Oui, tout à fait. Il y a un ordonnancement qui est réali-
sé depuis le début des projets. L'ordonnancement
évolue quasiment tous les jours, parce qu'on a vraiment besoin de sécuriser chacune des interventions. Et donc on s'adapte tous les jours à ce qu'on peut rencontrer comme probléma-
tiques, que ce soit à la fois au niveau des études d'exécution, mais également à la fois des travaux, des inter-
ventions qu'on peut réaliser sur site. La contrainte du zéro inci-
dent, que nous avons évoquée avec Sami Slim, doit être forte pour vos équipes ? Oui, tout à fait. Nous avons les équipes qui sont mobilisées, l'organisation qui est mise en place avec des rôles bien dénis par personne. Donc, il y a cette partie ordonnancement pilotage qu'on doit gérer puisqu'on a énormément d'interlocuteurs également en face de nous, à la fois côté travaux, prestataires, multitechniques. On a une diversité d'intervenants, donc on doit piloter toutes ces interfaces. Nous avons lʼimpression que sur ce chantier on atteint un sacré niveau de complexité… Quelles expériences pouvezvous partager avec nous ? 56
Ce chantier doit mettre une sacrée pression sur vos épaules ? “Non, pas spécialement. Le projet était connu auparavant, avec des di cultés également connues sur un système d'exploitation. Donc non, on fait pour ne pas avoir la pression. On fait le maximum en amont pour préparer, anticiper, bien communiquer. Et c'est comme ça qu'on n'a pas la pression au quotidien.” La complexité vient des interventions que l'on peut avoir en site occupé. La co-activité que l'on a avec nos clients, ça fait vraiment beaucoup de personnes alors que nous continuons une exploitation classique du site, dans chacune des zones, que ça soit les data centers, les bureaux, lʼaccueil. Nous avons des permis feu complémentaires à donner, des surveillances supplémentaires sur des zones, et cela vient vraiment modi er le quotidien de tout le monde. C'est vraiment ça je pense qui en ressort. On vient vraiment modi er le quotidien de tout le monde, et on fait tout pour autant pour limiter les impacts, avoir une communication adaptée, prévenir à la fois les
clients, mais également en interne nos prestataires,
tous ceux qui vont être touchés et qui sont dans notre environnement proche.
Et vous même, à titre personnel, qu'avez-vous appris sur ce chantier ?
J'ai principalement travaillé
sur des projets. Dernièrement sur un projet e ectivement sur terrain vierge sur le site de Magny. Nous
avons fait la réhabilitation de Léon Frot. Cela m'a permis d'appréhender énormément de notions de risques.
Si on reprend Léon Frot, c'était une réhabilitation dʼanciens bâtiments de bureaux. Structurellement, on a eu des grosses problématiques d'un point de vue conception, réalisation. Il y avait l'environnement urbain qu'on retrouve aujourd'hui sur cette typologie de projet. Et également, c'est un projet qu'on a fait en quatre phases. Ça implique que sur la première phase, on a pu travailler, on va dire de manière assez libre, puisqu'on n'avait pas de client en salle, mais les trois phases d'après, on avait exactement les mêmes contraintes. On a dû anticiper au maximum pour prévoir en 3D, prévoir les attentes nécessaires pour venir rajouter des groupes supplémentaires. Il y a toute cette partie un peu en