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CULTIVER L A Pla R Oréussite MOTION DE L’A G R I C U LT U R E E N MONTÉRÉGIE ET AU CENTRE-DU-QUÉBEC

CULTIVER la réussite

Jeudi 11 novembre 2021 | Volume | Volume 46 44 | 11 e| Numéro 2 e Numéro

Aussi dans cette édition : La population appelée à ouvrir l’œil.........................p. 12 Des dates à ajouter à son calendrier .......................p. 15

PRODUCTION AVICOLE ET PORCINE

Des formations pertinentes ......................................p. 17

La passion pour l’agriculture


2 - Jeudi 11 novembre 2021 - Gestion et Technologie Agricoles


L A P R O M O T I O N D E L’A G R I C U LT U R E E N M O N T É R É G I E E T A U C E N T R E - D U - Q U É B E C

L.M. PORCS - SAINT-HYACINTHE

Une relève audacieuse nécessaires à leurs besoins », explique Annie-Pier Larose. Les porcelets sont placés dans de grands parcs où ils peuvent bouger. L’établissement possède en tout quatre chambres de 24 parcs. Il y a 27 porcs dans chaque parc. Cette organisation permet de bien observer chaque porc et de constater s’il y a quelque chose qui cloche.

Eliane TREMBLAY-MOREAU GTA

Annie-Pier Larose et Gabriel Malo se sont lancés dans l’agriculture à la suite d’une opportunité qu’ils ont saisie. Tous les deux issus d’une famille d’agriculteurs, ils ont pris à leur tour les rênes d’une pouponnière de porcs. Située à Saint-Hyacinthe, la ferme compte 2900 têtes de porcelets et 55 hectares de terre où est cultivé du maïs et du soya. La principale responsabilité du couple est de garder les porcelets pendant six à huit semaines afin qu’ils engraissent tout en restant en santé. « Nous misons sur le confort de nos bêtes. Elles doivent être bien nourries, placées dans un environnement ventilé et avoir des traitements

Démarrer à son compte

La ferme appartenait à un producteur de la région qu’ Annie-Pier Larose connaissait bien. Ce dernier désirait vendre sa ferme à la relève, mais son entourage proche n’était pas intéressé. Mme Larose lui avait signifié son intérêt et il n’a pas hésité à lui passer le relais. En raison des forts coûts reliés à l’achat d’une ferme, le couple a dû obtenir de l’aide financière en septembre 2020 et en a pris possession en novembre 2020. Le processus est long et le couple sera propriétaire pleinement en 2022. « Tout cela ne serait pas possible sans le support de notre entourage. Mes parents nous prêtent la machinerie et ils

Annie-Pier Larose accompagnée de porcelets.

nous aident beaucoup. Nous n’aurions pas eu d’aide financière s’il avait fallu acheter des tracteurs. Nous remercions tous ceux qui ont cru en notre projet et qui nous ont aidés » mentionne Gabriel Malo. Le couple s’occupe de la ferme en famille avec ses trois jeunes enfants, Marilou, Èva-Rose et Ludovic. « C’est beau voir la joie dans les yeux des enfants. Ils sont tellement intrigués et ils veulent nous aider. C’est une fierté pour nous et ça nous motive encore plus à continuer. »

Gabriel Malo ainsi que ses deux filles Marilou et Èva-Rose dans l’une des chambres de la ferme. Photos gracieuseté

ÉDITEUR : Benoit Chartier RÉDACTEUR EN CHEF : Martin Bourassa ADJOINTE À LA RÉDACTION : Annie Blanchette TEXTES ET COORDINATION : Eliane Tremblay-Moreau CONTRÔLEUR : Monique Laliberté

DIRECTEUR DE LA PUBLICITÉ ET PRODUCTION : Guillaume Bédard PUBLICITAIRES : Louise Beauregard Michel Bienvenue Manon Brasseur Candy Corriveau Luc Desrosiers Isabelle St-Sauveur

DIRECTEUR DU TIRAGE : Pierre Charbonneau

journalgta.ca

Le couple a été récipiendaire de la Bourse agricole de la grande région de Saint-Hyacinthe en 2020. Il a reçu un montant de 10 000 $ pour investir dans l’entreprise.

PUBLIÉ PAR:

TÉL. : 450 773-6028 TÉLÉCOPIEUR : 450 773-3115 SITE WEB : www.dbc.ca COURRIEL : admin@dbc.ca

Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, qui relève de Patrimoine canadien.

Publié 12 fois par année par DBC Communications inc. 655, avenue Sainte-Anne, Saint-Hyacinthe, Québec J2S 5G4

Montérégie-Est

Imprimé par Imprimerie Transcontinental SENC division Transmag, 10807, rue Mira­beau, Ville d’Anjou Québec H1J 1T7. Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada Copyright® Tous droits réservés sur les textes et les photos. Les articles sont la responsabilité exclusive des auteurs. Prix d’abonnement : 1 an (taxes incluses)...............3500$ Poste publication - convention : PP40051633

26 500 exemplaires distribués dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe et par la poste aux producteurs agricoles dans les régions suivantes : Montérégie-Ouest Centre-du-Québec

Merci de recycler ce journal.

Prochaine édition 9 décembre

Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 11 novembre 2021 - 3

Bourse agricole

« Nous avons investi l’argent dans quelque chose que nous n’aurions pas fait en temps normal, mais qui était essentiel pour la gestion de l’entreprise. Nous sommes allés chercher de l’aide pour la comptabilité, pour les services-conseils et pour des analyses de sols. Cela nous a aidés à mieux comprendre la paperasse afin que tout soit fait en bonne et due forme. Les analyses de sols nous aideront à donner les meilleurs minéraux au sol pour obtenir un meilleur rendement et éviter des maladies. Nous ne nous sommes pas limités grâce à cette bourse », s’exclame Annie-Pier Larose. Pour l’instant, le couple s’occupe de la ferme à temps partiel et il occupe chacun un autre emploi. L’objectif serait qu’un des deux puisse en vivre sans travailler à l’extérieur.


SUCRERIE PETIT - SAINT-MATHIEU-DE-BELOEIL

Des porcs hors du commun Eliane TREMBLAY-MOREAU

GTA

Ayant toujours été attirés par l’agriculture, c’est en 2019 que Thomas Lavoie-Vigeant et sa conjointe Marjorie Dufresne ont décidé d’acheter les terres d’acériculture de Roger et Lise Petit à Saint-Mathieu-deBeloeil. Quelque temps plus tard, le couple s’est spécialisé dans l’élevage d’animaux rustiques tels que les porcs Berkshire, Mangalica et quelques Kune Kune. La ferme compte aussi une quinzaine de têtes de vache Galloway. Tous les animaux sont élevés dans de grands enclos à l’extérieur. Ils sont non loin des bâtiments où ils peuvent avoir des interactions avec les gens. « Je tiens absolument à ce que mes animaux aient une belle qualité de vie. Les avoir à l’extérieur me sauve de

nombreux problèmes tels que les problèmes de pattes et de maladies. Mes animaux sont heureux! Ils peuvent courir et jouer », explique Thomas Lavoie-Vigeant. La boutique aménagée à la ferme offre une panoplie de coupes de viande, de produits de l’érable ainsi que des produits dérivés. Les produits sont en vente à la boutique ainsi qu’à la boutique en ligne. La livraison à domicile est possible dans un rayon de 100 km de la ferme.

Des porcs rustiques

Le porc Mangalica a un goût imbattable. Son taux de graisse et ses marbrures lui donnent ce goût unique qui le démarque des porcs traditionnels. Le porc Berkshire, quant à lui, est plus rare dans l’élevage industriel puisque sa croissance est plutôt lente. Son engraissement lent permet une

Un porc de race Mangalica

viande très persillée, juteuse, tendre et savoureuse.

Se lancer en agriculture

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Thomas Lavoie-Vigeant dans son parc d’engraissement Photos gracieuseté

N’étant pas issu d’une famille d’agriculteurs, Thomas Lavoie-Vigeant a dû apprendre le métier de A à Z. Il s’est lancé ce beau défi dans un but bien précis, reconnecter les gens à l’agriculture. « Les gens n’ont pas tous la chance de caresser des cochons ou de voir des porcelets qui viennent de venir au monde. Je veux leur montrer qu’il est possible de faire de l’agriculture en gardant de belles valeurs », indique-t-il. À cette fin, Sucrerie Petit ouvre ses portes le premier samedi du mois afin

présenter sa ferme et ses produits au public. « Lorsque la température est de notre bord, il y a énormément de visiteurs et ils repartent avec des produits de la boutique. Ces rencontres sont très enrichissantes autant pour moi que pour les visiteurs. Je leur apprends des choses et les sensibilise à des aspects de leur consommation de viande qu’ils n’ont pas nécessairement réalisés », mentionne M. Lavoie-Vigeant. La boutique est ouverte les samedis de 10 h à 15 h et les mercredis de 16 h à 19 h 30. sucreriepetit.com


DINDONS CHOQUETTE - SAINT-PAUL-D’ABBOTSFORD

La passion du dindon Eliane TREMBLAY-MOREAU GTA

L’histoire de Dindons Choquette a débuté à la moitié du 20e siècle, alors que le père de Pascal et Sylvain Choquette a décidé d’élever une centaine de dindes pour le plaisir. Ses dindons sont devenus très en demande de la part des bouchers, donc il a dû agrandir son élevage assez rapidement. Aujourd’hui, l’entreprise Dindons Choquette élève 60 000 dindons par an et en abat le quart directement sur la ferme. Viande hachée, pilons confits ou encore les saucisses, elle procède à la vente au détail de pièces ainsi que de produits transformés sur place. Elle offre égale-

ment des dindes fraîches à cuisiner lors de grandes occasions telles que le temps des fêtes et à l’Action de grâce. « Nous distribuons 3000 dindes pour l’Action de grâce et 11 000 pour le temps des fêtes. Nous aimerions montrer aux gens que la dinde est bonne à l’année », souligne Sylvain Choquette.

La ferme

Située au pied du mont Yamaska, sur la rue principale à Saint-Paul-d’Abbotsford, la ferme d’une superficie de 67 hectares comporte quatre dindonnières. Chaque dindonnière compte de 2000 à 4000 dindons, selon leur sexe et leur âge. La ferme reçoit ses poussins directement d’un couvoir de la région. « Nous engraissons les

Les dindes sont des animaux curieux.

femelles pendant 11 semaines puisqu’elles sont utilisées principalement pour les dindes entières tandis que nous gardons les mâles pendant 16 semaines parce qu’ils sont utilisés pour la transformation alimentaire », explique Pascal Choquette. Les frères possèdent également une terre de 200 arpents où ils cultivent du maïs pour le grain.

La relève Pascal, William, Marc-André et Sylvain Choquette devant leur quatrième poulailler. Photos François Larivière | Le Courrier ©

Les fils de Sylvain Choquette, MarcAndré et William Choquette, tous les

deux étudiants en technologie agricole, comptent prendre la relève de l’entreprise familiale. Les deux jeunes hommes n’étaient pas intéressés par un travail de bureau où il y a des tâches répétitives. « Nous aimons beaucoup toucher à tout! Mécanique, plomberie, construction, champ ou abattoir, il y a tellement de tâches à faire que nous ne nous ennuyons jamais », mentionne MarcAndré Choquette. La boutique de Dindons Choquette est ouverte à l’année sur rendez-vous. www.dindonschoquette.com

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Célébrations du 30e anniversaire du Temple de la renommée de l’agriculture du Québec

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Le Temple de la renommée de l’agriculture du Québec a souligné, le 14 octobre dernier, le 30e anniversaire de sa fondation. L’événement a été tenu en mode hybride soit une combinaison en mode

virtuel et en présence, diffusé à partir du Pavillon La Coop de Saint-Hyacinthe. Ce survol des 30 ans du Temple regroupait des témoignages des anciens présidents et des montages

photos des différentes cérémonies d’intronisation. L’événement s’est déroulé au terme de l’assemblée générale annuelle présidée par Madame Hélène Drapeau.

Après avoir reporté le banquet d’intronisation pour une deuxième année consécutive à cause de la pandémie, le Temple a déjà réservé la date du samedi 15 octobre 2022 pour tenir la prochaine cérémonie d’intronisation. La corporation du Temple de la renommée de l’agriculture du Québec est un organisme à but non lucratif dont la mission est d’honorer des personnalités ayant largement contribué au développement et au rayonnement de l’agriculture québécoise. La galerie des photos des 103 personnes intronisées depuis 1991 est située dans le hall d’entrée du Pavillon La Coop.


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Le mentorat… Et si c’était pour vous? CHANTAL LEMIEUX

Conseillère en productions ovine et caprine, Direction régionale du Centre-duQuébec

Depuis que vous êtes tout petit, vous caressez le rêve d’établir votre entreprise agricole. C’est là, ancré tout au fond de votre tête et de votre cœur, que l’idée de vivre de l’agriculture est ce qui remplirait votre vie de bonheur. Ça y est, votre projet se réalise enfin! Au gré des jours, vous constatez que le bonheur espéré nécessite beaucoup de temps. Il vous faut penser à tout si vous voulez réussir à bien vous établir et à perdurer au fil des ans. Les journées peuvent être longues à cause de tout le travail physique et la gestion financière à faire, et ce rythme effréné peut vous isoler peu à peu. Soyez rassuré : ce que vous vivez est le lot de bien d’autres jeunes entrepreneurs agricoles. La période de démarrage de l’entreprise, étape cruciale de la pérennité de celle-ci, nécessite du temps et de l’argent. Alors que vos facultés en tant que jeune entrepreneur devraient être à leur apogée, le stress et l’épuisement peuvent prendre la place. Au fil des jours, votre bien-être physique et mental a peutêtre été sacrifié, ne faisant pas partie des tâches de votre quotidien, et vous avez peut-être cessé de prendre du temps

pour vous, votre famille et vos amis en vous enlisant dans un silo de solitude. Dans cet état d’esprit, comment pouvezvous arriver à bien gérer votre nouvelle entreprise? La réponse est simple : en vous faisant aider ou plutôt en devenant un mentoré! Vous avez probablement déjà entendu parler de mentorat, mais vous n’avez pas cherché plus loin puisque vous ne vous sentiez pas concerné. Pourtant, cette pratique pourrait être la clé. Le mentorat permet de bénéficier de l’expérience d’un mentor, mais aussi de prendre du temps pour vous afin de passer à travers les moments difficiles. Le mentorat se divise en deux catégories, l’accompagnement individuel et l’accompagnement de groupe, et ces deux formules présentent des avantages similaires. Premièrement, le mentorat permet de sortir de l’isolement. Vous n’êtes pas seul, et un nouveau réseau vous attend. Grâce à l’accompagnement d’un entrepreneur d’expérience à l’écoute de vos besoins, vous pourrez partager vos défis du quotidien. Son vécu vous permettra de réfléchir et de faire le point sur vos propres préoccupations. Le mentor n’est pas là pour vous dire quoi faire et quelles décisions prendre, il est là pour vous accompagner dans votre réflexion et vous aider à développer vos compétences entrepreneuriales. Il vous aidera à déterminer quelles sont les bonnes questions à vous poser. Lorsque la boîte à clous sera démêlée, il sera assurément plus aisé de prendre des décisions éclairées.

Crédit photo © Éric Labonté, MAPAQ

Une séance de groupe vous permettra, quant à elle, de constater que vous vivez des situations semblables à d’autres. Il est beaucoup plus facile de parler avec des gens qui vivent les mêmes difficultés que vous, non? Le vécu et les obstacles de chacun amènent également une intelligence collective ce qui permet à l’entraide de s’installer tout naturellement. Il devient alors possible, avec le mentorat, de se voir à travers les yeux des autres et de retrouver la motivation pour diriger son entreprise. Un sondage effectué auprès d’entrepreneurs mentorés par le Réseau Mentorat en 2016 révèle plusieurs effets positifs de l’utilisation du mentorat. Augmentation de la confiance en ses capacités, amélioration de la gestion du stress, meilleure planification et gestion des priorités et meilleure conciliation travail-famille en

sont quelques exemples. Ce sont des répercussions importantes pour les entrepreneurs du monde bioalimentaire, mais également pour les gens qui les entourent. Vous êtes un entrepreneur du secteur bioalimentaire et le présent texte vous interpelle? Saisissez l’occasion de participer à des séances de mentorat de groupe sans frais offertes par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, en collaboration avec le Réseau Mentorat. Des groupes sont présentement en formation pour des rencontres débutant en novembre ou en décembre. Pour vous inscrire, visitez le https://www.reseaumentorat.com/mapaq. Pourquoi ne pas vous lancer? Vous avez tout à gagner!

Acheter son poulet à la ferme : une ancienne pratique, mais une nouvelle tendance pourquoi, aujourd’hui, il est plus facile de s’approvisionner à proximité.

Nouveau projet pilote

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JOHANNE VARY, AGRONOME,

Conseillère en développement bioalimentaire, Direction régionale du Centre-du-Québec

Depuis quelques années, l’engouement pour les produits naturels, biologiques et locaux est présent dans notre société. Avec la pandémie de COVID-19, l’accent a davantage été mis sur le marché de proximité. On veut consommer de plus en plus de produits québécois, et c’est encore mieux si nos aliments proviennent de chez le voisin. On veut connaître la provenance de ce que l’on mange et manger mieux. Par le fait même, la production maraîchère a pris de l’ampleur et les petites superficies de production de légumes de champ ou en serre se sont beaucoup développées. Mais, il n’y a pas que les produits végétaux qui ont vécu une belle croissance; les productions animales ont également pris un nouveau virage en se ralliant à des méthodes de productions alternatives. Les Éleveurs de volailles du Québec ont aussi suivi la tendance. C’est

Avec l’engouement pour le marché de proximité, les circuits courts sont de plus en plus sollicités par les consommateurs. On dit qu’ils sont d’une importance essentielle au moment où la planète se réchauffe. Or, pour répondre à ce besoin criant du respect de l’environnement, les Éleveurs de volailles du Québec ont créé un nouveau programme de contingentement pour la mise en marché de proximité. Celui-ci permettra aux nouveaux producteurs d’avoir au plus un intermédiaire dans leur mise en marché. Ils pourront vendre leur poulet, une fois abattu selon les normes, à la ferme, au marché public ou grâce à des paniers de vente. Le projet pilote Production de poulets pour les marchés de proximité, d’une durée de cinq ans, offre la possibilité à des candidats d’obtenir un contingent pour produire 2000 poulets ou 6000 kilogrammes en poids vif. Les candidats ne peuvent être déjà titulaires d’un contingent de production de poulet ou de dindon pour participer à ce projet pilote. Ils doivent être propriétaires ou locataires avec un bail de dix ans d’un poulailler

répondant aux critères de la Fédération pour faire une demande. En 2021, pour la deuxième année du projet pilote, dix producteurs auront la chance d’obtenir ce quota annuel. Un tirage au sort sera fait le 30 novembre 2021, et la production des poulets pourra

Crédit photo © Éric Labonté, MAPAQ

commencer le 1er mars 2022. La date limite pour le dépôt d’un dossier est maintenant dépassée, mais ce concours se poursuivra l’an prochain. Il est donc temps de commencer à préparer votre dossier. Pour plus d’information, consultez le guide du candidat.


Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 11 novembre 2021 - 11


ORGANISME DE BASSIN VERSANT DE LA YAMASKA

Projet de détection et contrôle de nerpruns bourdaines : La population appelée à ouvrir l’œil

MICHEL LALIBERTÉ,

responsable des communications à l’OBV Yamaska

12 - Jeudi 11 novembre 2021 - Gestion et Technologie Agricoles

La population de la MRC d’Acton est invitée à ouvrir l’œil pour repérer où des nerpruns bourdaine et cathartique poussent. Ces espèces exotiques envahissantes forestières causent du souci aux producteurs forestiers et acéricoles puisqu’elles sont une menace à la santé de leurs forêts et érablières. La collaboration des citoyens, des chasseurs et des producteurs permettra à la Corporation de développement de la rivière Noire (CDRN) de mettre sur pied un plan de contrôle pour limiter la propagation de ces EEEF. L’Agence forestière de la Montérégie et la MRC d’Acton ont en effet mandaté la CDRN pour cette mission. La Corporation, assistée par l’Organisme de bassin versant de la Yamaska (OBV Yamaska), travaille depuis quelques semaines à élaborer un plan d’intervention pour faire face à ces EEEF. Dans un premier temps, la CDRN doit repérer les foyers d’infestation de nerpruns dans la MRC. Les citoyens sont invités à

Voici des feuilles de nerpuns bourdaines de face. Contrairement aux autres feuillus, ces plants gardent leurs feuilles très tard à l’automne ce qui aide à les repérer. Crédits photos OBV Yamaska

participer au projet en prenant en note et en photo les endroits où ils ont aperçu des nerpruns et en les transmettant à la responsable du projet, Ariane Blier-Langdeau

(ariane.blier-langdeau@obv-yamaska.qc. ca). Les informations obtenues du public aideront la CDRN à préparer un plan d’intervention.

La prolifération de nerpruns doit être prise au sérieux, soutient Laurise Dubé, présidente de la CDRN. « Comme la mission de la CDRN est de travailler


avec les acteurs du milieu, nous voulions offrir une solution lorsque cette menace a été signalée lors de la création du plan de développement de la zone agricole (PDZA) de la MRC d’Acton », explique-telle. L’aide des citoyens est primordiale dans cette lutte, estime Mme Dubé. « Pour

freiner la progression rapide de cette plante, il nous faut les yeux de chaque citoyen à l’œuvre dans chaque coin du territoire! Les mesures utilisées pourront ainsi être efficaces et nous pourrons mieux protéger la biodiversité. » Les nerpruns ont fait son apparition en Amérique du Nord à la fin du 19e siècle

lorsque des amateurs de plantes ornementales les ont introduits. Ces espèces croissent rapidement et se répandent tout aussi vite grâce aux nombreux fruits qu’ils produisent. La région de l’Estrie et quelques MRC limitrophes de la MRC d’Acton sont aux prises avec des populations grandissantes de nerpruns.

Les nerpruns bourdaines produisent des fruits rouges et noires. Ils ne sont pas comestibles. Les oiseaux les mangent et leurs fientes font que ces plants se répandent rapidement ailleurs.

« Nous rencontrons de fortes problématiques liées au nerprun envahissant ailleurs sur le territoire du bassin versant de la Yamaska. Nous n’avons qu’à penser aux ressources que doit déployer le Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin à Granby pour garder le dessus contre ces espèces. Ce qui est intéressant avec le projet de la CDRN, c’est qu’il nous permet d’agir au début de la problématique, avant le désastre », explique Mme Blier-Langdeau, biologiste et chargée de projets à l’OBV Yamaska. La lutte qui s’amorce pour freiner la progression de ces EEEF sera ardue. « Cette espèce est très difficile, voire presqu’impossible à éliminer complètement d’un territoire en raison de la dispersion des fruits et des graines par les oiseaux. C’est pourquoi, il faut agir dès l’installation des premiers individus pour avoir une chance de succès et éviter le pire », soutient Mme Blier-Langdeau. Il est toujours possible, explique Mme Blier-Langdeau, de diminuer les ravages et les impacts causés par ces EEEF en suivant et en contrôlant leur progression ainsi qu’en appliquant les meilleures techniques de contrôle connues. Cela n’éradiquera pas complètement la EEEF, mais permettra de conserver une santé et une intégrité relative dans les milieux atteints et réduira la propagation massive vers d’autres milieux Les citoyens peuvent communiquer leurs informations par courriel à ariane.blierlangdeau@obv-yamaska.qc.ca Ce projet est rendu possible grâce à des subventions de l’Agence forestière de la Montérégie (48 281 $) ainsi que de la MRC d’Acton (8 000 $) par le Fonds de soutien aux projets structurants (FSPS).

Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 11 novembre 2021 - 13


Je ne suis pas une victime LAURENCE GENDRON, AGRONOME, M. SC.,

conseillère en économie et gestion, Directions régionales de la Mauricie et du Centre-du-Québec, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation

YVES SIMARD, AGRONOME,

conseiller en économie et gestion et en relève agricole, Direction régionale de la Montérégie, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation

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L’une des principales préoccupations des producteurs agricoles, au regard de leur entreprise, est sans doute d’ordre financier. La rentabilité, la capacité d’honorer ses obligations à court terme, d’investir ou de rémunérer adéquatement le travail des employés en sont quelques exemples. Malgré cette réalité, la gestion est probablement l’un des sujets les plus malaimés des agriculteurs. D’ailleurs, ce fait n’est pas exclusif au secteur agricole; pour plusieurs Canadiens, la gestion de l’argent est une source de confusion, de frustration et d’accablement1. Dans un monde « qui va vite », particulièrement en agriculture où la charge de travail est grande, prendre le temps de faire un bilan de la situation de son entreprise, de comprendre son environnement d’affaires et de

réfléchir à « là où l’on veut être dans 10 ans » n’est pas un exercice jugé prioritaire. Et pourtant. Se doter d’un plan stratégique est essentiel. La littérature indique que cet exercice contribue à une meilleure croissance de l’entreprise, qui prospérerait mieux. C’est également un instrument qui améliore la communication interne et qui rend l’entreprise plus résiliente et ouverte aux nouvelles idées2. Les propriétaires seraient par ailleurs plus heureux. La planification stratégique s’adapte parfaitement à la situation des entreprises agricoles!

Aligner l’équipe

Le plan stratégique précise la direction qu’un entrepreneur veut donner à son entreprise et la façon dont il doit s’y prendre pour atteindre ses objectifs. Où veut-il qu’elle soit dans 5 ans, 10 ans ou 20 ans? Pour définir la « situation visée » et ainsi aligner l’équipe sur une vision commune, il importe d’impliquer les principaux intéressés : les propriétaires, les employés, la famille, les collaborateurs, etc. D’ailleurs, pour que l’opération soit un succès, tous doivent comprendre le processus, s’y intéresser et s’y engager. Quels sont les intérêts, les valeurs, les aspirations de chacun? On sait que, pour être heureux dans la vie, il faut faire « plus

de ce que l’on aime ». Alors, en affaires, il faut réfléchir à ce qui nous plaît et à ce qui nous plaît moins. C’est la base du plan.

Avoir une feuille de route simple

Une fois qu’on sait où l’on s’en va, il faut savoir comment on y arrivera. Le plan stratégique est une feuille de route simple et claire qui précise les étapes à suivre pour atteindre ses objectifs. Si l’un des objectifs est, par exemple, de s’approprier le savoirfaire de nouvelles cultures d’ici 5 ans, le plan précisera les actions à entreprendre (rencontrer d’autres agriculteurs et des agronomes, intégrer graduellement des cultures à la rotation), les tâches à accomplir (visiter les entreprises A, B et C, aménager des parcelles d’essais à la ferme), les personnes à joindre et l’échéancier à suivre. À cause du contexte qui évolue rapidement, le plan stratégique doit être flexible. Il peut tenir sur une ou deux pages et rassembler l’information sous forme de tableaux. L’une des clés du succès est d’entretenir la « stratégie », c’est-à-dire de faire le bilan des réalisations, minimalement deux fois par année3.

Prendre les choses en main

La planification stratégique est pour tous : petite ou grande entreprise, nouvelle ou existante depuis plusieurs années. Elle est

utile, même s’il n’y a pas de grands changements à prévoir pour l’entreprise. On pense évoluer dans un environnement stable; toutefois, la pandémie de COVID19 nous a rappelé que des bouleversements sont inévitables. Et qu’ils peuvent se produire rapidement! La planification stratégique permet d’anticiper les changements et, surtout, de réfléchir à la façon de s’y préparer. En définissant son identité, en connaissant son environnement d’affaires, en identifiant les façons de tendre vers sa vision et en s’entourant de personnes qualifiées, l’entreprise agit de façon proactive plutôt que réactive. Elle est prête à saisir les opportunités et à faire face aux menaces. Elle n’est pas une victime : elle est en pleine possession de ses moyens! Il s’agit du premier de trois articles sur la planification stratégique. Suivez cette série dans les prochaines éditions du GTA! 1 Faisons des changements qui comptent : Stratégie nationale pour la littératie financière 2021-2026 - Canada.ca 2 Qu’est-ce que la planification stratégique? | BDC.ca 3 Gilbert Lavoie, Forest Lavoie Conseil, Communication personnelle, 2021.


Le Pense-bête de l’agrotourisme : une précieuse boîte à outils

Les Vendredis horticoles de la Montérégie : dès le 3 décembre!

Connaissez-vous le Pense-bête de l’agrotourisme? Pour un ou une propriétaire à l’étape de développer le volet agrotouristique de son entreprise ou qui songe à devenir une entreprise agrotouristique, cet outil sera d’une grande aide.

L’édition 2021-2022 des Vendredis horticoles de la Montérégie arrive à grands pas. Le Centre local de développement des Jardins-de-Napierville et la Direction régionale de la Montérégie du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) ont travaillé de concert sur une série de sept webinaires au contenu varié. Voici les dates à retenir ainsi que les thèmes qui seront abordés : • 3 décembre :la lutte intégrée • 10 décembre : la santé des plantes maraîchères et la phytoprotection autrement • 17 décembre : les légumes de terre noire

Le Pense-bête de l’agrotourisme propose des pistes de réflexion pour les entreprises agrotouristiques et les futurs entrepreneurs et se veut un outil de référence pour les intervenants des secteurs agricole et touristique. Toutes les facettes de l’agrotourisme y sont couvertes, rien n’a été oublié : du financement à la gestion des ressources humaines jusqu’au service à la clientèle, en passant par la mise en marché et la réglementation. Ce guide, à la fois pratique et convivial, couvre les notions de base et donne des trucs pratiques concernant les huit thématiques suivantes : agrotourisme et développement d’entreprise, plan d’affaires et financement, activités d’interprétation et expérience client, réglementation et permis, marketing, communication et

mise en marché, gestion des ressources humaines, accueil et sécurité des visiteurs ainsi qu’hygiène et salubrité. Chaque fiche présente un riche contenu et propose différentes rubriques, telles que : • À savoir : explications qui résument un concept; • Rappel : mise en lumière d’une notion importante; • Astuce : trucs pratiques et ingénieux; • Ressources et informations utiles : liste de sites Web, d’ouvrages à consulter, de personnes-ressources, etc. Cet outil pratique a été initié par le Conseil agrotouristique des Cantons-del’Est et retravaillé par des conseillers en agrotourisme et en mise en marché de proximité du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. Pour le consulter ou pour le partager avec des entreprises d’agrotourisme, visitez le site Web suivant : www.mapaq.gouv.qc.ca/ pensebete-agrotourisme.

Webinaires grandes cultures : c’est un rendez-vous! Pour une deuxième année consécutive, les Directions régionales de la Montérégie, du Centre-du-Québec et de MontréalLaval-Lanaudière du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) participent à l’organisation des Webinaires grandes cultures. Elles vous proposent une série de six séances qui se dérouleront les 8 décembre, 15 décembre, 19 janvier, 26 janvier, 2 février et 9 février prochains.

Ne manquez pas cette chance de parfaire vos connaissances, et ce, tout à fait gratuitement, tout en profitant de l’expertise la plus récente dans le secteur des grandes cultures! Plus d’informations seront disponibles dans les prochains jours. Consultez régulièrement le calendrier des événements du MAPAQ, au www.mapaq.gouv.qc.ca/monteregie, pour connaître tous les détails des conférences à venir.

Pour plus d’information sur les conférences ou pour vous inscrire à un webinaire d’une demi-journée, consultez le calendrier des événements du MAPAQ : www.mapaq.gouv.qc.ca/calendrier. L’inscription est obligatoire. Au plaisir de vous compter parmi nous!

Découvrez les marchés de Noël les plus près de chez vous! À un peu plus d’un mois de Noël, vous êtes plusieurs à penser aux cadeaux et aux repas à préparer pour recevoir famille et amis. L’inspiration n’est toutefois pas toujours au rendez-vous. Par où commencer votre chasse aux cadeaux parfaits et aux aliments frais, faits avec amour et produits par des producteurs de votre région? Aux marchés de Noël, bien sûr! C’est l’occasion de donner une saveur locale à votre menu des Fêtes en y ajoutant fromages fins, saucisses fraîches, confits et, pourquoi pas, vin épicé! Une seule visite dans un marché de Noël suffira pour impressionner vos invités et émoustiller leurs papilles. Non seulement vous trouverez des produits uniques, mais vous tomberez sous le charme de l’ambiance chaleureuse, féérique et enivrante de ces marchés. Une visite dans un marché de Noël signifie également un moment de qualité avec vos proches grâce aux producteurs et aux artisans de la région qui vous mettent dans l’esprit du temps

des Fêtes. Les marchés de Noël ont ce petit côté rustique et convivial que les centres commerciaux n’ont pas. Dans certaines municipalités, les marchés de Noël sont devenus une tradition. Un bon nombre d’entre eux ouvrent une ou deux journées seulement, tandis que plusieurs marchés étendent leurs activités sur quelques fins de semaine. Planifiez votre visite en consultant les heures d’ouverture sur leur site Web ou leur page Facebook. Il est également possible de vous rendre directement chez certains producteurs pour y faire vos achats. Visitez le site Web La Montérégie, le Garde-Manger du Québec, à l’adresse www.gardemangerduquebec.ca, pour en retrouver plusieurs. Pour plus d’information, communiquez avec Mme Katherine Ducharme (MontérégieEst) au 450 778-6530, poste 6136, ou avec M. Mohammed Adli (MontérégieOuest) au 450 427-2000, poste 5110.

Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 11 novembre 2021 - 15

Chaque webinaire couvrira un thème spécifique. Les conférences proposées porteront, entre autres, sur l’autonomie alimentaire, la diversification des cultures

et le seigle d’automne en culture de couverture. Vous pourrez également assister à des webinaires sur la santé des sols et les céréales d’automne.

• 14 janvier : la gestion et relève agricole • 21 janvier : l’ABC du démarrage en transformation alimentaire 2 • 28 janvier : l’innovation en fertilisation maraîchère biologique • 4 février : l’agroenvironnement et la biodiversité


COLLECTIF EN FORMATION AGRICOLE DE LA MONTÉRÉGIE

LES COLLECTIFS RÉGIONAUX EN FORMATION AGRICOLE DES RESSOURCES INCONTOURNABLES

ÉDITH LUSSIER,

Agente en formation agricole

Peut-être avez-vous suivi des formations dernièrement, pour vous perfectionner, pour améliorer le rendement de votre entreprise agricole, pour assurer la gestion financière de votre entreprise. Les collectifs en collaboration avec leurs partenaires de formation élaborent la programmation dans chacune des régions. Sur le site www.uplus.upa.qc.ca vous pourrez constater l’ampleur de la formation offerte et la diversité de l’offre de perfectionnement. Des formations sont disponibles pour tous les secteurs de production sinon il faut transmettre son idée de cours ou son besoin de formation à sa répondante en formation agricole.

Formation sur mesure en production porcine

16 - Jeudi 11 novembre 2021 - Gestion et Technologie Agricoles

La plateforme CIBLE d’Agricarrières offre actuellement la formation : Devenez un as de la détection en production porcine. Cette formation est de courte durée et est

donnée sous forme asynchrone. Elle s’adresse à toi si tu es ouvriers.ères. en production porcine. Tu y apprendras à détecter les problèmes par l’observation afin d’améliorer la productivité de l’entreprise, tu seras capable d’identifier les situations problématiques et d’intervenir rapidement de manière ciblée.

Formation initiale en production animale

Ce programme d’étude offert par l’école professionnelle de St-Hyacinthe (EPSH) a été conçu pour s’adapter aux différentes productions animales (laitière, porcine, ovine, bovins de boucherie, chèvres, grands gibiers ou ratites). Elle est offerte en alternance travail-études et permet l’admissibilité à la subvention à l’établissement de la Financière agricole du Québec. Le programme d’études professionnelles prépare à l’exercice du métier d’ouvriers et d’ouvrières spécialisé en production animale. Tu y apprendras l’alimentation, les soins nécessaires au bien-être animal et à la productivité de l’entreprise ainsi que l’entretien des bâtiments, de la machinerie, de l’équipement et de l’outillage. Pour plus d’information : www.epsh.qc.ca


COLLECTIF EN FORMATION AGRICOLE CENTRE-DU-QUÉBEC

L’important est de communiquer

Espagnol en agriculture

GUYLAINE MARTIN AGR.

Répondante en formation agricole

Avec la rareté de main d’œuvre, bien communiquer peut s’avérer un atout pour retenir ses employés. On peut apprendre des trucs en gestion des ressources humaines ou améliorer la connaissance d’une langue.

Agrifrancisation est reparti!

Agrifrancisation est une populaire formation gratuite pour apprendre le français. La formation s’adresse aux employés qui parlent peu ou pas du tout le français. Elle est donnée à la ferme selon un horaire adapté. Les participants peuvent améliorer leur communication orale et écrite, acquérir du vocabulaire agricole et mieux comprendre les tâches à faire. Pour plus d’information, il faut s’adresser à son Centre d’emploi agricole.

La formation « Espagnol en agriculture » peut s’organiser partout où il y a une dizaine d’intéressés. La formation dure entre 30 et 35 heures et permet d’acquérir le vocabulaire pour avoir une conversation de base. Un groupe est en préparation à Chateauguay pour le 2 novembre. Un autre groupe est en préparation pour Drummondville ou les environs le 10 novembre. La formation sera également offerte en ligne à partir du 24 janvier. D’autres groupes pourraient s’ajouter.

L’art de superviser

Le 24 novembre de 9h00 à midi, Valérie Côté, productrice laitière et conseillère en gestion des ressources humaines, donne la formation en ligne « Être superviseur en agriculture ». La formation s’adresse aux gestionnaires, aux chefs d’équipe ou aux superviseurs. À la fin de la formation, le participant ou la participante sera capable de mieux transmettre ses attentes et mieux écouter les demandes. Il ou elle aura des outils pour gérer les conflits et les employés difficiles. Pour plus d’information sur la formation sur mesure en agriculture, www.uplus.upa.qc.ca

Le Porc Show revient en force enjeux et défis du secteur, lors de journées offrant conférences, expo et festivités. Le Porc Show est l’occasion pour les partenaires de la filière porcine de se rencontrer dans un seul endroit, au même moment. Inscrivez-vous dès maintenant en ligne sans frais pour vivre l’expérience. www.leporcshow.com

Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 11 novembre 2021 - 17

Après le succès de l’édition numérique de 2020, le Porc Show sera de retour en formule numérique le 23 novembre, 30 novembre et 7 décembre. Organisé par l’association du Congrès du porc du Québec (ACPQ), l’association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière (AQINAC), les Éleveurs de porc du Québec et les abattoirs du Québec, Le Porc Show réunit à Québec tous les partenaires de la filière porcine autour des grands


LANCEMENT D’AGISKA COOPÉRATIVE Agiska Coopérative a officiellement vu le jour le 2 novembre en consolidant les quatre coopératives établies Agrilait, Comax, Montérégiennes et SainteHélène. Simultanément à son entrée en vigueur, la nouvelle coopérative a annoncé le lancement de la coentreprise avec Sollio Agriculture, soit Sollio & Agiska Agriculture coopérative. Ces nouveaux modèles d’affaires permettront à Agiska Coopérative d’offrir le meilleur service possible à ses membres, producteurs et clients, et ce, pour de nombreuses années à venir. « Avec cette fusion, notre coopérative prend de l’ampleur et ses activités se dérouleront sur un très grand territoire. Notre priorité, c’est de conserver le lien de proximité avec nos membres, nos producteurs et notre clientèle. La prospérité des familles agricoles continuera d’être au cœur de toutes nos décisions d’affaires et Agiska Coopérative bénéficiera d’une position plus concurrentielle. Nous serons en mesure d’assurer la pérennité de notre réseau coopératif par l’optimisation de nos opérations. Nous voulons être plus efficaces, agiles et rentables pour mieux servir nos membres sur notre territoire », a souligné Guy Crépeau, président du conseil d’administration d’Agiska Coopérative et producteur de grandes cultures.

Agiska Coopérative

18 - Jeudi 11 novembre 2021 - Gestion et Technologie Agricoles

Avec un chiffre d’affaires de plus de 520 M$, Agiska Coopérative est l’une des plus importantes coopératives agricoles du Québec parmi les membres propriétaires

de Sollio Groupe Coopératif. Issue de la fusion d’Agrilait, Comax, Montérégiennes et Sainte-Hélène, des coopératives implantées depuis plus d’un siècle dans leur communauté, Agiska Coopérative bénéficiera de leurs racines coopératives profondes ainsi que du savoir-faire de leurs employés. Agiska Coopérative constitue un leader économique et social dans le grand territoire couvrant la Montérégie et une partie du Centre-du-Québec. Avec ses deux divisions et ses deux filiales, elle concentre ses activités dans les secteurs de l’agricole, du détail, de la machinerie agricole et de la transformation laitière. Agiska Coopérative desserre 2350 membres producteurs et 3300 membres associés ou auxiliaires. Cette fusion positionne également la coopérative comme un employeur de premier plan dans la grande région du Yamaska, comptant sur l’expertise de près 800 employés. « L’agriculture est au cœur de l’économie de notre région, un secteur essentiel qui fait face à beaucoup de changements. Ce nouveau modèle d’affaires, c’est notre réponse à la transformation de l’industrie. C’est pour les générations futures qu’on regroupe nos forces, pour voir plus grand tout en restant enraciné. C’est en nous réunissant sous un grand groupe qu’on va pouvoir se réinventer de façon durable pour mieux servir les familles agricoles d’ici, donner plus d’emplois aux gens d’ici et assurer la vitalité des communautés d’ici. », a déclaré Nathalie Frenette, cheffe de la direction d’Agiska Coopérative.

Sollio & Agiska Agriculture coopérative

Le partenariat entre Agiska Coopérative et Sollio Agriculture vise à regrouper l’ensemble des activités agricoles de la coopérative dans une coentreprise sans intermédiaire. « Sollio & Agiska Agriculture coopérative permettra d’établir un lien direct entre notre grossiste, Sollio Agriculture, et les producteurs. Notre rôle comme coopérative est entre autres de répondre au souci de rentabilité des entrepreneurs agricoles qui souhaitent avoir des intrants de qualité à un prix compétitif. La qualité de notre service, c’est ce qui nous distingue auprès de nos membres, les propriétaires d’Agiska Coopérative. Ce partenariat nous permettra d’accéder à une offre de servi-

ces adaptée et de bénéficier d’un fournisseur informé », a affirmé Christian Massé directeur général de la division agricole d’Agiska Coopérative et de Sollio & Agiska Agriculture coopérative. « L’union de nos forces avec les coopératives locales nous permet de mieux comprendre les besoins des producteurs, grâce à leur expertise terrain. Pour assurer la pérennité des entreprises agricoles, comme fournisseur de produits et de services agronomiques, nous devons continuellement adapter notre offre à leur réalité. C’est ce que Sollio & Agiska Agriculture coopérative nous permettra de faire : mettre à la disposition de chaque producteur la force du plus grand réseau agricole canadien », a rappelé Casper Kaastra, chef de la direction de Sollio Agriculture.


Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 11 novembre 2021 - 19


20 - Jeudi 11 novembre 2021 - Gestion et Technologie Agricoles