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âĂ©tait il y a tout juste cinq ans : la premiĂšre dĂ©flagration #MeToo partait de la publication dâun article du New York Times, dĂ©voilant de nombreuses accusations de violences sexuelles contre le producteur amĂ©ricain Harvey Weinstein. Des rĂ©vĂ©lations Ă lâorigine dâun hashtag et dâun mouvement qui a secouĂ© le monde - et dont les rĂ©percussions continuent, en 2022, de se faire sentir. Lorsque lâaffaire Ă©clate, personne ne pouvait prĂ©dire le tsunami que dĂ©clencherait l'enquĂȘte du New York Times. Ce hashtag, le plus utilisĂ© de tous les hashtags militants, a ainsi entraĂźnĂ© une rĂ©volution planĂ©taire. Il a reliĂ© les femmes entre elles et a brisĂ© un tabou millĂ©naire. Lâonde de choc de cette rĂ©volution est dâabord et avant tout sociĂ©tale. Câest dans les foyers, dans les entreprises, dans les couloirs de la fac que les femmes sont sorties du silence. Entre elles. Aux yeux de tous. Elles ont dit : « Moi Aussi ! ». Cette clameur numĂ©rique devait ouvrir une nouvelle Ăšre et la rĂ©volution nĂ©ofĂ©ministe pouvait ainsi commencer sous la banniĂšre dâune sororitĂ© mondialisĂ©e.
Malheureusement, lâensemble des discriminations Ă lâencontre des femmes reste, encore aujourdâhui, une rĂ©alitĂ© persistante malgrĂ© les prĂ©tentions Ă lâĂ©galitĂ© Ă©crite dans nos lois et dans notre constitution. Ă juste titre, elles leur sont dâautant plus insupportables que le discours officiel et juridique prĂ©tend quâil y a Ă©galitĂ©. Et ces formes de discriminations restent nombreuses : dans le monde du travail, de la politique, du sport... DĂšs lors, tout ce qui permet de lutter contre ces discriminations est le bienvenu y compris sur lâusage des mĂ©dias sociaux qui permettent de libĂ©rer la parole et lâĂ©mergence de formes dâorganisations pour les combattre.
Cinq aprĂšs, et alors quâune vĂ©ritable rĂ©volte fĂ©ministe a lieu en Iran, jamais le fĂ©minisme occidental nâa pourtant Ă©tĂ© aussi divisĂ©. Chef de file du fĂ©minisme beauvoirien chez nos voisins français, Ălisabeth Badinter a rĂ©cemment Ă©tĂ© conspuĂ©e par la nouvelle gĂ©nĂ©ration pour avoir dĂ©clarĂ© : « On livre des hommes, en particulier, Ă la vindicte publique sans passer par la justice ». En pointant la responsabilitĂ© des jeunes fĂ©ministes dans une guerre des sexes qui nous mĂšnerait au chaos, la philosophe lui prĂ©fĂšre ainsi le statu quo. Ă lâheure de cet anniversaire un peu particulier, le temps nous a fait prendre conscience de lâimportance de ne pas tomber dans une vision manichĂ©enne du rapport entre les hommes et les femmes. Ne voir lâhomme quâĂ travers le prisme des exemples qui ont entachĂ© son image serait une erreur. Dâautant que, comme disait TolstoĂŻ : « Femmes, câest vous qui tenez entre vos mains le salut du monde ! ». Ainsi, si nous pouvions bĂ©nĂ©ficier dâun peu de mansuĂ©tude de votre part mesdames, ça ne serait pas de refus. Je dois vous laisser, ma compagne vient de mâappeler, le repas est prĂȘt.
DIRECTION
RĂDACTEUR EN CHEF
RĂDACTEURS
Marine Barthélémy Sarah
Jonathan Blanchet
HélÚna
Magali Eylenbosch
Jurion
Toute
Godefroy
Sébastien
de
Fanny
CONSEILLERS
mĂȘme partielle, est interdite.
THE KID
Du disco scintillant, des ballades bleues... Juliette Armanet est de retour avec un deuxiĂšme album en Ă©quilibre parfait entre spectacle et sentiments. De passage par les Francofolies dâEsch-sur-Alzette cet Ă©tĂ©, il nous Ă©tait impossible de ne pas aller Ă la rencontre de lâune des rĂ©fĂ©rences actuelles de la chanson française.
Retrouvez-nous tous les jours sur notre site www.boldmagazine.lu et chaque mercredi sur notre newsletter pour un condensĂ© de lâactualitĂ© culture, mode et lifestyle au Luxembourg et dans la Grande RĂ©gion.
KLEMMER
FASHION NEWS.42
FOCUS.74 CRISE ĂNERGĂTIQUE : NOS LOGEMENTS CONTRAINTS DâĂVOLUER
CRASH TEST.78
YOUNGTIMER.80
HEADLIGHTS.81
CITY TRIP.82 LA POUDRE DE BERLIN PINPIN
FAVRE
TIME.66
LIST.68
CANITROT
TOUZARD
Texte Godefroy Gordet
Tout juste diplĂŽmĂ© du BAC, et enfin libre, « le monde Ă ses pieds », comme il dit, le gamin luso-brĂ©silien a de lâavenir, et les projets dĂ©jĂ parus ces quatre derniĂšres annĂ©es ne font que convaincre de la facilitĂ© avec laquelle le rappeur va se frayer un chemin dans ce monde oĂč beaucoup nâen ressortent pas indemnes. Et puis, Matteo Griz Wolff, de son vrai nom, a un truc en plus : du temps. Car, si la musique l'accompagne depuis toujours, sa philosophie dâaujourdâhui câest la qualitĂ© contre la quantitĂ©. Aussi, aprĂšs de nombreuses scĂšnes au Luxembourg, portĂ© par divers projets dâaccompagnement, sa jolie mixtape General Culture sortie en 2021, ou encore Searching Rhymes son premier EP, tout chaud sorti du four, Culture the Kid se laisse une annĂ©e pour voyager et dĂ©couvrir de nouvelles sonoritĂ©s. Ensuite, il partira Ă Londres, apprendre la musique sous toutes ses facettes et un de ces jours gĂ©rer de A Ă Z son projet⊠Portrait dâun itinĂ©raire artistique tout tracĂ©âŠ
La musique occupe lâesprit de Matteo depuis sa naissance, bercĂ© par des parents eux-mĂȘmes passionnĂ©s de musique au sens large, et musiciens de surcroit. Pourtant, enfant, il nâa jamais eu ce rĂȘve de se retrouver sur scĂšne, ça lui est venu naturellement, « je chantais tout le temps, il nây avait pas un moment oĂč je fermais ma gueule. Pour moi, la musique a toujours Ă©tĂ© quelque chose de naturel ». Il dĂ©couvre assez vite que la musique peut ĂȘtre plus quâun passe-temps, « je me suis rendu compte avec le temps que ça pouvait vraiment devenir un gagne-pain, bien que la musique nâait jamais Ă©tĂ© un objectif financier ».
Une volonté qui vient sûrement de son expérience au sein du Rockclub en 2019. Un projet dirigé par Fred Barreto et Chris Hewett, pour permettre aux jeunes musiciens de
faire leurs premiers pas sur scĂšne et de sâhabituer Ă cet environnement, « ils avaient rassemblĂ© plein de jeunes musiciens locaux, on faisait des cover et on jouait dans des Ă©vĂ©nements au Luxembourg. Câest lĂ que jâai fait mes premiĂšres expĂ©riences sur scĂšne ». Principalement axĂ© rock, le Rockclub lui donne une premiĂšre vision de la crĂ©ation musicale professionnelle et le motive Ă aller plus loin.
La musique dans ses gĂȘnes, le rap lui vient autour de ses 13 ans, poussĂ© ensuite par Chris Hewett, alors quâil a tout juste 16 ans, Ă sortir le titre Livin' In The Clouds en featuring avec Maya Maunet. Câest lĂ que commence rĂ©ellement son projet musical autour de son blase Culture The Kid, « câest avec Chris que jâai commencĂ© Ă vraiment bosser sur un son rap. Un titre compilation de plein de phrases que jâavais Ă©crites par le passĂ© ».
Matteo a passĂ© un moment Ă observer la scĂšne rap luxembourgeoise avant de sây lancer, « au dĂ©but, les gens se moquaient un peu de cette scĂšne. Et puis, peu Ă peu, il y a des rappeurs qui ont rĂ©ussi Ă se faire un nom⊠LĂ je me suis dit quâil nây avait pas de temps pour hĂ©siter ». Le jeune rappeur de lâĂ©poque comprend quâil ne doit pas attendre que la scĂšne se dĂ©veloppe pour sây incruster, il doit sây poser de suite, sans attendre quâelle soit bondĂ©e, « il fallait que je me lance, sinon jâallais avoir un temps de retard sur les autres ».
Ainsi, Culture the Kid a trouvĂ© sa place dans ce petit monde luxembourgeois, et explique maintenant vouloir reprĂ©senter le Luxembourg et le mettre sur la carte un jour. Pourtant, il chante en anglais avec un accent New-Yorkais fidĂšle Ă certaines de ses influences plutĂŽt oldschool comme 50 Cent et plus rĂ©centes comme Marlon Craft. Son identitĂ© sâest construite autour de ses influences, bien quâil explique ne pas vouloir suivre la trame de ses pairs, « jâai commencĂ© avec 50 Cent dans les oreilles mais ce nâest pas ce que je suis. Ce quâil raconte nâa rien Ă voir avec mon quotidien. Mon truc, câest de garder ce cĂŽtĂ© jeune et moderne dans ce que je fais. Je ne vais pas me perdre dans les vestiges dâun rap qui nâest plus
Cultutre the Kid est dĂ©finitivement le nom Ă suivre sur la scĂšne rap luxembourgeoise. Le type nâa que 19 ans et impose un style trĂšs construit, et une maturitĂ© musicale prĂ©coce. MĂȘlant ses influences hip-hop old school Ă quelques noms en vogue dans le rap moderne, il attaque les instrumentales de son producteur Denis Schumacher avec une vĂ©hĂ©mence des plus aguerris. Portrait dâun artiste qui risque de peser dans le « rap game » luxembourgeois.dâactualitĂ© ». Le rap et le hip-hop anglophone lâont façonnĂ© et le façonne encore, mais clairement il se sent appartenir Ă la scĂšne luxembourgeoise et veut y marquer les esprits, « si mon rap est en anglais, jâai aussi des sons en luxembourgeois, et jâai vraiment envie dâincorporer mes origines brĂ©siliennes dans ma musique. Je vais bientĂŽt partir Ă Londres, oĂč jâai lâintention de mettre le Luxembourg sur la carte ».
AprĂšs ce moment charniĂšre vĂ©cu avec Barreto et Hewett, il se met dans le rap plus franchement et enchaĂźne trĂšs vite avec trois titres faits maison, regroupĂ©s sous lâhashtag « Shottaculture ». Un exercice de style pour se faire entendre, « jâai sorti ces quelques freestyles tout seul, sans mixage, avec un rendu pas terrible, et puis, jâai abandonnĂ© cette idĂ©e de faire du contenu pour du contenu ». Alors, sâil tient encore une certaine naĂŻvetĂ© Ă cette pĂ©riode, il « fait », et donc, apprend, « avec le temps jâai compris que je voulais faire de la musique de qualitĂ© ». DorĂ©navant, Culture the Kid force sur la qualitĂ© plutĂŽt que la quantitĂ©. Fort de ce passif, en 2020, il remporte le Rocklab rap « Qwest Freestyle Challenge » et a l'opportunitĂ© d'enregistrer son premier single : le single Glass Walls qui entre dans le hitparade Eldo Chartbreaker. « Au Qwest jâai pu me confronter Ă ce qui se fait de mieux dans le rap luxembourgeois. Et puis câest un endroit de visibilitĂ© Ă©norme, câest trĂšs mĂ©diatisĂ©, et je suis fier du succĂšs de Glass Walls, qui est un titre qui me tient Ă cĆur ». Un succĂšs qui se rĂ©percute dâailleurs sur sa mixtape General Culture sortie peu de temps aprĂšs, le premier projet sur lequel il pose un fil rouge. Le titre Glass Walls est lâemblĂšme de cette mixtape, « câest la chanson qui contient tous les messages du projet gĂ©nĂ©ral. JâĂ©tais ravi que celle-ci qui soit mise en avant et quâelle fasse du bruit. Jâen suis fier parce que ce titre reflĂšte beaucoup de moi et de ma vision de la musique ». Autre symbole, câest aussi la premiĂšre fois quâil travaille professionnellement avec le producteur Denis Schumacher, a.k.a. « 2NI », un des plus grands producteurs luxembourgeois, « le titre a une sonoritĂ© que je nâai pas trouvĂ© ailleurs. Avec Denis on sâest posĂ© beaucoup de questions sur cette instruâ, et je trouve quâil a fait un travail parfait ».
LâEP encore en chantier, lors dâune Rocklab Session en mars dernier, Culture the Kid performe certains titres de sa mixtape, comme pour boucler la boucle, « lâEP nâĂ©tait pas prĂȘt, et puis, je nâavais pas encore habituĂ© les gens aux changements de style entre la mixtape et lâEP ». Parce que Culture the Kid ne veut pas poursuivre dans cette ligne un peu singer-songwriter qui lui colle Ă la peau dans cette Rocklab Session, « ce sont des chansons qui me plaisent mais ça ne va pas dans la direction de la musique que je veux faire vraiment, bien que jâavais trĂšs envie de partager ces chansons ici ». La dĂ©marche de Culture the Kid relate de cette envie de diversitĂ© musicale, autant quâune forme de contradiction propre au rap moderne, « jâai pas du tout envie de me coincer dans le rap, mĂȘme si je souhaite que les gens me considĂšrent comme un rappeur. Je nâai pas peur de mâĂ©manciper de lâĂ©cole classique du rap ». Dans ce sens, il travaille beaucoup avec le groupe de jazz Jamban, dans lequel il se prĂ©sente sous son nom mais performe dâune autre façon, « travailler avec eux ne veut pas dire que je renie mon projet. Avec Jamban, on fait de la musique trĂšs expĂ©rimentale, et ça permet de dĂ©cliner pas mal dâinspirations ».
Bachelier depuis peu, Culture the Kid sort du lycĂ©e, et alors que sa musique parlait de ses aspirations dans la vie, ses rĂȘves, plutĂŽt que de sa vie au sens strict, aujourdâhui il ferme une porte pour en ouvrir un tas dâautres et sa musique prend un nouveau virage. Il prĂ©voit dâĂ©tudier Ă lâICMP de Londres, mais avant, il se lance dans plusieurs voyages pour faire Ă©voluer son projet, « je vais faire une annĂ©e de cĂ©sure pour voyager. Je vais Ă Cuba en novembre, un lieu incroyable pour moi oĂč tu as lâimpression que tout le monde sait jouer de la guitare, chanter, danser. Jâai envie de mâimmerger dans cette ambiance pour aussi mâen inspirer et ramener des sonoritĂ©s nouvelles ». Il ira ensuite renouer avec sa famille et ses origines au BrĂ©sil afin de profiter de son premier carnaval ; « jâai besoin de dĂ©connecter mais aussi de trouver des sonoritĂ©s que je nâai pas lâhabitude dâincorporer dans mon rap ».
En fĂ©vrier 2021, il sort General Culture, sa premiĂšre mixtape hip-hop, qui connaĂźt un certain succĂšs sur les radios locales et diverses plateformes de streaming. Un projet construit en pleine pandĂ©mie, sur lequel il se pose des questions sur le monde, et prend le temps pour une rĂ©elle introspection. Ă force dâĂ©criture et dâintrospection, il fait Ă©merger Searching Rhymes, un EP de six titres qui dĂ©crivent diffĂ©rentes Ă©tapes de sa vie. « Le rap est, pour moi, un style de musique adaptĂ© Ă ce genre de rĂ©flexion. Tu peux tâexprimer simplement tout en faisant transpirer beaucoup dâĂ©motions ».
Ainsi, de nombreux projets se concrĂ©tisent pour le rappeur aux grandes exigences. En attendant, Culture the Kid va sâinspirer dâun ailleurs en passant par lâAmĂ©rique du Sud, et puis, tracer Ă Londres pour y dĂ©couvrir une scĂšne hip-hop foisonnante et diversifiĂ©e, et sây former, pour comprendre la musique Ă tous les niveaux, et rester maĂźtre et propriĂ©taire de son projet de bout en bout, comme il le raconte dans son titre Walk The Long Run. « Je cherchais une ville anglophone pour Ă©tudier. Je sais quâĂ Londres les choses vont ĂȘtre plus compliquĂ©es quâici au Luxembourg, mais jâai hĂąte de dĂ©couvrir cette culture musicale incroyable. Je ne vais pas manquer dâinspiration et je crois que ça va se ressentir dans ma musique ».
JE NE VAIS PAS ME PERDRE DANS LES VESTIGES DâUN RAP QUI NâEST PLUS DâACTUALITà »
DĂ©but juillet dernier, la poĂ©tesse, artiste et musicienne Mykki Blanco sort French Lessons, accompagnĂ© dâun clip inspirĂ© de lâhĂ©ritage du rĂ©alisateur gĂ©orgien/armĂ©nien bisexuel Sergei Parajanov, et rĂ©alisĂ© par lâartiste multicarte et engagĂ© Felix Kalmenson. AprĂšs Your Love Was A Gift (ft. Diana Gordon & Sam Buck), Family Ties (ft. Michael Stipe) ou encore French Lessons, qui offre une magnifique collaboration avec la chanteuse Kelsey Lu, ces titres confirment lâunivers tout Ă fait singulier que prend le prochain disque de Blanco. Stay Close To Music a cette appartenance artistique plurielle faisant se cĂŽtoyer des artistes aux bagages et expĂ©riences diverses tout en ciblant une idĂ©e gĂ©nĂ©rale, celle dâentrer en exploration et de « pĂ©nĂ©trer dans un territoire inconnu ». Outre ceux citĂ©s prĂ©cĂ©demment, MNEK, Saul Williams, Kelsey Lu, ANOHNI, Slug Christ, Ah-Mer-Ah-Su, Devendra Banhart, ou encore JĂłnsi, peuplent ce nouvel album sur lequel lâartiste amĂ©ricaine relate de nouveaux paysages sonores.
Alors que John Frusciante avait remis un pied dans la formation sur Unlimited Love (avril 2022), dix ans aprĂšs son second dĂ©part du groupe, voilĂ que les Red Hot Chili Peppers remettent direct le couvert avec Return of the Dream Canteen. Un double album annoncĂ© sur la scĂšne du Empower Field de Denver Ă Mile High devant un public en feu. Deux LP en une annĂ©e, ça sent le coup marketing fumant, et pourtant Tippa My Tongue, le single de promo annoncĂ©, devrait confirmer le retour au top du groupe amĂ©ricain. Produit par lâiconique producteur Rick Rubin, Return of the Dream Canteen est dĂ©crit par les Red Hot comme, « tout ce que nous sommes et avons toujours rĂȘvĂ© dâĂȘtre », dans une annonce dans laquelle ils ont ajoutĂ© ; « nous sommes partis Ă la recherche de nous-mĂȘmes en tant que groupe ». On nâen sait pas beaucoup plus, mais câest dĂ©jĂ bien assez pour nous tenir en haleine jusquâau 14 octobre.
En 2008, Kid Cudi ou Scott Ramon Seguro Mescudi de son vrai nom, sort Day âNâ Nite une bombe atomique musicale qui va redĂ©finir le hip-hop dâantan et construire celui dâaujourdâhui. Kanye West le signe pour son premier album G.O.O.D qui sâentiche dâun pĂšle-mĂȘle de sons tantĂŽt dancefloor, tantĂŽt introspectifs. Presque quinze annĂ©es plus tard, le type nâa plus Ă se faire un nom, loin de lĂ , et câest en toute sĂ©rĂ©nitĂ© quâil dĂ©fend aujourdâhui sa sĂ©rie dâanimation EnterGalactic produite par Kenya Barris pour Netflix, de laquelle il a sorti un disque pulpeux et entĂȘtant⊠AprĂšs nous avoir bĂ©nis en 2020 avec son dernier album, Man on the Moon III : The Chosen, Kid Cudi sort EnterGalactic, une sĂ©rie et un album sortis durant cet Ă©tĂ© brĂ»lant, et comme il lâavait annoncĂ© au moment de la promo, ça nous a complĂštement « matrixĂ©s ».
Lâalbum est sorti il y a dĂ©jĂ une paye mais on a tellement usĂ© ce disque cet Ă©tĂ© quâon ne pouvait pas ne pas vous en parler⊠Jean Jass est clairement aujourdâhui un ponte du rap francophone. Le Belge a tellement Ă©cumĂ© toutes les sphĂšres de ce petit monde trĂšs fermĂ© quâil en est dĂ©sormais un ambassadeur. Aux cĂŽtĂ©s de son comparse Caballero, JJ a fait plusieurs fois pĂ©ter les compteurs dâĂ©coute, entres diffĂ©rents projets en duo avec Caba, et surtout rĂ©cemment leur pĂ©pite carrĂ©ment polĂ©mique High et Fines Herbes⊠En solo, mais toujours bien Ă©paulĂ©, il y a un an, JJ sort Hat Trick, le magnifique. Cette annĂ©e, il rĂ©gale, encore. Lâheureux papa a son cerveau en Ă©bullition et signe un disque personnel, sincĂšre et intime, oĂč il se dĂ©voile, et sur lequel une floppĂ©e de featurings avec Youssoupha, Jazzy Bazz, Tuerie ou encore Fuku, viennent confirmer sa stature de MC Ă suivre.
.DISPO (RAP)ALTERNATIF)
LogĂ©e dans lâĂ©curie regroupant lâĂ©mergence artistique luxembourgeoise, Lynn Klemmer travaille sous lâadage de la pluridisciplinaritĂ©, en utilisant les outils que sont la vidĂ©o, le son, le textile et le numĂ©rique. DiplĂŽmĂ©e du National College of Art and Design de Dublin et de la EuropĂ€ische Medienwissenschaften, le parcours acadĂ©mique trĂšs studieux quâelle a pu suivre ne lâa certainement pas empĂȘchĂ©e de sâĂ©manciper et dâouvrir son champ de recherches jusquâĂ des rĂ©flexions autour des « rĂ©alitĂ©s hybrides ». Un cadre de travail qui ne sâest pas inscrit hier dans son esprit, qui, dĂ©jĂ avec le collectif Mnemozine, dĂ©veloppe une pensĂ©e critique et analytique autour de lâart et ses diffĂ©rents pendant intellectuel, social, philosophique, ou encore sociologique⊠Portrait dâune artiste que lâon suit depuis un petit moment et que lâon prend enfin le temps de vous prĂ©senter.
AprĂšs ses diffĂ©rents projets exposĂ©s tantĂŽt dans la CeCiL's Box du Cercle CitĂ©, tantĂŽt dans lâexposition de groupe de la Triennale Jeune CrĂ©ation du Luxembourg et de la Grande RĂ©gion Ă la suite de sa grande rĂ©sidence au sein du Casino Display, ou encore sa sĂ©lection au Prix LEAP des Rotondes, il semblait impĂ©ratif dâinterroger Lynn Klemmer, et de comprendre quelle gueule aura la crĂ©ation contemporaine du futurâŠ
Lynn Klemmer nâa jamais eu ce « dĂ©clic » que beaucoup dâartistes ont, ce moment oĂč lâon sait que ses vies personnelle et professionnelle appartiendront Ă lâart⊠Chez la jeune artiste, cela a toujours Ă©tait naturel de devenir artiste, « quand j'Ă©tais enfant, je dessinais pas trop mal et je faisais d'autres activitĂ©s artisanales. Au lycĂ©e, je me suis spĂ©cialisĂ©e dans l'art et cela m'a amenĂ©e plus tard Ă Ă©tudier les beaux-arts et finalement Ă lĂ oĂč jâen suis aujourdâhui⊠» Rien nâa fondamentalement changĂ© chez elle, son affection pour tel ou tel mĂ©dia sâest simplement accentuĂ©e et prĂ©cisĂ©e au fil du temps, « je suis passĂ©e de la peinture au textile en passant par les nouveaux mĂ©dias ». Puis, elle a commencĂ© Ă assumer sa raison dâĂȘtre lâartiste quâelle est aujourdâhui, qui se doit dâouvrir constamment dâautres portes pour espĂ©rer subsister dans le monde cruel de lâart, « je m'intĂ©resse maintenant Ă©galement Ă d'autres pans du monde de l'art, qu'il s'agisse de publier, de collaborer, d'organiser des Ă©vĂ©nements pour crĂ©er des environnements d'Ă©changes, etc ».
Ainsi, cinq annĂ©es aprĂšs avoir Ă©tĂ© diplĂŽmĂ©e du National College of Art and Design de Dublin, et Ă©tudiante Ă lâUniversitĂ© de Potsdam, Lynn Klemmer se considĂšre « artiste » en insistant sur un « dĂ©tail » : elle ne fait pas de l'art mais elle « dĂ©veloppe une pratique. Il y a tout un appareil conceptuel et un ensemble de convictions en jeu.
Ceci est particuliĂšrement important lorsque le monde s'effondre ». Il est effectivement difficile de crĂ©er quand tout sâeffondre, de continuer Ă penser Ă cela comme une prioritĂ©, « pendant la pandĂ©mie, lorsque toutes les galeries et tous les musĂ©es ont Ă©tĂ© fermĂ©s, je me suis demandĂ© pourquoi je faisais de l'art⊠Il avait en quelque sorte disparu de la surface de la Terre ». Et pourtant, dâune crise Ă lâautre, la jeune artiste admet que lâart lâaide à « se motiver, Ă rĂ©flĂ©chir, et Ă manĆuvrer le chaos ».
Par son travail artistique, elle interroge la maniĂšre dont se forment les relations et les tensions entre l'image, le langage, le son et la technologie, bien quâelle ne suive pas ces prĂ©ceptes Ă la lettre, « ils surgissent intuitivement lors de la conceptualisation d'une Ćuvre ». Ceci expliquant cela vis-Ă -vis de son affection Ă changer souvent son support de travail, « par exemple, dans ma vidĂ©o What Fires Together Wires Together, j'ai pensĂ© au lien entre les symboles et le sens et Ă la façon dont le cerveau devient cĂąblĂ© pour associer certaines images Ă certaines attentes. J'ai utilisĂ© une camĂ©ra VHS pour cette vidĂ©o car la VHS est un support utilisant la bande magnĂ©tique, donc elle est dĂ©jĂ associĂ©e Ă une certaine traction, une certaine tension ». Les questions que lâartiste poursuit influencent les mĂ©dias quâelle utilise, et vice versa.
Lynn Klemmer officie en tant quâartiste multimĂ©dia, mettant le focus sur notre relation face aux nouveaux mĂ©dias et aux outils numĂ©riques. Issue de cette gĂ©nĂ©ration ayant grandi immergĂ©e dans le digital, dâoĂč la terminologie « digitalnative », traiter de ce thĂšme, câest traiter de notre monde, en somme. Et dans son approche de notre monde, Klemmer se positionne de maniĂšre critique, face Ă cette transformation de nos codes et de nos vies, « en particulier lorsqu'il s'agit de sujets tels que la confidentialitĂ©, la surveillance, la collecte de donnĂ©es et le contrĂŽle algorithmique. Cependant, je suis consciente que le numĂ©rique fait partie intĂ©grante de moi-mĂȘme ».
Lynn Klemmer © Nola Visuals
Alors, si esthĂ©tiquement le travail de Lynn Klemmer comporte une multitude de techniques pour un rendu visuel tantĂŽt immersif, tantĂŽt esthĂ©tique, son approche est aussi trĂšs expĂ©rimentale et son implication dans le collectif Mnemozine, dont elle est cofondatrice, ajoute Ă cette dimension car il se veut « plateforme dâexpĂ©rimentation en philosophie, sociologie et pratique artistique contemporaine qui a la conviction de la grande valeur que comporte la collaboration interdisciplinaire ». Un cĂŽtĂ© plus thĂ©orique dans son processus qui a une forte incidence dans son travail artistique. De son implication dans Mnemozine vient cette dualitĂ©. Dans ce sens, son engagement thĂ©orique se manifeste Ă©galement dans une approche conceptuelle de son art, « le plus souvent, je commence Ă travailler en suivant une certaine idĂ©e, un mot, ou un titre⊠à partir de lĂ , je tire des thĂšmes, des concepts, des rĂ©fĂ©rences et je construis un rĂ©seau d'Ă©lĂ©ments qui construisent un cadre Ă partir duquel se dĂ©veloppe une Ćuvre d'art ».
Outre de nombreuses expositions Ă Dublin, au Luxembourg, le travail de Klemmer a Ă©tĂ© largement montrĂ©, notamment de la Kulturfabrik autour de lâexposition de groupe Jonk Konscht zu Esch, au Casino Display avec son exposition solo What Fires Together Wires Together, en passant par la CeCilâs Box du Cercle CitĂ© avec son Ćuvre Mechanical Eye, ou encore les Rotondes pour sa participation Ă la Triennale Jeune CrĂ©ation Ă lâĂ©tĂ© 2021. De nombreuses expositions de son travail qui lui apporte Ă©videmment un sentiment d'accomplissement et plus encore, des possibilitĂ©s de dĂ©bats et/ou dâencouragements, « par le passĂ©, avec des Ćuvres comme Head in the Clouds et Fortune Cookie, j'essayais d'ĂȘtre un peu plus pĂ©dagogue.
un peu plus exhibitionniste, dans le sens oĂč elle montre une certaine vulnĂ©rabilitĂ© ». Pourtant, au-delĂ de cette subjectivitĂ©, Klemmer essaie toujours de transmettre un message universel auquel chacun peut s'identifier Ă sa maniĂšre.
Je voulais informer le spectateur de quelque chose d'inquiĂ©tant qui se passe dans le monde⊠» NĂ©anmoins, aujourd'hui, Klemmer sâinscrit dans une approche plus personnelle, « What Fires Together Wires Together, est aussi en quelque sorte une vidĂ©o sur moi-mĂȘme,
Pleine dâambitions, de gĂ©nĂ©rositĂ© dans son travail, et de grandiositĂ© dans son approche, aprĂšs son importante rĂ©sidence au Casino Display, un moment particuliĂšrement productif et tout aussi Ă©puisant, Lynn Klemmer a Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©e comme finaliste pour le prix LEAP22 aux Rotondes, et sâest donc remise immĂ©diatement au travail, sans chĂŽmer, « en plus de cela, nous lançons bientĂŽt de nouveaux projets avec Mnemozine, qui me stimulent Ă©normĂ©ment. Je postule Ă©galement Ă de nouveaux programmes de rĂ©sidence et travaille sur des collaborations avec d'autres artistes. Bref, j'essaie de garder le rythme et de continuer Ă dĂ©velopper ma pratique ! »
« LORSQUE TOUTES LES GALERIES ET TOUS LES MUSĂES ONT ĂTĂ
FERMĂS, JE ME SUIS DEMANDĂ POURQUOI JE FAISAIS DE L'ART »
Il arrive que deux projets de fictions concurrents soient mis en branle quasi simultanĂ©ment. On se souvient des biopics sur Yves Saint-Laurent portĂ©s, l'un par Pierre Niney, l'autre par le regrettĂ© Gaspard Ulliel. Rebelote cette annĂ©e avec deux plongĂ©es dans les coulisses de la crĂ©ation du groupe NTM qui, une fois n'est pas coutume, ont chacun Ă©tĂ© adoubĂ©s par la formation dionysienne. Un film (SuprĂȘmes) et une sĂ©rie (Le Monde de demain) qui n'ont finalement pas grand-chose Ă voir. Avantage au dernier arrivĂ© qui nous occupe ici... qui, s'il n'Ă©vite pas les passages obligĂ©s et les cases Ă cocher, parvient Ă sortir du carcan dans lequel il a Ă©tĂ© placĂ© presque par dĂ©faut.
Difficile de transgresser les rÚgles du biopic... et pourtant. Tout commence au mitan des années 80 en Seine-SaintDenis. Tout est affaire de rencontres, de dates clés. Mais, au-delà d'un récit fleuve sur la naissance de NTM, de Joey Starr et Kool Shen, Le Monde de demain a le talent et l'intelligence de raconter autant un groupe qu'un courant musical (le hip-hop et son émergence en France), comme le contexte socio-politique dans lequel il a pris racine. Profitant de son format sériel, la fiction brasse les destins individuels. De Joey Starr et Kool Shen à Virginie Sullé (compagne du second) et Dee Nasty, chacun est exploré dans ses aspérités avant d'aller vers
le collectif. En cela, la sĂ©rie parvient Ă capter rien de moins que l'air du temps. On pense beaucoup Ă Eden de Mia Hensen Love, Ćuvre cousine et rĂ©cit choral narrant l'Ă©mergence de l'Ă©lectro française et dessinant, en creux, le portrait d'une gĂ©nĂ©ration.
On y retrouve aussi Ă©normĂ©ment The Get Down, Ă©lectrisante sĂ©rie signĂ©e Baz Luhrmann (Moulin Rouge) autour de la naissance du hip-hop lĂ oĂč tout a commencĂ©, outre-Atlantique. OĂč, Ă chaque fois, les corps s'animent et oĂč, en un geste, un regard, on raconte l'intime et le monde qui s'anime.
Le casting est à l'avenant (mention spéciale à Anthony Bajon et Melvin Boomer). Un sacré travail d'équipe.
FIN OCTOBREGRAND(S) MASTER(S) : KATELL QUILLĂVĂRĂ, HĂLIER CISTERNE, VINCENT POYMIRO, DAVID ELKAĂM STREET CRED : ANTHONY BAJON, MELVIN BOOMER, ANDRANIC MANET...
LE MONDE DE DEMAIN BIOPIC SAUCE SUPRĂME
degré d'attente note sur 5
« LE TALENT ET L'INTELLIGENCE DE RACONTER
UN GROUPE QU'UN COURANT MUSICAL
AprĂšs Versailles, Canal+ s'attaque Ă un autre symbole de la royautĂ©. Pour raconter Marie-Antoinette, la sĂ©rie dĂ©laisse le vernis pop du film de Sofia Coppola et cueille l'Ă©pouse de Louis XVI au moment oĂč le futur roi de France n'est qu'hĂ©ritier prĂ©somptif et que la princesse autrichienne lui est promise. Une tĂąche angoissante au vu des enjeux.... C'est ce chamboulement dans la vie d'une femme Ă©crasĂ©e par le poids des responsabilitĂ©s et le devoir qui lui incombe qui intĂ©resse les auteurs (dont la scĂ©nariste de l'excellent La Favorite) et nous avec, si la promesse est tenue jusqu'au bout.
Certains s'Ă©mouvront de voir The Walking Dead se terminer, d'autres diront qu'elle Ă©tait morte depuis longtemps, poussant un soupir de soulagement de la voir enfin tirer sa rĂ©vĂ©rence, aprĂšs des dizaines d'intrigues Ă rallonge et presque autant de spin-off opportunistes dĂ©veloppĂ©s dans le mĂȘme univers. On Ă©vitera ici de revenir sur ses Ă©cueils pour saluer l'adaptation du comic book de Robert Kirkman. MalgrĂ© les errements, elle aura durablement marquĂ© la pop culture de son empreinte. Pour le meilleur et pour le pire.
à la suite d'une épidémie de grippe qui éradique la majeure partie de la population, une poignée de survivants, - une troupe d'acteurs itinérants - sillonne le pays à la recherche de reliques du passé. à chacune de leurs haltes, ils interprÚtent piÚces théùtrales et musicales pour témoigner et transmettre leur art aux ùmes restantes. Vingt ans aprÚs la catastrophe, la société a été recomposée et d'inquiétants personnages ont pris le contrÎle des villes environnantes... Adaptation d'un roman post-apo (encore un), Station Eleven est l'anti Walking Dead est c'est tant mieux. Développée par Patrick Somerville (The Leftovers) et mise en images par Hiro Murai ( Atlanta), son intensité ne vous quittera pas.
DERNIĂRE CAPITAINE : ANGELA KANG DERNIERS SURVIVANTS : NORMAN REEDUS, MELISSA MCBRIDE, JEFFREY DEAN MORGAN...
Texte Fanny Muet Images Dimworks
« MONUMENTAL TOUR CâEST AVANT TOUT LA RENCONTRE ENTRE LA MUSIQUE ĂLECTRO ET LE PATRIMOINE »
VĂ©ritable phĂ©nomĂšne auprĂšs de nos voisins français, le projet Monumental Tour est lâune des crĂ©ations artistiques les plus incroyables quâil nous ait Ă©tĂ© donnĂ© de voir ces derniĂšres annĂ©es. MĂȘlant parfaitement la richesse du patrimoine Ă la musique Ă©lectronique, MichaĂ«l Canitrot et Matthieu Gauthier, les deux amis Ă l'origine du projet, proposent Ă chaque nouvelle Ă©dition un spectacle hors norme. PassĂ© notamment par le Mont-Saint-Michel, le chĂąteau de Vincennes ou encore le PalaisRoyal de Paris, le projet semble nâavoir aucune limite. Alors que le 29 octobre prochain la ville de Lisbonne accueillera la premiĂšre Ă©dition organisĂ©e en dehors du sol français, nous avons souhaitĂ© Ă©changer avec le DJ et producteur français afin de revenir sur son actualitĂ© mais Ă©galement la genĂšse de ce magnifique projet. Et qui sait, peut-ĂȘtre aurons-nous la chance dâassister Ă une Ă©dition luxembourgeoise dans les annĂ©es Ă venir ? Câest en tout cas tout le mal que lâon peut nous souhaiterâŠ
Avec Matthieu Gauthier notre volontĂ© Ă©tait de faire dialoguer la culture digitale, la musique Ă©lectronique et le patrimoine afin de montrer les monuments les plus incroyables sous un angle inĂ©dit. Ce projet a deux objectifs principaux ; dâune part, il vise Ă valoriser le patrimoine et sensibiliser les jeunes gĂ©nĂ©rations sur lâimportance de prĂ©server le patrimoine Ă travers des Ă©vĂ©nements diffĂ©rents, ludiques et festifs. Faire en sorte de prĂ©server ces trĂ©sors pour les transmettre de la meilleure des façons aux gĂ©nĂ©rations futures. Dâautre part, nous souhaitons continuer Ă dĂ©mocratiser la musique Ă©lectronique auprĂšs du plus grand nombre en la sortant des clubs et des festivals. Cela permet de toucher un public plus large et de faire dialoguer les gĂ©nĂ©rations entre elles.
Jâimagine que le fait de dĂ©couvrir des lieux incroyables Ă chaque Ă©dition et de voyager autour de ce projet a Ă©tĂ© extrĂȘmement enrichissant pour toi⊠Comment se passe la genĂšse dâune Ă©dition ?
Je fais toujours une visite prĂ©alable pour vĂ©rifier que les planĂštes sont alignĂ©es pour organiser un « Monumental ». Il y a plusieurs paramĂštres qui entrent en jeu dans la crĂ©ation dâune Ă©dition ; le premier est le coup de cĆur ! Il faut absolument que le lieu nourrisse ma crĂ©ativitĂ©. Bien Ă©videmment, lâarchitecture est extrĂȘmement importante car elle dicte beaucoup de choses sur la direction Ă prendre au niveau artistique. Ătant donnĂ© que lâon essaye de rĂ©inventer le patrimoine et de le sublimer, le but est de sâintĂ©grer dans son architecture, de le transformer et de le transfigurer avec tout ce que nous avons Ă disposition techniquement. Monumental nâest pas un spectacle prĂ©conçu que lâon dĂ©place de lieu en lieu. Ă chaque fois, câest une crĂ©ation nouvelle qui est clairement inspirĂ©e par le lieu et son architecture.
Comment fais-tu pour articuler lâhistoricitĂ© des diffĂ©rents monuments avec ta propre musicalitĂ© ?
Câest surtout une inspiration, mĂȘme si je me laisse une certaine libertĂ©. Nous ne sommes pas dans un projet oĂč lâon raconte de maniĂšre historique le lieu. Câest davantage une sorte de rĂ©interprĂ©tation du lieu dans lequel nous nous
trouvons. Souvent, jâattrape des dĂ©tails, des clins dâĆil issus de personnages illustres qui lâont habitĂ©. Cela va inspirer certains tableaux. Le but est Ă©galement dâĂȘtre dans une approche trĂšs contemporaine, abstraite et artistique dans laquelle on laisse une grande part de libertĂ©. Le but nâest pas de faire un projet de sons et lumiĂšres oĂč lâon raconte lâhistoire du chĂąteau mais de crĂ©er une Ćuvre oĂč lâon rend le monument vivant tout en lâinscrivant dans la modernitĂ©.
Absolument ! Nous avons mis un point dâhonneur Ă travailler en totale confiance avec le lieu, Ă le prĂ©server et Ă surtout faire en sorte quâil puisse continuer de fonctionner normalement pendant notre passage. Chaque Ă©vĂ©nement est un dĂ©fi technique, artistique et humain. La clĂ© de tout cela câest de pouvoir travailler avec une Ă©quipe extrĂȘmement compĂ©tente et motivĂ©e qui relĂšve tous les dĂ©fis. Câest vrai que cela nâest jamais facile dâautant plus que chaque lieu est diffĂ©rent. Nous rencontrons trĂšs souvent des problĂ©matiques Ă apprĂ©hender en matiĂšre de logistique. Par exemple, au Mont-Saint-Michel, le spectacle a eu lieu en pĂ©riode de grande marĂ©e. Le Mont redevient une Ăźle et il nâest quasiment plus accessible Ă certaines heures par la mer. Sans parler du fait que les ruelles soient extrĂȘmement Ă©troites et quâil a fallu tout faire livrer par hĂ©licoptĂšre. Il y a donc souvent de vraies questions de logistique qui se posent, mais Ă chaque fois le dĂ©fi est relevĂ© parce quâil y a une Ă©quipe de gens extrĂȘmement passionnĂ©s et des partenaires qui nous aident Ă accomplir ces « exploits ».
AprĂšs le Mont-Saint-Michel, tu as dâautres lieux que tu rĂȘves dâassocier au projet ?
Chaque site est particulier et câest ce qui fait le charme du projet. Il est impossible de comparer les Ă©ditions entre elles car elles ont toutes une particularitĂ© qui les rend exceptionnelles.
En faisant le Mont-Saint-Michel, jâai dĂ©jĂ rĂ©alisĂ© un rĂȘve câest vrai. Pour moi, câest le lieu le plus magique en termes dâĂ©nergie, de spiritualitĂ©, de rĂ©sonance et dâHistoire en France. Câest un des lieux les plus forts et les plus puissants du pays. Cette abbaye construite au milieu de la mer, sur un rocher, câest juste incroyable ! Si je devais citer un autre lieu, ce serait le chĂąteau de Vaux le Vicomte, en Seine et Marne, car il est situĂ© dans ma rĂ©gion. Je trouve ce chĂąteau tout simplement magnifique. Câest dâailleurs lâun des monuments qui a Ă©normĂ©ment inspirĂ© le chĂąteau de Versailles.
Ils mâont donnĂ© ma chance et cela mâa permis dâacquĂ©rir trĂšs vite de lâexpĂ©rience. En parallĂšle, il y avait tout le cĂŽtĂ© « French Touch » qui Ă©tait en train dâexploser avec le premier album des Daft Punk. Câest en lâĂ©coutant que la volontĂ© de produire de la musique a commencĂ© Ă mĂ»rir en moi. Jâai donc commencĂ© Ă travailler au fur et Ă mesure sur mes titres et cela a initiĂ© ma carriĂšre de producteur.
DâoĂč vous vient ton inspiration ? Tu parles souvent de lâADN parisien. Quâentends-tu par lĂ ?
Vous Ă©tiez rĂ©cemment en discussion pour une Ă©dition au Luxembourg et le 29 Octobre prochain le Monumental Tour s'envolera pour sa premiĂšre date Ă l'Ă©tranger, dans la ville de Lisbonne. Jâimagine que câest la suite logique du projetâŠ
Oui, absolument, câĂ©tait lâun de nos objectifs. Nous avons de plus en plus de sollicitations de la part des offices de tourisme et de sites Ă lâĂ©tranger qui nous appellent pour nous demander comment faire pour accueillir Monumental. Nous avons beaucoup de discussions amorcĂ©es, mais la difficultĂ© reste de trouver des partenaires suffisamment solides pour pouvoir rĂ©aliser les diffĂ©rents projets car cela demande beaucoup de ressources. Clairement, Monumental va continuer de sâexporter dans les mois et annĂ©es Ă venir.
Pour en revenir Ă ta musique, tu as explosĂ© au grand public Ă la fin des annĂ©es 2000. Notamment avec le titre Desire. Quâest-ce qui tâa donnĂ© envie de te lancer dans une carriĂšre de producteur et de DJ ?
Câest une passion qui est prĂ©sente depuis mon plus jeune Ăąge. Jâai baignĂ© dans un univers musical trĂšs jeune, notamment grĂące Ă mon pĂšre qui travaille en radio et une mĂšre passionnĂ©e de musique. Ă la maison jâentendais Ă longueur de journĂ©e du Marvin Gay, du Stevie Wonder ou encore du MichaĂ«l Jackson. TrĂšs vite jâai eu envie de partager cette passion pour la musique et je me suis donc mis derriĂšre les platines. DĂšs quâil y avait des soirĂ©es privĂ©es, des booms ou des mariages, je me battais pour ĂȘtre derriĂšre les platines. Ensuite, cela sâest professionnalisĂ© avec des premiĂšres dates sur Paris aux alentours de mes 18 ans. Ă lâĂ©poque jâai commencĂ© dans un lieu incontournable sur Paris qui Ă©tait les Bains Douches, tenu par Cathy et David Guetta.
LâADN parisien, câest le lifestyle de Paris. Câest par exemple, sortir, ressentir lâĂ©nergie des gens dans cette ville incroyable. Pour moi, le fait dĂ©couvrir constamment de nouvelles personnes et de nouveaux endroits constitue une source dâinspiration Ă©norme. Un artiste se doit de rester ouvert et capter un maximum de choses autour de lui. Je puise mon inspiration en allant Ă la rencontre des autres et de ce qui mâentoure, que ce soit lâarchitecture, les monuments, les fĂȘtes. Tout ce qui fait de Paris lâun des villes les plus incroyables du monde sont autant de sources dâinspirations possibles.
Il y a Ă©galement le voyage qui est inhĂ©rent au mĂ©tier de DJ et qui permet tout cela. Les gens sont lâune des clĂ©s du partage. Quand jâai commencĂ© Ă douze ans, lâobjectif Ă©tait de faire partager mes goĂ»ts Ă travers de bons moments et de faire passer des Ă©motions Ă travers des titres qui mâont marquĂ©. Je viens rarement avec un set tout prĂ©parĂ©. Je prĂ©fĂšre pouvoir lire le public en face de moi et mâadapter Ă lui en fonction de ce que je ressens.
RĂ©cemment jâai sorti plusieurs titres ; Niteroi, Cycles, Falling ou encore Contemplations. Ils sont clairement inspirĂ©s de lâexpĂ©rience Monumental. Ce sont des morceaux sur lesquels jâai travaillĂ© pendant la pandĂ©mie. Il y a un cĂŽtĂ© plus cinĂ©matographique et expĂ©rimental dans ces derniers. On entre davantage dans lâimagerie plutĂŽt que dans une volontĂ© de faire danser les gens. Sâils ont tout de mĂȘme une certaine Ă©nergie, il est vrai que leur but initial est surtout de transporter les gens Ă travers diffĂ©rents univers. Câest clairement liĂ© Ă lâexpĂ©rience Monumental car ce sont aussi des titres que jâai jouĂ©s durant diffĂ©rentes Ă©ditions.
Quelles sont les inspirations de ton prochain album ?
Il prendra la continuitĂ© de ces premiers singles et sera produit en parallĂšle de Monumental avec des titres que je jouerai dans les expĂ©riences live. Nous sommes sur un projet moins ciblĂ© club, cela me permet de mâexprimer plus librement. Il y aura donc des titres plus orchestraux, plus lents, plus expĂ©rimentaux et plus instrumentaux.
Frankie a 30 ans, elle est journaliste et grand-reporter. FĂ©ministe, de gauche, elle intĂšgre la rĂ©daction du magazine FĂ©minin avec lâespoir de faire bouger les lignes. Nous sommes quelques annĂ©es avant le phĂ©nomĂšne #metoo. TrĂšs vite, elle se heurte Ă la rĂ©alitĂ© dâun monde corrompu, et cĂšde Ă ses sirĂšnes. Ses valeurs ne tiennent pas longtemps face aux privilĂšges des annonceurs. Le capitalisme ne tarde pas Ă lâaspirer toute entiĂšre.
Ironie du sort, un homme est nommĂ© Ă la tĂȘte de FĂ©minin Leur relation professionnelle particuliĂšre est le premier pas dâune dĂ©bĂącle annoncĂ©e et de la mise Ă mort sociale de Frankie. DĂ©pourvue de ses valeurs et broyĂ©e par le capitalisme et le patriarcat, Frankie doit faire face Ă une crise de sens globale pour dĂ©couvrir qui elle est vraiment. FĂ©minin est un roman qui Ă©voque Ă©galement la sobriĂ©tĂ©.
De la mĂȘme façon que Claire Touzard nous avait incitĂ©s Ă faire un pas de cĂŽtĂ© pour observer nos habitudes avec lâalcool dans son premier livre, Sans alcool, lâautrice nous invite ici Ă questionner nos valeurs, les faux rĂ©cits qui nous gouvernent, notre addiction Ă lâimage et aux rĂ©seaux sociaux, notre besoin intempestif de consommer, de nous remplir sans cesse. Dans un rĂ©cit brillant, au phrasĂ© percutant, nourri de sa propre expĂ©rience de journaliste et grand-reporter et de ses rĂ©flexions personnelles, lâautrice pose les bases dâune nouvelle façon de penser.
Quel rĂŽle lâĂ©criture joue-t-elle dans votre vie ?
LâĂ©criture a toujours eu un rĂŽle central, dĂ©jĂ quand jâĂ©tais journaliste. Ăcrire est une façon de poser les choses en fin de journĂ©e, de les analyser. Quand jâĂ©tais grand-reporter, jâavais toujours un carnet sur moi : câest devenu essentiel au fil du temps. Ăa me permet de rĂ©soudre des problĂšmes, de clarifier des situations, de mieux comprendre le monde.
Comme Sans alcool , votre premier livre, FĂ©minin invite Ă une certaine sobriĂ©tĂ©. Quand bien mĂȘme leur forme diffĂšre, ces deux ouvrages me semblent trĂšs liĂ©s ?
Sans alcool et FĂ©minin parlent tous deux dâun regard sur une situation, une habitude qui, tout Ă coup, change assez brutalement. Pour du mieux ! En tout cas je lâespĂšre. Ma vie dâavant Ă©tait une vie dâexcĂšs, et je ne questionnais aucune de mes habitudes, de mes ambitions. JâĂ©tais formatĂ©e pour que cela se passe ainsi. Cela aurait pu continuer
comme ça, sans plusieurs dĂ©flagrations que jâai vĂ©cues. Si je nâĂ©tais pas heureuse, câĂ©tait parce que ce nâĂ©tait pas le bon endroit, pas les bons questionnements. Pas le bon rĂȘve.
Ce sont deux livres qui parlent dâun videâŠ
Oui, parce que, comme lâalcool, le consumĂ©risme est une façon de se remplir, une dĂ©pendance, qui cache un vide immense. Les gens boivent beaucoup, ils vont beaucoup sur Instagram, ils sont accros Ă lâimage. Ce nâest pas parce que tout le monde le fait que câest une bonne chose. DerriĂšre lâexcĂšs, on sent cette urgence Ă exister, Ă pallier une crise
FĂMININ EST UN ROMAN QUI
VA PAS AVEC
SURTOUT EN TEMPS DE CRISE
de sens. Ă un moment, jâai voulu trouver ce dont jâavais vraiment envie. Pour ça, il a fallu me dĂ©pouiller de toute une sĂ©rie de prĂ©supposĂ©s inscrits en moi, et que je nâavais jamais remis en question. Aujourdâhui, on est face Ă une crise de sens globale. Ce trop-plein de consommation cache une solitude, une souffrance, un manque, mais aussi des manques politiques.
FĂ©minin montre lâenvers dâun dĂ©cor de la presse fĂ©minineâŠ
Le problĂšme actuel est la chute vertigineuse du lectorat. La presse a donc dĂ» trouver des financements ailleurs pour survivre. On a donc sollicitĂ© les marques : ça a commencĂ© par des pages de pub, puis des renvois dâascenseur, qui ont complĂštement brouillĂ© les contenus, la vĂ©racitĂ© des propos. La presse a perdu en crĂ©dibilitĂ©, mĂȘme sâil y a de trĂšs bons reportages Ă lâintĂ©rieur : ouvrir un magazine et tomber sur 36 pages de pub, qui disent lâinverse de la libertĂ© dâexpression que prĂŽnent les journalistes envoie un
message complĂštement contradictoire. Tout le monde a fini par sây habituer comme si on nâavait pas dâautre choix. Mais en fait, il faut se poser cette question : nâa-t-on vraiment pas le choix ? Câest toute une matrice qui doit ĂȘtre revisitĂ©e, pas seulement le contenu.
Il y a notamment une scĂšne particuliĂšrement marquante dans laquelle Frankie est envoyĂ©e Ă la frontiĂšre syrienne puis, le lendemain, traverse Paris en pleine grogne sociale dans un VTC pour se rendre Ă un dĂ©filĂ©âŠ
On touche lĂ Ă la vraie absurditĂ© du monde, Ă sa vraie violence. Ă force dâĂ©crire que la mode est toujours gĂ©niale, Ă force de faire des compromis, on se retrouve dans une sorte dâirrĂ©alitĂ©, un vide, alors quâil y a la vĂ©ritĂ© crue juste dehors, derriĂšre la porte. Au lieu de produire de lâimage, la mode devrait produire de lâaction ! Surtout quand on voit le peu dâimpact quâa lâimage : ce nâest pas parce que Harry Style
porte une jupe que, demain, les petits garçons pourront se rendre Ă lâĂ©cole en jupe. Câest aussi entretenir lâimportance dâune industrie, qui, Ă part faire Ă©normĂ©ment de profits, ne crĂ©era jamais de bouleversements structurels⊠Tant que les choses ne seront pas rĂ©glĂ©es politiquement, on ne rĂšglera rien.
Le capitalisme rĂ©vĂšle un peu le pire chez chacun. Les femmes sont les plus prĂ©caires, comme Frankie et son faux CDI. Câest terrible, car elles sont de facto en bas de lâĂ©chelle, avec peu de perspectives dâĂ©volution. Elles sont dĂ©valorisĂ©es en permanence, et, comble de lâironie, on place un homme Ă leur tĂȘte, qui va dissĂ©miner son venin pour les diviser encore davantage. Le capitalisme ne va pas avec la bienveillance, surtout en temps de crise, oĂč chacun essaye de sauver sa peau.
Anna vit Ă Saint-Germain, elle travaille dans lâĂ©dition. Elle a 50 ans, trois filles, un mari beau comme Trintignant, une mĂšre placĂ©e. Sur le papier, une vie de rĂȘve. Mais dans les faits⊠Comment fait-elle pour jongler entre ses diffĂ©rentes vies et ne jamais se perdre ? Dans un rĂ©cit haletant et Ă©mouvant, Olivia de Lamberterie poursuit sa rĂ©flexion sur le bonheur. Ăditions Stock
Quand Polina arrive en France, aprĂšs la chute de lâURSS, son pĂšre francise son prĂ©nom en Pauline. Vingt ans plus tard, elle veut retrouver son prĂ©nom originel : les ennuis commencent. Un premier roman drĂŽle et rĂ©voltĂ©, qui aborde la question de lâidentitĂ©, des secrets de famille, mais aussi de lâabsurditĂ© du systĂšme judiciaire français. Ăditions de LâOlivier
Les Simart-Duteil ont tout pour eux. Le pĂšre, dĂ©cĂ©dĂ© voilĂ plusieurs annĂ©es, a laissĂ© son Ă©pouse et ses trois enfants Ă lâabri du besoin. Tous mĂšnent une vie cossue : Paul, figure mĂ©diatique provocâ et mĂ©galo ; Clothilde, mĂšre de famille comblĂ©e, accro aux likes et Samuel, brillant chirurgien plastique, Ă la tĂȘte de sa propre clinique, achetĂ©e par papa. Joli tableau, nâest-ce pas ? Ne vous fiez pas aux apparences : la rĂ©alitĂ© est totalement pourrie. Ăditions Du Seuil
Que sâest-il passĂ© dans la derniĂšre annĂ©e de la vie de Sylvia Plath, qui sâest donnĂ© la mort le 11 fĂ©vrier 1963, Ă Londres ? Euphorie raconte cette femme brillante, fĂ©ministe avant lâheure, qui, tout au long de sa vie, se sera battue contre ses dĂ©mons.
Euphorie raconte cette derniĂšre guerre et plus encore parle de la difficultĂ© dâĂȘtre femme. Ăditions LâObservatoire
COMMENT FONT LES GENS ? OLIVIA DE LAMBERTERIE TENIR SA LANGUE, POLINA PANASSENKO EUPHORIE, ELIN CULLHED PATTE BLANCHE, KINGA WYRZYKOWSKAC'est définitivement la période des cinéastes qui s'attaquent aux années qui les ont vu grandir. AprÚs Licorice Pizza de Paul Thomas Anderson ou Roma d'Alfonso Cuaron, on attend Spielberg et son The Fabelmans, lequel promet de raconter, de maniÚre à peine voilée, rien de moins que l'enfance du réalisateur de Jurassic Park et ses premiÚres velléités créatrices.
Mais, avant de lui faire de la place, c'est un autre confrÚre qui a du vague à l'ùme. Dans Armageddon Time (rien à voir avec le film catastrophe de Michael Bay), James Gray, qui a toujours fait une place particuliÚre à la famille dans sa filmo, ouvre la boßte à souvenirs pour s'épancher sur ses jeunes années dans
le Queen's. En ces temps là , le quartier portait la marque du promoteur Fred Trump, pÚre de vous savez qui. Le réalisateur de La Nuit nous appartient nous préparerait-il un film à charge ?
PlutĂŽt un portrait intime oĂč les changements Ă lâĆuvre dans le pays font Ă©cho au parcours personnel du hĂ©ros.
Au dĂ©but des annĂ©es 80, le jeune Paul Graff se rĂȘve artiste mais se heurte Ă l'incomprĂ©hension de ses parents. Seul son grand-pĂšre (Anthony Hopkins, Ă nouveau bouleversant aprĂšs The Father ) l'Ă©coute d'une oreille attentive. TiraillĂ© entre la doxa familiale, ses rĂȘves, ses envies et ses attaches, le jeune Graff bouillonne. Il ne le sait pas encore mais
sa vie est en train de changer et va ĂȘtre bouleversĂ©e. DĂšs lors, le titre du film prend tout son sens. Aux annĂ©es reaganniennes marquĂ©es par la course aux armements nuclĂ©aires se superpose le conflit interne du personnage : Armageddon Time ou la fin de deux mondes. Inexplicablement ignorĂ© dans son pays, adulĂ© dans les pays francophones, le cinĂ©aste de The Yards tiendrait-il lĂ son film somme ?
Il s'annonce au moins incontestablement profond, viscĂ©ral, dĂ©chirant. Pour cette raison, on aurait jurĂ© qu'il repartirait enfin, cette annĂ©e, avec la rĂ©compense suprĂȘme lors du dernier Festival de Cannes. Ce fut peine perdue. On dit bien que les gĂ©nies restent incompris...
SOUS UN CRĂNE
PORTRAIT INTIME OĂ LES CHANGEMENTS
LâĆUVRE DANS LE PAYS FONT ĂCHO
DU HĂROS
On ne peut pas dire que la chance soit du cĂŽtĂ© de DC. Le rival de Marvel, qui tente aussi de bĂątir son univers cinĂ©matographique, a essuyĂ© l'Ă©chec de Justice League et voilĂ que l'on apprenait rĂ©cemment que le film Batgirl Ă©tait envoyĂ© ad patres sans autre forme de procĂšs par la maison mĂšre Warner... et que le film Flash pourrait bien subir le mĂȘme sort Ă cause du comportement hallucinant de sa tĂȘte d'affiche. Pourtant, il semblerait qu'un modeste pan de cette ambition soit prĂ©servĂ© avec Shazam (dont le deuxiĂšme opus est toujours programmĂ©) et l'arrivĂ©e d'un film solo autour de son nemesis, Black Adam, incarnĂ© par le toujours trĂšs charismatique Dwayne Johnson. Et si c'Ă©tait lui le « super » que tout le monde attendait ?
Le stakhanoviste Quentin Dupieux revient avec un nouveau film quelques mois Ă peine aprĂšs Incroyable mais vrai... qui attise encore plus la curiositĂ©, pour peu que l'on aime l'univers barrĂ© du cinĂ©aste. Le titre ne laissait rien prĂ©sager mais, dans ce film, Dupieux va s'attaquer aux sentaĂŻ japonais. Oubliez ce que vous pensiez savoir sur le sujet : lui va crĂ©er une Ă©quipe de super hĂ©ros Ă mĂȘme de ringardiser tout Power Rangers et Bioman Ă la fois. Son nom : la Tabac Face, qui devra mettre ses diffĂ©rends de cĂŽtĂ© pour contrer LĂ©zardin, l'empereur du mal. Ăa a l'air trĂšs premier degrĂ©, donc ça s'annonce fou. Qui n'aurait pas envie de dĂ©couvrir un tel dĂ©lire au cinĂ©ma
Son dernier film, Revoir Paris , a fait l'actualitĂ© de la rentrĂ©e en Ă©voquant les attentats parisiens du 13 novembre et la quĂȘte de rĂ©silience d'une de ses victimes. Pas de repos pour Alice Winocour dĂ©jĂ repartie sur le chemin des tournages avec La Honte, qu'elle a co-Ă©crit avec le rĂ©alisateur Vladimir Perisic. Le film s'inspire d'un nouvel Ă©vĂ©nement historique : les manifestations Ă©tudiantes contre le rĂ©gime de Milosevic en Serbie. Un sujet fort et ambitieux soutenu par le Luxembourg via le film found, aux cĂŽtĂ©s de partenaires français, serbes et croates.
En dix ans et quatre albums, rares sont ceux qui ont su s'imposer dans le paysage musical comme une Ă©vidence. Gregory Porter et sa voix de velours sont de ceux-lĂ . D'un classicisme assumĂ©, digne hĂ©ritier de la tradition jazz et soul, dans son costume trois piĂšces et sa casquette vissĂ©e sur la tĂȘte, il n'en est pas moins le porte-voix engagĂ© de son Ă©poque. Son jazz spirituel, trĂšs incarnĂ©, parle Ă tous.
Ses textes Ă©voquent la jeunesse, la famille, l'amour et la politique avec toujours la mĂȘme sincĂ©ritĂ©. Ses compositions se dĂ©marquent par leur couleur, leur groove, et sont formidablement incarnĂ©es par ses dĂ©vouĂ©s musiciens.
Mais Gregory Porter ne serait pas Gregory Porter sans cette magnifique voix, claire et puissante, que l'on croirait touchée par la grùce. Franck Sinatra, Marvin Gaye et Nat King Cole se battraient pour la paternité d'un tel talent.
Philharmonie« Un rien nous sĂ©pare. » MystĂ©rieusement conviĂ©s dans une bĂątisse abandonnĂ©e, cinq personnages vont rire et frĂ©mir ensemble, tant cette maison a une Ăąme et deviendra pour eux un trĂ©pidant terrain de jeu ! Tours de force, acrobaties au sol, postures suspendues et poĂ©tiques : la performance de haut vol alterne entre la comĂ©die, les prouesses physiques et le jeu théùtral, le tout sur une bande son enivrante. RĂ©vĂ©lations du cirque quĂ©bĂ©cois, ces artistes surdouĂ©.es affichent une complicitĂ© contagieuse⊠au point dâentraĂźner dans leur sillage, Ă force dâĂ©motions ressenties et de cascades parfaitement exĂ©cutĂ©es, un sixiĂšme invitĂ© : le public.
Escher Theater
Fort dâune expĂ©rience de plus de 60 spectacles en tant quâinterprĂšte et classĂ© parmi les 25 meilleurs danseurs du monde en 2011, la carriĂšre dâOlivier Dubois nâest plus Ă faire. Celui qui a collaborĂ© notamment avec Angelin Preljocaj, le Cirque du Soleil ou encore Sasha Waltz, se lance un nouveau dĂ©fi pĂ©rilleux : crĂ©er un solo intimiste, dirigĂ© en partie par⊠le public ! Accueillant les spectateur·rice·s une bouteille de champagne Ă la main, Olivier Dubois les invite, trois par trois, Ă tirer au sort une chorĂ©graphie et une musique. Ce processus alĂ©atoire, teintĂ© dâhumour, permettra au maĂźtre de cĂ©rĂ©monie de revisiter â de maniĂšre chaque fois inĂ©dite â quelques-uns des spectacles auxquels il a pris part. Sans artifice, ni plan de repli, Olivier Dubois sâembarque dans une traversĂ©e de fragments de danse pour mieux rĂ©vĂ©ler lâartiste et chercher dans le corps de lâinterprĂšte ce qui fait un chef-dâĆuvre.
Une ultime reprĂ©sentation : La Mouette de Tchekhov. Dans lâobscuritĂ© de la scĂšne, une vieille actrice, qui ne sait tout dâabord plus ce quâelle fait lĂ , se retrouve persuadĂ©e quâelle interprĂ©tera le rĂŽle quâelle a toujours jouĂ©, celui de Nina. Mais on lui dit quâelle nâa plus lâĂąge de jouer Nina. Ă la place, elle interprĂ©tera Arkadina, la vieille mĂšre. Ce sera son dernier rĂŽle. Mais sa mĂ©moire dĂ©faille et, essayant de reconstituer la piĂšce, elle fait face Ă son passĂ© professionnel et personnel. Dans cette mise en abĂźme, une comĂ©dienne et sa marionnette se sĂ©parent et se rassemblent autour du rĂŽle de la vieille actrice et de sa jeune alter-ego. Les Ă©vĂ©nements sâenchaĂźnent entre dĂ©sir de jouer et oubli, naviguant entre fiction et la propre rĂ©alitĂ© de lâactrice. Ă la limite de la folie, les deux personnages en sont en rĂ©alitĂ© quatre, et nous posent de grandes interrogations sur la vieillesse, nos places et nos statuts dans le monde, ou encore sur la frontiĂšre entre haine et amour. Quâadvient-il de nous lorsque nous passons de la lumiĂšre des projecteurs Ă lâombre ?
Multi-rĂ©cidiviste, le maĂźtre du rap français, Ă la plume affĂ»tĂ©e, expert niveau second et dixiĂšme degrĂ©s, est de retour ! En 2018, son deuxiĂšme album, XEU, a reçu un accueil unanime ; de la part de ses fans mais aussi de la profession. DerriĂšre est venu, un an plus tard, le temps de Ce monde est cruel, disque certifiĂ© Or deux semaines Ă peine aprĂšs sa sortie, accompagnĂ© dâune Accor Arena Ă guichets fermĂ©s en novembre 2019. Une consĂ©cration freinĂ©e en plein Ă©lan dans sa dynamique live par une satanĂ©e parenthĂšse dĂ©senchantĂ©e, mais quâĂ cela ne tienne, Vald sâest recentrĂ© sur lâactivitĂ© plus sĂ©dentaire de producteur (Ă travers le label Echelon), une collaboration sur lâalbum Horizon vertical partagĂ© avec Heuss lâEnfoirĂ© et des featurings avec GIMS, Naps, Koba LaD, Sadek, 7 Jaws et Kore.
Le rappeur est revenu en juin avec le single Footballeur, un clip toujours fidÚle à son humour unique et décalé, mais dans un registre musical différent qui laisse tout imaginer pour la suite.
La suite ? Un quatriĂšme album et un retour au live, tous deux attendus avec impatience !
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Concert incontournable ou exposition à ne pas louper, chaque mois, Elfy sélectionne le meilleur des événements juste autour de vous.
Si tu es un grand fan dâHarry Potter et que tu connais les films sur le bout des doigts⊠jâai dĂ©nichĂ© lâĂ©vĂ©nement qui va te faire virevolter comme Harry sur son Nimbus2000 ! Le 14 Novembre, la Famille Weasley dĂ©barque Ă Luxembourg pour un concert exceptionnel dans lâunivers magique de Poudlard ! Laisse-toi porter par les musiques les plus emblĂ©matiques jouĂ©es par le London Philharmonic & Symphonic Film Orchestra et dirigĂ© dâune main de maĂźtre par la baguette (magique !) du chef dâOrchestre. Prends vite tes places car elles partent aussi vite quâun sortilĂšge !
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Le duo londonien Kit Sebastian (Kit Martin et Merve Erdem) captive son public avec des moments de pur bonheur pop, de nostalgie intemporelle et de complexité séduisante. Leurs sons uniques tissent une tapisserie psychédélique d'influences diverses, de synthés vintage et d'élan mélancolique, des plages de Bahia aux rues d'Istanbul et de Paris. Une expression joyeuse de grooves vibrants et de lyrisme sophistiqué qui transcende les limites, les frontiÚres et les préjugés socioculturels. Imprégné de références artistiques, des disques poussiéreux au cinéma mondial, leur nouvel album Melodi représente une évolution réfléchie du son psychédélique influencé par le jazz qui a fait connaßtre Kit Sebastian au monde entier sur son premier album Mantra Moderne en 2019.
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Dâabord connue comme comĂ©dienne engagĂ©e au sein de la compagnie théùtrale Royal de Luxe et aprĂšs son premier album Fatou en 2011, Fatoumata Diawara revient avec Fenfo, qui signifie « quelque chose Ă dire » en bambara. La tradition musicale wassoulou se mĂȘle au jazz, au blues, Ă la pop et Ă quelques subtiles touches Ă©lectroniques. Aussi bien poĂšte que combattante, celle qui est devenue une figure fĂ©minine de l'Afrique moderne a travaillĂ© avec Damon Albarn, Herbie Hancock ou encore Matthieu Chedid. De sa voix douce et poignante empreinte de dĂ©termination, Fatoumata Diawara transmet des histoires d'exils et de guerres, et met aussi Ă l'honneur le dynamisme de la jeunesse africaine.
BAM (Metz)Afin de laisser place aux sens et Ă lâinstinct du public, la volontĂ© premiĂšre de la compagnie est dâen dire le moins possible ici sur ce que vous allez voir dans VRAI. Mais ses membres savent que pour vous donner envie de voir le spectacle, ils/elles doivent titiller votre curiositĂ©. Voici donc ce quâils/elles ont bien voulu rĂ©vĂ©ler. Dans VRAI, il sâagira dâĂȘtre spectateurârice dâune relation imprĂ©visible et dâun paysage intriguant, se dĂ©ployant au plus prĂšs du public, Ă fleur de regards, entre installation plastique et théùtre du vivant.
La compagnie gĂ©rera lâimprĂ©vu. Au public de se laisser porter !
RotondesLa crĂ©ativitĂ© a de nombreuses facettes ! Sahasa (« courage » en nĂ©palais) est une histoire dansĂ©e sur le courage et la crĂ©ativitĂ©. Par une performance mĂ©langeant danse hip-hop, football freestyle, freerun, illustration et projection vidĂ©o, trois artistes montrent que la crĂ©ativitĂ© ne s'exprime pas que par l'art, mais peut aussi prendre d'autres formes. Ils veulent ainsi encourager chacun, grand ou petit, Ă faire preuve de crĂ©ativitĂ© sous toutes ses facettes et Ă raconter sa propre histoire. La piĂšce invite Ă un voyage Ă la recherche de lâĂ©panouissement personnel, dans l'exploration de nos compĂ©tences et de nos talents, ainsi qu'Ă la confrontation de nos peurs et nos doutes. Sahasa invite Ă ĂȘtre curieux, Ă vivre des surprises, Ă permettre des rencontres et Ă ĂȘtre simplement courageux.
Humoriste, comĂ©dienne et chroniqueuse française, Nora Hamzawi sâest lancĂ©e sur scĂšne en 2009, et depuis, elle alterne les spectacles, les chroniques radio et les rĂŽles dâactrice. De retour avec une Ă©tonnante luciditĂ© dans son dernier spectacle, elle exagĂšre les interrogations dâune trentenaire. En effet, maternitĂ©, crises de couple, Ă©panouissement social et sexuel⊠tout y passe avec autodĂ©rision et amusement ! Sur scĂšne, elle se laisse aller Ă des digressions, dĂ©multiplie sa narration jusquâĂ mettre en abĂźme lâexercice du stand-up et crĂ©er un rapport privilĂ©giĂ© avec son public.
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AprĂšs la lĂ©gendaire production Black Mirror avec United Instruments of Lucilin au Gantebeensmillen en 2016, Alexander Schubert revient avec lâinstallation immersive Sleep Laboratory, voyage onirique au cĆur de rĂ©alitĂ©s virtuelles.
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Jewel Usain affĂ»te son flow et grandit irrĂ©sistiblement depuis ses premiĂšres sorties en 2011. Au fil des expĂ©riences, le natif dâArgenteuil est devenu un rappeur Ă part entiĂšre, livrant un regard sans concession sur la sociĂ©tĂ© et ses jeux de dupes ; et ça sâentend sur ses derniers EPs Mode difficile et Season pass. Lâunivers de Jewel Usain, sur des productions entĂȘtantes et envoĂ»tantes, se dĂ©ploie Ă travers des textes incisifs teintĂ©s de sincĂ©ritĂ©, dâironie, de rĂ©volte et dâhumour.
Guelard + (Nilvange)Sung Tieu (1987, Hai Duong, Vietnam) a Ă©tĂ© invitĂ©e Ă concevoir une nouvelle exposition pour le Pavillon Henry J. et Erna D. Leir du Mudam. Les installations immersives de lâartiste, qui mĂȘlent sculpture, dessin, texte et son, sâintĂ©ressent aux codes visuels qui sous-tendent les structures et systĂšmes institutionnels pour interroger les notions dâĂ©galitĂ©, de gouvernance et de libertĂ© individuelle.
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Magistrale, la voix de Jeanne Added est irrĂ©sistible. AprĂšs avoir conquis le public avec ses albums Be Sensational (2015) et Radiate (2018), Jeanne a pris un tournant plus acoustique avec son EP Air, sorti en 2020. Instant suspendu dans son parcours, on la devine, dans cet EP, affranchie, une puissante chaleur apparaissant Ă lâhorizon. En 2022, elle prĂ©pare son retour sur scĂšne et sur disque.
Cet automne, le Cercle CitĂ© et le MusĂ©e national d'histoire et d'art prĂ©senteront la premiĂšre rĂ©trospective exhaustive de l'artiste, retraçant les 30 ans de sa carriĂšre. L'exposition, qui se compose de deux parties, sera prĂ©sentĂ©e en parallĂšle dans les deux lieux d'exposition. La premiĂšre partie au Cercle CitĂ© se concentre sur les Ćuvres sur papier de Michels, dĂ©montrant son approche presque sĂ©miotique dans le dĂ©veloppement de son langage unique de formes et de symboles. La seconde partie de l'exposition au MNHA est consacrĂ©e aux Ćuvres monumentales. Elle donne un aperçu des principales phases crĂ©atives de Michels et de l'Ă©volution de son style distinctif avec des Ćuvres datant du dĂ©but des annĂ©es 1980 jusqu'aux annĂ©es 2010, parmi lesquelles des peintures, des sculptures et une tapisserie.
Cercle CitĂ©Lâartiste luxembourgeois Gast Michels (1954-2013) Ă©tait un observateur particuliĂšrement attentif de son environnement. Il analysait et dĂ©composait tout ce qui lâentourait et le traduisait dans son propre univers formel. L'Ćuvre de Michels prĂ©sente un langage plastique unique, marquĂ© par des symboles rĂ©currents tels que des roues ou des flĂšches et une palette de couleurs lumineuses, souvent dominĂ©e par les couleurs complĂ©mentaires bleu et jaune.
Alors que les premiĂšres Ćuvres de Michels, natif dâEchternach, se composent principalement de reprĂ©sentations mythiques de figures humaines dans des paysages forestiers, ses Ćuvres ultĂ©rieures montrent une forte tendance Ă un langage pictural graphique, composĂ© d'objets et de signes au caractĂšre trĂšs stylisĂ©. Peintre, sculpteur et graphiste, Michels a employĂ© diverses techniques, toujours fidĂšle Ă son langage visuel expressif, symbolique et parfois teintĂ© dâhumour et dâironie.
Texte Mathieu Rosan
AurĂ©olĂ©e dâune Victoire de la Musique pour son premier album, le retour de Juliette Armanet Ă©tait extrĂȘmement attendu. Celle que lâon a souvent comparĂ©e Ă France Gall, Ă©tait de passage cet Ă©tĂ© par les Francofolies Ă Esch pour prĂ©senter BrĂ»ler le feu , un deuxiĂšme album qui prend les traits dâune dĂ©claration dâamour Ă la vie. Lâoccasion pour nous dâĂ©changer avec une artiste qui narre avec brio les amours impossibles, les peines et les joies du cĆur et surtout de rencontrer
lâune des plus grandes rĂ©vĂ©lations de la chanson francophone de ces dix derniĂšres annĂ©es.
«
JâAI EU BESOIN DE ME RETROUVER SEULE POUR AVANCER »
AprĂšs le succĂšs de ton premier album, la tournĂ©e qui a suivi et lâarrivĂ©e de ton enfant, jâimagine que cela nâa pas Ă©tĂ© simple de te plonger dans la composition de ton dernier albumâŠ
Câest vrai que tout cela a Ă©tĂ© trĂšs intense pour moi. Ne serait-ce que de digĂ©rer tous les Ă©vĂ©nements de la tournĂ©e, le fait de fonder une famille⊠Je dois bien admettre que lorsque jâai commencĂ© Ă composer, cela a Ă©tĂ© un peu laborieux. Heureusement, au fur et Ă mesure des morceaux, jâai trouvĂ© ma voie. Lorsque lâon travaille sur un deuxiĂšme album, je pense quâil y a toujours plus dâapprĂ©hension dans lâapproche que lâon souhaite lui donner. Plus de questionnements qui impliquent une remise en question sans doute plus importante.
Cela nâa donc pas Ă©tĂ© le cas pour le premier ?
Quelque part oui, mais il Ă©tait davantage composĂ©. Le rĂ©pertoire musical Ă©tait dĂ©jĂ lĂ , ce qui a beaucoup facilitĂ© les choses, notamment sur la couleur que jâai souhaitĂ© donner Ă ce projet. Et puis il y a surtout le fait que pour un premier album, on nâa pas la prĂ©tention de sâattendre Ă quoi que ce soit. IntĂ©rieurement le paysage crĂ©atif est donc trĂšs diffĂ©rent.
Tu as Ă©tĂ© plusieurs fois en rĂ©sidence Ă La Fabrique, Ă Saint-RĂ©my de Provence. CâĂ©tait important pour toi de tâisoler pour nourrir ton inspiration ?
Oui clairement ! Et surtout pouvoir retrouver une certaine libertĂ© hors du foyer afin de me retrouver face Ă moi-mĂȘme. Dans un premier temps, jâen ai profitĂ© pour dormir un peu. Jâavais accumulĂ© un lĂ©ger dĂ©ficit de sommeil aprĂšs la naissance de mon fils (rires). Et puis jâai pris le temps de lire, de regarder des films, de bien manger et de retrouver une vie Ă moi finalement. Il y a eu des jours prolifiques, dâautres moins. Cela fait partie du processus crĂ©atif. Mais oui, clairement, jâai eu besoin de cette solitude et de me retrouver seule pour avancer.
Je pense Ă©galement que lâĂąge me fait du bien (rires), notamment concernant les choix de vie que jâai pu faire. Je les comprends davantage et je les assume dâautant plus.
Lâalbum sâarticule entre des morceaux trĂšs solaires comme Le Rouge aux joues , et dâautres beaucoup plus mĂ©lancoliques. CâĂ©tait important pour toi de ne pas rester cantonnĂ©e Ă un seul spectre dâĂ©motions ?
Absolument ! Ce qui fait la richesse dâun disque câest souvent sa complexitĂ©. Le fait que lâon puisse dĂ©ployer plusieurs couleurs et facettes de son ĂȘtre. Nous sommes tous constituĂ©s dâune multitude dâĂ©motions diffĂ©rentes. Nous ne sommes pas univoques. Il est donc intĂ©ressant de pouvoir explorer lâĂ©clectisme de nos intĂ©rioritĂ©s. Câest finalement Ă lâimage de toutes les Ă©motions qui composent notre quotidien ; il y a des balades trĂšs candides, trĂšs joyeuses, et dâautres beaucoup plus profondes et mĂ©lancoliques. Jâavais vraiment ce souhait de proposer toutes les couleurs du spectre de notre Ă©motivitĂ©.
Comme sur ton premier album, les influences disco sont trĂšs marquĂ©es. Quâest-ce qui te plaĂźt autant dans ces sonoritĂ©s ?
Câest assez instinctif, mĂȘme sâil est vrai que jâen ai Ă©coutĂ©es beaucoup et que cela transpire dans ma musique de maniĂšre trĂšs naturelle finalement. Je ne me suis jamais trop posĂ© la question, mais ce sont des sonoritĂ©s qui Ă©taient dĂ©jĂ trĂšs prĂ©sentes sur mon premier disque. Je pense avoir une sensibilitĂ© assez naturelle pour la richesse instrumentale que le disco peut dĂ©ployer. Câest un genre assez savant qui convoque les cordes, les cuivres et une multitude de couleurs sonores. Le disco est une science du groove qui nâest pas toujours simple Ă apprĂ©hender si lâon veut que les gens ressentent notre musique.
Pour ton premier album tu avais déclaré avoir beaucoup écouté Michel Berger. Quelles ont été tes inspirations pour celui-ci ?
Jâai Ă©coutĂ© des choses trĂšs diffĂ©rentes. Beaucoup moins de variĂ©tĂ© française. Pour Petite Amie, jâĂ©tais vraiment pĂ©trie de toutes les influences de la variĂ©tĂ© française ; Souchon, Berger, Voulzy... Pour BrĂ»ler le feu, je crois que jâai davantage Ă©coutĂ© Lana Del Rey, les Fugees, Laureen Hill ou encore des ballades des annĂ©es 50. Des choses trĂšs Ă©clectiques et Ă©galement plus Ă©loignĂ©es des chansons françaises.
Ce deuxiĂšme album parle de la femme que tu es devenue et dâune certaine mĂ©tamorphose. Quâest-ce qui est diffĂ©rent chez la Juliette Armanet dâaujourdâhui ?
Plein de choses (rires) ! Faire toute cette tournĂ©e mâa fait beaucoup de bien. Le fait de rencontrer mon public et de mâouvrir aux autres, cela mâa permis de mâĂ©manciper sur pas mal de choses intĂ©rieurement. Câest extrĂȘmement positif lorsque la vie nous invite sur ce chemin-lĂ . Musicalement, jâai Ă©galement appris beaucoup de choses. Ce qui mâest arrivĂ© depuis Petite Amie a Ă©largi ma vision et ma façon dâapprĂ©hender ma crĂ©ativitĂ©.
En termes dâorchestration, il y a une intensitĂ© physique plus importante que sur Petite Amie. CâĂ©tait quelque chose de nouveau pour toi ?
ComplĂ©tement ! Oser une certaine audace musicale et se dire que jâallais convoquer les cordes, les grands orchestres, le lyrisme, câĂ©tait vraiment quelque chose que je nâaurais pas imaginĂ© faire auparavant. Câest vrai que câĂ©tait quelque chose de nouveau pour moi. Câest dâailleurs trĂšs exaltant mais, a contrario, jâai aussi eu un peu de mal Ă terminer lâalbum car jâĂ©tais complĂštement envoĂ»tĂ©e par tout ce que ce type dâorchestration pouvait engendrer en matiĂšre de crĂ©ation.
Dans Tu me play, on a le sentiment que tu fais une dĂ©claration dâamour Ă ton public.
CâĂ©tait important pour toi de le faire aprĂšs tous les rendez-vous manquĂ©s quâont connu tous les artistes avec la crise sanitaire ?
Câest le cas, mĂȘme si je ne lâai pas du tout conscientisĂ©. Cela sâest vraiment fait naturellement. Je ne suis pas du genre Ă me dire : « je veux aborder tel ou tel thĂšme ». Au contraire, je me laisse complĂ©tement surprendre par ce qui vient, et je ne cherche pas du tout Ă me dire : « nous allons faire ceci ou cela ». Je pense que si lâalbum sâest fait de cette maniĂšre, câest quâindirectement jâen avais besoin.
Tes chansons parlent autant de lâĂ©tat de notre sociĂ©tĂ© que de la fin dâune histoire dâamour ou de la mort dâun proche. Comment se fait le choix des thĂ©matiques que tu vas aborder ?
Je crois beaucoup au mystĂšre qui naĂźt de notre inspiration. Cette idĂ©e qui veut que lâon ne maĂźtrise pas tout. Il y a des artistes qui thĂ©matisent leurs projets mais câest vrai que ce nâest pas mon cas. Est-ce que lâon vit pour Ă©crire ? Est-ce que lâon Ă©crit pour vivre ? Câest toujours la mĂȘme question. Parfois on se met des balles dans le pied, Ă dâautres moments on tombe amoureux de mauvaises personnes pour pouvoir Ă©crire un bon disque. Parfois on a simplement besoin de son imagination. Il nây a pas de rĂšgle en ce qui me concerne.
On comprend pourquoi tes textes sont trĂšs mystĂ©rieux. Il y a dâailleurs souvent des doubles, voire des triples sens. Est-ce que câest un moyen pour que ton public sâapproprie de maniĂšre diffĂ©rente tes chansons ?
En tant quâauditrice, câest effectivement quelque chose qui mâintĂ©resse beaucoup. Lorsque jâĂ©coute une chanson, jâaime bien lâidĂ©e quâil puisse y avoir une part de mystĂšre et que le public puisse ĂȘtre actif dans lâĂ©coute et sâimaginer lui-mĂȘme les choses. Le fait que chacun puisse crĂ©er sa propre histoire autour dâun morceau câest ce quâil y a de plus enrichissant selon moi.
Les sentiments amoureux sont au cĆur de tes compositions. Dans une Ă©poque comme la nĂŽtre, câĂ©tait important pour toi de continuer Ă mettre en avant lâamour entre les individus ?
Ce qui est sĂ»r câest que le sujet de lâamour est inĂ©puisable, particuliĂšrement Ă notre Ă©poque. Si lâon va dans ce sens-lĂ , il y a effectivement un grand besoin dâamour, dâen parler et surtout de le vivre.
Câest dâailleurs un mot qui est banni de la sphĂšre politique malheureusement.
Sur le morceau Jâte lâdonne, tu fais un clin dâĆil aux annĂ©es 60 et aux slows que lâon pouvait notamment trouver chez Elvis Presley. Câest une Ă©poque qui tâinspire artistiquement ?
Il y a un truc que la pop amĂ©ricaine a beaucoup repris, notamment dans les annĂ©es « Aretha Franklin », câest une espĂšce de ferveur dans la maniĂšre de composer la musique. Au mĂȘme titre que les orchestrations trĂšs inspirĂ©es et trĂšs fiĂ©vreuses que jâaime vraiment beaucoup.
Tu es maman dâun petit garçon de quatre ans. Est-ce que la maternitĂ© a changĂ© ta maniĂšre de partager la musique avec ton public ?
Sans doute la fatigue en plus (rires). Autrement je dirais dâavoir Ă reconquĂ©rir autrement ma libertĂ© et de la chercher ailleurs. Cela mâa donnĂ© le sentiment dâun vrai Ă©panouissement en tant que femme. Jâai lâimpression que mon corps a Ă©tĂ© magique. Du coup cela mâa fait beaucoup de bien.
Lâalbum se conclut sur BrĂ»ler le feu , un titre sur la rĂ©silience. Lâalbum se devait de finir sur une note positive ?
Oui clairement ! Et surtout de finir sur un morceau un peu « rĂ©volutionnaire » qui va chercher quelque chose de lâordre de lâinsurrection amoureuse. Faire lâĂ©loge des grandes passions, des grands dĂ©sirs et de ne jamais avoir peur des grandes Ă©motions, câest cela qui restera le plus important Ă partager sur ce disque.
Montblanc présente Zinédine Zidane, le joueur de football international et entraßneur reconnu, comme nouveau Mark Maker, ainsi que le visage de la ligne de parfum Montblanc Legend. FidÚle à la philosophie de Montblanc, Zinédine a toujours fait ce qui l'animait plutÎt que ce qu'on attendait de lui, ne suivant jamais un chemin qui lui était dicté. DÚs septembre, Zinédine Zidane apparaßtra dans les campagnes Montblanc. « Montblanc est une Maison de culture et de qualité qui prÎne l'importance du partage d'idées et des pensées par l'écriture. Une conviction que je partage en tant que personne qui a bénéficié des valeurs et de la culture que mon pÚre et ma famille m'ont transmises, et que j'essaie de transmettre également. Personnellement, j'écris dans mon cahier tous les jours... Je ne signe pas que des autographes ! », s'amuse Zinédine Zidane.
Mathieu Rosan
Câest un fait, la planĂšte fashion ne sâarrĂȘte jamais de tourner et il est parfois compliquĂ© de suivre le mouvement. On a fait pour vous une petite sĂ©lection de ce quâil ne fallait surtout pas manquer.
LĂšvres rose brillant, regard soulignĂ© d'un fard scintillant, Lil Nas X casse une fois de plus les codes en incarnant les nouveautĂ©s maquillage de la maison Yves Saint Laurent BeautĂ©. Un rĂŽle, jusqu'ici tenu par des femmes, qui participe Ă dĂ©construire doucement mais sĂ»rement tous les stĂ©rĂ©otypes et injonctions Ă la virilitĂ©, et Ă dessiner les contours de la beautĂ© de demain. Ne pas se laisser enfermer dans des cases. Une lutte que mĂšne la gĂ©nĂ©ration Z, faisant au passage voler en Ă©clats nombre de diktats, stĂ©rĂ©otypes, et injonctions, qui ont rythmĂ© le quotidien des gĂ©nĂ©rations prĂ©cĂ©dentes. ĂgĂ© de 23 ans, le rappeur amĂ©ricain Lil Nas X ne fait pas exception, loin de lĂ , se servant de sa voix pour rendre la beautĂ© plus inclusive, et bien moins stĂ©rĂ©otypĂ©e. Une chose, semble-t-il, saluĂ©e par les plus grandes maisons, qui n'hĂ©sitent plus Ă bousculer les codes pour permettre Ă la cosmĂ©tique de s'ouvrir au plus grand nombre.
Le rĂ©alisateur Stanley Kubrick, dĂ©cĂ©dĂ© en 1999 durant la rĂ©alisation de son dernier film, Eyes Wide Shut, a laissĂ© sans conteste un hĂ©ritage cinĂ©matographique qui a traversĂ© toutes les gĂ©nĂ©rations. Lâunivers du cinĂ©aste a dâailleurs largement inspirĂ© la marque de luxe Gucci pour la campagne promotionnelle de sa prochaine collection Automne-Hiver 2022. En effet, la maison de mode de luxe et son directeur crĂ©atif Alessandro Michelle ont souhaitĂ© rendre hommage Ă Stanley Kubrick en reproduisant des scĂšnes cultes issues de ses plus cĂ©lĂšbres films pour leur derniĂšre publicitĂ© intitulĂ©e Exquisite. On retrouve notamment des clins dâĆil Ă Shining, Eyes Wide Shut, Orange MĂ©canique, Barry Lyndon et 2001, lâOdyssĂ©e de lâespace. Gucci a mis un point dâhonneur Ă reproduire le plus fidĂšlement possible les ambiances et lâesthĂ©tisme des films dont certains datent des annĂ©es 70. Bien que les scĂšnes aient Ă©tĂ© quelque peu remises au goĂ»t du jour, les diffĂ©rentes piĂšces de collection sâincrustent parfaitement dans les reproductions des plans, mĂȘme celles créées en collaboration avec Adidas.
Avec sa campagne 3D immersive et ses piĂšces inclusives et unisexes, la nouvelle collection Karl Lagarfeld est complĂ©tement raccord avec son temps. PrĂ©sentĂ©e par la marque comme la plus grande de ses collaborations, cette capsule a Ă©tĂ© créée par la mannequin Cara Delevingne, ancienne proche amie et muse du lĂ©gendaire crĂ©ateur : « Karl est, et est toujours, une influence importante dans ma vie. Je suis honorĂ©e de concevoir sa collection sous son nom » Ă©crit-elle dans un communiquĂ© publiĂ© par la marque. Les piĂšces, qui sâadressent Ă tous les genres et toutes les morphologies - allant de la taille XXS Ă XXL -, se dĂ©clinent en costumes Ă dĂ©coupes, robes droites et vestes rĂ©versibles, aussi pratiques que versatiles, avec des accessoires dĂ©tachables tels que les cols ou les capuches. Ă lâoccasion du lancement de la collection, la marque ouvrira une quinzaine de pop-up Ă travers le monde.
Yvon Chouinard, fondateur de la marque Patagonia, aurait pu s'enrichir de quelques milliards de dollars en vendant son entreprise créée dans les annĂ©es 1970. Il n'en fera rien, prĂ©fĂ©rant en faire don pour lutter contre la crise environnementale et Ćuvrer en faveur de la protection de la nature. Une initiative assez rare pour ĂȘtre saluĂ©e. « La Terre est dĂ©sormais notre seule actionnaire ». C'est par cet intitulĂ© Ă©vocateur que le fondateur de Patagonia a entamĂ© une longue lettre, accessible sur le site internet de la marque, visant Ă annoncer le don de son entreprise Ă Dame Nature. Incroyable diront certains, fou martĂšleront d'autres, mais terriblement cohĂ©rent avec les engagements d'Yvon Chouinard depuis la crĂ©ation de cette sociĂ©tĂ© il y a prĂšs de 50 ans. Bien Ă©videmment, Dame Nature ne sera pas Ă proprement parler l'actionnaire de Patagonia. Au lieu de vendre la sociĂ©tĂ©, Ă©valuĂ©e Ă quelque 3 milliards de dollars selon The New York Times, Yvon Chouinard, sa femme, et ses deux enfants, ont fait le choix de transfĂ©rer l'intĂ©gralitĂ© de leurs parts Ă un trust choisi pour faire respecter leurs valeurs, ainsi qu'Ă une association entiĂšrement dĂ©diĂ©e Ă la cause environnementale.
Chaque annĂ©e, une certaine excitation nous gagne⊠Car qui dit rentrĂ©e dit prĂ©sentation par Apple de ses derniĂšres innovations. La marque Ă la pomme a ainsi dĂ©voilĂ©, en septembre, plusieurs nouveaux smartphones haut de gamme au design premium : lâiPhone 14, lâiPhone 14 Plus, lâiPhone 14 Pro et lâiPhone 14 Pro Max. Si dâapparence les quatre modĂšles sont des copiĂ©-collĂ©s de leurs prĂ©decesseurs, la rĂ©alitĂ© est tout autre. Regardons ensemble lâiPhone 14 pro Max de plus prĂšs. LâiPhone le plus premium de la gamme comprend en effet plusieurs rĂ©volutions majeures : un Ă©cran always-on, un capteur photo principal de 48 mĂ©gapixels, une encoche dynamique et un processeur A16 Bionic.
Matthieu, expert chez Orange, revient avec nous plus en détail sur les spécificités du nouvel iPhone 14 Pro Max. Apple a une nouvelle fois sorti de son chapeau des fonctionnalités inédites qui continuent de nous surprendre.
Avec la sortie de cet iPhone 14 Pro Max, Apple nâa pas rĂ©volutionnĂ© le genre cĂŽtĂ© design⊠Le modĂšle ressemble Ă©normĂ©ment Ă son prĂ©dĂ©cesseur. On remarque seulement une petite encoche dynamique sur lâĂ©cranâŠ
Effectivement, il nây a pas de grand changement au niveau du design. Les finitions sont toujours aussi belles, avec cet enveloppement en aluminium. Ce nouveau modĂšle est seulement un peu plus Ă©pais et plus lourd que la gĂ©nĂ©ration prĂ©cĂ©dente. La grande nouveautĂ© apparaĂźt sur lâĂ©cran avant. Ce nouveau concept, appelĂ© Dynamic Island, vient remplacer la traditionnelle encoche au niveau du capteur photo frontal. La zone est dĂ©sormais interactive pour afficher certains Ă©lĂ©ments dâinformations (notifications, musique en Ă©coute...). Cela apporte Ă©normĂ©ment de design au smartphone puisque lâencoche grossit et diminue. Câest le gros changement prĂ©sent sur lâiPhone 14 Pro Max. Pour ce modĂšle haut de gamme, quatre couleurs sont disponibles : noir, violet trĂšs sombre, silver et gold.
Outre cette fonctionnalitĂ© Dynamic Island, Apple a apportĂ© dâautres changements amĂ©liorant les performances de cet iPhone 14 Pro Max. Pouvez-vous nous en dire plus ?
LâiPhone 14 Pro Max, comme lâiPhone 13 Pro Max, dispose dâun Ă©cran 6,7 pouces dotĂ© de la technologie ProMotion. Celle-ci propose une frĂ©quence de 120 Hz offrant un gain trĂšs important en matiĂšre de fluiditĂ©. Cela permet aussi une optimisation du niveau de la batterie. Ce nouveau modĂšle bĂ©nĂ©ficie Ă©galement de lâaffichage always-on. Cette fonction permet au tĂ©lĂ©phone de garder son Ă©cran allumĂ© mĂȘme lorsqu'il est en vieille. On peut alors voir nos notifications sans dĂ©verrouiller notre appareil. Afin dâamĂ©liorer la visibilitĂ© en plein soleil, la luminositĂ© a aussi Ă©tĂ© nettement augmentĂ©e. Les contrastes et les couleurs sont vraiment magnifiques. La puissance a aussi Ă©tĂ© grandement bonifiĂ©e grĂące au nouveau processeur A16 bionic, qui est vraiment le meilleur du marchĂ©. GrĂące Ă ses performances graphiques qui dĂ©passent largement celles de son prĂ©dĂ©cesseur
et sa compatibilitĂ© 5G, ce smartphone est le partenaire parfait des gamers. Il est aussi lâoutil idĂ©al pour regarder du contenu en stream ou pour travailler. De plus, ce nouvel iPhone est certifiĂ© IP68 ce qui lui confĂšre une certaine rĂ©sistance Ă lâeau et Ă la poussiĂšre.
Quelles améliorations la marque Apple a-t-elle effectué en matiÚre de prise de vue ?
En ce qui concerne les photos et les vidĂ©os, Apple a carrĂ©ment mis les bouchĂ©es doubles ! Il y a toujours ces trois modules photos Ă lâarriĂšre qui font la singularitĂ© des modĂšles Pro. Le capteur photo principal exploite Ă merveille ses 48 mĂ©gapixels. Nâayons pas peur de dire que les images prises Ă lâiPhone 14 Pro Max sont dâune qualitĂ© professionnelle. Le mode macro et lâobjectif ultra grand angle notamment permettent de faire des clichĂ©s dignes des vrais appareils vendus dans le commerce. Concernant la vidĂ©o, le mode action sâajoute au mode cinĂ©ma dĂ©jĂ existant. GrĂące au mode action, vous pouvez filmer en 2,7k. La fonctionnalitĂ© offre une vidĂ©o superbe la plus stable possible.
Retrouvez toute la gamme iPhone 14 à partir de 0 ⏠en caisse avec un forfait mobile Orange au choix et une offre de reprise. Conditions en shop Orange ou sur orange.lu.
Pour rester informé de toutes les nouveautés tech, découvrez les épisodes de La Minute Tech sur YouTube. Matthieu, expert Orange, les passe au crible et donne son avis.
: WWW.ORANGE.LU
Ils ont bien lâintention de nous le faire savoir : surchemise en coton et pull sans manches aux faux airs de tricots vintage cĂŽtoient des pantalons cargo et autres jeans oversize - ou « Wide » si tu veux vraiment te fondre parmi les Millenials. LâidĂ©e ? MĂȘler des piĂšces aux accents Preppy Ă dâautres plus street pour glisser en douceur vraiment les premiers frimas de lâhiver. Une belle leçon de style.
Brownie
Tommy Jeans
La Redoute
Baum und Pferdgarten
Scotch and Soda
Monki
Adidas and Pharrell Williams
Christian Dior
Gloria Gloria
GALERIES LAFAYETTE LUXEMBOURG -
Alors que nous avons eu la chance il y a quelques mois de visiter les coulisses de la manufacture de celle que lâon appelle la Grande Maison, ce sĂ©jour en Suisse, dans la paisible vallĂ©e de Joux, nous a marquĂ© et nous a notamment fait prendre conscience du travail incroyable derriĂšre un modĂšle signĂ© Jaeger-LeCoultre. Un savoir-faire unique sur lequel nous sommes revenus plus en dĂ©tails avec Lionel Favre, product designer Director dâune maison, qui, depuis sa crĂ©ation, a su parfaitement articuler style et complexitĂ© horlogĂšre. PassĂ© notamment par la maison Chopard et Roger Dubuis, Lionel Favre sâinscrit dans la continuitĂ© dâune maison oĂč les modĂšles continuent de marquer le temps et les gĂ©nĂ©rations. Rencontre.
« CHEZ JAEGER-LECOULTRE, LA NOTION DE SPORT-CHIC PREND TOUT SON SENS»
Vous avez rejoint Jaeger-LeCoultre en 2017. Quelle vision aviez-vous de cette maison avant de lâintĂ©grer ?
Jâavais une vision trĂšs française dans le sens oĂč, jâidentifiais surtout Jaeger-LeCoultre Ă Reverso. Jâavais bien conscience quâil sâagissait dâune maison prestigieuse qui avait notamment conçu beaucoup de calibres (ndlr ; plus de 1 200 Ă lâheure oĂč nous Ă©crivons ces lignes) et quâelle Ă©tait justement connue pour ĂȘtre le fournisseur de beaucoup de grandes maisons horlogĂšres. Depuis mon arrivĂ©e, jâai largement pris conscience de lâhistoire incroyable de la maison mais Ă©galement de sa capacitĂ© Ă dĂ©velopper des mouvements dâune extrĂȘme complexitĂ©.
On comprend lâimportance de lâhistoricitĂ© chez Jaeger-LeCoultre. Comment parvenez-vous justement Ă lâapprĂ©hender tout en y apportant votre propre crĂ©ativitĂ© ?
Souvent, le travail dâun designer, avant mĂȘme de commencer Ă dessiner, câest de bien comprendre la marque pour laquelle il travaille. Bien comprendre ce que lâon appelle le terrain de jeu, et savoir oĂč se situent les limites de notre crĂ©ativitĂ©. Ce qui ne veut pas dire que, de temps en temps, il ne faut pas les franchir.
Câest dĂ©jĂ bien de comprendre et de savoir exactement qui lâon est et dâoĂč lâon vient. Concernant Jaeger-LeCoultre, je dirais que câest avant tout prendre en compte lâhistoire et le travail laissĂ©s par les personnes qui lâont construite autour de cette idĂ©e de style, dâĂ©lĂ©gance et de technicitĂ© horlogĂšre. Mon travail est dâessayer de pĂ©renniser ce qui a dĂ©jĂ Ă©tĂ© fait.
On peut ici citer lâexemple de la Reverso ; on est passĂ© dâune montre dite de sport, Ă une montre de style. Si elle a Ă©tĂ© redessinĂ©e plusieurs fois, sa structure est toujours la mĂȘme.
Lorsque lâon travaille dessus, câest toujours un Ă©norme dĂ©fi.
On a toujours la crainte de la dĂ©naturer si on amĂšne trop de crĂ©ativitĂ©. Notre travail est vraiment de rester dans cette notion de style, dâĂ©lĂ©gance et de crĂ©ativitĂ© horlogĂšre. Câest finalement ça le terrain de jeu de Reverso.
Un style hybride qui, plus de 90 ans aprĂšs, en a fait lâun des modĂšles les plus mythiques de lâhistoire horlogĂšre.
Vous parlez de style. Elle est justement emblématique du mouvement art déco. Comment faites-vous pour proposer de nouvelles itérations sans dénaturer ce qui a fait son succÚs ?
Justement, la Reverso a fĂȘtĂ© ses 90 ans lâannĂ©e derniĂšre. Quâest-ce qui a fait quâelle devienne lâune des plus grandes icĂŽnes de lâhorlogerie ?
Si elle est sĂ»rement la premiĂšre icĂŽne de lâhorlogerie, ce qui lui a Ă©normĂ©ment servi, câest sa fonction et donc son mouvement de retournement qui est unique (ndlr : la Reverso a initialement Ă©tĂ© pensĂ©e pour protĂ©ger son cadran des coups de marteaux des joueurs de polo). On dit quâelle a Ă©tĂ© lâune des premiĂšres montres de sport, ce qui est vrai, mais il y a Ă©galement une autre notion qui est fondamentale, câest quâelle a Ă©tĂ© la premiĂšre montre de sport Ă©lĂ©gante. CâestĂ -dire quâelle a Ă©tĂ© dessinĂ©e pour servir aux sportifs mais Ă©galement pour protĂ©ger son Ă©lĂ©gance. Cela en fait lâune des premiers montres que lâon pouvait porter pour faire du sport mais Ă©galement pour se rendre Ă une soirĂ©e ou un dĂźner.
Câest vrai quâelle se dĂ©finit dans une gĂ©omĂ©trie assez symĂ©trique avec des Ă©lĂ©ments propres Ă lâart dĂ©co. Nous essayons toujours de garder sa source dâinspiration premiĂšre, Ă savoir la gĂ©omĂ©trie. Cela va nous guider pour rester cohĂ©rents malgrĂ© tout. Nous allons toujours avoir un rapport trĂšs important Ă la gĂ©omĂ©trie dans les crĂ©ations que lâon amĂšne. En mĂ©tier rare, si lâon amĂšne des crĂ©ations avec des piĂšces Ă©maillĂ©es, on peut sâen Ă©loigner Ă©videmment, mais cela reste cet aspect qui va principalement nous guider ; lâĂ©quilibre des formes et des volumes qui vont nous permettre de proposer de nouvelles itĂ©rations qui soient dans lâair du temps sans pour autant dĂ©naturer un dessin devenu culte.
Dans votre musĂ©e, on peut retrouver une ancienne publicitĂ© qui disait : « Reverso se porte comme toutes les autres montres, mais peut se protĂ©ger Ă volontĂ© ». Dans quelle mesure, lâaspect pratique dâune montre prend le pas sur son design aujourdâhui ?
Depuis pas mal dâannĂ©es, nous sommes effectivement moins liĂ©s Ă la fonction lorsque nous travaillons sur un modĂšle. Aujourdâhui, lorsque lâon aborde le design, il est vrai que
« RESTER DANS CETTE NOTION DE STYLE, DâĂLĂGANCE ET DE CRĂATIVITĂ HORLOGĂRE »
lâergonomie est trĂšs importante et câest quelque chose sur lequel on travaille beaucoup. Nous nâabordons plus une montre seulement par rapport Ă la fonction quâelle va avoir.
La fonction dĂ©corative et la notion de style sont dĂ©sormais fondamentales. Il faut bien admettre que les complications qui pouvaient ĂȘtre ajoutĂ©es Ă une Ă©poque comme les fuseaux horaires par exemple, sont dĂ©sormais visibles en quelques secondes sur nos smartphones. La technologie a permis Ă lâhorlogerie de se transformer et de passer dâoutil Ă objet.
Le rapport Ă la montre a profondĂ©ment changĂ©. Il y a encore 20 ans, elles se devaient dâĂȘtre utiles, dĂ©sormais, câest avant tout un Ă©lĂ©ment de style.
importante chez nous câest lâexĂ©cution ! En horlogerie il sâagit dâune notion capitale ; si par exemple on parle de cadran vert, on ne va pas juste donner une rĂ©fĂ©rence Pantone. On va rĂ©flĂ©chir Ă la profondeur du vert, sa rĂ©verbĂ©ration, comment nous souhaitons que la lumiĂšre se reflĂšte dessus, combien de nuances va-t-on utiliser⊠Il ne sâagit pas simplement dâune simple couleur. Cela amĂšne parfois Ă des annĂ©es de travail pour dĂ©velopper un cadran de couleur.
La Memovox est votre autre modÚle iconique. Vous avez sorti la collection Polaris en 2018. Quel a été le cahier des charges autour de ces piÚces ?
Quelle place occupe le design dans la crĂ©ation dâun modĂšle ou dans la rĂ©interprĂ©tation dâune piĂšce existante ?
La crĂ©ativitĂ© est nourrie des discussions entre tous les experts horlogers de la manufacture mais Ă©galement de lâhistoire de la marque ou encore des diffĂ©rentes collections.
Le design a toujours le dernier mot sauf quand cela engendre des contraintes techniques. Ce qui compte avant tout câest la prĂ©cision et la soliditĂ©. On va toujours dans le sens de lâhorlogerie finalement. Dans le dĂ©partement du design, nous accompagnons ce processus de crĂ©ativitĂ© en le nourrissant des autres mĂ©tiers de la manufacture. Une chose trĂšs
Avec Polaris nous avions le souhait dâavoir un pilier sport chez Jaeger Lecoultre. On a fait un gros travail de recherche dans lâhistoire de la marque et nous sommes tombĂ©s sur la Polaris de 1968 qui Ă©tait, dĂ©jĂ Ă lâĂ©poque, une montre apprĂ©ciĂ©e par les collectionneurs de la marque. En tant que designer, nous avons donc identifiĂ© des Ă©lĂ©ments qui soient forts en termes de style, sans dĂ©naturer sa fonction. Nous avons donc proposĂ© un cadran le plus ouvert possible, avec une lunette extrĂȘmement fine. Ce fut un point trĂšs important qui nous a beaucoup aidĂ© Ă avoir une visibilitĂ© plus importante. Ensuite, il y a tout un jeu de concentricitĂ© que lâon trouvait intĂ©ressant artistiquement.
Est-ce que lâidĂ©e Ă©tait de proposer le modĂšle « sport-chic » par excellence ?
Exactement ! Chez Jaeger-LeCoultre, la notion de « sport-chic » prend tout son sens. En corrĂ©lation avec cette notion dâĂ©lĂ©gance, mon idĂ©e derriĂšre Polaris Ă©tait finalement de ne pas faire une montre outil, mais de crĂ©er un esprit moins formel et plus sportif dans un style basĂ© sur lâADN de la maison.
Justement, quelle place occupe lâaspect de « montre Ă vivre » qui vous est cher ?
Une montre Ă vivre câest une montre Ă porter. On va de moins en moins vers quelque chose de formel. Chez Jaeger-LeCoultre, nous ne cherchons pas Ă tout prix Ă proposer quelque chose que les autres nâont jamais fait.
Ce nâest pas forcĂ©ment cela qui va nous diriger, mais plutĂŽt de faire les choses bien, de maniĂšre proportionnĂ©e et Ă©quilibrĂ©e. Câest cela qui va nous guider durant tout le travail de crĂ©ation dâun modĂšle.
Vous avez présenté au dernier Watches & Wonders des piÚces qui allient innovation horlogÚre et constellations⊠Quel a été le cahier des charges de ce projet ?
LâidĂ©e Ă©tait de mettre en valeur nos diffĂ©rents savoir-faire. Nous avons donc essayĂ© de trouver de lâinspiration dans la beautĂ© du cĂ©leste. Ici, ce sont davantage les mĂ©tiers rares qui le retranscrivent avec diffĂ©rents types de cadrans en Ă©mailles. Nous avons voulu nous inspirer de la magie des cycles comme celle des lunes, qui appelle Ă une inspiration trĂšs mĂ©canique.
Pour les femmes, nous avons rĂ©flĂ©chi Ă quelque chose qui serait davantage liĂ© Ă lâĂ©motion. Nous avons donc lancĂ© un mouvement qui fait apparaitre dans le cadran une Ă©toile filante de maniĂšre alĂ©atoire. LâidĂ©e Ă©tait de retrouver la
mĂȘme Ă©motion que lâon peut ressentir lorsque nous avons la chance de voir une Ă©toile filante dans le ciel. Nous voulions dâailleurs quâelle ne passe pas trop frĂ©quemment pour quâil y est encore cette notion de raretĂ©.
Vous avez Ă©galement sorti de nouvelles pendules Atmos cette annĂ©e. Cela vous paraissait inhĂ©rent Ă la thĂ©matique que nous venons dâĂ©voquer ?
Oui clairement ! Nous avons lancĂ© une nouvelle Atmos extrĂȘmement complexe qui affiche les rotations de la terre et de la lune autour du soleil en temps rĂ©el. CâĂ©tait une premiĂšre pour lâAtmos dâafficher une complication cĂ©leste. Sur cette Atmos nous en avons profitĂ© pour redessiner cette incroyable pendule et son mouvement perpĂ©tuel que lâhomme a ici touchĂ© du bout du doigt. Alors quâelle nâavait pas Ă©tĂ© redessinĂ©e depuis longtemps, on sâest dit quâil fallait que lâon permette Ă cette icĂŽne horlogĂšre de gagner en visibilitĂ© car elle est finalement trop peu connue. Lâobjectif Ă©tait de la redessiner en mettant en avant son mouvement tout en jouant la carte de la transparence et de crĂ©er un Ă©crin Ă la hauteur de ce mĂ©canisme incroyable.
« UNE MONTRE EST AVANT TOUT UN ĂLĂMENT DE STYLE »
www.molitor-luxembourg.com
Rue du Marché-aux-Herbes, L-1728 Luxembourg - Tél. : (+352) 22
Reines sur les cadrans horlogers, les aiguilles fournissent les prĂ©cieuses informations dont elles sont messagĂšres. Peu importe quâelles agissent en solo, Ă deux, ou Ă plusieurs, leurs formes font partie intĂ©grante de la signature dâune Manufacture.
Pour ceux qui raffolent de lâartisanat dâart mais ne veulent pas faire lâimpasse sur la connectivitĂ©, Montblanc persiste et signe en prĂ©sentant la Summit 3. Elle permet de rester connectĂ© Ă tout moment en affichant des matĂ©riaux prĂ©cieux et un design Ă©lĂ©gant inspirĂ© des garde-temps 1858. Elle est bien sĂ»r dotĂ©e dâune multitude de fonctionnalitĂ©s avancĂ©es mais sera surtout apprĂ©ciĂ©e de ceux qui cherchent un outil orientĂ© santĂ© et fitness. On aime particuliĂšrement son boĂźtier en titane de 42 mm, Ă©tanche Ă 50 mĂštres, avec lunette et poussoirs en acier inoxydable noir. La montre peut ĂȘtre personnalisĂ©e avec toute une sĂ©rie de cadrans inspirĂ©s de lâhĂ©ritage esthĂ©tique de Montblanc, comme Geosphere. Ici, on peut admirer les fameuses aiguilles de style « cathĂ©drale ». La Summit 3 est livrĂ©e avec deux bracelets, lâun en cuir de veau italien et lâautre en caoutchouc. Elle est compatible avec iOS ou Android.
Prix : 1.270 âŹ
En tout cas les aiguilles en forme de lame de rasoir de la nouvelle King Seiko (SPB279J1) confĂšrent Ă la montre un caractĂšre Ă la fois raffinĂ©, moderne et incisif, malgrĂ© son design inspirĂ© de la KSK de 1965. Son boĂźtier en acier inoxydable de 37 mm est conçu de telle sorte que, assemblĂ© au verre saphir box shaped, il lui procure une impression de finesse et dâĂ©lĂ©gance totalement dans lâair du temps. Ătanche Ă 100 mĂštres et offrant une rĂ©serve de marche de 70 heures, elle est animĂ©e par le mouvement automatique calibre 6R31. Le bracelet rend hommage au design de la sĂ©rie originale King Seiko. Les nombreuses surfaces biseautĂ©es reflĂštent la lumiĂšre avec dynamisme. Elle est proposĂ©e dans cinq versions diffĂ©rentes. Cinq bracelets en cuir, spĂ©cialement conçus pour cette nouvelle collection, seront Ă©galement introduits. On ne doute pas que les collectionneurs de la marque vont sâemparer rapidement de cette rĂ©fĂ©rence.
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La Manufacture a prĂ©sentĂ© sa nouvelle interprĂ©tation du modĂšle Classique Dame. Une montre particuliĂšrement Ă©lĂ©gante dont la boĂźte de 30 mm revĂȘt une lunette ainsi que des attaches serties de 64 diamants taille brillant. Pour la premiĂšre fois au sein des collections de la Maison, la marque propose trois bracelets interchangeables logĂ©s dans un mĂȘme coffret. Le systĂšme dâinterchangeabilitĂ© rapide a Ă©tĂ© pensĂ© pour pouvoir aisĂ©ment passer dâun bracelet Ă un autre sans avoir recours Ă des outils. On retrouve les fameuses aiguilles « Breguet », à « pomme » excentrĂ©e et Ă©vidĂ©e, qui ornent les crĂ©ations de la marque depuis plus de deux siĂšcles. DĂšs le dĂ©but de son activitĂ©, Abraham-Louis Breguet apure les formes extĂ©rieures des montres ainsi que leur mĂ©canisme. Les aiguilles nâont pas Ă©chappĂ© Ă lâattention de cet horloger prĂ©curseur. Vers 1783, il invente un type dâaiguilles rĂ©solument nouveau que lâon dĂ©crit, au choix, comme Ă©tant Ă pomme excentrĂ©e ou Ă croissant de lune. Il les rĂ©alise en or ou en acier bleui.
Aujourdâhui, le terme dâ « aiguille Breguet » fait partie du vocabulaire horloger. Prix : 26.800 âŹ
Dans le lexique horloger, lâaiguille est un organe indicateur fin et lĂ©ger, formĂ© dâune piĂšce de mĂ©tal. Elle se dĂ©place sur le cadran et se prĂ©sente sous diverses formes. Aujourdâhui, les montres en possĂšdent gĂ©nĂ©ralement trois pour indiquer les heures, les minutes et les secondes. Ă lâorigine, une seule aiguille affichait lâheure. Lâapparition de lâaiguille des minutes, due Ă lâhorloger anglais Daniel Quare, nâarrive quâen 1691. La fabrication, Ă partir de bandes de mĂ©tal, est moins simple quâil nây paraĂźt, et une vingtaine dâĂ©tapes est souvent nĂ©cessaire. On parle notamment de perçage, de cannonage, de dĂ©coupage, de rivetage, de finition, dâavivage, de polissage, mais aussi de mise en couleur par bain galvanique ou de vernissage. De nombreuses montres, surtout destinĂ©es Ă la plongĂ©e, sont dotĂ©es dâaiguilles photoluminescentes. Il existe une variĂ©tĂ© infinie de style dâaiguilles, mais quelques grandes familles se retrouvent rĂ©guliĂšrement sur les cadrans : dauphine, glaive, cathĂ©drale, feuille, Breguet, cubiste,âŠ. Il y en a pour tous les goĂ»ts.
TUDORAvec son nouveau modĂšle Pelagos 39, Tudor joue le jeu de la polyvalence. Aussi Ă lâaise dans lâeau que dans un univers urbain et convenant aussi bien aux poignets fĂ©minins que masculins, cette montre fabriquĂ©e en Titane grade 2 bĂ©nĂ©ficie de technologies horlogĂšres de pointe et dâune touche rĂ©solument chic. Ce modĂšle est livrĂ© sur bracelet en titane ajustable et livrĂ© avec un second bracelet en caoutchouc noir. Il est dotĂ© du calibre Manufacture MT5400, certifiĂ© COSC, dont la construction a Ă©tĂ© pensĂ©e pour la robustesse, la longĂ©vitĂ©, la fiabilitĂ© et la prĂ©cision. Ses aiguilles « Snowflake », qui auraient Ă©tĂ© pensĂ©es Ă la base pour une commande destinĂ©e Ă la marine française en quĂȘte dâune lisibilitĂ© zĂ©ro dĂ©faut, font aujourdâhui partie de lâADN de la marque. Vous nâaurez pas de mal Ă reconnaĂźtre la partie qui fait rĂ©fĂ©rence Ă un flocon de neige ! Prix : 4.170 âŹ
Les piĂšces Ă avoir absolument, les derniers objets tech ou geek Ă ne pas manquer ou encore les fragrances qui nous ont titillĂ© les narines, petite liste non exhaustive de nos coups de cĆur dans lesquels vous trouverez Ă coup sĂ»r votre bonheur.
Avis aux amateurs ! Beats sort de nouveaux Ă©couteurs en Ă©dition spĂ©ciale avec Kim Kardashian. La star a participĂ© Ă la conception et au design de ces nouveaux appareils sans fil. Profitez dâun son de qualitĂ© avec toute la technologie Beats rĂ©unie dans deux Ă©couteurs stylĂ©s et disponibles en trois coloris : Lune, Dune et Terre.
Les Ă©couteurs Beats Fit Pro intĂšgrent un rĂ©ducteur de bruit qui isole les sons parasites pour vous concentrer sur votre musique. Leur design Ă©quipĂ© dâun embout en silicone leur permet de bien se fixer dans lâoreille et de ne pas tomber quand vous bougez. Vous pouvez danser, courir, marcher Ă toute vitesse sans craindre de perdre vos Ă©couteurs. ContrĂŽlez le son grĂące aux trois modes dâĂ©coute.
Prix conseillé : 250 euros
Depuis plus de dix ans, le directeur artistique de la maison Balmain, Olivier Rousteing, surprend le monde de la mode avec sa vision singuliÚre et ses choix audacieux. Si cette collaboration peut paraßtre surprenante, elle n'en reste pas moins évidente, car Balmain et Pokémon partagent une singuliÚre vision audacieuse et étourdissante. Comme Balmain, Pokémon se démarque par sa constante évolution et son recours aux nouvelles technologies, tout en étant toujours animé d'une énergie et de couleurs envoûtantes particuliÚres.
Dispo sur balmain.com
TeasĂ©e pour la premiĂšre fois en janvier lors de la prĂ©sentation de la collection Automne/Hiver 2022 de sacai, la Nike Cortez 4.0 x sacai a Ă©tĂ© officiellement lancĂ©e Ă la fin de lâĂ©tĂ©. La collaboration avec Chitose Abe, la fondatrice de sacai, fait partie de nombreux hommages tout au long de cette annĂ©e pour cĂ©lĂ©brer le demi-siĂšcle dâexistence de cette silhouette sortie Ă lâorigine en 1972 et imaginĂ©e par les cofondateurs de Nike Bill Bowerman et Phil Knight. Chitose Abe a revisitĂ© la Nike Cortez, initialement dĂ©veloppĂ©e comme chaussure de piste pour les Jeux olympiques dâĂ©tĂ© de 1972, dans sa palette de couleurs OG et avec des touches sacai partout.
Dispo depuis le 30 août
Premier ouvrage dĂ©diĂ© Ă Virgil Abloh depuis son dĂ©cĂšs en novembre 2021, le livre Louis Vuitton : Virgil Abloh nous replonge au cĆur d'une des collaborations les plus influentes de la mode. Un table book que les connaisseurs ne manqueront pas de se procurer d'urgence. Ăcrit par Anders Christian Madsen, collaborateur de Virgil Abloh et Fashion Critic pour British Vogue, l'Ćuvre est entrecoupĂ©e de citations personnelles du designer. Le plus ? Le catalogue des sneakers dessinĂ©es par le crĂ©ateur. Au fil des 320 pages, mais aussi de tĂ©moignages exclusifs de proches du crĂ©ateur, dont Nigo, Kendall Jenner, ou encore Kid Cudi, cet ouvrage divisĂ© en huit chapitres (soit un chapitre par collection et dĂ©filĂ©) nous plonge dans son univers singulier emprunt de nombreuses rĂ©fĂ©rences culturelles.
Avis aux fans de Dragon Ball Z : cette collabâ est faite pour vous ! Le groupe horloger Swatch a dĂ©voilĂ© une collection de sept montres reprĂ©sentant les personnages iconiques de lâĆuvre dâAkira Toriyama, le tout disponible en Ă©dition limitĂ©e. La collection comprend huit modĂšles, chacun dĂ©diĂ© Ă un personnage de la franchise. Chaque montre met en avant deux facettes du mĂȘme personnage, une Ă lâavant et lâautre Ă lâarriĂšre. Les noms des personnages sont indiquĂ©s en anglais et en japonais sur le premier passant et le logo Dragon Ball Z est imprimĂ© sur le second.
Prix conseillé : Entre 80 et 130 euros selon les modÚles
Disponible sur assouline.com
Texte
Marine Barthélémy
Effusion de couleurs, bois blond, mélaminé, motifs bariolés et régressifs, papiers peints géométriques et décalés⊠Un vent de nostalgie souffle sur notre décoration. Et si on adoptait les codes des nineties, une décennie haute en couleur, clivante mais délicieusement audacieuse ?
ĂrigĂ©e en digne hĂ©ritiĂšre du style Memphis cher aux designers et avec son caractĂšre bien trempĂ©, la dĂ©cennie 1990 ne fait pas lâunanimitĂ© en dĂ©co. Pour cause, les couleurs sont dĂ©saccordĂ©es, les matĂ©riaux sont volontairement mal assortis, les motifs jurent entre eux⊠Certes tout nâest pas Ă garder. Cela dit, on peut tout de mĂȘme se permettre de rĂ©cupĂ©rer quelques codes pour apporter du peps et du fun Ă son intĂ©rieur. Alors, nâen dĂ©plaise aux millenials qui ont grandi avec les bornes dâarcade, le Club DorothĂ©e, les pulls Poivre Blanc et autres tubes de boys-band, la dĂ©co inspirĂ©e des annĂ©es 90 se modernise pour notre plus grand plaisir.
Premier step : oser les couleurs ! On choisit du parme, du mint, du bleu layette ou du coquille dâĆuf pour les nuances pastel, que lâon nâhĂ©site pas Ă rehausser avec des teintes plus affirmĂ©es comme le jaune moutarde, le fuchsia, le turquoise ou le bleu Ă©lectrique pour un cĂŽtĂ© ludique et vitaminĂ©. On se lĂąche pour marier lâinassociable mais on calme ses ardeurs pour crĂ©er une unitĂ©, une harmonie et une cohĂ©rence dans la piĂšce. Par exemple, on mise sur les couleurs complĂ©mentaires sur le cercle chromatique : le jaune avec le violet, le vert avec le rouge et le bleu avec lâorange. La tendance du bicolore, repĂ©rĂ©e chez Simon et Simone, La Redoute IntĂ©rieur ou Bloomingville, a particuliĂšrement la cĂŽte. On peut aisĂ©ment lâadopter sur un pan de mur, rideaux, tapis ou linge de maison.
« LONGTEMPS BOUDĂ, LE BOIS BLOND OU MIEL, Ă LâINSTAR DU CHĂNE CLAIR, DU HĂTRE OU DU PIN, CĂTOIE LE MĂTAL ET LE PLASTIQUE POUR DES UNIONS QUI NE MANQUENT PAS DâAUDACE »Carlo Donati Studio Collection
DeuxiĂšme step : associer les matĂ©riaux chics et cheap (oui, oui, vous avez bien lu). Longtemps boudĂ©, le bois blond ou miel, Ă lâinstar du chĂȘne clair, du hĂȘtre, du pin ou de lâĂ©rable, cĂŽtoie le mĂ©tal et le plastique pour des unions qui ne manquent pas dâaudace. Aussi, les mĂ©laminĂ©s, Ă tort considĂ©rĂ©s comme bas de gamme, ont la part belle sur le mobilier et prĂ©sente un bon rapport qualitĂ©/prix. Au sol, le stratifiĂ© prend tout son sens dans une piĂšce de vie, offre une rĂ©sistance dans le temps et un rĂ©el confort phonique en plus dâĂȘtre facile Ă poser et trĂšs simple dâentretien. Le choix du stratifiĂ© (prĂ©fĂ©rez le bois orientĂ© plutĂŽt que lâagglomĂ©rĂ©, plus rĂ©sistant aux chocs) dĂ©pend de la piĂšce : stratifiĂ© chanfreinĂ© dans une petite piĂšce, stratifiĂ© Ă©pais dans un couloir, stratifiĂ© avec panneau hydrofuge dans les cuisines et salles de bain.
De nouveau populaire en dĂ©co, le papier peint est lâun des Ă©lĂ©ments phares des annĂ©es 90. Mais pas nâimporte lequel. Souvenez-vous des chemises aux imprimĂ©s bariolĂ©s et extravagants de Will Smith dans Le Prince de Bel Air ! Câest un peu lâesprit que lâon retrouve chez les designers de papiers peints comme Wellpapers (qui propose des papiers peints smiley absolument nineties-friendly), Hexoa, Photowall, Bien Fait Paris ou Graham & Brown. Une tendance diamĂ©tralement opposĂ©e Ă celle du minimalisme ! Attention, lâĂ©cueil Ă Ă©viter : tapisser toute la piĂšce au risque de la surcharger. On prĂ©fĂšre souligner un pan de mur, une niche ou une alcĂŽve pour un effet plus contemporain. DerniĂšre astuce dĂ©co, la marque Isidore Leroy sâamuse Ă rĂ©interprĂ©ter les motifs gĂ©omĂ©triques comme lâimprimĂ© terrazzo taille XXL et propose des panneaux en lĂ© unique Ă disposer dans une piĂšce Ă vivre ou une chambre Ă la maniĂšre dâun tableau.
Clins dâĆil Ă la dĂ©co des nineties et Ă la pop culture en gĂ©nĂ©ral, les objets et autres petits gadgets Ă©lectroniques sont distillĂ©s ci et lĂ , sur une Ă©tagĂšre, une table basse ou une vitrine façon cabinet de curiositĂ©s.
Game Boy Color, Walkman, Tamagotchi, lampes Mario, figurines Star Wars, K7 des Chevaliers du Zodiaque, appareils photo jetables Kodak⊠Ces objets (encore mieux sâils sont chinĂ©s en brocante ou sur internet) ne sont plus seulement rĂ©servĂ©s aux gamers invĂ©tĂ©rĂ©s et deviennent des accessoires dĂ©co Ă part entiĂšre. Et pourquoi ne pas disposer une borne dâarcade Pac-Man ou Street Fighter (Boulanger, Electro dĂ©pot, Arcade Vintage, EtsyâŠ) dans son salon quand lâespace le permet ? Avec leurs lignes vintage et leurs couleurs affriolantes, elles apporteront une touche insolite et originale Ă votre intĂ©rieur.
Texte Mathieu Rosan
Comme le reste de l'Europe, le Luxembourg sera confrontĂ© Ă la crise Ă©nergĂ©tique cet hiver. Le pays s'est ainsi engagĂ©, avec ses partenaires europĂ©ens, Ă rĂ©duire sa consommation de gaz de 15 % dans les prochains mois. Mais comment ? Si les entreprises, les communes, ou encore les administrations devraient ĂȘtre appelĂ©es Ă prendre des mesures, comment les particuliers peuvent-ils sây prendre pour passer lâhiver au chaud ? Afin de limiter lâimpact de la crise Ă©nergĂ©tique dans les mois et annĂ©es Ă venir, de nombreux foyers ont dĂ©jĂ rĂ©alisĂ© des travaux de rĂ©novation afin de limiter leurs besoins. On fait le point avec vous sur les bases Ă connaĂźtre en matiĂšre de logements passifs.
On attribue gĂ©nĂ©ralement une dimension pĂ©jorative au terme « passif ». Mais lorsque cela concerne la consommation Ă©nergĂ©tique dâun logement, le mot revĂȘt un sens plus que positif. En effet, on dit dâune maison ou d'un appartement nĂ©cessitant trĂšs peu de consommation Ă©nergĂ©tique (voire pas du tout) qu'il est « passif ». ComplĂ©mentaire du logement bas-carbone, le logement passif se base sur l'apport de la chaleur extĂ©rieure (soleil) et intĂ©rieure, qui suffisent Ă maintenir l'habitat Ă tempĂ©rature ambiante, sans avoir besoin d'allumer le radiateur. Le processus inverse fonctionne Ă©galement en Ă©tĂ©, oĂč l'air frais est conservĂ© Ă l'intĂ©rieur, ce qui permet de se passer de climatisation.
Ce concept dâhabitat, qui fonctionne principalement grĂące Ă un systĂšme optimisĂ© d'isolation et de ventilation, suscite un intĂ©rĂȘt grandissant, compte tenu de la flambĂ©e des prix de lâĂ©nergie et du pouvoir dâachat impactĂ© par lâinflation. Certains professionnels du secteur n'hĂ©sitent d'ailleurs pas Ă le prĂ©senter comme « une solution d'avenir ». Un exemple de taille verra bientĂŽt le jour dans le quartier de La Confluence Ă Lyon en France, qui accueillera un immeuble dĂ©pourvu de chauffage, de ventilation et de climatisation : une premiĂšre.
Si l'on peut construire un logement passif Ă l'achat, il est aussi possible d'entreprendre une dĂ©marche de rĂ©novation pour un logement dĂ©jĂ existant. Mais concrĂštement, comment procĂ©der ? « Il existe quelques prĂ©requis avant dâentreprendre une rĂ©novation pour faire du passif : il est par exemple prĂ©fĂ©rable que la forme du bĂątiment existant soit simple, c'est-Ă -dire avec un volume carrĂ© ou rectangulaire, car cela sera plus facile de couvrir la surface avec des matĂ©riaux permettant d'isoler, de maniĂšre parfaitement continue, le toit, les murs et le sol. Une orientation Sud est Ă©galement assez importante, car on mise sur le chauffage naturel par le soleil via les baies vitrĂ©es », explique StĂ©phen Mure, architecte spĂ©cialisĂ© dans la construction et la rĂ©novation de logements passifs.
Si vous vivez dĂ©jĂ dans le logement, la premiĂšre des choses Ă faire est de vĂ©rifier tous les points oĂč lâair est susceptible de passer. Le poste principal Ă©tant bien sĂ»r les fenĂȘtres, que l'on peut changer pour du triple vitrage. Une solution moins coĂ»teuse consiste aussi Ă installer des rideaux Ă©pais ou Ă changer les joints. La deuxiĂšme Ă©tape importante consiste Ă isoler les murs. MĂȘme s'ils sont Ă©pais, ils risquent en effet de ne pas fournir une fonction isolante suffisante, surtout s'ils sont faits de pierre ou de bĂ©ton. Il est possible d'isoler l'habitat depuis l'intĂ©rieur, par exemple en installant des panneaux isolants en laine de bois ou en ouate de cellulose sur les murs ou des contre-cloisons.
Une fois que votre logement est bien isolĂ©, il est important d'installer un systĂšme de ventilation type VMC afin de filtrer les particules extĂ©rieures et de conserver votre logement Ă tempĂ©rature ambiante. « Le logement passif va se concentrer sur deux aspects : minimiser les besoins en chauffage en hiver, et rĂ©duire les besoins de fraĂźcheur en Ă©tĂ©. Pour atteindre ces deux objectifs, on va mettre en place un systĂšme de ventilation en double flux dans toutes les piĂšces. La ventilation en double flux est presque un incontournable de l'habitat passif : elle consiste Ă filtrer lâair frais extĂ©rieur de lâhiver.
GrĂące Ă un second moteur, lâair extĂ©rieur neuf va croiser lâair polluĂ© de lâintĂ©rieur via des petits tuyaux. Ce mĂ©canisme prĂ©chauffe lâair avant de lâinsuffler dans les piĂšces. En Ă©tĂ©, le processus sâinverse, ce qui rafraĂźchit le logement », dĂ©veloppe StĂ©phen Mure.
Un autre point important pour rendre un logement entiĂšrement passif consiste Ă ne pas avoir de pont thermique dans lâhabitat, c'est-Ă -dire un dĂ©faut d'isolation Ă l'intĂ©rieur de la structure d'un bĂątiment : "Dans un bĂątiment classique, il est presque impossible dâisoler la jonction entre une dalle et le bĂ©ton, il y a alors une perte de chaleur Ă ce niveau. Cela est plus facile Ă instaurer dans un logement en construction. Mais dans le cas de lâhabitat existant, il faut rĂ©aliser une isolation soit de lâextĂ©rieur, ce qui nĂ©cessite lâaccord de toute la copropriĂ©tĂ©, soit par lâintĂ©rieur du sol au plafond", prĂ©cise l'architecte stĂ©phanois.
« LE LOGEMENT PASSIF VA MINIMISER LES BESOINS EN CHAUFFAGE EN HIVER, ET RĂDUIRE LES BESOINS DE FRAĂCHEUR EN ĂTà »
Enfin, et on y pense peut-ĂȘtre moins, la chaleur rĂ©siduelle des appareils Ă©lectromĂ©nagers (four, machine Ă laver, ordinateur...) participe, elle aussi, Ă maintenir le logement Ă bonne tempĂ©rature. "Dans le passif, on effectue des calculs thermiques, dans lesquels on intĂšgre en effet la chaleur rĂ©siduelle des appareils Ă©lectromĂ©nagers, naturellement diffusĂ©e dans le logement. Dans le cadre dâun logement passif, le nombre de calories Ă©conomisĂ©es est significatif, alors que l'apport dans une passoire thermique est plutĂŽt nĂ©gligeable", prĂ©cise StĂ©phen Mure.
En SuĂšde, en Autriche, en Suisse, en Angleterre, mais aussi aux Ătats-Unis, en Australie, les bĂątiments en bois poussent de plus en plus. Plusieurs raisons expliquent cette tendance. Ce matĂ©riau reprĂ©senterait une alternative Ă©cologique puissante pour l'industrie du bĂątiment. Plus respectueux de l'environnement, le bois permet de remplacer le bĂ©ton et l'acier, les matĂ©riaux les plus utilisĂ©s dans le BTP, mais gros Ă©metteurs de dioxyde de carbone. La fabrication de ciment et de bĂ©ton serait responsable d'environ 8% des Ă©missions mondiales de gaz Ă effet de serre. Selon le dernier rapport du GIEC, le bois comme matĂ©riau de construction peut ĂȘtre jusqu'Ă trente fois moins intensif en CO2 que le bĂ©ton et des centaines, voire des milliers, de fois moins que l'acier. Par ailleurs, construire des bĂątiments en bois permet de rĂ©duire les coĂ»ts de construction, et mĂȘme la durĂ©e du chantier.
The Stadthaus à Londres, un immeuble de neuf étages composé de bureaux et de logements, a été construit en 49 semaines, soit cinq mois de moins qu'un bùtiment équivalent construit en béton et acier. Il a au passage permis d'économiser plus de 300 tonnes de CO2 par rapport à un bùtiment conventionnel. Le bois massif est issu de la masse d'un arbre. Ni dégrossi ni raboté, le matériau ne subit a priori pas de transformation. DerriÚre ce terme se cache en réalité une multitude de formes, dont le bois lamellé-croisé (CLT) qui a permis d'ouvrir le champ des possibles dans la construction.
Le CLT s'obtient avec des planches plates collĂ©es ensemble en couches perpendiculaires. En empilant les planches de cette façon, on peut crĂ©er de grandes dalles qui serviront de plancher, de plafond, de murs, voire de bĂątiments entiers. Apparue dans les annĂ©es 90 en Autriche, oĂč la sylviculture de rĂ©sineux est trĂšs rĂ©pandue, cette technique a gagnĂ© l'Europe dans les annĂ©es 2000. DĂ©sormais, elle commence Ă ĂȘtre utilisĂ©e aux Ătats-Unis et au Canada pour construire des bĂątiments plus grands et plus hauts. On voit fleurir dans les
grandes villes nord-amĂ©ricaines des projets de gratte-ciels, comme Ă Milwaukee oĂč une tour d'appartements de 25 Ă©tages appelĂ©e Ascent, haute de 86 mĂštres, devrait ĂȘtre terminĂ©e cet hiver. Elle dĂ©passerait ainsi le record de la tour norvĂ©gienne.
MalgrĂ© ces nombreux avantages Ă©cologiques, la construction de bĂątiments en bois rencontre quelques rĂ©ticences. Certaines personnes s'interrogent sur les ressources nĂ©cessaires pour produire ce type de matĂ©riau. L'industrie du bois de construction peut entraĂźner « la plantation d'arbres Ă grande Ă©chelle sĂ©lectionnĂ©s pour pousser rapidement », Ă©crivait le journaliste Jim Robbins dans la revue Yale Environment en 2019. Cette mĂ©thode peut conduire Ă une occupation constante et un appauvrissement de l'Ă©cosystĂšme. L'utilisation du bois dans le bĂątiment nĂ©cessiterait une bonne protection et une bonne gestion des forĂȘts pour ne pas nuire, Ă terme, Ă l'environnement.
« PLUS RESPECTUEUX DE L'ENVIRONNEMENT, LE BOIS PERMET DE REMPLACER LE BĂTON ET L'ACIER »
« SI L'ON PEUT CONSTRUIRE UN LOGEMENT PASSIF Ă L'ACHAT, IL EST AUSSI POSSIBLE D'ENTREPRENDRE UNE DĂMARCHE DE RĂNOVATION POUR UN LOGEMENT DĂJĂ EXISTANT »
« PSE » ! Entendez par là « Peugeot Sport Engineered ». Avec cette 508, Peugeot sâadresse dâentrĂ©e de jeu Ă ceux qui aiment prendre la route sans faire lâimpasse sur les nouvelles technologies. Et nous, une hybride joliment boostĂ©e, ça nous parle !
La langue de bois, chez Bold, ce nâest pas trop notre tasse de thĂ©. Alors, avouons-le, on a parfois du mal ces derniers mois Ă sâenthousiasmer pour la dĂ©ferlante dâhybridations et dâĂ©lectrifications dont chaque constructeur nous gratifie. Bien sĂ»r, on pourrait noyer le poisson en vous parlant de supercars Ă longueur de numĂ©ros. Sauf quâil nây a quâune poignĂ©e de conducteurs Ă pouvoir se les offrir et que le plancher des vaches nous oblige souvent Ă prendre les besoins quotidiens en ligne de compte. Si on veut un vĂ©hicule qui permet dâenquiller les km pour le boulot ou de conduire sa petite famille Ă lâĂ©cole, mieux vaut miser sur lâespace et le confort. Bref, quand Peugeot mâa demandĂ© de tester une voiture de sĂ©rie, puissante et sportive, je me suis sentie pousser des ailes. Ce modĂšle proposĂ© en deux versions, berline ou break, allait-il me rĂ©concilier avec le bitume et me faire rugir de plaisir?
Il nây a pas si longtemps, la marque au lion nous avait annoncĂ© lâextinction de la lignĂ©e des GTi. Un coup dur pour le moral des troupes qui vibraient au son de leurs moteurs depuis presque quarante ans. Heureusement, le constructeur a plus dâun tour dans son sac et il a donnĂ© naissance au PSE, une version plus « verte » que celle des vĂ©hicules estampillĂ©s « Grand Tourisme Injection ». Dâun coup, dâun seul, on entre sur le terrain de la rĂ©conciliation. Le plaisir solitaire que lâon prend Ă conduire un bolide se transforme en plaisir solidaire et tout le monde est content. Encore faut-il que la voiture française de sĂ©rie la plus puissante tienne ses promesses ! CĂŽtĂ© look, le ton est immĂ©diatement donnĂ©, câest une belle sportive. Quand on choisit ce type de vĂ©hicule, on se la raconte forcĂ©ment un peu, et câest jouissif. Cela dit, elle ne manque pas dâĂ©lĂ©gance, y compris lorsquâil sâagit du break, et cet exercice-lĂ nâest pas si facile Ă rĂ©ussir. Jâai un petit faible pour les jantes de 20 pouces qui mettent en valeur lâĂ©trier de frein jaune « Kryptonite ». Dehors comme dedans, dâautres petites touches de cette couleur vitaminĂ©e, qui contraste parfaitement avec le gris Selenium, apportent encore du dynamisme Ă lâensemble.
Dans le cockpit, rien de trĂšs inattendu. On retrouve lâhabitacle de la 508 avec son petit volant.
Personnellement, jâaime assez la position de conduite. Ă vous de faire un test pour lâapprĂ©cier⊠ou pas. Les siĂšges massants et chauffants, dotĂ©s de surpiqĂ»res jaunes, offrent un maintien impeccable et un confort parfait, y compris quand on titille la nervositĂ© du moteur. Au niveau des finitions, les designers ont fait un sans faute et on se sent vĂ©ritablement dans un cocon. Sâil faut Ă©mettre un petit bĂ©mol, il concernerait lâespace Ă lâarriĂšre, mais le coffre offre un volume tout Ă fait satisfaisant. Donc, pas de quoi jouer les rabat-joie.
Son moteur essence 1,6 litre, couplĂ© Ă deux moteurs Ă©lectriques, permet Ă la 508 PSE de dĂ©velopper quelque 360 ch et 520 Nm. On a accĂšs Ă trois niveaux de rĂ©glages : Electric, Comfort et Sport. Pour faire le job, elle est Ă©galement dotĂ©e dâune boĂźte de vitesses automatique Ă 8 rapports. Le tout permet de sâĂ©clater un peu sans subir le poids du vĂ©hicule qui approche quand mĂȘme les 1800 kg. Sur petites routes, elle enchaĂźne les courbes sans broncher. En passant du mode Hybride Ă Comfort, on ne peut pas franchement parler de « sensations », câest plutĂŽt relax et silencieux. LâadhĂ©rence Ă la route est parfaite et lâamortissement souple. Heureusement, le mode Sport rĂ©serve quand mĂȘme une belle surprise. Dâautant quâaprĂšs quelques virages assez serrĂ©s, je suis passĂ©e sur autoroute et que jâai dĂ©cidĂ© de laisser la voiture sâexprimer. Le constructeur annonce un passage dynamique de 0 Ă 100 km/h en 5,2 secondes⊠On ne doit pas ĂȘtre trĂšs loin du compte. Finalement, il ne mâa pas fallu beaucoup de temps pour me laisser sĂ©duire.
Bonne pioche ! Jâai adorĂ© la polyvalence de cette voiture qui marie astucieusement plaisir et raison. Le constructeur du groupe Stellantis a osĂ© tenter le mariage de lâĂ©cologie et de la sportivitĂ© et ça mĂ©rite dĂ©jĂ toute notre attention. On doit reconnaĂźtre que, dâune maniĂšre gĂ©nĂ©rale, cette voiture a fiĂšre allure et la puissance proposĂ©e fait quâelle nâa rien Ă envier Ă ses concurrentes germaniques. Aurait-on encore envie de ressentir davantage de sensations au vu des performances annoncĂ©es ? Je nâen suis pas certaine. AprĂšs lâavoir testĂ©e, je lâaurais bien adoptĂ©e. Le prix est sans doute la seule raison pour que laquelle je freine des deux pieds.
Dâabord considĂ©rĂ©e comme une GT asthmatique, la BMW 850 sâest offert un nouveau visage en 1991 grĂące Ă un nouveau moteur V12 dĂ©veloppĂ© par le dĂ©partement sportif de la firme allemande. Souvent perçue comme la M8 que BMW nâa jamais commercialisĂ©, la 850 CSi est aujourdâhui considĂ©rĂ©e comme lâun des must have Ă possĂ©der pour tout fan de BMW et/ou de GT qui se respecte (et qui en a les moyens).
Au dĂ©but des annĂ©es 90, BMW dĂ©clare vouloir cesser la course Ă la puissance avec Mercedes. On annonce alors que tous les modĂšles Ă venir seront bridĂ©s Ă 250 km/h, et qu'ils ne dĂ©passeront pas 300 ch. Pour preuve, la gestation de la M8 est interrompue. Mais Mercedes va sortir une 600 SL de 394 ch, Porsche va passer sa 928 Ă 350 ch sur la GTS, et BMW reprend alors le combat et sâattelle Ă dĂ©velopper un moteur inĂ©dit Ă 12 cylindres. RĂ©sultat, la GT allemande dĂ©veloppe 380 chevaux et 550 Nm de couple. Ses performances sont impressionnantes malgrĂ© son poids de 1865 kg. Le moteur, couplĂ© Ă une boĂźte de vitesses manuelle Ă 6 rapports, offre une grande souplesse et un couple confortable, ce que lâon demande dâune voiture de ce segment.
Que dire de cette sĂ©rie 8 sur le plan extĂ©rieur ? La face avant est inspirĂ©e de la mythique M1 tandis que le profil rappelle un certain Z1 et que les ailes semblent volĂ©es Ă une M3 e30. ExprimĂ© de la sorte cela peut faire bric Ă
brac, mais pas du tout. Klaus Kapitza, Ă qui lâon doit cette carrosserie, a su gĂ©rer le cahier des charges dâune main de maĂźtre. Il en ressort une ligne trĂšs Ă©lĂ©gante et dâune grande puretĂ©. RĂ©fĂ©rence de son segment, la BMW 850 CSi est une GT taillĂ©e pour les longues lignes droites. Elle offre donc un moteur trĂšs performant, un trĂšs bon confort Ă bord et un niveau dâĂ©quipement technologique important. Mais vendue Ă 745 000 francs lors de son lancement, la BMW 850 CSi nâest pas Ă la portĂ©e de toutes les bourses. Produite entre 1992 et 1996, sa rĂ©ussite commerciale restera marginale, avec seulement 1510 exemplaires produits.
MalgrĂ© tout, on doit bien avouer quâaujourdâhui on a quâune envie, câest de la (re)dĂ©couvrir ! Proposant une ligne extrĂȘmement rĂ©ussie et singuliĂšre dans la gamme BMW, elle propose un V12 encore relativement accessible aujourdâhui. Ce qui, malheureusement, devient de plus en plus rare.
AprĂšs une Ă©dition annulĂ©e en 2020 pour cause de Covid, le Mondial de lâauto fait son retour en ce mois dâoctobre Ă Paris, mais rares sont les constructeurs Ă avoir confirmĂ© leur prĂ©sence un mois avant lâĂ©vĂšnement. PrĂ©vu du 18 au 23 octobre Ă Porte de Versailles, le salon doit notamment accueillir Renault ou la start-up Hopium, qui prĂ©pare une voiture Ă hydrogĂšne. Stellantis a confirmĂ© qu'il y prĂ©senterait les nouveautĂ©s de trois de ses quatorze marques : Peugeot, Jeep et DS. Alors que le salon de Munich de septembre 2021 avait tentĂ© de donner de la visibilitĂ© aux autres moyens de transport, le Mondial de Paris 2022 « ne dilue pas la bagnole dans les mobilitĂ©s » et ne sera pas « un salon du vĂ©lo Ă©lectrique, de la trottinette et du drone », a assurĂ© son directeur Serge Gachot. Les grands constructeurs allemands, omniprĂ©sents Ă Munich, devraient en revanche ĂȘtre les grands absents. « Le marchĂ© automobile est ce qu'il est, les budgets sont assez serrĂ©s », a expliquĂ© M. Gachot, ancien de Toyota Europe.
Deux nouveaux constructeurs français promettent de faire sensation au prochain Mondial de l'Auto. Hopium et NamX vont y présenter leur premier prototype de véhicules à hydrogÚne, avec la promesse d'une offre premium et d'une trÚs grande autonomie. En 2020, la start-up Hopium créait l'évÚnement en annonçant son projet de lancer d'ici cinq ans une berline premium fonctionnant à l'hydrogÚne et affichant une autonomie de prÚs de 1000 km. Aujourd'hui, un autre projet made in France fait parler de lui, NamX. Son SUV, également à hydrogÚne, dessiné par Pininfarina, se distinguera par son systÚme de capsules amovibles.
Une voiture pensée pour atteindre des performances encore inédites pour un véhicule à hydrogÚne, soit une puissance équivalente à plus de 500 ch et une autonomie pouvant atteindre les 1000 km dans sa version haut de gamme. Pour rappel, une voiture à hydrogÚne permet de parcourir de grandes distances sans produire la moindre émission de CO2, le véhicule ne dégageant que de l'eau.
De plus, leur plein ne prend que quelques minutes, contrairement à une recharge en électricité.
Une Mercedes de 1955, qui n'existe qu'en deux exemplaires, a été vendue pour 135 millions d'euros, soit un record mondial absolu pour une voiture aux enchÚres, a annoncé la maison RM Sotheby's. La Mercedes Coupé 300 SLR Uhlenhaut de 1955 a été vendue lors d'enchÚres confidentielles au musée de Mercedes-Benz à Stuttgart, en Allemagne, en coopération entre la filiale de Sotheby's pour les voitures de luxe et le constructeur automobile allemand. Au prix de 135 millions d'euros, cette Mercedes a été adjugée quasiment au triple du précédent record détenu depuis 2018 par une Ferrari 250 GTO de 1962 vendue en 2018 par RM Sotheby's pour plus de 48 millions de dollars (45 millions d'euros). En outre, la Mercedes « 300 SLR se place dorénavant dans le top 10 des objets les plus chers jamais vendus aux enchÚres », a précisé RM Sotheby's dans un communiqué.
Tâes chaud pour une petite virĂ©e Ă Berlin ? Tâes chaud pour la techno ? Tâes chaud pour dormir huit heures en trois jours ? Bouge pas, jâappelle mon pote Andrew Claristidge, DJ, compositeur et producteur de renom. Lâanimal connaĂźt la capitale teutonne comme sa poche et on va bien sâĂ©clater.
Quand je dĂ©barque Ă Berlin, je rĂ©agis comme un enfant gĂątĂ© qui aurait mangĂ© trop de bonbons acidulĂ©s dans lâavion : je veux aller directement danser au Berghain. Ălu meilleur club du monde par 200 % des critiques musicaux du globe, ce temple des boums boums se situe dans une ancienne centrale Ă©lectrique entre les deux quartiers du Kreuzberg et Friedrichshain (dâoĂč son nom « Berg » plus « hain »). Câest magistral, stalinien et religieux Ă la fois. Andrew y a dĂ©jĂ mixĂ©, notamment lors dâune soirĂ©e Smegma, quâon peut traduire par le petit fromage blanc Ă lâextrĂ©mitĂ© du zigouigoui (jâai tout fait pour rendre cette dĂ©finition le moins chelou possible). Cette cathĂ©drale Ă©lectro cultive un cĂŽtĂ© hĂ©doniste, trash et subversif qui date de bien avant son ouverture en 2004, quand elle sâappelait encore Ostgut et quâelle Ă©tait majoritairement frĂ©quentĂ©e par la scĂšne gay berlinoise. Cependant, Ă lâĂ©poque, ĂȘtre homosexuel suffisait pour y entrer.
Aujourdâhui, câest une autre limonade, alors Andrew fait jouer son rĂ©seau et sâarrange pour que nos noms soient sur la guestlist. Le spot ouvre du samedi minuit jusquâau lundi matin, sans interruption. La file dâattente de minimum deux heures est non-stop et dâune galĂšre sans nom. Et tout au bout de la queue « Guten tag Sven », le cerbĂšre au visage tatouĂ© dont le dernier sourire date dâavant le vol dans l'espace de Youri Gagarine et qui va te refuser lâentrĂ©e quatre fois sur cinq, mĂȘme (ou surtout) si tu tâappelles Elon Musk (double rĂ©f et vraie histoire). Donc, mĂȘme si au Luxembourg, je rentre au Saumur en jogging casquette, au Berghain, je fais moins le malin, je baisse la tĂȘte et je me fais tout petit. Une fois Ă lâintĂ©rieur, câest la dĂ©cadence absolue.
notamment les soirées Mannequin Records, un label synth wave de Berlin qui produit de belles choses depuis 2008.
Pas de fenĂȘtre, un plafond de 18 mĂštres, tĂ©lĂ©phones interdits pour Ă©viter de shooter ton orthopĂ©diste, mariĂ© deux enfants, vĂȘtu uniquement dâun harnais BDSM en train de batifoler avec des bodybuildĂ©s en cuir au fond dâune backroom. Et puis, une sonorisation admirablement bien rĂ©glĂ©e avec, derriĂšre les platoches (comme disaient les jeunes en 1982), que des pointures qui distillent une techno froide, industrielle et speedĂ©e qui matche parfaitement avec le sanctuaire et sa horde de fidĂšles dĂ©lurĂ©s. Ben Klock, Marcel Dettmann, Ancient Methods, les gars de Ostgut Records, Philip Strobel et la clique de son label Aufnahme + Wiedergabe martyrisent la table de mixage Ă coups de kicks dĂ©vastateurs, de basses darkos et de samples martiaux, le tout au volume maximal pour que tu serres bien les dents au milieu dâun millier de freaks technoĂŻdes en uniforme noir avec la coupe de cheveux du comte de Montmirail. Ăa, câest pour le dancefloor principal. Quant au dernier Ă©tage, le Panorama Bar invite des disc-jockeys plus soft. Laurent Garnier, par exemple, y a ses habitudes dans un registre plutĂŽt disco house. Tu as Ă©galement une autre salle plus expĂ©rimentale, Saule, avec
De toute façon, Berlin, depuis la chute du mur, est devenue la Mecque de la techno pour plein de raisons diffĂ©rentes. La musique est facile dâaccĂšs, fĂ©dĂ©ratrice, porteuse de message comme « peace, love and unity » et idĂ©ale pour sâĂ©vader. DĂšs 1989, les jeunes artistes occupent les lofts vides de la partie est, ouvrent des squats, improvisent des clubs, vivent avec peu dâargent et se laissent aller Ă la crĂ©ation avec deux bouts de ficelle. On nage dans lâallĂ©gresse en plein DIY.
Puis, dans la foulĂ©e, Dr. Motte et WestBam organisent la Love Parade au KurfĂŒrstendamm, axe nĂ©vralgique de lâex-Berlin Ouest, oĂč 150 zozos gesticulent en suivant une camionnette les yeux grands ouverts. Dix piges plus tard, en 1999, un million et demi de ravers sâagitent derriĂšre des mĂ©ga sonos sanglĂ©es sur des semi-remorques. Berlin, câest techno city, nâen dĂ©plaise Ă Detroit, mĂȘme si cette grande messe sâest chaque annĂ©e davantage mĂ©tamorphosĂ©e en un cirque grand-guignolesque, mais ça, câest mon cĂŽtĂ© Michel Sardou qui parle (câest ouf, plus je vieillis, plus je deviens rĂ©ac).
Berlin attire beaucoup de musiciens de renom et pas quâen Ă©lectronique. Je pense Ă Nick Cave qui faisait la tournĂ©e des grands-ducs avec Blixa Bargeld, le chanteur de EinstĂŒrzende Neubauten. Ellen Alien y pilote son fabuleux label BPitch, les New-yorkais Adam X ou Oliver Chesler et mĂȘme Yann, le guitariste de Chemical Sweet Kid, le groupe industriel
« BERLIN, DEPUIS LA CHUTE DU MUR, EST DEVENUE LA MECQUE DE LA TECHNO »
electro rock de Thionville y ont Ă©lu domicile. En parlant de Yann, je me rappelle une phrase quâil mâavait lancĂ©e au cours dâune interview en visio confĂ©rence lors du premier confinement : « En ce moment, je fais du Muay-thaĂŻ avec des antifas dans un squat Ă Berlin. » Absolument chaque syllabe de cette rĂ©plique rĂ©sonne encore dans mes oreilles comme lâode parfaite Ă lâunderground ultime. Jâen ai encore des frissons.
Parce que yes, Berlin, câest underground Ă crever avec son lot de bastions punk. Je me souviens encore du Köpi, situĂ© rue Köpernickerstrasse, le plus vieux squat autogĂ©rĂ© de la mĂ©galopole, avec ses camions amĂ©nagĂ©s aux alentours. CâĂ©tait Mad Max. Jây ai encore tellement de flashs, en train de dĂ©ambuler dâune sĂ©ance de cinĂ©ma alternative Ă une piĂšce de théùtre hallucinĂ©e, dâateliers dâartistes illuminĂ©s en moshpit de concerts hardcore ultra violents en Ă©vitant des coups de Dr. Martens, pour finir autour du feu de camp, dans la cour, Ă refaire le monde avec des anarchistes, une Berliner Bier Ă©ventĂ©e dans la main. Malheureusement, cette belle institution avant-garde a fermĂ© lâannĂ©e derniĂšre pour laisser place, gentrification oblige, Ă de beaux appartements sans saveur pour bobos endimanchĂ©s (certainement des personnes qui me ressemblent aujourdâhui). Vive la vie !
Bah on va vite sĂ©cher nos larmes et rester dans le mood Ă Friedrichshain, quartier emblĂ©matique de lâesprit contreculturel berlinois, situĂ© dans la partie Est de la ville et connu et reconnu pour ses nombreux squats dans les 90âs. Actuellement, dans les rues graffĂ©es, sây mĂȘlent skateparks, bistros sympas, discothĂšques, salles de spectacle, Ă©cole de cirque et surtout lâUrban Spree, le quartier gĂ©nĂ©ral dâAndrew qui sâĂ©tend sur 1 700 mĂštres carrĂ©s. Exposition dâart contemporain, librairie, concerts, tattoo shop, DJ set et un biergarten bien trop convivial, mon camarade berlinois prĂ©fĂ©rĂ© fait Ă©videmment partie des murs. Il y est rĂ©sident et y mixe ses plus belles galettes dans une libertĂ© artistique absolue. Indus, dark folk, electronica : tout y passe et toujours avec un maximum de groove et dâĂ©lĂ©gance.
Petit aparté disquaire, si comme Andrew tu souhaites bien achalander ton flycase en vinyles pointus, go chez Hard Wax. Le shop fédÚre depuis 1989 (elle revient souvent cette date) les aficionados de musique électronique au troisiÚme
Ă©tage d'une usine dĂ©saffectĂ©e de la rue Paul-Lincke-Ufer. De plus, des sommitĂ©s comme DJ Hell ou Modeselektor y ont mĂȘme taffĂ©. Les dudes avaient mĂȘme ouvert, en 1994, une antenne Ă Sarrebruck dont jâĂ©tais Ă©videmment un client assidu. Jây ai lĂąchĂ© beaucoup trop de Deutsche marks tant leur offre de skeuds Ă©tait dingue et Ă©clairĂ©e. Mais recentrons, une fois que tous les meilleurs DJ berlinois ont achetĂ© leurs superbes galettes, ils les jouent sur Hör, une alternative calquĂ©e sur les lives en streaming que diffusent Boiler Room. Câest plus saxon, plus froid, plus marquĂ©, bref beaucoup mieux ! Andrew y a dĂ©livrĂ© quatre ou cinq sets de bonne facture, toujours avec style. Jâapplaudis des deux mains.
Dâailleurs, aprĂšs toutes ces Ă©motions, ce trĂšs cher Andrew Claristidge veut encore mâemmener faire une balade en vĂ©lo au Tempelhof, lâaĂ©roport dĂ©saffectĂ© du centre-ville, chiner quelques vieux albums de krautrock au marchĂ© aux puces du Mauerpark et mâinviter Ă dĂ©guster un curry wurst chez Curry Baude (il en raffole). Je dois mettre le holĂ . Lacoste vient Ă lâinstant de lancer sa toute premiĂšre collaboration avec Civilist, le meilleur skateshop de Berlin. Jâai beau ĂȘtre un adulte raisonnĂ©, je fonce tĂȘte baissĂ©e faire une heure de queue avec les teenagers du coin histoire dâessayer de pĂ©cho un polo XL. En attendant, je te dis Auf Wiedersehen et je mâexcuse encore si tu comptais sur cet article pour faire un selfie devant la porte de Brandebourg (je ne sais mĂȘme pas oĂč elle se situe).
Vous ĂȘtes nostalgique de vos vacances en Italie et vous nâavez quâune seule envie câest de croquer Ă nouveau dans une vraie bonne pizza ? Ne bougez pas ! On a dĂ©nichĂ© pour vous un spot mettant la gastronomie italienne Ă lâhonneur. Pour sây rendre, laissez-vous guider par lâodeur de la sauce tomate mijotĂ©e⊠Votre petite promenade olfactive vous mĂšnera au 16, rue des Bains. Câest en plein cĆur du centre-ville de la capitale que le restaurant Girotondo sâest installĂ©. Outre des pizzas faites dans les rĂšgles de lâart par un vero pizzaĂŻolo italiano, lâĂ©tablissement propose des douceurs typiques de la cĂŽte amalfitaine telles que les sfogliatelle ou des babas au rhum. De quoi ravir les plus gourmands ! Girotondo a pensĂ© Ă tout le monde puisque le restaurant propose aussi des pizzas sans gluten et sans lactose ainsi que des offres vĂ©gĂ©tariennes.
Girotondo, 16, rue des Bains, Luxembourg
Envie dâun petit bol de soupe ? Attention, on ne vous parle pas de la soupe rĂ©chauffĂ©e servie de force Ă la cantine. Ici, on vous propose un petit bouillon de nouilles venu tout droit du Japon : le ramen.
Ramen Shifu, situĂ© dans le quartier Gare, en propose 20 recettes diffĂ©rentes et une dizaine dâautres plats qui font la renommĂ©e de la street food asiatique comme des gyozas (ravioli farci en forme de chausson) ou des bao (petit pain farci cuit Ă la vapeur). Le fameux bouillon peut ĂȘtre agrĂ©mentĂ© de poissons, viandes, lĂ©gumes, algues⊠Le restaurant saura vous rĂ©concilier avec les bols de soupe et vous transportera au pays des samouraĂŻs, le temps dâun repas.
Ramen Shifu, 6, rue Joseph Junck, Luxembourg
On fonce rue Pierre Hardie, Ă Metz, dĂ©couvrir Pierozek, une adresse 100 % polonaise. Ă lâintĂ©rieur, on retrouve Oskar Owczarek et sa mĂšre Anna. Ils ont imaginĂ© un Ă©tablissement entiĂšrement dĂ©diĂ© aux pierogi. Ces petites pĂątes farcies en forme de raviole, vĂ©ritable fiertĂ© nationale en Pologne, sont dĂ©clinĂ©es en cinq recettes. En plus de pierogi, Pierozek vous invite Ă dĂ©couvrir les kopytka (quenelles de pommes de terre et de fromage blanc accompagnĂ©es de travers de porc) ou encore les kluski (petit pain Ă la vapeur).
Occupant, comme son nom lâindique, les 6 e et 7e Ă©tages du rutilant Royal-Hamilius, le restaurant SixSeven a (enfin) ouvert ses portes. LâĂ©tablissement offre une vue Ă 360° sur Luxembourg-Ville et rentre rooftop de la capitale. Le porteur du projet, Henry Hassid, a vu les choses en grand. Le SixSeven câest des jardins suspendus, une terrasse surplombant la ville, plusieurs bars oĂč dĂ©guster des cocktails et autres tapas ainsi que deux restaurants. Il y a dâabord une brasserie, le Six, un endroit parfait pour un dĂ©jeuner sur le pouce entre deux sessions shopping ou pour un afterwork entre collĂšgues. Quant au restaurant le Seven, il offre une cuisine moderne et goĂ»teuse, centrĂ©e sur la qualitĂ© du produit et le respect des saisons, dans une ambiance unique. Toute la dĂ©coration est extrĂȘmement soignĂ©e et a Ă©tĂ© confiĂ©e au tandem de designers Jouin & Manku. CĂŽtĂ© cuisine, on retrouve le chef Michele Tenzone, passĂ© notamment par le restaurant Mosconi.
SixSeven, 103 Grand-Rue, Luxembourg
Amoureux de la nourriture et du voyage, Camille et Laurent ont imaginĂ© un concept food tout Ă fait unique, une offre de burgers inspirĂ©s des plats que lâon trouve dans les pays dâAfrique (couscous, tiep bou dienâŠ). Le couple sâapprĂȘte Ă ouvrir son restaurant parisien, Bomaye, et partage les coulisses de cette folle aventure. La recherche du local, la demande de prĂȘt, le choix du matĂ©riel⊠tout y passe ! Le couple confie ses galĂšres comme ses plus grands succĂšs, il vient dâailleurs de lancer une campagne de crownfunding pour financer une partie du projet. On adore aussi suivre leurs aventures en Afrique ou au Liban mais aussi Ă Paris pour dĂ©couvrir la richesse des cuisines du monde.
@thenastybellyMais oĂč sâarrĂȘteront-ils ? Les frĂšres Hickey et lâinfatigable Gabriel Boisante ont ouvert un nouveau restaurant, La Familia, au sein du centre commercial Copal de Grevenmacher. AprĂšs avoir conquis le cĆur (et lâestomac) des plus joyeux lurons avec leurs Ă©tablissements Ă succĂšs (Paname, Bazaar, Amore et Urban), ils signent une nouvelle adresse ultra branchĂ©e et chaleureuse. Le restaurant met Ă lâhonneur la gastronomie italienne et propose ainsi une vaste ribambelle de mets typiques transalpins, comprenez pizzas et pĂątes, ainsi que trois offres de rĂŽtisseries (poulet, jarret et porchetta maison). Vous pourrez aussi vous dĂ©lecter dâun bon cocktail ou dâune bonne limonade maison, accompagnĂ© de fromages et autres charcuteries, dans un dĂ©cor hyper lĂ©chĂ©. On en salive dĂ©jĂ !
La Familia, Centre commercial Copal, 2, route Nationale, Grevenmacher
De la pop/rock-rock au jazz alternatif ou Ă lâĂ©lectro minimaliste sans artifices, quelque part entre cordes sensibles et douce mĂ©lancolie, les concerts idylliques proposĂ©s par Garden Delights ont permis au public de dĂ©couvrir des artistes Ă©mergent·es ou confirmé·es pour profiter dâune parenthĂšse musicale au cĆur de la quiĂ©tude du Jardin du CloĂźtre de neimĂ«nster. Ă travers cette sĂ©rie de concerts, neimĂ«nster a souhaitĂ© nourrir le rapport du public Ă la culture diffĂ©remment en lui proposant de nouveaux espaces mais Ă©galement de dĂ©couvrir de nouvelles Ćuvres en les Ă©coutant autrement. Espace de sĂ©rĂ©nitĂ©, historiquement propice au calme et Ă la mĂ©ditation, le Jardin du CloĂźtre a ainsi accueilli une sĂ©rie de concerts intimistes, tous quasiment Ă guichets fermĂ©s et on comprend largement pourquoi.
Images
DĂ©veloppĂ© par le Centre national de lâaudiovisuel (CNA) dans le but de valoriser ses fonds dâarchives et de mettre en avant la richesse de notre patrimoine audiovisuel, le So So Summer est devenu, depuis sa premiĂšre Ă©dition en 2013, l'Ă©vĂ©nement le plus transversal et multimĂ©dia du Grand-DuchĂ©. Le cadre insolite du Waassertuerm + Pomhouse avec sa terrasse idyllique a ainsi largement contribuĂ© Ă lâatmosphĂšre dĂ©tendue du festival. Pour fĂȘter les dix ans du lieu, lâĂ©dition 2022 a proposĂ© un focus sur les « Souvenirs de Dudelange » en rendant hommage Ă l'ancien site industriel et Ă ses ouvriers. Pour lâoccasion, le public a notamment pu dĂ©couvrir une sĂ©lection dâimages dâarchives du CNA ainsi que l'exposition StĂ«mme vun der Schmelz dans une ambiance festive bercĂ©e par une musique toujours aussi qualiâ et de bons petits plats !
Images Mike Zenari
Les nuits sans nuage de la fournaise estivale que nous venons de vivre auront permis Ă de magnifiques Ă©toiles de venir irradier de tous leurs talents les scĂšnes des festivals et de nos salles prĂ©fĂ©rĂ©es. LâĂ©motion proposĂ©e par Nick Cave aura fait vibrer les murs de la rockhal. Pour dĂ©compresser, il fallait se rendre au Goose Fest afin de se dĂ©lecter des mash up offerts par Bootlegger United. Ce trĂšs sympathique duo dâalchimistes des platines, composĂ© par DJ Prosper et DJ Zebra. La fin de l'Ă©tĂ© est vite arrivĂ©e avec les congĂ©s annulĂ©s des rotondes, et notre rituel estival prĂ©fĂ©rĂ© : LâĂ©co festival Cabaret Vert. Pas le temps de sâĂ©tendre dans le spleen grĂące aux shows de Toto, Parkway Drive, Biffy Cliro ou Tryo. Nous sommes prĂȘts pour le vent dâEst automnal. Heureusement, nos salles prĂ©fĂ©rĂ©es du Grand-DuchĂ© et de ses environs permettront de se retrouver pour de belles sĂ©ances de bonheurs collectives.
Parkway Drive Stromae
Texte Carl Neyroud et LoĂŻc Jurion
Images Carl Neyroud
LâĂ©nergie est prĂ©cieuse, il est important de lâĂ©conomiser. Parce que chacun de nous peut agir, Enovos a créé « Letâs save energy », une initiative qui vous aide et vous accompagne aïŹn de prĂ©server lâĂ©nergie au quotidien. Ensemble, nous avons le pouvoir de changer les choses.
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