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LA PROMOTION DE L’A G R I C U LT U R E E N MONTÉRÉGIE ET AU CENTRE-DU-QUÉBEC

Jeudi 11 février 2021

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Volume 46

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CULTIVER la réussite

2 e Numéro

FORMATION AGRICOLE

Misez sur vos compétences!

Aussi dans cette édition : - La formation vue par l’IQDHO ...........................................p. 13 - Le commerce électronique en agriculture .........................p. 16 - La Vitrine agricole jusqu’au 28 février ...............................p. 24


2 - Jeudi 11 février 2021 - Gestion et Technologie Agricoles


L A P R O M O T I O N D E L’A G R I C U LT U R E E N M O N T É R É G I E E T A U C E N T R E - D U - Q U É B E C

FRAQ

Toujours rester à l’affût! Véronique LEMONDE GTA

« Présentement, avec la pandémie, c’est un peu un temps d’arrêt. C’est l’occasion idéale de se tenir informé et d’entreprendre une formation, par exemple », souligne la présidente de la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ), Julie Bissonnette, également productrice agricole à L’Avenir. En effet, les activités de la FRAQ n’ont pas de repos malgré la situation sanitaire actuelle. La formation continue étant très souvent donnée en ligne, la pandémie n’y aura rien changé. Néanmoins, les occasions de sociabiliser pour les jeunes agriculteurs, elles, en ont pris pour leur rhume! « La FRAQ c’est un réseau de

passionnés d’agriculture et des activités de 5 à 7, des conférences, des repas cabanes à sucre, etc., c’est autant de moments privilégiés pour ces derniers de se rencontrer, de réseauter. Mais là, c’est plus difficile et il faut essayer de contrer l’isolement tout de même », ajoute Mme Bissonnette. C’est pourquoi les Midis Flash FRAQ, depuis juin dernier, sont venus répondre à ce besoin de communiquer et de s’informer, à l’aide de webinaires gratuits, deux fois par mois. « Par exemple, nous avons eu le ministre André Lamontagne pour nous entretenir de la situation des travailleurs temporaires étrangers et de la gestion de la crise de la COVID-19. Cela répond à plusieurs questions de nos jeunes agriculteurs. Aussi, un conseiller pédagogique du secteur collégial est venu nous parler de la reconnaissance des acquis, un sujet souvent méconnu de nos membres. Nous avons des agriculteurs qui n’ont pas nécessairement une formation précise d’un établissement scolaire, mais qui gère

Les bourses d’études de la FRAQ! leur ferme depuis des années. Nous espérons qu’ils puissent se faire reconnaître certains « crédits » tout de même. » En effet, la reconnaissance des acquis et connaissances (RAC) existe pour ceux qui n’ont pas eu la chance de compléter un programme. Une démarche de reconnaissance des acquis et connaissances (RAC) permet donc à un adulte qui a de l’expérience significative en lien avec un programme d’études de faire évaluer et reconnaître officiellement les compétences acquises au cours de ses expériences professionnelles. Plusieurs établissements d’enseignement offre des RAC pour différents programmes AEC ou DEP, entre autre, le Cégep de Beauce-Appalaches pour l’AEC en Gestion d’entreprise agricole et le Centre de formation professionnel L’Émergence, à Deux-Montagnes. « Nous poussons constamment pour la formation continue et la formation tout court, car c’est ce qui donne le plus d’opportunités à nos membres, à la relève. Cela leur permet, entre autres, d’accéder à la prime à l’établissement, mais aussi, cela permet d’améliorer leurs productions et de rester à l’affût des dernières avancées technologiques. Présentement, avec la pandémie, ce qui est bien, c’est que plusieurs formations restent longtemps en ligne et peuvent être écoutées en différé. Il n’y a donc pas d’excuse pour que le producteur agricole trouve un moment pour en apprendre encore plus », conclut Mme Bissonnette. Le prochain Midis Flash FRAQ se tiendra en mars. fraq.quebec

Ces bourses s’adressent aux membres de la FRAQ qui mènent des études dans le domaine agricole et qui possèdent un bon dossier scolaire. Courez la chance de gagner une bourse de 500 $ (professionnel), 750 $ (collégial) ou 1000 $ (universitaire). Ces bourses concernent l’ensemble des institutions d’enseignement du territoire québécois, sans limite de candidature. Les récipiendaires des bourses d’études recevront leur bourse lors de l’AGA de l’organisation prévue le 5 mars 2021 en formule virtuelle.

Période de mise en candidature 2021 Jusqu’au 19 février 2021 Comment s’inscrire:

1. Remplis le formulaire de mise en candidature; 2. Envoie ton plus récent relevé de notes ainsi qu’une lettre d’appui de ton groupe local ou de ton association régionale de la relève à l’adresse suivante : audreydionne@upa.qc.ca.

Conditions :

- Être membre de la FRAQ; - Ne pas avoir gagné une bourse d’études FRAQ par le passé; - Assister au congrès virtuel de la FRAQ le 5 mars 2021. Renseignements : audreydionne@upa.qc.ca

Photo gracieuseté

ÉDITEUR : Benoit Chartier

DIRECTEUR DE LA PUBLICITÉ ET PRODUCTION :

RÉDACTEUR EN CHEF : Martin Bourassa

Guillaume Bédard

ADJOINTE À LA RÉDACTION : Annie Blanchette TEXTES ET COORDINATION : Véronique Lemonde CONTRÔLEUR : Monique Laliberté DIRECTEUR DU TIRAGE : Pierre Charbonneau

PUBLICITAIRES :

Louise Beauregard Michel Bienvenue Manon Brasseur Candy Corriveau Ginette D’Amour Luc Desrosiers Josée Malo Isabelle St-Sauveur

PUBLIÉ PAR:

TÉL. : 450 773-6028 TÉLÉCOPIEUR : 450 773-3115 SITE WEB : www.dbccomm.qc.ca COURRIEL : admin@dbccomm.qc.ca

journalgta.ca

Publié 12 fois par année par DBC Communications inc. 655, avenue Sainte-Anne, Saint-Hyacinthe, Québec J2S 5G4 Imprimé par Imprimerie Transcontinental SENC division Transmag, 10807, rue Mira­beau, Ville d’Anjou Québec H1J 1T7. Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada Copyright® Tous droits réservés sur les textes et les photos. Les articles sont la responsabilité exclusive des auteurs. Prix d’abonnement : 1 an (taxes incluses)...............3500$ Poste publication - convention : PP40051633

26 500 exemplaires distribués dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe et par la poste aux producteurs agricoles dans les régions suivantes : Montérégie-Est Montérégie-Ouest

Merci de recycler ce journal.

Centre-du-Québec

Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 11 février 2021 - 3

La présidente de la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ), Julie Bissonnette.


COLLECTIF RÉGIONAL DE FORMATION AGRICOLE

Quand la formation rime avec besoin

ÉDITH LUSSIER

Agente en formation agricole

Le collectif régional de formation agricole a pour mandat de recueillir les besoins de formation des producteurs agricoles de

leurs employés et de la relève. En tenant compte de ces attentes, nous assurerons le développement de l’offre d’activités de perfectionnement pour l’ensemble de la Montérégie. Avec les années, le collectif a établi des collaborations avec différentes maisons d’enseignement qui offrent des formations dans des domaines aussi diversifiés que l’agroenvironnement, les pesticides, acériculture, l’horticulture, transformation alimentaire, gestion, etc. L’année 2019-2020 aura été marquée par

la résilience des acteurs du milieu à faire des pieds et des mains afin que les formations prévues puissent voir le jour en contexte de pandémie. Les formations les plus populaires cette année ont été en acériculture et foresterie, agriculture biologique ainsi qu’en gestion et ressources humaines.

L’implication des syndicats locaux

Au sein de chaque syndicat local, des personnes ont été désignées comme

porteur de dossier formation. Elles ont le rôle d’être à l’écoute des besoins, de suggérer des sujets de formation et de faire le lien avec le collectif. Nous sommes aussi disponibles pour aller rencontrer les membres de votre regroupement et discuter des opportunités de se former et regarder ensemble les pistes de développement du collectif régional de formation agricole. Vous retrouverez toute l’offre de formation au www.uplus.upa.qc.ca. Au plaisir de jaser formation avec vous!

Voici un aperçu des cours qui seront offerts en mars 2021 - Comment certifier biologique mes grandes cultures À partir du 1er mars

En ligne

- Créer un site web À partir du 3 mars

En ligne

- Espagnol : Comment communiquer avec les TET À partir du 17 mars

Saint-Hyacinthe

- Gestion post-récolte en maraîchage biologique diversifié

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À partir du 23 mars

En ligne


La formation continue en agriculture : une bonne année malgré les défis! Les 13 Collectifs régionaux en formation agricole (CRFA), par le biais du Plan de soutien en formation agricole (PSFA), diffusent les résultats de leurs actions en formation continue en agriculture pour l’année 2019-2020. Malgré une légère diminution des activités due au contexte actuel de la COVID-19, les répondants en formation font le bilan d’une bonne année pour la formation continue en agriculture. Destinées aux producteurs, aux aspirants producteurs, à la relève et aux travailleurs agricoles, les activités ont permis de former 7104 personnes, soit 16 % de moins qu’en 2018-2019. Malgré une diminution de 18 % des activités de formations offertes en 20192020, pour un total de 566 activités, les heures de formations ont connu une augmentation de 15,8 %, passant de 11 250 heures à 13 022 heures. Mentionnons également que via le portail U+, la porte d’entrée de l’offre globale de la formation continue en agriculture, 84 522 visiteurs y ont navigué, ce qui représente une hausse de 6 % par rapport à l’année précédente. Ces résultats montrent que la formation continue occupe une importance grandissante auprès des acteurs du secteur agricole. James Allen, président de la Table des présidents des CRFA, souligne : « Bien que nous ayons connu une baisse de participants et du nombre d’activités de formation en 2019-2020, les investissements et le nombre d’heures en formation continue en agriculture sont en

hausse dans la province. Le taux de satisfaction des participants aux formations demeure élevé et les nouveautés se multiplient pour aider les producteurs à perfectionner leur art et diversifier leurs productions. Dans le contexte, c’est plus que satisfaisant! »

Les thèmes de formations les plus prisées

L’Acériculture et la foresterie (2028 participants) demeure une fois de plus cette année la thématique de formation la plus populaire, suivie de la Production laitière (839 participants), au 2e rang, et ce, devant la Comptabilité et gestion (681 participants). Suivent l’Agriculture biologique (640 participants) et les Communications/Gestion des ressources humaines, nouvellement au palmarès (516 participants).

Les formations de courtes durées les plus répandues

En termes d’heures de formation offertes, celles concernant les cours de la Santé et sécurité en abattage des arbres - certifié CNESST ont été largement diffusées cette année, avec 464 heures. Suivent les cours Initiation à l’apiculture (306 heures), Zen et payante (278 heures) et Espagnol en agriculture (262 heures).

Les partenaires financiers de premier plan

En ce qui a trait aux investissements directs en formation agricole, Services

Québec a chiffré son appui à 476 740 $ en 2019-2020. Pour sa part, le MÉES a offert la somme de 1 435 023 $ et les autres partenaires, un montant de 114 424 $. Les participants eux-mêmes ont contribué à couvrir une grande partie des frais, soit 789 894 $. Ainsi, les sommes engagées en formation continue en agriculture ont augmenté et se chiffrent à 2 816 080 $. Rappelons également que le travail des CRFA est rendu possible grâce à la contribution de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MÉES) et du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) qui appuient financièrement le PSFA à la hauteur de 495 000 $ par année. L’Union des producteurs agricoles et AGRIcarrières en sont également les partenaires provinciaux, en raison de leur implication financière et

leur contribution en nature, sans oublier l’implication des maisons d’enseignement, partout sur le territoire. Le PSFA, par l’entremise des CRFA et des RFA, acteurs indispensables du développement régional de l’agriculture au Québec, continue de porter fièrement le perfectionnement en agriculture aux quatre coins de la province. Avec ce bilan positif, le constat est clair, le PSFA, avec la précieuse collaboration de ses partenaires, contribue année après année à l’innovation des entreprises agricoles et à la bonification des compétences des producteurs, des productrices et de tous ceux qui vivent de l’agriculture. Le bilan complet des activités du PSFA ainsi que les faits saillants 2019-2020 sont disponibles sur le portail de la formation continue en agriculture à l’adresse uplus. upa.qc.ca et sur le site web d’AGRI carrières à l’adresse agricarrieres.qc.ca.

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Une formation collégiale unique en agriculture urbaine à Montréal

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L’Institut national d’agriculture biologique (INAB) du Cégep de Victoriaville annonce qu’il offrira le diplôme d’études collégiales (DEC) en agriculture urbaine à Montréal, et ce, dès le mois d’août 2021. « L’engouement pour l’agriculture urbaine ne cesse de croître actuellement et la pandémie n’a fait qu’accélérer cette croissance. Étant un pôle de développement en agriculture, tant en formation qu’en recherche, il était clair pour nous que l’INAB devait rendre cette formation collégiale unique au Québec le plus accessible possible », mentionne le directeur de l’INAB, Normand Poniewiera. Il a également tenu à spécifier que le DEC, offert depuis août 2019 dans les installations de Victoriaville, y sera toujours disponible tout comme l’attestation d’études collégiales (AEC) Développement et gestion d’un programme en agriculture urbaine qui est offerte en ligne par le Service de la formation continue. L’agriculture urbaine est au cœur des tendances agricoles actuelles et offre une réponse originale à certains enjeux alimentaires, économiques, environnementaux et sociaux à l’échelle locale. Ce secteur en pleine émergence offre de multiples possibilités et à Montréal, les élèves pourront se déployer dans la communauté et concrétiser leurs apprentissages dans différents secteurs d’activités et lieux variés. Certains cours plus théoriques seront offerts dans les locaux de l’École nationale du meuble et de l’ébénisterie (affiliée au Cégep de

Victoriaville) et située au 5445, rue De Lorimier, alors que certains arrondissements de la Ville de Montréal ou partenaires de l’INAB dont le Laboratoire sur l’agriculture urbaine (AU/LAB) seront impliqués dans l’identification d’espaces pour la formation pratique. Le programme Gestion et technologies d’entreprise agricole (GTEA) offert par l’INAB vise d’abord à former des gestionnaires d’entreprises agricoles engagés, respectueux de l’environnement et ayant des pratiques modernes et innovantes. Dans le profil agriculture urbaine les élèves abordent notamment les thèmes d’élevage en milieu urbain, d’apiculture, de production de légumes, de fruits et de champignons, d’élevage d’insectes, de foresterie urbaine, mais également de mobilisation et d’innovation sociale. Les personnes intéressées par cette nouvelle offre de formation à Montréal sont invitées à visiter le site Web du Cégep de Victoriaville au www.cegepvicto.ca. Le programme GTEA propose quatre profils (productions animales, production légumière biologique, production fruitière biologique et agriculture urbaine). Pour s’inscrire au programme, une demande d’admission doit être faite avant le 1er mars au www.sracq.qc.ca.

Saviez-vous que...

Les détenteurs d’un diplôme d’études collégiales en GTEA peuvent être admissibles à une subvention à l’établissement de 50 000 $?


COLLECTIF EN FORMATION AGRICOLE CENTRE-DU-QUÉBEC

Se former pour pas cher

GUYLAINE MARTIN

Répondante en formation agricole

Services Québec finance de la formation professionnelle sur mesure. Le Centre-duQuébec et la Montérégie ont plusieurs offres, une en agriculture et une autre pour tous les secteurs économiques. L’offre en agriculture est regroupée sur le portail de la formation agricole, Uplus. On y retrouve les formations sur mesure de courtes durées, les formations en ligne, les formations à distance et une liste de webinaires. En agriculture, des répondantes en formation agricole sont présentes dans le milieu pour écouter les besoins de formations des producteurs et des productrices agricoles et de leurs employés. Si la formation recherchée n’est pas affichée sur Uplus, la personne peut contacter sa

répondante en formation agricole pour lui signaler son besoin de formation. La répondante fera un analyse de besoin pour voir si le besoin de formation est partagée par d’autres personnes. Le but étant de faire un groupe. Pour les autres secteurs économiques, il y a une offre de formation en informatique, en langues, en gestion des ressources humaines, en mécanique, etc. qui peut intéresser les productrices et producteurs agricoles et leurs travailleurs. Au Centre-du-Québec, le portail s’appelle Centré sur mes compétences, en Montérégie, il faut rechercher les « cours à 1$ de l’heure » sur les sites des centres de services scolaires et des Cégeps. Le contenu, le lieu, l’heure de début, le choix du jour de la semaine peuvent être adaptés pour le secteur agricole. Encore là, il faut en parler à sa répondante en formation agricole, pour la Montérégie, Edith Lussier, au 450 774-9154, poste 5210 ou elussier@upa.qc.ca; pour le Centre-du-Québec, Guylaine Martin, au 819 758-6401 poste 2702 ou gmartin@ formationagricole.com. https://uplus.upa.qc.ca/

L’inspection, un outil de prévention primordial pour les producteurs agricoles Quoi vérifier?

Horaires de travail, mesures d’urgence, cour de ferme, bâtiments, champs, équipements motorisés, machinerie agricole, sécurité routière, prévention des incendies… les points à inspecter sont nombreux et touchent aussi bien les outils et l’environnement que les mé­thodes de travail et la gestion, par exemple. Pour ne rien oublier et assurer la santé et la sécurité de tous, consultez l’Aide-mémoire des éléments à vérifier pour le secteur agricole en visitant le cnesst.gouv.qc.ca/agriculture. Par ailleurs, évitez de vous « éparpiller » lors de vos inspections : pour un maximum d’efficacité, concentrez-vous sur une étape de production, un type d’équipement, un lieu de travail, etc., à la fois. Par exemple, évaluez les risques de blessures musculosquelettiques que présente une tâche précise ou contrôlez la sécurité de tous les tracteurs. À vous de jouer!

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Travailler à la ferme comporte de multiples dangers susceptibles de provoquer des accidents graves ou des problèmes de santé importants. En tant que producteur agricole, vous avez la responsabilité de protéger la santé et la sécurité de vos employés et des membres de votre famille. La Loi sur la santé et la sécurité du travail vous oblige d’ailleurs à identifier, à contrôler et à éliminer les différents risques réels et potentiels. Ainsi, l’inspection devrait faire partie intégrante de votre programme de prévention — et pour cause, puisqu’elle permet de sauver des vies! En effet, en procédant régulièrement à diverses inspections, vous serez en mesure de relever les risques en tous genres et de prendre les mesures qui s’imposent, le cas échéant, pour corriger la situation avant qu’un incident malheureux ne survienne.


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CETAB+

Tout un réseau pour soutenir la conversion vers le bio

Samuel et Luc Desrosiers de la Ferme Samuc, une des entreprises participantes au projet.

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Le Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+), affilié au Cégep de Victoriaville, lance le Réseau des fermes témoins biologiques qui vise à favoriser la transition d’entreprises de grandes cultures conventionnelles en régie biologique par le jumelage entre producteurs. Reconnue comme une pratique

gagnante, notamment en Europe, l’initiative mise ainsi sur le rôle des producteurs en tant que diffuseur afin de démystifier les pratiques utilisées en agriculture biologique. Toutes sélectionnées afin de bien représenter la diversité des défis de l’agriculture biologique, 18 entreprises participent présentement au projet. Elles

couvrent cinq régions du Québec (le Centre-du-Québec, la Mauricie, Montérégie-Est, Lanaudière et les Laurentides). Que ce soit la taille des entreprises, les types de sols, la diversité des productions, etc., les entreprises conventionnelles intéressées par la production biologique trouveront certainement une ferme témoin qui leur ressemble.

« Dans le milieu, nous remarquons que les pratiques les plus durables sont celles présentées par des producteurs influents et innovants. Le CETAB+ a déjà participé à l’essor de la production biologique dans la région de Lanaudière en favorisant la rencontre entre les producteurs et en organisant des activités de petits groupes qui favorisent les échanges », explique Jean Duval, coordonnateur du CETAB+. Depuis, les superficies en régie biologique dans cette région ont considérablement augmenté. Selon le Portail BioQuébec, la région de Lanaudière est passée de 2082 hectares en 2016 à 8385 hectares aujourd’hui en production biologique. Il y a maintenant 93 entreprises inscrites en production biologique, alors qu’en 2016, il y en avait 38. Les producteurs intéressés à en apprendre davantage peuvent consulter le site fermestemoinsqc.bio sur lequel sont présentées les fermes participantes, mais également le calendrier des visites thématiques (demi-journées en petits groupes) ou les activités d’envergure prévues. Les visites individuelles de producteurs à producteurs pourront quant à elles être déterminées en contactant la responsable du projet, Martine Amyot, agronome. Ce projet a été financé par le Programme de développement sectoriel du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, en vertu du Partenariat canadien pour l’agriculture, une entente conclue entre les gouvernements du Canada et du Québec.


Une session d’hiver hybride revisitée à l’ITA L’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) maintient une formule d’enseignement hybride dans ses campus de La Pocatière et de Saint-Hyacinthe pour la session d’hiver 2021. L’ensemble des cours théoriques se donnent sous une forme non présentielle, alors que l’offre d’activités pédagogiques nécessitant des apprentissages pratiques est bonifiée dans les locaux de l’établissement. Le calendrier scolaire prévoit dix semaines au cours desquelles la prestation de la partie pratique en mode présentiel est possible pour tous les cours de la formation spécifique et générale, lorsque jugé nécessaire par le professeur. Les horaires sont bâtis afin de limiter la circulation dans les campus et les déplacements des étudiants entre les cours. Le scénario planifié pour la session d’hiver est sujet à changement selon l’évolution de la situation en lien avec la COVID-19 et il pourrait être ajusté selon le contexte et en fonction des règles gouvernementales en vigueur. De même, l’Institut veille au respect strict de l’ensemble des mesures sanitaires et de distanciation physique appropriées, afin d’assurer la santé et la sécurité de sa clientèle étudiante et des membres du personnel. « L’approche proposée pour la session d’hiver vise à maintenir la motivation des étudiantes et des étudiants et favoriser un apprentissage soutenu tout au long de la session. Nous souhaitons procurer un milieu éducatif de qualité à tous ceux et à toutes celles qui ont choisi notre établissement pour poursuivre leurs études collégiales, malgré le contexte inhabituel », explique Louise Leblanc, sous-ministre adjointe à la formation bioalimentaire et responsable de l’ITA.

L’ensemble des services destinés aux étudiants sont maintenus. Les activités des centres d’aide, de l’aide pédagogique individuel (API), du service psychosocial, des services adaptés, de l’aide financière et de l’organisation scolaire sont offerts majoritairement à distance. Les activités jugées essentielles des centres multimédias sont assurées en présence dans le respect des mesures sanitaires en place. Les étudiants peuvent également rencontrer un membre du personnel (professeur, API, etc.) en prenant un rendez-vous au préalable.

Admissions et inscriptions

Pour les programmes offerts au campus de La Pocatière, les demandes d’amissions doivent être faites au sracq.qc.ca et pour ceux offerts au campus de Saint Hyacinthe au sram.qc.ca. Les personnes intéressées à présenter une demande d’admission doivent le faire avant le 1er mars. Pour ce faire, le formulaire prévu à cet effet doit être rempli avec toutes les pièces exigées. Toutes ces informations sont disponibles sur les sites Internet des services régionaux d’admission (SRACQ ou SRAM).

Est-ce que mon programme est contingenté?

Un seul programme de l’ITA est contingenté et il s’agit de Techniques équines où seulement 30 étudiants (10 étudiants par voie de spécialisation) sont admis. Toutefois, il est important de faire la demande avant le 1er mars pour l’ensemble des programmes, car même sans contingentement, il arrive qu’un programme affiche complet à la suite du premier tour d’admission. Celui-ci n’est alors plus offert aux tours suivants.

L’ITA prend le virage numérique et présente une offre de formation continue revisitée pour le secteur agricole •

Connaître les sols et comprendre leurs dynamiques - 24 février au 17 mars • Utiliser des inoculants mycorhiziens au Québec - 5 mars • Luttes aux maladies et ravageurs dans un vignoble - 19 février au 3 mars • Mécanisation de la production en maraîchage biologique diversifié 23 février • Comment certifier bio mes grandes cultures - 1er et 2 mars • Les bases de l’agroécologie et de la permaculture - 2 mars au 19 avril • Projet d’agriculture de proximité : du rêve à la réalité - 9 au 23 mars • Gestion post-récolte en maraîchage biologique diversifié - 23 mars • Production de champignons en champ - 16 avril Pour de plus amples renseignements sur les activités de formation qui auront lieu au cours de l’année 2021 ou pour procéder à une inscription, visitez le site www.ita.qc.ca/formationcontinue ou communiquez avec l’ITA, par courriel à fc@ita.qc.ca ou par téléphone au 1 800 383-6272.

Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 11 février 2021 - 11

L’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) prend un virage numérique en proposant, pour le secteur agricole, une offre de formation continue qui se déploiera principalement en ligne. En effet, dans le contexte de la pandémie de COVID-19, les activités de perfectionnement qui sont au programme au courant de l’hiver 2021 se dérouleront dans une formule à distance, permettant ainsi à des participants provenant de toutes les régions du Québec de se perfectionner et d’acquérir de nouvelles compétences. L’Institut présente une offre de formation qui est à la fois variée, adaptée à la réalité et en renouvellement constant. Cette offre de formation vise à développer les compétences des travailleurs et à répondre aux besoins de maind’œuvre qualifiée des entreprises. Ces dernières peuvent, par ailleurs, compter sur l’expertise des conseillers en formation continue de l’ITA pour évaluer les possibilités de créer une formation sur mesure correspondant à leurs besoins. En voici un apperçu : • La préparation et l’entretien des sols en santé - 2 au 23 mars


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IQDHO

Le développement des compétences, une priorité en horticulture ornementale MARYLAINE DE CHANTAL agr., M. Sc. Coordonnatrice des activités et projets spéciaux IQDHO

L’Institut québécois du développement de l’horticulture ornementale (IQDHO) est un centre d’expertise unique au Québec. Il offre aux producteurs en serre, pépiniéristes, gazonnières, jardineries ainsi qu’aux professionnels du secteur des services spécialisés en conseils-techniques, en développement des compétences, en gestion et diffusion des connaissances et en R&D. En 2021, l’Institut continuera de faire du développement des compétences une priorité.

Une panoplie de formations adaptées

L’IQDHO rédige régulièrement des publications et articles de vulgarisation en plus d’organiser 30 activités par année. Cellesci incluent des cliniques, conférences, colloques, journées d’information, journées terrain, bilans, voyages d’études et formations sur mesure, toutes dispensées par des experts. Les activités et formations organisées permettent d’améliorer les connaissances techniques et pratiques des entreprises en production et sujets connexes. Tous les moyens sont

bons pour y parvenir, qu’il s’agisse d’un cours de base, d’un thème précis ou d’une formation en entreprise pour montrer aux employés des techniques particulières avec l’équipement disponible.

Des formations sur mesure en entreprise

Les activités à distance et celles en petits groupes en entreprise sont très populaires. Les formations s’adressent aux gestionnaires, employés et intervenants. Elles assurent l’acquisition, le maintien ou le perfectionnement des connaissances, habiletés, attitudes et comportements essentiels à l’exécution du travail des employés conformes aux exigences du secteur. Peu importe le format, elles sont conçues pour améliorer les connaissances sur divers aspects reliés à la production (arrosage, fertilisation, taille, etc.). L’accent est mis sur le développement et transfert des connaissances en production durable. Les formateurs insistent sur l’utilisation de la lutte intégrée comme stratégie d’intervention et l’importance d’employer des pesticides en dernier recours. La durée des formations varie. Elles sont de 30 minutes, 1 heure, 1 demi-journée, 1 journée, 3 matinées ou 1 semaine. Tout est possible et dépend des besoins.

Une équipe multidisciplinaire

L’IQDHO est composée d’une quinzaine d’experts hautement qualifiée en produc-

tion ornementale. Les conseillers se déplacent partout dans la province. De plus, ces experts ont des affinités, des expériences, des compétences et des forces particulières. L’équipe multidisciplinaire offre aux entreprises une vision bonifiée et complémentaire des besoins, des problèmes, etc.

À l’affût des derniers développements

L’IQDHO agit comme courroie de transmission entre la recherche et la production en horticulture ornementale. Aussi, dans le cadre de ses activités, les conseillers introduisent de nouvelles connaissances pour faire avancer le secteur. Grâce à des échanges avec d’autres experts, par la participation à des colloques, expositions, voyages d’études et projets d’innovation, les conseillers sont au courant des derniers développements et nouveautés qu’ils transmettent aux producteurs d’ici. L’IQDHO entretient des contacts réguliers avec des universités et centres de recherche du Québec, de l’Ontario, du Canada, des États-Unis et de la France. Les activités et formations répondent aux besoins réels de l’industrie. Le contenu des cours est continuellement mis à jour et des rencontres avec les joueurs de l’industrie se font régulièrement pour mieux évaluer et identifier les besoins du marché. L’IQDHO peut aider à améliorer et bonifier les compétences de vos employés, afin de maximiser celles qu’ils ont déjà.

Conclusion

Former et perfectionner vos employés n’a jamais été aussi important. La formation et le perfectionnement des employés sont des moyens importants d’attirer des travailleurs et de garder votre personnel. L’investissement dans la formation favorise l’engagement des employés et montre que vous vous souciez d’eux. La formation permet aux gens de sentir qu’ils améliorent leurs compétences et motive. Bonne saison 2021!

Formation donnée en entreprise sur la taille des végétaux ligneux. Source IQDHO

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Le commerce électronique : par où commencer? PATRICIA LADOUCEUR

Conseillère en communication MAPAQ

Le commerce électronique s’est révélé une adaptation nécessaire pour une majorité d’entreprises agroalimentaires dans le contexte de la pandémie de COVID-19. Toutefois, si ce virage essentiel s’est réalisé en urgence dans certaines entreprises, d’autres y réfléchissent encore aujourd’hui… Le Québec accuse un retard en matière de commerce électronique et le secteur bioalimentaire compte parmi les secteurs économiques qui étaient les moins avancés à ce chapitre. Vendre en ligne, c’est pourtant un moyen efficace pour de nombreuses entreprises de se rapprocher des consommateurs. Mais, par où commencer? En raison du contexte actuel, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec

vous proposent un webinaire sur le commerce électronique. Réservez donc votre avant-midi du jeudi 18 février 2021, puisque vous aurez la chance d’assister, dans le confort de votre foyer, à des conférences bien ancrées sur le concret qui démystifieront la vente en ligne. Entre autres, l’une des conférences a pour titre Comment vendre vos produits en ligne? et est présentée par Luc Dupont, professeur de communication à l’Université d’Ottawa et chercheur associé à l’Observatoire des médias sociaux en relations publiques. M. Dupont est aussi l’auteur de sept livres sur le marketing et la communication et un conférencier chevronné. La présentation qu’il anime est destinée aux entreprises de production et de transformation alimentaire de petite taille qui entament leurs activités de commercialisation en ligne et qui désirent se familiariser avec le sujet. À l’aide d’exemples concrets, M. Dupont décrira l’ABC, et tout ce qu’il faut absolument savoir, pour se lancer dans le commerce électronique avec succès. De grandes

questions trouveront leurs réponses : quels sont les secrets d’une vente en ligne efficace? Existe-t-il de grands principes à suivre pour concevoir « un site Web qui vend »? Stratégies numériques, plateformes Web (collectives ou individuelles), budget, livraison, politique de retour, fixation des prix : quels en sont les tenants et aboutissants? Pourquoi un commerçant connaît-il du succès et qu’un autre échoue avec leurs boutiques en ligne? Comment planifier votre « attaque » : avant, pendant et après? Soulignons que le webinaire se conclura par la conférence intitulée Ma première boutique en ligne de Mélanie Éliane Marcoux, du Verger Le Gros Pierre, situé à Compton, en Estrie. Tous les ingrédients sont réunis dans cette entreprise pour faire vivre aux amateurs d’agrotourisme un moment inoubliable. De juillet à décembre, les deux pomiculteurs, Gaétan Gilbert et Mme Marcoux, secondés par une équipe attentionnée, déploient des trésors d’imagination pour séduire les visiteurs. De plus, les produits transformés sur place de

même que les aliments et les articles du terroir vendus dans la boutique ont de quoi satisfaire tous les goûts. Le Verger Le Gros Pierre a aussi fait appel à une firme-conseil pour la création de sa boutique en ligne, et vous pourrez en apprendre davantage sur leur expérience. Elle sera accompagnée de Mariepier Baril, conseillère en développement bioalimentaire, Créateurs de saveurs des Cantons-de-l’Est. De toute évidence, accepter ce rendez-vous vous permettra d’établir un plan pour développer le commerce électronique de votre entreprise ou pour revoir certaines de vos façons de faire. Joignez-vous donc à nous à compter de 9 h 30 le jeudi 18 février pour participer à cette rencontre virtuelle. Ne manquez pas cette occasion de parfaire vos connaissances et de profiter de l’expertise des conférenciers invités. Pour en savoir davantage sur l’activité, visitez la page : www.craaq.qc.ca/ webinairesce.

Inscrivez-vous à la série de webinaires en production bovine! PATRICIA LADOUCEUR

16 - Jeudi 11 février 2021 - Gestion et Technologie Agricoles

Conseillère en communication MAPAQ

En raison du contexte actuel, les soirées bovines qui se tenaient auparavant dans plusieurs régions du Québec adopteront une toute nouvelle formule pour 2021. Cette année, les directions régionales du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) et les partenaires de l’activité unissent leurs forces pour vous offrir une série de trois webinaires en relation avec la production bovine. Réservez donc vos soirées des jeudis 18 février, 25 février et 4 mars 2021, puisque vous aurez la chance d’assister, dans le confort de votre foyer, à des conférences prononcées par des experts et des professionnels du secteur bovin. Participez à ces webinaires et profitez de conférences portant sur les plantes fourragères, l’abreuvement du bétail et l’alimentation économique en fourrage. Les webinaires seront gratuits et accessibles à toutes et à tous, en seulement quelques clics! Dans quelques jours à peine se tiendra la première séance de la série et, d’ailleurs, il n’est pas trop tard pour s’inscrire à cette activité qui a pour titre Des outils pour adapter la production fourragère aux changements climatiques. Éric Desrosiers, technicien agricole, et Émilie Douville, agronome de Semsolutions inc., parleront de la résilience des systèmes fourragers dans un contexte de changements climatiques. Tous les deux aborderont la question de la mise en œuvre de diverses actions, du semis à la récolte, en passant par la sélection d’espèces fourragères pérennes. Ils présenteront les éléments

clés favorisant des systèmes fourragers performants et adaptatifs. La deuxième activité aura pour titre Abreuvement des bovins : l’importance de l’approvisionnement en eau, été comme hiver, selon les divers méthodes et équipements. Vincent Chrétien, agronome chez Novago Coopérative, parlera des besoins d’approvisionnement en eau selon les stades de production et les types d’animaux. Il sera question des méthodes applicables et de l’équipement d’abreuvement disponible, ainsi que de l’entretien des systèmes. Enfin, le troisième webinaire sera animé par André Hould, agronome

Photo Patrick Lachance, MAPAQ

de Nutrition Bœuf 3H inc. Cette présentation aura pour titre Comment servir les aliments alternatifs en situation de pénurie de fourrages. M. Hould décrira les différentes options possibles lorsque les quantités de fourrages sont limitées. Dans cette conférence, le rationnement des fourrages, la diminution des besoins ainsi que l’utilisation de sources alternatives d’aliments fibreux dans un troupeau vache-veau seront au nombre des sujets abordés. Joignez-vous à nous dès le jeudi 18 février en soirée pour participer à ces rencontres. Vous aurez l’occasion de poser vos questions en direct à nos

conférenciers grâce à la zone de clavardage de la plateforme Web utilisée. L’activité est gratuite. De plus, un prix de participation d’une valeur de 400 $ sera tiré au cours des trois soirées. Ne manquez pas cette occasion de parfaire vos connaissances et de profiter de l’expertise la plus actuelle dans le secteur des bovins de boucherie. Rendez-vous dès aujourd’hui sur notre site Web pour obtenir tous les détails et pour vous inscrire! www.mapaq.gouv.qc.ca/ webinaires-production-bovine


Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 11 février 2021 - 17


PARCOURS FORMATION

Pourquoi la formation? Devenir encore meilleur!

18 - Jeudi 11 février 2021 - Gestion et Technologie Agricoles

Être propriétaire ou dirigeant d’entreprise, c’est une vie en action, une montagne d’émotions! C’est surtout faire face à de nombreux défis. Que ce soit au niveau de la main-d’œuvre, des nouveaux marchés ou des innovations technologiques, pour avancer et performer, les entreprises doivent continuellement être créatives, audacieuses et en constante évolution.

Dans toute cette mouvance, force est de constater qu’il nous manque parfois quelques outils et connaissances pour s’améliorer dans le développement de nos compétences ou de notre entreprise. Dans ce domaine, on vante souvent les avantages de la formation. Et avec raison. Il s’agit d’un excellent outil de croissance personnelle et professionnelle. Mieux, la

formation sur mesure est simple, adaptée et accessible. Et des avantages, il y en a : • Meilleures compétences = meilleures performances économiques. • Aide dans l’efficacité en gestion, améliore la productivité. • Aide à rester compétitifs. • Augmente les connaissances et la confiance et diminue les risques d’abandon. • Meilleure capacité d’adaptation aux changements. Lors de formation en petits groupes, la formation avec une approche concrète et « terrain », les conseils et les échanges d’information permettent de s’améliorer et de développer l’entreprise. C’est vrai pour tout type d’entreprise, c’est aussi vrai pour une petite ou une grande exploitation agricole. Spécialiste en formation sur mesure et perfectionnement, Parcours Formation propose plus d’une centaine de formations, et ce, dans tous les secteurs d’activité. Les entreprises ont accès à de l’expertise reconnue. Parcours formation collabore avec plus de 200 formateurs et consultants pour répondre aux objectifs de développement des compétences professionnelles et aux enjeux des entreprises. Considérant le rôle majeur du secteur agricole dans notre région, Parcours Formation offre depuis plusieurs années de nombreuses formations en partenariat avec le Collectif régional en formation agricole (CRFA) de la Montérégie. Plus

d’une douzaine de formations spécifiquement pour le secteur agricole et acéricole • Entaillage des érables • Bien gérer son osmose • L’ABC de l’évaporation de la sève d’érable • Aménagement acérico-forestier • Utilisation du GPS en érablière • Plan et installation de tubulure • Production de sirop d’érable biologique • Espagnol : comment communiquer avec les travailleurs saisonniers • Soudage de base : équipements agricoles Afin de soutenir les entreprises agricoles dans leur besoin de main d’œuvre, une nouvelle formation sera offerte en mars 2021 : Passeport compétences – Domaine de l’agriculture. L’objectif de cette formation est de faire connaitre le domaine de l’agriculture, suivie par l’apprentissage en milieu de travail. Chaque projet, chaque outil de développement, chaque formation est importante, car la réussite des entreprises a un impact sur nous tous, dans toutes les collectivités. Les informations sur les formations agricoles se retrouvent sur le site de Parcours Formation https://www.parcoursformation.com/, ainsi que sur le site du Collectif régional en formation agricole (CRFA) de la Montérégie rfamonteregie@ upa.qc.cam et sur le site de Uplus https: //uplus.upa.qc.ca/. Contactez-nous pour plus d’information au : info@parcoursformation.com ou 450 771-1225, poste 6344.


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ÉCOLE PROFESSIONNELLE DE SAINT-HYACINTHE

Des formations professionnelles agricoles pour tous les goûts Située en plein cœur de la région agricole de Saint-Hyacinthe, l’École professionnelle de Saint-Hyacinthe (EPSH) offre une vaste sélection de programmes pour les étudiants qui souhaitent orienter leur carrière dans le monde de l’agriculture. Reconnue pour son équipement à la fine pointe de la technologie, ses enseignants hautement qualifiés et ses installations modernes, l’EPSH offre à ses élèves un environnement accueillant, permettant aux élèves de s’épanouir tout en développant de nouvelles connaissances. S’adressant tout autant aux personnes qui font leurs premiers pas dans le milieu de l’agriculture qu’à celles possédant de l’expérience et qui souhaitent découvrir de nouvelles façons de faire plus performantes pour améliorer la productivité de leur entreprise, les programmes professionnels offrent une formation pratique, qui permet de découvrir de manière très concrète toutes les tâches pertinentes aux différentes exploitations agricoles. Les programmes offerts à SaintHyacinthe touchent de nombreux secteurs d’activités agricoles, afin de permettre aux élèves de se spécialiser dans le domaine qui les intéresse particulièrement.

Production horticole

Le programme de Production horticole, d’une durée de 10 mois, permet d’acquérir les compétences nécessaires à la production de légumes, de fruits ou de fleurs, en serre ou en champ. Le programme couvre notamment la pomiculture, la viticulture, la production de petits fruits, de pommes de terre, de gazon ou de sapins de Noël. De la préparation du sol, à l’implantation, l’entretien, la récolte et la mise en marché d’une culture, en passant par l’entretien de la machinerie et des bâtiments nécessaires à la production, le programme offre une formation complète qui permettront aux élèves d’être polyvalents dès leur sortie de l’école. Le programme offre une alternance entre les études et les apprentissages en milieu de travail, permettant ainsi aux élèves de vivre rapidement des expériences pratiques très concrètes.

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Production animale

Apprendre à s’occuper des animaux d’élevage en leur fournissant la nourriture et les soins nécessaires à leur bien-être et à la productivité de l’entreprise, tel est l’objectif du programme d’études professionnelles Production animale. S’échelonnant sur 10 mois, le programme est conçu de façon à pouvoir s’adapter à différentes productions animales, qu’il s’agisse de production laitière, porcine, ovine, de bovins de boucherie, de chèvres, de grands gibiers ou de ratites (autruches et émeus). En alternant entre les études et les stages en milieu de travail, les élèves apprendront également de nombreuses tâches en lien notamment avec l’entretien des bâtiments, de la machinerie, de l’équipement et de l’outillage, de même qu’avec la reproduction des animaux ainsi que des travaux aux champs, le cas échéant.

Grandes cultures

Pour les élèves qui ont envie de découvrir toutes les tâches liées à la culture de céréales (maïs, soya, orge, etc.) et de fourrage, le programme Grandes cultures est tout indiqué. Les compétences néces-

saires à l’établissement, à l’entretien et à la récolte des grandes cultures, telles que récolter et entreposer des plantes fourragères, récolter des grains, effectuer des travaux de préparation du sol et implanter une culture, sont abordées durant la formation d’une durée de 10 mois, qui propose une alternance entre les études et les expériences en milieu de travail. Les élèves développeront également d’autres habiletés afin d’être polyvalent et efficace dans le domaine des grandes cultures, dont la conduite de la machinerie agricole, la gestion des calculs liés à la régie des grandes cultures, l’utilisation de la technologie informatique, l’entretien et les réparations mineures des bâtiments, etc.

Lancement d’une entreprise agricole

L’attestation de spécialisation professionnelle (ASP) Lancement d’une entreprise agricole est une formation qui permet de préparer un plan d’affaires pour le démarrage, le développement ou le transfert d’un projet d’entreprise en agriculture. Il permet d’acquérir les connaissances, les habiletés et les attitudes qui permettent de se lancer en affaires, de démarrer son entreprise, d’élaborer un plan de marketing, de communication et une stratégie de vente, d’appliquer des notions de gestion d’entreprise, de négocier son financement et d’élaborer un plan d’affaires. Il s’adresse à toute personne ayant besoin d’un plan d’affaires ou d’accompagnement dans le démarrage ou le transfert d’une entreprise agricole et agroalimentaire, dont les notions de base servant à la planification de la relève. S’échelonnant de la mi-novembre à la mi-mars, ce programme comprend environ 100 de formation, incluant des conférenciers spécialisés en agriculture et un accompagnement par des enseignants expérimentés en ce qui a trait au démarrage d’entreprise agricole. De plus, il est possible de bénéficier d’heures de coaching individuel personnalisés pour

travailler sur le développement de votre plan d’affaire.

Mécanique agricole

Le programme de Mécanique agricole vise à former des personnes aptes à exercer la profession de mécanicien de tracteur agricole, de systèmes de préparation de sols ainsi que de systèmes de production et de traitement de cultures. Ainsi, les apprentissages s’effectuent en atelier sur des composants mécaniques, hydrauliques, pneumatiques, électriques

et électroniques. Ce programme d’études, d’une durée de deux ans, introduit de nouvelles compétences liées, entre autres, aux halocarbures des systèmes de climatisation et aux systèmes ordinés de machineries agricoles. Les futurs mécaniciens agricoles sont appelés à effectuer des travaux de mécanique préventive et corrective, à vérifier des tracteurs et des machineries agricoles dans le but de cerner des problèmes de fonctionnement, d’en rechercher la cause et d’en localiser la source.


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Minimiser la compaction en surface et en profondeur BRUNO GARON

Ingénieur Direction régionale de la Montérégie-Est, MAPAQ En collaboration avec Odette Ménard, ing. et arg. Direction régionale de la Montérégie-Est, MAPAQ

La compaction. Encore la compaction… Eh oui, il faut en parler! La machinerie grossit et beaucoup de producteurs indiquent qu’ils voient les traces de leur tracteur. Mais comment les réduire, ces traces? Précisons d’abord qu’il y a deux types de compaction : la compaction de surface, liée principalement à la pression d’air dans les pneus (la surface de contact), et la compaction de profondeur (de sous-sol), qui varie selon le poids porté sur la roue.

La compaction de surface

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Pour diminuer la compaction de surface, quatre solutions s’offrent à vous : 1- mettre moins d’air dans les pneus, 2- augmenter la surface de contact des pneus, 3- doubler le nombre de roues, 4- changer de catégorie de pneus. Ainsi, la diminution de l’air compris dans les pneus influera sur la consommation de carburant. La revue française Terre-net a publié dernièrement un article à ce sujet, intitulé Comment transmettre un maximum de puissance au sol?. Selon cette source, une réduction de 1,6 bar à 1 bar (en passant d’une pression dans les pneus de 23 psi à une pression de 14,5 psi), et un changement du modèle des pneus, optimisent la traction et permettent une réduction de 36 % de la consommation de carburant. Des outils sont à votre disposition pour établir la juste pression des pneus. En effet, plusieurs compagnies de pneus rendent accessible en ligne une application ou un logiciel pour aider à déterminer la pression d’air optimale pour les pneus. La diminution de la compaction de surface comporte plusieurs avantages au producteur. Pensons notamment à un plus grand confort et à une meilleure traction, deux aspects qui ne sont pas négligeables. La photo suivante le montre de manière évidente : une empreinte au sol plus longue en lien avec une pression d’air moindre dans la roue (photo 1) est le reflet d’une plus grande traction et traduit une moins grande consommation de

Photo 1

Photo 2

La zone brune représente la surface de contact du pneu au sol. À gauche, basse pression dans le pneu, à droite, haute pression d’air dans le pneu.

carburant que ce que révèle l’empreinte de la photo 2. Le producteur doit toujours valider le réglage de la pression selon la charge à la roue, car une pression très faible ou insuffisante augmente le risque de déjanter ou de briser le pneu.

La compaction de profondeur

Pour diminuer la compaction de profondeur, c’est le poids à la roue qui doit être modifié. Selon les dernières recherches, il ne faut pas dépasser 50 kPa de pression à 50 cm dans le sol pour éviter de créer de la compaction de sous-sol. Ça veut dire quoi? Simplement qu’un poids à la roue de moins de 3,5 tonnes métriques assure une circulation qui ne cause pas de dommage au sol alors que dépasser 3,5 tonnes métriques occasionne une compaction de sous-sol. Comme il s’agit d’une mesure difficile à obtenir, il vaut mieux prévenir. Faire établir un profil de sol par un conseiller expérimenté peut vous aider à diagnostiquer un problème de compaction. Des logiciels existent, par exemple la version light et gratuite de Terranimo.ch, qui permettent de déterminer le risque de compaction. Pour utiliser adéquatement le logiciel de Terranimo, vous devez

Figure 1. Diagramme de décision à 35 cm de profondeur pour un sol sec.

connaître le poids à la roue, la pression d’air dans le pneu, ainsi que la teneur en argile et le taux d’humidité du sol, par ce que l’on appelle la « force de succion ». Le logiciel permet de déterminer si le sol que vous cultivez risque, selon les critères mentionnés, de subir de la compaction ou non. En fonction des renseignements sur l’état du sol, le taux humidité et la proportion d’argile, et à l’aide des données concernant la machinerie, le poids à la roue et la pression des pneus, le logiciel Terranimo évalue l’effet du passage de la machinerie sur le sol. Ainsi, quand le résultat se situe dans la zone verte du graphique, il n’y a pas de problème. S’il se trouve dans la zone rouge, il révèle que le sol est probablement l’objet de dommages souvent irréversibles. Grâce à cette information, il est donc possible de déterminer les meilleurs réglages à apporter. Les figures 1 et 2 rendent compte des effets de la pression de gonflage des pneus à une profondeur de 35 cm sous la surface du sol. Dans notre exemple, la charge à la roue est de 3500 kg, la proportion d’argile s’établit à 30 % et la force de succion du sol est de 30 cbar (centibars). Dans la figure 1, la pression d’air dans le pneu est de 0,5 bar (soit 7,25 psi). Le « diagramme de décision » indique qu’il n’y a pas de risque de tassement. Dans la figure 2, selon une pression de 1 bar (soit 14,5 psi), le risque de tassement est persistant. Il est absolument évident qu’il faut éviter de circuler dans le champ dans de telles conditions. Pour procéder à un ajustement optimal des tracteurs et de la machinerie, il est recommandé d’effectuer le pesage de l’équipement. Plusieurs clubs-conseils en agroenvironnement ont les compétences pour le faire et possèdent les balances appropriées. Les compagnies de pneus et les tractoristes peuvent offrir ce service également. En matière de compaction, l’ennemi numéro un du producteur est le taux d’humidité : travailler sur un sol mouillé est catastrophique. Une force de succion qui va de très humide (5 cbar) à humide (15 cbars) à sec (25 cbars) fait passer la résistance du sol de « risque permanent de compaction : éviter de circuler » à

« aucun risque de tassement », pour une part d’argile de 30 % et une charge à la roue de 3500 kg. Vous pouvez faire l’essai de la version light du logiciel Terranimo au https://terranimo.world/CH/light/Default .aspx.

Formation « Optimiser l’équilibrage du tracteur pour diminuer la compaction »

Il y aura prochainement, à l’ITA, une formation en ligne sur le sujet de la compaction. Les personnes qui y participeront pourront comprendre en quoi consistent les différents types de compaction du sol et déterminer les pistes de solution qui s’offrent pour en minimiser les répercussions. Le plan de cette formation se détaille comme suit : • Identifier et différencier la compaction de surface et la compaction de profondeur; • Acquérir les notions de base pour l’équilibrage du tracteur; • Identifier les mesures à prendre pour optimiser l’équilibrage du tracteur; • Évaluer les charges d’équilibrage du tracteur en tenant compte des équipements, • Déterminer la pression optimale des pneus; • Remplir les tableaux de résultats en vue de la prise de décision. Un premier groupe entreprendra la formation le 1er février 2021. Par la suite, un nouveau groupe de participants sera formé chaque mois. Le prix pour suivre la formation est de 75 $. Le participant peut la faire à son rythme, mais la durée totale est d’environ 12 heures. On peut procéder à une inscription à l’aide du lien suivant : https://ita-formationcontinue.omnivox.ca/ cncr/insc/ListeActivites.ovx?Cat=7& GradeCat=1&Ref=080226166883&C=IT C&L=FRA&E=P.

Conclusion

Chaque petit pas accompli pour réduire la compaction est bénéfique pour la santé des sols. Un des premiers pas à faire consisterait à procéder à l’inventaire de vos machines qui ont plus de 3,5 tonnes à la roue et à trouver la charte des pneus pour optimiser le réglage de la pression.

Figure 2. Diagramme de décision à 35 cm de profondeur pour un sol humide


Atténuation de la sécheresse : la réserve en eau du sol

LOUIS ROBERT

Agronome Direction régionale de la Montérégie-Est MAPAQ

L’importance de la matière organique pour garantir une bonne santé des sols est souvent mise en relief, en particulier pour l’effet positif de cette matière sur la capacité d’absorption et de rétention en eau du sol. Cela n’est certainement pas faux, mais il y a peut-être une façon plus accessible et efficace d’arriver à ce résultat : l’adoption du semis direct permanent. La recherche scientifique révèle que l’effet de l’augmentation de la matière organique (MO) sur la réserve en eau utile sera toujours plus marqué pour un sol dont la teneur initiale en MO est faible par comparaison avec un autre qui en est moyennement pourvu. Cet effet diminue rapidement à mesure que l’on accroît la teneur initiale en MO. Par exemple, un sol sableux dont la MO s’est accrue de 1 à 2 % a vu sa réserve en eau utile s’améliorer de 180 mètres cubes par hectare (m3/ha). Cependant, faire passer la MO de 2 à 3 % dans le même sol réduira de moitié l’augmentation escomptée (90 m3/ha). Il ne faut même pas s’attendre à un effet significatif si le sol est déjà bien pourvu de MO (de 3 à 4 % pour un sol sableux)1. Dans plusieurs régions du Québec, on observe une baisse lente et graduelle des proportions de matière organique, à des degrés divers. C’est le cas en Montérégie, où les sols (argileux pour la plupart) contiennent encore généralement plus de 3 % de MO. Qui plus est, la recherche a démontré que l’effet absorbant de la MO est moins accentué dans un sol argileux, en raison de l’affinité d’un tel sol avec des substances organiques qui repoussent l’eau (hydrophobes) et qui permettent de résister aux facteurs de désagrégation. Des études rapportent même une diminution de la capacité de

rétention en eau utile des sols argileux soumis à des traitements favorisant un accroissement de la MO! En participant au développement d’une structure plus grumeleuse, propre à un sol en santé, le semis direct permanent accentue l’« effet éponge » du sol, par rapport au travail de sol traditionnel (labour d’automne et hersage du printemps). Les essais de longue durée (dix ans) réalisés par Gilles Tremblay, chercheur au Centre de recherche sur les grains (CEROM), à Saint-Mathieu-deBelœil, font état d’une différence de 610 m3/ha de la réserve en eau utile à l’avantage du semis direct, au cours d’une année sèche2, et ces résultats sont obtenus pour un loam argileux qui compte au départ 5,1 % de MO. C’est l’équivalent de 10 citernes de 3000 gallons d’eau par acre (25 par hectare) de plus! On a constaté une capacité de rétention de l’eau supérieure dans l’ensemble du profil,

mais elle est davantage marquée dans les 20 premiers centimètres. Voilà le signe que cet effet résulte d’une amélioration de la structure : l’agrégation du sol, telle que mesurée par le diamètre des agrégats, a bondi de 38 %. Enfin, une autre piste très efficace pour réduire la dépendance des cultures à une pluviométrie « normale » consiste à empêcher, ou à corriger, la compaction du soussol. Certaines cultures, dont celle du maïs, peuvent aller chercher l’eau aussi profondément qu’à 240 cm sous la surface. Même lors des années sèches, il y a toujours à cette profondeur une quantité d’eau accessible aux racines, pourvu que celles-ci puissent s’y rendre. Par ailleurs, la présence de racines dans les drains ne signifie pas nécessairement qu’elles « cherchent » l’eau. Dans les sols argileux compacts, par exemple, les racines vont emprunter les fissures au-dessus du drain pour aller saisir l’oxygène là où il se

trouve, c’est-à-dire dans le drain, alors que le profil est saturé d’eau sur 1,5 m. Même durant les périodes de sécheresse intense, comme aux mois d’août 2012 et de juillet 2020, les sols argileux très compacts étaient encore gorgés d’eau à 2 m de profondeur. À l’opposé, un sol en santé, qu’il soit argileux, limoneux ou sableux, aura toujours une structure assez poreuse pour permettre les échanges gazeux (respirations microbienne et racinaire), même au cours d’une saison plus humide que la normale. Compte tenu du temps requis pour l’obtention d’une telle structure, il devient urgent de s’y consacrer dès maintenant si on veut être en mesure d’affronter les aléas climatiques à venir. 1. Rattan Lal, 2020. « Soil organic matter and water retention », Agronomy Journal, vol. 112, issue 5, p. 3265-3277. 2. Gilles Tremblay, 2020. Communication personnelle (non publiée).

Participez aux activités en ligne du MAPAQ! discuter de l’agriculture biologique et du développement des serres et des grands tunnels. • Vendredi 26 février : conférences sur la culture de l’ail pour les producteurs et les acteurs du secteur de l’horticulture légumière. Plusieurs de ces thèmes feront l’objet d’autres séances d’information en mars et en avril. Pour en savoir plus, consultez la section « Calendrier des activités » de notre site Web : www.mapaq.gouv. qc.ca.

Webinaires en ligne

D’autres webinaires ont eu lieu au cours des dernières semaines. Peut-être les avez-vous manqués ou souhaitez-vous les revoir. Il est maintenant possible de les écouter, au moment de votre choix.

Consultez-les, ils regroupent une foule de renseignements utiles propres à votre champ d’activité! Voici quelques-uns des sujets abordés : • Bilan du projet pilote sur la réduction des indices de risque des pesticides, réalisé en Montérégie de 2017 à 2019 dans le secteur des grandes cultures. • Une série de cinq webinaires sur les grandes cultures portant sur la résistance aux herbicides, les pratiques novatrices pour la santé des sols, la gestion des ravageurs et plus encore! • Les Vendredis horticoles de la Montérégie, rassemblant plus de 25 conférences sur les thèmes de l’horticulture, de l’agroenvironnement, de l’innovation, de la transformation alimentaire, de la santé financière, etc.

• Webinaire INPACQ ovins et caprins laitiers, portant sur l’aménagement des systèmes de traite et les tensions parasites, et d’autres sujets d’actualité. • Webinaires horticoles, où sont abordés une foule de sujets susceptibles de vous intéresser, en lien avec la culture des petits fruits et des légumes. • Les Rendez-vous acéricoles 2021, traitant notamment de la contamination microbienne des chalumeaux, de la recherche forestière en acériculture et d’autres sujets d’intérêt. Vous pouvez visionner l’ensemble de ces conférences sur la chaîne YouTube du MAPAQ au : https://www.youtube.com/ user/mapaquebec.

Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 11 février 2021 - 23

Tout au long du mois de février, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) propose de nombreuses séances d’information, offertes gratuitement en ligne à tous les producteurs du Québec. Les activités à venir sont les suivantes : • Jeudi 18 février : webinaire sur la production bovine, ayant trait à la culture fourragère par rapport aux changements climatiques. • Jeudi 18 février : webinaire sur le commerce électronique. • Mardi 23 février : Journée INPACQ Lait biologique. • Mardi 23 février : activité sur la culture de petits fruits en lien avec les engrais verts. • Mercredi 24 février : rencontres virtuelles avec les conseillers du MAPAQ pour


JUSQU’AU 28 FÉVRIER

La Vitrine agricole est encore accessible! C’est du 2 au 12 février que les visiteurs virtuels accédaient à du contenu en direct par le biais de la plateforme Vitrine agricole, mise en place par le Salon de l’agriculture. Néanmoins, la Vitrine agricole est toujours accessible aux intéressés, et ce, jusqu’au 28 février. Accessible gratuitement au public, la Vitrine agricole se veut un lieu d’échange numérique pour le milieu agricole, permettant de s’informer et de s’outiller à travers des contenus qui y sont présentés tels que des nouveautés agricoles, des démonstrations commentées mettant en vedette les moissonneuses-batteuses ou encore une programmation événementielle composée de conférences et d’entrevues. Une salle d’exposition regroupe aussi des entreprises participantes et les visiteurs peuvent accéder à leur « kiosque » afin de consulter les produits et prendre contact avec celles-ci.

Une programmation variée

24 - Jeudi 11 février 2021 - Gestion et Technologie Agricoles

Toujours dans un objectif d’être pertinente et d’être un événement incontournable, la Vitrine agricole propose une vaste programmation : panels de discussions, webinaires, entrevues, capsules audios, etc. Plusieurs activités sont présentées par Financement agricole Canada telles qu’une présentation économique, une portant sur le transfert de la ferme et une autre sur l’intégrité des données. Également, une conférence à saveur économique est offerte par Desjardins, un webinaire de Pierrette Desrosiers

La plateforme virutelle du Salon de l’agriculture de Saint-Hyacinthe est l’œuvre de l’entreprise maskoutaine Umanize. Photo gracieuseté

(coach d’affaires, auteure, conférencière), un panel de discussion sur l’agriculture durable et des rencontres avec les ministres Marie-Claude Bibeau et André Lamontagne sont au menu sur cette plateforme et seront disponible sur

demande jusqu’au 28 février. Des sujets d’actualité y sont mis de l’avant tels que l’agriculture biologique, les enjeux de société, l’environnement durable, les tendances économiques 2021 et plus encore.

Un espace numérique essentiel à visiter en février pour tous les producteurs agricoles et les passionnés de ce domaine! www.vitrineagricole.ca.


Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 11 février 2021 - 25


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Profile for DBC Communications

Gestion et Technologie Agricoles  

Le Courrier de Saint-Hyacinthe - Édition du 11 février 2021

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Le Courrier de Saint-Hyacinthe - Édition du 11 février 2021