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Préface L’Environnement fait partie des grandes préoccupations de la Jeunesse. Toutes les études le démontrent. La COP21 a marqué une avancée historique dans la lutte mondiale contre le réchauffement climatique et nous, Jeunes MR, sommes conscients de l’importance de prendre en considération les facteurs environnementaux lorsque nous déterminons nos mesures phares pour construire la société de demain. C’est pourquoi, pendant un an, nous nous sommes plongés dans cette thématique, aussi large que passionnante. Le fruit de ce travail est condensé dans ce Petit Livre Vert, au travers de 10 grandes idées concrètes qui (ré)concilient la protection de l’Environnement avec le développement de notre économie. Trop souvent, on nous fait croire que l’un se fait forcément au détriment de l’autre. Nous sommes persuadés du contraire. L’urgence climatique couplée avec l’émergence de nouvelles technologies peuvent représenter une formidable opportunité de créer, d’innover, de progresser. Un environnement qui se détériore n’est ni humainement, ni économiquement viable. Il est donc important d’accompagner la « durabilité » de notre société, voire de l’encourager. L’idée n’est certainement pas de tomber dans un interventionnisme exacerbé faisant de l’écologie « punitive » la colonne vertébrale de toute action politique. Au contraire, nous pensons que les valeurs du libéralisme ont, plus que jamais, leur place dans une politique environnementale repensée, précautionneuse, cohérente et débarrassée de ses dogmatismes les plus primaires.

Mathieu Bihet Président des jeunes MR

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LES PROPOSITIONS DU CYCLE VERT COP 21

Proposition #1 :

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Les Jeunes MR soutiennent la création d’une Organisation Mondiale de l’Énergie et du Climat (OMEC)

Climat et Énergie

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Proposition #2:

Les Jeunes MR appellent à une refédéralisation de l’Énergie et du Climat

Proposition #3:

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Les Jeunes MR souhaitent la mise en place d’un plan BEL-NRGIE en faveur de la recherche et du développement dans les technologies de l’Énergie

Proposition #4:

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Les Jeunes MR veulent définir un nouveau mix énergétique Page 16

Proposition #5:

Les Jeunes MR soutiennent l’Union de l’Énergie

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Transport et Mobilité

Proposition #6:

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Les Jeunes MR veulent un « Budget Net Mob voitures de société

ility » plus flexible à la place des

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Proposition #7:

Les Jeunes MR préconisent une approche « Smart Mobility » pour mieux se déplacer

Proposition #8:

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Les Jeunes MR mettent l’accent sur la création de nœuds intermodaux performants

Agriculture et Ruralité

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Proposition #9:

Les Jeunes MR misent sur des projets « fermes-énergies » pour diversifier l’activité agricole Page 23

Proposition #10:

Les Jeunes MR en appellent à une harmonisation des standards de qualité en Europe

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CCOP 21 NOS CONSTATS

La 21ème « Conférence des Parties » (COP21) a eu lieu le 30 novembre 2015, à Paris. Cet événement est considéré comme un rendez-vous historique depuis la signature de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), en 1992, puisqu’il représente la dernière échéance pour les 196 nations (+ l’Union européenne) de se mettre d’accord sur la trajectoire à adopter pour limiter le réchauffement de la planète sous le seuil de + 2°C d’ici 2100. L’issue de la COP21 devait contenir quatre impératifs, comme cela a été présenté par le Ministre français des Affaires étrangères de l’époque et Président de la COP21, Laurent Fabius : 1. L’accord devait être universel ; 2. Les pays signataires devaient s’engager à présenter leurs plans de réduction de gaz à effet de serre (GES) afin de garantir un « effet d’entraînement » ; 3. Les contours du Green Climate Fund devaient être clarifiés pour permettre de soutenir la transition écologique dans les pays en voie de développement et amortir les conséquences du dérèglement climatique ; 4. Des premières pistes pour un futur accord en 2020 devaient être avancées lors des négociations, dans l’optique d’éviter de répéter les atermoiements du passé. Nous pouvons dire que ces impératifs ont été rencontrés. Un accord a été adopté à l’unanimité par la « Conférence des Parties », le 12 décembre 2015. Il a été signé par 175 pays pays gaz à effet de serre par Total des émissions de le 22 avril 2016, lors de la cérémonie organisée à l’ONU : un record dans l’histoire des Nations Unies. Désormais, cet accord doit être ratifié par Aut res 8% 2 Ét a au moins 55 pays, représentant 55% du volume ts 3 ine Ch 0% total d’émissions mondiales de gaz à effet de serre pour entrer en vigueur. U.S. A

U.E. 10%

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À l’heure où nous écrivons ces lignes, 61 pays sont arrivés en fin de procédure, pour un total de 48% d’émissions de GES. C’est le cas de grands pollueurs comme les États-Unis ou la Chine. En Europe, seule la France a ratifié son accord mais reste en attente d’une validation de la part des institutions européennes. En Belgique, malgré les accords de principe, le texte doit encore passer dans l’ensemble des six Parlements. Les Jeunes MR exhortent l’ensemble des partis politiques belges à accélérer la procédure afin d’assurer la ratification de cet accord par notre pays dans les plus brefs délais. Au niveau européen, le Parlement a approuvé l’accord à une large majorité (610 voix pour, 38 voix contre), lançant ainsi la dernière étape de ratification qui se trouve dans les mains des États membres. Au niveau des objectifs, l’accord adopté à Paris prévoit une limitation du réchauffement de notre planète en-dessous du seuil des + 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, d’ici 2100. À cela s’ajoute une clause encourageant les États signataires à faire « si possible » des efforts supplémentaires pour maintenir ce réchauffement en-dessous des + 1,5°C. Suivant le contexte socio-économique des prochaines années, les Jeunes MR suggèrent de garder en ligne de mire la limitation du réchauffement à + 1,5°C comme objectif principal, étant donné que celui-ci se réfère aux rapports scientifiques les plus récents. L’option des +2°C serait alors une « marge de sécurité » face aux conjonctures qui ne peuvent être anticipées à l’heure actuelle. Un deuxième objectif déterminé par l’Accord de Paris est celui de la neutralité carbone d’ici 2050. En effet, il nous parait essentiel de tendre vers un équilibre entre les émissions de dioxyde de carbone et leur absorption naturelle, via ce qu’on appelle communément les « puits carbone ». Pour cela, les pays signataires doivent travailler sur deux plans : le renforcement de la séquestration naturelle en participant, par exemple, à une gestion censée des ressources forestières et océaniques ; le développement de nouvelles technologies humaines permettant une séquestration artificielle du CO2.

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Initié lors de la COP15 de Copenhague (2009) et concrétisé un an plus tard à Cancún, le Green Climate Fund a été réévalué. Les pays développés, qui s’étaient engagés à verser une somme annuelle de 100 milliards de dollars d’ici 2020 à destination des pays pauvres, ont décidé de faire de cet engagement une « valeur plancher » pouvant être relevée à l’avenir. Par ailleurs, les Jeunes MR se félicitent de la décision du Gouvernement fédéral de participer à ce financement à hauteur de 50 millions d’euros par an. À première vue, on peut conclure que la COP21 a connu un certain succès, résultant d’un compromis satisfaisant reprenant quelques éléments-clés dans la lutte contre le réchauffement climatique. En cela, la COP21 restera exceptionnelle. Néanmoins, au fil de leurs travaux et discussions avec des experts, les Jeunes MR relèvent quelques points critiques concernant cet accord, notamment au niveau du caractère peu contraignant du texte. De fait, l’Accord de Paris est moins contraignant d’un point de vue juridique que le Protocole de Kyoto, les Parties ne voulant plus miser sur la « pression supranationale » mais plutôt sur la transparence et la (bonne) volonté de chaque État signataires. Pour les Jeunes MR, cette approche est une erreur. Un mécanisme de flexibilité dans un cadre contraignant lui aurait été préférable. Les modalités pour atteindre les objectifs de la COP21 risquent d’être le fruit d’une concertation sans fin, sans réel arbitre capable de trancher dans le vif. Par ailleurs, on remarque que si l’on met en commun les 190 rapports déjà fournis par les différentes Parties, on atteint une hausse des températures de +3°C, ce qui est un degré au-delà de l’objectif initial. Les Jeunes MR regrettent également l’instauration d’une clause de retrait qui sensibilise l’accord aux changements (géo)politiques. Heureusement, cet opting-out ne pourra avoir lieu qu’après un délai de trois ans à partir de l’entrée en vigueur du traité. Le cadre ayant été posé, il est essentiel à présent de s’assurer que les États signataires tiennent leur trajectoire en vue de respecter leurs engagements. Le système des comptes-rendus peut être préservé. Toutefois, les Jeunes MR préconisent la création de l’OMEC en appui. Cette institution internationale serait sous la responsabilité de l’ONU, comme c’est déjà le cas d’autres organes spécialisés

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tels que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ou l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO). Bien entendu, cette nouvelle institution devra impérativement collaborer avec les agences internationales déjà existantes comme l’Agence internationale de l’Énergie (AIE) afin d’assurer la cohérence des différents programmes.

Proposition #1 :

Les Jeunes MR soutiennent la création d’une Organisation Mondiale de l’Énergie et du Climat (OMEC)

La mission principale de cette institution serait le monitoring des décisions prises dans le cadre de la CCNUCC (Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques). Elle pourrait ainsi aider au mieux chaque nation à remplir ses obligations internationales. En outre, il parait important de prévoir un mécanisme exceptionnel de sanctions pour les États signataires les plus récalcitrants à respecter leurs engagements climatiques. Le fonctionnement interne de cette nouvelle institution reste à définir. Néanmoins, nous pouvons imaginer que le financement reposera sur une participation moindre des États membres et une contribution plus importante du secteur privé, des ONG, des donateurs dans une transparence absolue afin que cela ne représente pas un coût trop rebutant pour les signataires de la CCNUCC. Il est probable également qu’à la tête de l’institution siègerait un Directeur général, candidaté par les États membres et élu à l’Assemblée générale. Les Jeunes MR sont conscients du caractère « impopulaire » d’une telle mesure alors que la méfiance vis-à-vis des institutions supranationales est de plus en plus forte au sein de la population. Toutefois, la création de cette organisation mondiale pourrait pallier l’aspect peu contraignant de l’Accord de Paris, sans pour autant rouvrir ses fondamentaux à la négociation. L’important sera, dès lors, de trouver un subtil équilibre entre l’efficacité d’action et une ingérence mesurée dans les affaires intérieures des pays concernés.

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Climat et Énergie NOS CONSTATS L’Énergie est au centre des enjeux environnementaux et climatiques soulevés par l’Accord de Paris. Ce secteur est un important émetteur de gaz à effet de serre, à la fois dans sa production mais aussi dans sa consommation. Si l’on se réfère au dernier rapport fait par la Belgique, les émissions totales de gaz à effet de serre dans notre pays s’élèvent à 113,9 Mt eq. CO2 pour l’année 2014, sans compter les émissions dues à l’exploitation des terres et foresteries (UTCATF). Ce chiffre est en constante diminution depuis quelques années, affichant une réduction 19,7% par rapport à 1990 en ce qui concerne le dioxyde de carbone ; une baisse de 21,9% par rapport à 1990 en ce qui concerne l’ensemble des gaz à effet de serre. Ainsi, l’Énergie – au sens le plus large – est contributrice à plus d’un tiers du volume total de ces émissions. C’est presque autant que le Transport. Toutefois, à l’opposé du secteur du Transport, les émissions totales n’ont cessé de se réduire depuis 1990. Ces chiffres encourageants ne peuvent pas masquer le fait que la Belgique devra fournir des efforts supplémentaires afin de respecter ses engagements internationaux. La tâche ne promet pas d’être simple, comme l’ont démontrées les discussions intra-belges en marge de la COP21 afin de définir le burden sharing, c’est-à-dire la répartition des efforts à entreprendre en matière de climat entre les différents niveaux de pouvoirs compétents. L’accord qui est intervenu six ans après le début des négociations démontre toute la complexité du système actuel. Depuis la deuxième réforme de l’État menée dans les années 80, les compétences environnementales ont peu à peu été réparties entre l’Entité fédérale et les entités fédérées. Ainsi, la bonne tenue des objectifs climatiques de la COP21 dépend de plusieurs exécutifs, voire de contextes politiques différents. Il existe des conséquences directes à cette fragmentation. L’une des plus illustratives reste la nomination de quatre ministres en charge du Climat pour un territoire d’environ 30.000km². Or, on peut difficilement croire que les enjeux climatiques diffèrent radicalement entre Wavre et Leuven.

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Mais la fragmentation de ces compétences représente aussi un obstacle de taille à une vision commune et cohérente des enjeux climatiques et énergétiques. Exemple : en Belgique, la gestion du nucléaire revient au niveau fédéral qui, depuis le vote de la loi Deleuze en 2003, doit s’occuper de la sortie de l’énergie atomique. Cependant, vu la place prépondérante du nucléaire dans le mix énergétique belge (51,4%), un abandon trop abrupt de cette source d’énergie peut représenter un danger en termes de sécurité d’approvisionnement. Il est donc essentiel de compenser cette sortie ; un rôle qui peut être assuré par le renouvelable. Or, la gestion du renouvelable hors offshore se trouve dans les mains des Régions. Dès lors, une sortie du nucléaire est directement liée aux politiques énergétiques des trois régions belges.

Proposition #2:

Les Jeunes MR appellent à une refédéralisation de l’Énergie et du Climat

Comme nous l’avons expliqué précédemment, la régionalisation des compétences environnementales de notre pays s’est faite sur la base d’une vision communautaire de la Belgique institutionnelle et non pas dans le souci de plus de cohérence et d’efficacité de l’État. Sur le simple exemple de l’Énergie, nous assistons à une multiplication des organes décisionnels en plus des comités de concertation. Tout cela rend les processus de décision plus fastidieux et plus lent, dignes d’un Émissions de gaz à effet de serre par type de gaz parcours du combattant. fluorocarbures

6%

Les politiques environnementales – au sens large – font donc l’objet de grands compromis. Les responsables politiques cherchent la synthèse entre les différents programmes régionaux.

16%

2%

Protoxyde d’azote

Méthane

11% CO2

Industrie forestière et de la terre

65% CO2

Carburants fossiles et de l’industrie

Source : IPCC 2014 Basé sur les émissions à l’échelle mondiale en 2010

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Or, si ceux-ci sont similaires, ils n’en sont pas pour autant compatibles. À l’heure actuelle, c’est le Gouvernement fédéral qui doit gérer la sortie du nucléaire telle qu’elle a été décidée dans la « Loi Deleuze ». Au vu de la forte dépendance belge vis-à-vis de l’atome, la place prédominante du nucléaire dans notre mix énergétique doit être remplacée par d’autres sources d’énergie, sans entrer en contradiction avec les engagements internationaux de lutte contre le réchauffement climatique. Dès lors, il est évident de penser aux énergies renouvelables. Toutefois, les sources nouvelles d’énergies à l’exception du nucléaire sont dans les mains des gouvernements régionaux. Le succès de la politique de l’un dépend donc du bon vouloir des autres. C’est pourquoi les Jeunes MR préconisent une refédéralisation des matières de l’Énergie et du Climat. Non seulement, cette réforme amènerait plus d’homogénéité dans les politiques menées par la Belgique en la matière mais elle permettrait également plus de transparence dans les régimes d’imposition liés à l’énergie, par exemple ; ce qui aurait des conséquences positives pour la facture des consommateurs et des entreprises. Elle mettrait fin au paradoxe qui voit la facture d’énergie augmenter alors que le prix de l’électricité de gros est en constante diminution. Cette refédéralisation donnerait aussi l’opportunité, dans un autre temps, de concevoir des grands plans de relance comme le plan BEL-NRGIE dont les contours ont été tracés pendant le Cycle Vert des Jeunes MR.

Proposition #3:

Les Jeunes MR souhaitent la mise en place d’un plan BEL-NRGIE en faveur de la recherche et du développement dans les technologies de l’Énergie Le Plan BEL-NRGIE des Jeunes MR vise à une réorientation stratégique des subsides du renouvelable qui ne se justifient plus vers la recherche et le développement des technologies énergétiques. Aujourd’hui, nous remarquons que tout un ensemble de subsides au renouvelable

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ne sont plus en adéquation avec les besoins, voire la réalité, du terrain. Certaines politiques de régulation du marché et d’obligation d’achat se sont avérées catastrophiques pour l’État, les producteurs d’énergie verte, les fournisseurs et les consommateurs en bout de chaine. À défaut de préconiser un désengagement total – et radical – de l’État dans ce dossier, il nous semble important de prévoir un « ré »-engagement plus pragmatique, capable de mieux orienter certains financements vers des secteurs innovants en la matière. L’objectif est double : d’un côté, on continue à soutenir la progression de l’énergie renouvelable en misant sur l’innovation, tout en évitant de créer des « bulles » spéculatives vertes ; d’un autre côté, on stimule l’émergence d’un savoir-faire belge en la matière qui pourrait se montrer économiquement très rentable, avec une technologie qui s’exporte – à défaut d’importer des panneaux photovoltaïques chinois - et une économie qui se diversifie. Attention, toutefois, à veiller à ce que ce soutien à la R&D se fasse dans le respect des normes européennes et internationales.

Proposition #4:

Les Jeunes MR veulent définir un nouveau mix énergétique

Lorsqu’on regarde de plus près le mix énergétique belge en 2014, deux grands constats s’imposent à nous. Tout d’abord, l’énergie nucléaire représente une part gigantesque de ce mix, à hauteur de 51,4%. Ensuite, la deuxième place du podium est occupée par les énergies fossiles – majoritairement, le pétrole et le gaz – à hauteur de 33,4%. Or, le nucléaire est voué à disparaitre dans les prochaines années (voir supra) alors que l’utilisation des énergies fossiles doit être impérativement limité pour respecter notre trajectoire de diminution des GES. En d’autres termes, c’est la faible part actuelle de notre mix – en très grande partie, le renouvelable – qui devra supporter l’entièreté de la demande énergétique de notre royaume.

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Production brute d’électricité par les énergies renouvelables en Belgique ( TWh)

16,00 14,00 10,00 8,00 6,00 4,00

 Biogaz et bioliquides  Biomasse  Éolien en mer  Éolien en terre  PV  Hydro, non pompé

2,00 0,00 2010

2011

2012

2013

Détail de l’évolution de la part renouvelable de la production d’électricité en Belgique jusque fin

2014

2015

2015. © febeg

Fort de ce constat, il semble inévitable de redéfinir le mix énergétique que nous voulons pour la Belgique. Pour les Jeunes MR, plusieurs conditions doivent être rencontrées pour rendre ce mix viable. En premier lieu, le prochain mix énergétique doit être économiquement pragmatique. Le poids de cette transition énergétique ne doit pas entièrement reposer sur un seul acteur, que ça soit les ménages ou les entreprises. Ensuite, il doit aussi être décarbonisé. Les Jeunes MR soutiennent une sortie progressive (mais intensive) des énergies fossiles, extrêmement polluantes. C’est notre seule exclusive. Enfin, ce mix énergétique doit prendre en considération les réalités des différentes technologies disponibles, des progrès possibles (et souhaités), comme des avantages et inconvénients de chaque source. Il en va de la meilleure anticipation possible des futurs défis énergétiques qui nous attendent.

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Proposition #5:

Les Jeunes MR soutiennent l’Union de l’Énergie Lors de leur Congrès, les Jeunes MR ont réaffirmé leur soutien au projet européen d’Union de l’Énergie. Si l’Union de l’Énergie était déjà mentionnée dans le Traité de Rome de 1957, ce projet a été relancé par la Commission Juncker. En effet, l’Europe s’est vue récemment confrontée à des risques énergétiques importants dus aux situations géopolitiques en Ukraine et au Proche-Orient. Or, l’Europe est extrêmement dépendante de ses importations énergétiques puisque celles-ci représentent pas moins de 400 milliards d’euros par an. Il est donc essentiel de faire en sorte que la stabilité de l’Union européenne ne soit pas remise en cause par des facteurs géopolitiques extérieurs. L’Union de l’Énergie repose donc sur cinq fondements : la sécurité d’approvisionnement, l’intégration des marchés de l’énergie, l’efficacité énergétique, la décarbonisation de l’économie et le soutien à la recherche. Ces grands chantiers représentent une priorité pour les Jeunes MR puisqu’ils répondent à la fois aux exigences climatiques internationales mais aussi à notre volonté d’indépendance énergétique. Toutefois, les Jeunes MR attirent l’attention sur la possibilité d’« ubérisation » de l’Énergie qui émerge sur notre continent. Pour préparer au mieux cette révolution de modèle, il nous parait évident que l’Europe doit miser sur un développement efficient des smart grids et leur donner un cadre.

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Transport et Mobilité NOS CONSTATS Dans la lutte contre le réchauffement climatique, le Transport a son rôle à jouer puisqu’il participe à hauteur de 20% aux émissions de gaz à effet de serre. Dans ce domaine, la Belgique a souvent été pointée du doigt pour sa mauvaise gestion du trafic routier. En effet, la Belgique est réputée pour être le pays le plus embouteillé d’Europe. En 2014, on a estimé à 51 heures le temps perdu par les Belges dans les bouchons, ce qui équivaut à une perte économique de près de 700.000 euros chaque jour. Et pour cause : la densité automobile a augmenté de 25% durant ces dix dernières années. Bien entendu, la voiture est au centre des problématiques actuelles de Mobilité, tout simplement parce qu’elle reste le moyen de transport préféré des Belges (63,6% selon une étude du SPF Mobilité). Les autres alternatives ne font donc pas le poids, même si le succès de la voiture est plus modéré en Région bruxelloise (37,5%) au profit du vélo et des transports en commun. Et pourtant, notre capitale reste la ville la plus motorisée d’Europe avec une voiture pour moins de deux habitants. Face à ces constats, il est important de rendre compte de la nécessité de proposer des alternatives crédibles à la voiture sans pour autant tomber dans une stigmatisation dogmatique des automobilistes.

Proposition #6:

Les Jeunes MR veulent un « Budget Net Mobilit y » plus flexible à la place des voitures de société Dans son dernier rapport « perspectives économiques », le régime préférentiel des voitures de société en Belgique a été épinglé par l’OCDE. Quelques mois plus tard, c’est une étude du Bureau du Plan qui évalue le coût économique de cet avantage à 0,23% du PIB, soit 905 millions d’euros par an. D’où la nécessité de revoir la fiscalité des voitures de société.

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Contrairement à d’autres, les Jeunes MR ne sont pas favorables à une suppression totale de la voiture de société. Cet avantage reste inévitablement nécessaire dans certaines professions. Il convient dans ce cadre de rappeler la distinction entre la voiture de société et la voiture de fonction. De plus, une disparition nette de ce régime fiscal représenterait un coût pour l’employeur, mais surtout pour le travailleur. Les Jeunes MR se félicitent de la décision du Gouvernement fédéral de proposer une augmentation de salaire net pour les travailleurs qui renoncent à la voiture de société. Mais cette avancée positive doit être renforcée par d’autres mesures similaires. L’objectif du « Budget Net Mobility » est de proposer une offre très large de moyens de transport pour les travailleurs (y compris une augmentation salariale), cumulables, sur une enveloppe fermée qui serait à charge identique pour l’employeur et l’employé. Cette offre pourrait, dans une certaine mesure, se concrétiser dans une carte « Mobilité » all-inclusive qui renforcerait l’intermodalité des travailleurs.

Proposition #7:

Les Jeunes MR préconisent une approche « Smart Mobility » pour mieux se déplacer

Quand on parle d’une meilleure Mobilité, que ça soit dans les centres urbains ou dans les milieux ruraux, il est nécessaire de combiner des mesures actives sur le court-terme avec une vision plus globale, de moyen voire long terme. Sans cela, l’efficacité de ces politiques risquent d’être éphémère. La révolution numérique a donc un rôle primordial à jouer. Que ça soit au niveau des transports en commun ou même de la voiture individuelle, la digitalisation peut largement servir à fluidifier le trafic. La solution repose à la fois sur la géolocalisation, l’information en temps réel et l’automatisation. L’idée est d’utiliser son moyen de transport de façon optimale en prenant compte de l’ensemble des facteurs externes ; une adaptation immanquablement liée à des investissements technologiques et financiers.

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La révolution numérique de la Mobilité demande un cadre législatif clair mais souple. C’est la condition sine qua non pour voir émerger des startups et de nouvelles technologies capables de répondre aux besoins variables des citoyens. Il faut miser principalement sur des concepts innovants, tels que les systèmes de voitures partagées en free floating (Cambio, DriveNow, Car2Go,...) ou encore les applications permettant de diviser les frais d’un trajet en voiture, comme BlablaCar. Les transports en communs doivent aussi avoir les moyens d’embrasser la révolution numérique afin d’être plus performants et créer de l’emploi. Bien sûr, nous ne pouvons pas nous permettre de restreindre cette vision de la Mobilité au transport de personnes. Le transport de marchandises, en tant que vecteur essentiel de notre économie, est aussi à considérer. Il ne faut pas oublier qu’il peut représenter jusqu’à 15% du transport routier intérieur d’un pays industrialisé. En Belgique, le transport de marchandises contribue globalement à notre économie à hauteur de 8% du PIB. Ce n’est pas très étonnant quand on sait que la Belgique est un carrefour en Europe, non seulement par son important réseau routier mais aussi par ses nombreux ports et canaux, ou encore son réseau ferroviaire. Dans ce domaine-là, la « Smart Mobility » peut s’avérer être une source de solutions aux grands problèmes de Mobilité qui ralentissent notre économie. Toutes les pistes doivent être explorées, sans tabou : de la livraison par drones à l’émergence de camions propres, sans chauffeur. Ces grands chantiers amèneront d’autres questionnements, en termes d’emploi par exemple. C’est pourquoi les Jeunes MR affirment qu’il faut lancer la réflexion au plus tôt la reflexion afin d’anticiper au maximum les dommages collatéraux issu d’un phénomène déjà en marche depuis plusieurs années et que les conservatismes s’entêtent à combrattre plutôt qu’à saisir comme une opportunité.

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Proposition #8:

Les Jeunes MR mettent l’accent sur la création de nœuds intermodaux performants

À notre époque, le « Mix Mobilité » est incontournable. Il met fin au « tout-voiture », hérité des années 80, sans pour autant tomber dans la dérive du « zéro voiture ». Pour que le « Mix Mobilité » fonctionne, il doit reposer sur des nœuds intermodaux fiables. Ceux-ci sont les articulations du réseau de transport car il permet à chaque individu d’aller d’un point à un autre ; de la façon la plus optimale, indépendamment de la nature de son moyen de transport. Plus ces pôles intermodaux sont forts et cohérents, au mieux se porte la Mobilité. C’est le principe de la « correspondance » réussie. Les Jeunes MR prônent un renforcement des nœuds intermodaux autour des grandes gares bruxelloises et wallonnes. Cela demande, bien entendu, une meilleure coordination entre les différents niveaux de pouvoir en charge de la Mobilité. Mais l’objectif serait d’obtenir, au minimum, deux choix de moyens de transport à proximité de chaque gare, peu importe sa destination finale. Cela comprend des espaces de parking en suffisance, évidemment, mais pas seulement. Vélos collectifs, espace de covoiturage, transports en commun, réseau en free floating doivent faire partie intégrante de ces nœuds intermodaux. Ce n’est que par l’offre que l’on suscitera un changement de mentalité plus rapide et plus durable.

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Agriculture et Ruralité NOS CONSTATS L’agriculture a toujours été intimement liée à l’environnement, non seulement parce qu’elle l’exploite – c’est la base de son activité – mais aussi car elle peut le modifier de façon positive, par la réintroduction d’une espèce disparue par exemple, ou de façon négative, via l’utilisation de produits chimiques nocifs pour la nature. La préservation de notre environnement est un défi supplémentaire pour les agricultures qui se voient déjà confrontées à une importante baisse du nombre d’exploitations agricoles, la libéralisation du marché et l’inversion de la pyramide des âges des exploitants. En Belgique, nous pouvons aussi souligner la difficulté que représente la disparité régionale en ce qui concerne les types d’agriculture ; la Flandre se concentre principalement sur des petites productions, comme le maraichage, peu cadrées par les directives européennes alors que la Wallonie vit d’une activité plus traditionnelle, soumise à d’importantes normes en la matière. Cette interconnexion d’obstacles doit être irrémédiablement prise en compte lors de toute réflexion sur les relations entre l’agriculture et l’environnement. Demander des efforts au monde agricole en ce qui concerne le respect de l’environnement n’est pas dénué de sens. Il est toutefois nécessaire de ne pas sombrer dans l’écologie punitive à tout prix. Il faut savoir que l’agriculture est un secteur qui produit énormément de gaz à effet de serre ; en particulier, le dioxyde de carbone. La Belgique peut cependant se vanter d’un bilan positif en la matière puisque la part de responsabilité de l’agriculture dans nos émissions de CO2 est en-dessous de la moyenne internationale. En 2014, nous nous situions cette part à 10,4% du volume total belge. En fait, si l’on prend l’année de référence de 1990, les émissions issues de ce secteur accusent une diminution de 21,3%. Dans le milieu agricole, ce sont les élevages qui produisent le plus de gaz à effet de serre. Les bovins sont à l’origine de la moitié des

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émissions de méthane (CH4), par exemple. Autre gaz à effet de serre : le protoxyde d’azote (N2O) se dégage dans l’air après utilisation de fertilisant azoté. Heureusement, la présence de ce gaz est en constante diminution, notamment grâce au recours plus fréquent à des engrais organiques. Ce comportement est profitable à la qualité de l’air mais aussi à la gestion des eaux souterraines. L’année passée, la Wallonie fêtait les vingt ans de l’application des premières mesures agroenvironnementales (MAE). Cette avancée politique a été très tardivement mise en place en Belgique, en raison de divergences profondes entre francophones et néerlandophones sur le sujet. On peut dire que, dans ce cas-ci, la régionalisation partielle de la compétence Agriculture a permis de débloquer certains dossiers. Or, en 2016, les MAE se sont accumulées et complexifiées, créant des cahiers de charge intenables et des lourdeurs administratives pesantes pour les agriculteurs. C’est pourquoi un choc de simplification doit être fait au niveau wallon, dans ce domaine.

Proposition #9:

Les Jeunes MR misent sur des projets « fermes-énergies » pour diversifier l’activité agricole

Cela fait plusieurs années que la diversification de l’activité agricole est au centre des débats. La pratique n’est, dans les faits, pas toujours simple à réaliser pour les exploitants agricoles : de nombreuses dérogations sont nécessaires à l’agriculteur qui souhaite varier ses activités afin d’en retirer un complément de revenu. Pourtant, cette diversification doit être largement encouragée alors que le secteur est en souffrance. Il est nécessaire d’accompagner au mieux les agriculteurs qui s’inscrivent dans cette démarche, à commencer par la formation.

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À l’heure de la naissance de l’Énergie « uberisée », le soutien à l’émergence de projets « fermes-énergies » peut représenter une formidable opportunité pour les agriculteurs comme pour les consommateurs. Concrètement, les agriculteurs qui le souhaitent pourraient être encouragés à devenir, soit des producteurs d’énergie « verte », soit des propriétaires de terrain loués au privé pour l’installation de générateurs d’énergie. Cette évolution devra inévitablement passer par une « phase test » afin de s’assurer de deux conditions : tout d’abord, le phénomène ne doit pas engendrer une nouvelle « bulle » spéculative comme cela a été le cas pour l’affaire des panneaux photovoltaïques. Ensuite, ces nouvelles « fermes-énergie » doivent éviter à tout prix de déstabiliser le réseau. C’est pourquoi cette avancée s’accompagne inévitablement du progrès technologique. À termes, ces projets pourraient représenter un renforcement de notre sécurité d’approvisionnement ainsi que l’indépendance énergétique de notre pays.

Proposition #10:

Les Jeunes MR en appellent à une harmonisation des stand en Europe

ards de qualité

Les hauts standards environnementaux de vigueur en Belgique dans le milieu agricole ont, sans conteste, une influence sur la capacité d’exportation de nos agriculteurs. Parce que la Belgique se soucie de son environnement, ces produits peuvent parfois être moins compétitifs sur le marché européen, face à des États membres moins regardants. Or, la Belgique exporte ses produits d’abord en Europe ! Et comme son PIB repose au 2/3 sur ses exportations, il va sans dire que cela concerne notre économie dans sa globalité. L’Union européenne est un marché intégré. En cela, il nous parait primordial d’assurer une harmonisation concrète des standards de qualité pour les produits alimentaires destinés à l’exportation entre États membres. Ainsi, on rétablit une forme d’égalité dans la libreconcurrence du marché agricole.

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Toutefois, cette mesure ne se suffit pas à elle-même. Non seulement, nous devons soutenir une offre alimentaire de qualité la plus large possible mais nous devons également conscientiser le citoyen dans ses choix. La volonté n’est certainement pas de lui enlever tout libre-arbitre. Les Jeunes MR préconisent une fusion de l’ensemble des campagnes de sensibilisation en faveur des produits belges vers la mise en place d’une stratégie globale de promotion du terroir, sous forme de communication à destination du grand public. Il est nécessaire également de valoriser le métier d’agriculteur, dans la société comme dans l’enseignement.

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