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CAMPUS INDUSTRIEL

MOULIN-À-VENT

La Métropole souhaite voir s'installer à Vénissieux une pépinière de start-up et de PME innovantes. Ce “campus industriel” occuperait les terrains de Bosch, boulevard Joliot-Curie. Deux acheteurs sont sur les rangs. Mais les salariés et les élus locaux souhaitent que Bosch reste présent sur le site vénissian. PAGE 5

Bientôt un marché des producteurs

ARCHIVES RAPHAËL BERT

Avec ou sans Bosch ?

À partir du 27 avril, une douzaine de producteurs locaux dresseront leurs étals chaque vendredi, en fin d’après-midi, sur la place Ennemond-Romand. Une étude de la Chambre d’agriculture du Rhône a identifié la place du Moulin-à-Vent comme le lieu le plus propice à la création de ce marché spécifique. PAGE 7

N° 645 du 18 avril au 1er mai 2018

www.expressions-venissieux.fr

Des héros ordinaires Depuis 2005 à Vénissieux, ils se démènent pour aider les sans-papiers et leurs enfants à régulariser leur situation. Reportage aux côtés des militants du Réseau éducation sans frontières, alors que le gouvernement va durcir la loi sur l’immigration. DOSSIER PAGES 9 À 11

RECONNAISSANCE

Le jeune Marin reçu par le pape François P. 3

DES LYCÉENS AU THÉÂTRE

Banlieusards et fiers de l’être P. 12

FÊTE LE MUR

L’ami Noah

ARCHIVES RAPHAËL BERT

PHOTO RAPHAËL BERT

P. 16

Le 11 avril, pour les dix ans de l’association Fête le Mur à Vénissieux, le capitaine de l'équipe de France de tennis a multiplié les échanges de balles avec des dizaines d’enfants. Yannick Noah était déjà venu à Max-Barel en 2011. On l’a retrouvé tel qu’il était : tout sourire et incroyablement disponible.


ACTUS

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EXPRESSIONS / Mercredi 18 avril 2018 - n° 645

JUSTICE

HOMMAGE

Condamnation confirmée pour Lotfi Ben Khelifa

Vénissieux aussi aura une rue Colonel-Beltrame Pau, Béziers, Versailles, Montpellier, Asnière, Saint-Priest… La liste

Les injures publiées sur un compte Facebook ne relèvent pas de la liberté d’expression, a estimé la cour d’appel, donnant raison, une nouvelle fois, à Michèle Picard.

rue, une place, un square, ne cesse

conseiller était responsable du

dinateur n’est pas l’écran de

jugement du tribunal cor-

donc dû supprimer les commen-

pas être dit.”

de Lyon a confirmé le

nier, et condamné Lotfi Ben Khelifa pour “injures publiques”

sur la personne du maire de Vénissieux, Michèle Picard. Le

conseiller municipal d’opposition (groupe socialiste et républicain) devra s’acquitter d’une

amende, verser des dommages

et intérêts à la partie civile, et rembourser une partie des frais de justice engagés par le maire.

Michèle Picard avait déposé plainte après la publication de

termes orduriers tenus à son encontre par des internautes sur

la page Facebook de M. Ben Khelifa. En première instance, le triavait

estimé

que

le

contenu de sa page, et aurait

taires injurieux qui s’y trouvaient. M. Ben Khelifa avait

décidé de faire appel de ce jugement, mais il a été confirmé.

“L’injure publique n’a pas sa place dans le débat politique, a

déclaré Michèle Picard dans un communiqué publié le 5 avril. Depuis presque dix ans, j’occupe

la fonction de maire de Vénissieux. Je défends l’intérêt général et bien peu celui de ma personne,

j’accepte pleinement les responsabilités qui m’ont été confiées

par les Vénissians pour ce mandat public […] Mais face à l’injure

publique, en particulier via les réseaux sociaux, je n’admets pas

de taire mon droit. L’écran d’or-

fumée de l’impunité ! Tout ne peut

Pour l’élue, “la liberté d’expression ne permet et ne permettra

jamais à un individu et encore

moins à un élu politique d’injurier, d’insulter impunément. Je

combattrai toujours cette approche dévoyée ou manifestement

incomprise de ce principe fondamental qu’est la liberté d’expression”. Enfin, Michèle Picard appelle à revenir “sur le terrain

du débat d’idées, du débat politique. L’intérêt général et notre société ne s’en porteront que mieux”.

Contestant de nouveau le jugement rendu, M. Ben Khelifa a annoncé son intention de porter l’affaire en cour de cassation. g

Un premier bilan sera dressé en juin

sur la question des rythmes sco-

23 mars dernier lors des attaques terroristes de Trèbes, dans le département de l’Aude.

Lors du conseil municipal du 3 avril, tous les élus ont souscrit au vœu émis par le groupe des élus

socialistes et républicains “Ensem-

ble pour Vénissieux”. Mais contrairement à ce que proposait la

Le colonel Beltrame est tombé en héros lors des attaques de Trèbes.

Cécile Groléas, cette décision ne

Avant d’ouvrir la séance du conseil

ment. “Les deux prochaines voies

élus et le public à observer une

conseillère

pourra pas s’appliquer rapidequi seront inaugurées sont situées au Puisoz, a indiqué Michèle Picard, or il faut une cohérence

pour la dénomination des rues dans les nouveaux quartiers. Mais le

nom du colonel Beltrame sera donné à la rue qui sera créée

ARCHIVES RAPHAËL BERT

semaine de quatre jours et demi ou d’un retour aux quatre jours.

Un comité de pilotage composé

d’élus de la Ville, des services

à un groupe d’échanges.

tataire privé, le groupe ENEIS,

par courrier, un premier groupe

comité de concertation qui asso-

ment des politiques publiques.

Au comité de pilotage s’ajoute un cie la CAF, les associations, des

des parents d’élèves s’est tenu le

parents d’élèves et des représen-

ce jeudi 26 avril. À la fin du mois,

départementale de la jeunesse,

c’est la parole des élèves qui sera

recueillie, tandis que les enseignants seront conviés à leur tour

réponse possible face à cette barbarie aveugle réside dans notre faculté à rester unis, à refuser la

xénophobie, l’antisémitisme et les amalgames racistes”. g

incalculables”, ont exhorté les participants. g

À la fin du mois d’avril, c’est la parole des élèves qui sera recueillie.

quelques semaines. Sur la base

jeudi 12 avril. Un second aura lieu

après avoir rappelé que “la seule

les ont suivis. “Rejetons l’escalade guerrière dont les conséquences sont

2019-2020, d’un maintien de la

d’échanges avec les représentants

victimes innocentes de Trèbes,

en Syrie et les bombardements occidentaux sans mandat de l’ONU qui

décider, pour l’année scolaire

d’une enquête menée en ligne ou

minute de silence en mémoire des

CGT. Un rassemblement pour dénoncer l’utilisation d’armes chimiques

mois d’octobre. L’enjeu étant de

depuis

municipal, le maire avait invité les

maire de Vénissieux, et des représentants du PCF, de la JC, du PG, de la

d’une consultation définitive au

inspectrices de l’Éducation natio-

Anne-

vées le 16 avril à 18 heures, place de la Paix. Parmi elles, Michèle Picard,

fin juillet, avant le lancement

municipaux concernés et de trois

municipale

À l’appel du Mouvement de la paix, soixante-dix personnes se sont retrou-

laires, qui doit être menée d’ici

travail

darmerie, tombé en héros le

Rassemblés pour la paix

modalités de l’évaluation engagée

au

une rue au nom du colonel de gen-

MOBILISATION

On connaît plus précisément les

est

Vénissieux également aura bientôt

ensuite.”

RYTHMES SCOLAIRES

nale

de s’allonger.

PHOTO DR

e 5 avril, la cour d’appel

rectionnel du 21 novembre der-

bunal

Arnaud Beltrame en baptisant une

tants de la direction régionale et

des sports et de la cohésion

sociale. La Ville a par ailleurs

mandaté pour l’assister un pres-

spécialisé dans l’accompagneUn premier bilan sera dressé en juin, en attendant la synthèse

annoncée pour septembre. Seulement

alors

commencera

la

consultation proprement dite auprès des parents d’élèves et des conseils d’écoles. g

PHOTO RAPHAËL BERT

L

des villes qui rendent hommage à


ACTUS

EXPRESSIONS / Mercredi 18 avril 2018 - n° 645

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RECONNAISSANCE

Marin reçu par le pape Le 11 avril au Vatican, le pape François a reçu Marin, le jeune homme sauvagement tabassé en novembre 2016 à la Part-Dieu. “Marin est venu chercher du réconfort, de la force, auprès d’une personne d’une grande sagesse”, explique Audrey, sa maman. ne rencontre incroya-

“U

rage. Une manière de leur donner

têtes sont encore à Rome.”

exceptionnel… J’ai une

tiquant. Il est venu chercher du

le sacrement des malades, que le

écrit Marin sur sa page Facebook.

lière. Même un non- croyant peut

pensée pour vous tous en ce jour si

particulier pour moi. Je repars plein de force, de courage et d’espoir”,

Nous sommes le mercredi 11 avril peu avant midi. L’étudiant vénis-

sian vient de passer près d’une demi-heure avec le pape François,

qui lui a accordé un entretien exceptionnel dans sa résidence du Vatican.

Cette rencontre, Marin l’attendait

depuis des mois, après que sa vie a basculé le 11 novembre 2016. Il avait alors tout juste vingt ans, et

menait une double licence droit et sciences politiques à Lyon III. Par-

ticulièrement sensible à l’injustice, il rêvait de devenir commissaire

du sens. “Marin est un fervent pra-

réconfort, de la force, auprès d’une personne d’une grande sagesse. Le

pape est doté d’une force particuavoir envie de le rencontrer,

explique sa maman Audrey, qui a assisté à l’entretien. Mon fils est assez tracassé par le handicap, par l’idée de devoir se réinsérer dans la société. Ils ont donc parlé de cou-

rage. De ce courage dont Marin a fait preuve depuis un an et demi, et

que le pape a salué. De pardon aussi ; l’idée, c’était de trouver des

pistes, car nous n’y sommes pas encore…”

LE PROCÈS, UNE VÉRITABLE ÉPREUVE

de police. C’est donc très logique-

Selon sa maman, Marin et son

d’un couple, agressé par plusieurs

cette audience “de la manière la

ment qu’il avait pris la défense individus. Leur “crime” ? S’être

embrassés en public. La suite, on la connaît. Frappé sauvagement par l’un des agresseurs avec une béquille après s’être réfugié dans

un bus, Marin passera deux semaines dans un coma profond,

avant d’entamer une longue rééducation qui se poursuit encore aujourd’hui.

Cette rencontre avec le souverain

pontife sonnait donc comme une

suite logique aux épreuves subies

par le jeune homme et son entou-

entourage s’étaient préparés à plus simple qui soit : en priant et en

restant humble”. Elle s’est déroulée en français et en espagnol, dans

une ambiance empreinte de simplicité, loin des protocoles habituels. “C’est cette simplicité qui m’a

marquée, cette décontraction, le fait qu’il soit abordable”, souligne

Audrey. Qui évoque d’une voix

étonnamment calme, empreinte de

religiosité, “un entretien riche et très dense”. L’expérience a donc été

à la hauteur des espérances. “On n’est pas encore redescendu. Nos

Marin a aussi demandé à recevoir pape lui a accordé. Selon l’Église, il a pour but d’apporter “une aide

spéciale aux chrétiens confrontés aux difficultés d’une maladie grave

ou de la vieillesse”. Pour sa maman, il s’agit d’une aide amplement méritée. “Faire cette demande signi-

fie aussi que Marin est toujours fragile. Le chemin est encore long.”

Reste aussi à la famille à affronter

PHOTO LA TÊTE HAUTE

ble avec un homme

le procès, dont la date se rapproche. L’audience se tiendra du 2 au 4 mai devant la cour d’assises

des mineurs du Rhône, à huis clos. L’agresseur présumé, déjà maintes fois condamné, avait 17 ans le jour

de l’agression. Identifié grâce aux images

de

vidéosurveillance,

Marin a demandé à recevoir le sacrement des malades, que le pape François lui a accordé.

interpellé le lendemain, il avait

Le soutien vient aussi des internautes

accusé

Dès la photo de l’entrevue entre le pape François et Marin mise en ligne, les “J’aime”, commentaires et partages se sont enchaînés sur la page Facebook “Je soutiens Marin”. Le lendemain à 15 heures, elle comptait plus de 20 000 interactions supplémentaires, dont plus de 1 500 partages et des centaines de commentaires. “Peu importe nos croyances en l’homme ou en la religion Ce qui compte, c’est que cette rencontre t’ait insufflé énergie, nouvelles forces et un plein de courage et patience. J’en suis heureuse pour toi. On ne lâche rien. Bravo Marin”, écrit ainsi Muriel, à l’unisson de centaines d’internautes. “Je souhaite qu’il ait pu écouter ton cœur et soulager ton âme — tu es pour nous tous une si belle âme et tu nous prouves que rien ne dépasse la force de l’homme, s’enthousiasme Christophe. Je suis très heureux pour toi. Bonne continuation et tout mon soutien !” À l’heure où nous écrivons ces lignes, la page est suivie par 195 192 personnes. L’association “La tête haute, je soutiens Marin”, a pour sa part récemment inauguré un nouveau site internet. Elle se consacre aussi à aider les victimes d’agressions dans les transports en commun, et à financer des programmes de recherche médicale sur le cerveau.

ensuite reconnu les faits. Il est de

“violences

ayant

entraîné une mutilation ou une

infirmité permanente avec usage

d’une arme”. Si l’excuse de minorité est retenue par le tribunal, il risquera cinq ans de prison et

3 500 euros d’amende, le double

dans le cas contraire. Pour Audrey,

ce sera une réelle épreuve. “On y travaille,

c’est

une

véritable

angoisse pour chacun d’entre nous.

L’idée de me retrouver face à la personne qui a voulu tuer mon fils m’inquiète énormément.” g

ALAIN SEVEYRAT

PLUS D’INFOS

SUR WWW.LATETEHAUTE.FR


ACTUS

EMPLOI

TERRITOIRE NUMÉRIQUE

La fibre arrive dans les entreprises

Reprise, vous avez dit reprise ?

Le 6 avril, la Ville avait organisé en

partenariat avec le Grand Lyon un “petit-déjeuner des entreprises” consacré au déploiement de la fibre

Malgré un taux de chômage plus élevé à Vénissieux que la moyenne régionale, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité diminue, sauf chez les femmes. Pour quelles raisons ?

F

optique. En cours sur la ville, il a été confié en 2015 par la Métropole

à un opérateur privé, Grand Lyon THD, filiale du groupe Covage.

“Aujourd’hui, on arrive au terme du

in décembre 2017 à Vénis-

déploiement, a assuré Jérôme Gran-

sieux, 8 511 demandeurs

ger, chef de projet au Grand Lyon.

d’emploi étaient inscrits en

En deux ans, 1 000 kilomètres de

catégories A, B et C (ayant ou non

fibre ont été déployés sur le terri-

exercé une activité dans le mois) à

toire de la Métropole, dans plus de

Pôle emploi. Un chiffre en augmen-

90 zones d’activités dont une demi-

tation de 3,2 % sur un an, alors que

la hausse atteint “seulement” 2,5 % Dans le détail, la situation est cepen-

juillet dernier, “cette tendance tra-

s’inscrivent de nouveau. C’est peut-

chômage diminue même de 3 % sur

dustrie et la logistique, un secteur

ter prudent!”

duit la hausse des offres dans l’in-

important dans le territoire”. Côté

même catégorie. “Les demandeurs

verre à moitié vide, on remarque

breux à avoir repris une activité,

femmes, avec une nette hausse du

d’emploi vénissians sont plus nom-

mais pas une activité suffisante pour se désinscrire”, analyse Pôle emploi.

Du côté du verre à moitié plein, on

constate une baisse du chômage dans les emplois de manœuvres, ouvriers spécialisés, ouvriers qualifiés, techniciens et agents de maîtrise.

Pour

Corinne

Nicolas,

directrice de Pôle emploi depuis

que la situation se dégrade pour les

nombre d’inscriptions sur l’année:

+ 7  % en catégories A, B, C (dont

+ 4  % dans la seule catégorie A). “Cela pourrait être un effet induit

de la reprise économique, avance

Corinne Nicolas. En période de très

faible activité, les femmes sont les premières à se retirer du marché du travail. Quand l’activité revient, elles

être une explication, mais il faut res-

Auparavant en poste à Ville-

franche-sur-Saône, la directrice,

presque un an après son arrivée à Vénissieux, dit encore avoir été “favorablement surprise par la

mobilité des demandeurs d’emploi, 30 km de chez eux, dans le Nord-

PHOTO RAPHAËL BERT

vice adapté aux besoins des acteurs

économiques, avec des débits symétriques de 2 à 1 000 Gb/s, une

garantie de rétablissement sous quatre heures en cas de panne et des durées d’engagement à partir de douze mois.

“La commune de Vénissieux reste

un plus. Nous pouvons nous féliciter que notre ville soit en voie de possé-

der les outils numériques néces-

saires à son développement, a souligné le maire Michèle Picard. En matière de numérique, comme

sur l’ensemble des autres sujets, nous défendons une équité et une continuité territoriale.” g

A.S. POUR SAVOIR SI VOTRE ENTREPRISE EST ÉLIGIBLE, RENDEZ-VOUS SUR WWW.COVAGE.COM

Isère ou en Isère Rhodanienne par

CONSEILS DE QUARTIER

recherche à Villefranche était plutôt

● Charles-Perrault

● Parilly

Permanence lundi 23 avril à 18 heures au local du conseil (4, rue Gaston-Monmousseau). Présidente : Souad Ouasmi

Visite de quartier samedi 28 avril. Rendez-vous à 17 heures place Grandclément. Président : Jean-Louis Piedecausa

● Léo-Lagrange/Louis-Pergaud

● Centre

Deux visites de quartier au programme : lundi 23 avril, rendez-vous à 17 heures devant Casino (thème : environnement et propreté) ; mercredi 25 avril, rendez-vous à 17 heures devant le foyer Claude-Debussy (thème : patrimoine Alliade). Président : Aurélien Scandolara

Permanence mardi 1er mai à 18 heures au foyer Paul-Langevin (13 A, avenue Marcel-Paul). Présidente : Amina Ahamada Madi

exemple, alors que le rayon de de 10 km”. g

F.T-B.

Vernissage gourmand au Greta “mention complémentaire cuisinier en desserts de restaurant” du Greta.

sont en mesure de fournir un ser-

réseau d’entreprises et nous voyons

capables d’aller prendre un poste à

FORMATION PROFESSIONNELLE Six stagiaires, tous adultes en reconversion professionnelle, viennent juste d’obtenir la nouvelle

l’arrivée de la fibre optique comme

lisation de leurs offres fin 2016. Ils

Corinne Nicolas dirige l’agence vénissiane depuis juillet 2017.

(- 2 %) et stagné chez les 25-49 ans. l’année chez les hommes dans cette

d’une cinquantaine à ce jour, des quant à eux débuté la commercia-

(aucune activité dans le mois), le

Toutes générations confondues, le

attentive au développement de son

plus connus aux plus locaux — ont

dant contrastée. En catégorie A a diminué chez les moins de 25 ans

douzaine à Vénissieux.”

Les fournisseurs d’accès — plus

au niveau régional.

nombre de demandeurs d’emploi

ARCHIVES RAPHAËL BERT

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EXPRESSIONS / Mercredi 18 avril 2018 - n° 645

Pour fêter cette première promotion, une dégustation assortie d’une exposition photo était organisée le 3 avril dernier dans les locaux du lycée Hélène-Boucher. Des dessins montraient également le cheminement d’une création culinaire. “Il faut rendre plus complexes et plus beaux les grands classiques du dessert”, résumait Claudia, fraîchement diplômée. La mention complémentaire du Greta met tout particulièrement l’accent sur la réalisation de desserts de restaurant à l’assiette. “Un atout important pour la recherche d’emploi dans le secteur de l’hôtellerie-restauration”, selon un formateur en pâtisserie.

● Charréard/Max-Barel

Permanence mardi 24 avril à 18 heures au foyer Max-Barel (1, rue Max-Barel). Président : Serge Truscello

● Anatole-France/

Paul-Langevin

Permanence mercredi 2 mai à 18 h 30. Maison des fêtes et des familles, salle n° 2 (20, avenue de la Division-Leclerc). Présidente : Marie-Christine Burricand

● Jules-Guesde ● Joliot-Curie

Permanence mardi 24 avril à 18 heures, salle des Acacias (7, allée des Acacias). Présidente : Sandrine Picot

Visite de quartier jeudi 3 mai, rendez-vous à 17 heures devant le local du conseil (50, rue Joannès-Vallet). Président : Pierre Matéo


ACTUS

EXPRESSIONS / Mercredi 18 avril 2018 - n° 645

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ÉCONOMIE

“Campus industriel” : avec ou sans Bosch ?

de Bosch enverra au siège de Stuttgart le

La Métropole souhaite voir s’installer à Vénissieux une pépinière de start-up et de PME innovantes. Ce “campus” occuperait les terrains de Bosch, boulevard Joliot-Curie. Deux acheteurs sont sur les rangs, mais salariés et élus locaux souhaitent que Bosch reste propriétaire des lieux.

tionale du site de Vénissieux.

D

ans les prochaines années, le “Cam-

immédiate d’un foncier vaste et de locaux

qu’un tableau des effectifs. Alors qu’il réalise

s’installer sur le site actuel de Bosch.

pétences techniques et d’une précieuse cul-

dans l’Hexagone et dans le monde, le groupe

pus industriel de Vénissieux” doit

La future “vitrine de l’industrie lyonnaise 4.0” annoncée par la Métropole à la fin de

l’année dernière (voir encadré) occupera 11 hectares près du Puisoz.

rénovés, ainsi que d’un vivier local de com-

ture industrielle… Bref, l’emplacement vaut de l’or.

DÉSENGAGEMENT CONSTANT

Les atouts du site vénissian : il est relié aux

Mais ce qui rend disponible cette implanta-

viaires et aéroportuaires), à proximité des

Bosch à Vénissieux au cours de ces 15 der-

grands axes européens (routiers, ferrocentres de recherches, d’universités et d’en-

treprises, bénéficie de la disponibilité quasi

tion, c’est le désengagement constant de nières années. Le parking quasi désert le long du boulevard Joliot-Curie est plus éloquent

des résultats économiques exceptionnels

rapatrie certains secteurs en Allemagne, mais surtout s’installe dans des pays à faible

coût de production (Turquie, Brésil, Chine...) proches de ses marchés.

En revanche, la multinationale maintient en France une partie de ses services de

recherche et développement. L’implication de Bosch dans un campus “à domicile” paraît

donc logique, lui permettant de réussir une

reconversion technologique et industrielle de qualité. D’autant que l’une des activités

phare du projet serait l’élaboration d’objets

connectés, l’un des axes de développement de l’équipementier. Sauf que la direction de Bosch Group a annoncé son intention de vendre ses terrains.

DEUX PRÉTENDANTS DÉCLARÉS

Deux acheteurs potentiels se sont manifestés. Ils ont présenté leurs projets à la direc-

tion et aux représentants du personnel de Bosch, les 22 et 23 mars derniers. Il s’agit du

promoteur immobilier DCB International et de la SERL (Société d’équipement du Rhône et de Lyon). Le premier est un groupe privé

de promotion en immobilier d’entreprise (essentiellement tertiaire), implanté depuis 17 ans en région lyonnaise. Pour le projet

dossier des deux offres, accompagné de sa

propre analyse. D’ici là, les lignes peuvent encore bouger.

LES SYNDICATS UNANIMES

Ainsi, l’ensemble des syndicats de Bosch (CGT, CFDT, CFE-CGC et CFTC) sont unanimes à refuser le désengagement de la multina-

Au contraire, ils lui demandent de s’investir dans le projet. “Nous ne pouvons que soutenir la création du Campus industriel, évidemment

préférable à la création d’une friche industrielle, même si on peut s’interroger sur le

nombre et la nature des emplois générés. Mais ce projet n’aura pas la même valeur s’il se matérialise avec ou sans Bosch”, observe la

CFDT. Kamal Ahamada (CGT) estime même que “le projet n’aura de consistance que si Bosch s’investit, fort de ses moyens et de ses

propres avancées, sur l’Internet des objets, par exemple”.

Le 6 avril, l’intersyndicale a rencontré le député Yves Blein et le maire de Vénissieux Michèle Picard. “Même si je ne partage pas tout à fait leur inquiétude — le dynamisme

économique de l’agglomération attire les entreprises et le site accueillera demain de

nombreuses activités industrielles — j’ai souhaité faire part au PDG du groupe Bosch, Volkmar Denner, de l’analyse et des souhaits

des représentants syndicaux”, explique le parlementaire LREM dans sa newsletter. Dans un courrier à M. Denner, Michèle Picard lui rappelle que “la France représente le deuxième marché européen de son groupe,

avec un chiffre d’affaires d’environ 4 milliards d’euros. Il a toutes les capacités pour s’engager dans une véritable politique d’investisse-

ment créatrice d’emplois. Tout doit être fait

pour que le groupe Bosch reste présent sur le site vénissian”. g

FRANÇOIS TOULAT-BRISSON

vénissian, il est associé à BNP Paribas.

Le second est une société d’économie mixte.

Présidée par Jean-Luc Da Passano (également vice-président de la Métropole de

Lyon, en charge des grandes infrastruc-

tures), la SERL est l’aménageur du Grand Lyon, qui en est actionnaire à 37,5 % (devant la Caisse des dépôts et consignations, 17,6 %).

Sans faire insulte à quiconque, l’un des prétendants semble avoir plus d’atouts dans son jeu que l’autre… Aucune offre de vente ou d’achat n’a été rendue publique. “Pour le moment, il est vraiment prématuré de com-

muniquer sur ce projet”, explique-t-on à la

SERL. DCB International est sur la même longueur d’onde.

Ce n’est qu’en juillet que la direction locale

Le Campus industriel de Vénissieux Lancée en décembre 2017 par la Métropole, cette “vitrine de l’industrie du futur” accueillerait une quinzaine de start-up et de PME, qui y bénéficieraient d’une offre de services mutualisés (énergie, fluides, hygiène, sécurité ) mais aussi de “lieux ressources” communs et d’un “showroom”. L’objectif est d’accompagner les jeunes pousses technologiques innovantes dans les étapes vers la production industrielle. À la demande de la Ville de Vénissieux, le PLU-H de la Métropole maintient la vocation industrielle des parcelles du site de Bosch. Une vente du site pour réaliser des immeubles ou des commerces serait donc impossible.


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ACTUS

EXPRESSIONS / Mercredi 18 avril 2018 - n° 645

EXPULSIONS LOCATIVES

“Tout le monde savait que j’étais en train de couler” L’

Moins de deux semaines après la fin de la trêve hivernale, une famille monoparentale vénissiane a été expulsée. Il ne lui restait que quelques semaines à patienter avant de bénéficier d’un nouveau logement. le

Appelé en renfort, un second équi-

conclut Amina.

8 h 30. Accompagné d’un

vers 10 heures devant la porte de

la dette d’Amina s’élevait à près

débute

10 avril aux alentours de

équipage de policiers du commis-

sariat de Vénissieux, un huissier agissant pour le compte du bailleur

Immobilière Rhône-Alpes (*) vient expulser Amina (**) et ses trois

enfants (seul un d’entre eux était présent ce matin-là) de leur appartement proche du centre-ville.

Rapidement sur place, des militants

du Réseau d’alerte et de solidarité des Vénissians, qui combat les

expulsions, viennent soutenir la famille. L’ambiance est tendue

entre policiers, famille et militants. “Normalement,

l’expulsion

tion de la Maison de la veille sociale

du Rhône. Il avait été libéré la semaine d’avant, il fallait juste atten-

dre qu’il soit prêt à recevoir de nouveaux

occupants.

[…]

complètement ridicule.”

C’est

cinq ans, seuls trois loyers ont été

affaires qu’un déménageur doit

réglés. Nous n’avons jamais pu

transporter dans un garde-meubles

à Lissieu (Nord-Ouest lyonnais). “Elles seront à votre disposition

ensuite”, l’informe un policier.

“Comme je n’ai pas de voiture, je vais y aller comment ?”, lui répond-elle

au bord des larmes.

UNE EXPULSION

Le 10 avril dernier, l’ambiance était tendue entre policiers, familles et militants.

QUI NE RÈGLE RIEN

parce qu’il va falloir loger les gens

l’expulsion.”

tine Burricand, conseillère munici-

appartement, puisque les services

née, la porte de l’appartement

pale et métropolitaine communiste,

attribué par la commission d’inser-

rétablissement personnel. “En

ni quand elle pourra récupérer les

André Mazuir, l’un des portelogement situé à Oullins lui a été

2014 grâce à une procédure de

ne sait pas où elle dormira le soir,

Peu de temps après, Marie-Chris-

paroles du Réseau. Le 5 avril, un

18 000 euros, dont 4 000 effacés en

l’appartement. À cet instant, Amina

ne

devrait pas avoir lieu, déplore

Du côté du bailleur, on assure que

page de policiers prend position

ARCHIVES RAPHAËL BERT

expulsion

arrive sur place. Elle précède de quelques minutes Saliha Pru-

dhomme-Latour, adjointe au maire

chargée des affaires sociales. Toutes deux connaissent bien le dossier, suivi notamment par le CCAS de la Ville.

“C’est une expulsion qui va coûter beaucoup d’argent à la collectivité,

le temps qu’ils aient leur nouvel sociaux étaient intervenus. Il aurait

simplement suffi d’attendre un

peu”, lance Marie-Christine Burricand à l’attention de l’huissier. Peine perdue. “Nous sommes juste

là pour exécuter un ordre, tout comme l’huissier”, l’interrompt un

agent de police. L’élue réplique :

“J’ai vu des policiers et des huissiers qui décidaient de surseoir à

Vers 11 h 30, l’expulsion est termicondamnée. Entre-temps, on a pu trouver pour Amina un logement provisoire. Mais rien n’est réglé pour autant. “Cela fait cinq ans que

je suis en demande de logement.

J’en suis à trois dossiers de surendettement à la Banque de France, avec

une

dette

de

communiquer avec la locataire, qui

n’a pas donné suite à notre proposition d’accompagnement social”,

précise-t-on encore. Avant de sou-

ligner que “l’expulsion est une décision difficile, jamais prise à la légère, qui intervient toujours en dernier recours”.

Pourquoi alors n’avoir pas attendu quelques semaines avant de la

déclencher, le temps qu’Amina

s’installe dans son nouveau logement ? “Nous ne pouvions pas

savoir qu’elle avait trouvé une solu-

tion d’hébergement puisqu’elle refusait tout contact avec nous”, se défend le bailleur. g

presque

10 000 euros. Tout le monde savait

que j’étais en train de couler”,

ALAIN SEVEYRAT (*) FILIALE DU GROUPE NATIONAL 3F (**) LE PRÉNOM A ÉTÉ CHANGÉ

URBANISME

La démolition du centre commercial Ambroise-Croizat a commencé Avec quelques semaines de retard, les engins de chan-

dans une aire urbaine de plus d’un million d’habitants”.

et de la boucherie du petit centre commercial Ambroise-

et d’habitat (PLU-H), la Ville a demandé fin décembre

tier ont entamé le 9 avril la démolition de la boulangerie

Croizat, toutes deux désaffectées depuis des mois. Les travaux sont menés par le propriétaire du terrain, le

bailleur Lyon Métropole Habitat. Qui précise que la

pharmacie et le tabac presse, qui “n’ont pas vocation à poursuivre leur activité ici”, quitteront le centre com-

PHOTO RAPHAËL BERT

mercial dès qu’ils auront trouvé une solution de relo-

gement. La commune souhaite par ailleurs moderniser

l’entrée sud de la ville à cet endroit. L’idée consiste à

La boucherie et la boulangerie démolies étaient désaffectées depuis des mois.

“marquer” les lieux par “une composition urbaine forte, atypique, venant souligner symboliquement cette entrée

Dans le cadre de la révision du Plan local d’urbanisme à la Métropole la possibilité d’augmenter la hauteur maximale prévue dans le zonage actuel, pour permet-

tre de construire des bâtiments contemporains plus hauts. Jouer la verticalité contre l’étalement urbain

permettrait aussi de libérer de l’espace au sol pour créer des “espaces verts qualitatifs, composés d’arbres

de hautes tiges”. Pour la première adjointe, Yolande

Peytavin, “on devrait aboutir à un PLU-H opposable début 2019”. g

A.S.


ACTUS

EXPRESSIONS / Mercredi 18 avril 2018 - n° 645

7

ALIMENTATION

Un marché des producteurs va s’installer au Moulin-à-Vent

À

Il se tiendra tous les vendredis, en fin d’après-midi, sur la place Ennemond-Romand. Et réunira une douzaine de marchands. partir du 27 avril, une dou-

mission a été confiée à la Chambre

moins il est vrai de circuits courts,

(liste ci-contre) dresseront

faisabilité, a rappelé M. Ben Mabrouk.

gique, de lien direct entre produc-

leurs étals, chaque vendredi, sur la place

Ennemond-Romand.

De

16 heures à 20 heures durant la sai-

son douce (du 1er avril au 31 octobre),

et jusqu’à 19 heures en automne-

hiver (du 1 novembre au 31 mars). er

Les élus ont été unanimes, lors du conseil municipal du 3 avril, à voter

cette proposition portée par Djil Ben Mabrok, adjoint au maire en charge

du développement économique et commercial.

Le choix de la place Ennemond-

Romand ne doit rien au hasard. “Une

d’agriculture du Rhône pour étudier la L’analyse a porté sur la complémenta-

rité avec l’offre commerciale, avec les

marchés existants, le stationnement, les données socio-économiques… Il en

résulte que le site le plus propice à la

création de ce marché spécifique est la place Ennemond-Romand.”

On se souvient qu’une expérience de lancement d’un marché forain du soir

sur cette même place avait été tentée il y a quelques années. Et d’une autre tentative à Parilly, sur la place Grand-

clément. Elles avaient tourné court faute de clients. À l’époque, on parlait

d’agriculture raisonnée ou biolo-

teur et consommateur. Les attentes des clients sont beaucoup plus fortes

désormais. On peut donc espérer

que ce nouveau marché du Moulin-

ARCHIVES RAPHAËL BERT

zaine de producteurs locaux

à-Vent trouve rapidement et durablement son public.

“Nous savons que trouver sa clientèle n’est pas chose facile, et que la question

du pouvoir d’achat entre en ligne de

compte, a souligné à cet égard le

maire, Michèle Picard. Mais je crois que les villes populaires doivent, elles aussi, avoir accès à des produits de qualité.” g

Liste des producteurs : deux producteurs de fruits et légumes, un producteur de fruits, un producteur de légumes, un producteur de volaille, un producteur de fromage de chèvre, un producteur de fromage de vache, un apiculteur, un viticulteur, un producteur de confitures et jus de fruits, deux activités diverses.

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ACTUS

8

EXPRESSIONS / Mercredi 18 avril 2018 - n° 645

AU CENTRE SOCIAL DU MOULIN-À-VENT

RENCONTRE ISLAMO-CHRÉTIENNE

Une soirée fraternelle autour de Marie

Un samedi ludique en famille Aucun autre objectif que de jouer, se faire plaisir. Seule obligation : venir en famille pour que parents et enfants jouent ensemble. Ce rendez-vous mensuel est de plus en plus couru.

L

puissent jouer ensemble.” Et le

es portes du centre social du Moulin-à-Vent sont grandes

concept fonctionne : “L’an dernier,

midi. L’ambiance est au rire et à la

personnes, elles sont une cinquan-

nous accueillions une vingtaine de

ouvertes ce samedi après-

taine désormais.”

bonne humeur. On va jouer ! Il y en a pour tous les goûts, aussi bien dans les salles qu’à l’extérieur. Sur

BIEN MIEUX QU’À LA MAISON

les tables, des dizaines de boîtes de

Certaines familles sont devenues

carte, de construction, d’imitation.

Fethi, deux papas en train de jouer

jeux sont posées — de société, de

des habituées. Comme Amine et

Enfants et parents n’ont que l’em-

aux échecs. “Nous sommes cousins,

barras du choix. L’espace “pou-

habitons le quartier et nous venons

pon” accueille les plus jeunes :

avec nos enfants.” Khadidja (9 ans),

poupées, landaus, cuisines, mais

aussi petites voitures ou autres

garages font leur joie. Dans la cour, des jeux de bois. Assises autour d’une petite table, des fillettes par-

ticipent à l’animation perles à chauffe.

Cette opération, qui se renouvelle

chaque premier samedi du mois, a été lancée l’an dernier. “Le prin-

Malak et Mohammed (5 ans) sont

Mohammed a découvert un nouveau jeu de cartes.

cipe est simple : on pose les jeux sur la table, les enfants et adultes choisissent, précise Steed Cavalieri, ani-

mateur jeunesse au centre social. La seule obligation est de venir en

famille, pour que parents et enfants

ravis. “On commence bien les

vacances, indique l’aînée. On peut

prendre n’importe quel jeu. En cas de besoin, un animateur du centre

nous explique. Nous ne connaissons pas toutes les règles. C’est l’occasion de rencontrer aussi des enfants de notre âge qui ne sont pas forcément

Entre 300 et 400 fidèles, chrétiens et

Charre, et la mosquée Al-Forqane,

à l’église de l’Épiphanie des Min-

En conversant au hasard avec les

musulmans, se sont réunis le 9 avril guettes, pour communier autour de Marie, à l’occasion de la Fête de l’Annonciation.

Cette rencontre inter-religieuse cen-

trée sur la figure de la Vierge est née au Liban. Lors d’un voyage au pays

du Cèdre il y a quatre ans, le cardinal

tous sans exception mettaient en avant “la nécessite de se rapprocher,

de dialoguer, de mieux se connaître, de partager la foi en un même Dieu de paix, de faire tomber les a priori”,

marqués par la puissance du sym-

extrêmement tendu né des attentats.

de Lyon, Kamal Kabtane, avaient été bole. C’est ainsi que la tradition a été

importée en région lyonnaise, en 2016. L’église de l’Épiphanie accueil-

lait donc la 3e édition de cette soirée

pour la seconde fois. “C’est une

paroisse Saint-Philippe de Vénis-

qui tient sur ses genoux Iwen, âgée

mans, sur le sens de leur présence,

parfois avec un sentiment d’urgence

intitulée “Ensemble avec Marie”,

belle initiative”, précise sa maman,

participants, chrétiens ou musul-

Barbarin et le recteur de la mosquée

dans notre école.” Un peu plus loin, Chira (8 ans) vient avec ses parents

présidée par Mourad Merabet.

parfaitement organisée par la sieux, dirigée par la père Régis

non dissimulé face au contexte Dans une ambiance des plus frater-

nelles, la soirée a mêlé prières, musiques, lectures de textes et com-

mentaires, en rapport avec la figure

consensuelle et maternelle de la Vierge, qui tient une place essentielle dans les deux religions. g

G.L.

de 8 mois. De nouvelles familles

sont accueillies tous les mois. C’est le cas de Myriam, venue avec ses

deux fillettes de 7 et 5 ans : “Nous reviendrons c’est certain. À la mai-

son, on ne prend pas assez le temps

MOSQUÉE EYUP SULTAN

5 000 visiteurs sur deux jours

de jouer ensemble. J’ai toujours quelque chose à faire !” g

M.F.

Khadidja et Malak s’amusent de leurs côtés avec tous les jeux disponibles.

ACTIVITÉ OUVERTE À TOUS, LE PREMIER SAMEDI DE CHAQUE MOIS DE 14 HEURES À 17 H 30. GRATUITE POUR LES ADHÉRENTS. UN EURO PAR PERSONNE POUR LES NON ADHÉRENTS CENTRE SOCIAL DU MOULIN-À-VENT : 47-49, RUE DU PROFESSEUR-ROUX (04 78 74 42 91).

Le record de l’an dernier n’a pas été battu, mais égalé. En l’espace de deux jours, les 7 et 8 avril, pas moins de 5000 personnes ont participé à la ker-

messe de la mosquée Eyup Sultan de Parilly. Pour l’essentiel, des membres de la communauté turque de l’agglomération, mais pas seulement. “Plu-

sieurs dizaines de Vénissians, dont certains n’étaient jamais entrés dans une mosquée, sont venus découvrir les lieux”, se félicitent Ismail Uluçay et

Harun Uysal, respectivement président et vice-président de l’association qui gère Eyup Sultan. Durant ce week-end plutôt ensoleillé, la mosquée de

la rue des Frères-Amadéo a également reçu la visite du maire de Vénissieux, Michèle Picard, et du député de la circonscription, Yves Blein. g


DOSSIER

EXPRESSIONS / Mercredi 18 avril 2018 - n° 645

9

RÉSEAU ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES

Enfants de sans-papiers : laissez-les grandir ici ! Alors que le gouvernement va durcir la loi sur l’asile et l’immigration, les bénévoles du Réseau éducation sans frontières (RESF) de Vénissieux se démènent pour aider les familles sans-papiers à régulariser leur situation et permettre aux enfants de poursuivre leur scolarité en France. DOSSIER RÉALISÉ PAR : MICHÈLE FEUILLET ET FRANÇOIS TOULAT-BRISSON PHOTOS D’ARCHIVES : RAPHAËL BERT

n thé ? Un café ? Un jus

“U

France où ils sont nés, parlent et

Centre social Eugénie-Cotton, aux

rien mais offrent tout.

quent à tout moment d’être expulsés

d’avril, Pierre, Pascale, Virginie,

“Je voudrais travailler, payer un loyer

Marie-Thé et Leïla se retrouvent

cent la corruption généralisée et où

pour le pays qui m’abrite, confie Flu-

jouent ou lisent, les parents discutent.

criminelle. En France depuis 2011,

protéger tous les gens qui ont des pro-

de fruit ? Les Qafa n’ont

Réfugiés à Vénissieux, Agustin et Flu-

tura sont en danger de mort dans leur pays, l’Albanie, dont ils dénon-

ils sont sous le coup d’une “vendetta”

leurs demandes d’asile et de titre de

séjour “Vie privée et familiale” ont été refusées. Ils vivent en foyer avec

leurs fils Aléandro (7 ans, en CE1),

Flogers (3 ans) et Mikael (1 an). Trois

gamins qui ne connaissent que la

chantent en français, mais qui ris-

dans un endroit inconnu et violent.

et des impôts au lieu d’être une charge

tura. Je sais que la France ne peut pas

Minguettes. En cette fin d’après-midi

Diana, Marie, Élisabeth, Mersida, autour d’un goûter. Les enfants

Une réunion d’association comme les

autres ? Pas vraiment. Diana vient

blèmes, mais je veux juste donner une

du Kosovo, Mersida de Bosnie, Leïla

J’accepte qu’on m’ait pris sept ans de

France depuis près de dix ans mais

vie digne et normale à mes enfants.

ma vie, mais mes enfants ne méritent

pas de vivre cachés comme des criminels.”

de Tunisie. Leurs familles vivent en n’ont toujours pas de titre de séjour. Pour certaines, l’inquiétude est

grande. Le gouvernement veut dur- >>>


10 >>>

DOSSIER

Mercredi 18 avril 2018 - n° 645 / EXPRESSIONS

cir les lois sur l’immigration et

degré) avait appris l’expulsion immi-

leurs démarches. Le ministre de l’In-

se sont mobilisés. Certains sont tou-

l’asile, rendant encore plus difficile térieur Gérard Collomb vient de

confirmer que la loi autorisera bien l’enfermement en centres de rétention

administrative

(CRA)

de

familles sous le coup d’une procé-

dure d’éloignement, même avec des enfants. Une procédure qui a pourtant valu à la France d’être condam-

née à cinq reprises par la Cour

européenne des droits de l’homme.

Pierre Minaire et Pascale Delorme, bénévoles “historiques” de RESF, savent que certains dossiers sont difficiles à défendre, que les procé-

dures sont interminables, l’angoisse et la précarité omniprésentes. Pourtant, ils encouragent, rassurent, ren-

nente de parents d’élèves. Des profs jours là.” Et d’autres prennent le relais, telles Marie et Élisabeth, enseignantes en maternelle à Pas-

teur. “Nous avons connu RESF grâce à l’action menée dans l’école par des parents d’élèves pour la famille Qafa. Nous avons eu envie de nous investir sur notre temps personnel”, explique Marie. “Une maman m’a demandée en début d’année de lui faire un

papier prouvant que ses enfants étaient bien scolarisés, ajoute Élisa-

beth. On soutient, tout en restant

dans notre cadre. C’est un geste citoyen.”

PARCOURS DU COMBATTANT

seignent. Jamais ils n’ont baissé les

Le parcours de toutes ces familles,

du réseau à Vénissieux. “À l’époque,

leur pays d’origine pour des raisons

bras depuis 2005, date de la création se souvient Virginie Ancelle, ensei-

gnante à Léo-Lagrange, le SNUipp (syndicat enseignant du premier

RESF Né en juin 2004 à Paris, RESF estime que l’expulsion d’étrangers lorsque leurs enfants sont scolarisés est incompatible avec la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH) qui préserve le droit à une “vie familiale normale”. Ses actions : pétitions, rassemblements devant l’école, parrainages républicains, etc. Des permanences soutiennent et renseignent les familles sur leurs droits et les aident à constituer leurs dossiers.

c’est celui du combattant. Quittant

politiques ou poussées par la misère, elles entrent en France, soit légale-

ment avec un visa de tourisme, soit illégalement. S’ensuivent de nombreuses et longues démarches admi-

nistratives : la demande de papiers auprès de l’Office français de protec-

tion des réfugiés et apatrides

(OFPRA), les jugements et les refus, les recours devant le tribunal admi-

En 2011, de nombreux Vénissians s’étaient mobilisés autour de RESF en faveur de Roger N’Zembélé, arrêté chez lui, puis emmené au

nistratif, les rejets assortis pour la

Alors que le premier réflexe d’un

Alertés par la situation d’un élève,

le territoire français (OQTF). À tout

leure protection pour une famille

d’élèves, des travailleurs sociaux

plupart d’une obligation de quitter moment, ces familles peuvent être

arrêtées, conduites dans un CRA puis

expulsées. Pour ne pas en arriver là,

clandestin est de se cacher, la meil-

ou un jeune en situation irrégulière est au contraire de se faire connaî-

tre, de sortir de son isolement. “La

les bénévoles de RESF conseillent et

solidarité, le soutien des citoyens

soutiennent dans leurs démarches,

rempart contre les tentatives d’ar-

défendent ces familles fragiles, les mobilisent les bonnes volontés et les ressources.

autour d’une famille est le premier restation, d’expulsion”, insiste Pierre Minaire, président de RESF Rhône.

des

enseignants,

des

parents

créent autour d’eux un comité de

soutien. Des actions sont mises en place pour les soutenir, les accompagner dans le parcours du combat-

tant pour obtenir un titre de séjour,

C’est ce que représente le nombre de demandeurs d’asile rapporté à la population française. (Source : CNRS, 2016)

et les protéger en cas de menace

France le temps de régulariser leur

Depuis 2005, on ne compte plus les

veut notamment réduire à six mois

d’expulsion.

pétitions lancées, les “goûters soli-

daires”, les visites au CRA de SaintExupéry, les manifs devant le

tribunal administratif de Lyon ou l’hôtel de ville de Vénissieux, sans

oublier les baptêmes républicains à la mairie et le stand RESF des Fêtes escales… Nos lecteurs se souviennent

peut-être de la mobilisation en faveur de Roger N’Zembélé, qui avait

été arrêté chez lui, puis emmené au CRA, ou de celle autour de GuySamuel (voir témoignage). Grâce à

la mobilisation de tout un quartier, les deux ont depuis été régularisés.

UN PROJET DE LOI DANGEREUX

“La situation est de plus en plus préoc-

cupante. Depuis que RESF existe à

Vénissieux, c’est de plus en plus en plus difficile, et le projet de loi Collomb

Depuis 2005, Pierre Minaire et Pascale Delorme, bénévoles “historiques” de RESF, soutiennent les familles sans-papiers.

0,13 %

sur l’asile et l’immigration ne permet-

tra pas aux familles de rester en

situation, dénonce Pierre Minaire. Il les délais d’instruction de la demande d’asile et faciliter la reconduction à la

frontière pour les déboutés.” Autre source d’inquiétude pour les mili-

tants RESF, la réduction de 120 à 90 jours du délai pour déposer une demande d’asile après l’entrée sur le territoire. Au-delà de ce seuil le dossier sera traité en procédure accélé-

rée, c’est-à-dire en 15 jours. Certes, tout le monde est d’accord pour

réduire le temps entre le dépôt de dossier et la réponse, mais les asso-

ciations craignent que la disposition

bâcle l’examen des demandes. “Toutes ces mesures vont à l’encontre

du droit d’asile et du droit européen, et ne visent qu’à dissuader les gens de demander la protection de la France

et à les priver de ressources”, déplore la Cimade. Une politique dont les enfants sont, là aussi, les premières victimes. g


DOSSIER

EXPRESSIONS / Mercredi 18 avril 2018 - n° 645

11

ILS TÉMOIGNENT

LEÏLA

“La solidarité nous aide à vivre” Hébergés dans un appartement aux Minguettes,

ensuite agrandir la famille. Les deux aînées sont

6 octobre 2016, la préfecture nous a déboutés.

dans l’angoisse. “Nous venons de Kasserine, ville

Elles travaillent bien en classe, pratiquent le

déposée en juillet 2017, nous n’avons pas encore

Leïla, son époux et leurs quatre enfants vivent du centre ouest de la Tunisie. Je suis en France

depuis 2010 après avoir passé plusieurs mois en Italie. Mon mari y avait trouvé du travail. Notre

première fille Myriam y est née fin 2009.” Là-bas, la famille se heurte à des conditions de vie très

difficiles. Enceinte de son deuxième enfant, Leïla retourne en Tunisie quatre mois. Pendant ce temps, son mari s’installe en France, avant d’être

rejoint par sa femme et sa fille. Fin 2010, Chaïma naît à Vénissieux. Youssef, âgé aujourd’hui de

deux ans et demi et Asma, dix mois, viendront

À lire sur www.expressions-venissieux.fr : “C’est fou tout ce qu’ils endurent pour s’intégrer.” En appui à RESF, deux étudiants de Bioforce font de l’aide aux devoirs dans des familles de sanspapiers à Vénissieux.

CRA.

scolarisées à l’école la plus proche en CE2 et CE1. saxophone et la trompette à l’école de musique Jean-Wiener. Le garçon devrait faire son entrée

en maternelle en septembre prochain. De son côté, Leïla a obtenu le diplôme de français niveaux A1 et A2, et débute le niveau B1.

Difficile pour les enfants de comprendre la situa-

tion : “Notre aînée est stressée, elle ne comprend

pas pourquoi nous n’avons pas notre nom sur la boîte aux lettres. Notre courrier est envoyé à l’adresse d’une association.” Les démarches de régularisation sont excessivement longues : “Le

sommes toujours sans-papiers.”

Heureusement la solidarité joue. “Notre fille doit partir en classe verte. Nous ne pouvions pas

tout payer mais la directrice de l’école a été très

compréhensive. Je vais au Secours populaire, aux Restos du cœur. J’assiste à toutes les réunions

de RESF : ils nous soutiennent, nous aident à monter des dossiers, nous remontent le moral.

Notre plus grand souhait serait de vivre et de travailler ici.” g

“La force qu’il faut pour tenir debout, c’est terrible !” Le jeune homme arrive à Grenoble,

- 21 avril : “L’étranger, le réfugié et l’autre. Vers quel vivre ensemble ?” Après-midi solidaire au centre associatif Boris-Vian : flashs infos thématiques sur la nouvelle loi Collomb, l’accès aux soins, le droit du sol et le droit du sang , expo “Tous migrants”, représentation théâtrale. C’est gratuit, ouvert à tous et sacrément utile par les temps qui courent ! Samedi 21 avril, de 15 heures à 18 heures, centre associatif Boris-Vian (13, avenue Marcel-Paul). Contact : 04 72 50 09 16.

politico-religieux Bundu dia Kongo

via l’Angola, en 2010. Âgé de 20 ans,

il fuit la répression policière qui frappe les membres du mouvement (134 morts en 2007 selon l’ONU). Sa

demande d’asile politique est rejetée

par l’Ofpra (Office français de pro-

tection des réfugiés et apatrides). Désormais en couple avec une com-

patriote rencontrée dans l’Isère, il s’installe à Lyon en 2011, puis est

accueilli au foyer Aralis de Vénissieux l’année suivante, qui donne un toit à leur bébé, Naomi. Déjà régularisée, son amie travaille pour trois,

obtient un logement à Léo-Lagrange. Dans l’appartement, Guy-Samuel

tourne en rond. “J’étais coincé, j’avais

RESF s’est fortement mobilisé pour la régularisation de Guy-Samuel qui a obtenu un titre de séjour d’un an en mai 2017.

expulsé. Par la fenêtre, je voyais les

appuie et finance les démarches du

Samuel dans les deux mois. En mai,

charge, je ne pouvais rien offrir à ma

vont durer cinq ans. Au cours du

lagement ! J’ai dansé, j’ai chanté ! Je

peur de sortir, d’être contrôlé et gens aller et venir, moi j’étais une

fille… Chez nous, on dit que vivre sans

but, c’est mourir tous les jours.” Sa dépression déteint sur la petite

Naomi, qui s’isole des autres en classe, mutique. Inquiète, son institutrice de maternelle rencontre ses

parents, comprend la situation, les met en contact avec RESF. Le réseau

obtient un avocat et le soutien d’élus,

Roger N’Zembélé a été régularisé en 2012.

été convoqués par le tribunal. Aujourd’hui nous

GUY-SAMUEL

Deux rendez-vous à ne pas manquer

- 4 mai : régalez-vous solidaire ! Saviez-vous qu’une première demande de titre de séjour coûte 250 euros ? Qu’un écolier étranger doit payer 45 euros de timbre fiscal pour partir avec sa classe faire un voyage scolaire hors de France ? Pour financer ses actions d’aide aux familles, RESF organise une vente de couscous à emporter, à 6 euros la portion. Retrait des plats au centre social Eugénie-Cotton (sur la place du marché des Minguettes). Réservation obligatoire avant le 30 avril au 04 78 70 19 78.

L’avocat est intervenu. Une autre demande a été

dont

Michèle

Picard,

mobilise,

jeune homme. Des démarches qui cycle classique “demande - refus OQTF”, son dossier sera rejeté sept

fois par la préfecture, malgré son implication dans la vie locale (béné-

volat, accompagnements d’élèves à l’école de musique…).

En février 2017, son avocat dénonce

un abus de pouvoir du préfet, et le tribunal ordonne à l’administration de délivrer un titre de séjour à Guy-

c’est fait. “Pour un an, mais quel soupouvais enfin travailler, acheter une

glace à mes enfants, aller dans les rues sans peur ! Mais la force qu’il faut pour tenir debout, c’est terrible.”

Le renouvellement de la carte de séjour est en juin, il croise les doigts. Et Naomi ? “Elle parle, elle joue, elle

est joyeuse comme une enfant de son

âge, que son papa va chercher à l’école !” g


CULTURE

12

Mercredi 18 avril 2018 - n° 645 / EXPRESSIONS

LYCÉENS AU THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX

Banlieusards et fiers de l’être Dans le cadre de La Fourmilière, des lycéens ont présenté des textes, avec l’appui de professionnels. Ce 29 mars, une classe de 1re Hôtellerie du lycée Hélène-Boucher a obtenu un succès mérité. Puis, le 4 avril, Jacques-Brel et Marcel-Sembat montaient à leur tour sur scène. Impliqués ou chahuteurs, les élèves ont prononcé des mots forts, y compris ceux écrits par eux. a salle du Théâtre de Vénis-

L

ne monte sur scène, Marianne Pom-

29 mars, puisque ce sont

“Nous voulions les faire travailler

cher, qui sont sur scène. Néan-

envie de défendre. Nous avons eu des

mier indique la méthode employée:

sieux est acquise, certes, ce

sur des textes qu’on avait amenés

des parents d’élèves qui la remplis-

mais ils nous ont proposé d’en choi-

sent et leurs enfants, scolarisés en

sir d’autres, des choses qu’ils avaient

1re Hôtellerie au lycée Hélène-Bou-

difficultés avec certains. Finalement,

moins, les longs applaudissements

ils vont présenter un texte de La

qui suivent la représentation sont

Fouine : Maux d’enfant.”

amplement mérités.

Floriane Durin, qui s’occupait d’un

Pour la deuxième année consécu-

autre groupe de la même classe, a

tive, les lycéens suivent un projet

précisé : “Parmi les différents textes

avec le théâtre et deux comédiens de

la

compagnie

La

lus, ils ont choisi une phrase qui leur

Douce,

parle pour s’engager dans la prise

Marianne Pommier et Carl Miclet.

de paroles.”

Un projet soutenu par la Région, la

Olivier

DRAC, le Rectorat et la Ville. Sous

Marcel-Sembat. Nous avons beau-

Guerrero — qui, à la fin du specta-

coup discuté. Parfois, nous n’étions

cle, eurent droit à de véritables

pas d’accord, c’était un vrai échange,

c’est ça, la démocratie ! Nous avons

leurs élèves —, les jeunes se sont donnés à fond.

Sur scène, les élèves d’Hélène-Boucher ont évoqué le racisme, le sexisme, le féminisme et la révolte devant l’injustice.

“Au mois de décembre, explique Émilienne Jolly (la responsable des

lycée Hélène-Boucher, Kamal Yous-

Enseignants et artistes ont du mal

relations avec les publics et de l’ac-

sefi a tenu à rappeler “l’importance

justice avec le pamphlet de Zola.

de la culture” pour les élèves. “Il est

aux comédiens, au théâtre et à leurs

saire, d’autant plus que l’excitation

tion culturelle), les élèves ont ren-

contré les comédiens pour faire une première séance de pratique théâtrale. Ils ont fixé ensemble les thé-

matiques des textes qu’ils ont

travaillés ensuite durant le stage de trois jours organisé fin mars au théâ-

tre, au cours duquel ils ont pu répé-

ter sur la scène. À partir du spectacle

À vif de Kery James, présenté au

théâtre le 2 février, et de la question posée aux élèves, “Qu’est-ce qui vous révolte ?”, les comédiens ont sélec-

tionné des extraits de textes divers tels J’accuse de Zola, Banlieusards de Kery James, Éloge de la dialectique de Brecht, etc.”

Proviseur nouvellement arrivé au

intervient

a été écrit par les élèves du lycée

Catherine Pointreau et Nicolas

déclarations d’amour de la part de

Cheravola

ensuite : “Ce que vous allez entendre

l’œil attentif de leurs enseignants,

essentiel de faire du théâtre dans un lycée professionnel. Et l’importance

de ce projet réside encore plus dans la cohésion de cette classe et l’évolution des élèves.”

Sur scène, les jeunes ont alterné les phrases chocs (“Les vaincus d’au-

jourd’hui seront demain les vain-

queurs”, “On n’est pas condamnés à

Après des remerciements destinés profs pour “ces moments magiques,

magnifiques”, les élèves ont conclu : “On avoue qu’on n’est pas d’excel-

lents élèves, qu’on vous pousse sou-

vent à bout mais, comme vous l’avez vu, quand on veut on peut !” On ne saurait mieux dire !

LA SCÈNE DÉMÉNAGE

l’échec”, “Banlieusards et fiers de

Ce 4 avril, c’est au tour des élèves

l’humour, comme ces reprises de

Sembat d’affronter le regard de

l’être”, “Lève-toi pour tes droits”) et Sacré Charlemagne, de Coluche, ou du poème de Léopold Sedar Sen-

ghor sur les différences entre Noirs

et Blancs. Les élèves parlent encore du racisme, du sexisme, du fémi-

nisme et de la révolte devant l’in-

des lycées Jacques-Brel et Marcelleurs camarades. Avec la compa-

à obtenir la concentration néces-

et le stress montent. Émilienne Jolly explique que ce temps de scène fait

lui aussi partie de La Fourmilière, cette expérience menée depuis de nombreuses années par le Théâtre

de Vénissieux avec des classes. “Il y aura ainsi cette année plusieurs ren-

dez-vous entre mars et mai. Une classe de 2 de Jacques-Brel, celle de de

Mme Dolisi, et le groupe “Société et

littérature” de Mmes Martel et Béal,

ont travaillé sur un axe théâtral. Et, à Marcel-Sembat, la classe de 2 de de

gnie La Douce (Marianne Pommier,

Mme Couder s’est lancée dans l’écri-

le rappeur Olivier Cheravola (alias

ateliers est de s’initier et d’expéri-

Floriane Durin, Carl Miclet) ou avec

Fisto), la base du travail reposait toujours sur À vif.

ture de punchlines. L’origine de ces menter une discipline artistique.”

Avant que la classe de Mme Dolisi

choisi des choses qui leur parais-

saient injustes. Sur les deux groupes, le premier a pu déclamer sur un ins-

trumental à la radio du lycée et le

deuxième va tester le théâtre, rapper et slamer les textes.” Avant d’ajou-

ter : “Ce n’est jamais évident de monter sur scène.”

Enfin, Carl Miclet revient sur les

cinq séances de deux heures

menées avec le groupe “Société et littérature”. “Nous avons abordé plusieurs thèmes : sexisme, fémi-

nisme, racisme, etc. Nous non plus, nous n’avons pas toujours été d’ac-

cord. Ils ont finalement travaillé des

extraits de Banlieusards de Kery

James et des textes plus compliqués de Bertolt Brecht et d’Olympe de Gouges, toujours d’actualité.” g

JEAN-CHARLES LEMEUNIER


CULTURE

EXPRESSIONS / Mercredi 18 avril 2018 - n° 645

JAZZ À VIENNE

LE COURAGE DES OISEAUX

Love suprême

La bavarde et l’amoureuse

Au programme du festival viennois (28 juin13 juillet), en compagnie de très grands artistes, deux révélations repérées par Bizarre ! : Sofiane Saïdi & Mazalda et Supa Dupa.

13

Ce 7 avril, Traction Avant tournait un film dans les rues de Vénissieux, avec de jeunes lycéens de Jacques-Brel et d’Hélène-Boucher. Prologue à une comédie musicale qui sera présentée à la fin de l’année.

I

maginons une conversation

où une bavarde raconte à sa

copine une des scènes clefs du

film qu’elle a vu la veille. L’autre, on l’appellera l’amoureuse, ne

pense qu’au beau gosse au casque

jaune qu’elle a remarqué. Le film raconté, c’est Chantons sous la

nutile d’essayer de compter sur

I

Scott viendront souffler 80 bougies.

men contemporains de Jazz à

son fils, Bem. Le Brésil sera encore

l’un des plus prestigieux en Europe.

avec Youssou N’Dour, Rokia Traoré

C’est le groupe mythique des années 70 Earth Wind & Fire qui ouvrira les festivités autour d’Al MacKay, le 28 juin à 20h30.

Vienne sont tous venus faire un tour, un jour ou l’autre, sur la scène

d’un festival devenu au fil du temps Pour sa 38e édition, l’affiche du ren-

dez-vous incontournable montre

toujours combien la manifestation,

dans les pas de Coltrane, voue au jazz un Love suprême. Du 28 juin au 13 juillet, théâtre antique, scènes de Cybèle, Club de minuit et Jazz Mix (dans le théâtre de Vienne) accueil-

leront 250 concerts mais aussi des

expositions, des salons (du disque, de la lutherie) et des masterclass. Sans parler des autres lieux (cafés, places publiques, musée galloromain) où le jazz dominera.

Puisque le monde du jazz et, plus particulièrement, celui de Jazz à

Vienne est une grande famille, sur la grande scène, Ron Carter et Rhoda

Et Gilberto Gil sera accompagné de célébré, mais avec d’autres sons, par

le grand Hermeto Pascoal. Quant à l’Afrique, elle envoie sa fine fleur

et Angélique Kidjo — qui sera accompagnée par le trompettiste Ibrahim Maalouf.

Jeff Beck, Morcheeba et Magma montreront que jazz et rock n’en ont pas fini de s’entendre. Alors que

Lucky Peterson, Sugaray Rayford et le tout jeune mais très prometteur

Marquise Knox préfèreront les

noces avec le blues. Les fidèles Marcus Miller et Roy Hargrove seront

toujours là pour vérifier que la relève est assurée avec les jeunes artistes. Citons Imany, Melody Gar-

dot, Selah Sue, Gregory Porter et les fraîchement nommés aux dernières

sieux, est un court-métrage de Traction Avant. “C’est en fait le pro-

logue du Courage des oiseaux, la comédie musicale que nous avons en projet, explique Marc Bernard, directeur de la compagnie vénis-

Le court-métrage sera diffusé de fin avril à juin au cinéma Gérard-Philipe et dans les lycées.

les jeunes, grâce au soutien du fonds

posé d’essayer, pour voir. OK, pour-

continuer.”

le partage culturel, la DRAC, la com-

toujours eu envie de faire du théâtre

nelle, Melissa, Enice, Abda, Eddy,

siane. Un projet qui va se faire avec de dotation InPACT, Initiative pour mune et la Politique de la ville.”

Derrière la caméra, une équipe

professionnelle : Slimane Bounia

quoi pas ? Depuis toute petite, j’ai ou d’être filmée.”

RAVIS DE L’EXPÉRIENCE

à la réalisation, Rodrigue et

À tour de rôle, Farsia, Shanna et

Yvan à la postprod, au montage et

notamment pour les deux rôles

Étienne à l’image, Harold au son,

aux effets spéciaux, Jihee Shin à la photographie et Marc en assistant. Devant : des jeunes, recrutés par Slimane et Marc dans les établis-

sements scolaires de Vénissieux, et, parfois, sur place.

“Mon amie Farsia m’avait demandé

de l’accompagner, témoigne ainsi Shanna. Marc et Slimane m’ont pro-

Chanelle

sont

auditionnées,

principaux, la bavarde et l’amou-

reuse. Finalement, Shanna sera

l’amoureuse, Farsia la bavarde. “J’avais moins de texte, reprend

Shanna. Je devais jouer avec les émotions. Je m’en suis sortie, je

pense. Je n’ai pas été gênée d’être filmée et regardée. C’était plutôt amusant, enrichissant. J’ai envie de

Victoires du jazz, en octobre der-

me suis dit que ça allait être com-

pliqué, remarque Farsia. À force de

le répéter, c’est rentré. Je fais du

théâtre au lycée Jacques-Brel depuis cette année. Là, avec le matériel,

c’était professionnel. Avec tous ces gens qui regardaient, c’était un peu

stressant ! Mais quand on est dans son rôle, on est bien ! Si on écoute

bien l’autre, on sait ce qu’on doit dire après. En plus, c’était ma copine

qui me donnait la réplique.” Alors,

envie à d’autres personnes de par-

Signalons encore Avishai Cohen et

ticiper au projet de Traction Avant.

la reformation d’Earth Wind & Fire

“Le 9 juin, reprend Marc, on réu-

autour d’Al McKay. Enfin, côté révé-

nira tout le monde pour présenter

lations, ajoutons que deux groupes

Le Courage des oiseaux. On va

repérés par Bizarre ! et y ayant fait

jardins de Cybèle. g

périence. “Au début, vu le texte, je

dans les lycées, afin de donner

un spectacle autour de Disney.

Dupa le 7 juillet à 17h30 dans les

— ont eux aussi été ravis de l’ex-

fusé au cinéma Gérard-Philipe et

de l’année), qui viendra présenter

au cours de la All Night Jazz, et Supa

caïds, Naïdine, Mustapha et Yacine

De fin avril à juin, le film sera dif-

de l’année) et Hugh Coltman (voix

Sofiane Saïdi & Mazalda le 13 juillet,

David et, dans le rôle des trois

“Oui, bien sûr !”

de l’année), Electro Deluxe (groupe

des résidences seront programmés :

Farsia et tous les autres — Cha-

elle aussi, envie de continuer ?

nier : Thomas de Pourquery (artiste

écrire en juin et juillet avec les parPHOTO JIHEE SHIN

ses doigts. Les plus grands jazz-

ce 7 avril dans les rues de Vénis-

PHOTO JIHEE SHIN

PHOTO DR

pluie et celui en train de se tourner,

Farsia et Shanna incarnent respectivement la bavarde et l’amoureuse.

ticipants. En septembre, débuteront les répétitions. Avant une représen-

tation en décembre au Théâtre de Vénissieux.” g

WWW.TRACTIONAVANTCIE.ORG/TAC/COMEDIE-MUSICALE-2018/


14

CULTURE

Mercredi 18 avril 2018 - n° 645 / EXPRESSIONS

THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX

À VENIR Maternité Pour le lancement de son nouveau roman, Maternité, Françoise Guérin sera le samedi 28 avril, à partir de 17 heures, à la librairie Terre des Livres (86, rue de Marseille, Lyon 7e). Une rencontre-débat sera animée par Myriam Gadenne qui lira également des extraits. Avec la psychanalyste Nicole Borie, membre de l’ECF (École de la cause freudienne).

Ateliers d'écriture En résidence littéraire à Vénissieux auprès de l'Espace Pandora, Laura Tirandaz va animer un atelier dans le jardin de l'Envol, rue de la Démocratie, le mardi 24 avril entre 10 heures et midi, les vendredis 27 avril et 4 mai de 14 à 16 heures. Elle sera également à la médiathèque Lucie-Aubrac ces deux mêmes vendredis de 17 à 19 heures. Renseignements : 04 72 50 14 78.

Alma À l’Abreuvoir littéraire musical artistique du 5 bis, rue de l’Ancienne-

Gare, il se passe toujours quelque chose d’original et d’intéressant. Ainsi, le 22 avril entre 14 et 17 heures, est proposé un atelier de confiseries, pour faire des pâtes de fruits et des guimauves. Entrée : 15 euros par personne + adhésion à l’association. Le 30 avril, de 19 heures à 20 h 30, se déroulera un nouveau Cercle de femmes (prix libre). Le 5 mai, de 15 heures à 16 h 30, des contes au jardin (prix conseillé : 5 euros). Et, le 6 mai, un atelier d’écriture animé par Malvina Migné (prix : 15 euros). Nous en reparlerons dans notre prochaine édition. Les réservations se font par paiement par chèque en avance. Renseignements : 09 80 36 03 64 nimaviaja@yahoo.com

Tierces payantes

Le blÖffique théâtre au Moulin-à-Vent Nul n’a oublié la résidence au Théâtre de Vénissieux du blÖffique théâtre, ni ses parcours ni sa correspondance de quartier. Le blÖffique s’installe pour un nouveau projet au Moulin-à-Vent avec pour partenaires des structures à la fois lyonnaises et vénissianes. Ainsi, le collège Balzac. Les habitants intéressés pourront “faire entendre la voix du quartier, de ses murs, bâtiments, lampadaires, trottoirs et en imagineront une vie secrète qui décale notre vision des lieux”. Ces promenades seront ouvertes à tous du 22 juin au 6 juillet, avec une installation éphémère d’écriture au cœur du Moulinà-Vent.

Deux danseuses et un danseur sont au cœur de Flying

École de musique Jean-Wiener

“Le rire que suscite le clown, poursuivent-ils, vient du

Foyer culturel espagnol Au 26, rue André-Sentuc, du 28 avril au 5 mai, le foyer culturel espagnol organise une exposition de peintures. Avec, le samedi 5 mai, une soirée tapas. Renseignements : 04 72 50 17 91.

Le 3 mai à 18 h 30, les élèves de l’école proposent un concert salade où l’éclectisme le disputera au savoir-faire. Renseignements : 04 37 25 02 77.

Cow, présenté au Théâtre de Vénissieux ce 25 avril. Et trois clowns en provenance d’Argentine, d’Allemagne et de France sèmeront leur bonne humeur deux jours plus

tard. Des premiers, chorégraphiés par la compagnie hollandaise De Stilte, on peut dire qu’ils créent “une danse originale, joyeuse et jubilatoire”. Comme trois enfants

échappés d’un univers rural, ils jouent avec œufs et poules et même une vache volante. Avec une question

primordiale : qui joue avec qui lorsqu’on est trois ? Question qui survolera également le spectacle suivant.

À propos des seconds, Alain Reynaud, Heinzi Lorenzen

et Gabriel Chamé Buendia, alias Félix Tampon, Fritz et

Piola, leurs interprètes se traitent de “trois imbéciles”. Lesquels, contraints de tenir l’affiche, dans cette mise

en scène d’Alain Simon, n’ont rien trouvé de mieux que

de patienter. Ce qui peut s’avérer, somme toute, payant !

ratage. Il est toujours tragique. Il nous fait penser à nousmêmes.” g

LE 25 AVRIL À 15 HEURES : FLYING COW, CIE DE STILTE. TARIF UNIQUE : 8 LE 27 AVRIL À 20 HEURES : TRIIIO, CLOWNS. TARIFS : DE 8 À 19 EUROS. RÉSERVATIONS : 04 72 90 86 68 - THEATRE-VENISSIEUX.FR

Cinéma Gérard Philipe Classé Art et Essai

Les Gardiennes Le 27 avril à partir de 18 heures, l’association LSR et l’Institut d’histoire sociale CGT du Rhône proposent une soirée sur les conditions des femmes pendant la Première Guerre mondiale. Après la visite guidée d’une exposition sur “Les Femmes au travail 1914-1919” par un représentant de l’Institut d’histoire sociale, on pourra assister à la projection à 20 heures du film de Xavier Beauvois, Les Gardiennes. Tarif : 4,20 euros. Restauration rapide sur place possible.

Série noire Dans le cadre de Ciné Collection, le film d’Alain Corneau sera projeté le 26 avril à 14 h 30. Patrick Dewaere, Marie Trintignant et Bernard Blier y sont toujours éblouissants.

Tarif plein: 6,70 €, tarif réduit: 5,80 €, tarif Est-Écrans: 5 € / - de 14 ans: 4 €. Carte Est-Écrans valable un an à partir de la date d’achat. Supplément: 1 € pour séances en 3D. www.ville-vénissieux.fr/cinema/grac.asso.fr/salles/64-cinema-gerard-philipe

Séances à l’attention des sourds et malentendants Croc-Blanc (le 19 avril à 18 h 15), Le Collier rouge (le 26 avril à 18 h 30).

EUROS.

12, avenue Jean Cagne 04 78 70 40 47 cinemagerard.philipe@ville-venissieux.fr

COUP DE PROJECTEUR

Le malin de la galette ESPOIRS, DOUTES

ET ROYAUTÉS DE PAUL SANDT

Avec en point de mire le concours “Films

de poche” organisé par la médiathèque Lucie-Aubrac — un sujet de deux minutes à réaliser au smartphone ou à

l’aide d’une tablette —, Paul Sandt s’est mis à cogiter. Ce collégien de La Xavière

a déjà tourné avec son cousin et quelques

copains des films d’animation en stop motion au moyen de Lego®, une histoire de détectives ou une adaptation d’une

mieux visualiser. Le tournage a été bouclé

père Jean-Christophe Sandt ayant réalisé

ne fallait pas rajouter de dialogue, ça n’al-

bédé de Gotlib. Il a aussi de qui tenir, son C’était maintenant, un film projeté au

cinéma Gérard-Philipe, dans les salles du GRAC et au Saint-André-des-Arts à Paris. “Je me suis inscrit au concours début jan-

vier, commente Paul, qui est la période des galettes des rois. J’adore ça, c’est mon

péché mignon.” D’où l’idée de ce courtmétrage astucieux : une famille se par-

tage au millimètre près le dessert, chacun désire obtenir la fève et rêve de ce qu’il

dans l’après-midi. Je me suis aperçu qu’il lait pas, alors le film est muet avec une

musique que j’ai composée et jouée au piano. J’en fais depuis que j’ai 5 ans. J’ai aussi un groupe et je suis habitué à trou-

ver des sons. J’ai essayé de recréer en musique la tension.”

Espoirs, doutes et royauté a obtenu les prix justifiés du public et du jury. Il sera

diffusé à Gérard-Philipe à partir du 9 mai devant Place publique d’Agnès Jaoui.

pourra devenir, le stress monte jusqu’au

Caméra de Mathieu Buttet, prix de la réa-

“J’ai dessiné un story-board, reprend Paul

11 avril devant Ready Player One et La

résultat final.

— Jean-Christophe confirme qu’il est

“l’artiste graphique de la famille” —, pour

lisation, a été projeté la semaine du Farce des mots d’Oriel Wagner (prix du scénario) le sera bientôt. g


HISTOIRE

EXPRESSIONS / Mercredi 18 avril 2018 - n° 645

15

planches, des roulottes, des abris

de fortune aménagés dans les

anciennes fortifications du rempart de ceinture, et l’on compren-

dra l’emprise des taudis à travers notre ville. En 1939, le maire Enne-

mond Romand se risque à une estimation : d’après lui, Vénissieux

compterait 200 taudis, sur un total de 1 700 maisons — soit 12 % de logements insalubres.

UNE CRISE DU LOGEMENT SANS PRÉCÉDENT

La municipalité tente évidemment PHOTO JULES SYLVESTRE - FONDS BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE LYON

de lutter contre cette misère. Depuis 1904, elle dispose d’un règlement sanitaire, renouvelé en

1925, prescrivant les normes obli-

gatoires en matière de logement :

surface et hauteur minimale des pièces, aération, éclairage, qualité des murs, des sols et du toit, chauf-

fage, alimentation en eau, branche-

ment à l’égout — bref, le minimum vital pour rendre une demeure

habitable. Ce règlement sanitaire

permet de contraindre les propriétaires indélicats à effectuer les tra-

Le règne des taudis J

Un cas exceptionnel ? Par sa gra-

1927, l’inspecteur sanitaire en

100 et 120 personnes. Tous sont des

rage, une porte-fenêtre sans aucune

quence. En 1909, la municipalité

tions possédées par un certain

à

train de faire construire un café-

restaurant, qui sera apprécié par

les habitants du quartier. Mais ce bâtiment neuf n’est qu’un cachemisère. Derrière le chantier du tro-

quet, s’étire une grande cour, encadrée par des constructions basses faisant office de logements.

dis d’un autre temps habitent entre immigrés espagnols, employés dans les usines de la commune ou Saint-Fons.

À

l’origine,

ils

n’étaient que trois ou quatre par

logement, mais au fil des ans, ils ont fait venir des membres de leurs familles et s’entassent à présent à

dix ou douze, dans moins de 20 m … “Ce logement ne devrait pas 2

servir à l’habitation de jour ni de nuit”, consigne l’agent sanitaire.

UN CLOAQUE IMMONDE

Et quels logements ! Les pires de

Le pire reste pourtant à venir. Sous

région lyonnaise. Ils se succèdent

des logements d’Espagnols, ont été

minuscules : ils ne comptent que

commun par groupes de 4, 5, 8 et

toute la commune, si ce n’est de la

en ligne, les uns à côté des autres,

deux pièces de 4 mètres de long et

2 mètres de large, sans eau, sans

égout, sans autre ouverture que la

porte d’entrée pour procurer de

rappeler à l’ordre par le maire pendant plusieurs années, en pure

locataires vivant dans les taudis, teur de 1,50 à 3 mètres, avec comme

présente bien. Monsieur C. est en

Le fameux Monsieur C. s’est vu

radicale consisterait à expulser les l’air et de la lumière. Dans ces tau-

Monsieur C. Côté rue, sa propriété

comme de leur première chemise.

est restée sans effet. Une solution

amais il n’a vu un spectacle

nue Jean-Jaurès, visiter les habita-

exploiteurs patentés s’en moquent

risque d’épidémie auprès du préfet

PAR : ALAIN BELMONT

charge de Vénissieux se rend ave-

d’amendes au besoin. Mais les

perte. Même l’évocation d’un

Home, sweet home Une phrase que bien des Vénissians auraient rêvé de pouvoir prononcer, au cours des années 1920-1930. Fenêtre ouverte sur une sévère crise du logement.

aussi révoltant. Le 5 janvier

vaux nécessaires, et à les frapper

le toit “dudit bâtiment, au-dessus

installés des Algériens vivant en plus. L’accès à ces combles (au grenier) a lieu par un mauvais escalier

obscur. Ils ne sont pas aménagés pour l’habitation, ayant une hau-

seul moyen d’aération et d’éclaivitre, de 1,50 mètre de hauteur”. Ici,

point de cuisine, point de chambre,

point de cloisons pour délimiter

l’espace de chacun. Même l’hygiène la plus élémentaire fait totalement défaut : “Les déjections des occupants traversent le plancher et

tombent dans les logements d’Espagnols du rez-de-chaussée”… Dans sa grande générosité, Monsieur C.

a pourtant bien aménagé des toilettes dans la cour, trois, pour être

précis. Sans aucune porte, si fait

que chacun fait ses besoins au vu et au su de tous ses voisins. L’ins-

pecteur sanitaire s’en approche, mais recule aussitôt : les fosses sep-

tiques débordent au point d’empêcher tout accès… Un cloaque

immonde, voilà à quoi se résument les taudis du marchand de sommeil.

vité, peut-être, mais pas par sa fré-

intervient déjà rue Gambetta et rue

de la République, dans des logements tellement miteux qu’ils sont surnommés “la cour des miracles”, en référence au quartier des men-

diants et des voleurs décrit par Victor

Hugo

dans

son

roman

Notre-Dame de Paris. Là, ce sont les murs à nu, les sols en terre battue

et une cour remplie d’immondices qui ont attiré l’attention. Vénissieux compte aussi une foule de

logements vétustes, comme celui de M. Pillet, rue de la Glunière : en 1925, ses murs en pisé sont telle-

ment fissurés “que nous croyons que, sous le poids d’une couche un peu épaisse de neige, ou même sous la pression d’un vent violent, la toi-

ture peut s’écrouler”, et entraîner

les murs dans sa chute. Ajoutons

au tableau des baraques en

puis à les reloger dans des maisons dignes de ce nom. Un remède hélas impossible à mettre en œuvre, car

le Vénissieux des années 1920-1930

souffre d’une crise du logement

sans précédent. Ses 16 000 habitants s’entassent dans une ville trop petite, incapable d’abriter

toutes les familles d’ouvriers et d’employés. Les municipalités suc-

cessives, manquant de moyens financiers, laissent aux patrons

d’usines le soin de loger euxmêmes leur main-d’œuvre. Fleurissent

alors

les

premiers

immeubles privés, comme la cité

PLM, réservée aux employés du chemin de fer, ou la fameuse cité

Berliet, en limite de Saint-Priest. Quant aux “Habitations à Bon Mar-

ché”, ancêtres des HLM, il faut attendre… 1949, pour que la municipalité se décide à en construire. Il était temps. g

SOURCES : ARCHIVES DU RHÔNE, 5 M 119. ARCHIVES PALES DE VÉNISSIEUX, 6 F 50, 1 I 60, 5 I 162.

MUNICI-


SPORTS

16

Mercredi 18 avril 2018 - n° 645 / EXPRESSIONS

FÊTE LE MUR

L’ami Noah On l’a retrouvé tel qu’il était, onze ans après son premier passage à Max-Barel pour le lancement des courts de tennis de Fête le Mur : disponible, tout sourire, et surtout heureux de consacrer du temps aux enfants. e 11 avril, après avoir passé sa matinée

L

défavorisés à la pratique du tennis, une sorte

tiplié pendant plus de deux heures des

des jeunes inscrits sur le site sont du Char-

Tennis, Tennis Club des Minguettes, centres

environ une cinquantaine d’adhérents sur l’an-

échanges de balles à Vénissieux, avec des dizaines et des dizaines d’enfants d’associa-

tions et structures diverses : Moulin-à-Vent sociaux, EPJ du Charréard, Maison de l’en-

fance… et même des adhérents de Fête le Mur de Gerland et Chambéry.

Clin d’œil en direction des doués de la petite

balle, il s’est autorisé de longs échanges avec

Souhila Aouni (14 ans), espoir vénissian issu de Fête le Mur. Ensuite, Noah s’est prêté de

bonne grâce au rituel de l’autographe, sur un

bout de papier, un t-shirt ou une balle. Et enfin, avant une petite collation, mini-confé-

rence de presse avec Michèle Picard, maire de la ville, sur la même longueur d’ondes que Yannick, surtout quand ce champion a mis

en exergue les notions de respect, de partage et d’accompagnement social liées au sport.

UNE CINQUANTAINE D’ADHÉRENTS À VÉNISSIEUX

Créé en 1996, le dispositif Fête le Mur a pour

de démocratisation de la petite balle. “70 % réard/Max-Barel, le reste des Minguettes, pré-

cise Florian Carpentier, organisateur de cet événement lancé en 2007 à Vénissieux. On a

née en cours, le double de l’année précédente.

Le partenariat avec la ligue de tennis et les deux clubs de Vénissieux, le Moulin-à-Vent Ten-

nis et le Tennis Club des Minguettes, permettent

un suivi spécialisé et précis des enfants en leur proposant différentes formations en fonction de leur niveau et de leurs envies.”

Aziz Zehari, président de Fête le Mur RhôneAlpes, espère continuer sur cette voie, et voir

le nombre d’adhérents augmenter au fil des ans. Des plans sont même actuellement à l’étude afin de libérer des terrains pour per-

mettre la construction de nouveaux cours de

tennis. Afin d’établir une certaine cohésion entre les différents sites régionaux et créer les différents évènements Fête le Mur. À

Vénissieux, le tennis a semble-t-il de beaux jours devant lui. g

but d’initier des jeunes des villes et quartiers

3 QUESTIONS À

PHOTOS RAPHAËL BERT

à Vaulx-en-Velin, Yannick Noah a mul-

Yannick Noah, ici aux côtés de l’espoir Souhila Aouni, a assuré le show tout un après-midi à MaxBarel pendant que des animateurs de Fête le Mur proposaient des ateliers de tennis ludiques.

DJAMEL YOUNSI

Yannick Noah

La révélation Souhila Aouni

“Le tennis, école de vie” Quel regard portez-vous sur

niveau exceptionnel, mais de

fédération, m’aident beaucoup.

création ?

tres également grâce à notre

jeu,

Fête le Mur, 22 ans après sa De la fierté, car l’association ne

cesse de se développer, on en est

à 31 sites, et d’autres projets d’im-

plantation sont bien avancés. Pouvoir faire du tennis une ou deux fois par semaine, sur l’an-

née, et ce gratuitement, puisque la cotisation de 20 euros sert à

l’assurance, unique.

est

un

concept

Fête le Mur a-t-il permis l’éclosion de talents ?

Pas vraiment de champions d’un

bons joueurs de tennis, des arbiécole d’arbitrage axée sur des for-

mations. Mais on va au-delà.

Ainsi que les villes qui jouent le comme

Vénissieux,

Madame le maire.

et

Notre antenne “Jeu, set et job”

Fête le Mur, ce n’est pas que du

l’entreprise et l’emploi, avec

Effectivement. Pour moi, le sport

accompagne des joueurs vers

même des préformations aux métiers du sport et de l’encadre-

ment. Il y a aussi une face totale-

ment ludique, avec des sorties culturelles, des séjours. Tout ceci

est rendu possible grâce aux par-

tenaires. J’avoue que mon réseau d’influence et mes contacts dans

le tennis français, notamment la

tennis…

dans sa globalité est un moyen

d’échanges, ça distrait, ça permet des rencontres. J’ai davantage bourlingué sur les courts que lu

des livres. Mais le tennis m’a inculqué respect, solidarité, tolé-

rance, estime de soi, discipline, c’est une école de vie. Ce que Fête le Mur tente de transmettre.

Aux côtés de Yannick Noah, venu à Vénissieux pour fêter le Mur, mais surtout pour échanger des balles avec une centaine d’enfants, on a découvert Souhila Aouni, ancienne Vénissiane devenue espoir du tennis français. Du haut de ses 14 ans, elle a joué avec Yannick, faisant apprécier son jeu d’attaque ou ses amortis. “J’ai appris le tennis d’abord en ramassant les balles lors des matches qui opposaient mon papa à des amis, sur les courts de tennis qui existaient alors à côté de la Halle à grains. À un moment, j’en ai eu un peu assez, et mon papa a décidé de me donner une raquette pour voir. Et il a vu que je me débrouillais vraiment bien.” C’était peu après la création de Fête le Mur. Animateurs de l’association, responsables du site, entraîneurs vénissians ont très vite su que Souhila avait quelque chose en plus. À l’âge de 8 ans, les observateurs de la ligue de tennis l’ont repérée. Et depuis, Souhila n’a cessé d’impressionner. Elle a dû prendre une licence à l’académie de Lyon (FCL), pour atteindre le haut niveau. Elle a déménagé, intégré une section sport études, et elle suit ses cours de 4e par le biais du CNED. Elle est dans le Top 5 national du tennis féminin dans sa catégorie d’âge. Et dans le Top 10 européen. “Je veux devenir numéro 1”, clame Souhila qui, au bas mot, “mange” du tennis 20 heures par semaine, elle est classée 1/6. Numéro 1 française, européenne ou mondiale ? Souhila ne cherche pas à esquiver, et elle ose : “mondiale”.


SPORTS

EXPRESSIONS / Mercredi 18 avril 2018 - n° 645

FOOTBALL

Comme un air de tournoi des champions 48 équipes ont participé les 7 et 8 avril à la compétition de l’AS Minguettes réservée aux U12 et U13, rappelant les grandes heures du défunt tournoi des champions en herbe.

GYMNASTIQUE

AGENDA Samedi 21 avril ● L’équipe de futsal de Vénissieux Minguettes accueille Reims Métropole au gymnase JacquesAnquetil, à 16 heures. ● Les footballeurs de l’AS Vénissieux Minguettes accueillent Caluire SC au stade Laurent-Gérin, à 18 heures. ● Masters régionaux de fléchettes par équipes organisés par Darts Club des Gones au gymnase Alain-Colas, de 14 heures à 20 heures. Le lendemain, suite et fin de 9 heures à 18 heures.

Dimanche 22 avril Journée de foot féminin organisée par l’AS Vénissieux Minguettes au stade Laurent-Gérin, de 9 heures à 18 heures. ● Les basketteurs du CLAM-V reçoivent le BC Villefrancheen-Beaujolais au gymnase Alain-Colas, à 15 heures. ●

e rendez-vous national des champions

L

ciés par le staff de dirigeants habituel (Kari,

tants avait baissé le rideau en 2010. Ce

Ne cherchez pas le ou les noms des clubs vic-

à venir y faire un saut.

rêter à un classement. Mieux, comme l’a rap-

en herbe réservé aux poussins et débu-

tournoi attirait alors aux Minguettes la relève

des plus grands clubs français. Des joueurs pros, essentiellement de l’OL, n’hésitaient pas

Pour sa renaissance, l’an dernier, 24 équipes

avaient répondu présent. La semaine dernière, elles étaient le double: 48 équipes s’étaient ins-

crites sur l’un des deux tournois, “Une sacrée

progression, savourait Sif, l’un des dirigeants

chez les jeunes de l’AS Vénissieux Minguettes.

En fait, trois équipes nous ont fait faux bond, notamment le club voisin de Mions. On s‘est

débrouillé pour composer à la hâte des équipes avec des Vénissians.”

Si le plateau avait de la consistance, avec des formations issues de Saint-Priest, de l’US Vénis-

sieux, de l’Olympique Saint-Quentin et des Murettes, banlieue de Grenoble, les bénévoles n’étaient pas en reste, avec pas mal d’anciens

joueurs venus pour l’occasion assurer le rôle

d’arbitre, de délégué à la sécurité… comme Kad Guechi ou Fred Sampaïo, des renforts appré-

Nouri, Gana, Laëtitia Vessela, Navarro…).

torieux de l’édition 2018. Dans ces catégories,

Samedi 28 avril

Déjà en haut à 10 ans

Soyons honnêtes, on les attendait beaucoup ces espoirs

de la gym. Ces dernières semaines, ils avaient eu le bon goût et le talent nécessaire pour s’illustrer. Ils avaient déjà remporté, à Jassans, des titres régionaux en Natio-

nale B (Virgil Berthet) ou en AuRa (Anatole De Sousa), accessoirement en prenant de l’argent (Tom Pividal).

Puis, pour étoffer leur CV, ces prometteurs gyms avaient un rendez-vous exclusivement collectif, à Cusset (Vichy), pour une compétition de haut niveau, la finale FFG Per-

formance par équipes, dans la catégorie des 9-10 ans. Supporteurs, entraîneur (Christophe Rozier) et juge vénissian (Logan Bars) n’ont pas été déçus. Le groupe

en or du CMO-V s’est adjugé le titre (photo). Aux habitués

Tom Pividal, Anatole De Sousa, David Nazarov, se sont ajoutés Sambath Lemercier et Noam Lombardo. g

Sur le plan sportif, le spectacle et le fair-play

● Meeting d’athlétisme de Vénissieux organisé par l’AFA Feyzin/Vénissieux au stade Laurent-Gérin, de 10 heures à 19 heures. ● Les footballeurs de l’US Vénissieux accueillent Liergues au stade LaurentGérin, à 20 heures.

Comme il le fait depuis

loupés de Sandry, l’élégant technicien san-priot,

Dimanche 29 avril

CORPS a organisé,

en s’appuyant sur les consignes et directives des instances régionales, pas question de s’ar-

pelé Karim Leghrib, tous les participants ont été récompensés.

étaient au rendez-vous avec les dribbles cha-

les arrêts déjà spectaculaires de Kevin, la dis-

ponibilité du Vénissian Marouane, qui accep-

tait de bon cœur d’aller renforcer une équipe

de Saint-Quentin en déficit de joueur, ou encore

la polyvalence de Leïla, joueuse des Murettes, certainement la révélation du tournoi…

Va-t-on retrouver l’an prochain le réel par-

fum du tournoi des champions en herbe, qui manque tant dans le paysage du foot régio-

nal, voire national? La fusion entre les clubs

de l’USV et de l’ASM, qui sera effective à la rentrée, sera à n’en pas douter un atout considérable. g

17

Compétition interclubs de taekwondo organisée par Taekwondo Vénissieux au gymnase Jacques-Anquetil, de 8 heures à 18 heures. ●

Mardi 1 mai er

● Grand Prix cycliste organisé par le Vélo Club MaxBarel, avec deux courses au menu : Prix Marcel-Houël à 13 h 29 et Prix Dalkia à 15 h 59 sur le circuit, rue Hénaff, ZI Vénissieux-Corbas.

BOULES LYONNAISES

Trois équipes du CORPS aux “France”

quelques années, le stade

Métrat,

di-

manche 8 avril, les championnats

du

Rhône FSGT de boules

lyonnaises. L’aire en ghorr autrefois occupée par les footballeurs

est

devenue

terre de prédilection des fanas de la Lyon-

naise. Bon an mal an, de 60 à 80 compétiteurs évoluant

en 3e et 4e divisions se donnent rendez-vous pour une

compétition très prisée. Les doublettes victorieuses se

qualifient pour les championnats de France FSGT qui se déroulent en mai dans le Sud, souvent à Nice, comme

BOXE MMA

ce sera encore le cas pour l’édition 2018, les 12 et 13 mai.

Farès Ziam hausse le ton

pionnats du Rhône: le CORPS bien évidemment en qua-

On ne cherchera pas à savoir ce que recouvrent les notions de championnats HIT TC5, WWFC8 ou WWFC4, toujours est-il que Farès Ziam, boxeur en MMA, s’est offert la ceinture dorée en HIT FC, samedi 10 mars, à Horgen, en Suisse. À l’occasion du combat vedette de la réunion, alors qu’il n’était guère

favori face à l’Espagnol Abner Lloveras (“Skullman”), il s’est imposé par KO sur un enchaînement gauche droite, à la deuxième reprise. Face à un boxeur expérimenté de 35 ans, victorieux à 21 reprises lors de ses 31 combats, Farès (“Smile Killer”) a surpris spectateurs, observateurs et bien évi-

On retrouve souvent les mêmes équipes à ces chamdemment son adversaire. À 21 ans, il a obtenu sa troisième victoire de rang en MMA, et sa huitième depuis qu’il est passé pro. Ancien Vénissian, résidant à Givors, étudiant en UFR STAPS de Lyon, vacataire au service des sports de Vénissieux, Farès n’a peut-être pas fini de nous surprendre.

lité d’organisateur, Les Monts d’Or et Tassin. Pour

montrer l’exemple, et parce qu’il fait partie des favoris,

chaque année, Gérard Richard (photo), président du CORPS, ne prend pas ses parties à la légère, il reste concentré, pas question de le perturber.

Et on vous le donne en mille, sur les huit équipes quali-

fiées pour Nice, trois sont issues du CORPS, trois autres des Monts d’Or et enfin deux de Tassin. Bilan modeste pour les organisateurs? “Pas trop mal”, ont répondu les

bénévoles préposés à la table de marque. g


SPORTS

18

Mercredi 18 avril 2018 - n° 645 / EXPRESSIONS

NATATION

Le CMO-V en première ligne Si le club vénissian dirigé par Nathalie Flèche prône la natation pour tous, il ne lui déplaît pas de pouvoir compter sur des chefs de file, ou de ligne, capables de tirer les compétiteurs vers le haut, ce qui fut le cas lors du Meeting de Vénissieux des 7 et 8 avril.

C

hacun peut trouver sa place

peut-être assisté à l’éclosion des

secondes places, et autant de troi-

ne savent pas nager — un

beaucoup trop tôt pour anticiper

aux deux titrées du CMO-V, Agathe

au club. Des tout jeunes qui

stage était mis en place fin mars à leur

intention

jusqu’aux

nageurs confirmés — qui partici-

paient récemment aux championnats de France universitaires à Sarcelles.

“Avec plus de 1 300 licenciés, on pro-

pose en effet pas mal de choses, confirme la présidente du CMO-V. Et pas seulement de la compétition. Avantage non négligeable, on peut

naviguer entre la piscine AugusteDelaune et le centre nautique intercommunal.”

Sur le plan sportif, le Meeting de

Vénissieux est reconnu. Il donne

l’occasion à des nageurs en devenir de s’exprimer, comme ce fut le cas

avec la fratrie Manaudou, frère et

sœur, qui s’était mise en évidence sur le bassin de 50 mètres, il y a quelques années déjà.

Le week-end des 7 et 8 avril, on a

futurs champions français. “Il est

sièmes places. Coup de chapeau

sur les prochaines valeurs sûres de

Beaugrand et Maëva Guillaume,

la natation régionale ou nationale,”

nées toutes deux en 1998. La pre-

avance prudemment Fabrice Ver-

mière a dominé le 400 m 4 nages

brugghe, boss sportif du club, mais

en 5 minutes et 49 secondes, alors

également coach.

que la seconde a bouclé son

Durant presque tout un week-end,

100 pap en moins d’une minute dix.

environ 250 nageurs venus de Vil-

Conclusion concise des dirigeants

leurbanne, Caluire, La Mulatière,

vénissians : “Bon meeting, on peut

Saint-Priest… et même des Alpes-

être satisfait.”

de-Haute-Provence se sont défiés,

Une fois n’est pas coutume, les GO,

mesurés, toisés lors d’une compé-

tition de niveau départemental. À

la lecture des chronos, c’est la

sélection provençale qui a fait la plus forte impression lors des

épreuves masculines, totalisant

bénévoles du club, ont également

confirmation de la dimension prise

Guillaume, auteure de 1 007 points.

(46 733). Chez les féminines, le

par les nouveaux leaders du CMO-V.

quelques

longueurs

CMO-V a relégué sans ménagement son adversaire sudiste à la 3e place

du podium (63 816 points contre 37 172).

centre nautique. “C’est la première

nage libre en moins de 26 se-

Sur le plan individuel, on a la

de

l’événement “comme il se doit”, au

DAVANTAGE DE BÉNÉVOLES

47 396 points, devançant Vénissieux

battu des records pour préparer

Environ 250 nageurs se sont défiés lors d’une compétition de niveau départemental.

Hatem El Guerfi, bien qu’arrivé 2e

derrière Cormoreche, un Villeurbannais intouchable, a empoché 1 038 points. Il a couvert le 50 m

condes. Juste derrière lui, Maëva Et

puis

Kévin

Marchetti

(922 points), ou encore Tom Jacomelli (877 points)…

Au final, on retiendra que le club

fois qu’on a fini de tout installer vers 11 heures”, s’est félicitée Nathalie

Flèche. Grâce à l’arrivée de parents

bénévoles très investis, à l’image de

la famille Raset-Salmon, le CMO-V entend bien rester en première ligne. g

s’est adjugé deux succès, quatre

DJAMEL YOUNSI

LES RÉSULTATS DE LA QUINZAINE Basket-ball Dans un match sans enjeu, dimanche

que deux points d’avance sur les premiers

poser au MOS3R. En coupe du Rhône,

au gymnase Jacques-Anquetil, les basket-

relégables.

les Vénissians se sont qualifiés par forfait. Les Hauts Lyonnais qui avaient une équipe

teuses de l‘ALVP ont raté leur sortie, s’inclinant 49-44 face à l’AS Rognac. Dommage,

Handball

grammés à Saint-Étienne.

Athlétisme

engagée en coupe Rhône-Alpes ont préféré

Loïc Louis a établi un nouveau record

il s’agissait du dernier match de la saison,

Le VHB termine son championnat sur les

privilégier cette dernière épreuve.

du club sur un 20 km labélisé FFA.

et le dernier pour Kévin Clivet et son ad-

chapeaux de roues, s’imposant d’une

Le match nul obtenu — ou concédé —

Dimanche, lors d’un Aix en Foulées relevé, il

joint Franck Ramirez, qui n’entraîneront

courte tête à Beaune (35-34), l’actuel 2e,

à Saint-Genis-Laval, équipe de milieu

a réussi 1h12’44, ce qui le classe 4e au

plus la saison prochaine. Au classement,

confirmant ainsi son aisance à l’extérieur.

de tableau, ne permet pas à l’USV d’espérer

scratch (au général).

les Vénissianes terminent 6e de N3.

Au classement, les Vénissians sont 4e, loin

mieux qu’une 3e place en Départementale 2.

En disposant à sa guise de Saint-Louis/

derrière l’intouchable Annecy-le-Vieux.

Tennis de table Natation

Fontaines (66-44), l’équipe masculine

Victorieuse de Mézériat (10-4), l’équipe

Football

Une 6e place pour Guillaume Walch (né en

fanion de l’ALCV emmenée par un Jérémie

de turbulences, se classant 6e.

Battue à Feurs (2-0) il y a une semaine, l’AS

1997) en finale A du 50 m nage libre, une 7e

Veyrenc intouchable et invaincu, a assuré

Le maintien n’est pas encore acquis pour

Vénissieux Minguettes laisse son siège de

pour Maëva Guillaume (1998) sur 200 m

son maintien en Régionale 3. Ce qui est loin

les basketteurs du CLAM-V, battus 74-59

leader aux Forésiens, qui ont même accen-

papillon, à l’occasion des championnats

d’être le cas pour l’équipe réserve, évoluant

au Val-de-Saône, le 8 avril dernier. Ils n’ont

tué leur avantage (4 points) en allant s’im-

de France de Nationale 2 “Printemps” pro-

au même niveau, battue 9-5 à Gerland.

de Régionale 2 s’est éloignée de la zone


AU QUOTIDIEN

EXPRESSIONS / Mercredi 18 avril 2018 - n° 645

Séance de vaccination gratuite

Le poulet biryani

Dans le cadre de la semaine européenne de la vaccination, le service communal d’hygiène et de santé (SCHS), en partenariat avec le comité départemental d’hygiène sociale (CDHS), organise une séance exceptionnelle d’information et de vaccination publique gratuite, le mercredi 25 avril, de 14 à 16 heures, au CDHS (5, place de la Paix). Les vaccins sont gratuits (diphtérie-tétanos-poliocoqueluche/rougeole-oreillonsrubélole). Pensez à apporter le carnet de vaccinations.

Par Zahid Raza, patron du restaurant Tandoori House Ingrédients pour 4 personnes :

4 pilons de poulet avec avant-cuisse, 200 g de riz basmati, 1 oignon

et 2 tomates coupées en dés, 1 gousse d’ail, 20 g de gingembre frais, huile d’olive, 1 demi-bâton de cannelle,

1 clou de girofle, une cuillère à café de cardamome, une pincée de curcuma, de garam massala, 3 brins de coriandre, sel, poivre.

Coupure de courant

- Dans une sauteuse, saisir les morceaux de

poulet dans un filet d’huile d’olive, jusqu’à PHOTO RAPHAËL BERT

ce qu’ils soient bien dorés, puis les mettre de côté.

- Dans la même sauteuse, faire revenir les

tomates et l’oignon coupés en petits dés, l’ail et le gingembre hachés et les épices, avec un peu de sel et de poivre.

- Ajouter une tasse à café d’eau, laisser mijo-

À deux pas de la place Sublet, le Tandoori

ter les morceaux de poulet. Cuire à feu doux

place, à emporter ou livrés à domicile.

ter à couvert pendant 2 minutes, puis ajouet à couvert 10 à 15 minutes.

- Ajouter le riz, le laisser dorer puis ajouter

un demi-litre d’eau et une pincée de safran (ou de Riz d’Or).

- Quand l’eau est évaporée, couvrir, baisser

et laisser 5 minutes. Rajouter le poulet. Servir immédiatement.

House prépare des plats à déguster sur

Ouvert du lundi au samedi midi et soir, et le dimanche soir.

Tandoori House, 55, avenue Jean-Jaurès. Tél. : 04 72 51 19 59. g

RESTAURATEUR OU PASSIONNÉ DE CUISINE, PARTAGEZ VOTRE RECETTE PRÉFÉRÉE AVEC LES VÉNISSIANS : CONTACTEZ-NOUS AU 04 72 51 18 12 OU PAR MAIL À REDACTION@EXPRESSIONS-VENISSIEUX.FR.

OYENGA SIMY-FLO

Une épicerie solidaire en centre-ville Le 28 avril prochain, l’épicerie solidaire “Ifetila-café-épicerie dOyenga Simy-Flo” ouvrira ses portes au 16, rue Jules-Ferry. Ce projet, porté depuis des semaines par l’association OSF, est destiné aux personnes en situation précaire. Qui pourront acheter denrées alimentaires et autres produits de première nécessité à prix très modérés. “Pour accéder à l’épicerie, un dossier doit au préalable être monté, explique Simone Fouda, la responsable de l’association. Les prix varient selon la situation de chacun. Une cinquantaine de personnes sont d’ores et déjà inscrites. Nous les accompagnerons dans toutes leurs démarches.” Cette épicerie sera également un lieu d’animations diverses. Tous les matins entre 8 heures et 11 heures un café solidaire sera ouvert à tous. Chaque samedi, différents thèmes seront proposés : bien-être, cuisine, alphabétisation. “Nous voulons que cette épicerie soit un vrai lieu de mixité sociale.” Concrètement, l’épicerie sera ouverte de 8 heures à 12 heures et de 14 heures à 19 heures du lundi au vendredi. Concernant les activités, elles seront mises en place progressivement. Pour faire tourner l’établissement, Simone Fouda lance un appel à tous ceux qui souhaiteraient devenir bénévoles.

RENSEIGNEMENTS : 09 83 33 34 20

OU

MENUS DES RESTAURANTS SCOLAIRES

À NOTER

C’EST MA RECETTE !

Pour cause de travaux, ERDF interrompra la fourniture d’électricité mercredi 25 avril entre 13 h 30 et 15 heures aux adresses suivantes : du 1 au 17 et du 2 au 18, rue JeanPhilippe-Rameau. Un service gratuit d’information par e-mail vous permet d’être alertés personnellement d’une future coupure d’électricité pour raison de travaux : www.erdf-prevenance.fr

EXPRESS

MENUS DU 23 AU 30 AVRIL Lundi 23 : salade coleslaw* (carotte, chou râpé), escalope de volaille viennoise, torsades (+fromage râpé), fromage blanc nature*, fruit de saison*, pain*. Mardi 24 : mini roulé au chèvre, filet de poisson sauce ratatouille, petits pois à l’anglaise, mousse au chocolat, pain*. Jeudi 26 : macédoine mayonnaise, sauté de veau aux champignons, semoule*, comté, compote de pommes ananas, pain*. Vendredi 27 : salade verte / tomme de brebis, vinaigrette maison, filet de merlu à la basquaise (poivron), beignets de courgettes, éclair au chocolat, pain*. Lundi 30 Menu bio : pizza aux 4 légumes*, omelette au fromage*, épinards à la crème*, emmental*, compote de pomme*, pain*.

(*) PRODUITS BIO. LA RÉGIE DE RESTAURATION PEUT ÊTRE AMENÉE À MODIFIER LES MENUS. CES MENUS SONT CONSULTABLES SUR LE SITE WWW.VENISSIEUX.FR

PRATIQUE Numéros rapides d’urgence Samu : 15 Police secours : 17 Pompiers : 18 Violences conjugales, victime ou témoin : 3919

Urgences médicales

Conférence Todima Gulmu, association franco-burkinabé de solidarité internationale qui intervient dans l’est du Burkina Faso, organise une conférence publique mardi 24 avril à 20 heures à la salle Rivat (Maison du peuple - 8, boulevard Laurent-Gérin). Thème de la soirée : les femmes actrices du développement en Afrique, avec les témoignages de Yann Roustan, ex-volontaire au Burkina Faso, et Diana Tankoano, jeune femme burkinabé. Informations : 07 82 87 29 66 et www.todimagulmu.org.

Repas intergénérationnel L’association Les Colibris solidaires organise un repas solidaire intergénérationnel le vendredi 27 avril à la salle des fêtes et des familles à partir de 18 h 30. Tarifs par repas : adultes 10 euros ; enfants 8 euros. Réservations obligatoires : 06 66 09 97 80.

MAISON MÉDICALE DE GARDE 17, place de la Paix 04 72 50 04 05 - appel préalable au 04 72 33 00 33 Ouverte tous les soirs de 20 heures à minuit ; les samedis de midi à minuit ; les dimanches et jours fériés de 10 heures à minuit. CENTRE HOSPITALIER MUTUALISTE LES PORTES DU SUD 2, av. du 11-novembre-1918 04 72 89 80 00 SOS MÉDECINS 04 78 83 51 51 CENTRE ANTIPOISON 04 72 11 69 11 PHARMACIES DE GARDE 3237 Résogardes (0,34 €/minute) PHARMACIE OUVERTE LA NUIT Pharmacie des Portes du Sud : 49, boulevard Lénine 04 72 89 40 62

Sécurité COMMISSARIAT DE POLICE 9, avenue Marcel-Houël. 04 72 50 04 76 POLICE MUNICIPALE 1, rue Jean-Macé 04 72 50 02 72

06 17 94 48 76. Rédaction : 1, rue Gambetta 69200 Vénissieux. Téléphone : 04 72 51 18 12. Mail : redaction@expressions-venissieux.fr Site du journal : www.expressions-venissieux.fr Paraît un mercredi sur deux sur papier recyclé.

Directrice de publication : Christiane Brundu. Rédacteur en chef : Gilles Lulla ✆ 04 72 51 18 12. Rédacteur en chef adjoint : François Toulat-Brisson ✆ 04 72 51 76 65. Secrétaire de rédaction : Perrine Plateau. Journalistes : Michèle Feuillet ✆ 04 72 51 76 63. Jean-Charles Lemeunier ✆ 04 72 51 18 12. Alain Seveyrat ✆ 04 72 51 76 84. Djamel Younsi ✆ 04 72 51 76 62. Photographe : Raphaël Bert. Assistante de direction : Ghislaine Déléaz. Chargé de publicité : Boris Miachon ✆ 04 72 90 95 98 Éditeur : Régie autonome personnalisée du journal Expressions. Fabrication : IPS - 01 600 Reyrieux ✆ 04 74 08 96 96. Distribution : Codice - 69 200 Vénissieux ✆ 04 72 33 04 30. Abonnement : 42 euros par an. Prix au numéro : 1 euro. Tirage 32 500 exemplaires. issn : 1151-0935

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EN IMAGES

EXPRESSIONS / Mercredi 18 avril 2018 - n° 645

Propreté, tous concernés! PHOTO RAPHAËL BERT

Du 3 au 7 avril, la Ville organisait la 9e édition de la Semaine de la propreté. Son but : sensibiliser les Vénissians à la propreté urbaine et au tri des déchets, au moyen d'animations à la fois ludiques, pédagogiques et conviviales.

PHOTO M.F.

PHOTO YVES RICARD

Le réflexe compost

La collecte solidaire de vêtements organisée dans les écoles, en partenariat avec le conseil municipal d’enfants, a été un franc succès : 1 850 kg de textile, remis à l’association Emmaüs Lyon. Les écoles les plus généreuses ont été récompensées le 5 avril, à l’hôtel de ville, lors de la soirée “Faites de la propreté”. C’est le groupe scolaire Gabriel-Péri qui s’est le plus mobilisé avec 415 kg collectés, devant Moulin-à-Vent (370 kg), Jules-Guesde (200 kg) et le Charréard (148 kg).

De la palette à la table basse Autre forme de “réemploi” très en vogue, la réalisation de meubles à partir de palettes. Au centre associatif Boris-Vian, les Vénissians qui avaient pris soin de s'inscrire au préalable ont pu s'initier à la fabrication de tables basses.

PHOTO YVES RICARD

1 850 kg de vêtements collectés dans les écoles

Et un composteur de plus ! Il a été inauguré le 3 avril au square Aulagne. Composé de trois bacs — le premier pour le compost en cours, le second pour la maturation qui dure neuf mois, le troisième pour le broyat qui permet d’aérer les matières organiques en décomposition —, il est dédié aux habitants du quartier Gabriel-Péri. Saviez-vous que composter ses déchets de cuisine permet d’alléger sa poubelle de 30 % de son poids ?

Nettoyer, ça peut être ludique Météo oblige, l’opération “mains propres” prévue en extérieur le 4 avril a dû réintégrer l’école Joliot-Curie. Destinée aux adhérents du centre de loisirs, elle a donné l’occasion à une trentaine d’enfants de répéter, de façon très ludique, les bons gestes pour trier de façon sélective par le biais d’un parcours imaginé entre un dépôt de déchets et des miniconteneurs. Une kermesse a conclu cette demi-journée très appréciée, organisée avec le conseil de quartier.

Forum Paroles d’enfants

PHOTO D.Y.

Une vingtaine d’enfants des centres de loisirs Anatole-France et Henri-Wallon ont débattu sur le réemploi solidaire à l’hôtel de ville. Ils étaient accueillis par le maire, Michèle Picard, son adjointe, Sandrine Perrier, et Cécile Vigouroux, directrice du service environnement de la Ville.

PHOTO RAPHAËL BERT

Plusieurs opérations de nettoyage de grande ampleur ont ponctué cette Semaine de la propreté : dans le quartier Pasteur en partenariat avec les élèves de l’école, le conseil de quartier et la Sacoviv ; à Parilly où les volontaires ont ensuite partagé un pique-nique ; ainsi qu’aux Minguettes grâce à la mobilisation du collectif des mosquées de Vénissieux.

PHOTO A.S.

La chasse aux déchets

Le ballet des balayeuses Comment fonctionnent ces engins qui nettoient nos rues et ramassent nos déchets quotidiennement ? Démonstration grandeur nature le 5 avril, devant le collège Jules-Michelet, en partenariat avec la Métropole de Lyon.

Expressions 645  

Au sommaire de ce numéro 645 : le quotidien des héros ordinaires de RESF, Marin reçu par le pape François, le campus industriel : avec ou sa...

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