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DU DE NOS Aquarelles de Jean Pattou LA GALERIE DE LAMBERSART du 17 février au 31 août 2018


Légendes pages de couvertures LAMBERSART « Beffroi imaginaire de l’hôtel de ville »

Fontaines de Neptune et terrasses à la Versailles ; au fond, le Château Bonte (1883) dit Centre de Gaulle. Clin d’œil au 1er hôtel de ville de Lambersart avec beffroi (1896-1936) rasé en 1966.

« Descente de l’avenue de l’Hippodrome »

Au centre, la Villa St-Charles de 1894 avec son beffroi, lauréate du concours architectural en 1901, inscrite aux Monuments Historiques. Oeuvre à la façon de Montmartre dominant Paris.


Edito Vous avez tous déjà admiré la superbe fresque en attendant le métro à la station Lille-Europe. Mais saviez-vous qu’elle était l’œuvre de Jean Pattou ? Cet artiste délicieux ne peint que des tableaux représentant des paysages urbains. Une passion qui l’a conduit à visiter le monde depuis Lille, la métropole qu’il aime tant, jusqu’à Hong Kong en passant par Barcelone, Milan ou La Valette. Aujourd’hui il expose une collection de beffrois du Nord dans La Galerie de l’hôtel de ville de Lambersart. Dans ce lieu lumineux où la donation Claeys rayonne et où Pierre Bonte a exposé les bustes de Marianne, Jean Pattou propose ses aquarelles « vues du ciel ». Une exposition magnifique qui vous fera découvrir un patrimoine extraordinaire protégé par l’UNESCO.

Les beffrois, symboles des libertés communales et du pouvoir des bourgeois face à l’église et la noblesse, font partie du patrimoine régional des Hauts-de-France et de nos voisins belges. Quarante-quatre aquarelles sont exposées auxquelles s’a joutent les deux de Lambersart créées spécialement pour l’inauguration du nouveau hall d’accueil qui héberge en partie l’exposition. Bonne visite ! Christiane KRIEGER Maire de Lambersart Conseillère Métropolitaine

Brigitte ASTRUC-DAUBRESSE Adjointe à la Communication, au Protocole et au Tourisme Vice-Présidente du Conseil départemental du Nord

Claude REYNAERT Adjoint à la Culture et au Patrimoine


Né à Jeumont en 1940, diplômé en architecture à Paris, Jean s’installe à Lille comme architecte urbaniste. Depuis 1980, il prépare et expose dans le monde ses peintures et dessins de villes. Son regard personnel est habile dans le traitement des angles et perspectives, de la lumière et des ombres. Son humour se cache dans les détails. Jean Pattou témoigne de l’évolution des villes. Sa poésie urbaine nous emmène ici sur la terre flamande des beffrois, entre France et Belgique.

Jean Pattou,

PEINTRE D’ARCHITECTURE

Comment êtes-vous passé de l’architecture à la peinture ? “ J’ai commencé comme architecte urbaniste il y a 40 ans, avec le schéma directeur du Nord-Pas-de-Calais. Le but était de prévoir ce qui allait se passer. On s’est ensuite installés mon épouse et moi comme architectes. Nous avons travaillé sur des réhabilitations de quartier comme Canteleu, mais aussi sur du neuf. Je suis ensuite passé à la peinture ; le côté création et invention me plaisait dans l’architecture. ”

D’où vient votre style, quelle est votre source d’inspiration ? “ J’ai toujours été fasciné par les peintres d’architecture comme Turner ou Piranèse. Pour cette succession de travaux sur les villes du monde, c’est devenu un jeu : découvrir une ville, la peindre et y exposer mon travail. Voilà comment s’est forgé mon style. Je suis né dans le Nord, j’ai passé des bons moments


de mon enfance à Hazebrouck. Tout ce qui touche à Lille et la région m’a toujours passionné ! ”

paysage de colline pour éviter que les bâtiments ne se cachent. C’est tellement plus amusant d’inventer ! ”

Depuis quand connaissez-vous Lambersart ?

Comment démarrez-vous une aquarelle ?

“ Longtemps avec l’architecture des villas châteaux. Aussi j’ai la chance d’avoir un ami, Bernard Claeys, réalisateur de télé, qui m’avait proposé de faire des émissions sur l’architecture du Nord. Puis il m’avait demandé de peindre sa maison en 1981, la Villa des Roses. Point de départ d’une série sur la ville. ”

“ Je me balade dans la ville, je fais des croquis à toute vitesse au crayon dans les rues. Des personnes me donnent des pistes. Je fais des allers-retours entre la ville et l’atelier, je prends beaucoup de photos. Au fur et à mesure l’image prend forme. Je fais des calques, pour voir ce que je fais avec le passé dessous. Quant au futur, je l’ai dans la tête ! ”

Quelles œuvres proposez-vous dans cette exposition ? “ Les beffrois régionaux et belges inscrits à l’UNESCO. Une quarantaine d’aquarelles, les dernières réalisées fin 2017. Pour chaque ville, l’idée était de peindre la place principale et son beffroi. J’ai fait un clin d’œil à Lambersart en offrant à la ville un beffroi ! ”

Quelles sont vos aquarelles préférées ? “ Celles avec les fêtes populaires et les ducasses qui égayent les grandsplaces. J’ai une tendresse pour Comines et sa double nationalité. À Courtrai, Bruxelles ou Tournai je me sens aussi chez moi. Dans la métropole, Lambersart est une ville attractive, agréable à vivre donc j’ai imaginé de faire un concentré de tous ses atouts. J’ai imaginé un

Vous proposez un mélange entre la précision et l’imaginaire ? “ Pendant longtemps je me suis astreint d’être précis dans les plans et le suivi de chantier. D’ailleurs l’un des plus beaux projets artistiques qui m’a demandé la précision d’architecte a été celui des fresques de la gare Lille Europe. Un lieu formidable avec la rencontre du métro et du TGV. Le dessin, la peinture permettent de dire des choses. Le dessin peut rendre service, comme militer. Il permet de rêver et de faire avancer des projets … ”

Site internet de l’artiste :

www.jeanpattou.com


Les beffrois (DE BELFORTEN) Ce sont des tours à usage multiple, symbolisant les libertés communales acquises notamment par les villes drapantes sous les comtes de Flandre. L’industrie drapière s’accroit après l’an 1000, les marchés et foires se développent. Pour garantir la sécurité de leurs biens, les marchands dressent les premiers beffrois en bois pour guetter et prévenir. Des associations se créent et administrent les cités (guildes et hanses). Le beffroi devient le symbole du pouvoir civil et commercial des bourgeois face au clocher de l’église et au donjon du seigneur féodal local. Viennent ensuite les beffrois en pierre ou brique de la halle des tisserands ou de l’hôtel de ville des échevins et du bourgmestre (noms toujours utilisés en Belgique pour conseillers, adjoints et maire). Les beffrois ont perdu leur utilité pratique mais restent des monuments ma jeurs des villes. Alliant histoire et tourisme, ils symbolisent notre culture. LES FONCTIONS DU BEFFROI ONT ÉVOLUÉ AU FIL DES SIÈCLES : • un point de repère dans le paysage pour les voyageurs, les ennemis, les géographes …

St-Quentin : le beffroi disparu, vu depuis la grand-place (bombardé 1918)

• un chemin de ronde et une guérite : les guetteurs veillent chacun leur tour sur la cité et au-delà dans toutes les directions. Ils alarment les gens avec la bancloque (cloche de proclamation) ou une trompe, jusque 1940. La milice communale était alertée, plus récemment les sapeurs-pompiers. • un arsenal pour stocker la poudre et les armes, un corps de garde pour protéger l’accès. • un lieu de réunions échevinales pour administrer la ville, des décisions de justice avec le mayeur. • une bretèche, balcon pour annoncer les proclamations à la foule, lui lancer des objets. • un tribunal et une prison, le beffroi contenant des geôles.


St-Pol-sur-mer : le beffroi aux 4 jacquemarts géants, construit en 2003

• un coffre-fort à serrures, renfermant les chartes communales de franchise, le trésor dont les impôts... • un métronome de la cité avec la cloche sonnant les heures parfois grâce à des automates marteleurs, les jacquemarts ; les horloges aux jolis cadrans ; le carillon égayant la journée de ses ritournelles aux quarts d’heure. C’est un Douaisien qui imagine le premier, en 1391, de batteler les cloches à l’aide de petits maillets en bois, les clipotiaux. • des ornements divers, dont le plus connu est la girouette au sommet de la flèche du beffroi. L’architecture des beffrois passe par différents styles qu’on retrouve sur les édifices après les périodes de réparation ou reconstruction, successives aux guerres : le roman  (XIè - XIIè siècles), le gothique (XIIIè au XVIè siècle), la renaissance (XVIè), le baroque (XVIIè - XVIIIè siècles), la néo-renaissance flamande (fin XIXè -début XXè siècles), l’art déco (entre les deux guerres mondiales). Du fait des destructions, les beffrois ont pu être transférés et changer la destination de certaines tours : il existe des beffrois d’église, de château, de rempart de ville. Dans les traditions festives, le beffroi tient une place de choix : point de ralliement et de repère des cortèges, c’est aussi le lieu d’objets lancés à la foule agglutinée.

Un réseau des villes à beffroi inscrit à l’Unesco fonctionne dans les Hauts-de-France. C’est l’association “ Beffrois du Patrimoine Mondial ”, basée à Arras, qui coordonne l’action et la communication autour des beffrois, en relation avec les Belges.

www.beffrois.com


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PROVINCE DU BRABANT FLAMAND : 1 « La Grand-Place de Bruxelles (Brussel) » L’hôtel de ville (à gauche) est magnifié par son beffroi, fleuron du style gothique brabançon, face à la Maison du Duc de Brabant abritant le musée de la ville. Cette place de marché est inscrite à l’Unesco dès 1998.

2 « La Grand-Place de Louvain (Leuven) » Louvain a un beffroi d’église inscrit à l’Unesco (St Pierre à gauche). En face, l’hôtel de ville du XVè siècle et la Maison de la Guilde des Tisserands.

LA WALLONIE, PROVINCE DE NAMUR : 3 « Le beffroi de Namur (Namen) » Ancienne tour d’enceinte nommée St-Jacques, sa cloche annonçait l’ouverture et la fermeture des portes de la ville. C’est le seul beffroi rond. Au fond, la citadelle des anciens comtes de Namur.

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LA WALLONIE, PROVINCE DU HAINAUT : 1 “Le Carnaval de Binche sur la Grand-Place » Hôtel de ville avec beffroi, de style Renaissance flamande. Le carnaval de Binche, ici avec ses Gilles formant le rondeau final du Mardi Gras, est aussi inscrit à l’Unesco.

2 “Le beffroi de Thuin » Beffroi d’une ancienne église. Thuin appartient à la Principauté de Liège jusque 1801.

3 « L’hôtel de ville de Charleroi » Inauguré en 1936, l’ensemble mêle le classicisme pour la mairie et l’art déco pour le beffroi haut de 70 mètres.

4 “Le beffroi de Mons (Bergen) » Ancienne tour d’enceinte du château des comtes du Hainaut, le beffroi est de style baroque, avec une toiture à bulbes.

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PROVINCE D’ANVERS : 1 « La maison de Rubens vue du jardin, à Anvers (Antwerpen) » Au fond à droite derrière le musée du grand peintre baroque flamand, la Boerentoren de 1931, l’hôtel de ville et la cathédrale Notre-Dame au beffroi inscrit à l’Unesco.

2 « L’Ommegang sur la Grand-Place de Malines (Mechelen) » Devant l’hôtel de ville se déroule cette fête avec Géant, inscrite à l’Unesco. La tour de la cathédrale St-Rombaut, beffroi de Malines inscrit aussi à l’Unesco, n’est pas visible ici.

PROVINCE DE FLANDRE ORIENTALE 3 « Le beffroi de Gand (Gent) vu du clocher de la cathédrale St-Bavon » Beffroi du XIVè siècle avec dragon doré au sommet de 95 m. À l’intérieur, jeu du carillon de 50 cloches et salle du secret avec coffre. Devant, la halle aux draps et derrière, l’église St-Nicolas.

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1 « L’Ommegang sur la Grand-Place de Termonde (Dendermonde) » Devant l’hôtel de ville avec beffroi du XIVè siècle se déroule tous les dix ans cette fête, aussi inscrite à l’Unesco, avec cortège du Cheval Bayard. À l’arrière plan, le palais de justice.

2 « La Grand-Place d’Audenarde (Oudenaarde)» L’hôtel de ville de style gothique brabançon date de 1530 (à droite). Son beffroi porte au sommet Petit Hans le Guerrier. À gauche, la collégiale Ste-Walburge.

3 « Beffroi et maison échevinale sur la Grand-Place d’Alost (Aalst) » Le beffroi de 1460 avec chemin de ronde abrite un carillon de 52 cloches. Tous les ans lors du carnaval également inscrit à l’Unesco, des oignons sont jetés du beffroi.

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LE PATRIMOINE MONDIAL

de l’Unesco

Créée en 1945, L’UNESCO est l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture. Elle participe dans ces domaines à la construction de la paix, en promouvant la coopération internationale. Le patrimoine est l’héritage du passé que nous transmettons aux générations futures. L’UNESCO est avant-gardiste sur ces questions de sauvegarde du patrimoine, tant matériel qu’immatériel. La convention de 1972 pour la protection du patrimoine culturel et naturel initie ainsi la liste du Patrimoine Mondial. Le Patrimoine Mondial est un ensemble de biens dans le monde (+ de 1000) dont la liste évolue chaque année. Le bien inscrit doit avoir une valeur universelle exceptionnelle, qui est irremplaçable, et satisfaire aux critères de sélection. La protection (par les Monuments Historiques en France), la gestion, l’authenticité, l’intégrité et la qualité de l’accueil des sites sont aussi considérées. Le bien peut être inscrit seul ou en série. Les dossiers d’inscription sont soutenus non plus seulement par les États mais aussi par les collectivités locales appuyées par la population. Les biens en série dans ce contexte sont des outils novateurs et fédérateurs pour les territoires.

« Les 56 beffrois de France et de Belgique » inscrits en 1999 pour les 33 belges, en 2005 pour les 23 français, forment une série géographique et historique cohérente. Son aire culturelle couvre les « Pays Bas » des Ducs de Bourgogne, comtes de Flandre au XVè siècle, de Philippe Le Hardi à Charles Le Téméraire, et de leur descendant, l’Empereur germanique Charles Quint, Roi d’Espagne, né à Gand. Parmi d’autres sites du Patrimoine Mondial, on peut citer pour les Hautsde-France : la cathédrale d’Amiens, les fortifications de Vauban (la Citadelle d’Arras, mais pas celle de Lille), le bassin minier du Nord-Pasde-Calais, le marais audomarois (réserve de biosphère). En Belgique : la Grand-Place de Bruxelles, les béguinages flamands, la cathédrale Notre-Dame de Tournai, les habitations ma jeures de l’architecte Victor Horta (art nouveau à Bruxelles), le centre historique de Bruges, le palais Stoclet (œuvre pionnière de l’art déco), les sites miniers ma jeurs de Wallonie, la forêt de Soignes (près de Bruxelles). En 1992 est créé le programme mémoire du monde pour la sauvegarde du patrimoine documentaire d’intérêt universel. En France, en font partie la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, l’Appel du 18 juin 1940, les films des frères Lumière, l’instauration du système métrique décimal et la tapisserie de Bayeux.


Enfin, en 2003, la convention pour la sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel garantit le respect des chefs d’œuvres du patrimoine vivant des communautés du monde entier. En France : la tradition du tracé dans la charpente, le compagnonnage, le repas gastronomique, l’équitation de tradition.

monie britannique du Mémorial d’Ypres (1914-18), Ville de Paix. Séries conjointes : les Géants et Dragons processionnels (Ath, Bruxelles, Malines, Mons, Termonde, Cassel, Douai, Pézenas et Tarascon), la fauconnerie (avec d’autres pays).

En Belgique : la culture de la bière, la pêche aux crevettes à cheval à Oostduinkerke, les carnavals de Binche et d’Alost, la procession du Saint-Sang à Bruges, le rituel des classes d’âges à Louvain, la sauvegarde des jeux traditionnels en Flandre et de la culture des carillons. En cours d’inscription en 2018 : la sauvegarde de la céré-

NIEUPORT FURNES DUNKERQUE

DIXMUDE ROULERS

GRAVELINES CALAIS

LO BERGUES BAILLEUL ARMENTIÈRES

BOULOGNE / MER

AIRE-SUR-LA-LYS HESDIN

BÉTHUNE

SAINT-RIQUIER

LUCHEUX ABBEVILLE

YPRES

TIELT

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LIERRE

EECKLO TERMONDE GAND

ALOST

COURTRAI AUDENARDE MENIN TOURNAI COMINES LILLE MONS LOOS DOUAI

ARRAS

RUE

BRUGES

whc.unesco.org

CAMBRAI

BINCHE

HERENTALS

MALINES LOUVAIN TIRLEMONT

SAINT-TROND

BRUXELLES GEMBLOUX

LÉAU

TONGRES

NAMUR

CHARLEROI THUIN

DOULLENS

AMIENS

Les beffrois inscrits :

Beffrois UNESCO exposés

Beffrois UNESCO non exposés

Place et Beffroi UNESCO exposés


1-2 RÉGION DES HAUTS-DE-FRANCE, PICARDIE, DÉPARTEMENT DE LA SOMME : 1 « Les beffrois d’Abbeville » Construit en 1209 et coiffé d’une statue du comte de Ponthieu, le beffroi d’Abbeville inscrit à l’Unesco abrite le musée Boucher de Perthes. À droite, le beffroi de l’hôtel de ville, de 1960.

2 « Le beffroi de Rue » De 1448, il abrita la mairie jusque 1949. L’avion jaune est un clin d’œil au musée des frères Caudron, pionniers de l’aviation et fabricants d’avions en baie de Somme.

3 « Saint-Riquier : l’église abbatiale face au beffroi » Le beffroi, de 1528, abrite la mairie jusque 2004, face à l’abbaye de style gothique flamboyant.

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4 « Le beffroi de Doullens » Il est situé au-dessus de l’ancienne maison communale. Son couronnement un peu penché et couvert d’ardoises, abrite la guérite du guetteur.

5 « Le beffroi d’Amiens, place au Fil » Base de 1410, coiffe de 1749 détruite en 1940 mais reconstruite en 1990 avec la girouette de La Renommée. À droite, la vaste Cathédrale gothique Notre-Dame également inscrite à l’Unesco.

6 « Le beffroi de Lucheux » Édifié en 1380 sur l’une des portes de l’ancienne enceinte du bourg, il sert de prison à la pauvre Jeanne d’Arc en route pour Rouen. La rue principale passe sous ce beffroi-porche unique.

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1-2 RÉGION DES HAUTS-DE-FRANCE, NORD-PAS-DE-CALAIS : 1 « La Grand-Place de Béthune » Le beffroi (base de 1388, coiffe de 1437 et dragon de 1564) est au milieu d’une grande place de marché. Derrière, la tour de l’église St-Vaast. À gauche, l’hôtel de ville de 1929.

2 « Arras (Utrecht) : Place des Héros et Hôtel de Ville » Détruit en 1914, le beffroi gothique de 75 m de 1554 est reconstruit à l’identique de 1924 à 1932, tout comme l’hôtel de ville. Couronne au lion d’or.

3 « Le beffroi de Cambrai (Kamerijk) » Beffroi de l’église St-Martin rasée en 1789. Dôme à lanternon de 1736 encadré de 4 statues. À gauche, l’hôtel de ville avec campanile dont on devine les jacquemarts rouges Martin-Martine.

4 « Douai : Fête de Gayant place d’Armes »

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Beffroi gothique (base de 1380, tourelles de 1475, lion d’or de 1516) au carillon de 62 cloches. Le cortège avec ses Géants Gayant et Marie Cagenon est aussi inscrit à l’Unesco.

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1-2 1 « Défilé commémorant la prise de Bergues (Bergen) par Turenne en 1658 » Le beffroi de Bergues, dynamité en 1944, est reconstruit à l’économie en 1961. Carillon bien connu grâce au film de Dany Boon “Bienvenue chez les Ch’tis”.

2 « Bailleul (Belle) : cortège de chars du carnaval devant l’hôtel de ville » L’hôtel de ville avec beffroi est reconstruit de 1924 à 1932 par l’architecte réputé Louis-Marie Cordonnier dans le style néo-renaissance flamande, avec une girouette de la fée Mélusine.

3 « Fête avec cortège de Géants sur la Grand-Place d’Aire-sur-la-Lys (Arïen-aan-de-Leie) » Les Géants d’Aire sont Lyderic et Chrimhilde, ses fondateurs. De style baroque, l’hôtel de ville et le beffroi sont de 1724. En bas à droite, le baillage de 1600.

4 « L’hôtel de ville d’Hesdin » Le beffroi de 1878 à l’arrière de l’hôtel de ville de 1563 comporte trois cachots, un chemin de ronde et une cloche sous le lanternon. Devant, l’église Notre-Dame de 1585.

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1 « Le Vieux Boulogne (Bonen) et son beffroi surplombant le port »

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Situé place Godefroy de Bouillon, le beffroi est l’ancien donjon du premier château des comtes de Boulogne (XIè siècle), épargné par les bombardements de 1940-44.

2 « La ville fortifiée de Gravelines (Grevelingen) et l’arsenal » Le beffroi actuel sur la Grand-Place date de 1827. L’enceinte fortifiée sous Charles Quint est remaniée par Vauban. À gauche, la poudrière, musée de l’Estampe.

3 « Coucher de soleil sur l’hôtel de ville et le port de Calais » De style néo-renaissance flamande, le beffroi (72 m) et l’hôtel de ville en béton armé sont inaugurés en 1925. L’ancien beffroi, place d’Armes, est détruit en 1940. Il y reste l’antique tour du guet.

4 « Dunkerque (Duinkerke) : l’hôtel de ville et le trois-mâts Duchesse Anne » Conçu par Louis-Marie Cordonnier en 1901, réparé en 1955, le beffroi de 75m ressemble à un donjon féodal. Le maire lance des harengs fumés aux carnavaleux. Autre beffroi inscrit à l’Unesco : le clocher St-Eloi de 1440 (hors-cadre à gauche). Une tour du guet se trouve place du Minck.

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EUROMÉTROPOLE LILLE-COURTRAI-TOURNAI, PARTIE FRANÇAISE : 1 « Armentières : braderie de la fête des Nieulles, place du Vivat et alentours » L’hôtel de ville avec beffroi est reconstruit de 1925 à 1934 par Louis-Marie Cordonnier. A gauche, l’église St-Vaast, le théâtre Le Vivat et le Monument aux Morts 1914-18.

2 « L’hôtel de ville de Loos » Construit en 1883-1884 comme l’indique la mosaïque aux armoiries municipales, c’est le premier édifice de Louis-Marie Cordonnier, « l’architecte des beffrois ».


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3 « Lille (Rijsel) : l’église St-Sauveur et le beffroi de l’hôtel de ville »

4 « La Chambre de Commerce et d’Industrie de Lille (Rijsel) sous la neige »

Roger Salengro, maire de Lille, choisit le quartier St-Sauveur pour construire l’hôtel de ville de 1929 à 1932. Il a le plus haut beffroi civil d’Europe : 103 m. Lanternon avec phare.

De style néo-renaissance flamande, Louis-Marie Cordonnier la débute en 1910 et la finit en 1921. Ce beffroi de 76m n’est pas inscrit à l’Unesco. Une patinoire remplace le hall d’honneur et sa verrière.


1 1 « La Grand-Place de Comines-France (Frans-Komen) sans parking » À gauche l’hôtel de ville avec beffroi à bulbes, reconstruit par l’architecte Louis-Marie Cordonnier (1923-32) ; lors de la fête des Louches, lancer depuis le beffroi. À droite l’église St-Chrysole, néo-byzantine et art déco (1925-29). Au fond, on devine Comines-Belgique après le pont.


2 EUROMÉTROPOLE LILLE-COURTRAI-TOURNAI, PARTIE WALLONNE : 2 « Le beffroi sur la Grand-Place et la cathédrale de Tournai (Doornik) » Le plus ancien beffroi belge : 1188, autorisé par Philippe Auguste, roi de France. Flèche avec dragon à 70 m de haut. La cathédrale Notre-Dame, chef-d’œuvre du gothique primitif avec 5 tours romanes, également inscrite à l’Unesco.


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EUROMÉTROPOLE LILLE-COURTRAI-TOURNAI, PARTIE FLAMANDE : 1 « Le beffroi de Courtrai (Kortrijk) » De 1307, attenant à des halles marchandes jusque 1897, il se trouve isolé au milieu de la Grand-Place. Jacquemarts Manten et Kalle. Mercure, dieu du commerce au sommet.

2 « L’hôtel de ville de Menin (Menen) » Son beffroi de 1610 est rehaussé en 1828 d’un étage à abats-son et d’une plateforme entourée d’une balustrade, avec table d’orientation.

3 « Défilé sur la Grand-Place d’Ypres (Ieper) » Avec la cathédrale St-Martin derrière, la halle aux draps est reconstruite dans le style gothique (1920-1967) avec beffroi de 70 m et dragon doré. Tous les trois ans a lieu la fête des Chats.

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1 « La tour des halles place de Tielt » Halle aux draps voûtée de 1442, dont le beffroi est surmonté d’un campanile de 1620 avec bulbe baroque. À gauche, l’hôtel de ville de 1874.

2 « Grand-Place de Roulers (Roeselare) »  De gauche à droite : l’hôtel de ville rococo (1771), l’extension néo-flamande en briques de sable et béton armé avec beffroi aux 4 lions (1925) et l’église gothique St-Michel (clocher 1740).

PROVINCE DE FLANDRE OCCIDENTALE, HORS EUROMÉTROPOLE : 3 « Procession des Pénitents sur la Grand-Place de Furnes (Veurne) » Maisons de style renaissance, hôtel de ville, à l’arrière le beffroi reconstruit à l’identique (1628) avec base gothique et sommet baroque, au fond l’église Ste-Walburge.


« Les trois hautes tours réunies de Bruges (Brugge) » Au centre le beffroi du XVè siècle avec drapeau de Bruges (83 m ; il surmonte la halle aux draps non visible), à gauche la cathédrale St-Sauveur (79 m), à droite l’église Notre-Dame (116 m).


HĂ´tel de Ville 19 avenue Georges Clemenceau BP 90019 59831 Lambersart cedex 03 20 08 44 44 service culture et patrimoine www.lambersart.fr

Catalogue Pattou  
Catalogue Pattou  
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