Les 2 Rives - Affaires

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MARDI 10 MAI 2022 | les2rives.com

TRAVAILLONS POUR NOTRE PLANÈTE

Cahier EMPLOI Pages 25 à 31

Affaires Dans cette édition, plusieurs acteurs économiques partagent des solutions pour améliorer notre empreinte écologique.

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Un peu plus haut, un peu plus loin MARCEL

RAINVILLE Directeur général

Depuis la grande marche pour le climat il y a trois ans, plusieurs événements sont venus créer de l’interférence à notre fibre environnementale. Pandémie, inflation et maintenant une guerre; autant de perturbations économiques et sociales à en faire sauter le piston de notre charge mentale sociétale!

contexte de la dépendance de l’Europe envers la Russie. Sur le plan individuel et régional, nous avons tous un rôle important à jouer. Chacun de nos petits gestes peuvent et feront la différence sur l’enfouissement, les ilots de chaleur, la protection des berges, et bien plus. Développement économique et environnement : deux solitudes? L’économie circulaire est le modèle à suivre. Réduire la surconsommation, favoriser l’achat local, réutiliser, réparer, recycler et composter sont tous des exemples de mesures à portée de main et plusieurs entreprises font de l’environnement un modèle d’affaires viable.

« Il faut donc ensemble cibler un peu plus haut et aller un peu plus loin dans nos efforts collectifs et nous en avons les moyens. » Pourtant, le travail doit continuer, car l’urgence climatique demeure et les impacts se font sentir jusque chez nous. Pendant que le Canada vise la carboneutralité pour 2050, voilà que la guerre ramène l’énergie fossile au niveau de la sécurité nationale dans le

J’aimerais d’ailleurs souligner au passage La Grange à Houblon, un bel exemple d’entreprise qui favorise les producteurs locaux et l’environnement, qui a remporté vendredi dernier les honneurs au volet régional du concours OSEntreprendre,

dans la Catégorie Faire Affaire Ensemble. Inspirant! Bien sûr, il reste du travail. Notamment l’absence d’une politique de l’arbre qui s’est invitée aux dernières élections municipales et qui se poursuit. La région enfouit encore 49 % de ses matières résiduelles et rappelons-nous le tollé suscité cet hiver lorsque la MRC souhaitait réduire la collecte des bacs de déchets à une fois par mois de décembre à mars. Ce ne sont que des exemples, mais pendant que les consommateurs et entreprises tentent de sortir la tête de l’eau, l’heure n’est pas à la morale, mais à l’adhésion et à l’ambition. La région a su être un leader dans le développement des éoliennes et maintenant en transports collectifs, en plus de beaux secteurs émergents qui se développent ici, dont la production d’hydrogène vert avec Charbone, sans oublier les démarches du CTTÉI et du Recyclo-Centre. À noter également que notre plus grand employeur de la région et un important émetteur de gaz à effet de serre du Québec, Rio Tinto, se donne l’ambitieux objectif de viser la carboneutralité d’ici 2050. Il faut donc ensemble cibler un peu plus haut et aller un peu plus loin dans nos efforts collectifs et nous en avons les moyens. En tant que citoyens et bons citoyens corporatifs pour les entreprises, en plus des ins-

AFFAIRES

tances locales, les solutions sont multiples et c’est l’affaire de tous! Entre le jour de la Terre et la Semaine de l’environnement, dans cette présente édition Les 2 Rives AFFAIRES, nos journalistes ont mis la lumière sur différents acteurs économiques de la région afin de mettre en valeur certaines initiatives environnementales locales bénéfiques pour tous, en plus de conclure par une section Carrières et professions. Bonne lecture!

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Membre du Pacte mondial des Nations Unies

QSL contribue à la protection de l’environnement un geste à la fois Alexandre Brouillard | Les 2 Rives

se réjouit-elle. Pour ce faire, QSL a offert des bouteilles d’eau réutilisables aux employés comme geste symbolique et a installé des bornes de recharge d’eau filtrée au charbon sur les sites. »

Grâce à ses nombreuses actions posées pour protéger l’environnement et favoriser le développement durable, QSL est devenue la première entreprise maritime du Canada à adhérer au Pacte mondial des Nations Unies, l’automne dernier. Selon la vice-présidente stratégie et affaires publiques chez QSL, Claudine CoutureTrudel, cette adhésion démontre l’engagement de la multinationale en matière de développement durable au plus haut niveau qui soit. « En adhérant au Pacte, QSL s’allie avec les objectifs des Nations Unies, dont ceux reliés à la protection l’environnement, indique-t-elle. C’est une démarche de développement durable qui est très profonde et qui dicte nos stratégies et opérations. » Depuis 1978, ce fleuron québécois se spécialise dans l’opération de terminaux portuaires et compte environ 2000 employés et 59 terminaux en Amérique du Nord. Malgré l’envergure de ses activités, l’entreprise travaille sans cesse sur des projets de développement durable. « La responsabilité sociale est dans nos valeurs, assure Mme Couture-Trudel. C’est pourquoi, au cours des dix dernières années, QSL a posé plusieurs actions qui s’inscrivent aujourd’hui dans le Pacte pour répondre aux défis environnementaux. »

Claudine Couture-Trudel, vice-présidente stratégie et affaires publiques chez QSL. Photo Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives ©

Lancé en 2000, le Pacte mondial des Nations Unies est la plus importante initiative en matière de développement durable des entreprises. Les compagnies qui y ont adhéré, comme QSL, appliquent tous les principes de développement durable dans leurs stratégies et opérations. Des initiatives vertes Au fil des années, les engagements de développement durable de QSL se sont traduits de plusieurs façons, entre autres par la certification Alliance verte de l’ensemble des terminaux de l’entreprise, par l’implan-

tation de systèmes complets de traitement de l’eau ainsi que d’un réseau de convoyeurs électriques et par l’installation de la télémétrie à travers sa flotte d’équipements afin de réduire les gaz à effet de serre. Claudine Couture-Trudel est d’autant plus fière d’un projet qui se terminera dans les prochaines semaines, soit l’élimination des bouteilles d’eau en plastique dans tous les ports et terminaux de QSL. Mis en branle il y a quelques mois, le projet se traduira par une diminution de 500 000 bouteilles de plastique par année. « On est une des seules entreprises qui a réussi à mettre ça en place,

Beaucoup d’autres innovations Si QSL désire demeurer dans le Pacte année après année, l’entreprise doit publier annuellement un rapport de progrès décrivant ses efforts dans l’intégration des divers principes du programme, dont l’environnement. Ainsi, la multinationale doit toujours avoir des projets de développement en cours. « Une des prochaines étapes est l’intégration de l’intelligence artificielle pour encore mieux étudier la consommation de carburant de nos véhicules pour optimiser chacun des mouvements. Il y a aussi l’électrification de la machinerie », détaille Mme Couture-Trudel. De plus, QSL étudie la possibilité d’utiliser de l’hydrogène vert dans certaines technologies afin de rendre certains processus plus efficaces, accessibles et écoresponsables. La multinationale voit donc d’un bon œil l’arrivée à Sorel-Tracy de l’entreprise Charbone qui produira de l’hydrogène vert. « Ce sont quelques-uns de nos défis d’aujourd’hui pour construire un meilleur monde demain », conclut Claudine CoutureTrudel. 210212

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Les friperies de plus en plus en vogue Katy Desrosiers | Les 2 Rives

Deux propriétaires de friperies dans la région le constatent : les gens sont de plus en plus intéressés à acheter leurs vêtements de seconde main pour le côté environnemental, mais aussi pour le côté économique et pour éviter d’encourager le concept de la mode éphémère. Catherine Marcil qui était auparavant derrière la boutique La P’tite Shop à SorelTracy, a récemment démarré son nouveau projet la Friperie l’armoire rose au 68, rue George. Catherine Doyon est propriétaire de la friperie, boutique et salon de thé La Grande Ourse au 52, rue Augusta. Les deux femmes ont découvert les friperies il y a plusieurs années et en ont fréquenté entre autres à Montréal. À la Friperie l’armoire rose, Mme Marcil se concentre sur les vêtements de seconde main. En parallèle, elle continue de revaloriser des meubles. Les femmes appréciant les vêtements de style bohème trouveront leur compte à sa boutique. Celles cherchant des vêtements plus simples pour le travail ou une soirée chic aussi. Pour l’instant, la propriétaire tient des vêtements pour femmes allant de XS à 4XL, quelques sacs à main et des chaussures. Pour Catherine Doyon à La Grande Ourse, il était important de mettre de l’avant l’aspect communauté alors que l’endroit est aussi un centre de dons pour les familles dans le besoin. « Je trouvais qu’il y avait un besoin criant et j’ai toujours aimé la mode, donc c’était lié », explique Mme Doyon. Côté friperie, elle offre majoritairement des vêtements pour femmes, mais a également quelques vêtements pour hommes et enfants. Un espace est réservé pour vendre des produits d’artisans québécois et de la région. Il est possible de consommer pâtisseries et thé sur place, en plus de profiter de quelques jeux de société. Défaire les stéréotypes Les entrepreneures souhaitent défaire les stéréotypes entourant les friperies. Elles affirment que leurs boutiques ont un côté luxueux et que les pièces qu’on y retrouve sont de qualité. « Le tri est déjà fait. Les gens ne se cassent pas la tête, le beau est là, quand même à bon

Catherine Doyon a fondé la boutique La Grande Ourse il y a trois ans. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

prix et ils n’ont pas besoin de fouiller », explique Catherine Marcil qui passe plusieurs heures par semaine à dénicher dans les bazars et les sous-sols d’église de petits trésors. Elle conseille à ceux qui hésiteraient à acheter en friperie de jeter au moins un coup d’œil. « C’est quand tu rentres que tu vois à quel point c’est beau et propre, assure Mme Marcil. Les friperies, c’est rendu vraiment chic. C’est comme un magasin régulier, mais les vêtements ne sont pas neufs ». « On essaie que les gens se sentent moins gênés d’approcher ces commerces-là, avance Catherine Doyon. C’est tellement bon pour la planète et on a vraiment de belles choses ». De plus un gros travail de nettoyage et de rapiéçage est effectué avant de mettre en vente les items. Le concept permet aussi une économie circulaire, puisque des clientes vendent des vêtements aux friperies afin d’en acheter d’autres sur place. La clientèle est assez diversifiée. Les entrepreneures accueillent autant des jeunes que des personnes plus âgées. Certains s’y procurent des vêtements pour diminuer leur impact environnemental et d’autres pour avoir des pièces de qualité tout en économisant. Les propriétaires pourraient éventuellement agrandir leur commerce si la demande continue de grandir et pour offrir encore plus de diversité. Affaires - Mardi 10 mai 2022 - Les 2 Rives - 5

Catherine Marcil, après avoir récemment fermé sa boutique La P’tite Shop, a ouvert la Friperie l’armoire rose. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©


Réalisé par Kérozen médias interactifs

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Un projet pilote de site web écoresponsable concluant Katy Desrosiers | Les 2 Rives

L’agence web Kérozen médias interactifs a prouvé que développer un site web écoresponsable était davantage accessible qu’on pourrait le croire. Grâce à certains outils d’optimisation, il est possible de diminuer la consommation d’énergie d’un site et donc, ce qu’il entraîne comme émissions de gaz à effet de serre (GES).

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Dans le cadre d’un projet pilote avec la SADC Pierre-De Saurel, en collaboration avec l’agence web Kérozen médias interactifs, le réseau Synergie Québec a pu bénéficier d’un nouveau site écoresponsable. Le président-directeur général de l’agence, Philippe Perreault, affirme qu’il était clair pour lui que s’il embarquait dans le projet, les résultats obtenus devaient pouvoir s’appliquer à d’autres clients. M. Perreault explique que les actions que nous posons en ligne ont une empreinte. Lorsque nous faisons parvenir un courriel ou que nous envoyons des photos et documents sur le nuage, le tout nécessite de l’énergie et donc de l’électricité. Les serveurs sur lesquels se retrouve ce qui est envoyé utilisent aussi de l’énergie. Kérozen héberge les sites qu’elle crée à Montréal et donc, les serveurs sont alimentés par l’électricité d’ici qui est considérée comme verte. La province est considérée comme étant dans un climat nordique, ce qui est mieux pour les serveurs. L’eau du fleuve est utilisée pour les refroidir. Toutefois, ailleurs dans le monde comme aux États-Unis, l’électricité est créée dans des centrales thermiques et nucléaires. Le climat est plus chaud et plus d’énergie est nécessaire pour refroidir les serveurs. Ainsi, le défi de l’équipe de Kérozen était de trouver des moyens d’optimiser l’énergie consommée par le site web. Des résultats probants L’équipe utilise beaucoup la plateforme Wordpress, qui est simple d’utilisation, mais assez volumineuse. Pour ce projet, elle a voulu essayer d’autres plateformes ou méthodes. Quatre tests ont été faits, soit un site standard avec Wordpress, un site avec Wordpress et des outils d’optimisation, un site en utilisant un gestionnaire de contenu indépendant plus léger et un site en utilisant le HTML sans base de données ni de lien avec un serveur. Alors que Philippe Perreault croyait que le HTML serait le site requérant le moins d’énergie, il s’agit plutôt du site créé avec Wordpress et les optimisateurs. Par chargement de page, un site Wordpress habituel consomme 2,89 kg de CO2. Le site Wordpress avec optimisateurs en consomme plutôt 0,56 kg. Un site optimisé est donc presque six fois moins polluant. « Ça, c’est pour une page. Imagine

Le président-directeur général de Kérozen médias interactifs, Philippe Perreault, est heureux que les résultats obtenus soient concluants et puissent s’appliquer au quotidien hors du projet pilote. Photo Philippe Manning

l’ensemble de la planète. C’est énorme comme consommation », lance M. Perreault. Sur Wordpress, les outils d’optimisation se font automatiquement. Aussi, un site comprenant ces outils est cinq fois plus rapide, alors que la vitesse de chargement est de deux secondes au lieu de 10. Les outils utilisés sont, entre autres, l’optimisation des photos pour réduire leur poids et la minification des fichiers, qui consiste en la réduction de l’espace que prend le codage sur le site tout le codage. Le 16 mai, Philippe Perreault se rendra au Cégep de Sorel-Tracy pour donner un atelier, en collaboration avec Jean-Philippe Hébert, enseignant et coordonnateur du HUB, afin de transmettre les résultats obtenus. Il souhaite sensibiliser les jeunes afin qu’ils aient en tête ces façons de faire, qui sont bénéfiques tant pour les sites web que les logiciels et les applications mobiles. « Je pense que dans les prochaines années, ça va être un apport. […] C’est un sujet dont on va beaucoup entendre parler. On est en 2022 et l’environnement, c’est important », conclut-il.


La SADC Pierre-De Saurel aide des entreprises via son programme Virage Vert

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Combattre l’émission de GES par du numérique vert La Société d’aide au développement des collectivités (SADC) Pierre-De Saurel souhaite, avec son programme d’aide Virage Vert, aider les entreprises de la région à se soucier de l’environnement, notamment en ayant des sites web qui polluent moins. « Pour nous, le numérique est aussi polluant que n’importe quoi, à la différence près qu’on ne le voit pas. C’est d’ailleurs deux fois plus polluant que le transport aérien », indique la directrice générale de la SADC Pierre-De Saurel, Sylvie Pouliot. C’est pourquoi la SADC a mandaté, dans le cadre d’un projet pilote, l’entreprise Kérozen médias interactifs pour concevoir un des sites Internet du Centre de transfert technologique en écologie industrielle (CTTÉI), soit celui de Synergie Québec. Comme les résultats sont concluants, la SADC vise à élargir le programme Virage

La directrice générale de la SADC Pierre-De Saurel, Sylvie Pouliot. Photo gracieuseté

Vert à toutes les entreprises de la région. « Même de notre côté, à la SADC, notre site consomme moins qu’avant. On se dit que le numérique, ça touche tous les secteurs d’activités et c’est pour ça qu’on veut aider toutes les entreprises qui veulent prendre ce virage », mentionne-t-elle. Par ailleurs, l’environnement fait partie de presque tous les plans d’affaires des entrepreneurs aujourd’hui, remarque Sylvie Pouliot. « Les entrepreneurs remarquent qu’ils font plus d’argent quand ils consomment moins. C’est maintenant intégré chez eux. Ils font des achats responsables de produits. Ils poussent le concept du développement durable encore plus loin. » Un appétit entrepreneurial présent Au cours des deux dernières années, la SADC Pierre-De Saurel a surtout été présente pour aider les entrepreneurs à traverser la pandémie en les guidant vers les aides financières appropriées. Toutefois, depuis quelques mois, l’organisme fédéral sent que l’appétit entrepreneurial revient peu à peu. « Pendant la pandémie, tout a arrêté. Il y a eu un hold sur les investissements. En 2022, il y a eu une hausse de 25 % des demandes de projets. Depuis neuf mois, on sent vraiment qu’on est repartis », explique la directrice générale de la SADC. Selon elle, plusieurs entrepreneurs ont épargné assez d’argent pendant la pandémie pour la réinvestir au cours des derniers mois. « Le fonds de stratégie jeunesse a beaucoup été utilisé. Les gens sont impatients d’investir dans leur entreprise ou même de se partir en affaires. À la SADC, on a été très occupés avec les fonds d’urgence, donc on est heureux d’être revenus à notre “programmation régulière”! », conclut-elle en riant.

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Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives

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Virage environnemental

La Chambre de commerce prête à accompagner les entreprises Katy Desrosiers | Les 2 Rives

son qui offre, entre autres, une panoplie de livres usagés et dont la philosophie de l’entreprise tourne autour de l’environnement. De son côté, la CCIST porte aussi des gestes à l’interne, comme la mise à jour du système informatique afin d’éliminer le plus possible le papier.

Le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de Sorel-Tracy (CCIST), Luc Martel, prévoit mettre l’environnement encore plus de l’avant en aidant les entreprises qui désirent effectuer un virage vert.

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« On est prêt à accompagner les entreprises, avance M. Martel. C’est un de nos objectifs pour pouvoir mettre en place des programmes qui pourraient accompagner et aider nos membres qui voudraient en faire un peu plus pour se distinguer. » Pour une entreprise, de revoir sa manière de produire ou d’opérer pourrait avoir un effet bénéfique au niveau de l’attraction de la main-d’œuvre, surtout chez les jeunes. « Ça pourrait être beaucoup plus intéressant pour eux de travailler dans une entreprise qui est en symbiose avec leurs valeurs et qui pose des actions concrètes. Ça amène une certaine fierté et un sentiment d’appartenance », explique le directeur général. Il remarque également que de plus en plus d’entreprises installent des bornes de recharge pour les véhicules électriques. Cela peut aussi avoir un impact sur l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre, avance-t-il. Des programmes et des subventions existent pour aider les entreprises à en installer.

Le directeur général de la CCIST, Luc Martel, est prêt à accompagner les entreprises qui ont des projets liés à l’environnement. Photo Alexandre Brouillard | Les 2 Rives ©

Le directeur invite les membres et les entreprises qui auraient des questions sur des projets d’une telle nature à contacter la Chambre. « Notre rôle, c’est d’accompagner les membres. On va faire les recherches pour eux, on va les aider et au final, tout le monde va en profiter », affirme-t-il. Un potentiel pour les entreprises vertes Récemment, des entreprises comme Boralife, qui a un procédé respectueux de l’environnement pour ignifuger le bois et Charbone, qui compte produire de l’hydrogène vert, sont

arrivées dans la région. M. Martel est fier de voir cet apport. Selon lui, il y a beaucoup de potentiel ici pour ce type d’entreprises qui souhaiteraient faire de la recherche et du développement pour peut-être travailler avec les grandes corporations déjà établies. Comme autres actions, il note QSL qui a joint le pacte de l’ONU en matière environnementale et l’implication du Centre de transfert technologique en écologie industrielle (CTTÉI) qui revalorise des rebuts et rejets d’entreprises. Il ajoute également JeanPhilippe Thivierge avec la librairie La Cargai-

Distribution de tests rapides La CCIST mène, minimalement jusqu’au 30 juin, une campagne de distribution de tests rapides pour dépister la COVID-19. Jusqu’à maintenant, 2000 tests ont été distribués dans des PME de la MRC de Pierre-De Saurel. Celles qui désireraient recevoir des tests peuvent contacter la CCIST ou remplir le formulaire sur le site Internet de l’organisme. Cet été, la CCIST compte participer aux activités de ses partenaires et rencontrer les membres. Elle est aussi l’organisme porteur de l’exposition de voitures anciennes qui sera présentée à cinq occasions. La prochaine édition du magazine de la CCIST, À la une, sortira à la fin mai. Elle sera concentrée sur l’innovation, savoir se réinventer et les jeunes entrepreneurs. Finalement, la coordonnatrice des évènements et service aux membres Linda Barabé quittera son poste le 27 mai prochain après plus de 20 ans à la CCIST. M. Martel publiera prochainement une offre d’emploi pour combler son départ.


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Société de transport collectif (STC) de Pierre-De Saurel

Un bon départ pour le transport interrégional et les navettes Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives

Un mois après l’implantation du transport interrégional et des navettes urbaines, la Société de transport collectif (STC) de Pierre-De Saurel dresse un bilan positif de ces deux nouveaux services offerts à la population.

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Le 4 avril dernier, la STC démarrait le transport Sorel-Tracy/Longueuil express, c’est-àdire sans arrêt. En tout, il y a 58 départs quotidiens de Sorel-Tracy vers le métro de Longueuil du lundi au vendredi et 16 départs les samedis et dimanches, avec comme point de départ les Promenades de Sorel ou le stationnement incitatif du secteur Tracy. La même date, un nouveau service de navettes urbaines a été instauré. Ce sont 32 départs quotidiens qui sont offerts du lundi au dimanche tout au long de la journée. Les minibus font des arrêts à des points stratégiques de Sorel-Tracy et Saint-Josephde-Sorel, avec comme départ et arrivée les Promenades de Sorel. Le directeur général de la STC de PierreDe Saurel, Simon Berthiaume, soutient que le volume d’usagers qui fréquentent les bureaux situés aux Promenades de Sorel est assez soutenu. « C’était réellement un besoin chez la population, croit-il. Depuis le début

de la pandémie, il n’y avait plus de service express sur le territoire. Le besoin était moins là pendant la pandémie puisque le télétravail était plus présent, mais on voit qu’il y a de plus en plus d’utilisateurs. » Comme dans toute implantation, des ajustements sont nécessaires en cours de route. Par exemple, la STC veut retravailler l’horaire au niveau de certains départs, sans tout chambouler. « Il existait, avant la pandémie, un horaire express avec exo, on avait donc une bonne idée des heures. On a simplement bonifié notre offre express. Jusqu’à maintenant, ça fonctionne très bien et aucun bus n’est vide », indique M. Berthiaume. Un impact sur les autres services L’arrivée de ces deux nouveaux services a forcément eu un impact positif sur les services déjà existants de la STC, soit le Taxibus (taxi sur système de réservation à Sorel-Tracy, Saint-Joseph-de-Sorel et Sainte-Anne-deSorel), le transport régional (entre les 12 municipalités de la MRC de Pierre-De Saurel) et le transport adapté (réservé aux personnes handicapées ou limitées sur le plan de la mobilité). Selon Simon Berthiaume, le service de Taxibus a battu de records avec 8724 transports en mars et 8429 déplacements en avril, alors que le plus haut total était de 7550 en 2019. Le service a connu une croissance de

La STC de Pierre-De Saurel, avec la compagnie Autobus Fleur de Lys qui a obtenu le contrat, s’est dotée d’une flotte neuve de véhicules pour son transport interrégional. Photo gracieuseté

15 % par rapport à 2019, avant la pandémie. Quant au transport régional, la STC enregistre 1376 déplacements en avril, pour un total de 4582 transports en quatre mois. Au cours des trois premiers mois de 2022, il y a eu un dépassement de l’achalandage cumulatif de 2021 depuis la mise en service en juillet. La visibilité dont l’organisme bénéficie depuis quelques mois n’est pas étrangère à ses succès, croit Simon Berthiaume. « J’ai donné une conférence au Centre Desranleau à des aînés afin de leur présenter nos services. On a aussi fait une tournée dans les municipalités rurales pour vendre des cartes d’accès. Les gens connaissent de plus en plus nos services et il ne faut pas lâcher. On continue notre promotion dans le journal, à la radio et sur les réseaux sociaux. On sent

qu’on répond à une demande et on veut encore augmenter notre nombre d’utilisateurs », conclut M. Berthiaume. L’EXPRESS SORELTRACY/LONGUEUIL ET LES NAVETTES AU COURS DU DERNIER MOIS (DU 4 AVRIL AU 2 MAI) 380 : Nombre d’utilisateurs avec carte 2512 : Nombre de déplacements express 761: Nombre de déplacements navette 63 : Nombre de cartes de membre express 14 : Nombre de cartes de membre navette 127 : Nombre de livrets express 32 : Nombre de livrets navettes


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Autobus scolaire électrique chez Autobus Intersco

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Un véhicule intéressant, mais à améliorer Katy Desrosiers | Les 2 Rives

Autobus Intersco à Sorel-Tracy possède un véhicule électrique depuis 2016. Bien que la conduite soit intéressante, qu’il soit silencieux et fascine les enfants et adolescents, il reste des améliorations à apporter au niveau de la fiabilité, note le président de l’entreprise, Christian Joyal.

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Quand l’autobus scolaire a été acheté, il était le deuxième dans le réseau, se remémore M. Joyal. Pour l’avoir lui-même conduit, il avoue que le véhicule va très bien. Mais il ne roule en moyenne que 50 jours par année puisqu’il est souvent brisé. Cette année, il est arrêté depuis la semaine de relâche. « Ça me prend un autobus supplémentaire qui va “backer”. Je pense que pour l’instant, ce n’est peut-être pas au point. […] Un autobus, il faut que ça fonctionne. C’est normal qu’il y ait des bris et qu’on doive faire l’entretien, mais nos mécaniciens ne sont pas formés [pour ces véhicules] », explique M. Joyal. Les mécaniciens peuvent réparer par exemple les freins, mais n’ont pas encore apprivoisé ce qui touche le fonctionnement comme le moteur.

L’autobus a été fabriqué par l’entreprise québécoise Lion Électrique. Depuis quelque temps, le président a de la difficulté à avoir du service auprès d’elle pour faire réparer le véhicule. « Le véhicule en tant que tel est merveilleux. Il vont sûrement s’améliorer dans les années futures et là, ça va être agréable de travailler avec ça », admet-il. L’important pour lui est d’éviter les bris de service et de transporter les élèves en toute sécurité.

L’autobus électrique acheté par Autobus Intersco en 2016 est intéressant à conduire, affirme le président Christian Joyal, mais il est souvent brisé. Photo Yvon Handfield

Un nouveau règlement Le Règlement sur les véhicules routiers affectés au transport des élèves au Québec a été modifié, et depuis le 31 octobre 2021, les autobus et minibus neufs doivent être électriques. L’obligation ne s’applique pas aux véhicules dont l’année modèle est antérieure à 2024 et dont la date d’immatriculation est antérieure au 31 octobre 2021. Les entreprises peuvent se procurer des autobus usagés fonctionnant par exemple au propane ou à l’essence. Bien qu’il croit que les autobus électriques sont l’avenir, M. Joyal a certaines réserves, entre autres au niveau de l’autonomie. L’autobus qu’il possède a 90 km d’autonomie. Lorsqu’il s’en servait pour faire des circuits le matin, le midi et le soir, l’autobus n’avait pas

le temps de recharger entièrement entre chaque pause. Elle a donc été réaffectée à des circuits transportant les élèves seulement le matin et le soir. Autobus Intersco a également des trajets qui se rendent à Saint-Hubert deux fois par jour. Il est donc impossible d’utiliser le véhicule pour ce genre de trajet ou même pour des voyages scolaires. Aussi, un questionnement demeure au niveau des conducteurs qui habitent en périphérie des garages d’Autobus Intersco et qui se rendent avec l’autobus chez eux le soir. Installer une borne pour chacun d’eux serait complexe et coûteux. « Là, il faut acheter des véhicules électriques, mais on n’est pas encore rendu là. On nous parle d’hydrogène, gaz naturel. Le propane est arrivé sur le marché.

On nous dit que c’est moins polluant. Je pense que ça a encore sa place tant que les autobus électriques ne seront pas au point », croit-il. L’an dernier, six ou sept autobus thermiques fonctionnant au propane ont été achetés par Autobus Intersco. M. Joyal mentionne qu’il a aussi l’obligation d’acheter des autobus fabriqués au Québec, donc chez Lion Électrique. Il précise que l’entreprise Girardin en a aussi, mais un maximum de 200 par année. Une fois qu’ils sont vendus, les gens doivent se rabattre sur Lion Électrique. Des entreprises comme International et Thomas en possèdent, mais ne peuvent plus en vendre comme ils ne sont pas faits ici. M. Joyal déplore qu’il ne soit pas possible de se procurer ces autobus électriques également.


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Céréales Bellevue, une entreprise agricole d’ici respectueuse de l’environnement Alexandre Brouillard | Les 2 Rives

Reconnus pour leurs pratiques agricoles écologiques et respectueuses de l’environnement, les frères Paul et Pierre Caplette ont adopté une agriculture équilibrée depuis plusieurs années à leur exploitation agricole, Céréales Bellevue, située à Saint-Robert. Au début des années 2000, alors qu’une conscience écologique naissait graduellement dans le milieu agricole, Paul et Pierre Caplette ont remis en question leurs propres pratiques agricoles. « On a toujours eu l’environnement à cœur, mais on pouvait faire mieux, admet Paul Caplette. Nos enfants revenaient de l’école et nous demandaient si nos pratiques agricoles polluaient. Ce sont donc les questionnements de nos enfants qui nous ont poussés à faire mieux au niveau de l’environnement. » Depuis, les deux frères ont pour mission d’optimiser leurs ressources avec des techniques agricoles hybrides qui leur assurent une biodiversité des sols. Les plantes de couverture jumelées à la technique du semis direct leur ont permis de réduire considérablement l’utilisation de fertilisants et d’améliorer le niveau de matière organique de leurs sols. Ainsi, Céréales Bellevue est reconnue comme une entreprise productrice select de grain de semence, que ce soit le blé, le soya ou le maïs. Depuis 2006, ils ont réduit de 33 % leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), de 30 % leur utilisation de pesticides et, depuis 2012, ils n’ont plus recours aux insecticides. D’ailleurs, pendant cette période de temps, leurs rendements aux champs ont augmenté. « On ne réinvente pas la roue. On revient aux techniques de base, comme la rotation de cultures dans les champs. Si on adopte une agriculture équilibrée et qu’on fait attention à nos quantités de pesticides, ça fait une grande différence. À long terme, s’adapter à l’environnement, ça devient rentable », assure Paul Caplette.

Des efforts soulignés par les pairs Dans les dernières années, les efforts écologiques de la famille Caplette ont été reconnus à maintes reprises par plusieurs organismes du milieu agricole. En avril dernier, lors de la plus récente édition du Gala Agristars de la Montérégie, ils ont reçu le prix Bon coup en agroenvironnement – Entreprise exceptionnelle. Ensuite, en décembre 2021, la fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) Montérégie et Desjardins ont souligné la qualité de la réalisation des aménagements durables de l’entreprise Céréales Bellevue avec la Bourse agrEAUresponsable. « On est contents de se faire dire bravo à l’occasion, admet Paul Caplette. Ça nous encourage à continuer parce qu’on met beaucoup d’énergie sur nos projets. » En 2022, Paul et Pierre Caplette continueront de travailler conjointement avec Agriculture Canada sur un projet d’innovation pour filtrer et décanter des eaux de drainage. « Le projet est à l’an un de son implantation. Quand on va sortir des données, l’innovation et l’ingénierie agricole auront pris 10 ans », conclut Paul Caplette, tout en confiant avoir plusieurs projets en tête pour être en parfait équilibre avec son environnement.

La famille Caplette a reçu le prix Entreprise exceptionnelle au Gala Agristars. Photo gracieuseté

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Plusieurs innovations Dans les dernières années, Paul et Pierre Caplette ont mis en branle plusieurs projets pour rendre leur entreprise plus écologique. Comme d’autres agriculteurs situés dans le littoral du lac Saint-Pierre, les deux entrepreneurs ont aménagé plusieurs bandes riveraines qui agissent comme zone tampon entre les champs et les cours d’eau. Alors que les normes exigent trois mètres de bandes riveraines, ils ont fait encore mieux allant jusqu’à huit mètres à certains endroits.

De plus, grâce à leurs techniques agroenvironnementales, ils ont diminué l’utilisation de leurs machineries. Ainsi, ils dépensent moins en carburant et produisent moins d’émanations de GES. « Pendant ce temps là, ce sont les vers de terre qui travaillent. Chez nous, ils brassent 400 tonnes de sols quotidiennement sans aucun carburant. Donc, quand tu ralentis le travail de sol, tu envoies moins de résidus vers les cours d’eau, tu as un sol plus résilient et tu augmentes la population de micro-organismes », explique Paul Caplette. Depuis 2017, les deux agriculteurs s’affairent à installer des nichoirs à hirondelles dans leurs champs pour assurer une plus grande biodiversité. « On est rendus à 65 nichoirs qui peuvent accueillir jusqu’à 80 hirondelles. Un de ces oiseaux peut manger jusqu’à 3000 insectes par jour. Ce ne sont pas des revenus dans ma colonne de chiffres, mais on voit les changements dans les champs », soutient Paul Caplette. « Comme tout le monde, on veut que nos enfants aient une belle vie. C’est pourquoi nous mettons tous ces efforts. Ils nous amènent des bénéfices économiques, agronomiques et environnementaux », confie l’agriculteur.


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Rio Tinto Fer et Titane vise la carboneutralité d’ici 2050 Alexandre Brouillard | Les 2 Rives

Souvent citée parmi les entreprises les plus polluantes du Québec en raison de ses émissions de gaz à effet de serre (GES), Rio Tinto Fer et Titane (RTFT) souhaite renverser la vapeur à l’aide d’objectifs environnementaux audacieux. D’ici 2050, l’entreprise métallurgique et sidérurgique souhaite atteindre la carboneutralité. Pour ce faire, elle adoptera les grands moyens. Seulement en 2022, RTFT investira 15 M$ dans des projets en lien avec l’environnement. La multinationale souhaite réduire de 15 % ses émissions de GES d’ici 2025 et diminuer de 50 % ses émissions de type un et deux d’ici 2030, pour finalement émettre zéro émission nette d’ici 2050. La directrice exécutive transformation environnement et GES chez RTFT, Annie Bourque, admet que ce sont des objectifs qui ne seront pas faciles à atteindre. « L’engagement de la direction d’être carboneutre d’ici 25 ans a mobilisé tous les employés de RTFT, souligne-t-elle. On a une technologie à base de charbon, on ne se cachera donc pas que ça représente tout un défi. » Elle confie que les objectifs établis par RTFT sont tels qu’ils ont retenu l’attention à l’échelle internationale. « Je n’ai vu aucun gouvernement ou compagnie mettre une ligne aussi précise en matière de carboneu-

Annie Bourque, directrice exécutive transformation environnement et GES chez RTFT. Photo NathB

tralité, allègue-t-elle. Si bien que peu après les annonces, l’action avait baissé à la bourse. [...] C’est une révolution! » Alors que cette transition nécessitera de nouvelles technologies et des projets quotidiens d’innovation, le complexe métallurgique de Sorel-Tracy aura un grand rôle à jouer dans les prochaines années. « Sorel-

Tracy est un pilier dans le virage », assure Mme Bourque. Plusieurs projets en cours Parmi les projets en cours ou à l’étude pour atteindre ses objectifs environnementaux, RTFT travaille à trouver des avenues de valorisation de ses résidus. C’est d’ailleurs

avec cette volonté que le projet d’usine de scandium est né. « C’est important de trouver des avenues de valorisation pour nos résidus, affirme Annie Bourque. C’est une façon d’aller chercher du potentiel d’un résidu qui n’aurait plus eu de vie utile. On travaille constamment en recherche et en développement chez RTFT. » Dans la même optique d’idées, pour alimenter ses opérations, RTFT a récemment conclu une entente avec Énergir afin d’utiliser du gaz naturel renouvelable (GNR) produit à partir de déchets organiques. Depuis l’entente, RTFT est devenu un des plus importants clients d’Énergir en ce qui a trait à la consommation de GNR. D’ailleurs, RTFT achètera à Énergir un million de mètres cubes de GNR produit à partir de déchets domestiques. « On calcule que cette entente nous permettra de réduire nos émissions de GES de près de 1900 tonnes d’équivalent de CO2 par année. Ce qui équivaut au retrait d’environ 400 voitures de la route pendant un an », indique Simon Letendre, directeur des relations médias chez RTFT. Alors que la compagnie travaille d’ores et déjà à atteindre ses objectifs, Mme Bourque souligne qu’il n’y a pas une minute à perdre. « C’est demain 25 ans. On a une usine de 72 ans qui a été construite avec des objectifs différents. Ça nous donne un casse-tête supplémentaire », conclut Annie Bourque.

Rio Tinto Fer et Titane a produit ses premiers kilos d’oxyde de scandium Alexandre Brouillard | Les 2 Rives

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Inaugurée en juin 2021, la nouvelle usine de Rio Tinto Fer et Titane (RTFT) a produit ses premiers kilogrammes d’oxyde de scandium le 27 avril dernier. Unique en Amérique du Nord, cette usine s’inscrit parmi les nombreux projets environnementaux initiés par RTFT, mais aussi dans la transition énergétique du Québec. « Le scandium se ramassait dans notre parc à résidus, on a donc trouvé un moyen de l’extraire pour créer un produit de grande valeur, autant pour le côté monétaire que pour la transition énergétique », explique Frédéric Benoit, chef de service de l’usine de scandium. Ce minerai reconnu comme étant critique et stratégique pour la province est entre autres utilisé pour les alliages dans les secteurs industriels, de l’aéronautique et de l’automobile, ainsi que dans la chaîne de production des batteries pour les véhicules électriques. Rappelons que le minerai provient de la mine d’ilménite de RTFT au lac Tio à Havre-Saint-Pierre. Il est par la suite concentré au complexe de Sorel-Tracy et transformé en dioxyde de titane, en fonte brute, en acier et en métal de grande qualité. Déjà bien en place Dans les derniers mois, l’usine de scandium de RTFT a franchi plusieurs étapes.

Frédéric Benoit, chef de service de l’usine de scandium. Photo gracieuseté L’usine de RTFT où est produit l’oxyde de scandium à Sorel-Tracy. Photo gracieuseté

Depuis janvier 2022, l’usine a été démarrée, le procédé a été rodé et ajusté pour finalement arriver à produire les premiers kilogrammes en avril. « Il reste à optimiser le processus, augmenter la production et croître pour le futur. Entre le début de la construction de

l’usine et la production, ç’a été excessivement vite », indique M. Benoit. Alors que l’usine commence à peine la production, la multinationale ne cache pas son envie d’augmenter sa capacité de production d’oxyde de scandium qui est pour l’instant de trois tonnes par année.

« La première étape était d’amener l’usine à sa pleine capacité, ce qui n’est pas encore fait. C’est l’objectif des prochains mois. Mais on regarde aussi pour agrandir l’usine parce qu’on sait que notre capacité de production est beaucoup plus grande que trois tonnes par année. L’idée sera donc de produire plus de scandium dans l’avenir », conclut Frédéric Benoit.


ArcelorMittal Produits Longs Canada

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Produire de l’acier responsable à Contrecœur

ArcelorMittal Produits Longs Canada produit à Contrecœur de l’acier avec de la ferraille recyclée, qui sert entre autres à créer du fil machine. Photo gracieuseté Katy Desrosiers | Les 2 Rives

L’entreprise ArcelorMittal Produits Longs Canada souhaite se faire connaître comme un producteur d’acier responsable, de la production jusqu’à la transformation. Pour ce faire, elle met en place des actions pour réduire son impact environnemental comme le recyclage de ferraille.

Vers la décarbonation ArcelorMittal fait de la recherche et développement et travaille avec des partenaires pour diminuer encore plus les émissions de GES. Un objectif serait de remplacer la petite partie de charbon utilisée actuellement par du biocharbon, créé à partir de déchets de foresterie. L’usine a besoin de gaz naturel pour fabriquer de l’hydrogène qui sert à son procédé. Au lieu de prendre l’hydrogène fait à partir de ce carburant fossile, elle regarde pour fabriquer de l’hydrogène vert créé à partir d’eau et d’électricité. D’autres initiatives sont dans les cartons comme la fabrication de biogaz naturel à partir de biométhanisation. Comme l’entreprise est près d’une zone agricole, elle pourrait utiliser des rejets animaux ou putrescibles comme des légumes pour transformer le tout en biocarburant. Au final, afin de récupérer les émissions de CO2, l’entreprise songe à capturer le carbone et le transformer en carburant pour avion carboneutre. Pour les employés, l’entreprise déploie d’autres mesures. Ceux nécessitant un véhicule de fonction peuvent en choisir un électrique. Aussi, des bornes de chargement ont été installées.

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Une équipe œuvre à assurer le respect des lois et bonnes pratiques concernant entre autres l’eau et l’air et à développer des façons de faire. Elle effectue aussi de la formation auprès des employés. À la base, d’avoir à Contrecœur un four fusion utilisant un arc électrique au lieu du charbon permet d’éliminer les émissions de gaz à effet de serre (GES) à cette étape du procédé. Pour une tonne d’acier produit, l’entreprise fait partie du top trois mondial des aciers les moins carbonés, assure le Directeur Environnement chez ArcelorMittal Produits Longs Canada, Eric Morissette. La politique environnementale de l’entreprise a été révisée en 2020. Elle comprend sept volets, soit la conformité environnementale, l’évaluation et rapport à la direction, les relations avec les parties prenantes, l’économie circulaire, la gestion responsable des ressources et réduction des GES, la formation et sensibilisation ainsi que les mesures de contrôle. Un d’eux comprend les relations de bon voisinage. Un comité de suivi a été créé pour avoir le pouls de la communauté et savoir si l’entreprise crée des nuisances particulières. Des réponses sont fournies et des correctifs sont faits, s’il y a lieu. Un souci est porté à l’économie circulaire. « Dans l’optique où l’acier peut être recyclé indéfiniment, on veut continuer à avoir recours à de la ferraille récupérée comme matière première afin de contribuer à produire de l’acier recyclé, de manière à réduire notre empreinte environnementale », explique M. Morissette. Par année, de 900 000 à un million de tonnes de ferraille sont recyclées. Un autre objectif est de capturer le maximum d’opportunités de réduire les rejets

industriels en les transformant en coproduits réutilisables par d’autres acteurs industriels. Par exemple, des poudres métalliques peuvent servir à d’autres entreprises. « C’est un gain environnemental. Les autres entreprises, au lieu d’aller dans des mines, viennent prendre ça chez nous », précise Eric Morissette. Des coproduits sont même entreposés jusqu’à ce que l’entreprise trouve une façon de les réutiliser. ArcelorMittal tente d’utiliser de manière optimale les ressources, avance M. Morissette. En 2019, quelque 100 M$ ont été investis pour changer un four de réchauffe, permettant de moins utiliser de gaz naturel et de diminuer de 35 000 tonnes les émissions de GES. « C’est payant, et ça vaut la peine pour l’environnement », avance-t-il.


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Déjà reconnu scène écoresponsable bronze

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Azimut diffusion veut obtenir l’accréditation argent Katy Desrosiers | Les 2 Rives

Azimut diffusion, avec sa salle GeorgesCodling, a été reconnu en 2021 scène écoresponsable de niveau bronze par le Conseil québécois des événements écoresponsables. Depuis, le diffuseur a mis en place de nouvelles actions afin d’espérer passer à l’accréditation argent en 2023.

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L’agente de développement des publics chez Azimut diffusion, Laurence Lepage, mène ce projet. Un comité en écoresponsabilité a été créé et l’aide de Desjardins a permis et permettra de mettre en place plusieurs gestes. Elle croit qu’il y a de bonnes chances d’obtenir le niveau argent au prochain dépôt de dossier. Le plus important, selon elle, est d’y aller graduellement. « On implante les choses de façon durable, mais progressivement. Je préfère qu’on prenne ça par petite bouchée pour ne pas mettre de pression sur le personnel et la clientèle », explique Mme Lepage. Les actions à prendre se déclinent en six volets, soit l’alimentation, les communications, l’énergie et les ressources, la gestion des matières résiduelles, l’engagement social et la gouvernance. Dans chacun se retrouve entre 15 et 20 points à implanter.

Parmi les gestes déjà posés, un système d’Écocup a été intégré pour éviter les verres jetables. Le diffuseur incite les spectateurs et les artistes à apporter leurs bouteilles d’eau réutilisables. Comme il n’existe qu’une buvette au rez-de-chaussée, l’objectif est d’en installer une autre près de la salle. Le défi est de le faire avec l’espace restreint. Une autre solution serait d’installer un système de filtration de l’eau dans les loges, sans dénaturer l’espace avec les équipements nécessaires. Pour l’offre alimentaire, un partenariat existe avec La Grange à Houblon qui fournit des boîtes à lunch compostables avec des ustensiles en bambou. Les bouteilles de savon à vaisselle et de produits nettoyants sont remplies en vrac à cet endroit. Des bacs de compost sont à disposition. Parmi les autres gestes, il y a l’utilisation d’un café bio équitable d’une compagnie québécoise, le bannissement des pailles de plastique, l’impression sur du papier écoresponsable et la mise en place d’une boîte pour récupérer les masques de procédure. Une attention est aussi portée à la sobriété numérique, comme éviter les courriels non nécessaires. Pour les équipements de scène, les fils sont attachés avec des cordelettes réutilisables, des piles rechargeables sont utilisées et un entretien serré est fait pour prolon-

Le directeur général Alain Larouche et l’agente de développement des publics Laurence Lepage ont à cœur l’écoresponsabilité et font en sorte qu’Azimut fasse sa part. Photo gracieuseté

ger sa durée de vie. Pour l’engagement social, le diffuseur offre entre autres des billets à divers publics, dont les nouveaux arrivants, et donne du temps de résidence à des artistes. En faire davantage Les objectifs fixés pour 2023 sont presque tous atteints. Un qui reste à réaliser est au niveau de la formation. Dans la prochaine année, les employés et membres du conseil d’administration suivront une ou des formations sur les pratiques écoresponsables. « Notre plan d’action 2021-2023, on va probablement le dépasser », affirme fièrement Laurence Lepage.

À long terme, elle espère que l’organisme compensera ses émissions de gaz à effet de serre. « C’est sûr qu’on veut le faire en incluant les artistes et le public, pas juste nos déplacements à nous les employés de bureau, note-t-elle. On calculerait les impacts des déplacements des tournées, les camions, etc. » Elle a d’ailleurs suivi une formation sur le sujet. Le public pourrait être invité à faire un don pour compenser son déplacement. Au niveau de la gouvernance, des critères d’équité, de diversité et d’inclusion pour la programmation seront établis. Bien que l’organisme le fait déjà, il existera maintenant des balises claires.


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Épicerie communautaire et application de livraison

Le G.E.S.T. développe ses services La rédaction | Les 2 Rives

Le Groupe d’entraide de Sorel-Tracy (G.E.S.T.) mettra prochainement la touche finale à ses projets d’épicerie communautaire et d’application pour son service de livraison dans les HLM, contribuant une fois de plus au bien-être de plusieurs personnes en situation de vulnérabilité sur le territoire.

nous permettra de créer de l’emploi, mais aussi de devenir une porte d’entrée pour d’autres partenaires du milieu grâce à des bureaux multifonctionnels. Ceux-ci pourront accueillir, par exemple, des professionnels de la santé. On veut outiller les usagers, car au-delà de se nourrir, ils vivent avec d’autres problèmes sous-adjacents », explique le directeur général.

L’organisme a enregistré une nette augmentation de demandes dans les derniers mois, souligne le directeur général de l’organisme, Gil Émil Laflamme. « Nous avons ouvert 250 dossiers d’octobre à novembre dernier, car beaucoup de services ont été interrompus pendant la pandémie. Nous avons été trop souvent témoins de situations d’isolement, de détresse et d’insécurité alimentaire qui nous ont malheureusement donné la larme à l’œil. » L’automne dernier, l’organisme a déménagé ses différents services dans l’ancien IGA situé du côté de Saint-Joseph-de-Sorel et du secteur du Vieux-Tracy. Son projet d’épicerie communautaire, qui devrait voir le jour au printemps, permettra de répondre à un besoin non comblé depuis 2004, mais également de réduire l’insécurité alimentaire, d’offrir des aliments à faible coût aux personnes fragilisées et aussi de rendre accessible des services connexes. « Ce projet

Un soutien indispensable L’organisme a dû toutefois faire face à plusieurs embûches pour que ses projets voient le jour en raison de la COVID-19, mais aussi de la hausse du prix de l’essence et du manque de bénévoles pour son service de livraison dans les HLM. Pour ce dernier, ils ont obtenu une aide précieuse de quatre finissants du Cégep de Sorel-Tracy, Simon Tessier, Joshua Leblanc, Tommy-Lee Pigeon et Jérémie Bouchard. Ils travaillent avec le G.E.S.T. afin de créer une application qui permettra à l’organisme de diminuer ses coûts en maximisant les trajets de ses livraisons. « Dans le cadre de notre projet de fin d’études, nous devions régler un problème réel et utile pour une entreprise de la région. Nos professeurs nous ont suggéré de donner un coup de main au G.E.S.T. qui, en raison de son statut d’organisme, n’avait pas nécessairement les moyens de mettre en place cette technologie », explique Simon Tessier.

Le directeur général du G.E.S.T., Gil Emil Laflamme, a vu le nombre de demandes exploser depuis son déménagement sur la route Marie-Victorin. Photo gracieuseté

Son collègue, Joshua Leblanc se réjouit d’avoir pu donner un coup de pouce important à sa communauté. « Cela fait du bien en dedans de pouvoir aider un organisme qui en donne autant aux gens dans le besoin. Nous sommes très fiers de pouvoir y contribuer grâce à notre application ». La coordonnatrice des services aux bénéficiaires, Josée Papillon, croit d’ailleurs que la création du service de livraison dans les HLM de la MRC de Pierre-De Saurel en 2021 a aidé encore davantage de personnes

vulnérables, surtout en milieu rural. En effet, celles-ci n’ont pas accès facilement à une épicerie à proximité. « Nous avons vraiment entendu un cri d’alarme. Avec la hausse exponentielle du coût des aliments, de nombreuses personnes ont été durement touchées et ont dû parfois choisir où couper pour y arriver. Nos services viennent en aide à toutes ces personnes seules, jeunes ou âgées, aux familles et aussi aux gens ayant une maladie afin qu’elles puissent combler ce besoin essentiel », conclut-elle.

Arrivée de plusieurs nouveaux commerces

Les Promenades de Sorel sur une belle lancée La rédaction | Les 2 Rives

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Si le marché du commerce de détail a connu des hauts et des bas dans les dernières années, il se porte de mieux en mieux aux Promenades de Sorel notamment en raison de la diminution des mesures sanitaires. Le centre commercial est aujourd’hui sur une belle lancée avec l’arrivée de plusieurs commerces et sa direction mettra tout en œuvre afin de poursuivre cette progression. De nombreux changements se sont produits récemment aux Promenades de Sorel, dont l’arrivée des locaux de la Société de transport collectif (STC) de Pierre-De Saurel, l’installation du Tigre Géant et le déménagement du magasin Hart dans l’ancien local de Meubles RD ainsi que l’arrivée de WINNERS prévue sous peu. Depuis l’automne 2021, plusieurs commerces proposant différents produits ont aussi ouvert leurs portes permettant ainsi de combler les locaux vacants et surtout, de répondre aux besoins de la population locale, estime Daniela Sanchez, directrice des opérations chez Groupe Shapiro, entreprise gérant le centre commercial. « Nous avons été très chanceux, car nos commerçants ont réussi à surmonter les conséquences de la pandémie malgré des

L’arrivée de commerces comme Le Magot et Passion gourmande au cours des dernières années a diversifié l’offre de services aux Promenades de Sorel. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

mesures sanitaires et la fermeture de plusieurs établissements lors des différentes vagues. Nous avons même accueilli davantage de nouveaux commerçants! Plusieurs propriétaires viennent tout juste de s’installer dans la région. D’autres commerçants ont également agrandi leur superficie dans les derniers mois comme Le Magot et Passion gourmande », souligne-t-elle. Des défis à l’horizon Si la pandémie n’a pas entraîné trop de répercussions négatives, elle a grandement affecté la tenue d’activités. Celles-ci sont un bon moyen d’augmenter l’achalandage et

aussi les occasions pour la clientèle d’acheter localement, souligne Mme Sanchez. « C’était plutôt tranquille depuis un bout de temps. L’achalandage est en train de reprendre graduellement. Nous offrirons de nouveau des activités comme à la fête des Mères où il y aura des conférences, une section photo ainsi que des fleurs offertes aux clientes avec la collaboration de belles entreprises locales. Nous pourrons aussi installer aux évènements des jeux gonflables. Ceux-ci sont très importants pour créer une belle expérience et un engouement de la population pour nos commerces », pense la directrice des opérations.

Mme Sanchez mise sur la diversité des produits proposés au centre commercial, dont ceux plus spécialisés pour les nouveaux résidents provenant des communautés multiethniques, afin de poursuivre son développement. « Il faut réfléchir autrement. On ne peut plus seulement miser sur la venue de grandes bannières pour attirer des clients. Nous devons également être attrayants pour les entrepreneurs locaux, parce que ce sont des gens d’ici, qui consomment ici et qui contribuent à l’économie locale. Nous avons vraiment une belle variété de produits autant qu’à l’extérieur. Nos entreprises méritent d’être mieux connues », mentionne la gestionnaire. Selon elle, le plus grand défi des Promenades de Sorel dans les prochaines années sera d’encourager l’achat local auprès des gens de la région. « Les gens devraient avant tout chercher ici avant d’aller directement ailleurs. De notre côté, nous travaillons très fort pour la promotion de l’achat local et de tous nos commerçants depuis plusieurs années. Nous continuerons notre démarchage pour attirer de nouvelles entreprises à venir s’établir aux Promenades, de belles démarches sont d’ailleurs en cours. Mais avant tout, nous voulons que nos commerçants soient mieux connus et que les gens aient le réflexe de venir découvrir ce qui est offert ici au lieu de se rendre à l’extérieur », conclut-elle.


3 conseils pour être fin prêt à entamer la saison de golf

Ça y est, la saison de golf est à nos portes! Et pour arriver sur les verts en pleine possession de vos moyens, une bonne préparation s’impose. Suivez le guide!

vous retrouverez enfin au terrain d’exercice, renoncez aux fers longs et aux bois jusqu’à ce que vous exécutiez des élans en toute confiance avec les bâtons courts.

1. ENTRAÎNEZ-VOUS Se (re)mettre en forme est essentiel pour prévenir les blessures et améliorer vos performances sur le terrain. Bien sûr, les épaules, le dos et les hanches sont une priorité, puisqu’ils seront particulièrement sollicités lors de vos élans — pensez « souplesse »! Renforcez en outre vos abdominaux, vos fessiers et les muscles de vos cuisses, aussi largement mis à contribution durant une ronde de golf.

Besoin d’un coup de main pour peaufiner certains aspects de votre jeu? Vous trouverez sur le Web une foule de ressources pour vous aider à parfaire votre technique. Par ailleurs, n’hésitez pas à suivre quelques cours pour obtenir des conseils personnalisés.

2. EXERCEZ-VOUS Pour optimiser vos performances, concentrez-vous d’abord sur le jeu court. Ainsi, commencez par travailler vos coups roulés — vous pouvez le faire à la maison avec un minimum d’espace et de matériel (fer droit, tapis à poil court, etc.), et ce, même par mauvais temps. Lorsque vous

3. PRÉPAREZ VOTRE ÉQUIPEMENT Pour entamer la saison du bon pied, vérifiez l’état de vos bâtons. Par exemple, remplacez le caoutchouc qui recouvre la poignée (grip) si l’adhérence laisse à désirer et nettoyez les rainures des fers au besoin. Jetez aussi un œil à vos souliers (les crampons sont-ils toujours efficaces?) et assurez-vous que votre sac contient tout le nécessaire en quantité suffisante pour votre première partie (balles, tés, repères, etc.). Bonne saison de golf!

450 742-3302 6410, av. de la Plaza Sorel-Tracy

Affaires - Mardi 10 mai 2022 - Les 2 Rives - 21

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Trois employées de Sorel Forge témoignent

Moins compliqué qu’avant de faire sa place dans un monde d’hommes Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives

Sur environ 300 employés sur le plancher, elles ne sont que 13 à l’usine Sorel Forge de Finkl Steel, située à Saint-Joseph-deSorel. Les femmes sont encore rares dans le domaine de la métallurgie, mais peu à peu, elles tracent leur chemin et font leur place. Rencontre avec trois employées inspirantes de l’entreprise.

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Janie Lavallée a 38 ans. Elle était auparavant assistante dentaire, mais malgré son emploi stable, elle a voulu changer de carrière. La mère de trois enfants est retournée sur les bancs d’école à 30 ans pour terminer ses mathématiques 436 et réaliser un AEC en génie mécanique. « J’aimais les maths, la science. C’était un beau défi. J’ai eu beaucoup d’aide et de support de mon conjoint. Ça fait maintenant cinq ans que je suis machiniste aux Forges et je ne le regrette aucunement… au contraire! », s’exclame-t-elle. Alexiann Mongeau-Lachance a 23 ans. Elle a commencé comme journalière chez Sorel Forge il y a sept mois, puis elle est devenue opératrice de pont roulant à l’aciérie. La Soreloise n’était pourtant pas destinée à pratiquer ce métier. « J’effectuais des études en pâtisserie et j’étais barmaid (rires). J’ai besoin d’un défi et de quelque chose de stable. Dans ma famille, les gars travaillent tous dans des shop et je me voyais là moi aussi. J’ai essayé et j’ai accroché tout de suite », raconte-t-elle. Patricia Pelletier a 25 ans. Elle est machiniste depuis quatre ans chez Sorel Forge, mais contrairement à ses deux collègues, elle savait depuis longtemps que ce métier était pour elle. « Je voulais être ingénieure, mais après une session en sciences de la nature, j’ai su que je voulais plus travailler avec mes mains. J’ai donc fait un cours en génie mécanique et c’est à ce moment que c’était clair pour moi. Mon père a l’entreprise Socomec industriel et il était peut-être prévu que je prenne la relève, mais finalement, j’ai abandonné ce projet pour devenir machiniste aux Forges et je ne le regrette pas du tout », indique-t-elle.

Une bonne intégration Les trois collègues sont unanimes : leur intégration chez Finkl Steel s’est très bien déroulée. L’esprit d’équipe est bel et bien présent, peu importe le sexe. « Quand quelqu’un nous voit forcer, il vient nous aider », indique Janie. « On s’aide beaucoup entre nous. Moi aussi je vais les aider quand je les vois forcer, affirme Patricia. Il n’y a pas de discrimination. Les filles et les gars, on ne travaille pas de la même façon. Les outils sont souvent conçus pour des gars, alors au lieu de forcer, il faut être plus créatives. Ça peut prendre un peu plus de temps, mais c’est plus sécuritaire et on a moins de chances de se blesser. » Les préjugés qui pouvaient persister avant n’existent presque plus, considèrent-elles. « Il peut y avoir des blagues de temps en temps, mais ça prend un peu d’autodérision aussi. Je suis parmi la quatrième génération à travailler ici. Mon grand-père et mon oncle sont tous d’excellents travailleurs. Mes collègues savaient que je venais d’une famille de travaillants, ils n’avaient pas de doute sur moi », avance Alexiann. Quand Patricia et Janie ont commencé à travailler chez Sorel Forge il y a quatre ou cinq ans, elles n’étaient que trois ou quatre filles dans l’usine. Depuis, leur nombre a triplé. « Ça facilite quand même beaucoup les choses pour les nouvelles qui arrivent. On a un peu tracé le chemin. Les gars sont contents de nous voir dans la shop. Ils voient qu’on est contentes d’entrer travailler, ça change l’ambiance et la dynamique, ça leur fait du bien, je pense », indique Alexiann. Des défis Des défis sont toujours présents malgré tout, comme la conciliation travail-famille. « Je veux des enfants un jour, il va falloir que j’analyse ce que je fais et avec des quarts de travail de jour et de nuit, ce n’est pas évident. Souvent, avec les enfants, c’est la femme qui doit en faire plus, donc ce sera à voir dans les prochaines années », souligne Patricia. Selon Janie Lavallée, qui est entrée aux Forges lorsque ses trois enfants étaient plus jeunes, cette conciliation peut se faire. « Mon conjoint a réduit son nombre d’heures à 30 par semaine et il travaille mainte-

Patricia Pelletier est machiniste depuis quatre ans. Photo Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives ©

Janie Lavallée, Alexiann Mongeau-Lachance et Patricia Pelletier adorent leur travail à l’usine Sorel Forge de Finkl Steel. Photo Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives ©

nant dans la région. C’est sûr que la fin de semaine que je travaille de nuit, les enfants savent que maman dort et que papa en fait plus. En même temps, j’ai mes congés la semaine pour les rendez-vous ou autre, il y a des avantages à avoir un horaire atypique », évoque-t-elle. Et quels conseils donneraient-elles à une femme qui hésite à se lancer dans un métier du domaine métallurgique?

« Fonce!, lance Janie. Ne te préoccupe pas des mythes ou préjugés. » « Le mieux, c’est de l’essayer, renchérit Alexiann. Si ça ne te plait pas, tu peux te réorienter, mais tu ne le sauras jamais si tu ne l’essaies pas. » « Il n’y a pas de charge mentale à amener à la maison. Quand je suis chez nous, je suis chez nous et quand je suis au travail, j’y suis à 100 % », conclut Patricia.

Janie Lavallée est machiniste depuis cinq ans. Photo Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives ©

Alexiann Mongeau-Lachance travaille dans les hauteurs de l’usine comme opératrice de pont roulant depuis moins d’un an. Photo Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives ©


AFFAIRES

Une nouvelle bourse agricole destinée à la relève Le député de Richelieu, Jean-Bernard Émond, et la Chambre de développement agricole de Richelieu lancent la nouvelle Bourse du député de Richelieu pour la relève agricole. Au terme de la période de candidature, une ambassadrice ou un ambassadeur agricole obtiendra une bourse d’une valeur de 5000 $. « La circonscription de Richelieu vit au rythme de ses agriculteurs, qui jouent un rôle très important dans son économie locale. C’est pourquoi je suis fier de soutenir la relève agricole dans ses projets qui font rayonner notre région à travers le Québec », déclare Jean-Bernard Émond, député de Richelieu. « Il est primordial d’encourager la relève agricole et le mouvement d’achat local qu’on voit monter en popularité présentement au Québec. Ainsi, je me réjouis de l’initiative du député de Richelieu de créer, en collaboration avec la Chambre de développement agricole de Richelieu, cette bourse qui sera offerte à un ambassadeur fier de son entreprise et de ses produits », ajoute Alain Beaudin, commissaire agricole. Afin d’obtenir le formulaire d’inscription, les participantes et les participants sont invités à contacter Alain Beaudin au alain.beaudin.cda@societeagriculture.com, ou encore le bureau du député Jean-Bernard Émond au 450 742-3781.

Le député de Richelieu, Jean-Bernard Émond. Photo gracieuseté

Les personnes intéressées à participer doivent avoir une entreprise agroalimentaire de moins de 10 ans et offrir un produit du terroir de Pierre-De Saurel. L’ambassadeur ou l’ambassadrice agricole sera désigné par un panel de trois juges, soit le député Jean-Bernard Émond, le commissaire agricole Alain Beaudin, ainsi qu’une troisième personne du milieu agricole. La période d’inscription s’échelonnera jusqu’au 1er août 2022. Le ou la récipiendaire de la bourse sera annoncé le 15 août. Les candidatures doivent être soumises sous forme de document Word ou PDF, par courriel, à l’adresse Jean-Bernard.Emond.RICL@assnat.qc.ca. J.-P.M.

Affaires - Mardi 10 mai 2022 - Les 2 Rives - 23


AFFAIRES

Le monde commercial en changement Katy Desrosiers | Les 2 Rives

Le milieu entrepreneurial de la région est en mouvement et dans les dernières semaines, des déménagements, des ouvertures et des fermetures ont eu lieu. Dans les semaines à venir, du changement est toujours à prévoir, considérant que plusieurs bâtisses commerciales sont à vendre. Voici une liste non exhaustive de quelques changements s’étant orchestrés ou qui se réaliseront. Des déménagements et agrandissements • Le restaurant Salut Québec, qui avait pignon sur le boulevard Fiset depuis quelques années, déménage dans de plus grands locaux sur la rue du Roi, où se trouvait auparavant le restaurant O’Mythos. • La clinique Physio sur mesure, pour souligner son 15e anniversaire, s’est relocalisée dans des locaux plus spacieux au 415, boulevard Fiset. • L’entreprise Fenplast passera du boulevard Fiset à la rue du Collège. • Sous peu, le concessionnaire SorelTracy Mitsubishi déménagera dans les anciens locaux du concessionnaire Kia sur l’avenue du Major-Beaudet. • Des commerces comme BOLA sur la rue du Roi et Passion Gourmande aux Promenades de Sorel ont récemment augmenté leur superficie. • La Friperie Entraide, qui était à Yamaska, déménage au 54, rue Augusta à Sorel-Tracy.

24 - Les 2 Rives - Mardi 10 mai 2022 - Affaires

Un changement de main • Le Mini-Golf de la Plaza a été vendu à Michel Goudreau et François Laramée et sa pérennité est assurée. • Le Métro Tracy, appartenant auparavant à la famille Brière, est maintenant propriété de Martin Beaudoin. • Le bar laitier le Bac à Glaces a une nouvelle propriétaire et s’appelle maintenant Ally Crèmerie & Café. • L’entreprise Pièces d’auto St-Robert a été vendue à AIM Global, un chef de file dans le recyclage de métaux, et se nomme maintenant Aim Recyclage Sorel. • Le restaurant Sorel-Tracy Bar-B-Q a de nouveaux propriétaires, soit Jean-David Blackburn et Yves Bouchard. • Le casse-croûte Patate Chez Mia a ouvert ses portes au 6260, chemin SaintRoch, où quelques casse-croûtes ont opéré dans les dernières années.

Les nouveaux propriétaires du Mini-Golf de la Plaza, François Laramée et Michel Goudreau, prennent la relève d’un des anciens propriétaires, Hugo Deschênes (au centre). Photo gracieuseté

Des mises en vente En consultant le site Internet Centris.ca, qui regroupe les bâtiments commerciaux à vendre par des courtiers immobiliers dans la région, il est permis de constater que quelques bâtiments abritant des entreprises reconnues sont à vendre. • La station-service Esso, à l’intersection de la rue Victoria et du boulevard Fiset, est à vendre. • Les bâtisses abritant les commerces St-Pierre Sports et Boulevard Fleuriste sont listées sur le marché, tout comme celle abritant le CPE La Marelle et celle où se trouvait Aqua-détente Spa Santé. • Quelques résidences pour personnes âgées et des motels sont à vendre sur le territoire de la MRC de Pierre-De Saurel. • Plusieurs petits bâtiments commerciaux abritant des PME et des boutiques sont sur le marché. • Quelques restaurants sont listés, comme Le Coin Rétro, le pub L’Indus, le MAÏ THAÏ et Angelos Pizzéria. • Le commerce Vape Sublime ferme ses portes le 8 mai après sept ans en affaires et le local qu’il occupe sera disponible.

Le restaurant Salut Québec déménagera dans les anciens locaux du restaurant O’Mythos sur la rue du Roi. Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©


CAHIER

EMPLOI Pages 25 à 31

Affaires - Mardi 10 mai 2022 - Les 2 Rives - 25


CAHIER EMPLOI 20e anniversaire de L’Orienthèque

Des services adaptés aux nouvelles réalités du monde du travail La rédaction | Les 2 Rives

Comme le marché du travail, L’Orienthèque a beaucoup évolué dans les dernières années. À l’heure actuelle, le milieu de l’emploi présente de nombreux défis, mais l’organisme est prêt à faire face à tous les changements afin de répondre aux nouveaux besoins des chercheurs d’emplois et des employeurs de la MRC de Pierre-De Saurel.

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La mission de l’organisme, situé sur le boulevard Poliquin à Sorel-Tracy, a beaucoup changé depuis son ouverture en 2002. Auparavant créé afin d’aider les femmes à intégrer des métiers non traditionnels, l’organisme propose aujourd’hui une panoplie de services. « Nous sommes passés de cinq employés à une trentaine, ce qui nous a obligés à déménager il y quelques années pour agrandir nos locaux. Nos services se sont aussi étendus à mesure que nous ajoutions de nouveaux programmes. Nous avons vu beaucoup de changements dans notre milieu au fil du temps. Depuis notre création, nous avons souvent misé juste et nous

sommes heureux aujourd’hui d’être toujours présents », explique la directrice générale de L’Orienthèque, Mylène Castonguay. L’Orienthèque marquera d’ailleurs ses 20 ans d’existence par la tenue de plusieurs activités au cours des prochains mois. Elle offrira notamment, le 16 juin prochain, un 5 à 7 où toute la population, les élus et les nombreux partenaires seront invités à venir découvrir ses services. Une place à la diversité L’organisme compte parmi ses utilisateurs des chercheurs d’emploi de 35 ans et plus ainsi que des gens judiciarisés, des personnes voulant changer de carrière ou tout simplement revenir sur le marché du travail. Les entreprises peuvent aussi compter sur L’Orienthèque pour être accompagnées dans les différentes étapes de recrutement et ainsi trouver de nouveaux employés. « On sent vraiment une plus grande ouverture des employeurs dans la sélection de leurs candidats, surtout en raison de la pénurie de main-d’œuvre qui est très élevée. Plusieurs entreprises sont touchées, mentionne Mme Castonguay. Des solutions ont été trouvées afin d’y faire face et elles sont

appréciées des employeurs notamment l’accueil de nouveaux arrivants ou des personnes ayant un passé judiciaire, ce qui n’était pas le cas auparavant. » Plusieurs de ses programmes sont directement en lien avec ces travailleurs étrangers et leur établissement dans la région. L’Orienthèque collabore avec plusieurs entreprises pour faciliter leur intégration notamment en faisant du soutien, des rencontres et en les aidant à s’installer. Selon la directrice générale, le marché du travail a subi de nombreux contrecoups dans les deux dernières années. Celui-ci a dû évoluer à la vitesse grand V en raison de plusieurs facteurs, dont la pandémie de COVID-19. Les employeurs doivent maintenant changer leurs façons de présenter leurs offres d’emploi. « Il est maintenant nécessaire de se démarquer en faisant des campagnes de recrutement et d’offrir bien plus que leurs compétiteurs afin d’attirer les gens, mais aussi les maintenir dans l’entreprise. Il y a beaucoup de mouvement de personnel aujourd’hui. Ce n’est donc plus autant le salaire qui compte, mais aussi la conciliation travail-famille et le télétravail. Les cher-

Au cours des 20 dernières années, L’Orienthèque a participé à plusieurs salons de l’emploi pour promouvoir la région. Photo gracieuseté

cheurs d’emploi cherchent les meilleures conditions possible. Notre mission est de continuer d’évoluer avec notre clientèle, car le milieu se transforme constamment », affirme Mme Castonguay.


CAHIER EMPLOI

Plusieurs emplois financés par le fédéral cet été Louis Plamondon, député de BécancourNicolet-Saurel, confirme que 262 emplois ont été priorisés pour un investissement de plus de 911 037 $ en marge du programme Emplois d’été Canada. Plusieurs organisations auront l’opportunité d’embaucher des jeunes de la région au cours de la prochaine saison estivale, et ce, dans plusieurs secteurs d’activités. « Dans le cadre d’une relance économique, ce financement est bienvenu, plus particulièrement dans le contexte actuel où les

besoins de personnel sont criants. C’est une bouffée d’air frais, tant pour les organismes à but non lucratif que pour les entreprises privées de Bécancour-Nicolet-Saurel. Tous les organismes que j’ai joints au téléphone ont démontré leur grande satisfaction, peu importe la somme attribuée à chacun. Et pour les jeunes de Bécancour-Nicolet-Saurel, cet investissement se traduit par de nouvelles opportunités d’emplois à pourvoir » a affirmé le député de Bécancour-NicoletSaurel, Louis Plamondon. J.-P.M.

Le député Louis Plamondon se réjouit du montant octroyé dans sa circonscription pour des emplois d’été. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

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CAHIER EMPLOI 3 emplois demandés dans le domaine de l’informatique Avec les progrès technologiques en croissance constante et la mise en marché d’innombrables appareils connectés, notamment, les carrières en informatique ont le vent dans les voiles. Vous cherchez un domaine d’études qui vous garantira un emploi, souvent très bien rémunéré? Voici trois métiers particulièrement demandés au Québec.

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1. Technicien de réseau informatique En occupant ce poste, vous serez garant de la qualité du service attendu par l’informatique dans une entreprise. Vos tâches consisteront essentiel­lement à exploiter, à sécuriser, à optimiser et à faire évoluer les ressources informatiques de vo­tre employeur. Vous prendrez en charge le

soutien technique auprès des utilisateurs (clients ou employés) en apportant des solutions aux problèmes qu’ils rencontrent dans l’utilisation des moyens informatiques. 2. Développeur en médias interactifs Dans cette position, vous avez pour principales responsabilités d’écrire, de modifier, d’intégrer et de tester des codes informatiques pour divers médias interactifs (applications Internet, jeux, films, vidéos, etc.). Les lieux où vous pourriez travailler sont, entre autres, des sociétés de développement de logiciels, des firmes d’experts en TI ou les services informatiques des secteurs public ou privé.

3. Ingénieur informaticien En tant qu’ingénieur, vous aurez pour mission première de trouver des solutions efficaces à des problèmes informatiques en tous genres. Vos tâ­ches seront notamment de concevoir et d’implanter des systèmes dans le but de recueillir, de traiter, de transmettre et d’entreposer des données et de l’information. Vos employeurs potentiels sont variés et comprennent les entreprises de télécommunications, les établissements d’enseignement, les manufacturiers d’équipements informatiques et les firmes d’ingénieurs-conseils. Trouvez dès maintenant la formation qui vous mè­nera vers la carrière de vos rêves dans le monde effervescent de l’informatique!


CAHIER EMPLOI 3 mythes à déconstruire sur les agences de placement Vous songez à faire affaire avec une agence de placement pour décrocher un emploi ou pour recruter des employés, mais vous hésitez? Il est vrai que certaines rumeurs circulent à propos de ces entreprises, qu’on appelle aussi chasseurs de têtes, ou encore firmes de recrutement ou de ressources hu­maines. Pour avoir l’heure juste et pour vous rassurer, découvrez trois fausses croyances à leur sujet!

leur offrir un service personnalisé qui répond à leurs besoins. Ils ont à cœur la satisfaction et le succès des candidats et des entreprises avec qui ils collaborent. Pour trouver un emploi de qualité ou du personnel qualifié, contactez les agences de placement de vo­tre région!

1. Les agences s’approprient une partie du salaire Non seulement les agences ne prélèvent aucune somme sur le salaire des employés qu’elles « placent », mais si elles le faisaient, ce serait illégal. Ce sont plutôt les entreprises clientes qui rémunèrent les agences. 2. Les emplois offerts sont rarement intéressants Si vous croyez que seuls des emplois peu rémunérés ou ne nécessitant aucune qualification sont of­ferts par les agences, détrompez-vous! Celles-ci recrutent des employés de tous horizons, pour des postes en tous genres (techniques, cadres, professionnels, etc.). Donc, si vous êtes un employeur à la recherche d’un candidat expérimenté, n’hésitez pas! 3. Les agences traitent les candidats comme des numéros Les employés des agences prennent le temps de discuter avec leurs clients pour apprendre à les connaître et pour

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CAHIER EMPLOI

Explorez le marché caché de l’emploi! Lorsque vous répondez à une offre d’emploi, il peut arriver que vous vous engagiez sur un marché compétitif où les candidats abondent. Si vous avez multiplié les candidatures et que vos efforts n’ont pas encore porté fruit à ce jour, vous pourriez envisager une autre approche : explorer le marché caché de l’emploi.

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QU’EST-CE QUE C’EST? Les employeurs qui songent à embaucher du personnel ne se ruent pas tous immédiatement vers les services en ligne de recrutement afin de combler leurs besoins. Loin de là! En fait, une vaste partie des emplois disponibles ou potentiels ne seront jamais affichés. Pourquoi? Les raisons varient, allant du manque de temps ou de budget à des stratégies visant à ne pas ébruiter publiquement l’ouverture de postes. La plupart du temps, l’employeur espère simplement trouver le candidat idéal parmi ses propres employés en qui il

a confiance ou laisser ces derniers lui recommander de bons candidats. POURQUOI CIBLER CE MARCHÉ? Le marché caché de l’emploi représente une occasion extraordinaire, puisqu’en postulant pour un emploi qui n’est affiché nulle part, vous êtes souvent l’un des rares candidats en lice, voire le seul! COMMENT DÉCOUVRIR DES POSTES? La recette est simple : faites les premiers pas en faisant des appels, en envoyant des courriels, en transmettant votre CV et en tirant profit de votre réseau, par exemple. Vous aurez parfois à sortir de votre zone de confort pour dénicher des postes cachés, mais le jeu en vaut la chandelle!


CAHIER EMPLOI Réduisez le stress d’un entretien d’embauche en méditant ceci...

Peu de gens échappent au stress occasionné par un entretien d’embauche. Mais parfois, le simple fait de changer la perception que vous avez de cet échange peut réduire considérablement votre nervosité. L’une des choses à garder à l’esprit est que l’employeur n’est pas en position de force. Peu importe à quel point vous désirez ce poste ou avez besoin du salaire qui l’accompagne, l’entretien d’embauche est d’abord et avant tout une discussion d’affaires, d’égal à égal. Car si l’employeur a beaucoup à vous offrir, il en est de même pour vous : vous avez du temps, des compétences et du talent à lui consacrer.

Cette perspective vous aidera à ne plus percevoir l’entrevue comme un interrogatoire que vous risquez d’échouer. Une telle perception n’aurait pour effet que de nourrir un sentiment d’infériorité, de saper votre assurance, d’augmenter votre stress et de vous empêcher d’être vous-même. Voyez plutôt l’échange comme celui de deux partenaires d’affaires potentiels qui apprennent à mieux se connaître. Bonne réflexion!

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