Page 1

FESTIVAL DE MARSEILLE - DANSE ET ARTS MULTIPLES PRÉSENTE

100 % MARSEILLE

UN SPECTACLE DE RIMINI PROTOKOLL


100 % MARSEILLE UN SPECTACLE DE RIMINI PROTOKOLL


100 % MARSEILLE Toute ville a besoin d’un imaginaire et d’un avenir. Les deux sont intimement liés. Tout avenir se construit en partant d’une réalité, en la lisant correctement, mais aussi en la transformant. Et en s’imaginant d’autres possibles. Les artistes et les projets culturels ont des rôles-clés à jouer dans ces processus de lecture, de transformation et d’imagination. Le Festival de Marseille se donne comme mission d’être un moteur positif et dynamique quand il s’agit de l’imagination de l’avenir de notre ville. En toute modestie, parce que les artistes ou les opérateurs culturels ne prépareront pas le futur tout seuls. Mais sans eux, un destin commun dans une grande ville métissée, où les habitants ne partagent pas forcément de passé, ne se développera pas non plus. Les espaces partagés qui permettent les rencontres, les ponts qui fédèrent plutôt que les murs qui divisent, les conversations ouvertes dont l’écoute est une partie intégrante : ce sont des notions et des valeurs qui méritent d’être réinventées et défendues tous les jours avec douceur, courage et conviction. Le temps fort de cette édition du Festival de Marseille, entre le 15 juin et le 9 juillet 2017, projette l’espoir radical qu’un avenir Marseillais commun soit possible. 100 % Marseille en est la fondation.

Les artistes de Rimini Protokoll, compagnie de Berlin, sont les maîtres d’un théâtre documentaire qui voit la réalité et les citoyens de nos villes comme des trésors avec un potentiel inoui. Mais il faut d’abord les lire, les comprendre et les écouter avec précision, concentration, et amour. 100 % Marseille veut offrir exactement cela : la possibilité de rencontrer Marseille et les Marseillais dans toute leur diversité, leurs désaccords parfois, mais surtout dans ce qui les unit et dans ce qu’ils partagent. À partir de cette rencontre et de cet échange, on peut commencer à s’imaginer ensemble dans quel Marseille on aurait envie de vivre en 2030… Avec les mondes politiques et économiques de cette ville, bien sûr, mais aussi avec la confiance que sans nous, les citoyens et artistes, tout projet d’avenir échouera. Parce que c’est l’humain, dans sa fragilité et sa force, qui en sera le moteur. Et c’est l’humain qui est au centre et que l’on aime dans 100 % Marseille. Et dans le Festival de Marseille, tout court.

Jan Goossens Directeur du Festival de Marseille


PROCESSUS

Tous les participants sont sélectionnés à travers un processus de réactions en chaîne. Ainsi, la première personne choisira la deuxième, la deuxième choisira la troisième, et ainsi de suite, jusqu'à la centième personne. Le premier chaînon est une experte de la ville de Marseille qui a produit les statistiques utilisées pour déterminer les critères de recrutement des participants. Tous les participants seront sélectionnés en fonction des cinq critères suivants : •Â  ge •S  exe •P  ays de naissance •Q  uartier de résidence •S  tructure familiale


POPULATION MARSEILLAISE EN 2013 : 855 393 RÉPARTITION DE LA POPULATION MARSEILLAISE SELON LE SEXE

RÉPARTITION DE LA POPULATION DE MARSEILLE SELON LES PROFILS

Naissances Femmes

Hommes

81 % 53 %

47 %

RÉPARTITION DE LA POPULATION MARSEILLAISE SELON L’ÂGE

en France

19 % à l’étranger

Région de naissance Europe du Nord

1 %

Europe de l’Est

1 %

Europe du Sud 2 % Afrique du Nord 9 %

17 % 32 % 29 % 8 % 14 %

Senior de 65 à 80 ou + Adultes de 40 à 64 ans Adultes de 18 à 39 ans Ados de 11 à 17 ans Enfants de moins de 10 ans

Afrique Subsaharienne 5 %

1 % Asie/ Océanie


DONNÉES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DE MARSEILLE PAR ARRONDISSEMENT Quartiers Nord

20 %

18 % Quartiers Est

28 %

34 % Centre ville

20 % Quartiers Sud

STRUCTURE FAMILIALE

Enfants d’un couple

10 %

Enfants d’une famille monoparentale

19 %

Adultes vivant seuls

5 % Adultes vivant en colocation hors famille

19 %

Adultes vivant en couple sans enfant(s)

21 %

Adultes vivant en couple avec enfant(s)

6 %

Adultes d’une famille monoparentale


« MARSEILLE, TAIS-TOI MARSEILLE, TU CRIES SI FORT QUE JE N’ENTENDS PLUS CLAQUER LES VOILES DANS LE PORT ».

Par Michel Péraldi L’imaginaire d’une ville n’appartient jamais tout à fait à ses seuls habitants. Il appartient aussi à ceux qui y passent et à ceux qui en rêvent. C’est d’ailleurs à l’ampleur de cette mémoire, sa résilience, qu’on peut reconnaître la puissance imaginaire d’un lieu. Marseille a le privilège d’avoir été, et d’être sans doute encore un peu une ville qui fait rêver depuis les plus lointaines contrées. La ville porte le poids des images que le monde s’en est fait. Elle fut un phare, un carrefour, elle a parfois tutoyé le monde qui le lui rend bien. Partout où quelqu’un s’est lavé au savon dit de Marseille (même s’il venait parfois d’Alep), partout où les toits se couvraient de tuiles de l’Estaque -celles qui servaient de fret de retour aux navires-, partout enfin où des marins et des voyageurs à l’escale, parlaient en des langues multiples du Vieux-Port. C’est là une caractéristique des villes mondes que les économistes relèvent peu. Ils ont tort, puisque c’est de rêves venus d’ailleurs qu’une ville peut renaître. Une ville ne peut renaître que des rêves qu’elle suscite ailleurs. Autrement dit, avec une précision nécessaire en ces temps de « panique identitaire », une ville ne peut renaître que de l’étranger qui rêve d’elle. Pour que Marseille soit conforme à l’image qu’elle a donnée et qui peut lui garantir de revenir sous les lumières, on doit y parler des dizaines de langues et les peuples doivent y débarquer, s’y croiser, s’y frotter. C’est très difficile dans un port sans voyageurs, sans marins, sans marchandises, (sauf du pétrole), sans travail pour des migrants (ni pour les autres).

Nombreux sont ceux qui ont probablement oublié les paroles de cette chanson des années 65 citées en exergue ; par ailleurs pas franchement inoubliables. Ce sont pourtant ces paroles qui me sont revenues en mémoire lorsque les organisateurs de 100 % Marseille sont venus me demander un texte liminaire à leur travail. Du coup, j’ai pris le temps de réécouter la chanson en entier (merci Youtube) et je me dois d’avouer que, amplifiées d’une portée quelque peu métaphorique, ces paroles disent assez justement ce qui me semble être aujourd’hui le régime imaginaire qui domine la ville : une ville dont le passé et les clichés qu’il anime crient si fort que l’on n’entend pas les claquements du réel, celui bien trivial et banal que donnent les statistiques et les données froidement compilées des recensements. Contentons-nous de quelques traits saillants. D’abord le plus évident, le territoire : Marseille est aujourd’hui une pièce d’un dispositif métropolitain étendu, quelque chose -pour dire vite- qui a la vague forme d’un triangle dont la base s’étend grosso modo de Fos, à l’ouest, à La Ciotat, à l’est,

on doit y parler des dizaines de langues et les peuples doivent y débarquer, s’y croiser, s’y frotter et dont les côtés, partant des bases, se touchent à Pertuis. Comment le savons-nous ? Tout simplement par les données des mobilités et des circulations banales. Les habitants de ce vaste triangle doivent, pour vivre de façon très ordinaire (travailler, s’amuser, « fréquenter », courir, marcher dans la nature, manifester, étudier, se soigner, etc), parcourir très régulièrement cet espace métropolitain dans tous les sens. Ce qui est le cas, avec des intensités et des amplitudes territoriales très différenciées, d’à peu près tous les citadins. Ils sont bien peu nombreux aujourd’hui ceux qui font tenir


les espaces de leur vie dans un territoire qui pourrait se parcourir à pied ou même en quelques minutes. Dans cette métropole « marseillaise » cependant, à la grande différence des autres zones urbaines françaises, cette consistance métropolitaine, ce territoire où s’organisent nos vies citadines, n’a pas de représentation politique. Il en a trop ou pas assez, pour être précis : trop, car il y a plusieurs « métropoles » politiques dans cette métropole territoriale et pas assez, car la « vraie », celle que l’Etat a très récemment imposé à des élus qui s’invectivent sur le sujet n’a pour l’instant encore aucune production tangible. Voilà, pour reprendre la chanson, que les cris des barons cachent le bruit des voiles… Et si Los Angeles est bien cette conurbation de presque 400 kms de long, Londres, Paris ou même Naples, sont les noms d’entités métropolitaines qui ont intégré des villes voisines jusqu’à parfois de longues distances, nous vivons ici dans une métropole sans nom, puisque chacune des communes qui la composent refusent grosso modo de porter le nom de celle qui en est, encore pour l’instant, la plus importante. L’urbanité ne peut pas être sans un nom commun, c’est un minimum.

acteur public (le PAM) dont l’essentiel de l’activité est le transfert pétrolier (le pétrole compose selon les années entre 75 et 85 % de son activité depuis les années 70). Marseille est devenu un port robinet, nécessitant peu de main d’œuvre et surtout quasiment aucune transformation locale de marchandises. Mais un port qui produit une rente (des taxes) que se répartissent l’Etat et les collectivités territoriales. Et aujourd’hui, en louant ses espaces pour des galeries marchandes, des salles de concert ou des musées, le port est aussi devenu un agent immobilier qui gère l’immense friche que constituent les emprises portuaires. On est donc très loin du port

Dans cette métropole, Marseille, la ville, se distingue par toute une série de traits sociologiques et d’activités. Ses habitants sont plutôt plus sédentaires que ceux des autres communes, en moyenne plus pauvres, moins actifs, avec un fort taux de chômage, et dire que Marseille est une ville plutôt dominée par le secteur des « services », ne rend pas franchement très clair le portrait mais décrit au moins une transformation radicale : Marseille, depuis la crise industrielle qu’elle a vécu et le changement d’affectation de son port, est devenue une ville improductive. Ce n’est ni une infamie ni une critique, juste l’énoncé du fait que la ville produit très peu de richesses matérielles. Les principaux employeurs sont des administrations, le port, ravalé au 84ème rang mondial pour le trafic de containers, est lui aussi un

Mais puisqu’on parle de phare justement, vous semblez oublier (me dit le lecteur attentif) que de nouvelles entreprises maritimes s’installent et pas qu’un peu : CMA CGM, le troisième acconier mondial ! Certes, et c’est sûrement une bonne chose pour l’emploi local que les employés de l’entreprise franco libanaise soient venus occuper la plus haute tour d’Euromed. Ce n’est pourtant que le siège administratif de l’entreprise. Ses navires par contre accostent rarement à Marseille et plus souvent à Tangermed où la même entreprise occupe en permanence un quai géant pour ses portecontainer (ou Port Saïd, La Valette et Rotterdam).

contrairement au « contrat social » qui régissait la « vieille » société industrielle, les « nantis » n’ont plus besoin des pauvres et les vivent comme une charge de commerce qui avait fait de la ville « un phare français qui balaye de sa lumière les cinq parties de la terre » (Albert Londres, 1927).

Un port rentier, une ville centre administratif, et une population d’employés


publics plutôt sédentaires (on compte à Marseille un des plus fort taux de propriétaires occupant de France). Or, parce que cette situation résulte d’une crise du monde économique antérieur, industriel et commercial, cette transformation a laissé sur le carreau toute une population littéralement privée non seulement de travail et de ressources mais d’avenir. Les travailleurs du port, les ouvriers de la navale, les ouvriers pour qui l’usine, le chantier et le port bien sûr, était non seulement leur vie, mais celle promise à leurs enfants et leurs descendants, pour des siècles. C’est la réalité de cette expulsion, de cette mise à l’écart que cache le mot sans consistance de « chômage ». À Marseille, des milliers d’habitants ne trouvent toujours pas leur place dans le monde qu’on leur promet. C’est d’autant plus un drame qu’ils se confrontent à d’autres mondes sociaux qui, eux, sans être des nantis, ont leur place dans cette société parce qu’ils travaillent, consomment, payent des impôts (les premiers n’en payent pas). Le second drame social c’est que, contrairement au « contrat social » qui régissait la « vieille » société industrielle, les « nantis » n’ont plus besoin des pauvres et les vivent comme une charge ; réciproquement, les pauvres ne tirent rien de leur cohabitation aux nantis et les voient comme des privilégiés. Cette fracture traverse les mondes ethniques, les clans, les familles, les quartiers. Dans la vieille société régie par les rapports de travail, si durs soient les affrontements, si violentes les discriminations et les inégalités, les ouvriers et les patrons partageaient une même conscience diffuse de l’utilité de l’autre. Aujourd’hui les frontières sont déplacées. Les « riches » ne sont plus des patrons mais des hommes d’affaire et les pauvres ne sont plus des travailleurs. Pour sortir la société urbaine de cette impasse, il faut bien sûr une relance économique, mais pas seulement, et fort probablement pas sous la forme d’un grand chantier de rénovation urbaine, celui que mène les politiques sous couvert de « relance économique ».

Un consensus s’est établi depuis une vingtaine d’années pour faire du développement culturel le moteur du renouveau de la ville. L’époque semble révolue où les syndicats ironisaient sur le remplacement des usines par les musées. Voilà qui est fait donc, mais il faut néanmoins lever un malentendu. Celui que fait régner une conception par trop mercantile et rentière des « industries culturelles ». On l’a très clairement perçu en 2013. Sans doute peut-on espérer que la multiplication des activités culturelles puisse amener dans la ville des entreprises, des publics et avec eux du travail et des dividendes. Mais c’est un peu illusoire et sélectif, car la grande généralité des « entreprises » culturelles sont des expériences à risque, où l’innovation se paye aujourd’hui du prix de la confidentialité et de la précarité. Marseille depuis une vingtaine d’années attire des artistes de rue, des troupes d’acteurs, des compagnies musicales, des plasticiens, des poètes, des écrivains, et bien sûr des danseurs, en pagaille ! Ils y viennent attirés par ce qu’est la ville aujourd’hui, du moins ce qu’elle paraît, bouillonnante des traces de son passé mais surtout accessible, bien trivialement même parce qu’on peut y trouver des ateliers, des logements à des tarifs sans concurrence, des solidarités et des opportunités. Tout ce petit monde d’artistes et de fadas qui pensent vivre leur art autant que d’en vivre sont ici aussi parce qu’ils y croisent les univers de la débrouille et de la contrebande tranquille, les savoirs faire artisans et commerçants, les solidarités ouvrières qui sont comme les témoignages archéologiques d’une ville qui fut cosmopolite, ouverte sur le monde et surtout, avec un sens aiguisé des affaires, une ville marchande, où tous, des patrons aux ouvriers, étaient toujours un peu des « mercantis ». Du coup, ce qu’il faut attendre des entreprises culturelles c’est d’abord qu’elles amènent dans la ville une jeunesse, ouverte au monde, cosmopolite, affranchie des préjugés de classe, cultivée… Mais fauchée !


D’ailleurs ils sont là. Pas un festival, pas une expérience créative, pas un spectacle de rue, pas un concert, pas une exposition qui n’ait amené ces dernière années à Marseille des jeunes que la ville fait rêver. Ils sont là désormais, dans les cafés, les théâtres, les friches, les compagnies musicales, les universités et même dans ces lieux culturels des cités que n’ont pas affamé la thatchérisation rampante que vivent les institutions éducatives et culturelles depuis quelques années. Ils sont là, jeunes, actifs, entreprenants, inventifs, tolérants… mais fauchés donc, ou pour le dire comme aujourd’hui, économiquement précaire et mobiles. Tout le malentendu est là en effet, lorsque les institutions urbaines et les notabilités attendent des « start up » et des sièges sociaux. Vision archaïque, dépassée, rentière. Le renouveau culturel est fait de précarité et de mobilité. C’est une autre évidence sociologique que de constater la disjonction entre urbanité et sédentarité. Habiter la ville aujourd’hui ne veut plus forcément dire y résider. Cette nouvelle « classe créative » comme disent les sociologues est aussi caractérisée par sa mobilité. Au minimum elle est métropolitaine, et parfois même transnationale. On peut aujourd’hui travailler régulièrement à Marseille et ne pas y habiter, ou inversement, habiter Marseille et travailler à Bruxelles (c’est un exemple parmi d’autres). Dans la mesure où

ces nouveaux citadins mobiles ne s’inscrivent pas dans les institutions politiques qui sont résidentielles et sédentaires, on les pense invisibles. Pour l’instant, sans doute, quoiqu’ils occupent la scène, les scènes, les espaces publics, mais pas encore les tribunes politiques. Ils sont là pourtant, et ils sont l’avenir de la ville. Michel Péraldi Anthropologue et sociologue, Directeur de recherche au CADIS, CNRS/EHESS. Il a publié notamment « Sociologie de Marseille » (avec C. Duport et M. Samson, La Découverte, 2015) et « Gouverner Marseille »(avec M. Samson, La Découverte, 2005).


DOMINIQUE CHIARINI      

Femme Adulte de 40 à 64 ans Née en France Quartiers Sud (La Castille, 8e) Adulte d’une famille monoparentale Je suis sociologue

1 %

• Je suis unique car je suis marseillaise, née en banlieue parisienne, d’origine espagnole et mariée à un Sicilien. • À la maison, je parle français et le « verlan » avec mes enfants. • Sur scène on peut me reconnaître par un tableau de Marseille offert par des amies. • Par la fenêtre je vois la pinède et la mer. • Je pourrais participer à une manifestation contre le sexisme. • Le slogan pourrait être « Zéro macho ! » • J’ai cette particularité de ne jamais ouvrir ma boîte aux lettres. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des klaxons. • L’odeur serait celle des pots d’échappement. • J’appartiens au groupe des Féministes et de la Pédagogie Freinet. • Je ne veux pas être assimilée aux sexistes, aux réacs, et aux racistes. • Ma question : Êtes-vous satisfaits du résultat des élections présidentielles ? • Je viens avec ma fille, Swann.


SWANN CHIARINI  Femme  Enfant de moins de 10 ans  Née en France  Quartiers Sud (La Castille, 8e)  Enfant d’une famille monoparentale  Je suis élève en primaire

2 %

• Je suis unique car personne n’a les mêmes yeux que moi ! • À la maison, je parle français. • Sur scène on peut me reconnaître par mon chien « doudou ». • Par la fenêtre je vois une pinède. • Je pourrais participer à une manifestation contre la guerre et contre les présidents racistes. • Le slogan pourrait être « Les racistes, allez voir un psy ! » • J’ai ce tic de me ronger les ongles. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui du vent. • L’odeur, celle des pins. • J ’appartiens au groupe des lectrices de la collection « l’école d’Agathe ». • Je ne veux pas être assimilée au groupe des petites pestes de mon école ! • Ma question : Pour qui vous avez voté ? • Je viens avec une amie de ma mère, Elsa.


ELSA PERSONNAZ

3 %

     

Femme Adulte de 40 à 64 ans Née en France Centre ville (Réformés 1er) Adulte d’une famille monoparentale Je travaille dans l’édition / communication

• Je suis unique car je suis née en Île-de-France, d’origine savoyarde, j’habite Marseille et je suis chanteuse dans un groupe de musique des Balkans. • Je parle français seulement (hélas !), quelques injures en patois. • Sur scène on peut me reconnaître avec le CD de mon groupe NOVA ZORA dans lequel je chante. • Par la fenêtre je vois mon jardin et le mur de l’immeuble d’en face. • Je pourrais participer à une manifestation pour le droit des femmes, des enfants, des migrants. • Le slogan pourrait être « Tous ensemble ! ! » • J’ai ce tic de tortiller mes cheveux et de me caresser les lèvres avec la mèche. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est la sirène des Ferrys. • L’odeur, celle des poubelles et des égouts. • J’aime aller à la mer mais je ne me baigne jamais. • Je ne veux pas être assimilée aux racistes et électeurs du FN. • Ma question : Qui voit la mer depuis son balcon ? • Je viens avec un ami, Dominique.


DOMINIQUE D’ANNA Homme Adulte de 40 à 64 ans Né en France Quartiers Est (La Barasse, 11e) A  dulte vivant en couple avec enfant(s) Je suis chef de service éducatif

• Je suis unique car je suis d’origine sicilienne, né dans le Nord de la France, et chanteur polyphonique. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par une aquarelle peinte par un artiste local, y figure le premier habitat dans le quartier du Panier que j’ai occupé étant encore étudiant. • Par la fenêtre je vois la colline, le château de la Reynarde au loin, l’autoroute, les trains. • Je pourrais participer à une manifestation pour la légalisation du cannabis. • Le slogan pourrait être « Légaliser pour mieux protéger ». • J’ai cette particularité de porter 2 paires de chaussettes. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est la corne de brume des paquebots. • L’odeur, celle du pain chaud. • Je fais partie d’une famille nombreuse, sur 6 enfants nous sommes 2 paires de jumeaux et j’ai moi-même un jumeau. • Je ne souhaite pas être assimilé aux personnes racistes, intolérantes, et encartées FN. • Ma question : Qui est contre la législation du cannabis ? • Je viens avec ma plus grande fille, Charlotte.

4 %

     


CHARLOTTE D’ANNA      

Femme Adolescente de 11 à 17 ans Née en France Quartiers Est (La Barasse, 11e) Enfant d’un couple Je suis élève au collège

5 %

• Je suis unique car je suis la seule de mon collège à s’habiller en mode Kawaii • À la maison, je parle français. • Sur scène on peut reconnaître par ma robe Pikachu. • Par la fenêtre je vois la colline, les bâtiments, la route et le train. • Je pourrais participer à une manifestation contre le sexisme. • Le slogan pourrait être « On est aussi forte que les hommes ! » • J’ai ce tic de me mordre la lèvre dès que je suis gênée. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le coassement des crapauds au printemps. • L’odeur est celle des sardinades. • Je suis cavalière depuis 7 ans au centre équestre des Plaines Gémenos. • Je ne veux pas être assimilée aux personnes racistes. • Ma question : Qui se sent heureux de vivre à Marseille ? • Je viens avec le collègue de mon père, Freddy.


FREDDY IBRAHIM Homme Adulte de 40 à 64 ans Né aux Comores Quartiers Est (La Capelette, 10e) Adulte vivant en couple avec enfant(s) Je suis éducateur

• Je suis unique car étant petit je chantais dans une chorale à l’église après avoir passé ma journée à l’école coranique. Je fête l’Aïd et Noël. • À la maison, je parle français et comorien. • Sur scène on peut me reconnaître par mon écharpe de l’OM. • Par la fenêtre je vois les bâtiments, Pinède Gineste, mon voisin qui copule. • Je pourrais manifester contre l’injustice. • Le slogan pourrait être « Pas de Justice, Pas de Paix ». • J’ai cette particularité de prendre 2 rendez-vous en même temps. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est : les chants des supporteurs de l’OM. • L’odeur, celle du pastis et du barbecue. • J’appartiens au club supporteurs des Winners du Virage Sud, et des bons vivants… • Je ne veux pas être assimilé aux personnes xénophobes. • Ma question : Qui boit un coup avec moi ? • Je viens avec mon amie, Saloua.

6 %

     


SALOUA ARAFATE

7 %

     

Femme Adulte de 40 à 64 ans Née en Afrique du Nord Centre ville (Lodi, 6e) Adulte vivant en couple avec enfant(s) Je suis éducatrice

• Je suis unique car d’un drame j’en fais une comédie ! • À la maison, je parle français et arabe. • Sur scène on peut me reconnaître avec un instrument de musique nommé le Karkabou, qui rappelle le bruit des chaînes des esclaves arrivés au Maghreb. Ça se joue avec le Guembri (sorte de guitare) qui représente le bateau des esclaves. • Par la fenêtre je vois un immeuble, la rue avec ses commerçants. • Je pourrais manifester pour l’ouverture de toutes les frontières ! • Le slogan pourrait être « La Terre appartient à tout le monde ! » • J’ai cette particularité de m’obstiner à vouloir jouer du Karkabou sans succès. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit ambiant des marchés. • L’odeur, celle du poisson. • J’appartiens au groupe des militants pour les droits de l’homme. • Je ne veux pas être assimilée aux personnes qui votent FN. • Ma question : Qui est la personne à qui tu as dit « Je t’aime » pour la dernière fois ? • Je viens avec un ami, Patrick.


PATRICK MAILLARD Homme Adulte de 40 à 64 ans Né en France Centre ville (Le Camas, 5e) Adulte vivant en couple avec enfant(s) Je suis chef de service éducatif

• Je suis unique car tout ce que j’engage et ce qui me définit est en rapport avec la mer. • À la maison, je parle le français. • Sur scène on peut me reconnaître par mon chasuble CGT. • Par la fenêtre je vois ma terrasse qui est une petite cour intérieure. • Je pourrais participer à une manifestation contre les inégalités sociales. • Le slogan pourrait être « De la dignité pour tous ! » • J’ai cette particularité de porter des vêtements qui rappellent le domaine du maritime. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est la corne de brume. • L’odeur, celle du port et la végétation des calanques. • J’appartiens au groupe des militants syndicaux de la CGT, nous menons des combats pour améliorer la vie de la population. • Je ne veux pas être assimilé aux gens qui s’enrichissent financièrement sur le travail des autres. • Ma question : Qui est pour vous la personne la plus importante de l’histoire de Marseille ? • Je viens avec mon fils, Manuel.

8 %

     


MANUEL MAILLARD

9 %

     

Homme Enfant de moins de 10 ans Né en France Centre ville (Le Camas, 5e) Enfant d’un couple Je suis en maternelle

• Je suis unique car j’ai 3 prénoms: Manuel, Daniel et Elie. Elie et Daniel sont les prénoms de mes deux grands-pères. • À la maison, je parle français. • Sur scène on peut me reconnaître par une guitare. • Par la fenêtre je vois la terrasse. • Je pourrais participer à une manifestation pour avoir plus de bonbons. • Le slogan pourrait être : « Des bonbons pour tous ! ! » • J’ai cette particularité de porter encore la tétine, voire deux tétines. Une pour la bouche, avec l’autre je me caresse le nez. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est la corne de brume des paquebots, que j’appelle « Vaisseau Pascal ». • L’odeur, est celle du poisson sur le Vieux-Port. • Je cours tellement rapidement que mes parents ont du mal à me rattraper. • Je ne veux pas être mélangé ni avec Augustin ni Sébastien qui sont dans ma classe. • Ma question : Qui aime jouer aux voitures « Cars » ? • Je viens avec un ami de mon papa, Frédéric.


FREDERIC FALZON Homme Adulte de 40 à 64 ans Né en France Centre ville (St Pierre, 5e) Adulte vivant seul Je suis professeur d’anglais

• Je suis unique car je ne peux pas penser à une chose sans envisager son contraire. • À la maison, je parle français et anglais avec moi-même. • Sur scène on peut me reconnaître par une kippa. • Par la fenêtre je vois des immeubles. • Je pourrais participer à une manifestation pour la paix en Syrie. • Le slogan pourrait être « Que Faire ? » • J’ai cette particularité d’aimer dessiner avec des stylos qui marchent mal. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le cri de la mouette. • L’odeur, celle du port et de la mer qui monte jusqu’à la Plaine. • J’appartiens au groupe qui s’interroge et veut agir en conséquence. • Je ne veux pas être assimilé aux intolérants qui insultent et déforment l’humanité. • Ma question : Qui, pour vous, fait le plus de mal à Marseille ? • Je viens avec un ami, Basel.

10 %

     


BASEL ABOU HAMED

11 %

     

Homme Adulte de 40 à 64 ans Né en Syrie Centre ville (Notre Dame du Mont, 6e) Adulte vivant seul Je suis gérant d’un café associatif

• Je suis unique car j’organise des soirées culturelles. • À la maison, je parle arabe. • Sur scène on peut me reconnaître par un verre de vin. • Par la fenêtre je vois le Cours Julien. • Je pourrais participer à une manifestation pour la justice sociale et anticoloniale. • Le slogan pourrait être « Police partout, Justice nulle part ! » • J’ai cette particularité de traverser quand le feu est rouge. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est : les cris de Cécile, la sdf qui vit dans mon quartier. • L’odeur, celle de la mer. • J’appartiens à ceux qui cherchent un sens dans la vie. • Je ne veux pas être assimilé aux racistes. • Ma question : Ça signifie quoi être un vrai Marseillais pour vous ? • Je viens avec mon fils, Yazan.


YAZAN ABOU HAMED Homme Enfant de moins de 10 ans Né en France Centre ville (Notre Dame du Mont, 6e) Enfant d’une famille monoparentale Je suis en maternelle

• Je suis unique car je sais faire du skateboard. • À la maison, je parle arabe avec mon père et français avec ma mère. • Sur scène on peut me reconnaître par ma darbouka. • Par la fenêtre je vois la rue. • Je pourrais manifester contre le gaz lacrymogène projeté lors des manifestations. • Le slogan pourrait être « Pourquoi vous faites ça ? » • J’ai ce tic de m’arracher les cheveux. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit des pigeons. • L’odeur, celle de la boulangerie de Notre Dame du Mont. • J’appartiens à ceux qui collectionnent les cartes Pokémons. • Je n’aime pas jouer avec les filles. • Ma question : Qui aime le chocolat autant que moi ? • Je viens avec un copain de mon papa : Mourad.

12 %

     


MOURAD ASSEUM

13 %

     

Homme Adulte de 40 à 64 ans Né en France Quartiers Nord (Les Arnavaux, 14e) Adulte vivant en couple sans enfant(s) Je suis artiste chanteur

• Je suis unique car à travers ma musique je donne le sourire aux gens. • À la maison, je parle français. • Sur scène on peut me reconnaître par ma guitare. • Par la fenêtre je vois l’usine de bonbons Haribo. • Je pourrais participer à une manifestation contre la mairie du 14e qui veut imposer la fermeture de l’espace culturel de « La Busserine ». • Le slogan pourrait être « Non à la fermeture des espaces sociaux ! » • J’ai ce tic de vérifier plusieurs fois si la prise de la plaque de cuisson est bien débranchée. • Le son que j’associe à Marseille est la fanfare de la Plaine. • L’odeur, celle du savon de Marseille. • J’appartiens au groupe des artistes de Marseille qui souhaitent faire avancer Marseille. • Je ne veux pas être assimilé aux personnes qui mentent. • Ma question : Qui trouve, comme moi, que Marseille est la plus belle ville du monde ? • Je viens avec Juliette.


JULIETTE DELGADO Femme Adulte de 18 à 39 ans Née en France Centre ville (La Plaine, 1er)

 Adulte vivant en colocation  J e suis étudiante aux Beaux-Arts

• Je suis unique car je peux être très rigoureuse et à la fois très désorganisée. • À la maison, je parle français. • Sur scène on peut me reconnaître par mon grand sac noir que j’ai depuis la 5ème, il ne me quitte jamais. • Par la fenêtre je vois mon voisin, en face de ma chambre, qui peint sur des grandes toiles. • Je pourrais participer à une manifestation pour un enseignement à l’école de nos droits en tant que citoyen ! • Le slogan pourrait être « Donnez-nous la possibilité de ne pas ignorer la loi ». • J’ai cette particularité de faire des câlins à mon chat avec ou contre son gré. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est l’eau qui coule dans le lavabo qui connote avec l’été, à l’eau qui coule dans la rivière, c’est fluide. • L’odeur, celle de la coriandre, c’est une odeur qui rappelle les marchés, Noailles, c’est populaire, vivant, ça appelle au voyage. • J’appartiens aux personnes qui aiment vivre à l’extérieur, passer du temps à la terrasse d’un café. • Je n’appartiens pas aux personnes qui sont en permanence sur leur téléphone. • Ma question : Qui aime passer du temps dans un café ? • Je viens avec ma colocatrice, Manon.

14 %

   


MANON LAVAUD

15 %

     

Femme Adulte de 18 à 39 ans Née en France Centre ville (La Plaine, 1er) Adulte vivant en colocation Je suis étudiante en architecture

• Je suis unique car j’aime porter des paillettes, du doré, du spectacle ! • À la maison, je parle français. • Sur scène on peut me reconnaître par une robe longue dorée. • Par la fenêtre je vois le haut des Réformés, des immeubles et des oiseaux. • Je pourrais participer à une manifestation contre le décret de Trump qui discrimine certains individus selon leur nationalité, les empêchant de rentrer sur le sol américain. • Le slogan pourrait être « Contre le décret de Trump et sa politique de discrimination ! » Mais je n’aime pas l’aspect publicitaire du slogan en général qui ne peut synthétiser le sentiment d’un groupe entier. • J’ai cette particularité de pleurer facilement. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit du vent. • L’odeur, celle de la pizza. • J’appartiens à ceux qui aiment cuisiner et manger. • Je n’appartiens pas aux gens qui manquent d’ouverture d’esprit et de délicatesse. • Ma question : Pourquoi Marseille est unique selon vous ? • Je viens avec mon frère, Esteban.


ESTEBAN FERNANDEZ Homme Adolescent de 11 à 17 ans Né en France Centre ville (Cinq Avenues, 4e) Enfant d’un couple Je suis au collège

• Je suis unique car je suis à la fois contorsionniste, « yamakasi », violoniste, tatoueur, dessinateur, photographe. • À la maison, je parle français. • Sur scène on peut me reconnaître par mon violon, qui a 110 ans, c’est un héritage de mon arrière-grand-père. • Par la fenêtre je vois un immeuble et des voitures. • Je pourrais participer à une manifestation pour la liberté d’expression artistique. • Le slogan pourrait être « Libérez l’art ». • J’ai cette particularité de dessiner tout le temps et partout, sur mes cahiers de cours, sur ma peau, je dessine même en pleine nuit. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le son des grenouilles du Parc Longchamp. • L’odeur, celle du Vieux-Port. • J’appartiens au groupe des personnes qui aiment explorer et rechercher de nouveaux lieux. • Je ne veux pas être assimilé à ceux qui font du mal volontairement. • Ma question : Qui pense qu’on devrait nettoyer la ville ? • Je viens avec mon copain, Tai-Ji.

16 %

     


TAÏ-JI PEREZ

17 %

     

Homme Adolescent de 11 à 17 ans Né en France Centre ville (Cinq Avenues, 4e) Enfant d’un couple Je suis au collège

• Je suis unique car je suis franco-japonais et j’ai un nom de famille d’origine espagnole. • À la maison, je parle uniquement français. • Sur scène on peut me reconnaître par mon cache-cou. • Par la fenêtre je vois des voitures et un immeuble noirci avec les volets toujours fermés. • Je pourrais participer à une manifestation pour l’égalité des sexes et contre le racisme. • Le slogan pourrait être « Tous unis, tous humains ». • J’ai cette particularité de m’imaginer beaucoup de choses quand j’entends un bruit ou que je ne connais pas quelque chose. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit des voitures • L’odeur, celle de la mer. • J’appartiens au groupe des créatifs : réalisation de films, dessins... • Je n’appartiens définitivement pas aux groupes des gens qui jugent chaque faits et gestes. • Ma question : Qui a déjà fait du théâtre ? • Je viens avec Marcel.


MARCEL FERRERES Homme Senior de 65 ans et plus Né en Afrique du Nord Quartiers Sud (Le Rouet, 8e) Adulte vivant en couple sans enfant(s) Je suis retraité, j’étais chef d’agence dans le secteur bancaire

• Je suis unique car je suis un boute-en-train, je suis un leader. • À la maison, je parle français. • Sur scène on peut me reconnaître par une photo de mon père habillé en Zouave (militaire) prise à Oran en 1929. • Par la fenêtre je vois un château. • Je pourrais participer à une manifestation contre le terrorisme. • Le slogan pourrait être « Vive la France ! ! » • J’ai cette particularité de vérifier toujours si ma porte d’entrée est bien fermée. •L  e son que j’associe à ma vie à Marseille est la musique d’Honoré de Marseille de Fernandel. • L’odeur, celle des égouts qui remontent à la surface. • J’appartiens au groupe de l’ANRO, association nationale des rapatriés d’Oranie, je m’occupe de filmer des évènements de cette association et je suis jumeau d’une fille blonde aux yeux bleus. • Je ne veux pas être assimilé aux gens des partis extrême droite ou extrême gauche. • Ma question : Qui a connu la 1ère structure du stade Vélodrome avant l’extension de 1971 ? • Je viens avec Julien.

18 %

     


JULIEN DALLET

19 %

     

Homme Adulte de 40 à 64 ans Né en Afrique subsaharienne Quartiers Sud (Le Rouet, 8e) Adulte vivant en couple avec enfant(s) Je suis dirigeant d’entreprise dans la sécurité

• Je suis unique car on dit que je suis toujours élégant. • À la maison, je parle français. • Sur scène on peut me reconnaître par ma tenue vestimentaire. • Par la fenêtre je vois des arbres. • Je pourrais participer à une manifestation contre l’ingérence de la communauté internationale des pays africains. • Le slogan pourrait être « Stop à la colonisation ». • J’ai cette particularité d’avoir toujours mon oreillette téléphone sur moi. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le cri des mouettes. • L’odeur, celle des poubelles. • J’appartiens au groupe des Chrétiens évangélistes. • Je n’appartiens définitivement pas aux personnes violentes. • Ma question : Seriez-vous prêt à vivre avec une personne d’une communauté différente ? • Je viens avec Lucie.


LUCIE TARDIVET

• Je suis unique car j’ai le contact facile, j’attire les gens, on se souvient toujours de moi. • À la maison, je parle français. • Sur scène on peut me reconnaître par la robe de ma mère décédée, qu’elle portait le jour de mon mariage. • Par la fenêtre je vois la mer, les bateaux de croisière, les mouettes. • Je pourrais participer à une manifestation pour l’augmentation du salaire de la retraite. • Le slogan pourrait être « Reconnaissance de nos années de travail ». • J’ai cette particularité de ne jamais finir ce que j’ai commencé (rangement). • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit des motos et des insultes des automobilistes. • L’odeur, celle des embruns. • J’appartiens au groupe des participants à la vie associative de quartier, club du 3ème âge, loto, club des commerçants… • Je ne veux pas être mélangés aux gens qui ne sont pas francs et qui sont faux. • Ma question : Est-ce que le plat typique de Marseille est le couscous ou la bouillabaisse, selon vous ? • Je viens avec une amie, Jany.

20 %

 Femme  Adulte de 40 à 64 ans  Née en Afrique du Nord Q  uartiers Sud (La Madrague, 8e)  Adulte vivant en couple sans enfant(s)  Je suis retraitée du service santé de la Défense


JANY FIORI

21 %

     

Femme Adulte de 40 à 64 ans Née en France Quartiers Sud (Périer, 8e) Adulte vivant en couple sans enfant(s) Je suis agent administratif

• J’ai des qualités de médiatrice autant dans mon travail que dans la vie de tous les jours. • À la maison, je parle français. • Sur scène on peut me reconnaître par des petites cuillères en argent, héritage d’un cadeau de fiançailles de mes parents. • Par la fenêtre je vois un beau château. • Je pourrais participer à une manifestation pour la lutte contre la torture. • Le slogan pourrait être « Si tu veux qu’on te respecte, commence par respecter l’autre ». • J’ai cette particularité de vouloir faire plusieurs choses à la fois. • Le son que j’associe à ma vie est le bruit de la circulation. • L’odeur, celle de la pollution. • J’appartiens à ceux qui aiment la nature. • Je n’appartiens plus au groupe des fumeurs et j’en suis ravie. • Ma question : Qui accepterait de faire un effort civique pour changer les choses à Marseille ? • Je viens avec un ami, Mike.


MIKE CAPOLONGO

• Je suis unique car tout ce que j’entreprends, je l’entreprends avec passion. • À la maison, je parle français. • Sur scène on peut me reconnaître par mes rollers. • Par la fenêtre je vois mon voisin Gilles, le jardin avec un énorme olivier. • Je pourrais manifester pour les motards en colère contre la taxe pollution motard. • Le slogan pourrait être « Motards en colère ! » • J’ai cette particularité de perdre et de chercher toujours mes clefs. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit des vagues. • L’odeur, celle du poisson frais du Vieux-Port. • J’appartiens au groupe des danseurs latinos, je vais danser dans toutes les soirées de la région. • Je n’appartiens pas aux gens orgueilleux et prétentieux. • Ma question : Qui veut faire avec moi la sortie en roller le vendredi soir qui fait le tour de Marseille ? • Je viens avec ma femme, Célia.

22 %

 Homme  Senior de 65 ans ou plus  Né en France  Quartiers Sud (Bonneveine, 8e)  Adulte vivant en couple sans enfant(s)  Je suis retraité, je travaillais dans l’imprimerie


CELIA CAPOLONGO

23 %

     

Femme Adulte de 40 à 64 ans Née en Asie/Océanie Quartiers Sud (Bonneveine, 8e) Adulte vivant en couple sans enfant(s) Je suis retraitée, j’étais infirmière

• Je suis unique car j’ai de l’empathie pour les autres, j’aime les gens et m’occuper d’eux. • À la maison, je parle le français. • Sur scène on peut me reconnaître par un livre de contes pour enfants. • Par la fenêtre je vois mon jardin avec un énorme olivier. • Je pourrais manifester pour le respect de l’environnement. • Le slogan pourrait être « Plus de covoiturage = moins de pollution ! ! » • J’ai cette particularité d’avoir toujours mon frigo rempli et de ne jamais le laisser vide. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit des vagues. • L’odeur, celle des embruns, de l’iode. • J’appartiens au groupe des danseurs latinos. • Je n’aime pas les gens mesquins et radins. • Ma question : Seriez-vous prêts à abandonner votre voiture pour moins de pollution à Marseille ? • Je viens avec Xavier.


XAVIER GRIMA Homme Adulte de 40 à 64 ans Né en France Quartiers Sud (Périer, 8e) Adulte vivant seul Je suis entrepreneur dans l’immobilier

• Je suis unique car j’ai le sens de la répartie. • À la maison, je parle français. • Sur scène on peut me reconnaître par ma sacoche, je suis toujours prêt à partir en voyage. • Par la fenêtre je vois la piscine de la résidence, je suis le seul à en profiter car personne n’y va jamais. • Je pourrais manifester en faveur de la Gay Pride. • Le slogan pourrait être « Chacun est libre dans la vie ». • J’ai cette particularité de regarder toujours si j’ai mon Iphone/ mon passeport. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est la sirène des marins pompiers. • L’odeur, celle de la mer, de l’iode. • J’appartiens au groupe des sportifs, des randonneurs. • Je n’appartiens définitivement pas aux groupes des fumeurs, des gens qui jugent rapidement sans vous connaître. • Ma question : Qui est né à Marseille ? • Je viens avec mon ancienne baby-sitter, Sarra.

24 %

     


SARRA KONATE

25 %

 Femme  Adulte de 18 à 39 ans  Née en Afrique du Nord  Centre ville (Endoume, 7e)  Adulte vivant seule  Je suis étudiante / professeur des écoles • Je suis unique car j’ai un métissage qui fait de moi une vraie citoyenne du monde. C’est ma grande richesse. • À la maison, je parle français, anglais avec mes amis et arabe avec mes grands-parents. • Sur scène on peut me reconnaître par mon pagne africain. • Par la fenêtre je vois une cour arborée avec une vue sur Notre Dame. • Je pourrais participer à une manifestation pour les droits de tous les citoyens du monde. • Le slogan pourrait être « Ne les oublions pas ! » • J’ai cette particularité de boire du thé tout le temps. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est : la chanson du « Café des Délices », même si elle ne parle pas de Marseille, elle m’y fait penser fortement. • L’odeur, celle de l’iode. • J’appartiens au courant spirituel des « Amoureux du Soufisme ». • Je ne veux pas être assimilée à tout ce qui est extrémiste, j’aime le parfait équilibre. • Ma question : Si vous deviez quitter Marseille, qu’emmèneriez-vous comme objet vous rappelant Marseille ? • Je viens avec ma filleule, Inès.


INES KONATE Femme Adolescente de 11 à 17 ans Née en France Centre ville (St Lazare, 3e) Enfant d’une famille monoparentale Je suis au primaire

• Je suis unique car je suis un caméléon, je m’adapte à tout. • À la maison, je parle le français et l’arabe. • Sur scène on peut me reconnaître par mon bracelet en argent. • Par la fenêtre, je ne vois que des bâtiments. • Je pourrais manifester à une manifestation contre le terrorisme. • Le slogan pourrait être « Non au terrorisme, non à la haine, non à la violence ». • J’ai ce tic de toujours toucher mon appareil dentaire. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit du trafic des voitures. • L’odeur, celle de la mer. • J’appartiens aux fans du chanteur OMI et des joueurs d’échecs. • Je ne veux pas être assimilée aux personnes racistes. • Ma question : Qui aimeriez-vous rencontrer comme célébrité Marseillaise ? • Je viens avec une amie de ma tante, Cloé.

26 %

     


CLOE BONANSEA

27 %

     

Femme Adulte de 18 à 39 ans Née en France Centre ville (Préfecture, 6e) Adulte vivant en colocation Je suis étudiante / professeur des écoles

• Je suis unique car je suis née le 24 décembre : je suis le plus beau cadeau de Noël de mes parents. • À la maison, je parle français. • Sur scène on peut me reconnaître par mes chaussures de randonnée. • Par la fenêtre je vois une cour avec des balcons, des toits en verrière. • Je pourrais participer à une manifestation pour l’environnement. • Le slogan pourrait être « Stop à la domination de l’homme sur la nature ! » • J’ai cette particularité de parler seule. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est la musique cumbia, qui me rappelle de nombreux concerts que j’ai pu faire sur Marseille. • L’odeur, celle de l’urine. • J’appartiens au groupe de ceux qui n’ont pas de smartphone et qui utilisent le téléphone juste pour téléphoner. • Je ne veux pas être assimilée aux personnes racistes. • Ma question : Où aimes-tu manger à Marseille ? • Je viens avec un ami, Ben.


BEN KACEMI Homme Adulte de 18 à 39 ans Né en Afrique du Nord Centre ville (Réformés, 1er) Adulte vivant seul Je suis professeur de physique-chimie

• Je suis unique car je me baigne toute l’année, même en hiver. • À la maison, je parle français le plus souvent, parfois arabe. • Sur scène on peut me reconnaître par mon sac à dos. • Par la fenêtre j’ai une vue imprenable sur les toits du quartier des Réformés, Notre Dame de la Garde et les Goudes au loin. • Je pourrais participer à une manifestation pour le revenu universel. • Le slogan pourrait être « Dignité pour tous ». • J’ai cette particularité d’être souvent dans la lune, distrait. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est : une voiture passant avec du JUL / Alonzo à fond. • L’odeur, celle de l’iode, du port. • J’appartiens au groupe des adultes qui iront à l’école toute leur vie. • Je ne veux pas être assimilé aux personnes communautaristes. • Ma question : Qui serait capable de piquer une tête dans la mer en janvier ? • Je viens avec une amie, Cécilia.

28 %

     


CECILIA POTIER-BARRETO

29 %

     

Femme Adulte de 18 à 39 ans Née en France Centre ville (Opéra, 1er) Adulte vivant en couple sans enfant(s) Je suis professeur d’italien

• Je suis unique car je parle 4 langues étrangères. • À la maison, je parle français, et très rarement espagnol avec mes grands-parents. • Sur scène on peut me reconnaître par mon maillot de foot de l’équipe du Paraguay. • Par la fenêtre je vois le voisin d’en face. • Je pourrais participer à une manifestation pour l’italien comme langue universelle de communication. • Le slogan pourrait être « L’italiano e bello, Italiano per tutti ! - L’italien c’est beau, italien pour grands et petits ! ». • J’ai cette particularité de regarder mon téléphone toutes les 5 minutes. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est : le cri des mouettes. • L’odeur, celle du parfum iodé de la mer sur la corniche. • J ’appartiens à un groupe de natation d’une association LGBT, mais je suis aussi de ceux qui travaillent en éducation prioritaire, aux féministes gayfriendly, aux amateurs d’opéra, aux amoureux des belles chaussures, de ceux qui ont vécu en Amérique du Sud. • Je n’appartiens définitivement pas à ceux qui votent extrême droite. • Ma question : Qui s’est déjà fait braquer à main armée à Marseille ? • Je viens avec un ami, Aliou.


ALIOU DOUMBOUYA Homme Adulte de 40 à 64 ans Né en Afrique subsaharienne Centre ville (Belle de Mai, 3e) Adulte vivant seul Je suis gestionnaire d’entreprise dans la publicité

• Je suis unique car je suis incollable sur Bob Marley. • À la maison, je parle français, anglais, wolof, peulh. • Sur scène, on peut me reconnaître par le vinyle de Bob Marley, dernier album sorti de son vivant. • Par la fenêtre je vois mon jardin. • Je pourrais participer à une manifestation pour la légalisation du cannabis ! • Le slogan pourrait être « One love, one heart, let’s get together and feel alright ! » • J’ai ce tic de vérifier si la porte est bien fermée. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit du mistral quand il souffle. • L’odeur, celle du pétard de haschich dans la rue. • J’appartiens au groupe des gens qui pensent que l’OM a des chances de gagner la Champions League ! • Je n’appartiens définitivement pas aux non-fumeurs. • Ma question : Qui a déjà vécu à l’autre bout du monde ? • Je viens avec Julien.

30 %

     


JULIEN FLORES-GARABEDIAN

31 %

     

Homme Adulte de 40 à 64 ans Né en France Quartiers Sud (Périer, 8e) Adulte vivant en couple sans enfant(s) Je suis créateur de bijoux et chroniqueur mode

• Je suis unique car mes empreintes sont les seules au monde. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par un oreiller. • Par la fenêtre je vois la rue. • Je pourrais participer à une manifestation pour la paix et l’amour et donc l’utopie. • Le slogan pourrait être « Donne-moi ta main et prends la mienne ». • J’ai cette particularité et « j’ai honte » mais je mets souvent mes doigts dans le nez. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit du klaxon. • L’odeur, celle de la bonne odeur des pâtisseries et la mauvaise odeur de la saleté. • J’appartiens au groupe des sentimentalistes, des romantiques. • Je n’appartiens pas aux gens qui font tout ensemble, partir en vacances… Je n’aime pas qu’on m’impose des choses ! •M  a question : Quel est le ou la Marseillais(e) à qui vous vous identifiez ? • Je viens avec Laetitia.


LAETITIA TASTET Femme Adulte de 18 à 39 ans Née en France Centre ville (Vauban, 6e) Adulte vivant seule Je travaille dans la communication

• Je suis unique car j’ai un humour d’enfer ! • À la maison, je parle toute seule. • Sur scène, on peut me reconnaître par une tortue doudou. • Par la fenêtre je vois des plantes sur ma terrasse. • Je pourrais participer à une manifestation pour la mixité culturelle. • Le slogan pourrait être « N’ayez pas peur des autres ». • J’ai ce tic de me toucher tout le temps le ventre. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des cris des supporters de l’OM. • L’odeur, celle des kebabs. • J’appartiens au groupe des amateurs de danse contemporaine. • Je n’appartiens pas définitivement pas aux groupes des gens malveillants, cyniques et sournois. • Ma question : Êtes-vous pour l’indépendance de Marseille ? • Je viens avec une amie, Marie-Laure.

32 %

     


MARIE-LAURE BARDY LAMORINIERE

33 %

 Femme  Adulte de 40 à 64 ans  Née en France  Quartiers Sud (Bonneveine, 8e)  Adulte vivant seule  Je suis community manager et responsable des relations publiques • Je suis unique car j’ai un petit grain de folie évident ! • À la maison, je parle avec moi-même. • Sur scène, on peut me reconnaître par une grenouille. • Par la fenêtre je vois la Villa Talabot. • Je pourrais participer à une manifestation contre la perte du patrimoine historique de Marseille. • Le slogan pourrait être « Transmettez vos valeurs à vos enfants, sinon ils vous jugeront ». • J’ai ce tic de vérifier mon système d’alarme. •L  e son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des cris des gabians. • L’odeur, celle de l’iode, des algues. • J’appartiens au groupe des royalistes (Monarchie constitutionnelle à la place de l’ordre de la République). • Je ne veux pas être assimilée aux extrêmes de quelque bord qu’ils soient ! •M  a question : Qui voudrait m’accompagner pour que je vous fasse visiter des endroits inconnus de Marseille ? • Je viens avec Nicolas.


NICOLAS TEUMA Homme Adulte de 18 à 39 ans Né en France Quartiers Sud (Pointe Rouge, 8e) Adulte vivant en couple sans enfant(s) Je suis aide-soignant

• Je suis unique car je suis authentique et généreux. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par ma barbe et mon chapeau noir. • Par la fenêtre je vois les bambous sur ma terrasse et le ciel bleu. • Je pourrais participer à une manifestation contre l’irrespect envers notre planète. • Le slogan pourrait être « Parle bien à ta planète mère ». • J’ai ce tic de faire les cent pas lorsque je téléphone ou m’impatiente. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des ricanements des gabians. • L’odeur, celle des sardines grillées. • J ’appartiens au groupe des personnes qui n’ont pas besoin de croire en une entité supérieure pour être heureux et avoir une raison d’exister. • Je n’appartiens définitivement pas aux personnes qui ne vivent qu’à travers leur écran de télévision. • Ma question : Avez-vous déjà profité d’une belle journée ensoleillée dans les calanques de Marseilleveyre ? • Je viens avec mon ami, Christophe.

34 %

     


CHRISTOPHE DE CESARE

35 %

     

Homme Adulte de 40 à 64 ans Né en France Quartiers Sud (Pointe Rouge, 8e) Adulte vivant en colocation Je suis sans emploi, ex-employé dans la restauration

• Je suis unique car je joue mal du piano, je chante, je cuisine, je suis du Panier. • À la maison, je parle beaucoup. Le français à peu près... • Sur scène, on peut me reconnaître par mon vinyle d’Elvis Presley. • Par la fenêtre je vois mon jardin, les arbres et les oiseaux. • Je pourrais participer à une manifestation contre un prochain mandat de Gaudin. • Le slogan pourrait être « Toujours deux sans trois ! » • J’ai ce tic de renifler sans raison. •L  e son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des cris des gabians. • L’odeur, celle du vent marin. • J’appartiens au groupe des épicuriens. • Je n’appartiens définitivement pas aux groupes des très religieux pratiquants, des religieux pratiquants, des religieux. • Ma question : Qui est marseillais depuis plus de 3 générations ? • Je viens avec ma colocataire, Audrey.


AUDREY LEPETIT Femme Adulte de 18 à 39 ans Née en France Quartiers Sud (Pointe Rouge, 8e) Adulte vivant en colocation Je suis chargée de mission pêche et doctorante en écologie marine

• Je suis unique car ma passion est d’éviscérer les poissons. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par un ciré de pêche. • Par la fenêtre je vois un arbre, un bout de mer. • Je pourrais participer à une manifestation pour une ville propre. •L  e slogan pourrait être « À Marseille, la bouteille c’est dans la poubelle ! » • J’ai ce tic de manger mes doigts. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le chant des crapauds. •L  ’odeur que j’associe à ma vie à Marseille est celle des pins à la maison. • J’appartiens au groupe de ceux qui trempent leur camembert dans la danette à la vanille. • Je n’appartiens définitivement pas aux groupes des fermés d’esprit, des pratiquants religieux. • Ma question : Qui a des origines viking ? • Je viens avec une amie, Elora.

36 %

     


ELORA TCHOUMBA MAZOYER

37 %

     

Femme Adulte de 18 à 39 ans Née en France Quartiers Est (La Pomme, 11e) Enfant d’un couple Je suis étudiante en information et communication

• Je suis unique car je vis dans une famille multiculturelle où différentes origines et différentes religions cohabitent sous le même toit. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon miroir : j’aime bien le maquillage et les soins capillaires. • Par la fenêtre je vois des gens qui prennent la vie du bon côté. • J e pourrais participer à une manifestation contre la faim dans le monde. • Le slogan pourrait être « Stop à la famine ! ! » • J’ai ce tic de me tortiller les cheveux et de me recoiffer tout le temps. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des klaxons des voitures. • L’odeur, celle des égouts. • J’appartiens aux groupes de ceux qui ont une religion, qui ont de la famille en Afrique et aux États-Unis. • Je n’appartiens définitivement pas aux personnes qui incitent à la haine comme le Front National. • Ma question : Qui a des origines africaines ? • Je viens avec mon frère Lamine.


LAMINE NDIAYE Homme Enfant de moins de 10 ans Né en France Quartiers Est (La Pomme, 11e) Enfant d’un couple Je suis au primaire

• J e suis unique car je suis calme et on dit de moi que je suis un rêveur, c’est pour cela que je suis créatif : je fais des constructions Lego et pâte Fi = =mo. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par ma casquette, je la porte tout le temps. • Par la fenêtre je vois les arbres. • Je pourrais participer à une manifestation pour avoir plus de vacances et moins d’école ! •L  e slogan pourrait être « Non au réveil matin ! Oui à la grasse matinée ! » • J’ai ce tic de me faire craquer les doigts ! • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit du tram. • L’odeur, celle de la pollution des voitures. • J’appartiens au groupe de ceux qui aiment visiter les musées, mon préféré est le musée de la « Marseillaise » ! • Je n’appartiens définitivement pas aux personnes malveillantes. • Ma question : Qui sait danser le hip-hop ? • Je viens avec mon petit frère, Falilou.

38 %

     


FALILOU NDIAYE

39 %

     

Homme Enfant de moins de 10 ans Né en France Quartiers Est (La Pomme, 11e) Enfant d’un couple Je suis en maternelle

• Je suis unique car à 3 ans je sais ce que je veux et personne ne peut me faire changer d’avis. • À la maison, je parle français et un peu wolof (dialecte sénégalais) avec mon papa. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon coussin dinosaure. • Par la fenêtre je vois le soleil. • Je pourrais participer à une manifestation contre les gens qui s’opposent à moi. • Le slogan pourrait être « Je fais ce que je veux ! » • J’ai cette particularité d’aimer grignoter, je suis très gourmand. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le chant des oiseaux le matin quand j’ouvre ma fenêtre. • L’odeur, celle de la friture des churros à la plage. • J’appartiens au groupe des enfants plein de vie, toujours prêt à faire des bêtises avec un grand sourire. Je suis fan de Pat’ Patrouille. • Je ne veux pas être associé au groupe des gens qui n’aiment pas le chocolat ! • Ma question : Qui aime faire des bêtises ? • Je viens avec un copain de ma sœur, Romain.


ROMAIN EGLE Homme Adulte de 18 à 39 ans Né en France Quartiers Est (La Capelette, 10e) Enfant d’un couple Je suis étudiant en DUT gestion/commerce

• Je suis unique car j’ai ce besoin de toujours aller plus loin. • À la maison, je parle français avec mes parents, anglais seul. • Sur scène, on peut me reconnaître par un bracelet souvenir de la marche des fiertés de Melbourne. • Par la fenêtre je vois le ciel. • Je pourrais participer à une manifestation contre le racisme et les discriminations. • Le slogan pourrait être « Arrêtons de regarder nos différences, concentrons-nous plutôt sur nos ressemblances ! ». • Je dois toujours retourner à ma voiture car je ne sais jamais si je l’ai fermée. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des voitures et des motos. • L’odeur, celle du poisson sur le Vieux-Port. • J’appartiens à la religion chrétienne mais aussi à la communauté LGBT sans en porter forcément l’étendard. • Je n’appartiens définitivement pas aux personnes qui se font « remarquer » ! • Ma question : Qui aimerait tout recommencer à zéro ? • Je viens avec Mélissa.

40 %

     


MELISSA CONTARET

41 %

 Femme  Adulte de 18 à 39 ans  Née en France  Quartiers Nord (Le Merlan, 14e) E  nfant d’une famille monoparentale  J e suis responsable administrative • Je suis unique car je joue du saxophone, je danse et je slame. • À la maison, je parle français avec une maman sachant parler arabe, un père sachant parler créole et anglais avec ma sœur. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon saxophone. • Par la fenêtre je vois un palmier dans un petit jardin. • Je pourrais participer à une manifestation pour que la diversité culturelle perdure ! • Le slogan pourrait être « Nous sommes voisins, amis, collègues depuis toujours ». • J’ai cette particularité d’acheter tout plein de produits pour cheveux et habits que j’utilise un an après. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le morceau de REM, It’s the end of the world as we know it, car il me fait penser au désordre de la ville. • L’odeur, celle du poisson du marché au Vieux-Port. • J’appartiens au groupe des optimistes. • Je n’appartiens définitivement pas aux fumeurs et soulards, en particulier ceux qui squattent les escalators et les ascenseurs. • Ma question : Qui participe à rendre plus chaleureuse la ville de Marseille ? • Je viens avec Christine.


CHRISTINE RAILLARD Femme Adulte de 40 à 64 ans Née en France Centre ville (St Charles, 3e) Adulte d’une famille monoparentale Je suis conseillère clientèle à la banque

• Je suis unique car j’aime faire partager mes curiosités. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par le livre L’Idiot de Dostoïevski. • Par la fenêtre je vois un bout du ciel. • Je pourrais participer à une manifestation contre la construction du casino à Marseille. • Le slogan pourrait être « Du pain sans les jeux ». • J’ai ce tic de faire des listes interminables. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des klaxons. • L’odeur, celle du thé à la menthe de la pâtisserie de la Porte d’Aix. • J’appartiens aux groupes des amoureux de la Russie et de Dostoïevski, aux admirateurs d’Olympe de Gouges, aux fans de la Traviata, et aux amoureux de la bibliothèque l’Alcazar. • Je n’appartiens définitivement pas au groupe de ceux qui veulent aseptiser la ville ! • Ma question : Qui voudrait reverdir la ville avec moi ? • Je viens avec une amie Rachida.

42 %

     


RACHIDA SADELLI

43 %

     

Femme Adulte de 40 à 64 ans Née en France Centre ville (Chartreux, 4e) Adulte d’une famille monoparentale Je suis employée

• Je suis unique car je suis dynamique, branchée sur des prises électriques. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon sac de plage. • Par la fenêtre je vois des arbres et le ciel. • Je pourrais participer à une manifestation contre la Loi Travail. • Le slogan pourrait être « Loi Travail = loi au rabais » • J’ai ce tic d’écouter une fréquence radio sans intérêt. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des cris des commerçants sur les marchés. • L’odeur, celle du mélange de l’air marin du Vieux-Port avec les épices de Noailles. • J’appartiens au groupe des amoureux du thé à la menthe et gâteaux arabes du centre ville. • Je n’appartiens définitivement pas aux communautaristes. • Ma question : Qu’est-ce qui te ferait quitter Marseille ? • Je viens avec ma fille, Léna.


LENA SADELLI Femme Enfant de moins de 10 ans Née en France Centre ville (Chartreux, 4e) Enfant d’une famille monoparentale Je suis en primaire

• Je suis unique car je suis gentille et généreuse. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon doudou. • Par la fenêtre je vois un parking et une maison. • Je pourrais participer à une manifestation pour du gâteau au chocolat au lieu de la soupe. • Le slogan pourrait être « On veut manger pour grandir » • J’ai ce tic de monter mes manches. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des travaux. • L’odeur, celle de la glace au chocolat du « Gelatino » de l’Estaque. • J’appartiens au groupe des amoureux de la télé (Disney Channel). • Je n’appartiens définitivement pas aux personnes qui portent des survêtements, qui ne portent pas du rose ni de paillettes. • Ma question : Qui se sent fier d’être marseillais ? • Je viens avec ma grande sœur, Farah.

44 %

     


FARAH SADELLI

45 %

     

Femme Adolescente de 11 à 17 ans Née en France Centre ville (Chartreux, 4e) Enfant d’une famille monoparentale Je suis au collège

• Je suis unique car je suis sympa, avenante et rigolote. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon téléphone. • Par la fenêtre je vois un arbre. • Je pourrais participer à une manifestation contre le racisme. • Le slogan pourrait être « Tout le monde est le bienvenu ». • J’ai ce tic d’allumer mon téléphone même sans notification. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui de la cloche de l’église le matin. • L’odeur, celle des boutiques neuves. • Je fais partie des gens qui aiment la danse hip-hop. • Je n’appartiens définitivement pas aux personnes violentes. •M  a question : Qui connaît tous les quartiers de Marseille ? • Je viens avec Karine.


KARINE JAILLON Femme Adulte de 40 à 64 ans Née en France Centre ville (Belle de Mai, 3e) Adulte d’une famille monoparentale Je suis logisticienne

• Je suis unique car à l’âge de 41 ans, j’ai obtenu un diplôme d’acupuncture qui a transformé ma vision des choses et ma vie. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par un puzzle. • Par la fenêtre je vois des arbres, les toits des maisons, des tourterelles et des couchers de soleil. • Je pourrais participer à une manifestation contre la violence envers les enfants. • Le slogan pourrait être « Stop à la fessée ! » • J’ai cette particularité d’acheter des livres que je ne lis pas. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le cri du gabian. • L’odeur, celle de l’iode. • J’appartiens au groupe de celles et ceux qui se déplacent à vélo dans Marseille. • Je ne veux pas être assimilée à une Bobo. • Ma question : Seriez-vous prêt à ne plus vous déplacer en voiture dans la ville ? • Je viens avec Julien, mon fils.

46 %

     


JULIEN PALLINI-JAILLON

47 %

     

Homme Adolescent de 11 à 17 ans Né en France Centre ville (Belle de Mai, 3e) Enfant d’une famille monoparentale Je suis au collège

• Je suis unique car je suis doué dans tout ce que j’entreprends, j’ai d’ailleurs un an d’avance et je joue de la flûte traversière. • À la maison, je parle français avec ma mère et mon frère. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon survêtement et mon écharpe de l’OM. • Par la fenêtre je vois des arbres et des immeubles. • Je pourrais participer à une manifestation contre la loi El Khomri. • Le slogan pourrait être « El Khomri arrête tes conneries » • J’ai ce tic de mordiller tout le temps mon stylo. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des vagues et du vent. • L’odeur, celle des égouts. • J’appartiens au groupe des fans de l’OM. • Je n’appartiens définitivement pas aux hipsters et aux fumeurs. • Ma question : Qui est déjà allé au stade Vélodrome ? • Je viens avec une amie de ma mère, Saskia.


SASKIA FITTE-DUVAL Femme Adulte de 40 à 64 ans Née en Europe du Nord Centre ville (Belle de Mai, 3e) Adulte vivant en couple avec enfant(s) Je suis conseillère en insertion

• Je suis unique car étant allemande de naissance et marseillaise d’adoption, j’ai réussi à faire un bon cocktail des deux cultures. • À la maison, je parle allemand avec mes enfants et français avec mon mari. • Sur scène, on peut me reconnaître par une jupe multicolore qui reflète bien ma personnalité. • Par la fenêtre je vois le ciel, les toits, la verdure, la Chaîne de l’Étoile. • Je pourrais participer à une manifestation pour l’égalité des genres. • Le slogan pourrait être « hommes-femmes, même boulot, même salaire ! » • J’ai ce tic de lire l’étiquette d’un produit avant de l’acheter. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui du klaxon. • L’odeur, celle de la mer. • J’appartiens à un groupe de chorale lyrique du conservatoire et je suis membre du Collectif des Brouettes qui milite pour une amélioration du cadre de vie du quartier de la Belle de Mai. • Je ne veux pas être assimilée au militantisme exacerbé des personnes extrémistes. • Ma question : Avez-vous déjà pris le petit train qui fait le tour de Marseille ? • Je viens avec ma fille, Elina.

48 %

     


ELINA FITTE-DUVAL

49 %

     

Femme Adolescente de 11 à 17 ans Née en France Centre ville (Belle de Mai, 3e) Enfant d’un couple Je suis au collège

• Je suis unique car je suis quelqu’un de diplomate, je sais composer avec tout le monde. •À  la maison, je parle allemand avec ma mère et français avec mon père. • Sur scène, on peut me reconnaître par mes chaussettes d’amitié offertes par mon amie allemande. • Par la fenêtre je vois des jardins, un collège, la tour CMA/CGM, la Chaîne de l’Étoile. • Je pourrais participer à une manifestation pour l’écologie. • Le slogan pourrait être « À bas les pesticides, pour une terre belle et lisse ! » • J’ai ce tic de toujours me mettre de la crème sur les mains. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est l’accent marseillais. • L’odeur, celle du poisson. • Je fais partie de l’orchestre du conservatoire en tant que violoncelliste. • Je n’appartiens définitivement pas aux fumeurs, l’odeur me dérange ainsi que leur addiction. • Ma question : Qui est déjà allé à l’opéra de Marseille ? • Je viens avec Claude.


     

Femme Senior de 65 ans ou plus Née en France Centre ville (Belle de Mai, 3e) Adulte vivant seule J e suis retraitée, j’étais chargée de mission interministérielle

• Je suis unique car j’ai une identité plurielle. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par le trophée de la brouette d’or. • Par la fenêtre, du haut de mon 6ème étage, je vois d’un côté la Belle de Mai et Marseille au-dessus des toits, et de l’autre la mer réduite par la tour de l’architecte Zaha Hadid. • Je pourrais participer à une manifestation pour faire du commun, et des quartiers le futur désirable de la ville. • Le slogan pourrait être « Plus Belle de Mai : un cri pour faire la ville, la commune, le commun ! » • J’ai cette particularité d’être « analphanet’ »: j’ai des difficultés à me servir de l’ordinateur et d’internet. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui du mistral, qui donne l’impression d’être en pleine mer impétueuse. • L’odeur que j’associe à ma vie à Marseille est celle du sel, des épices, qui heureusement recouvre parfois l’odeur des poubelles. • Je suis militante dans les collectifs « Brouette et Cie », « Art factory Autre part », la collégiale « Pensons le matin ! », la coopérative « Friche de la Belle de Mai ». • Je suis rebelle à toute notion d’assimilation. • Ma question : Comment contribuer à relier les 116 « villages » de Marseille à leur grand centre ville par des transports en commun, des rues moins sales, plus accueillantes, plus fleuries, mieux éclairées la nuit ? • Je viens avec Daniela.

50 %

CLAUDE CHAPIRO-RENARD


DANIELA LEVY

51 %

   

Femme Adulte de 18 à 39 ans Née en France Centre ville (Noailles, 1er)

 Adulte vivant seule  Je suis formatrice / consultante

• Je suis unique car je sais que je ne le suis pas vraiment ? ! • À la maison, je parle en marchant, quand je répète mes conférences et formations. En français, souvent, en hébreu pas assez souvent et en anglais vraiment pas assez souvent, selon la langue dans laquelle on m’interpelle, selon le sujet et selon l’humeur. • Sur scène, on peut me reconnaître par un clitoris 3D. • Par la fenêtre je vois la Bonne Mère, un ciel souvent bleu et le salon de mes voisins-es. • Je pourrais participer à une manifestation pour le droit des femmes ! • Le slogan pourrait être « Sortons l’homme des cavernes : féministe, tant qu’il le faudra ! » • J’ai ce tic de transporter toujours tout un tas de choses, qui pourraient servir, mais qui ne servent jamais ! • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui du vent qui anime l’inanimé. • L’odeur que j’associe à ma vie à Marseille est celle du fenouil au citron et embruns marins. • J’appartiens aux groupes de celles et ceux qui savent que les femmes et les hommes ne viennent ni de Mars, ni de Vénus ; de celles et ceux qui ont récité « le masculin l’emporte toujours sur le féminin » en se demandant qui était responsable de cette arnaque ; de celles et ceux qui rappellent que le « privé », c’est du politique ; de celles et ceux qui constatent que le féminisme n’a jamais tué personne, alors que le machisme tue tous les jours ; de celles et ceux qui scandent qu’il y a l’universel dans l’humain et que l’égalité est possible ; de celles et ceux qui regardent les toits en marchant, qui aiment les nuages blancs sur ciel bleu et qui ouvrent les portes entrouvertes. • Je n’appartiens définitivement pas aux groupes qui voient la vie en rose et bleu ! • Ma question : Qui… osera le féminisme ? • Je viens avec Solange.


     

Femme Senior de 65 ans ou plus Née en France Centre ville (La Blancarde, 4e) Adulte vivant seule Je suis retraitée, j’étais thérapeute

• J e suis unique car je suis une battante et je suis toujours allée de l’avant. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par des gousses de flamboyant qui me rappellent ma maison à Sfax en Tunisie. • Par la fenêtre je vois le stade Vallier et l’église Saint-Calixte. • Je pourrais participer à une manifestation pour le droit des femmes. •L  e slogan pourrait être « Solidarité entre les femmes de tous les pays ! » • J’ai cette particularité de bien choisir ma place au cinéma de façon à ce que personne ne soit placé derrière pour bousculer mon siège. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit du tram qui rythme la fin et le début de la journée. • L’odeur, celle de la croissanterie dans le métro. • Je fais partie des gens qui gardent un lien très fort avec les pays du Maghreb. • Je ne veux pas être associée aux bien-pensants, qui se prétendent être des modèles, qui croient détenir la vérité, qui ne doutent jamais. • Ma question : Trouvez-vous qu’il y a une bonne mixité culturelle à Marseille ? • Je viens avec Cécile.

52 %

SOLANGE GERMAN


CECILE CORAZZA

53 %

   

Femme Adulte de 18 à 39 ans Née en France Quartiers Nord (St Jérôme, 13e)

A  dulte vivant en couple avec enfant(s)  J e suis éducatrice spécialisée

• Je suis unique car j’ai toujours rêvé d’être une artiste « incomprise », et je pense que toutes les personnes qui me semblent sympathiques pensent comme moi. • À la maison, je parle français et j’essaye de déchiffrer le bébé. • Sur scène, on peut me reconnaître par le DVD de Carnets de voyage car je suis fan de cinéma et de voyages, ce film parle d’échanges et de partage dans lequel je me retrouve pleinement. • Par la fenêtre je vois les collines, les arbres et une petite partie de Saint-Jérôme, et le Troc de l’Ile. • Je pourrais participer à une manifestation pour dénoncer les dommages collatéraux d’une guerre inutile. • Le slogan pourrait être, parce qu’on peut tous en être victime, « Non à l’extermination d’un peuple ! » • J’ai cette particularité d’essayer plein de techniques d’apprentissage pour l’anglais mais je n’en mène pas une à bout. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est la corne de brume des bateaux. • L’odeur, celle de la fleur d’oranger. • Je suis citoyenne du monde plus que ce que je me sens française. • Je ne veux pas être assimilée aux personnes racistes. • Ma question : Qui connaît Marseille comme sa poche ? • Je viens avec mon mari, Christophe.


CHRISTOPHE CORAZZA Homme Adulte de 18 à 39 ans Né en France Quartiers Nord (St Jérôme, 13e)

A  dulte vivant en couple avec enfant(s)  J e suis employé

• Je suis unique de par ma pilosité et mon agénésie dentaire. • À la maison, je parle français avec ma femme, et en français et en voyelles avec mon enfant. • Sur scène, on peut me reconnaître par un tee-shirt original car je ne porte que des tee-shirts originaux. • Par la fenêtre je vois les collines de Saint-Loup. • Je pourrais participer à une manifestation contre le harcèlement professionnel. • Le slogan pourrait être « Stop au harcèlement banal ! » • J’ai ce tic de me pincer les ongles avec mes dents. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit du printemps. • L’odeur, celle des poubelles. • J’appartiens aux groupes de ceux qui aiment l’informatique mais qui ne se l’expliquent pas, et à ceux qui devrait dire plus souvent « je t’aime » à leur famille. • Je ne veux pas être assimilé aux racistes, aux haineux, à ceux qui n’ont rien d’autre à faire qu’embêter le monde. Je n’appartiens définitivement pas aux gens imberbes et fiers de l’être ! • Ma question : Si vous pouviez changer quelque chose à Marseille, ce serait quoi ? • Je viens avec Amdi.

54 %

   


55 %

AMDI FALL      

Homme Adulte de 40 à 64 ans Né en Afrique subsaharienne Quartiers Nord (L’Estaque, 16e) Adulte d’une famille monoparentale Je suis cuisinier

• Je suis unique car j’aime les personnes dans leur globalité. • À la maison, je parle sénégalais et français. • Sur scène, on peut me reconnaître par une statuette africaine qui représente un penseur. • Par la fenêtre je vois la tranquilité de l’Estaque. • Je pourrais participer à une manifestation contre les violences injustifiées faites à autrui. • Le slogan pourrait être « L’amour et la paix ». • J’ai ce tic de nettoyer tout le temps. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit du mistral. • L’odeur, celle du thym et du romarin que l’on trouve sur les hauteurs des allées de l’Estaque. • J’appartiens au groupe des amoureux de la cuisine ; dès que l’on parle de cuisine j’ai les sens en éveil. • Je ne veux pas être assimilé à tout ce qui est extrémiste. • Ma question : Qui a déjà subi du racisme à Marseille ? • Je viens avec Zohra.


     

Femme Adulte de 40 à 64 ans Née en Afrique du Nord Centre ville (Chartreux, 4e) Adulte vivant en couple avec enfant(s) Je suis mère au foyer

• Je suis unique car je suis gentille et sociable, je suis toujours là pour les autres. • À la maison, je parle arabe mélangé avec le français. • Sur scène, on peut me reconnaître par un bateau acheté dans un magasin d’antiquité. • Par la fenêtre je vois l’école de mes enfants. • Je pourrais participer à une manifestation contre le terrorisme. • Le slogan pourrait être « Ce n’est pas juste de tuer des gens gratuitement ». • J’ai ce tic de toujours vérifier si les fenêtres sont bien fermées. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit du trafic des voitures. • L’odeur, celle des snacks. • J’appartiens au groupe des amoureux de la cuisine et je suis membre de l’association « Bien à vous », où l’on prépare des repas pour les sans domicile fixe. • Je ne veux pas être assimilée aux gens qui manquent d’ouverture d’esprit, aux personnes qui restent sur leurs idées. • Ma question : Qui aimerait vivre dans les quartiers Nord ? • Je viens avec ma fille, Dina.

56 %

ZOHRA AOUICHAT


57 %

DINA AOUICHAT      

Femme Enfant de moins de 10 ans Née en France Centre ville (Chartreux, 4e) Enfant d’un couple Je suis en maternelle

• Je suis unique car je ne suis pas timide et je parle facilement. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par ma Nintendo DS. • Par la fenêtre je vois la route. • Je pourrais participer à une manifestation pour qu’il y ait plus d’aires de jeux pour enfants à Marseille, et en particulier dans le 4e. • Le slogan pourrait être « Construisez-nous des aires de jeux ! » • J’ai ce tic de toujours lever le doigt à l’école même quand je ne connais pas la réponse ! • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit des vagues. • L’odeur, celle du poisson qui pue ! • J’appartiens au groupe de ceux qui aiment cuisiner avec leur maman. • Je n’appartiens définitivement pas aux personnes qui sont méchantes. • Ma question : Est-ce que vous vous êtes déjà pris en photo sous le miroir du Vieux-Port ? • Je viens avec ma cousine, Fatima.


     

Femme Adolescente de 11 à 17 ans Née en France Quartiers Nord (Croix Rouge, 13e) Enfant d’un couple Je suis au lycée

• Je suis unique car je suis rarement fâchée et je ne suis pas rancunière. • À la maison, je parle français, arabe. • Sur scène, on peut me reconnaître par une casquette que je porte très souvent. • Par la fenêtre je vois une forêt d’un côté et une vue sur tout Marseille de l’autre. • Je pourrais participer à une manifestation contre les abus de pouvoir de la police. • Le slogan pourrait être « Trop de pouvoir tue le pouvoir ! » • J’ai ce tic d’étirer mon bras droit. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit des vagues. • L’odeur, celle du poisson du Vieux-Port. • J’appartiens aux supporteurs de l’OM ! •É  tant de religion musulmane, je ne veux pas être assimilée aux extrémistes terroristes. • Ma question : Qui a déjà été victime d’un contrôle de police injustifié ? • Je viens avec Marc.

58 %

FATIMA TAHRAOUI


59 %

MARC NEILUGE      

Homme Adulte de 40 à 64 ans Né en France Quartiers Nord (La Calade, 15e) Adulte vivant seul Je suis sans emploi, en invalidité

• J e suis unique car en tant que Marseillais, j’ai arrêté de boire du pastis ! • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon sac et mes bâtons de randonnée. • Par la fenêtre j’ai une vue sur toute la rade de Marseille. • Je pourrais participer à une manifestation pour les sans-papiers et les mal-logés. • Le slogan pourrait être « Une clé pour les mal logés ». • J ’ai ce tic de toujours me placer à l’arrière du passager avant plutôt que du conducteur en voiture. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est la clameur du stade Vélodrome. • L’odeur, celle des coursives de bateaux. • J’appartiens au groupe des bénévoles « Habitat et Humanisme Provence » qui est une association d’insertion par le logement. • Je ne veux pas être assimilé aux agents et chauffeurs RTM, que je ne supporte pas ! • Ma question : Qui a un abonnement culturel à Marseille ? • Je viens avec un ami, Jacques.


     

Homme Senior de 65 ans ou plus Né en Afrique du Nord Quartiers Nord (Château Gombert, 13e) Adulte vivant en couple sans enfant(s) Je suis retraité, j’étais cadre informaticien programmeur

• Je suis unique car je suis toujours partant pour l’aventure, j’aime l’imprévu, je suis dynamique, sportif et téméraire. • À la maison, je parle anglais avec ma fille. • Sur scène, on peut me reconnaître par ma montre bleue que je porte lorsque je me sens bien. • Par la fenêtre je vois uniquement de la verdure. • Je pourrais participer à une manifestation pour l’écologie. • Le slogan pourrait être « Tous responsable de notre planète ». • J’ai cette particularité de porter des sur-chemises à carreaux. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le biniou provençal. • L’odeur, celle du marché de poisson des halles à Noailles. • J’appartiens au groupe des pieds noirs. • Je ne veux pas être associé à un groupe politique. • Ma question : Quel quartier de Marseille honore le folklore provençal selon vous ? • Je viens avec Valérie.

60 %

JACQUES PISANI


61 %

VALERIE MONELLO      

Femme Adulte de 40 à 64 ans Née en France Quartiers Est (Trois-Lucs, 12e) Adulte vivant en couple avec enfant(s) Je suis sans emploi

• Je suis unique car je suis une personne fédératrice. • À la maison, je parle français et italien. • Sur scène, on peut me reconnaître par une carte d’anniversaire géante qui m’a été offerte par « ma tribu ». • Par la fenêtre je vois la nature, les oiseaux. • Je pourrais participer à une manifestation pour le droit des femmes ! • Le slogan pourrait être « Sans nous les femmes, vous n’êtes rien ! » • J’ai ce tic de dire « en fait » sans prononcer le « T »! • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des grenouilles. • L’odeur, celle du poisson du Vieux-Port. • J’ai une « tribu » composée d’amis et de famille très hétéroclites mais profondément humains. • Je n’appartiens définitivement pas au groupe des politiquement corrects, appelons un chat un chat ! • Ma question : Qui a déjà regretté d’être marseillais ? • Je viens avec ma fille, Garance.


     

Femme Enfant de moins de 10 ans Née en France Quartiers Est (Trois-Lucs, 12e) Enfant d’un couple Je suis à l’école primaire

• Je suis unique car je suis la plus bavarde de la terre. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon chat-robot en peluche. • Par la fenêtre je vois la terrasse, la piscine et un bout du jardin. • J e pourrais participer à une manifestation pour la défense des animaux ! • Le slogan pourrait être « Les animaux sont nos amis » • J’ai cette particularité de toujours avoir le dernier mot. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le cri des mouettes. • L’odeur que j’associe à ma vie à Marseille est celle de l’eau salée du Vieux-Port. • J’appartiens au groupe des bons élèves en maths. • Je n’appartiens définitivement pas aux gens moqueurs et méchants. • Ma question : Qui n’a jamais vu de rats à Marseille ? • Je viens avec mon père, Roland.

62 %

GARANCE CHERVET


63 %

ROLAND CHERVET      

Homme Adulte de 40 à 64 ans Né en France Quartiers Est (Trois-Lucs, 12e) Adulte vivant en couple avec enfant(s) Je suis officier de police

• Je suis unique car je suis issu d’une famille provençale avec des noms pittoresques : Soulier, Béguin, Bordel, Mélan… • À la maison, je parle comme je peux. • Sur scène, on peut me reconnaître par une boite qui a appartenu et conçu par mon grand-père qui a été déporté. • Par la fenêtre je vois la vie et la lumière. • Je pourrais participer à une manifestation pour la sauvegarde de l’humanité, sauver ce que l’on a pour générer l’espèce. • Le slogan pourrait être « Ne détruisez pas aujourd’hui ce dont vous aurez besoin demain » • J’ai cette particularité de toujours tout observer. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui de la cigale et le ressac. • L’odeur, celle de l’iode. • J’appartiens au groupe des épicuriens. • Je n’appartiens définitivement pas aux racistes. • Ma question : Qui connait Henri-Jacques Espérandieu ? • Je viens avec mon collègue, Marcel.


     

Homme Senior de 65 ans ou plus Né en France Centre ville (Lodi, 6e) Adulte vivant seul Je suis retraité, j’étais cadre pédagogique au SAMU

• Je suis unique car je suis empathique, je parle beaucoup et à tout le monde, je suis toujours là pour les autres. • À la maison, je parle français. •S  ur scène, on peut me reconnaître par une lance d’incendie de pompier. • Par la fenêtre je vois un jardin avec des bassins. • Je pourrais participer à une manifestation pour l’égalité des salaires entre hommes et femmes. • Le slogan pourrait être « Compétences égales = salaire égal » • J’ai cette particularité de récupérer tout ce que je peux et d’en faire profiter les autres. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui d’une ville animée. • Je ne ressens pas une odeur spécifique à Marseille, mais plutôt le mélange de différentes odeurs. • Je suis membre bénévole d’une association caritative, la Croix-Rouge française, depuis le 23 mars 1960, depuis 57 ans ! • Je ne veux pas être associé aux anarchistes. • Ma question : Qui participe à une activité bénévole ? • Je viens avec Philippe.

64 %

MARCEL FIORITO


65 %

PHILIPPE HAON      

Homme Adulte de 40 à 64 ans Né en France Quartiers Sud (Le Rouet, 8e) Adulte vivant en couple avec enfant(s) Je suis marin pompier de Marseille

• Je suis unique car j’essaie au quotidien de faire le bien autour de moi, dans mon travail, dans mes loisirs, et en particulier dans mon foyer. • À la maison, je parle marseillais, et je parle beaucoup et de tout (sans aucun tabou) avec mes enfants et mon épouse. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon sabre, qui est un héritage familial. • Par la fenêtre je vois un ciel bleu. • Je pourrais participer à une manifestation contre les pédophiles en liberté. • Le slogan pourrait être « les pédophiles en prison et nos enfants seront bien gardés » • J’ai ce tic de tourner en rond quand je suis au téléphone. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le chant des cigales. • L’odeur, celle des collines de Marseille. • J’appartiens au groupe de ceux qui positivent et qui voient le verre à moitié plein. • Je ne veux pas être associé à la méchanceté gratuite et à la bêtise humaine. • Ma question : Pensez-vous que nous sommes réellement représentatif du panel marseillais ? • Je viens avec ma fille, Julie.


     

Femme Adulte de 18 à 39 ans Née en France Quartiers Est (La Capelette, 10e) Adulte vivant en couple sans enfant(s) Je suis agent d’accueil et de communication

• Je suis unique car je suis « Attachiante », j’ai un sale caractère, tout en étant attachante et directe. • À la maison, je parle français/marseillais, beaucoup (trop) et avec les mains. • Sur scène, on peut me reconnaître par ma petite robe fleurie, faite par ma grand-mère et que je portais le jour du mariage de mes parents. • Par la fenêtre je vois la Bonne Mère qui veille. • Je pourrais participer à une manifestation contre le harcèlement à l’école. • Le slogan pourrait être « Parents et enseignants, soyons vigilants ! » ou « Protégeons nos enfants ! » • J’ai cette particularité d’avoir toujours l’impression d’oublier quelque chose. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des sirènes des camions de pompiers. • L’odeur, celle de la boulangerie « Le four des navettes » de la rue Sainte. • J’appartiens au groupe des amoureux de la cuisine, je m’essaye à de nouvelles recettes tout le temps. • Je n’appartiens définitivement pas aux hypocrites, aux personnes violentes. • Ma question : Qui connait vraiment les règles de la pétanque ? • Je viens avec mon frère, Laurent.

66 %

JULIE ESPARIAT


67 %

LAURENT HAON      

Homme Adulte de 18 à 39 ans Né en France Quartiers Sud (Le Rouet, 8e) Enfant d’un couple Je suis étudiant

• Je suis unique car je suis autodidacte en musique, je m’adapte à tout instrument. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par ma première guitare. • Par la fenêtre je vois un futur potentiellement meilleur. • Je pourrais participer à une manifestation contre la violence envers les femmes. • Le slogan pourrait être « Stop à la violence conjugale ! » • J’ai ce tic de me ronger les ongles. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit des supporteurs du stade. • L’odeur que j’associe à ma vie à Marseille est celle du pastis. • J’appartiens aux musiciens, qui aiment le jazz, le blues et le rock. • Je ne veux pas être assimilé aux jeunes irrespectueux. • Ma question : Qui saute pas n’est pas Marseillais ! • Je viens avec Massilia.


     

Femme Enfant de moins de 10 ans Née en France Centre ville (La Conception, 5e) Enfant d’une famille monoparentale Je suis en primaire

• J e suis unique car je suis la seule « Massilia » née avec 1 frère jumeau. • À la maison, je parle avec l’accent marseillais quand je fais le clown. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon ours en peluche qui s’appelle Babybobi. • Par la fenêtre je vois les immeubles d’en face et la montagne. • Je pourrais participer à une manifestation contre la cantine « Sodexo ». • Le slogan pourrait être « À bas Sodexo ! » • J’ai cette particularité de toujours dire oui sans jamais le faire. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le son des vagues. • L’odeur, celle des crottes de chiens. • J’appartiens au groupe des artistes, je fais du violon, de la danse, du théâtre… • Je n’appartiens définitivement pas aux partisans de François Fillon et Marine Le Pen, aux racistes. • Ma question : Qui est végétarien ? • Je viens avec El Hadi.

68 %

MASSILIA BERNAD


 Homme  Adulte de 18 à 39 ans  Né en Afrique du Nord

 Centre ville (Baille, 5e)  Adulte vivant seul  Je suis sans emploi

69 %

EL HADI GUIDOUM

• Je suis unique car je suis sociable et curieux, j’ai parfois tendance à trop m’éparpiller. On dit que je suis borné car j’aime affirmer mon point de vue, je suis secret et je n’aime pas parler quand je n’ai rien à dire. • À la maison, je parle souvent tout seul, et arabe avec ma famille au téléphone ou lorsqu’elle vient me rendre visite. • Sur scène, on peut me reconnaître par un morceau de rose des sables qui vient de mon pays. • Par la fenêtre je vois rien du tout, car je suis aveugle ! Mais sinon je sais qu’il y a un parking et le Consulat d’Italie d’un côté, et la rue de l’autre côté avec plein de vis-à-vis. • Je pourrais participer à une manifestation en faveur du peuple palestinien et pour la fondation d’un état de plein droit. • Le slogan pourrait être « Arrêtons l’hypocrisie avec la Palestine ! Pardonne-nous, peuple digne ! » • J ’ai ce tic de toujours faire des percussions avec mes mains ou mes doigts sur une table, un objet quelconque, ou encore sur un de mes amis... • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le cri des mouettes. • L’odeur, celle des merdes de chiens mais aussi celle des épices et des gens qui cuisinent. • J’appartiens au groupe des gens qui ont une double culture. • Je n’appartiens définitivement pas au groupe des gens conformistes. • Ma question : Est-ce que vous voyez Marseille comme une grande ville ou comme plusieurs petits villages ? • Je viens avec Francesco.


     

Homme Senior de 65 ans ou plus Né en Europe du Sud Quartiers Nord (L’Estaque, 16e) Adulte vivant en couple sans enfant(s) J e suis retraité, j’étais chargé d’affaires automatismes dans l’industrie chimique

• Je suis unique car je suis un bon vivant et festif, j’aime m’engager pour le bonheur des gens. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon t-shirt à l’effigie de l’Estaque. • Par la fenêtre je vois la Rade de Marseille avec le Frioul et le Château d’If. • Je pourrais participer à une manifestation contre les grilles de protection des ports de plaisance. • Le slogan pourrait être « Laissez-nous l’accès à la mer ! » • J’ai ce tic, quand j’ai un stylo en main, de ne pas arrêter de le faire cliquer. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est la sirène des bateaux. • L’odeur, celle de l’iode. • J’appartiens au groupe sur Facebook « Tu es de l’Estaque si » dont je suis administrateur, ainsi qu’au groupe de boules « Boule en bordée l’Estaque » et je suis investi dans diverses associations caritatives (Restos du Cœur). • Je n’appartiens définitivement pas aux groupes des hypocrites, des menteurs, en gros les politiciens. • Ma question : Qui est né en Italie ? • Je viens avec un ami, Alain.

70 %

FRANCESCO MINNITI


71 %

ALAIN MATACCHIONE      

Homme Adulte de 40 à 64 ans Né en France Quartiers Nord (L’Estaque, 16e) Adulte vivant seul Je suis gérant d’entreprise (photocopieur/imprimeur)

• Je suis unique car je suis ressuscité d’un accident de voiture. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par un t-shirt orange qui vient de l’Île Maurice. • Par la fenêtre je vois une maison et un champ. • Je pourrais participer à une manifestation pour la dignité dans la fin de vie. • Le slogan pourrait être « Mourir dignement ! » • J’ai ce tic de balayer mes cheveux avec la main. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit des vagues. • L’odeur, celle des embruns. • J’appartiens au groupe « Tu es de l’Estaque si », association de quartier et des amoureux de l’Estaque, et aux fans de l’OM. • Je ne veux pas être associé aux racistes, aux fans du PSG, aux personnes qui ne font pas ce qu’ils disent. • Ma question : Est-ce que vous seriez favorable à un retour de Bernard Tapie à l’OM ? • Je viens avec mon père, Raphaël.


 Homme  Senior de 65 ans ou plus  Né en Europe du Sud  Quartiers Nord (Malpassé, 13e)  Adulte vivant seul  Je suis retraité, j’étais artisan tailleur • Je suis unique car je déborde d’énergie, j’ai beaucoup d’activités et je profite de ma liberté. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par un jeu de belote contrée. • Par la fenêtre je vois le parc du Ginestet et toute la vue de Montolivet à Saint Barnabé. • Je pourrais participer à une manifestation pour l’augmentation de la retraite. • Le slogan pourrait être « Stop à l’agonie ! » • J’ai ce tic de me toucher les moustaches. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est l’annonce à la contrée. • L’odeur, celle de l’iode. • J’appartiens au groupe des joueurs de contrée du bar de l’océan. • Je n’appartiens définitivement pas aux personnes âgées qui ne sont pas actives. • Ma question : Qui est croyant ? • Je viens avec mon petit-fils, Alex.

72 %

RAPHAEL MATACCHIONE


73 %

ALEX MATACCHIONE      

Homme Adulte de 18 à 39 ans Né en France Quartiers Nord (St Henri, 16e) Adulte vivant seul Je suis plombier

• Je suis unique car j’aime la vie et j’en profite au jour le jour, en d’autres termes je suis épicurien. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par les boules de pétanques. • Par la fenêtre je vois mon jacuzzi. • Je pourrais participer à une manifestation pour le développement de l’apprentissage. • Le slogan pourrait être « Un métier plutôt que le chômage ! » • J’ai ce tic de me ronger les ongles. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des cigales en été. • L’odeur, celle du barbecue. • J’appartiens au groupe des joueurs de pétanque du lundi au dimanche. • Je n’appartiens définitivement pas aux groupes de racailles des quartiers Nord de Marseille. • Ma question : Qui fait un métier manuel ? • Je viens avec Mireille.


     

Femme Senior de 65 ans ou plus Née en France Quartiers Sud (Les Goudes, 8e) Adulte vivant seule Je suis retraitée, j’étais secrétaire

• Je suis unique car je suis pleine d’idées et je me découvre des passions tous les jours. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par un tableau que j’ai peint et qui représente un voilier lors de l’America’s Cup en 2004. • Par la fenêtre je vois la mer. • Je pourrais participer à une manifestation pour l’égalité des sexes dans le travail. • Le slogan pourrait être « Responsabilités égales, temps de travail égal, salaire égal ! » • J’ai ce tic de vérifier toujours deux fois si la porte est bien fermée. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le cri de la mouette. • L’odeur, celle de l’air marin. • J’appartiens au groupe « Les girelles des Goudes », qui est un groupe d’amies d’enfance. • Je n’appartiens définitivement pas au groupe des fumeurs. • Ma question : Est-ce que vous avez déjà visité les calanques de Marseille ? • Je viens avec mon amie des girelles, Danielle.

74 %

MIREILLE CARDILLO


75 %

DANIELLE BONELLI  Femme  Senior de 65 ans ou plus  Née en France  Quartiers Sud (Les Goudes, 8e)

 Adulte en couple sans enfant(s)  Je suis retraitée, j’étais laborantine et aussi monitrice tupperware

• Je suis unique car j’ai une famille formidable, j’adore danser, nager, faire des randos, des travaux manuels, enfin, je ne m’ennuie jamais. • À la maison, je parle français mais il faudrait que je me remette à l’anglais, car j’ai un arrière petit-fils qui a une maman canadienne. • Sur scène, on peut me reconnaître par un cadre photo qui représente mes grands-parents devant le cabanon. • Par la fenêtre je vois le cabanon d’en face et si je me penche sur ma terrasse, j’aperçois la mer. • Je pourrais participer à une manifestation contre les salaires et avantages des personnages politiques. • Le slogan pourrait être « Changez tout ça ! Stop aux injustices ! » • J’ai cette particularité d’être maniaque, je suis capable d’enlever de mon interlocuteur un cheveu sur la veste. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit du vent et de la mer. • L’odeur, celle de l’iode. • J’appartiens au groupe « Les girelles des Goudes », groupe de onze femmes, amies d’enfance, qui se sont retrouvées à la retraite pour passer des super moments ensemble. • Je n’appartiens définitivement pas aux groupes des orgueilleux, des radins, des ingrats, des mauvais coucheurs. • Ma question : Connaissez-vous les pâtes bolognaises du « belge » de Marseilleveyre ? • Je viens avec Anne.


     

Femme Adulte de 40 à 64 ans Née en France Quartiers Nord (La Cabucelle, 15e) Adulte vivant seule Je suis retraitée, j’étais infirmière et vitrailliste

• Je suis unique car j’aime découvrir des univers différents et expérimenter la recherche sonore. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon masque, tuba et palmes. • Par la fenêtre je vois le ciel, les arbres et quelques toits. • Je pourrais participer à une manifestation pour pénaliser les gros escrocs par rapport aux petits escrocs ! • Le slogan pourrait être « Honte au système judiciaire inégal ! » • J’ai ce tic d’emprunter des livres et cd que je n’ai point le temps de lire et écouter. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le cliquetis des mâts. • L’odeur, celle des pizzas. • J’appartiens au groupe des sonothérapeutes, qui est un groupe de recherche en thérapie sonore à travers les bols de Peter Hess. • Je ne veux pas être associée au FN et extrême droite, aux intégristes, aux racistes. • Ma question : Faudrait-il plus de transports en commun à Marseille ? • Je viens avec Saida.

76 %

ANNE BUCQUET


77 %

SAIDA HELAOUI      

Femme Adulte de 40 à 64 ans Née en Afrique du Nord Quartiers Nord (Bon Secours, 14e) Adulte vivant seule Je suis professeur de français

• Je suis unique car j’ai une grande force de caractère qui m’a permis de franchir de nombreux obstacles depuis mon plus jeune âge et ça m’a permis d’être la femme déterminée et insoumise que je suis maintenant. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par un recueil de poèmes du poète tunisien Abou el Kacem Chebbi. • Par la fenêtre je vois une école primaire. • Je pourrais participer à une manifestation contre les guerres en Orient. • Le slogan pourrait être « Déclarons la paix, refusons la guerre ! » • J’ai ce tic de ne pas finir mes phrases. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des gens qui parlent très fort. • L’odeur, celle de la mer. • J’appartiens au groupe des musulmanes pratiquantes mais pas soumises. • Je ne veux pas être associée aux amalgames musulmans = terroristes. • Ma question : Qu’est-ce qui fait de toi une Marseillaise ? • Je viens avec une collègue, Naima.


     

Femme Adulte de 18 à 39 ans Née en France Quartiers Nord (Ste Marthe, 14e) Adulte vivant en couple avec enfant(s) Je suis employée

• Je suis unique car je me nourris de l’énergie des gens pour mieux distribuer la mienne ! • À la maison, je parle français / arabe / marseillais. • Sur scène, on peut me reconnaître par une cafetière express. • Par la fenêtre je vois le jardin. • Je pourrais participer à une manifestation pour la paix en Syrie. • Le slogan pourrait être « Vivre ensemble ! » • J’ai ce tic de vérifier si la porte d’entrée est bien fermée. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est la musique de Bouga, Belsunce Breakdown. • L’odeur, celle des épices. • J’appartiens au groupe des « bons vivants », qui aime sortir, aller à la rencontre de l’autre, qui aime le monde et qui se concentre dans le bruit. • Je ne veux pas être assimilée aux personnes qui ne font pas l’effort d’un raisonnement comme les racistes et les skinhead, et aux gens formels, protocolaires. • Ma question : Qui n’a jamais quitté son quartier ? • Je viens avec Raphael.

78 %

NAIMA BECHIR


79 %

RAPHAEL CAILLENS      

Homme Adulte de 40 à 64 ans Né en France Quartiers Nord (La Cabucelle, 15e) Adulte vivant en couple sans enfant(s) Je suis jardinier poète

• Je suis unique car mon métier, c’est jardinier poète. Un copain m’a gentiment surnommé « celui qu’on a toujours plaisir à croiser ». Paraît-il que, la vie et moi, on se sourit. • À la maison, je parle avec les murs pour qu’ils laissent passer la lumière. • Sur scène, on peut me reconnaître par un petit pot bleu qui me sert à cultiver… les grands moments ! Et, avec de nombreux autres petits pots bleus, il illumine d’ordinaire mon jardin. Comme autrefois mon ami Germinator, j’y fais pousser des boutures ou des graines glanées. Que je plante ensuite là où mes voisins pourront en profiter. C’est ainsi qu’est née la Rue des Pots Bleus, au boulevard Honorine : première rue de Marseille jardinée par ses habitants, à la Cabucelle, dans le 15e. Depuis 2005, nous embellissons nos trottoirs au moyen de grands bidons bleus, transformés en jardinières. Il y pousse des fleurs, de belles rencontres, un sens de l’espace public, des gestes d’hospitalité tournés vers la ville et le monde. • Par la fenêtre je vois la Méditerranée sous le ciel, la côte aride de la Nerthe qui embrasse la rade Nord, le rempart de la digue du port, le ballet des bateaux de croisière et des canadairs l’été, les quais immenses qui s’emplissent et se vident, l’autoroute, la silhouette du Silo à grains, et les couchers du soleil. Depuis mon jardin en surplomb, je me prends pour un chef d’orchestre de paysage contemporain. • Je pourrais participer à une manifestation pour le droit d’habiter la terre en poète. • Le slogan pourrait être « Let’s dance! » • J’ai ce tic d’utiliser aussi les paillassons en sortant. Comme si dehors, c’était dedans. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le tintement du klaxon du tram, très délicat. • L’odeur est le cocktail douceâtre de bonbons et d’hydrocarbures, certains jours où le vent s’amuse entre les usines Haribo et les rives de l’étang de Berre. • J’appartiens d’abord au corps social. Dans la fourmilière, on pense que l’être vivant est la fourmi. Moi, je pense que l’être est la fourmillière, et que chaque fourmi en est une cellule. C’est comme la ville. En 1999, j’arrivais. Marseille souriait, bras ouverts, couverte de plaies. Je me suis logé dans l’une d’elles. En creusant bien, j’y ai trouvé un tissu de vérité, et le jardin que mes racines attendaient. Je me trouve heureux, planté là, greffé à Marseille et incorporé au monde. Dans la fourmilière, je suis de ceux qu’être ici rend conscient d’appartenir au monde. • Je ne veux pas être assimilé aux doux rêveurs, beaux parleurs. • Ma question : Et si un jour il y a la guerre ? • Je viens avec une amie, Fatoumata


     

Femme Adulte de 18 à 39 ans Née en Afrique subsaharienne Quartiers Est (St Loup, 10e) Adulte vivant en couple avec enfant(s) Je suis éducatrice

• Je suis unique car j’ai deux cultures mais je ne me définis pas dans l’une ou dans l’autre, je me sens dans un mélange des deux. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par un boubou africain. • Par la fenêtre je vois mon petit jardin et le soleil. • Je pourrais participer à une manifestation contre les stéréotypes. • Le slogan pourrait être « À bas les clichés ! » • J’ai ce tic de parler beaucoup. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui du goéland. • L’odeur, celle des cheminées en hiver. • J’appartiens à ceux qui aiment passer du bon temps à l’Équitable Café : lieu d’échange et de partage. • Je ne veux pas être assimilée aux personnes qui votent FN. • Ma question : Qui souhaiterait entretenir une amitié après cette expérience ? • Je viens avec Nesrine.

80 %

FATOUMATA FAUGUET-YAGO


81 %

NESRINE RAHHO      

Femme Adulte de 18 à 39 ans Née en France Quartiers Est (La Rouguière, 11e) Enfant d’un couple Je suis au lycée

• Je suis unique car je suis une fille qui pratique un sport de garçon, ceinture noire de karaté. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par ma grande taille et ma ceinture noire de karaté. • Par la fenêtre je vois des montagnes et des immeubles. • Je pourrais participer à une manifestation pour la paix en Syrie. • Le slogan pourrait être « Peace and love! » • J’ai ce tic de toujours vérifier deux fois si la porte est bien fermée. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des vagues. • L’odeur, celle du poisson du Vieux-Port. • J’appartiens à la religion musulmane. • Je ne veux pas être associée aux fumeurs, aux racistes, à ceux qui votent Le Pen, à ceux qui se droguent. • Ma question : Qui joue au football à Marseille ? • Je viens avec mon amie, Louisa.


     

Femme Adulte de 18 à 39 ans Née en France Quartiers Est (St Loup, 10e) Enfant d’un couple Je suis au lycée

• Je suis unique car je suis très sociable et curieuse, je ne me prends pas la tête et je ris beaucoup. • À la maison, je parle arabe ou berbère (kabyle). • Sur scène, on peut me reconnaître par une paire de deux pieds gauches de sneakers (car je suis maladroite). • Par la fenêtre je vois un stade avec des enfants qui jouent au foot très bruyant d’ailleurs, mdr… • Je pourrais participer à une manifestation contre le racisme. • Le slogan pourrait être « Black Blanc Beur ! » (comme durant la période de Zinedine Zidane). • J’ai cette particularité de toujours danser avant de dormir. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est l’hymne national La Marseillaise. • L’odeur, celle de la cuisine orientale. • J’appartiens au groupe des pratiquants de la religion musulmane. • Je ne veux pas être associée aux personnes qui votent FN. • Ma question : Avez-vous déjà participé à une manifestation politique à Marseille ? • Je viens avec mon frère, Yanis.

82 %

LOUISA TITOUAH


83 %

YANIS TITOUAH      

Homme Enfant de moins de 10 ans Né en France Quartiers Est (St Loup, 10e) Enfant d’un couple Je suis en primaire

• Je suis unique car je suis un beau gosse et en plus je suis trop fort au foot   • À la maison, je parle français mais je comprends l’arabe et le kabyle. • Sur scène, on peut me reconnaître par ma carte Pokémon XL. • Par la fenêtre, la nuit je vois des étoiles, le jour je vois les pigeons. • Je pourrais participer à une manifestation contre les terroristes qui tuent les gens. • Le slogan pourrait être « Arrêtez de tuer ! » • J’ai ce tic de tout le temps dire le mot « Cougar ! » • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est « Alleeeeeezzzzz l’OOOOOOMMM » ! • L’odeur, celle des plantes près du canal. • Je suis membre du club de foot FC La Rouguière. • Je ne veux pas être assimilé à un groupe de filles de mon école que j’associe à des petites pestes. • Ma question : Est-ce que vous êtes déjà tombés tout habillé dans le Vieux-Port ? • Je viens avec ma cousine, Louisa.


     

Femme Enfant de moins de 10 ans Née en France Quartiers Est (La Pomme, 10e) Enfant d’un couple Je suis en maternelle

• Je suis unique car je suis une chipie qui parle trop et je suis toujours prête à aider la maîtresse à ranger la classe. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon jeu Monopoly la Reine des Neiges. • Par la fenêtre, la nuit je vois la route, des arbres, le soleil, le ciel. • Je pourrais participer à une manifestation contre les épinards et les œufs de la cantine. • Le slogan pourrait être « J’aime pas les épinards ! » • J’ai cette particularité de ne jamais rester en place. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des criquets le soir. • L’odeur, celle du poisson sur le Vieux-Port. • J’appartiens au groupe des princesses qui jouent au Monopoly. • Je n’appartiens définitivement pas aux groupes de ceux qui aiment les épinards de la cantine et de ceux qui aiment les garçons. • Ma question : Qui aime les épinards ? • Je viens avec Lilia.

84 %

LOUISA OUAMAR


85 %

LILIA ABI AYAD      

Femme Enfant de moins de 10 ans Née en France Quartiers Sud (La Soude, 9e) Enfant d’un couple Je suis en primaire

• Je suis unique car je suis la grande sœur de jumelles et de triplés , je suis protectrice avec mon frère et mes sœurs, j’aime faire du sport, et on dit de moi que je suis rigolote et comédienne. • À la maison, je parle français et arabe avec mes parents, mes sœurs et mon frère. • Sur scène, on peut me reconnaître par ma barbie qui s’appelle Lisa. • Par la fenêtre je vois le beau paysage. • Je pourrais participer à une manifestation pour faire du vélo avec mon père. • Le slogan pourrait être « Mon papa rien que pour moi ! » • J’ai ce tic de tout le temps faire des bisous à mes parents, mes sœurs et mon frère. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le cri des mouettes. • L’odeur, celle de la forêt des calanques de Sormiou. • J’appartiens à ceux qui aiment chanter, chaque fois que je chante la pluie s’arrête. • Je ne veux pas être associée aux garçons, aux filles jalouses. •M  a question : Est-ce que vous trouvez Marseille propre ? • Je viens avec ma sœur, Rania.


     

Femme Enfant de moins de 10 ans Née en France Quartiers Sud (La Soude, 9e) Enfant d’un couple Je suis en primaire

• Je suis unique car j’aime jouer, je suis gentille, pas timide, trop rigolote, j’adore me coiffer et faire ma belle. • À la maison, je parle français et arabe avec mes parents et frère et sœurs. • Sur scène, on peut me reconnaître par ma boîte Playmobil. • Par la fenêtre je vois des nuages. • Je pourrais participer à une manifestation pour aller plus souvent à Quick. • Le slogan pourrait être « Y’en a marre des champignons, de la viande et de la soupe ! » • J’ai ce tic de me coiffer tout le temps. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit du vent. • L’odeur, celle de la plage, de la mer. • J’appartiens à ceux qui aiment la danse classique. • Je ne veux pas être associée aux filles qui disent que je fais ma belle, aux filles qui me font des grimaces derrière mon dos. • Ma question : Qui aime regarder la télé ? • Je viens avec ma sœur jumelle, Rima.

86 %

RANIA ABI AYAD


87 %

RIMA ABI AYAD      

Femme Enfant de moins de 10 ans Née en France Quartiers Sud (La Soude, 9e) Enfant d’un couple Je suis en primaire

• Je suis unique car je suis timide, je fais du sport, j’adore jouer à la maîtresse et je suis rigolote. • À la maison, je parle français et arabe avec mes parents, mes sœurs et mon frère. • Sur scène, on peut me reconnaître par ma barbie Sirène qui s’appelle Rosie. • Par la fenêtre je vois le soleil et les oiseaux. • Je pourrais participer à une manifestation pour aller au parc. • Le slogan pourrait être « J’en ai marre de rester à la maison ! » • J’ai ce tic de jouer tout le temps avec ma mèche de cheveux. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est la sirène des pompiers. • L’odeur, celle des fleurs du quartier. • J’appartiens à ceux qui aiment la série Soy Luna. • Je ne veux pas être associée aux filles méchantes. • Ma question : Qui va à l’école primaire ? • Je viens avec Fernande.


     

Femme Senior de 65 ans ou plus Née en Afrique du Nord Quartiers Est (St Jean du Désert, 12e) Adulte vivant seule Je suis retraitée, j’étais cadre infirmière enseignant

• Je suis unique car je suis issue de trois pays différents qui se partagent mon cœur à égalité. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par une varlope, qui était l’outil de menuisier de mon père. • Par la fenêtre je vois des arbres et les collines. • Je pourrais participer à une manifestation contre l’usage du tabac. • Le slogan pourrait être « Assez d’hypocrisie ! » • J’ai cette particularité de poser les choses n’importe où et de les chercher après… • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le chant des cigales. • L’odeur, celle du mélange d’iode et de soleil. • J’appartiens au groupe des rebelles y compris à l’incivilité qui rend la vie sociale difficile. • J e ne veux pas être associée aux politiques pourris et aux fans de l’OM. • Ma question : Aimeriez-vous que Marseille devienne la capitale de la France définitivement ? • Je viens avec mon d’enfance, Colette.

88 %

FERNANDE TOLLARO


89 %

COLETTE SIROUNIAN    

Femme Senior de 65 ans ou plus Née en France Quartiers Est (St Julien, 12e)

 Adulte vivant seule  J e suis retraitée, j’étais éducatrice spécialisée

• Je suis unique car je suis issue de 3 communautés différentes : je suis arménienne, italienne, française. • À la maison, je parle le français « marseillais ». • Sur scène, on peut me reconnaître par un moulin à café oriental, héritage de ma grand-mère arménienne. • Par la fenêtre je vois la cour nuptiale des tourterelles dans mon jardin. • Je pourrais participer à une manifestation contre l’utilisation des pesticides et pour une agriculture « propre ». • Le slogan pourrait être « Pour bien vivre, mangeons propre » • J’ai cette particularité, au supermarché, de consulter les étiquettes et d’acheter n’importe quoi. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des stridulations des cigales dans les collines. • L’odeur, celle de l’iode lorsque j’ouvre les coquillages. • J’appartiens aux adhérents des AMAP, associations pour le maintien d’une agriculture de proximité (cycle court, légumes anciens et de saison, produits du terroir). • Je ne veux pas être associée aux chasseurs (qui éprouvent du plaisir à tuer les animaux), aux fumeurs (trop de décès parmi mes proches). • Ma question : Qui cuisine selon ses origines ? • Je viens avec Michael.


     

Homme Adulte de 18 à 39 ans Né en France Quartiers Est (Beaumont, 12e) Adulte vivant seul Je suis sans emploi / ex-joueur de poker professionnel, trader

• Je suis unique de par ma dualité : entre les sciences et les lettres, entre le geek hibernant et le cultivé festoyant, entre l’enfant utopiste et l’adulte raisonnable. • Je parle en arménien avec ma famille. • Sur scène, on peut me reconnaître par une mappemonde. • Par la fenêtre je vois des arbres et le ciel bleu. • J e pourrais participer à une manifestation pour l’abolition des frontières. • Le slogan pourrait être « La terre comme seule frontière! » • J’ai ce tic, quand je prête un briquet, je le récupère de suite! •L  e son que j’associe à ma vie à Marseille est Demain c’est loin, de IAM. • L’odeur, celle des pluies estivales. • J’appartiens aux fans de science-fiction et d’heroic-fantasy, des documentaires d’histoire et de nouvelles technologies. Et je pratique le théâtre d’impro. • Je ne veux pas être associé aux nationalistes, ceux qui font de la religion une question publique, aux intégristes. • Ma question : Qui fait ses courses chez le petit commerçant ? • Je viens avec un pote, Yoni.

90 %

MICHAEL TAVLIOGLU


91 %

YONI AFFERGAN    

Homme Adulte de 18 à 39 ans Né en France Quartiers Nord (La Rose, 13e)

 Enfant d’un couple  J e suis auto-entrepreneur dans la communication

• Je suis unique car de par mon identité juive et issu d’une famille recomposée de cultures différentes, j’aime la joie et les moments de partage. • À la maison, je parle, je chante, je discute avec mes parents de leur journée et après de ce qu’on va manger, malheureusement on ne parle pas hébreu mais j’apprends. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon tsitsit (tee-shirt avec des fils) que je porte quotidiennement. Dans ma religion c’est un rappel de ce que tu dois faire et de ce que tu ne dois pas faire. • Par la fenêtre je vois ma rue. • Je pourrais participer à une manifestation contre les haines gratuites. • Le slogan pourrait être « Aime ton prochain comme toi-même ». • J’ai cette particularité de faire attention à ce que je regarde pour ne pas avoir de tentation. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le chant des supporteurs Olympiens. • L’odeur, celle de la mer. • J ’appartiens aux personnes qui fréquentent tous les jours la synagogue, qui sortent au théâtre et vont à la salle de sport… • Je ne veux pas être associé aux personnes égoïstes, ceux qui font du mal à autrui et qui sont hautains. • Ma question : Comment vous imaginez Marseille dans dix ans ? • Je viens avec un voisin, Antoine.


     

Homme Senior de 65 ans ou plus Né en France Quartiers Nord (La Rose, 13e) A  dulte vivant en couple avec enfant(s) J e suis en invalidité, ex-peintre en bâtiment

• Je suis unique car je suis issu d’une famille nombreuse (9 frères et 2 sœurs), je suis d’origine sicilienne, né sur un bateau entre la Tunisie et la France mais déclaré à Marseille, et j’ai toujours vécu au « Clos la Rose ». • À la maison, je parle français. •S  ur scène, on peut me reconnaître par une manette Playstation 4, parce que je suis un fan de jeux vidéo, je deviens fada si elle est cassée. • Par la fenêtre je vois le parking de voiture et le stade de ballon, je regarde les jeunes jouer. • Je pourrais participer à une manifestation pour une revalorisation des retraites. • Le slogan pourrait être « Augmentez les retraites ! ! » • J’ai cette particularité d’être maniaque dans l’hygiène. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui de la mer. • L’odeur, celle du frais qui vient de la mer. • J’appartiens aux groupes des pêcheurs, des boulistes et des joueurs de Playstation. • Je ne veux pas être associé aux gens hypocrites et aux radins. • Ma question : Qui a envie de jouer avec moi à la Playstation ? • Je viens avec Stéphane.

92 %

ANTOINE COSTA


93 %

STEPHANE LECOMTE

   

Homme Adulte de 40 à 64 ans Né en France Quartiers Est (St Marcel, 11e)

 Adulte vivant seul  J e suis aide-médico-psychologique et bénévole chez les petits frères des Pauvres

• Je suis unique car je suis un compagnon d’Emmaüs, je pratique le braille, de grands artistes tels que Léo Ferré, Renaud, Gainsbourg, Coluche m’ont inspiré pour être un peu anarchiste dans ma tête. Aujourd’hui, je me réalise dans l’univers artistique : l’écriture de textes et scénarios, musique... • À la maison, je parle français mais, vivant en communauté, au quotidien mon entourage proche parle anglais, kabyle, portugais, afghan, wolof, russe... • Sur scène, on peut me reconnaître par une bouée de sauvetage qui représente Marseille, la ville qui a permis ma reconstruction. • Par ma fenêtre je vois la cité de la Granière dans les collines de SaintMarcel, non loin des berges de l’Huveaune. • Je pourrais participer à une manifestation des délinquants solidaires. • Le slogan pourrait être « Méfiez-vous des gens ordinaires, ils peuvent être extraordinaires ». • J’ai cette particularité d’être gaucher et de jouer de la guitare de la main droite. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des sirènes des bateaux en rade de Marseille. • L’odeur, celle de la menthe fraîche vendue au marché des Capucins à Noailles. • J’appartiens au collectif des arts de passage : implication dans les ateliers un an et demi avant le festival : cinéma (scénario de courts métrages, acteur, montage), radio, musique, atelier écriture... • Je ne veux pas être associé au mouvement de la France qui marche sur la tête, la Vème république est révolue ! • Ma question : Y’a rien là ? • Je viens avec Marion.


94 %

MARION BURCKEL    

Femme Adulte de 18 à 39 ans Née en France Quartiers Est (La Timone, 10e)

 Enfant d’un couple  Je suis étudiante en psychomotricité

• J e suis unique car je suis douce, j’arrive à dédramatiser une situation par l’humour, je réfléchis beaucoup voire un peu trop, je mets au brouillon mes sms avant d’y répondre. •À  la maison je communique par sms, et lors du dîner par un claquement de mains. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon chapeau de Mickey, synonyme de nouveau départ, d’un séjour avec mère et ma sœur. • Par ma fenêtre je vois les petits oiseaux du matin, les chauves-souris en soirée, les étoiles la nuit, les montagnes de moins en moins vertes, le coucher du soleil sur les bâtiments au loin. • Je pourrais participer à une manifestation pour faire reconnaître les médecines alternatives ! • Le slogan pourrait être « Médiation animale : soin de l’homme par l’animal » • J’ai cette particularité de faire des plannings, des listes, notamment j’ai fait une liste de 100 choses à faire dans ma vie ! •L  e son que j’associe à ma vie à Marseille est le chant des cigales en été lorsque je traverse le cimetière Saint-Pierre pour aller prendre mon tram. • L’odeur, celle de mon parfum au monoï, odeur du Sud, synonyme de plage et bronzage. • J ’appartiens aux groupes de ceux qui ne dissocient pas le corps et l’esprit (yoga, light painting, art martial, danse indienne, relaxation), de ceux qui adorent les manèges à sensation forte, je suis membre de Psych’Anima, qui défend la médiation animale. • Je ne veux pas être associée à ceux ou celles qui s’inscrivent sur les sites de rencontres, à ceux qui râlent en permanence et qui ne sont pas autonomes, à ceux qui pratiquent le topless et/ou le naturisme. • Ma question : Qui a des animaux domestiques ? • Je viens avec mon ami, Gabriel.


95 %

GABRIEL GERIN  Homme  Adulte de 18 à 39 ans  Né en France  Quartiers Est (La Timone, 10e)  Enfant d’un couple  Je suis étudiant en microbiologie, biologie végétale, biotechnologies • Je suis unique car je suis l’antithèse du cliché marseillais, je parle discrètement, je n’ai pas du tout l’accent et je n’aime pas le foot. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon t-shirt faucheuse qui me rappelle ma période collège/ lycée où j’étais plutôt renfermé mais où je souhaitais être moi-même et différent. • Par ma fenêtre je vois les collines marseillaises. • Je pourrais participer à une manifestation pour la liberté d’expression. • Le slogan pourrait être « Tous libres ! » • J’ai ce tic de monter les marches deux par deux ! • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des goélands. • L’odeur, celle du tilleul de mon jardin. • J’appartiens au groupe des couche-tard : je suis en décalage horaire en permanence. • Je n’appartiens définitivement pas aux délinquants, aux gens superficiels, et je ne veux pas être associé à tout ce qui est extrémiste. • Ma question : Qui a déjà dormi sur l’île du Frioul ? • Je viens avec mon frère, Matthieu.


     

Homme Adulte de 18 à 39 ans Né en France Quartiers Est (La Timone, 10e) Enfant d’un couple Je suis étudiant en IUT réseaux et télécommunications

• Je suis unique car je suis un un geek-sportif, je suis hyperactif mais la seule chose qui peut me faire tenir en place sont les jeux vidéo. • À la maison, je parle français. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon diabolo, que je pratique depuis 6 ans. • Par ma fenêtre je vois mon jardin, le ciel. • Je pourrais participer à une manifestation contre l’urbanisation des lieux emblématiques de Marseille. • Le slogan pourrait être « Stop à la sururbanisation ». • J’ai ce tic de regarder que mon sac soit bien fermé plusieurs fois par jour. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des cigales. • L’odeur, celle de la mer. • J’appartiens au groupe des otakus : ceux qui sont fan de culture japonaise, mangas... • Je n’appartiens définitivement pas aux fumeurs, aux racailles, aux gens malhonnêtes. • Ma question : Aimez-vous le mistral à Marseille ? • Je viens avec Robert.

96 %

MATTHIEU GERIN


97 %

ROBERT GRIGNOLI

     

Homme Senior de 65 ans ou plus Né en France Quartiers Sud (Mazargues, 9e) Adulte vivant en couple sans enfant(s) Je suis retraité, j’étais employé de banque

• Je suis unique car je suis optimiste, toujours une longueur d’avance, aventurier, j’aime rire et taquiner, il m’est important d’apporter la joie et la bonne humeur et de voir le bon côté de chaque situation. Je ne me prends pas au sérieux ! • À la maison, je parle français et le parler marseillais. • Sur scène, on peut me reconnaître par ma canne à pêche, car je pêche mon propre poisson, je le cuisine et je le mange. • Par ma fenêtre je vois la nature. • Je pourrais participer à une manifestation contre l’arrivée au pouvoir du FN ! • Le slogan pourrait être « Liberté et aucune contrainte ! ! » • J ’ai cette particularité d’être en décalage avec ma génération, hyperactif, il faut toujours que je m’occupe. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est celui des cloches de l’église de Mazargues. • L’odeur, celle de la mer quand j’arrive au col de la calanque de Sormiou. • J’appartiens aux amoureux de tous les sports : tennis, trekking, football, escalade, plongée, course, marathon, trail... • Je ne veux pas être associé à tous les extrémistes, les fumeurs, ceux qui votent comme des moutons. • Ma question : Qui serait prêt à vivre comme au cabanon à Sormiou, sans eau courante et sans électricité, et en étant les uns sur les autres ? • Je viens avec Otmane.


     

Homme Adulte de 18 à 39 ans Né en France Q  uartiers Est (La Rouguière, 11e) Enfant d’un couple Je suis étudiant en droit

• Je suis unique car je suis quelqu’un acharné, je vais au bout de mes idées, si je veux quelque chose je me bats pour. Je suis curieux de la vie, je m’intéresse à tout. • À la maison, je parle français et en arabe quand je cuisine. • Sur scène, on peut me reconnaître par mon livre Le Comte de Monte-Cristo, premier livre qui m’a fait aimer la littérature. • Par ma fenêtre je vois Marseille. • J e pourrais participer à une manifestation contre les violences policières. • Le slogan pourrait être « Les baïonnettes sont bêtes ». • J’ai cette particularité de tout analyser ; les gens, les choses, les mots... tout ! • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit du mistral. • L’odeur, celle des fruits et légumes du marché de Noailles, et des poissons sur le Vieux-Port. • J’appartiens aux groupes de ceux qui savent que la vie est belle, et aux apolitiques ; je me sens plus proche de la démocratie participative, on peut changer les choses au niveau local. • Je ne veux pas être associé à un mouvement politique, au communautarisme religieux. • Ma question : Qui connait l’étymologie du mot « respect » ? • Je viens avec Elisabeth.

98 %

OTMANE IDRISSI


99 %

ELISABETH BASTIER      

Femme Senior de 65 ans ou plus Née en France Quartiers Est (La Timone, 10e) Adulte vivant seule Je suis animatrice et artiste plasticienne

• Je suis unique car je suis artiste passionnée par la couleur, la poésie chantée, la musique. • À la maison je parlais espagnol avec mes filles et j’essaye de travailler mon anglais tous les jours. • Sur scène, on peut me reconnaître par une de mes peintures, qui représente les recherches sur la couleur. • Par ma fenêtre je vois le ciel, les oiseaux, des fleurs magiques. • Je pourrais participer à une manifestation contre les conditions de vie des personnes habitant dans les barres HLM à Marseille. • Le slogan pourrait être « Réhabilitez les cités avec de la couleur, avec de la verdure, avec des infrastructures ludiques ! » • J’ai cette particularité de louer des vidéos dans les bibliothèques mais je ne prends jamais le temps de les regarder. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est le bruit des vagues. • L’odeur, celle de la mer, de l’iode • J’appartiens à un groupe d’artistes des Beaux-Arts de la promotion de 1966. • Je ne veux pas être associée aux gens à l’esprit étroit, aux extrêmes. • Ma question : Qui a déjà fait la grève de la faim ? • Je viens avec un ami, Denis.


     

Homme Senior de 65 ans ou plus Né en France Centre ville (Lodi, 6e) Adulte vivant seul Je suis professeur de dessin, contrôleur de tickets à l’opéra

• Je suis unique car j’aime mon indépendance et ma liberté : je n’aime pas avoir les pieds et mains liés, je peins depuis 40 ans et j’expose quelquefois. • À la maison, je parle français, mais je sais lire l’arabe et je me débrouille en italien, espagnol, anglais, allemand et suédois. • Sur scène, on peut me reconnaître par un portrait de « Prince » que j’ai peint en 1990, que j’aime beaucoup car j’aime la musique pop et les couleurs. • Par ma fenêtre je vois l’agitation de la rue, le soleil, un restaurant. • Je pourrais participer à une manifestation contre les fermetures des théâtres et l’arrêt des événements festifs et culturels (Théâtre de Lenche, Fête du soleil du Panier, l’Aïd dans la cité...). • Le slogan pourrait être « Plus de subventions pour l’éducation et la culture ». • J’ai cette particularité d’être ponctuel et discipliné, timide, naïf. • Le son que j’associe à ma vie à Marseille est la musique festive, les cigales. • L’odeur, celle des aromates, le thym et le curcuma. • J’appartiens à un groupe de peintres marseillais, j’ai exposé 3 fois chez Roger Pailhas. • Je ne veux pas être associé aux intolérants à la nouveauté et à la création, à l’extrême droite. • Ma question : Qui a déjà gagné au loto ?

100 %

DENIS RAYMOND


101 %

Les personnes suivantes ne sont pas recensées mais font malgré tout partie des habitants de Marseille. Elles ont souhaité participer au projet sans se représenter sur scène et en gardant leur anonymat. Nous respectons ce choix, voici leurs histoires.

IBRAHIM     

Homme Adulte de 18 à 39 ans Né en Afrique subsaharienne Centre ville Demandeur d’asile

Je suis né en Guinée et j’ai 27 ans. Je suis de religion musulmane et pratiquant. J’ai une grande famille, nous sommes 9 frères et sœurs et je suis le seul expatrié aujourd’hui, tout le monde est resté au pays. J’ai fait des études de comptabilité et j’étais gestionnaire comptable dans deux grandes entreprises. Je suis arrivé en France il y a deux ans maintenant et je suis demandeur d’asile. Mon dossier est en cours, ça fait un an que c’est en attente, mais j’ai une autorisation de séjour que je dois renouveler tous les trois mois. J’ai été contraint de quitter mon pays en 2013 suite à une arrestation assez violente de la part des autorités, ma sécurité n’était plus assurée làbas. Mon père était militant et il occupait une place importante au sein de l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée), un parti politique en opposition au pouvoir en place. J’ai toujours baigné dans le militantisme,


ça fait partie de moi. J’ai été activiste et j’ai travaillé au service de mon père au parti. Nous avons été arrêté plusieurs fois, c’était souvent assez musclé, ça a marqué toute ma famille, surtout mes petits frères et sœurs, ça sera toujours gravé en eux… Il y avait des attaques nocturnes et des pillages sans cesse, il a fallu me réfugier ailleurs pour ma sécurité.

Je suis arrivé à Marseille, j’avais 25 ans.

En 2013, je suis parti à Istanbul avec un visa touriste. Un an plus tard, mon père a été assassiné.

Ce que j’aime à Marseille, ce sont les quartiers du Vieux-Port et du Mucem, c’est une ville sympa, il y a beaucoup de solidarité, des gens investis dans le social. Et puis je joue au foot…

Là-bas, j’ai été confronté à la situation alarmante des migrants qui n’avaient pas accès aux soins, ni aux droits juridiques et sociaux. Le simple fait de se faire soigner par un médecin leur était impossible car ils se faisaient arrêter et partaient en prison. La situation était intenable et dramatique, entre le manque de soins et les viols des filles… Je me suis alors engagé dans des associations d’aide aux migrants, afin qu’ils puissent accéder aux soins et défendre leurs droits. On a eu quelques victoires, d’ailleurs, sur des cas portés en cours de cassation. Au bout d’un certain moment, ma sécurité n’était plus assurée là-bas non plus, j’étais parti en vacances à Bodrum avec des amis, et, un soir, j’en ai profité pour payer un passeur et partir. Je n’avais prévenu personne. J’ai payé 800 euros à un passeur, et nous sommes partis à 8 sur un petit zodiac à traverser une mer agitée. J’ai perdu tous mes papiers en route, ma carte bancaire… Nous sommes arrivés en Corse et j’y suis resté vingt jours, j’ai été renvoyé vers Athènes avec d’autres migrants, puis je suis parti par mes propres moyens à Düsseldorf en Allemagne, et en Hollande chez une cousine quelques jours et j’ai continué jusqu’à la France.

J’ai choisi Marseille car j’avais des contacts ici, je connaissais des amis, que j’avais rencontrés en Turquie dans des ONG et qui ont été d’un grand soutien psychologique et financier également.

Mon plus beau souvenir sur Marseille est un concert de musique classique que nous avions organisé avec l’association pour laquelle je travaille, c’était dans une église protestante. Ce qui m’a marqué c’était l’enthousiasme des gens qui venaient vers moi, et puis le chef d’orchestre avait un parcours identique au mien, c’était bien de pouvoir échanger avec lui. Je suis ici par la force du destin, mais je n’aurai jamais voulu quitter mon pays sinon… Le pantalon sur la photo est celui que j’ai porté durant toute ma traversée, quand je le vois ça me rappelle mon histoire, je vais le garder toute ma vie…


102 %

VALERIE     

Femme Adulte de 18 à 39 ans Née en Afrique subsaharienne Centre ville Personne étrangère en situation irrégulière

Je suis née à l’Île Maurice en 1982, j’ai trois filles. Ma mère vit en France depuis 7 ans et je l’ai rejoint avec ma petite dernière qui a 6 ans maintenant. Je suis arrivée il y a trois ans. Mes deux autres filles sont restées avec leur père, mon premier mari, à Maurice. Je vis chez le copain de ma mère qui nous a accueilli, ma fille et moi. Nous vivons en centre-ville, à 4 dans un petit appartement. La vie à Maurice devenait compliquée, ma fille est asthmatique, une nuit, elle a fait une grave crise et j’ai failli la perdre. L’accès aux soins à Maurice n’est pas facile, ici elle est soignée correctement. De plus, l’école est payante à Maurice et la plupart arrête très jeune. Ma fille est scolarisée en France et, alors qu’elle ne s’exprimait qu’en créole, voilà qu’elle sait lire, écrire et parler le français correctement. Elle apprend vite et c’est merveilleux de la voir s’intéresser à la lecture. Ma mère en pleure de joie car elle y voit le signe de l’émancipation, elle sait que sa petite fille va avoir une chance de s’en sortir.


Je suis sans papier, je n’ai droit à aucune aide, je me débrouille à droite à gauche, je fais partie d’associations en tant que membre bénévole et il y a beaucoup d’entraide. La France, c’est regarder vers l’avenir, on n’est pas chez nous, mais on se sent bien, et j’aime l’environnement ici, à Marseille. J’y ai trouvé des amies, des gens généreux qui me soutiennent moralement. Ici les gens sont libres, ils font pleins de choses dans la journée. C’est très different chez nous. Nous c’est tranquille, pas de stress, il ne se passe pas grand chose, du coup on idéalise beaucoup la France, on s’imagine que tout le monde est riche, à l’image de tous les blancs qui s’installent chez nous, mais j’ai été vraiment choquée en arrivant ici, une fois confrontée à la réalité... J’ai vécu des histoires douloureuses avec mes ex-compagnons. Mariée à 17 ans avec un homme que je n’ai pas choisi, à Maurice ça se passe comme ça, on ne choisit pas, ce sont les parents qui s’arrangent entre eux. Maman à 18 ans, j’ai accouché seule de ma première et de ma deuxième fille, mon ex-mari travaillait sur les bateaux comme cuisinier et j’étais tout le temps seule. J’ai attrapé le chikungunya après mon deuxième accouchement, j’étais trop faible, je n’en pouvais plus, j’ai quitté le domicile conjugual pour retourner chez mes parents. Je ne voulais plus revenir. Mon mari a donc demandé le divorce. Après cela j’ai rencontré un homme que j’ai aimé profondément, mais il s’est vite mal comporté avec moi, il me battait. J’ai pourtant eu une troisième fille avec lui, et j’ai encore accouché seule. C’est une situation très dure de partir en laissant deux enfants derrière soi, mais quand je vois toutes les perspectives d’avenir pour ma fille ici, qu’elle n’aura jamais là-bas, ça me conforte dans l’idée que j’ai fait le bon choix.

Malheureusement, j’ai été dénoncée par la nouvelle femme de mon deuxième copain, qui par malveillance et jalousie, m’a dénoncé aux autorités. La Police aux Frontières est venue m’interroger, et j’ai reçu un OQTF: Obligation de Quitter le Territoire Français. Tout s’est effondré pour moi, mais j’ai eu une vague de soutien à laquelle je ne m’attendais pas, les enseignants de l’école de ma fille, les parents des camarades de ma fille nous ont organisé un goûter de soutien et ont écrit des lettres afin de témoigner en notre faveur et qu’on puisse obtenir une chance de rester. C’était beau de voir ça! J’ai pris un avocat et je serai jugée dans quelques semaines pour savoir si nous serons expulsées ou non. J’ai choisi l’objet du rouge à lèvres pour me représenter car « comme le quotidien il n’est pas comme il faut, ça nous remet le sourire aux lèvres ». Il faut prendre la vie comme elle vient et garder le sourire...


103 %

ARFIN JOHN     

Homme Adolescent de 11 à 17 ans Né en Asie du Sud Centre ville Mineur isolé étranger

J’ai 17 ans, et je viens du Bangladesh, je suis musulman pratiquant. Je suis un mineur isolé étranger (MIE) et je vis dans un foyer avec d’autres jeunes dans la même situation que moi. J’ai quitté mon pays en raison de graves problèmes familiaux. Mon père était violent, et on s’est enfui du foyer avec ma mère, mes deux frères et ma sœur. Ma mère a payé un passeur pour mon petit frère et moi pour organiser notre fuite jusqu’en Italie. Je ne sais pas combien cela lui a coûté. Comme elle n’avait pas assez d’argent pour nous tous, le plan était que nous partions en premier, et une fois qu’elle aurait eu assez d’argent elle partirait avec ma sœur et mon autre frère. Je n’ai pour l’instant aucune nouvelle, je ne sais pas s’ils ont pu partir ou non. J’ai fait un long et dangereux voyage de trois mois pour arriver jusque-là et je ne sais pas quels pays j’ai traversé, mais ça a été très risqué, traumatisant et j’avais accumulé une telle fatigue que mon visage semblait avoir 20 ans de plus à la fin du voyage. Nous nous sommes laissés guider par les passeurs, l’essentiel de notre périple s’est fait par bateau et voiture, des fois en bus et en train, dans des conditions terribles. Une fois,

il faisait si froid que mon frère est tombé malade, il a fallu le transporter à l’hôpital. Un jour, je ne sais pas comment ça a pu arriver ni dans quels pays exactement, nous nous sommes perdus de vue. Il portait à ce moment là le sac avec nos affaires. J’avais tout perdu. Je n’ai aucune idée d’où il se trouve en ce moment. En Italie, au Canada… je le cherche… Je n’avais pas prévu d’arriver en France, je pensais me trouver en Italie, on m’a déposé à Carcassonne, quand on m’a dit que j’étais en France, je ne voulais pas le croire ! La Police de Carcassonne m’a aidé, on m’a mis en contact avec des associations adaptées pour moi. J’y suis resté dix-sept jours là-bas. Puis dix jours à Narbonne avec des éducateurs, et je suis depuis janvier à Marseille. J’ai une attestation du gouvernement qui stipule que je suis dans cette situation et j’ai toujours sur moi un document de mon état civil du Bangladesh. Je suis parti pour trouver un meilleur avenir. Au Bangladesh, il n’y a pas d’avenir pour moi, c’est un pays dangereux et violent, je me suis déjà pris un coup de couteau. Je veux rester ici, et j’espère pouvoir y étudier. Pour moi, le stylo sur la photo représente mon plus grand souhait, devenir étudiant et obtenir un diplôme en économie et dans le management. Je veux rester ici ou pourquoi pas partir au Canada... mais si je devais retourner au Bangladesh, je préférerais me tuer. J’aime Marseille à 60 %, c’est une belle ville, c’est quand même la 2ème plus grande ville de France ! Je peux trouver de la nourriture que j’aime un peu partout, c’est super ! Mais malheureusement, peu de gens parlent anglais et je n’ai pas beaucoup d’amis. En tout cas, j’ai espoir d’un meilleur avenir ici.


Arfin John ne parlant pas le français, l’interview s’est donc déroulée en anglais, en voici la version originale : Arfin John (English version) I am a 17 years old from Bangladesh. I am a practicing Muslim. I am a single foreign migrant and a minor. I live with other young people who are in the same situation. I left my country because of severe family problems. My father was very violent. My mother and my father are separated. Mum organized an escape for my two brothers, my sister and me. She paid a people smuggler to smuggle my family out of Bangladesh into Italy. As she did not have enough money for this, she paid for my brother and me to be smuggled out first. I do not know how much it cost her or the suffering she had to endure. The plan was for my brother and me to escape first and, when we had enough money saved, to get the rest of my family out. I have no news about my family at the moment. I do not know if they were able to leave the country or not. I made a long and dangerous trip to Europe. It took us about three months to get here and I did not know which countries I had to pass through and where I arrived. It was very risky and traumatic. I was so exhausted that I have aged by 20 years after the journey. When we left with the smugglers, the main part of our journey was by boat then by cars and then train under terrible conditions. Once it was so cold that my brother got sick and had to be transported to a hospital. One day during our journey, my brother and I got separated and I do not know where. I had to carry on alone and I had no luggage, as it was with my brother at that time. I have now lost everything. I have no idea where he can be, Italy... Canada… I am searching him.

I had not planned to arrive in France, I initially thought I was in Italy, I go out in Carcassonne. It was then I found out that I was in France. I did not want to believe it! The police in Carcassonne helped me a lot. I was put in contact with associations who helped migrants. I stayed with them for 17 days. Then, for another 10 days with educators in Narbonne. Since January, I have been in Marseille. I have a government certificate proving my migrant situation and a document proving my civil status in Bangladesh. I left Bangladesh to find a better future. There is no future for my family in Bangladesh. It is a dangerous and violent country. I have already been knifed once in my chest. I like it here in France. I want to stay here and hope to be able to study here. For me the pen in the photo represents my biggest wish, to become a student and to obtain a diploma in Economics and in Management. I would like to stay here or maybe go to Canada. If I had to return to Bangladesh, I would rather kill myself. I like Marseille, it’s a very nice city and it’s the second biggest city in France. I can find the food that I like everywhere. But there is a bit of a language barrier at the moment, a few speak English and I do not have many friends. I any case I am hoping for a better future…


104 %

JEAN-NOEL     

Homme Senior de 65 ou plus Né en France Centre ville Personne sans domicile fixe

Je suis né en 1949 et je suis originaire du département d’Indre-et-Loire. J’y ai vécu jusqu’à mes 23 ans, ensuite j’ai été professeur agrégé de lettres classiques dans la Sarthe où j’ai enseigné au collège et en lycée. J’avais une vraie passion pour les langues anciennes et la pédagogie. Enfant, j’étais très bon élève, notamment en français. Je me souviens que j’aimais beaucoup les dictées, qui me semblait être un morceau de poésie et de littérature, j’avais l’impression d’ingurgiter à chaque fois une part d’un livre. Il faut dire que j’ai eu la chance à l’époque, d’avoir un instituteur exceptionnel, qui m’a donné cette passion des livres. De nombreux auteurs étaient mes compagnons dans la cour de récré où on pouvait lire tranquille, Jules Vernes, Pierre Loti, Fenimore Cooper… Dans le secondaire, j’étais dans un lycée prestigieux, j’ai fait du latin et du grec, mais, étant bon élève, j’étais en section scientifique et littéraire à la fois. Après le bac, j’ai suivi le système « prépa » puis après un échec

à Normale Sup’, j’ai fini mes études à l’université de Tours jusqu’à l’agrégation de lettres classiques que j’ai obtenu en 1973. J’ai enseigné tout de suite là où on m’avait affecté. Je me suis marié en 1975, nous avons eu deux filles, et nous avons divorcé en 1983. Mon ex-femme m’avait tellement usé pendant toutes ces années, que j’ai bien profité de cette « solitude » imposée, elle avait réussi, malheureusement, à monter mon entourage contre moi, j’avais perdu la garde de mes filles. Et puis j’ai rencontré une femme, elle-même était maman de deux enfants, c’est la femme que j’ai le plus aimé de toute ma vie. Elle s’est battue à mes côtés pour que je puisse obtenir le droit de voir mes enfants, et nous y sommes arrivés, j’avais enfin mes filles un week-end sur deux. Nous formions une belle famille recomposée. Mais soudainement mes filles n’ont plus désiré me revoir. C’était il y a presque 20 ans maintenant ! Selon le souhait de ma compagne, j’ai arrêté d’enseigner, elle était ingénieur dans une très grosse entreprise et nous vivions très bien, moi je donnais des cours « au black », c’était rentable ! Mais elle était presque tout le temps en déplacement, et un jour la lassitude que je ressentais a eu raison de notre couple. J’avais commencé à écrire des livres pour d’autres, j’étais « nègre », je me suis installé là où il y a avait de la demande, à Marseille. En 2001 je suis donc arrivé ici, j’ai eu des impressions multiples sur cette ville : des gens formidables, un climat fantastique, un quotidien agréable à vivre… Moi qui ai vécu en Alsace où il fait froid et où les gens sont très exclusifs, ça a été fantastique de vivre ici. J’aimais la cosmopolité, le port, l’aspect antique.


Je vivais des commandes de livre qu’on me faisait, je ne faisais que du privé, des récits de vie, j’ai eu quelques drôles de cas d’ailleurs. Et puis il y a eu de plus en plus de désistement de dernière minute, à cause de la crise peut être. Mais faute de clients, j’ai dû arrêter. Mon père avait fait parvenir un héritage de la part de ma mère, et ça devait me tenir jusqu’à la retraite. Sauf qu’après ça, je n’ai pas fait les papiers à temps pour ma retraite, ça a pris du retard. Je vivais sur mes réserves mais tout a fondu très vite. J’étais locataire dans un hôtel meublé, je travaillais pour payer mon loyer, je remplaçais le patron à l’accueil, je plaçais les gens dans leur chambre. Et puis pour une histoire de barbe qu’il souhaitait que je rase, il a préféré prendre quelqu’un d’autre et peu de temps après ne pouvant plus payer mon logement, je me suis retrouvé dans la rue. J’ai connu quelques foyers mais je ne veux plus y retourner, c’est un milieu trop violent et dangereux. Je n’y remettrai plus les pieds, c’est là que j’ai attrapé des bestioles qui me pourrissent la vie. Je dors peu, j’ai toujours été un petit dormeur mais il faut dire que je suis régulièrement réveillé, par les voitures, les mobylettes, et les jeunes désœuvrés bourrés qui beuglent dans la rue en descendant vers le Vieux-Port… Les habitants du quartier sont magnifiques, j’ai rarement vu une densité de gens gentils sur un espace si restreint. Il y a une belle solidarité, et tout le monde est généreux. Et ça, ça fait du bien ! Il y a différents types de passants : ceux qui pressent le pas, qui ne veulent pas voir; ceux qui sourient ; ceux qui donnent quelque chose, même s’ils n’ont pas grand chose ; ceux qui parlent, avec qui j’échange sur ma passion des livres et des langues anciennes.

Ce qui me sauve au quotidien, c’est l’intellect’, l’envie de vivre. Ma situation devrait changer bientôt je l’espère. Je devrais toucher tous mes arriérés de la retraite, je pense alors pouvoir prendre un mobil home sur la côte. J’aime Marseille, mais j’ai quand même des souvenirs des années mauvaises. Le livre L’Odyssée d’Homère est certainement le livre qui m’a le plus marqué dans ma vie, à toutes les époques. On trouve tout dans ce livre, qui, si on sait lire entre les lignes, ne parle en fait que d’un départ et d’un retour. Je n’aime pas les départs, je préfère les retours. C’est ce que je me souhaite, un retour enfin à une vie normale !


RIMINI PROTOKOLL

Figure majeure du théâtre documentaire et participatif, le collectif berlinois Rimini Protokoll est à l’initiative du mouvement théâtral « Tendance réaliste » qui a eu une influence importante sur la scène alternative. Formé par le trio Helgard Haug, Stefan Kaegi et Daniel Wetzel, le collectif expérimente un théâtre-vérité sans acteurs, exclusivement interprété par des citoyens non-comédiens appelés « experts » ou « spécialistes ». Helgard Kim Haug, Stefan Kaegi et Daniel Wetzel se rencontrent dans les années 1990 au cours de leur formation à l’Institut des Sciences théâtrales appliquées de Giessen - sorte d’Ecole supérieure du théâtre allemand avant-gardiste, puis fondent Rimini Protokoll en 2000. Qu’il s’agisse de spectacles, de pièces radiophoniques, films, installations ou dispositifs

immersifs, leurs créations interrogent les réalités sociales ou politiques de notre temps. Ils utilisent les outils de la mise en scène de manière inédite pour renverser les perspectives, multiplier les points de vue et amener le public à regarder la réalité autrement. Le collectif signe notamment Remote X, série déambulatoire interrogeant l’espace public, Situation Rooms, une expérience interactive sur l’industrie de l’armement, ou encore le spectacle Lagos Business Angels, un portrait d’hommes d’affaires nigériens. Réalisée dans plus de vingt-cinq villes à travers le monde, la série 100 % City propose le portrait d’une grande ville en donnant la parole à ses citoyens et en s’appuyant aussi sur une représentation visuelle de son portrait statistique.


LA TOURNÉE MONDIALE 100 % WORLD TOUR

2008

2013

2016

100 % Berlin, Allemagne

100 % São Paulo, Brésil 100 % Salford, Angleterre

100 % Vienne, Autriche 100 % Athènes, Grèce

100 % Cork, Irlande 100 % Copenhague, Danemark 100 % Dresde, Allemagne 100 % San Diego, États-Unis 100 % Cracovie, Pologne 100 % Tokyo, Japon

2011

2014

2010

100 % Vancouver, Canada 100 % Karlsruhe, Allemagne 100 % Cologne, Allemagne

2012 100 % Melbourne, Australie 100 % Norfolk, Angleterre 100 % Brunswick, Allemagne 100 % Londres, Angleterre 100 % Oslo, Norvège 100 % Zurich, Suisse

100 % Gwangju, Corée du Sud 100 % Bruxelles, Belgique 100 % Paris, France 100 % Darwin, Australie 100 % Philadelphie, États-Unis 100 % Riga, Lettonie 100 % Amsterdam, Pays-Bas

2015 100 % Penang, Malaisie 100 % Jakarta, Indonésie

2017 100 % Montréal, Canada 100 % Marseille, France

2018 100 % Taipei, Taïwan 100 % Kaohsiung, Taïwan 100 % St Petersburg, Russie

2019 100 % Hong Kong, Chine 100 % Gold Coast, Australie


NAMASTE !

Collectif electrojazz basé à Marseille, Namaste ! s’articule autour d’un quartet : Fred Pichot (Sax & Electronique), Cyril Benhamou (Clavier & Flûte), Jean-Michel Troccaz (Batterie) et Sylvain Terminiello (Basse). Entre jazz et electro, finesse et liberté, Namaste ! réussit à réconcilier le jazz avec les dancefloors. Le flow énergique répond parfaitement au groove du quartet, qui synthétise influences jazz-funk classiques et une démarche d’improvisation et d’expérimentation électronique. La formation enregistre actuellement un album mêlant instruments acoustiques et machines, dont la sortie est prévue en octobre 2017.


FESTIVAL DE MARSEILLE

Le Festival de Marseille, festival de danse et des arts multiples, mélange les genres et les cultures. Spectacles de danse, théâtre, concerts, installations, performances, cinéma, rencontres et fêtes sont au programme de son temps fort estival qui se déploie dans la ville : 3 semaines de rencontres et d’échanges autour d’œuvres d’artistes engagés, où se croisent et s’interrogent des cheminements artistiques et des visions du monde. Pour sa deuxième saison à la tête du festival, Jan Goossens invite au partage et au métissage Hybride, festif, voyageur, le Festival de Marseille se vit au rythme et à l’image de la ville.


CRÉDITS ARTISTIQUES

100 % Marseille est une production du Festival de Marseille Sur le concept de Rimini Protokoll / Helgard Haug, Stefan Kaegi, Daniel Wetzel Casting : Claire Oberlin Scénographie : Marc Jungreithmeier, Mascha Mazur Dramaturgie : Nassima Korichi Musique : Frank Böhle Musique Live : Namaste ! Conception graphique : Floriane Ollier Photographie couverture : © Ville de Marseille

REMERCIEMENTS À tous les participants, au sociologue Michel Péraldi, à la sociologue Dominique Chiarini, à tous les bénévoles, à Macha Makeïeff et au Théâtre La Criée pour leur accueil, à l’équipe du Festival de Marseille.


Festival de Marseille 2017 - Livret 100% marseille  
Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you