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Jeudi 12 avril 2018 | Volume 43 | 4 e NumĂŠro


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4 AU 6 MAI 2018

Un nouveau stade BMO pour le Salon du cheval! M. Lebeault, également président et fondateur de Sûreté Cavalerie, une compagnie privée de sécurité possédant une unité équestre.

Pavillons repensés

Véronique LEMONDE GTA

C’est sous l’égide d’une toute nouvelle administration, Événement équestre Québec, que le Salon du cheval 2018 se tiendra du 4 au 6 mai, sur le site de l’Expo de Saint-Hyacinthe. « Nous visons un large bassin de professionnels, d’éleveurs et de bénévoles, tous œuvrant dans le monde du cheval. C’est au moins 1 500 intervenants qui seront donc sur le site lors de l’événement. Le Salon du cheval demeure le seul et unique rassemblement équestre du genre au Québec. Nous poursuivons donc la tradition tout en apportant quelques touches de nouveautés », souligne Jonathan Lebeault, président du Salon du cheval depuis la fin de 2016. Le Salon du cheval permet à tous d’approcher de près les chevaux. C’est le rendez-vous incontournable des passionnés, des cavaliers, des éleveurs de chevaux et de toutes celles et ceux qui ont fait du milieu équin leur métier. Le grand public, désirant découvrir le monde équestre, peut rencontrer plus de 250 spécimens de chevaux dans toutes les disciplines confondues. « J’ai grandi avec les chevaux et dans les festivals qui les mettaient en valeur, c’est une passion pour moi. C’est pourquoi j’étais d’ailleurs directeur des opérations pour le Salon depuis ses tout débuts », explique

C’est à l’intérieur du pavillon BMO que les changements seront les plus perceptibles pour le public. En effet, un nouveau stade de démonstration comprendra un manège de compétition, un salon prestige et plus de 2 000 places assises. Un ajout de 69 000 pi2 en superficie pour le Salon du cheval. « De cette manière, nous aurons plus de compétitions. Par exemple, nous aurons une compétition complète de Gymkhana, pas seulement des démonstrations. Puis, pour la première fois au Salon, une compétition de saut d’obstacles en équitation classique. Nous avions déjà un showcase visuel hors pair avec les salons précédents. Maintenant, nous faisons juste amener ça plus loin, à un autre niveau », explique Jonathan Lebeault. En ce sens, tous les pavillons ont été repensés et redessinés. Intégrée au Master Challenge de Course de Cowboy Extrême, le vendredi soir, la cérémonie d’ouverture du Salon du cheval aura lieu au nouveau stade BMO. Arts équestres, démonstrations de western et classique, chevaux policiers, parades des races et animation ne sont qu’une partie de la programmation présentée aux visiteurs lors de cet événement unique.

Des incontournables

Comme la tradition le veut, le Salon du cheval offre une sélection de rendez-vous incontournables, comme le Gala des Arts

ÉDITEUR : Benoit Chartier

DIRECTEUR DE LA PUBLICITÉ Guillaume Bédard

RÉDACTEUR EN CHEF : Martin Bourassa

PUBLICITAIRES :

ADJOINTE À LA RÉDACTION : Annie Blanchette TEXTES : Véronique Lemonde COORDINATION : Véronique Lemonde CONTRÔLEUR : Monique Laliberté DIRECTEUR DU TIRAGE : Pierre Charbonneau DIRECTEUR ADJOINT PRODUCTION : Louis Pelletier

Louise Beauregard Michel Bienvenue Manon Brasseur Candy Corriveau Luc Desrosiers Philippe Dumaine Josée Malo Isabelle St-Sauveur

Équestres qui aura lieu cette année sous la thématique « Une dernière valse à Versailles », un spectacle réunissant les plus grands professionnels de l’industrie de l’art équestre au Québec. Également, la Coupe des Maîtres Mondiale de Forge, où des forgerons de partout se donnent rendez-vous pour battre le fer et concourir dans un environnement où chaleur, martèlement et création s’associent. La compétition regroupe plus de huit classes et c’est près de 50 forgerons qui ferent à même les chevaux pour gagner leur titre. La compétition s’échelonne sur les trois jours du Salon. L’Association de Courses de Cowboy extrême du Québec présente les meilleurs cowboys de leur discipline qui s’affrontent pour un ultime tour dans l’arène pour la finale Open/Pro Diamant et Platine de Course de Cowboy Extrême. Émotions,

Horsemanship et défis les attendent dans cette course exclusive. Finalement, chaque jour, le Salon du cheval présente toutes les races de chevaux dans un environnement d’éducation et de proximité. Les visiteurs sont invités à découvrir les caractéristiques des morphologies des plus beaux spécimens propres à leur lignée. Puis, les visiteurs pourront découvrir plus d’une centaine d’exposants, tous reliés de près ou de loin au monde du cheval. « Nous aurons plusieurs boutiques équestres sur place cette année et plusieurs selleries aussi. Beaucoup de découvertes pour les visiteurs », ajoute M. Lebeault. Pour plus de renseignements et pour faire l’achat de billets ou de passeports pour l’événement, visitez le salon-ducheval.com.

Des forgerons de partout se donnent rendez-vous pour battre le fer et concourir dans le cadre de la Coupe des Maîtres Mondiale de Forge. Photos Salon du cheval

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PAPIER FABRIQUÉ AU QUÉBEC. Merci de recycler ce journal.

26 500 Exemplaires Distribué dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe et par la poste aux producteurs agricoles dans les région suivantes : Région Montérégie Est et Ouest Région Centre du Québec Région de l’Estrie

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Le samedi 5 mai, dès 9 h, assistez à une compétition de Horseball, un sport décrit comme un mixte de basket-ball et de rugby à cheval et qui se joue en équipes de 4 à 6 joueurs.

Plus de 250 chevaux sur place!


ÉCURIE SARRABELLE - WICKHAM

Des chevaux athlétiques et racés! Véronique LEMONDE GTA

Dans leur toute nouvelle écurie à Wickham - les chevaux du couple étaient à Saint-Germain-de-Grantham auparavant - Jean-Pierre Sarrazin et Katy Harrouart nous présentent leurs magnifiques chevaux Canadiens. Une dizaine dans les box intérieurs et presque une vingtaine dans les paddocks (pâtures). Pour M. Sarrazin, l’amour des chevaux Canadiens remonte à aussi loin que le milieu des années 80, alors qu’il acquit une première jument de cette race patrimoniale. C’est à ce moment-là qu’il se prit de passion pour ces chevaux loyaux, attachants et travaillants. « Un cheval Canadien, ça va se faire mourir pour toi, ils donnent tout pour toi. Les liens que l’on réussit à créer avec eux sont assez incroyables », indique-t-il. Une description à laquelle Katy Harrouart adhère totalement. D’ailleurs, c’est l’amour de cette race qui a permis au couple de se former il y a quelques années, alors qu’elle possédait au départ des chevaux à Ferme-Neuve. « Je suis de la France et, quand je suis arrivée au Québec, j’ai découvert cette race rustique, forte de caractère. J’ai tout de suite adoré leur force, leur versatilité et leur endurance », ajoute Mme Harrouart.

Un cheval athlétique

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Fort de leurs expériences combinées, le couple produit des chevaux Canadiens de qualité, conformes au standard et possé-

dant toutes les caractéristiques typiques de la race. Polyvalents, athlétiques et charismatiques, vifs et intelligents, leurs chevaux sont aussi choisis pour leur génétique qui les situe dans la limite haute du standard (+/- 15.3-16 mains). « Nous avons cette passion pour le cheval Canadien et nous souhaitions avant tout produire des chevaux très beaux avec un mental agréable. Nous tentons d’adapter nos spécimens à un marché actualisé, soit un cheval plus sportif, gentil, de belle conformation. Oui, les chevaux Canadiens sont reconnus pour être très robustes et plus trapus, mais nous leur donnons toutes les chances de développer leur plein potentiel. Auparavant, les chevaux travaillaient très fort au champ et n’étaient pas aussi bien nourris, donc, avec nos moyens modernes, nous produisons des chevaux de très grande qualité. C’est important pour nous », ajoute Katy Harrouart. À preuve, le couple nous introduit à leur magnifique hongre Papillon de 16,1 mains et de couleur noir. Né en 2006, le cheval est impressionnant de par sa haute stature et son allure altière. Il a aussi été sacré plusieurs fois champion dans des concours de conformation. Sorti régulièrement dans divers événements, il est toujours patient, respectueux et à l’écoute. Un peu la signature des deux éleveurs!

abondante. Également, certains de leurs chevaux ont une couleur de robe plus rare pour cette race et font toute la particularité de l’élevage de Wickham. Passionnée de génétique des couleurs, Katy Harrouart a ainsi sélectionné, au fil du temps, des juments et étalons dotés de gènes de couleur spécifiques permettant ainsi de produire, entre autres, des chevaux Canadiens palominos, isabelle

ou double-dilués (cremellos, perlinos ou smoky cream). Aucun compromis n’étant souhaitable, elle affine ses choix et sa sélection au fil des ans pour produire des chevaux alliant conformation exemplaire, tempérament sociable et ayant un taux de consanguinité le plus faible possible afin de préserver une diversité génétique salutaire pour la préservation des nombreuses qualités inhérentes à la race.

En avant la couleur

Outre leur grandeur plus haute que la moyenne chez les chevaux Canadiens, les chevaux de l’Écurie Sarrabelle se reconnaissent aussi à une crinière très

Jean-Pierre Sarrazin et Katy Harrouart avec leur magnifique étalon Canadien de couleur palomino, Alias. Photos François Larivière | Le Courrier ©


Très rustiques, les chevaux Canadiens vivent facilement à l’extérieur à l’année longue.

« Il y a à peine une quinzaine de chevaux Canadiens palominos dans toute la race, c’est très rare. Les chevaux Canadiens sont noirs à 70 %. Pourtant, le gène palomino peut se cacher sous le

noir et apparaître quelques fois. Il faut bien étudier nos sujets pour créer l’alliance la plus prometteuse possible. Je l’avoue, la couleur, c’est vraiment ma passion! », souligne Mme Harrouart.

Les chevaux de Jean-Pierre Sarrazin et Katy Harrouart sont souvent appelés à participer à des événements d’attelage, comme à l’Expo de Saint-Hyacinthe, par exemple. L’écurie offre aussi des

services de reproduction avec trois de ses étalons. L’Écurie Sarrabelle sera présente au Salon du cheval avec quelques-uns de ses plus beaux sujets.

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CHEVAL QUÉBEC

Un milieu en évolution constante!

Photos CosmosImage Véronique LEMONDE GTA

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Le congrès annuel de l’organisme Cheval Québec se tiendra au Centre de congrès de Saint-Hyacinthe, du 14 au 16 avril. Au programme : conférences, journée professionnelle, assemblée générale annuelle de Cheval Québec, Soirée Aramis et une occasion de réseautage avec les exposants sur place. Mais surtout, l’événement met en lumière un milieu dynamique et rigoureux, à faire connaître aux Québécois. « Le milieu équestre se développe sans cesse depuis quelques années. Avec la fusion en 2015 de toutes les organisations équines au Québec en une seule et même organisation reconnue par le gouvernement, tant au niveau de l’éducation qu’agricole, nous avons maintenant une force de représentation bien plus large et une vision beaucoup plus

globale du monde équestre », estime Laure Chazerand, directrice des communications chez Cheval Québec. L’organisme, qui compte 16 000 membres, tente ainsi de développer de plus en plus son programme de centres certifiés ÉquiQualité, contribuant à offrir des activités de haute qualité au grand public avec des guides certifiés et des installations sécuritaires. « Nous souhaitons augmenter notre effectif, mais également que de plus en plus de Québécois pratiquent un sport équestre ou s’initient à une activité équine. Comme organisme, nous tentons d’offrir les meilleurs services possibles et d’être ce point de référence pour tout le milieu du cheval au Québec. » Point de rassemblement ultime des divers intervenants du milieu équestre, le congrès de Cheval Québec reflète une diversité incroyable au sein d’un milieu que l’on croit trop souvent fermé et traditionnel. Ainsi, le sportif de renommée Jean-Luc Brassard y présentera la conférence « Plaisir, respect, écoute et solidarité : ensemble pour un sport sans violence! ». Sujet d’actualité dans plusieurs disciplines sportives, les commotions cérébrales feront l’objet d’une conférence fort attendue avec une sommité en la matière, le Dr Dave Ellemberg, Ph. D. en neuropsychologie. Également, le b.a.-ba de l’entretien d’un sol (footing), comment enseigner aux participants ayant un TDAH, la sécurité en plein air, l’utilisation de la juste médication chez les chevaux et les obligations professionnelles du vétérinaire, pour ne nommer que ces quelques sujets, seront abordés lors du congrès. « Pour les participants, le congrès est l’occasion d’aller chercher le maximum d’information sur divers sujets et de se tenir au courant des tendances en élevage, en nutrition équine, en sport, en plein air, etc. », de dire Mme Chazerand. C’est également lors de ce congrès que se tient la Soirée Aramis, le samedi 14 avril. Réalisée annuellement, cette soirée souligne l’engagement bénévole au sein de l’industrie équestre ainsi que l’excellence des athlètes, chevaux, artisans, éleveurs, intervenants, officiels en sport et en loisir. « Un encan silencieux s’y tiendra également afin d’amasser des fonds pour une cause que soutient Cheval Québec. Cette année, les profits ramassés iront pour les athlètes en paradressage, une discipline reconnue en classique, mais encore peu connue. Ce volet du sport équestre est en pleine émergence et c’est pourquoi il nous tient particulièrement à cœur. »


SÛRETÉ CAVALERIE

Prévention et sécurité grâce aux chevaux Véronique LEMONDE GTA

Carole Lebeault a 40 ans de métier dans le monde des chevaux. Véritable passionnée, elle est capitaine équestre pour la compagnie privée de sécurité Sûreté Cavalerie depuis cinq ans, soit depuis la formation de l’unité équestre de l’entreprise. « Les premiers services que nous avons offerts en tant qu’unité sont la surveillance de sentiers équestres et la sécurité dans ces derniers. Ensuite, nous nous sommes tournés vers les événements à saveur équestre comme des rodéos, des festivals et, bien sûr, le Salon du cheval », indique Carole Lebeault. C’est le riche mélange entre l’amour des chevaux et la passion pour la sécurité qui a, en fait, amené le président fondateur de Sûreté Cavalerie, Jonathan Lebeault, à mettre sur pied cette unité équestre, en faisant ainsi la seule compagnie privée de sécurité possédant un service de ce type.

C’est une caractéristique des chevaux qui nous sert beaucoup lors de nos interventions, car juste la présence du cheval désamorce souvent les situations plus tendues. Les chevaux sont imposants et permettent à nos agents d’être très visibles, donc cette prestance place le public dans une tout autre disposition à notre égard. Souvent, ils veulent nous poser des questions sur nos chevaux, les flatter, etc. La présence des chevaux facilite notre travail relationnel avec les gens. » Pour parvenir à cette approche préventive et professionnelle, les chevaux

entraînés doivent être très bien désensibilisés aux interférences sonores ou visuelles qui pourraient les entourer lors de leur travail. Ils doivent apprendre à surmonter leurs peurs, à travailler aisément au sol, à rester calme face à certains bruits ambiants et à être habiles dans divers parcours.Les chevaux doivent naturellement être habiles à certains pas de base comme le trot, les pas de côté ou de recul. « Le lien qui se crée avec les cavaliers est aussi primordial. C’est pourquoi nos agents sont formés à l’interne pour interagir avec les chevaux. Même nos agents

au sol apprennent les rudiments de la relation avec les chevaux afin de réagir à toutes situations », de dire Mme Lebeault. Sûreté Cavalerie sera sur place lors du Salon du cheval pour assurer la sécurité générale de l’événement. Également, Carole Lebeault offrira une conférence le samedi à 17 h, intitulée « Techniques d’intervention et de patrouille équestre ». Le cadre de celle-ci, la formation des agents de l’unité dans un environnement humain et le Horsemanship seront mis de l’avant. suretecavalerie.com

Une approche très humaine... grâce aux chevaux!

Privilégiant une approche sociocommunautaire, l’unité équestre de Sûreté Cavalerie possède deux chevaux canadiens dûment entraînés et quatre cavaliers. « Les chevaux canadiens sont réputés pour être proches de l’humain et très calmes. Mais de manière très générale, les chevaux ressentent tout ce qu’on peut ressentir. Ils sont très empathiques.

Photo Sûreté Cavalerie

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CCRDS

Le cheval canadien a sa place en compétition Véronique LEMONDE GTA

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Cavalières émérites, Caroline Bolduc et Martine Lessard ont fondé l’organisme Cheval Canadien : Révélation et Développement Sportif (CCRDS) il y a quatre ans afin de valoriser la race canadienne et y faire une place dans le monde sportif équestre actuel. Impliquées depuis des années auprès d’organisations ayant pour mission la survie du cheval canadien et son développement, les deux passionnées de chevaux se trouvaient néanmoins face à un certain vide quant à l’intégration de la race dans le milieu compétitif équestre. « Le cheval canadien est notre cheval historique ici au Québec. Mais selon nous, c’est aussi un cheval qui a sa place dans le sport équestre. Oui, c’est un cheval qui servait aux labours et aux champs, mais je crois qu’il faut aussi se défaire de certaines idées reçues à son égard », estime Mme Bolduc. Naturellement athlétique et très souple, le cheval canadien possède plusieurs qualités pouvant le rendre très polyvalent et donc, très apte dans diverses disciplines sportives. « Le cheval canadien a beaucoup d’engagement arrière, il est souple, fort, il a du cœur au travail et il est très confiant. Il a plusieurs qualités requises pour gagner des compétitions », ajoute Mme Bolduc qui participe à des concours avec son propre cheval canadien. Ce dernier a d’ailleurs remporté plusieurs distinctions, dont trois rubans dans diverses catégories au dernier Jeux équestres du Québec.

Caroline Bolduc, lors des Jeux Équestres du Québec en 2016, avec son cheval canadien qui fut double médaillé d’or.

Parrainage de chevaux

Parmi les défis du cheval canadien dans le sport, il y a sa conformation particulière faisant de lui une bête large et costaude du devant. « Nous devons réussir à alléger le devant du cheval et cela demande un peu plus de travail, mais si nous lui donnons sa chance, il saura nous le rendre. » C’est ainsi qu’afin de mieux faire connaître les qualités sportives du cheval canadien et de l’amener à l’avant-scène, CCRDS a créé un programme de parrainage de chevaux permettant à des propriétaires de chevaux canadiens d’être

jumelés à des cavaliers expérimentés. « Un cavalier d’expérience entraîne donc le cheval et développe ses habiletés sportives. Le tout est fait bénévolement. Nous avons trois chevaux parrainés présentement. Cela nous permet d’intégrer des chevaux canadiens à des compétitions fédérées. » CCRDS croit fermement que la présence d’un plus grand nombre de chevaux canadiens sur les différents terrains de compétition, toutes disciplines confondues, ne peut qu’être bénéfique pour la race. « Ils performent très bien, mais ils sont encore trop méconnus. »

Carrousel de démonstration

Une autre manière de valoriser le cheval canadien est par la présentation de différentes démonstrations d’habiletés que l’organisation met de l’avant grâce à son carrousel. Avec environ six chevaux canadiens, CCRDS offre des chorégraphies de groupe dans divers événements, salons ou festivals en lien avec le monde des chevaux. Trois présentations seront d’ailleurs offertes par le carrousel dans le cadre du Salon du cheval, le vendredi lors du Gala d’ouverture ainsi que le samedi à 15 h 15 et le dimanche à 11 h. ccrds.org


CENTRE ÉQUESTRE DE CHAMBLY - COLLÈGE LA CABRIOLE

Le monde équin à portée de tous! Véronique LEMONDE

GTA

Issus du monde culturel (photographie, spectacles, publicité, cinéma...), Martyne Prévost et Jean-Pierre Gauthier ne semblaient pas destinés à se diriger vers le monde équestre. Pourtant, en acquérant en 2010 une écurie de course de 63 arpents qu’ils transforment en école équestre, ils réalisent un rêve à la hauteur de leur personnalité ambitieuse. Lui, y voit un projet des plus excitants, elle, propriétaire de chevaux sur une période d’une dizaine d’années dans la vingtaine, revient à sa passion pour les chevaux et l’équitation. « J’ai toujours voulu une écurie et des chevaux, lance Martyne Prévost en entrevue. Et je voulais en faire un projet d’école. Nous avions plusieurs étapes à réaliser avant de lancer notre centre équestre, que ce soit de construire un manège d’entraînement, des abreuvoirs, l’achat de chevaux, etc. » Maintenant ouvert depuis 2010, le Centre équestre de Chambly offre des cours pour toute la famille, de même que les divers brevets de cavalier. En fait, près de 150 cavaliers-élèves par semaine passent par le centre.

Aller encore plus loin!

Martyne Prévost et son conjoint ne comptaient pas s’arrêter là. Au-delà d’un centre équestre d’envergure avec des installations sécuritaires et modernes, le couple a décidé de pousser plus loin la démarche

Photos Collège La Cabriole

en créant une attestation d’études collégiales (AEC) équine de 1 200 heures, soit une formation intensive de 11 mois. Obtenant son permis du ministère de l’Éducation en 2016, le Collège La Cabriole forme dorénavant des gens pour œuvrer dans le monde des chevaux, que ce soit en tant que palefrenier professionnel, instructeur ou gérant d’écurie. « Certains de nos élèves se retrouvent avec Cavalia, par exemple. Également, certains font un stage en Floride pour terminer leur AEC et se retrouvent à vivre tout un cycle de compé-

titions équestres qui se déroule chaque année de janvier à avril, à Wellington. Il s’agit de la compétition équestre la plus importante au monde avec des chevaux d’une grande importance traités comme des humains. Ils se doivent d’être parfaits lors de ce genre de stage. » L’AEC du Collège La Cabriole offre deux cours d’équitation par semaine aux élèves et s’adapte au niveau de chacun d’eux. Exigeante physiquement et s’adressant aux passionnés de chevaux, la formation qui couvre tous les sujets en lien avec le

monde équestre (régie d’écurie, anatomie du cheval, soins équins, santé-sécurité au travail...) accueille une vingtaine d’élèves par promotion. « Au Québec, il y a plus de 250 écuries. C’est une très bonne concentration. La formation que nous offrons peut être une base parfaite pour se perfectionner, pour les gens travaillant déjà en écurie, par exemple. Nous misons beaucoup sur la sécurité et sur la prévention. C’est un programme qui nous remplit de fierté », conclut Mme Prévost. centreequestredechambly.com

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Salon du cheval 2018 - Liste des exposants PAVILLON LA COOP • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

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Animaderm Canada Apzara Ariane Samson Photographe Artisan R.G. Art-Ur Sellerie Association Horseball Québec Bar Nomade des Saisons (Markam) Bélisle Nutrition Brooks Feeds Callabus Boutique Campagnard (Mondou Shur-Gain) Camping Équestre Bécancour Centre équestre Chambly Centre équestre SAM Cheval Bascule Cheval Expression Cheval Québec Clinique vétérinaire Champlain Complexe équestre Bécancour Consultants Lemay & Choinière Créations Maverick Créations XOXO Cuir Boaime D&R Boutique équestre inc. Dre Magalie Chénard Services Vétérinaires inc. Ébénisterie Quintal Equestria Canada Equi Distribution Équine Révolution Équistro (Vetoquinol) EYO/Working Association Canada Fabrications A.R.H. Fédération québécoise d’équitation thérapeutique (FQET) Ferme du Joual Vair FG Pro Shop Galahad Gallagher North America Gestion RAC inc.

• Hoffman’s Horse Products • Importation Rouge Canton • Institut technologique agroalimentaire (ITA) • Kevin Bacons Canada/Biopteq • La Coop • Le Clos des tilleuls • Le Florin inc. • Les Crins d’Auz • Les Écuries Chanie • Les Fromages de Milan’s • Les Produits Camelus • LM Créations Bijoux • Lozana Santé inc. • Mad Barn inc. • Manon Gagné Broderie • Massothérapeute équin • Matelevage • Metta Equus • MFR du Granit • Moulures OPM • Omega Alpha • Patricia Landry, artiste peintre • Premier Choix Agricole • Probiotech International • Pure Bedding • Purina (payé par Cheval Québec) • R&R Distribution équine • Réalisations Alumi-Fer enr. • Réparation Équestre Dannie Roy • Savonnerie Rosalie • Sculpteur Michel Lafontaine • Shannen Côté • Surface Graphique • Suzie Samuel Airbrush Animal Art • Tenir Promesse • The Barn Tack par Nicolas Pouliot • Top Bedding - Groupe Frank Lareau • Urban Rose & co • Vision Cheval 7 RDÉO Distribution

PAVILLON DES PIONNIERS

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Angélique Gendreau Association Appaloosa du Québec Association Clydesdale du Québec Association des chevaux miniatures du Québec Association des éleveurs de chevaux Belges Association des Poneys et Cobs du Québec Association du cheval Arabe QC Association du cheval Frison du Québec Association Quarter Horses/La Ferme Cabriole Association québécoise du Cheval Canadien Astra Lusitana Centre Attelage Equin-Star Chercheux de Selles Cheval Canadien : Révélation et Développement Sportif (CCRDS) Double L. Ranch École d’art équestre Innocenti École d’équitation Fjords sur mer Écurie Manoir Écurie Péloquin Écurie Regency Écurie Sarrabelle Ferme Litjens Gitans d’Amérique Gypsy Cob St-Tite Le Ranch des Petits Amis Les Écuries Morgan Les Frisons de la Chevalerie Les Haflinger du Fjord Les Minis chevaux du Roy Luna Caballera Niky Robert Northern Heaven Nutrifoin Système

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Perrly Welsh Pine Legacy Appaloosas Sellerie du Domaine des Gitans Société Hippique Percheronne du Québec Soya Excel Sûreté Cavalerie inc. Sûreté du Québec Valérie Laplume

CENTRE BMO

• Hat Doctor • Konifer Watch • Les Brasseurs du Monde

EXTÉRIEUR ET RESTAURANTS • • • • • • • • •

Ça roule ma Poule Crêpes AS inc. La Sellerie de la Chambrière Le Spécialiste du Smoke Meat Luv Shack (mexicain) Remorques Olympiques Remorques Robert Restaurant Voltigeurs Secourisme Équin


Plan du site - Salon du cheval 2018

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4-5-6 MAI

Programmation Salon du cheval 2018 VENDREDI 4 MAI 2018

13 h Ouvertre de la billetterie 16 h Ouverture des différents pavillons et des kiosques des exposants Pavillon Bélisle Nutrition 17 h Équitation de travail : Présentation de l’organisation WeCan et développement du sport au Canada - Présenté par Patricia Lamontagne, Équi-Yoga 18 h Seimes, pourriture de la fourchette et la maladie de la ligne blanche : Cause, prévention et traitement - Présenté par Catherine Larose, Metta Equus 19 h L’importance de la reproduction responsable - Présenté par André De Bellefeuille Centre BMO 17 h 30 Démonstration de reining Présenté par Lisa Léonard, Association du cheval Quarter Horse 18 h Initiation au lasso - Présenté par Éric Arial, École de lasso Éric Arial 19 h Le cheval Arabe : L’ABC de la présentation - Présenté par l’Association du Cheval Arabe du Québec 20 h Master challenge de course de cowboy extrême - Présenté par l’Association des Cowboys Extrêmes du Québec Et Cérémonie d’ouverture du Salon du cheval 2018 - Présenté par Événement Équestre Québec, Promoteur du Salon du Cheval Une infime partie de la programmation du Salon du cheval 2018 sera dévoilée mettant en lumière le talent de nos artistes à deux et à quatre pattes.Tous les chevaux seront dans leurs habits d’apparats pour parader devant vos yeux. L’ouverture des portes se fera dès 19 h.

16 - Jeudi 12 avril 2018 - Gestion et Technologie Agricoles

Pavillon des Pionniers 16 h Thérapie crânienne et fascia, des alliés en massothérapie - Présenté par Jessica Guay 16 h Le Ranch des Petits Amis Le Ranch des petits amis est une initiative de Sarah Leduc, formatrice agréée. Venez découvrir le monde équestre pour les petits et les grands. 17 h La thérapie de laser équine - Présenté par Brenda Dubois, Clinique vétérinaire Champlain 18 h Trucs et astuces pour un ajustement d’attelage dans les règles de l’art - Présenté par Équin-Star 19 h Secourisme équin et argile verte Présenté par Sylvie Moser, Ressource Équine Pavillon de la forge 16 h 30 Ouverture de la compétition internationale annuelle de maréchalerie de l’AMFQ - La Coupe des Maîtres 2018 Présentée par l’Association des Maréchaux Ferrants du Québec 17 h 30 Compétition novice 18 h Compétition intermédiaire 18 h 10 Compétition Old Timer (2e cohorte) Pavillon Soleno 20 h Gala des arts équestres - Présenté par Frank Innocenti

SAMEDI 5 MAI 2018

9 h Ouverture des différents pavillons et kiosques des exposants Pavillon Bélisle Nutrition 9 h L’influence de la nutrition sur la santé et le bien-être - Présenté par Josée Lalonde, Blue Seal/Meunerie Maska

10 h Bien réussir l’implantation d’une prairie et/ou d’un pâturage - Présenté par Guy Forand, M. Sc. Agr, Directeur de marché (fourrager), Bélisle Solution Nutrition 11 h Nutrition et santé digestive - Présenté par Marie-Christine Fauteux, agr., M.SC, La Coop Fédérée 12 h Un soulagement naturel pour les articulations et les symptômes d’ulcères gastriques : le collagène - Présenté par Dr Jean-Yves Leroux, Ph.D. MBA et Robert Houde, chimiste 13 h Gestion de la fourbure d’origine alimentaire - Présenté par Dr Germain Nappert, MV, PHD, DACVIM 14 h L’importance de la dentisterie chez le cheval - Présenté par Dre Audrey Langlois, DMV 15 h L’ajustement de votre selle, c’est primordial! - Présenté par Caroline Archambault, Massothérapeute et Physiothérapeute équin 16 h Communication animale, un outil pour l’harmonisation du bien-être de votre cheval - Présenté par Jessica Poully, VBL Thérapie 17 h Exploration interne du membre distal* - Présenté par Francis Dufresne Cyr, Maréchal Ferrant AMFQ * Cette démonstration comprend une dissection (un pied de cheval décédé d’une mort naturelle provenant de l’hôpital vétérinaire de Saint-Hyacinthe). 18 h Prévention et soins ô naturel Présenté par Sylvie Moser, Secourisme Équin 19 h Comment choisir un foin de qualité Présenté par Rachel Tremblay, Agronome, D&R Équestre Centre BMO 9 h Compétition de Horse-Ball - Présentée par l’Association de Horse-Ball du Québec (AHBQ) 10 h 15 Le cheval venu de la mer Présenté par l’Association Québécoise du Cheval Canadien 11 h Initiation interactive à l’attelage* Présenté par Eugen Hug, Les Fermes HUG * Vous pourrez vous inscrire en remplissant un coupon prévu à cet effet à l’entrée du salon le samedi pour participer à cette démonstration interactive. 12 h Clinique sur la préparation du cheval à l’obstacle - Présenté par Jacques Lamontagne, Entraîneur certifié Cheval Québec, F.E.C 12 h 45 L’homme et le cheval ne faisant qu’un, un rêve de liberté! - Présenté par Charles-Étienne Ménard, Artiste/Entraîneur 14 h Défi maniabilité à l’attelage - Présenté par Pierre Guillemette 15 h 15 Les chevaux canadiens du CCRDS rencontrent Jack Sparrow - Présenté par Cheval Canadien : Révélation Développement Sportif 17 h Compétition des champions de course de cowboy extrême diamant et platine (partie 2) - Présentée par l’Association des Cowboys Extrêmes du Québec 20 h Finale de gymkhana professionnel Pavillon des Pionniers 9 h Le Ranch des Petits Amis 10 h 55 la physiothérapie et massothérapie équine, une plus-value pour votre athlète - Présenté par Caroline Archambault, Massothérapeute & Physiothérapeute équin 12 h Réhabilitation d’une blessure par traitement au laser - Présenté par Mélissa Filler, Technicienne & Thérapeute laser certifié ASLT 13 h La méthode eYo : Équiyoga pour chevaux et cavaliers - Présenté par

Patricia Lamontagne, Massothérapeute équin ÉquiYoga 14 h 10 Les bases de l’entretien et du remodelage du chapeau de cowboy Présenté par Sylvain Gauthier, FG Pro Shop 15 h 20 Introduction au Pilates pour cavalier - Présenté par Caroline Rochefort, Axes Pilates pour Cavalier 16 h 30 Vente de chevaux par les Éleveurs du Québec 16 h 30 Analyse et langage corporel du cheval - Présenté par Mili Morin, Intervenante en Comportement Équin 18 h 35 L’évolution des étriers - Présenté par Michel Guérin, Les Chercheux de Selles 19 h 15 La clé d’une selle ajustée à votre monture : la prise de mesure - Présenté par Arthur Fortin, Art-Ur Sellerie Pavillon de la forge 9 h Compétition Open/Pro (1ère cohorte) Présentée par l’Association des Maréchaux Ferrants du Québec 9 h Ouverture de la compétition internationale annuelle de maréchalerie de l’AMFQ - la Coupe des Maîtres 2018 10 h 15 Compétition novice (1ère cohorte) 10 h 30 Compétition intermédiaire (1ère cohorte) 11 h Compétition Open/Pro (2e cohorte) 13 h 30 Compétition Open/Pro (3e cohorte) 14 h 30 Compétition intermédiaire (2e cohorte) 15 h Compétition novice (2e cohorte) 16 h Compétition Open/Pro (4e cohorte) Pavillon Soleno 9 h 30 L’entraînement par la désensibilisation pour une relation à toute épreuve Présentée par Valérie Lalonde, Entraîneur certifié par Cheval Québec 10 h 30 Démonstration de Ranch Riding Présentée par Lisa Léonard, Association du cheval Quarter Horse 11 h Présentation des races par les Associations de Races du Québec 11 h 30 Spectacle de la relève des arts équestres - Présenté par Frank Innocenti 12 h 30 Présentation de chevaux par les Éleveurs du Québec (partie 1) 13 h 15 Comment s’assurer d’une bonne performance en course de cowboy extrême - Présentés par Michel Gareau et Mélissa Longtin, Association des Cowboys Extrême du Québec 14 h 15 Présentation didactique des techniques du cirque équestre - Présentée par Marie-Claude Bouillon, Luna Callabera 15 h 15 Présentation de chevaux par les Éleveurs du Québec (partie 2) 16 h Une fondation solide est la base de tout - Présentée par Kari Bowser, Instructeur Parelli certifiée 2 étoiles 17 h Techniques d’intervention et de patrouille équestre - Présentée par Carole Lebeault, Entraîneur Sûreté Cavalerie 20 h Gala des arts équestres - Présenté par Frank Innocenti

DIMANCHE 6 MAI 2018

9 h Ouverture des différents pavillons et kiosques des exposants Pavillon Bélisle Nutrition 9 h Cheval et relaxation, une approche éthologique - Présenté par Hélène Tremblay, Clos des tilleuls 10 h Achats et ventes de chevaux en ligne Présenté par Jonathan Franklin, Bureau d’avocats Franklin & Franklin

11 h Les bienfaits d’une alimentation fourragère - Présenté par Marie-Ève Brazeau, agr., Comptoir Nature Bélisle 12 h Stratégies, techniques et principes pour développer la confiance chez le cheval afin qu’il soit à l’aise hors manège Présenté par Denyse Rousselet 13 h Anatomie et biomécanique du membre distal - Présenté par Francis Dufresne Cyr, Maréchal Ferrant AMFQ 14 h Préparation physique des cavaliers et informations sur les commotions cérébrales - Présenté par Isabelle Lépine et Hélène Morin, physiothérapeute 15 h Le mors, un outil de communication Présenté par Fabien Bedoucha, FG Pro Shop 16 h Démystification de la selle McClellan Présenté par Arthur Fortin, Art-Ur Sellerie Centre BMO 10 h 15 Le cheval venu de la mer Présenté par l’Association Québécoise du Cheval Canadien 11 h Les chevaux canadiens du CCRDS dansent sur un rythme disco - Présenté par Cheval Canadien : Révélation Développement Sportif 12 h L’attelage pour petits et grands Présenté par Pierre Guillemette 13 h 30 Compétition de sauts d’obstacles Présenté par Jacques Lamontagne, Entraîneur certifié Cheval Québec, F.E.C Pavillon des Pionniers 9 h Le Ranch des Petits Amis 10 h Analyse du langage corporel du cheval - Présenté par Mili Morin, Intervenante en Comportement Équin 10 h 55 La méthode eYo : ÉquiYoga pour chevaux et cavaliers - Présenté par Patricia Lamontagne, Massothérapeute équin ÉquiYoga 12 h 05 Secourisme équin et argile verte Présenté par Sylvie Moser, Ressource Équine 13 h Trucs et astuces pour un ajustement d’attelage dans les règles de l’art Présenté par Équin-Star 14 h Vente de chevaux par les Éleveurs du Québec 14 h 10 Introduction aux Pilates pour cavalier - Présenté par Caroline Rochefort, Axes Pilates pour Cavalier 15 h 20 La thérapie de laser équine Présenté par Brenda Dubois, Clinique vétérinaire Champlain

Suite à la page 18


Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 12 avril 2018 - 17


Suite de la programmation Salon du cheval 2018 Pavillon de la forge 9 h Compétition Open/Pro (1ère cohorte) Présentée par l’Association des Maréchaux Ferrants du Québec 9 h Ouverture de la compétition internationale annuelle de maréchalerie de l’AMFQ - La Coupe des Maîtres 2018 11 h Compétition intermédiare (1ère cohorte) 11 h Compétition novice (1ère cohorte) 12 h Compétition Open/Pro (2e cohorte) 14 h Compétition novice (2e cohorte) 15 h Compétition Old Timer 15 h Compétition intermédiaire (2e cohorte) Pavillon Soleno 9 h 30 Présentation des races par les Associations de races du Québec 10 h L’équitation naturelle n’est pas une technique, c’est un mode de vie -

Présentée par Mélanie Dubois Laroche, Intervenante en comportements canins et équins 10 h 30 Présentation de chevaux par les Éleveurs du Québec (partie 1) 11 h 15 Le travail aux longues rênes, pour un bon départ - Présenté par Eugen Hug, Les Fermes Hug 12 h Le Join Up, un allié en entraînement Présenté par Charles-Étienne Ménard 12 h 45 Présentation de chevaux par les Éleveurs du Québec (partie 2) 13 h 30 Démonstration d’obéissance aux commandements - Présentée par Lisa Léonard, Association des chevaux Quarter Horse 14 h Spectacle de la relève des arts équestres - Présenté par Frank Innocenti 16 h Gala des arts équestres - Présenté par Frank Innocenti

Programmation sujette à changement sans préavis, consultez le salon-du-cheval.com.

L’éternelle beauté des chevaux! Véronique LEMONDE GTA

18 - Jeudi 12 avril 2018 - Gestion et Technologie Agricoles

Bien avant Cavalia et autres spectacles équestres attirant de nombreux spectateurs, la compagnie de création en cirque équestre Luna Caballera mettait en vedette la beauté des chevaux, et ce, depuis 1998. « Le cirque équestre s’inscrit dans une tradition qui a 250 ans aujourd’hui puisque les premiers cirques étaient en fait équestres », indique Marie-Claude Bouillon, directrice de Luna Caballera qui sera présent au Salon du cheval 2018. En effet, le cirque débuta en Angleterre alors qu’un officier de cavalerie, Philip Astley, démobilisé après la Guerre de Sept ans, mit à profit son habileté avec les chevaux pour inventer une nouvelle forme d’art. « Au début de la compagnie en 1998, cette forme d’art n’existait pas vraiment ici au Québec. C’est vraiment en Europe que j’ai été conquise par le cirque équestre puisque les chevaux ont toujours été dans ma vie. Cette passion des

chevaux, alliée à mes talents de cavalière, m’ont alors amenée vers cet art », raconte Marie-Claude Bouillon qui fut formée en Europe auprès de maîtres portugais et de vieilles familles de cirque. Un savoir qu’elle apporta à sa jeune compagnie et aux jeunes artistes qui la composent. Avec fluidité et grâce, le cirque équestre fait la démonstration de numéros à la fois poétiques et techniquement ardus comme la voltige ou la liberté, ce dernier mettant en valeur la relation entre le cavalier et son cheval. « Aussi, le dressage haute école est un ensemble de mouvements difficiles et de demandes très subtiles du cavalier à son cheval. Ce qui met vraiment de l’avant la beauté du cheval. Le public apprécie toujours. » Au Salon du cheval, Luna Caballera présentera deux numéros lors du Gala d’ouverture de l’événement, le vendredi, et deux autres numéros durant le Gala des arts équestres. Leur kiosque présentera aussi leur nouveau projet créatif. lunacaballera.com


Le bio en grandes cultures : mythes et réalité CLAUDIA GRENIER, AGR.

Conseillère en grandes cultures biologiques MAPAQ Montérégie

La demande de produits biologiques s’accroît de 10 % chaque année depuis les années 20001. Bien évidemment, cela se reflète dans les prix. En 2016-2017, une tonne de soya bio se vendait en moyenne 1 048 $ et une tonne de maïs bio, 485 $, soit environ le double des prix de la production conventionnelle. On peut voir que depuis 2013, cette tendance se maintient (voir le graphique Tendance des prix des grains biologiques). Alors, pourquoi seulement 2 % des entreprises en grandes cultures sont-elles certifiées biologiques au Canada? On entend parfois le préjugé selon lequel les champs de certains agriculteurs bio sont « sales », c’est-à-dire qu’on y voit davantage de mauvaises herbes. Il est vrai qu’il peut être plus difficile, dans certaines cultures en régie biologique, de contrôler les mauvaises herbes. Mais quand on sait que la valeur des grains bio récoltés est plus élevée, ne vaut-il pas la peine de tolérer quelques mauvaises herbes? Pareillement, n’oublions pas que même dans des champs sous régie conventionnelle, le contrôle des mauvaises herbes n’est pas toujours un succès... En fait, il y en a chaque année. Les herbicides ne sont pas infaillibles. Certains sont plus efficaces lorsque c’est humide et d’autres fonctionnent mieux lorsque c’est sec. On sélectionne les produits les meilleurs possibles, on les applique et on attend que la tendance météorologique se maintienne. La réalité, c’est que les mauvaises herbes sont coriaces et de plus en plus difficiles à contrôler. Sans compter les problèmes de résistance de plus en plus fréquents Parmi les autres arguments en défaveur du bio qu’on entend parfois figurent les coûts plus élevés de la machinerie nécessaire à la réalisation des travaux de sarclage et les rendements moins bons. Sont-ils vrais? Les données recueillies par le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) démontrent que les marges sur coûts variables sont beaucoup plus importantes en grandes cultures biologiques. On obtient ces chiffres en soustrayant les coûts de production (ex. : intrants, essence, semences) du revenu

généré. Les marges sur coûts variables sont de 1 843 $/ha pour le maïs grain biologique comparativement à 529 $/ha pour le maïs grain conventionnel. Pour le soya, ces marges sont de 2 204 $/ha en régie biologique, alors qu’elles sont de 570 $/ha en régie conventionnelle. Si vous cultivez des produits certifiés bio, il vous restera donc plus d’argent dans vos poches pour assumer les frais fixes et les autres charges, même si vos rendements peuvent être, en moyenne, amoindris de 25 %2. Par contre, ces chiffres ne prennent pas en considération le salaire des employés. Il est important de noter que le besoin de main-d’œuvre est habituellement plus grand dans les fermes biologiques3. En fait, on peut observer que le temps de travail a tendance à augmenter de 30 % à 40 % en régie biologique4. Selon les données de la Financière agricole du Québec, le prix moyen des terres en Montérégie a connu une hausse au cours des dernières années. Ainsi, il peut être plus difficile pour une entreprise agricole moyenne (105 hectares) d’avoir la marge de manœuvre financière nécessaire pour agrandir la taille de son exploitation. En revanche, elle pourrait conserver la même superficie et se convertir au bio pour augmenter ses revenus. Les trois années nécessaires à la transition vers le bio peuvent s’avérer ardues sur le plan économique. Il y a des connaissances à acquérir et un changement de valeurs à effectuer. De même, on doit agir de façon préventive et être plus flexible vis-à-vis des ennemis des cultures et d’autres situations. C’est un pensez-ybien, mais ça peut valoir la peine!

Source : Adaptation des Producteurs de grains du Québec, Évolution du prix des grains biologiques : marché local, [En ligne], 15 mars 2018. [https://goo.gl/sCW77R].

Marges sur coûts variables selon la gestion de culture Culture

TRADITIONNELLE

BIOLOGIQUE

Maïs

529 $/ha

1 843 $/ha

Soya

570 $/ha

2 204 $/ha

Note : Les chiffres n’incluent pas le salaire des employés. Source : CRAAQ, Grandes cultures : analyse de sensibilité 2016, 2016. Références : CRAAQ. Grandes cultures : analyse de sensibilité 2016, 2016. La Financière agricole du Québec. Bulletin Transac-TERRES, 2017. Producteurs de grains du Québec. Évolution du prix des grains biologiques : marché local, 2018. Statistique Canada. L’innovation comme facteur de croissance dans le secteur agricole, 2017. 1 MAPAQ, L’agriculture biologique, [En ligne], décembre 2016. [https://goo.gl/HXZ9Sj]. 2 bid. 3 Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Contribution des systèmes de production biologique à l’agriculture durable : rapport d’étude, [En ligne], octobre 2011. [https://goo.gl/BD1oUW]. 4 Sophie Martel, « Ai-je le temps pour du bio? », dans Agri-Réseau [blogue], [En ligne], 27 février 2017. [https://goo.gl/hGhftP].

Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 12 avril 2018 - 19

GESTION


20 - Jeudi 12 avril 2018 - Gestion et Technologie Agricoles


Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 12 avril 2018 - 21


Comment fonctionne la digestion du cheval? FERNAND TURCOTTE, AGR.

Conseiller régional en productions animales et plantes fourragères MAPAQ Montérégie

Les équidés sont des herbivores et des granivores (même famille que le lapin). Ils ont donc la capacité de valoriser des aliments fibreux. Le cheval a une capacité stomacale 14 fois plus petite que celle du rumen de la vache. Aussi, un cheval au travail aura besoin d’un minimum de trois repas par jour pour absorber sa diète en plusieurs petites portions composées de quantités réduites d’aliments. Les particularités anatomiques du système digestif du cheval font en sorte que cet animal a besoin d’une mastication assez longue. Cela stimule la sécrétion de

salive, qui rend les aliments plus faciles à avaler tout en préparant le travail de l’estomac par les enzymes qu’elle contient. Dans la partie de l’estomac dépourvue de glandes, les enzymes et les microorganismes transforment le bol alimentaire. Les contractions de l’estomac brassent ce bol, qui s’imprègne ainsi de suc digestif. Ce suc contient de l’acide chlorhydrique, dont la fonction est de limiter le processus de transformation amorcé, d’assurer une « désinfection » et de permettre la séparation de la pepsine et des protéines. L’intestin grêle, aussi appelé « petit intestin », contient le duodénum, l’iléon et le jéjunum. C’est là que les sucres, les acides aminés gras et les sels minéraux sont assimilés. La sécrétion d’enzymes pour hydrolyser (scinder) la protéine (protéase) et l’amidon (amylase) ainsi que la bile (bilirubine = sels biliaires) cesse dans le duodénum (première partie du petit intestin). L’estomac et l’intestin grêle du cheval sont de petite taille.

Son gros intestin est quant à lui extrêmement développé. Le cæcum du cheval et une grande partie de son côlon sont en quelque sorte des chambres de fermentation (pseudorumen) où d’innombrables bactéries décomposent les fibres alimentaires. Cette réaction libère de l’énergie et, après la mort de micro-organismes, rend utilisables les précieux composants protéiques.

Le crottin, un indicateur de la santé

L’aspect et la consistance du crottin donnent de précieuses indications sur la santé du cheval et sur l’assimilation des aliments par celui-ci. Le crottin d’un cheval en bonne santé est bien moulé, de couleur brun-vert, luisant et ne dégage pas d’odeur nauséabonde. Un crottin clair et sec révèle une trop grande quantité de paille ingérée ou un manque d’eau. Une telle situation peut entraîner une constipation. Le cheval qui mange son propre crottin ne risque pas d’ingérer des para-

sites tant que celui-ci est encore « chaud ». Vraisemblablement, les organismes toujours vivants dans le crottin contribuent à la régulation de la flore intestinale. Lorsqu’un cheval se comporte ainsi, il faut réduire la dose d’aliments énergétiques (moulées, concentrés) et lui donner plus de foin. Les chevaux qui mangent leur crottin encore « chaud » sont en général, à l’exception des poulains, des chevaux mal nourris. On donne souvent trop d’aliments énergétiques et pas assez de foin aux jeunes chevaux, tout comme aux chevaux de compétition.

Le foin, essentiel pour la nutrition des chevaux

Étant donné les particularités anatomiques du système digestif des chevaux, les fourrages provenant des prairies (foin long) et des pâturages (graminées et légumineuses) constituent donc, depuis toujours, la pierre angulaire de leur alimentation.

Prairies et pâturages pour chevaux : ce qu’il faut savoir FERNAND TURCOTTE, AGR.

Conseiller régional en productions animales et plantes fourragères - MAPAQ Montérégie

22 - Jeudi 12 avril 2018 - Gestion et Technologie Agricoles

Comment établir une prairie pour la production de foin

Les prairies qui produiront le foin pour les chevaux seront en place pendant quatre à six ans. Le sol doit être labouré et préparé avec un bon lit de semences. Cette préparation ne doit pas se faire par vasage ni par semis direct sur couvert végétal. Le sol doit être de moyennement bien drainé à bien drainé (souterrainement). Sa fertilité doit être moyenne (phosphore > 150 kg/ha et potassium > 200 kg/ha, avec un pH entre 6,2 et 6,5). Il faut préférablement semer les espèces suivantes : - un mélange de 50 % de luzerne et de 50 % de mil (fléole des prés), au taux de 10 kg/ha (9 lb/acre), dans la « boîte à millage » du semoir (pour petite graine ronde, ovale); - du brome des prés1, au taux de 8 kg/ha (7 lb/acre), dans la « boîte à brome » du semoir (pour graine de graminée allongée, volumineuse et légère); - de la fétuque des prés2, au taux de 4 kg/ha (3,5 lb/acre), dans la « boîte à brome » du semoir. Une seule coupe devrait être faite dans l’année d’implantation, à la fin juillet ou au début d’août, afin de favoriser une meilleure survie à l’hiver. S’il s’agit d’un champ dans lequel il y a une forte pression de mauvaises herbes : - semer une plante-abri (préférablement de l’avoine ou encore de l’orge), en choisissant une variété à port dressé. Pour qu’elle compétitionne avec les mauvaises herbes déjà présentes dans le sol, il doit s’agir d’une plante qui talle peu, qui a les chaumes (tiges) les plus forts et les plus courts et dont l’épiaison est la plus précoce possible.

- faire en sorte que le taux de semis maximal de la céréale en plante-abri n’excède pas 100 kg/ha (90 lb/acre) en sols plus argileux ou 85 kg/ha (75 lb/acre) en sols plus sableux.

Comment établir un pâturage pour chevaux

Le sol doit être labouré et préparé avec un bon lit de semences. Il doit être moyennement bien drainé, sans qu’il y ait nécessairement un drainage souterrain. De même, sa fertilité doit être moyenne, avec un pH entre 6,0 et 6,5. Compte tenu des limites distinctives des chevaux et des recommandations des dernières recherches scientifiques, les espèces suivantes devraient être semées : - un mélange3 de 25 % de trèfle blanc (de type ladino) et de 75 % de mil (fléole des prés), au taux de 8 kg/ha

(7 lb/acre), dans la « boîte à millage » du semoir (pour petite graine ronde, ovale); - du brome des prés1, au taux de 10 kg/ha (9 lb/acre), dans la « boîte à brome » du semoir (pour graine de graminée allongée, volumineuse et légère); - de la fétuque des prés2, au taux de 4 kg/ha (3,5 lb/acre), dans la « boîte à brome » du semoir, ou du ray-grass annuel diploïde2, au taux de 3 kg/ha (2,75 lb/acre), dans la « boîte à brome » du semoir. 1Exemples

de variétés classées par le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) selon le rendement (liste non exhaustive). Vu l’abandon par le CRAAQ des tests sur les plantes fourragères le 15 novembre 2015, les nouvelles variétés depuis 2016 sont soulignées :

- Brome des prés : Armada, Paddock, Montana, MBA, Fleet, AC Admiral. 2 Même chose que la note précédente pour les variétés de fétuque des prés et de ray-grass annuel diploïde : - Fétuque des prés : Senu, Pardus, Preval, Laura, Milkway; - Ray-grass annuel diploïde : Fox, Lemtal R.v.P., Max, Surrey Nova, Fabio, Aubade. 3 Pour un sol mal drainé et de fertilité faible en phosphore et en potassium, avec un pH inférieur ou égal à 6,0, remplacer le mélange de trèfle blanc et de mil par un mélange de 40 % de lotier (corniculé) et de 60 % de mil (fléole des prés), au taux de 12 kg/ha (11 lb/acre), dans la « boîte à millage » du semoir, avec du brome des prés, au taux de 8 kg/ha (7 lb/acre), dans la « boîte à brome » du semoir, et le même choix de fétuque des prés ou de ray-grass annuel diploïde.


Un outil pour prévenir la compaction des sols BRUNO GARON, ING.

Conseiller en machinisme agricole et en conservation des sols MAPAQ Montérégie

Au premier coup d’œil, la compaction des sols semble facile à comprendre. Les producteurs vont voir, en surface, les traces de la machinerie. Plus la trace est creuse, plus le sol est compact. Mais la compaction, c’est beaucoup plus que cela! En fait, il y en a deux types : celle de surface, qui variera selon les différents travaux du sol, et celle en profondeur, causée par le poids par essieu. Voyons comment on peut mieux comprendre ce phénomène.

Figure 1 : Configuration de la machinerie

Terranimo (https://goo.gl/W3J2xY) est un projet international porté par une équipe de scientifiques suisses et danois. Il s’agit d’un modèle informatique gratuit qui permet de déterminer le risque de compaction du sol lors de l’utilisation de véhicules agricoles. Concrètement, un producteur peut entrer sur le site les informations concernant son tracteur ou ses équipements motorisés, en plus d’y indiquer l’équipement porté, trainé ou semi-porté. Vous trouverez un exemple à la figure 1. Le producteur choisit ensuite les paramètres qui correspondent aux pneus de chacun de ses équipements. La figure 2 donne un exemple pour un tracteur et un épandeur à lisier. Par la suite, le producteur ajoute les informations concernant le type de sol et l’humidité. Même si le site propose des modèles de sols situés en Suisse, le

producteur peut, avec l’aide de son agronome, configurer manuellement les informations ou encore utiliser les modèles existants pour obtenir une représentation assez juste de la situation sur sa ferme québécoise. Une fois que la configuration des machines et des sols a été enregistrée dans le système, la plateforme propose différents résultats. Le premier s’appelle le diagramme de décision. Il permet de voir le degré de compaction du sol à une profondeur de 35 cm. Chaque petite roue représente une roue du système en place. Il y a trois zones : verte (aucun risque de tassement), jaune (risque de tassement significatif) et rouge (risque de tassement persistant). Lorsque c’est rouge, il faudrait carrément éviter de circuler sur le sol avant d’avoir apporté des améliorations et des ajustements optimaux à la machinerie. On en voit un exemple à la figure 3, où certaines roues se trouvent dans la zone rouge. Le producteur ne devrait donc pas, dans ces conditions, circuler sur le sol avec son épandeur. De meilleurs ajustements, comme le fait d’utiliser des pneus dont la pression est plus basse, lui permettraient d’y circuler à nouveau. La figure 3 illustre les effets de la compaction sur l’ensemble du profil de sol. Le producteur voit ainsi l’impact de sa machinerie sur son sol. La figure 4 montre l’impact de la machinerie à la surface du sol. Plus la largeur du pneu est grande, moins il y aura de pression à la surface. Un pneu ne peut pas s’élargir. Mais un pneu plus mou, à la bonne pression, aura une empreinte plus longue, donc une pression au sol moindre. Il faut chercher à obtenir la

Figure 5 : Contraintes dans le sol

Figure 4 : Pression sur le sol à la surface

Figure 3 : Effets sur le profil de sol

Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 12 avril 2018 - 23

Figure 2 : Configuration des pneus

plus basse pression possible sur le sol, mais pas trop, car le pneu pourrait alors se déjanter. Le dernier résultat illustre une coupe du sol avec les courbes de pression. On voit l’impact de la machinerie sur le sol, autant en surface qu’en profondeur. La plateforme Web permet de sélectionner le type d’essieu. La couleur montre l’intensité de la pression. On remarque sur la figure 5 que l’effet de la compaction se fait sentir à plus d’un mètre de profondeur. On en conclut que plus le poids par essieu est élevé, plus la compaction aura un impact en profondeur. Dans un exemple comme celui-là, si le sol était mouillé ou humide et qu’un transbordeur à grain de 40 tonnes par essieu se promenait à côté d’une batteuse de 26 tonnes par essieu avant, presque tout le champ serait compacté. N’hésitez donc pas à utiliser cet outil pour simuler différentes situations sur votre ferme.


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24 - Jeudi 12 avril 2018 - Gestion et Technologie Agricoles

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Des fermes récompensées Récemment, de nouveaux champions régionaux furent intronisés au Club de l’Excellence d’Agropur, en raison de l’excellente de la qualité de leur lait. Seules 17 fermes parmi les 3 271

membres d’Agropur au Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-etLabrador peuvent se féliciter d’avoir obtenu ce titre.

Pour grossir le nombre de conducteurs de tracteur GUYLAINE MARTIN, AGR.

Répondante en formation agricole Collectif en formation agricole Centre-du-Québec

« Dans le temps », à la ferme, on apprenait à conduire les tracteurs très jeunes. Les familles agricoles ayant moins d’enfants, il y a moins de conducteurs de tracteur pour agir comme opérateur pour les travaux dans les champs. Il y aura une formation sur la conduite des tracteurs les samedis et dimanches du 21, 22 avril, 5 et 6 mai à SaintGermain-de-Grantham. Toute personne est la bienvenue à la formation. Il suffit d’avoir 16 ans. Les tracteurs ont grossi et ils sont de plus en plus sophistiqués. Même les

enfants ou petits-enfants des producteurs agricoles pourraient y trouver leur compte. La formation pourrait aussi intéresser les « nouvelles » agricultrices, les compagnes de producteurs agricoles non issues du milieu agricole. Elles apprendront à atteler le tracteur avec de l’équipement et à circuler de façon sécuritaire. Pour s’inscrire : www.uplus.upa.qc.ca/ centre-du-quebec ou Service aux entreprises Centre-du-Québec. 1 855 221-3315 poste 6196

Le travail dans le domaine équin, un monde fascinant! La Ferme de la Carrière d’Upton figure cette année parmi les nouveaux champions régionaux intronisés au Club de l’Excellence d’Agropur.

Le programme d’études « Production animale » a été conçu de façon à pouvoir s’adapter à différentes productions animales. Au Centre des Moissons de Beauharnois, on donne le volet équin. Les élèves apprennent à prodiguer des soins, nourrir les animaux, tenir des registres liés à la production animale et effectuer des opérations liées à la reproduction des animaux ne sont que quelques compétences qui y sont développées. Afin de s’assurer de rendre les diplômés polyvalents, ils abordent également comment réaliser tous les travaux liées à la production au champ. Avec cette formation d’une durée de

1 200 heures réparties sur 10 mois nous pourrons compter sur des ouvriers agricoles qualifiés pour prendre bien soin de nos chevaux. Pour plus d’information, www. inforoutefpt.org. Il est possible de mieux connaître le programme en s’inscrivant à Élève d’un jour. Informez-vous Centre de formation professionnelle des Moissons, à Beauharnois. 450 225-1084

Jeunes Trayeurs Desjardins revient!

Ferme Sylvain Messier de Verchères figure cette année parmi les nouveaux champions régionaux intronisés au Club de l’Excellence d’Agropur.

Appel aux candidatures pour le Temple de la renommée de l’agriculture du Québec Les dossiers doivent être soumis à la Corporation d’ici le 1er mai 2018. Les nouvelles personnalités admises verront leur photographie installée en permanence dans la galerie du Temple de la renommée située dans le Pavillon La Coop au 2740 avenue Beauparlant, à Saint-Hyacinthe. La corporation du Temple de la renommée de l’agriculture du Québec est un organisme sans but lucratif qui a été fondé en 1991.

Bilan de l’assurance récolte 2017 La Financière agricole du Québec a dressé le portrait de la saison de végétation et des interventions de l’assurance récolte de la dernière année pour la région de la Montérégie. En 2017, 3 072 entreprises agricoles étaient assurées pour des valeurs représentant 487 M$. De ce nombre, 519 entreprises ayant subi des pertes indemnisables ont reçu des sommes totalisant 11,2 M$, dont plus de 4,8 M$ pour les cultures maraîchères et 2,8 M$ pour les pommes.

Portrait des cultures

En raison d’épisodes de grêle, les conditions climatiques de la saison 2017 ont été difficiles dans le sud-ouest de la Montérégie, alors qu’elles ont été plus favorables dans l’est. Les conditions hivernales ont été propices à la survie des plantes vivaces tels les pommiers et les fraisières. La fin de l’hiver a été propice à une récolte de sirop d’érable supérieure à la moyenne, tant en quantité qu’en qualité. Le printemps froid et pluvieux a causé des inondations et a retardé l’ensemencement des cultures annuelles. Le mois de

juin a aussi été caractérisé par de fréquentes précipitations. Des reports de dates de fin des semis ont été requis pour plusieurs cultures. Plusieurs épisodes de grêle sont survenus en Montérégie au cours de la saison, causant des dommages d’intensité variables dans plusieurs cultures, notamment dans des champs de cultures maraîchères et des vergers. Les vergers ont aussi été affectés par la brûlure bactérienne. Malgré les retards des semis et les excès de pluie pendant la période de croissance, les rendements pour les céréales varient d’inférieurs à la moyenne à supérieurs à celle-ci. Le maïs-grain a profité de la chaleur de l’automne et les rendements ont été supérieurs à la moyenne ou autour de celle-ci avec une qualité autour de la moyenne. Pour les cultures maraîchères, les rendements ont été inférieurs à la moyenne dans les secteurs touchés par la grêle et autour de la moyenne dans les autres secteurs. Les rendements des légumes de transformation ont été très variables, d’inférieurs à supérieurs aux moyennes selon les secteurs.

Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 12 avril 2018 - 25

La Corporation du Temple de la renommée del’agriculture du Québec invite ses membres à soumettre des mises en candidature en prévision de la cérémonie d’admission au Temple de la renommée de l’agriculture du Québec. Les membres et les entreprises en agroalimentaire sont invités à saisir l’occasion de proposer des personnes dont la contribution à l’agriculture du Québec fut exceptionnelle. Les personnes choisies seront honorées lors du banquet qui se tiendra le samedi 29 septembre 2018 au Château Frontenac à Québec. Un formulaire prévu à cette effet est disponible sur le site templeagriculture.org ou vous pouvez en faire la demande auprès de Gina Poirier, au 450 773-9307 poste 231 ou à gpoirier @expo-agricole.com.

110 jeunes ont été formés aux bonnes méthodes de traite en 2017 au Centre-duQuébec. Cinq nouveaux groupes sont en préparation dont celui du 14 avril à SaintPie-de-Guire. La formation s’adresse aux jeunes qui aident les producteurs laitiers les soirs, la fin de semaine et pendant les congés scolaires. Ils peuvent être issus du milieu agricole ou pas. La formation a lieu le samedi de 10 h à 15 h. Elle est gratuite. Pour s’inscrire, il faut composer le 1 855-221-3315 poste 6191 ou visitez www.uplus.upa.qc.ca.


Les ennemis naturels, des alliés à découvrir NATHALIE ROULLÉ, PH. D. BIOL. ENTOMOLOGIE Agente de projets IQDHO

26 - Jeudi 12 avril 2018 - Gestion et Technologie Agricoles

Beaucoup d’ennemis naturels sont présents, dans les cultures et les jardins. En se nourrissant d’insectes et d’acariens ravageurs, ils contribuent fortement à réduire les dommages faits aux plantes. Méconnus, ils sont souvent discrets et laissent peu de traces de leur passage. Néanmoins, un œil averti saura les repérés. Une partie des ennemis naturels sont des prédateurs qui consomment les proies qu’ils attrapent. Ces prédateurs sont notamment des oiseaux, des mammifères, des batraciens, mais aussi des insectes et des acariens. Chaque prédateur a ses préférences alimentaires et s’attaque à plus ou moins d’espèces. Certaines espèces fabriquent des pièges. C’est le cas notamment des araignées avec leur toile. D’autres, comme les coccinelles ou les guêpes, sont capables de se déplacer rapidement afin d’attraper différentes proies. D’autres encore chassent à l’affût ou comme les cécidomyies prédatrices de pucerons, se déplacent lentement afin de saisir leurs proies par surprise. Moins connus que les prédateurs, les parasitoïdes se développent à l’intérieur d’un hôte. Une très grande partie des

parasitoïdes sont des mini-guêpes ou des mouches. Selon l’espèce, l’hôte sera un puceron, une chenille ou différents insectes. Les femelles des parasitoïdes pondent leurs œufs proches, sur ou à l’intérieur de l’hôte. La larve se nourrira de l’hôte et le tuera. Quand l’adulte émergera, il partira à la recherche de nouveaux hôtes pour y pondre ses œufs. Des nématodes et des microorganismes pathogènes participent également à la réduction des dommages faits aux plantes. Des virus, des champignons et des bactéries sont connus pour s’attaquer à différents ravageurs. Certaines espèces, comme le champignon Beauveria bassiana, sont même utilisées dans des préparations commerciales comme bioinsecticides. Ces pathogènes pénètrent dans le corps des insectes et des acariens par des orifices naturels ou par la cuticule (peau des insectes). Ils se multiplient à l’intérieur du corps. De nouveaux individus sont relâchés et pourront, à leur tour, infecter d’autres ravageurs.

Comment faciliter leur travail ?

Les ennemis naturels sont généralement sensibles aux pesticides. La baisse de l’usage des pesticides est donc favorable à leur survie. Par ailleurs, certaines matières actives ont peu d’impacts sur la survie des ennemis naturels. Orienter le choix des matières actives utilisées en fonction des ennemis naturels peut donc permettre de préserver leur survie. Des outils ont été développés, en ce sens, par des chercheurs de l’IRDA (Institut de recherche et de développement en agroenvironnement) pour les productions

Araignée consommant une altise à tête rouge. Lanaudière. Été 2017.

de pommes, de framboises, de fraises et de bleuets. Ces ressources sont disponibles sur Agri-Réseau. D’autre part, des aménagements, comme l’implantation de bandes fleuries vont améliorer la survie des ennemis naturels. Les bandes fleuries fournissent des ressources alimentaires complémentaires comme le pollen et le nectar. Ces ressources complètent l’apport alimentaire quand les proies et les hôtes sont plus rares. Pour certaines espèces comme beaucoup de guêpes parasitoïdes, le

pollen et le nectar sont même indispensables car c’est de ces ressources que les adultes se nourrissent. Pour mieux reconnaître les ennemis naturels, vous pouvez consulter le feuillet de deux pages : Guide de terrain sur les ennemis naturels. Réalisé par une équipe de recherche américaine, ce guide a été traduit et adapté pour le Québec. Les principaux ennemis naturels présents dans les cultures et les jardins y sont présentés. Ce guide est disponible sur Agri-Réseau.


Bons chevaux, bon foin! ANDRÉANE MARTIN, AGRONOME, M. SC.

Conseillère en production animale Direction régionale de la Mauricie - MAPAQ

Avec plus de 110 000 chevaux au Québec, les propriétaires de ceux-ci doivent produire ou acheter l’équivalent de 35 millions (117 000 chevaux X 300 balles/an) de petites balles carrées de foin. Mais que recherchent-ils au juste afin de bien nourrir leurs animaux? Selon le dernier recensement1, le Québec compte plus de 110 000 chevaux. On peut facilement estimer leur besoin en foin à près de 2 340 tonnes (35 100 000 balles* 15kg/b = 526 500 000 kg ou 526 500 tonnes) ou bien près de 2,8 millions de petites balles carrées par année. Cela fait beaucoup de foin à produire et à acheter pour les propriétaires de chevaux! Mais comment reconnaitre du bon foin à chevaux? Avant même de défaire une balle de foin, la première étape consiste à établir le niveau de qualité du fourrage dont les chevaux ont besoin selon leur travail, leur stade physiologique, leur race, etc. Par exemple, un poulain en croissance n’aura pas les mêmes besoins en protéines qu’un cheval âgé qui vit au pâturage. De même, les besoins énergétiques d’un cheval de course diffèrent de ceux d’une jument en gestation. Il faut toujours garder en tête que le cheval est d’abord un herbivore et que les concentrés viennent seulement balancer les éléments manquants dans les fourrages. Il est

donc plus avantageux d’offrir un foin d’excellente qualité, fauché jeune, et de réduire les concentrés que de donner aux chevaux un foin mature avec beaucoup de concentrés.

Sa composition et son apparence

Après avoir déterminé les besoins de vos chevaux en énergie et en protéines, la seconde étape pour évaluer le foin consiste à l’inspecter à l’œil et au toucher en déballant quelques balles. Les feuilles étant plus nutritives et plus digestibles que les tiges, le foin doit être agréable au toucher parce qu’il contient une bonne quantité de feuilles souples plutôt que raide à cause d’une abondance de tiges. Les chevaux sont capables de trier le foin avec leur fine bouche et ils préféreront un foin avec un ratio feuilles/tiges élevé. Aussi, apprenez à reconnaitre les graminées et les légumineuses les plus courantes telles que la fléole des prés (mil), le brome des prés, le dactyle, le trèfle ladino, la luzerne, le lotier, etc. Les légumineuses contiennent plus de protéines que les graminées. Un foin à teneur élevée en légumineuses est préférable pour des animaux en croissance ou en lactation tandis qu’un foin à dominance de graminées convient plutôt aux chevaux à l’entretien ou en entraînement. Il est important de distinguer les mauvaises herbes des plantes désirables. Un peu de jeune chiendent n’est pas trop problématique, alors que la présence de prêle des champs, de moutarde, de trèfle

alsike et de fougères est très nocive pour les chevaux. Aussi, il faut noter le stade de maturité auquel les plantes ont été fauchées. Plus le foin est mature, plus il est fibreux et plus il contient des épis de tiges et de fleurs. Il sera alors moins nutritif. La teneur en énergie diminue drastiquement dans les graminées après l’épiaison.

Sa couleur

La couleur idéale d’une balle de foin tire sur le vert ou le vert pâle. Il arrive que certaines balles soient décolorées en partie et que leur teinte s’approche du jaune pâle, à cause du soleil. Cela affecte seulement leur contenu en vitamine A et elles peuvent malgré tout être de bonne qualité. Assurez-vous que l’intérieur de la balle n’est pas décoloré, car cela peut être un signe que le foin a été trop longtemps au champ avant la presse. S’il est resté à la pluie ou s’il a été insuffisamment séché ou mal entreposé, le foin aura une apparence brunâtre et il risque de contenir des moisissures et de la poussière.

Son odeur

Un bon foin sera agréable à sentir tandis qu’un foin ayant chauffé aura une odeur forte, piquante, de moisi et peu agréable. Les nez fins peuvent sentir les moisissures avant même d’en voir les traces.

L’absence de poussière et de moisissures

Les chevaux sont sensibles à la poussière et les moisissures sont toxiques pour eux.

Il est donc recommandé d’ouvrir plusieurs balles qui sont susceptibles d’être de moins bonne qualité afin de vérifier la présence de moisissures et de poussière : balles brunâtres, celles qui ont une drôle d’odeur ou qui sont plus pesantes que les autres. Comme la météo au Québec ne rime pas toujours avec foin sec, il est tolérable d’avoir un très faible pourcentage de balles poussiéreuses dans un lot, surtout lors de la première coupe. Il existe différentes solutions pour alimenter les animaux selon la dégradation du foin : faire tremper le foin dans l’eau, utiliser un purificateur de foin ou hay steamer, secouer le foin et le défaire en brins à l’extérieur ou le jeter.

Une analyse essentielle

Trop souvent la grande oubliée, une analyse en bonne et due forme de la composition chimique est essentielle pour établir avec justesse la qualité d’un foin. À moins de 30 $ l’analyse, vous pourrez déterminer précisément la valeur nutritive de votre foin et dans quelle mesure elle répond aux besoins de vos chevaux. Consultez votre spécialiste en nutrition animale afin de bien échantillonner vos balles pour l’analyse et de balancer la ration finale pour votre cheval selon les nutriments que votre fourrage contient réellement. 1Recensement Filière cheval du Québec 2009

Faites la différence en gérant le fumier de vos chevaux ANDRÉANE MARTIN, AGRONOME, M. SC.

Direction régionale de la Mauricie - MAPAQ

HÉLÈNE BERNARD, INGÉNIEURE

Direction régionale de la Mauricie - MAPAQ

Pourquoi faut-il se préoccuper du fumier de cheval?

Parce que, justement, c’est du fumier. Il contient notamment de l’azote, du phosphore et des coliformes fécaux. Il peut donc altérer la qualité de l’eau. Le risque environnemental associé à un fumier est déterminé, entre autres, par la quantité de phosphore (P2O5) qu’il contient. Le tableau suivant montre la quantité de phosphore produite annuellement par quelques espèces animales. À titre de comparaison, 5 poulinières génèrent annuellement l’équivalent du phosphore produit par 210 personnes. À l’échelle provinciale, le phosphore produit par tous les chevaux représente 4,7 millions d’habitants, soit plus de deux fois la ville de Montréal! Vous comprenez

Réglementation et bonnes pratiques

Selon le Règlement sur les exploitations agricoles1, il est permis d’entreposer le fumier en amas près d’un bâtiment si l’on respecte les conditions suivantes : 1. Le fumier est sous forme solide (ce qui n’est pas un problème avec le fumier de cheval). 2. Le cheptel produit moins de 1 600 kg de P2O5 par année (production équivalente de 60 juments et de leurs progénitures). 3. L’amas de fumier est protégé des eaux propres de ruissellement (fonte des neiges ou pluie). Il est donc situé sur une zone surélevée. Si cela est impossible, les eaux de ruissellement doivent être interceptées avant d’atteindre l’amas, au moyen d’un

fossé creusé en amont, et dirigées vers un autre fossé. 4. Le purin, soit les eaux contaminées qui s’écoulent naturellement de l’amas, n’atteint pas les cours d’eau ni les fossés. L’ajout d’un andain de terre (risberme) de 60 cm (2 pi) de hauteur autour de l’amas permet de contenir le purin et favorise l’évaporation naturelle. Une bande végétative filtrante (herbes en croissance) entoure l’amas pour permettre l’absorption des nutriments et limiter la contamination des eaux de surface. 5. Le fumier est retiré et valorisé au moins une fois par année. L’épandage du fumier est réglementé.

Cour d’exercice et pâturage

Si les chevaux ont accès à une cour d’exercice extérieure, assurez-vous qu’elle est la plus éloignée possible des fossés et des cours d’eau. Tâchez de garder une distance d’au moins 3 m

(10 pi) entre la clôture entourant la cour et le bord d’un cours d’eau. Les plantes qui pousseront dans cette bande filtreront en partie les nutriments. De même, installez la mangeoire le plus loin possible des plans d’eau, puisque les animaux produisent la majorité de leur fumier au moment où ils s’alimentent. Le MAPAQ a produit un dépliant sur la gestion du fumier de cheval. Si vous voulez en obtenir un exemplaire ou si vous avez des questions spécifiques, n’hésitez pas à communiquer avec votre direction régionale au numéro sans frais 1 866 943-3012. Le dépliant est aussi disponible sur le site Agri-Réseau au www.agrireseau.net. Vous pouvez faire la différence! 1Le Règlement sur les exploitations agricoles

a pour objet d’assurer la protection de l’environnement, particulièrement celle de l’eau et du sol, contre la pollution causée par certaines activités agricoles (article 1).

Quantité de phosphore produite annuellement par espèce animale* CATÉGORIE

PRODUCTION DE P2O5 PAR SUJET PAR ANNÉE

Jument et sa progéniture non sevrée Vache de boucherie et son veau Vache laitière et son veau Être humain adulte

26,8 kg 27,4 kg 51,8 kg 0,64 kg

* Adaptation des renseignements provenant du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 12 avril 2018 - 27

Les propriétaires de chevaux sont des passionnés. Ils adorent leurs bêtes et consacrent beaucoup de temps à s’assurer qu’elles ne manquent de rien. Comme la gestion du fumier ne représente pas un soin direct à l’animal, elle se trouve souvent au bas de la liste des priorités. Cependant, en tant que propriétaire de chevaux, vous devez vous en préoccuper et vous avez le devoir de contribuer à la protection de l’environnement.

maintenant qu’en tant que propriétaire de chevaux, vous avez une responsabilité environnementale non négligeable.


28 - Jeudi 12 avril 2018 - Gestion et Technologie Agricoles

Gestion et Technologie Agricoles  

Le Courrier de Saint-Hyacinthe - Édition du 12 avril 2018

Gestion et Technologie Agricoles  

Le Courrier de Saint-Hyacinthe - Édition du 12 avril 2018

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