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SUPPLÉMENT SPÉCIAL

MERCREDI 15 SEPTEMBRE 2021


Après une pause d’un an

Les Bourses d’innovation agricole de la MRC d’Acton de retour en 2022 Alain BÉRUBÉ

2 - La Pensée de Bagot - Mercredi 15 septembre 2021 - Cahier C

La MRC d’Acton, qui a dû suspendre pour un an la présentation des Bourses d’innovation agricole à cause de la pandémie, présentera la troisième édition en janvier 2022. « Ce bel événement aura encore comme mission de souligner la créativité et l’audace des agriculteurs de la région », confirme René Pedneault, directeur général du DEL de la MRC d’Acton. Tout comme l’an dernier, trois bourses, soit deux de 5000 $ et une de 2000 $, seront à l’enjeu. « En plus de favoriser l’émergence de projets novateurs et de soutenir les producteurs agricoles, c’est une merveilleuse activité de réseautage pour notre relève agricole. Lors de la seconde édition, trois initiatives ont pris naissance durant l’activité, soit le Marché public en ligne de la MRC d’Acton, le Marché d’ici de Sainte-Christine et la carte régionale des producteurs locaux », mentionne M. Pedneault.

René Pedneault

Le processus de mise en candidature sera lancé en novembre. « Il y a déjà beaucoup d’intérêt pour nos bourses d’innovation agricole. Lors de la

seconde édition, les 12 candidatures étaient toutes de qualité et le choix des lauréats n’avait pas été facile à faire. Je m’attends à ce que ça soit encore le cas pour notre événe-

ment de janvier. Durant la pandémie, plusieurs producteurs agricoles ont fait preuve de solidarité et d’originalité », conclut M. Pedneault.


Les Trouvailles gourmandes du Canton

Des fermiers de famille qui font rayonner la région

Dominic Châtelain

Alain BÉRUBÉ

Dominic Châtelain et Chantal Boulé, un couple de la région de Granby ayant vécu dans Lanaudière durant quelques années, se lançaient dans une nouvelle aventure il y a 13 ans en opérant une ferme sur la route 222, au Canton de Roxton. L’entreprise agricole Les Trouvailles gourmandes du Canton a su faire sa place au fil des ans en tant que producteur d’agneaux, une viande de plus en plus populaire. Les deux complices se lançaient dans une toute nouvelle aventure, n’étant pas issus de familles propriétaires de fermes. « Désireux de nous rapprocher de nos familles respectives, nous avons trouvé cette

ferme et décidé d’aménager au Canton de Roxton. Je suis encore surpris de constater que notre entreprise ait pris autant d’ampleur », confie M. Châtelain. La superficie de leur ferme est de 207 acres. En tout, 250 brebis sont élevées sur place, pour une production totale de 540 agneaux en 2021. Le couple a travaillé d’arrache-pied afin que leur entreprise connaisse une belle progression. « Nous avons décidé d’opérer une boucherie sur place, ce qui nous donne une formidable visibilité pour nos produits. Plusieurs clients nous visitent régulièrement à la boutique, mais on rejoint aussi beaucoup de gens dans certains événements tels le Marché public de Granby et région - où j’ai été président durant cinq ans - ou le

Marché d’ici de Sainte-Christine », mentionne Dominic Châtelain. Depuis 2015, la ferme consacre 100 % de ses efforts à la production de viande d’agneau. « Elle a très bon goût, en plus d’être bénéfique pour la santé. On associait auparavant cette viande aux occasions festives, mais elle peut bien sûr être appréciée en tout temps. Plusieurs restaurants montréalais et de la région proposent des plats savoureux à partir de notre viande d’agneau. On retrouve nos produits dans certains commerces spécialisés et boucheries qui partagent les mêmes valeurs que nous. Notre production se veut à échelle humaine. Notre viande d’agneau fait rayonner la région et notre clientèle provient de plusieurs coins à travers le Québec », dit M. Châtelain.

Ce dernier est heureux de faire sa part dans la promotion de l’achat local. Il s’implique de près dans la Marché public en ligne de la MRC d’Acton. « C’est une initiative née au début de la pandémie qui connaît une belle progression, avec actuellement 22 entreprises. Et ce concept est là pour rester », dit-il. Les quatre enfants du couple, soit Alexanne, Camille, Elizabeth et Félix - âgés de 10 à 16 ans -, participent avec enthousiasme aux activités de l’entreprise, qui a d’ailleurs à son agenda quelques projets intéressants d’ici les prochains mois. « C’est vraiment très beau de les voir nous donner un coup de main. La relève est assurée! », conclut M. Châtelain avec le sourire. Cahier C - Mercredi 15 septembre 2021 - La Pensée de Bagot - 3


Dans la MRC du Val-Saint-François

Le bon voisinage, on y croit et on y tient! S’installer dans un milieu rural comporte de nombreux avantages, notamment la tranquillité, le grand air, l’espace, les beaux paysages, les moments de détente, etc. Cependant, il faut savoir composer avec les contraintes, les engagements et les réalités d’un espace dédié avant tout au travail des producteurs et des productrices agricoles. Odeurs de campagne On comprend les citoyens de se questionner sur l’épandage. Son odeur est difficile à oublier. Néanmoins, le lisier et le fumier servent à fournir les nutriments utiles à la croissance des végétaux – autant des grains que des légumes - qu’ils soient destinés à l’humain ou au bétail. Le fumier et le lisier sont des engrais naturels produits à proximité. Même nos champs mangent local! Une chance que la bonne odeur du foin frais coupé compense.

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Dame nature a le dernier mot Si de la pluie, du verglas, de grands froids ou une sécheresse s’annoncent, il se pourrait que certaines activités ne puissent

attendre. Des travaux peuvent s’effectuer pendant la nuit; engendrant leur lot de lumière ou de bruits désagréables. Dans ce cas, il vaut mieux faire preuve de patience, de compréhension et de reconnaissance envers ceux et celles qui participent col-

lectivement à nourrir la population d’ici et d’ailleurs. Patience sur la route La cohabitation est aussi de mise sur la route. Les tracteurs roulent lentement. Tou-

tefois, les dépasser n’importe comment est très dangereux! Les producteurs et les productrices invitent les autres usagers de la route à faire preuve de patience et à profiter du paysage en attendant le bon moment pour dépasser un véhicule de ferme de façon sécuritaire. Vos voisins, vos alliés N’hésitez pas à contacter vos voisins pour leur faire part de vos préoccupations. Les gens du milieu agricole ont cela en commun, ils sont passionnés et toujours prêts à expliquer pourquoi ils posent tel acte ou utilisent tel produit. Si vous prévoyez un rassemblement important, osez en faire part aux producteurs et productrices du coin. Ceux-ci feront un effort afin de vous accommoder, par exemple, en choisissant une autre journée pour diminuer les impacts de l’odeur, du bruit ou de la poussière. Dans la MRC du Val-Saint-François, il y a plus de 500 entreprises agricoles appartenant à environ 900 producteurs et productrices. Les principales productions sont le lait, le bovin de boucherie et l’acériculture.


L’AGROALIMENTAIRE,

Une annèe fertile en projets Les couleurs dont se parent doucement les paysages de la Montérégie ne trompent pas : la période des récoltes est à nos portes. Je félicite les producteurs pour la saison estivale et je leur souhaite un bel automne, sous le signe de l’abondance. Le gouvernement a lui aussi eu un été bien occupé et son automne n’en sera pas plus reposant : mes collègues et moi-même mettons tout en œuvre pour relancer l’économie du Québec. À cet effet, le rôle du secteur bioalimentaire dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire, dans la mise en valeur de nos territoires et dans la vitalité de nos régions le propulse en partenaire de premier plan  Cet été, dans ma circonscription, j’ai eu l’honneur d’annoncer des investissements financiers à des entreprises montérégiennes. Ce sont d’excellentes nouvelles pour la région, puisque cela entraînera la création de nouveaux emplois, en plus de participer au rayonnement du secteur bioalimentaire sur la scène internationale. Les investissements réalisés par le gouvernement au cours des derniers mois permettront au Québec d’atteindre les objectifs qu’il s’est fixés dans la Politique bioalimentaire 2018-2025 — Alimenter notre monde, en plus de le rapprocher chaque fois un peu plus de son autonomie alimentaire, qui fait pleinement partie du plan de relance de notre économie  Toute reprise économique doit se passer dans une perspective de développement durable. La consultation des partenaires pour l’élaboration du plan d’action régional d’agriculture durable se déroulera cet automne en Montérégie. Cette mobilisation régionale et l’adoption d’une vision commune des enjeux et des actions à entreprendre assurera des retombées bénéfiques pour tout le Québec. Ainsi, les producteurs agricoles, acteurs centraux de ce plan d’action, pourront accélérer l’adoption de pratiques agroenvironnementales qui tiennent compte des réalités de chacun. Je tiens à remercier sincèrement les producteurs et les partenaires pour leur implication dans cet important vent de changement. Je suis certain que nous pourrons travailler en synergie pour relever les défis qui attendent les agriculteurs et pour remettre sur les rails notre économie tout en prenant soin de notre environnement et de nos ressources.

André Lamontagne

Je vous souhaite un automne riche en récoltes.

Député de Johnson Ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation Ministre responsable de la région du Centre-du-Québec

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Le CRE Montérégie lance le projet « Espèces exotiques envahissantes : ensemble, on contrôle » Le Conseil régional de l’environnement de la Montérégie (CRE Montérégie) lance officiellement son projet « Espèces exotiques envahissantes : Ensemble, on contrôle ! ». Ce projet rassemble d’importants acteurs locaux en environnement qui ont à cœur de protéger les habitats essentiels d’espèces en péril sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) en régulant les populations d’espèces végétales exotiques envahissantes (EVEE) sur leur territoire.

Le CRE Montérégie assurera la formation des acteurs, la mobilisation des béné-

voles et la supervision des opérations de contrôle de 2021 à 2022 dans l’optique de réduire durablement les populations d’EEE sur le territoire de la CMM et permettre aux espèces en péril de réinvestir leur milieu. Un projet destiné à s’agrandir Ce projet a deux objectifs principaux : former les acteurs (porteurs locaux) pour approfondir leurs connaissances et planifier les opérations, mais également mobiliser les citoyens pour effectuer les opérations de contrôle et assurer un suivi régulier des sites.

Aux termes de ce projet, les porteurs locaux auront obtenu les outils nécessaires à l’organisation de projets de contrôle ultérieurs et de surveillance d’EEE. Ils seront épaulés par le CRE Montérégie afin de réaliser des suivis réguliers, adapter leurs plans d’action en fonction des EEE et des techniques de contrôle validées par un comité d’experts. Les opérations de contrôle de l’année 2021 serviront à poser les bases d’une collaboration destinée à perdurer dans le temps. Dès 2022, chaque porteur local aura pour mission de suivre régulièrement l’évolution

des EEE sur les sites contrôlés et prioritaires afin de réaliser de nouvelles actions et avoir un impact significatif sur les populations d’EEE. La mobilisation citoyenne viendra aider à cette tâche via l’instauration d’équipes de veille environnementale qui seront coordonnées par le CRE Montérégie pour plusieurs années. Finalement, le CRE Montérégie mettra régulièrement à jour une cartographie des porteurs locaux et de leur zone d’influence afin de guider les citoyens et organismes dans la recherche de partenaires pour leurs propres projets de contrôle.

Plusieurs activités de perfectionnement en alimentaire à l’ITAQ

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L’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ) est heureux de dévoiler sa nouvelle offre de formation continue pour le secteur alimentaire. Ainsi, un large éventail d’activités de perfectionnement sera

proposé au cours de l’année 20212022, que ce soit à distance ou en présence. Des formations seront offertes sur la conservation sous vide, l’hygiène et la salubrité, le management de la sécu-

rité, les produits carnés, les produits laitiers et les produits végétaux. Dans un contexte où les compétences requises au sein des entreprises du secteur bioalimentaire et les besoins de main-d’œuvre quali-

fiée sont en augmentation, l’Institut propose une offre de formation continue qui est à la fois variée, adaptée à la réalité et en constante évolution. Information: www.ita.qc.ca/formationcontinue.


Aliments Soïo

Jean-Philippe Dumaine, un jeune ambassadeur du tofu Alain BÉRUBÉ

Le tofu, même s’il a gagné de nombreux adeptes au Québec, demeure un aliment méconnu pour encore bien des gens. Âgé de 24 ans, Jean-Philippe Dumaine a lancé, à partir de ses installations à Saint-Théodore-d’Acton, les Aliments Soïo, une entreprise qui a pour mission de faire rayonner davantage ce produit dérivé du soja. Bien que le hockey ait pris une grande place durant sa jeunesse, Jean-Philippe cultive depuis longtemps une passion pour l’art culinaire. « Je suis végétarien à 99 %. J’ai donc décidé de promouvoir à ma manière le tofu, un ingrédient bon pour la santé - avec un faible taux de cholestérol - et qui peut être intégré dans plusieurs recettes », explique-t-il. Pour lancer son entreprise, Jean-Philippe a bénéficié entre autres de l’appui de sa mère Nathalie Cabana et de sa conjointe Rosalie Poirier. Son père André - décédé il y a

quelques années - l’a inspiré pour le logo de l’entreprise. Jean-Philippe se dit choyé d’avoir un tel support. « La MRC d’Acton et les Caisses Desjardins ont cru en mon projet. J’ai reçu de précieux conseils et je suis très optimiste pour l’avenir », dit-il. Jean-Philippe vient de lancer son premier produit, soit un tofu nature qui se distingue par sa texture extra ferme et son goût plus prononcé et très savoureux de soja. « Tout est fabriqué artisanalement à partir de soja québécois, ce qui était pour moi une priorité. J’ai d’autres produits en tête, dont du tofu au miel et à l’ail, ainsi qu’au miel et à la moutarde de Dijon », confie le jeune entrepreneur. Jean-Philippe Dumaine a entrepris des démarches afin d’obtenir une certification biologique pour ses produits, misant grandement sur la qualité de sa production. « Pour le moment, ma page Facebook permet de faire connaître mon entreprise. Je ferai bientôt partie du Marché public en

ligne de la région d’Acton, ce qui m’ouvrira de nouvelles portes. Je veux aussi faire une percée dans des commerces de villes telles

Saint-Hyacinthe et Drummondville. Et si tout va bien, je souhaite bien sûr poursuivre mon expansion », conclut-il.

Jean-Philippe Dumaine vient de lancer son entreprise à Saint-Théodore-d’Acton, les Aliments Soïo.

Cahier C - Mercredi 15 septembre 2021 - La Pensée de Bagot - 7


La production de petits fruits, porte d’entrée en agriculture Démarrer une entreprise agricole a toujours été laborieux, et plus les années passent, moins cela devient aisé. Aujourd’hui, le coût des investissements nécessaires pour démarrer une entreprise agricole est prohibitif. On peut, entre autres, penser au prix d’un hectare de terre, qui a explosé depuis plusieurs années. On assiste à un phénomène de surenchère, alors que plusieurs producteurs agricoles établis depuis longtemps convoitent tous les mêmes terres lorsqu’est venu le temps d’agrandir. En effet, les entreprises doivent souvent prendre de l’expansion pour être capables de générer plus de revenus pour intégrer la relève ou pour rentabiliser les investissements. C’est notamment le cas des éleveurs d’animaux, qui ont besoin de ces terres afin d’augmenter le nombre de têtes que possède l’entreprise et pour épandre correctement et légalement le fumier produit. La production de petits fruits peut alors s’avérer une option intéressante pour la relève qui désire s’établir en agriculture. Nécessitant moins d’infrastructures que la

production animale (nul besoin d’étable, de bergerie, de porcherie, etc.) et moins de superficies que les grandes cultures, il faut aussi dire que la production de petits fruits n’est pas régie par les quotas, contrairement aux productions sous contingent comme le lait, la volaille, les œufs ou le sirop d’érable. Un bémol toutefois avec la canneberge : ne se lance pas dans sa production qui le veut ! Ce petit fruit est particulier et demande aussi des investissements très importants si on le compare à d’autres productions comme la fraise, la framboise ou le bleuet, et aux cultures émergentes comme le sureau, la camerise, l’argousier, la gadelle et la groseille. À part la fraise, qui doit être replantée tous les ans, ces petits fruits sont installés pour un minimum de 8 à 10 ans, notamment pour la framboise, et jusqu’à 50 ans pour le bleuet. Cela laisse beaucoup de temps pour amortir l’investissement ! Le rendement en fruits est impressionnant. Un bon producteur de bleuets, qui prend grand soin de ses champs, peut récolter jusqu’à 6 kg de fruits par plant, pour une charge de travail relativement faible. On peut récolter jusqu’à 2 kg de framboises

et 3 kg de fraises par mètre de rang. De plus, il y a un engouement certain pour ces petits fruits en saison : la clientèle est souvent au rendez-vous et est prête à payer un certain prix pour des produits locaux. Le prix par kilogramme de fruit est aussi appréciable et une belle prime peut être demandée pour une production certifiée biologique. De plus, grâce à ces rendements et aux prix de vente intéressants, le revenu par surface est très important : nul besoin de cultiver des centaines d’hectares pour en vivre ou pour en retirer un bon revenu. Parmi les avantages de ces cultures, on peut aussi penser à la petite superficie nécessaire. Bien souvent, les producteurs sont moins intéressés par ces petites parcelles : il est plutôt compliqué d’y faire passer de gros équipements agricoles pour y travailler le sol. La demande est donc un

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(photo Marc Lajoie - MAPAQ)

peu moins importante pour ces terres et le prix demeure abordable pour la plupart des gens. Quand on se lance dans la production de petits fruits, il est aussi possible de cultiver sur des terres mal aimées, comme des terres en flanc de montagnes, un peu plus rocailleuses, plus loin des grands centres, ou même des villages, car la clientèle se déplace et aime visiter ces coins aux charmes bucoliques pour aller récolter des petits fruits. Si la culture de petits fruits vous intéresse, laissez-le savoir à votre Direction régionale : nos conseillers seront heureux de vous aider à planifier votre entrée dans le monde agricole ! Marc Poirier, agronome Direction régionale du Centre-du-Québec


Un retour couronné de succès pour Expo-Champs Aucun doute, l’effervescence entourant la reprise d’événement face à face se faisait sentir du côté d’Expo-Champs, à SaintLiboire. Sourire aux lèvres, les exposants et visiteurs ont été au rendez-vous pour cette 22e édition, contents de tous se retrouver. Événement extérieur prisé par les fournisseurs du milieu agricole, Expo-Champs a fait sa place dans les événements d’affaires incontournables du milieu au Québec et a livré la marchandise pour son édition 2021 avec 12 688 participants.

Sur plus de 50 hectares, les visiteurs ont pu découvrir les nouveautés du marché pendant trois jours, voir en action de nombreuses machineries agricoles, notamment avec les démonstrations commentées du Bulletin des agriculteurs, s’informer sur les nouveaux équipements pour améliorer leur travail quotidien et bien plus. Cet événement d’affaires a été plus que profitable aux exposants et partenaires présents avec une clientèle qualifiée. « Nos exposants sont unanimes : le défi a été atteint, le résultat est très positif, les

affaires ont été bonnes, les visiteurs présents étaient intéressés et l’ambiance était incroyable et festive. Tout le monde était heureux de se retrouver et nous avons une fois de plus réussi à créer un événement à la hauteur de ce que notre organisation souhaitait. Un merci particulier à tous les agriculteurs pour leur participation », déclare Simon Giard, président du comité ExpoChamps. La relève agricole était aussi présente. En effet, notons la visite de plus de 400 étudiants d’un peu partout au Québec provenant d’écoles avec spécialisations en agriculture dont le Collège d’Alma, le Cégep de Victoriaville ou encore de l’École d’agriculture de Nicolet. De nombreux commentaires d’exposants et de visiteurs fusaient quant à l’amélioration du site, la bonne humeur des gens présents, en plus des bons mots envers l’organisation qui s’est adaptée avec brio en postpandémie, de la qualité des démonstrations et essais chez les exposants, et bien sûr, tout cela sur trois journées de température plus que parfaite. Mission accomplit pour les exposants qui ont certes retrouvé la clientèle, mais nombreux d’entre eux ont également renoué des liens entre eux. Certains ont

même déjà manifesté leur intérêt à revenir en 2022. En partenariat avec Espace Carrière, devant le constat du manque de maind’œuvre dans un milieu en pleine effervescence, la création de la Zone Agri-emplois devenait une nécessité à Expo-Champs. Plus de 40 offres d’emplois étaient affichées pour cette première initiative qui sera certes de retour au Salon de l’Agriculture 2022 : « Nous avons eu beaucoup de commentaires d’employeurs qui ont grandement apprécié cette initiative et pour nous, ça nous a permis de rejoindre la clientèle agricole. Une vraie réussite de notre côté », indique Catherine Plante, conseillère en développement professionnel à Espace Carrière. Alors que l’édition 2021 s’est terminée avec le plein de soleil, l’équipe de GoXpo pense déjà à la 23e édition d’Expo-Champs. On réfléchit alors à diversifier l’expérience client, repenser la programmation de l’événement et continuer les améliorations physiques du site déjà entamées en 2020. Partenaires et exposants seront d’ailleurs prochainement contactés en vue de l’édition 2022 du Salon de l’Agriculture qui se tiendra du côté d’Espace Saint-Hyacinthe les 11, 12 et 13 janvier 2022.

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Omnium de golf à Acton Vale

Les producteurs d’œufs du Québec remettent 77 900 $ à la Fondation Olo C’est le 2 septembre que s’est tenue la 20e édition de la Classique annuelle de golf des producteurs d’œufs du Québec au profit de la Fondation Olo.

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Un montant de 77 900 $ a été recueilli pour les mères et leurs bébés. Cette année, l’événement s’est déroulé au Club de golf Acton Vale, avec une formule de départs continus pour les golfeurs. « Les producteurs d’œufs du Québec savent combien les besoins des familles ont été grandissants dans la dernière période. C’est pourquoi la Fédération s’est adaptée afin de maintenir son support envers la Fondation Olo. Une 20e édition très réussie et organisée en accord avec les mesures en vigueur! Ce qui a permis aux producteurs d’œufs et partenaires de l’industrie de réunir leur force de collaboration sur le terrain, pour les besoins des mamans et leurs bébés. Un grand merci à tous pour votre généreuse contribution! », a déclaré Paulin Bouchard, président de la Fédération des producteurs d’œufs du Québec (FPOQ). Depuis 2002, les producteurs d’œufs organisent des Omniums annuels qui ont permis d’amasser jusqu’à présent près de 980 000$ pour la Fondation Olo. « La pandémie a fait grimper les inégalités. Trop souvent, elle a amplifié l’isolement de familles qui l’étaient déjà. Ses effets se feront sentir longtemps et la situation d’urgence a laissé place à un devoir de soutenir encore plus les familles. Heureusement, il est rassurant de savoir que le suivi Olo, par sa présence directe sur le terrain, apporte du réconfort et de l’écoute en même temps qu’il apporte des nutriments. Pour des milliers de bébés, aujourd’hui et demain, l’action de la Fondation Olo est plus essentielle que jamais. En se mobili-

sant pour eux, la grande famille de la Fédération des producteurs d’œufs fait encore une fois la différence, et reste un de nos alliés les plus précieux », a mentionné la directrice générale de la Fondation Olo, Élise Boyer. Toutes les sommes récoltées lors du tournoi de golf combinées avec l’encan silencieux numérique et les dons reçus sur la plateforme Web, permettront à la Fondation d’assurer la continuité de sa distribution des coupons de douzaines d’œufs auprès des mamans. À titre de Grands Collaborateurs de la Fondation Olo, les producteurs d’œufs continueront d’encourager les familles du Québec à acquérir de saines habitudes alimentaires. Créée en 1964, la Fédération des producteurs d’œufs du Québec représente 178 producteurs d’œufs de consommation dont les fermes sont réparties sur l’ensemble du territoire québécois. Le cheptel s’élève à plus de 5,5 millions de poules pondeuses et la production annuelle totalise plus de 1,8 milliard d’œufs, un volume qui permet de répondre à la demande des consommateurs d’ici. La Fondation Olo a pour mission de donner une chance égale aux familles de mettre au monde des bébés en santé et d’acquérir de saines habitudes alimentaires tôt dans la vie. Elle agit dans les 1000 premiers jours de vie de l’enfant, une période cruciale pour son développement. Pour que la famille adopte des habitudes alimentaires saines, elle fournit des outils éducatifs et des conseils professionnels à l’intention des parents et des intervenantes, pour encourager trois comportements : bien manger, cuisiner et manger en famille.


Projet pilote de production de poulets pour les marchés de proximité Les Éleveurs de volailles du Québec (EVQ) sont heureux d’annoncer le lancement de la deuxième édition du projet pilote « Production de poulets pour les marchés de proximité ». Ce programme permettra, cette année encore, à 10 candidats, soit un minimum de deux candidats par région syndicale, d’obtenir un contingent annuel pour la production de 2 000 poulets destinés à des marchés de proximité. Les Éleveurs de volailles du Québec sont à l’écoute des consommateurs québécois. Nombreux sont les éleveurs qui font depuis plusieurs années de la vente à la ferme , et ce projet pilote vient renforcer l’offre pour un marché toujours en croissance. Les candidats, qui ne peuvent être déjà titulaires d’un contingent de production de poulet ou de dindon, auront jusqu’au 31

octobre 2021 pour déposer leurs dossiers de candidature. Le candidat sera responsable du développement de son projet comportant la vente à un seul intermédiaire (maximum) entre l’éleveur et le consommateur. Pour connaître toute la documentation à déposer, nous invitons les candidats à prendre connaissance du Guide du candidat, disponible sur le site web des EVQ . On encourage toutes les personnes intéressées, qui répondent aux critères de sélection, à soumettre une candidature afin de contribuer au développement économique de nos régions. Un tirage au sort aura lieu le 30 novembre parmi les trois meilleures candidatures de chacune des régions. La production des contingents pourra débuter le 1er mars 2022.

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