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Concours réalisé en collaboration avec Edinburgh Napier University, the University of Edinburgh, l’Institut français d’Écosse, la Franco-Scottish Society (Edinburgh branch) et le Goethe-Insitut, sous la direction de Sylvain Blanche, enseignant. Les histoires que vous allez lire sont exclusivement le fruit du travail et de l’imagination des étudiants. Elles n’ont été éditées que par les étudiants eux-mêmes, suite aux recommandations de leur tuteur. Les erreurs que vous y trouverez font partie du charme de la langue étrangère. Die Geschichten, die Sie hier lesen, haben die Studierenden selbständig erfunden und sind dabei ihrer eigenen Phantasie gefolgt. Die Studierenden haben Sie selbst Korrektur gelesen und dabei nur den Empfehlungen der Lehrkräfte gefolgt. Etwaige Fehler gehören zur Schönheit des Fremdsprachenlernens.

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UNE RENCONTRE

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TOUT PEUT CHANGER EN UN INSTANT LUIGIA DUCOLI Edinburgh Napier University, 2ème année Je me rappelle le jour où j’ai rencontré la personne qui, au fil du temps et des années, est devenu mon meilleur ami comme si c’était hier. C’était la première année à la fac, j’étais très stressé de commencer une nouvelle aventure tout seul à Paris, une ville que j’étais en train de découvrir. J'étais parti de chez moi depuis deux mois et j’étais dans cette ville merveilleuse avec beaucoup de choses à faire : trouver un appartement, m’adapter à ma nouvelle vie universitaire et trouver le colocataire parfait. Je peux vous assurer qu'il n’était pas facile d'avoir la force de ne pas tout quitter et de rentrer chez moi. Mais j'ai continué à lutter et à chercher une colocation jusqu'au jour où, en faisant des courses, j'ai vu un jeune garçon qui portait un t-shirt de mon groupe de musique rock préféré. J'ai tout de suite pensé « ce mec est très cool et il a bon goût ». Comme j’étais assez proche de lui, j'ai entendu qu'il parlait au téléphone et qu’il cherchait un nouveau coloc parce qu’il ne s’entendait pas avec la personne qu'il avait choisie. « Quelle chance ! », j'ai tout de suite pensé. Je me suis approché de lui, je lui ai fait un compliment sur son teeshirt et je me suis excusé d'avoir écouté sa conversation, mais j’ai aussi ajouté que j’étais très heureux de l’avoir fait. Je lui ai demandé s’il pouvait me montrer son appartement. Il s’avérait qu’il était étudiant à la même fac que moi.

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Quelle chance ! Ce jour-là, il y a trois ans, tout d’un coup, j’ai connu mon meilleur ami. Aujourd’hui, malheureusement, j'ai perdu la personne qui était toujours là pour moi quand j'avais besoin d’aide. C’est avec le cœur brisé que je suis ici, après l’événement traumatisant d’hier soir, afin de lui dire adieu. Franchement, ce n’est pas juste que le conducteur en état d’ivresse ait survécu à l’accident, mais que la meilleure personne que j’avais la chance de connaitre dans ma vie soit mort à cause de lui. Nicolas, sois sûr qu’on ne t’oubliera pas.

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L’AMOUR DU FUTUR IRENE FORRISI Edinburgh Napier University, 2ème année Il était 14 heures, le 1er novembre 2018, lorsqu'ils se sont rencontrés pour la première fois à l'hôpital Saint Joseph. Roger Smith, le chef de la police, l'avait emmené là-bas. Le chef l'avait trouvé dans la rue, près de la maison McLaren, l'air perdu et effrayé. Le garçon avait environ dix ans, les yeux bruns et les cheveux noirs, sa main était gravement blessée. Il n'arrêtait pas de dire qu'il s'appelait Paul McLaren, mais personne ne l'avait jamais vu auparavant en ville, y compris les McLaren. Le chef était inquiet. Il n'avait jamais eu à faire face à un tel mystère auparavant. Little Glow était une petite ville tranquille. La dernière fois que la ville a été témoin d’un crime, c'était il y a vingt ans, peut-être trente, lorsque son père bien-aimé était le chef, le chef Roger Smith Senior. Au lieu d'appeler à l'aide ou d'appeler les travailleurs sociaux, il suivit son instinct et conduisit le garçon effrayé à l'hôpital. À deux heures, l’infirmière Anne, la belle infirmière Anne, était en train de regarder son horaire de travail. Il était amoureux d'elle, mais il n'avait jamais eu le courage de lui dire que ses longs cheveux couleur miel étaient beaux, ou combien il souhaitait voir ces belles lèvres rouge sombre chaque jour. Il était trop timide pour

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déclarer son amour à voix haute. Il l'aurait gardée en sécurité, il lui aurait donné une belle maison où ils auraient pu vivre ensemble et il l'aurait aimée comme personne ne l'a jamais fait auparavant, pas même son ex-mari. Anne a divorcé il y a seulement un an, après une fausse couche qui l'a séparée de son mari. Mais ce n'est pas une histoire d'amour que nous allons raconter maintenant. Car quelque chose d’autre s’est passé ce jour-là, le 1er novembre 2018. À 14 heures, les yeux de l’infirmière Anne et ceux de Paul se sont rencontrés pour la première fois. Anne a senti quelque chose qu’elle ne pouvait pas comprendre, quelque chose qu’elle n’avait jamais ressenti auparavant, que seule une mère pouvait expliquer. Son cœur se mit à battre si vite qu'elle dut fermer les yeux une seconde avant de pouvoir regarder à nouveau le garçon. Une si bonne connexion, comme électrique, a traversé le corps d’Anne. Elle travaillait dans un petit hôpital et les enfants blessés étaient les habitués, mais cet enfant, cet enfant l'a vaincue. C'était le destin. En gros, elle n’a pas vu Roger, a emmené le petit garçon dans une chambre et a commencé à le soigner. D'où vienstu mon chéri, quel âge as-tu, tu n'as pas besoin d'avoir peur, je suis là pour t'aider, nous retrouverons tes parents. Toutes les questions auxquelles le garçon n'a jamais répondu.

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Après quelques jours, les gens autour d’Anne, collègues et superviseurs, ont commencé à penser qu’un travailleur social aurait dû être appelé. Anne avait envie de mourir. Elle ne voulait pas que quelqu'un lui enlève le garçon. Il était spécial. Il portait de drôles de vêtements, posait toujours des questions bizarres telles que « en quelle année sommes-nous, les machines volantes ont déjà été découvertes ? » Parfois, il chantait des chansons ou racontait des histoires que seul un enfant pouvait imaginer. Téléportation, pays immergés sous l'eau, bâtiments à la hauteur du ciel. Anne a compris que c'était un garçon spécial. Mais la police ou les travailleurs sociaux, est-ce qu'ils partageraient son point de vue ? Ou le verraient-ils seulement comme un garçon perturbé qui s'était enfui de chez lui ? Le cœur d'Anne explosait et son esprit était brouillé. Donc, elle a appelé les assistantes sociales. Après deux semaines épuisantes d'appels téléphoniques et de vérifications des antécédents, Rita Skit, responsable du département Sécurité et protection de l'enfance, a finalement permis à Paul de rentrer à la maison avec Anne jusqu'à ce que sa vraie famille soit retrouvée. Paul était dans le bain pendant qu'Anne essayait de couper ses cheveux noirs, maintenant très longs.

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Elle l'aimerait comme s’il était son propre enfant et, espérons-le, il allait rester avec elle pour toujours. Pour la première fois, elle sentit que quelque chose dans sa vie importait vraiment et peut-être que cet amour qu'elle a cherché toute sa vie ne viendrait pas nécessairement d'un homme adulte. Elle a juré de protéger le garçon et de le protéger pour toujours. Elle ne s’en est pas rendu compte, mais elle a prononcé ces derniers mots à haute voix. Paul l'a ensuite regardée et a dit qu'il avait une mère, un père et un frère. Il avait déjà une famille. Mais quand, le 1er novembre, il s'est perdu dans les bois, il est tombé et s'est cassé la main. Quand il a réussi à se lever, il a couru chez lui. Mais sa maman n’était plus là, il y avait une autre femme. Elle portait des drôles de vêtements, comme de vieux vêtements de mode. Elle portait le même nom de famille, mais il ne l'avait jamais vue auparavant. Les voitures ne volaient pas, elles restaient simplement au sol, tout semblait si brillant et l’air si frais. Le jour où il s'est perdu dans les bois, il se souvient bien qu'on était le 1er novembre 2058. Et maintenant, tout le monde lui disait que nous étions en 2018. « Anne, dit-il, je pense que je viens du futur. »

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NARCISSE ET SON REFLET, UN AMOUR MORTEL CECILIA GAGLIARDI Edinburgh Napier University, 2ème année L’histoire que je vais vous raconter date de la mythologie grecque où l’amour était une présence omnisciente, un élément tellement fort qui pouvait parfois apporter une inexplicable joie ou une immense douleur. L’amour à cette époque était partout : pour la famille, pour une personne ou pour nous-même. C’est le cas de Narcisse et de la rencontre avec son reflet. C’était un chasseur grec, fils de la nymphe Liriope et du dieu fleuve Céphise. À sa naissance, Narcisse était d’une beauté extraordinaire. Alors, sa mère Liriope, étonnée par l’aspect physique de son fils, a décidé d’aller voir le devin Tirésias. Ce dernier, après avoir consulté l’oracle, a communiqué à la nymphe la réponse suivante : « Narcisse vivra très vieux, à condition qu’il ne voie jamais son image ». Avec le temps, Narcisse devint un jeune homme admiré et désiré par toutes les femmes. Toutefois, il était insensible à l’amour, en fait, il passait beaucoup de temps dans la forêt en solitaire. Mais, il ne savait pas qu’il y avait une personne ou, plus précisément, une créature qui le regardait pendant ses promenades : son nom était Écho.

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Écho était une nymphe qui, après avoir été accusée par Héra d’aimer son époux, s’est retrouvée sans voix. Depuis ce triste épisode, la nymphe a décidé de passer le reste de sa vie dans la forêt. C’est ici qui elle a vu Narcisse pour la première fois et elle est tombée amoureuse de lui tout de suite. Narcisse percevait la présence de la nymphe mais elle n’arrivait pas à lui parler, donc elle se limitait à le suivre dans la forêt en contemplant sa beauté. La curiosité grandissait dans l’âme du garçon de jour en jour, mais malheureusement la souffrance et la frustration d’Écho sont devenues si fortes qu’elle s’enfuit dans une grotte pour cacher sa honte. En voyant cela, Némésis, déesse de la justice, se résolut à la venger. Donc un jour Narcisse, guidé par Némésis, se promenait vers une fontaine pour étancher une soif terrible, mais quand il s’est penché pour boire, il a vu son reflet dans l’eau et il en est tombé amoureux. Désespéré de ne pouvoir ni toucher ni aimer cette image, il n'arrivait pas à s'en éloigner. Sa douleur était si grande qu'il finit par mourir près de la fontaine, fou d’amour pour luimême.

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MON AMI QUE J'AI RENCONTRE EN VACANCES... GONCA GAVSARA Edinburgh Napier University, 2ème année Après avoir fait ma valise, j'étais prêt à partir pour l'aéroport. Après trois heures de trajet en voiture, j'étais enfin là. À ce stade, j'étais très fatigué et grincheux. J'avais attendu dans la file d'attente pendant quinze minutes avant de me dire que l'avion avait été retardé, j'ai été très déçu. Après un long voyage j'étais enfin en Turquie ! Après être arrivée à l'hôtel, j'ai décidé de dormir. Soudain, j'ai été réveillé par le son le plus mignon qui soit, un chiot ! Je suis allé sur le balcon pour voir où il était, le petit chiot gisait près des arbres au bord de la piscine. Au début, je cherchais le propriétaire du chiot, j'avais réalisé que c'était un chien errant. Je suis allé le voir, mais il était très vicieux au début. Avant de l'avoir approché pour la deuxième fois, je suis allé au supermarché et acheté de la nourriture pour chien. Une fois que j'ai mis le bol de nourriture, il était très heureux et il a lentement commencé à me faire confiance. Après quelques jours de prise en charge du chiot, il m'a vraiment aimé et il m'a laissé me caresser. J'avais décidé de l'emmener chez le vétérinaire et il a reçu des injections pour sa santé. Je l'ai appelé Rocco, il était un petit labrador avec une grande personnalité. Avant d'être rentré au Royaume-Uni, je lui ai trouvé une maison avec une famille très heureuse. Je voulais m'assurer qu'il ne dormait pas

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dans la rue. Il ĂŠtait mon meilleur ami quand j'ĂŠtais en vacances.

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ENTRE RÉALITÉ ET MENSONGE GIULIA GRECO Edinburgh Napier University, 2ème année « Range ta chambre ! » La voix de maman résonnait dans le couloir de la maison et puis dans ma chambre. C’était la milliardième fois que maman me demandait - m’ordonnait - de donner un aspect plus vivable à la pièce où je passais toutes mes journées. Elle avait raison, mais je n’avais pas envie de quitter mon lit et envie de ranger, donc pour la contenter je lui ai crié que j’allais le faire. Quelques minutes plus tard, j’ai décidé de prendre une douche, mais quand je suis rentrée dans ma chambre, j’ai noté qu’en fait ma chambre avait été rangée. Bizarre, mais je ne me suis pas inquiétée. Plusieurs jours plus tard, j’ai constaté quelque chose de plus bizarre. Par exemple, quand, un matin à l’école, mon amie Manon m’a invitée à sortir avec elle et son petit ami, j’ai poliment décliné l’invitation en disant que je devais rester chez moi pour garder ma petite sœur, car mes parents avaient rendez-vous avec leurs amis. Tout ça n’était pas vrai, j’avais inventé cette excuse pour éviter de sortir et être la troisième roue du carrosse. Mais j’ai changé d’avis quand je suis rentrée chez moi et que mes parents m’ont ordonné de garder ma sœur parce qu’ils devaient sortir. Très bizarre.

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Une autre fois, j’ai menti à mon père en disant que mon portable ne marchait pas, seulement pour en avoir un nouveau, mais quelques minutes plus tard mon portable s’est vraiment cassé ! Et encore, plusieurs incidents se sont produits. Je commençais à m’inquiéter : plus je mentais, plus mes mensonges devenaient réalité. J’ai donc décidé d’en parler avec ma mère. Je lui ai expliqué tout ce qui s’était passé et elle m’a souri. « Oh ma chérie ! Finalement, c’est le moment où tu comprends que mentir n’est pas une bonne chose ! - Que veux-tu dire, maman ? - Oh ma chérie ! C’était moi tout le temps ! Avec ma magie, j’ai lancé un sortilège qui faisait devenir réalités tous tes mensonges ! »

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LE PILOTE ISABEL HERRERA Edinburgh Napier University, 1ère année M. Pilot n'avait que cinq ans lorsqu’Il a décidé de le devenir. Il a toujours été fasciné par tous les moteurs, mais quand Il s´est assis pour la première fois dans un avion, c'était ça, son avenir était clair. C´est très difficile de savoir ce que vous allez faire à l'avenir, et tout le monde sait que ce n'est pas exactement ce que vous vouliez devenir quand vous êtes un enfant, mais M. Pilot était totalement convaincu. Au lieu de jouer à des jeux vidéo, Il a continué à regarder des vidéos autant que possible sur l´avions et tout ce qui les concerne. Avec seulement sept ans de vie, Il avait déjà appris la plupart de tous les boutons qui se trouvaient dans une cabine, quelle était leur utilisation, et quelle était la procédure à suivre pour démarrer un avion. Il connaissait également la plupart des procédures d'urgence relatives à un atterrissage inattendu ... Que tout équipage de cabine dispose d'un manuel qui doit suivre leur cap et obtenir leurs ailes ... Et qu’ils le fassent à l’âge adulte, eh bien ... M. Pilot savait tout avec seulement sept ans. Il n’a jamais fait demi-tour et n’avait jamais quitté son objectif. M. Pilot, avec seulement dix ans, Il a commencé à économiser de l’argent, car il savait que les carrières dans l’aviation ne sont pas bon marché, au lieu d’acheter des

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douces ou des jouets dans le magasin comme n’importe quel autre enfant, il mettait chaque centime dans son cochon. Pas cochon, « banque de l'avion ». Il l’a nommé « mes projets d'avenir ». Il l'a toujours su, même si quand il l'a dit, c'était très difficile à obtenir, et il devait étudier très fort… il ne pouvait probablement pas le faire parce qu'il aimait passer du temps avec ses amis, ce n'était pas le cas. Quoi qu'il en soit, M. Pilot a toujours eu le temps de passer du temps avec ses amis, mais toujours plus de temps pour se consacrer à son avenir « moi » - Le Pilote.

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LE GUILDFORD ARMS MARIE-LOUISE HUBLER Edinburgh Napier University, 2ème année Je suis déjà allée une fois à Édimbourg il y a trois ans. Après avoir complété le West Highland Way à moitié avec mes deux amies, nous avons décidé de rester trois jours ici. Puisque nous étions en août et qu’il y avait le Fringe, les hôtels étaient assez chers. Le dernier jour nous avons décidé d'épargner un peu d’argent en partant très tard le soir à l’aéroport pour y dormir et prendre l’avion le lendemain. Avant d’y aller, nous nous sommes acheté une bouteille de vin et quelque chose à manger. Après, nous nous sommes assisses devant un bar qui semblait vieux et noble, à côté de notre hôtel, puisqu’il y avait un groupe de jazz qui y jouait. On passait du bon temps à écouter la musique et à boire le vin quand un policier est passé devant nous et nous a dit de ne pas boire dans la rue, avec un sourire et un clin d’œil. Nous avons arrêté et puis observé le jeune homme qui jouait du piano et le vieil homme qui jouait de la contrebasse par la fenêtre. Quelque dix minutes plus tard, le joueur de contrebrasse est sorti pour s’allumer une cigarette. Il s’est mis à côté de nous et nous a dit qu’il nous avait vues par la fenêtre. Alors, pendant sa pause, nous lui avons parlé un peu. Il nous a demandé ce qu’on faisait ici avec nos gros sacs-à-dos dans la rue. C’était un très grand homme avec des cheveux blancs, qui portait une chemise bleu foncé avec des dessins et une veste marron. Son apparence lui donnait un air sage et philosophique. En tout cas, il était très sympa et il nous a parlé de l’importance de voyager et de la vie en général. La rencontre était un peu magique et nous a montré une

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fois de plus que les Écossais sont des gens très aimables. Ce soir-là, nous avons encore eu plusieurs conversations intéressantes.

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ÉLODIE ET L’ÉTOILE RAYMOND IGBINOKE Edinburgh Napier University, 1ère année Les plus belles réunions ont toujours lieu quand on s'y attend le moins. C’est l’histoire d’Élodie, une jolie petite fille, toujours avec une robe jaune et une fleur dans les cheveux tressés. Elle aimait marcher le long de la rivière, non loin de sa maison. Elle souriait toujours et aimait chanter quand les oiseaux dormaient et que les feuilles des arbres interrompaient leur bruissement. Élodie, une paysanne, avait cependant un secret. Chaque soir, au coucher du soleil, elle s’allongeait dans son petit lit de bois et s’endormait dans l’espoir de rencontrer enfin son grand-père dont il ne restait plus qu'un souvenir : la voix. La même voix qui chaque jour la faisait s'endormir entonnant une douce berceuse. Elle ferait n'importe quoi pour ne parler que quelques minutes avec lui. Et il ferait n'importe quoi pour écouter cette chanson qu'il ne pouvait pas oublier, que son grand-père entonnait à chaque fois en la regardant s'endormir, avec ces yeux verts comme l'émeraude. Mais cette nuit-là, l'impensable s'est passé. Cette nuit-là donna de l'espoir à Élodie.

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« Bonjour petite étoile », dit un homme à la barbe blanche, la voix marquée par l'âge. « Je sais que je te manque. C'est juste que quand les gens deviennent trop gros et qu'il n'y a pas de place sur la terre, ils préfèrent vous protéger d'un autre endroit. » « Et tu me protèges ? », lui demanda Élodie. « Je te protège toujours. Et si tu veux savoir, même maintenant, je te protège. » « Et quoi me protèges-tu ? », demanda la fille. « Des difficultés, des insécurités et surtout des mauvais rêves. Bonne nuit, chérie. Si tu te demandes où je suis, cherche l’étoile la plus brillante du ciel », conclut l’homme en entonnant une douce mélodie. Aujourd'hui, Élodie est une femme. Mais ce rêve elle ne l’a jamais oublié et chaque soir elle raconte cette rencontre à ses enfants avant de s’endormir, en dédiant cette histoire à tous ces enfants qui, comme elle, n’ont pas eu le temps de dire au revoir à leurs grands-parents mais qui, tous les soirs, les rencontrent dans leurs rêves.

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LA BRUME ANDREA LEPRI Edinburgh Napier University, 1ère année Elle était en train de regarder dehors par la fenêtre. Un sentier battu qui divisait les champs, et, au-delà de ceux-ci, seulement la brume. Son regard changeait, parfois elle regardait, parfois elle observait comme s’il y avait quelque chose de matériel que cette brume cachait et qui retenait son attention. D’autres fois elle n’avait même pas l’air de se rendre compte où elle était, ou de ce qu’elle faisait. Son bagage attendait par terre. Ça lui avait pris deux heures pour faire sa valise. Ça faisait beaucoup de temps qu’elle voulait abandonner la vie qu’elle avait menée jusqu’à ce jour. Trois jours après, elle était toujours là. Mais que faire ? Continuer une vie sans espoirs ou s’en aller vers un avenir inconnu ? Et le passé, un passé d’où elle voulait si fortement s’enfuir, maintenant faisait sentir dans son cœur sa présence étouffante. Elle regarda la photo des falaises normandes qu’elle avait prise un jour d’hiver, il y avait quelques années. Cela la ramena à une période précise de sa jeunesse. C’était comme si quelque part en elle, elle savait que cette photo aurait dû lui rappeler qu’elle avait eu des moments de joie dans sa vie, mais tout ce qu’elle sentait n’était qu’une solitude impossible à combler. Sa chatte commença à miauler à ses pieds. Elle retourna à la réalité, et regarda

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encore dehors par la fenêtre. Oui, elle était sûre qu’il y avait quelque chose là, ou peut-être quelqu’un. Elle s’approcha de la vitre. Elle la toucha, la chaleur de ses doigts contre le froid de l’extérieur. Et enfin la vit. Une ombre grise et de forme allongée la scrutait avec insistance. La brume se renforçait, rendant difficile à voir ce qu’il y avait autour de la forme inhumaine, près du sentier. « C’est là », pensa-t-elle. « Ma seule possibilité. » Prise d’une euphorie incontrôlable, elle sortit de la maison et disparut dans la brume.

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UNE RENCONTRE DANS LE BUS CORA LITVINOVA-BRAUN Edinburgh Napier University, 2ème année C’était un jeudi normal, j’attendais le bus à l’arrêt pour aller à l’université, mais bus était en retard, comme toujours, alors j’étais un peu énervée. Pendant que je l’attendais, plusieurs personnes sont arrivées à l’arrêt, parmi elles une jeune fille, qui avait une valise, un grand sac de voyage et un sac à dos. J’ai remarqué qu’elle semblait un peu perdue et qu’elle avait l’air d’avoir besoin d’aide. Elle a commencé à me parler et m’a demandé quel bus allait à l’université. Je lui ai dit lequel elle devait prendre mais aussi que ce bus était en retard et que nous devions l’attendre encore dix minutes. J’ai amorcé une conversation avec elle et j’ai appris qu’elle venait d’arriver à l’aéroport après presque un jour de voyage de l’Inde à Edimbourg. Elle devait aller chercher des clés pour son appartement à l’université, c’est pourquoi elle avait tous ses bagages avec elle. Je lui ai dit le prix pour un voyage en bus et qu’on pouvait seulement payer en liquide, seulement le prix exact du voyage. Comme elle venait d’arriver ici, elle avait seulement des grosses coupures. Alors, je l’ai aidée et je lui ai donné de la monnaie pour qu’elle puisse acheter un billet. Elle était très reconnaissante, d’abord ne voulait pas les prendre, mais je lui ai dit que je n’en avais pas besoin, car j’avais une carte de bus. 25


Finalement, le bus est arrivé et nous sommes montées ensemble. Elle m’a raconté qu’elle allait faire ses études à l’université ici et qu’elle était très nerveuse mais aussi excitée d’être dans un nouveau pays. Elle m’a demandé une chose qui m’a étonnée profondément, « Qu'est-ce que ça fait de ne pas porter d’uniforme à l’université chaque jour ? Comment tu fais ça ? Choisir des vêtements chaque jour, ça doit prendre trop de temps et de nerfs ! » Je ne savais pas quoi répondre, parce que je n’ai jamais porté d’uniforme à l’école ou à l’université. Parler avec elle m’a ouvert une perspective dans sa vie, qui était si différente de la mienne et c’était très intéressant pour moi. Quand nous sommes arrivées à l’université, quelques garçons nous ont aidées avec les bagages et nous nous sommes dit au revoir, car je devais aller dans une direction différente. Je ne l’ai pas vue depuis ce moment-là, mais je suis sûre qu’elle s’est bien intégrée et que sa nouvelle vie à Edimbourg lui plait.

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À LA RECHERCHE DE LA PAIX LEONARDO MONTERISO Edinburgh Napier University, 1ère année Un jour une dame seule faisait une promenade dans une rue de Paris. Elle était très triste parce que son mari la trompait avec sa secrétaire. En effet, il cherchait des nouvelles expériences, car sa femme était devenue mélancolique. Toute sa vie n'avait été qu’une illusion et maintenant qu’elle avait vieilli, elle était seule dans un monde qu’il ne lui appartenait pas. La malheureuse femme ne voyait pas d’autre possibilité que se jeter dans la Seine. Elle était allée au Pont Neuf, le même où son mari lui avait demandé de l’épouser. Il était absurde comment une femme si heureuse et pleine d’espoirs pouvait perdre la foi en la vie. Mais, tout à coup, elle a rencontré son vieil amour, corrompu par l’alcoolisme. Toute sa vie s’était passée dans la décadence, comme dans une poésie de Baudelaire. La dame était si désespérée que cette circonstance fortuite aurait vraiment pu changer sa vie. Les deux ont décidé de partir à l’aventure en souvenir du passé et de se sentir finalement ravis de la vie. Ils ont voyagé à travers toute l’Europe, connaissant beaucoup de gens et se délectant des joies de la vie. Mais l’alcool a fini par prendre le contrôle de l’homme et l’amour qui existait quand les deux s'étaient connus s’était estompé.

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Donc la femme a finalement compris que ce qu’elle cherchait n’était pas dans une personne, mais en ellemême. En fait, elle s’est rendu compte qu’elle avait perdu son temps à poursuivre l’amour des mauvaises personnes, quand elle aurait pu vivre la vie qu’elle voulait. Elle a donc décidé de vivre chaque jour comme le dernier, sans limites et sans la peur de ne pas être acceptée, se sentant en paix avec elle-même.

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CONQUERIR LE SCIENCE SLAM ! KASSANDRA MOOSBRUGGER Edinburgh Napier University, 1ère année Après avoir regardé, hyper excitée, l’audience de derrière le rideau, c’était finalement mon tour de conquérir la scène ! Un sentiment incroyablement fort a remplacé ma peur : la passion de présenter mon travail sur les ondes gravitationnelles ! Quelques jours avant j’étais tombée sur une page sur l’Internet concernant un concours scientifique appellé Science Slam. En lisant la description du concours j’avais réalisé que ça serait totalement mon truc ! Pour y participer il faut qu’on présente un thème scientifique de façon à ce que tout le monde puisse le comprendre en seulement 6 minutes. Nul doute que j’aimerais ce challenge, néanmoins il y avait eu un petit problème. Normalement, on doit au moins avoir un premier degré universitaire pour pouvoir y participer alors que je n’avais pas encore passé mon bac. Pourtant j’avais écrit un courriel à Bernhard Weingartner, l’organisateur du Science Slam et il m’avait invité à participer au prochain Science Slam c’est-à-dire dans juste trois jours ! Je ne crois pas qu’on doit rester dans sa zone de confort, il est important qu’on essaie d’élargir nos horizons et par conséquent on doit accepter des défis. 3 Jours après avoir reçu la réponse de Bernhard Weingartner j’ai pris le train à

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Linz et ai impatiemment attendu de le rencontrer ; ce physicien qui a eu confiance en moi ! Une fois à Linz, je suis entrée dans la salle timidement mais tout à coup Bernhard m’a reconnu et il m’a souhaité la bienvenue. Ensemble on a préparé mon expérience scientifique et puis quand les premiers spectateurs sont arrivés j’ai commencé à être nerveuse mais une fois sur la scène j’ai arrêté de penser et j’ai été absorbé par ma passion : les ondes gravitationnelles. En présentant j’étais hyper contente et j’étais tout sourire. C’était une expérience exceptionnelle et j’ai vibré d’avoir parlé de physique. En plus, le moment où le tonnerre d’applaudissement a rempli la salle j’ai su ; j’ai réussi et tout ça grâce à Bernhard Weingartner qui a cru en moi- même si je n’étais pas encore une élève universitaire.

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QUAND L’OREILLE FAIT DU BRUIT JESSICA NATANAUAN Edinburgh Napier University, 3ème année Je me rappelle quand, en marchant sur la pointe des pieds, je rentrais par la porte arrière de la cuisine. Dans cette ferme-là, en périphérie, que tu avais achetée pour regarder le gazon pousser et le cerisier fleurir. Chaque fois que je rentrais après minuit, cette porte grinçait, me racontas-tu. Malgré mes tentatives, je ne pouvais pas contrôler le bruit de mes chaussures ni les rires que je cherchais à étouffer dans ma barbe. « Tu as été encore une fois dehors à peindre les étoiles ? », firent tes lèvres. « C’est dangereux Matilde, je t’ai déjà dit de me prévenir quand tu voulais aller sur la colline chez Clarisse », dirent tes sourcils incurvés. Mes mains cherchaient une excuse à te donner, mais c’était toujours difficile d’arrêter ta voix silencieuse devant mes yeux de cocker. Finalement, je suis allée directement dans ma chambre en baissant la tête. Je ne t’en veux pas aujourd’hui car le jour avant l’opération, tu me levas le visage et, en souriant, tu me dis que le monde serait tout nouveau pour moi, de ne pas m’inquiéter si le silence n’est plus là, puisqu’il reste toujours en chacun de nous. Tes mains continuaient à me parler quand elles finirent par me dire « Mais, tu as de la chance parce que tu sais comment vaincre ça. » Et, je hochai la tête.

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Après deux jours, sur mon lit d’hôpital, nous étions impatients que le docteur vienne. Soudain, tu sursautas. Il arriva. « Alors, » dit-il « est-ce que tu es prête Matilde ? », luirépondis-je en souriant. Mes jambes tremblaient quand il appuya sur le bouton on de l’appareil derrière mon oreille droite. Et, tout à coup, un bip lancinant m’envahissait si bien que je grinçai les dents. « Hop-là », s’exclama-t-il, tranquille, en tournant le volume de l’appareil « et voilà. » Les bruits des machines hospitalières commençaient à battre sur les écrans. Et tu me souris, en pleurant. Ensuite, tu me caressas les joues. « Je suis papa, petit bijou. », dis-tu. Ces furent les premiers mots que j’entendis. « Pa » marmonnai-je « pa. » Je me rappelle quand finalement je rencontrai ta voix. Papa.

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L’ASSASSINE SARA PETIZZI Edinburgh Napier University, 1ère année Elle ne savait pas combien de temps s’était écoulé depuis cette journée fatidique. Elle avait détruit la moitié du monde avant d'être arrêtée. Et, à dire la vérité, elle le ferait à nouveau. Ces personnes avaient détruit sa vie et tué sa famille. Ils n’avaient mérité aucune pitié. L’armée ennemie les avait envahi pendant la nuit. Cela avait été t rapide, mais pas sans douleur. Elle était la seule survivante. Elle se rappelait parfaitement comment sa mère avait utilisé sa magie pour la protéger, pour protéger le château et son royaume. Elle se rappelait l’exact moment où sa mère lui avait dit de s’enfuir. Il n’y avait pas le temps d’expliquer ou de dire adieu. Donc elle s’était enfuie. Elle était encore un enfant mais aussi l’héritière du royaume plus ancien connu de l’homme. Ça faisait des années. Depuis, elle avait changé son nom et était devenue la meilleure assassine qu’on n’ait jamais vu. Personne ne savait qui elle était vraiment, d’où elle venait ou le pouvoir magique qu’elle possédait. Elle avait été trahie par quelqu'un en qui elle avait eu confiance et était condamnée à mourir dans cette prison. Elle n’avait jamais eu de visiteur, mais aujourd’hui quelqu’un voulait la voir.

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La femme qui se tenait devant elle était sans aucune doute la plus belle personne qu’elle ait jamais vu. Cheveux noirs, peau sombre assez bronzée et une expression déterminée. L’assassine, enchainée, se sentait petite en comparaison. « Je t’ai appelée ici aujourd’hui parce que j’ai besoin de tes talents particuliers. » La voix de la femme semblait très résolue, mais la prisonnière sentait de la peur dans ses mots. C’était intéressant. Ça pourrait être son moyen de sortir de la prison. « Qu’est-ce que voulez-vous que je fasse ? - Je veux que tu tues le roi. » Cette fois il n’y avait pas d’hésitation dans sa voix. Un sourire dangereux se traça sur les lèvres de l’assassine.

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THE ROYAL EDINBURGH MILITARY TATTOO KAITLYN RADFORD Edinburgh Napier University, 2ème année En 2016, j’ai eu la chance de danser dans un spectacle grandiose qui s’appelle “The Royal Edinburgh Military Tattoo”. Vingt-cinq spectacles. Deux cent vingt mille personnes. L’excitation inoubliable d’un public qui m’observe et qui m’encourage lorsque je dansais, me donnant une grande poussée d’adrénaline difficile à décrire. Quand je suis arrivée à Édimbourg, je savais que ça allait être une expérience extraordinaire. Un mois de ma vie avec mes meilleurs amis que je rencontrais pour la toute première fois. Quand je serai plus âgée, ce sera quelque chose que je dirai à toute ma famille. Je parlerai surtout des soldats qui faisaient des manœuvres. Le premier jour était très long et difficile parce que j’ai eu douze heures de répétition et pendant ce temps j’ai appris toutes les danses que je ferais dans le spectacle. J’ai répété tous les jours pendant la première semaine et à la fin, j’étais épuisée mais cela en valait la peine. Le spectacle était très mystérieux, nous avons eu des policiers qui nous ont escortés partout où nous sommes allés et quelquefois je pense que c’était effrayant. La première fois que j’ai marché sur l’esplanade restera avec moi pour toujours parce que c’était la meilleure sensation que j’ai eue dans ma vie. La soirée d’ouverture du

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“Royal Edinburgh Military Tattoo” était très dure pour les nerfs parce qu’il y avait des douzaines d’appareils photographiques qui nous regardaient mais ce que j’ai le plus aimé dans le spectacle, c’est quand le présentateur a annoncé toute la distribution dans le final. J’étais très heureuse. Cette expérience a changé la personne que je suis. Avec le recul, je ne réalisais pas ce que danser dans un spectacle plus grand signifierait pour moi. Cela m’a donné plus de confiance en moi et je me suis fait de nouveaux amis.

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UN RÉVEIL ALEX RANSOME University of Edinburgh, 2ème année J’ai rencontré mon ancien amant dans la rue hier soir, par hasard. Je l’ai à peine reconnu. Nous n’avions rien à faire, alors nous sommes allés dans un bar et avons parlé pendant un moment. Il m’a dit qu’il était marié, qu’il avait des enfants, et m’a montré des photos. Ils semblaient si heureux, tous ensemble, et malgré les décennies qui s’étaient écoulées, je pouvais encore sentir mon ventre se tourner à la vue de l’homme que j’avais aimé tellement profondément, si proche mais à la fois si lointain de moi. Nous avons passé quelque temps ensemble, mais il m’a dit qu’il devait travailler aujourd’hui, et j’ai menti, j’ai dit la même chose. Je ne voulais pas lui dire la vérité. Alors il a souri, et nous étions d’accord tous les deux que la rencontre avait été agréable. Nous pouvions peut-être nous revoir encore, a-t-il suggéré. Puis nous avons pris des chemins séparés, le nœud de nos fils se défaisant alors qu’il rentrait chez lui en taxi et que j’allais à pied vers l’est le long de la rivière. Nous nous étions rencontrés pour la première fois à une fête. Je pouvais sentir mon cœur qui battait dans les oreilles et dans le bout des doigts pendant que je conversais avec des inconnus dans le salon bondé. Il s’était approché de moi et m’avait demandé si je voulais un verre. « Oui ».

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J’espérais que l’amertume de l’alcool rendrait mon corps plus détendu. Il semblait si parfait, donc après être partie avec son numéro de téléphone dans ma poche, j’avais dansé dans ma rue. Les réverbères brillaient devant mes yeux comme des étoiles. Un fil effiloché de mon écharpe s’est pris dans la serrure quand j’ai fermé la porte d’entrée. A l’intérieur, je me suis assise sur le canapé. Je ne pouvais pas supporter tous les sentiments qui montaient en moi après notre rencontre. Je voulais courir après lui mais je ne pouvais pas, j’étais folle. Soudainement fatiguée, je me suis levée pour aller me coucher, son image dans ma tête, et notre histoire dans mon cœur.

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LE PETIT OISEAU BLEU KONRAD STEWART Edinburgh Napier University, 1ère année Il y a déjà presque 4 semaines depuis la fête mais pas un jour ne s’est passé sans que j’aie pensé à cette fille. Même si notre temps ensemble a été court il nous a semblé beaucoup plus long. Son sourire, son rire, ses yeux, elle était un ange envoyé par Dieu. Pendant ces soixante minutes, nous avons parlé de tout, sa famille, son école, ses relations passées et même la signification derrière son tatouage d'un oiseau bleu sur sa cheville, mais la seule chose que je n’ai jamais demander, c’était son nom. Peutêtre que c'était sa beauté ou peut-être que c'était parce que j'étais si nerveux, mais pour une raison quelconque, je n'ai jamais demandé. Bien sûr, je ne m'en suis rendu compte que lorsque je suis allé aux toilettes, mais à mon retour, elle était partie. Pourquoi partirait-elle ? Elle a dit qu'elle serait là quand je reviendrais mais elle ne l’était pas. Étais-je envahissant ou effrayant ? Peut-être que je n'étais pas assez grand ? Mais non, ça ne pouvait pas être ça, elle s’intéressait à moi, je le voyais, je l’entendais dans sa voix. Alors j'ai attendu et j'ai attendu mais elle n'est pas revenue. Je me suis donc promené dans le bâtiment pour voir si je pouvais la retrouver. Vous ne serez pas surpris du nombre de blondes présentes lors des fêtes. Une heure a passé alors j'ai décidé d'abandonner. J'avais le cœur brisé. Je me suis servi un verre de whisky, je me suis assis sur un fauteuil

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inoccupé et j'ai commencé à essayer de me souvenir de tout ce qu’elle m’avait dit qui pourrait me permettre de la retrouver, mais plus je m'en souvenais, plus je devenais triste. Après quelques heures, la plupart des gens ayant quitté la fête, j'ai décidé de retrouver mes amis et de partir aussi. Même si j'étais très ivre, je n'ai pas dormi cette nuitlà. Elle était tout ce à quoi je pouvais penser. Je suis en retard pour mon travail. Je me suis habillé aussi vite que possible et je suis sorti de mon appartement. Mon arrêt de bus se trouvait à quelques mètres de moi lorsque je suis tombé sur une fille et que j’ai fait chuter ses livres. Je me suis rapidement penché pour les ramasser quand, à ma grande surprise, j'ai reconnu un petit oiseau bleu que j'avais déjà vu auparavant.

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LAISSEZ-MOI MOURIR ! PIERRE WESSEL Edinburgh Napier University, 1ère année J’ai déjà vu l‘homme qui est devant moi à la caisse du supermarché. Il a à peu près cinquante ans, il est très soigné, porte un costume gris et apparemment il a pris le temps pour acheter une carte de vœux. « C’est pour ma nièce. », il explique. On a eu une petite conversation sur son job et après il a payé on s’est dit au revoir avec un petit geste. Cette rencontre n’apparaît pas très extraordinaire, mais en fait c’était l’une des expériences les plus enrichissantes et étonnantes de ma vie. L’année précédente : L’équipe du matin dans le service fermé de la clinique psychiatrique discute à propos des patients et leurs développements individuels. Je travaillais comme volontaire dans le secteur sanitaire et social pour quelques mois et ce jour-là il y eu plusieurs admissions. Les secouristes poussaient un homme sur un brancard dans le couloir. Un spectacle vraiment misérable. Il était dans un très mauvais état, faible et terriblement maigre. Après tout ce que j’ai vu dans cet hôpital, ce n’était pas nouveau, mais encore triste. « Un homme d’affaires », ils ont dit. « Il vient tous les cinq ans. Épisodes de fortes dépressions qui mènent à une

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dénaturation de caractère et une déchéance totale. » Je dois admettre, à ce moment je ne pouvais pas croire qu’il y a quelques semaines ce patient était capable d’exercer une profession, n’importe laquelle. Le service a admis une autre personne qui réclame des soins constants. Il était alité tout le temps, comme enfermé dans ses pensées. Manger, boire, parler, marcher… Toutes ces choses qui étaient naturelles pour moi, étaient enlevées à cet homme. Quelquefois, quand je passais du temps avec lui, il tentait de sourire. On pouvait voir que derrière cette façade inexpressive il y avait une bonne personne qui lutte contre la maladie. A d’autres moments encore il rassemblait toute sa force pour me supplier avec les yeux vitreux : « Laissez-moi mourir ! » Après quelques temps il a été délocalisé dans un autre hôpital et ma période en tant que volontaire était finie. Quand je l’ai rencontré dans le supermarché c’était un moment vraiment heureux. Malgré la distance professionnelle j’ai toujours eu pitié de quelques patients. Cette rencontre m’a montré à quel point les maladies psychiques peuvent tout changer pour chacun d’entre nous, que rien ne va de soi et le plus important : qu’il y a de l’espoir.

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UNE RENCONTRE BENJAMIN WILLIAMS University of Edinburgh, 4ème année Je vis une femme sous le seul réverbère au coin d’une rue sombre. Elle fumait deux cigarettes à la fois sous la lumière artificielle, les braises émettant une lueur chaleureuse telles deux petits leurres. Elle portait une robe aussi rouge sang que ses lèvres. Un boa de plumes blanches était posé sur ses épaules minces. Ses cheveux blonds carrés ressemblaient à une couronne divine, ses bras pâles et tendres comme de la crème épaisse. Je fus si attiré par son apparence frappant que je ne pouvais pas détourner mon regard et quelque chose d’instinctif me força à me retourner vers elle. Tandis que je m’approchais, elle m’aperçut et tourna vers moi ses yeux vert vif, phosphorescents et menaçants au crépuscule. Son rouge à lèvres se transforma en sourire doux sans que sa bouche ne s’ouvre. Son arôme émanait de façon enivrante de sa peau, un arôme musqué et sauvage qui accéléra mon rythme cardiaque et mon pas. Je pensais à son corps sous la robe, les secrets cachés de notre humanité prude, et mon désir de déchirer le tissu fin afin de dévoiler la délicatesse des délices encore couverts. Quand je l’atteignis, elle m’arrêta sereinement avec une main sur ma poitrine qui devint deux mains autour de mes hanches. Ses bras m’enveloppaient pendant que sa tête se

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penchait vers la mienne. Ses yeux donnaient un éclair de plaisir malveillant avant de se fermer, ses lèvres tendres tendues, prêtes à embrasser. J’avançais ma tête mais soudain je vis un reflet de lumière sortir de l’ouverture entre ses lèvres appelantes. Je reculai brusquement et m’échappai de l’étreinte de ses membres. Ses yeux se plissaient de déception, elle fit la grimace d’un requin, dévoilant des rangées de crocs tranchants et tordus. Elle poussa un cri bestial et disparut.

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EINE BEGEGNUNG

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EINE BEGEGNUNG IN DER FREMDE LILLA BOZÁR Edinburgh Napier University, Deutsch 3 Vor fünf Wochen bin ich in Edinburgh angekommen. Das war meine erste Reise alleine also die Situation war etwas beängstigend. Am Flughafen habe ich andere Studenten getroffen und festgestellt, dass auch sie sich verloren vorkamen. Es war eine große Erleichterung zu sehen, dass wir alle aus unterschiedlichen Ländern kommen und im selten Bot sitzen. Am Samstag, meinem ersten Tag, hat die Einführungswoche angefangen. Ich wusste nicht was mich erwartet, also bin ich eine halbe Stunde früher zum Campus gefahren. Der Vorlesungssaal, in dem die Einführung stattgefunden hat, was mir nicht bekannt. Ich bin zu einem Mädchen gegangen, das in der Nähe von mir saß, um sie nach dem Weg zu fragen. Auch für sie war es der erste Tag, jedoch konnte sie mir helfen. Wir sind zusammen zum Vorlesungssaal gegangen. Als wir uns unterhalten haben, haben wir uns besser kennengelernt. Ich war sehr überrascht, als sie bemerkte, dass sie auch in Ungarn studiert. Ich fing sofort an zu lachen und sagte ihr, dass wir uns auf Ungarisch weiterunterhalten können. Seit dann ist sie eine meiner besten Freundinnen geworden. Ich glaube ich kann dankbar dafür sein, dass ich so viele neue Leute kennengelernt habe, zum Beispiel aus der

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USA, aus Italien, Schottland, Irland, Deutschland usw. Das ist das Beste, dass mir hier passieren konnte.

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ANKUNFT ANTONIO FLORIN CASARIU Edinburgh Napier University, Deutsch 3 Ich bin vor etwas mehr als einem Monat hier angekommen und fühle mich bereits wie zu Hause. Anfangs kannte ich niemand. Ich hatte Angst. Alles war neu für mich. Die Universität. Nach so vielen Tränen auf dem Flughafen von Rom FCO-, nahm ich den FDA88 Flug um 10.55 Uhr nach Edinburgh. Ich kam gegen 13 Uhr am Ziel an. Ich war völlig allein. Zum Glück habe ich den „Empfangsservice" der Universität gebucht. Es gab 3 4 Studentenbotschafter, die mir sagten "Willkommen, wie geht es dir?". Ich war elektrisiert und wollte neue Leute kennenlernen. Ich sah ein brünettes Mädchen, groß, lange Haare, einsam und ein wenig verwirrt. Um eine Unterhaltung zu beginnen, sagte ich ihr "Hey, ich bin Antonio". Sie lächelte mich an und sagte "Hey, ich bin Linzie". Wir haben uns im Auto unterhalten, aber leider lebt sie nicht in Bainfiled. Sie lebt in Orwell Terrace, was nicht weit ist. Am nächsten Tag trafen wir uns an der Universität, wo wir zusammen zu Mittag aßen. Am selben Tag wurde der "Ceilidh-Tanz" angesetzt. Es hat wirklich Spaß gemacht, einen traditionellen schottischen Tanz mit Leuten zu tanzen, die ich nicht kannte! Das ist ein Paar Tanz, also habe ich mit Linzie getanzt. Für mich

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war es das erste Mal, dass ich diesen Tanz tanzte, aber Linzie ist Schottin, also kannte sie alle Schritte. Sie hat mir die Schritte beigebracht und wir haben 30 Minuten getanzt. Ich war überrascht, dass sogar die Professoren mit uns tanzten! In Italien würde das nie passieren! Linzie ist sehr wichtig und Teil meiner Tage geworden. Wir reden jeden Tag miteinander und jeden Samstag koche ich italienisches Essen. Sie liebt italienisches Essen. Wer liebt Pasta oder Lasagne nicht? Ich wurde zu einer Geburtstagsfeier eingeladen, aber das Geburtstagskind sagte mir, ich solle einen Freund oder Freund mitbringen, also rief ich Linzie an. Die Party war nicht großartig, aber wir hatten immer noch Spaß. Um 10 waren wir hungrig, also gingen wir etwas essen und dann kamen wir nach Hause. Sie studiert auf demselben Campus wie ich, aber leider nicht dieselben Fächer. Trotzdem können wir uns immer vor oder nach dem Unterricht sehen.

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EINE ENTSCHEIDENDE BEGEGNUNG CHÉIMA CHMAK Edinburgh Napier University, Deutsch 3 Andrea Kaligaris ist auf einer Parkbank gesessen in der Nähe von einer Universität. Wenn sie die Studenten sieht, erinnert sie sich… Der Sommer 1944 war sehr heiß. Ein Jahr ist vergangen, seit sie für das Rote Kreuz arbeitete. Nichts hätte sie wirklich vorbereiten können, dennoch, denkt sie, als sie vor einem Spital Zelt stand und eine seltene Brise nutze, sie würde nichts anders machen. Jedoch war es gar nicht einfach seine griechische bürgerliche Familie zu verlassen, denn sie war nur 22 Jahre alt. Jeanne Duclair läuft zitternd und nicht sicher wo sie gehen muss aus ihrer Fakultät. Wenige Schritte von ihr gibt es einem Park, wo sie hofft sich wieder zu fassen. Sie mochte immer die Welt zu entdecken, aber es erscheint unmöglich Frankreich zu verlassen, obwohl sie weiß, dass es nichts hier gibt um sie zu halten. Auf einer Parkbank sitzt eine ältere Frau. Sie ist sehr elegant und erscheint Jeanne nicht zu bemerken, wenn sie sich auf der Bank setzt. Heute kann Jeanne sich nicht wirklich erinnern wie die Unterhaltung begonnen hatte.

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Andrea sah das Diplom in den Händen der jungen Frau, die etwas desorientiert schien. Der Zufall oder des Schicksal macht manchmal Sachen auf eine komische Weise, dachte Andrea. Diese junge Frau befand sich in der gleichen Situation, wie Andrea im Jahr 1943 war. Um ihr zu helfen, erzählte Andrea ihre eigene Geschichte. Sie erklärt Jeanne, dass die Gefühle die sie hat, ganz normal sind und dass, die gleichen Gefühle zwischen 1943 und 1945 sie nach Italien, Belgien und Frankreich gebracht haben. Ohne sie wäre sie nicht die Person, die sie heute geworden ist, ihren Mann getroffen oder Selbstvertrauen gehabt. Jeanne ist heute 35 Jahre alt. Sie ist als eine Krankenschwester in der ganzen Welt gereist: nach Afrika, Südamerika und wo sie heute arbeitet, nach Vietnam. Vor einem Spital Zelt erinnert sie sich an Andrea und erkennt wie ihre Begegnung mit Andrea, ihr ganzes Leben verändert hat.

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EINE BEGEGNUNG AM KANAL ANNA COCHRAN Edinburgh Napier University, Deutsch 3 Jeden Tag gehe ich am Union Kanal entlang zur Universität. Oft sehe ich die gleichen Leute, die um die selbe Zeit zu ihren Kursen oder zur Arbeit gehen. Viele fahren auch mit dem Fahrrad, und weil der Gehweg am Kanal ziemlich eng sein kann, muss man wirklich aufpassen, dass man nicht ins Kanal fällt. Ich warne Euch - ich mach kein Witz - das ist mir neulich wirklich passiert. Ich hatte meine Kopfhörer auf und hörte Musik. Ein Radfahrer hinter mir klingelte, aber ich hörte die Klingel nicht und im nächsten Moment - platsch, war ich im Wasser, wo ich früher Wasserratten gesehen hatte. Es war für mich wirklich ein schlimmer Moment. Dieser Moment hat mir nicht nur nasse Klamotten gebracht, aber so bin ich auch meinem Traummann begegnet. Natürlich war es keine ‘Traumbegegnung’, da ich ins schmutzige Wasser fiel und meine Klamotten nach Klowasser stanken. Der Radfahrer ist gleich ins Wasser gesprungen, als er merkte, dass ich nicht schwimmen konnte. Er war mir sehr sympathisch und lud mich zu einem Kaffee ein. Zuerst war ich ziemlich wütend mit allem, aber weil ich höflich bin und ich auch etwas Warmes trinken wollte, sagte ich zu. Zwanzig Minuten später sassen wir tropfend in einem Cafe. Eigentlich wollte ich, dass unser Treffen schnell vorbeigeht, aber irgendwie verstanden wir uns so gut, dass

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wir stundenlang im Cafe blieben. Als wir uns verabschiedeten, waren meine Kleider nur noch feucht und meine Hände haben heftig gezittert vom Kaffee trinken.

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INSPIRATION CINZIA CODIPIETRO Edinburgh Napier University, Deutsch 3 Vor drei Jahren habe ich mich zum ersten Mal überwunden und bin nach Guatemala gefahren. Ich blieb in einer kleinen Herberge mitten im Land und traf dort einen amerikanischen Typen, der für das Hostel arbeitete. Wir kannten uns nur eine Woche lang, aber in dieser Woche wurden wir wirklich gute Freunde und wir hatten die Gelegenheit, uns kennen zu lernen. Er erzählte mir, wie er aus einer sehr kleinen Stadt im Zentrum der Vereinigten Staaten stammte und wie er noch nie außerhalb seines Landes gereist war. Er teilte seine Träume und Hoffnungen mit mir und er ließ mich erkennen, was in meinem Leben fehlte. Ich steckte in einer Routine, die ich nicht mochte und nicht wollte. Er erzählte mir, wie er eines Tages jeden Kontinent sehen und Menschen aus anderen Ländern treffen würde. Er glaubt, dass so viele Menschen in einer Routine stecken bleiben, die sie unglücklich macht, dass sie sie in Zukunft glücklicher machen werden, und sie leben ihr ganzes Leben unzufrieden, weil sie nie das Glück erreichen, das sie wollten. Er sagte, dass Glück eine Wahl ist und dass wir gut genug sind, um zu tun, was immer wir wollen. Er hat mich dazu gebracht, mich in das Wort und indie Menschen zu verlieben, er hat mir beigebracht, wie man jeden liebt und wie schön das Leben wirklich ist, unabhängig davon,

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wie manchmal wir es vielleicht nicht denken. Er lehrte mich, die Natur und die Welt zu lieben, weil es außergewöhnlich ist und er mich dazu brachte, so vollständig wie möglich zu leben und so viel wie möglich zu lieben, weil wir nur ein Leben haben. Ich habe danach nie mehr mit ihm gesprochen, aber was ich von ihm gelernt habe, ist immer noch bei mir und hat mich seitdem inspiriert. Ich bin so dankbar, dass ich die Chance hatte, ihn zu treffen, und ich hoffe wirklich, dass er alles erreichen wird, was er in seinem Leben will.

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DIEBIN ALICJA CZARNIK Edinburgh Napier University, Deutsch 3 Es war der erste Schultag. Ich war erschrocken weil ich gerade umgezogen bin und ich keine Freunde hatte. Die erste Aufgabe war einfach – wir mussten unsere Familie aufmalen. Doch hatte ich ein ernstes Problem. Meine Mutter hat braune Augen und ich hatte keinen brauen Stift! Ich habe unauffällig auf die Tische von anderen Kindern geguckt. Es gab nur ein Mädchen, das den hatte. Ich wollte sie fragen und den brauen Stift leihen aber ich war ein schüchternes Kind. Ich habe einen Plan gemacht. „Ich nehme den Kuli weg, die Augen meine Mutter aufmalen und dann werde ich ihn abgeben“, entschied ich. Ich habe nicht gedacht, dass das Mädchen es erkennen wurde! Sobald ich den Stift gefühlt habe, begann das Mädchen zu schreien. Sie hat ich angeklagt, dass ich ein Dieb bin! Glücklicherweise, hat der Lehrer uns unser Problem zu lösen geholfen. Wir haben mit Natalia – dem Mädchen – zu sprechen begonnen. Jetzt, 14 Jahre später, sind wir beste Freunde. Doch es ist sehr spaßig, dass unsere Freundschaft wegen des Kulis begonnen hat!

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EINE BEGEGNUNG NIAMH DUNN Edinburgh Napier University, Deutsch 3 Finn spielte im Wald, als er einen Lärm von den Bäumen hinter ihm hörte. Finn versteckte sich schnell hinter einem Baum, aber der Lärm wurde lauter und lauter. Finn stand sehr still aber plötzlich hat er erschrocken. Ein kleiner Hund rannte vor ihm und fing an zu bellen. Der Hund hatte weiches hellbraunes Fell und Schlappohren, er setzte sich neben Finn. Finn hat sich ausgestreckt, um den Hund zu streicheln. Finn fragte sich, wo sein Besitzer war, er suchte nach dem Besitzer, fand aber niemanden. Er beschloss, mit dem Hund zu seinem Haus zu gehen. Finn las den Hundehalsband, sein Name war Bruno. Finn war so glücklich, einen Hund zu haben, er wollte immer einen Hund, aber seine Mutter würde es nie zulassen. Normalerweise musste Finn alleine spielen, weil er nicht viel Freunde hatte. Aber jetzt fühlte sich Finn nicht so alleine, er wollte Bruno behalten. Als sie nach Hause kamen, wusch Finn Bruno und fütterte ihn. Dann spielte er mit Bruno in seinem Garten. Er fand einen Ball zum Bruno spielen, er warf den Ball immer wieder für Bruno. Er beschloss, mit Bruno spazieren zu gehen. Aber als sie durch die Stadt gingen, bemerkte er ein Poster, das an einem Schaufenster klebte. Das Poster hatte ein Foto von Bruno, es sagte „ENTLAUFENER HUND“ und es hatte eine Telefonnummer anzurufen. Finn zögerte, bevor er das

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Poster nahm, er wollte Bruno behalten, weil er so viel Spaß mit ihm hatte, doch er wusste, dass es falsch wäre, Bruno zu behalten. Er rief die Nummer auf dem Poster an, ein Mädchen antwortete, ihr Name war Anna. Sie dankte Finn sehr dafür, dass er ihren Hund gefunden hatte. Finn gab ihr seine Adresse, damit sie kommen und Bruno abholen konnte. Eine Stunde später klopfte Anna an der Tür, sie war mit ihrer Mutter, sie dankte Finn dafür, Bruno gefunden zu haben und fragte, ob er mit ihnen spielen wolle. Finn war traurig, dass er Bruno nicht behalten konnte, aber er hoffte, dass er und Anna Freunde sein konnten.

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EINE BESONDERE BEGEGNUNG DANIELE FAEDI Edinburgh Napier University, Deutsch 3 Es waren einmal in München Klaus und Angela, zwei Jugendliche, die 18 Jahre alt waren. Klaus und Angela waren Kurskamaraden in der Ludwig-Maximilians Universität, aber sie kamen beide aus Kiel, eine kleine Stadt in Norddeutschland. Klaus war in Angela seit dem ersten Tag verliebt, ihre blauen Augen und ihre blonden Haare machten ihn verrückt. Klaus war sehr schüchtern, aber einen Tag ging er zu Angela und stellte sich vor: „Hey, wie geht es dir? Ich heisse Klaus“ Klaus hatte das Eis gebrochen und Angela antwortet mit einem grossen Lächeln auf dem Gesicht: „Hey, ich bin Angela, freut mich sehr. Woher kommst du?“ „Kiel -antwortet Klaus- und du?“ „Ich komme auch aus Kiel, das ist super!“ Dann sprachen Klaus und Angela für zwei Stunden über ihren Hobbys, vor allem Reisen und viele neue Sprachen zu lernen. Die zwei Jugendlichen hatten viel gemein und Klaus wollte eine Begegnung organisieren um viel Zeit mit Angela zu verbringen. Angela akzeptierte und sie war auch in Klaus interessiert, weil er sehr sympathisch war.

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Am nächsten Tag, treffen sie sich auf Marienplatz um eine Tour der Stadt und viele Photos zu machen und die Atmosphäre war spektakulär. München war magisch und die zwei hatten eine sehr gute Verbindung. Die Zeit verging und am Ende in dem Englischer Garten sagte Klaus: „Angela, heute war ein wunderbarer Tag und du bist fantastisch, ich hoffe, dass wir einen anderen Tag wie heute haben können“ Angela war superglücklich und sagte: „Na klar, heute habe ich mich sehr amüsiert und du bist auch fantastisch“ Nach einem Augenblick der Peinlichkeit, kam Klaus nah an Angelas Gesicht und, mit vieler Süße, küsste er sie. Angela fiel plötzlich ab und sagte: „Klaus, das war ein Missverständnis, ich liebe dich nicht, ich habe einen Freund seit zwei Jahren, ich kann nicht“ „Sorry -sagte Klaus verbittet- ich wusste es nicht“ Nach diesem Augenblick, wollte Klaus Angela nicht mehr wiedersehen und versuchte seine Liebe für Angela zu vergessen und es war sehr schmerzlich, aber, mit Helgas Liebe, begann er eine schöne und lange Liebesgeschichte.

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VERLUST ISAAC FOUNTAIN Edinburgh Napier University, Deutsch 3 Der Abend Himmel war Dunkler als schwarzer Kaffee. Der Festplatz hat dem Nacht Himmel erleuchtet. Dann habe ich ihm gesehen. Das wusste ich die ganze zeit, er hat die Augen von meinem Jüngeren Bruder. Plotzlich hat es geblitzt. Für ein paar Momente alles war heiter. Ich habe für ihm geshaut, aber er verscheunden verzweifelt ist, ich rannte bis wo er gestanden hat unter dem Reisenrad. Er ist gegangen. Plötzlich habe ich mich selbst gefragt. Vielleicht stelle ich mir alles vor. War es das schreckliche Wetter das mich betrogen hat? Seit sechs Jahren haben wir ihm verloren. Es war ein tragischer umfall in Kohlebergwerk gasexplosion. Dies war nicht das erste Mal dass ich habe ihn gesehen, aber er verschwindet immer wieder.

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EIN ELF NAMENS NUDELN AIMEE KEAY Edinburgh Napier University, Deutsch 3 Dieses Jahr, bin ich in die Schweiz mit meinem Freund gefahren. Es war sehr schön und wir hatten viel Spaß. Unser Hotel war klein aber sehr gemutlich und sauber. Wir waren sehr müde als wir in die Schweiz gekommen sind deshalb haben wir geschlafen und am nächsten Tag können wir einen Berg besteigen. Wir sind früh aufgestanden und wir sind zum Fußweg gegangen und wir sind ein paar Stunden spazieren gegangen. Die Aussicht war wünderschön und die Sonne schien, aber der Fußweg war weg. Wir waren Verloren! Ach nein! Plötzlich erscheint ein Elf. Eine sehr seltsame Begegnung… Das Elf sagt: “Hallo, ich heiße Nudeln und ich habe einem Wünsch fur euch weil ihr verloren seid”. Habe ich halluziniert? Ich war verwirrt aber ich sagte “ok”. Es war ein Elf – nichts Schlimmes kann passieren. Nudeln sagt, “Was möchten Sie gerne” und ohne nachzudenken ich sagte “Ich möchte, dass dieser Berg eine Toblerone ist.” (Ich war in der Schweiz, es war angemessen) und Nudeln sagt “OK” and lachte und er verschwand. Ich sah mich um. Der Berg ist die Farbe – von der Schokolade? Das ist echt.

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Ich habe ein Blatt Schokolade und ein Stein Schokolade gegessen. Genau wie Toblerone. Wir sind züruck zum Hotel gegangen, es war sehr heiß und ich denke, der Berg (oder die Toblerone) wird schmelzen. Ach nein! Nudeln war in unserem Hotelzimmer – so seltsam!! Er sagte “Dein Wunsch war schlecht! Die Toblerone wird schmelzen und die ganze Schweiz wird dich hassen” Nudeln sieht böse aus. Ich hatte es besser wissen sollen. Wir mussten gehen, bevor die Schweizer uns fanden. Wir sind zum Bahnhof gegangen, von Zürich nach Freiburg. Zwei Stunden mit dem Zug. Als wir nach Freiburg sind das wetter war auch sehr heiß angekommen. Wir haben ein Hotel gefunden, alles war ok aber ich schaltete den Fernseher ein und die Nachrichtensender sagte: “AKTUELLE NACHRICHTEN IN DER SCHWEIZ – SCHMELZENDER BERG – SCHOKOFLUT – KATASTROPHE” Jetzt sind wir Verbrecher, alles wegen einer seltsamen Begegnung – mit einem Elf namens Nudeln.

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EIN BESSERER ORT ALESSIA LUNGO VASCHETTI Edinburgh Napier University, Deutsch 3 Es war ein ungewöhnlicher sonniger Mittwochmorgen. Die Wettervorhersage sagte, dass es der einzige sonnige Tag der Woche sein würde. Zum ersten Mal in meinem Leben war ich nicht zu spät dran. Also beschloss ich, einen anderen Bus als sonst zu nehmen und etwas mehr zu laufen. Ich hüpfte in den Bus 30. Es war ziemlich voll und ein Mann sprach sehr laut vor sich hin. Ich dachte, er wäre ein bisschen verrückt und er anfangs nicht so gestört von ihm. Immerhin war es 8.00 Uhr und ich war noch nicht ganz wach. Ich fand einen Sitz in der Nähe des Mannes. Ich hatte endlich die Chance, ihn anzusehen und musste feststellen, dass er überhaupt nicht verrückt war. Er saß auf einem elektrischen Rollstuhl und hielt eine WohltätigkeitsSchachtel von Save the Children. Er trug eine schwarze Jacke mit Militärabzeichen und einen roten Tartanschal, der zu seiner auffälligen Hose passte. Er trug ein Mikrofon und einen Lautsprecher, damit der ganze Bus ihn reden hören konnte. Er war 98 und erzählte Geschichten über Krieg und Liebe. Er sagte, dass die Menschen sich nicht mehr füreinander interessieren und dass, wenn jeder wie er wäre, die Welt der perfekte Ort zum Leben wäre. Er wacht

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jeden Tag früh auf, um mit Menschen zu reden und Geld für die zukünftige Generation zu sammeln. Leute im Bus hörten ihm zu, er hörte nie auf zu reden. Viele Leute wünschten ihm einen schönen Tag und spendeten einige Münzen für Save the Children. Er verließ den Bus an der Haltestelle Princes Street und wünschte allen einen schönen Tag. Ich blieb im Bus, auf dem Weg zur Universität. Ich kenne seinen Namen nicht und ich habe ihn nie wiedergesehen. Aber ich bin mir sicher, dass er Recht hatte. Die Welt wäre ein besserer Ort, wenn wir uns wieder mehr umeinander kümmern würden.

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DER REGENBOGEN UND DER KOBOLD LARA MCWILLIAM Edinburgh Napier University, Deutsch 3 Als 7-jähriges Kind war ich neugierig auf alles um mich herum. Eine sehr lebhafte Phantasie, brachte ein Gefühl von Abenteuer und Wissensdurst. Ich habe ständig alles hinterfragt, von "Warum ist der Himmel blau?" Bis "Woher kommen Babys?" Bis "War da wirklich ein Topf voll Gold am Ende eines Regenbogens?". Es war diese letzte Frage, die mich zu "eine Begegnung" führte. Eines Tages, nachdem es aufgehört hatte zu regnen und nachdem die Sonne untergegangen war, schlugen meine Freunde vor, auf der Wiese Verstecken zu spielen. Nach ein paar Runden war Jake an der Reihe, der Sucher zu sein. Aber weil ich dachte, ich sei sehr schlau, entschied ich mich, mich viel weiter weg zu verstecken. Als ich rannte, bemerkte ich einen Regenbogen am Himmel. Ich war total fasziniert und alles, was ich tun wollte, war es zu berühren. Meine Mutter und mein Vater hatten mir einmal erzählt, dass es am Ende eines Regenbogens einen Topf voll Gold gab. Meine Neugier überkam mich und ich vergaß das Versteckspiel völlig. Ich war entschlossen, das Ende des Regenbogens zu finden und den Topf mit Gold für mich selbst zu sehen. Als ich rannte, kam der Regenbogen näher und näher, bis ich endlich das Ende davon sehen konnte! Aber was ich

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am Ende entdeckte, war kein Goldschatz. Es war ein kleiner bärtiger Mann, der rote Haare hatte und einen grünen Mantel und einen Zylinder trug. Es war ein Kobold! Er stellte sich als „Sean Shamrock, der irische Kobold“ vor. Ich entdeckte, dass jemand seinen Goldschatz gestohlen hatte, ohne dass er ein Verhandlungshilfsmittel hatte, um einen Platz zum Bleiben zu finden. Ich hatte Mitleid mit ihm, also sagte ich ihm, er sei mehr als willkommen, bei mir zu bleiben. Ich wollte immer ein Haustier, und obwohl Sean kein Tier war, dachte ich, er wäre sehr glücklich mit mir und meinen Eltern. Obwohl ich am Ende des Regenbogens keinen Topf voll Gold fand, fand ich einen Freund, der bis heute (obwohl er kein Gold hat) so glücklich ist wie ein Kobold.

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DIE FRAU IN TÜRKIS INGA MOVSISYAN Edinburgh Napier University, Erasmus-Studentin aus Deutschland „Liebes, stell dir vor, dein Ex-Mann brennt das Haus, in dem du wohnst, nieder“. Sie nimmt einen so großen Schluck, dass sich ihr Gesicht nach dem Runterschlucken des teuflischen Gesöffs in die Schaufläche allen Ekels verwandelt. Ob sie wegen ihrem Ex-Mann Alkoholikerin geworden ist? Verrückt, denke ich, dass ausgerechnet Liebe so viel Unheil anstellen kann. Sie erlischt wohl nie, eher lässt sie alles in Flammen aufgehen. Man kann sie im ganzen Wagon husten hören, aber ich wage keinen Blick mehr in ihre Richtung. Das letzte, was sie inmitten all der plappernden und tuschelnden Menschen braucht, ist ein weiterer verurteilender Blick. Die Thatcher Möchtegerns neben mir zerreißen sich ihr Maul über die Frau, und ich merke, wie in mir der Wunsch aufkommt ihr Gesellschaft zu leisten und die Geschichte des in Flammen aufgegangenen Hauses zu hören. Gegenüber von ihr setze ich mich, halte ihr einen Keks hin und räuspere mich, um sie aus ihrem Traum zu wecken, dem sie aus dem Fenster zuzuschauen scheint. Die Wandervögel, bemerke ich. Möchte sie weit weg, oder das Gegenteil, endlich nach Hause? Sie nimmt den Keks zögernd, aber dankbar an, kaut langsam und spielt mit einem zerknitterten Tuch in ihrer Hand. Ihre im Fliederton gefärbten Lippen sind mit

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Krümeln bedeckt. Sie lehnt sich an das Fenster und schließt ihre Augen. Der Zug ruckelt in der Kurve und ich höre die Flaschen in ihrer Tasche gegeneinander klirren und die Melodie zu unserer Fahrt komponieren. Ich bemerke ihr altes, in einem verwaschenen Türkis hervorscheinendes T-Shirt unter ihrer Jacke. In ebendieser Farbe, in der man sich den paradiesischen Ozean vorstellt und die in Träumen den Himmel schmückt, habe ich zwei meiner Kinderzimmerwände gestrichen. All die damit verbundene Naivität scheint nun wie davongeschwemmt. Entschlossen frage ich sie, ob sie mit mir nach Ankunft einen Kaffee trinken möchte. Sie lehnt sich in ihren Sitz und genießt dessen Komfort. In ihren Augen reflektiert immer noch die Palette an Farben, die der Ausblick bietet. Der Geruch von Alkohol breitet sich aus, vermischt sich in meinen Gedanken mit dem von frisch gemahlenem Kaffee, welchem wir entgegenfahren.

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65 SEKUNDEN ESZTER LÍDIA NÉMEDI-TÓTH Edinburgh Napier University, Deutsch 3 In nur einer Minute kann viel passieren. Zum Beispiel, 72 Herzschläge, 255 Geburten und auch 3.3 Millionen Facebook Posts. Also, stell dir vor, was fünf extra Sekunden ausmachen würden… Wir befinden uns in Mailand. In diesem Ort habe ich vor ein paar Monaten gearbeitet. Ich war auf dem Weg zu meinem Arbeitsplatz. Es war ein langweiliger Tag und ich hatte ein paar langweilige Gedanken in meinem Kopf als ich IHN gesehen habe. Er hat nichts Spezielles gemacht. Er hat mir nicht zugewunken oder zugelächt, sondern er war mit etwas anderem beschäftigt. Ich, andererseits, war fasziniert von ihm. Ich starrte ihn an, vermutlich habe ich komisch ausgesehen, und in dem Moment begannen die Schmetterlinge in meinem Bauch, von denen ich nicht wusste, dass sie existieren, zu fliegen. Feuerwerk in meiner Brust und ein extreme schneller Herzschlag. Ich habe alles, was nur in romantischen Geschichten existiert, erlebt. Auf diesen Moment habe ich mehr als zehn Jahre gewartet. Ich muss ihn sehr offensichtlich angestarrt haben, weil er mich nach nur einer Minute angeschaut hat. Er sah mir tief in die Augen und die Schmetterlinge und das Feuerwerk explodierten in mir. Das ist ein komisches Gefühl, den nach außen hin wirkt man wie paralysiert, aber im inneren

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fühlt man sich lebendiger als je zuvor. Also, so sieht er mich, das paralysierte Mädchen, das ihn seit 60 Sekunden anstarrt. Endlich lächelt er mich an. Es war nicht nur ein Lächeln. Es war ein –was zum Teufel machst du- Lächeln. Die Wahrheit ist, dass es mich nicht interessierte. Es war mir egal, weil ich dankbar war. Dankbar, weil er mir das “Schmetterlinggefühl” gegeben hat. Durch ihn konnte ich alle diese Dinge erleben und er hatte keine Ahnung. Ich weiß immer noch nicht wer er war, den wir haben keine Nummern ausgetauscht. An der nächsten Station stieg er aus. Das war alles. 65 Sekunden meines Lebens in einer Straßenbahn in Mailand. 65 Sekunden, die ich nie vergessen werde.

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EIN FREUND FÜRS LEBEN INES RIQUELME Edinburgh Napier University, Deutsch 3 Wir haben uns schon gesehen, aber nie wirklich getroffen. Ich erinnere mich noch sehr gut, dass ich habe ihn eher ziemlich klein aber süß gefunden. Ich denke, ich habe ihn auch behagt, obwohl ich seine Kriterien nicht wirklich kannte. Aber an diesem Tag würden wir uns zum ersten Mal treffen. Es war wie ein erstes Treffen. Ich war nervös und ungeduldig. Ich fühlte viele Gefühle gleichzeitig. Als er nach Hause gekommen ist, war er sehr schüchtern. Ich stellte sicher, dass es ihm gut gegangen ist und dass ihm nichts gefehlt hat. Ich habe ihm Essen und Trinken angeboten. Er war sehr froh und er hat geschlemmt. Er hat angefangen, sich mehr für mich zu interessieren. Ich habe ihn fasziniert. Er hat mich oft angesehen und ich habe ihn auch sehr beobachtet. Er hat angeboten, den ganzen Nachmittag zu spielen. Er nahm die Regeln sehr ernst und hatte viel Spaß. Nach Kraftakten ist er auf meinem Sofa eingeschlafen. Er fühlte sich zu Hause. Es war unser erstes Treffen. Es mag banal erscheinen, aber es ist der Beginn einer fast sechsjährigen Freundschaft. Ein Hund hat Gefühle. Sie müssen ihm von Ihrem ersten Treffen zeigen, dass Sie ihm die Liebe bringen, die er braucht, um sich glücklich zu fühlen. Er wird immer dankbar sein und das für sein ganzes Leben.

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EINE SPEZIELLE BEGEGNUNG SARA STECCA Edinburgh Napier University, Deutsch 3 Heute möchte ich über eine spezielle Begegnung schreiben. Vor einem Monat bin ich nach Edinburgh umzogen. Ich bin hier alleine angekommen und am Anfang war es nicht einfach, weil meine Familie und alle meine Freunde in Italien geblieben sind. Zum Glück ist die Edinburgh Napier Universität sehr international und bietet viele Mӧglichkeiten, um neue Leute kennen zu lernen. Die Atmosphäre im Studentenwohnheim ist multikulturell und man kann an vielen Vereinen und Aktivitäten teilnehmen. Die erste Freundin, die ich hier getroffen habe, heißt Lilla. Ich bin ihr während meiner Kurse Induktion begegnet, weil sie sich neben mich gesetzt hat. Das war mein erster Tag an der Universität und mein zweiter Tag in Edinburgh, aus diesem Grund kennte ich noch niemand! Dasselbe galt für Lilla. Wir haben uns begrüßt und wir haben angefangen, zusammen zu sprechen. Unsere Konversation war sehr schön und wir haben entdeckt, dass wir viel gemeinsam haben.

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Lilla ist etwa 19 Jahre alt und kommt aus Budapest, in Ungarn. Sie studiert International Festival und Event Management mit Sprache wie ich. Wir interessieren uns beide für Festivals und Veranstaltungen und lernen Deutsch, weil das eine wichtige Sprache für die Wirtschaft ist. Nach unserem Treffen haben wir begonnen viel Zeit zusammen zu verbringen, nicht nur an der Universität, sondern auch am Abend und während des Wochenendes: wir haben viele gemeinsame Freunde, mit denen wir oft ausgehen, zum Beispiel ins Kino, in die Kneipe oder ins Restaurant. Außerdem gehen wir gerne spazieren und machen viele Ausfluge, um unsere neue Stadt zu besichtigen. Diese Begegnung war sehr bedeutungsvoll für mich. Freundschaft spielt eine wichtige Rolle in meinem Leben, besonders in diesem Moment, da ich weit von Hause bin. Es ist nicht ganz einfach zu definieren, was “Freundschaft” wirklich ist. Sie ist eine Beziehung, die auf Sympathie und Vertrauen beruht, aber für mich sind meine Freunde wie eine zweite Familie. Und das ist die Geschichte, wie Lilla und ich Freunde wurden. Ich hoffe, dass dieses Verhältnis noch lange dauern wird.

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REMERCIEMENTS Merci à toute l’équipe de l’Institut français d’Écosse pour sa gentillesse et son dévouement. Merci également à la Franco-Scottish Society (Edinburgh branch), et en particulier Tom Wight, son président, pour leur contribution à ce projet et leur soutien infaillible à la promotion de langue française. Merci aussi à Myrna McLeod, Mike Dean et tous les étudiants de 3ème année de la section graphisme d’Edinburgh Napier University pour la magnifique pierre apportée à l’édifice. Merci à Sylvie Docherty pour la très belle couverture qu’elle a créée pour ce recueil. Merci à ma charmante collègue Sibylle Ratz pour son enthousiasme, son professionnalisme et sa réactivité. Félicitations enfin à tous les étudiants d’Edinburgh Napier University et de The University of Edinburgh qui ont participé à ce concours. Chaque année, je suis épaté tant par votre persévérance, par la qualité de votre français que par la créativité dont vous faites preuve. Bravo et à l’année prochaine ! Sylvain Blanche

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DANKE Mein Dank geht an Sylvain Blanche, der die Idee für diesen Schreibwettbewerb hatte, und die Deutschstudenten eingeladen hat, daran teilzunehmen. In Zusammenarbeit mit Mick Dean und deren Studenten hat er sich um den Druck der Beiträge und Poster gekümmert, und überhaupt die Initiative für das Projekt übernommen. Ich möchte mich herzlich bei dem Goethe-Institut und insbesondere bei Dr Sabine Schlüter für die Unterstützung und die Stiftung der Preise bedanken. Ich danke außerdem dem Institut français d’Écosse dafür, dass sie die Deutschstudenten zur Preisverleihung eingeladen haben. Schließlich möchte auch ich mich bei den Studierenden bedanken, die durch ihre Kreativität diesen Wettbewerb so interessant gestaltet haben.

Sibylle Ratz

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Concours d'ecriture 2018  

Concours d'ecriture 2018