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www.jamespx.com Image de couverture : Jaya Suberg - James Perroux

A comme Amour Poèmes Recueil 12

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A comme Amour Poèmes recueil 12 2016 - 2017


Préfaces Cerner à quel genre poétique appartient l'univers de James Px., le rattacher à une école qui serait peut-être proche du surréalisme serait être réducteur et injuste. Le talent poétique de James est de nous amener à la frontière de l'invisible, dont il est un explorateur enivré, « D'un monde étrange dans lequel il se sent bien. » (Dixit l'auteur). Le poème café est un remarquable exemple de cette dérive de mots dans un imaginaire fastueux, où les métaphores défilent, paysages fous où le feu côtoie la neige, les océans les nuages et l'ivresse nait sous nos yeux, inoubliable alcool de mots qui pénètre dans nos corps, par l'incantation voluptueuse de tous nos sens. Il y a cependant un fil conducteur entre tous ces poèmes, une trame où l'on retrouve sans cesse abordés les thèmes de l'amour, de l'imaginaire, de l'enfance et cette indestructible neige qui hante ses poèmes et jalonne les voyages de sa propre vie. Ne passez pas à côté de cet univers si riche qui nourrira votre imaginaire au point de vous donner l'envie de devenir l'artiste de votre propre œuvre. Elisabeth Mesner

Lectrice assidue de ses textes, je n’hésite pas à le qualifier d’auteur aérien tant il embrasse tous les thèmes. Un paysage, un regard, un parfum, un mot…. Tout devient prétexte à l’écriture et la banalité se trouve transfigurée sous sa plume car James fait se juxtaposer des réalités même diamétralement opposées. Pour le lecteur c’est la naissance d’images plus que surprenantes et on se laisse aisément emporter par son style. Nadine Tabère


À propos de ma poésie La poésie est dans mon corps Né quelque part en Savoie, j’habite désormais dans le Var. Ces espaces de liberté comme la montagne et la mer, comme ses éléments naturels la neige, le sable, le soleil, le vent, le froid, la chaleur, la forêt, l'herbe et les fleurs, comme la couleur et la lumière m’ont nourri abondement les yeux et le cœur... J’ai fini par attraper un virus, celui de dessiner et d'écrire partout et n'importe où pendant mes heures perdues et trouvées. Lecteur, je vais vous faire une confidence, comme j'ai du mal à gérer ma ponctuation lorsque j’écris de la poésie, je n'en mets pas. Je me dis souvent à l’oreille, qu’un texte c’est comme une peinture, je ne dois pas le figer dans un cadre mais lui offrir une évasion expressionniste voir surréaliste ; où vous, lecteur, vous vous sentirez presque à la maison et son interprétation évoluerait selon votre nature psychique et sentimentale du moment. Je crois que le son, l'harmonie, le rythme et le sens du texte doivent être libres d’interprétation ! Il y a aussi pour moi le côté esthétique du texte qui est primordial et la ponctuation ne lui va pas ! Je parle pour mes poésies et non pas de ma prose et de mes nouvelles. C'est comme pour les rimes, souvent je reste dans un état de grâce, de transe et je me laisse emporter… J’oublie volontairement la mécanique comme seul pouvoir ; ce pouvoir « d’école classique » me coupe souvent l’herbe sous le pied et me fait perdre l’équilibre ! Et c'est dans mon équilibre musical et de sincérité brute que j'essaie de transcrire mon âme en conciliant l’intellect et la sensibilité, l’intuition et le calcul, la métaphore et le figuratif. Bien que j’aie une grande compassion à l’égard de l'homme, je ne perds pas de dévoiler mes confidences personnelles. Je suis un homme avec ses passions, ses désillusions, ses amours, ses rêves et ses peines.


On imagine on échafaude on théorise Et puis il faut confronter tout cela à la réalité C'est à ce moment-là que les poètes bâtissent des révolutions S'accrochent à la muse de chair ou d'air Presque tous les poètes en ont besoin Des révolutions tout droit sorties des laboratoires Que se passera-t-il demain Pour le savoir vivons l’expérience d'une révolution Choisissons la nôtre et ouvrons les portes La poésie est une suspension qui éclaire le monde

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Pour l'année 2017 et pour celles qui suivront c'est toujours bon de s'impliquer au moins moralement envers ceux qui n'auront pas ma chance celle de pouvoir tendre l'oreille d'écouter de raconter de rêver d'aimer toutes ses choses vivantes et essentielles à la vie d'aider comme on peut même qu'une pensée aide si l'on croit à la réciprocité car nul n'est à l'abri du pire comme du meilleur


Du port-salut au burkini 1816 Les moines reviennent d’exil après avoir fui les événements de la révolution française et l’aliénation des biens de l’Eglise. Ils arrivent à un gué, sur la Mayenne, appelé Port Rhingeard. Posant pied à terre, les Moines s’exclament : « ici est notre salut ! ». Le gué devient le « Port Salut » et l’abbaye devient donc l’abbaye Notre Dame de Port Salut. Les Moines cherchent à fabriquer du fromage pour conserver le lait, ainsi est né le Port Salut ! 2016 Après avoir été dérouté Le burkini débarque sur les plages françaises Imprimé de l'aliénation de la liberté Sur le cœur de cible -1-


Invisible échoué Il mue comme un serpent Mode de moules saines d'esprits Attaque d'un cargo de simplettes Articulées autour d'une chaine Le gardien phare du fruit défendu Nous éclairera sans doute Sur la torture du jour Sans gué ni pagaies Juste quelques « peaux limites » de conversations Cherchent à détendre Le lézard d'un dromadaire Et un hot-dog mayonnaise D'un acide gras À nous les petites chinoises Les anglaises n'aiment plus les pompiers Fini la barbe à papa Entre les cuisses d'une carthaginoise Beauté pure et grasse Cache-moi ces saints Suspendus à l'arbre de Judée Ces palmes velues Et cette chute d'eau et de rien Les crabes sont sous le sable Pince-moi je dois me réveiller Le panier est vide Vide de tout souvenir

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Ouf mon port-salut est dans le sac Et toutes ces pucelles qui se lâchent De plage en plage Vers où l'horizon va Qui jamais ne s'arrêtera En passant devant un kiki ou un bikini De peau en peau en plein milieu L'air déchiré fleurira Jusqu'à la nuit des temps L'amour d'être Habillé ou nu Rien ne m'angoisse plus Qu'une machine à laver Elle a trop d'option Sauvé Kiki s'est lire sur toutes les lèvres

« La vie est une maladie mortelle » -3-


La huitième note La huitième note Est la pierre de touche qui libère Dans l'armoire des oubliés Les rêves des autres La courbe qui fleure l'émotion À portée d'écoute Rendue à sa simple humanité Par le son de ses silences Et de ses symphonies La vie nous est donnée Hurle d'être conquise Même atteint Nous sommes vivants Ne tardons pas à réapparaître Et discernons le bien de l'éther L'éponge nocturne effacera le spleen Et l'aube découvrira la toile D'une nouvelle échappée -4-


Case départ De la cabane de la joie Je contemple émerveillé le lion Qui joue du trombone Avec un casque d'or sur la tête L’éléphant rose qui s'envoie en l'air Au-dessus d'une nuée de sauterelle La fille qui chante à l'animal révolté L'hymne à l'amour Par désinhibition Je te désire à la folie Passionnément Beaucoup un peu Et puis la réalité resurgit Le lion est mort étouffé L'éléphant m'a trompé Et la fille s'est tue Sic fiat -5-


À bon entendeur L'homme ordinaire N'est-il pas capable De scruter D'examiner De raisonner Pour éviter l’ignorance L'irréparable Esseulés Aux pieds du monde bleu Aux mains incolores Tous ces corps Anonymes S'immiscent à la sueur sèche Sur le champ des ambulances Les croyances S'enchevêtrent et disparaissent Sur le granit rose -6-


N'y-a-t-il pas quelque chose De contraire à la création Au large Les cormorans pêchent Tous les stigmates à la dérive Et les sirènes Les âmes débordées À vous Qui avez besoin davantage d’éthique Pour reprendre le contrôle du navire Et garantir la cargaison À bon entendeur Salut

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Elle est là Elle est là Infatuée à l'île bleue Désamarrée du lien funèbre Tissant l'obscurité à l'aurore Les yeux mi-clos Elle est là Affolée par des ondées Inoubliables et fragiles À sculpter le temps Autour des nuages Elle est là Emplie de fragments D'humilités et d'éloquences La succulence Clé de l'amour -8-


À ces fleurs À l'aube pluvieuse et rose Toutes les fleurs du palais Abandonnées ou abyssales Se métamorphosent La renaissance est une égérie À l'âme ascensionnelle À la fois humaine et adjective Toujours inconditionnée Jamais prisonnière Terrienne aux mille importances Elle cultive le pollen de l'amitié A l'audace d'affronter les géants De s'élancer d'une falaise Asséchée par la honte A la splendeur de la jeunesse Une ouverture d'esprit -9-


Sans tâche ni impureté Son cœur est poésie Une révérence à ces fleurs Dont le corps sentait bon

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Funambule Alors funambule pourquoi L'oiseau de paradis A échafaudé son nid Là où la cruauté Cloue à la branche La plus fragile L'espoir même D'un simple contre-jour Plus nous sommes libre Moins nous nous enfuyons Alors funambule pourquoi L'harmonie et la grâce Ne sont plus une priorité Sur le temps qui nous saigne Dans l'attente de rattacher Le défilement d'un ruban De roses et d'haleines - 11 -


Sur la pierre de nos amours La vie du félibre N'est plus une aventure Alors funambule pourquoi À travers la fumée Inconditionnellement Il me manque la voie De l'attention de l'absolu La brise retournera D'où elle vient Sur la colline des anges La perspective résiste Les assassins sont morts Alors funambule pourquoi Chaque nuit je rêve Dans la fièvre d'un autre Dont je ne me rappelle rien Et je me réveille De part et d'autre du chemin Ne me dites rien je sais L'indifférence tue l'amour Et si je m'en allais Contempler l'émanation

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Au delà de la chance D'un S.D.F à l'autre Le seul facteur qui ne craint pas les chiens N'est-ce pas la chance Unique capital qui rapporte Soit des dettes Soit des recettes C'est la fin d'un monde Celui de mon enfance Exposer mes enfants Contre la meute Annoncée depuis longtemps C'est les préserver Les mettre en condition de combat C'est aussi les sauver Soudain l'allégorie Plonge vos yeux dans ce monde - 13 -


D'une synchronicité factice À la fois fascinant Par son efficacité visuelle et musicale Mais en guerre Des tuyaux rouges Représentant Habituellement vos artères Sont suspendus à un arbre Et un goutte-à-goutte Dessine un ballet sonore Aux allures militaires Un corps apparaît C'est le votre Sans Domicile Fixe Ou Sans Difficulté Financière = Sans Dire Fuck Vous êtes mort La vraie chance n'est-ce pas D'atterrir en plein cœur de l'autre Avant qu'elle ne se retourne contre vous

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Je ne peux pas être autrement Je ne peux pas être autrement Ce que je suis Né à l'adret Au nord du tropique du cancer Entre les pattes d'un dahu Animal sauvage imaginaire Funambule des cieux Et le bleu d'une gentiane printanière Vivace frappée par la foudre Lorsqu'elle est offerte le mauvais jour Je ne peux pas être autrement Ce que je suis Et si la poésie Ne me servait à rien Ma vie serait comme le vol d'un éléphant Lourde de conséquence - 15 -


N'est-ce pas en se confrontant à l'inconnu Que l'on peut espérer Le connaître un jour Et toi raconte moi ta survie Je ne peux pas être autrement Ce que je suis Il y a l'emmerdeur du R+1 Qui est tout Tout et rien à la fois Et soudain l'ardoise Nous a généreusement assigné Sur l'échelle brumeuse À la lente gangrène de l’écœurement Sans cesse alimentée Je ne peux pas être autrement Ce que je suis Et si nous choisissions ensemble De vivre Comme un ruisseau Après un violent orage La poésie nous aidera encore À aimer et à onduler Car nous avons à vendre Ni haine ni cruauté

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Avant-coureur Relever ou écraser Seule la destination compte Dans ce berceau transformiste J’attends le sang des fleurs Pour noyer ceux qui s'arrogent des lauriers Dans les ruelles de la nécrose En compagnie de tous ses cancers D'une société nouée de perversion Et je sème Ce que je dois Une poésie pour interpeller Ne serait-ce qu'un peu d'équité Recueillir ou éparpiller Seule la destination compte Dans l'impatience de mes nuits J'observe toutes ces faces mièvres Incubant leur propre miasme - 17 -


Qui finissent par métamorphoser mes rêves Même les plus communs En cauchemars atroces Où la chevelure des anges S’accroche aux hanches des démons Au cœur de la forêt Des chairs oubliées Épargner ou condamner Seule la destination compte Dans ce jardin des délices Je parle sans m’écouter vraiment Une égérie s’avance À l'aube de ce premier jour Où mon parcours Est indissolublement étalonné Par cette flamme Entre l'insurrection et la grâce Seule la destination compte Celle de l'amour et de la paix

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Qui es-tu Es-tu le reflet Dévoyé de ce miroir La clarté jouissive De ce jour noir L’écho intrusif De cette pluie d’été Un hybride d’air Et de chair affrétée Es-tu le cœur Déchaîné de cet arpège Le battement insolite De ce florilège Le flamboiement amoureux De ce fard Un cil d’ombre Et d’étincelles - 19 -


Es-tu l’ensorceleuse De ma haie d’hêtres Ce bousculement Irraisonnable de mon être Une nature rebelle De mes nuits d'hiver Ce parfum d'épices Et d'alcools N'es-tu pas l'incidence De cet éclat de vers L’enluminure à fleur d'eau De mon jardin d’hier Un nymphéa amphibie Cette sculpture nu-pieds Au milieu du trèfle Qui savoure le merveilleux Et berce mon imaginaire

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Murmures J'ai survolé l'histoire Le mur d'Hadrien La grande muraille de Chine Le mur de l'atlantique J'ai vu s'écrouler le mur de Berlin Se renforcer l'américano-mexicain Je finirai ma course à Calais Au pied du mur J'ai lu l'histoire « Je n'ai rien à offrir que du sang Du labeur des larmes Et de la sueur » Churchill est mort avec son courage Non pas l'idée de rester vierge Français Je ne marche plus avec vous Gardez et récupérez vos colis I had no comment - 21 -


J'irai te chercher Là où la nuit est jour Où l'espoir agonise Où Easy-jet Te chie sur la gueule Sans prendre de précaution Où les bulldogs anglais Te pissent dessus Sans te prévenir En levant la patte Contre le mur végétal de Calais J'irai te chercher Là où la foudre Commandée par l'oppresseur S'éclate par hasard Sur tes enfants En train de jouer À la guerre De la guitare Ou à chat perché Au milieu du charnier De la honte et de l'impuissance J'irai pleurer le sang Qui a cousu Le son de ta voix Elle porte le jour Une robe à fleurs noires Blanches la nuit Les yeux penchés vers le sol - 22 -


L'ange gardien a perdu pied La cage est ouverte Il n'y a plus personne Il n'y a plus que ses murmures

o:-) LĂ -haut on voit tout MĂŞme Ă  travers les visages Les sentiments bleus - 23 -


Et après Rêveur du pays d'en haut Je profite encore de surfer Sur la dernière vague Il y avait un monde Et en voici un autre Je détournerai l’obscure parabole Pour apercevoir la nature Pâle et déclinante Pour ne pas oublier Avant de vous quitter Mon horizon a disparu L'autre a fini par l'effacer Je vivrai désormais Sur ma terre maternelle La poésie - 24 -


Fil rouge Tu as perdu le fil rouge Écoute Calypso Rose Reine pétillante et indocile Ou Dhafer Youssef par-delà le ciel Tu verras Les crocodiles se limer les dents Sur les plumes gonflées D'un oiseau étoile Et les lions se teindre la crinière Dans le vent pourpre d'une rivière De poisson-lune Et sans le savoir Tu entameras Ni noir ni blanc Ni souris ni éléphant Une nouvelle pièce Avec la sagesse - 25 -


D'un cœur effervescent D'un corps croissant D'un esprit immergé Dans l'intimité du monde Tu te confronteras À la vie Dans la jungle d'un quartier Ni pratiquant ni athée Juste un peu paumé Entre c'est trop d'la bebom Et nique lui sa race à c'bouffon Tu lui tendras tes mains De nouveaux repères Un peu de lumière Et quand il apercevra Sur la branche d'en face Un corbeau recruteur À la plume incisive À la parole persuasive Guettant un mineur Au fond démuni Ou une sister Accro à Candy Crush Ne soit pas pris Dans les rouages de la défaite Ou de l'indifférence Agissez ensemble Raccordez-vous au fil rouge

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J'ai un oiseau dans le cœur J'ai un oiseau dans le cœur Toujours prêt à décoller Vers des jours meilleurs Et me voilà face à mes contemporains Cherchons À éliminer nos vertiges Avant de déclarer La révolution Serions-nous en 1788 Pour éviter d'être has been Avec le tout béton et barbelés Nos cravates aux suffrages blancs Nous éco low cost En bâtissant des murs végétaux Pour cacher leurs impuissances Tout remonte un jour ou l'autre À la surface - 27 -


Comme la mauvaise herbe À chaque printemps J'ai un oiseau dans le cœur Toujours prêt à décoller Vers des jours meilleurs Le monde est bien trop vaste Pour deux cerveaux Où sont passés nos intellectuels Jean-Paul Sartre Soljenitsyne Et voilà nos deux mécanos L'un sorti du noir Loin des champs de coton L'autre sorti d'un cagibi Loin de la transparence Nos deux étoiles sans-gêne Désirent en finir Jouant à déchiqueter et gazer Civils et mémoires Tout ce qui est immobile et innocent J'aimerai connaître Les nouvelles règles du Monopoly Celui qui se joue en Syrie J'ai un oiseau dans le cœur Toujours prêt à décoller Vers des jours meilleurs

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Le casse-tête chinois Premier slogan d'un looser Terroriste de l'impuissance Qui cherche le point cardinal Celui de la confiance Entre le haut et le bas En évitant le centre du débat « Seul Celui qui méprise les sans-dents Aura la puissance » Le casse-tête chinois intervient On ne devient pas président Avec le mot prophète Collé sur le front Devant Youtube ou à la kermesse D'un village people On devient président - 29 -


Grâce à ce qu’on prétend Alliant rêve et réalité L’un des deux doit-être plus fort Le looser cherche encore Encadré par deux Mentos chocolat Un mentor acidulé Et suit un deuxième slogan Celui d'un faux-cul Du torchon et du papier toilette Qui cherche les caries sans les éradiquer Entre le palais de l'Élysée Et la cour des miracles « Seul Celui qui soigne les sans-dents Aura la connaissance » Le casse-tête chinois recommence On ne devient pas président Avec le mot promo Voltaire Inscrit sur le front En tête de gondole Ou face à la fontaine des quatre sans cul On devient président Grâce à ce qu’on vaut réellement Alliant fermeté et liberté L’un des deux doit-être plus fort Le faux-cul cherche encore - 30 -


Encadré par deux pies voleuses Une femme soumise Et je finis par mon propre slogan Moi piètre poète Qui pouvais-je bien être Sans oublier l'autre Sentez-vous mon âme cavaleuse « Seul Celui qui greffe son cœur à l'autre Aimera sa mort » Le casse-tête chinois m'interpelle On ne devient pas poète Avec le mot Tartuffe Inscrit sur le front Devant le jugement dernier Ou devant un sans papier On devient poète Grâce à ce qu’on ressent Alliant victoire et défaite Divisées à part égale Le poète cherche encore Encadré par deux oreilles loufoques Une satire équivoque « Juste retour, Monsieur, des choses d’ici-bas ; Vous ne vouliez point croire, et l’on ne vous croit pas. » Citation de Molière extraite de l'article "croire" - 31 -


À la seconde Sous une pluie battante Des milliers de feuilles s'éparpillent Sous nos yeux encore ouverts Tant de mots nous échappent Au sein du vent Rejoindre une dernière danse Avant de se reposer sur un sol émouvant Tu es peut-être effrayée Par le déluge de te confier Mais lorsque tu délivreras ton secret Au cœur des chrysanthèmes Tu ne seras plus seule Il n'y aura plus de mauvaises herbes Qui te pénétreront et t'étoufferont À la seconde Seul celui qui greffe son cœur à l'autre Aimera sa mort - 32 -


Émanation La vie a bien plus d'imagination que nous Enjamber les barrières Et ouvrir son cœur Voilà ce que le poète tisse À chaque cession avec son égide Une relation intime Qui imprègne subtilement Ses mots et vertiges Jusqu'ici tout va bien Les saisons s'accordent En genre et en nombre Le fardeau n'est pas juste Une question de volume Mais aussi de substance Quelques papillons se marient encore Aux fleurs à l'air pur Puisé à l'ardeur des hommes - 33 -


Quelques vieux racontent encore De vraies histoires Les yeux accrochés à la muse De chair et d'espérance Mais sommes-nous passé De la logique de l'honneur À une logique Plus narcissique Stoppons l'effusion Et en nous Cherchons le plus vivant Pour gérer la peur Et mobiliser son énergie Contre la violence et la haine Il y a un arbre carbonisé À la lueur du précipice Une balançoire en fer rouge Cherche un enfant Entre les branches noires De ses racines Et les débris du ciel D'un apôtre no futur Nous sommes là À manifester corps et âmes Dans l'obscurantisme D'une autorité permissive Alors résistons Avec ce parfum de légende qui circule - 34 -


Dans les escaliers de la vie Au-delà d'une vertu Esthétique révolutionnaire La mort âpre je vous le dis N'a ni odeurs ni sentiments La vie a bien plus d'imagination qu'elle Vivons

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Labyrinthe vital Si je n'ai jamais joué à la marelle Les pieds chargés de fluides Sur un tableau de Mondrian Au musé d'Orsay Défait un corset Avec mes lèvres gercées Au cœur d'un lit Tiède et désordonné D'une duchesse aux pieds de vers Je n'ai jamais triché non plus En m'exposant à l'autre Les mains couvertes de virtuosité Autour de la couleur sanctifiée Par les seins doux D'un Niki de Saint Phalle D'une grâce d'un Fernando Botéro Malgré mes promesses - 36 -


D'aller jusqu'au bout des choses Malgré mes coups de blues Mes coups de sang Les compromis Je n'ai eu droit à aucune chance Alors mes yeux verts Caressés par l'ombrage de la libellule Chercheront toujours Une sortie régulière Dans les empreintes énigmatiques D'un Niele Toroni Celles de la vie Et si vous pensez comme moi Que le sud réchauffe Et le nord inspire À l'épicentre de ce labyrinthe Il n'est pas surprenant D'entendre le silence Car le désir ne s'épuise jamais Corps et âme Suspendus à la branche du bonheur

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L'envol ininterrompu J’étais auprès de mon père Lorsqu'il est mort Et l'auréole est devenue La poésie d’une vie qui défile De la conscience À tout ce qu’on subit Des étincelles heureuses Des rafales malheureuses Qui brûlent les cœurs Inspirent les ombres La poésie est prophétique Une nouvelle voie après lui Comme s'il m'avait transmis des ailes Pour aller plus haut Je pense à lui à chaque chute de neige Qui défit mes sens - 38 -


Et face aux flots de critiques Extrêmement positifs Je conserve juste le négatif L’atteinte de ce point sensible A fait s'envoler les trames narratives Du récit de ma vie

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Butterfly effect Cinquante choses m'attendaient aujourd'hui Et la pluie m'a attaché au clavier du lit En mode pause Rêverons-nous tous D'intensité Mais si tout était intense Plus rien ne serait M'a soufflé Charles Pépin Mes sens ne sont pas aveugles Ni interdits Toutes ses larmes du soleil Qui ruissellent sur les stigmates de chacun Ne sont pas là par hasard Porter son monolithe Même minuscule Aux mieux être du monde - 40 -


Ne peut se faire Si t'ignore laquelle te convient À manier et à transporter Suis-je cet arc encore vert Que l'on veut tordre à l'envers De ce que je suis réellement Au-dessus d'un feu de camp La chaleur le rendrait plus fort Quelle jolie mort Comme ces organismes sédimentés Devenus charbon ou expérimentés La vie n'est-elle pas une succession D'effets papillon de transformations Prenons conscience de l'énergie De la pensée des mots De la matière du muscle Plus elle sera maîtrisée Plus nous vivrons en harmonie

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Contraste Cette journée nocturne Je l'ais expédié loin Très loin Au-delà du raisonnable D'errances en errances Les nébuleuses Dévoilent mes ombres L’initiation cambrée Proche de l’abat-jour Il neige sur mes douces empreintes Je les ais perdu Pourquoi ces cauchemars Les mots s'enfuient Le noir absorbe le blanc Le gris s'étale sur ma plume Et l'aube s'écrie - 42 -


Entrer en poésie Est-ce décider De prendre du temps pour soi Ou est-ce une échappatoire Pour gaspiller son temps Et enrichir les autres

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Sensibilité D'une brûlure noire Elle est l'embryon Multicolore De mille et une feuilles Qui rare habillent Tous les murs gris de nos vies La transe d'un affect Trouble et passionnel De nos nuits Blanches et froides L'allégresse à son égard Est ce relief mystérieux Un peu la voie Sur laquelle parcourent Les ombres fertiles Qui labourent nos rêves Les plus enivrant - 44 -


Et ensevelissent nos cauchemars Les plus saisissants Et si j'acquiesce À chaque sillon Une telle évidence Que ne pourrais-je pas Acquiescer Sensibilité Est cet être affublé Pour les uns Ou embelli Pour les autres Aucun de nous ne sait Ce que nous savons tous Le ciel est immuable

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À bout de bras À l'envers comme à l'endroit Sortant de la fournaise Danseurs de corde ou maladroits Nos bras pétrissent la glaise Géniteurs De tous ces divers chemins de vie Accidentellement De toute cette chronologie Peu importe s'écoule l'heure Fatalement L'un peint une toile argentée Écrit au fil des notes un roman Fond sonore de pensées Suintant des murs sanglants L'autre récolte le sel de l'amour Sème l'apaisement Rais dorés des abat-jour - 46 -


Illuminant tous les enfants L'artisan fidèle quitte la rime À bout de bras Des bras d'une grande liberté Semblables à une étoile filante Et d'une grande force Seule solution pour des mots Privés du futur promis Et lorsqu'ils seront invités à boire La boisson des Dieux Les yeux transcrits L'un dans l'autre Nous attendrons tous Au pied de la montagne blanche À l'ombre de l'arbre du paradis Quoiqu'il advienne La métropole unie du ciel

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Novembre Suivant la folle dérive des migrateurs J'enlace tous les bruissements d'ailes Dans le vent des cuivres Et des bois tournés Entraperçois des formes bizarres Descendre d'une écharpe nuageuse Des lèvres se délivrer aux miennes Des phalanges sous ma nuque Qui me la détiennent Le sol tremble Jusqu'au chœur des cœurs Serais-je hébergé incognito Dans la prose confortable D'une nécessaire opacité de l’être Orphelin du temple Baignant mes rêves - 48 -


Au lait de ses seins Écumerais-je l'eau du ciel Toutes ces pattes-d'oie Jusqu'à l'éclosion De vers tendres et profanes Sous vos yeux gourmands et curieux Au coin du feu Dans un nouveau monde Le notre

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Élégie blanche Y a-t-il une neige Qui nous cicatrise Dis-moi neige Qui nous cicatrise Il n'y a pas de neige Qui nous cicatrise Mais il y a celles Douces et cruelles Ces flocons de feu Suspendus à la crédence Dénudés jusqu'à la cendre De nos yeux De son fuseau d'éther Elle n'a pu s'enfuir Ni se raccorder à la fraîcheur Prendre sa part Face à l'ultime éruption - 50 -


Qu'engendre Au dos de la sirupeuse insolence Râle et asphyxie Sous la clé de sol D'un arc-en-ciel alcoolisé À l'abri de la neige D'une douceur éternelle L'homeless sa vie À l'humus perfide

« La poésie soigne tous les maux » - 51 -


La beauté est toujours comprise J'ai des frissons à l'idée D'ajouter une liqueur au brasero Dans ma chute J'atterris dans la cendre De la félicité Mes yeux défilent Le long d'un alignement D'arborescences Soleil dans le dos Une perspective Dont le point final est reconnu Dès l'apparition du jour L'obscurité me dévoile Les allées de la mémoire Son principal argument Imprime - 52 -


L'expression indispensable Son visage est là Mes lèvres nues Sur sa chair satinée Et lorsque je retournerai L'insigne de papier Rappelez-moi Ce que je dois vous dire La beauté est toujours comprise

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Destination inconnue Sur le meuble d'entrée Il y a ce timbre de glace Figé sur l'enveloppe vierge D'une lettre à la destination inconnue Une lumière bleue L'illumine chaque soir À l'invitation au voyage Le stylo transpire Le long de sa grise mine Cherche la main de son cœur Sous les pieds du globe de granit

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Acceptation Après un long silence Comme une libellule Sans ailes ni étang Un moustique collé à la vitre D'un taxi pour le terminus Je ne vivais pas vraiment Tantôt Projet vital pollué Époque Noircissant L'enfant prometteur Qui habitent nos sens Tantôt Projet vital salué Époque Déversant Toutes les couleurs vives - 55 -


Qui animent nos artères Heures Heureuses Lorsque J'accepte de m'interroger Heures Affreuses Lorsque Je me laisse mener par la peur Ne soyons pas dans la soumission J'ai lu ce poème avant-garde Écouté cette musique au cœur La plénitude m'imbibe Soyons fous Soyons fort Soyons dans l'acceptation D'être soi-même

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Sine qua none Tout reste à explorer À penser à édifier Mes yeux signent Entrouverts Une silhouette demi-lune Lové voltaire Dictame éclose Tout est parti d'ici D'une langueur assassine Deux mots suffisent La vue et l'esprit Sensibilité incandescente Jeux de miroir Désir sine qua none

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Théâtre d’ombres Voués à simplement servir De chair à canon Nos enfants boivent le sang Des sources et des lacs Sous le souffle des bombes Soufflement qui balaie Le dernier relief emblématique Rempart contre l'infamie Sur lequel dès l'aube La diplomatie à œillères Laisse hurler l'agonie Ses yeux qui s'enfoncent Dans les ruines de leurs foyers Vagabondage massif À l'abreuvoir de la pauvreté De toutes ses âmes distendues - 58 -


Qui retournent à la ligne Sans comprendre le sens Musique des cratères Qui invite la féconde sérénité Au suicide collectif Où la loi des tirants est déterminée Par le chacun pour soi Pour en sucer librement La moelle épinière Honte à l'immonde semence Qui initie à la barbarie L'avenir de l'innocence Comme une mâchoire sauvage Se nourrissant de cadavres Et de phantasmes endoctrinés Rappelez-vous La poésie soigne tous les maux Par la force psychique qu'elle imprime Sur les lèvres de l'embryon Vers tous les êtres Tatoués de lumière À l'interstice résistant Brûlons une bougie Une bougie Pour éclairer toutes ces ombres malades

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Songes roses pâles J'espère qu'elle pourra atterrir Ses amours sont tous morts Sur les débris de son présent Pourquoi repeindre le passé Sur les toiles de son futur Si personne ne vient la sauver Elle rêve d'un garde du corps J'espère qu'elle pourra atterrir Sans avoir besoin d'une armée Ni d'un flingue en plastique À quoi bon de tirer du papier La chasse est fermée Mais les corbeaux guettent Elle rêve d'un garde du corps J'espère qu'elle pourra atterrir Apprendre le langage du juste - 60 -


Non pas celui qui lorgne la fumée blanche Dans le marécage des doutes Celui au sourire d'enfant Maquillé avec les dents de l'amour Elle rêve d'un garde du corps J'espère qu'elle pourra atterrir Suivre les lignes dessinées par Dieu Ou soigneusement celles par la nature Peu importe abstraites ou simples Quelques-unes de mes œuvres préférés Ressource de beauté et d'expression Elle rêve d'un garde du corps J'espère qu'elle pourra atterrir Apprendre le langage du juste Sans avoir besoin d'une armée Suivre les lignes dessinées par Dieu Elle rêve d'un garde du corps J'espère qu'elle pourra atterrir Elle rêve d'un garde du corps

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À la grange des Clous Si vous êtes blessé ou malheureux Ou simplement de passage Il y a au monde un lieu Saint et sublime La grange des Clous Surplombant le lac Léman À deux pas du paradis Si vous passez par-là Respirez et contemplez la merveille Duel qui envoûte et guérit La clé est sous la pierre plate Aussi large et vivante Qu'un vol d'aigle royal Entre la croix en bois Le bûcher de fayard Et l'être qui vous anime Loin de votre orgueil De votre ennui passager - 62 -


À la grange des Clous J'ai appris à fendre le bois vert À foiner les herbes folles Les plus sages du regain À manier les rênes du traîneau Sur la neige verglacée Poupée le cheval de trait À allumer le feu de joie À étancher ma soif Conquise et éduquée Vu mes cinq ans tomber de fatigue Avant le goûter À la grange des Clous J'ai cueilli des cerises noires Comme la terre qui les engendre Des prunes plus goûteuses Qu'une pêche du Roussillon Saisi le mot bonheur Dans les yeux où je lis encore son âme Celle de mon grand-père Déclaré une guerre fratricide Aux fourmis rouges Aux mouches sur le cul des vaches Retourné la bouse Sur le visage d'une cousine Goûté le fruit défendu L'air au-dessus de la brume Pratiqué l'aube buissonnière

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À la grange des Clous Un temps C'est moi qui ai vécu Et mes aïeuls mes amours Loin des fracas de la vie Au plus près de la vérité Au plus près de mon sang Pourquoi encore ce bleu limpide Dans les yeux de grand-mère Maman je sais Je vois encore M Courir dans le champ de fleurs Jusqu'à la nuit tombée Un soir de pleine lune

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Soleil du destin Sur le qui-vive Ses yeux cannelles Poursuivent pas à pas Les dalles flavescentes Du jardin des sens Ma joie est telle Que mon souffle est dentelle Prêt à fleurir Sur la nuit qui se libère De sa coquille de jour Sentez-vous ce parfum délectable Qui rend l'écorce folle Sainement amoureuse Brise dorée et magenta L'ombre balancée brille - 65 -


Au pied de l'arbousier Somnole sous la douce étreinte D'une délicatesse ombilicale Ne plus reprendre haleine Jamais Juste par Aphrodite Arrivé au fond du gouffre Ciel je suis vivant Quel beau gîte Lieu de séjour L'écarlate rougeur Danse sur l'épiderme des cœurs Tout cet amour démantelé Me pousse contre elle Encore et encore L'amour est fait de beaux fragments

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Transi Quand l'hiver apparaît Quand la neige revient De l'angle déplacé Mon équilibre Transi à l'air amoureux On ne peut que savourer Et pour éclore Un jour d'hiver Lorsque son cœur s'est réchauffé Il faut s'éterniser Sur le verbe aimer

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L'amante de feu À l'heure où le jour lustre la nuit S'offrent des poésies À forger des vers Comme ceux de Nizar Kabbani « Aime-moi loin du pays Des représailles et des répressions Loin de notre ville saturée de mort » Des poésies à ouvrir les yeux La perception est la réalité Étendue ensorcelée Égarée dans la distance Dans les traces de l'hiver De courbes en traces directes De sommets en combes Mémoire dévalée D'une lointaine enfance À coups de sel - 68 -


Ă€ coups de miel L'amante de feu fusionne Une goutte bleue tombe du ciel Ce soir le monde se fait violon Dans son baluchon Elle a glissĂŠ l'essentiel Un dernier bouclier de mots Contre la terreur Les pierres ne se changent plus en neige Et les sapins en musiciens Son inspiration embrasse La terre abandonnĂŠe Dans la rencontre Dans l'amour

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Au marché de Noël Au marché de noël La chute des corps Animée par la même folie Je vois une paire d'ailes trembler Des enfants sans défense Ils sont tous là Sur la marbrure foncée du granit L'atmosphère en est intense Comme un pied de nez Aux idéologies de tous bords Un recueillement lourd D'appétences écoulées C'est l'esprit de Noël Dont sont bâtis Les amours indestructibles - 70 -


Il y a cette lueur symbolique Perfectionniste Intense et vraie Blanche pure Détachée de toute autre pensée Tout se trouve à découvert Des sans-abris Aux lumières Des ruches des abeilles Aux voyageurs en fil indienne Tous soutiennent la grisaille du ciel Au fond des yeux J'entends des cris J'entends des rires De retour J'écris en ce jour d'hiver Une énième fois Pourquoi

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Hasard web et sentiment Le hasard C'est quand Dieu Veut rester anonyme Et puis je m'en fous Le ciel c'est ouvert Sur une eau d'orange verte Mon corps hésite Entre le froid et l'obscurité Trop de prières Usent les genoux Adoucissent les mains Faut-il choisir Entre la plume ou le granit Pour se sentir bien Coexister

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J'ai dans l'oreille Encore les éclats de voix De mes sombres amours Qui trébuchent sur les pierres S'enfoncent dans les trous Je connais tous les instants Des grandes courses Le velours du papier de soi Combien de fois Me suis-je Accroché à la tiédeur de la couette Pour aller dehors Anxieux Dans l'air glacé Consulter le temps Combien de fois Me suis-je Connecté à la toile d'araignée Présentant la pluie ou l'orage À demi consolé par le retour Au confort relatif De quelques messages Ce qui me fait le plus peur Est-ce de les lire Ou ne jamais les lire Le hasard C'est quand Dieu Veut rester anonyme - 73 -


Rien n'est en dehors de nous Dans ce monde disloqué Plus qu'un maux existe La désunion Après chaque extinction Je mime cet homme cette femme En quête d’absolu Me confonds à cet arbre à cette fleur En quête d’éternité Quel cœur n'est pas capable De prendre toutes les formes Dans un rêve Je suis poisson lune Flottant sur l'au-delà En un mouvement Immergé et poli Comme ce galet que j'ai recueilli - 74 -


L'année dernière Au fond d'une rivière Et précieusement conservé Sur le rebord de mes nuits éventrées Au tain du miroir J'use le temps qui file D'un iris à l'autre Mains greffées Au papier de vers J'arrondi les commissures Et avec ce qu'il me reste d'air Je respirerai encore demain Tous ces divertimentos De vies et de mots Rien n'est en dehors de nous

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Confluence D'une confluence ironique De haine et d'amour Le gel des larmes Ne me glace plus L'enthousiasme n'est-il pas Le soleil des Hommes De la fluidité d'un échange Un premier pas sur la rencontre Libre et sincère Et l'aube naissant Soupirera devant nous Je sais De la cime des arbres La poésie voit tout Y compris ce qui est invisible - 76 -


Et si il y a moins de mots Dans le Larousse que d'êtres humains À nous d'en créer l'émergence D'en partager les fruits Vers nos heures immatérielles Dans l'humus fleurissant

« La poésie voit tout y compris ce qui est invisible » - 77 -


Marchand d’oublis De cet océan de misère S'exclut l'incidence amoureuse Du vide L'agonie se balança Entre les branchies D'une baleine terrestre Plus loin le carnage se prolongea Souffle coupé Dans l'anonymat du silence Au milieu des ruines La paroi translucide éclata Des visages d'enfants par dizaine Se lézardèrent comme un puzzle Chaque pièce se soutint Les unes aux autres Pour ne pas se disperser - 78 -


Dans l'abîme des cieux La nuit étala les survivants Sur des vapeurs irrespirables Le noir fut en feu Le papier brûla Plus un mot L'encre dessala D'eau en vin La vie but pour oublier sa propre fin Ivre morte Ses ombres traversèrent les profondeurs Sur un coulis de fruits rouges Bouches ouvertes À la recherche du plancton Pour rejoindre les derniers cétacés

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Chassé-croisé De ces feuilles tout s'est enfui à l'intérieur La bise dévoila l'écorce du nid Qui est derrière la nuit C'est moi le jour Il n'y a plus de place Ni pour la chaleur Ni pour le froid La bise s'en alla méditer entre deux sentiers battus Et revint souffler sur la même écorce Qui est derrière cet élan C'est toi-même Et le jour souffla à la nuit tout son amour

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D'une Arcadie à l'autre Pour tout je n’ai qu’un mot Et c’est l'amour J'y crois en silence À cette nuit là S'est suspendue Une sublime exaltation Il y a l'impassibilité De la fleur de lys Qui danse sur les ailes D'un rouge-gorge La fièvre de l'âge d'or Remplie d'idylles De la fébrilité des anges Qui ondule dans le miroir De cet amphithéâtre Qui résiste et coexiste - 81 -


Je ne suis pas là pour me servir Juste là pour servir Pour rien je n’ai qu’un mot Et c’est l'horreur J'y crois en aveu À la déracalisation S'est enduit Une alternative à la violence Il y a une infantile survivance Clouée à la planche D'un salut névrosé Une fenêtre ouverte Vers l'illégitime ignorance Et leurs ombres Sans lumière Pour qu'elles s'éternisent De cet amphithéâtre Qui n’existe pas Je ne suis pas là pour me détruire Juste là pour détruire

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Tout le monde peut être Tout le monde peut être lu Dans la lumière et le parfum Comme une porte d'entrée vers l’ailleurs Et si je ne trouve pas les mots J'existe à travers l'autre qui m'imagine Il vit dans mes poèmes Mes lèvres dialoguent pour le mieux J'écoute tous ses bruits sourds Module l'altération des sens L'émotion flottante Je suis ses yeux Distingue le chaud du froid Du vrai du faux À la fenêtre un lézard affolé se faufile Entre les pierres sèchent de la restanque Sa queue est restée dans la gueule - 83 -


Du chat qui tousse Tout le monde peut être vu L'autre est là Où on veut bien qu'il soit Nous sommes tous les deux sur la scène Des lèvres rouges Légèrement vieillissantes Chantonnent « piensa en mi » Il reste un petit LU Dans la boite en fer Nous n'avons plus notre jeunesse à vendre Tout le monde peut être entendu

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Happy home Cette nuit le froid a pris ma gorge Et celle des usagers de la voie L'animal social m'inspire et m'élève Crée la maxime de la différence Être différent N'est pas être une attraction foireuse Au corps amoindri et humilié Ou rutilant et aimé C'est un angle de vie Une contre plongée une chute libre Un état stationnaire une adéquation Je n'aime pas la danse sur glace Préfère rouler sur une route déneigée Mes oreilles sont sensibles au passé J'écris de mon lit sous une couette À la fois légère et enveloppante - 85 -


En duvet et plumette D'oies et de canards consentants Cent pour cent labellisée Sur ma « tab 4 10.1 » coréenne Devenu vieux il devient un enfant C'est le numérique qui te précède Comme un orage de grêle Tu n'as pas encore fini De frapper l'idée Que les mots s'inscrivent Sans préavis Est-ce une avancée cytologique Ou les prémices d'un monde Aux orgasmes virtuels Mon nano inspirateur Est sûrement en guerre Avec son accumulateur au lithium-ion Tous nos papillons se font rares Même à la messe de minuit Et vous ne croyez plus au père Noël Si j'avais un mal fou À profiter de la vie La poésie m'a offert cet outil d'exister À travers le gel le soleil brille Et le vent balaie la poussière De tous les paillassons Des maisons heureuses

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Le vers est dans le fruit Loin de moi d'être en devenir Un populiste Et d'arborer le bonnet d'âne De l'incapacité d'avoir honte Je pioche le passé dans les archives Comme l'autodidacte assoiffé Qui expérimente tout Et conserve ce qui est bon Digne d'être caressé Par l'œil d'un mal voyant Pour ne pas rejoindre La caravane des déshérités Ou vivre avant l'heure Dans un mauvais coup d'état Celui de ne plus être sans avoir été

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La couleur de l'orange attire Et son zeste regorge de vitamine Pourtant je ne mange que l'intérieur Je vais me faire violence Et presser l'ensemble Je me sentirai mieux Face à la grisaille du jour Ma seule exigence conservatrice Est d'aimer cette fleur Qui parfume mon cœur En toute saison Sans aucune raison Si ce n'est par amour Le vers est dans le fruit

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Réalité provisoire La libellule habillée de peinture A la mémoire mouvementée Dénuée d'ancrage La réalité l'entrave et l'hante L'atmosphère s'évanouit Dans l'encre de mes pensées Au réveil encore chaud Il ne m'est rien de plus utile que l'amour Comme chaque matin La lumière réapparaît À l'est de mes réminiscences Croyant m'apercevoir Elle en a décidé autrement Pour plonger son fluide Dans la mer du ciel - 89 -


Et s'efforcer d'attendre Le présent au pied de la toile Clouée au sol Son sang se glace À la vue d'une énorme araignée Je l'ai vu derrière ma tête Avec panache pour s'enfuir Ainsi la nuit L'étoile est encore gelée La lune est dans le caniveau La diva se tue Rejoindre l'antimatière Tout est à recommencer

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L’a priori L'incandescente aventure Certains l'aiment chaude D'autres très tendre Seul ou à plusieurs J'eus choisi la meilleure En voyage sur la peau du ciel L'âme oxygénée Je dormis sous le vent d'un rêve De nobles fées et libellules Et au lever du rideau Je parachevai par graver sur la pierre L'a priori de l'ère attendue Héroïque étoile fendue Intrinsèquement liée À la chair et à la terre Dès que tes oreilles toucheront Les lèvres de la liberté - 91 -


Tu seras destinée À baiser le champ Des fleurs et des disparus Non pas programmée À flirter l'indélicatesse Tu seras la jeunesse L'ébullition Au fond d'une braisière Où les mots Se mélangent et se brûlent Au-delà des sens Et naît ce fameux goût de vivre Cette fameuse épice universelle Qui transgresse l'estomac des mondes

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Come-back Comme un grain de sable À la source d'un désert sans bornes J'écris l'axiome de mes contretemps Il y a quelque chose qui m'attire Ce « je sais faire » à l'aimant Derrière la lune ternie À ce point entre deux infinis Mes plis s'étirent Le vent n'effacera pas mes entrelacs De cet exercice qui n'en finit pas Je cherche à dos de licorne À séduire mes adversités Dans cette cure insensée La mer ni bleue ni égouttoir M'invite à la transparence Poète de l'inflorescence Qui sait plaire à la fleur noire Épousera la beauté impérissable - 93 -


Non-dit Du non-dit au non-lieu Déterrons la trace de ses pas Qui tentent d'échapper à la vie Dessinons de nouvelles empreintes L'esprit retourné face au miroir De la prune sauvage Et suivons le sens du vent Qui dissout dans les airs Les feuilles les plus sombres Prisonnières et fragiles Scellées aux bras De la fille de joie De la femme éperdue De l'immaculée conception Laissons la pluie laver Tous ses morceaux de vers - 94 -


Qui débordent des trottoirs Laissons enfin parler le silence La femme battue aujourd'hui Sera la Marianne de demain Sein nu pour nourrir l'égalité

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Épistème À la clinique des rêves Le bouillonnement n'est pas honteux Vingt années de roses et de glaçons Par-delà le portail d'Ulysse Ce qui me fascine C'est la prisonnière du désert Qui dégorge tous les ventres mous De l'hémicycle des sangs fous L'ombre philanthrope qui ondule Sur les murs du monde Sans dénicher la moindre pièce d'or Ni même un cheval de Troie Ce paysage claustrophobe A besoin d'audace D'une prose aérienne Pour ne pas visiter les enfers Comme il a l'appétence - 96 -


D'amour de miel et de liberté Détaché du mât de son radeau La culture est son ultime chance Non pas celle qui reste Dans les mots ou sur les lèvres Mais celle qui nourrit les heures Parfume les secondes

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Fruit pressé Nuages noirs et gris Quelques blancs me sourient J'ai escaladé l'arbre pour voir le monde La pluie glacée du jour se déhanche Sur les pommettes roses reconnues Je marche sur la laine blanche À la cadence militaire et soutenue Un baiser volé au son des cloches Mains froides dans les poches Je sens couler son cher tremblement D'un bras à l'autre humblement Je suis l'étonnement perpétuel À l'idée mandarine et ponctuelle D'un paradis entre les jambes Nid sans paille où je flambe Je suis redescendu pour presser l'onde Quelques bleus me supplient Nuages pulpeux et sexy - 98 -


La fuite du jour De ses mains Tachetées d'eau de vie Des fils d'encre de seiche Cousent des vagues bleues Sur son manteau rapiécé Un chaos abstrait en camaïeu de gris De ses méandres La beauté s'effiloche Les cernes violet épuisés Laissent s'enfuir encore Quelques paillettes diaphanes À travers le chien-assis Les rives du ciel sépia Bordent la fuite du jour Avec le temps la mémoire a pâli Comme la photo de son amour - 99 -


Immortel par ses désirs Qui suivent l'arbre sans fruits Entre la croix du sud Et l'étoile du nord Ne vous inquiétez pas La fuite du jour s'est colmatée Dans un air de pastel À la veine préhensile de ma main

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La chute Dans le cercle de sa tour d'ivoire L'inspiratrice lactescente Au manteau pourpre Des montées et des descentes Sait que le berger des nuages a fui L'état de grâce absolu Rien n'est pire que la répétition Elle lui rédige un poème Qui exprime son admiration Parmi les dix huit vers Il ne reste à la fin de la mission Aucun survivant L'apothéose est à nouveau libre D'aller et venir dans le sanctuaire Où les oiseaux sont rois Elle était en quête d'un amour total Exclusif Qu'il ne pouvait pas lui accorder - 101 -


Sœurs jumelles Tu meurs tu vis Fil rouge d'une mélodie Sœurs jumelles Belles et cruelles Souvent occultées Elles aiment l'obscurité L'intérieur des corps La réflexion des corridors L'appel au secours Le bonheur-du-jour D'une ébauche à l'autre D'un cliché à l'autre Sur le fardeau des paupières Il y a le ciel et la mer L'espoir de découvrir L'espoir de s'enfuir L'ultime face à face Impudique et vorace - 102 -


Telle une perce-muraille Ronge les entrailles Mange ses métaphores Tel un monstre carnivore Tu meurs tu vis Fil rouge d'une mélodie Sœurs jumelles Belles et cruelles Encor un best of Du sang du bœuf Au coin d'une rue Viol d'un inconnu Nombril en confettis En pleine place d'Italie Entre les poux du canapé Joueur invertébré Il l'a mire Jaloux il tire Entre les fleurs du mur Ses couilles murmurent Demain je vais le publier Lunettes usées Il se croit séduisant Au moins une fois par an À la saint glin-glin Il signera la fin Tu meurs tu vis Fil rouge d'une mélodie Sœurs jumelles Belles et cruelles

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La citation L'aube et toutes ses leds bleues bercent l'insomnie En murmurant dans l'infini silence L'heure vient de me voir passer Pourrait-elle demander à la suivante De me donner la mesure humaine La bonne vibration qui endort le froid et noie la peur La force paisible qui gomme toutes ces parodies suspendues Je me suis emparé du commun Et abandonné des milliers de lieux qui recèlent bien des mystères Sur mon bureau Une citation étrangère L'amour est un stimuli réglé de désaccords et d'accords J'assujettis ma vie en écrivant parmi les feuilles blanches Selon l'évaporation de la neige Sur des pentes silencieuses le chemin s'inscrit C'est le mien et le tien - 104 -


Sur l'écume de l'équité Au fond des poitrines airent l'insaisissable Somnole le bleu nuit à la fenêtre Le bien-être Érigé en véritable philosophie S'endormir sur un cachemire de Mongolie Est un long moment d'union De l'autre côté Le temps n'a pas de pitié Même le dimanche les débris de la vie s'étalent Sur le parquet d'un château de sable Sur la boue d'un trottoir de fortune Sans aucun doute proche d'ici Un paquet de kleenex à moitié vide Une toux sèche un porte clé un peu d'espoir Encore un brin d'herbe une fleur douce à nos pieds Les squelettes de l'avenue ondulent sous le vent - 105 -


La perspective s'allonge jusqu'à la mer Suivre la ligne Écarter les poumons Et tous les cœurs abandonnés se rassembleront Sur l'écume de l'équité La vie est neuve Et bientôt les cadavres retourneront Flirter la chlorophylle Le mistral éparpille les graines de tournesol Les oiseaux chantent l'arrivée des beaux jours Et l'envie d'être heureux murmure Continuer à écrire sur les murs Comme un autiste libéré et captif

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Titre des poèmes recueil 12 (Période 2016 - 2017) Page 1 - Du port-salut au burkini Page 4 - La huitième note Page 5 - Case départ Page 6 - À bon entendeur Page 8 - Elle est là Page 9 - À ces fleurs Page 11 - Funambule Page 13 - Au delà de la chance Page 15 - Je ne peux pas être autrement Page 17 - Avant-coureur Page 19 - Qui es-tu Page 21 - Murmures Page 23 - o:-) Page 24 - Et après Page 25 - Fil rouge Page 27 - J'ai un oiseau dans le cœur Page 32 - À la seconde Page 33 – Émanation Page 36 - Labyrinthe vital Page 38 - L'envol ininterrompu Page 40 - Butterfly effect Page 42 - Contraste Page 44 - Sensibilité Page 46 - À bout de bras Page 48 - Novembre Page 50 - Élégie blanche Page 52 - La beauté est toujours comprise Page 54 - Destination inconnue Page 55 - Acceptation Page 57 - Sine qua none Page 58 - Théâtre d’ombres Page 60 - Songes roses pâles Page 62 - À la grange des Clous Page 65 - Soleil du destin Page 67 - Transi Page 68 - L'amante de feu Page 70 - Au marché de noël Page 72 - Hasard web et sentiment Page 74 - Rien n'est en dehors de nous Page 76 - Confluence Page 78 - Marchand d’oublis Page 80 - Chassé-croisé

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Page 81 - D'une Arcadie à l'autre Page 83 - Tout le monde peut être Page 85 - Happy home Page 87 - Le vers est dans le fruit Page 89 - Réalité provisoire Page 91 - L'a priori Page 93 - Come-back Page 94 - Non-dit Page 96 - Épistème Page 98 - Fruit pressé Page 99 - La fuite du jour Page 101 - La chute Page 102 - Sœurs jumelles Page 104 - La citation Page 105 - Sur l'écume de l'équité

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Remerciements Je tiens à remercier en particulier ma famille Et tant d'autres La vie

www.jamespx.com Image de couverture : Jaya Suberg - James Perroux

A comme Amour Poèmes Recueil 12

Copyright numéro 00051199-1 Tous droits réservés Reproduction interdite sans autorisation de l’auteur

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A comme amour recueil 12 illustré james perroux 16 02 2017  
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