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SUPPLÉMENT SPÉCIAL

MERCREDI 16 SEPTEMBRE 2020


2 - La PensĂŠe de Bagot - Mercredi 16 septembre 2020 - Cahier de l'agriculture

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producteurs d ici À la tête d’une ferme familiale à Saint-Valérien-de-Milton

Olivier Bernier mise sur la qualité et la sauvegarde de l’environnement Alain BÉRUBÉ

Une ferme où l’environnement, la qualité et le bien-être des animaux sont en tête de liste. Olivier Bernier, propriétaire de la ferme Le Savoir de nos ancêtres à SaintValérien-de-Milton, prône avec fierté le principe d’agriculture éthique. Après avoir songé à des études en archéologie et en histoire, l’agriculteur âgé de 24 ans a décidé il y a sept ans de poursuivre ses études à l’ITA de SaintHyacinthe pour ensuite reprendre les rênes de la ferme familiale de septième génération, qui date de plus de 150 ans. « Lors de mes études à l’ITA, je croyais déjà aux principes d’autosuffisance alimentaire et de respect de l’environ nement. Et plus que jamais, les valeurs éthiques sont à la base de mon travail. En plus de produire sur place le maïs et le foin pour mes animaux, j’essaie autant que possible de limiter l’usage des pes ticides et des antibiotiques », déclare Olivier Bernier.

Alors que son père priorisait l’élevage des porcs, Olivier a choisi de diversifier sa production. Les moutons représentent une bonne partie de l’élevage, mais on retrouve également à la ferme des pintades, des poules pondeuses, des poulets, des dindons et des chèvres.

« Un de mes enseignants à l’ITA, Ibrahim Issoufou, a été pour moi un véritable mentor. J’ai grâce à lui confirmé mes valeurs liées à l’agriculture, dont la recherche de la qualité avant la quantité. Il faut bien sûr travailler plus fort, mais je

Olivier Bernier

suis très heureux d’aller dans cette direction », soutient le jeune agriculteur. Olivier Bernier espère, dans un avenir rapproché, gagner sa vie entièrement à partir de la production de sa ferme. Avec l’aide de son frère Jonathan, qui œuvre en tant qu’investisseur, il a bon espoir d’atteindre son but. « J’ai des produits disponibles dans des points de vente à Montréal. Et par le biais d’Internet, je peux livrer dans la région plusieurs produits provenant de la ferme. Ça s’annonce vraiment très bien. La plateforme L’Arrivage permet d’agrandir mon réseau et ainsi faire progresser mon entreprise », affirme-t-il. Olivier Bernier se réjouit d’ailleurs de constater que l’achat local est en hausse, particulièrement au cours des derniers mois à la suite de la pandémie de COVID-19. « Les mentalités changent peu à peu et c’est très positif. Je suis très heureux que mon approche, qui est un véritable retour aux sources, puisse toucher de plus en plus de gens », conclut-il.

Conférences-discussions « Mieux gérer son stress en temps de crise »

Un succès qui s’exporte dans tout le Québec stressante que représente la COVID-19 pour les entrepreneurs agricoles, les participantes et participants ont eu l’occasion d’échanger entre eux et avec la travailleuse de rang de l’organisme Au cœur des familles agricoles (ACFA) de l’Estrie, Rachelle Houle. « Souvent les points soulevés et les conseils de Mme Desrosiers sont connus, mais un rappel est nécessaire et cette soirée a répondu à ce besoin », a témoigné le président de la Fédération de l’UPA Estrie, François Bourassa.

« Ça a été une belle occasion qui a permis aux productrices et aux productrices d’échanger sur leurs réalités semblables et d’avoir de l’information concrète et de bons outils pour mieux gérer le stress », a ajouté la travailleuse de rang, Rachelle Houle. La série se déplacera en Mauricie et en Outaouais-Laurentides-Lanaudière au cours des prochaines semaines. Pour connaître les dates des prochains événements, rendezvous sur le site internet des Agricultrices du Québec au www.agricultrices.com. Si vous

désirez recevoir la conférence-discussion dans votre région, communiquez avec votre conseil d’administration local des AQ pour la demander. Les Agricultrices du Québec comptent des membres à travers les régions du Québec. Elles ont pour mission de valoriser toutes les femmes œuvrant en milieu agricole et forestier tout en soutenant le développement de leurs capacités entrepreneuriales individuelles et collectives en reconnaissant leur contribution économique.

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La série de conférences-discussions « Mieux gérer son stress en temps de crise », lancée cet été en Estrie, a permis à plus d’une soixantaine de productrices et de producteurs agricoles de la région de briser l’isolement en participant à cet événement mis sur pied par les Agricultrices du Québec (AQ) en collaboration avec les Agricultrices de l’Estrie. En plus d’avoir accès au visionnement d’un webinaire spécifiquement développé par Pierrette Desrosiers en lien avec la situation


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Un grand succès pour le nouveau marché public de Sainte-Christine

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Depuis le 24 juin, un nouveau marché public a vu le jour à Sainte-Christine. Le Marché d’ici est un projet collectif qui permet aux résidents de Sainte-Christine et des environs d’avoir accès à des fruits et légumes locaux, ainsi qu’à une diversité de produits régionaux, à proximité de chez eux. Le Marché d’ici se déroule devant l’église de Sainte-Christine (636, 1er rang Ouest). Il est ouvert tous les mercredis, jusqu’au 30 septembre, de 16 h à 18 h. Au cours des 11 premières semaines d’activité, le marché a généré des ventes totales de plus de 18 000$ et un achalandage de 900 visiteurs. « Pour une petite municipalité, ces retombées témoignent du succès du projet. De plus, c’est une excellente vitrine pour les producteurs locaux », souligne Karine Filiatrault, conseillère en développement à la MRC d’Acton. « Le Marché d’ici fait en quelque sorte revivre la communauté, dont plusieurs activités ont été mises à l’arrêt durant la pandémie. Les gens sont heureux de venir

au marché et de se rencontrer. Un réel sentiment de solidarité se dégage de cet

événement », renchérit Alain Clément, conseiller municipal à Sainte-Christine.

Le Marché d’ici, à Sainte-Christine, terminera prochainement sa première année d’activités tout près de l’église. (photo gracieuseté MRC d’Acton)

Les exposants actuels sont Le Chou et la Fleur, Érablière MG, La Petite Ferme de l’Auberge, Les Huiles Champy, Serres René Robidoux, Le Carnet Noir, Vignoble de la JOJE, la boulangerie Les Délices du Village, Fleurs de ferme et Ferme Maricourtoise. De nombreux bénévoles contribuent au succès du marché. Comme le souligne Rosalie Proulx, citoyenne et bénévole, « la municipalité de Sainte-Christine a été choisie pour la mise en place de ce projet puisque les orientations de sa politique famille visent à favoriser l’accès à des aliments sains. Il s’agit d’un service qui répond à un réel besoin dans le milieu. » Les principaux partenaires du projet sont la MRC d’Acton, la municipalité de SainteChristine, le CLSC de la MRC d’Acton et la Table intersectorielle régionale de la Montérégie pour les saines habitudes de vie. Les gens sont invités à profiter du marché qui offre une abondance de produits encore pour trois semaines, soit jusqu’au 30 septembre. Information : Facebook « Marché d’ici Sainte-Christine ».


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producteurs d ici L’AGROALIMENTAIRE,

une des clés de la relance Le Québec, emporté par une vague planétaire, traverse une zone de turbulences aussi inédite qu’imprévue. Plusieurs entreprises sont affectées par la pandémie et par les consignes des autorités sanitaires. Notre gouvernement est là pour les soutenir et les aider à traverser cette épreuve ensemble. Dans la MRC d’Acton et la grande Montérégie, tous les maillons de la chaîne bioalimentaire jouent un rôle de premier plan dans la relance économique. Malgré les obstacles, autant les entreprises agricoles que celles de la transformation alimentaire ou les détaillants en alimentation font preuve d’une créativité et d’une agilité exemplaires pour s’adapter à la situation et répondre aux besoins des consommateurs. Ce grand sens des responsabilités contribue au maintien d’une chaîne de distribution robuste et fiable. Tout le Québec leur exprime sa reconnaissance. Nous sommes en mesure de constater de visu l’engagement des acteurs du secteur bioalimentaire dans toutes les régions du Québec. Nous avons la volonté de devenir encore plus autonomes sur le plan alimentaire et disposons de tous les atouts pour faire du redémarrage de notre activité économique un succès. La saison des récoltes bat maintenant son plein. Je vous invite à profiter de l’abondance pour vous procurer des aliments frais et pour en transformer une partie afin de manger le plus de produits locaux possible tout au long de l’année. L’engouement pour l’achat local demeure la meilleure façon de reconnaître la contribution essentielle des producteurs d’ici à notre qualité de vie.

André Lamontagne Député de Johnson Ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation Ministre responsable de la région du Centre-du-Québec

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Un appui de taille pour Au Cœur des familles agricoles

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Le ministère de la Santé et des Services sociaux a annoncé dernièrement une contribution récurrente de 400 000 $ destinée à soutenir financièrement l’organisme maskoutain Au cœur des familles agricoles (ACFA). Fondé en 2003, ACFA offre des services psychosociaux pour aider des producteurs en détresse. « Cette aide financière permet la pérennité de l’organisme en nous aidant à financer à hauteur de 75 % nos dépenses liées à l’emploi de travailleuses de rang », indique René Beauregard, directeur général d’ACFA, en entrevue au journal. Les 25 % restant des coûts liés à ces emplois sont assumés par les régions où sont basées les intervenantes. « Ce montant de 400 000 $ assure le maintien de nos six travailleuses de rang et permet l’embauche de trois intervenantes complémentaires, deux pour la région Bas-SaintLaurent et une pour la Montérégie », précise M. Beauregard. Pour financer ses frais administratifs, ACFA organise des collectes de fonds et peut compter sur le soutien de commanditaires.

André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, a annoncé dernièrement au nom du ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, un soutien financier récurrent de 400 000 $ à l’organisme maskoutain Au cœur des familles agricoles. (photo gracieuseté)

En décembre 2019, le ministère de la Santé avait accordé une aide financière de 300 000 $ à cet organisme. Selon la direction d’ACFA, Québec balancera les comptes pour garantir un montant annuel de 400 000 $ dès cette année.

En plus de pouvoir rencontrer et aider un agriculteur directement sur son lieu de travail par l’entremise de son réseau de travailleuses de rang, ACFA dispose également d’une maison de répit située sur la rue Benoit à Saint-Hyacinthe.

« La majorité des agriculteurs ont l’habitude de traverser des épreuves. Je crois que le manque d’ouvriers agricoles et les conditions climatiques difficiles ont un impact sur la détresse que peuvent vivre des producteurs », considère M. Beauregard. Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, et le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, ont salué par voie de communiqué l’implication financière de leur gouvernement. « Le financement récurrent octroyé reconnaît le caractère unique d’un organisme bien implanté dans le milieu agricole au Québec et permettra d’élargir l’aide psychologique offerte aux producteurs et productrices sur le territoire », a mentionné André Lamontagne. « Dans le contexte de la pandémie, nous avons vu augmenter les besoins en santé mentale, notamment chez les agriculteurs qui peuvent vivre des situations de grande détresse qui pourraient compromettre leur mieux-être et celui de leur entourage », a déclaré Lionel Carmant.


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Encourageons nos productrices et producteurs d’ici ! Chaque jour, c’est avec plaisir que je me régale de nos produits locaux, et que je me réjouis de la chance que nous avons de pouvoir profiter de tant de trésors à deux pas de chez nous. D’une fraicheur et une qualité inéga lables, offerts des artisans passionnés qui respectent des normes environ nementales parmi les plus élevées au monde, nos aliments font la fierté de notre belle région.

Celles et ceux qui les produisent font face à des défis importants dans la crise que nous vivons présentement, et méritent notre soutien. Choisir des aliments d’ici, c’est permettre à un voisin, un ami, de conserver son gagne-pain, alors que les producteurs assument des milliers de dollars en pertes de revenus. Le moindre geste compte : si chaque consommateur achetait seulement 30$ de plus en produits québécois par année, on injecte-

rait un milliard de dollars de plus dans l’économie québécoise en cinq ans. La consommation locale permet de plus de réduire significativement les impacts environnementaux de nos achats : en plus d’encourager le modèle québécois, plus écologique, les émissions produites par le transport sont radicalement réduites.

Savourer les meilleurs produits tout en assurant des terres agricoles saines et un air pur pour les prochaines générations, c’est gagnant! Simon-Pierre Savard-Tremblay Député de Saint-Hyacinthe—Bagot

Mangeons local plus que jamais ! L’Union des producteurs agricoles (UPA) est fière de lancer l’application « Mangeons local plus que jamais! », présentée par Desjardins. Ce nouvel outil permettra de repérer facilement sur le territoire québécois les fermes, les marchés et les transformateurs qui font de la vente directe au public. On pourra y créer des circuits pour s’approvisionner à proximité de son domicile ou planifier une virée gourmande pour découvrir les attraits d’une région. L’application est la suite toute naturelle du mouvement du même nom lancé en avril dernier, au plus fort de la crise sanitaire. L’UPA avait alors versé quelque 1000 coordonnées de producteurs sur la plateforme Le Panier Bleu et diffusé 50 témoi-

gnages vidéo sur les réseaux sociaux, en invitant les consommateurs à visiter les fermes du Québec. L’application « Mangeons local plus que jamais! » permettra d’améliorer l’expérience des usagers avec des fiches d’information plus complètes et de multiples autres fonctionnalités. Ils pourront ainsi activer la géolocalisation de leur appareil pour trouver les producteurs aux alentours, désigner leurs endroits favoris et créer des circuits personnalisés en auto ou à vélo. Après leur visite, ils seront invités à laisser un commentaire sur la fiche des producteurs rencontrés. Pour en savoir plus: mangeonslocal. upa.qc.ca.

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Ottawa doit soutenir nos agriculteurs La situation que nous vivons tous actuellement est sans précédent. Jamais nous n’avons connu une situation qui transformait notre quotidien aussi drastiquement et qui nous obligeait à nous adapter à de nouvelles réalités au fil des journées. Les Québécoises et les Québécois ont dû ajuster leurs habitudes au gré de l’évolution de la pandémie et il est en de même pour nos travailleurs du secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire. La COVID-19 a mis en lumière la résilience de nos agricultrices et agriculteurs ainsi que celle de nos transformatrices et transformateurs, surtout devant le lot de défis qui se présentaient à eux, dont l’accessibilité aux abattoirs, une PCU désincitative au travail et un manque flagrant de main-d’œuvre étrangère temporaire. Bien que la popularité de l’achat de produits locaux soit un réel encouragement, il n’en reste pas moins que les producteurs ont besoin de soutien et de solutions qui amélioreront leur condition de manière permanente. Et pour ça, ils peuvent compter sur le Bloc Québécois. Il y a un peu plus de deux semaines, j’ai fait une tournée agricole dans la circonscription de Shefford avec mon collègue Yves Perron, député de Berthier–Maskinongé et porteparole du Bloc Québécois en matière d’agri-

culture, d’agroalimentaire et de la gestion de l’offre. Notre objectif était d’arriver à mieux cerner la réalité de ces secteurs pour que notre plan de relance post-pandémie réponde adéquatement à leurs besoins. Les frais arbitraires imposés par les grands détaillants, la mise en marché des produits locaux et une amélioration des programmes de gestion de risques font partie des thèmes que le Bloc Québécois défend bec et ongles à Ottawa.

Nous sommes en train de préparer une relance avantageuse pour les producteurs et les transformateurs d’ici. Je crois également qu’il est plus que temps que les transformateurs et les agriculteurs qui sont tributaires de l’essentielle gestion de l’offre (volailles, œufs, dindons et lait) reçoivent enfin le deuxième versement des compensations promises par un gouvernement qui tarde encore à respecter ses promesses.

On entend souvent ce proverbe : le véritable chemin pour toucher le cœur d’une personne passe par l’estomac. Les agriculteurs et les travailleurs du secteur agroalimentaire dédient leur vie à nous nourrir. Il serait temps que nous les remercions en les soutenant concrètement. Andréanne Larouche Députée de Shefford

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Un test qui ne manque pas d’attirer l’attention !

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Les agriculteurs jouent un rôle important dans l’amélioration de la qualité des sols. Un paramètre important qui permet de la mesurer est la vie qu’on y retrouve. Par leur activité, les insectes, les vers de terre, les mycorhizes, les bactéries, pour ne nommer que ceux-ci, aèrent le sol, favorisent la stabilité des agrégats, produisent de la matière organique et plus encore ! Les agriculteurs doivent donc s’assurer que toutes ces communautés d’organismes puissent faire leur travail. C’est là qu’intervient le fameux « test de la bobette ». Ce test est d’abord et avant tout une façon de sensibiliser les producteurs à la présence, ou l’absence, de vie dans leurs sols.

Prenez un morceau de coton blanc et enfouissez-le dans la terre. Laissez les micro-organismes se nourrir pendant deux mois et voyez le résultat ! Plusieurs membres du Club Agroacton ont fait l’essai depuis 2018. Voyez ces sous-vêtements : le premier a été enfoui dans un champ de soya sur retour de prairie et l’autre dans un champ en alternance de maïs et de soya. Pourquoi utiliser des sous-vêtements ? Parce que ça fait jaser ! Cette approche ludique pique l’intérêt des agriculteurs. En plus, la bande élastique du sous-vêtement le rend plus facile à retrouver après deux mois de décomposition.

Le test permet ainsi à l’agriculteur de se questionner sur ses pratiques culturales

actuelles et celles qui pourraient être adoptées afin de maintenir un sol en santé et plein de vie.

L’ITA prend le virage numérique et présente une offre de formation continue revisitée L’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) est fier de dévoiler sa nouvelle offre de formation continue pour l’automne 2020. Les activités de perfectionnement qui sont au programme au cours de l’automne se dérouleront majoritairement selon une formule à distance. Dans un contexte où les compétences exigées au sein des entreprises du secteur bioalimentaire et les besoins de main-d’œuvre qualifiée sont en augmentation, l’Institut propose une offre de formation qui est à la fois variée, adaptée à la réalité et en renouvellement constant. Pour de plus amples renseignements sur les activités de formation qui auront lieu au cours de l’année 2020-2021 ou pour procéder à une inscription, visitez le site

Internet www.ita.qc.ca/formationcontinue ou communiquez avec l’ITA, par courriel à fc@ita.qc.ca ou par téléphone au 1 800 383-6272. Les entreprises bioalimentaires peuvent également compter sur l’expertise d’un conseiller en formation continue de l’Institut pour évaluer les possibilités de créer une formation sur mesure adaptée à leurs besoins. Rappelons que l’ITA est un établissement d’enseignement collégial qui offre sept programmes de formation technique liés aux activités agricoles, horticoles, équines et alimentaires, ainsi qu’un service de formation continue dans ces secteurs d’activité. Pour plus d’information sur l’ITA, rendezvous au www.ita.qc.ca.


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Des jumelages enrichissants grâce à L’ARTERRE L’ARTERRE a permis la signature de 19 ententes dans 6 des 7 territoires de l’Estrie en deux ans de service. Cette excellente collaboration entre la Fédération de l’UPA-Estrie et les MRC a permis l’établissement de sept nouvelles entreprises et la continuité de trois autres. À ce jour, plus de 100 visites de jumelage ont été organisées entre candidats aspirants-agriculteurs et propriétaires afin de susciter des maillages. De ces quelques cent visites, 35 se sont rendus en négociation et 17 d’entre eux se sont concrétisés. Touchant les productions laitières, maraichères, de petits fruits, de pommes, de bovin de boucherie, d’apiculture et en horticulture ornementale, les jumelages réalisés sur le territoire de l’Estrie sont représentatifs de la diversité agricole et agroalimentaire de la région. Trois ententes sont en régie biologique. Depuis juin 2018, l’équipe en place à la Fédération de l’UPA-Estrie et aux MRC travaille en étroite collaboration afin de susciter des visites de jumelages. La priorité est mise sur la pérennité de nos entreprises agricoles déjà établies.

« Nous sommes choyés en Estrie. Près du quart des aspirants-agriculteurs ayant adhérés à l’ARTERRE au Québec ont un intérêt pour notre région. Nos terres abordables et la proximité des grands centres attirent les futurs entrepreneurs. Avec plus de 300 fermes sans relève apparentée en Estrie, c’est le temps pour nos producteurs de se manifester. Nous pouvons les aider à s’inscrire afin de les aider à se trouver une relève. Nous avons de bons candidats! ». mentionne Lyne Desnoyers, agente régionale à L’ARTERRE. Pour en savoir plus, visitez le répertoire des offres sur www.arterre.ca. Des ententes atypiques, on aime ça! Une location avec option d’achat dans la production laitière s’est concrétisée dans le Haut-Saint-François, avec l’aide du programme de démarrage des Producteurs laitiers du Québec. Également, une location avec obligation d’achat a permis à la Ferme Cérès, maraicher diversifié qui livre des paniers à domicile, de démarrer sa production rapidement, sans devoir attendre de vendre sa maison avant de débuter sa saison.

L’ARTERRE est un service de maillage axé sur l’accompagnement et le jumelage entre aspirants-agriculteurs et propriétaires. Il privilégie l’établissement de la relève par la reprise de fermes (qui n’ont pas de relève identifiée), l’acquisition ou la location d’actifs, et la mise en place de partenariats afin d’assurer la pérennité des entreprises et du patrimoine agricole au Québec. L’ARTERRE contribue à la vitalité des communautés et à l’occupation du territoire par : le développement et le maintien du dynamisme agricole des régions en réali-

sant des jumelages qui mèneront à des entreprises agricoles durables; la valorisation de nouvelles opportunités entrepreneuriales et économiques; le soutien de l’établissement et de la reprise d’entreprises agricoles; le développement et le partage de connaissances utiles aux démarches de maillage, à l’établissement de la relève et au transfert de fermes non apparentés. En Estrie, le déploiement de l’ARTERRE est soutenu financièrement par le Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR) via l’Entente sectorielle de développement (ESD) 2018-2021.

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