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Raphaële Frier - Clotilde Perrin

Raphaële Frier - Clotilde Perrin

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a l’heure PEDRO À 100 À L'HEURE

Pedro est un merveilleux facteur toujours pressé. La sacoche remplie de lettres, il file à toute allure sur son vélo. L’heure, c’est l’heure, il n’a pas le temps de s’arrêter ! Quand arrive la fin de sa tournée, Pedro se sent bien seul… Jusqu’au jour où mademoiselle Louise, l’institutrice, lui glisse un mot dans sa boîte aux lettres : « Moi j’ai le temps, et je t’attends »…

12,50 €

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Pedro est le facteur de Brockeville, un petit village perché sur une colline fleurie. Un merveilleux facteur, toujours à l’heure. Le jour se lève à peine quand Pedro commence sa tournée. Il remplit de lettres les sacoches de son vélo, et s’en va pédaler dans la campagne, de boîte aux lettres en boîte aux lettres. À sept heures précises, Pedro cale sa bicyclette contre le grand chêne de la ferme des Martin. — Un peu de lait tiède ? propose gentiment Simon le fermier. À peine sorti du pis de mes vaches ! Mais l’heure, c’est l’heure, Pedro n’a pas le temps de savourer le bon lait de Simon. — Non merci, une autre fois ! Et Pedro s’en va comme il est venu.

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À sept heures dix, il arrive à la boulangerie. — Une miche encore chaude ? propose monsieur Henri. La cuisson est à point ! Mais l’heure, c’est l’heure, Pedro n’a pas le temps de s’arrêter pour croquer dans le bon pain. — Non merci ! Pas aujourd’hui ! Et il repart comme il est venu.

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À sept heures quinze, Pedro passe la porte de la charcuterie. — Je t’emballe un saucisson pour ta pause déjeuner ? lui demande Bébert. Bien sec comme on l’aime chez nous ! Mais l’heure, c’est l’heure, Pedro n’a pas le temps de penser au casse-croûte de midi. — Non merci, je repasserai plus tard ! Et il repart comme il est venu.

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La tournée continue. Pedro pédale à toute allure, il double le tracteur de Pierre, et dévale les pentes comme un fou. Il dépose le courrier de Jules devant son café, tant pis pour le verre de limonade. Il salue de loin Gégé le jardinier, et chez Pauline la crémière, pas moyen de lui faire goûter un morceau de fromage. Car ce qui compte pour Pedro, c’est d’être à l’heure, un point c’est tout.

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À midi, il ne reste plus qu’une boîte aux lettres, c’est celle de mademoiselle Louise, l’institutrice du village. Au moment où Pedro gare son vélo devant l’école, elle raccompagne les enfants au portail. — Bonjour Pedro, dit-elle en souriant. La tournée est terminée ? Et si nous allions boire un verre chez Jules ? Juste un petit verre avant de reprendre ? Mais Pedro ne se sent pas très bien tout d’un coup. La tête lui tourne et ses jambes ne veulent plus avancer. Une immense fatigue s’est emparée de lui. — Désolé, mademoiselle Louise, je crois que je vais aller dormir un peu, on dirait que je n’ai plus de forces. Demain, peut-être ! Et il repart comme il est venu.

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Arrivé chez lui, Pedro se sent tout vide. Il a faim, il a soif, et il s’ennuie. Mais ce qui le chagrine par-dessus tout, c’est cette solitude qui pèse au fond de son ventre. Alors, il va se coucher, et s’endort en rêvant du sourire de mademoiselle Louise.

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Pedro à 100 à l'heure  

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