvent être annulés de l’action. Disponibilités limitées (confirmation le jour de la réservation).

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Tél. 026 460 76 76

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Ladewagen Mengele, Reihe 33, mit Schneid­ werk, gut erhalten  079 888 74 83 Roller Yamaha, ab MFK, Fr. 1200; Eisenbügelsäge, Fr. 500; EnglischVelo, 3-Gang, top Zu­ stand, Fr. 580  079 466 73 60 Vertikalfuttermischwagen, 10 cm³, Jahrgang 2012, Schieber links/ rechts, Zweiganggetriebe, hydraulischer Stützfuss/ Bremse Strohring, Mine­ ralstofftrichter, Topzu­ stand, nur im Winter gebraucht. Fr. 12 800  079 483 60 90 Treppenrolli, 200 kg Tragkraft, Fr. 70; Kettenflaschenzug, 500 kg Tragkraft, Fr. 40  079 324 75 36 Rundballenwickler Gö­ weil G 5012, ca. 950 Bal­ len, Jahrgang 2012, neuwertig  079 717 62 19 oder  032 381 14 89 Tandemanhänger LKW, 15 t Nutzlast, Luftfede­ rung, Druckluftscheiben­ bremsen, ALB, Kugelan­ hängung, 40 kmh, Wechselbrücke 7.15 x 2.5 x 0.8 m, top Zustand  062 777 53 31 4-Rad Töff Kawasaki Kvf 650, Vario, Allrad, Anhän­ gekupplung, MFK 25.07.2017, 7300 km, Kt. Thurgau  079 299 56 37 Motorsäge Stihl MS044, Fr. 450; Motorsäge Husqvarna, 372XP, Fr. 450, guter Zustand  079 245 11 39 Schneepflug, 2 m breit, Dreipunkt-Anhängung, Fr. 80  076 409 64 28 Filterstation 2 Zoll, mit 2 Druckreduzierventilen und Düngermischer Gewa LF60, zur Tropfbewässe­ rung, Fr. 600  079 862 36 41 Akku Bohrhammer TE 5A; Handhobler Hitachi 1200 W; Remskluppe Amigo 1/8 -1 1/4; Raumlaser Hannesmann; Heustocksonde; Kartoffeldämpfer elektrisch, 150 l; Maurergaretten; Glattwalze 5 m; Steerwagen; Töffli Tomos 2012; alter Dörrofen  044 926 73 75 oder  079 696 72 49 5-Scharpflug Överum, guter Zustand, Fr. 16 000; JHC 856 XLA 8000 Std. neue Pneu, Fr. 10 800;

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Petites annonces TECHNIQUE AGRICOLE à vendre

Kreiselschwader Kuhn 3501, Tandem und Stütz­ rad, Fr. 2500  079 235 49 62 Stabkettenförderband BEMA 10 m lang, in betriebsbereitem Zustand, günstig  079 565 36 65 Ladewagen Mengele, 30 m³ mit Kurmannachse; Mähdrescher mit 3.6 m Schneidwerk; 4 Radpneuwagen  041 910 28 45 Frontlader Stoll mit Anbauteilen, Fr. 1750; Planierschild, Front-/ Heckanbau  079 765 20 26 Kartoffelsetzgerät Haruwy  079 810 43 53 Dezimalwaage; Pferdegeschirr; Staatsriesen; Saatwanne; Butterkübel antik  079 640 69 10 Seilwinde Rentsch, 4 t, 220 m Seil; Motormäher Aebi AM41; Schweinestalleinrichtung  079 748 30 57 Wegen Aufgabe der Landwirtschaft zu ver­ kaufen eine Säkombination, 3 m, neuwertig  079 324 87 74 Günstig abzugeben div. Ersatzteile von Pöttinger Ladewagen Ladeprofi 2, z.B. Dürrfutteraufbau hydr., diverse Bleche wie Seitenbleche usw. von Agrar Ladewagen 240t, eine Angängervorrichtung, neuwertig  079 629 88 41 Melkstand De Laval 2*2 Tandem, Milchtank 3000 l, Lockfütterung Melkstand, Futterstati­ on, Kraftfuttersilos, Jungvieh Liegeboxenbü­ gel, Silofräse Stocker mit Zyklon, Frontpackerwal­ ze, Doppelräder 9.5 36 / 9.5-38  062 391 32 78 oder  078 930 55 25 Dosiergerät Muli Vitesse 4 m Zuführboden; Standhäcksler Epple Blasius 936  062 398 40 60 Mähtraktor Reform 303, neue Pneu, 2700 h, mit Bandrechnen und Schei­ benmähwerk, Fr. 18 000, Tränkewagen, 9002500 l, Fr. 900-1600; Schaufelrührwerk Fank­ hauser, Growy, Fr. 1500; 76

Güllenmixer Bauer, revi­ diert, Fr. 1200; Güllenverteiler MSH, revidiert, Fr. 450; Geba Futter­ wagen; 300+400 L, Fr. 450; Melkmaschinenpumpe, Alpha + Milchtank 500 l + Eimer­ kessel, total Fr. 800  041 910 35 73 oder  079 413 01 61 Ladewagen Steyr Hams­ ter 803V mit aufklapp­ barem Aufbau, Doppel­ bereifung, Pickup mit ZW angehoben, 4 Messer, H 2.4/ 2.9 m, B 2.3 m, V 24/29 m³, Kt. BE, Fr. 1200  076 525 31 99 Beton-Roste für HofWeideweg  076 407 66 50 Argolitplatten versch. Grössen  076 407 66 50 Mistkran Aebi an Drei­ punkt, hydraulische Abstützung, langer Arm mit 30er Löffel, ab Ser­ vice, bei Interesse kann ich Fotos schicken, Preis Fr. 5800  071 983 28 35 oder og.ruethemann@bluewin.ch

Frontmähwerk Busatis an Rasant 1203, Arbeits­ breite 2 Meter, 3 Satz Messer gebraucht, Fr. 2000  071 983 28 35 Kleine Tischfräse 220 Volt, Fr. 100  071 983 28 35 Bewässerungs-Pumpe Robin, 5 PS Motor, eignet sich zum Bewässern von Kirschenanlagen, Preis Fr. 800, sehr guter Zu­ stand  079 511 02 93 oder jakobburg@hotmail.com Planteuse à pommes de terre Structural avec plate-forme pour cagettes, en excellent état; Arracheuse à pommes de terre Hassia avec tank adap­ té pour verser dans les paloxes, très bon état; deux tapis neufs,le tout au plus offrant  079 416 35 14 Kartoffelvollernter Hassia mit Tank; zwei Gummibänder neu, für Paloxen angepasst; Kartoffelsetzmaschine Structural, Platform für die Kisten, alles im sehr guten Zustand, Preis verhandelbar  079 416 35 14 Trois portes en alumi­ nium isolées, en ex­ cellent état, dimen­ sions 2 m/1 m, prix Fr. 300, la pièce, valeur

neuf Fr. 1000  079 416 35 14 Zeigerwaage 1 bis 200 kg, 2. bis 50 kg je Fr. 50  056 666 15 65 Mosti, grosse 2-Becken Packpresse der Marke Bucher-Guyer, Mühle aus Aluminum, Fr. 2500  079 726 54 83 Eimerförderanlage, Länge ca. 6 m, Fr. 500  079 726 54 83 Dammformer  079 765 20 26 Kartoffelsetzkörper, 8 Stück  079 765 20 26 Kartoffel Häufel­ scheiben, Ø 50 cm  079 810 43 53 Roue a mesurer les sur­ faces arpenteur; Arrosage fin pour serre, paloxe en bois etanche 80 x 120 x 80 haut; Chauffe-lait lyster, abreuvoirs  079 728 96 25 ou  026 652 32 38 5 Möri-Brunner Vorkeimgestelle, Stk. Fr. 180  076 540 50 69 Ladewagen Pöttinger TOP-III, günstig abzugeben  076 510 45 00 Pouletmist  079 849 37 49 Rundballenabwickler Fliegl, mit Räder, sehr guter Zustand, ab 45 PS, einsatzbereit, Fr. 4500  079 339 30 30 Occ. Bündelgerät, Fr. 400; Holzleitern, günstig abzugeben  079 785 98 53 2 Futtersilos aus verzink­ tem Stahlblech für den Innenbereich, Silos sind verschraubt und können für den Transport demon­ tiert werden, Silo 8.5 t für Fr. 1050, Silo 10.5 t für Fr. 1250  079 285 52 76 Vollautomatische Schweine-Flüssigfütterungsanlage, computer­ gesteuert (SicoTech), Futterstande Chromstahl, 1200 l, Fütterungscompu­ ter Proporc. Die Anlage ist in einwandfreiem Zustand, verfügbar ab ca. Mitte Februar, Fr. 3750  079 285 52 76 Güllenmixer, 10 PS; Hackbürste Bärtschi, 3 m  077 492 51 10 Motormäher Rapid 505  071 351 47 50 Motorradroller Honda SGX 50, blau, wenig

gebraucht, 07/15 vorge­ führt, sehr gepflegt, läuft immer, Fr. 700  034 431 27 61 1er-Pferdeanhänger, ohne MFK, Fr. 500  034 431 27 61 6 Kartoffel-Paloxen, 500 kg, je Fr. 60  034 431 27 61 3-Punkt Stapler Suprani & Fiorentini, Mod. DX 150C-32, max. 1500 kg, inkl. Ballenzange abnehm­ bar, Schutzrohre für Siloballen, hydraulischer Oberlenker, Seitenschub 2 Palettgabeln, Fr. 3990, ab Platz, ohne Garantie  079 789 05 12 Elektrohydraulische Mostobstpresse Auer, in gutem Zustand  079 829 75 91 Schwader PZ CZ-330  079 829 75 91 2-reihige Setzmaschine, Erdbeeren,Gemüse, Fr. 1800; Spargelspinnen Engels, Fr. 2400; Spargelgrubber und Häufler Cameleon, Fr. 8000  079 455 75 86 Silowasserpresse, 5 - 5.30 m, neu, unbenutzt, NP Fr. 1150, VP Fr. 800; Softstarter für 11 KW Elektromotor z.B. Silofrä­ senzyklon/Rührwerk, Fr. 680  079 646 73 39 Landauer mit Original Pneurad, mit Landen und Deichslen, 1 und 2-spän­ nig; 2 Bündner Geschirre, gut erhalten  081 785 17 53 Ladewagen Bucher K340  032 484 92 79 Dosiergerät Agrar, mit Gebläse, Fr. 5500; Mähwerk Nymeier, gezogen, 3 m, Fr. 2300; Nymeier Front, 3 m, Fr. 1500; Doly Tandem, 12 t, Fr. 5300; Schneidwerk Claas 360, Fr. 1800; Güllefass Kaiser, 5000 l, Fr. 3500; Maishäcksler Feraboli, 3-rei­ hig, Heck und Seite, Fr. 3800; Getreidereiniger, für alle Getreide und Saatgut, Fr. 3500  079 525 53 62 2 See-Container, 12.5 m, ab Platz, je Fr. 2000; Alu-Fenster, 85 x 175, je Fr. 100; Schraubenkompressor, Fr. 1200; Misttransportwagen mit Dach, Tandem, 30 m³, Fr. 2500; Export CareEgge, klappbar, Fr. 300; Schwader, Fr. 300; Mistzetter, Fr. 300; Grubermühle mit neuem Sieb, Fr. 2500  079 525 52 62

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2 Silos Huber/MWB, 100 m³; 2 Teleskoprohre, 7 m; div. Verlängerungsrohre; Kranbahn, 2 elekt­ rische Aufzüge, 500 kg  079 785 49 62 Futtermischwagen Gilioli, 3 m³, an Traktor  079 845 80 44 Futtermischwagen Strautmann Verti-Mix 750, mit Austrageband links, hydr. Bremse, mit Überlaufring, nur für Winterfütterung ge­ braucht, Zustand sehr gut, Preis a.A.  044 941 19 54 Tracteurs Landini Reform, motofaucheuse, charrue, faucheuse, herse à prairie, remorques treuil, scie rouleau  021 866 79 18 ou  079 784 66 68 Reiffel-Ringe, ca. 5 m breit, Fr. 200  041 931 08 52 oder  079 482 98 31 Kasten-Düngerstreuer Rauch HD 2.5, 2.5 m breit, zum Beispiel für Steinmehl oder andere sehr feine, pulverartige Dünger, Fr. 500  041 931 08 52 oder  079 482 98 31 LKW-Anhänger Alb­ brücke, Länge 6 m, Breite 2.3 m, sehr gute Berei­ fung, Bremse Luft, Preis Fr. 1400  071 298 17 63 Gebläse Lanker, 5 Flügel, mit oder ohne Motor  031 829 25 58 Opel Astra 1.4 16 V, Kombi, rot, 150 000 km, Jg. 12.1998, MFK März 2016, kein Rost, neue Pneus vorne, guter Zustand, Fr. 1500  076 748 09 90 Traktor Gutbrod, mit viel Zubehör, Mäh­ balken, günstig  079 677 96 30 Traktor New Holland TS 110, in top Zustand, 4 doppelwirkende Deluxe Steuergeräte, Durchfluss regulierbar, Klima, Front­ hydraulik und Frontzapf­ welle, 16 x 16 Getriebe, 4 Lastschaltstufen, Motor mit 5 l Hubraum und

Turbo, Luftsitz, Bereifung vorne 480 / 65 R 24, Bereifung hinten 520/ 70 R 34, Heckhydraulik, Kat. 3, EHR Load Sensing Pumpe, gedämpfte Front­ hydraulik, zwei Zusatz­ hubzylinder für eine grosse Hubkraft, trocken, keine Öllecks  079 652 25 34 Aebi Terratrac TT 90, Hydrostat, Jg. 93, 6500 h, frisch ab Serv.+MFK, Dr. hinten, Luftsitz, ev. mit Mähwerk Mörtl, Fr. 250  079 332 98 88 Feldspritze Fischer Agri­ star, Ecomatic, 600 l, Balken 12.5 m, hydr. Höhenverstellung, elektr. Hangausgleich, IP-Test 02/17  078 665 34 77 Heckmähwerk Superior GS 394, 212 cm, mit Ersatzmesser und Finger­ satz, wenig gebraucht, sehr guter Zustand, Zür­ cher-Oberland, Fr. 2200  044 951 00 68 Milchzentrifuge Ele­ crem-1, 125 l Milch/Std; Buttermaschine Häka, 220 V, Butterfass 10 l, Preis nach Absprache  078 724 06 58 oder hubmannfarm@bluewin.ch Gülleschlauch flach, 100 m, 65 mm, 25 bar, neuwertig, wenig ge­ braucht, Fr. 700, Kt. Luzern  079 862 05 56 Rohrmelkanlage Nyfarm, Hektor; Milchtank Griesser, 1100 l, günstig  031 981 13 03 oder info@baumannsfarm­ service.ch Milchtank Alfa Laval, 1600 l, stationär, mit Waschautomat  062 398 40 60 Rasenmäher Viking MB650.0V, mit stufenlo­ sem Radantrieb, betriebs­ bereit, Messer geschliffen, Jahrgang 2008, AluGehäuse, Schnittbreite 480 mm  055 440 34 64 Laubbläser Komatsu EBZ8001-3, Jahrgang 2008, Luftleistung 20 m³ / min, betriebsbereit, Fr. 280  055 440 34 64 Holzspaltmaschine, elektrisch, 12 t, 1 Jahr gebraucht, Fr. 1700, Kt. SG  071 433 12 62 Steilförderer JF-Wagen, mit Kratzboden, kann REVUE UFA  3 | 2018


Petites annonces auch als Mistzetter ver­ wendet werden, Umbau­ set vorhanden; Förderband Blaser, 10 m, Stabketten, mit Holz­ boden  079 414 01 29 Einzelkornsämaschine, kleine Unicorn II, 12 R, für ZR, Raps und Chicoré, hydr. Spuranreisser, hydr. Klappung, Fahrgassen­ schaltung, Microgranulat­ streuer, Maschine in gutem Zustand, ab Platz, Fr. 2500  079 647 00 69 Spritze Birchmeier 3 Punkt, 60 Bar, Schlauch 20m; Motormäher Buch­ er K3; Kreiselheuer Bucher, 4 Kreisel; Kreiselschwader Pöttinger; Doppelrad Schaad, 9 / 36 zu 11 / 32 ex. Fendt  052 316 1365 oder hlienhard31@bluewin.ch Eisenbahnschienen, Länge 5 m, Fr. 1.10/kg; H Träger 10/10, Länge 4.2 m, Fr. 1/kg  079 785 98 53 KS Pöttinger 283, Fr. 4800; Metrac 3003 S, 1170 h, mit Mähw., Bandr., Knicker PZ, gepfl., Fr. 28 000; DS Vicon, Fr. 200  044 984 18 13 Futtermühle Grieser, 10 PS  041 811 33 79 Güllemixer, revidiert  079 752 87 48 Siloverteiler; Most­ flaschen, Fr. 14/Stück; diverse Heulüfter Axial, ab Fr. 450  079 752 87 48 Ersatzteile zu Heurüst­ maschinen  079 752 87 48 Jethaube zu Abluftkamin, Fr. 50; diverse Elektromotoren, 3 - 7.5 PS; diverse Zapfwellen  079 752 87 48 Steyr 6230, 2014, 2250 h, mit Rückfahrein­ richtung, Vollausstattung, baugleich Puma 230; Greifschaufel fast neu, 2.5 m, Frontladeraufnah­ me, Fr. 1400  079 405 70 82 Wiesenegge, 2.8 m, Fr. 600; Elektro-Holzspalter, Fr. 600; Elektrokabel mit Stecker, 40 Amp, 500 V, Fr. 50; Holzharassen, Fr. 4/ Stück; Bandeingrasvorrichtung Aebi 41, Fr. 50; Jaucheschlauch PUL, 200 m, 72 mm, Fr. 200  079 314 54 39

3 Marolf-Wagen Alu, 5 x 2 x 1 m, 2 x 9 to GG, 1 x 10 to GG; Mistkrank Argenterio mit ZW-An­ trieb, älteres Modell; Einscheiben-Düngerstreuer Bogball; Cambridge-Walze, gezogen 3 x 1 m; Betongitterzaun FBN, 17 m, 1 m hoch, alles gut erhalten, günstig  032 641 22 73 Güllepumpe Stöckli, mit Schläuchen sowie Stand­ häcksler, Marke Speiser  081 325 16 07 Doppelräder Müller 5 Arm, 12.4 R 36 passend zu 16.9. R 30, Zustand sehr gut, Pneu 90%, beide Fr. 500  079 233 23 61 Aebi TP 35, 1600 h, Kubota Motor, ohne Servo, ohne Hydraulik, Fr. 7500  079 429 33 03 Mähdrescher Deutz Fahr; Balken, 3 - 6 m; Lade­ wagen Mengele, 30 m³, mit Kurmannachse  041 910 28 45 Sternhackgerät Haruwy; Bandspritzgerät Hardi, 200 l Tank, mit 5 Sektoren  079 810 43 53 Golf-Cart Transportfahrzeug Workman 2065, erste Inverkehrsetzung 7.2011, Elektromotor 48 V, 500 A Fahrge­ schwindigkeit 25.6 km/h, Masse (L x B x H): 315 cm x 162 cm x 130 cm, Ge­ wicht 705 kg, Nutzlast 520 kg, VP Fr. 2600; Futterschieber Rasentraktor, Dreiradantrieb mit 23 PS, sehr wendig, Hydrostat, Fr. 4500, Bilder per Whatsapp oder Mail  078 744 30 32 Zweiachs-Rasentraktor, 2.4 m breit, Kubota Die­ sel Motor 58 PS, 4850 h, Baujahr 2008, Allradan­ trieb, hydrostatischer Fahr-Antrieb, 7 hydrau­ lisch angetriebene Mulch­ mähdeck mit einer Arbeitsbreite von 3.8 m, hangtauglich und sehr wendig, NP Fr. 98 500, VP Fr. 8500, Bilder per Whatsapp oder Mail  078 744 30 32 Obstgebläsespritze, gezogen, 1000 l, Polyes­ ter, Frischwassertank, 2 Düsenkränze, Spritzen­ test, Fr. 700  078 730 10 06 Rundballenfräser Auer (Aussteller); 3-Punkt Mistlader Loma LM10; HVA Zumstein, Streulänge 8.40 m; Heuschrote Schneidfix, mit 30 m

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Kabel; Pferdeschlitten; Bockwagen, eisenbereift; Metzgerschragen, Heuheinzen; Garbenseile  032 677 10 50 Scheibenegge Lemken Rubin 9, Doppel­ nachläufer  079 717 26 68 Anbauspritze, 600 l, 5 Zonen, 15 m, hydr. aufklappbar, Hang­ ausgleich, Höhenverstell­ bar, Spr. Test 16  079 315 27 84 2 Rotaver-Silos, H 4.5 m, Ø 3.5m, guter Zustand  032 631 16 58 5er und 3er Kälberiglu, je Fr. 300  062 926 28 51 Selbstaustellender Baukran Huggeler, Ausleger, hebt bei 30 m noch 750 kg, SUVA-geprüft, neues Zugseil, revidierter Funk, Laufkatze neu gelagert, Fahrwerk hydr. gebremst. Gewicht 13.5 t, Fr. 11 000 ab Platz  031 981 12 30 4 Rad-Wagen, 6 t, 5 m x 2 m, mit Achsschenkellen­ kung; 4 Rad-Wagen, leichte Ausführung; Kulturegge, 2.50 m  079 378 09 77 Désileuse à maïs, Patz, pour silo de 4 - 5 m de diamètre, machine en bon état, Fr. 2900; Silo en bois, H 6 m, D 4 m  079 307 30 73 Siloverteiler Aebi, elekt­ risch, neuer Motor, Rohrdurchmesser 25 cm  079 754 15 07 Ersatzteile für Speiser, Tiefdruck Silohäcksler Simplex Junior H; Förderband, fast wie neu; Elektromotor, 10 PS, mit 190 mm Doppelkeillie­ menscheibe, 2 Teilriemen; Vorderachse für Büren

Spezial, Doppelberei­ fungsachse, Pneu Grösse 6 x 40-15/4 Pli, Ersatzrad, 3 Ersatzreifen; Vierrad­ pneuwagen, Vorderachse voll schwenkbar, Brücke 1.9 x 5 m, 4 Tränke­ becken Moser; Auto­ dachständer mit Schloss für VW Caravan  079 228 01 43 Röndle, guter Zustand; Saatwanne; Gartenwerkzeug  079 640 69 10 Grundrahmen Haruwy  079 492 51 10 4 Räder, 400 / 55 - 22.5, 8 Loch, Fr. 400  052 685 27 77 Tiefgangladewagen Fahr K 340, betriebsbereit, günstig, Doppelräder 13.6 / 12 - 34 60 % Gebr. Schaad; Lift zu Rau Roto­ tiler für Sämaschine; Siloblockschneider Kuhn mit Hubgerüst  079 563 82 41 Erdbohrer Efco TR1551, 2.1 PS, 9.1 kg  078 835 33 68 Kreiselegge Falc, 3 m schwere Ausführung, mit Sämaschinenlift und Zahn­ packerwalze  078 818 33 51 Feldspritze Berthoud, 600 l, mit 15 m hydr. Balken, mit Frischwasser­ tank, Einspülschleuse, Kanisterspülung und Einsaugvorrichtung, Kol­

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benpumpe bis 20 Bar, guter Zustand  078 818 33 51 Dieselmotor Kubota V1505, 4 Zylinder, Fr. 1750  079 630 08 28 Kreiselheuer Krone, 5.5 m, hyd. Grenzstreu­ einrichtung, einsatzbereit, Fr. 1900; Steilförderband Blaser, guter Zustand, Fr. 2100; Maishäcksler Kemper Profi, 2-reihig, Kreuzgelenk defekt sonst i.O, Fr. 300; 2 Getreidekisten aus Holz mit je ca. 2 t Fassungsvermögen, Masse 185 cm x 145 cm x 122 cm, tot. je 3.3 m³, mit seitl. Öffnung zum Entleeren, à Fr. 100  061 991 01 76 oder  079 313 32 56 Deutz 4507 2R 3850 Bst.; Stab-Kettenförderband, 10 m, elektr. u Zapfw.; Motormäher Rapid 505; Dreschkörbe zu IHC Axial 1440-1660  079 324 87 74 oder  061 761 20 80 Tiefgänger, Länge 6.45 m, Breite 2.45 m, Höhe 0.80 m, Hydraulik­ bremsen, Fr. 3000, Reg. Seeland  078 789 79 48 Anhängerachse mit Bremse; Palettenregal; Werkzeugboy, fahrbar  079 634 79 40 Futtersilo, aus verzink­ tem Stahlblech, Innen­ bereich ca. 2.7 t; Rübenschneider, mit Elektromotor, Flüssigkeits­ container 1000 l  079 398 76 11 Div. Occ. Stalleinrichtungen wie ArgolitAbsperrgitter, ArgolitPlatten, Steinzeug-Tröge B 35 cm, Beton-Roste für Hof-Weideweg L 1.50 m/1.90 m, B 50 cm Spal­ tenbr. 15-17 mm Fr. 20.00-30.00 m², 2000 l, CNS Mischstation mit Waage und Pumpe Fr. 990; Computerfütte­ rungs-Leitungen mit Zubehör, gratis  071 794 13 35 Mischfutter- Silo, ca. 15 t, gut erhalten  079 420 63 89 Kreiselheuer Deutz-Fahr Condimaster 6821, 6-tei­ lig, Ford 3000 63 PS Servo 2xDW Doppel-Pflege­ bereifung, 3-Scharpflug Lemken Opal HX090  neue Riester; Milchtank Alfa, 1030 l, Krokodil­ zange 1.9 m  076 496 70 92

Heuverteilungsanlage Dosiergerät Landsberg, Heugebläse Wild mit 20 PS Motor, automati­ scher Heuverteiler Wild bis ca. 25 m  078 635 64 28 Heugebläse Stabag Bison S mit 15 PS Motor, Fr. 500  078 635 64 28 Staplermast  079 275 65 71 Schaufensterglas 170 cm x 140 cm, 1 cm dick  079 275 65 71 Aluminium Stallfenster, Isolierverglasung, Mauer­ lichtmass B 1650 mm / H 905 mm, Alu-Fenster, Aussenmass B 1647 mm / H 880 mm, mit Alu Fens­ terbank 150 mm, die oberen beiden Flügel sind kippbar und feststellbar  041 811 82 57 Spritzenfass Fischer 400 l, Occ., Fr. 50; Membranenpumpe Fischer, Fr. 50; Dezimalwaage Antik ohne Gewichtsstei­ ne, Fr. 50, 2 Wandsteckdose 380 V, J 25, 4-polig, Fr. 20  079 562 39 16 Ladewagen Bucher, sehr starke Ausführung, infolge Platzmangel; Dieseltank 2000 l, mit Wanne und Pumpe; Rapid 505 sehr gepflegt, günstige Preise, Nähe St. Gallen  071 877 25 58 Reihendünger-Sägerät  077 492 51 10 Kartoffeldämpfer 200 l, 380 V; Aebi Kombigebläse HG 10, Messereinsatz, Strohreisser, Zuführtisch 3.2 m Förderrohre; Breifutterautomat Ulrich R+F, für Schweine, Futter­ silosäcke 2 x 5 t. 1 x 1.5 t. inkl. Entleerschieber  032 665 20 84 oder  078 677 09 78 Strassenbürste Fliegl für Front- und Heckanbau, 2.3 m breit, Seitenbesen, Schmutzsammelwanne, Tasträder, top Zustand, Fr. 4500  079 755 33 85 Aufbereiter Kurmann K163, wenig gebraucht, Fr. 2150  076 476 62 26 Trommel-Frontmähwerk Marangon, leicht, Breite 2.6 m, mit Seitenschub, guter Zustand  079 259 18 67 Frontmähwerk Pöttinger Novacat Classic 351, mit Spiegel, Markierung, Beleuchtung, Gelenkwelle und 4 Schwadscheiben, Neumaschine, Fr. 13 500  055 290 13 13

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Petites annonces TECHNIQUE AGRICOLE à vendre

Heckmähwerk Pöttinger Novadisc 350, mit Be­ leuchtung, Markierung und Gelenkwelle, Neu­ maschine, Fr. 10 000  055 290 13 13 Dieseltank, 1500 l, mit Wanne, Fr. 200  079 468 65 68 TECHNIQUE AGRICOLE recherche Semoir il ressortira mieux en jaune; annonce en bleu Fr. 45.– par édition  058 433 65 45 ou www.revueufa.ch Hochsilo, Höhe 12 m, Durchmesser 3.5 m  079 587 68 87 Hoflader  079 587 68 87 Feldspritze; Maissä­ maschine; Kreiselheuer  079 673 24 71 Traktor mit Front­ hydraulik  079 673 24 71 Hackgerät  079 877 94 16 Milchkannen für Wasser; Trutest; Treicheln; Klauenstand; Tränke­ automat Förster; Silo­ gabel Wigger; Güllenwerfer  079 707 55 48 Maishäcksler Pöttinger Mex GT oder Mengele MB 290  079 299 45 69 Günstiger Traktor oder Transporterli, auch Old­ timer zum Restaurieren  062 299 04 36 Bin Schüler, habe einen langen Schulweg und suche für mich ein Mofa mit Handschaltung zum Restaurieren, Alter und Zustand egal. Danke.  077 443 58 00 Porsche-Traktor zum Restaurieren  062 299 14 30 Mofas: Puch, Pony mit Ausweis, Zustand egal, zahle maximal Fr. 500. Bevorzugt: Kanton Bern  076 443 05 60 Zahle Finderlohn für die erfolgreiche Vermittlung eines funktionstüchtigen, elektrisch angetriebenen ~ 1.5 m³ grossen Trommelmischers  079 710 08 15 78

Hürlimann rot zum Restaurieren  062 299 14 30 Occ. Tandem 3-Seitenkipper oder Einachs 3-Seitenkipper  079 278 45 31 Kreiselheuer Pöttinger 47 oder ähnlich leicht für kleinen Traktor, Breite unter 5 m, mit Feder oder hydraulisch  031 781 30 30 Hochsilo, Höhe 10 m oder 12 m, Durchmesser 3.5 m und UV-Schutz  079 349 08 23 2er-Kartoffelsetzgerät für Traktor  034 431 27 61 Siloballenwickler auf Achse, Ballenmass 1.2 x 1.2, einsatzbereit; Heckstapler 3 Punkt.  079 713 33 06 oder peterlis85@gmail.com Oldtimer Traktor, bis Fr. 1000  079 487 22 60 Futtermischwagen; Kälbertränkeautomat; Kreiselheuer; Maissämaschine  079 673 24 71 Reihendüng-Schubkarre für Mais  079 684 31 90 Alte Jaucherohre, auch defekt, Region BE/SO, gegen Abholung  079 734 17 58 4 Komplettrad zu Aebi TP 97, 455 / 55 / 17, evtl. Doppelrad  079 429 33 03 Holzspalter für Meter­ holz, stehend, mit hohem Spaltdruck, Zapfwellen­ antrieb  077 419 37 55 Mistzange zu Loma Mistlader  079 427 48 25 Alte Traktorenprospekte  076 258 05 40 Mechanische Heuzange zu Zumstein Einschienen­ heukran, Wiesenstriegel 6 m,  079 563 82 41 Ladewagen Mengele, Typ: 432/532 od. ähnliche  079 765 23 28 Vierradwagen mind. 7 t Nutzlast, Körnerdicht  079 275 65 71 Nachläufer für Grubber, 2 m,  079 275 65 71

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IMMEUBLES recherche Guten Tag. Auf diesem Weg suche ich einen landw. Betrieb zur Pacht, nach Vereinbarung auch als Generationenablösung in den nächsten 1 - 6 Jah­ ren, mit späterer Kauf­ möglichkeit. Betreiben Sie auf Ihrem Betrieb Acker­ bau, Milchvieh, Rinder­ mast, Obst oder Geflügel­ haltung und weist der Betrieb mind. 15 ha Eigenland auf? Ich würde diesen Betrieb gerne erhalten und zusammen mit einer Familie erfolg­ reich weiterführen. Auf

einem landw. Betrieb aufgewachsen, zum Land­ wirte EFZ aus- und zum Agrotechniker HF weiter­ gebildet, weiss ich, was es braucht, um ein Unter­ nehmen weiter zu brin­ gen. Über Ihre Zuschrift, um Sie und Ihren Betrieb kennen zu lernen, würde ich mich sehr freuen.  079 913 54 27 oder agrarvision@hotmail.com Kauf oder Pacht Landwirtschaftsbetrieb, Gebäude und mind. 1 Hektare Land, für unse­ re «Schule mit Landwirt­ schaftsbetrieb». Pacht mindestens 10 Jahre. Standort: Kanton Luzern, im Umkreis von ca. 15 km um Luzern. Zu Fuss soll­ ten die öffentlichen Ver­ kehrsmittel ÖV innert 20 Minuten erreichbar sein. Wir freuen uns!  076 508 28 07 ANIMAUX à vendre Chiots ils ressortiront mieux en jaune; annonce en bleu Fr. 45.– par édition  058 433 65 45 ou www.revueufa.ch Labrador-Mix, geb. 29.11.17, abzugeben ab Februar, Wo. 6  079 296 86 68 Schönes, trächtiges F1  Limuosin-Rind, Vater Donat Limuosin, Mutter Swiss Fleckvieh, Besa­ mungsdatum 30.06.2017  079 636 12 64 F1-Rinder, Abstammung LI x OB x BS, tragend von Limousin und Angus, Kalbung ab Mitte März, ohne Remontenausweis  079 726 54 83 Deko Kuh, zwirbel-kuh­ verkauf.ch  079 372 59 01 7 starke Bienenvölker, auch einzeln zu verkaufen, bei Wunsch auch mehr als 7 Bienenvölker  079 275 65 71 ANIMAUX recherche

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Jagomat Kistler, für 80 Ferkel bis 15 kg oder bei 60 bis 25 kg, mit Zusatz Dosieren, Preis Fr. 2500  071 298 17 63 oder kellerbrumenau@gmail.com Kleinballen Pferdeheu  062 758 13 26 Schöne Schweizer Zaunpfähle, alle Grössen, auf Wunsch auch lieferbar, imprägniert auf Wunsch  079 510 49 78 oder luki@ch-hanfsamen.ch Schweine-Buchten Moser, günstig abzuge­ ben, stammen von einem provisorischen Zuchtstall und eignen sich gut für einen einfachen Maststall  081 257 46 90 oder simonpeter.luzi@ajv.gr.ch Futterkrippe aus Holz, mit Kunststoffeinlage, Länge 4 m, Breite 55 cm, Kantenhöhe vorne 65 cm, hinten 50 cm, 15 cm tief  079 561 45 42 2 Absperrgitter, Holz, 5/9 Plätze  079 506 42 31 Ferkelnarkosegerät, Porc Anest 3000  079 275 65 71 Occ. Schwemmkanal Fertigelement, 10 m, Preis nach Absprache  079 246 03 12 ACCESSOIRES POUR ANIMAUX recherche Mulden Futterwagen, 200 - 400 Liter; Klauenbad für Schafe; Aku Heuschrote  079 734 01 99 Wabenroste für Rinder, Kanalbreite 90 cm, Schlitzbreite 30 mm; Mistabwurfdeckel, Chromstahl, für Ferkel, Kanalbreite 80 cm, Rost­ höhe 2 cm  034 415 19 00 Spaltenbodenroste, gut erhalten, für Weidetrieb­ weg, Kt. Luzern oder angrenzend, werden abgeholt  079 483 60 90 ACCESSOIRES POUR ANIMAUX à donner Kraftfutter-Silo Sauter, 13 m³  079 772 57 81 REVUE UFA  3 | 2018


Petites annonces ComputerfütterungsLeitungen Ø 50 mm, mit Zubehör, Ostschweiz  076 407 66 50 EMPLOY offre Wir bieten im Sommer 2018 eine Stelle für einen landwirtschaftlicher Lehrling. Milchwirtschaft mit Laufstall, Grünland, Mais, Getreide, Kartoffeln, Zwiebeln. Zimmer mit Dusche/WC im Bauernhaus verfügbar. Familie Bättig-Jost, Hasenhusen 6, 6221 Rickenbach  041 931 08 52 oder baettig_magnus@bluewin.ch Nebenjob, Zusatzverdienst, Sie arbeiten selbständig mit Gesundheitsprodukten für Mensch und Tier, 100% Natur, guter Verdienst, weitere Infos telefonisch  079 507 83 78 Rentner oder Hilfsarbeiter zur Mithilfe gesucht, ab sofort  062 758 13 26

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ANTIQUITÉS recherche Landwirt und Sammler sucht Glocken und Treicheln, gross und klein, werden abgeholt und bar bezahlt  079 950 61 28

Dans la prochaine édition Notre prochaine édition abordera les thèmes suivants:

Gestion Gestion

Technique agricole

Production végétale

Production animale

Vie quotidienne

Valeur de rendement

New Holland Cx 5.9

Bande fleurie

Hygiène dans le silo

Les hommes cuisinent

Le Conseil fédéral a revu le guide d’estimation de la valeur de rendement, qui entrera en vigueur au 1er avril 2018. Qu’est-ce qui change et qu’estce que cela signifie pour vous et votre exploitation ?

La moissonneuse-batteuse New Holland CX 5.9 vient d’être présentée. Technologie de pointe et cabine de grande dimension sont les critères de cette gamme de moissonneuse équipée de 5 secoueurs.

Les bandes fleuries abritent de nombreux auxiliaires contribuant à la pollinisation et au contrôle des ravageurs. Le concours organisé cette année récompensera la plus belle bande fleurie.

Avant que les températures extérieures commencent vraiment à augmenter, il faudrait nettoyer les silos. Sinon, les hôtes indésirables risquent de s’y multiplier.

Adrian Ziswiller présentera ses capacités lors de l’émission que la SRF consacre aux hommes qui cuisinent. Dans la Revue UFA, Andrian Ziswiller fournit quelques conseils sur la façon d’apprêter différentes viandes.

Impressum Revue UFA Périodique spécialisé des membres des LANDI. Les nu­ méros 1, 3, 5, 7-8, 9 et 11 sont accom­pagnés du LANDI Contact, compris dans l’abonnement. LANDI Contact: ISSN 1420-5106. Editeur fenaco société coopérative, Erlachstrasse 5, 3001 Berne Coéditeurs LV-St. Gallen et GVS Schaffhouse. La participation des éditeurs à d’autres entreprises est indiquée dans les rapports de gestion respectifs, disponibles auprès de la maison d’édition.

Adresse édition/rédaction Revue UFA, Theaterstrasse 15a, 8401 Winterthour Rédaction Tél. 058 433 65 30 redaktion@ufarevue.ch Markus Röösli, (directeur de publication), Jean-Pierre Burri, Sandra Frei, Gabriela Küng, Cyril de Poret (resp. édition française), Verena Säle, Sarah Sinn, Anne-Marie Trümpi. Graphique/Layout Rainer Paberzis, Andri Cavegn, Matthias Lutz, Stephan Rüegg, Chantal Udry

Edition/Abonnement Tél. 058 433 65 20 Fax 058 433 65 35 info@ufarevue.ch Markus Röösli (directeur de publication), Fabienne Elmer Saliha Seger Prix de vente Gratuit pour les membres des coopératives agricoles. Les personnes abonnées à la Revue UFA acceptent que leur adresse postale soit utilisée et commu­ niquée pour des envois ciblés. Si les abonnés désirent que ce ne soit pas le cas, leur adresse peut être bloquée chez l’éditeur.

Petites annonces www.revueufa.ch/petites annonces Hotline: 058 433 65 45 (ma-ve 9h30-11h30) Annonces Revue UFA, Theaterstrasse 15a, 8401 Winterthour Tél. 058 433 65 30 Fax 058 433 65 35 info@ufarevue.ch Fabienne Elmer. Délai 20 jours avant la parution Tirage Abonnements membres  71 288 en allemand  59 269 en français  12 019 (contrôlé REMP/FRP en 2017) Nombre d’exemplaires 73 274

Nombre des lecteurs 216 000 de langue allemande  169 000 de langue en française  47 000 Impression Print Media Corporation, CH-8618 Oetwil am See La reproduction de tout ou partie d’article ou de photo est soumise à un accord ex­près de la rédaction.

Les articles de la rubrique «Know-how» sont des PR ou des publireportages sur des entreprises et leurs produits. Papier Imprimé sur du papier Perlen­top Satin 60 g/m2 avec certificat FSC- et PEFC.

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Fil de clôture en mono­filaments en PE à croisillons tressés et un noyau de mul­ tifilaments PP. Résistance : 0,06 Ohm/m. Câbles : 6x Niro 0,15 mm / 3x cuivre 0,25 mm.

Tension Puissance à soudure Protection Poids en kg

Isolateur Agraro / visseur

ans Parfaitement adapté aux champs pour Électrificateur à batterie universelle de 9 chevaux et bovins et aux petits animaux. Meuleuse d’angle WORX 1050 W volts efficace. Pour les clôtures installées Batterie gel 12 V, 12 Ah renforcée, intég­ Avec poignée anti­vibration et clé à vis. Filetage de la broche de meulage M14. sur une faible végétation. Sans batterie. rée. Avec piquet de terre et de maintien. Trou du disque 22,2 mm. Poids: env. 1,7 kg.

Garde-bétail B220 Agraro

24621

28728

Prix bas en permanence

28628

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Valable: 01. – 31.03.18

Qualité professionnelle

Fil de clôture FastFlex Agraro 200m

59.90

aranti

e

29.95

25 pièces

1 cylindre/2 CV 1100 W 24 l 8 bars 2850 /min 230 V/50 Hz 22

Prix en CHF. Sous réserve de changements de prix ou d‘articles.

79.00 199.00

8 bars, 24 l 10 bars, 50 l

Qualité professionnelle

G

Moteur Puissance Réservoir Débit d’air aspiré Vitesse Tension Poids en kg

G

52570 52583

16.95

ans

Compresseur Okay Power Lubrifié à l’huile.

99.–

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79.–

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dès

41834

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G

46307

Revue UFA 03/18  

Revue UFA 03/18 - Divers systèmes d’irrigation - Recherche sur le feu bactérien - Le champion Steve Guerdat donne des conseils - Expliquer...

Revue UFA 03/18  

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