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Mise en œuvre des enrobés à chaud 1°) Introduction : Dans les années 1950, le programme autoroutier qui démarre en France fait évoluer rapidement la profession. Les entreprises s’équipent alors en matériel moderne réduisant les tâches manuelles et augmentant les rendements. La mécanisation des équipes s’accélère avec l’importation de niveleuses, de finisseur ou de postes mobiles d’enrobage à chaud. Aujourd’hui, la plupart des tâches sont mécanisées. Pour les travaux routiers, les interventions «manuelles » sont liées à la petite finition avant le passage des compacteurs, au pilotage des engins et à la surveillance des conditions de sécurité des chantiers. Enfin, ces progrès se sont accompagnés d’une évolution des équipements de protection individuelle (EPI), lesquels permettent non seulement de travailler avec des équipements de protection de qualité, mais également d’augmenter la sécurité de tous sur le chantier par un meilleur repérage visuel. Cette chronologie succincte retrace l’évolution importante des procédés de construction de route visant à la fois l’amélioration des conditions de travail, de la sécurité, de la qualité et de la productivité. Elle témoigne du dynamisme d’une Profession qui innove et évolue en permanence, qui permet à la France de compter aujourd’hui les deux leaders mondiaux de la construction et l’entretien de routes.

2°) Le transport des enrobés : Le transport de l’enrobé bitumineux de la centrale d’enrobage au chantier s'effectue dans des véhicules à fond métallique préalablement nettoyé de tous corps étranger et de reliquats éventuels d’enrobés refroidis. Les camions utilisés pour le transport d’enrobés bitumineux doivent présenter des caractéristiques qui les rendent aptes à déverser les enrobés dans les matériels de mise en œuvre tout en évitant au maximum la ségrégation. Avant le chargement, il convient d’appliquer de manière limitée un produit antiadhésif (par exemple de l’huile végétale,) sur le fond du bac afin d’éviter le collage de l’enrobé.

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L’utilisation de gazole ou de mazout, même dilué avec de l’eau, de sable ou de poussier ainsi que de tout produit susceptible d’avoir une influence nocive sur la qualité de l’enrobé est interdite. Dans tous les cas, les enrobés doivent être protégés par des moyens appropriés, par exemple des bâches étanches, sur chaque camion contre les pertes de chaleurs et les intempéries. Ces moyens sont mis en place dès la fin du chargement et doivent y demeurer jusqu’à la vidange complète de la benne dans la trémie du finisseur.

3°) Préparation des surfaces à revêtir : 3.1°) Balayage et nettoyage: Immédiatement avant la mise en place de l’enrobé bitumineux, l’entrepreneur procédera au balayage et au nettoyage de la surface qui devra être parfaitement propre et exempte de granulats roulants, de végétaux et de toute souillure pouvant empêcher l’accrochage de l’enrobé à la couche sous-jacente. En cas de forte pollution le lavage sous pression avec une balayeuse aspiratrice est recommandé dans les zones de circulation de camions de chantier ou en zone rurale. La surface nettoyée doit être suffisamment sèche avant toute pose d’enrobés. 3.2°) Couche d’accrochage (émulsion): Avant de répandre l’enrobé à chaud, il convient d’assurer un bon collage entre le support et la nouvelle couche. Ce collage est obtenu par le répandage d’une couche d’accroche qui se fait en avant du finisseur. L’aspect de la surface doit alors être homogène et uniformément noir. En vue d’atteindre des répartitions homogènes de la couche d’accrochage et le respect des dosages consignés, l’utilisation d’une répandeuse à rampe de pulvérisation est recommandée. Dans la mesure du possible le répandage manuel est à réduire au strict minimum. Les zones avoisinantes, en particuliers les bordures, les rigoles, sont à protéger par des moyens adaptés.

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Qu’est ce qu’une émulsion de bitume ? Un

liant

hydrocarboné

est

d'une

manière générale un matériau adhésif contenant du bitume, ou du goudron, ou les deux. Le goudron n'étant plus guère utilisé en construction routière, au profit du bitume, on parle de préférence de liant bitumineux. La température de mise en œuvre se situe entre 65 et 80°C

Le liant bitumineux peut être un bitume pur, un bitume modifié ou un bitume spécial (bitumes durs, pigmentables, colorés, liants de régénération) ou un liant de synthèse. Si on mélange un de ces bitumes avec certains produits on obtient de nouveaux liants utilisés dans certaines techniques routières :  avec un solvant, on obtient un bitume fluxé,  avec une huile, on obtient un bitume fluidifié, 

avec de l'eau, et un émulsifiant on obtient une émulsion de bitume.

4°) La mise en œuvre : 4.1°) Période de mise en œuvre d’enrobés : En général, les enrobés bitumineux ne peuvent être mis en œuvre que si les conditions météorologiques (températures, précipitations et vent) permettent un compactage conforme aux prescriptions et une parfaite liaison des couches entre elles. 4.2°) Le répandage des enrobés (finisseur) : Les finisseurs sont apparus aux U.S.A en 1936. Ils ont été conçus pour la mise en œuvre d’enrobés chauds, mais il conviennent également à la mise en œuvre des graves traités à froid moyennant quelques aménagements spécifiques. Ce sont des matériaux mobiles et autonivelants. Ces matériels sont composés : - D’un châssis tracteur sur chenilles ou sur pneus, - D’une table flottante appelée communément « Screed ». A l’avant du finisseur, les matériaux sont vidés dans la trémie de réception de 5 à 15 tonnes de capacité, puis portés par le tapis convoyeur à l’arrière du tracteur et répandus devant la table par la vis de répartition. La table assure le nivellement, le lissage et le précompactage des matériaux. Elle est vibrante et peut être complétée par un dameur (tamper). Deux types de tables sont actuellement utilisés, la table conventionnelle pouvant travailler sur de grandes largeurs et la table télescopique hydraulique, qui permet de faire varier la largeur de répandage. Séquence/Thème Sq.13

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Les réglages d’épaisseurs (2 à 30 cm) sont obtenus par variation de l’angle d’attaque de la table, soit en faisant monter ou descendre les deux points d’attache des bras sur la tracteur, soit en agissant sur les deux vis de réglage placées de chaque côté de la table.

3°) Le compactage : Une fois répandu sur son support, l’enrobé se refroidit rapidement et il convient de le compacter le plus rapidement possible. Ce compactage est réalisé par : - Les compacteurs à pneus dont la charge par roue est comprise entre 2 et 5 tonnes. - Des cylindres lisses vibrants particulièrement efficaces. - Des cylindres lisses qui assurent un rôle de surfaçage pour effacer les traces laissées par les compacteurs à pneus. Un système de pulvérisation d’eau est à utiliser en permanence pour maintenir humide, mais sans plus, les surfaces de contacte afin d’éviter le collage de l’enrobé. Une panne sur le système de pulvérisation implique l’arrêt immédiat, hors enrobé chaud, du rouleau. Les compacteurs à pneus sont toujours équipés de jupes de maintien de température des pneus, suffisamment près du sol, afin d’en limiter le refroidissement sous l'action du vent et ceci quelles que soient les conditions atmosphériques au moment du compactage. Dans aucun cas un compacteur doit rester en arrêt sur un enrobé encore chaud, mais doit se garer en dehors des surfaces d’enrobés à mettre en œuvre et encore chaudes.

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